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Full text of "Romanische Forschungen"

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iii'iJUllMil'iiSüti 


Univ.of 
Toronto 
Library 


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■^ 


ßOMÄlSCHE  FORSCHUNGEN 

ORGAN 

FÜR  ROMANISCHE  SPHACHEN,  VOLKS-  UND  MITTELLATEIN 
herausgegp:ben 

VON 

KARL   YOLLMÖLLER. 


XXXII.  BAND. 


-\a,/rW%pSr 


ERLANGEN. 

Verlag     von     Fr.     J  u  n  f^  e. 
1913. 


3 

RS 


K.  B.  Hof-  und  Universitäts-Buchdruckerei  von  Junge  &  Sohii,  Erlangen. 


Inhaltsverzeichnis. 


Seite 

Vaganay,  llugues,  Pour  l'Ilistoire  du  Frangais  Moderne    ....        1—184 

Adam,  Jobs.,  Übersetzung  und  Glossar  des  altspaniscIienPoema  delCid  185 — 388 

Pult,  G.,  Über  Ämter  und  Würden   in  romanisch  Bünden  ....  389 — 480 
Ott,    Andreas  C,    Das    altfranzösische    Eustacliiusleben   (L'Estoire 

d'Eustacliius)  der  Pariser  Handschrift  Nat.-Bibl.  fr.  1374    .     .  481—607 

Schmitz,  Michael,  Herkunft  des  altfranzösischen  Wortes  tafur  .     .  G08— 612 

Sicardi,  Enrico,   La  „giema  laziosa"   di  Ciacco  deH'Anguillaia  .     .  613—622 

Bai  st,  Gottfried,  Ferropea 622—623 

— ,  — ,    Beffe 628—624 

— ,  — ,    Calina 624 

— ,  — ,     Verandah 624 

Fourmanu,  Jakob,    Über    die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bernard 

de  Menthon  mit  einer  Einleitung  über  seine  Überlieferung     .  625 — 747 
Daune,  Ferdinand,  Das  altfranzösische  Ebrulfusleben,  Eine  Dichtung 
aus    dem    12.  Jahrhundert.     Nach    dem  Manuskript  19867   der 
Nationalbibliothek  zu  Paris  mit  Einleitung  und  Anmerkungen 

neu  herausgegeben 748—893 

Bai  st,  Gottfried,  Zum  „Stamm"  barr 894—896 

Becker,  Walter,  Die  Sage  von   der  Höllenfahrt  Christi  in  der  alt- 
französischen  Literatur 897 — 972 

Bardola,  C,  Sonets 973—980 


Pour  THistoire  du  PranQais  Moderne. 

Par 
Uugues  Vaganay. 


La  partie  la  plns  neuve  du  Dictionnaire  gSneral  de  la  langue  fran- 
galse  que  MM.  Hatzfeld  et  Dnrmesteter  entreprirent  en  1888  et  qua 
MM.  Thomas  et  Sudre  ont  niene  ü  bouue  flu  etait  assurcmeut  Tindication 
de  la  date  la  plus  ancieune  ä  laquelle  remontait  le  mot  6tudi6.  Mal- 
heureusement  les  travaux  de  ce  genre  ^taient  trop  peu  nombreux  pour 
que  le  travail  füt  definitif  et,  quand  il  y  aura  lieu  de  pioceder  ä  une 
refoute,  les  trois  quarts  des  dates  seront  ä  modifier. 

M.  Delboulle  qui  avait  ete  un  des  principaux  ouvriers  de  cette 
Oeuvre,  avait  tres  bien  compiis  l'insuffisance  des  depouillemeuts  de 
textes  faits  ä  ce  point  de  vue  special.  Renon9ant,  f;iute  de  trouver  un 
editeur,  ä  publier  ce  Recueil  de  vieiix  mots  dont  le  titre  revient  si  fre- 
quemment  dans  le  Dictionnaire,  il  avait,  des  la  fondation  de  la  SocictS 
d'Bistoire  litteraire  de  la  France,  en  1894,  donue,  dans  la  Revue  de  la 
dite  Societe,  des  Notes  lexicologiques  destinees  ä  remedier  ä  cette 
insuffisance.  La  mort  est  venue  le  prendre  en  1906,  alors  que  la  pub- 
lication  de  ces  Notes  en  est  restee  au  mot  Fuyant,  et  il  est  assez  pro- 
bable que  la  suite  ne  paraitra  pas. 

Ces  quelques  pages  seront  donc  un  compleraent  du  travail  de 
M.  Delboulle  pour  la  fin  de  l'alphabet  et,  en  meme  (emps,  un  Supplement 
a  la  partie  dejä  publice.  En  effet,  ces  travaux  de  depouillemeuts  de 
textes  n'offrent  rien  de  particulieremeut  interessant  et  il  est  prudcut 
de  n'affirmer  point  qu'on  est  complet:  la  traduction  de  la  Cite  de  Dieu 
par  Gentian  Hervet  etait  bien  connue  de  M.  Delboulle  qui  l'a  citee 
maintes  fois  (voir  avant-scene,  histrion,  incorruptibilite,  immanent, 
mimique,  oxyton,  pantomime,  stoiquement,  dans  le  Dictionnaire  generul) ; 
on  rencontrera  pourtant  plus  loin  une  trentaine  de  mots  extraits  de  ce 
v^nerable  in-folio,  d'apres  la  seconde  edition  de  1578  dont  la  pagination 
correspond  exactement  ä  celle  de  la  premiere  publice  en  1570.  De 
meme,  M.  Delboulle  avait  eu  sous  les  yeux  le  IV«  livre  des  Kpistres 
dorees  de  Guevare  traduit  par  Jean  de  Barraud,  Bourdelois  et  publik 
ä  Paris  en  1584  (voir  hiimaniser  et  lethifere  dans  le  Dictionnaire  general)] 

Romanische  Forschang^en  XXXII.  1 


2  Hugues  Vaganay 

un  depouillement  complet  de  ce  voliime,  tres  curieux  an  point  de  vue 
de  la  langue,  a  fourni  iine  vingtaine  de  raots  qui  n'avaient  ete  lus 
jusqu'iei  qiie  daüs  Cotgrave. 

La  Mer  des  Hisfoires,  dout  l'edition  de  1491  m'u  ete  tres  libera- 
lement  commimiquee.,  est  Tadaptation  frangaise  du  Rudimentum  nooici- 
orum  imprime  ä  Lübeck  en  1475.  La  premiere  edition,  de  1488,  a  6te 
connue  de  Godefroy,  et,  d'aprfes  son  Dictionnaire^  le  Dlctionnaire  general 
l'a  mentionnee  aux  mots  enigmatiquement,  formateur,  houorifiquement. 
Cette  Histoire  generale  du  monde  ne  nous  präsente  pas  moins  de  deux 
Cents  exemples.  Elle  est  precieuse  par  la  determination  exacte  de 
l'emploi  de  tel  ou  tel  mot :  nous  n'avons  point  lä,  en  effet,  une  röim- 
pression,  plus  ou  moius  rajeunie,  d'iin  texte  medieval,  mais  bien  un 
texte  authentique  de  la  langue  ecrite  au  dernier  quart  du  XY«  siecle 
daus  la  France  du  nord-est, 

Le  Guidon  ou  la  Chirurgie  de  Guy  de  Chauliac  est  restee  incounue 
des  redacteurs  du  Dictionnaire  general  et  pourtant  la  refonte  que 
Laurent  Joubert  en  fit  en  1579,  leur  a  procure  au  moius  un  vocable. 
D'autre  part,  le  mauuscrit  24.249  de  notre  Bibliotheque  Nationale, 
manuscrit  qui  coutient  la  Chirurgie  et  que  M.  E.  Nicaise  a  imprime 
en  1891,  a  fourni  commissure,  complicatioU;  congestion,  muscillage.  II 
est  singuüer,  pour  ne  pas  dire  plus,  que  les  editions  de  la  fin  du  XV® 
ou  du  debut  du  XVP  siecle  soient  demeurees  ignorees:  elles  auraient 
permis  de  preciser  la  date  de  plus  de  trois  cents  mots  pour  lesquelles 
le  Dictionnaire  general  indique  vaguement:  XVI*  siecle,  Pare.  Et  Pare 
se  rejouira  de  voir  rendre  ä  son  maitre  la  part  que  Guy  de  Chauliac 
eut  daus  sa  formation  scientifique.  L'edition  parisieune  de  1534  que 
j'ai  depouillee  reproduit  assez  exactemeut  l'edition  lyonnaise  de  1503: 
de  plus,  M.  J.  Baudrier  a  bien  voulii,  avec  son  accoutumee  bienveillance, 
mettre  ä  ma  disposition  une  edition  de  Lyon,  1490  et  une  autre  de  1520 
que  Ton  trouvera  citees  quelquefois.  La  Chirurgie  de  Mondeville,  ecrite 
en  1314,  a  ete  publice  par  le  D*"  Bos  en  1897  et  l'on  y  retrouvera 
probablemeut  plus  d'un  mot  lu  daus  le  Guidon :  les  redacteurs  du 
Dictionnaire  General  y  ont  trouve  le  mot  sjjongieux. 

Monsieur  Abel  Lefranc,  professeur  au  College  de  France,  a  bien 
voulu  nous  commuuiquer  un  precieux  exemplaire  des  Ödes  de  Eonsard, 
l'edition  priuceps :  nous  y  avous  releve  une  vingtaine  de  mots.  De  meme 
aussi,  nous  avons  ä  remercier  M.  Roux  qui  nous  a  permis  de  consulier 
ä  loisir  l'edition  des  Oeuvres  de  Pare  par  le  D'  Malgaigne  et  de  con- 
stater  que  ces  trois  volumes  ne  repondaient  nullement  aux  desiderata 
de.  l'erudition  moderne.  Eutin,  M.  F.  Gaiffe  nous  a  autorise  ä  signaler, 
d'apres  sa  cousciencieuse  publication,  la  trentaine  de  mots  qui  n'ont 
pas  encore  ete  trouves  avaut  l'Art  Poetique  frangoys  de  Thomas 
Sebillet  (1548). 


Ahhorrer  I'onr  l'llistoire  du  Frangais  Modenie  3 

Quaut  aux  vocables  dont  le  Dictionnaire  Ghih'al  fait  remonler  ä 
Amyot  le  premier  emploi  et  pouv  lesquels  la  prcsente  liste  fournit  iin 
exemple  plus  ancien,  il  y  aura  lieii  de  vörifier  s'ilö  ue  se  reucontrent 
poiut  dejä  dans  les  manuscrits  d'Amyot  autcrieurs  ä  1559  (Voir  Kenc 
StureK    Jacques  Amyot  traducteut-  des   Vies  paralleles  de  Plidarque). 

Des  travaux  de  ce  geiire  ne  valent  qne  par  leur  precision,  aiissi 
ont  et6  röserv^s  tous  les  niots :  qiiatre  ä  cinq  ccuts,  poiir  lesquels  le 
Dictionnaire  general  ne  fournit  qu'iine  date  imprccise  „XV«  siöcle, 
XVP  sifecle",  et  dont,  peut-etre,  nous  avons  sous  les  yeux  un  exemple 
antcrieur. 

La  typographie,  etiidiee  co  vue  de  douner  le  maximum  de  clarte, 
ressemble  ä  celle  des  Notes  Lexicoloyiqiies  de  M.  Delboulle,  sauf  que 
nous  avons  cru  bon  d'y  ajouter  entre  [  |  la  reference  dounee  par 
le  Dictionnaire  general,  afin  d'^viter  de  fastidieuses  recherches. 

Une  partie  de  ces  Notes  a  dejä  paru  dans  V Universite  catholique 
de  Lyon  en  1907  et  1908:  c'est  cette  pubücation,  arretee  au  niot  Per- 
niutable  qu'a  signalee  M.  F.  Biunot  au  tome  III,  p.  271  de  sa  monu- 
mentale Histoire  de  la  langiie  fra?i(;aise.  Des  recherches  plus  appro- 
fondies  ont  permis  d'accroitre  ici  le  nombre  des  exemples  et  celui  des 
mots  qui  n'est  pas  ^loigne  d'atteiudre  quinze  cents. 

Abhorrer.  [1539.  R.  Estieune.  Dictionnaire  frangois-latin.] 

1488.  Par  quoy  est  bon  de  veoir  ung  peu  des  dieux  des  payens 
pour  les  abhorrer. 

{La  Mer  des  Histoires,  I,  36b,  edit.  1491). 

Abnegation.  [1492.  Catholicon  abbreviatum.\ 

1488.  Laquelle  chose  [du  repos  du  septiesnie  jour]  peult  estre 
exposee  en  cinq  mani^res.  En  la  preniiere  negativement,  pai  aiiisy 
qu'il  y  a  abnegation  de  la  part  de  la  crealure. 

[La  Mer  des  Histoires.  I,  6  b,  edit.  1491). 

Abominablement.  [1653.  Oudin.] 

1570.  II  est  tout  manifeste  combien  ceux-cy  Tont  honorö:  c'est 
ä  dire,  combien  vilainement  et  abominablement. 

{La  Cife  de  Dien,  trad.  G.  Hervet.  I,  212a,  B). 

Aborig^ne.  [1694.  Thomas  Corneille.] 

1488.  Iceulx  Romains  estoient  aborighies  rustiques  et  estrangers. 

{La  Mer  des  Histoires,  I,  185  d,  6dit.  1491). 
1582.  Et  pour  ce  sout  ils  nommez  Aborigines,  ou  originaircs  du  licu. 
(L,  Guicciardin.  Description  du  Pat/sBan,  trad.  F.  deBelle-Forest,265). 

Aboiitir.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 

1488.  Nous   avons   fait    mentiou  de  plusieurs  niontaignes,  y-^es, 

1* 


4  Hugues  Vaganay  Ahoutir 

et  fleuves  en  tractaut  des  rögions,  et  en  döelarant  leurs  extremites 
et  limites  oii  elles  joingnent  et  aboutissent. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  73  b,  edit.  1491). 

Abrutissement.  [1608.  S.  Fran^.  de  Sales.  Introduction  ä  la  vie  devote. 
III,  20.] 
1586.  Quel  abrutissement  est  ee  lä  en  un  homme  raisonnable! 
(I.  Lambert.  Discours  evangeliques.  \,  120  b). 

Abscision.  [1554  Thevet.  Cosmographie  de  Levant^  157.] 

1503.  Le  regime  propre  [de  eure   de  paralisie]  comprent  quatre 

choses.    La  premi^re  est  esgallemeut  de  la  matiere.     La  seeonde  est 

abscision  d'elle. 

{Le  Guidon  en  francoys,  169  c,  6dit.  1534). 

Absorption.  [1751.  Encyclopedie.] 

1586.  II  [Suso]  veid  son  ame  .  .  .  joinete  ou  unie  au  eoeur  divin, 
et  lä  en  certaine  ecstase,  absorption,  ou  ravissement  cachee  et  en- 
dormie  entre  les  bras  du  tres-amiable  Sauveur. 

{Oevvres  spirituelles  de  H.  Suso,  trad.  N.  Le  Cerf,  166). 

Absurde.  [1549.  R.  Est.  Dict.  frangois-latin.] 

1548.  La  couppe  femenine  .  .  .  doit  estre   [gardee]  par  toy,  ne 
.     fut   que  pour  eviter   le  son  absurde,    pour  lequel   sont  moins  prises 
aujourd'huy  aueuns  Poetes  qui  ne  l'observent. 

(Th.  Sebillet.  Art  poetique,  p.  55,  edit.  Gaiffe). 

Academiquement.  [1690.  Furetiöre.] 

1570.  Geste  dispute  a  este  prinse   des  Academiques  et  Stoiques, 
laquelle  Ciceron  poursuit  Stoiquement  au  premier  des  Offices,  et  au 
troisiesme  des  Eins  :  et  au  cinquiesme  des  Eins,  academiquement. 
{La  Cite  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  333  a,  E,  edit.  1578). 

Acassia  =  ?  acacia.  [1680.  Richelet.] 

1503.  Unguent  faict  de  acassia  aloe  thure  et  sarcocolla. 

{Le  Guidon  en  francoys,  257  a,  edit.  1534). 

Accidentel  [XVI«  s.  Pare.  XX,  6.] 

1490.  Sourdesse  accidentelle  .  .  .  peut  estre  curee. 

{Le  Guidon  en  francois,  y  7  c.) 

Acclamation  [XVI*^  s.  Rabelais.  IV,  3  ] 

1546.  Lors  Palmerin  un  peu  houteux  de  teile  aclamacion,  respondit. 

{Palmerin  d'Olive.,  71  b.) 

Accolade  [XVIe  s.  0.  de  Magny.  ödes  II,  218.] 

1546.  Apres  luy  uvoir  donne  plusieurs  baisers  et  acolades. 

{Palmerin  d'Olive,  125  a). 


Adorateur  Pour  rHistoiie  du  Fian9ai8  Moderne  5 

Äccortement.  [1587.  La  Noue.  Discours  poiifiques,  p.  220.] 

1570.  Je  ne  sgay  qiiel  pirate  ayant  cstö  pris,  lespondit  accoiic- 
ment  et  veritablement  au  grand  Alexandre. 

{La  Cite  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  109  a,  D,  edit    1578). 

Accourcissement.  [XVP  s.  Par6.  XVII,  13.] 

1503.  Maladies   dedans  l'oeil  esqiielles  vient  foiblesse  et  acoiir- 
cissement  de  veue. 

{Le  Guidon  en  francoys,  29  b,  edit.  1534). 

Accroupissement.  [1635.  Monet.  Invant.  des  deux  lang.] 

1555.  Leur  curieux  accroupissement  [des  poiilles|  sur  la  couvce. 

(Billon.  Le  Fort  itiexpugnable,  166  b). 

Acerbe.  [XVI«  8.  Liebault.  Maison  rustique.  III,  47  ] 
1523.  Puis  qu'en  mon  cas  accerbe  et  violent 

Tu  me  accompaigne  de  cueur  tres  vigilent. 

{Parthenice  mariane,  trad.  J.  de  Mortieres,  77  a). 

Acidife.  [XVI«  s.  Pare.  VI,  23.] 

1557.  Le  meillenr  [Bdellium]  est  celuy  qui  est  amer  sann  acidite. 
(Ch.  de  l'Escluse,  dutis  Dodoens.  Hist.  des  Flantes.,  554). 

Acroamatique.  [XV 1^  s.  Bouchet.  Serees^  pref.] 

1560.  Vous  n'avez  pas  bien   fait  de  pubiier  par  tout  les  dispu- 
tations  Acroamatiques. 

{Zonare,  trad.  I.  Miliet,  I;  71  G.) 
AdhSsif.  [Neologisme.] 

1503.  Sans  le  [sang]  evaporer  en  usant  de  unguentz  et  de  huylle 
ayant  vertu  emplastique  c'cst  ä  dire  adhesive. 

{Le  Guidon  en  francoys.,  247  d,  edit.  1534). 

Adipeux.  [XVI«  s.  Pare.  I,  25.) 

1503.  La  macule  est  adipose  et  est  plaiue  de  gresse. 

{Le  Guidon  en  francoys.,  261  a,  edit.  1534). 

Adjudicataire.  [1611.  Cotgrave.] 

1596.  Tel  aoheteur  est  adjudicataire. 

(Guenoys.  Conference  des  coustumes  .  .  .  de  France,  316  b). 

Adjiiration.  [XVI«  s.  Kabelais.  I,  43.) 

1488.  Est  escript  de  Salomon  qu'il  fist  exorcismes  et  adjurations. 
{La  Mer  des  Histoires,  I,  169  b,  edit.  1491). 

Adorateur.  [XVI«  s.  Amyot.  Nmna,  25.] 

1488.  Nul  nc  povoit  faire  teile  translation  .s'il  n'estoit  adorateur 

dicelluy  vray  Dieu. 

{La  Mer  des  Histoires,  U,  36  a,  edit.  1491). 


6  Hugiies  Vaganay.  Adulte 

Adulte.  [1611.  Cotgrave.] 

1570.  Jupiter  Vadulte,  c'est  ä  dire,  qui  est  d'aage. 

{La  Cife  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  [,  126  a,,  D,  edit,.  1578). 

Aere.  [XVI«  s.  Rabelais.  III,  23. j 

1503.  Humidite  aeree  subtile  chaulde. 

{Le  Guidon  en  francoys^  243  a,  edit.  1534). 

Affaire. 

1584.  11  faut  avoir  quelque  valet  de  chambre,  qui  n'ait  autre 
soing  (et  encores  assez  affaire  et  embesoigue). 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  lY,  trad.  J.  de  Barraud,  21  b). 

Aff'aissement.  Affaisser.  [1539.  R.  Estienue.  D/ct.  Francois-latin\. 

1538.  Sedimentum.  Aff'aissement  de  quelque  grande  chose  pesaute, 
quand  eile  s'est  abbaiseee  et  affaissee. 

(R.  Estienne.  Did,  Latinogallicun)^  659  a). 

Affectionne  [?  1572.  Nuits  de  Strapar.  II,  48.] 

1568.  La  ville  de  Florence  est  fort  affectionnee  au  nomdes  FrauQois. 
{F.  Guicciardin.  Hist.  d'Italie^  trad.  H.  Chomedey,  16  aj. 

Affermissement.  [XVI"  s.  0.  de  Serres.  IV,  9.] 

1584.  Se  gabionner  contre  ses  adversaires  ä  Vaffermissement  et 
stabilite  de  leurs  Monarchies. 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  235  b). 

Agrafer.  [1549.  R.  Estienne.] 

1546.  Le  Turcq  .  .  .  ayant  fait  agraffer  le  uavire  de  Palmerin, 
le  mena  droit  ä  Olimael. 

{Palmerin  d'Olive,  202  b). 

Agregatif.  [XVI«  s.  Rabelais.  V,  30.] 

1503.  II  convient  .  .  .  raser  les  cheveux  ou  oster  tous  les  poilz 
et  les  froter  et  apres  les  oingdre  avec  cbose  qui  ayt  vertu  attractive 
et  aggregative  attemperement. 

{Le  Guidon  en  francoys,  252  c,  edit.  1534). 

AgrSgation.  Aggregation.  [1552.  J.  Peletier.  Arithmetique,  p.  20.] 

1488.  Les  montaignes  .  .  .  sont  generatifz  de  vapeurs  et  exa- 
lations,  par  Vagregation  et  assemblee  des  quelles  choses  sont  engen- 
drees  les  nuees  en  l'air. 

{La  Mer  des  Hisfoires.  I,  73  b,  edit.  1491). 
1488.  Le  tiers  ciel  est  le  ciel  empire  ouqiiel   est  estat  parfait  et 
aggr^gation  de  tous  biens. 

{Ibid.  I,  3  b). 


Ällduya  I'üur  rilistoire  du  Frainjais  Modoinc  7 

1503.  Mcus  iiCist  jiutic  chosc  siuon  usscmblcineut  cl  aygreyatioii 
de  toutes  Ics  vertus  sensitives  interioresi. 

{Le  Giädon  en  francoys,  24  a,  edit.  1534). 

Agricultarc.  [KVI^  s.  Kabelais.  I,  24.] 

1488.  La  quarte  [art  mcchaniquej  est  agriculture,  c'est  ä  diie 
labourer  les  terres. 

{La  Mer  des  Histoires.  \,  37  a,  edit.  1491), 

Alambiquer. 

1584.  La  vertu  sc  debilitant  et  alambiquant,  Tamitie  aussi  se 
resoult  et  aneantist. 

{Gucvare.  Epistres  dorees.  IV,  frad.  J.  de  Barraud,  200  b.) 
1586.  Traite  .  .  .  leqiiel  j'ay    jauge    et    tirö    et  (s'il    faiit   dire) 
alemhyque  d'im  labyriuthe  et  dedaliis  de  eeste  matiere. 

(1.  Benedict],  Somme  des  pechcs,  681,  edit.  1595.) 

Alhig'ineux.  Albuymeux.  [XV 1^  g.  Pare.  IV,  6.] 

1503.  L'humeur  albigineux  fait  comme  le  blanc  d'ung-  oeuf :  le(iucl 
est  pour  hiimccter  et  g-arder  de  desiccation  Phumeur  cristalin. 

{Le  Giddon  en  francoys,  49  a,  edit.  1534). 
1503.  Par  adventiirc  avec  eaue  ysseroit  liors  rbumeur  albitgineux. 

{Ibid.  263  a). 

Allegorique.  [XV!**  s.  Pasquier.  Recherches.  III,  12.] 

1488.  Le  sens  all/^gorique  .  .  .  monstre  les  mystcres  qu'ou  doit 
eutendrc  et  croiie  par  rEscripture. 

[La  Mer  des  Histoires.  I,  1  b,  edit.  1491), 

1510.  Sens  auagogique  tropologique  allegorique  et  moral. 

(P,  Desrey,  daos  le  Triumphe  des  Dames  (1901),  103,  6). 

Allegor iquement.  1 1520.  Fabri.  Bhetorique.] 

1488.  Quaud  le  Souveraiu  Cröateur  es  six  premiers  jours  eust... 
cree  .  .  .  le  eiel  et  la  lerre,  il  se  reposa  ou  vü^  .  ,  .  Laqiielle  chose 
peult  estre  expoi-ee  en  cinq  manÜTes  .  .  .  Quintcmcnt  est  entcndii 
allegori'iiiement  et  ainsy  signifin  qiie  Ihesiicrist  ou  vii«  jour  reposeroit 
üu  söpulc'brc. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  Hb,  edit.  1491). 

Allehiya.  2.  [XVI«  s.  Du  Pinet.  Dioscoride.  lU.  106.] 

1049.  Alleluya,  herbe,  oxytripliyllon.  Vulgö  dicitur  Pauis  cuculi: 
in  officiuis  Acelosuni  tripliyllon  et  Alleluya. 

(R.  Estienne.  Dict.  Francois-latin,  26  a,) 


8  Hugues  Vaganay.  Allusion 

Allusion. 

1574.  Aiant  egard  ä  l'etymologie, 
Allusion,  et  propre  analogie 
De  vostre  titre. 

(M.  Foucque.   Vie  de  N.  S.  J.  C.  en  vers,  6.) 

Alopide.  [XVI«  s.  Pare.  XVIII,  1.] 

1503.  Galien  tesmoigne  que  les  alopicies  commancentes  sont  gue- 

ries  par  purgation. 

(Le  Guidon  en  francot/s,  252  d,  edit.  1534). 

Altercds.  [XVI«  s.  J.  Mavot,  dans  La  Curne.] 
1523.  Deslier  les  cas 

Des  loix  obscurs  sans  aulcuns  alfercas. 

{Parthenice  Mariane,  trad.  J.  de  Mortieres,  30a.) 

AUernatif.  [XVI«  s.  Meilin  de  Saint  Gelays.  III,  233.J 

1488.  Plus  est  delectee  la  veiie  par  le  regard  alternatif  de  di- 
verses Couleurs  que  de  une  seulement. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  108  c,  edit.  1491). 

Alternation.  [XVI«  s.  Rabelais.  III,  3.] 

1501.  Qui  ue  feroit  tousjours  que  une  Operation,  sans  alternation, 
Variete  et  mutation,  on  viendroit  tantost  en  ennuy. 

(F.  Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte,  d  8  b.) 

Alumineux.  [1549.  Tagault.  Instit.  chirurg.  158.] 

1490.  Son  boire  soit  vin  ou  eaue  aluminense. 

{Le  Guidon  en  francois,  f.  5  c.) 

Amateur.  [XVP  8.  Rabelais,  II,  18.] 

1488   Est  ung   roy    requis    d'avoir  pitie  et  clemenee,   affin  qu'il 
soit  doulx  amateur  des  indigents  et  souffreteux. 

(La  Mer  des  Histoires,  I,  198  a,  edit.  1491). 

Amigdalle.  [XVI«  s.  Pare.  I,  17.] 

1503.  L'aposteme  appert  seulement  vers  jenes  et  am/ gdalles  (innnt 
la  langue  est  compreincte. 

[Le  Guidon  en  francoys,  137  c,  edit.  1534). 
Amnistie. 

1584.  Faute,  laquelleon  doit plustost oublier,selon  \&\oyA' amnistie. 
(Benedicti.  Somme  des  pechez,  503,  edit.  1595.) 

Amputation.  [XVI«  s.  Pare.  X,  21.] 

1503.  Le  membre  en  peuit  mourir  par  la  empidation  des  voyes 
par  oü  vient  la  vie. 

{Le  Guidon  en  francoys,  187  b.  edit.  1534). 


Anchois  Püiir  l'llistoire  du  FruuQais  Moderne  9 

Amulete.  [1611.  Cotgrave.J 

1558.  Les  philtres,  brevets,  ou  amuletes  . .  .  ont  im  briiit  sans  eff'eet. 
(Pontus  de  Tyard.  Mantice,  dans  ses  Discours  phtlosophiques,  135.) 

Anagogique.  [1566.  H.  Estienne.  Apologie  ijoür  Herodote.  II,  178]. 

1488.  Saiuc't  Augustin  fast  cviagogique  interprötant  ladictc  Saincte 
Escripture  selou  les  choses  haultes  et  diviues. 

{La  Met'  des  Histoires.  T,  1  a,  edit,  1491). 

Anagrammatiser.  [XVI«  s.  P.  de  L'Estoile.  I,  199.] 

1550.  Terpandre  est  vivant  et  resucitc  par  Ronsard,  anagram- 
matisant  netqoq  PMVUaqdoq  ])ar  ^oiq  6  TiqnavÖQoq. 

(I.  IM.  P.,  dans  Ödes  de  Ronsard,  159  b.) 

Anagramme.  [XYI**  s.  Bouchet.  Serees.  I,  1.] 

1571.  II  [Ronsard]  se  jouesur  Vanagramme  [1560.  1567:  anag-ram- 
matisme]  du  uom  de  Marie. 

(BelleaU;  dans  Amours  de  Ronsard,  342.) 

Analogie.  [XVI^  s.  Rabelais.  I,  10.] 

1503.  La  cause  par  laquelle  les  maladies  fönt  plus  grande  afflic- 
tion  en  une  heure  que  eu  l'autre  .  .  .  c'est  Vanalogie  propriete  occulte 
et  forme  specifique  des  humeurs. 

{Le  Guidon  en  francoys,  85  b,  6dit.  1534). 

Analogue.  [1690.  Fureti^re.] 

1503.  Selon  d'aucuns  le  terme  analogue  est  moyen  entre  l'univo- 

que  et  l'equivoque. 

{Le  Guidon  en  francoys,  156  b,  edit.  1534). 

Anatomiser.  [XVI«  s.  Rabelais.  IV,  66] 

ir;03.  Les  OS  sont  dernierement  anafhomisez  car  ilz  sont  au  par- 

fond  du  Corps. 

{Le  Guidon  en  francoys,  40  b,  edit.  1534.) 

Anatomiste.  [XVP  s.  Parc.  I,  1.] 

1503.  Quant  tu  SQauras  toutes  les  deux  :  c'est  assavoir  la  science 
et  l'experience,  tu  scras  parfait  anathomiste. 

{Le  Guidon  en  francoys,  32  a,  edit.  1534.) 
1555.  Anatomistes,  c'est  ;i  dire  ceux   qui   out  mis   leur  estude  ä 
voir  les  parties  intcrieures  des  animaux. 

(P.  Belon.  Histoire  de  la  nature  des  oyseaux,  24.) 

Aiichois.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  fran<\-latin.\ 

1546.  Halec  Une  sorte  de  petit  menu  poisson  semblable  ä  baran, 

qu'on  appelle  Anchois. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  588  b.) 


10  Hugiics  Vaganay  Anfractueux 

Anfractueiix.  [XVP  s.  Pare.  II,  3.] 

1503.  Les  oreilles  sont  cartilagineuses  et  enfractiieuses. 

{Le  Guidon  en  francoys^  50  a,  edit.  1534). 

AnfractuosiU.  [XVI«  s.  Bouchet.  Serees.  III,  272.] 

1503.  La  pia  mater  ...  est  panDicule  . . .  lequel  peuetre  dedans  le 
eerveau  par  toutes  les  anfractiiositez  et  eavernositez  du  cerveau. 

{Le  Guidon  en  Jrancoys,  45  c,  edit,  1534.) 
1503.  Les  pertuys  et  les  enfratuositez  et  substance   de  l'oreille. 

{Ibid.,  263  d.) 
1555.  L'oii  trouve  beaueoup  de  revolutions  et  anfractiiositez, 
(P.  Belon.  Histoire  de  la  nature  des  oyseaux,  16.) 

Angulevx.  [1558.  Meignan,  dans  Godefroy.  SuppL] 

1557.  La  premiere  Lysimachie  jaulue  a  la  tige  ronde  bien  peu 
angideuse. 

(Dodoens.  Hist.  des  Plantes,  trad.  Ch.  de  TEscluse,  56.) 

Anneler. 

1584.  Toute  la  devotioo  des  filles  de  ce  jourd'hiiy  ...  est  bien 
vermeiiionner  leur  face,  attifter  et  aneller  leurs  cheveux. 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  24  a.) 

Annidaire.  [XVI«  s.  Bouchet.  Serees.  III,  48.] 

1584.  On    appelle    ce    doigt   amtlaire,    ä    cause  que    les    Latins 
appellent  les  anueaux  Anulns. 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  246  a.) 

Anodin.  [XVI«  s.  Boucbet.  Serees.  IV,  185.] 

1503.  La  eure  de  Ui  douleur  vraye  est  faiete  aveeques  medecines 

anodines. 

{Le  Giiidon  en  francoys,  99  a,  edit.  1534.) 

1557.  On  la  peut  aussi  mesler  parmy   tous   emplastres  anodyns. 

(Dodoens.  Hist.  des  Plantes,  trad.  Cb.  de  l'Escluse,  306.) 

Anterieur.  [1539.  R.  Estienue.  Dict.  frane.-latin.] 

1488.  Sanctuarium  ou  le  sauctuaire  estoit  la  partie  anteriore  [du 
tabernacle]  du  coste  d'Orient. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  129  d,  edit.  1491.) 
1503.  La  dure  niere   et  la   doulce  mere  divisent  le  ceiveau  par 
le  millieu  cu  partie  destre  et  senestre  specialemeut  quant  aux  deux 

ventricules  anterieurs. 

{Le  Guidon  en  francoys.,  46  b,  edit.  1534.) 

Anthonomasie.  [1558  Bon.  Des  Periers,  NouveUes,  1.] 

1488.  Combien  que  toute  prophetisse  pour  ceste  cause  est  nomraee 
Sibille,  toutesfois  pur  anthonomasie  et  excellence  on  n'en  compte  que  X. 
{La  Mer  des  Histoires,  I,  173  b,  edit.  1491.) 


Apoiücctiqiie  Poiir  rilistoirc  du  Franjais  Mvideine  11 

Anticatholique. 

1624.  {Le  Grand  D/ctionnaire  des  Rimes  fratigoises,  114.i.) 

Antichrestien.  [1602.  G.  Thompson,  daus  Delboulle.  Recueü.] 

1581.  Calvin  .  .  .  fist  imprimer  a   Genöve  son   Institution   anti- 

chrestieune. 

(P.  de  La  Coste.  Sermons,  153  b,  cdit.  1598.) 

Anticipation.  [1539.  li.  Estiennc.  Dict.  frang.-latin.] 

1488.  Montz  de  Seyr  lesquels  n'estoient  point  pour  iors  appelles 
ne  dcnommez  Seyr  par  Esau  en  tant  qu'il  n'estoit  point  encor  n6, 
s'il  n'a  estc  denomme  par  anticipation. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  147  a,  6dit.  1491.) 

Antipathie.  |XVI«  s.  Pare.  II,  21.] 

1555.  Concorde  et  discorde,  qiie  les  Grecs  noniment  Sympathie 

et  Antipathie. 

(P.  Belon.  Hisloire  de  la  nature  des  otjseaiix,  11.) 

Antiquaire. 

(?  1568)  1582.  Hubert  Goltzius  anfiquaire. 

{L.  Giiicciardin  Descr/ption   du   Rays   Bas,   trad.  F.   de 

Belle-Forest,  375.) 

Antithhe   [1583.  F.  Bretin.   Trad.  de  Luden.,  dans  Delboulle.  RecneiL] 
1555.  (J.  Peletier.  Art  Poetique,  47.) 
1570.  Belle  antithhe. 

{La  Cite  de  Dien,  trad.  G.  Hervet.  I,  249  b,  D,  edit.  1578.) 
1574.  Antiiheses  [note  marginale]. 

(M.  Foucque.   Vie  de  N.  S.  J.  C.  en  vers,  11.) 

Antrax.  [1514.   N.  Houssemaine.   Regime  contre  peste,  dans  Delboulle. 

Recueil\. 

1503.  Antrax  selon  Guillaume  de   Salicet  n'est  untre  chose  que 

carboncle  empire. 

[Le  Guidon  en  francoijs,  109  a,  edit.  1534.) 

Aphorisme.  [XVI°  s.  Kabelais.  V,  31.] 

1490.  Oultre  plus  dit  Ypocras  au  quart  des  aphorismes. 

{Le  Guidon  en  francois,  y  7  c.) 

Apologie.  [XVI«  s.  Kabelais.  II,  7.j 

1488.  öainct  Ambroise  dit  en  .son  apologie:  „Que  diray-je  de 
David?  Que  diray-je  du  sainct  Salomon?" 

{La  Mer  des  Histoires,  I,  171  b,  edit.  1491.) 

Apoplectique.  [1545.  G.  Gueroult,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1503.  Les  veines  da  col  sont  dictes  appopletiques  car  par  la  re- 
plexion  de  ces  veines  aulcunesfois  est  faicte  appoplexie. 

{Le  Guidon  en  francoys.,  53  c,  6dit.  1534.) 


12  Hugues  Vaganay  Aposteme 

Äposteme.  [XVP  s.  Rabelais.  Ill,  40.J 

1490.  Chancre  est  prins  eu  deux  manieres.    En  une  maniere  quant 
est  aposteme  .  .  .  en  aultre  maniere  quant  est  uicere. 

(Le  Guidon  en  francois^  g  1  b.) 

2.  Apostropher.  [1550.  Meig-ret,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1548.  (Tli.  Sebillet.  Art  Poetigue,  p.  56,  edit.  Gaiffe.) 

Apprehensif.  [XVP  s.  Pare.  Introduction.  I,  1.] 

1503.  Ung  cirurgien  . . .  doit  estre  ingeuieux  et  de  subtil  entende- 
ment :  c'est  k  dire  qu'il  aye  parfaicte  vertu  apprehensive. 

[Le  Guidon  en  francoys,  170  d,  edit.  1534.) 
Apprivoiser. 

1550.  Bellerophon  apprivoisant  le  cheval  volant. 

(J.  M.  P.j  dans  ödes  de  Bonsard^  161  b.) 

Approbatif.  [1611.  Cotgrave.] 

1574.  et  de  ce  pour  le  moins 

Leurs  propres  sings  manuelz  sont  tesmoings, 
Mis  en  la  fin  du  volume  soubs  l'aete 
Approbatif  par  jugement  exacte. 

(M.  Foucque.   Vie  de  N.  S.  J.  C.  en  vers,  4.) 

Aqueux.  [XVP  s.  B.  Palissy,  178  ] 
1503.  Superfluite  aqueuse. 

(Le  Guidon  en  francoys,  68  &,  edit.  1534.) 

Arhouse.  [1582^  dans  Delboulle.  Becueil.] 

1557.  Le  fruiet  [de  l'arbosier]  se  nomme  . . .  eu  Fran^ois  Arboses, 
ou  Arbouses. 

(Dodoens.  Eist,  des  Flantes,  trad.  Ch.  de  l'Escluse,  511.) 

Arefaction.  [1579.    L.  Joubert.    Grande  Chirurgie  de  Guy  de   Chauliac^ 
dans  Godefroy.  Supplemoit.] 
1534.  L'ingrossation  ou  impinguatiou  et  arefaction  ou  extenuation 
au  moins  universellement  appartiennent  aux  phisiciens. 

(Le  Guidon  en  francoys,  267  a,  edit.  1534.) 

Aristologie.  [XYI«  s.  Du  Piuet.  Hist.  nat.  de  Pline.  XXX,  11.  —  Pare. 
XXIll,  44] 
1503.  Reeipe  .  .  .  centauree  aristologie. 

{Le  Guidon  en  francoys,  248  c,  edit.  1534.) 

Arithmetiquement. 

1558.  Vers  disposez  arithmetiquement  au  livre  des  prophetiques  dez. 
(Pontus  de  Tyard.  Mantice,  dans  ses  Discours  philoi^ophiques,  140  b.) 


Ascendent  Pour  l'Histoire  du  Fran9ais  Moderne  13 

Arquebusier.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  franr.-latin.] 

1543.  Sept   mille    hommes  de  pied,   dont  il  y  avoit  deux  mille 
haquebuziers. 

{Amadis.  IV,  41  a.) 
1555.  Donques,  ou  je  me  trompe,  ou  l'amour  n'est  archer, 
II  est  harquebouzier. 

[Confinuation  des  Amours  de  P.  de  Ronsard,  50.) 

Arreste-bceuf.  [1553  {siel)  Du  Pinet.  Eist.  nat.  de  Fline.  XXI,  116.] 
1552.  Ononis.  Arresteboeuf. 

(Ch.  Estieune.  Dict.  Latinogallicum,  915  b.) 

Arrianisme.  [XVI«— XVII«  s.  J.  Gaultier,  dans  Delboulle,  RecueiL] 
1584.  Selon  V Arrianisme  ou  Sabellianisme. 

(Benedict!.  Somme  des  pechez^  35,  edit.  1595.) 

Arriereneveu.  [XVI«  8.  Montaigne,  I,  19.] 

1546.   L'Imperatrix  .  .  .  eut    bien    tost    oublic    le    dueil    de   ses 
arrieres  neveux. 

{Palmerin  d Olive.,  184  b.) 
1561.  En  quoy  fut  entierement  aceomplie   la  parole  que  le  Sei- 
gneur  avoit  autrefois  predit  et  signifie  au  grand  Sacrificateur  Eli,  ä 
SQavoir,  que    le   Saeerdoee   seroit  du   tout  oste  de  sa  maison.     Car 
c'est  eres  qu'il  le  fut  par  la  privation  d'Abiaihare,  son  arriereneveu. 
{Zonare.  Les  Histoires  et  Chroniques  du  monde,  trad.  I.  de 
Maumont,  247  B.) 

Arterial.  [XVI«  s.  Rabelais.  III,  13.]  —  Arteriel  [Pare.  Licorne,  17.] 
1503.  En  I'artere  est  contenu  le  saug  subtil  arthial. 

{Le  Giiidon  en  francoys,  39  c,  edit.  1534.) 
1503.  Le  sang  vital  et  arteriel  decline  ä  eoulenr  rouge  claire. 

{Ibid.  103  c.) 
Articulation.  [XVI«  s.  Rabelais.  III,  20.] 

1490.  Science  qui  enseigne  ouvrer  en  articidacions  d'os. 

{Le  Guidon  en  francois,  a  2  c.) 

Artificiellement.  [XVI«  s.  Rabelais.  III,  20] 

1490.  Se  elles  [les  playes]   sont   bien  traictees  et  artificiellement 
.  .  .  pevent  estre  curees. 

{Le  Guidon  en  francois^  i  6  d.) 

Ascendent.  [XVI«  s.  Rabelais.  Pantagr.  Prognostic,  4.] 
1503.  Les  rameaux  de  la  veyne  ascendente. 

{Le  Guidon  en  francoys.  40  a,  6dit.  1534.) 


14  Hugues  Vaganay  Asphalte 

Asphalte.  [1556.  Saliat.  mrodote.  I,  170.] 

1488.  Geste  raer  raorte  qui  est  aultrement  nommee  lu  mer  du 
sei  ou  le  lac  de  asphalü  et  de  cyment,  s^pare  Aiabie  et  Judee. 

{La  Mer  des  Histoires.  \,  150  d,  edit.  1491.) 

Assassin.  [1566.  H-  Estienne.  Apol.  I,  353.] 

1560.  Basirc  et  Cacus,  tous  deux  ciuels  assasshis  et  alterez  du 
sang  humain. 

(R.  Belleau,  daus  Les  Amonrs  de  Ronsard^  1.  II,  f.  73^.) 

Assassmat.  [XVP  s.  Pasquier.     Becherches  VIII,  20.] 
1584.  Leurs  vols  et  assasinats. 

[Guevarre.  Episfres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  142a.) 
1587.  Ils  sont  tous  morts :  ha,  je  meurs !  et  ne  reste 
Sinon  mou  fils  qui  sentira  demain 
Uassassinat  de  sa  biigande  main. 

(Ronsard.  La  Franciade^  p.  104.) 
Texte  de  1578.  1584:  La  pesanteur  de  sa  cruelle  main. 

Assemblage.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frangAatiti.] 

1547.  Son  tout  est  eontenu  en  assemblages  de  membrures. 

{Vüruve.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  135a.) 
Assener. 

1584.  Goliath  .  .  .  assene  au  front  de  trois  coups  de  pierre. 
{Guevarre,  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  165  a.) 

Assimilation.  [XVI«  s.  Pare.  Itürod.,  8,] 

1503.  Aucünesfoys  la  vertu  nutritive  peche  en  apposition  et 
aucunesfoys  en  union  et  aucünesfoys  en  assimilation  comme  declaire 
le  docteur. 

{Le  Guidoii  en  francoys,  239  b,  edit.  1534.) 

Assimiler.  [XVI«  s.  Pare.  Introd.,  8.] 

1503.  Toute  cause  efficiente  travaille  ^'assimiler  le  patient  en 
sa  nature. 

{Le  Guidon  en  francoys,  207  b,  6dit.  1534.) 

Atelage.  [1563.  B.  Palissy,  25.] 

1561.  Rachel  ...  les  [dieux  de  Laban]  fourre  et  cache  soubs  le 
hast,  ou  autre  atelage  du  chameau,  qui  la  portoit. 

{Zonare.  Les  Histoires  et  Chroniqties  du  Monde,  trad.  I.  de 
Maumont.  49  B.) 
1561.  |Les  Azotiens]  . .  .  soudain  apprestent  atelage,  et  la  [arche] 
charient  sus,  et  l'envoyeut  en  Ascalon. 

{Ibid.,  142  A.) 
Voir  Cavalerte. 


Aiigural  Ponr  l'Histoire  du  Fran^ais  Moderne  J5 

Athee.  [1578.  H.  Estienue.  Deux  dialogiies  du  nouveau  langage  francois 
italianisL  II,  214.] 
1570.  Euhemere    fut    appelle    Athee    et    saus   Dien,   poiircc  qii'il 
avoit  cscrit  la  vraie  histoire  des  dieux. 

[La  CiU  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  178  a,  C,  6dit.  1578.) 

AfhSisme.  [XVP  s.  H.  Estienue.  Apologie.  I,  14.] 

1555.  Le  Fraugois  .  .  .  peiiple  de  tonte  anciennete  .  .  .  exempte 

de  VAtheysnie. 

(Billon.  Le  Fort  inexpiignable,  210  b.) 

Atheiste. 

15G1.  Autiocbus  .  .  .  estoit  atheiste  et  desperement  meschant. 

{Zonare,  frad.  I.  de  Maumont,  475  B.) 

Athlantique.  [1560.  Cl.  de  Buttet,  dans  Delboulle.  BecueiL] 
1488.  D'Occideot  la  mer  Athlantique. 

{La  Mer  des  Hisfoires.  l,  72  d,  edit-  14ül.) 

Altenant.  [XVII«  s.  La  Fontaine.  Fab.  IV,  4.] 

15ß8.  Les  terres  de  TEglise  en  sont  voysiues  et  afteaantes  [du 
Koj'aume  de  Naplesj. 

(7^.  Guicciardin.  Rist,  d Italic,  trad.  H,  Chomedey,  6a) 

AttenuatioH.  [1520.  Fabri,  dans  Delboulle.  BecueiL] 

1503.  Quelle  ebose  soit  ingrossation  et  attemiation  est  assez 
congneue  pur  Gallen  in  iiii  terapeu. 

{Le  Guidon  en  francoys,  247  a,  edit.  1534.) 

Attirail.  [1564.  J.  Tbierry.  Dict.  franc.-latin.] 

1561.  Le  cburroy  aussi  fust  ap})reste  ...  et  tout  autre  atirail 
Ulis  en  voye, 

{Zonare,  trad.  1.  de  Maumout,  637  c.) 

Attourneur.  [1611.  Cotgrave.] 

1549   Attourneur,  ou  attourneresse.  Cosmeta. 

(R.  Estienue.  Dict.  Francoislatin,  54  b.) 

Attrition.  [XVI«  8.  Calvin.  Instit.  Chr.  III.  IV,  1.] 

1503.  Nouobstant  que  de  concussiou  et  attrition  les  docteurs  en 
usent  conime  de  noms  syuonimes  neanmoins  Avieenne  a  voulu  que 
concussiou  est  Solution  de  eontinuite  faicte  au  niilieu  du  lacert  et 
attrition  quaut  est  faicte  aux  extremitez. 

{Le  Guidon  en  francoys.^  151  c,  d,  edit.  1534.) 

Augural.  [XVI«  s.  Amyot.  Bomulus.] 

1555.  L'esternuer  est  un  signe  augural,  repute  sacr6  et  sainct. 
(P.  Belou.  Histoire  de  la  nature  des  oyseaux^  70.) 


16  Hiigues  Vaganay  Äutentique 

Aütentique.  (XVI«  s.  Beroalde  de  Verville.  Moyen  de  parvenir,  198.] 

1586.  Ce  qui  avoit  este  au  paravant  luy  resolu  et  autetitique  par 

sainct  Cyprian. 

(I.  Lambert.  Discours  evangeliques,  324  b.) 

Axe.  [XVI®  s.  Bovelles.  Geom.  prat.  49.] 

1523.  Le  pole  arctique  Vaxe  ou  bouttain  du  ciel. 

{Parthenice  mariane,  trad.  J.  de  Mortieres,  1  b.) 

Axunge.  [XVI«  s.  Rabelais.  II,  29.] 

1490.  Avieenne  deffent  axunge  salee. 

{Le  Guidon  en  francois,  g  1  b.) 

Azime.  [1546.  J.  de  Gaigoy,  dans  Delboulle.  BecueiL] 

1488.  Le    premier  jour    des    az/mes    la   lune    estant   plaine,    se 
partirent  les  H^brienx  [d'Egypte]. 

(La  Mer  des  Histoires.  I,  125  a,  edit.  149L) 
1488.  Les  pains  azimes  .  .  .  estoyent  pains  fais  sans  levain. 

{Ibid.  I,  125  c.) 

Jiacanales.  [1507.  Condamnation  de  Bancqiiet,  353.] 

1488.  Des  lors  fut  deffendu  de  ne  plus  faire  les  sacrifices  ä  Bachns 

qu'on  disoit  hacanales. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  50  b,  6dit.  1534.) 
Badinerie. 

1546.  (R.  Estienne.  Dict.  latin-frangois.) 

1548.  (Th.  Sebillet.  {Art  Poetique,  p.  165,  edit.  Gaiffe.) 

Balbutie.  [XVI«  s.  Pare.  VIII,  23.] 

1503.  De  paralysie  et  balbutie. 

{Le  Guidon  en  francoys,  266  b,  edit.  1534.) 

Banderole.  [XVI«  s.  Amyot.  Murius,  29.] 

1542.  Ses  Escuyers  . . .  tenoieut  trois  lances  grosses  et  rüdes,  eu 
touteslesquelles  pendoitla  petite  bände r olle QnY'\Gh\Q  degros  flotz  definor. 

{Ainadis.  III,  81  a.) 

1543.  II  y   avoit    tant    d'enseignes,    guidoos  et   banderolles  qu'il 

u'estoit  possible  de  veoir  trouppe  plus  brave. 

{Amadis.  IV,  41  b.) 

1546.  Ne    les    SQavez-vous    [les   femmes]   estre  plus  subjectes  ä 

leurs  passions,  que  n'est  la  banderole  d'un  navire  ä  tous  vents? 

{Palmerin  d' Olive.  16  b.) 

Bwptismal.  [XVI«  s.  Vigenere,  dans  Delboulle.  BecueiL] 
1501.  La  grace  baptismale. 

(F.  Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte,  d  2  a.) 
1574.  Et  par  tel  acte  estoit  lav6  tout  vice, 
Ainsi  qu'il  est  au  baptismal  office. 

(M.  Foucque.   Vie  de  N.  S.  J.  C.  en  vers,  57.) 


Jieau  pcre  Pour  rilistoiie  du  Fr;\ii(;;tis  Moderne  17 

Barbarie.  [X\'I*  8.  Charron.  Sagesse.  II,  2.] 

1561.  L'ardente  esp^e  y  coiirra  eii  la  barbarie  et  fureur  snsdito. 

{Zonare,  trad.  I.  de  Maumont,  402  D.) 

Barbarisme.  [1520.  Fabri,  dans  Delboulle.  Bccueil.] 

1488.  Les  öloquentes  maniercs  de  parier  et  transformations  des 
Latins  dififerent  des  barbarismes  et  soloecismes,  c'est  ä  dire  de  la 
vicieuse  latinite  et  corruption  de  laiigag-c  des  hommes  rüdes  et  mal 
iustriiitz. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  91  c,  edit.  1491.) 

Bärge.  1.  [IGll.  Cotgrave.] 

1555.  Noiis  .  .  .  sgavons  que  la  Bärge  est  oyseaii  de  prairie. 
(P.  Belon.  Histoire  de  la  nature  des  oyseaux,  205.) 

Barquette.  [XV 1^  s.  La  Boetie.  Oeuvres^  p.  507.] 

1541.  Ainsi  qu'ilz  arrivoient  sur  la  rive  de  la  mer,  ...  ilz  trou- 

verent  une  barquette. 

{Amadis.  II,  19  a.) 

1546.  Et  avecq'aiitres  barquetes  (lu'avoient  les  marchants,  fiirent 
incoutiiient  tous  les  autres  en  terre. 

{Palmerin  d'Olive.,  211  b.) 

Bataillon.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-latin] 

1543.  Et  ä  ceste  cause  venant  l'heure  qu'il  leur  avoit  assignee, 
se  trouverent  tous  en  la  place,  et  la  [Bruueo]  ordonua  son  bataillon. 

{Amadis.  IV,  73  a.) 
1548.  (Tb.  Sebillet.  Art  Poetique,  p.  102,  edit.  Gaiffe.) 

Battologie.  [1690.  Furetiere.] 

1584.  II  faut  donc  croire  avec  le  syaibole  de  Nice  que  le  Fils 
est  Dieu  de  Dieu,  lumiero  de  lumiere,  vray  Dieu  du  vray  Dieu, 
encores  que  l'impudeuce  Calvinique  l'api)elle  une  battologie. 

(Benedict!.  Somme  des  pecliez,  35,  edit.  1595.) 

Beatißque.  [1529.  L.  Lassere,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1488.  Dieu  nestoyt  pas  oyseulx  avaut  ce  qu'il   creast  le  ciel  ei 
la  terre,  car  11  avoyt  trcs  nobles  intcllections  et  beidifiques  cogitatious. 
{La  Mer  des  Histoires.  \,  26  d,  edit.   1491.) 

Beau  fils.  [1611.  Cotgrave.] 

1560.  II  proposa  en  la  i)resence  du  Roy  le  discours  des  affaires 
de  son  beau  filz. 

{Zonare,  trad.  !.  Millet.  I,  71  A.) 

Beau  pere.  [1549.  K.  Estienne.  Dict.  franr.-latin.\ 

1488.  Jetro  prestre  de  Madian  cousin  et  beau  ph-e  de  Moyse. 
{La  Mer  des  liidoires.  T.  127a,  edif.   1591.) 

Uomanische  Forschungen  XXXII,  2 


18  Hugues  Vaganay  Begayant 

1546.  Et  sera   sans   doute  vostre  filz  Empereur,   apres  la  mort 

de  son  beaupere. 

{Palmerin  d'Olioe,  192  b.) 
Begayant. 

1488.  Moyse  avoit  la  laugue  empeschöe  et  estoit  eomme  balbu- 

cient  et  begnoyant. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  122  b,  edit.  1491.) 

Begue.  [1539.  R.  Estienne.  Dlct.  frang.-lafin.] 

1503.  Les  becgues  ne  sont  pas  faicts  chanus   pour  la  multitiide 
de  la  humidit^  de  leur  eeivel;  comme  dit  Avieenne. 

{Le  Guidon  en  francoys,  252  b,  edit.  1534.) 

Belle  iille.  [1611.  Cotgrave.] 

1560.  Tobie  .  .  .  s'en  alla  au  devant  de  sa  belle  fille. 

{Zonare,  trad.  I.  Millet,  I,  55  B.) 
1570.  La  deesse  Mene  ...  est  aussi  fille  de  Jupiter  et  de  Latone. 
Et  pourtant  il  [S.  Augustin]  l'appelle  belle  fille  de  Junon. 

{La  Cite  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  188  b,  A,  edit.  1578.) 

Bequee.  [XVP  8.  Amyot.  (Euv.  laor.] 

1555.  reuten  soit  de  jour  ou  de  nuit, 
De  ces  petis  amours  le  bruit, 
Crians  pour  avoir  la  bechee. 

{Les  Meslanges  de  P.  de  Ronsard,  26  b.) 
1555.  Qui  leur  met  la  bechee  au  bec? 

(Billon.  Le  Fort  inexpiignable^  167  a.) 
Bicorne. 

1523.  La  turbe  plus  tresmaulvaise  se  torne 
Veaulx  adorant  et  la  statue  bicorne. 

{Parthenice  Mariane,  trad.  J.  de  Mortieres,  IIb.) 

Bien  disant.  [XVP— XVII«  s.  La  Fontaine.  Songe  de  Vaux,  7.| 
1552.  Geste  [Calliope]  est  estimee  la  bien  disante. 

(Pontus   de  Tyard.  Solitaire  premier,   dans   ses   Discours 
philosophiques,  29  b,  edit.  1587.) 

Bifer.  [1618.  Menard.  Tlist.  de  Duguesclin,  dans  Littre.] 

1584.  La  tribulalion  .  .  .  faict  oublier,  biffe   et  eflface  de  nostre 
memoire  le  souvenir  de  la  volupte  passee. 

{Giievarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  4  a.) 

B/horeau.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-latin.] 

1555.  Nous  avons  trouve  un  Bihoreau  qui  est  espece  de  H6ron. 
(P.  Belon.  Histoire  de  la  nature  des  oyseaux,  197.) 

Bilboqiiet. 

1555.  En  jouant  ...  au  Bilboquet. 

(Billon.  Le  Fort  inexpiignable,  167  a.) 


Bouillonnant  Pour  l'Histoire  du  Frau(jai8  Moderne  19 

Bilieux.  [1642.  Oudin.J 

1557.  Le  jus  d'Aloe  .  .  .  purge  les  humeurs  froides,  phlegmati- 
qiies  et  bilieuses. 

(Dodoens.  Ilist.  des  Plant  es,  trad.  Ch.  de  l'Escluse,  239.) 

Blanchissanf .    [1553.  J.  Du  Bellay.    Ode  siir    la   naissance    du   duc   de 
Beauniont.] 
1550.  Et  d'argeut  ses  flots  blanchissans. 

{Ödes  de  Ronsard,  74  a.) 

Blasphemer.  [XVI®  s.  La  Boötie.  Oeuvres,  ]).  447.J 

1488.  La  femme  de  Loth  regavdant  aiusy  derriere  soy  approuva 
la  maliee  des  Sodomites  et  hlasphema  la  divine  justice. 

{La  Mcr  des  Histoires.  I,  98  b,  edit.  149L) 

BUmir.  [1564.  J.  Tbierry.  Dict.  frang.-lafi».] 

1546.  Palmerin  assis  devaut  Polinarde  . .  .  rougissoit  et  blemissoit 
en  Sorte,  que  la  Princes.se  ponvoit  facilement  juger  de  ses  douleurs. 

{Palmerin  d' Olive,  43  a.) 
Bleuastre. 

1552.  Lividus.  Noir,  noirastre,  tcrne,  .  .  .,  bleuastre^  inde. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latlnogallicum,  773  a.) 
Bloccus. 

1547.  L'on  faisoit  un  Bloccus  ou  fort  alencontre  de  leur  nuiraille. 

{Vitruve.  Ärcliitecture,  trad.  L  Martin,  155a.) 
Blondissajif. 

1555.  Ab,  Bassar,  je  te  voi, 

Et  flottaiit  sur  ton  col  tes  cheveux  blondissans. 

(Les  Meslanges  de  P.  de  Ronsard,  21  a.) 

Boa.  [1562.  Du  Pinet.  Tradnction  de  Fline,  dans  Delboulle.  JiecueiL] 

1488.  Aussy  lä  sont  trouvees  niainte.s  pierres  precieuses,  ...  les 
perles,  le  corail,  ung  serpcnt  nommc'  boa  et  une  aultre  beste  saul- 
vaige  nouimee  le  linx. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  65  1),  edit.  1491.) 

Bollet.  [1555.  J.  Masse,  dans  Delboulle.     Recueil.] 

1503.  En  aucune  r^gion  ce  multii)lie  esquinance;  ear  ilz  niangent 
trop  de  moHsserons  et  bolletz. 

{Le  Guidon  en  francoys^  15  c,  edit.  1534.) 

Bouillonnant.  [XVI®  s.  Laspbrise,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1550.  Tout  le  feu  (jue  rote  enliaut 

Bouillonnante  en  soi  d'uu  grand  chaut, 

La  fornaise  Sicilienne. 

{Ödes  de  Ronsard,  82  a.) 

2* 


20  Hugues  Vagauny  BouJeverser 

Bouleverper.  [1564.  J.  Thierry.  Dictionnaire  francois-latin] 

1561.  Soudain  le  pied  leur  faut  soubs  l'etage  du  rez  et  sol,  et 
bouleversent  impetueusement  au  plus  profoud  de  l'abysme  fendu  qui 
les  eug'Ioutit. 

{^Zonare.  Les  Ristoires  et  Chroniqiies  du  Monde,  trad.  I.  de 
Maumont.  90  E). 

Bourheux.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-latin.] 
1552.  LiUosus.  Boueux,  fangeux,  bourbeux. 

(Ch    Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  784  a.) 

Bourdonnement.  [XVP  s.  Parö.  XVI,  40.] 

1557.  Le  Styrax  instille  dans  les  oreilles,  guerit  le  bourdonnement 
d'icelles. 

(Ch.  de  l'Eseluse,  dans  Dodoens.  Rist,  des  Plantes,  556.) 

Bourgeon    [1611.  Cotgrave.J 

1488.  Le  beau  bourgon  et  vert  cyon  estant  en  la  vigne,  c'est  ä 
dire  en  Dieu,  apporte  et  fayt  grant  fruyt. 

{La  Mer  des  Ristoires.  I,  18  c,  edit.  1491.) 
1501,  Ung  arbre  produit  des  bourgions  et  des  fleurs. 

(F.  Le  Roy.  Le  Li  vre  de  la  Femme  forte;  d  3  b.) 
(L'edition  Petit  porte  bourgeon,  f .  E  7  a.) 

Bourrasque.  [XVI«  s.  K.  Belleau.  II,  252.) 

1555.  Teiles  fois  estaiits  en  plaine  campagne  de  mer,  avons  veu 

les  borasques  des  vents  Bouffier  tout  ä  un  coup  seulement  en  l'endroiet 

Oll  estions. 

(P.  Belon.  Histoire  de  la  nature  des  oyseaux,  46.) 

Bourru.  [1562.  Du  Pinet.  Rist.  not.  de  Fline.  XI,  39.] 

1555.  II  [le  moyen  Duo]  est  fort  bien  bourru  de  plumes,  et  vole 

leg^rement. 

(P.  Belon.  Ristoire  de  la  nature  des  ogseaux^  138.) 

Brancher  I,  1.  [XVP  s.  Carloix.  III,  20.  | 

1555.  Sus  toi  Jamals  sus  toi  Orfrayes  ny  Corbeaus 

Ne  se  viennent  brancher. 

{Continuation  des  Amours  de  P.  de  Ronsard,  36.) 

1555.  Les  farlouses,  proyers,  cochevis,  et  alloueites  ne  se  branchent 

en  arbre. 

(P.  Belon.  Histoire  de  la  nature  des  oyseaux,  119.) 

Briguer.  [XVI®  8.  Amyot.  Eum.  30.] 

1546,  Plusieurs  Princes  brigoient  la  gouvernance  de  Hongrie. 

{Palmerin  d'Olive^  191  a.) 


\ 


Cabale  Pouv  rilistoiro  du  Fiaiifaia  Modeiuo  21 

Brique.  [1539.  K.  Estienne.J 

1488.  La  matiöie  d'icellc  [tour  de  BabelJ  estoit  brique  et  cyment 
affin  que  par  eaue  iie  i)ar  feu  ue  peust  estre  destruicte. 

(La  Mer  des  Histoires.  I,  33  b,  edit.  1491.) 

Briqueterie.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  franc.-latin.] 

1546.  Lateraria,  Uue  briqueterie.  Tiiileric,  oii  oii  cuit  la  brique, 
üu  tuilc. 

(R.  Estienue.  Dict.  Latinogallicum,  721  a.) 

Bronze.  [XVI«  s.  Kabelais.  V,  37.| 

1541.  Voulte,  au  dcssus  de  laquelle  il  meit  unc  statue  d'liomnie 
de  Bronze.,  tenant  ime  trompe. 

{Amadis.  II,  2  b.) 
1559.  Et  met  ou  le  siie  dans  uu  vaisseau  de  bronze. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathöe,  445  b.) 
Branofre.  [Ncologisme.] 

1557.  Les  fueilles  [de  la  tierce  espece  de  lyarre]  sont . . .  environ 
rAutoiinc,  brunafrcs  en  roiigissaut  d'un  costc. 

(^Dodoens.  Hist.  des  Plantes,  trad.  Cb.  de  TEscluse,  263.) 

Brnsque.  [XVI«  s.  Rabelais.  V,  28.] 

1546.  II  trouva  Floreiidos  se  defendant  d'im  courage  si  brnsque, 
qii'il  eu  avoit  ja  ueiif  ou  dix  inortz  ä  sea  piedz. 

{Palmerin  d'Olive,  172  b.) 

Brutalement.  [XVI«  s.  Calvin.  Instit.  clired.  I,  V,  11.] 

1488.  Basillc  dit  ou  livre  uomme  Exaraeron  quo  les  poyssous  et 
bestes  de  mer  .  .  .  vivent  moult  brutallement  sans  quelque  science 
ou  advis. 

(La  Mer  des  Histoires.  I,  6  c,  edit.  1491.) 

Brutalite.  [XVI«  s.  Calvin.  Li^tii.  ehr.  I,  VIII,  10.] 
154U.  La  furieuse  brutalite  de  Dardan. 

(Amadis.  I,  46  b.) 

Buvoter.  [XVI«  s.  H.  Estienne,  dans  Godefroy.  SuppL] 

1552.  Pitissare.  Taster  et  g-ouster,  ou  boire  petit  ä  pctit,  buvoter. 
(Ch.  F^stienne.  Dict.  Latinocjallicinn,  lf)07  b.) 

Cabale.  [1546.  Rabelais.  III,  15.] 

1546.  Ce  Princ'C  Adrian  .  .  .  estoit  fort  sgavant  en  l'art  de  Cabale 
et  Nigromance. 

{Palmerin  d'Olive,  39  b.] 


22  Hngues  Vagaiiay  CacheU 

Cachete.  [1539.  R.  Estienne.  Dicf.  frcmg.-latin.] 
1538.  Signatus.  Cachete,  seelle. 

(R,  Estienne.  Dict.  Latmogallicum,  659  b.) 

Cacochme.  [XVI«  s.  Par6.  V,  4.] 

1503.  De  la  eure  qui  est  es  cacochimes  ou  plectoriques. 

{Le  Guidon  en  francoys,  210  b,  edit.  1534.) 

Cacochimie.  [XV1°  s.  Par^.  V,  5.] 

1503.  Geste    disposition    est  dicte  de   noz    docteiirs    cacochimie, 
c*est-ä-dire  male  disposition  des  humeurs  pechtmtes  en  qualite. 

{Le  Guidon  en  francoys,  283  d,  edit.  1534.) 

Cadenas.  [1551,  dans  Gay,  Glossaire  archeologique.] 

1540.  Amadis  .  .  .  marohnnt  plus  oultre  entreveid  une  barre  de 
fer,  ä  laquelle  peudoit  une  clef  qu'il  priut,  et  en  ouvrit  ung-  cadenas 

qui  fermoit  une  porte  eoulisse. 

{Amadis.  I,  70b.) 
1546.   [Palmerin  regardoit  gä  et   lä],   s'il   verroit    quelqu'un  qui 
iuy  sceust  enseigner  les  clefz  des  cadenaz. 

{Palmerin  d' Olive,  210  b) 

Cadence.  2.  [1559.  0.  de  Magny.  ödes.  I.  204.] 
1550.  En  bruiant  tu  merques  la  cadanse 
D'un  avantjeU;  le  guide  de  lu  danse. 

{Ödes  de  Ronsard,  37  a.) 
1552.  Paroles  bien  dites,  mesurees  en  quelque  gracieuse  cadence 
de  rime. 

(Pontus  de  Tyard.  Solitaire  second,  dans  ses  Discours  philo- 
sophiques^  42  b,  edit.  1587.) 

Cadiicite.  [XVI«  s.  Tabourot.  Bigar.  d(S  entends-frois.] 

1530.  Voyant  leur  caducite  [des  choses  mondaines],  imperfection 
et  continuelle  mutation. 

[Diodore  trad    C.  de  Seyssel,  I  b.) 

Ca/llement.  [1598.  L.  Jonbert,   Chirurgie,  dans   Godefroy.   Complement.] 

1490.  Caillement  de  lait. 

{Le  Guidon  en  francois,  h  6  a.) 

CaL  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1538.  Callus,   et   callum.   Une  peau  eudureie   es  mains  par  trop 
labourer,  et  es  piedz  de  trop  cherainer,  cal. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  96  b.) 

Calculateur.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  franc.-latin.] 

1546.  Ratiocinator.  Qui  tient  le  compte,  com])teur,  calculateur. 
(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  1076  a.) 


Canaille  Pour  l'llistoire  du  Fiaii^aia  Moderne  23 

1558.  Le  vray  matheuiaticleu  astronome,  qu'il  uoniuic  calculateur. 
(PoDtiis  de  Tyard.  Mantice,  dans  ses  Discours  i)hilosophi- 

ques^  140  b.) 

Calculeux.  [XVI«  8.  Par6.  I,  25.  | 

1540.  II  y  u  pas&ie  sept  yns   quc   languissois  l'espace   de    troys 
moys  eu  inaladie  uou  parcille,  de  iiefresie  calculeitse. 

(P.  Dore.  Vlmage  de  Vertu^  151  a.) 

Cülendre.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franr.-latin] 

1538.  Curculio.  Uue  petite  beste  qui  ronge  le  froument,  nommee 
calendre,  ou  chatepeleuse. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  183  b.) 

Calendrier.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-lafin.] 

1538.  Fasti.  Ctdendrier  par  lequel  on  povoit  cog-noistre  les  jours 
festcz  et  uon  festez. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  287  a.) 

Cal/eufrer.  [1572.  R.  Belieau.] 

1567.  Qiie  premier  il  n'ait  bieu  calfeutre  son  vaisseau. 

(Ronsard.  Ödes.  1567,  A  a  7.) 
L'cdition  de  1555  porte  racoutre. 

Calleux.  [XVI«  s.  Pare.  Introd.  21.] 

1503.  Medeciue  cicatrizative  .  .  .  deseche  l'huiniditc  naturelle  de 
la  chair  et  la  fuit  diire  et  calleuse. 

(Le  Guidon  m  francoys^  177  c,  edit.  1534.) 

CallositL  [XVI«  8.  Pare.  VI,  16.] 

1503.  Natiire  ne  regeuere  la  chair  au  Corps  humain  avecques  si 
graut  durtc  et  callosite  conime  est  eu  la  cicatrisatiou. 

[Le  Guidon  en  francoys,  177  d,  edit.  1534.) 
1552.  Callositas.  Callosite. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  175  b.) 
l.")59.  La  cendre  du   Saux  destrempee   avec  du  vinaigre,   guerit 
les  porreaux  et  les  callosites,  es  lieux  oii  eile  est  emplastree. 

{Dioscoride^  trad.  M.  Matbee,  86  b.) 

Canipanelte.  [XVI'^  s.  G.  Gucroult,  dnus  DelbouUc.  Recueil.] 

1559.  Herbe  .  .  .  qui  produit  Pestö  ces  blanches  campanettes. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  358  b.) 

Canaille.  [1539.  R.  E.stieune.  Dict.  franc.-latin.] 

1.538.  Canis.  Quand  on  appelle   quelqu'un  chien,   ou   matiu,    par 
oultragc,  Canaille. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  98  a.) 


24  Hugues  Vaganay  Cancan 

Cancan. 

1584.  Us  sont  houorez  .  .  .  d'iin  chascun,  .  .  .  ne  faisant  conte 
des  vanitez  et  folies  desquels  les  autres  fönt  si  grand  quanquam. 
{Guevarre.  Ep/'stres  dorees.  IV,  t7'ad.  J.  de  Barraud,  158  b.) 

Cancer.  fXVI«  s.  Pare.  V,  7.] 

1503.  Cancre  ulcere  .  .  .  selon  Avicenne  ...  est  apjielle  Cancer 
poiir  une  de  deux  clioses. 

{Le  Guidon  en  francoys.^  219  a,  edit.  1534.) 

Candeur.  [1558.  J.  Du  Bellay.  liegrets.] 

1488.  Selon  la  laugue  Orientale  Caucasus  sig-nifie  candeur  et 
blaucheur. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  74  a,  edit.  1491.) 

Candidement.  [1564.  J.  Tliierry.  Dictionnaire  frangois-latin  ] 

1.56].  Dy  nous,  je  te  supi)lie,  si  nous  entreprendrons  ccst  exploit 
d'armes  et  voyage  contre  le  Syrian,  oii  non,  et  respon  nous  en  can- 
didement, ce  que  tu  en  SQais  de  la  part  du  Seigneur. 

{Zonare.  Les  Histoires  et  Chroniques  du  Monde,   trad.  I.  de 
Maumont,  315  E) 

CanejJiore.  [1597.  Montlyard.  MytJiologie,  dans  Delboulle.  Becueil] 

1570.  Porphyre  .  .  .  dit  qu'ä  Atlnnes,  les  Cauephores  ou  porte- 
corbeilles  sont  a  Junon. 

{La  Citi  de  Dieu^  trad.  G.  Hervet.  1,  205  b,  A,  edit.  1578.) 

Canicule.  [1583.  CI.  Gauchet,  dans  Godefroy.  SuppL] 
1550.  L'estincelaute  Canicule^ 

Qui  ard,  qui  cnist,  qui  bousf,  qui  brule, 
L'est6  nous  darde  de  la  haut. 

{Ödes  de  Ronsard,  84  a.) 
Capable.  [XVP  s.  Rabelais.  I,  20.] 

1488.  L'iime  est  cree  si  noble  qu'elle  est  capahle  de  la  vieion  de 
Dieu  si  ne  fust  son  pöche. 

{La  Mer  des  Histoires.  \,  22  d,  edit.  1491.) 

Caparassonne.  [1550.  N.  Herberay.  Don Flores  de  Grece,  dans  La  Curne] 
1546.  II   arriva   dix   enfans   d'honneur   de  hi  Princesse,    menants 
dix  destrierS;  fort  richement  caparassonnez. 

{Falmerin  d'Olive,  155  b.) 

Capricieiix.  [XVI«  s.  Carloix.  VI,  2.] 

1584.  Puuir  et  ehastier  ceux  qui  capricivux  et  opiuiastres  deso- 
beiront  aux  preeeptes  de  Dieu. 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  220  b.) 


Caniassicr  Poui-  rilistoirc  du  Frjiii^.iis  Moderne  25 

Caprier.  [XVI«  s.  Du  Pinet,  daus  Dclboiille,  lieciielL] 

155U.  Le  cajjprier  est  uiie  i)hiiite  eöpioeuse,  couchce  par  terrc, 
ronde  cn  sa  figure. 

{Dioscoride,  frad.  M.  Matbee,  228  b.) 

Ccqitif.  |1549.  J.  Du  Bellay.  Olive,  13.] 

1488.  La  dite    äme  pecberesse   est  appelöe  en   latin   Sunamilis, 
qui  en  frangoys  denote  äme  captive,  ])risonnifere,  maleureuse  oumortifice. 
{La  Mer  des  Histoires.  I,  18  c,  edit.  1491.) 

Capuchon.  [1549.  li.  Estienne.| 

1548.  (Tb.  Sebiilet.  Art  Poäique,  p.  27.  edit  Gaiffe.) 

Cardamome.  [1611.  Cotgrave.j 

1488.  Le  peuple  [de  Partbie]  pour  tout  coudiment  et  pour  toutc 
viande  se  contcDte  de  sei  et  d'une  herbe  aromatique  diete  cardamome 
seioii  Pline. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  60  a,  edit.  1491.) 

Carder.  [1539.  ß.  Estieüne.  Dict.  fr  am. -latin.] 

1538.  Carmhiare.  Carder  oii  ])igüer  la  laine,  ou  serancer. 

(K.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.^  104  a.) 

Cardinalat.  [XVI«  s,  Pithou,  dans  Littre  J 

1508.  Le  Pape  .  .  .  hiy   coDfirma  avee  Bulle  la   promesse   qu'il 
luy  avoitfaieteaupamvaDtdeproniouvoirau  Cardinalat  TEvesque  d'Albi. 
{F.  Guicciardin.  II ist.  d'ltalie,  trad.  H.  Cbomedey,  131b.) 

Carene.  [1564.  J.  Tbierry.  Dict.  franrjais-latin.] 
1555.  Maiuteiiant  il  rcgarde 

8i  Ic  Tillac  est  bou,  si  la  Carene  en  bas 
Est  point  entrefaudue. 

(Ronsard,  ödes.,  *iij  a.) 

Caresse.  [1549.  K.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1546.  Oloriquc  estonne  de  ces  caresses,  et  de  roraison  de  Palmcrin, 
ne  sgavoit  bonuement  que  prrsumer. 

{Palmerin  d'Olive,  166  a.) 

Carnassier.    [1589.  Recepfe  pour  la  toux,   dans  Montaiglon.    Ana.  Poes, 
/rang.  TX,  240.] 
1578.  Angelique  cust  peu  .  .  . 

Kendre  doux  et  benin  un  Tigre  carnacier. 

{\.  de  Boyssieres.  Secondes  Oeuvres,  54  a.) 
1586.    II    faut    bien    que  les  Moynes    du   jourd'huy    se   gardent 
d'eutrepreudre    unc    remoustrance    teile  contre    ces  carnaciers  biise- 
Tempies  de  present. 

(I.  Lambert.  Discours  evanffeligues,  U,  39  b.) 


26  Iliigues  VagaiKiy  Carolus 

1586.  Chieiis  et  autres  bestes  carnacieres. 

{Ibid.  \,  17a.) 
Carolus.  [XVl'^  s.  Kabelais.  I,  25.J 

1506.  Enviion  ee  temps  le  roy  fist  foiger  ime  maniere  de  monnoye 
qu'on  appelloit  karolus  ä  cause  qu'il  y  avoit  ung  k  du  coste  de  la  pille. 

{La  Mer  des  Histoires.  11^  156  b.) 
Carrefour. 

1488.  Telz  jeux  sceniques  se  faisoient  en  uag  thöätre,  ou  carfour 
qui  estoit  uuc  graude  place. 

{La  Mer  des  Histoires.  1,  38  d,  edit.  1491.) 
1488.  Ung  petit  chariot  en  uug  carre/our. 

(La  Mer  des  Histoires.  l,  50  a,  6dit.  1491.) 

Carriere.  1.  [XVI«  s.  Amyot.  Philop.  31.] 

1550.  Fa9onuer  poulius  en  la  carriere. 

{Ödes  de  Ronsard,  152  a.) 

Cartilage.  [XVI«  s.  Rabelais.  IV,  30.J 

1503.  Cartilage  ...  est  de   substauce  moyenue  entre  la  natiire 
de  los  et  de  la  chair. 

{Le  Guidon  en  francoys,  41  c,  edit.  1534.) 
1503.  Les  parties  composantes  le  nez  sont  les   os  de  cartilaige^ 
les  laceres  monvent  le  nez  et  le  cuir  exterieur  et  le  panuicule  Interieur. 

{Ibid.,  49  d.) 
1503.  Le  cinquiesme  chapitre   [estj   de  ranathomie   des  os,   des 
cartillagesj  des  ongles  et  des  poilz. 

{Ibid.,  27  b.) 
1552.  Cartilago.  Teudron,   comme,  celuy  de  l'oreille  ou  du  nez, 
cartilage. 

(Ch.  Estienne.  Dicf.  Latinogallicum,  194  a.) 

Carton.  [1611.  Cotgrave.] 

1585.  (P.  Le  Gayenard.  Frompfuaire  cVuniso)is,  391  a.) 

CartoiicJie.  [XVP  s.  Carloix.  VI,  15.  (II  s'agit  des  Menioires  du  Ivlarechal 

de  Vieilleville  (1510 — 71)  rediges  par  son   secretaire,    Vincent 

Carloix,  et  pubiics  pour  la  premiere  fois  en  1757  par  Griffet.)] 

1581.  En  chacun  de  ccs  flaues,   on   avoit  löge  des  cauons   bien 

chargez  de  cartuches. 

{UHistoire  de  France,  617.) 
1552,  Prothyris.   Ce   que  en   uue   i)orte   nous   appellons   rouleau, 
cartoche,  ou  cousolateiir. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  1084  b.) 


IJausalitc  Vom  rHistoiro  du  Fiau^.iis  Moderne  27 

Casaquin.  [1549,  daiis  Gay,  Glo.'^s.  arcli.] 

1546.  Les  dames  de  ceans  n'ont  acoustume  de  voir  telz  caza- 
quins  quand  od  les  vient  voir. 

(Palnierin  d'Olive,  224  a.) 

Cassanf.  [1564.  J.  Tbierry.  Dicf.  franc.-latin.] 

1559.  L'on  eboi(<it  celle  [Myirhc]  qui  est  fresebe,  cassanti\  legiere, 
et  toute  d'une  coleur. 

{Dioscor/de,  trad.  M.  Matbee,  49  a.) 

Casseur.  [XVP  s.  Bod.  des  Per.  Noiiv.  10] 

1552.  Ossifragus.  Kompeur  d'os,  casseur  d'os. 

(Cb.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum^  934  b.) 

Catachreae.  [1611.  Cotgrave.] 

1585.  [de  mort]  de  cbose  insensible,  catachrese,  ou  abusiou,  car 
le  terme  de  mort  ne  se  pent  proprement  dire  d'une  cbose  qui  n'a 
pas  encore  este  vivante. 

(P.  Tbeveniu,  dans  La  Sepmaine.  de  G.  de  Saluste,  44.) 

Cataracte.  [XVI«  s.  Pare.  XV,  4.] 

1503.  J'ay  veu  pour  les  ])laye8  qui  estoient  environ  les  yeulx 
ensuyvir  application  du  nerf  oblique  ou  y  venoit  catharacte. 

(Le  Guidon  en  francoys,  192  e.) 
1559.  Le  bitume  .  .  .  ba  ])uissauce  aux  tayes  blancbes  qui  vien- 
ncnt  ä  l'ceil,  et  sur  la  cataracte. 

(Dioscoride,  trad.  M.  Matbee,  63  b.) 
Catarral.  Caterral. 

1503.  Les  narilles  .  .  .  sont  faictes  bumides  aecidentalement  a 
cause  de  la  matiere  catarrale. 

(Le  Guidon  en  francoys,  243  a,  ödit.  1534.) 
1503.  Les  superfluitez  caterralles  qui  descendeut  du  cerveau. 

{Ibid.,  51  d.) 
Catechiser.  [1611.  Cotgrave.] 

1  Febvrier  1583.  Les  Sainets  Peres  s'en  soiit  fort  bien  servy  h 
catechiser  et  prescber  le  monde. 

(P.  Tbevenin,  dans  1585.  La  Sepmaine  de  G.  de  Saluste,  a  4.) 
1584.  Ce  seroit  uue  belle  cbose  de  remettre  en   avant  l'ancienne 
forme  de  catechiser  la  jeuiie^se. 

(Benedicti.  Somme  des  [jechez^  378,  edit.  1595.) 

Causalite.  [1527.  F.  Dussy.  Le  Peregrin,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1488.  La  vertu  des  corps  Celestes  oeiivre  et  a  aulcune  causalite 
en  la  raixtion  et  qualite  des  coniplexious. 

{La  Mer  des  Histoires.  \,  107  a,  klit.  1491.) 


28  Hugue8  Vagaüay  Caustiqiic 

Caustique.  [1514.  N.  Honssemaiiie,  dans  Delboulle.  Beaieil.] 

1490.  Medecines  consolidativeS;  caustiques  et  corrosives. 

{Le  Guidon  en  /raiicois,  f  oa.) 

Cauterisation.  [1539.  ß.  Estieune.  Dict.  franc.-latin.] 
1503.  Par  iucision  et  cauterisation. 

(Le  Guidon  en  francoi/s,  236  b;  edit.  1520.) 

Cavalerie.  [1571.  La  Boetie.  Mesnagerie^  p.  191.  ] 

Avant  1547.  Traduction  ms.  de  la  Vie  de  Marcellus  par  Arnauld 
Chandon  (R.  Slurel.  Jacques  Amyot  trad.  des  Vies  paralleles  de  Plu- 
tarque,  p.  381.) 

1546.  Vous  nie  ferez  escorte,  avecq'autant  de  cavalerie. 

{Palmerin  d' Olive,  215  b.) 
Caviar. 

1553.  Une  sorte  de  drogue  faite  d'oeiifs  d'Esturgeon,  que  tous 
nommcut  Caviar. 

(Belon.  Observations,  161,  edit.  1588.) 

Celtule.  [1572.  Yver.  Printemps,  p.  547.] 

1541.  Eu  la  cellule  oü  il  estoit  y  avoit  peu  de  clarte. 

{Ämadis.  IT,  32  a.) 

Cenobitiqtie.  [XVII^  s.  E.  Du  Pin,  dans  le  Dictionnaire  de  Trevoux.] 

1586.  II  falloit  que  tout  piofessear  de  ia  vie  cenobitique  ordon- 
nast  tellenient  sa  vie  .  .  .  que  jamais  aucuu  jour  ue  s'ecoulast,  auquel 
il  ne  s'appercenst  d'uvoir  t;uit  proffite,  qu'ä  peine  i)eust  il  voir  le 
procedent. 

(CEovres  spirituelles  de  H.  Suso^  trad.  N.  Le  Cerf;  19  b.) 

Central.  [1545.  J.  Martin,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1503.  Le  chancre  est  enracine  en  la  partie  centrale  et  Interieure 

du  membre. 

(Le  Guidon  en  francoys,  133  c,  edit.  1534.) 

Centumoiral.  [XNi^  s.  Kabelais.  III,  39.] 

1520.  L'office  centumviralle,  c'est  ä  noter  de  100  hommes. 

{Suetone,  trad.  G.  Michel,  63  a,  edit.  1541.) 

Cesar.  [XVI«  s.  Marot.  Colloques  d'Erasme,  l.J 

1488.  Eu  ce  inesme  an  Gallus  oncle  de  Coustssuce  et  frere  de 
Julian  l'Apostat  fut  fait  et  cree  Cesar. 

{La  Mer  des  Histoires.  II,  100  b,  edit.  1491.) 

Ceste.  2  [1578.  Kousard.  Sonnets  pour  Hehnc.  II,  34.] 
1550.  La  chaste  Cyprienne 
Aiant  sou  Ceste  ceiut, 


Charaiiion  Pour  l'Histoire  du  Fian^ais  Moileine  'J9 

Avcc  ses  Graces  vieniie 
Coni|){!ig"ne  ;i  l'euvre  saint. 

{Odeii  de  Uoiisard,  109  b.) 
a^face.  [1611.  Cotgrave.] 

1555.  Dauphin  .  .  .  Balene  ...  et  tels  autves  poy.sson-s  cetacees. 
(P.  Belon.  Histoire  de  la  nature  des  oyseanx,  48.) 

Chaloiipe.  [1611.  Cotgrave.] 

1581.  Fit  outreplus  armer  noinbie  de  barqiies.  chaluppes,  pataches 
et  autres  petits  navires. 

{L'Histoire  de  France,  862.) 
Chawailler,  se  [1549.  R.  Estienne.J 

1540.  Lors  Abiseos  y  surviut  qiii  se  meist  ä  c/iamailler  Agruu's. 

(Ämadis   I,  146  a.) 
1546.  Et  taut  se    chamaillerent,   qii'ou    s'esbahissoit    comme    ilz 
pouvoieut  plus  vivre. 

{Palmerin  d'Olive,  184  b.) 
Chatif ereile.  [1572.  Yver.  Frinfemps,  519.] 

1552.  Celle  [cordej  que  vulgaircment  ou  uommc  chanterclle, 
seroit  Nete. 

(Poiitus  de  Tyard.  Solitaire  pretnier,  dans  ses  Discours  philo- 
sonhiques,  14  b,  edit.  1587.) 

1553.  Quant  est  aux  eordes  de  Lut,  ilz  eu  fönt  do  toutes  sortes 
et  bien  fines,  et  des  c/ianferelles  qui  niouteut  bicn  aussi  haut  que 
les  nostres 

(Belon.  Ohservations,  454,  edit.  1588.) 

Chantonner.  [Ch.  Estienue,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1546.  Cantitare.  Chantonner,  chantillonuer. 

(li.  Estienne,  Dict.  Latino(jallicum,  168  b.) 

Charciderie.  [1576,  dans  Godefroy.  Supplement] 

1552.  Macellum.  Le  marehc  oii  se  vendeut  toutes  sortes  de  vivres, 
comme  boucherie,  rostisserie,  chaircuicterie,  poissonnerie,  et  semblables, 
comme  aussi  la  Cossonnerie  ;i  Paris. 

(Cb.  Esticnne.  Biet.  Latinogallicum,  786  a.) 

Chardonneffe.  [1539.  R.  Estienne.  Dict  franc.-lafin.] 
1538.  Cyuozolon,  herba.  Chardonnette. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  185  b.) 

Charanqon.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  fran^.-latin.] 

1552.  Curculis.  Une  petite  beste  qui  ronge  le  IVoment,  nommcc 
calendre,  ou  chatepelcuse,  ou  charenson,  ou  cosson. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  352  b.) 


30  Hugues  Vag'auay  Charmant 

Charmant. 

1550.  La  charmante  vois 

De  tes  emmiellees  rimes, 

Les  forga  de  qiiitter  leurs  cimes 

Pour  habiter  le  Vandomois. 

{ödes  de  Ronsard,  75  b.) 

Charpi.  [XVI«  s.  Pare,  VI,  1.] 

1503.  Arceuic  sublime   pur  ou  corrige   soyt   mis  en   pouldre  et 
dissolu  avec  vin  et  avec  charpi  ou  coton  soyt  mis  dessus. 

(Le  Guidon  en  francoys,  114  c,  edit.  1534.) 

Chauvete.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.  latin.] 

1503.  Pour  l'indigence  des  humiditez  est  fuicte  calvieia  chauvete. 
{Le  Guidon  en  francoys,  252  b,  edit.  1534.) 

Chemer,  se  [1564   J.  Thierry.  Dicf.  franc.-latin.] 

1552.  Macerare  se.  S'umaigrir,  .  .  .,  se  chemer,  ronger  son  frain. 
(Ch.  Estienue.  Dict.  Latinogallicnm,  787  a  ) 

Chevau-leger.  [1579.  Ordonn.  de  Blois^  art.  289.] 

1568.  Trivulce  fut  averti  .  .  .  que   plusieurs  chevaux  legers  .  .  . 
devoient  .  .  .  venir  pres  la  Miraudole. 

{F.  Guicciardin,  Hisf.  d'Italie,  trad.  H.  Chomedey,  185  a.) 

Chimique.  [XVI«  s.  Pare.  XXVI,  1.] 

1558.  Les  sectes  differeutes  des  Dogmatiques,  Methodiques,  Chimi- 
ques,  Douveaux  Empiriques. 

(Pontus  de  Tyard.  Mantice,  dans  ses  Discoürs  philosophi- 
ques,  190  a,  edit.  1587.) 

Chimiste.  [XVI«  s.  Vigenere,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1557.  Feu  .  . .  non  esteingnable,  s'il  est  vray  ce  que  les  Chimistes 
promeltent. 

(Pontus  de  Tyard.  Le  Premier  Curieux,  dans  ses  Discours 
philosophiques,  241  a,  edit.  1587.) 

Chiourme.  [1550.  Rabelais.  Sciomachie.] 

1546.  Palmerin  demanda  quelz  gents  c'estoient.    On  luy  respondit 
qu'ilz  estoient  chrestiens,  qu'on  vouloit  faire  Chevaliers  de  la  chiorme, 

{Palmerin  d^ Olive,  165  a.) 

Chiromantie,  [1587.  J.  Bodin,  dans  Delboulle.  Recueil  de  vieux  mots,  m^.] 
1552.  Chiromantia.  Devinement  par  regarder  les  traicts  et  lignes 
des  mains,  Chiromantie. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  216  b.) 


Civtque  Pour  l'Histoire  du  Fiaii^ais  Moderne  31 

1570.  [La  divinatiou]  des  lignes  de  malus  |c''estj  Chiromantie. 
{La  Cite  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  217  a,  D.  edit.  1578.) 

Chiromanlien.  |XV^  s.  l'jire.  XIX,  oL] 

1555.  Encor  maintenant  [nous]  faison  voir  uoz  mnins  aux  Chiro- 
manciens. 

fP.  Belou.  Histoire  de  la  nat/ire  des  oyseaux^  71.) 
1584.  Ceux  (|iii  prennent  advis  .  .  .  des  .  .  .  ehiromantiens. 

(Benedicti    Soninie  des  pechez^  42,  edit.  1595.) 

Chrestiennement.  [XVI«' s.  H.  Estienne.  yäjjo/.  dans  Delboulle.  MufSriaiix.] 
1546.  Si  je  vous  ay    aydt'   pav  qiielqiie   servif'e,  je  n'ay  fait  en 
ce  que  niou  devoir,  dout  chresfietuinnenf  je  vous  suis  tenu. 

(Palmerin  d'Olive,  185  a.) 

Chromatique.  [XV!«— XVII«  s.  D'Aubigue.  Foeneste.  I,  2.] 

1552.  La  secoiidc  [espfece  de  iruisiquo|  est  nomm^e  Chromatique 
(comme  oü  diroit  coloree.j 

(Pontus  de  Tyard.  Solitaire  second,  daiis  ses  Discours  pldlo- 
sophiques,  4(5  a,  edit.  15S7.) 

Chrysocome.  [XVI°  s.  Du  Pinet,  dniis  Delboulle.  Recueil.] 

1546.  Corymbus.  Les  raisins  de  l'hcibe  appellec  C/iri/socome. 
(K.  Estieimc.  Did.  Latinogallicum,  314  a.) 

Chute.  [1539.  11.  Estienne.  Dict.  franr.-latin.] 

1503.  Le  tiers  [sig-ne  de  lepre]  est  cheute  des  cheveulx. 

{Le  Giddon  en  francoys,  241  d,  edit.  1534.) 
Cinnamome. 

1559.  L'indice  du    tres  bon   Cinnamome,   est  la  propriete  de  sa 
snave  odeur. 

(Dioscoride,  trad.  M.  Mathoe,  llJti.) 

Cinquihuemcnt.  [1690.  Furetiere.] 

1584.  Troisiesineinent  . .  .  Quatriesraement  . .  .  Cinquiesmemcnt . . . 
{Guevarre.  Epistres  dorhs.  IV,  trad.  J.  de  Pjarraud,  282  b.) 

Citronnier.  [1549.  K.  Estienne.  Dict.  fntnr.-latin.] 
1546.  Citrus.  Ung  citronnier. 

(K.  Estienne.  Dict.  Ijatinoyallicum,  211  a.) 

Civique.  [XVI*  s.  Du  Pinet,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1528.  Qui  plusieurs  [liommes]  .  .  .  cooservera  donnant  la  raison 
de  bieo  vivre  plusieurs  coronnes  civiques  doit  m^riter. 

(Platine.  De  honneste  volupte,  trad.  D.  Christol,  1  b.) 


32  Hngues  Vnganay  Clarificatiön 

Clarißcat/on.  [1512.  J.  Le  Maire,  dans  Delboulle.  ReciieiL] 

1503.  Aoathomie  est  incision  faicte  artificiellemeut  et  clarificatiön 
des  choses  lesquelles  sont  secrettes  esparlies  interiores  ducorps  liumaiu. 

{Le  Guidon  en  francoys,  32  a,  edit.  1534) 

Classique.  [1611.  Cotgvave.] 

1548.  La  lecture  des  bons  et  classigues  poetes  frangois. 

(Th.  Sebillet.  Art  PoStique,  p.  26,  Mit.  Gaiffe.) 

Clematide.  [1611.  Cotgrave.] 

1559.  Les  plantes  . . .  que  les  Italiens  appellent  Vitalbe  .  . .  sont 
les  clematides  de  Dioseoride. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  217  a.) 

Clepsydre.  [1611.  Cotgrave.] 

1585.  Clepsijdre  :  vase  ä  eau  duquel  oii  s'aide  ä  arroser  les 
jardins  l'este. 

(P.  Thevenin,  dans  La  Sepmaine  de  G.  de  Saluste,  50.) 

Clignottant. 

1546.  Oculi  somni  couniventes.  Clignottans  d'envie  de  dormir, 
de  sommeil. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  178  a.) 

CUgnotter.  [1611.  Cotgrave.] 

1546   Nietare  Souvent  cligner  les  yeiilx,  clignotfer,  ciller  les  yeulx. 
(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  828  b) 

Clochement.  [1552.  Ch.  Estienne,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1546.  Claudicatio.  Boitement,  clochement. 

(ß.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.,  216  b.) 

Cloporfe.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.\ 

1538.  Blatta.  Espece  de  vermine  . . .  comme  cloportes  et  semblables. 
(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  90  b.) 

2.  Cocher.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  fran<:.-laf.in.] 

1560.  Piaton  .  .  .  fait  une  comparaison  de  la  raison,  au  Cocher 
qui  tient  les  chevaux  en  bride  pour  trainer  la  coehe. 

(R.  Belleau,  dans  Les  Amours  de  Ronsard.  II,  40  b.) 

Coeternite.  [1618.  P.  Coton,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1530.  Pour  monstrer  la  coetertiite  du  Filz  avec  le  P6re  11  [sainct 
Jehan]  dist :  Hoc  erat  in  principio  apud  Deiim.  Ceste  coeternite  estoit 
des  le  commancement. 

(Postilles,  18  a,  edit.  1546.) 


Comma  Poiir  rilistoirc  du  Fiaugais  Modeiue  ;-^3 

Coincident.  [1581.  Sibilet.  Conframour,  ]).  8,  dnns  Godefroy,  Coiiiplemenf.] 
1503.  Ces  temps  iie   sont  i){is   coincidem^^   uy   aiissi   ne   vieunent 
pas  ensenible. 

{Le  Guidon  en  francoys,  8G  d,  edit.  1534.) 

Coleri.  [XVP  s.  Bou.  Des  Periers.  Nouvdles,  121.] 

1540.  Lors  s'eu  allii  le  Duo  en   son  chaßteaU;   et  Galvanes  vcrs 
Ag'raies  taut  collere  que  rien  plus. 

{Amadls.  \,  03  b.) 
1546.  Et  dist   ce  mot  Frisol   de  teile  manicre,   que   Palmeriii  le 
cuidoit  colere. 

{Falmerin  d'Olive,  198  a.) 
1550.  Si  quelq'uu  par  curieuse  opinion  plus  tost  que  par  raison 
se  colere  eontre  teile  honteuse  liberlC;  il  doit  appreudre  qu'il  est  Ignorant 
de  sa  laugue. 

(Ronsard.  Avertissement  au  Lecfenr,  daus  ses  Ödes.) 

Coller.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franr.-lathi.] 
1538.  Glutino.  Coller^  gluer,  conjoindre. 

(R.  Estienne.  Dicf.  Latinogallicum,  313  a.) 

Coloqidnte.  [XVI«  s.  Paie.  XV,  26.] 

1552.  Colocynthis.  Courge  sauvage,  coloquhite. 

(Cb.  Estienne.  Dict.  LcUinogalliciim,  249  b.) 

Coloration.  [1611.  Cotgrave.J 

1503.  Ordc  coloration  des  ungles. 

{Le  Guidon  en  francoijs,  29  c,  edit.  1534.) 

Colosse.  [1554.  Tbevet.  Cosmogr.  da  Levanf,  p.  104.] 
1550.  Faisant  un  veis  plus  durable 
Qu'nn  Colosse  elabonre. 

{Ödes  de  Ronsard,  110  b.) 
2  Aoust  1553.  A  Pexem])le  de  ceulx  qui  tont  d'un  Colosse  plusieurs 
statues  maniables  ä  volunte. 

{Albert.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  75  b.) 

Comiqnement.  [1552.  Ch.  Est.  dans  DelbouUc.  Recueil.] 

1546.  Comice.  En  joueur  de  farces,  comiquement,  joyeusement. 
(R.  P^stieune.  Dict.  Latinogcdlicum,  247  b.) 

Comma.  [1587.  Vigenere,  daus  Üelboulle.  liccueil.] 

1552.  Comma,   est  celle   partic    de  laquelle   le  grand   demy  ton 
surmonte  le  petit. 

(Pontus  de  Tyard.  Solitaire  second,  dans  ses  Discours  philo- 
sophiques,  59  b,  edit.  1587.) 

Romanische  Foräcliungen  XXXII.  3 


34  Hugues  Vaganay  Commis 

Commis.  [1539.  R.  Estienne.  Biet,  franc.-lafin.] 

1537.  Cesar  .  .  .  fist  occire  tous  les  conseillers  [de  Vannes]  .  .  . 
pour  cause  qu'ilz  avoient  emprisonne  et  retenu  les  ambassadeurs  et 
ses  commis  et  lieutenans. 

{Cesar,  trad.  Est.  de  l'Aigue,  ed.  Galiot  du  Pre,  s.  d.,  268  b.) 

Communicateiu:  [XVII»  s.  Bossuet.  Relation  sur  le  quietisme.  11,  8.] 

1570.  N'oubliez  pas  A  bien  faire,  et  estre  communicateurs  :  car 
Dieu  s'apaise  par  tels  sacrifices. 

{La  CitS  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  280  a,  C,  6dit.  1578.) 

Compatriote.  [XVI®  g.  Du   Pinet,  Hist.  nat.  de   Pline,   dans  Delboulle. 
Becueil.] 
1532.  II  [PhiloJ  entreprint  d'aller  k  Rome  en  ambassade  pour  les 
Juifz  ses  Compatriotes. 

{Ei4sebe.  Hist.  eccles.^  transl.  Gl.  de  Seyssel,  II,  5.) 

Compendium.  [1609.  Gl.  Duret,  dans  Delboulle.  Becueil.] 

1584.  Geste  abbreviation  est  le  sommaire,  et  comme  le  Cotn- 
pendium  de  toute  la  loy  de  Moyse  et  des  Prophetes. 

(Benedicti.  Somme  des  pechez,  31,  edit.  1595.) 

Completif.    [1551.    Artus    Desir^.    Defense  de  la  foy,    dans  Delboulle. 
Recueill\ 
1503.  Vertu  completive  de  parfaictement  digerer. 

{Le  Guidon  en  francois,  66  a,  edit.  1534.) 

CompliquL  [XVI«  s.  Pare.  Introduction,  23.] 

1503.  Guerir  une  maludie  simple  uon  compliquee  avec  autres 
maladies. 

{Le  Guidon  en  fran(;oys,  8  a,  edit.  1534.) 

Comploter.  [1564.  J.  Tbierry.  Dictionnaire  francois- latin.] 

1561.  Ils  macliiuerent  sur  l'heure  et  comploterent  conjuration  et 
rövolte  contre  la  faulse  Gotholie. 

{Zonare.  Histoires,  trad.  I.  de  Maumont,  353  B.) 

Comprehensif.  [Neolog-isme.] 

1503.  Vertu  animale  sensitive  interiore  occultement  comprehensive. 
{Le  Guidon  en  francoys,  24  a,  edit.  1534.) 

Conciliahule.  [1585.  Montlyard,  dans  Delboulle.  Becueil.] 
1568.  Le  Conciliahule  de  Pise. 

{F.  Gnicciardin.  Hist.  d'ltalie,  trad.  H.  Chomedey,  195  a.) 


Conglutination  Poiir  l'Histoiie  du  Frangais  Moderne  35 

Concision.  [1709.] 

1488.  Gadgad  .  .  .  est  interprete  concision  ou  coupure. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  I28c,  6dit.  1491.) 

Concomitant.  [1585.  Cholieres.  MatinSes,  p.  237.] 

1503.  Accident  commuu,  concomitant,  ensuyvant. 

(Le  Guidon  en  francoys,  18  b,  6dit.  1534.) 

Concurremment.  |1690.  Fureti^re.]  « 

1596.  Leurs  proc6s  leur  seront  faicts  .  .  .  concurremment  par  les 
Juges  d'Eglise  et  seculiers. 

(P.  Guenoys.  Conference  des  Coustumes  de  France^  151  a.) 

Condisciple.  [1727.  Furetiere.] 

1532.    Plusieurs    autres   .  .  .   avoient    este    Condisciples    d'icelle 
Potamie  en  la  doctrine  chrestienne  soubz  Origene. 

{Eusebe.  Hist.  eccles.,  transl.  Cl.  de  Seyssel.  VI,  4.) 

Condyle.  [1539.  K.  Estienue.  Dict.  franc.-latin.] 

1538.  Condylus.    Condyle.    Les   tuberositez    des   os,    comme    les 
chevilles,  ou  neuds  des  piedz,  des  bras,  des  doigts,  et  autres, 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  146  a.) 

Confier.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1501.  Dieu  dissipe  .  .  .  la  force  et  pulssance  de  ceulx  qui  veul- 
lent  .  .  .  se  confier  en  eulxmesmes. 

(F.  Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Fernme  forte,  b  5  b.) 

Confiturier.  [1584.  J.  de  Barraud,  daus  Delboulle.  Becueil.] 

1584.  Ces  jours  passez  .  .  .  on  estoit  sur   le   poinct   d'eslire  un 
Confiturier  pour  vostre  Majeste. 

{Guevarre.  Epistres  dorhs.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  270  a.) 

Conflagration.  [XVI«  s.  Rabelais.  II,  29.] 

1488.  Et  aussy  alors  sera  la  derni^re  conflagration  et  enibrasement. 
{La  Mer  des  Histoires.  \,  25  c,  6dit.  1491.) 

Conformetnent.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  franr.-latin.\ 

1503,  Comme  il  sera  declare  neanmoins  parlant  conformSment. 
{Le  Guidon  en  francoys,  133  a,  edit,  1534.) 

Conglutination.  [1542.  P.  de  Changy,  Trad.  de  L.  Vives  dans  Delboulle. 
Becueil.] 
1503.  Conglutination  .  .  .  n'est  aultre   ehose    sinou   union  et  in- 
viscation  des  levres  et  extremitez  du  membre  oii  est  la  playe. 

{Le  Guidon  en  francoys.,  163  b,  6dit.  1534.) 

3* 


36  Hugues  Vaganay  Conifere 

Conifere.  [XVI^  s.  P.  Belon^  dans   Godefroy.  Suppig 
1523.  Le  donlx  vent  .  .  ..baissoit 

Les  summitez  des  g-rans  pins  coniferes. 

{Parthenice  Mariane,  trad.  J.  de  MortiereS;  47  b.) 

Conjecturalement.  [XVI«  s.  Montaigne,  dans  Dochez,  Dict] 

1488.  Les   ämes  qui   sont  en    puigatoyre   ou    en   enfer  ue    con- 
gnoisseut  ])oint  ce  qu'il  se  fait  ou  moude  sinon  conjecturalement. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  22  b,  edit.  1491.) 

Conjugaison.    [Conjugezon.    1550.    Meigret.  Grammaire  francoise,  74  b.] 
1551.  Regles  pour  congnoistre  les  declinaisons,  et  conjugaisons 
des  noms  et  verbes  tuscans. 

{Dialogues  de  m.  Speron  Sperone^  trad.  C.  Gruget,  191  a.) 

Conjurateur.  [1539.  R.  Estienne.  Biet.  franQ.-latin.] 

1488.  Exorcistes  et  conjiirafeurs  . . .  les(iuelz  chassoyent  les  deables. 
{La  Mer  des  Histoires.  II,  79  c,  edit.  1491.) 

Consolateur.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1488.  Neemias  qui  est  interprete  consolatenr  de  Dieu. 

{La  Mer  des  Histoires.  II,  30  b,  edit.  1491.) 
1538.  Paracletus.  Advoeat,  consolateur. 

(R.  Estienne.  Dict.  Lafinogallicimi,  515  a.) 
Cons2)ue)-. 

1530.  Hz  le  conspuerent  en  le  colaphisaut  en  la  face. 

[Postilles,  83  b,  edit.  1546.) 

Constitutif.  [1611.  Cotgrave.] 

1488.  Aristote  composa  ...  de  la  loy  constitutive  uug  [livre]. 
{La  Mer  des  Histoires.  II,  27  c,  edit.  1491.) 

Contagion.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 

1516.   Contagium.    Attouchement    dommageable     et     dangereux. 
Maladie  contagieuse,  et  qui  vient  de  toucher  l'ung  ä  l'autre.  Contagion. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  298  b.) 

Continuateur.  [16.0.  Furetiere.J 

1579.  Le  continuateur   de    Gregoire    et   d'Aimonius    tesmoignent 
qu'il  a  fait  une  mauvaise  fin. 

(Vignier.  Sommaire  de  Vhistoire  des  Frangois,  82.) 

Contondant. 

1503.  Fracture  .  .  .  selon  nostre  langue  est  diete  Solution  faiete 
non  pas  de  queleonque  chose,  mais  de  cbose  contondante. 

{Le  Guidon  en  francoys,  227  d,  edit.  1534.) 


Contusion  Pour  l'Histoire  du  Frangais  Moderne  37 

Contondr e.  [XVI«  s.  Pave.  I,  9.] 

1503.  Les  causes  des  fractures   sont  comme   des  aiitres  playcs: 
c'est  assavoir  de  toute  cbose  qui  peult  contondre  et  froisser  les  os, 
{Le  Guidon  en  fvancoys,  227  d,  cdit.  1534.) 

Contour.  [1549.  Eabelais.  Scio»tac/ne.] 

1548.  (Th.  Sebiilet.  Art  poetiqite,  p.  17,  edit.  Gaiffe.) 

[Godcfroy  cite  des  exemples  du  X1V°  siecle.] 

Contourne.  [1564.  J.  Thierry.  Dlct.  frang.-latin.] 

1548.  (Tb.  Sebillet.  Art  poetique,  p.  \1,  edit.  Gaiffe.) 

1552.  Flectere  equiim.  Contourner. 

(Ch.  Et>tienDe.  Dict.  Latinogallicum^  471  b.) 

1559.  Entie    les    especes  de  calament   il   en  y  ha  une,   qui  .  .  . 
prodnit  ....  les  tiges  confournees  en  anglets. 

(Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  265  a.) 

Contradictoirement.  [1017.  Merc.  franc.  dans  Delboulle.  Recueil.] 

(Charles    du  Moulin  sur   le  68.   Art.  de   la  Coustume  de  Bour- 
bonnois,  daus 

1596.  Guenoys.  Conference  dci;  coustmnes ...  de  France,  386b.) 

Contre  charme. 

1572.  Tons  jaspes  .  . .  serveut  de  preservatifs  et  de  contre-charmes. 
{Comm.  de  Matthioliis  sur  Dioscoride,  trad.  Du  Piuet,  540  a.) 

Contremine.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 

1530.   Les   Khodieus  .  .  .  feirent    des    contremines,    qui    viudreut 
rencontrer  celles  des  ennemys. 

[Diodore,  trad.  CI.  de  Seyssel,  125  b.) 

Contrepoison.  [1539.  K.  Estienne.  Dict.  fratic.-/atin.] 
1538.  Antidütum.  Contrepoison,  Methridat. 

(K.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  56  b.) 

Contus.  [1549.  Tag-ault,  dans  Godefroy.  Complement.] 

1503.  Quant   la   playe   est   composee   avecques   chair   contuse   et 
contrite  .  .  .  il  est  nccessite  .  .  .  y  appliquer  medecine  sup|)orative. 
[Le  Guidon  en  francorjs,  207  a,  6dit.  1534.) 

Contusion.  [1545.  G.  Gucroult,  dans  Delboulle.  liecueil  de  vieux  mofs,  ms.] 
1503.  Au  mcmbre   ouquel   e.<t   faicte   contusion  et  attrition  coni- 
munement  s'ensuyt  grant  douleur. 

[Le  Guidon  en  francoi/s,  179  d,  edit.  1534.) 


38  Hugues  Vaganay  Convexite 

ConvexiU.  [XVI*  s.  Du  Pinet,  dans  Godefroy.  Complement.] 

1557.    Tel  me    semble  ce  Ciel,   dans  l'espace   duquel  comprius 
depuis  la  concavite  qui  contient  les  elemens,  jusques  ä  la  deruiere 
convexite  embrassant  le  ciel   estoile,  sont  semees  les  sept  Pianettes. 
(Poutus  de  Tyard.  L' Univers,  228  b,  edit.  1587.) 

Conoiction.  [1642.  Oudin.] 

1580.  RecolemenS;  convictions,  confrontatious. 

(I.  Bodin.  Demonomanie,  86  a,  edit.  1582.) 

Cooperation.  [1525.  Lefevre  d'Etaples,  dans  Godefroy.  Complement] 

1488.  Dieu  au  commencement  avoit  fait  romme^   c'est  assavoir 
Adam  sans  Cooperation  de  homme  et  de  femme. 

{La  Mer  des  Histoires.  II,  58  d,  edit.  1491.) 

Coqueluchon.  [1539.  R.  Estienue.  Dict  franc.-latin.] 

1538.  Cucullus.  Le  coqueluchon  d'une  cappe,  et  la  cappe  que  les 
femmes  portent  sur  leur  teste  pour  la  pluye. 

(ß.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  178  b.) 

Cordonnier.  [XVI«  s.  Calvin.  Instit.  ehrest.  III,  IV,  22  edit.  1562.] 
1503.  Ung  mien  cordonnier  de  Paris. 

{Le  Guidon  en  francoys^  249  c,  edit.  1534.) 

Corinthien   [XVI«  s.  Montaigne.  I,  51.] 

1553.  Aueuns  [architectes]  estiment  [la  division]  lonlque,  plusieurs 
la  Corinthienne,  et  s'en  treuve  assez  qui  suyvent  la  Tuscane. 

(Albert.  Architectiire,  trad.  I.  Martin,  15  a.) 

Cornee.  [1545.  G.  Gueroult,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1503.  Apres  tourne  l'esguille  vers  la  cornSe. 

{Le  Guidon  en  francot/s^  263  a,  edit.  1534.) 

Coronal.  [XVI«  s.  Rabelais.  I,  25.] 

1503.  Le  premier   os  de  la  teste  est  de  la  partie  de  devant  et 
est  dit  coronale. 

{Le  Guidon  en  francoys,  43  a,  edit.  1534.) 

1503.  Les   yeulx   sont   iustrumens  de  voyement  et  sont  dedans 
orbitain  qui  est  la  partie  du  coronal. 

{Ibid.,  48  a.) 
Cotignac.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-iatin.] 
1550.  Le  cotignac  nous  semble  bon. 

{Ödes  de  Ronsard,  148  a.) 
1559.  Le  just  du  fruit  [du  Poterium  rubrum]  espreinct,   et  cuit 
avec  du  sucre,  en  forme  de  cotignac,  est  une  chose  tres  delicate. 

{Dio^coride,  trad.  M.  Mathee,  77  a.) 


Graqtter  Pour  l'Histoire  du  Fran^ais  Moderne  39 

Cotonneux.  [158o.  Cl.  Gauchet,  dans  Delboulle.  Materiaux.] 

1552.  Lanuginosus.  Qui  ha  comme  du  poil  folet  au  tronc,  ou  cn 
ses  fueilles,  cotonneux,  mousseux. 

(Ch.  Estienue.  Di  ct.  Latinogallicum,  751  a.) 
1552.  Pannicula.   La  fleur  des   uoyers  .  .  .    C'est  aussi   la  teste 
et  materas  houssu  et  cottonneux  d'un  roseau. 

(Ch.  Estienne.  Dkt.  Latinogallicum,  943  b.) 

Couleuvree.  [1539.  R.  Estienue.  Dict.  frang.-latin.] 
1558.  Cedrostis.  De  la  couleuvree. 

(R.  Estieune.  Dict.  Latinogallicum,  109  b.) 

Courbement.  [1539.  R,  Estienue.  Dict.  franr.-latin.] 

1503.  Spasme  est  tirement  et  courbement  de  la  langue  ä  sa  nais- 
sance. 

{Le  Guidon  en  francoijs,  266  b,  edit.  1534). 

Courtepoincte. 

1488.  Courtiue  . . .  ouvree  en  ouvrage  de  coultepoincte  entrelassee 
et  tissue  de  belle  diversitö. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  129  d,  edit.  1491.) 

Cousin.  2.  [1578.  Ronsard.  Sonets  pour  Helene.  II,  21.] 

1551.  Allerous  piquaus  (ce  sont  petites  mouehes,  ;i  lougs  piedz, 
.  .  .  et  se  nommeut,  au  pais  de  Lyonnois,  cousins). 

(Dialogues  de  m.  Speron  tiperone.,  trad.  C.  Gruget;  221  a.) 

Couvi.  [1611.  Cotgrave.] 

1555.  Oeufs  . . .  qu'on  nomme  en  Francoys  cüufs  couvis,  ou  pourris. 
(P.  Belon.  Histoire  de  la  nature  des  ot/seaux,  31.) 

Cracheur.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  trancois  latin.] 
1538.  Screator.  Ung  cracheur. 

(R.  Estienne.  Dict-  Latinogallicum,  647  b.) 

Craquement.  [1556.  R.  Leblanc,  dans  Delboulle.  Becueil.] 

2  Aoust  1553.  Tons  eeux  qui  estoient  en  la  maison  des  baingz 
publiques,  entendans  le  cracqiiement  quc  faisoit  la  charpenterie,  s'en- 
fuyrent. 

{Albert.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  26  b.) 

Craquer.  1.  1 1549.  R.  Estienne.] 

1546.  Le  vieillard  .  .  .  Testraignoit  de  sorte  qu'on  luy  oyoit 
craquer  les  os. 

{Palmer in  d' Olive,  226  a.) 


40  Hugues  Vaganay  Crasseux 

Crasseux.  [1539.  R.  Estieune.  Dict.  franc.-lafin.] 

1538.  Squallidus.  Plein  et  cbarge  de  crasse  et  d'ordure,  Crasseux. 
(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum^  670  b.) 

Crater.  [1626.  Bachet  de  Meziriac.  Traduction  des  epistres  d^Ooide,  p.  285.] 
1570.  Ethna  est  iine  montagne  en  Sicile,  sacree  ä  Vulcain,   la- 
qiielle  de  uuict  vomit  des  flambes  par  iiue  Ouvertüre  de  vingt  Stades 
qua  ilz  appellent  crater,  c'est-ä-dire  tasse. 

{La  Cite  de  Dien,  frad.  G.  Hervet.  I,  104  b,  edit.  1578.) 
1570.  Les  ouvertures  qu'on  appelle  Crateres,  c'est  ä-dire,  tasses. 

(Ibid.,  I,  108  a,  D.) 
Crejjer. 

1523.  Ses  cheveux  gris  saus  nettoyer  humides 
Laissa  cresper  et  devenir  squalides. 

{Parthenice  Mariane,  frad.  J.  de  Mortieres,  29  b.) 

CrepH.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latiu.] 
1538.  Vibratum.  Reeroquille,  crespu. 

(R.  Estieune.  Dict.  Latinogallicum,  739.) 

Criard.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1532.  Pilate  .  .  .  avoit  commande  ä  ses  souldtvrds  qu'ilz  .  .  . 
frappassent  sur  les  criars. 

{Eusebe.  Eist,  eccies.,  trad.  Cl.  de  öeyssel,  livre  II,  Chap.  VI.) 
1538.  Clamosus.  Ung  criart.,  qui  ue  fait  que  crier. 

(R.  Estienne,  Dict.  Latinogallicum.^  120  b.) 

Criminalite.  [1611.  Cotgrave.] 

1546.  II  a  voulu  vuider  la   criminalite  avaut  que  toucher  ä  la 

civilite. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  704  b.) 

Croc. 

1546.  Oudiu  .  .  .  jetaut  son  espöe  contre  Palmerin,  le  saisit  au 
Corps,  pensant  le  mettre  bas  :  mais  .  .  .  Palmerin  luy  donna  le  crocq 
de  teile  ruse,  qu'il  le  mist  les  piedz  contremont. 

{Palmerin  d' Olive,  184  b.) 

Croche.  [XVP  s.  Rabelais   V,  16.] 

1550.  Un  aigle  sur  la  röche 

Lui  ronge  d'un  bec  croche 

Son  poumon  immortel. 

{Ödes  de  Ronsard,  119  b.) 

Crocheteur.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.'] 
1538.  Baiulus.  Crocheteur,  gaigne  denier. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.^  86  a.) 


Debavrasscr  l'uur  l'Histoirc  du  Franguis  Moderne  41 

Croissant.  2. 

1540.  Fleiirs  croissantes  par  le  cbamp. 

{Amadis.  I,  G7b.) 

Croiipissant.  [XVI**— XYII«  s.  S.  Fraugois  de  Sales]. 

1552,  ßeses  aqua.  Eaue  croiipie,  .  .  .;  croiipissant,  dorniuut. 

(Ch.  Estieiine.  Dict.  Latinogalliciim,  115o  b.) 

1553.  Le  [sable]  croiipissant  au  pied  des  montaignes  soubz  l'im- 
pctuositc  de  l'eau  tombante,  se  treuve  toujours  plua  commode. 

{Alhert.  Architecfure,  trad.  I.  Martin,  35  a.) 

Cucule.  [1512.  J.  Le  Maire,  dans  Delboulle.  Becueil.] 

1488.  II  vestit  une  belle  robe  et  mist  sur  sa  teste  une  g-raude  ciicule. 
[La  Mer  des  Histoires.  II,  2G  a,  edit.  1491.) 

Cidace.  [IGll,  Cotg-rave] 

1581.  La  harquebuze  .  ,  .  est  courte,  et  lenforcee,  ä  long-  ressort 
et  larges  roues,  soustenues  i)ar  la  culace. 

{UHistoire  de  France,  G92.) 

Curcuma.  |15ü2.  Du  Pinet.  daus  Delboulle.  Kecueil.] 

1559.  La  seconde  espece  [de  soncbet]  qui  s'apporte  de  Tludie, 
n'est  autre  ebose  que  cette  raciue  jaune,  laquelle,  6s  officines,  s'ap- 
pelle  comuiunemeut  Curcuma. 

{Dioscoride^  trad.  M.  Matbee,  9  a.) 

Damasqiiiner.  [Apres  1557.  B.  Falissy,  39.] 

1553.  Les  Turcs  aiuieut  a  avoir  leurs  espees damasguinees, 

c'est  ä  dire  ternies  de  coste  et  d'autre. 

(Belon.  Observations^  105,  edit.  1588.) 
1555.  Cüuvres  la  teiidre  ebair  de  vos  greves  divines 
Du  cuir  daniasquine  de  vos  rouges  botiues. 

{Les  Meslanyes  de  P.  de  Ronsard,  38  b.) 

Dartre.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franr.-latin.] 

1503.  Et  soDt  dictes  vulgaireraeut  dartres  et  feu  volagc. 

[Le  Guidon  en  francoys,  245c,  edit.  1534). 
1538.  Lieben.  MaUidie  sur  la  i)oau  de  la  personne,  dartre.,  feu  volage. 
(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicwn .,  421  a.) 

Davier.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  franq.-latin.\ 

1546.  Forfex.  Ung  davier  de  barbier  servant  ä  arracber  les  dens. 
(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicuni,  042  a). 

Debarrasser.  [1611.  Cotgrave.J 

1584.  David  .  .  .  pour  desc^ucls  niaux  sc  debarrasser  et  dcsen- 
veloper  il  recouroit  .  .  .  ä  l'oraison  et  priere. 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  52  a.) 


42  Hugues  Vaganay  Debaucheur 

Debaucheur.  [XVI»-XVn«  s.  Brantome.  IX,  67.J 

1581.  (P.  de  la  Coste.  Sermons,  253  a,  edit.  1598.) 

Deboiter.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  franc.-latin.] 

1552.  Desmettre  de  son  lieu,  desnouer,  disloquer,  desboiter. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogalliciirn^  785  a.) 

Deboucher.  [1539.  K.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 
1538.  Relinere.  Desboucher. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  621  b.) 

Decamper. 

1540.  Quand  les  gens  du  duc  le  veirent  ainsi  escamper,  les  ungs 

estoient  d'opinion  de  le  siiivre. 

(Ämadis.  l,  45  a.) 

Decalogue.  [XVI«  s,  Fossetier,  dans  Godefroy,  Complement.] 

1488.  Les  commandemens  du  decalogue,  c'est-ä-dire  les  dix  com- 

mandemens  de  la  loy. 

{La  Mer  des  Histoire^.  \,  74  c,  edit.  1491.) 

Decasyllabe. 

1555.  (J.  Peletier.  Art  Foetique,  67.) 

Decelement.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 

1546.  Conjurationis  indicium.  Encusement,  decelement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  646  a.) 

Deceler.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 

1546.  Conjurationem  indicare.  Deceler. 

iR.  Estienne.  Dict.  iMtinogallicum^  646  a.) 

1546.  Et  qu'il  ne  craigne  d'estre  decele  de  Brionnelle,  ear  eile 

entend  assez  de  mes  affaires. 

{Palmerin  d'Olive^  49  b.) 

Decemment.  [XVP  s.  Montaigne.  1,  25.] 

1523.  Le  der  yoleil  a  ses  cheveulx  dorez 

Plus  decemment  par  ses  cours  decorez. 

{Parthenice  Alariane,  trad.  J.  de  Mortieres.  47  b.) 

Decimateur.  [1680.  Richelet.] 

1542.  Mulctes  imposees  contre  les  decimateurs. 

{Dion  Historien,  trad.  Cl.  Deroziers,  7  a.) 

Declamateur.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franq.-latin.] 

1538.  Declamator.     Qui  s'exerce  en  teile  sorte,  diclamateur. 

(R.  Estienne.  Dict.  Ijatinogallicum,  189  b.) 


Delitescence  Tour  rilistoiro  tUi  Fr;uiy;ii8  Mudonic  41) 

Dccolorcr.  [1G71.  Kaciiicj 

1559.  L'agaric  ...  ha  i)uissaucc  .  .  .  u  coux  qui  sont  dScolorcz 
et  blesmis  par  Ics  membres. 

[Dioscorii/c,  Irad.  M.  Mathöc,  240  a) 

1570.  Jusques  ä  taut  (]iic  l'aage  s'empirant, 
Et  peu  ä  peil  son  or  cUcolorant^ 
Bicu  tost  apios  survindrcnt  en  la  tcrre 
L'aiuour  d'avoir,  et   la  rage  de  f;iieirc. 
{La  Cife  de  Dien,  trad.  G.  llcrvet.  I,  78  b,  c,  6dit.  1578.) 

DScoloratioH.  [XVI«  s.  Pare.  XN'Ill,  ().').] 

1503.  Excroissances,  rongues,  döcoloration  et  yuciirs. 

{Le  Guidon  en  francoi/s,  82  d,  edit.  1534.) 

Dedale. 

1586.    lo/r  Alembyqiier. 

Dkiicatoire.  (XV!«— XVII«  s.  Uli  rerron,  daiis  Delboulle.  l\ecuei/.\ 

1572.  Qui  preudra  gardc  ä  la  loiiauge  (jue  rAutheur  noiis  dounc 
eu  l'Epistre  dediaitoire  de  ^es  CommeDtaires  Italiens. 

[Comin.  de  Matthiolus  stir  Dioscoride,  v"  du  titre.) 

Degouter.  [1539.  K.  Estiemie.  Dict.  franr.-latin.] 

1538.  Fastidii  delicatissiiiii  liomo.  Aise  k  desgouster,  et  pour  peu 
de  chose. 

(K.  EstieuDC.   Dict.  Latinogallicmn,  187  b.). 

D^grafer.  [1564.  J.  Tliicrry.  Dict.  franr.-latin.] 

1546.   ralmcrin comiiiauda    aux    iiiatelotz    de   degraß'er 

Süu  uavire. 

{Palmerin  d' Olive,  210  b.) 

Deißcation.  [1556.  Guill.  du  Clioul,  Religion  des  liomains,  daus  Delboulle. 
Eecueil.] 
1488.  Jupiter  eut  une  chievre  pour  le  nourrir  . . .  laquclle  cbievrc 
i\])\h^   la  diification    de    Jnjjiter  fut  translatee  68    cieulx  et  fait  uiig 
signe  noumie  Capricoroc. 

{La  Mer  des  Hisfoires.  I,  37  a,  edit.  1491.) 

Delitescence.  [XVI«  s.  Pare.  V,  3.] 

1503.  Quant  une  apostcme  a  estc  manifeste  et  puis  apres  sc 
oceulte  ,  .  .  teile  oecultation  et  retouruenicnt  arri^rc  uoz  docteurH 
Tappellent  deliteseeutia  ...     11  y  a  une  autre  delitescence  .  .  . 

{Le  Guidon  en  francof/s,  87  c,  d,  edit.  1534.) 


44  Hiigiies  Vnganay  Demy-autour 

Demy-aufour.  [XVI«  s.  Du  Fouillonx.   Veuerie,  59,] 

1555.  Les  fauconniers  en  constituent  encor  niie  autrc  espece, 
qu'ils  Dommeut  Demy  Autour,  comme   moyen  entre   rautour,   et   son 

tiercelet. 

(P.  Belon.  Histoire  de  la  nature  des  oyseaiix,  113.) 

Demidieu.  [1539.  R    Estienne.  Dict.  franr.-lafm.] 

1488.  Les  demydieux  sont  ämes  Celestes  soubz  forme  bumaiue, 
aiusy  que  Warardraeh  disoit  de  saiuct  Symon  et  sainct  Jude.  Tou- 
tesfois,  dit  Servie  que  demydieux  sont  ceulx  qui  seulemeut  sont  dieux 
du  costc  de  leur  pere,  comme  Hercule«. 

{La  Mer  des  H/stoires,  I,  54  d,  edit.  1491.) 

D^nombrer.  [XVP  s.  Godefroy.  Complement  „titie  ^g-are".] 

1570.  VaiTOU  aussi  luy  mesmeacommeucc  de  raconter  et  denoinbrer 
Jes  dieux. 

(La  Cite  de  Bleu,  trad.  G.  Hervet.  [,  181  a,  D,  edit.  1534). 

Dental.  [1611.  CotgTave.J 

1503.  Troys  vrayes  manieres  de  joiiictures  se  trouvent  entre  les 
OS.  L'une  est  dicte  clavalle  comme  celle  des  dens.  L'autre  sarratille 
ou  dentalle  comme  icelle  du  craneum. 

{Le  Guidon  en  francoys,  40  d,  edit.  1534). 

Deutele.  [1564.  J.  Thierry.  Dict-  franr.-lat/n.] 

1555.  Quelques   oyseaux  de  riviere  Tont  [le  bec|  coclie  de  teile 

mauiere;  qu'on  peut  dire  qii'üs  l'ont  deutele. 

(P.  Belon.  Histoire  de  la  nature  des  oyseaux,  35.) 

1555.  (Billou.  Le  Fort  inexpugnable,  25  a.) 

1559.  Les  fueilles  [du  Sumach]   sont  longuettes,  rougeastres,  et 

dentellees  k  Tentour. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  91  a.) 

DSpaver.  [XVP  s.  Pure,  t.  III,  p.  706.] 

1506.  Puis  apres  fut  despave  et  de  nouveau  repave. 

(La  Mer  des  Histoires,  II,  185  b.) 

Deperdition.  [XVI«  s.  Pare.  VIIL  1.] 

1503.  S'il  u'y  a  nulle  deperdition  de  substauce,  il  convient  essayer 
consolider  avec  medecines  sanguiuolentes. 

{Le  Guidon  en  francoys^  183  d,  edit.  1534.) 

Depilatoire.  [XVI«  s.  Pare.  XV,  1.] 

1552.  Psilotbrum.  Oignement    qui    scrt   ä   faire   lomber   le  poil, 
dejnlatoire. 

(Cli.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  1088  a.) 


Desofdie  Vom  lllistoire  du  Francais  Moderne  45 

1553.  Toutes   les    femmcs   qui    vivent    en    Turquie  .  ,  .  se   foiit 
ordinairemcnt  abattre  le  poil  .  .  .  par  la  vertu  d'un  (Upilatoire. 

(Belon.  Ohservatiom,  435,  cdit.  1588.) 
\hQi2.  On  dit  que   le   sang-,   le  fiel,   et  le  foye  du  ton,    taut  frais 
que  salez,  sont  fort  bons  depilatoires. 

{Pline,  irad.  Du  Pinet.  II,  554,  35.) 

Deplanter.  [XVI^  s.  La  Boetie.  Mesnagerie.] 
1546.  Deplantare.  Desplanfcr. 

(H.  Estienne.  Dict.  LatinogaUkum^  363.  b.) 

Deploiement. 

1546.  Evolutio.  Desveloppenieut,  desployement,  fueilletement. 

(R.  Estieune.  Dict.  Latiiiogallicum,  455  b.) 

Deplorahle.  [XVP-XVII«  s.  Malherbe.  Pohies.  29.J 

1584.  Leur  vie  est  mauvaise.  et  leur  eonver^^ation  odieuse  et 
deplorahle. 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  101  a.) 

Derivatif. 

1503.  L'esvacuation  derivative  et  assumptive. 

[Le  Guidon  en  francoys,  281  c,  Odit.  1534.) 

Desavengler.  [XVII«  s.] 

1586.  Le  bou  Thobie  deveuu  aveugle  est  il  pa^  diviuemeut  desa- 
veugle  par  le  rainistere  d'un  ange. 

(I.  Lambert.  Discoitrs  evangeliques.  \,  41  b.) 

DeshonnetetL  [1539.  R.  Estienue.  Dict.  franc.-latin.] 

1488.  En  ung  chasteau  d'Ytalie  nomme  Laviuum  ilz  faisoient 
ceste  deshonnestete  ung  mois  durant  pour  appaiser  Bachus. 

{La  Mer  des  Ilistoires.  I,  50  b,  cdit.  1491.) 
?  Desinence. 

1548.  (Th.  Sebillct.  Art  Poetigiie,  p.  18.  edit  Gaiffe.) 

Desinteresser.  [1611.  Cotgrave.] 

1552.  Pracßtare  aliquem  indemncm.  Le  desdommagcr  et  rendre 
indemne,  le  desinteresser. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  675  a.) 

Dhordre.  [1539.  R.  Estieune.  Dict.  framj.-latin.] 

1530.  Les  Syracusains  .  .  .  estans  en  si  petit  nombre  deifirent 
totalement  six  vingtz  mille  homraes  de  pied,  et  cinq  niille  de  cbeval 
pour  Tadvautaige  des  lieux,  et  pour  Terreur  et  desordre  des  cnnemys, 

{Diodore,  trad.  Gl.  de  Seyssel,  98  a.) 


46  Hugues  Vaganay.  Bessechement 

Dess^chement.  [1583.  J.  Baudon,  dans  Delbonlle.  Recueil.] 

1503.  Le  deseickement  et  le  confortement  du  cerveau. 

{Le  Giiidon  en  francoys,  256  d,  6dit.  1534.) 

Detrempe.  [XVI«  s.  B.  Palissy,  382.] 

1553.  La  chaulx  . . .  il  la  fault  .  .  .  laisser  longuement  abreuver 
en  sa  liqueur  .  .  .  afin  que  si  quelque  motte  n'estoit  cuytte  .  .  .  eile 
se  puisse  perfaire  en  ceste  desfrempe  contiuuele. 

{Albert,  Ärchitecture,  trad.  I.  Martin,  34  a.) 

Detremper. 

1488.  De  laquelle  racine  l'escorche  destrempee  et  bue  avee  vin 
fait  dormir. 

{La  Mer  des  Histoires,  I,  110  c,  edit.  1491.) 

1555.  Je  craindrois  faire  fondre  en  douceur  de  pitie  tout  cceur 
de  lysant,  au  liazard  de  dStrcmper  cete  pagee  en  larmes  improuveiies 
qui  la  gasteroient. 

(P.  de  Billon.  Le  Fort  inexpugnable,  129  a.) 

Detrousseur.  [1539.  K.  Estienne.  Biet,  franr.-latin.] 

1538.  Grassator.  Brigueur,  brigant,  destrousseiir  de  gens,  guetteur 
de  ebemins. 

(R.  Estienne.  D'ict.  Latinogallicnm,  314 a.) 

Devaliser.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  franc.-latin.] 
1555.  le  ne  veus  larron  ouster  la  bourse 

A  quelque  amant,  ou  comme  un  mescbant 
Volleur,  devalizer  uu  marchant. 

{Continuation  des  Aniours  de  F.  de  Ronsard,  48.) 

Devolution.  [1611.  Cotgrave.] 

1570.  II  nie  semble  qu'il  faut  entendre  que  le  departement  et  la 
devolution  de  Täme  n'est  pas  egale. 

{La  Cit6  de  Dien,  trad.  G.  Hervet.  I,  330  a,  A,  6dit.  1578.) 

Devorateur.  [XV«— XVP  s.  Gringore.  1,  172.] 

1488.  Jesse  est  interprete  brulaut  ou  brulement  .  .  .  ou  bomme 
devorateur,  ou  bomme  prenant. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  134  b,  edit.  1491.) 

Diachilon.  [XVI«  s.  Par6.  V,  10.] 

1503.  En  la  fracture  Ten  adjouste  les  parties  ...  Et  apres  Ten 
met  ...  les  plumaceaulx  baignez  en  albun  d'euf  au  commencement 
et  en  apres  avee  dyaquilon. 

{Le  Guidon  en  francotjs,  193  b,  edit.  1534.) 


Disconvenance  Pour  l'Histoire  du  Fran^ais  Moderne  47 

Diagonale ment.    [1561.   P.  Franco.    TraitS  des  hernies^  daas    Delboulle. 
Recueil.] 
1503.  Les  pores   uritides  jienetrent  par  ces  deux  tuniques  dya- 
goneUemeyit. 

{Le  Giüdon  en  Jrancoys,  69  a,  6dit.  1534.) 

Dialecticien.  [XVI«  s.  Kabelais.  III,  19.] 

1488.  Demostenes  .  .  .  acquist   faconde  et  eloquence  de  Plaloii, 
et  argumentation  de  Eubilides  dyalectlcien. 

{La  Mer  des  Histoires.  II,  28  a,  ödit.  1491.) 

Diane.  [XVI°  s.  Ronsard.  Eleg  28.J 

1555.  Qui  ne  sait  quel  mot  c'est  que  Carque  Camisade 
Sentinelle,  Diane^  ecarmoche,  embiiscade. 

{Les  Meslanges  de  F.  de  Ronsard,  30 ) 
Diastoll  [1611.  Cotgrave.J 

1548.  (Th.  Sebillet.  Art  PoHique,  p.  82,  Mt.  Gaiffe.) 

Dicton.  [1516.  Miroir  hisforial  de  France,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1488.  Le  dicfon  et  jugement  de  raison. 

[La  Mer  des  Histoires.  l,  15  c,  edit.  1491). 

DifficiUement.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franr.-latin.\ 

1503.  [Le  sang]  ä  cause  de  l'espesseur  de  la  art^re  laquelle  est 
composee  de  deux  tuniques  difficillement  exiit  extra  eas. 

{Le  Guidon  en  francoys,  104  b,  edit.  1534.) 

Difformite.  [1520.  Fabri,  Rhetorique,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1488.  En  Testat  d'innocence  n'y  eust  eu  quelque  difformite. 

[La  Mer  des  Histoires.  I,  7  d,  edit.  1491). 

Dilemme.  [XVI«— XVII«  s.  D'Aubigne,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1570.  Et  c'est  d'oü  vieut  ce  dilemme  des  Epicuriens  :  Si  Dieu  est, 
d'oii  viennent  les  niaux?  S'il  nest  pas,  d'oü  sont  les  biens? 

{Ln  Cite  de  Dien,  trad.  G.  Hervet.  I,  301  b,  B,  ödit.  1578.) 

Discoloration.  [XVI«  s.  Par6.  XVIII,  65.] 

1503.  Se  [la  discrasie]  est  froyde,  laquelle  chose  tu  congnoistras 
par  la  molesse  discoloration,  eschauffe  le  lieu. 

{Le  Guidon  en  francoys.,  168  a,  edit.  1534.) 

Disconvenance.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  franr.-latin.] 

1488.  Toute  partie   qui   a  disconvenance  aulcune   avec   son   tout 
est  laide  et  infame. 

{La  Mer  des  Histoires.  LI,  61c,  edit.  1491.) 


48  Hugues  Vagauay  Disconvenant 

Disconvenant.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 

1503.  En  la  partie  posteriore  de  ce  ventiicule,  est  situee  une 
autre  puissaiice  appelee  extimative  et  ropöralioD  de  ceste  puissauee 
est  de  discenier  eutre  les  clioses  convenantes  ou  disconvenantes. 

{Le  Guidon  eti  francoys,  46  b;  edit.  1534.) 

Discorder.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.'] 

1503.  II  est  ä  noter  que  de  la  naissance  des  veyues  discordent 
les  philosophes  et  les  medecins. 

{Le  Guidon  en  francoys,  39  a,  edit.  1534.) 

Discoiirs.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1503.  Faire  tel  discours  de  toutes  les  circonstances  variantes 
l'indicatiou  curative,  seulemeut  le  scet  faire  icelluy  qiii  est  saige  et 
bien  sgavant. 

{Le  Guidon  en  frangoys,  151  d,  edit.  1534.) 

Discourtois.  [1611.  Coig-rave.] 

1584.  II  y  a  quelque  sorte  d'amys  . . .  discourtois  et  distemperez. 
{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraiid,  199  a.) 

Disgrace.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  franr.-lafin.\ 

1560.  Le  plus  grand  malheur  et  la  jiliis  grande  disgrace  qui  luy 
pourroit  avenir. 

(R.  BelleaU;  dans  Amonrs  de  Ronsard.  II,  29  a.) 

Disloquer.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  francois-latin] 

1546.  Luxare.  Desraettre  de  son  lieu,  desnoiier,  disloquer. 

(R.  Estienne,  Dict.  Lafinogallicum,  752  b.) 

Disparite.  [XYI«  s.  Montaigne.  I,  42.] 

1488.  En  ieeulx  [Jacob  et  Esali]  a  este  si  grande  diversite  en 
moeurs  et  conditious,  disparite  en  fais,  dissimilitude  en  amour  de 
pere  et  de  mere,  que  ilz  estoient  toujours  ennemis  entre  eulx  et  l'ung 
contre  l'autre. 

(La  Mer  des  Histoires.  I,  106  c,  edit,  1491.) 

Dispense.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-laiin.] 

1488.  Ilz  perderoyent  leur  office  et  leur  eglise  saus  avoir  aulcune 
esperance  d'avoir  dispense  ou  indulgence. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  160  d,  edit.  1491.) 

Disproportion.  [XVI«  s.  Montaigne.  I,  42. J 

1552.  luaequalitas.  Inegualite,  quand  les  choses  ne  sont  pas 
pareilles,  disproportion. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  663  a.) 


Dtstique  '  Pour  l'Ilistoire  du  Fran^ais  Moderne  49 

1561.  Si    quelquefois    il    m'y  faut  entremeslcr   rieii   du  niien,  je 

tailleray  adonc  ma  plume,  selon   le  vol  et  poitee  de  rauteur  .  .  .  a 

fin  qua  pour  la  differenee  des  styles  et  escritureS;  il  n'y  ait  en  toute 

ceste  suite  d'auteur^,  inegalitc  ny  repug-uance,  oii  iiwtre  disj)roportio)i. 

{Zonare.  Ilistoires,  trad.  I.  de  Maumont,  8  A.) 

Disproportionne.  [1567,   Amyot.   Les  Vies  des  Hommes   illustres,  2753.] 
1503.  Quant    ilz    [les   quatre  humeurs]   sont    disproportionncz  et 
t'aitz  estranges  en  ces  qualitez  et  quantitez  le  corps  est  malade. 
{Le  Giiidon  en  francoijs,  102  b;  edit.  1534.) 

Disputable.  [XVI*  s.  Amyot.  Caton  d'Utique,  26.] 

1546.  Res  disputabilis  in  utranque   iiartem.   Disputable;   de  quoy 
ou  peult  dispute!'. 

(R.  Estienue.  Dicf.  Latinogalliaim,  399  a.) 

Disputant.  [XVIII«  s.] 

1523.  Sans  estre  disputant  Plus  oultre  alla. 

{Parthenice  Mariane,  trad.  J.  de  Mortieres,  35  a). 

Dissection.  [XVP  s.  Pare,  preface.] 

1555.  La  dissection . . .  n'est  pas  faicte  pour  le  bien  d'un  couteau. 
(P.  Belon.  Hisfoire  de  la  nature  des  oyseaux,  15.) 

Disseminer.  [XVI«  s.  Pare.  I,  21.] 

1503.  Teile  matiere  est  divisee  et  disseminee  par  plusieurs  parties 
du  membre. 

{Le  GuidoH  en  francoys,  96  b,  ödit.  1534.) 

Dissonant.  [1542.  P.  de  Changy,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1537.  Perfec'tions  de  long-ues  et  de  brefves, 
Mettez  voz  sons  en  dissonantes  grefves. 

(Molinet.  Faidz  et  dictz,  51a;  (1540),  55  a.) 

Distinctif.  [XVIII«  s.  L'abbe  Desfontaines,  dans  Trevoux.] 

1488.  Le  souleil  a  vertu  distinctive  des  quatre  temps,  comme  de 
este,  d'yver,  de  printemps,  et  d'automne  selon -ce  qu'il  nionte  ou  descent. 

{La  Mer  des  Ilistoires,  l,  44  b,  edit.  1491.) 
1503.  Les  signes  distinctif s  [de  catharatej. 

{Le  Guidon  en  francoys,  261c,  6dit.  1534.) 

Distique.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1546.  Distichon.  Ung  distique,  deux  vers  de  poesie. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  402  a.) 
1548.  (Th.  Sebillet.  Art  Foetique,  p.  104,  edit.  Gaiffc\ 

Romanische  Forschungen  XXXII.  4 


50  Hugues  Vaganay  Divinatriee 

Divinatrice.  [XVI^  s.  Montaigne.  II,  12.] 

1552.  Fureur  divinatrice,  ou  prophetique. 

(Pontuß   de  Tyard.  Solitaire  premier,   daus   ses   Discours 
philosophiques,  10  a,  6dit.  1587.) 

Diviniser.  [XV!«— XVIP  s.  S.  FranQois  de   Sales,   dans  Dochez,  Dict.] 
1581.  Sed/ym/ser  etimmortaliserenmeschancetecommeHerostrate. 
(P.  de  La  Coste.  Sermons,  153  b,  6dit.  1598.) 
Dixi^mement. 

1503.  Premierement  . .  .  Secondemeut  . . .  Tiercement  .  . .  Quarte- 
ment . . .  Quintement . . .  Sextement . . .  Septiesmement . .  .  Huytiesme- 
ment .  .  .  Neufviesmement . . .  Dixiesmement. 

{Le  Guidon  en  francoys,  228  b,  edit.  1534.) 

Dixneu/viesme.  [1539.  K.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1503.  Que  la  lune  ayt  bonne  lumi^re  ou  de  sept  ou  de  neuf  ou 
de  unze  jours  en  montant  au  dixseptiesme  au  dixneufviesme  au  XXI 
en  declinant. 

{Le  Guidon  en  francoys,  282  a,  edit.  1534.) 
1530.  Cy  finist  le  livre  dixneufiesme  de  Diodore  Sicilien. 

{Diodore,  trad.  Cl.  de  Seyssel,  84  b ) 

Dod^caklre.  [1585.  Chauvet.  Pratique  de  geometrie,  14  a.] 

1557.  Fig'ures  solides  :  comme  pyramidales,  cubiques,  dodecaMres, 
ßfc  *\iitrGß 

(Pontus  de  Tyard.  L'Unwers,  234  b,  edit.  1587.) 

Domestiqnement.  [1569.  Martin  du  Bellay.  Memoires,  4.] 

1503.  La  matiere  antecedente  s'elle  y  est  eng-endree  domesti- 
quement,  soit  boutee  hors. 

{Le  Guidon  en  francoys,  225  b,  edit.  1534), 
1503.  On  luv  doit  dire  dornest iquement  qu'il  soit  en  bon  regime 
et  que  il  aye   le  conseil  des   medecins   ou   aultrement  il  seroit  faict 
lepreux. 

{Ibid.,  242  b.) 
Dommageablemcnt.  [XVI*  s.  Montaigne.  I,  25.] 

1488.  Dormir  excessif  .  .  .  nourrist  les  vices  de  la  chair  trop 
dommageablement,  comme  dit  Cathon. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  92  c,  edit.  1491.) 
1552.  Perniciose.  Avec  destruction   et  moit  ou   endommagement, 
dommageablement,  pernicieusement. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  986  b.) 

Dompteur.  [XVII«  s.  Chapelain.  Pucelle,  6.] 
1546.  Domitor.  Qui  donte,  donteiir. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum^  416  a.) 


JScorcement  Pour  l'IIistoire  du  Fraufais  Moderne  5l 

1550.  Le  dotiteur  d'Asie,  Alexandre. 

(Ödes  de  Konsard,  123  a.) 
1550.  L'autre  donteur  de  chevaus  tu  diras. 

{Ibid.,  146  a.) 

Drageon.  1 XVI»  s.  Ronsard.  Franciade,  preface.] 

1555.  La  pluye . .  .  ayde  aux  nonvelles  productions  des  drageons 
des  plantes  au  printemps. 

(P.  Belon.  Ilistoire  de  la  natiire  des  oyseaux,  45.) 

Drogman.  [1564.  J.  Thierry.  Dlct.  frang.-latin?[ 

1553.  Poig-nart . . .  duquel  nostre  droguement  luy  eu  voulut  bailler 
quatre  dueats. 

(Belon.  Ohservations,  356,  6dit.  1588.) 
Drugeon. 

1546.  Fruticosus.  Qui  jecte  et  produit  force  jectons  et  sourgeons 
ou  drugeoHS. 

(]{.  Estienue.  Did.  Latinogallicum.,  554  b.) 

Ebranler.  [1539.  K.  Estienne.  Dict.  frang.-lafin.] 

1538.  CoDCutere.  Eshranler  et  faire  trembler. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum^  144  b.) 

Ebriete.  [1507.  N.  de  la  Chesnaye.  Condamnation  de  Bancquet.] 

1488.  Apres  que  No6  eu  son  ebriMe  eut  este  moeque  de  son  fils 
Cham,  aultrement  dit  Zoroastres,  il  trespassa. 

(La  Mer  des  Histoires.  I,  29c,  edit.  1491.) 

Ecaille.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-lafin] 

1550.  Ja-ja  les  grans  chalcurs  s'emeuvent, 
Et  presque  les  fleuves  ne  peuvent 
Leurs  peuples  escailles  couvrir. 

(Ronsard.  Ödes,  84  a.) 
1555.  Et  les  fleuves  poureux  du  bruit  emerveillcs 
Appellent  sous  les  eaus  leurs  peuples  ecnilUs. 

(Les  Meslanges  de  P.  de  Ronsard,  21  b.) 
1555.  See  jambes  [du  goiran,  ou  boudr^e]  sout  courtes,  .  .  .  dont 
les  costez  sont  escaillez,  et  qui  soiit  de  couleur  juulnc. 

(P.  Belon.  Histoire  de  la  nature  des  oyseaux.^  103.) 
Eclatement. 

2  Aoust  1553.  Le  Cliastaignier  .  .  .  avaut  sc  roniprc,  il  udvcrtit 
les  gens  estans  dessoubz,  par  le  bruit  de  son  esclatement. 

{Albert.  Ärchitecture,  trad.  I.  Martin,  26  b.) 

Ecorcement.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 
1538.  Deeorticatio.  Kscorsement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  190  b.) 

4* 


52  Hugues  Vaganay  Ecoulevient 

Ecoulement.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frangAatin.] 

1538.  Corrivatio.  Tel  couremeut,  quand  Teau  s'escoule  par  ruis- 
seaux  en  uug  Heu,  escoulement  d'eaue. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum^  174  a.) 

Effaictif.  Effectif.    [1512.    Epistre  de  Henry  VII  ä  Henry  VIII,   duns 
Delboulle.  Recueil.] 
1503.  Formel  ou  virtuel  sive  effaictif. 

{Le  Guidon  en  francoys,  8  e,  edit.  1534.) 
1503.  Elle  est  dicte   vertu   animale   pour  ce  qu'elle  est  effective 
de  chaleur  vitale  ...  et  est  dicte  spirituelle  pource  qn'elle  est  prin- 
cipe effectif  des  espeiitz. 

{Ibid.,  23  b.) 

Effemination.    [1512.    J.  Le   Maire.    Illustr.  de   Gaule,    dans  Godefroy, 
Complement.\ 
1503.  Effemination  de  Thomme. 

{Le  Guidon  en  francoys,  69  c,  edit.  1534.) 

Effenillement.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frauQ.-latin.] 

1546.  Pampinatio.  Effueillement^  esbourgeonnement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  903  a.) 

Effiler.  [1554.  Le  Carou.  Poesie,  f.  70.] 

1552.  Je  ne  pense  toutesfois  estre  chose  fort  necessaire  de  s' effiler 
le  cerveau  a  tant  serve  curiosite. 

(Poutus  de  Tyard.  Solitaire  premier,  dans  ses  Discours  philo- 
sophiques,  25  a,  edit.  1587.) 

Effraye.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  f rang.- latin.] 

1555.  II  n'y  a  celuy  en  toute  nostre  natiou,  qui  ne  stäche  que 
Toyscau  de  cry  effrayant,  qu'on  oit  crier  la  nuict  en  volant,  ne  soit 
nomnie  uuc  Effraye  ou  Fresaye. 

(P.  Belon.  Histoire  de  la  nature  des  oyseanx,  142.) 

Egalite.  [Le  XVI«  siecle  ne   connait   guere  que  eqiialite,  remplace  par 
egaliU  au  conimencement  du  XVII®  s  ] 
1503.  Differences  ...  de  g-randeur,  de  petitesse,  ^esgallite.^   de 
profondesse,  et  de  iuegalite. 

(Le  Guidon  en  francoys,  149  c,  edit.  1534.) 
1555.  Egalite  et  conformite  de  perfection. 

(P.  Billon.  Le  Fort  inexpugnable,  121  a.) 

Egorgemcnt.  [1539.  R.  Estienne   Dict.  franc. -latin.] 

1538.  Jugulatio.  Esgorgement,  coupement  de  gorge. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  404  a.) 


Emhonpoint  Pour  l'Histoire  du  Frangais  Moderne  53 

Egyptiaqiie. 

1488.  Geste  nuytee  fust  Egypte  mis  ä  mort  chuscuu  premier  ue 
et  fust  la  deruiere  des  dix  plaies  egyptiaques. 

{La  Mer  des  Histoircs,  I,  125  u,  edit.  1491.) 

Elaboration.  [1611.  Cotg-rave.j 

1503.  Arteres  veuantes  du  ciieur  esquelles  est  faict  espcrit  ani- 
mal  par  ellaboration  de  l'esprit  de  vie. 

{Le  Giädon  en  francoys,  45  c,  edit.  1534.) 

Elatine.  [1611.  Cotg-rave.] 

1550.  De  VElatine,   qiie   les  Grecs,  Latins  et  Italiens    appelleut 

Elatine. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Matliee,  358  b.) 
Elider. 

1548.  (Tb.  Sebillet.  Art  Poetique,  p.  48,  edit.  Gaiffe.) 

Eliminer.  [1611.  Cotgrave.] 

1523.  Tu  es  Testoille  .  .  .  qui 

Les  grans  ires  repulse  et  elimine 
De  Saturne,  de  Mars  pareillement. 

(Parthetiice  Mariane,  trad.  J.  de  Mortieres,  1  b.) 

Emanation.  [1587.  Vigenere,  dans  Delboulle.  Becueil.] 

1586.  Jesuchrist,  .  .  .  estant  totalement  un  avec  iceluy  [Dieu  le 
Pere],  non  seulement  par  maniere  d'image,  mais  encore  essentiellement 
en  parfaite  similitude  de  la  personne  de  Dieu  le  Pere,  en  ceste  divine 
emanation  de  generalion  eternelle. 

[CEuvres  spirituelles  de  II.  Suso,  trad.  N.  Le  Cerf,  31b.) 

Emharquement.  [1539.  K.  Estienne.  Did.  frane.-latin.] 

1538.  Conscensio.  Monteraent  en  la  navire,  emharquement. 

(R.  Estienne.  Dict.  LatinogalHcum,  154  b.) 

Emboiture.  [XVI^  s.  Pare.  IV,  43.] 

1547.  Emboistures  faictes  en  queue  d'arondelle. 

{Vitriwe.  Architecture,  trad.  \.  Martin,  138a.) 
2  Aoust  1553.  Les  emboistures  soient  si  bien  faictes  que  les  pau- 
neaux  de  joinct  ne  s'en  treuvent  debilitez. 

{Albert.  Architecture,  trad.  \.  Martin,  71  b.) 
1555.  Venboisture  oü  s'insöre   l'os   des   cuisses,    qui   est  cc   que 
uous  nommons  la  bancbe. 

(P.  Belon.  Histoire  de  la  nature  des  oyseaux,  39.) 

Embonpoint.  [XVI«  s.  Marg.  de  Valois,  Heptam.  8.] 

1542.  Lc  travail  vous  pourra  bien  ennuyer,  et  estre  cause  d'amo- 
iudrirpartiedecest  embonpoint.,  et  couleur  vive,  que  Nature  amiseu  vous. 

{Amadis.  III,  62  a.) 


54  Hugues  Vaganay  Embrouillement 

Emhrouillement.    [1579.    P.   de    Lostal.    Discours    pkilosopliiques,    dans 
Delboulle.  Recueü.] 
1551.  \J embrouillement    de    telz   noms   iocongneuz,    me    pourroit 
tellemeDt  empestrer,  que  lä  oü  je  devrois  parier  proprement  je  m'y 
pourrois  oublier, 

(Dialogues  de  m.  Speron  Sperone,  trad.  C.  Gruget,  181  b.) 

Emietter. 

1572.  Les  fourmages  de  chevres  . . .  estant  gardez  . . .  se  seichent 
incoDtinent,  et  s'esnriettent. 

(Commentaires  de  Matthiolus  siir  Dioscoride^  159  b.) 

Emir.  [1690.  Füret.] 

1549.  Emir  en  langue  Moresque  signifie  ee  qne  uous  disons  Ad- 
miral :  et  peult  estre  que  nous  deburions  escrire  Amiral,  ä  cause  de  Emir. 

(R.  Estieiine.  Dict.  Francoislatin,  14  b.) 

Emonder.  [1549,  E.  Estienne.  Dict.  frcmr.-laiin.] 

1503.  La  seconde  m^decine  que  tu  appliqueras  sur  la  premiere 
l'amoytira  et  hnendera  sa  söcheresse. 

[Le  Guidon  en  francoys,  185  a,  edit.  1534.) 

Empecheur.  [1597  (sie).  J.  de  Maumout,  dans  Delboulle.  Recueil.\ 

1561.  La  beste  sur  laquelle  il  [Balaam]  estoit  monte,  fut  plus 
sage  que  luy :  de  sorte  que  sentant  la  diviiie  puissance  de  Vempes- 
cheur  et  traverseur  du  chemin,  eile  s'arreste  tout  court. 

{Zonare.  Histoires,  trad.  1.  de  Maumont.  95  c.) 
1570.  Si  ces  choses  se  faisoient   entre  les  bous  Dieux,  certaine- 
ment  un  purgateur  de  l'ärae  bien  faisant    auroit  lä  plus  de  force  et 
de  vertu,  qu'uu  mal-vueillant  empescheur. 

{La  Cite  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  284  b,  E,  edit.  1578.) 

Emphase. 

1584.  Ce  mot  d'obombrer  empörte  une  grande  emphace. 

(Benedicti.  Somme  des  pecliez,  b  4  b,  edit.  1595.) 
Empieter.  2. 

2  Fevrier  1583.  Le  grand  duc  Rene  .  .  .  defit  ,  .  .  le  Duo  de 
Bourgongne  qui  luy  avoit  empiete  son  pays. 

(P.  Thevenin,  dans  1585.  La  Sepmaine  de  G.  de  Saluste,  e  2  b.) 

Emplastique.  [1545.  G.  Gueroult,  dans  Delboulle.  RecueiL] 

1503.  Huylle  ayant  vertu  emplastique,  c'est-ä-dire  adhäsive. 

(Le  Guidon  en  francoys,  247  d,  edit.  1534.) 

Empois.  [XVle  s.  0.  de  Serres.  VI,  15.] 

1555.  Pour  Amylum  [se  peut  dire]  de  Vempois. 

(P.  Belon.  Histoire  de  la  nature  des  oyseaux,  62.) 


Enflammer  Pour  l'llistoire  du  Fran^ais  Moderne  55 

EmpoissL  [1539.  K.  Estienne.  Dict.  Francoislatin.] 
1538.  Piceatus.  EmpoissL 

(R.  Estienne.  Dict.  LaÜnogalUcmn^  546  b.) 

Enchiridion.  [XVI"  s.  Grug:et,  dans  Godefroy,  Supiühnent.'] 

1570.  C'est  cliose  seure  que  VEnchiridion  a  estc  compose  par 
Arrian,  disciple  d'Epictete. 

[La  Cite  de  Dien,  trad.  G.  Hervet.  I,  259  a,  D,  edit   1578.) 
Eiiclin. 

1574.  Iceulx  de  cceur  enclin 

Obeissans,  ensemble  en  ont  portö. 

(M.  Foucque.   Vie  de  N.  S.  J.  C.  en  vers,  108.) 

Encoigmire.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  fran^.-latiii.] 

1538.  Cunei.  Les  encoigneures  et  coings  d'ung  edifice. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  181  b.) 

Encroutement.  jXVI*  s.  Du  Bartas,  dans  Delboulle.  Becueil.] 
1546.  Lorica.  Enduiet,  revestement,  encroustemenf. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  745  b.) 

Endolorir.  [XVP  s.  0.  de  Serres.] 

1503.  Et  le  escliauffent  et  V endoulourissent. 

{Le  Giiidon  en  francoys^  225  a,  edit.  1534.) 

Endossement.  [1611.  Cotgrave.J 

1596.  Le  Greffiei-  .  .  ,  ne  delivrera  ny  endossera  ladite  Insinu- 
ation .  .  .  que  premier  il  n'ait  faict  ledit  registre.  Et  faisant  ledit 
endossement  ou  delivrant  ladite  insinuation,  cottera  le  fueillet  du 
registre,  oii  eile  est  contenüe. 

(Poiton.   Tit.  10.  Art.  320,   dans  Gueuoys.   Conference  des 
Cousfnmes,  444  b.) 

Energiquement. 

1584.  Dieu  opere  energiquement  et  realement  toutes  choses. 

(Benedicti.  Somme  des  pechez,  'i,  edit.  1595.) 

Energumene.  [1624.  Chron.  bordel.  dans  Delboulle.  Becueil.] 

1584.  Energumenes  et  demoniaques. 

(Benedicti.  Somme  des  peches,  40,  edit.  1595.) 

Enßamtner. 

1550.  J'allai  au  double  mont 

Disciple  des  pucelles, 

Et  dont  les  etincelles 

Si  bien  enflamme  m'ont 

Que  pour  leiir  grace  deservir 

Seules  je  les  voulu  servir. 

(ödes  de  Ronsard,  117  b.) 


5ß  Hugues  Vagauay  Engence 

1568.  Gestes  impetueux  et  enflammes. 

{F.  Guicciardin.  Eist,  d'ltalie,  trad.  H.  Chomcdey,  16  b.) 

Engence.  [1539.  R.  Estieime.  Dict.  franr.-latin.] 

1538.  Indolem  frugum  et  serainum  conservare.  Garder  Vemjeance 

et  race. 

ß.  EstieDne.  Dlct.  Latinogallicuni,  363  b ) 

Enlevement.  [1551,  dans  Godefroy,  Complement.^ 

1547.  Venlievement  des  gros  fardeaiix. 

{Vitruve.  Ärchitecture,  trad.  I.  Martin,  139  b.) 

Enormement.  [1549.  R.  Estienne.  Biet,  frnng.-latin.] 

1501.  Nulle  personne  ue  se  doibt  desesperer  de  la  bonte  divine, 
siippos^  qu'elle  soit  enormement  chente  et  navree  par  pecbe. 

(F.  Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte,  a  5  a.) 

Ensemencement.  |XVP  s.  0.  de  Serres.  V,  13. J 

1552.  Satus.  Le  faict  de  planter  ou  semer,  plantement,  scmaille, 
semoison,  ensemencement. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  LatinogalUcum,  1207  a.) 

Enterreur.  |1556.  Bible,  dans  Delboulle.  Becueil.] 
1552.  Hnmator.  Enterreur. 

(Cb.  Estienne.  Dict.  LatinogalUcum,  632  a.) 
Enthousiasme. 

1548.  (Tb.  Sebillet.  {Art  poetique,  p.  9,  edit.  Gaiffe.) 

Entourer.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 
1538.  Ambire.  Environner,  entourer. 

(R.  Estienne.  Dict.  LatinogalUcum,  47  a.) 

Entournure.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 
1538.  Circus.  Entour,  entourneure. 

(R.  Estienne.  Dict.  Lafinogallicuni,  119  a.) 

Entre  caresser,  s\  [XVI«  s.  Marg.  de  Valois,  Heptam.  44.] 
1546.  Polinar  de  et  Palmerin  s'  entre  care^serent. 

{Palmerin  d'Olive,  81  a.) 

Entreceder,  s'  [1578.  Malassis  de  Mente.  ßoece,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1568.  Les  egaulx  .v'  entrecedent,  comme  leur  ont  cede  lesprecedens. 
{Les  Politiques  d' Artstote.,  trad.  L.  le  Roy,  321.) 

Eiitrechoquer,  s'  [1564.  J.  Tbierry.  Dict.  franr.'latin.] 
1550.  Les  filles  des  troupeaus  laeifs 

De  fronts  retour nes  s'  entrechocquenf. 

{Ödes  de  Ronsard,  84  b.) 


EpüjloUe  Pour  rilistoiio  du  FranjaiB  Moderne  57 

1561.  Les  chevaux s'  entrechocans  impetueusemeut  cii  ccste 

presse,  sc  reuversoyent  eux  mesmes. 

{Zonare,  trad.  I.  de  MaiimoDt,  G43  E.) 

Entrecolonne.  [1564.  J.  Thieriy.  Biet,  frcnir.-latin.] 

1547.  Est    expedicnt   de  distribuer  euviron   le   pourpris  ...  les 
entrecolonnes  de  largeur  bien  aysee. 

{Vitnwe.  Architecf/ire^  trad.  I.  Martin,  67  b.) 
1553.  Portes,  degreZ;  entrecolonnes. 

(Albert.  Architecturc,  trad.  I.  Martin,  17  ii.) 

Entrerespondre,  s'.  [1664.  P.  d'Ablancourt.  Apopht.  des  anciens,  p.  18v>.] 
1555.  Ce   n'est  .  .  .  merveille    si    les   oyseaux   s'entr'enteiident, 
...  et  s'  entrerespondent  aiusi  qu'ils  rentendent. 

(P.  Beloc.  Histoire  de  la  nature  des  oi/seanx^  49.) 

Entresecourir,  s'  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  franr.-latin.] 

1553.  Les  hommes  par  biensfaictz  reciproques,  se  sont  aydez  et 
entresecouruz  de  vituailles,  espiceries. 

{Albert.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  2  a.) 

Enumer-ation.  [1520.  Fabri.  Bhetorique.^  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1488.  Avec  les  dieux  et  deesses  dessusdis  sout  aultres  plusieiirs 
dieux  et  deesses  de  la  mer  et  des  fleuves,  desquelz  n'est  pas  requise 
enucleation  ne  diffuse  declaration,  mais  seulement  aulcune  enumeration. 
{La  Mer  des  Histoires.  I,  49  b;  edit.  1491.) 

Epaisseur.  [1539.  K.  Estienne.  Dict.  franr.-latin.] 

1503.  Par  la  substaiice  du  meinbre  iious  euteudons  la  disposition 
d'icelluy  quant  ;i  lu  durete,  molesse;  espesseur  et  rarite. 

{Le  Guidon  en  francoys.  31  d,  edit.  1534.) 
Epaissir.  [1539.  K.  Estienne.  Dict.  franc.-latin] 

1538.  Densare  defluentem  capillum.  Espessir  la  chevelure. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  202  a.) 
Epaississement.  [1539.  K.  Estienne.  Dict.  franr.-latin.] 
1538.  Densatio.  Espessissenient. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  202  a.) 
Epierrer.  [XVI«  s.  0.  de  Serres.  I,  6.] 

1546.  Elapidare.    Jeter    les   pierres    hors    d'uug   cbamp    et    Pen 
nettoyer,  espierrer. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  434  b.) 

Epiglotte.  [XIIP— XIV«  s.    Chirurgie  de  Mondeville,   18  b.   —   Rabelais 
et  Amyot  disent  epiglottide.] 
1503.  Trachearteria  ...  est  voye   de  Tair  proccdjint  du  poulmon 
alant  de  luy  ä  la  gorge  .  .  .  ou  a  Vepiglot. 

{Le  Guidon  en  francoys.,  52  a;  edit.  1534.) 


58  "  Hugues  Vaganay  Epilepsie 

Epileime.  [1549.  J.  Meignan.  Hisfoire  des  planfes,  dans  Delboulle.  RecueiL] 
1503.  Podagre,  asme,  Epilepsie. 

{Le  Guidon  en  francoys,  16  a,  6dit.  1534.) 
Epineux. 

1488.  Sethim  qui  est  bois  espineux. 

{La  Mer  des  üistoires.  \,  130  b,  edit.  1491.) 

Epithalame.  |1559.  Cl.  de  Buttet,  dans  Delboulle.  RecueiL] 
1550.  Epithalame  ou  ehant  nuptial. 

{Frimaleon,  trad.  Vernassal,  133  a.) 
1550.  Epithalame  d'Antoine  de  BourboD,  et  de  lanne  de  Navarre. 
Ode  I  [livre  IV]. 

{Ödes  de  Ronsard,  107  b.) 

Epitome.  [1551.   Vie  des  Sainfs  P^res,  dans  Delboulle.  RecueiL] 

1522.  SuDiDQaire  et   epitome  du   livre  de  Asse   fait  par  le  com- 
mandement  du  roy,  par  maistre  Guillaume  Bude. 

{Brunet.  Manuel  du  Libraire^  I,  1374.) 
1543.  Et  pour  Epitome^  est  coniprinse  ondit  Almanach,  doctrine 
instructive  de  la  cognoissence  de  Dieu. 

{Heures  de  N.  D.,  trad.  G.  Cailleau,  A  4  b.) 

Eplucheur.  [XVI«  s.  Du  Pinet,  dans  Delboulle.  RecueiL] 

1555.  Tous  enuuyeux  et  supersticieux  Eplucheurs  d'essence  feme- 
niue  aillent  arriöre. 

(F.  de  Billou.  Le  Fort  inexpugnable,  125  b.) 

Epointer.  [1564.  J.  Thierry.  DicL  frang.-latin.] 
1555.  Ainsi  les  epiugles  pointues 

Puissent  tontes  estre  moussues, 
Et  les  eguilles  s'  epointer. 
(G.  Aubert,    dans    la    Continuation    des  Amours  de  P.  de 
Ronsard,  p.  81.) 

Eprouvette.  [1539.  R    Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 

1503.  En    ung    estuit   doit    porter   six   instrumens :  c'estassavoir 
forcettes,  pincetteS;  rasoers,  esprouvettes,  lancettes,  esguilles. 

{Le  Guidon  en  francoys,  3  d,  6dit.  1534.) 
Epuisement. 

1552.  Exhaustum.  Espuisement^  aeheveraent. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum^  499  a.) 

Equitable.  [1552.  G.  Gu6roult,  daus  Delboulle.  RecueiL] 
1550.  A  l'autre  nostre  Roi  donua 
L'or,  qui  son  col  environna 


Escorter  Pour  l'Histoire  du  Fr.anyaig  Moderne  59 

Aveeques  la  puissauce  d'estre 
Da  Piemont  gouverneur  et  maislre 
Balaogant  A''equitable  pois 
Son  avis  et  sa  vigillance 
Ensemble  I'etfort  de  sa  lance 
Jointe  avecque  une  belle  vois. 

(Ronsard.  Ödes,  19  a.) 

Equitablinuent.  [1564.  J.  Thierry.  Biet,  franc.-latin.] 

1552.  Ex  tequo.  Selon  equite,  Iquitablement. 

(Ch.  Estienne.  Dicf.  Latinogallicum,  482  a.) 

1553.  Ceiilx   qiii  regnen t  sur  leurs  siibjectz  .  .  .  sainctement  et 
Squitablement. 

[Albert.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  75  a.) 

Eqititation.  [XVl^  s.  Pare.  XV,  39.] 

1503.  Aviceune  loue  mouvemens  par  Squitafion  et  par  monier  et 
descendre  les  degrez. 

(Le  Guidon  en  francoys,  276  b,  edit.  1534.) 

Ers.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  /rang.-latin.] 

1538.  Ernum.  Une  sorte  de  petit  grain    plus  petit  que  vesse  de 
quoy  on  nourrist  les  pigeons  en  Lauguedoe,   et  Tappelle  on  des  ers 

(R    Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  154  a.) 

Escarpin.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-latin.] 

1559.  Les  inflammations,  qu'ont  aecoutum^  de  faire  les  escarpins 
aux  pieds. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  130  b.) 

Escopetterie.  [1572.  Belleforest,  dans  Delboulle,  Recueil.] 

1543.  Plusieiirs   furent  jeetez  par  terre  de  Vescopetire  qui  tiroit 
Sans  cesse. 

{Amadis.  IV,  57  a.) 
L'edition  de  Lyon,  1574,  p.  248,  a  escopeterie. 

Escorte.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-latin] 

1546.  A  ceste   cause  les  mieux  montez  dresscrent  Vescorte,   et  ä 
bride  avalee  courureut  apres. 

[Palmerin  d'Olive,  158  b.) 
1546.  Ce  Chevalier,  cuydant  Vescorte  estre  grosse,  eut  peur. 

(Ibid.,  179  b.) 
Escorter. 

1584.  La  justice  qui  n'est  escortee  et  accompagnee  de  misericorde, 
merite  plustost  le  tiltre  de  furie  et  cruaute,  que  de  droict  et  perfection. 
{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Rarraud,  149  a.) 


60  Hugiies  Vaganay  Escrimer 

Escrimer.  [1587.  La  Noue,  Dlsc.  iwlit.  XXVI,  4.J 

1546.  II  prenoit  im  siug-ulier  plaisir  ä  piquer   chevaux,  escrimer, 
voire  conibatre  ä  outrance. 

{Palmer in  (V Olive,  19  a.) 
1550.  Ni  escrimer,  combatre  ä  la  barriere. 

{Ödes  de  Ronsard,  152  a.) 
Espalier.  [XVI«  8.  0.  de  Serres.  VI,  20.] 

1553.  Vitrnve  .  .  .  parle  de  fortifier  foudemens   avec  des  Ante- 
rides,  qiii  sont  Arboutaus,  Coutrefors,  ou  Espalliers. 

{Albert.  Architcctare,  trad.  I.  MartiOj  13  b.) 

Esquille.  [1549.  R.  Estlenne.  Dict.  franr.-lcdin.] 

1503.  La  [fracture]  composte  l'une  est  avec  playes,  Tautre  avec 
douleur,  Tautre  avec  esquille  dnre. 

{Le  Guidon  en  francoys.  227  d,  edit.  1534.) 
1546.  Testa.  Le  fragment  d'iin  os,  d'ime  esquille  et  petite  piece 
d'os,  ung  petit  esclat  d'os. 

(R.  Estienue.  Dict.  Latinogallicum,  1259  b.) 

Esquileiix.  [XVI«  s.  Pare,  XIII,  1.] 

1503.  En  fracture  . . .  aucune  d'icelles  partie  est  esgalle  et  plaine 
et  ancime  non  esgalle,  mais  esquileuse. 

.   (Le  Guidon  en  francoys,  227  d,  edit.  1534.) 
Estoßer. 

1560.  Cerchez  Mardocbee  le  Juif,  et  ,  .  .  luy  servant  d'estafßer, 

marchez  au  devant  de  luy. 

{Zonare,  trad.  I.  Millet,  I,  70  B.) 

Estocade.  [1578.  H.  Est.   Nouv.   Lang,  franc.   italian..^   dans  Delboulle. 

Recueil.\ 

1546.  Et  fut  .  .  .  la  defenderesse  .  .  .  benigne   au  soustenir  de 

ses  estoquades  gracieuses. 

{Palmcrin  d'Olioe.^  59  b.) 

Estrapade.  [XVP  8.  J.  Beuchet,  daus  Godefroy.  Complement.] 

1546.  Si  ue  me  la  baillez,  je  vous  feray  aujourd'huy  donner  une 
teile  astrapade,  que  vous  la  seutirez  encor'  d'icy  ä  vingt  ans. 

{Palmerin  d'Olive,  252  b). 

Etanchement.  [1539.  R    Est.  Dict.  Francoislatin.] 
1538.  Restiuctio  sitis.  Estanchement  de  soif. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.,  630  b.) 

Eferniser.  [1552.  Ronsard.  Amours.  I,  167.] 
1549.  Ceux  que  la  docte  couronne 
Eternize  d'un  bault  renom. 

(J.  Du  Bellay.  Reciieil  de  poesie,  15  a,  edit.  1568.) 


Excrement  Pour  l'Histoire  du  Fran^ais  Moderne  ()1 

1549.  Ma  lyre,  .  .  . 

8'ozc  eucores  bien  vantcr 
D'eterniser  ta  memoire. 

(//>/W.,  2P.  a.) 

1550.  Eternizcüd  ta  g-loire 
De  durable  memoire. 

{Ödes  de  Ronsard,  117a) 

1550.  0  vive  corde,  6  bieu  beureus  souueur, 
Ta  vertueuse,  et  premiere  entreprise, 
Que  la  France  a  par  ton  audace  aprise, 
Du  Vandomois  eternize  Thonneur. 

{Sonnet  de  A.  de  La  Fare,  dans  Ödes  de  Ronsard,  165  b.) 

Eucharistie,  [1611.  Cotgravc.] 

1488.  Aultre  difficulte  est,  c'estassavoir  se  ceste  conversion  a  estd; 
totale  (juant  au  corps,  comme  est  en  Veucharistie  et  corps  de  Jhesucrist. 

{La  Mer  des  Histoires.  l,  92  d,  edit.  1491.) 

1551.  Les  paroles  de  V Eucaristie,  et  du  batesme. 

{Les  Dialoyues  de  m.  Speron  Sperone,,  trad.  C.  Gruget,  167  b.) 

Eticharistique.  [1611.  Cotgrave.] 

1581.  Sacrement  Eucharistique. 

(P.  de  La  Coste   Sermons^  167  b,  edit.  1598.) 

Event rer.  [XVI«  s.  0.  de  Serres.  VIII,  s.] 

1552.  Exenterare.  Oster  les entrailles  d'une  beste,  ey^wi'rer,  effondrcr, 
deseutrailler. 

(Cb.  Estienne.  Dict.  LatinogaUicum^  494  a.) 

Evitenient.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 
1538.  Devitatio.  Evitement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.,  212  b.) 

Exacerbation.  [XVI«  s.  Pare.  XX,  8.] 

1503.  Par  exercebation  nous  devons  proprement  eutendre  l'beure 
de  plus  forte  afflictlon  de  la  maladie  et  du  i)aroxysme  ...  II  est 
vray  que  plusieurs  foys  les  docteurs  prennent  paroxismus  et  exacer- 
hation  pour  uue  mesme  cbose. 

{Le  Giiidon  en  francoys^  85  a.  edit.  1534.) 

Excrement.  [XVI*  s.  Pare.  Introd.,  4.] 

1559.  Le  Saflfran  se  sopbistique  .  .  .  en  meslant  avec  luv  du  vin 
cuiet,  en  y  adjoustant  ä  fin  qu'il  poise  plus  de  l'escume  d'argent,  ou 
de  Vexcrenicnt  de  plomb. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Matbee,  27  b.) 


62  Hugues  Vaganay  Excrementeux 

Excrementeux.  [XVP  s.  Parö.  Introd.  41.J    . 

1555.  Les  oiseaux  .  .  .  eu  temps  d'este  soiit  trouvez  de  dure 
digestioD,  de  chair  fibreuse,  et  beaucou))  plus  excrementeuse,  qu'en 
temps  d'hyver. 

(P.  Belon.  Hisioire  de  la  nature  des  oi/seaux^  52.) 

ExfolUation.  [XVI«  s.  Pare.  VIII,  20.] 

1503.  Apres  la  cauterisation  la  douleur  soit  appaisee  et  l'arsure 
et  cheute  et  exfolliation  de  l'os  soit  procuröe. 

{Le  Guidon  en  francoys,  221  d,  edit,  1534.) 

Exorciste.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 

1488.  Josephus  afferme  qu'il  a  veu  iing  tel  exorciste  et  adjura- 
teur  de  deables  nomm6  Eleazarus. 

(La  Mer  des  Histoires.  l,  170  d,  edit.  1491.) 

Exorde.  [1520.  J,  Fabri.  Rhetorique,  dans  Delboulle.  BecueiL] 

1488.  Sainct  Mathieu  a  prins  Vexorde  des  generations  du  com- 
mencement  de  ceste  aage,  c'est  assavoir  de  Abraham, 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  88  b,  edit.  1491.) 

Expeditif.  [XVI«  s.  Amyot.  Gracq.  39.] 

1546.  Parquoy  resoliirent  luy  [Palmerin]  et  le  roy  de  Balisarque, 
qu'aveeq'  douze  mille  ehevaux  les  plus  expklitifz  pour  la  suyte,  il 
piqueroit  apres. 

{Palmerin  d'Olive,  159  b.) 

Experimental.  [XVIP  s.  Furetiere.  Roman  bourgeois.  U,  110.] 

1503.  La  vie  humaine  est  briefve  pour  regart  de  l'art  de  mede- 
eine  et  eecy  s'entent  quant  ä  la  partie  utente  et  experimentale. 

{Le  Guidon  en  francoys^  10  d,  edit.  1534.) 

Expiateur.  [XVI«  s.  La  Boderie,  dans  Godefroy,  Complement.] 

1556.  Cresus  despite  de  teile  mesaventure  invoquoit  Juppiter 
Vexpiateur. 

{Herodote,  trad.  P.  Saliat,  f.  7  b.) 

Explication.  [1578.  Vigenere.  Philostrate,  dans  Delboulle.  RecueiL] 

1547.  Explications  convenables  ä  toutes  les  particularitez  de  ee 
negoce. 

( Vitruve.  Ärchitectnre,  trad.  I.  Martin,  67  b.) 

1561.  Sur  ceste  parole  on  dispute  fort  .  .  .  aucuns  aussi  eu  con- 
traignent  fort  Vexplication. 

{Zonare,  trad.  I.  de  Maumont,  491  A.) 


Extinction  Poiir  rilistoiie  du  Fiaiiyais  Moderne  63 

Explicite.  [XVI*  s.  Du  Perron,  Eucharistie,  daos  Delboulle,  Reciieil.] 

1488.  Se  telz  ii'ont  i)üiut  eu  foy  explicite  et  chiire,  toiUesfoys  ilz 
ont  eue  «ne  foi  implicite  et  intrinseque,  en  tant  qu'ilz  out  ereii  qua 
Dieu  dölivreroit  les  hommes  selon  son  bon  plaisir. 

(La  Mer  des  Histoires,  I,  94  d,  edit.  1491). 
1584.  Le  prest  se  peult  faire  en  deux  sortes,  le  premier . . .  qu'on 
appelle  explicite  ou  expose,  le  secoud  implicite  et  couvert. 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  ^/Y/d  J.  de  Barraud,  260  a.) 

Explicitement.  [1628.  Boueher.  Triomplies  de  la  religion  chrttienne,  dans 
Delboulle.  Recueil.  \ 
1488.  Apres  Testat  de  peche  fut  explicitement  et  uotoiremeut  creu 
le  mystere  de  Jhesuerist,  non  pas  seuleraeut  Tlucarnation,  uiais  aussy 
sa  Passion  et  Kesurrection. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  95  a,  6dit.  1491.) 

Expurger.  [1536.  G.  Chrestian.  Philalethes.] 

1503.  Que  en  la  partie  basse  Ten  mette  aucune  tente  affin  (jue 
se  aucune  matiere  estoit  retenue  au  lieu  eile  se  puisse  expurger  par 
le  pertuis  de  la  tente. 

{Le  Guidon  en  francoys,  190  a,  edit.  1534.) 

Extase.  [1512.  J.  Le  Maire,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1488.  Ysaac  fust  comme  ravi  en  exsfase  et  en  esperit. 

{La  Mer  des  Histoires.  l,  109  a,  edit.  1491.)   - 

Extatique.  [XVI«  s.  Rabelais.  DI,  38.] 

8  juillet  1546.  Tant  furent  les  espritz  sensitifz  de  Polinarde  em- 
peschez  ü  la  participation  de  la  joye  de  ceste  uouvelle,  qu'elle  fut 
une  grande  piöce  extatique. 

{Palmerin  d'Olive,  168  a.) 
Exterieurement.  [XVI»  s.  Rabelais.  I,  10.] 

1501.  Discipline  met  deue  composition  et  mesure  tant  interiore- 
meut  que  exteriorement. 

(Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte^  t  6  a.) 

Exterminateur.    [XV®— XVI«  s.  Fossetier,   dans  Godefroy,    Compleiuent.] 

1488.  Les  Hebrieux  en  cest  immolation  et  sacrifice  signoieiit  du 

sang  de  l'agueau  les  posteaux  et  pilliers  de  leurs  maisons,  affin  que 

Tange  exterminateur,  par  qui  est  entendu  le  diable  ne  leur  peult  nuyre. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  125  a,  edit.  1491.) 

Extinction.  [1552.  Ch.  Estienne,  dans  Delboulle.  Recueil] 

1488.  Pour  Vextinction  de  tel  feu  ledit  Cirus  eut  de  rechief  mi- 
sericorde  de  Cresus. 

{La  Mer  des  Histoires.  l,  7  d,  klit.  1491.) 


ß4:  Hugues  Vaganay  Extravaguer 

Extravaguer.  [1539.  R.  Eslienne.  Dlct.  frang.-lat/n.] 
1538.  Prolabi  loiigius.  Extravaguer  bien  loiug. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum^  582  a.) 

Fahrication.  [XV« — XVP  s.  Fossetier,  dans  Godefroy,  ComplemenL] 

1488.  Aaron  ne  bailla  point  consentement  au  peuple  a  la  fabri- 
caüon  d'icelluy  veau  [d'or]  mais  les  lessa  faire. 

{La  Mer  des  Histoires,  I,  120  c,  edit.  1491). 

Fabuleusement.  [XV«— XVP  s.  Fossetier,    dans  Godefroy,    Complemenf.] 
1488.  Jusqiies  icy  a  este  parle  aulciinesfois  fabuleusement  et  aul-  ■ 
eunesfois  phisiquement  des  dieux  des  payens. 

(La  Mer  des  Histoires.  \,  42  a,  edit.  1491.) 
1488.  Les  Grecz  fuignent  fabuleusement  Pitagoras   avoyr  trouve 
ieelle  art  de  miisique  en  oyant  les  soins  des  maillez. 

{Ibid.,  I,  23  d.) 
Facilite.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 

1503.  Les  maladies  .  .  .  sout  dictes  varies :  car  elles  sont  diver- 
sifies  en  benignite  ou  malice,  en  facilite  ou  difficulte  de  guerison. 

{Le  Guidon  en  francoys,  15  b,  edit.  1534.) 
1546.  Facilitas.  Faciliti. 

(R.  Estienne,  Dict.  latinogallictcm,  504  b.) 

Factieux.  [1549.  R.  Estienne.] 

1488.  Octovian  .  .  .  estoit  .  .  .  factieux  et  attirant  ä  soy  bendes 
des  eitoyens  publiqiiement. 

{La  Mer  des  Histoires.  II,  52  c,  edit.  1491.) 

Faineantise.  [1578.  Vigenere.  Fab.  de  Philostrate,  dans  Delboulle.  Recueil] 
1570.  Qu'on    ne  pense   pas   donc   qu'en  son  cessement   il  y  ait 
paresse,  negligence  et  faineantise. 

{La  Cite  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  1,  356  a,  C,  edit.  1578.) 

Fallacieusement.  [1552.  Ch.  Estienne,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1546.    Fallaciter.    Faulsement,    ou    par    deeeption    et    tromperie, 

fallacieusement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  407  a.) 

Familiariser.  [1587.  Cholieres.  Apres-disnees,  p.  127,] 

1551.  Par  variables  et  diversifiez  arguments,  ilz  ont  voulu  fa- 
miliariser, ou  ä  tout  le  moins  reudre  conversable  et  paeifique  ceste 
Union  eonjugale. 

{Les  Dialogues  de  m.  Speron  Sperone.  trad.  C.  Gruget,  71  b.) 
1584.  Ce   mauvais    serviteur    .  .  .    se   met    .  .  .    ä  hanter  et  se 
familiarizer  avecques  les  desbauehez, 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  119  a.) 


Fecondation  Pour  rHistoirc  du  Frangais  Moderne  65 

Fanfare.  [XVI«  s.  Rabelais.  IV,  31).] 

1546,  Je  pense  qu'ilz  ayent  troiiv6  le  Prince,  ou  prlus  im  terrible 
butin,  veu  la  fanfare  qu'ou  a  sonnte  ä  l'aborder. 

{Palmer in  d' Olive,  268  a.) 

Faquinerie.  [1606.  Hist.  macar.  daus  Delboulle.  Recueil.] 

1586.  L'ordure,  la  faquinerie,  et  imbecillite,  oii  il  [Ihomme]  crou- 
pist  miserable  plus  iusense  qiic  la  brüte  mesme. 

([.  Lambert.  Discours  evangeliques.  II,  48  a.) 

Fascination.  [XVP  s.  Pare.  XIX,  32.J 

1488.  11z    faisoient    teile    cbose   affin  que  toute  fascination,  sor- 
celerie  et  enchaaterie  fut  expulsee  de  leurs  champs  et  semences. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  50  b,  edit.  1491.) 

Faste.  1. 

1540.  Voyei  la  royne  de  paradis,  qui  entre  les  eites  egyptiaques 
Sans  faste  queleonque. 

(P.  Dore.  L'Iwage  de  Vertu,  181  a.) 

Fastes.  [1570.  Gentian  Hervet.   Cite  de  Dieu,  dans  Delboulle.  ReciieiL] 
1488.  Le  vi«  [livre  d'Ovide]   fut  le  livre  des  fastes  aiusy  nomme 
pour  aulcun  oeuvre  faite  en  certains  jours  festivaulx. 

{La  Mer  des  Histoires.  II,  64  a,  edit.  1491.) 

Fataliste.  [XVIII*  s.  Voltaire.  Lettre  46  au  Prince  de  Prasse.] 

1584.  Astrologues,   judiciaires,    prouostiqueurs,   ....  et    autres 
fatalistes,  qui  nient  le  franc  arbitre. 

(Benedicti.  Somme  des  pechez.,  38,  edit.  1595.) 

Favori.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-latin  ] 

1546.  Je  ne  me  seus  assez  favorit  de  Fortune. 

{Palmerin  d^Oliue^  161  a.) 

Febrile.  [XVI«  s.  Pare.  V,  19.] 

1503.  De  chaleur   accidentalle   et   innaturelle  et  febrille  icy  je 
n'en  feray  uientiou. 

{Le  Guidon  en  Jrancoys,  25  b,  edit,  1534.) 

Fecal.  [1545.  G.  Gueroult,  daus  Delboulle,  Becueil.] 
1503.  Les  mati^res  fecales. 

[Le  Guidon  en  francoys,  62  a,  195  d,  edit.  1534.) 

Fecondation.  [1771.  Trcvoux.] 

1488,  Le  vi^  [niiracle  de  Helisee]    est    la  fecondation  et  l'impre- 
guation  de  la  femme  Sunamite, 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  181  d,  edit.  1491.) 

RoinauiscLe  Forschungeu  XXXII.  0 


66  Hugues  Vaganay  Ferblanc 

Ferblanc. 

1506.  Cables,  tractz,  licolz,  filassez,  estoupes,  ferblanc,  salepestre, 
souffre,  charbon  ä  fondre. 

_    {La  Mer  des  Histoires.  II,  158  d,  edit.  1506.) 

Fermentation.  [1570.  Liebault.  Maison  rustique,  dans  Delboulle,  Recueil.] 

1553.  La  dicte  Chaulx  au  moyen  de  ceste  fermentation  aiigmente 

grandement  sa  vertu. 

{Albert.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  34  a.) 

Filament.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 
1538.  Fibrse  venarum.  Les  filamens 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  292  a.) 

Fisc.  [XVI«  s.  N.  Du  Fail,  dans  Delboulle.  Recueil] 

1560.  Faites   tout   ce  que  bou    vous  semblera,   prenant  l'argent 

.  .  .  sur  les  deniers  de  nostre  fisque. 

{Zonare,  trad.  I.  Millet,  1,  68  C.) 

Fistuleux.  [Rabelais,  III,  28.] 

1490.  Les  aultres  [excroissances]  aussi  sont  scamouses,  fistulleuses 

et  eancrouses. 

{Le  Ouidon  en  francoys.,  f.  5  a.) 

1552.  Fistulosus.  Qui  ha  beaucoup  de  trous,  comme  une  esponge, 

fistuleux. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  560  a.) 

Fixement.  [XVP  s.  Montaigne.  I,  2.] 

1503.  Escrevisse  .  .  .  a  la  figure  ronde,  la  couleur  fusque  devant 
qu'il  soyt  euit  et  se  tieut  fixement  sur  la  chose  qu'il  atouche. 

{Le  Guidon  en  francoys,  133  c,  edit.  1534.) 

Fixer.  [XVP  s.  Montaigne.  III,  13.] 

1503.  La  matiere  [de  chancre]  est  .  .  .  fixee  en  la  substance  du 

membre. 

{Le  Guidon  en  francoys,  133  c,  edit.  1534.) 

Flageller.  [1520.  J.  Fabri,  dans  Delboulle.  Becueil.] 

1488.  Selon  saiuct  Pol  ou  xij«  de  rEpi[stre]   aux  Hebrieux  Dieu 
flagelle  et  envoie  des  tribulations  ä  tous  ceulx  quil  aime. 

{La  Mer  des  Histoires.  \,  32  d,  edit.  1491.) 

Flamber.  [1552.  Ronsard.  Amours.] 

1546.  Flammigerare.     Jecter  flambe,  flamber,  flamboyer. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  297  b.) 

Flanquer.  [XVP  s.  Ronsard.  Eleg.  28.] 

1555.  Les  peuples  effroies  de  l'horreur  des  batailles, 
Flanquerent  leurs  cites  de  fosses  et  de  murailles. 

{Les  Meslanges  de  P.  de  Ronsard,  31  a.) 


Formaliser  Pour  riliatoire  du  Frau(;ais  Moderne  G7 

1555.  Ainsi  apres  avoir  (la  guerre  estant  finie)  .  .  . 

Fait  iiouveaus  bastions,  ßunque  cliasteaus  et  forts. 

(Ronsard.  Ödes,  *iij  b.) 
1561.  Aller  furieusement  iuvestir  dtßanquer  les  squadres  eiiuemies. 

{Zonare,  trad.  I.  de  Maiimoiit,  641  E.) 
Flasque. 

1540.  Voiis  Taymeriez   mieiilx  pour   dame  (encores   que   ee  soit 
une  femme  flasque  et  debile  ä  vous  dcfendre.) 

{Amadis.  l,  144  b.) 

F/atfeusement.  [XVI«  s.  P.  de  Brach.  (Etivns.  I,  p.  166.) 

1552.  Renidere.  Ouvrir  la  bouche  pour  soubrire,  soubrire,  soubrire 
flateusement  et  mig-nardement. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  LatinogaUicum,  1143  b.) 

Fleurissant.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 

1538.  Floridus.  Fleurissant,  plein  de  fleurs. 

(R.  Estienne.  Dict.  LatinogaUicum,  297  b.) 
Fleuronni. 

4  Fevrier  1583.  Vert  tapis  et  fleuronne  email. 

(P.  Thevenin;  dans  La  Sepmaine  de  G.  de  Saluste,  239,  edit.  1585.) 

Follicule.  [1549.  J.  Meignan.  Hist.  des  plantes,  dans  Delboulle.  liecueiL] 
1523.  Premierement  appert  le  follicule  [En  note]  Le  follicule  le 
petit  bouton. 

{Parthenice  mariane,  trad.  J.  de  Mortieres,  3  b.) 

Fondrihe.  |1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1488.  La  seconde  vallee  ou  fondri^re  estant  sonbz  la  tour  David 
procedoit  contre  Aquilon. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  152  b,  edit.  1491). 

Fönte.  [1493.  Martial  [dit]  d'Auvergne.   Vigiles  de  Charles  VII,  dans  la 
Curne.] 
1488.  Ceste  Mer  [Morte]   eroist  et  se  augmente  de  la  rdsolution 
et  fönte  des  neges  du  mont  Libanus. 

{La  Mer  des  Histoires.  l,  151  a,  edit.   1491.) 

Forgeron.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.'] 

1538.  Faber  ferrarius.  üng  maresohal,  forgeron.,  serruricr. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogcdlicum,  211  b) 

Formaliser.  [XVI^  s,  Amyot.  Flanilnins.,  31.] 

1552.  Complecti  causam.  Preudre  une  querelle,  se  formalizer. 
(Ch.  Estienne.  Dict.  LatinogaUicum.,  200  b.) 

5* 


68  Hugues  Vaganay  Fortuit 

1557.  Cleomede  se  formalisant  coutre  Aristote, 

(PoDtus  de  Tyard.  Le  Premier  Curieux,  dans  ses  Discours 
philosophiques,  200  a,  edit.  1587.) 
1559.  La  SerpeDtaire  ...  est   im   tresbon   remede   des    uleeres 
maliugs,  et  formalizans  u  la  guerison. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  224  a.) 

Fortuit.  [1549.  E.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1503.  II  n'y  a  medeciu  qui  te  saiehe  garder  de  semblables  elioses 
fortuites. 

{Le  Guidon  en  francoys.^  158  d,  edit.  1534.) 

Fossoyeur.  [XVI®  s.  Amyot.  Caton^  17.] 

1546.  Fossor.  Pionnier,  fossoyeur,  ou  fouisseur. 

(K.  EstieDne.  Dict.  LatinogalUcum,  528  b.) 

Fourbissure.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-latin.] 

1552.  Politura.  Polissure,  Fourbissure,  Bruaissure. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  1016  b.) 

Fourmiller.  [XVP  s.  Par6.  Introd.  21.] 

1552.  Formicatio.    Une   maladie    quand    le    corps    demange    ou 
fourmille  tellenaent  qu'il  semble  qu'on  est  plein  de  fourmis. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  572  a.) 

Fraudem'.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  franr.-lafin.] 
1546.  Frandator.  Trompeur,  fraudeur. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  548  b.) 

Fredon.  [1549.  K.  Estienne.]^ 

1546.  Chacuu  s'en  resjouyssoit :  mesmement  des  fredons  et  nou- 

veaiix  passages  dont  il  usoit. 

{Palmer in  d' Olive,  228  b.) 

^  Fregate.  [XVP  s.  Rabelais.  IV,  22.] 

1543.  Elle  l'envoya    incontinant   apres    dedans  en  iine   fregatte 

s'enquerir  au  vray. 

[Amadis.  IV,  69  a.) 

1546.  Ce  pendant  par  une  fragate  furent  les   autres  certains  du 

combat,  et  qu'ilz  ne  faillissent  ä  aprocher  et  mettre  le  feu  aux  vais- 

seaux,  quand  ou  leuu.  feroit  un  signal  en  la  ville. 

{Palmerin  er  Olive,  170  b.) 

Friandise.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1488.  Venus  est  cause . . .  des  espiciers  qui  fönt  tant  de  mixtions 
et  drogueries  iucitatives  de  friandise. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  43  b,  edit.  1491.) 


Fuyard  Poiir  l'Histoiio  du  Fiiinraia  Älodcino  (j'J 

Frise.  |XVI«  s.  J.  du  Belluy.  Ke(jrefs,  27  u.] 

1546.  L'Empereur  ...  fist  tciidre  .  .  .  la  salle  de  drap  d'or  frise. 

{Pabner/'n  d'Olive,  125  b.) 
1555.  Dans  ses  cheYOUx  frisez  [de  Cassandre]  il  [Amour]  dresse 
recarmouclie. 

(Continuation  des  Amoiirs  de  P.  de  Konsard,  50.) 

Frottement.  \  1539.  Iv.  Estienne.  Did.  franc.-latin.] 
1490.  Par  frotemens  du  membre. 

(Le  Guidon  en  francois,  d  8  b.) 

Frustrer.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 

1488.  Salomou . . .  voyant  qu'il  ne  se  y  vouloyent  point  consentir 
et  que  il  csto'it  frustre  de  8on  desir,  luy  raesmes  se  deposa  et  demist 
de  son  royaulme. 

{La  31er  des  Histoires.  I,  171  c,  edit.  1491.) 

Fidgurant.  [1564.  Marcouville,  dans  Delboulle.  Recneil.] 

1488.  Barath  et  aussy  Lapidoth  est  interprete  fouldre  ou  fulgueur, 
ou  fidgurant  ou  frapant. 

{La  Mer  des  Histoires,  I,  138  c,  edit.  1491.) 

Fuligineux.  [XVI«  s.  Pare.  XXI,  23.] 

1557.  Couleur  fuligineuse  et  enfumee. 

(Ch.  de  TEscluse,  dans  Dodoens.  Hist.  des  Flantes,  557.) 

Fumigatoire.  [1596.  Remedes  contre  la  i^este,  dans  Godefroy.  Complement.] 
1503.  L'en  doit  suffumiguer  l'oreille  cum   traiectario   ou  cannule 
fu7nigatoire. 

{Le  Giddon  en  francoys,  264  b,,  edit.  1534.) 

Fusion.  [1653.  Oudin] 

1547.  La  Balene  est  au  dessoubz  du  Mouton  et  des  Poyssons, 
mais  de  sa  creste  pnrt  une  subtile  fnsion  d'estoilles  bien  ordonnee, 
qui  traverse  jusques  aux  deux  Poyssons,  et  icelle  fusion  uonimöe  en 
grec  Heimidone,  e'est-ä  dire  les  delices  de  Mercure. 

{Vitruve.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  129a.) 

Futile.  [1611.  Cotgrave.] 

1488.  Le    vesscau    ouquel    on  mectoit  ce   qu'on    luy  sacrifioit  [ä 
Vesta]  estoit  futile  et  bien  disposc  k  espandre  ce  qui  estoyt  dedaus. 
{La  Mer  des  LIistoires.  l,  48  b,  6dit.  1491.) 

Fugard.  [1552.   Ch.  Estienne,  dans  Delboulle.  Becueil.] 
1546.  Eugitor.  Euyeur,  fuyard,  coureur. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  555  a.) 


70  Hugnes  Vaganay  Gdlactite 

Galactite.  [1562.  Du  PiDet,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1559.  La  pierre  Galactite  est  nommee  pour  autant  qu'elle  resue 
une  liqueur  semblable  au  laict. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathöe,  503  b.) 

Galaxie.  [1584.  J.  des  Caurres.  CEuvres  morales,  daus  Delboulle.  EecueiL] 
1557.  La  Galaxie  ou  voye  Lactee  est  plus  qu'evldemment  recog- 
neue  ä  sa  blancbeur  et  multitude  d'estoilles. 

(Pontus  de  Tyard.  Le  Premier  Curieux,  dans  ses  Discours 
philosophiqiies  253  a,  edit.  1587.) 

Gallican.  [XV^— XVI^  s.  J.  Le  Maire,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1488.  Le  psaultier  gallican  est  le  plus  commun   de  tous  et  con- 
tenu  ou  texte  de  la  Bible  avec  son  prologue 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  167  d,  6dit.  1491.) 

Gangrene.  [XVI«  s.  Pare.  X,  11.] 

1503.  Cancretie  et  charboncle  et  estiomenus  sont  propres  flegmous. 
{Le  Guidon  en  francoys,  107  b,  6dit.  1534.) 

Gargovllement.  [1542.  R.  Estienne,  dans  Godefroy.  Complement.] 
1538.  Gargarizatio.  Gargoullement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  309  a.) 

Garniture.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franr.-latin.] 

1538.    Conamentnm     Garnitures,    choses    qui    aydent    ceulx    qui 
veulent  arracher  et  tirer  quelque  chose. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  140  a.) 
1538.  Digitalia.  Gants,  garniture  de  doigt. 

{Ibid.,  218  a.) 

Gaspiller.  [XVI^  s.  La  Boderie,  dans  Godefroy.  ComjJl^ment  ] 

1561.  Chaeun;  tant  fälble  fust  il,  le  gaspille,  pelisse  et  agace. 

{Zonare,  trad.  I.  de  Maumont,  134  D.) 

Gaspilleur.  [1561.  J.  de  Maumont.  Zonare,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1538.  Prodigus  aeris.  Ung  gaspilleur  d'argent,  ung  gaudisseur. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  578  b.) 
1552.  .^ris  prodigus,     Un  gaspilleur  d'argent,  un  gaudisseur. 
(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  1066  a.) 

Gausserie.  [XVP  s.  Vauquelin  de  La  Fresnaye.  Art  poetique.] 

1552.  II  avint  aussi  ä  l'Empereur  Oetavian  une  petite  gausserie 
sur  ce  propos  de  ressemblance. 

(P.  Messie.  Diverses  Lerons,  trad.  Gruget,  150  b,  cdit.  1556.) 
1586.  Une  infinite  de  moqueries  et  de  gausseries. 

(I.  Lambert.  Discours  evangeliques.  \\,  40  a.) 


Gloutonnement  Pour  l'Hlstoire  du  Franjais  Moderne  71 

Ginie.  [1611.  Cotgrave.j 

1570.  Genie  qiii  est  l'ame  d'un  chacun. 

[La  Cite  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  263  b,  C,  edit.  1578.) 

Gentils.  [15  .  .  .  Marot.  Pseaulme  110.] 

1488.  Les  diables  .  .  .  souvent  aux  gentllz   et  iufidöles  baillent 

vrayes  responses. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  53  b,  edit.  1491.) 

Geographe.  [XVI«  s.  Montaigne.  IT,  12.] 

1557.  Doctiine  des  vents  selon  les  Giographes  et  Mariniers. 
(Pontus  de  Tyard.  Le  Premier  Curieux,  dans  ses  Discours 
philosopliiques,  256  b,  edit.  1587.) 

GerbSe.  [1553.  B.  de  Salignac,  Siege  de  Metz,  p.  526,  edit.  Micbaud.] 
2  Aoust  1553.  Faictes  les  rasteliers  .  .  .  en  sorte  que  ees  bestes 
ne  puissent   gaster   leur  fourrage,  principalement   les   chevaulx,   qui 
doivent  tirer  leur  foibg  ou  gerbees  de  hault. 

{Albert.  Archiiecture,  trad.  I.  Martin,  93  a.) 

Glanage.  [1606.  Nicot.] 

1596.  Lesdits   laboureurs,    fermiers   et  aultres   ne   peuvent  .  .  . 
empescher  .  .  .  le  glairmge. 

(Guenoys.  Conference  des  coustumes  .  .  .  de  France,  101  a.) 

Glandule.  Glandidle.  [XVP  s.  Pare.  I,  17.] 

1503.  L'en  oste  la  superflue  quand   les  apostemes   sont  curöes 
et  les  glandules  sont  ostees. 

{Le  Guidon  en  francoys^  3  d,  edit.  1534.) 

1503.  Les  glandidles  et  scropuUes   [sie]   qui  se  engendrent  sou- 

ventesfois  en  yceulx  lieux  soient  curees. 

{Ibid.,  137  c.) 

Glapissement.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frung.-latin.] 
1538.  Gannitus.  Glapissement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  309  a.) 

Glauqiie.  [1603.  Champ-Repus,  Foesies,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1503.  La  seconde  couleur  [de  Toeil]  est  glauce. 

{Le  Guidon  en  francoys,  49  b,  ddit.  1534.) 

Gloutonnement.  [XVII«  s.  La  Fontaine.  Fables.  III,  9.] 

1570.  Tous  les  Italiens  ayant  cste  enyvrez  trop  glotonnement  de 
cest  espoir,    et  Livie   estant    niort  soudainement,  comme   on   ne  leur 
tint  pas  promesse,  les  Picentes  priudrent  premieremeut  les  armes. 
{La  Cite  de  Dicu,  trad.  G.  Hervet.  I,  96  b,  A,  6dit.  1578.) 
1570.  Gloutonnement  eile  s'y  estoit  ruee  ä  bellcs  dens. 

{Ibid.,  1,  363  b,  C.) 


72  Hugues  Vaganay.  Goctie 

Goetie.  [Apres  1574.  Mayerne-Turquet,  dans  Delboiille.  BecueiL] 
1570.  Goeüe  est  propremeut  Tevoeation  des  espritz. 

{La  au  de  Bleu,  trad.  G.  Hervet.  I,  283  b,  A,  edit.  1578.) 

Golfe.  [1606.  Nicot.] 

1561.  [La  posterite  de  Cham]  . . .  saisit  toute  la  coutree,  ...  et 
ne  cessa,  jusques  ä  taut  qu'elle  eust  attaint,  suyvant   soii  eonrs   de 
golphe  et  rivag-e  marin,  les  extremitez  de  l'Ocean. 

{Zonare,  trad.  I.  de  Maumont,  37  C.) 

Gonfler.  [XVP  s.  Pare.  XVIII,  52.] 

1559.  La  grappe  de  raisin  fresche  tronble  le  corps,  et  gonfle 
Testomac. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  444  a.) 

Gouhiement.  [XVPs.  Amyot.  CEuvr.  mor.  Com.  il  fautnourrir  les  enfants,^.^ 
1546.  Gulose.  En  gourmant,  g-loutement,  gouluement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  579  b.) 

Gourmandlse.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 

1488  Pitachus  disoit  que  le  vin  est  bon  et  maulvais :  boii  de 
nature,  mais  il  est  maulvais  par  crapule  et  gourmandlse. 

{La  Mer  des  Hisfoires.  I,  202  e,  edit.  1491.) 

Gousse.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 

1538.  Siliqua.  L'escosse  ou  gousse  de  feves,  pois,  et  semblables. 
(R.  Estienne.   Dict.  Latinogallicum,  660  a.). 
Gouter. 

1501.  Fruitz  .  .  .  doulx  et  delectables  ä  savourer  et  goidter. 
(F.  Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte,  c  6  b.) 

Grahat.  [XV  ^  s.  Pare.  XVIII,  28.] 

1546.  Grabatus.  Un  petit  lit  de  povre  homme  .  .  .  Un  grahat. 
(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.^  572  b.) 

Gracilite.  [1528.  Desdier,  Bonn.   Volupfe,  dans  Godefroy.] 

1488.  Geste  planete  [de  Mars]  selon  Ptholomee  dispose  ou  eorps 
de  l'homme  longitude  et  gracilite^  pour  raison  de  sa  chaleur  et 
secheresse  qui  sont  eu  luy  plus  que  es  aultres. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  43  a,  edit.  1491.) 
Graillement. 

1552.  Crocitus.     La  voix  du   corbeau,  graillement,   croaillement. 
(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  341  b.) 
Grailler. 

1552.  Crocire.   C'est  crier  comme  le  corbeaU;  grailler,  croailler. 

{Ibid.,  341  b.) 


Griffonnc  l'our  rHistoiio  (lii  Fraii^ais  Moderue  73 

G misset.  [XVl"  s.  Konsard.  I,  358,  edit.  BlaDchemaia.] 

1552.  Rubeta.  Uue  sortc  de  crapault,  qu'on  appellc  graisset,  ou 
veidier. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  1168  a,) 

Gratelle.  [1545.  G.  Gueroiilt,  dans  Delboulle.  liecueiL] 
1538.  Impetigo.  Galle  ou  gratelle,  feu  volag-e. 

(R.  Estienne.  Dict.  LatinogalUcHut,.^  346  a.) 

Grattement.  [XYl^  s.  N.  Du  Fail,  dans  Godefroy,  Complement.] 

1553.  Pour  vos  cbevaulx,  cavez  le  parterre  d'un  bon  ])ied  en 
parfond,  puis  le  recouvrez  de  solives  de  cbesne,  .  .  .  afiu  que  par 
leur  grattement  et  trepigueures,  .  .  .  ilz  ne  facent  des  fosses  en  terre. 

{Albert.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  93  a.) 

Gratifier.  [1558.  Bou.  Des  Periers.  Nouvelles.  123] 

1546.  L'Empereur  .  .  ,  ponr  luy  gratifier,  les  luv  presenta. 

{Palmerin  cV Olive,  5  a.) 
1551.  La  beaute   du  corps,   propre   obget  de  noz  yeulx,  [est]  de 
nous  seulz  entre  tous  les  animaux  considöree  et  gratifiee. 

{Les  Dialogues  de  w.  Speron  Hperone^  trad.  C.  Gruget,  43  b.) 

Grenetier.  [1680.  Riehelet.] 

1573.  Spijckermeester.  Grenetier.  Granarius,  frumentorum  custos. 
{Thesaurus   Theutonicae  linguae,  C  c  3c.) 

GrenoniUe.  Grenoulle.  Grenoylle.  [1532.  Rabelais.  I,  2.] 

1488.  [En  Belgique]  u'y  a  gaires  de  bestes  monstrueuses  ou 
venimeuses,  exceptes  grenoulles,  crapaux,  et  couleuvres. 

{La  Mer  des  Histoires.  T,  63  a,  6dit.  1491.) 
1503.  Reynes  ou  grenouilles  qui  paissent  en  estangz. 

{Le  Guidon  en  francoys,  254  a,  ^dit.  1534.) 

1503,  S'ils  ont  voix,  eile  n'est  ])as  bonne,  eonime  a  le  rayue  ou 
gre)ioylle. 

{Ibid.,  52  c.) 

Grenouillette.  [1549.  J.  Meignau,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1538.  Rauuuculus,  diminut.  Grenouillette. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  608  b.) 

Griffonne.  [1611,  Cotgrave.] 

1555.  Nostre  vulgaire  .  .  .  voyant  (juelque  peinture  lourdement 
esbauchee,  Pappel  le  ouvrage  Griffonnc. 

(P.  Belon.  Uistoire  de  la  nature  des  oyseaux,  82.) 


74  Hiigues  Vaganay  Grincer 

Gn'ncer.  [1539.  R.  Estleiiae.  Dict.  franc.-latln.] 

1488.  Ceulx  .  .  .  qui  soDt  es  lieux  infeinaulx  tormeutez  sans  fin 
et  sans  cesse,  .  .  .  fönt  resonner  et  grincer  leurs  dens. 

(La  Mer  des  Hisfoires.  I,  128  b,  edit.  1491.) 

Griotier.  [1583.  Cl.  Gaiichet.  P/amVf/^'S  c/;a/»/)s,  dansDelboulle.  BecueiL] 
1557.  L'arbre  qui   porte  les   grosses  guignes,    et   le  gryotier  se 
plantent  es  verg-ers. 

(Dodoens.  Hist.  des  Plantes,  trad.  Ch.  de  TEscluse,  507.) 

Griser.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.^ 

1538.  Canere,  canescere.  Griser  et  deveuir  cheou  et  blaue. 

(R.  Estieime.  Dict.  Latinogallicum,  99  a.) 

Grondeur.  [1611.  Cotgrave.] 

1586.  Mais  j'entens  iin  grondeur  Calvin. 

(I.  Lambert,  Discours  evangeliques.  IT,  119  a.) 

Guet  ä  pens.  [XVI«  s.  Rabelais.  III,  44.] 

(Coustume  d'Anjou,  Titre  4.  Art.  44,  Titre  9,  art.  144  dans 
1596.  Gueuoys.  Conference  des  coustumes  .  .  .  de  France, 
33  a,  36  b.)  "^ 

Guilee.  [1539.  R.  Estienne.  Dict,  Francoislatin.] 

1538.  Nimbus.  Une  giiilee,  une  ondee  de  pluye  froide,  et  d'eaue 
qui  vieut  tont  ä  coup. 

(R.  Estienne,  Dict.  Latinogallicum^  476  a.) 

Guirlande.  [XVI®  s.  Ronsard.  A^nours,  I,  163.  —  En  realite  Ronsard  a 

ecrit  girlande    en   1552,    ghirlande    en   1553,   p.  119,  et  cette 

forme  figure   eneore  en  1571,  p.  139,  avec   la  note  de  Muret 

,^Ghirlandes.  Chapeaus  de  fleurs.  Mot  italien."] 

1540.  L'aisnee  .  .  .  appellee   la  Dame  de   la    Guirlande,  par  ce 

que  le  Roy  son  mary,  pour  la  beaulte  de  ses    cheveulx,  .  .  .  ne   les 

luy  permettoit  couvrir^  sinon  avec  ung  petit  cercle  ou  chapelet  de  fleurs. 

(Änuidis.  I,  1  a.) 

Gustatif.  [XVI«  s.  Pare.  I,  1.] 

1503.  A  eile  [la  langue]  viennent  nerfz  gustatifz. 

{Le  Guidon  en  francoys,  51  c,  edit.  1534.) 

Gymnosophistcs.  [XV®— XVI®  g.  Fossetier,   dans  Godefroy,   Complement.] 
1488.    Leurs    philosopbes    qu'on   dit  ginnosophistes  ont    si   grant 
appetit  d'acquerir  science  que  puis  le  souleil  levant  jusques   au  soir 
sont  .  .  .  regardans  le  souleil  saus  mouvoir  les  yeulx. 

[La  Mer  des  Histoires.  1,  58  d,  edit.  1491.) 


Hematite  Poiir  rflistoirc  du  Fran^ais  Moderne  75 

Gynecocratie.  [1576.  J.  Bodiu.  Bepublique.  VI,  5.] 

1565.  Geste  prudente  Gynecocratie^  souz  luquelle  Testat  publique 
est  vertueusemeut  policö. 

(P.  de  Eonsard.  Epistre  ä  la  Royne  d'Angleterre,  en  tete 
de  ses  Elegies,  Mascarades  et  Bergerie,  f.  A  3.) 

Hahleur.  [1611.  Cotgrave.] 

1555.  Vray  est  que  de  lä  viennent   les  beaux  Hableurs  et  bous 
Charlatans. 

(Billon.  Le  Fort  inexpugnable,  31  b.) 

1583.  Ton  Louvre,  ore  si  brave  eu  pompeus  courtisans, 
Foisonne  en  telz  hableurs. 

(La  Jessee.  Premieres  Oevvres  francoyses,  282.) 

Ha'issable.  [1611.  Cotgrave] 

1584.  Un  air  empeste  est  Iia'issable  aux  corj)8  bien  complexionnez. 
{Guevarre.  Epistres  dorees.lY,  trad.  J.  de  Barraud,  44  b.) 

Harengimir.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  fra?ir.-latin.'] 

1530.  Si  telz  harengueurs  veulent  monstrer  leur  sgavoir, 

{Diodore,  trad.  Gl.  de  Seyssel,  85  a.) 

Harper,  se.  2.  [XVI«  s.  Montaigne  III,  3.] 

1540.  Et  se  harperenf  essayans  par  tous  moyens  ä  abbatre  l'ung 
Taultre. 

(Amadis.  I,  23  b.) 

Harpon.  [1611.  Gotgrave.] 

1553.  La  maniere  de  placquer  et  vestir  les  murailles,  cnsemble 
des  clefz  ou  harpons. 

{Albert.  Architecture^  trad.  I.  Martin,  48  a.) 

Harqitebuzade.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-latin.] 

1559.  L'on  les  prend  [les  thuns]  en  l'Isle  de  Gades,  .  . .  avec  un 
grand  rumeur  de  voix,  et  de  tabourins,  et  force  harquebuzades. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  129  a.) 

Hectique. 

1585.  Le  trop  de  sec  rend  Thomme  hectique  et  sec. 

(P.  Thevenin,  dans  L(/  Sepmaine  de  G.  de  Saluste,  127.) 

Hematite.  [XVI«  s.  Pare.  XVII I,  66.] 

1559.  La  pierre  Hematite  nommee   vulgairement   Lapis,   est   trös 
cognue  de  tous. 

(M.  Mathee,  Dioscoride^  502  b.) 


76  Hugues  Vaganay  Hemicycle 

Hemicydc.  [1557.  P.  de  Mesmes.  Instlt.  astron.  dans  Delboulle.  RecueiL] 

1547.  On  dict  que  Berose  de  Clialdee  iuventu  Vheinicijcle.,  ou 
demyrond  cave  en  un  quarre. 

{Vitnwe.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  132a.) 
1553.   Ceulx   qui  usoient   de    flignes]    droittes,    les    produisoient 
equidistantes,  jiisques    a  ce    quMlz    eussent  adjouste   aux    cornes  de 
Vhemicyde  iioe  quarte  partie  du  diamötre. 

{Albert.  Architecture,  trad.  I.  Martio,  174  a.) 
Heinistiche. 

1548.  (Th.  Sebillet.  Art  Poetique,  p.  125,  edit.  Gaiffe.) 

HemorrhoidaL  [XVI«  s.  Pare.  I,  21.] 

1559.  Les  veines  hemorrhoidales. 

{Dioscoride.,  trad.  M.  Mathee,  45  b.) 

HercuUen.  [XVP  8.  La  Boderie,  dans  Godefroy.  Compleraeni] 

1520.  Julies  Caesar  .  .  .  avoit  une  maladie  .  .  .  nommee  mal 
saiuct,  ou  herculeen,  et  vulgairement  mal  caducque. 

{Suetone^  trad.  G.  Micbel,  21  a,  edit.  1541.) 
Hhissonne. 

1546.  Su8  horridus.  Herissonne,  qui  a  le  poil  dresse. 

(R.  Estienne.  Dict.  Lathiogallicum.^  598  b.) 
1559.  L'Acantbiou  .  . .  n'est  (selon  qu'aucuns  l'estimeut),  une  cer- 
taine  espece  de  chardon  de  montagne,  moussu  en  tout  le  cireuit  de 
son  fruict  hen'ssonne. 

(Dioscorlde,  trad.  M.  Mathee,  252  b.) 

Hermaphrodit e.  [XVI«  s.  Kabelais.  V,  9.J 

1488.  Et  semblablement  est  des  androgenes,  aultrement  ditz 
hermofrodites,  lesquelz  ont  double  nature  et  sexe  de  homme  et  de 
fcmme. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  33  d,  edit,  1491.) 

1551.  Vostre  amoureux  Hermaphrodite. 

{Les  Dialogues  de  m.  Speron  Speroiie,  trad.  C.  Gruget,  12  b.) 

Hernie.  [1561.  P.  Franco,  dans  Delboulle.  RecueiL] 

1490.  Doncques  hernie  des  coullons  les  unes  sont  dictes  propre- 
ment  apostemes  et  les  autres  par  semblauce. 

{Le  Guidon  en  francois,  i  1  a.) 

Hexanietre.  [1511.   Vies  des  saints  Peres,  dans  Delboulle.  Recueil.\ 

1488.  Juvenas  .  .  .  escript  les  evangiles  en  vers  heroiques  et 
exametres. 

{La  Mer  des  Histoires.  II,  97  d,  edit.  1491.) 


Huitiemement  Pour  l'Histoire  du  Fraii^ais  Modeine  77 

Hochement.  [XVI«  s.  Amyot.  CEurres  morales.  Comment  refr.  la  colere,  6.] 
1552.  Concussus.  Hecouemeut,  hochement^  brauslemeut,  moiivement. 
(Cli.  Estienne.  Dict.  Latinogalliciim,  281  b.) 
Höh. 

1540.  11  escria  :  Holla.,  holla.,  je  vous  deffeudz  marelier  plus  oultre. 

{Amadis.  \,  G7  a  ) 
Homerique. 

1548.  (Th.  Sebillet.  AH  Poetique,  p.  112,  ediL  Gaiffe.) 

Homogene.  [1550.   Piccolomiiii,  Sphere   du  moiide.,   p.  30,  trad.  Goupil.] 
1503.  Choses  humides  et  homogeuces. 

(Le  Guidon  en  francoya,  310  a,  cdit.  1534.) 

Homogene/te.  [XVI«  s.  Vigenere.   Traite  du  feu  et  f/^<  sc/ (1608),  p.  253.] 
1503.  La  iTiatiere  de  zefiros  et  chancre  out  eiitre  soy  grande  si- 
militude  et  liomogeneiU. 

{Le  Gindon  en  francoys,  132  d,  edit.  1534.) 

Honorifique.  [1507.  Nie.  de  La  Chesnaye,  dans  Delboulle.  Recueil.'] 

1488.  Apres  la  mort  du(iuel  [Cham]  ses  gens  luy  fireut  ung 
honorifique  sepulchie,  comme  ä  iing  des  amys  de  üieu  trauslate  es 
ciealx. 

{La  Mer  des  Histoires.  \,  30  c,  cdit.  1491.) 

Hostilite.  [1510.  0.  de  St.  Gelays.  Eneide.] 

1479.  Le  dyable  .  .  .  ä  la  miserable  ame  eu  enfer  tourmeutee 
.  .  .  luy  presente  sa  borrible  .  .  .  presence  .  .  .  avec  toute  hostilite, 
malignite  et  la  ferocite  qu'il  peult. 

(Le  livre  des  sains  Auges,  1.  IV,  eh.  52.) 

Huiler.  [XVI«  s.  Pare.  VIII,  20.] 

1546.  Uugi  olivo.  Estre  oinct  d'huile,  estre  huile,  ou  cnhuile. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.,  1352  b.) 

1547.  Uue  liqueur  huylee. 

{Vitnive,  frad.  I.  Martin,   114  a.) 
1560.  Avec  des  cruches  d'argent  huiller  et  arroser  uu  arbre  qiii 
se  nomme  Platain. 

(K.  Belleau,  dans  Les  Amours  de  Ronsard.  II,  56  b.) 

Huileux.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  f rang. -tat in.] 
1538.  Oleosus.  Plein  d'huile,  huileux. 

(R.  Estienne.  Dict.  Lafinogallicum,  501  a.) 

Huitihnement.  [1552.  J.  Pelletier.  Arithmetique,  77  b.] 

1480.  Premierement  . . .  Secondement . . .  Tiereement  . . .  Quartemeut 
. .  .  Quintement . . .  Sextemeut  . .  .  Septiesmement  . .  ,  Huyticsmement . .  . 

{Legende  doree^  I  2  b.) 


78  '  Hugues  Vaganay  Humeder 

Humecter.  [XVI^  s.  Rabelais.  I,  5.] 

1503.  De  sa  complexion  il  [l'os]   est  sech  pour  ce  pour  {'humec- 
ter ..  .  ladicte  meduUe  est  en  la  concavite  des  os. 

{Le  Guidon  en  francoys,  41  a,  edit.  1534.) 

Humoral.  [1555.  P.  Belou,  Nature  des  oiseaux,  p.  27.] 
1490.  Ilumeur  ou  matiere  humoral. 

{Le  Guidon  en  francois,  d  7  a.) 

Hyemcd.  [XVI®  s.  Amyot,  dans  Delboulle.  BecueiL] 

1488.   Diirans    le    solstice    hyemal,    c'est-ä-dire    les    cours  jours 
d'yver;  on  n'y  voit  point  luire  le  soleil. 

{La  Mer  des  Histoires.  1,  66  c,  edit.  1491.) 

Hymenee.  [1559.  Cl.  de  Buttet,  daus  Delboulle.  BecueiL] 
1550.  0  Hymen,  Hymenee, 
Hymen,  6  Hymenee. 

{Ödes  de  Ronsard,  107  b.) 

HyperduUe.  [XV P  s.  Rabelais.  IV,  52.] 

1488.  II  y  a  iij  e8])eces  de  adorations,  c'est  assavoir  latiie,  dulie, 
et  yperdulie. 

(La  Mer  des  Histoires.  II,  131c,  edit.  1491.) 

Hypocondries. 

1490.  Les  ypocondries  sont  de  coste  soubz  les  costes. 

{Le  Guidon  en  francois,  c  6  b.) 

Hypocritement.  [1611.  Cotgrave.] 

1584.  Ils  sont  quelque  foys  si  hipocritement  consciencieux  qu'ils 
observent  certains  jours. 

{Guevarre.  Epistres  dorees.W,  trad.  J.  de  Barraud,  112  a.) 

Hypothecairement.  [XVI«  s.  Loysel,  p.  327.] 

(Coustume  de  Paris.  Tit.  V,  art.  101,  dans  1596.  Guenoys. 

Conference  des  coustumes  .  .  .  de  France,  379  b.) 
Coustume  de  Chalons.  Tit.  16.  Art.  130,  ibid.  380  b. 
Coustume  d'Artois.  Tit.  9.  Art.  188,  ibid.  380  b. 

Icosaedre.  [1587.  Duchesne.  Grand  Miroir  du  Monde,  62.] 

1557.  Piaton  et  les  siens  . . .  par  l'assemblement  de  ces  triangles, 
tirörent  la  forme  pyramidale   pour   le  feu  . . .  V icosaedre,  pour  Teau. 
(Poutus  de  Tyard.  L'Univers,  236a,  edit.  1587.) 

Idio7ne. 

1548.  (Th.  Sebillet.  Art  PoHique,  p.  189,  Sdit.  Gaiffe.) 


Immodestement  Pour  l'Histoiro  du  Frun(;ai8  Moderne  79 

Ignare.  [1512.  P.  Griugore,  Obst,  des  Suisses.] 

1488.  Cbilo  inlerrogue  (jue  c'est  de  Fortune,  respoiulist :  C'est  iin 
niedeciu  ignare  (jui  nvugle  phisieiirs  gens. 

{La  Mev  des  Histoires.  I,  202  d,  edit.  14Ü1.) 

Illicifemenf.  [1570.  Gentian  Hervet.  die  de  Dien,  daiis  Delboiille.  Reciteil.] 
154G.  lllicitö.  lUiciiemenf. 

(R.  Estienne.  Dtct.  Latlnogallicum,  (312  a.) 

llluminatif.  [XV*  8.  Gerson,  dans  Dochez,  Dlct.] 
1488.  11  [le  süuleilj  a  vertu  illnminative. 

{La  Mer  des  Histoires^  \,  44  a,  edit.  1491.) 

Imbiber.  [XVI«  s.  Pare.  XV,  47.] 

1503.  Noiis  devons  avoir  Intention  ä  desseicher  et  mundifier  la 
matiere  contenne  et  imbihee  au  nerf, 

{Le  Guidon  en  francoys,  202  e,  edit.  1534.) 
1547.  Quand  la  vertu  de  la  liqueur  entre  dedans  les  corps  sub- 
gectz,  eile  y  seme  la  (inalite  substanciense  de  chacune  sienne  espece 
doüt  eile  est  imbibee. 

{Vitruve,  trad.  I.  Martin,  115  a.) 

Immkliatement.  [1537,  dans  lievue  hislorique.  I,  133.] 

1503.  Comme  en  nostre  corps  soit  grande  diversite  de  nerfz 
dififcrens  en  moUice  et  durte  et  soyent  en  grant  nombre,  il  n'a  pas 
este  cbose  possiblc  que  tous  immediatemeiit  ayent  prins  leur  nais- 
sauce  du  cerveau. 

(Le  Guidon  en  francoys^  88  d,  edit.  1534.) 

Immemorial.  (1549.  R.  Estienne.] 

15.  Jouissance  dudit  droict  de  servitude  ou  UFJage  par  temps 
immemorial. 

(Coustume  du  Nivernois  Chap.  17.  Art.  10,  dans  Guenoys. 
Conference  des  coustumes  .  .  .  de  France.,  375.) 

Immerger.  [1783.  Pomme.  Traite  des  aß',  vaporeuse.^,  p.  371.] 

1501.  Tu  as  mis  et  immerge  totallement  en  la  terre  le  talcnt 
d'entendement. 

(F.  Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte,  c  5  a.) 

Immodeste.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  francAatin.] 

1543,  Ceulx  qui  par  trop  estrangc  presumption  veulent  tenir  une 
gravite  immodeste. 

{Amadis.  IV,  IIa.) 

Immodestement.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 

1546.  Immodeste.  Immodestement^  iuimodereement,  oultre  me- 
ßure,  trop. 

(ß.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  617  b.) 


80  Hugues  Vaganay  Immodestte 

Immodestie.  [1564,  J.  Thierry.  Dict.  franc.-laUn.'\ 
1546.  Immoderatio.  Immodestie. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.,  617  b.) 

Immortaliser.  [XVI®  s.  Ronsard.  11^  115.  Bihl.  eJz^ 
1550.  A  moi  serablables  artisans 
Ont  immortalise  leur  gloire. 

{Ödes  de  Ronsard,  28  a.) 

Immnahlement.  [XVI«  s.  Amyot.  Demosth.  19.] 

1552.  Obstinate.  Obstioreement,  opiniastremeut;  d'un  ferme  vouloir, 
immiiablement. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  897  b.) 

Immiitabilite.  [1544.  Mathee.  Theodorite,  daus  DelbouIIe.  BccueiL] 

1501.  Boece  dit   ...  qua    sapience    c'est   comprebension    de   la 
verite  des  cboses  qui  sont  vrayes  et  qui  sortissent  immutabilite  de  soy. 
(Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte,  s  4  b.) 

Impatienter.  [XVIP  8.  Nicole.  Essais  de  morale.  I,  67.] 

1584.  Les   saincts    Prophetes    supporterent    et    patirent   sans   se 
troubler  ny  impatienter,  les  travaux  et  difficultez. 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  211  b.) 

Impatronizer,  s\  [XVP  s.  Pasquier.  Recherches.  I,  5.] 

1552.  Regnis  alicuius  insurgere.  Se  insurgir  par  guerre  et  eslever 
ji  l'encontre,  pour  s'en  emparer  et  impatronizer. 

(Cb.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.^  709  b.) 

Impenitence.  [1630.  Mouet,  Abrege  du  parallele.] 

1488.  Des  sept  peebes  contre  le  Sainct  Esperit . . .,  il  y  en  a  deux 
irreniissibles :  c'est  assavoir  finale  impenitence  et  finale  desperation. 
(La  Mer  des  Histoires,  l,  18  d,  edit.  1491.) 

Imperatrice.  [1576.  J.  Le  Bon,  Ädages.] 

1542.  L'Empereur  .  .  .  le  mena  de  la  voir  les  Daraes,  qui  toutes 
luy  firent  tresbon  recueil,  mesmement  V Imperatrix. 

{Ämadis.  III,  55  b.) 
Imperialiste.  [1642.  Oudin.] 

1546.    Autant   en   fisrent  ceulx   de  Macedone  ...  et  de  mesme 
ordre  qu'avoient  tenu  les  Imperialisies. 

(Palmerin  d'Olive,  196  a.) 

1568.  Les  Imperialistes  asseuroient  que   les  anciens  droicts  des 
Dues  de  Orleans  n'estoient  d'aucune  consideration. 

[F.  Guicciardin.  Hist.  d'Italie,  trad.  H.  Cbomedey,  278  b.) 
1584.  Tres-excellent  Duc,  et  grand  Capitaine  Imperialiste. 

{Guevarre.  Epistres  dorSes.  IV,  trad.  J.  de  ßarraud,  73  a.) 


Impnidemment  Poiir  l'Histoire  du  FiaiiQais  Moderne  8i 

Tmplacoblemeiit.  [Neologisme.] 

154G.  Tmplaeabiliter.  Obstiueement,  implacablement. 

(1\.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  624  b.) 

Implicite.  [XVl**  s.  Calvin.  Institution  chrestienne.  HI,  II,  5.] 

1488.  8e  telz  n'ont  point  eu  foy  exi)licite  et  claire,  toutesfois  ilz 
ont  eue  une  foy  implicite  et  iutrinseque,  en  tant  que  ilz  oiit  creu 
que  Dien  dclivreroit  les  homraes  selon  sou  bon  pluisir. 

{La  Mer  des  Histoires.  1,  \)A([,  6dit.  1491.) 

Impli eitern ent.  [XVI''  s.  Calvin.  Institution  chrestienne.  III,  II,  5,| 

1488.  Ed  laqiielle  creation  |de  la  feninie]  .  . .  Dieu  implicitement 
et  virtuellement  iostitua  mariage. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  7  d,  edit.  1491). 
1488.  Causalement,    virtuellement,    et  implicitement  Dieu   a  tout 
fait  ÖS  six  jours. 

{Ibid.,  I,  11  c). 
Imporfance,  [1539.  R,  Estienne.  Dict.  frünc.-latin?\ 

1530.  Ag-athocies  .  .  .  estoit  gaudisseur  et  inocqueur  :  uon  pas 
en  banqiietz  taut  seulement,  mais  encores  quant  il  parloit  de  choses 
d'importance. 

{Diodore,  trad.  Cl.  de  Seyssel,  113  a.) 

Important.  [XVP  s.  Montaigne.  I,  3.J 

1568.  Pais  eontigu  et  fort  important  pour  la  seurete  de  Ferrare. 
[F.  Guicciardin.  Hist.  d'Italie,  trad.  H.  Chomedey,  8  a.) 

hnporter.  |1587.  La  Noue.  Disc.  polit.  22.] 

1584.  L'office  et  mestier  vous  fut  donne  afin  de  vous  employer 
serieusement  es  choses  qui  importent  du  devoir.  • 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud.  119  b.) 

Impropri^te.  [XVI**  s.  Calvin,  Instit.  ehr.  daus  Littre.] 

1488.  [Le  royaulme  des  Scithes]  fut  appele  regne  des  Barbares 
pour  les  impropriefes  et  iuhabilites  des  habitateurs. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  84  c^  6dit.  1491.) 
1490.  Oster  impropriete  de  parier. 

{Le  Giiidon  en  francois,  d  6  b.) 

Imprudemment.  [1539.  II.  Estienne.  Dict.  frang.-lafin.] 

1508.  J'ay  assez  imprudemment  applicque  la  petite  poinle  de  nia 
plume  trop  agreste  et  ruralle  ä  ourdir  .  .  .  ce  tel  quel  traiete. 

(Dans  Recueil  de  poesies  francoises  (1857),  VI,  120.) 
1538.   Im])rudenter.   Lnprudemment,  sans   prendre   garde   ä  soy, 
par  iguorauce. 

(ß.  Estienne.  Did.  Latinogallicum,  349  b.) 

Romauiache  Forächungen  XXXII.  Q 


82  flugues  Vaganay  tmprudent 

Imprudent.   [XV®— XVI^  s.  P.  Desrey.   Mer  des  chroniques,    dans   Del- 
boulle.  Recueil.] 
1488.  La  saincte  theologie  use  de    metaphores   pour   utilite   et 
necessite,  car  eile  est  pour  les  prudens  et  imprudens. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  38  b,  edit.  1491.) 

Impuhere.  [15  .  .  .  J.  Le  Blond,  dans  Godefroy,  Complement.] 

1488.  On  peult  demander  se  impiiberes,  c'est  ä  dire  enfans  soubz 
aage  pevent  estre  maries. 

{La  Mer  des  Histoires,  \,  97  a,  edit.  1491.) 

Impuniment.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  franc.-latin.] 

1554.  Combien  que  le  droit  des  gens  permist  impimement  les 
meurtrir,  outrager  et  tuer. 

(Le  Caron.  La  Ciaire,  95  b.) 
Impurete.  [XVP  s.  Pare.  XV,  2.] 

1503.  La  grande  quantite  et  impurite  de  l'humeur. 

{Le  Guidon  en  francoys,  49  b,  edit.  1534.) 

Inanime.  [1529.  G.  Tory.  Champßeuri/^  dans  Delboulle,  Recueil.] 

1520.  Par  ces  briefves   remonstrances  estans  les  Atheniens  ina- 
nimez  resjouyz,  se  disposerent  de  deffendre  chascun   en  son  endroit. 
{Thucydide,  trad.  C.  de  Seyssel,  67  b,  6dit.  1534.) 

hicapacite.  [1552.  Gl.  Paradin.  Chroniques  de  Savoie,  p.  329.J 

1551.  Ce  seroit  chose  vaiue  de  mettre  les  sciences  grecques  en 

vulgaire,  tant  pour  Vincapacite  de  In  langue,   que  pour  la  contrainte 

des  termes. 
•  {Les  Dialogues  de  m.  Speron  Sperone.  trad.  C.  Gruget,  168.) 

Incarc^rer.  [1508.  Maximien.  Arrest  du  roi  des  Romains.] 

1488.  Anaxagoras  disoit  que  le  soleil  estoit  une  pierre  pleine  de 
feu,  dont  les  Atheniens  ne  furent  pas  contens,  car  ils  honoroient  et 
adoroient  le  soleil  coinme  dieu,  parquoy  ilz  le  incarcererent  ...  et 
puis  finablement  ie  empoisonnerent. 

{La  Mer  des  Histoires.  11,  19  c,  6dit.  1491.) 

hicinirer.  |1580.  Grenier.  Bouclier  de  la  foy,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1488.  Lora  seront  incineres  et  mis  en  pouldres  les  grans  tresors 
des  avaricieux,  selon  le  cha  [pitre]  dernier  de  Ysaye,  mais  le  ver  et 
remors  de  leur  conscience  ne  mourra  point. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  29  b,  6dit.  1491.) 
1503.  Les  grosses  [parties]  terrestres  et  incinerees. 

{Le  Guidon  en  francoys,  109  c,  edit.  1534.) 


Incomprehensihilite      Ponv  l'Histoire  du  Fraiifais  Moderne  Ö3 

Incirconcis. 

1530.  Gentilz  incircuncis. 

{Postilles,  40  a,  6dit.  1546.) 

Inclement.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-latin.] 

1546.  Inclemens.  Rüde,  dur,  rigoureux,  sans  pitie,  inclement. 

(R.  Estienne,  Dict.  Latuiogallicum.^  638  b.) 

Inclusivement.  [XV« — XVP  s.  J.  Le  Maire,  dans  Delboulle.  Reciieil.] 

1488.  Selon  Tauctorite  de  la  verite  hebraique  et  des  LXX  inter- 
pretes,  la  iij°aage  commence  en  la  naissance  de  Abraham.  Inclu- 
sivement s'estent  jusqnes  au  comniencement  du  regne  de  David, 
c'estassavoir  apr^s  la  mort  de  Saul  exclusivement. 

{La  Mer  des  Hisfoires,  l,  88  b,  6dit.  1491). 

Incommode.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 

1546.  Incommodus.    Ennuyeux    et   fascheux,    domraageable,    in 
commode. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicuni^  640  b.) 

1547.  La  distribution  de  ses  parties  est  aucunement  difficile, 
voire  presque  incommode. 

(Vitruve,  trad.  I.  Martin,  53b.) 
Incommut  ahmte. 

1570.  Cecy  se  fait,  demeurant  Vincommutahilite  du  conseil  de  Dieu. 
{La  Cite  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  315  a,  B,  edit.  1578.) 

Incompetent.  [1611.  Cotgrave.] 

1580.  Que  dirons  dous,  si  la  confession  est  faiete  par  devant  un 
juge  incompetent,  s^avoir  si  eile  faiet  preuve. 

(I.  Bodin.  Demonomanie,  186  a,  6dit.  1582.) 

Incompletement.  [Neologisme.] 

1503.  Les  espondilles  du  dos  aulcunesfoys  sont  desloy^es  com- 
pl^iemeut  et  aulcunesfoys  incompUtement. 

{Le  Guidon  en  francoys,  232  c,  6dit.  1534.) 

Incomplexe.  [1732.  Dict.  de  Trevoux.] 

1503.  Sapience  ...  est  habit  considerant  les  principes  incom- 
plexes  et  choses  Celestes. 

{Le  Guidon  en  francoys,  6  b,  6dit.  1534.) 

Licomprehensibilite.  [XVI^  s.  Montaigne.  H,  12.] 

1557.    La    difficulte,    voire    incomprehensibiliti    des    speculations 

Theologiennes. 

(Pontus  de  Tyard.  Le  Premier  Cin-ieux,  dans  ses  Discours 

philosopliiques,  .IQSb,  edit.  1587.) 

6* 


84  Hugues  Vagauay  InconcevaUe 

1573.  Onbegrijpelickheyt.  Incomprehensibilite.  Incompreheusibilitas. 
{Thesaurus  Theutonicae  linguae,  I  1  b.) 

InconcevaUe.  [1617.  J.  Olivier,  dans  Delboulle.  RecueiL] 

1584.  La  divine  et  inconcevable  misericorde  de  nostre  Dieu. 
{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  1  b.) 

Inconsequence.  [XVII«  s.  Bossuet,  dans  Trevoux.] 
1538.  Inconsequentia.  Inconsequence. 

(E.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  358  b) 

Inconsiquent.  [XVIII«  s.] 

1552.  Perinconsequens.  Fort  inconsequent. 

(Cb.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  982  b.) 

Inconsideration.  [XVI"  8.  Calvin.  Inst  it.  ehr.  IV,  XII,  1.] 

1488.  Ne  parle  poiut  trop  tost,   car  ce  demonstre   Tinconstauce 
et  inconsideration  de  l'omme. 

{La  Mer  des  Histoires.  \,  203  c,  edit.  1491.) 

Inconsolable.  [1611.  Cotgrave.J 

1552.    Inconsolabilis.    Qu'on    ne    peult    consoler    ue    reconforter, 
inconsolable. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  671  a.) 

Inconsolablement.   [XV'' — XVI®  s.  Et.  de  Mödicis,   Chronique,  dans  Del- 
boulle. RecueiL] 
1488.  Aedaz    [sie]    gemit  et  ploura   son   dit  filz   Abel  mconsola- 
blement  par  plusieurs  ans. 

(La  Mer  des  Histoires.  I,  15  d,  edit.  1491.) 

Inconvenance.  [1611.  Cotgrave.] 

1573.  Onbeboorückheyt.  Impertinence,  inconvenance.  Impertinentia, 
inconvenientia,  indecentia. 

{Thesaurus  Theutonicae  linguae,  I  1  c.) 

Incorrectement.   [1570.  Geutian  Hervet.   Cite  de  Dieu.,   dans  Delboulle. 
Recueil.] 
1538.  Mendose.  Incorrectement,  avec  beaueoup  de  faultes. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  445  a.) 

Incorruptibilite.   [1570.   Gentian  Hervet.   Cite  de  Dieu,  dans  Delboulle. 
Recueili\ 
1570.  Combien   que   la  main   et  le  doigt  soyeut  inegaux,  toules- 
fois  y incorruptibilite  de  la  main  et  du  doigt  est  esgale. 

{La  Cite  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  320  a,  D,  edit.  1578). 


Iiidice  Poiir  rHistcire  du  Fian^;ai8  Moderne  85 

Incrustafion.  [1572,  Yver.  Frintemps,  522,  edit.  Buchon.j 
1553.  Incrustation  (autreraeut  ouvrage  de  stuc). 

(Albert.  Arclüiecture,  trad.  I,  Martiu,  107  a.) 

Incul'fuir.  [1549.  K.  Estienne.  Dict.  fran<\-latin.\ 
1546.  lufulcirc.  Inculquer,  dire  et  redirc. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  659  b.) 

Indefedihle.  [1582.  De  hi  Coste.  Cathol.  Expos,  dans  Delboulle.  BecueiL] 
1501.  OliiDiiere  iucorriii)tibleO  lumiereiuconipreliensibleOlumiere 
indpfect/ble  .  .  .  qui  eukmiiue  les  aug-es  et  les  sainctz  de  paradis. 
(Le  Ivoy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte.,  r  7  a.) 

Independant.  [XVI»— XVII«  s,    S.   Frangois    de  Sales,    dans  Delboulle. 
Recueil.] 
1584.  Tonte  aulhorite  .  .  .  prend  sa  source  et  origine  de  la  sou- 
veraiue  et  independante  puissanee  de  Dien. 

(Gaevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  105  a.) 

Indevotement.  [1690.  Furetiere.] 

1479.  Noiis  sommes  fort  oflfendus  des  ecclesiasliques  .  .  .  qui  in- 
devotement paieut  ä  Dien  roffice. 

{Le  livre  des  sains  Anges,  V.  36.) 

IndevotioH.   [1584.  Thevet.  Hommes  illustres,   dans  Delboulle.  Recueil.] 
1479.  Hz  paient  copieusement  leurs   dissolucions   et  indevocions. 

{Le  livre  des  sains  Anges.  V.  36.) 
1552.  Indevotio.  Indevotion,  froide  affection. 

(Ch.  Estienne.  Dicf.  Latinogallicum,  676  a.) 

Index.  [XVle  s.  Kabelais.  I.  8.  —  Pare,  IV,  21.] 

1503.  Le  sec'ond  [doit]  est  appelle  iyidex :  car  avecque  luy  nous 
demonstions  ce  que  voulons  monstrer. 

{Le  Guidon  en  francoys,  56  d,  cdit.  1534.) 

Indication.  [XVI«  s.  Par^.  Jnfroducfion,  10.] 

1503.  Kous  qui  preuons  les  indications  d'eulx  les  [membres  playes] 
eousons. 

{Le  Giiidon  en  francoys,  183  a,  edit.  1534.) 

Indice.  [1501    dans  Delboulle.  Recueil.] 

1488.  Ypocvas  .  .  .  escript  .  .  .  Le  livre  des  indices  et  jugemens 
des  maladies  causees  sur  les  signes  des  estoilles. 

{La  Her  des  Histoires.  II,  21  b,  edit.  1491.) 


86  Hugues  Vaganay  Indifference 

Indifference.  [1629.  Corneille.  Melite.  V,  6.] 

1523.  'U indifference  des  voiuutez  des  troys  personnes. 

{Farthenice  mariane,  trad.  J.  de  Mortieres,  17  a). 

Indigete.  [1570.  Gentian  Hervet,  CiU  de  Dieu,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1488.  Des    dieux   indigetes   et   aultres    dieux  .  .  .  Indigetes  .  .  . 
vault  autant    comme    non   iudigens   ou  comme  vivans  et  conversans 
avec  les  dieux. 

{La  Mer  des  Histoires.  1,  53  d,  6dit.  1491.) 

Indirectement.  [1507.  Ordonnances  dans  Delboulle.  Becueil.] 

1488.  Nulle  chose  sensible  ou  vertu  corporelle   ne  peult  direete- 
ment  ne  indirectement  riens  faire  contre  les  deables. 

(La  Mer  des  Histoires.  I,  169  b,  edit.  1491.) 
1503.  Les  especes  du  son  viennent  indirectement  aux  oreilles  et 
les  especes  de  la  couleur  viennent  directement  aux  yeulx. 

{Le  Guidon  en  francoys,  50  b,  edit.  1534.) 
hidiscipline. 

1501.  Toutes  indisciplines^   dissolutions,  .  .  .  gestes   irreligieuses 
.  .  .  sont  ä  fouyr  et  eviter  audict  serviee  divin. 

(F.  Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte,  d  5  b.) 

Indiscret.  [XVP  s.  Ronsard.  Discours  ä  J.  Grevin.] 
1488.  Jurement  indiscret. 

(La  Mer  des  Histoires.  l,  197  b,  6dit.  1491.) 
1537.  Le  tiers  personnage  estoit  communaulte  femme  de  basse 
vacation,    indiscrette,    suspectionneuse,    barbare,    zizanieuse,    ruralle, 
rioteuse,  non  docille. 

(Molinet.  Faictz  et  dictz,  238  b;  (1540),  263  a.) 
1540.  Vifidiscret  Dardan. 

{Amadis.  I,  46  b.) 
1546.  La   Princesse  .  .  .  craignant  d'estre   trop   indiscrete,   com- 

menQa  sa  response. 

(Palmerin  d'Olive,  238  a.) 

1550.  Si  cet  enfant  qui  erre  .  .  . 

,  .  .  ra'en  eust  en  dormaut 

Brusle  le  cueur  amant, 

Comme  (flamme  indiscrete) 

A  la  Roine  de  Crete. 

{Ödes  de  Ronsard,  141  b.) 

1549.  Est-il  besoing  qu'un  si  grand  artifice 

Pour  Achilles  ou  son  pareil  propice, 

Soit  mys  aux  mains  d'un  gendarme  indiscret 

Qui  n'entend  pas  de  l'escu  le  secret? 

{Ovide.  Metamorphose,  trad.  F.  Habert,  B  3  b.) 


Inespere  Pour  l'Histoire  du  Fran^ais  Moderne  87 

Indissoluhlemeut.   [1507.    TrnicU  des   quatre   degrez  d'amour,  dans  Del- 
boulle.  liecueil.'] 
1488.  Pierres  carrees  conjointes  et   lices  ensemble  de  cyment  et 
de  plomb  indissolublement. 

{La  Mer  des  Histolres,  I,  154b,  edit.  1491.) 

• 

Individuel.  [XYI^  s.  Rabelais.  III,  prologue.] 

1490.  Toutesfois  ne  sont  pas  n^eessaires  ä  V  estre  individual, 
mais  de  1'  espece. 

{Le  Guidon  en  francols,  h  3  d.) 

Indubitahlentent.  [XVI"  s.  G.  Tardif.  Ayol.  de  L.  Valla^  dans  Delboulle. 
Recueil.\ 
1488.  W'i    tenoyent    tel    myf>tere    des  engeignemeus  et   traditious 
paterneiles,  .  .  .  dont  creoyent   indubitablement    qua   ainsy  seroit    et 
adviendroit. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  199  b,  edit.  1491.) 

Ineffacable.  [1564.  J.  Tbierry.  Dict.  frang.-latin.] 
1523.  Le  peche  des  anges  est  ineffassable. 

(Parfhenice  Mariane,  trad.  J.  de  Mortieres,  16  a.) 

1545.  Quelle  grand  honte  et  marque  ineffacable 
Est  imprimee  ä  ce  jour  sur  la  Grece. 

{Ulllade,  trad.  H.  Salel,  CCLX.) 

Inegalement.  [1520.  Estienne  de  la  Roche.  Arithmetiqiie  145  b.] 

1503.  Le  tiers  [cas]  est  quant  au  lieu  de  Taposteme  l'on  treuve 
la  sanie  inegalement  maturee. 

{Le  Guidon  en  francoys,  107  a,  edit.  1534.) 

Ineptie.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin^ 

1546.  Elle  repute  ce  mien  heureux  malheur  ä  ineptie  et  faulte 
de  civilite. 

{Palmerin  d'Olive,  163  b.) 
Inerte.  [XVI«  s.  Rabelais.  I,  18.] 

1528.  Aulcuns  oiit  voulu  dire  qu'estoit /w^r^e  et  sans  aulcune  vertu. 
{Platine.  De  Jionneste  volupte,  trad.  D.  Chrispol,  75  a.) 

InesjierL  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-latin.] 

1544.  Mais  plus  grand  heur  le  sort  me  deut  ascrire, 
Qiii  tel  soubaict  inespere  m'acquit. 

(M.  Sc6ve    Delie,  CXXXIX,  edit.  1862.) 
1546.  Recouvremeut  inespere. 

{Palmerin  d'Olive,  187  a.) 


8S  Hugues  Vaganay  Inevitable 

Inevitable,  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latiii.] 

1530.  Par  necessite  ineoltable  il  les   fault  dedans  peii   de   temps 
laisser. 

{Diodore^  trad.  C.  de  Seyssel,  I  b.) 
1541.  Sa  mort  luy  estoit  inevitable. 

•  {Amadis.  II,  16  b.) 

Infaillibilite.    [XYl«— XVII»  s.  S.  Frangois    de  Sales,    daus    Godefroy, 
Complement.] 
1573.   Onbedriechlickheyt.     Infallibilite.     InfallibiliiaH,    ßdel/tas, 
securifas. 

(Thesaurus  Theutonicae  lingiiae^  I  1  b.) 
1584.  V infaillibilite  .  .  .  appartient  ä  un  seul  Dien. 

(Benedict!.  Somme  des  lechcs,  58,  edit,  1595.) 

Iiifatigable.  [XV«— XVI«  s.  J.  Le  Maiie,  dans  DelbouIIe.  Recueil.] 

1488.  Et  n'cst  pas  ä  eütendre  qua  Dieu  se  reposast  pource  qii'il 
tust  las,  car  II  est  infati gable. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  11  e,  edit.  1491.) 

Infatue.  [1529.  Lassere.    Vie  de  S.  Hierosme,   dans  Delboullc.   Recueil.] 
1488.  Hz  estoient  .  .  .  infatuez  et  .  .  .  affollez  de  teile  multitade 
de  dieux. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  49  d,  edit.  1491.) 

Infecter.  [XVI®  s.  Marot,  Metamorphoses,  1.] 

1488.  Maulvaises  moeur.'^  inftctent  et  ordissent  les  oeuvres. 

{La  Mer  des  Histoires.  II,  23  b,  6dit.  1491.) 

Infidele.  [XV« -XVI«  s.  J    Le  Maire,  dans  DelbouIIe.  Recueil.] 

1488.  Tel   homme   ne   ^eroit  point  pourtant   dil  infidHe^  ne  teile 
ig-norance  ne  seroit  point  dicte  peche  de  infidelite. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  95  b,  edit.  1491.) 

Infiltration.  [1579.  L.  Joubert,  Grande  Chirurgie^  duns  Godefroy,   Com- 
plement.] 
1503.  Le   coulde    est   desloye  difficillemeut   et  difficillement  e.st 
reduit  poiir  Vinfiltration  des  lyans  et  diversite  des  os. 

{Le  Guidon  en  francoys.^  233  b,  edit    1534.) 

Infiltrer.  [XVI«  s.  Pare.  III,  2.| 

1503.   II  est  grandemeut  fixe   et   euraciue  auecques   ses    veiues 
iniiltre  en  la  substance  du  membre  et  est  Cancer  antiquus. 

{Le  Guidon  en  francoi/s^  133  d,  edit.  1534.) 


Inhiher  Puiir  l'llistuirc  du  I'iaiigais  Modeine  89 

Inßnne.  |1621.  Pasquier.  liecherches.  VIII.  34.] 
1570.  Une  femme  infirme  de  scxe. 

[La  Cite  de  Diea,  trad.  G.  Hervet.  I,  180  b,  B,  edit.  1578.) 

Inßamiuable.  [1611.  Cotg-rave.] 

1503.  Les  hnmeurs  et  le.^  esperitz  sout  graiidemeiit  iuflammables. 
{Le  Guidon  en  francoys,  301  b,  6dit.  1534.) 

Inßxieut.  [1791.  Malouet.  Opinions.  II,  76.] 

1503.  Des  membres  aueuns  out  vertu  iuuate  et  influente. 

{Le  Guidon  en  fraiicoj/s,  23  b,  edit.  1534.) 

Infriictucusement.  [XV«— XVI«  s.  Fossetier.  Chron.  mavgar.  dans  Gode- 
froy.  Complement.] 
1488.  Les  times  dampuees   coug-noisseut  en  ayaut  memoire   des 
cboses  qu'elles  out  mal  faites,  dont  elles  sc  repentent  infrnctueusemcnt. 
{La  Mer  des  Histoires.  I,  22  c,  edit.  1491.) 

Ligeniosite    [1507.  Nef  de  saute,  daus  Godefroy.  Complement.] 

1488.  Les  diables  scevcnt  lesdietes  clioses  futures  mieulx  que 
les  hommes  ou  par  revelatiou  et  le  commaudemeut  de  Dieu,  ou  par 
leur  subtile  ingeniosite. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  53  b,  edit,  1491.) 
1.503.  Cestes  cboses  valent  ä  toutes  choses  qui  entrent  eo  Toreille 
et  k  ce  aydeut  eslargir  et  tirer  Toreille  avecques  toute  ingeniosite. 
{Le  Guidon  en  francoys,  264  d,  edit.  1534.) 

higenucnient.  [XV!**  s.  Moutaigue.  II,   12.] 
1554.  11z  coufesseront  ingenuement. 

(Le  Caron.  La  Ciaire.,  51.) 

Ingenuite.  [XVI«  s.  Calviu.  Listit.  ehr.  III,  XV,  3-1 

1546.  Ingenuitas  .  . .  llouuestete  et  noblcs^e  qu'out  les  personues 
francbes  et  libres,  ingenuite. 

(R.  Estienue.  Dict.  Latinogallicutn,  661  b.) 

Liherent.  [1599,  Coutnmcs  de  Normandie,  dtius  Delboulle.  Jiecueil.] 

1503.  Les  signes  sub.stantialement  m/?^rf?<s  ä  lu  fistule  sout  comme 
durte  de  levres  et  callosite. 

{Le  Guidon  e)t  francoys,  217  b,  edit.  1534). 
1570.  Eu  Dieu  ue  tombe  aueuue  differeuce,  n'aucuue  cbose  inherente. 
{La  Cite  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  228  a,  E,  edit  1578.) 

Inhiber.  [XVI«  s.  Rabelais.  I,  50.) 

1503,  Ladiete  matK-re  desceudaut  au  uerf  est  inhibee  en  su 
corpulence  et  substance  et  la  molliiie, 

{Le  Guidon  en  francoys,  198  a,  edit,  1534.) 


90  Hugues  Vagauay  Inimitie 

InimUie.  [1539.  R,  Estieune.  Dict.  frong.-latin.] 

1530.   Cleopatra  veoyant  V inimitie  croistre  tous  les  jours  entre 
eile  et  Antigonus  delibera  soy  joindre  avec  Ptolemee. 

{Diodore,  trad.  Cl.  de  Seyssel,  101  b.) 

Inohservance.  [XVIl« — XYIII^  s.  Massillon.] 

1568.  11  disoit  estre  tenu  pour   Vinobservance  du  Duc  de  Milan, 
{F.  Guicciardin.  Eist.  d^Italie,  trad.  H.  Chomedey,  68  a.) 

Inopine.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 
1488.  Abondance  des  victuales  inopinee. 

{La  Mer  des  Histoires.  \,  181  d,  edit.  1491.) 
1530   II  y  advcnoit  diverses  adventures,  et  victoire8  inopinees. 

{Diodore^  trad.  Cl.  de  Seyssel,  108  a.) 

Inopinement.  [1564.  J   Thierry.  Dict.  franr.-latin.] 

1488-  [Moyse]  vint  inopineement  aux  Ethiopiens. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  122  c,  edit.  1491.) 
1530.  Ophelias  .  .  .  fina  sa  vie  inopineement. 

[Diodore,  trad.  Cl.  de  Seyssel,  104  a.) 

1559.  Alcibius  .  .  .  reveuu  inopinement  ä  convalescease. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  353  b.) 

Insaluhrite.  [XVI®  s.  Guy  Coquille.  CEuvres,  I,  I,  510,  edit.  1665.] 

1560,  Le  plus  grand  mal  beur  que  suivint  ä  son  camp,  provenoit 
taut  de  la  faute  des  vivres;  comme  de  rintempeiie  et  insalubrite  de  l'air. 

{Zonare,  trad.  I.  Millet,  I,  74  D.) 

Insatiablement.  [XVP  s.  Amyot.  Pyrrhus,  59.] 
15  .  .  Paris  insatiablement  convoiteux. 

(J.  Le  Maire.   (Euvres.  II,  105,  edit.  Stecher.) 
1546.  Insatiabiliter.  Sans  rassasier  et  saouler,  insatiablement. 
(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  669  a.) 

Insecte.  [apres  1559.  Du  Pinet,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1555.  Insectes,  c'est  asgavoir  mouches,  fourmis,  chenilles,  eschar- 
botS;  et  autres  teile  petites  bestes. 

(P.  Belon.  Histoire  de  la  nature  des  oyseaux.,  5.) 

Insense.  [1510.  0.  de  St-Gelays.  Eneide,  daus  Delboulle.  Recueil^ 
1488.  Theopompus  .  .  .  devint  fol  et  insense. 

(La  Mer  des  Histoires.  II,  36  a,  edit.  1491.) 

Lnsipide.  [XVP  s.  Pare.  XX,  25.] 

1503.  Quant  il  dit  qu'il  est  doulx  en  saveur  11  prent   la  saveur 
doulce  largement  pour  saveur  insipide. 

{Le  Guidon  en  francoys.^  121  a,  edit.  1534.) 


Intelligent  Poiir  rilistoiie  du  Fian9ai8  Moderne  91 

1557.  C'est  une  matiere  s6che,  stins  odeur,  inslpide. 

(Ch.  de  l'EscIuse,  daus  Dodoens.  Bist,  des  Flantes^  555.) 

Insistance.  [Mot  du  ä  Mercier,  (siV!).] 

1574.  Par  ces  deux  fois  Sathan  vaincii  ne  cede: 
Ains  en  sod  faict  de  plus  en  plus  procede: 
Qui  noo8  instruict,  que  quelque  resistence 
Luy  puissions  faire,  il  nous  faict  insisfence. 

(M.  Foucque.   Vie  de  N.  S.  J.  C.  en  vers^  95.) 

Insociahle.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  franc.-latm.] 

1552.  Insoeiabilis.    Insociable,    qu'on   ne   peult    allier    et  joindre 
ensemble. 

(Ch.  Estienne.  Dicf.  Latinogallicmn,  704  b.) 

Instiller.  [XVI«  s.  Rabelais.  III,  51.] 

1546.  Instillare.  Degoutter  quelque  liqueur  dedens  quelque  chose, 
instiller,  mettre  dedens  goutte  ä  goutte. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  675  b.) 

Insu.  [1611.  Cotgrave.] 

1560.   Aristobule   se   retirant  secrettement  alla   recognoistre   les 
forts  .  . .  ä  Vinsceu  de  tout  le  monde,  excepte  de  sa  femme  sans  plus. 

{Zonare,  trad.  I.  Millet,  T,  851.) 

Integralement.  [1550.  Roussat.  Estat  et  mutac.  des  temps,  dans  Delboulle. 
Recueil.] 
1520.  II  les  exilla  de  tous  leurs  jiatrimoines  integrallement  comme 
Cicero  escript. 

{Suetone,  trad.  G.  Michel;  19  b,  cdit.  1541.) 

Integrant.  [1690.  Furetiere.] 

1503.  Particules  et  .  .  .  membres  .  .  .  sont  parties  int^grantes  le 
Corps. 

{Le  Guidon  en  francoys,  32  b,  edit.  1534.) 

Intellectiiellement.  [1570.  Gentian  Hervet.  Cite  de  Dieu,  dans  Delboulle. 
Becueil.\ 
1570.  La  sainte  compagnie  des  Anges,  reluisant  intellectuellement 
par  lillumination  de  la  verit6. 

{La  Cite  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  326  a,  E,  edit.  1578.) 

Intelligent.  [1611.  Cotgrave. J 

1488.  Dieu  .  .  .  dist   [ä  SalomonJ :  Je   t'ay   donnö   cceur  sage  et 
intelligent. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  170d,  edit.  1491.) 


92  Huguos  Vaganay  Intempestif 

Intempest/'f.  [1579.  L    Joubert,   TraitS  du  vis,  p.  345.] 
1568.  Grande  et  intempestive  libertc. 

{Les  Polifiques  cVArisiote,  irad.  L.   le  Roy,  478.) 

Intercaler.     [1570.    Gentian    Hervet.    Cite    de    Dien,    daus    Delboulle. 
Recueil.] 
1520.  Julies  Caesar  ...  fit  par  le   nioyeu  du  moys  intercalaire 
depose  qu'uug  jour  fut  intercalle  en  Tan  quatriesme. 

{Suetone,  irad.  G.  Michel,  18  b,  edit.  1541.) 

Interceder.  [XYl^  s.  Amyot.  Anton.  103.] 

1488.  Eebecca  fut  sterile  six  ans  jusques  ad  ce  que  Ysaac  hiier- 

ceda  pour  eile  affin  que  eile  conceust. 

{La  Mer  des  Histoires.  l,  97  a,  edit.  1491.) 

1506.  Que    il   vous    plaise   interceder    pour    nous  envers    le  roy 

nostre  sire. 

(La  Mer  des  Histoires.  \\,  183  a.) 

Interception.  [XVP  8.  Pare.  I,  11.] 

1503.  Deseichement  et  interception  de  la  matiere  rumatique. 
{Le  Guidon  en  francoys,  257  c,  edit.  1534.) 

Intercession.  [XY^— XV!«  s.  J.  Le  Maire  dans  Godefroy.    ComplSment.] 

1488.  La  cause  de  V intercession  fut  pour  ce  que  Ysaac  congnois- 

soyt  la  promesse  faite  ä  son  pere  Abraham  et  ä  sa  posterite. 

{La  Mer  des  Histoires.  l,  37  a,  edit.  1491.) 

1488.  Marie   .  ,  .   apres   sa   penitence    fust  garie,    mundifiee    et 

nettoyee  par  V intercession  de  Moyse. 

{Ibid.,  I.  120  d.) 

Interdiction.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-lafin.] 

1542.  Plusieurß  portoyeut  la  robe  de  pourpre  (combien  que  fust 

faicte  interdiction  sur  ce). 

{Dion,  trad.  Gl.  Deroziers,  247  b.) 

Interlocution.  [1549.  R.  Estieune.  Dict.  franc.-latin?\ 

1546.  Interlocutio.  Literlocution,  .  .  .  rompemeut  de  propos. 

(R.  Estienne.  Dict.  LatinogaJlicum.,  685  b.) 
Interpolle. 

1503.  Maladie  ...  est   dicte   interpollee  laquelle  douue    aucuu 
repos,  conime  la  fievre  ou  tierce  ou  quarte. 

{Le  Guidon  en  francoys,  16  a,  edit.  1534.) 

Literpretatif.  [1752.  Trevoux.] 

1584.  Soit  que  le  conseuteuient  soit  parfait  ou  imparfait,  formel 
ou  interprctatif\  piain,  ou  demy  piain. 

(Benedicti.  Somme  des  pec/iez,  18,  edit.  1595.) 


Inusitc  Poiir  l'llistoiic  du  Fianjiis  Moderne  <I3 

Liferrogateiir.  [1549.  K.  Estieniic  Dicf.  ffoncoislat/'ii.] 

1539.  h'interrogafear  deniaiidoit  s'il  estoit  convenable  uiix  Philo- 
sophes  .  .  .  d'estre  nourris  de  gasteaax. 

[Apophthegmes  d'Erasnie,  trad.  Macaiilt;  p.  317,  edif.  1549.) 

Interrompre.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.\ 

1501.  Vaquez  aiiclinuefoys  ä  legon  laquelle  debvez  internimpre 
par  oraison. 

(F.  Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte,  d  5  b.) 
1538.  Lors,   ciiydant   repliquer,   [Jenue   Hardiesse]  ma   loqiience 
mterrompit  par  un  rondeaii  qu'elle  tira  du  coffret. 

(Marot.  I.  .'),  ("dit.  1868.) 

Intestinal.  [XVI«  s.  Pare.  Infrod.  23.] 

1559.  Les  fleurs   du  grenadier  sc  mettent  avec  utilit^   daus  les 
emplastres  des  ronipures  intestinales. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  94  a.) 

Intimement.  [1611.  Cotgrave.] 

1584.  [Dieu  seul]  se  rend  intimement  present  ä  resscnce  et  natnre 
des  creatures. 

{Giieoarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  34  a.) 
1586.  Les  Juifs    murmurans    de    ce  que    [Jesus-Christ]   l'aymast 
[Lazare]  si  intimement. 

(I.  Lambert    Discours  evangeliques.  355  b.) 

Intimider.  [1559.  Amyot,  Cuton  d'Utique,  35.] 

1552.  Dom   Petre   .  .  .   tira  so:i  GS\)^e  pour  eu   fraper   quelques 
uns,  ä  fin  ä^intimider  le  rcste. 

{P.  Messie.  Diverses  Legons,  trad.  Gruget,  143  b,  ed.  1556.) 

La   date  de    1537    donuee  par  le    Dictionnaire   General  au  mot 
Obelisqiie,  est  de  tous  points  erronee. 

Intolerahlement.  [1549.  K.  Estienne.  Dict.  franr.-latin.] 

1546.  Intolerabiliter ,  intoUrahlement. 

(K.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  690  a.) 

Inusite.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1488.  Tout  bomme  et  tonte  creature  raisonnable,  (pielque  figure 
inusitie  qu'elle  ayt  ...  est  descendu  du  premier  bomme. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  33  d,  edit.  1491.) 

1547.  II  me  fault  escrire  ä  plusieurs  ouvriers  beaucoup  de  choses 
obscures  et  inusitces. 

( Vitriwe.  Architecture,  trad.  l.  Martin,  67  b.) 


94  Hugues  Vagauay  Invectivei- 

Invectiver.  [1611.  Cotgrave.J 

1585.    II  |Du  Bartas]    prent   occasion   de  se    formaliser;    et  bien 
aigrement  invectiver  sur  les  Cabalistes  et  autres. 

(P.  Thevenin,  dans  La  Sepmaine  de  O.  de  Saluste,  57.) 

Inventif.  [XV®— XVP  s.  P.  Gringore,  dans  Godefroy.] 

1488.  Grece  est  .  .  .  mere  de  philosopbie,  inventive  de  tous  biens, 
et  maistresse  des  ars  et  scienees. 

{La  Mer  des  Histoires.  \,  65  a,  edit.  1491.) 

Inversion.  [1570.  G.  Hervet.  Clte  de  Dieu,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1546.  Inversio.  Renversement,  Inversion. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  693  b.) 
1550.  Ce  qui   est  memes   concöde   en  dos  iuversions  Fran^oises. 
(l.  M.  P.,  dans  Ödes  de  Ronsard,  159  b.) 

Invertir.  [N^ologisme.] 

1546.  Inveitere  ordinem.  Renverser  ordre,  invertir,  ou  pervertir 
Tordre. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  693  b.) 

Invitation.  [1593.  J.  Burel.  Mhnoires,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1547.  Acroase,   c'est  ä  dire  invitation  de  peuple  ä  nne  lecture 
publique. 

{Vitruve.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  153b.) 
1570.  On  luy  a  adjouste  [ä  Salacie  femme  de  Neptune]  Venilie, 
afin  que  saus  aucune  cause   des   sacres   neeessaires   Vinvitation   des 
diables  se  multipliast  par  le  seul  appetit  desordonne  de  ränoe  prostituee. 
{La  cm  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  207  a,  6dit.  1578.) 

Irrecusable.  [1782.  Mercier.  Tabl.  de  Paris.  II,  179.J 
1552.  Irrecusable  preuve. 

(Pontus   de  Tyard.   Solitaire  premier,   dans    ses   Discours 
philosophiques,  27  a,  edit.  1587.) 

IrreprShensiblement.  [1611.  Cotgrave.] 

1573.    Oubegrijpelickeu.    Incomprehensiblement,    ou    irreprehen- 
siblement.  Incomprehensibile,  vel  irreprebensibile,  inculpate. 

( Thesaurus  Theutonicae  linguae,  I  1  c.) 

IrrSsolu.  [XVI«  s.  Montaigne.  I,  26.] 

1568.  Le  Capitaiue  George  .  .  .  se  monstroit  fort  irresolit  de  ce 
qu'il  devoit  faire. 

{F.  Guicciardin.  Hist.  d'Iialie,  trad.  H.  Chomedey,  363  a.) 


Jouissance  Pour  l'Histoire  du  Fran^ais  Moderne  95 

Trresolution.  [XVI«  s.  Montaigne.  I,  38.] 

1557.  Nostre  escoUe  Theologienne  (respondit  Hieromnime)  n'est 
deraeuree  en  teile  irresolution. 

(Pontus  de  Tyard.  Le  Sccond  Curieux,  289  b,  ödit.  1587.) 
1568.  Ccsar    Fieramosque   .  .  .   partit   .  .  .    laisyant    l'esprit   du 
Pape  tres  confus,  et  plein  d'irresolufio». 

[F.  Guicciaidin.  HisL  d'Italie,  trad.  H.  Chomedey,  367  a.) 

Irritable.  [1547.  G.  Haudent.  Fahles,  daus  Delboulle.  Recueil] 

1520.  Testament  lequel  il  [Tibere]  eut  et  print  comme  tont  irritable. 
{Suetone,  trad.  G.  Michel,  120  b,  edit.  1541.) 

Italique.  [XV«— XVI«  s.  J.  Le  Maire,  dans  Delboulle,  Recueil.] 

1488.  Tarquinus  Priscus  .  .  .  estoit  natif  de  Coriuthe  oü  il  avoit 
este  instruict  en  Teloquence  de  Grece,  laquelle  il  joignist  avec  les 
ars  ytaliques. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  195  d,  edit.  1491.) 

Jappeur.  [1611.  Cotgrave.] 

1546.  Latrator.  Qui  abbaye,  abbayeur,  jappeur. 

(K.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  721b.) 

Jaseur.  [XVI«  s.  Marot.  Metam.  d'Ovide,  2.] 

1538.  Nugator.    Jaseur,    baveur,    bailleur  de  bons  jours,  qui   ne 
fait  que  diie  parolles  vaines,  frivoles,  et  de  nulle  valeur. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.,  483  b.) 

Jaspe.  [1610.  L.  Guyon.  Div.  Legons,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1552.  Nobiles  variis  maculis   columnae.  Mouschetees,  ou  jaspees. 

(Ob.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.,  251  b.) 
Jatte. 

1546.  Gabata.   Une   sorte  d'escuelle  ou   plat  creux   ä  jmettre  la 

viande,  une  jatte.,  Picardis  Une  gatte. 

ß.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.,  562  a.) 

Jonction.  [XVI«— XVII«  s.  Sully,  dans  Doehez,  Dict.] 

1581.  Le  Couseil  assemble  fut  resolu  de  les  suivre,  et  empeseher 
ceste  jonction. 

{UHistoire  de  France,  484.) 

Jongier.  [XVP  s.  Fauchet.  Langue  et  poes.  franr.  l.J 

1546.  locari    Railler,  .  .  .,  farcer,  rigoler,  jongier. 

(K    Estienne.  Dict.  Ijatinogallicum,  697  a.) 

Jouissance.  [1534.  Rabelais.  Almanach  pour  Van  1535.] 

1488.  Par  iceulx  [biens  temporeiz  Tarne]  est  navree  piteusement 
et  privee  de  la  jouissance  de  f^licile  eternelle. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  94  c,  6dit.  1491.) 


96  Hugues  Vaganay  Journalier 

Journaller.  [XVI*'  s.  La  Boetie.  (Euvres,  p.  265,] 

1550.  Le  poete  appelle  les  honimes  Joiirnaliers^  coDime  ne  vivaDS 
qu'un  jour. 

(I.  M.  P.,  dans  Ödes  de  Ronsard,  161  a.) 
1570.  L'heur  de  la  guerre  est  inconstant,  iucertaiü  et  journalier. 
{La  cite  de  Dieu.,  frad.  G.  Hervet.  I,  80  a,  A,  edit.  1578.) 

Juchoir.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  francoislatin.] 
1538.  Sedile  avium,  üng"  Juchoir. 

(ß.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  650  b.) 

Jujuhier.  [XVI«  s.  0.  de  Serres.  V,  26.] 

1553.  II  y  a  aiissi   des  ouvriers  qiii  appieuvent  grauderaent    le 
Jujubier  .  .  .  pour  faire  des  figures  de  toiites  sortes. 

{Albert.  Ärchifect/ire,  trad.  T.  Martin,  28  a) 

Justificatif.  [Apres  1585.  Cholieres,  dans  DelbouUe.  Recueil.] 

1580.  11  faiidra  qiie  raecuse  verifie  ses  faicts  justificatifs :  autre- 
ment  il  doit  estre  condamue. 

(I.  Bodin.  Demonomanie,  185  a,  edit.  1582.) 

Laique.  [XVP  s.  Calvin.  Instit.  ehr.  IV,  XI,,  15.] 

1488.  Ce  sout  les  livres  des  hommes  laiques. 

{La  Mer  des  Bistoires.  II,  125  c,  edit.  1491.) 
Lambruche. 

1555.  Et  la  lambruche  errante  en  mille  et  mille  pars. 

{Continuation  des  Amours  de  P.  de  Ronsard,  37.) 

Lamelle.  [1798.  L.  C.  M.  Richard.  Dict.  de  botan.  de  Bulliard.] 

1549.  Nous  disous  ...  de  Lame,  Lamelle,  Lalemelle  d'ung  coul- 
teau,  pour  la  lamelle. 

(ß.  Estienne.  Dict.  Francoislatin,  28  b.) 

Lancier.  [1587.  La  Noue.  Discoitrs  poliliques.^  18.] 

1581.  Mandolf  .  ,  .  fut  attaint  de  deux  lanciers,  qiii  le  percerent 
de  part  en  part. 

{V Histoire  de  France,  603.) 

Languide.  [1552.  Ch.  Estienne,  dans  Delboulle.  Recueil.'] 
1523.  Mais  maintenaut  languide,  froide,  lente 
De  vieillesse  est. 

{Parthenice  Mariaue,  trad.  J.  de  Mortieres,  7  b.) 

Lanugineux.  [1611.  Cotgrave.] 

1557,  La  graine   [de  la  grande  Centauree]   se  trouve  .  .  .  enve- 
lopp6e  d'un  poil  lanugineux. 

(Dodoens.  Hist.  des  Piautes,  trad.  Ch.  de  PEscluse,  219.) 


Lihation  Pour  l'Histoire  du  Fiau^ais  Moderne  97 

Laves.  [XVI«  8.  Kabelais.  H,  6.] 

1488.  Les  lares  sont  deesses  qui  semblent  estre  ou  feu  ou  foiiier 
des  bonnes  gens. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  53  e,  edit.  1491.) 

Largue.  [1611.  Cotgrave.J 

1583.  Cestui-cy  n'en  croit  qu'im  dout  la  noble  espaisseur 
Faict  largue  aux  astres  clers  qui  fendent  8on  azur. 

{La  Sepmaine  de  G.  de  Saluste,  213,  ödit.  1585.) 
Fait  largue]  fait  place,  cede  :  mot  Italien. 

(P.  Tbevenin.  Ibid.,  214.) 

Lan'x.  [1545.  G.  Gueroult,  daus  Delboulle.  ReciieiL] 
1523.  Larix  bois  qui  ne  peult  brusler. 

{Parthenice  Mariane,  frad.  3.  de  Mortieres,  4  b.) 

Larmoyement.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  /rang.-lafin.] 
1538.  Laebrymatio.  Larmoyement. 

(1\.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  409  a.) 

Lascif.  [XV«— XVI«  s.  J.  Le  Maire,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1488.  Cbangons  .  .  .  dissolues,  lascives  et  miguotes  esmeuvent 
le  sang  et  couraige  de  la  personne. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  92  c,  edit.  1491.) 

Lascivement.  |XVI«  s.  Montaigne.  III,  4.) 

1542.  Tibere  .  .  .  ne  permettoit  ä  nul  autre  vivre  lascivement. 

{Dion,  trad.  CI.  Deroziers,  247  b.) 
1570.  On   ceiebroit  les  jeux   de   Flore,   le  plus  lascivement  qu'il 
est  possible. 

{La  Cite  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  66  b,  edit.  1578.) 

LaurL  [N6ologisme]. 

1574.  Petrarque  aussi  en  sa  laurSe  eglogue 
De  cest  autbeur  l'argument  emologue. 

(M.  Foucque.   Vie  de  N.  S.  J.  C.  en  vers,  22.) 

Lemures.  [XVI«  s.  Kabelais.  III,  24.] 

1488,  II  est  deux  manieres  de  dieux  fais  de  hommes :  les  ungz 
sont  ap[)e]lez  lares,  et  les  autres  lemures  . .  .  Les  lemures  sont  appa- 
ritions  fantastiques  et  noctarues  qui  se  fönt  de  nuit. 

{La  Mer  des  Histoires,  I,  53  c,  edit.  1491.) 

Libation.  [1519.  G.  Michel.  Georgiques,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1488.  II  y  avoit  difference  entre  les  sacrifices  qui  estoieut  nommö 
oblatioD,  et  lautre  nomme  libation  .  .  .  Libation  estoit  de  mati^re 
coulant  et  moite  comme  vin,  buylle  et  semblables. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  132  b,  edit.  1491.) 

Romanische  Forschungen  XXXII.  7 


98  Öugues  Vaganay  Liberateur 

Liherateur.  [XVI^  s.  Amyot,  dans  DelbouUe.  RecueiL] 

1530.  Autel,  qu'il  appellerent  l'autel  de  leurs  liherateurs. 

{Diodore,  trad.  Cl.  de  Seyssel,  105  b.) 
1546.  Liberator  .  ,  .  Liberateur,  delivreur. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  732  a.) 

Lienterique.  [XVI«  s.  Pare.  XX  bis,  19.] 

1546,  Lientericus.  Qai  ha  le  flox  de  ventre,  lienUrique. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum^  734  b.) 
Lieur. 

1580.  Virgille  veut  qu'on  face  neuf  neuds,   nos  lieurs  n'en  fönt 
qu'un. 

(I.  Bodin.  Demonomanie,  59  a,  edit.  1582.) 

Ligament.  [XVI«  s.  Rabelais.  IV.  30.] 

1503.  Toutes  les  pannicules  sont  composees  de  filz  et  de  nerfz 
et  de  ligamens  selon  plus  ou  moins. 

{Le  Guidon  en  francoys,  35  c,  edit.  1534.) 

Ligamenteux.  [XVI«  s.  Pare.  I,  7.] 

1503.  Membres  nerveulx  et  cordeux  ou  ligamenteux. 

{Le  Guidon  en  francoys.^  130  c,  edit.  1534.) 

Liminaire.  [1553.  Rabelais.  Briefve  declar.] 

1548.  Marot  .  .  .  t'avertyt  mesmes  en  une  epitre  liminaire  im- 
primöe  devant  ses  oeuvres. 

(Th.  Sebillet,  {Art  poetique,  p.  55,  Hit.  Gaiffe.) 

Limite.  [XVP  8.  Marot.  Psaumes.  104,] 

1523.  Dame  C^res  blanchissoit  les  limites 
Des  champs  arez  au  soleil  opposites. 

{Parthenice  Marione,  trad.  J.  de  Mortieres,  51  a.) 

Liniment.  [1552.  Ch.  Estienne,  dans  Delboiille.  Becueil.] 

1546.  Litura.  Enduisson  et  frottement  de  quelque  liqueur,  enduict, 
linition,  liniment. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  737  a.) 

Liset.  [1545,  G.  Gueroult.  Histoire  des  plantes,  dans  Delboulle.  RecueiL] 
1538.    Convolvolus,    est  etiam   herba.  Du  liset,  de   I'herbe    aux 
cloches,  de  la  veillere. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  17  b.) 

Lisser.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-latin] 

1559.  Le  Phu  .  .  .  a  la  tige  .  .  .  lissee,  cavee,  tendre. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Math^e,  13  b.) 


Lumineusement  Pour  l'flistoire  du  Fraugais  Moderne  90 

Litteralement.  [1577.  P.  de  La  Coste,  dans  Delboulle.  RecueiL] 

1488.  Soyez  souveaans  et  ayans  memoire  de  la  femme  Lotli, 
laquelle  chose  peult  estre  entendue  litteralement  ou  mistiquemeut  et 
figurement. 

{La  Met-  des  Histoires.  I,  92  d,  6dit.  1491.) 

Lobe.  [1562,  Du  Pinet.  H/'st.  nat.  de  Pline,  dans  Delboulle.  Recueil] 

1503.  11  [restomac]  a  le  foye  au  dextre  qui  l'eßchauffe  ainsi 
comme  par  dessus  avec  les  lobbes  ou  doigtz. 

(Le  Giiidon  en  francoy^,  64  a,  edit.  1534.) 
1546.  Fibrae  pulmouis.  Les  lohen  du  poulmon. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  523  b.) 

Locataire.  [XV  je  s.  Montaigne.  III,  10.] 

1570.  Lesquelz  Lucian  .  .  .  appelle  Dieux  .  .  .,  c'est  ä  dire, 
locataires. 

{La  Cite  de  Dieu,  irad.  G.  Hervet.  I,  79  a,  E.  edit.  1578.) 

Louangeur.  [1584.  Thevet^  Hommes  illustres,  dans  Delboulle.  RecueiL] 
1570.  II  estoit  plus  tost  disi])uteur  que  louangeur. 

{La  Cite  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  83  b,  D,  6dit.  1578.) 

Lourdaut.  [1539.  K.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1538.  Tardus.  Lourdatdt,  grosse  tete,  qui  n'ha  point  d'esprit. 
(K.  Estienne.   Dict.  Latinogullicum,  700  a.) 

Lucide.  [XVP  s.  Pare.  UI,  7.] 

1488.  Geste  lumiöre  fust  uue  petite  uuee  lucide  et  claire. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,   1  d,  edit.  1491.) 

Lucidite.  [1579.  Vigeuere,  dans  Delboulle.  RecueiL] 

1503.  Les  signes  de  hernia  aquosa  sont  Inflation  et  grcvetö  avec 
mollesse  et  resplendissement  avec  luciditl\ 

{Le  Guidon  en  Jrancoys,  144  d,  6dit.  1534.) 

Lumbaire.  [XVP  s.  Parc.  1,  22.] 

1488.  Dieu  luy  commanda  qu'il  piist  son  brayel  ou  ceinture 
noramee  en  latin  lumbare  . . .  Aprös  plusieurs  jours,  par  le  comman- 
dement  de  Dieu  il  alla  querir  ledit  brayel  ou  lumbaire. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  200  b,  edit.  1491.) 

Lumineusement.  [XVIIl*  s.  Voltaire.  Comment.  sur  Malebranche.] 

1557.  NoLis  la  considerasmes  en  plusieurs  sortes  rayonnante  fort 
lumineusement. 

(P.  de  Tyard.  U  Univers,  35.) 
7* 


100  Hugues  Vaganay  Luxuriant 

Luxuriant.  [1545.  G,  Gueroiüt.  Eist,  des  plautes,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1540.  Je  congnois  bien   qu'eu  terre   trop  grasse  ay  estö  plante, 
pourquoy  ay  degönere  luxuriant  comme  la  vigne. 

(P.  Dor6.  Limage  de  Vertu,  37  b.) 

Lycanthropie.  [XVI«  s.  Ronsard,  edit.  Blanchemain.  VIII,  167.] 

1580.  La  Lycanthropie  n'a  rien  de  semblable,   ny  cause  qui  soit 
naturelle,  ains  le  tout  est  supernaturel. 

(I,  Bodin.  Demonomanie,  101  a,  6dit.  1582.) 

Maigreur.  [1539.  R.  Estienne.  Did.  frangAatin.] 
1538.  Macror.  Maigrete,  ou  Maigreur. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  431  a.) 

Maladroit.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1538.  Ineptus.  Mal  adroict  et  mal  propre  en  ce  qu'il  fait  ou  dit. 

(R.  Estienne.  Dict.  LatinogaUicum^  366  a.) 
1540.  Toutesfois  il  feut  trop  mal  ä  droit. 

{Amadis.  I,  45  a.) 
Malaise.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1530.  II  leur   sembloit  bien  mal  aise  ä  croire,  que  Agathocles 
eust  ose  abandonner  la  cite  de  Sarragousse  sans  secours. 

{Diodore^  trad.  Gl.  de  Seyssel,  88  b.) 
1538.  Difficile  ad  fidem.  Malaise  ä  croire. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.,  217  a.) 

Malais^ment.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 
1538.  Difficile.  Difficilement,  Malaisement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  217  a.) 

Malappris.  [XV!«  s.  Ronsard.  V,  364.] 

1538.  Indoctus.  Qni  n'est  point  apprins,  Mal  apprins. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  363  a.) 
1546.  Indoctus.  Qui  n'est  point  apprins,  mal  apprins,  indocte. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  648  b.) 

1546.  Je  m'estimerois  estre   la  plus  mal  aprinse  damoyselle  de 

Macedone. 

{Palmer in  d^ Olive,  201  a.) 

1550.  Mais  moi  petit  et  mal  apris. 

{Ödes  de  Ronsard,  75  b.) 

Mal  häti.  [1611.  Cotgrave.] 

1546.  Inconditus.  Mal  compose  et  basti,  mal  ordonne. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  641  a.) 

Maldisant.  [1546.   Trad.  de  Pol.   Vergile,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1520.  De  la  langue  des  maldisans  me  veulx  contregarder. 

(Le  Peregrin,  13  a,  edit.  1531 ) 


Mal  seant  Pour  l'Histoire  du  Franjais  Moderne  101 

MaUfique.  [XV«-XVI«  s.  P.  Gringore.  T,  312.] 

1488.  Gens  promptz  ü  effusiou  de  sang,  gourmaus,  maUfiques  et 
sacrilöges. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  41  c,  edit.  1491.) 
Mal  en  poinf. 

1538.  A  pecuiiia  imparatus.  Mal  en  po/'nt  quant  ä  l'argent. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  1  b.) 
1550.  Mais  j'eu  pitie  de  te  voir  mal  einpohif. 

{Ödes  de  Ronsard,  37  a.) 
Mol  hahile.  [1606.  Nicot.] 

1547.  Mainteuant  je  voy  des  iguorans  qui  ne  savent  .  .  .  qua 
veiilt  dire  Architecture :  mais  (qui  pis  est)  sont  malhahiles  ä  ouvrer 
de  la  maiu. 

{Vitruve,  frad.  I.  Martin,  87  a.) 
1553.  L'umbre  .  .  .  les  rendra  pesans  et  mal  huhiles. 

{Albert.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  8  a.) 
1555.  Le  Dauphiu  .  .  .  est  im  poisson  loiird  ä  voir,  et  mal  habile. 

(P.  Belou.  Histoire  de  la  nature  des  oyseaux^  47.) 
1572.  Adam  fut  un  mal  habile  jardiuier. 

{Gucvare.    Mont    de  Calvaire,  trad.    Belle-Forest.  I,  294, 
Mit.  1574.) 

Malignement.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  f rang. -tat in.] 

1527.  Ma  fatalle  destinee  malig^iewent  ceuvre  sur  moy. 

{Le  Feregrin,  trad.  F.  Dassy,  15  a,  edit.  1531.) 

3Ial  plaisa}it.  [1545.  A.  Le  MaQon.  Decameron.] 

1538.  Aspcctus  rancidus.  Mal  plaisant  et  mal  gratieux. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicitm.,  608  b.) 

Mal  proprement.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 

1538.  Rancide.  Mal  proprement.  —  Sqiiallide.  Mal  proprement 
et  salement. 

(R.  Estienne,  Dict.  Latinogallicum.,  608  b,  670  b.) 

Mal  siant. 

1553.  D'un  coste  si  grande  espoisseur  de  colounes,  et  d'autre  si 
gründe  gresleie,  estoient  mal  siantes. 

{Albert.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  195  a.) 
1570.  Si  on  demande  ä  im  autre   [dieu]   ce   qui  est  soubs  la  tu- 
teile   et  puissance    d'autruy,    il   est  si  inconvenient   et  si  mal  seant, 
qu'il   semble  estre  fort  semblable  k  une  bouffonnerie   effrontee   d'un 
Mime. 

{La  Cit^  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  170  a,  D,  6dit.  1578.) 


102  flugues  Vaganay  Mal  traite 

Mal  traite.  [1539.  R.  E8tieüne.  Dict.  frang.-latin.] 

1538.  Male  acceptus  inopia  omnium  rerum.  Mal  traicte. 

(R.  Estieune.  Dict.  Latinogallkum^  435  a.) 

Mal-versation.  [XVI"  s.  Amyot.  Ärist.  65.] 

1553.  Par  mal-versation  d'aucunes  des  choses  susdites,  vient  iine 

maison  en  ruine. 

(Taillemont.  Discours  des  champs  faez^  87.) 
1555.  Se  plaindre  de  la  propre  ou  domestique  malversation  qui 
cause  leur  clameur. 

(Billon.  Le  Fort  inexpiignahle,  178  a.) 

Maivouiu.  Lxvne-xvni«  8.] 

1568.  La  mort  du  seigneur  maivouiu  et  desprise. 

{Les  Politiques  d'Aristote,  trad.  L.  le  Roy,  757.) 

Mamelu.  [XVI«  s.   Vauquelin    de    La   Fresnaye.    (Eiwres.   II,   588,   ed. 
Travers.] 
1552   Mammosus.  Qui  ha  grandes  mamelles,  mamelu. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  794  b.) 

Mamillaire.    [1541.   J.  Canappe.    Tables   anatomiques,    dans    Delboulle. 
Recueil  de  vieux  mots,  ms.] 
1503.  Les  adjoußtemens  dez  mamillaires  des  emouctoyres. 

{Le  Guidon  en  francoys,  43  a,  edit.  1534.) 
Mandat. 

1488.  La  commune  forme   des  escriptz  et  mandafz  apostoliques. 
(La  Mer  des  Uistoires.  l,  110  a,  edit.  1491.) 

Manes.  [XVI"  s.  Des  Portes,  Bodomont.] 

1488.    Aultre   manifere  de    telz    dieux   est  qu'on  appelle  manes, 
pource  qu'ilz  demourent  et  decourent  par  l'air. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  53  c,  edit.  1491.) 

Manne.  [1549.  R.  Estienne,  Dict.  frang.-latin.] 

1488.  öainct  Pol  fast  par  ses  freres  non  pas  devale  en  ung  pen- 
nier  ou  une  manne  par  le  mur. 

(La  Mer  des  Histoires.  l,  90  a;  edit.  1491.) 

Manquement.  [1575.  Thevet.  Cosmogr.  uniü.,  196  b,] 

1570.  11  s'ensuivit  une  si  grande  faute  et  manquement  de  soldats. 
que  les  Romains  firent  crelie  de  soldats  des  criminelz. 

{La  Cite  de  Dieu^  trad.  G.  Hervet.  I,  92  a,  A,  edit.  1578.) 

Marasme.  [XVP  s.  Pare.  VRI,  33.J 

1552.  Indisposition  corporelle,   nommöe  Maransis,  ou  Marasmos. 
(Pontus  de  Tyard.  Solitaire  second,  dans  ses  Discours  philo- 
sophiques,  39  a,  edit.  1587.) 


Maturite  Tour  rillstoiie  du  Fran^ais  Moderne  103 

Marcasite. 

1490.  Galien  .  .  .  faisoit  estuves  avec  pierres  ferröes  ou,  avec 
marcosifes  ou  pierres  rouges  de  mollin  enflammees  en  feu  et  estainctes 
en  vinaigre. 

{Le  Guidon  en  francois,  gib) 

Marcotte.  [1562.  Du  Pinet.  Eist.  nat.  de  Pline,  dans  Delboulle.  Becue/'L] 

1559.  L'on  fait  les  vignes  jetter  ses  grappes  sans  pepins,  fendant 
les  Margottes  en  toute  celle  partie,  qui  se  doit  ensevelir  en  terre. 

(Dioscoride,  trad.  M.  Mathöe,  444  b.) 

Maritime.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1488.  Yran  donna  ä  Salomon  XX  villes  situees  en  Galilee  maritime. 
{La  Mer  des  Histoires.  I,  172  c,  edit.  1491). 

Maroquin.  [XVI«  s.  Rabelais.  IV,  16.] 

1546.  Tant  ne  luy  plaisoit  la  eape  de  maroquin. 

{Palmer in  d* Olive.,  171  a.) 

Martinet.  [1562.  Du  Pinet   Hist.  nat.  de  Pline,  dans  Delboulle.  Uecueil.] 
1546.  Apus.  Ung  martinet. 

(K.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  99  a.) 
1553.  Les  Hirondelles  simplement  appellees  Martinets. 

(Belon.  Observations,  142,  cdit.  1588.) 

1560.  L'azure  Martinet  j)uisse  voler  davant 
Avecques  la  Mouette,  et  le  plongeon  siiivant. 

(Les  AmoKrs  de  Ronsard.  U,  52  b.) 

Masculinit^. 

1503.  La  vertu  de  mascidinitS. 

{Le  Guidon  en  francoySf  278  b,  edit.  1534.) 

Massif.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 
1538.  Solidus.  Solide,  massif,  plein. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  664  a.) 

Materialiste. 

1553.  Les  drogueurs  ou  materiali stes  qui  vendent  ordinairemenfc 
les  drogues  par  les  villes  de  Turquie,  sout  pour  la  pluspart  bommes  Juifs. 

(Belon.  Observations,  401,  edit.  1588.) 

Maturite.  [XV«— XVI«  s.  J.  Le  Maire,  dans  Delboulle.  PecueiL] 

1488.  En  ung  mesme  temps  on  treuve  sur  les  arbres  fleurs  et 
fruietz  demy  murs  et  plains  de  maturite. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  158  d,  6dit.  1491.) 
1501.  Toutesfoys  iceluy  fruit  ne  vient  jusques  ä  maturite. 

(F.  Le  Roy.  Le  Li  vre  de  la  Femme  forte,  d  3  b.) 


i04  Hugues  Vaganay  Maxülaire 

Maxillaire.  [1541.  J.  Cauappe,  daus  Delboulle.  Recueil.] 

1488.  Dit  Pline  .  .  .  qu'il  a  veu  iine  deut  maxillaire  tant  grosse 
que  d'uDC  dMcelles  ou  feroit  bien  cent  des  dens  de  uostre  fig-ure. 
{La  Mer  des  Histoires.  I,  24  d,  edit.  1491.) 

Medicamentaire.  [1734.  Mercure  de  France^  2622.] 

1559.  La  troizienie  espece  [d'Orehanette]  est  plus  amere  et  plus 
medicamentaire. 

{Dio^coride,  trad.  M.  Mathee,  352  b.) 

MSdication.  [1611.  Cotgrave.] 

1503    Comnie  sera  dit  eu  la  medicafion. 

{Le  Guidon  en  francoys,  68  d,  edit.  1534.) 

Medulaire.  [XVI*  s.  Rabelais.  I;  prologue.] 

1503.  La  substance  medidaire  du  cerveau. 

[Le  Guidon  en  francoys,  40  a,  edit.  1534.) 

MeUze. 

1552.  Larix.  Un  arbre  retirant  ä  un  pin  ou  sapiu.  Les  Veui- 
tiens  l'appellent  Larege,  les  montaiguars  la  nommeut  Melze,  ou  Meleze. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  LatinogalUcum,  752  b.) 

Mellißre. 

1523.  Les  mouches  melliferes, 

{Parthenice  Mariane,  trad.  3.  de  Mortieres,  19  a.) 

Membrane.  [XVI«  s.  Pare.  I,  5.J 

1555.  Les  [oyseaux]  qui  nageut  sur  l'eau,  ODt  les  jambes  et  le 
col  plus  court  que  les  autres  palustres,  qui  n'ont  les  pieds  distinguez 
de  memhranes. 

(P.  BeloD.  Histoire  de  la  nature  des  oyseaux,  35.) 

Memhraneux.  [XVl°  s.  Pare.  Introd.  16.] 

1555.  Touts  oyseaux  ont  les  poulmons  assez  petits  et  sanguins. 
Aussi  sont  ils  spongieux  et  membraneux. 

(P.  Belon.  Histoire  de  la  nature  des  oyseaux.,  37.) 

Metalepse.  [1611.  Cotgrave.] 

1585.  Laquelle  transumption  et  assemblenient  de  tropes  s'appelle 
metalepse. 

(P.  Thevenin,  dans  La  Semaine  de  G.  de  Saluste,  101.) 

Metamorphose.  [1553.  Rabelais.  Brief ve  Desclaration.] 

1488.  Le  V®  livre  [d'Ovide]  fut  metamorphose  parlaut  des  trane- 
mutations  et  contient  XV  grand  livres. 

(La  Mer  des  Histoires.  II,  64  a,  edit.  1491.) 


MiUiaire  Poiir  l'Histoire  du  Franjais  Moderne  105 

Metaijhysique.  2.  [XVI«  s.   Marnix   de    S'®-Aldegonde,    daus   Delboulle. 
Recueil.'] 
154G.  Dame  .  .  .  s^avaute  en  tous  arts,  soient  Meiaphisiques,  ou 
Cabalistes. 

{Falmerin  (VOlive,  223  b.) 

Metempsychoxe. 

1585.  Metempsychose  ou  niigratiou  en  nouveau  corps,  de  laquelle 
Virgile  sur  la  fin  du  sixiesme  de  TEneide. 

(P.  Theveuiu,  dans  La  Sepmaine  de  G.  de  Saluste,   133.) 

Metheorique.  [1636.  J.  Deneyiolles.  Jesus  crucif.  dans  Delboulle.  EecueiL] 
1580.  L'astrologie  naturelle  ...  est  necessaire  aux  medecins  et 
ä  Tusage  des  instrumeus  metheoriques. 

(I.  Bodin.  Demonomanie^  209  a,  6dit.  1582.) 

Methodique.  [XVI«  s.  Pare.  Introduction,  22.] 

1488.  Ces  trois  medecins  furent  inventifz  de  trois  esp^ees  de 
medecine,  dont  la  premiere  est  dicte  methodique,  de  laquelle  fut 
Apollo  iuventif. 

{La  Mer  des  Histoires.  II,  21  a,  6dit.  1491.) 
1559.  Faire  un  recueil  methodic. 

{Dioscoride^  trad.  M.  Mathee,  *j.) 

Meurtrissure.  [XVI^  s.  Pare.  IX,  19.j 

1546.  Livor.  Meurtrissure,  machure  de  corps  orbes  et  sourds. 
(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  740  a.) 
1559.  L'onguent  de  lis  ...  oste  les  sigues  des  meurtrisseures. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  42  b.) 
1572.  Blessures  ou  meurtrisseure. 

{Comm.  de  Matthiolus  sur  Diosc,  trad.  Du  Pinet,  598  b.) 

Migration.  [1611.  Cotgrave.] 

1585.  Voir  Metempsychose. 

Militairement.  [XVII®  s.] 

1552.  Militariter.  A  la  manifere  et  fa^ou  des  gens  de  guerre,  en 
homme  de  guerre,  militairement.,  en  geudarmc. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum .^  818  b.) 

MiUiaire. 

1506.  Sainct  Tiburt  .  .  .  fust  menc  ä  trois  milliaires  pres  de 
Rome  et  \k  il  fut  decapitc. 

{La  Mer  des  hystoires.  II.  Martyrologe,  C  C  C  a.) 


106  Hugues  Vaganay  Mime 

Mime.   [1560.    J.  Poldo    d'Albenas.    Antiq.   de  Nimes,  dans   DelbouUe. 
Recueil.] 
1552.  L'on  dit  qu'elle  [Polymniej  iuveuta  les   Mimes,   mines,  et 
contenances  avec  lesquelles  ceux  qui  .  .  .  representent  les  comödies 
.  .  .  expliquent  .  .  .  leur  Intention. 

(Pontus  de  Tyard.  Solitaire  premier,    dans    ses    Discours 
philosophiques  29  a,  edit.  1587.) 

Minoratif.  [XVI«  s.  Rabelais.  II,  33.] 

1503.  Nous  faisons  evacuation  minorative. 

{Le  Guidon  en  francoys,  97  d,  edit.  1534.) 

Miriade.  [1623.  G.  Naude.  Instruct.  a  la  France,  p.  90.] 

3  Febvrier  1583.  Vous  estes  le  moule  et  vray  patron,  sur  lequel 
uue  miriade  d'escoliers  .  .  .  ont  heureusement  modele  leurs  estudes. 
(P.  Thevenin,  dans  La  Sepmaine  de  G.  de  Saluste,   107, 
6dit.  1585.) 

Miscellanhs.  [1600.  Cl.  Daret.  Flux  et  reflux^  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1570.  11  y  a  un   chapitre  aux  Miscellanies  de  Polician   homme 
fort  aoine  et  elegant. 

{La  Cite  de  Dien,  trad.  G.  Hervet.  I,  205  b,  E,  edit.  1578.) 

Missive.  [1520.  J.  Fabri.  Rhetorique,  dans  Delboulle.  RecueiL\ 

1488.  U  fut  mal  informe  des  princes  de  Syrie   et  de  Fönice  par 
les  epistres  et  lettres  missives. 

(La  Mer  des  Histoires.  II,  14  b,  edit.  1491.) 

Modeler.  [1611.  Cotgrave.] 

1585.  [Dien]  n'eleut  Quelque  monde  plus  vieil,  sur  lequel  il  voulut 
Modeler  celui-cy. 

[La  Sepmaine  de  G.  de  Saluste,  34,  36.) 

Moduler.  [XVIII«  s.  Voltaire,   Usage  de  la  vie.] 

1488.  Hermogenes   vouloit   soustenir   que    les  ödes  et  chaneons 
d'Horace  n'estoient  point  bien  modidees  ne  cbanlees. 

{La  Mer  des  Histoires.  II,  54  b,  edit.  1491.) 
1503.  Elle  [la  vuula]  aide  ä  bien  refrangir  et  moduler  Tair  pour 
faire  bonne   voix  et  bien  parier  ainsi   comme  fait  le  doy  dessus  le 
pertuys  dugne  fleuste. 

[Le  Guidon  en  francoys.,  55  d,  edit.  1520.) 

Moelleux.  [XVI«  s.  Pare.  IV,  25.] 

1490.  [Du  eervel]  il  en  sault  grosse  matiere  globose  et  moelleuse 
et  uou  saniose. 

{Le  Guidon  en  fra?icois,  m  3  b.) 


Mordacite  Pour  l'IIistoire  du  Fiangais  Moderne  107 

1551.  Les  troys  sens  scieutifics  se  comprennent  au  dedans  de  la 
fable,  comme  les  moelles  du  fiuict  entre  ses  escorces : et  ces  sens 
moelleux  sont  nommez  allegorics. 

(L.  Hebrieu.  Philosophie  d'amour,  trad.  Du  Parc,  177.) 

Molair e.  [1556.  Ch.  Estienne.  Dissection,  21,] 

1503.  Et  sont  dictes  [les  dens]  moUaires  ä  la  seniblance  de  la 
molle  du  moulin  :  car   elles  meuUent  la  viande  comme  fait  la  molle 

le  ble. 

{Le  Gindon  en  francoys,  51  c,  ödit.  1534.) 

Molosse.  [XVI«  8.  Konsard.  VI,  12.] 

1555.  Que  vos  Molosses  fiers  soyent  couples  apres  vous. 

{Les  Meslanges  de  P.  de  Ronsard,  38  b.) 
Monceau. 

1488.   leabariz  ...  est   interprete   monceau   et   aggr^gation    de 

pierres  passans. 

[La  Mer  des  Histoires.  I,  129  b,  6dit.  1491.) 

Moniteur.  [1552.  Ch.  Estienne,  dans  Delboulle.  Becueil.] 

1546.  Monitor.  Qui  admonneste,  advertist,  ou  solicite  de  faire 
quelque  chose,  admonnesteur,  advertisseur,  moniteur,  soliciteur. 

(K.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  796  b.) 
Monogramme.  , 

1557.  Ayant  remarqu^  une  Ichnografie  de  certains  traits  grossiers, 
et  (comme  on  diroit)  monogrammes. 

(Poutus  de  Tyard.  Le  Premier  Curieux,  dans  ses  Discours 
philosophiques,  198  a,  edit.  1587.) 

Monopoleur.  [1555.  Damhoudere,  Prot,  des  caiises  crim.  p.  301.] 

1552.  Comprimere  fruraentum.  Serrer  et  supprimer  les  bleds  pour 
les  veudre  plus  eher,  comme  fönt  les  blatiers  et  monopoleurs. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum^  581  b.) 

Monstruositl' .  [1550.  Herberay.  Don  Flores,  153.] 

1488.  Galien  qui  fut  grant  medecin  et  naturel,  assigne  la  cause 
de  teile  monstrueusite  es  hommes. 

{La  Mer  des  Histoires,  I,  34  b,  edit.  1491.) 

Montagneux.  [1587.  La  Noue.  Discours  politiques,  XXVI,  24.] 

1559.  L'Enula  Campana  .  .  .  naist  es  lieux  montagneux,  et  secs. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  28  a,) 

Mordacite.  [1552.  Ch.  Estienne,  dans  Delboulle.  Becueil.] 

1490.  Le  sang  repugne  ä  sa  conversacion  par  sa  mordacite  et 
multitude. 

{Le  Guidon  en  francois,  h  6  a.) 


108  Hugues  Vaganay  Morton 

Morion.  [1553.  Rabelais.  IV,  29] 

1550.  La  face  d'une  Meduse  eiigiavee  dans  son  morion. 

(I.  M.  P.,  dans  Ödes  de  Bonsard,  160  b.) 
Morne.  [1611.  Cotgrave.] 

1551.  Les  avortez,  les  mornez,  les  monstres. 

{Les  Dialogues  de  m.  Speron  Sperone^  trad.  C.  Grug-et,  123  a.) 

MosquSe.  [1611.  Cotgrave.] 

1506.  Les  mosquez  des  Turcz  aultrement  appellez  temples. 

{La  Mer  des  Histoires.  TT,  186  b.) 

Mouchard.  [1582.  Montand.  Miroir  des  Frangois^  p.  118.] 

1580    Juppiter  surnomm6  Myiodes,  c'est  ä-dire  Mouchard. 

(I.  Bodin.  Demonomanie,  15  a,  ödit.  1582.) 

Mouillement.  [1611.  Cotgrave] 

1553.  Le  mou/lleiiient  des  pluyes. 

(Albert.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  56  b.) 

Moulinier. 

1503.  Rugositez  .  .  .  comme  ont  les  molles  du  moulin,   quant  le 
moulinier  les  picque. 

{Le  Guidon  en  francoi/s,  51  c,  6dit.  1534.) 

Mousquet.  [XVI«— XVII''  s.  Brantome.  VI,  80.] 

1581.  La  nuiet  iin  canonuier  de  1^  ville  pointa  iin  mosquet^  dont 
la  bale  rasa  la  tente  du  chef  des  adversaires. 

[DHistoire  de  France,  421.) 

Muge.  [1552.  Ch.  Estienne,  dans  Delboulle.  Reciieil.\ 

1546.  Mugil.  Une  sorte  de  poisson  que  ceulx  de  Narbonne  appellent 
Mugeoul,  ou  Muge. 

(R.  Estienne.  Biet.  Latinogallicum^  806  a.) 

Miiletier.  1  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franr.-latin.] 

1530.  II  n'y  avoit  muletier  ne  homme  de  bagaige  qui  peust  suivre. 

{Diodore,  trad.  Cl.  de  Seyssel,  71  b.) 

MusagHe.  [1752.  Trevoux.j 

1552.  Le  Musagete  (ainsi  se  uomme  .  .  .  Apollon.) 

(Pontus    de  Tyard.    Solitaire   pr emier,  dans  ses  Discours 
philosophiques,  13  a,  edit.  1587.) 

Muscle.  [XVIII«  8,  Pluche,  dans  Trevoux.  1732.] 

1553.  Le  genoil  mol  et  bien  muscle. 

(Taillemont.  Champs  faez^  52.) 


Naturaliser  Pour  l'nistoire  du  Fran(;;ii3  Moderne  109 

Musculeux.  [1552.  Ch.  Esticuue,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1503.  Couc'ii.ssiou  de  cliair  musculeuse. 

{Le  Guidon  en  francoys^  248  a,  edit.  1534). 

Miisqu/'.  [1572.  Yver,  Frititemps,  p.  527,  Biichon.] 

1557.  Rosn  coroneola  .  .  ,  en  Frangois  lose  musquee. 

(Dodoeus.  Hii<t.  des  riantea,  trad.  Ch.  de  FEscluse,  458.) 
1559.  Roses  damasquines,  ou  musquSes. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Math6e,  82  b.) 

MuHnerie.  [1536.  Famil.  Inst,  des  legionnaires,  14  a.] 

1530.  Par  ee   moyen   [Cratesipolisj    ayant   appaise  la   mutinerie 
doniinoit  i)ai8iblcmeDt  en  la  cito. 

{Diodore,  trad.  Cl.  de  Seyssel,  65  a.) 
MythiqKc.  [Neologisme.] 

1570.  De  la  tbeolog-ie  mythique,  c'est-ä-dire,  fabuleuse. 

{La  Cite  de  Dien,  trad.  G.  Hervet.  I,  175  b,  B,  edit.  1578) 

Napel.  [XVI«  s.  Pare.  XXV,  1.] 

1559.  Le  Napel  ...  est  icy  descrit   pour  s'en  garder,  estant  le 
venin  le  plus  raortiföre  qui  soit. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  569  a.) 

Naphthe.  [XVP  s.  Sat.  Menippee.  II,  62.] 

1557.   Je  ue  veux   vous  cntretenir  des  fcux  artificiels,  Medeans, 
Circeans,  de  Naphthe,  d'Aspbalte. 

(Pontus  de  Tyard.  Le  Premier  Curieux,  dans  ses  Discours 
philosophiques.^  241  a,  edit.  1587.) 

Nard.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franr.-Iatin.] 

1538.  Nardus.  Les  apoticaires  l'appellent  du  nard. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogalliciim,  467  b.) 

Narrer.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  franr.-latiu.] 

1488.  Cboses  .  . .  Icsquelles  sont  au  long  narrees  es  quatre  evan- 


g^listes. 


{La  Mer  des  Histoires.  II,  68  d,  ^dit.  1491.) 


Naturaliser.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-latin.] 

1553.  Manes   se    nomment    en  Latin  les  ames  sorties   des   cors. 
II  fault  naturaliser,  et  faire  Fraugois  ce  mot  lä. 

(Muret,  dans  Les  Amours  de  Ronsard,  p.  205.) 
1560.  Au  jiort,  et  ä  raccoustrement  de  cest  estranger  naturalise, 
11  [e«it]  faoile  de  recognoistre  le  lieu  de  sa  nativite. 

(J.  Du  Bellay.  Deux  livres  de  VEneide,  A  3  a.) 


wo  Hugues  Vaganay  Naumachie 

Naumachie.  [1550.  Rabelais.  Sciomachie.] 

1520.  Exercer  la  bataille  navalle  dicte  Naumachie. 

{Suetone,  irad.  G.  Michel,  20  b,  edit.  1541.) 

Naviculaire.  Navicullaire.  [XVP  s.  Pare.  IV,  48.] 

1503.  La  concavite  de  Tos  dit  navicullaire  .  .  .  Vers  le  pied  est 
l'os  naviculaire. 

(Le  Guidon  en  francoys,  74  b,  edit.  1534.) 

Navigateur.  [1574.  De  Bessard.  Dial.  de  la  longitude,  p.  5.] 

1557.  Les  Navigatenrs,  ausquels  l'usage  et  les  perils  ont  accom- 
ply  rindiistrie,  en  recognoissent  trente  deux  [ventsj. 

(Pontus  de  Tyard.  Le  Premier  Curieux,  dans  ees  Discours 
philosophiques,  257  a,  edit.  1587.) 

Na'iades.  [XV® — XVI»  s.  J.  Le  Maire,  dans  Delboulle.  RecueiL] 

1488.  Les  niraphes  marines  se  appellent  Nat/ades,  les  nimphes 
des  fontaines  sont  amadriades. 

(La  Mer  des  Bistoires.  I,  54  a,  edit.  1491.) 

Nehuleux.  [1509.  J.  Le  Maire.  III,  188,  edit.  Stecher.] 

1488.   Nous  voions   que  l'air  nebuleux  et  obscur  tire  ä  soy  les 

eaues  et  vapeurs  par  petites  et  menues  goutes,  moyennant  l'exaltation 

et  secheresse  de  la  terre. 

(La  Mer  des  Histoires.  I,  3  c,  edit.  1491.) 

1503.  Se  aucune  chose  appert  nebuleux,  c'esl  signe  qu'elle  vient 

des  yeux. 

(Le  Guidon  en  francoys,  261  c,  edit.  1534.) 

mhulosite.  [XVII«  s.  Th.  Corneille.  D.  CSsar  d'Avalos.  I,  4.] 

1488.  Eola  est  ysle  de  Sicile  ainsy  nommee  pour  Eolus  .  .  .  le- 
quel  Selon  les  po6tes  .  .  .  sgavoit  predire  et  adeviner  par  les  nebulo- 
Sites  et  vapeurs  fumeuses  d'icelles  ysles. 

(La  Mer  des  Histoires.  I,  79  b,  edit.  1491.) 

Nereide.  [XVP  s.  Ronsard,  dans  Delboulle.  RecueiL] 

1488.  Galathea  seur  de  Thetis  .  .  .  fust  une  des  Nereydes,  et  la 
plus  belle  döesse  de  la  mer. 

{La  Mer  des  Histoires,  I,  49  b,  6dit.  1491.) 
1550.  Une  vierge  vigilente  .  .  . 
Hucha  les  seurs  Nere'ides 
Qui  ronfloient  au  bruit  des  flots. 

(ödes  de  Ronsard,  127  a.) 
Nerveusement.  [1611.  Cotgrave.] 

5  Febvrier  1583.   Tairay-je  ces  disputes  philosophiques  oü  tant 
souvent  avez  assist^  en  personne,  et  les  tousjours  nerveusement  oppugne? 
(P.  Thevenin,  dans  La  Sepmaine  .  .  .  de  .  .  .  Du  Bartas, 
6dit.  1585,  343.) 


Nodal  Pour  l'Histoire  du  Fran^ais  Moderne  111 

Nervosife.  [Neologisme.] 

1553.  Les  [parties]  plus  voisines  de  l'Escorce  [aiix  arbres]  ont 
une  nervosite  plus  teuaute. 

{Albert.  ÄrchUecture,  trad.  I.  Martin,  28  b.) 

Neuvi^mement.  [1552.  J.  Peletier,  Arithmetiqite,  77  a.] 

1479.  Premierement  . . .  Secoudement  .  . .  Tiercement  , . .  Quarte- 
ment  . . .  Quintement  . . .  Sexteiuent  .  .  .  Septiesmemeut  .  .  .  Hnities- 
mement  .  .  .  Neufviesmement  .  .  .  Dixiesmement. 

(Le  Livre  des  sains  Anges^  I.  IV,  cb.  31.) 
1503.  Premierement  . . .  Secondement  . . .  Tiercement  .  . .  Quarte- 
ment  . . .  Quintement  .  . .  Sextement  .  .  .  Septiesmement  .  .  .  Huyties- 
mement  .  .  .  Neufviesmement  ... 

[Le  Guidon  en  francoys^  228  b,  6dit.  1534.) 

Niaiserie.  [XVI«  s.  Montaigne.  II,  8.] 

1579.  C'est  une  niaiserie  de  ce  qu'ils  disent,  que  le  mesme 
Gaultier  estoit  revenu  de  faire  la  guerre  aux  Sarrazins  d'outre-mer, 
pource  qu'ils  n'estoieut  lors  encore  en  estre. 

(Vignier.  Sommaire  de  l'histoire  des  Fran^ois^  39.) 

Nigauderie. 

1548.  (Th.  Sebillet.  Art  Poäigne,  p.  165,  edit.  Gaiffe.) 

Xigelle.  [1700.  Liger.  Nouvelle  maison  rustique,  dsinsDeWiouWe.  Becue iL] 
1538.  Melautbium.  De  la  poivrette,  nielle  ou  nigelle. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  443  b.) 

Niveleur.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1546.  Librator.  Niveleur. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  733  b.) 

1547.  Ces  deux  instrumens  lä  [dioptres  et  balances]  döcoyvent 
souventes  fois  les  nyvelleurs. 

{Vitruve,  trad.  I.  Martin,  117  b.) 

Nivellement.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 
1538.  Libramentum.  Nivellement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum^  420  a.) 

Nodal.  [Neologisme.] 

1503.  L'autre  [joincture  entre  les  os] .  .  .  est  dicte  nodale  comme 
icelle  des  bras  et  des  jambes. 

{Le  Guidon  en  francoys,  40  d,  edit.  1534.) 


112  Huguea  Vaganay  NoirauU 

Noiraud.  [1552,  Ch.  Estienne;  dans  Delboulle.  Becueil.] 
1538.  Nigellus.  Noiret,  ou  nolraulf. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum^  475  a.) 
Noli  me  tangere. 

1503.  Ulc6re  .  .  .  en  la  face  .  .  .  communcment  est  appellee 
nolmetangere. 

{Le  Guidon  en  francoys,  219  b,  edit.  1534.) 

Nomade.  [XVI«  s.  Ronsard.  II,  201.] 

1542.  Ayant  divise  les  natious  en  deux  parties,  ä  l'une  adjoignit 
la  gent  railitaire,  et  les  Nomades  ciiconvoisins. 

(Dion,  trad.  Cl.  Deroziers,  267  b.) 

Nomenclature.  [1569.  Martin  du  Bellay.  Memoires^  prologue.] 

1559.  Le  grand  Persil  ...  est  selon  le  mesme  [Matthioli]  le 
Levistic  vulgaire,  quoy  que  Maistre  Jean  Ruel  le  prenne  pour  l'Aehe, 
ce  que  nous  avons  suivy  a  la  nomenclature. 

(Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  283  b.) 

Nominal.  [1520.  Fabri.  Bhetorique^  dans  Delboulle.  Becueil.] 
1503.  Operation  verbale  et  nominale. 

{Le  Guidon  en  francoys,  11  d,  edit.  1534.) 

Nonce.  [1578.  H.  EtSt.^Nouv.  Lang,  franc.  italian.  I,  336.] 
1568.  Ainsi  que  Tecrivoit  son  Nunce. 

{F.  Guicciardin.  H/st.  d'Italie,  trad.  H.  Chomedey,  366  b.) 

Noncupafjf.  [1552.  Ch.  Estienne,  dans  Delboulle,  Recueil.] 

1538.  Nuncupata  voluntas.  Uug  testament  noncupatif,  ou  autre 
derniere  disposition  noncupatioe :  quand  eile  n'est  point  escripte,  mais 
seulement  dicte  de  bouche. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogalliciim,  485  a.) 
Notion.  [1653.  Oudin.] 

1570.  Notions  sont  les  premieres  intelligeuces. 

{La  Cite  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  229  a,  C,  6dit.  1578.) 

Nouement.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 
1538.  Nexus.  Nouement.,  liaison. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogalliciim,  471  b.) 
Oblong.  [1611.  Cotgrave.] 

1503.  Forme  de  lune  et  de  fenestre  oblongues. 

[Le  Guidon  en  francoys^  261  b,  edit.  1534.) 

Obscurement.  [1583.  Bretonnayau.  Generation  de  l'homme,  17  b.] 

1479.  De  iceulx  ars  [magiques]  dit  Saint  Pol  que  Antecrist  usera 
quant  il  viendra  moult  obscurement  et  mueeement. 

{Le  Livre  des  sains  Änges,  1.  IV,  eh.  33.) 


Occurrence  Pour  l'Histoire  du  Frangais  Moderne  113 

1488.  Quant  ces  transluteurs  trouvoient  aulcune  chose  de  la 
Trinite  on  de  rincarnation  de  Dien  le  Filz,  ilz  s'en  passoyent  16- 
gierement,  ou  le  trausiatoyent  önigmatiquement  et  obscurement. 

{La  Mer  des  Histoires.  IT,  36  b,  6dit.  1491.) 
1530,  Noiis  iie  congnoissous  Nostre  Seigneur  en  ce  monde  einon 
imparfaictement  et  obscurement. 

(Postilles,  46  b,  6dit.  1546.) 
1538.  Abscondite.  Couvertement,  oceultement,  obscurement. 

(R.  Estiemie.  Dict.  Latinogallicum,  6  b.) 
1549.  Adone  le  feu  qui  le  coips  mort  consume 
Perd  sa  lueiir,  et  obscurement  fume. 

{Ovide.  Metatnorpfioses^  trad.  F.  Habert,  C  6  b.) 
1570.  Jamblique  tient  que  ces  devins  et  Sibylles  presidoieut  plus 
obscurement,  comme  plus  ilz  estoient  sages,  et  eu  leur  bon  sens. 
{La  Cite  de  Dien    trad.  G.  Hervet.  I,  215  a,  A,  6dit.  1578.) 

Observateur.  [XVP  s.  Calvin.  litstit.  ehr.  U,  XI,  7.J 

1488.  Doibt  estre  le  roy  ferme  en  la  foy  catholique  et  vray 
observateur  des  commandenieus  de  Dieu. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  198  b,  Mit.  1491.) 

Obstiner.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 

1538.  Obstinare.  S'obstiner  et  tenir  feime,  s'opiniastrer. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  493  a.) 

Obtiis.  [1542.  Bovelles.  Geometrie  pratique^  42  a.] 

1503.  Les  instrumens  convenables  ä  cestes  inclsions  sont  .  .  . 
courbes  et  obtus  derriere. 

{Le  Guidon  en  francoys,  197  a,  6dit.,  1534.) 

Occipital.  [1546.  Ch.  Estienne.  Dissection  des  parties  du  corps  kumain,  Ib.] 
1503.  Le  secoud   os   [de  la  teste]  est  de  la  partie  de  derriere 
qni  est  dit  occipitiale  ou  occipitale. 

{Le  Guidon  en  francoys]  43  a,  6dit.  1534.) 

Occultation.  [1528,  0.  Fin6.   Theorique  des  cielz^  40  b.] 

1503.  Quant  une  aposteme  a  este  manifeste  et  puis  aprfes  se 
occulte  .  .  .  teile  occultation  et  letournement  arriere  noz  docteurs 
l'appellent  delitescenlia. 

{Le  Guidon  en  francoys,  87  c,  edit.   1534.) 

Occurrence.  [1572.  Amyot.  Qiluvr.  mor.   Tranq.  d'dtne,  31.] 

1547.  Le  peuple  d'Alabande  sembloit  estre  assez  expert  en  toutes 
occtirrences  civiles. 

{Vitruve.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  106b.) 

Ronianischi^  Forsehnngon  XXXII.  0 


114  Hugues  Vaganay  Octaedre 

1553.  Le  cinquieme  [livre  parlera]   des  occurrences  particulieres. 
[Albert.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  8  b.) 

Octaedre.  [1587.  Duchesne.  Grand  Miroir  du  Monde.,  162.] 

1557.  Platou  et  les  siens  . . .  par  rassemblement  de  ces  triangles, 
tirerent  la  forme  pyramidale  pour  le  feu,  Voctaedre  pour  l'air. 

(Pontus  de  Tyard.  LUnivers,  236a,  edit.  1587.) 

Octuple.  [1552.  Ch.  Estienne,  dans  Delboulle.  Reciieil.] 
1546.  Octuplus.  Huit  fois  au  double,  octuple. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  867  a.) 

Oculaire.  [1549.  R,  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1503.  Se  ces  choses  ne  valent,  Ton  doit  recourir  aux  oculaires 
de  verre  ou  de  bericle. 

{Le  Guidon  en  francoys.,  263  d,  edit.  1534.) 

Oculairement.  [XVP  s.  Bon.  Des  Periers.  Nouvelle  127.] 
1552.  Evidenter.  Evidemment,  oculairement. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  480  b.) 

Oculiste.  [XVI«  s.  Pare,  XV,  22.] 

1503.  Sa  pratique  [de  Thesillus  medecin  romain]  estoit  semblable 
ä  d'aulcuns  oculistes  qui  avecqiies  ung-  collirie  veulent  guörir  toutes 
les  maladies  des  yeulx. 

{Le  Guidon  en  francoys,  177  a,  edit.  1534.) 

Ode.  [XV®— XVI«  s.  J.  Le  Maire.  Temple  de  Venus.] 

1488.  Orace  .  . .  composa  . . .  le  livre  des  sermons,  des  epistres, 
des  ödes  et  ehancons. 

{La  Mer  des  lUstoires.  II,  50  a,  edit.  1491.) 

Offensif.  [XV P  s.  Amyot.  Alcibiade,  22.] 

1488.  Geste  opinion  est  offensive  et  injurieuse  espöcialement  au  ciel. 
{La  Mer  des  Histoires.  I,  106  b,  6dit.  1491.) 

Officieux. 

1584.  Monstrez  vous  officieux  vers  vos  amys. 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  151  a.) 
1586.  Plustost  me  suis-je   montre  officieux  et  bien   faisant  ä  la 
femme  qu'ä  Thomme,  au  pauvre  qu'au  riebe,  ä  l'ignorant  qu'au  sgavant. 

(I.  Lambert.  Discours  evangeliques^  296  b.) 

Olgnonnihe.  [1552.  Ch.  Estienne,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1546.  Cepina.  Une  oignonniere,  ung  lieu  plante  d'oignons. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  193  b.) 


Onomatopee  Ponr  l'Histoire  du  Frangais  Moderue  115 

Oisivement.  [1611.  Cotgrave.] 

1552.  Je  semblerois  oisivement  et  impertinemment  parier. 

(Pontus  de  Tyard.  Solifaire  premier,  20  b,  edit.  1587.) 
Olfactif. 

1503.  L'organe  de  la  puissance  olfactive. 

{Le  Giiidon  en  francoys,  46  a,  edit.  1534.) 

Olimpiade.  [1553.  R;ibelais.  Brieve  desclar.] 

1488.  Cestuy  an  fut  devant  la   premi^re  Olimpiade  mille  deux 
cens  quarante  cinq  ans. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  88  c,  edit.  1491.) 
Olt/mpien. 

1552.  Alors  les  plus  renfrongnez 
De  la  bände  Ohjmpienne, 
Soudain  s'en  sont  eslougnez 
D'une  ire  Saturnienne. 

(J.  Du  Bellay.  Reciieil  de  poesie,  33  a,  edit.  1568.) 
1561.  Idole  ...  de  Jupiter  Olympien. 

{Zonare,  trad.  I.  de  Mauinont,  479  C.) 

Ombilic.  [1556.  Heroet,  Banquet  de  Piaton,  dans  Delboulle.  ReciieiL] 
1503.  Jusques  ä  Vomhilic. 

{Le  Guidon  en  francoys,  73  b,  edit.  1534.) 

Ombilical.  [1541.  J.  Cana])pe.   Tables  anat.,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1490.  La  partie  umbUicalle  et  sinualle  est  depuis  le  nombril  en  bas. 

{Le  Guidon  en  francois^  c  6  b.) 

Ombrer.  [1648.  A.  Bosse,  Man.  imiv.  de  M.  Dharyues,  p.  252.] 

1555.  Ses  yeux  [de   la   Mouette]    sont  grandelets,  ombrez  tout  ä 
tour  d'une  ligne  noirastre. 

(P.  Belou.  L'histoire  .  .  .  des  oyseaux,  170.) 

Onglet.  [1579.  Feuardent.  Opusc.  de  S.  Ephrem.,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1538.  Unguiculus.  Onglet. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  748  b.) 

Ongnent.  [XVI«  s.  Rabelais.  II,  30.] 

1490.  Unguent  est  chose  unctueuse  qui  ne  court  point  mais  demeurc. 

{Le  Guidon  en  francois,  B  6  b.) 
Onomatopee. 

1585.  Mot  invente  par  onomatopee  ou  fictio»  et  imitation  du  son. 
(P.  Thevenin,  dans  Lu  Sepmaine  de  G.  de  Saluste,  87.) 


116  Hugues  Vaganay  Opinmtie 

Opiniätre.  [1539.  E.  Estienne.  Dict.  fran<j.-latin.] 
1538.  Pertinax.  Obstinö  et  opiniastre. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  540  b.) 

Opiniätrement.  [1539.  E.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 
1538.  Contumaciter.  Fierement  et  opiniätrement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum^  168  a.) 

Opiniätrer.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 

1538.  Obstinare.  S'obstiner  et  tenir  ferrae,  s'opiniastrer. 

CR.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  492  a.) 

Opiniätrete.  [XYII«  s.  Amyot.  Agesilas,  44.] 

1540.  Le  Duo  commanda  que  sans  tarder  Ton  la  jectast  dedans, 
disant :  Meure  maintenant  ceste  pertinax  en  son  oppiniastrete. 

(Ämadis.  l,  64  a.) 
1550.  II  entand  le  frain  de    chevaus,    qui   les  guarist  de  toutes 
leurs  opiniatretes. 

(I.  M.  P.,  dans  Ödes  de  Eonsard,  161  b.) 
1558.  Plus  opiniastres  que  la  mesme  opiniastrete. 

(Pontus  de  Tyard.  Mantice,  dans  ses  Discours  philosophi- 
ques.  136  b.) 

Opportunement.  [1564.  J.  Tbierry.  Dict.  frang.-latin  ] 

1542.  Eust  este  meilleur  qu'il  ä  l'heure  eust  contredit  si  aucunes 
d'icelles  ne  se  faisoyent  oportuniement. 

{Dion  historien,  t?'ad.  Cl.  Deroziers,  118  a.) 
1546.  Palmerin  .  .  ,  ne  pouvoit  songer  qui  estoit   le  Chevalier 
qui  tant  oporiunement  l'avoit  secouru. 

{Palmerin  d'Olive^  180  a.) 
1552.  Opportune.  En  temps  et  lieu,  tout  ä  poinct,  opportuneement, 
bien  ä  propos. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  921  a.) 

Opposant.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 
1538.  Intercessor.  Ung  opposant. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  ?  M  b.) 

Opulemment.  [XVI«  s.  Amyot.  Demetrius.  73.] 

1544.  Tant  opulemment  en  dölices  furent  traictez  les  Chevaliers. 

{Philandre  et  Passerose,  207.) 

Opulence.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 
1523.  Egipte  remplie  de  opulence. 

{Parthenice  Mariane,  trad.  J.  de  Mortieres,  69  a.) 


Organisation  Pour  l'IIistoiie  du  Frau9!ii8  Moderue  117 

1530.  Veoyans  adonc  les  Siciliens  la  beaiilte  et  Yopulence  de 
Celle  terre  reprindrent  couraige. 

{Diodore,  trad.  Cl.  de  Seyssei,  88  a.) 

Orange.  |XVI«  s.  Rabelais.  V,  24.] 

1555.  Noiis  avoDs  trouve  im  oyseau  de  ri viere  de  moiilt  belle 
couleiir  orengee,  que  les  habitaats  des  orees  sur  la  riviere  de  Loire  . .  ., 
ont  constamment  iiomme  un  Herle  ou  Harle. 

(P.  BeloD.  Histoire  de  la  nature  des  oyseaux,  164.) 

Oratoire.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-latin.] 

1530.  Ceulx  qui  asent  aux  histoires  long-ues  harengues  .  .  .  pe- 

vent  justement  estre  reprins,  par  ceulx   qui  eiitendent   l'art  oratoire. 

{Diodore,  trad.  Cl.  de  Seyssei,  85  a.) 

Orcanette.    [1562.     Du    Pinet.     Hist.    mit.    de    Pline,     dans    Delboulle. 
Eeciieil.] 
1559.  Aucuns  y  meslent  de   rAncluse  (vulgairement  VOrcanetfe). 

{Dioscoride,  trad.  M    Mathee,  38  a.) 

Orchestre.  [1547.  J.  Martin.   Vitrtivc,  dans  Delboulle.  Reci(eil.\ 

1520.  Neron  .  .  .  retourna  au  theatre,  beuvant  et  mengeant  au 
mylieu  des  sieges  des  Senateurs  et  en  Vorchestre  devant  tout  Ic  peuple. 
{Suetone,  trad.  G.  Michel,  198  b,  edit.  1541.) 

Ordinateur.  [XVP  s.  Pasquier.  liecherches.  II,  8.] 

1488.  Jhesucrist  .  .  .  estoit  nouvel  instituteur  et  ordinateur  d'icel- 
luy  [baptesme]. 

{La  Mer  des  Histoires.  II,  68  a,  edit.  1491.) 

Oreades.  [1507.  Mysth-e  de  la  Nativite.] 

1488.  Les  nimphes  des  fontaines  sont  amadriades,  des  champs 
nayades,  des  montaignes  oreades. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  54  a,  edit.  1491.) 

Or frage.  |1555.  P.  Belon.] 
1555.  Voir  Brancher. 

Organisation.  [1729.  Bourguet.  Lett.  p/t  iL,  pr6f.,  32.J 

1488.  La  seconde  [chose]  fut  V Organisation  des  membres. 

(La  Mer  des  Histoires.  I,  IIa,  6dit.  1491.) 
1503.  II  n'y  a  corps   de  si  grande    et  merveilleuse   organisacion 
conime  est  je  corps  humain. 

{Le  Giiidon  en  francoys,  32  a,  6dit.  1534.) 


118  Hugues  Vag<anay  Originairement 

Originairement.  [1611,  Cotgrave.] 

Nov.  1532.  Tout  ainsi  que  s'il  estoit  originairement  natif  de 
nostredict  royaulme. 

{Lettres  de  naturalite  pour  S.  Grypliius^  dans  J.  Baudrier. 
Bibliogr.  Lyonn.  du  16*  s.,  t.  YHI  (1910),  p.  31. 
Ornement. 

1488.  Les  ornemens  d'or  pendans  ä  leurs  aureilles. 

{La  Mer  des  Histoires.  l,  120  c,  edit.  1491.) 

Orthodoxie.  [1701.  Furetifere.] 

1580.  Le  thresor  de  VOrthodoxie,  ou  droite  et  catholique  foy. 
(P.  Moreau.  Patern,  remonstrances  ...  de  Basile,  *  2  b.) 

Ospitalier  =  Hospitalier.  [XVI^  8.  Moutaigne.  III,  12.] 

1488.  II  [Anthioehus]  edifia  le  temple  et  ydole  de  Jupiter  Vos- 
pitalier. 

{La  Mer  des  Histoires.  H,  40  b.  6dit.  1491.) 

Ourlet.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-latin?\ 

1559.  II  est  besoing-,  ä  fin  que  (pendant  qu'il  [le  laict]  se  cuit) 
il  ue  s'espande  par  dessus  le  vaisseau,  de  baigner  sans  cesse  Vorlet 
de  la  boucbe  du  vaisseau,  avec  une  esponge  pleine  d'eaue  froide. 

(Dioscoridp,  trad.  M.  Matbee,  141  b.) 

Ovale. 

1553.  L'ampbiteatre  de  Philippi  .  .  .  n'est  pas  en  forme  ovale, 
comme  est  le  theatre  ...  de  Rome. 

(Belon.  ObservationSy  129,  edit.  1588.) 

Ovation.  [XVI«  s.  Rabelais.  I,  10.] 

1520.  Tibere  .  .  .  six  triumphes,  et  deux  ovations  acquesta. 

{Suetone,  trad.  G.  Michel,  96  b,  edit.  1541.) 

Oxalide.  [N^ologisme.] 

1559.  La  grene  de  lOzeille  sauvage,  de  l'appoinctee,  et  de  celle 
qui  se  norame  Oxalide. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  184  a.) 

Ozhte.  [1603.  J.  Duval.  Hydrotherapeidiqite,  318] 

1503.  Apr6s  que  tu  auras  fait  par  telles  cboses  la  teste  robuste 
et  tu  viendras  ä  la  eure  de  ozene  et  de  uicere. 

[Le  Guidon  en  francoys.^  222  b,  edit.  1534.) 

Pacifiqiiement.  [XV« — XVI«  s.  Fossetier,  dans  Delboulle.  Beciieil.] 

1488.  Angela  [fille  du  duc  de  Saxonie]  possida  iiacifiquement 
icelle  terre  par  long  temps. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  62  b,  ödit.  1491.) 


Panacee  Pour  l'Histoire  du  Frau^ais  Moderne  119 

Faganisme.  [1611.  Cotgrave.] 

1546.  Les  Fraugoys  ...  eii  abolissant  le  paganisme  Romain,  ont 
defeudu  les  convives  publiques. 

{Palmerin  d'Olive,  trad.  I.  Maugiii,  a  2  a.) 

1570.  Quelle  est  la  cause  la  plus  eroyable  pour  laquelle  est  venu 
en  usage  l'erreur  du  Paganisme. 

{La  au  de  Bleu,  trad.  G.  Hervet.  I,  202  b,  B,  6dit.  1578.) 
1577.  Ceux  qui  estoient  enveloppez  aux  teuebres  du  Paganisme. 

(I.  de  Billy.  Sonnets  spiritiiels,  284.) 

1583.  Dieu  qui  se  descouvre  aus  plus  grandz,  et  plus  bas, 
De  ce  vieillard  Puyen  le  Paganisme  esloigne. 

(La  Jessee.  Premieres  Oevvres  chrestiennes^  102.) 

1584.  Homere,  Esiode,  Virgile  et  l'aucien  Paganisme. 

(Benedict!.  Somme  des  pechez^  35,  6dit.  1595.) 

Paillet..\lbb2.  Oh.  Estienne  dans  Delboulle.  BecueiL] 

1546.  Heluus  color.  Couleur  baillet,  ou  paillet,  comme   incarnat. 
(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum^  591  b.) 

Paisagc.  [1556.  Beaugue.  Guerre  d'Ecosse^  13  a.] 

1551.  Vostre  raison  a  graude  similitude  avec  ces  paintures,  que 
nous  apelons  vulgirement  j  a'isages. 

(Les  Dialogues  de  M.  Speron  Sperone^  trad.  C.  Gruget;  28  b.) 

Palpablement. 

1584.  En  la  croix  il  [Jesus  Christ]  oflfrit  [son  corps]  visiblement, 
palpablement  et  passiblement. 

(Benedicti.  Sonmie  des  peckez,  419,  edit.  1595.) 

Palper.  [XVI«  s.  Pare.  V,  29.] 

1488.  La  IX«  [d'icelles  playes]  tenebres  furent  tant  horribles  et 
espesses  qu'on  les  povoit  palper  et  taster  ä  la  main. 

{La  Mer  des  Hisfoires,  I,  123  c,  edit.  1491.) 

Palpiter.  [1519.  G.  Michel  ,.palpitant",  dans  Delboulle.  BecueiL] 

1488.  Ai)res  lequel  Joab  vindrent  dix  jeusnes  escuiers,   lesquelz 
voyant  qu'il  palpitoit  et   se   mouroit  encor,    le  occirent  finablement. 
{La  Mer  des  Histoires.  l,  167  a,  edit.  1491.) 

Panacee.  [XVP  s.  Ronsard.  11,  124.] 

1550.  Vien,  et  apporte  avecque  toi 
Le  Moly,  et  la  Panacee. 

(Ronsard.  Ödes,  34  b.) 


j^9Q  Hugiiea  Vaganay  Panache 

Fanache.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-lafin.] 

1550.  Flotant  siir  la  face  horrible,  le  panache  de  son  abillement 

de  teste. 

(I.  M.  P.,  dans  Ödes  de  Ronsard,  f.  160  b.) 

Panaris.  [XVP  s.  Pare.  VI,  21.] 

1503.  Panarie  est  aposteme  chaulde  exiturale  engendree  environ 
la  raine  des  uogles. 

{Le  Güidon  en  francoys,  140  b,  edit.  1534.) 

Pansu.  [1564.  J.  Thierry.  DicL  frangois-latin.] 

1560.  Ja  les  rames  tiroieut  le  bateau  bleu  panssu. 

(Les  Amours  de  Ronsard.  11,  52.) 

Panteler.  [1572.  Yver.  Printemps,  p.  622.J 

1561.  Les  souspirs  interrompiis,  et  Continus  sanglots,  luy  faisoyent 
paniheler  son  estomacb. 

{XVIII  Histoires  tragiques,  trad.  Belle-Forest,  553.) 

PanteUement.  [1584.  J.  de  Barraud,  dans  Delboulle.  EecueiL] 

1584.  Les  freres  du  Patriarebe  Joseph  .  .  .  disoieut  avecques 
pantelemens  et  souspirs  tirez  du  profond  de  leur  estomach.  Nous 
patissons  et  souffrons  cecy  justement. 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  282  a.) 

Pantheon.  [1516.  Mir.  hist.  de  France,  dans  Delboulle.  liecueiL] 

1488.  [Domician]  fist  grantz  edifices  ä  Rome,  entre  lesqnelz  es- 
toit  ung  temple  merveilleux  nomme  pantheon^  pource  que  c'estoit  le 
temple  des  dieux  et  des  ydoies. 

{La  Mer  des  Histoires.  II,  84  b,  edit.  1491 ) 

Papisme.   [1578.  J.  de  Lery.    Voy.  au  Brhil,  dans  Delboulle.   BeciieiL] 
15  ...  Je  m'emerveillois  fort,  saus  penser  n'au  Papisme. 

(E.  Jodelle.   Contre  les  ministres  de  la  nouvelle  opiiiion, 
dans  1582.  La  Muse  ehrest iemie,  315  b.) 

Paquet.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1538.  Faseis.  Ung  faisceau  .  .  .,  ung  paquet,  une  böte. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  287  a.) 

Paragonner.  [1539.  R,  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1538.  Alterum  cum  altero  coniparare  et  conferre.  Paragonner. 
(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  135  b.) 
Paranympher.  [XVII"  s.] 

1540.  Humilile  .  .  .  ne  se  paranymphe  point,  mais  paranymphe 
les  tiltres  de  Dieu. 

(P.  Dore.  V Image  de  Vertu,  260  a.) 


Fasse  Jleurs  Pour  l'Histoire  du  Fiangiiis  Moderne  121 

Parfois.  [1539.  R.  Estieiiiie.  Dlct.  franr.-latiu.] 

1538.  Nihil  est  in  opere  Datiirue  qiiod  non  aliquas  vices  feriarum 
velit.  Qui  ne  se  vueille  reposer  pa?-  fois. 

(K.  Eslienne.  Dict.  Latitiogallicam,  739  a.) 

Parftimer.  [1549.  K.  Estienne.  DlcL  franr.-latin.] 
1546.  Fumigare  .  .  .  Parfumer. 

(K.  Estienne.  Dict.  LatinogalUcmn,  557  b.) 

Parlant.  [1611.  Cotgrave.] 

1550.  Si  quelqu'  bomme,  oii  Dieu  arive 
Aus  bords  de  ta  paiiante  rive. 

(Ödes  de  Ronsard,  117  b.) 

1574.  La  Poesie  est  painture  parlante,  et  la  painture  une  poesie 
muette. 

(Amyot.  (Evvres  movales  de  Plidarque.  I,  26  b.) 

Parsemer.    [„Dochez    cite   un    exemple    de   Ronsard    (lui    n'a    pas    ete 
retrouve"  (s?c!] 
1555.  Et  si  tu  ne  ni'eu  crois,  pren  ce  miroier,  et  voi 
Ta  baibe  eu  tous  endrois  de  nege  parsemee. 

(Les  Meslanges  de  P.  de  Ronsard,  26  a.) 

1585.  Tage  est  la  quatriesme  rivifere  d'Espagne,  duquel  on  dit 
que  les  arenes  sont  d'or,  pour  y  en  avoir  quelques  grains  parseniez, 
eonime  aussi  au  Pactole  d'Asie. 

(P.  Thevenin,  dans  la  Sepmaine  de  G.  de  Saluste,  254.) 

Parterre.  [1549.  R.  Estienne] 

1546.  Palmerin  ne  s'amusa  a  regarder  le  parterre  ingeuieux. 

(Palmerin  d'Olive,  227  b.) 

Partialiser.  [XVI®  s.  Amyot.  Dion,  46.J 

1557.  Tout  ce  qui  est  au  Monde  (pour  ne  rien  partialiser)  est 
faict  ä  l'usage  et  Service  de  rbomme. 

(Poutus  de  Tyard.  Le  preitüer  Curieitx,  dans  ses  Discours 
philosophiqiies,  197  b,  6dit.  1582.) 

Passedroit.  [1549.  R.  Estienne.  Dicf.  frangoislatin.] 

1546.  Jus  summum.  üroict  rigoreux,  quand  .  .  .  on  ne  fait  aucun 
passedro/ct. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  708  a.) 

Passe  fleurs.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franr.-latin.] 

1538.  Anemone  .  .  .  Coquelourdes  .  .  .  Passe  fleurs. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.,  51b.) 


122  Hugues  Vaganay  Fassementier 

Passem entier.  [1564.  J.  Thierry.  Biet,  frang.-lafm.] 

1552.  Limbolarius.  Brodeur,  passementier,  qiii  fait  ce  de  quoy  on 
bende  ou  borde  les  habillements. 

(Ch.  Estieune.  Dict.  Latinogallicum,  768  a.) 

Passe  port.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.lafin.] 

1538.  Libellus.  üne  certification  que  escrivent  ceulx  qui  sont 
francs  des  impostz  et  Tenvoient  aux  fermiers.  Passe  port. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum^  419  b.) 

Passerage.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1538.  Lepidiimi.  üne  herbe  .  .  .  que  aucuns  appellent  faulsement 
rasve,  et  les  autres  2>osse  rage. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  416  a,  1546,  727  a.) 

Passereau.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 
1538.  Passer.  Passereau,  moineau. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  519  a.) 

Passionement.  [1611.  Cotgrave.] 

1583.  S'estant  l'Äutheur  despesche  de  l'avant-garde,  et  bataille 
des  animaux,  il  met  k  l'airiere-garde  les  animaux  farouches  .  .  .  ce 
qu'il  propose  possionnement. 

(P.  Thevenin,  dans  La  Sepmaine  de  Salusfe,  555,  edit.  1585.) 

Patache.  1.  [1588,  dans  Delboulle,  Becueil.] 

1581.  Le  mesme  joiir  que  Tarmee  partit  de  Falmbue,  une  patache 
pousse  de  mesme  vent  partit  .  .  .  pour  en  porter  les  nouvelles  sur 
la  coste  de  Bretaigne. 

{L'Hisioire  de  France,  861.) 

Patriarchat.  [XV«— XVI«  s.  J.  Le  Maire,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1488.  A  six  lieues  pres  de  la  cite  Berich  sur  la  mer  est  Biblium 
cit6  premiere  ou  patriarchat  de  Antioche,  ayant  evesque  comme  les 
dessudis. 

{La  Mer  des  Histoires.  l,  144  a,  edit.  1491.) 

Patrimonial.  [1575.  J.  Papon.  Second  Notaire,  p.  540.] 

(?  1568)  1582.  Je  ue  sQauroys  ...  les  appeller  que  Bieus  patri- 
moniaux. 

[L.  Guicciardin.  Description  du  Pays  bas,  trad.  F.  de  Belle- 
Forest,  70.) 

Patronner.  2.  [Neologisme.] 

1520.  Neron  .  .  .  consul  en  Grec  et  en  Latin  pour  les  Bononiens 
et  Rhodiens  parla  et  patrona. 

{Suetone,  trad.  G.  Michel,  192  a,  edit.  1541.) 


Pepinüre  Puur  l'Histoire  du  Fiangais  Moderne  123 

Feccable. 

1574.  Jesus  issu  en  semblance  ijeccable. 

(M.  Foucque.  Vie  de  N.  S.  J.  C.  en  vers,  86.) 

Pediculaire.   [1545.   {sie)  G.  Gueroult.   Histoire   des  plantes^   dans  Del- 
boulle.  Eecueil.\ 
1519.  Celluy  qui  tua  sainct  Lambert  .  .  .  niourut  dune  maladie 
pediculaire :  c'est  que  les  poux  le  mengcrent. 

(B.  Platine.  Les  Vies,  133  a,  edit.  1551.) 

Pediciile.  [1557.  Ch.  de  L'Escluse.  Histoire  des  plantes^  133-1 
1503.  Cyrons  et  pcdicides  desquelz  sera  dit. 

{Le  Guidon  en  francoys,  244  d,  edit.  1534.) 

Pellicule.  \  1505.  Desdier.  Honn.   Volupte,  13  b.) 

1503.  Dedans  une  pellicule  et  ung  pänuicule. 

(Le  Guidon  en  francoys,  69  d,  6dit.  1534.) 

Peloton.  [XV«  s.  Eurialus.  50,  edit.  1493.] 

1488.  Hz  fout  ung:  pcloton  ou   loinsel  de   fil   ouquel  y   a  divers 
noeufz. 

{La  Mer  des  Histoire?.  I,  71  a,  edit.  1491.) 

Penates.  [XV«— XVI^  s.  0.  de  Saint-Gelais,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1488.  Les  penates   c'est    ä  dire   les   dieux  priv^s,  sont  dieux  et 

döesses  qu'on  coloit  et  lionnoroit  es  penetraux  lieux  et  plus  secretz 

des  maisons. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  53  d,  edit.  1491). 

Penchement.  [1539.  K.  Estienne.  Dict.  fran(;.-latin.] 

1538.  Nutus.  Panchement. 

(K.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  486  a.) 

PentamHre.    [Vers  1500.    Art   de  rhetor.   dans  Moutuiglou.   Anc.    Poes. 

franc^.  Ilf,  122.] 

1488.  David  .  .  .  composa  cantiques,  hymnes   et  pseaulmes    en 

diverses  espOces  de  metres,  dont  les  aulcuns  estoyent  par  vers  t[r]i- 

metres  qui  sont  de  trois  mesures.  Les  nng^  penthametres  QiXtn  aultres 

d'aultre  raesure. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  167  b,  edit.  1491.) 
Penurie. 

1548.  (Th.  Sebillet.  Art  Poetiqiie,  p.  187,  edit.  Gaiffe.) 

Pepinihe.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin,] 

1539.  Seminariuui.   Ung   licu  laboure  auquel   on  plante  des  sau- 
vageaulx  et  plantes  .  .  .  une  pe[jiniere. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  651  b.) 


124  Hugues  Vaganay  Percement 

Percement.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 
1538.  Terebratio.  Percement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogalliciim^  706  b.) 
Percevoir. 

1501.  Quelle  utilile  pourra  Ten  eueillir  et  percevoir  duditarbre? 
(F.  Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte,  d  3  b.) 
Periphrase. 

1548.  (Tb.  Sebillet.  Art  Poetique,  p.  47,  edit.  Gaiffe.) 
1555.  (J.  Peletier.  Art  Poetique,  47.) 

Permeable.  [1587.  P.  de  Thyard.  Disc.  philos.  f.  228.] 

Le  mot  etaut  eite  en  1585,  par  F.  Thevenin,  dans  son  Commen- 
taire  sur  la  Sepmaine  de  G.  de  Saluste,  il  faut  lire :  1557.  P.  de 
Tyard.  /.  Cnrieux. 

Permutable. 

1503.  Maladie  permutable  .  .  .  quant  une  maladie  est  permu6  en 
autre  maladie. 

{Le  Guidon  en  francoys.,  14  b,  edit.  1534.) 

Perpendiculairement.  [1542.  Bovelles.  Geometrie,  7  b.] 

Le  mont  Pelion  .  .  .  si  le  sommet  jusques  au  pied  estoit  mesure 
perpendiculairement,  c'est  ä  dire  ä  plomb,  11  ha  bien  miile  deux  cens 
einquante  pas  de  hauteur. 

(Le  Maire  de  Beiges.  (Euvres.  I,  213,  6dit.  Stecher.) 

Perpetration.  [Neologisme.] 

1600.  L'homme  .  .  .  des  le  berceau  est  enclin  et  proclive  ä  la 
perpStration  de  tout  mal. 

{Giambelli.    Conceptions   sur    rOraison    dominicale^    trad. 
\.  Blancone,  152  b.) 

Perspicacite.  [XV^ — XVI«  8.  J.  Le  Maire,  Pallas  parlant  ä  Paris.] 

1488.  Aristote  .  .  .  avoit  agiüte  de  corps  laquelle  argue  et  sig- 
nifie  perspicacite  de  engin. 

(La  Mer  des  Eistoires.  11,  27  a,  edit.  1491.) 

Pertinemment.  [1536.  Chrestian.  Philalethes,  21.] 

1530.  La  oü  les  choses  sont  dignes  de  memoire  .  .  .  on  ne  les 
doibt  point  passer  par  negligeuce,  soubz  couleur  qu'elles  . .  .  n'estoient 
point  couchees  pertinemmetit. 

{Diodore,  trad.  Cl.  de  Seyssel,  85  b.) 

Perturbateur.  [XVI«  s.  Conde.  Mem.  p.  646.] 

1552.  Perturbateur.  Qui  trouble  tout,  troubleur,  perturbateur. 
(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  994  b.) 


Petulamment  Ponr  l'Histoire  du  Fran^ais  Moderne  125 

1557.  Certaius  perturbateiirs  de  religion  destordent  par  depravöes 
iuterpretations  plusieurs  passages  de  la  sainte  Bible, 

(Pontus  de  Tyard.  Le  Premier  Ciin'eux,  dans  ses  Discours 
philosophiques,  243  b,  edit.  1587.) 
1568.  Prisonnier  daus   le  Chasteau    saiuct  Ange,   comme  pertur- 
bateur  du  repos  de  Perouse. 

{F.  Guicciardin.  HisL  d'Italie,  trad.  H.  Chomedey,  366  a.) 

Fervenche, 

1552.  Clematis.  Eins  duae  sunt  speeies  :  prima  gallicö,  pervenche 
dicitur  :  secuuda  ä  rustieis  Liseron,  ab  herbariis  Volubilis  maior. 
(Ch.  Estienue.  DicL  Latinogalliciitn,  234  a.) 

Feste.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  fraiig.lafin.] 
1538.  Pestis,  hi  peste. 

(R.  Estienne,  Dict.  Latinogallicum^  542  b.) 

PestiferL  [XVI«  8.  Pare.  XXIII,  10.] 

1503.  Avecquea  Tayde  de  Nostre  Redempteur  Jesuchrist  .  .  . 
lequcl  par  sa  souveraiue  clemeuce  uous  veulle  d^livrer  et  deft'endre 
de  toutes  maladies  pestiferees.  Amen. 

{Le  Guidon  en  francoys.^  113  c,  edit.  1534.) 
1546.  Domus  fnnesta.  Infectee  de  pestilence,  pestiferh. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  560  a.) 

Festilentiel.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  fran<;.-latin.\ 

1503.  Epithimes  que  nous  appliquons  es  fiövres  pestillentialles. 
{Le  Guidon  en  francoys,  147  b,  edit.  1534.) 

Fetiller.  [1549.  R.  Estienne. J 

1543.  Bruneo  .  . .  le  tyra  si  fort  ;i  soy,  qu'il  le  tumba  bas,  adone 
commeuga  ä  le  petiller,  faisant  passer  et  repasser  .  .  .  le  cheval  sur 
le  ventre. 

{Amadis.  IV,  72  a.) 

Petrißcation.  [XVP  s.  B.  Palissy,  334.] 

1503.  Fetrificat'on  .  .  .  n'est  aultre  chose  que  endurcissement  de 
la  matiäre  ä  la  semblance  d'une  pierre. 

{Le  Guidon  en  francoys,  87  b,  ^dit.  1534.) 

Petulamment.  [1553.  Apopht.  d^Erasme,  dans  Delboulle.  RecueiL] 

1552.  Petulanter.  Effronteement,  deshonnestement,  impudiquement, 
petulamment. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.^  1001  b.) 


126  Hugiies  Vaganay  Phenicoptere 

Fhenicoptere.  [XVP  s.  Rabelais.  I,  37.] 

1520.  Les  victimes  ,  .  .  lesquelles  il  immoloit  estoient  oyseaulx 
nommez  Phenicopteres  ä  cause  de  leurs  aesles  rouges,  paons  tetraons 
qui  sont  oyes  sauvages. 

{Suetone,  trad.  G.  Michel,  244  a,  6dit.  1541.) 

Philippique. 

1624.  Une  Phil/ppique,  comme  Invective. 

{Le  Grand  Dictionnaire  des  Rimes  frangoises,  114  b.) 

Fhilosopher.  [XVP  s.  Moutaigne.  f,  18.] 

1488.  Paris  ...  est  tres  bien  ordonnee  et  propres  en  rues  et 
maisons  separees  du  tumulte  de  la  cite  pour  les  philosophans  et 
estudians  en  icelle. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  64  b,  edit.  1491.) 

1551.  Seigneurs  du  Moulin  et  Chappeau,  .  .  .  lesquelz  aux  jours 
de  feste,  .  .  .  sont  coustumiers  de  visiter  ma  dame,  poetisant  et 
philosophant  avec  eile. 

(Dialogues  de  m.  Speron  Sperone,  trad.  C.  Gruget,  38  b.) 

1552.  Ce  sont  choses  fort  aigües, 
Par  sentences  ambigües 
Philosopher  haultement. 

(J.  Du  Bellay.  Beciieil  de  poesie,  87  b,  edit.  1568.) 

1552.  Philosophari.  Employer  son  estude  ä  la  philosopbie^  philo- 
sopher. 

(Ch.  Estienne.  Dicf.  Latinogallicum^  1002  b.) 

1553.  Ceulx  qui  veulent  philosopher  par  le  menu,  pour  monstrer 
qu'ilz  sont  de  grand  savoir. 

{Albert.  Ärchitecture,  trad.  l.  Martin,  29  a.) 
1555.  Les  aveugles  peuvent  philosopher  et  contempler  les  choses, 
les  pensant  en  leurs  esprits. 

(P.  Belon.  Histoire  de  la  nature  des  ot/seaux^  2.) 
1570.  Si  quelqu'un  veut  philosopher  un  peu  plus  haut,  il  trouvera 
qne  le  vestement  de  Jupiter  a  este  forge  par  la  sapience  de  Minerve. 
(La  Cite  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  116  b,  C,  edit.  1578.) 

Philtre.  [1568.  J.  Grevin.  Deux  livres  des  venins,  p.  37.J 

1523.  Phyltre  ung  genre  de  venin  incitatif  ä  amour  voyre  jus- 
ques  k  rage. 

{Parthenice  Mariaue,  trad.  J.  de  Mortieres,  33  a.) 

1558.  Les  philtres,  brevets,  ou  arauletes  ...  les  epodes,  carmes, 
ou  Charmes  ont  un  bruit  sans  effect, 

(Pontus  de  Tyard.   3Iantice,  dans  ses  Discours  pthilosophi- 
gues,  135  a.) 


Pigmees  Poui  l'Histoire  du  Fianjais  Moderne  \21 

Phrase.  [XVl"  s.  Montaigne.  I,  20.] 

1546.  Le  plus  a  estimer  ...  est  le  seigneur  des  Essais,  si  le 
lecteur  ne  veiilt  desduigner  la  douceur  de  sa  phrasc.,  proprietö  de 
ses  termes,  liaisou  de  ses  i)ropoz,  et  richesses  de  sentences. 

(Palmerin  d' Olive,  trad.  I.  Maugin,  a  2  a.) 

Physionomiste.  [1557.  Julyot,  ElSgie,  dans  Godefroy.  CompUment.'] 
1555.  Et  n'en  deplaise  ä  tout  outrecuyde  Phy4onotniste. 

(F.  de  Billon.  Le  Fort  inexpugnable,  131  b.) 

Physiquement.  [XV« — XVP  s.  Alch.  err.  ä  nature,  dans  Godefroy.   Com- 
plSnient.] 
1488.   Jusques    icy    a  estc  parle  aulcunesfois  fabuleusement   et 
auleunesfois  p/iisiquemenf  des  dieux  des  payens. 

{La  Mer  des  Bistoires.  I,  42  a,  edit,  1491.) 

Piaffer.  [XVP  s,  Ronsard.  Franc/ade,  pref.  edit.  1586.] 

1584.  Avoir  le  moyen  de  faire  entretenir,  et  piaffer  trois  ou 
quatre  cbevaux  en  l'estable. 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  158  b.) 

Piaffeuse.  [XVl^  s.  Satire  Menippee.  I,  40.] 

1584.  Les  confesseurs  ne  doyvent  faire  difficulte  d'absoudre 
telles  personnes  ainsi  pompeuses  et  piaff'euses. 

(Beuedicti.  Somme  des  peches,  252,  edit.  1595.) 
Picoree. 

1581.  La  garuison  esloit  dehors  ä  la  picoree. 

{VHistoire  de  France,  421.) 

Picorer.  [KWh  s.  Gl.  Haton,  dans  Godefroy,  Complement.\ 

1581.  II  Icur  falloit  aller  picorer  assez  loing,  s'ils  vouloient  avoir 
quelque  chose  de  bon. 

{VHisfoire  de  France,  605.) 
l*icorenr.  [XVI«  s.  Montaigne.  III,  12.] 

1585.  Le  villageois  .  .  .  se  rue  souvent  sur  les  picoureurs. 
(P.  Thevenin,  dans  La  Sepmaine  de  G.  de  Saluste,  154.) 

Picotement.  [1611.  Cotgrave.] 

1552.  Vellicatio.  Tireraent,  ])incement,  piquotemenf^  agacement. 
(Cb.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  1355  a.j 

Pigmies.  [XVI«  s.  Kabelais.  II,  27.] 

1488.  Gnains  que  les  Grecz  appellent  pigmees,  c'est  ä  dire  ayans 
une  eouldöe  de  hau  It. 

(La  Mer  des  Histoires.  I,  34  b.  edit.  1491.) 


128  Hugues  Vagauay  Pilon 

Pilon.  [1539.  K.  Estieüoe.  Dict.  franc.-latin.] 

1538.  Pistillum.  Ung  pilon  k  piier  en  iing  mortier. 

(R.  Estienne.  Dict.  LaUnogallicum,  546  b.) 

Piloselle.  [1545.  {sic\)  G.  Gueroult.  Histoire  des  Plantes,  daiis  DelbouUe. 
RecueiL] 
1503.  Au  malade  .  .  .  le  tiers  jour  tu  luy  bailleras  piloselle  et 
le  quart  jour  pinpinelle. 

{Le  Guidon  en  francoys.^  167  b,  edit.  1534.) 

Pilule.  [1507.  N.  de  La  Chesoaye.  Condamn.  de  Bancquef.\ 
1503.  Pillules  de  agarico. 

{Le  Guidon  en  francoys,  168  d,  edit.  1534.) 

Pineal.  [XVII*  s.  Malebranche.  Rech    de  la  verite.  II,  I,  s.] 

1503.  Si  la  exiture  est  de  figure  jnneale ...  et  qu'elle  soit  super- 
ficielle,  teile  exiture  sera  ouverte  par  nature  saus  ayde  du  eirurgien. 

{Le  Guidon  en  francoys,  89  b,  edit.  1534.) 

Piqure.  [XVP  s.  Amyot.  Pericles^  65.] 

1552.  Punctio.PoignemeDt,piquement,  poincture,  piqueure,  punctioa. 

(Ob.  Estienne.  Dict.  Latinogallicmn,  1094  a.) 
1559.  La  pastenade  .  . .  vaut  aux  morsures,  et  aux  picqures  des 

animaux  venimeux. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  276  a.) 

Pirouetter.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1546.    Gyros   agere.    Touruoyer    en   rond,  voltiger,    virevouster, 
pirouetter,  toupier. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  580  b.) 

Pituiteux.  [XVI®  s.  Pare.  Introd.  6.] 

1552.  Pituitosus.  Phlegmatique,  pituiteux. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  1007  b.) 
1572.  Les  humeurs  pituiteuses. 

{Commentaires  de  Matthiolus  sur  Dioscoride,  202  b.) 
Pivert. 

1538.  Picus.  Ung  petit  oiseau  nommö  pivert. 

(R.  Estienne,  Dict.  Latinogallicum.^  545  a.) 

1553.  Plusieurs  quinsons,  rossignols,  pivers,  linots. 

(Tailiemont.  Discours  des  chemps  faez,  141.) 

Plaisantin.  [Neologisme.] 

1583.  L'un  nous  raconte  une  sornette, 
L'autre  une  chanson  deshonnette, 
Cestuy-cy  fait  le  plaisantin. 

(La  Jessee.  Premieres  Oeuvres  francoyses,  338.) 


Pluvieiix  Pour  rilistoire  du  Fianfais  Moderne  l29 

Flancher.  [1539.  U.  Eslieune.  Dicf.  fraiig.-lat/'n.] 
1538.  Coutabulatio.  Ung  planchier. 

(R.  Estienne.  Did.  Latinogallicmn^  163  b.) 

Plantage.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  fran^-.-latin.] 
1538.  Consitio.  Plantage. 

(R.  Estienne.  />/c<.  Latinogallicum^  156  b  ) 

Planiation.  [1552.  Ch.  Estienne,  dans  Delboulle.  Recneil.] 

1488.  De  ma  laeine  naistrera  et  uasquira  ung  vaisseau  de  plantation. 
[La  Mer  des  Histoives.  \,  110  c,  6dit.  1491.) 

Plastique.  [1556.  R.  Le  Blanc.  Suhtilite,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1553.  De  Tart  ;j/as^/^/<f?,  autrement  iu(M-ustatiire  ou  niestier  de 
poterie. 

{Albert.  Architectiire^  trad.  I.  Martin,  31  a ) 

Platonique.  [1527.  J.  Parmentier.  Moral,  de  VAssomption,  dans  Delboulle. 

1488.  Les  platoniques  qui  ont  dit  tous  dieux  estre  bons,  ont  dit 
que  les  diables  ne  sont  point  dieux,  niais  niediateurs  eutre  les  dieux 
et  les  hommes. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  53  c,  edit.  1491.) 

Pldtrer.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-lat/n.] 
1538.  Gypso.  Plast r er. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  317  b.) 

Pliabte.  [1586.  Le  Loyer.  Spectres.  I,  157.  | 

1559.  La  Roquette  .  .  .  produit  ...  les  tiges  pliables. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Math^e,  216.) 

Plombagine.  [1572.  J.  des  Moulins.  Comment.  snr  Matfhiole,  p.  711.] 

1559.  La  siuguliere  Plombagine  est  celle  qui  resserable  ä  la 
Lithaige,  jaune  de  coleur. 

(M.  Matliee.  Les  s/x  livres  de  Dioscoride,  475.) 

Pluvial.  [1521,  dans  Godefroy.] 

1488.  Laquelle  diversite  du  cours  vient  des  eaues  pluviales  des- 
cendeutes  de  ces  deux  montagues  Hermen  et  Thabor. 

{La  Mer  des  Histoires,  I,  148b,  edit.  1491.) 

Pliivieux.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  /rang,  latin.] 

1488.  Torrent  est  eaue  venant  par  impctuositö  et  lavasses  de 
pluyes,  ainsy  nomme  pource  que  en  temps  pluvyeux  seulement  il 
croist  et  se  augmente. 

[La  Mer  des  Histoires.  I,  81  a,  6dit.  1491.) 
1538.  Nivale  caelum.  Pliwieux. 

(R.  Estienne.  Dict.  Tjatinogallicum,  478  a.) 

Romanische  Forschungen  XXXII.  9 


130  Hugues  Vaganay  Poelon 

Poeion.  [1611.  Cotgrave.] 

1546.  Cuciima.  Ung  paellon  de  fer  ou  d'arain. 

(R.  Estieune.  Dicf.  Latinogallicum,  322  b.) 

Poignarder.  [XVP  s.  Vigenere,  dans  Delboulle.  BeciieiL] 

1584.  Blesse  et  poignarde  par  un  .  .  .  foreene  joueur. 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  114  a.) 

Poisser.  [1539.  R.  Estienne.  Dlct.  francAatin.] 
1538.  Picare.  Poisser. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  546  b.) 

Polaire.  [1556.  0.  Fine,  dans  Delboulle,  Peciieil.] 
1555.  Le  polaire  flambeau 

Qui  loin  de  la  marine  source 
Reluist  en  la  queüe  de  l'Ourse. 
(G.  Aubert,   dans    la    Conünuation  des  Amours  de   P.  de 
Ronsard,  p.  78.) 

Poliment.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-lathi.] 

1538.  Polite.  Nettement,  poliment  et  ornement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  551  a.) 

PoUssure.  [1539.  R.  Estienne.  Dlct.  frang.-latin.] 
1538.  Politura,  poUssure. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  551  a.) 
Pomme  de  terre. 

1488.  Mandragores  sont  pommes  tr6s  belles  .  .  .  Ce  fruiet  est 
en  espece,  en  saveur,  et  en  odeiir  semblable  au  poupon.  Et  pouree 
les  Latins  l'appellent  pomme  de  terre. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  110  c,  edit.  1491.) 

Ponderation.  [1519.  G.  Michel.  Georgiques,  dans  Delboulle.  RecueiL] 

1501.  II  n'y  a  digne  prix  ou  ponderation  ä  equipoller  ä  Täme 
cbaste  et  contineute. 

[F.  Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte,  d  7  b.) 

Populeux.  [1564.  J.  Thierry.  Dlct.  frang.-latin.] 
1553.  Populeuses  republiques. 

{Albert,  Architecture,  trad.  I.  Martin,  3  a.) 

Porte-clefs.  [XVP— XVIIe  s.  J.  Gaultier.  Estat  du  christ.  dans  Delboulle. 

Recueil.] 

1581.    Ceux    [vieux   devantiersj    oü   pendoient   les    bouteilles   a. 

vinagre :  les  pieds  de  cerfs,  bisches,  porte-clefs,   les  poitrals  faits  de 

vieux  cuirs  et  de  vieilles  savattes  . . .  furent  couppez,  cuits  et  fricassez. 

{L'Iiistoire  de  France,  915.) 


Precipitation  Pour  l'Histoire  du  Pran^.iis  Moderne  13l 

Foi'tier. 

1488.  Salomon   ordonna   les  Offices   des  prestres,  des  levites,  et 
des  janiteurs  ou  portiers. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  172  c,  edit.  1491.) 

Forfique.  [1564.  J.  Thieny.  Dicf.  frang.-latin.] 

1552.  Porticiis.  Gallerie  ou  pourmenoir  oü  on  se  retiroit  pour  le 
soleil,  ou  i)0ur  hi  l)luye,  Portique. 

(Ch.  Estieone.  D/ct.  LatinogalUcum,  1025  b.) 

1553.  Portique  ou  gallerie  couverte. 

{Albert.  Ärchitedure,  trad.  I.  Martin,  74.) 

Positivem etit.  [XVI«-XV1P  s.  D'Aubignö.   Vie,  156.] 

1584,  L'on   peut  prendre  l'ingratitude  en  deux  sortes  :  ou  nega- 
tivement  ou  positivement 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  155  b  ) 

Posthiime.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-latin.] 

1488.  Le  petit  eiifant  Carrillaus  .  .  .  estoit  posthume  et  ne  apres 
renterrement  de  son  pöre. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  179d,  edit.  1491.) 
Potentiel. 

1503.  Cauteres  actuelz  ou  potenfielz. 

{Le  Guidon  en  francoys,  133  d,  edit.  1534.) 

Potiron.   [1562.  Du  Piuet.  Hist.  naf.  de  Pline,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1520.  Es  vigiies  croissoient  force  p)otirons  ä  Romme. 

{Suetone,  trad.  G.  Micliel,  272  b,  edit.  1541.) 
1546.  Pungus.  Ung  Champignon,  ou  potiron. 

(R.  Estienue.  Dict.  Latinogallicum,  559  a.) 
1552.  Boletus.  Potiron.^  Champignon. 

(Ch.  Estienue.  Dict.  Latinogallicum.,  158  b.) 
1559.  Les  fueilles  et  la  grene  des  fruicts  du  Murte,  rcdigöes  en 
poudre,    et   beues   dans  du  vin,    aident   ä  ceux   qui    ont    niange    des 
potirons  venimeux. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathöe,  96  a.) 

PrScieusement.  [1539.  R.  Estienue.  Dict.  frang.-latin.] 

1488.  Arne  .  .  .  precieusement  rachatee  du  tressainct  et  trespre- 
cieux  sang  de  l'Aignel  incontamine  et  saus  macule. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  18  d,  6dit.  1491.) 

Precipitation.  [1549.  R.  Estienue.  Dict.  frang.-latin.] 

1501.  Roy  ä  l'election  duqnel  il  procedent  par  grande  examination 
et  maturite,  non  pas  par  levitö  et  precipitation. 

(F.  Le  Rov.   Le  Livre  de  la  Femme  forte.,  o  7  b.) 

9* 


j^32  Hugues  Vaganay  Piecordial 

1547.  L'eau  . . .  fera.  de  nouveau  la  brievete  des  heures  brumales 
ou  de  l'yver;  au  moyen  de  la  precipitation  de  sa  liqueur. 

{Vitruve.  Archüecture,  trad.  I.  Martin,  134a.) 

PrScordial. 

1559.    Le    Chamara  .  .  .  en    poudre   incorporee  avec    cire  .  .  . 
mitigue  les  doleurs  des  parties.  precordiales. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  310  b.) 

Predecede.  [15??.  Loysel.] 

1574.  Archelaus  .  .  .  le  seeptre  tenoit 
Du  pere  sieu  predecede  Herode. 

(M.  Foucque.   Vie  de  N.  S.  J.  C.  en  vers,  73.) 
(Coustume  de  Poietou.  Tit.  6.  Art.  290,  dans  1596.  Gue- 
noys.  Conference  des  coustumes  .  .  .  de  France.,  196  b.) 

Predicahle.  [1582.  Incerf.  et  vanife  des  sciences,  dans  Delboulle.  Pecueil.] 
1503.  Selon  les  logicieus  nous  avons  cinq  predicahles  ...  et  par 
genre   et  non  general  nous  entendons  ung   nom  genöral  lequel  est 
communicable  et  predicahle.. 

{Le  Guidon  en  francoys,  76  b,  edit.  1534.) 

Piedire.  [XV®— XVI«  s.  J.  Le  Maire,  dans  Delboulle.  RecueiL] 

1488.  Ces  deux  prophetes  dessusditz  [Azarias  et  Jehu)  avec  Eliezer 
et  Oziel  firent  propheties  et  predirent  les  choses  k  venir  ä  Asa. 

(La  Mer  des  Histoires.  l,  175  d,  edit.  1491.) 

Preexistevce.  [XVF^— XVIII«  s.  Abbe  E.  Du  Pin,  dans  Trevoux.] 
1551.  Prexistence  en  la  pensee  ou  iutellect  divin. 

(L.  Hehrieu,  Philosophie  d'amour,  trad.  Du  Parc,  592.) 

Prijuge.  [1587.  La  Noue.  Disc.  polit.,  22.] 

1584.  Un  prejuge  et  indice  d'ime  bonue  ame  est  ne  se  plaire  et 
esgayer  es  choses  vaines. 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  120  a.) 

PrSjuger.  [XVl«  s.  Montaigne.  U,  12.] 

1570.  Quel    entendement   il    [Aulu  Gelle]   avoit,  et  quelle  estoit 
son  erudition,  nous  avons  ce  qu'en  a  prejuge  sainct  Augustin. 

{La  Cife  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  259  a,  B,  edit.  1578.) 

PrSmedite.  [1530.  R.  de  Collerye,  dans  Delboulle.  Rccueil.] 

1488.    En   soudaines   responses   [Tibere]    se  monstra  mieulx   et 
nieillcur  qu'en  premeditees. 

{La  Mer  des  Histoires.  II,  65  c,  6dit.  1491.) 


Frestraille  Pour  l'llistoire  du  Fran^ais  Moderne  133 

Preoccupation.  [XVI«  8.  Montaigne.  I,  3.J 

1552.  Occupatio.  Prevention,  anticipation,  preoccupation. 

(Ch.  Estienne.  Dicf.  Latinogallicum,  904  a.) 

Freparateur.  [NSologisme.] 

1503.  Le  docteur  dit  que  l'estomacb  est  ung  commun  preparafeiir 
de  toutes  les  particules. 

{Le  Guidon  en  francoys,  64  c,  6dit.  1534). 
1574.  Et  toy  enfant,  appelle  tu  seras 
Du  Souverain  le  Prophete :  et  iras 
Devant  la  face,  et  yeulx  du  createur 
Pour  de  sa  voie  estre  preparateur. 

(M.  Foucque.   Vie  de  N.  ß.  J.  C.  en  vers,  46) 

Preposer.  [1521.   Violier  des  hist.  rom.  86.] 

1488.  Theofrastus  escript  et  composa  le  livre  de  amitie  ouquel 
il  preposa  amitie  a  toute  charite. 

{La  Mer  des  Hisfoires,  II,  34  d,  ödit.  1491.) 
1520.  Caesar  preposa  deux  senateurs  ä  toutes  les  aesles  et  legions. 
{Suetone,  trad.  G.  Michel,  63  b,  edit.  1541.) 

Presqu'/sle.  [XVI^  s.  Amyot.  Arat.  19.] 

1546.  Presqu'isU].  Ce  mot  est  assez  uouveau  pour  ce  que  les 
Latins  nomment  Penimula,  qui  est  quelque  terre  ferme  non  du  tout 
enclose  en  mer  :  mais  par  faulte  d'autre  il  s'en  fault  servir. 

(P.    Collenucio.    Sommaire   des    histoires    du   royaume  de 
Naples^  trad.  D.  Sau  vage,  P  7  b.) 

Pressement.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-lafin.] 
1538.  Pressus.  Pressement. 

(R.  Estienne.  Dicf.  LatinogalUcum,  572  b.) 

Pressentir.  [1571.  Montaigne.  Pref.  aux  ceuvres  de  La  Boetie.] 

1552.  Praesentire.  Se  doubter  et  appercevoir  de  quelque  chose, 
.     sentir  et  cougnoistre,  presentir. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  LatinogalUcum.,  1045  b.) 

Prestance.  [1611.  Cotgrave.] 

3  Febvrier  1583.  Ainsi  considere-je  en  vous  .  .  .  la  prestatice  du 
Corps,  et  la  divinite  de  vostre  gentil  esprit. 

(P.  Thevenin,   dans  La  Sepmaine  de  G.   de  Saluste,   105, 
Mit.  1585.) 

Presfraille.  [1572.  Disc.  de  la  vermine  et  prestraille  de  Ijyon,  titre.] 

1561.  Le  Prophete  eut  Wen  adonc  quelque  crainte,  cognoissant 
la  violeucc  et  cruaute  de  ceste   femme,  Joint  qu'il  u'avoit  poiot  eu 


134  Hugues  Vagauay  Fretexter 

expresse  revelation  du  Seigneiir,  de  faire  autrement  longue  demeure 
en  ce  lieu,  apres  la  pliiye  venue,  rannoneement  d'icelle,  la  faulse 
prestraille  occise,  et  Thonneur  de  Dieu  ä  la  veue  du  peuple  restitue. 

{Zonare^  trad.  I.  de  Maumont,  301  A.) 

Pretexter.  [XVII«  s.  Racine.  VI,  240.  Grands  Ecrivains.] 

1581.  Ils  estoient  fort  mal  contens  de  l'avoir  pour  leur  gouver- 
neur,  jprHextans  qu'il  estoit  estranger. 

{UHistoire  de  France,  31.) 

Prevenir.  [1539.  E.  Estieime.  Dld.  frang.-latin.] 
1538.  Antecapio.  Prevenir,  anticiper. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicuni^  55  b.) 

Prevoyance.  [1539.  R.  Estienne.  Biet.  franc.-laiin.\ 

1538.  Providentia.  Prevoyance^  uu  pourvoyance. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.,  589  b.) 

Priapisme.  [XVP  s.  Rabelais.  V,  40.] 

1503.  {Le  Guidon  en  francoys,  29  c,  edit.  1534.) 

Printanier.  [XVP  s.  Ronsard.] 

1555.  Et  des  vents  printanniers  le  gracieux  murmure. 

(Ronsard.  Continuation  des  Amours,  6.) 

Privat!/.  [1570.  G.  Hervet,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1570.  Aristote  ne  met  pas  au  nombre  des  contraires  les  privatifz 
ou  les  eontradictoires. 

{La  Gite  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  342  b,  C,  edit.  1578.) 

Prohite.  [1570.  G.  Hervet,  d;ins  Delboulle.  Recueil-I 
Texte  d'Alaiu  Chartier,  cite  dans 
1548.  (Th.  Sebillet.  Art  PoStique,  p.  184,  Sdit.  Gaiffe.) 
1523.  Ne  plus  ne  moins  du  cueur  en  veritö 
La  parfaicte  et  simple  prohite. 

(Parthenice  Mariane,  trad.  J.  de  Mortieres,  51  b.) 

Processional, 

1561.  La  gendarmerie  .  .  .  en  silence  ecoutoit  les  ehans  de  Dieu, 
comme  en  un  convoy  processlonal. 

{Zonare,  trad.  I.  de  Maumont,  320  B.) 

Procez  verbal.  [1611.  Cotgrave.J 

1552.  Renuntiatio.  Un  procez  verbal.,  une  relation,  un  rapport. 
(Ch.  Estienne.  Dict.  hatinogallicum^  1144  b.) 


Profaner  Ponr  l'Histoire  du  Fianjais  Äloderne  135 

Prodamer.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin^ 

1488.  Les  hommes  de  Radius  proclamhent  leiir  seigneur  comme  roy. 
{La  Mer  des  Histoires.  l,  189  a,  edit.  1491.) 

ProcUviU.  [XVP— XVII«  s.  J.  Duval.  Ht/drotherap.  p.  5,  6dit.  1G03.] 
1552.  Ad  malum  pronitas.  Inclination  ä  mal,  procliviU  ä  vice. 
(Ch.  Estienne,  Dict.  Latinogalllcmn,  1076  a.) 

PrOQonsulaire.  [1771.  Trevonx.] 

1542.  La  dignite  proconsidaire. 

{Dion  historien,  trad.  Cl.  Deroziers,  38  b.) 

1542.  Pour  lesquelz  faictz  luy  fureut  concedez  les  honneurs  trium- 
phaulx, ...  et  qiie  quand  il  seroit  en  camp  peust  user  de  la  puissance 
proconsidaire. 

{Dion,  trad.  Cl.  Deroziers,  218  b.) 
1570.  Tertullian  . . .  duquel  le  p6re  estoit  centenier  proconsidaire. 
{La  Cite  de  Dien,  trad.  G.  Hervet.  I,  187  b,  C,  edit.  1578) 

Prodigalement.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 
1538.  Predige.  Prodigalement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  578  b.) 

Prodi gietisement.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1543.  Ceci  se  peut-il  inferer  de  quelque  reproche  de  notre  vie, 
et  de  quelques  choses  sordides,  de  quelque  honte,  ou  de  quelque 
coutume  nostre,  et  assiduitc  de  pöcher  si  prodigieusement? 

(FranQois  1",  dans  Du  Verdier.  I,  591,  edit.  1772.) 
1546.  Prodigiose.  Contre  nature.  Prodigieusement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  1023  b.) 

Prodigieux.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  franr.-latin.\ 

1546.  Prodigiosus.  Qui  advient  contre  le  cours  de  nature,  döuo- 
tant  quelque  incouvenient.  Prodigieux. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.,  1023  b.) 

Productif.  [XVP  8.  Ysambert  de   St.-Leger.  Miroir   aux   dames^    dans 
Delboulle.  Recueil.] 
1503.  Le  cerveau  productif  de  l'esperit  animal. 

{Le  Guidon  en  francoys,  70  a,  6dit.  1534.) 

Profaner.  [1549.  IJ.  Estienne.  Dicf.  frang.-latin.] 

1538.  Profanum  facere.  Profaner.  Se  servir  en  conimuns  usages 
des  choses  consacrees. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.,  579  b.) 


[36  Hiigiies  Vaganay  Professe 

Prof  esse.  [1680.  Richelet.] 

1584.  L'adulateur  est  ennemy  jure  et  professe  de  vertu  et  hon- 
nestete. 

(Guevarre.  Epistres  dorSes.  IV,  trad.  J.  de  ßarraud,  128  b.) 

Profondeur.  [1539.  R.  Estieune.  Dict.  frane.-latin.] 

1538.  Profunda  altiludo.  Une  gTaude  haulteur,  ou  profondeur. 
(R.  Estienne.  Dict.  Lat/nogallicum,  581  a.) 

Prohiber.  [1549.  R.  Estieune.  Dict.  franc.latiti.] 

1488.  Sainct  Augustin  dist  que  la  vengence  taicte  jjour  correction 
n'est  point  prohibee  ne  deffeudue. 

{La  Mer  des  Histoires.  l,  176  a,  edit.  1491.) 
1503.  Cecy  n'est  point  pyohibe. 

(Le  Guidon  en  francoijs,  119  a,  edit.  1534.) 

1523.  Des  bois  estoient  lors  les  umbres  tumbees 
Et  par  ainsi  aux  humaius  prohibees. 

[Parthenice  mariane,  trad.  J.  de  Mortieres,  59  a). 
1542.  Artaces  .  .  .  fuyoit  .  .  .  qui  avoit   delivre    ä   son   ennemy 
les  passaiges  que  premierement  luy  devoit  prohiber. 

{Di Ott  historien,  trad.  Cl.  Deroziers,  1  b.) 

Prohibitif.  [XVI«  s.  Liebault,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1503.  Humidite  pjrohibitive  d'exsiccatiou. 

[Le  Guidon  en  francoys,  36  a,  edit.  1534.) 

Prohibition.  [1549.  R    Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1488.  Pour  icelle  prohibition  avant  la  mort  de  Adam  la  liguee 
Cayn  habitoyt  en  Orient  ...  et  celle  de  Selb  pres  de  Damas 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  28  b,  edit.  1491.) 

1503.  Celluy  lieu  ])0ur  sa  nature  a  besoing  de  plus  grande  infri- 
gidation  et  prohibition  que  les  autres. 

{Le  Guidon  en  francoys,  226  d,  edit.  1534.) 

1519.  La  prohibition    fut    pource    que  le  concille  craiguoit    que 
.  .  .  ne  vint  quelque  mauvaise  seete. 

{B.  Platine.  Les  Vies,  1.55  a,  6dit.  1551.) 

ProUtaire.  [1748.  Montesquieu.  Esprit  des  Loix.  XXVII,  1.) 

1570.  Pauvres  gens,  nommez  Proletaires.  Proletaires.  se  peuvent 
dire  propreraent  en  Frangois,  Engendreurs. 

{La  CäS  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  88  b,  D,  edit.  1578.) 

Prolifique.  [XVI«  s.  Rabelais.  TU,  31.] 

1503.  {Le  Guidon  en  francoys,  70,  edit.  1534.) 


Frurit  Poiir  l'llistoiie  du  Friin^ais  Moderne  137 

Propension.  [XVP  s.  Montaigne.  T,  25.] 

3  Febvrier  1583.  Vostre  naturelle  propemlon  au  servicc  de  Dieu. 
(P.  Theveuin,  daus   La  Sepmahie   de  G.  de  Saluste,   101, 
edit.  1585.) 

Proportionnement.  * 

1548.  (Th.  Sebillet.  Art  Poetigue,  ]).  193,  edit.  Gaife.) 

Propreteur.  [1552.  G.  Gueroult,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1542.  11  [Cesar]  feit  doncques  qiie  les  esleuz  usassent  du  nom 
de  iiropreteur. 

{Dion  historien,  trad.  Gl.  Derozieis,  202b.) 
1542.  Agricole  projyreieur,    et  Severe  empereur  en  son  temps  y 
feirent  faictz  d'armes. 

{Dion,  trad.  Gl.  Deroziers,  a  iiij  b.) 

Proscripteur.  [Salon  de  1767.] 

1542.  Gelle  [cause]  qu'uucnns  pourroyent  penser,  assavoir  que 
feussent  ])roscriptz  moins  dliomuies,  n'est  vraye,  car  il  en  fut  pro- 
script  beaueoup  plus  eomme  des  plus  grans  proscripfeurs. 

(Di 0)1  Imtorien^  trad.  Gl.  Deroziers,  127  a.) 

Prostate.  [XVI«  s.  Pare.  I,  29.] 

1555.  Gharnures  glanduleuses,  nomraees  Prostates. 

(P.  Belon.  Histoire  de  la  natitre  des  oyseaux,  16  ) 

Prosterne )nent.  [1611.  Gotgrave.] 

1586.  A  chaque  clieutte  ou  [irosternement  les  cloux  s'imprimoient 
et  entroient  dans  la  cbair. 

{Oevvres  spirituelles  de  H  Suso,  trad.  N.  Le  Gerf,  186  b.) 

Provignement.  1539.  R.  Eslieinie.  Dict.  Fraticoislatiti.] 

1538.  Propagatio.  Provignement,  peuplemeut  de  vigne. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  584  a.) 
Prnne. 

1488.  De  [maudragorej  sunt  deux  especes  :  l'une . . .  porte  pommes 
de  la  siniilitude  et  equalite  de  priines. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  110  d,  edit.  1491.) 

Prunelier.  [XVI«  8.  Amyot,  dans  Delboulle.  Recueil. 
1552.  Pruni  sylvestres.  Pruneliers.^  fourdriniers. 

(Gh.  P^tienne.  Dict.  Latinogallicum,  1087  b.) 

Prurit.  [XVI«  8.  Pare.  Litrod.   17.] 
1490.  Voir  Ulcereux. 


138  Hiig-ues  Vaganay  Psalmodier 

1503.  Herpes  est  .  .  .  pustulles  ,  .  .  enflammees  avec  prurit. 
{Le  Guidon  en  francoys,  118  a,  edit.  1534.) 

Psalmodier.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.\ 

1488.  Geste  terre  est  celle  .  .  .,  de  quoy  [nostre  mfere  sainete 
Eglise]  fait  mention  en  toutes  ses  heures  en  lisant,  psalmodiant^ 
chantant,  preschant. 

(La  Mer  des  Histoires.  I,  141  d,  edit.  1491.) 

Psautier. 

1574.  De  luy  le  Prophete  David 

En  son  Psaultier  ehanta,  et  esorivit. 

(M.  Fouequö.   Vie  de  N.  S.  J.  C.  en  vers,  112.) 

Pub^re.  [1511.   Vies  des  saints  Peres,  dans  DelbouUe.  Recueil.] 
1488.  Les  enfans  puberes  et  sus  aage. 

{La  Mer  des  Histoires.  l,  97  b,  edit.  1491.) 

Pubis.  [XVI«  8.  Pare.  I,  1.] 
1503.  L'os  dit  pubis. 

{Le  Guidon  en  francoys,  67  d,  edit.  1534.) 

Pudicite.  [1572.  Amyot.  Oeuvr.mor.Comment  il  faut  lire  les  poetes,  48.] 
1488.  Pudicite    aultrement   dite   honte    est    bonne    deesse,   c'est 
assavoir  deesse  de  ehastete. 

{La  Mer  des  Histoires.  \,  51  c,  edit.  1491.) 
1542.  Honte  et   crainte    entremeslee    d'une  pudiciti  longuement 
observee,  luy  fermerent  .  .  .  la  bouehe. 

{Amadis.  HI,  47  a.) 

1555.  Je  n'estimay  ouc  chose  a  'pudicite  si  contraire,  .  .  .  qu'une 
Femme  prestresse. 

(Billon.  Le  Fort  inexjjugnable,  180  b.) 

Piidique.  [1507.  Nie.   de  La  Chesn.   Condamn.   de  Bancquet,  dans  Del- 
bouUe. Eecueil.] 
1501.  La  sapienee  qui  descend  d'en   hault  du  pere  de  lumiere: 
eile  est  pudique. 

(Le  Roy.  Le  TJvre  de  la  Femme  forte,  s  5  a.) 

PuMlement.  [XVI«  s.  Calvin.  Instif.  ehr.  I,  XI,  15] 

1501.  üng-  ris  est  reprehensible  .  .  .  quand  il  est  fait  et  effunde 
puerilement. 

(Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte,  r  6  b.) 


Pyramidal  Pouv  l'IIistoire  du  FiiUi^ais  Moderne  139 

Pulmonaire.  1. 

1585.  Phthise,  et  affection  pulmonaire. 

(P.  Thevenin,  dans  La  Sepmame  de  G.  de  t^uluste,  167.) 

Pulpe.  [1611.  Cotgrave.] 

1503.  Selon  Aviceüne  Pen  preigne  pulpe  eolloquintidc. 

{Le  Guidon  en  francoys^  225  d^  6dit.  1534.) 

Pulveriser.  [XVI«  s.  Pare.  Introd.  27.] 

1503.  Les  docteurs  commandeut  que  tcllcs  medeciues  soieut 
pulvSrisees. 

{Le  Guidon  en  francoys,  201  c,  cdit.  1534.) 

Purete.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-lafin.] 

1488.  Prudeiice  est  une  droicte  manifere  et  regard  de  faire  ses 
besoignes  selon  muudicite  et  purete. 

(La  Mer  des  Histoires.  \,  197  d,  edit.  1491.) 

Purpurin.  1545.  G.  Gueroult.  (?  lire  1558.  Fuchs.   Histoire  des  plantes, 
trad.  G.  G.)  dans  Delboiille.  Becue/l.] 
1523.  Par  ses  membres  de  palleur  eburnyne 
Alors  courut  la  eouleur  purpurine. 

{Parthenice  mariane,  trad.  J.  de  Mortieres,  78  b.) 
1559.    Le   Thym   ...  ha   de   petis   boutons,    charges    de  fleiirs 
purpurines. 

(Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  266  a.) 
Pustuleux.  [1611.  Cotgrave.] 

1552.  Pustulosus.  Plein  de  pustules,  pustuleuxi] 

(Ch.  Estienne.  Dict.  LatinogalUcum,  1096  a.) 

Putrmer.  [XVI«  s.  Pare.  V,  7.] 

1503.  Tu  sces  quant  [I'apostemeJ  est  pourrie  par  obsciirite  et 
tenebrosit6,  et  celle  qiii  est  putrifiee  par  la  durtc. 

{Le  Guidon  en  francoys,  104  b,  edit.  1534.) 
1552.  Putrescere.  Se  pourrir,  se  corrompre  et  gaster,  se  putrefier. 

(Ch.  Estienne.  Dict   LatinogalUcum.,  1097  a.) 
1561.  Humeur  putrifiante. 

{Zonare,  trad.  1.  de  Maumoiit;  452  E.) 

Pyramidal.  [1507.  J.  Le  Maire,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1503.  La  figure  du  cueur  est  en  la  maniere  d'une  pommc  de 
pin,  car  comrae  il  soit  ainsi  qu'il  snitde  chaleur  excessive  et  la  figure 
de  la  chaleur  soit  peramidalle,  pourtant  il  est  de  ceste  figure  comme 
il  appert  au  feu  lequel  est  chault  qu'est  fait  de  teile  figure. 

{Le  Guidon  en  francoys,  59  a,  edit.  1534.) 


140  Hugues  Vaganay  Pyrophore 

Pyroykore. 

1623.  Ccs  saincts  exercices  des  petits  eufans  d'Ignuce,   qui  fönt 
profes!<ion  d'estre  des  Pyrophores. 

(P.  Camus.  Panegyriques  de  S.  Ignace^  ä  8  a.) 

Quadrangulaire.  [1542.  Bovelles.  Geometrie^  50  a] 

1488.  La  dicte  arche  .  .  .  estoit  ...  de   forme  quadratigulayre. 
{La  Mer  des  Histoires.  I,  28  b,  edit.  1491.) 

Quadrature.  [1529.  G.  Toiy.  Champßeury,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1488.  Arehimedes  . . .  composa  ung  livre  de  la  quadrature  du  cercle. 
{La  Mer  des  Histoires.  II,  37  c,  edit.  1491.) 

Quadriangulaire  =  Quadrangulaire. 
1503.  Figure  quadriangulaire. 

{Le  Guidon  en  francoys,  73  b,  edit.  1534.) 

Quadrupler.  [1520.  Et.  de  La  Roche.  Ärithmetique^  15.] 
1503.  Deux  [nerfz]  duallez  deux  quadruplez. 

{Le  Guidon  en  francoys^  50  c,  edit.  1534.) 

Quantihnc.  [1539.  R.  Estieuue.  Dict.  franc.-latin.] 

1488.  11  est  incertain  le  quantiesme  fust  Enoeh  entre  les  filz  de  Cayn. 
{La  Mer  des  Histoires.  I,  18  d,  edit.  1491.) 

Quafernaire.  [1515.  J.  de  Lortie.  Arithm.,  2  b.) 

1488    11  y  a  quatre  especes  de  vertuz  quaternaires. 

{La  Mer  des  Histoires.  II,  29  a,  edit.  1491.) 
Quatre  vingtz  et  dix. 

1488.  David  .  ,  .  occist  huyt  cens  hommes,  combien  que  Josephus 
ue  die  que  quatre  vingtz  et  dix. 

{La  Mer  des  Histoires,  I,  164  c,  edit.  1491). 

Quemander.  [1611.  Cotgrave.] 

1570.  II  estoit  loysible  aux  Galles  de  la  mere  des  dieux  de  cay- 
mander  quelque  piece  d'argeiit  du  peuple. 

{La  CitS  deDieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  211  a,  C,  edit.  1578.) 
1582.  0  la  pitie  de  voir  les  meres  desolees,  .  .  . 
S'en  aler  d'huis  en  huis  leur  vie  quemander. 

{La  Muse  chrestienne,  154  b  [Ba'if].) 
1584.  A  quelle  occasion  iray-je  mendier  et  caymander  d'autruy 
ce  que  j'ay  chez  moy? 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  162  a.) 

Quenouillee.  [1611.  Cotgrave.] 

1552.  Pensum.   La   laine,  ou   filace,    que    la   femme    met    en    sa 
quenouille,  uue  poupee,  ou  quenouillee,  ou  charge  de  filace. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  967  a.) 


Raccoustrettient  Pour  rilistoiie  du  Fiaiigais  Moderne  141 

1582.  Ellcs  alloient,  de  ces  vers  chatouillees, 

Koulaut  ä  Icurs  fuseaux  leiirs  molles  quenouillees. 

{Virgile,  trad.  Le  Chevalier,  77b.) 

Querir. 

1501.  Auchunes   sout  ciivoii-es   loiug-  .  .  .  pour  querir  et  trouver 
aiitres  fleurs. 

(F.  Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte^  c  8  a.) 

Questeur.  [1539.  E.  de  Laigue.  Comm.  de  Aiilus  Hirtius^  dans  Delboulle. 
RecueiL] 
1488.  Catbon  ayaut  office  de  questeur  ou  lieuteuaat  de  juge. 
(La  Mer  des  Histoires.  II,  42  b,  edit.  1491.) 
Qiiinquetmial. 

1488.  La  luite  et  jouste  qulnqueimiale  qui  sc  faiöoit  de  ciiig  ans 
eil  ciuq  aus. 

{La  Mer  des  Histoires.  \l,  39  d,  edit.  1491.) 

Quintessencier.  [1611.  Cotgrave.J 

1584.  Quelle  plus  grande  ny  plus  quinte-essencie  folie  s^!auroit-on 
reneoutrer  .  .  .  que  le  jeuV 

{Guecarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  117  b.) 

Quofitl  [XVI«  8.  Montaigne.  II,  16.] 

(Coustume  de  Xainctonge.  Tit.  II.  Art.  91,  dans  1596.  Gue- 
noys.  Conference  des  coustumes  .  .  .  de  France^  196  b.) 

Jtabaissement.  [1559.  Aniyot.  Pomp.  26.) 

1538.  Auimi   demissio.    Defaillauce    de    courage,   ravallenient   et 
rabaissement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  200  b.) 

Rabbin.  [XVI«  s.  Marnix  de  Ste-Aldegoude,  dans  Delboulle.  Recueil.\ 
1540.    Coinmeugaut    des    l'aage  de   douze    ans   ä  interroger    au 
Temple  les  rabbins  des  Juifz. 

(P.  Dore.  V Image  de   Vertu,  185  b.) 
1584.  Mais  se  faut-il  amuser  ä  ces  Rabins? 

(Benedieti.  Somme  des  pec/iez,  440,  edit.  1595.) 

Rabillement.  [1539.  11.  Estienne.  Dict.  franr.-iatin.] 
1538.  llefectio.  Raceoustremeut,  rabillement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  618  b.) 

Raccoustrement.  [1547.  J.  Martin.   Vitruve,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1538.  Voir  Rabillement. 


142  Hugues  Vaganay  Raccoustrer 

Raccoustrer,  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-lafin^ 

1538.  Resarcire.  Rabiller,  raccoustrer^  radouber. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogalliciim,  628  b.) 

Raccousfwner.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latln.] 

1538.  Intermissum  jandiu  morem  reducere.  Raccoustumev  quelque 
chose,  ramener  une  coustume. 

(R,  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  616  a.) 

Rachetahle.  [XVI*  s.  Loysel,  p.  511.] 

1581.  Edict,  par  lequel  alieuation  estoit  faiete  de  cent  mil  livres 
tournois  de  rente  racheptable  ä  perpetuite. 

{UHistoire  de  France,  428.) 

Racloir.  [1539.  R.  Estienne.  Dict,  frang.-latin.] 
1538.  Radula.  Ung  racloir,  une  ratissoire. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum^  608  b.) 

Raconduire.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1488.  Nul  bomme  ne  ])eult  aproeber  prfes  de  la  royne  .  .  .  que 
en  sa  compaignie  il  ait  aulcun  de  iceulx  eunucbes  qui  le  conduise 
et  raconduise. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  161  a,  edit.  1491.) 

Radial.  I.  [1611.  Cotgrave.] 

1490.  Albucrasis  la  commaude  ouvrir  avec  cautere  dit  radial  et 
garde  que  tu  ne  blesses  les  nerfz. 

{Le  Guidon  en  francois,  y  8  c.) 

Radiation.  2.  [1557.  J.  P.  de  Mesmes.  Listit.  astron.,  41.] 

1488.  Le  souleil  ...  est  foutaiue  de  toute  lumiere,  par  la  radi- 
ation  et  clarte  duquel  toutes  cboses  et  bault  et  bas  sont  clarifiees  et 
enluminees. 

{La  Mer  des  Histoires.  \,  43  c,  edit.  1491.) 

Radoteur.  [1642.  Oudin.] 

1546.  Delirus.  Resveur,  radoteur. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  357  a.) 

Ralentissement.  [22  sept.  1688.  Sevigne.  1064.] 

1584.  Ils  se  representeut  et  offrent  ä  noz  yeux  de  ne  laisser 
perdre  et  amoindrir  par  nostre  ralentissement  et  paresse,  ce  qu'ils 
ont  aequis  avec  tant  de  sueurs,  veilles  et  travaux. 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  165  b.) 


Bapportable  Pour  l'lliatoirc  du  Franjais  Moderne  143 

Ramaigrir.  [1549.  R.  Estieune.  Dict.  franroislatin.] 

1540.  Kemaeresceie.  Amaigrir,  deveuir  raaigre,  ramaigrir,    rede- 
venir  maigre,  amaigrir  fort. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicmn,  1095  b.) 

BamS.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frcmq.-latin.] 
1549.  Et  furent  lors  Pies  euvenimees 

Qui  mesdisoient  par  Ics  forestz  ramees. 

{Ovide.  Metamorphose.,  trad.  F.  Habert,  k  8  b.) 

Ramollir.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1503.  Resolver,  ramollir,  maturer,  mondiffier. 

[Le  Guidon  en  francogs^  307  b,  edit.  1534.) 

1546.  Remollire.  Ramollir,  fort  amollir. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  1097  a.) 

Ramollissement.  [ICH.  Cotgrave.] 

1552.  Maeeratio.  Ramollissement,   destrempement,   pestrissemeut, 
deslecment,  mollifieation. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  787  a.) 

Rance.  [XVI«  s.  Amyot,  Galba,  3.] 

1552.  Rancidus.  Rance,  ou  ranci,  relent,  ehanci,  moisi. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  1117  b.) 

Ranci.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 

1538.  Rancidus.  Ranci,  relant,  chansi,  moisi. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  608  b.) 

Rancissure.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 
1538.  Rancor.  Rancissure,  chancissure. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.,  608  b.) 

Rapetissement.  [1611.  Cotgrave.] 

1552.  Hypotracbelium.  La  retraicte  ou  rapetissement  d'une  colonne 
par  le  bout  d'enhault. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Lantinogallicum,  633  b.) 

Rapetisser.  [1611.  Cotgrave.] 

1547.  Eu  une  roue  .  .  .  sept  cercles  tous  venans  ii  rapetisser  en 

aprocbant  du  moyeu. 

{Vitruve.  Ärchitecture,  trad.  I.  Martin,  126  b.) 
Rapportable. 

1558.  Si  ellea  [les  cboses]  sont  rap>portables  a  Nature,  elles  sont 
immuables  et  inevitables. 

(Pontus  de  Tyard.  Mantice,  dans  ses  Discours  philosophi- 
ques.,  144  a.) 


144  Hugues  Vaganay  Rapsode 

Rapsode.  [1554.  B.  Aneau.  Tresor  de  Evonime^  dans  Delboulle.  Recueil] 
1552.  Les  premiers  s'appellent  poeles  .  .  .  Les  seconds   estoient 
nommez  Rapsodes. 

(Pontus  de  Tyard.  Solitaire  premier,  12  a,  edit.  1587.) 

Rarefactif.  [XVI«  s.  Pare.  VI,  22.] 

1503.  Medecine  resolut! ve  ou  diaforetique  ou  rarSfactive  ou  6va- 
porative. 

{Le  Giiidon  en  francoys,  310  a,  edit.  1534.) 

Rasement.  [1539.  K.  Efetienne.  Dict.  frang.-lafin.] 

1503.  Apres  la  fomeutation  le  rasement  et  le  frottemeut. 

[Le  Guidon  en  francoijs,  253  b,  edit.  1534.) 

1538.  Rasiira.  Raclure,  rasement. 

(R.  Estieuue.  Dict.  Latinogallicum.,  G08  b.) 

Rasoir. 

1538.  Novaciiia.  Uug  rasoir.,  ou  uug  cousteau. 

(R.  Esticnne.  Dict.  Latinogallicuw,  482  a.) 

Ratelier.  11.  [1549.  R.  Estienne.] 

1546.  Le  rastelier  aupres  tout  cbarge  de  lances. 

{Palmerin  d'Olive,  221  b.) 

Ratissoire.  [XVI«  s.  Pare.  XXIV,  23.] 
1538.  Voir  Racloir. 

Ratissure.  [XVI«  s.  Pare.  XXIII,  47.] 

1552.  Rasura.  Raclure,  rasement,  ratissure. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  1117  a.) 

Rature. 

1570.  Aucuns,  cependant  qu'ils  composent  le  corps,  mettent  en- 
semble  les  plus  simples  parties,  et  comme  si  c'estoient  ratures  de 
chasque  element. 

{La  Cite  de  Dieti,  trad.  G.  Hervet.  I,  339  b,  E,  edit.  1578.) 

Raturer.  [1611.  Cotgrave.] 

1552.  Rädere  caput  et  genas.  Raire,  raturer. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.,  1117  a.) 

Ravaudage.    [XVI"— XVII«  s.    Beroalde    de    Verville,    dans   Delboulle. 
Recueil  de  vieux  mots.,  ms.] 

1553.  L'onvrage  [des  cousturiers]  d'Europe  n'est  que  ravaudage 
au  pris  du  leur  [des  cousturiers  de  Turquie.] 

(Belon.  Observations,  451,  ^dit.  1588.) 


JReboutonner  t*üur  l'ilistoire  du  FrauQais  Moderne  145 

Ravaudeur.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franr.-latin.\ 

1538.  Sarcinator.  Kadoubeur,  qui  raccoustre  et  refait  quelque 
babillement,  Ravaudeur. 

(K.  Estienne.  Dict.  LaflnogalUcmn,  G43  a.) 

Ravissant.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 
1488.  Oiseaulx  ravissant. 

(La  Mer  des  Histoires.  \,  197  c,  6dit.  1491.) 

Raijonnement.  [1694.  Academie^ 

1558.  Si  les  mouvemens  des  estoiUes  visibles  et  observables, 
comme  apparences  corporelies,  ont  este  cognoissables,  les  effectz  et 
influences  procedantes  par  les  ratjonnemens  de  Tun  eontre  l'autre, 
sont  beaucoup  plus  aisez  ä  cognoistre. 

(Pontus  de  Tyard.  Mantice,  dans  ses  Discours  philosophi- 
ques,  140  a.) 

Readjomner.  [1611.  Cotgrave.] 

1538.  Peremptoriura  ediclum.  Le  dernier  adjournement  baill6  a 
ung  defaillant,  apres  lequel  n'est  plus  readjourne. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicnm,  533  b.) 

Realisation.  [XVP  s.  Loysel,  p.  498.] 

1596.  Quand  fiefs  .  .  .  sont  vendus  .  .  .  sous  faculte  de  rachat 
...  est  den  iedit  droit  Seignourial  en  cas  de  realisatioti. 

(La  Salle   de  Lille,  Tit.  1.  Art.  50,  dans   Gueuoys.  Con- 
ference des  coustumes  .  .  .  de  France,  271  b.) 

Realiser.  [XVI«  s.  Loysel,  p.  518] 

1596.  Dons,  ou  transports  .  .  .  apres  qu'ils  sont  realisez. 

(Ibid.  Art.  49.) 
Reheller,  se.  |1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1488.  David  retournant  de  Syrie  frapa  grevenieut  les  Yduraees 
se  rebellans  a  luy. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  166  b,  edit.  1491). 

Rehlanchir.  [XVP  s.  Parö.  XXIV,  10.] 

1540.  0  Dame,  ...  je  viens  ä  vous  toute  belle  et  munde,  affin 
que  par  vostre  moyen,  mon  ame  soit  rthlanchie  et  lavdie. 

(P.  Dore.  V Image  de  Verte,  18  b.) 
Rehoutonner.  [1611.  Cotgrave.] 

1549.  Repullülaut  papulae.  Les  bubes  du  visagc  rebourjonnent, 
ou  reboutonnent.,  ou  repigeonnent. 

(R.  Estienne.  Dicfionnire  Francoislatin,  522  b.) 

Romanische  Forschungen  XXXII,  10 


j^46  Hugues  Vaganay  Hecalcürant 

Rkalcitrant.  [XVU«— XVni^  s.  Reguard.  Joueur.  I,  10.] 

1551.  Ricalcitrant  ä  l'Amour. 

{Les  Dialogues  de  m.  Speron  Sperone^  trad.  C.  Gruget,  19b.) 

Recent.  [1508.  Maximien.    Advocat   des   dames,    daus  Montaig-lon.    Anc. 
Poes,  franc.  XH,  42.] 
1488.  Moyse  aage  de  cent  et  vingt  ans   estoit  de  couleur  fort 
recente  et  moult  fresche. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  99  c,  edit.  1491.) 

Recidiver.  [1517.  Ordonn.  dans  Delboulle.   Recneil  de  vieux  mots,  ms.] 
1488.  Apres  ce  qu'ilz  eurcDt  fait  penitenee  et  ouye  la  predication 
du  prophete  Jonas  ilz  recidiverent  et  rencheurent. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  186  b,  edit.  1491.) 
1503,  Leg'ierement  recidivent. 

{Le  Guidon  en  francoys,  235  b,  edit.  1534.) 

Reciproquement.  [1549.  R,  Estienne.  Dict.  Latin fran^ois.] 

1540.  Vraye    amitie  ...  de   benefices    ou    biens   reeeuz    ne    se 

repaist  pas  tant,  que  de  vraye  amour  reciiroquement  monstree  des 

deulx  pars. 

(P.  Dore.  Limage  de  Vertu,  Ixi  b.) 

Recit.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 
1538.  Narratio.  Recit,  conte. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  467  b.) 

Recitatevr.  [XV® — XVP  8.  P.  Desrey.  Mer  des  chroniqiies,  dans  Delboulle. 
Recueili\ 
1488.  Le  recitateur  de  la  fable. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  38  d,  edit.  1491.) 
Recolte. 

29  Dec.  1561.  On  pouiroit  ...  les  surprendre  avant  la  recolte 

des  fruits  de  la  terre. 

{Zonare,  trad.  I.  de  Maumont,  633  E.) 

Recommencement.  [XVI®  s.  La  Noue.  Disc.  polit.  4.] 

1546.  Iteratio  .  . .  Redicte,  recommencement,  iteration,  reiteration. 
(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.,  703  a.) 

1552.  Iteratio.  Repriuse  et  repötition  de  quelque   chose;  redicte, 
recommencement.,  Iteration,  reiteration. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.,  734  b.) 

Reconduire.  [1549.  R.  Estienne.] 

1540.  Mon  DieU;  dit  eile,   vostre  saiuet  nom  soit  loue,   puls  qu'il 
vous  a  pleu  .  .  .  le  reconduire  sain  et  ä  honneur. 

{Amadis.  I,  54  a.) 


Refluer  Pour  THistoire  du  Frnn^ais  Moderne  147 

1546.  Vous  viendrez  avecq'  moy  .  .  .  i)our  reconduire  le  Prince 
Olorique. 

{Palmerln  cPOlive^  256  a.) 

Recorriger.  [1545.  R.  Estienne] 

1538.  Retractatius  o])us.  Reveu  et  recorrige  diligemment. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum^  632  b.) 

Bhrimination.  [1611.  CotgTuve.J 

1580.  lUcriminations^  lecolemeus,  eonvictions,  confrontations, 
confessiouS;  condemnations,  executions. 

(1.  Bodin.  Demonomanie,  86  a,  edit.  1582.) 

lUJuplication.  [1520.  Fabri.  Bhetorique,  daiis  Delboulle.  Recueil.\ 

1503.  Ces  veynes  .  .  .  peuetient  par  hi  rSduplication  de  la  dura 
mater. 

{Le  Guidon  en  francoys,  40  a,  edit.  1534.) 

Reedification.  [1544.  Theodor/te,  trad.  Mathee,  dans  Delboulle.  RecueiL] 
1488.  Abiel  .  .  .  reedifia  la  cite  Ihericho  .  . .  laquelle  reedification 
fust  ä  sa  male  heure. 

[La  Mer  des  Histoires.  114  d,  6dit.  1491.) 
1512.  Des  reedifications,  qui  depuis  y  ont  este  faites. 

(J.  Le  Maire.  Oeuvres,  ed.  J.  Stecher.  I,  138.) 

Reelire.  [N^ologisme.] 

1570.  En  l'eslisant  [Dieu],  ou  plus  tost  reelisant,  car  nous  l'avions 
perdu  estans  paresseux  :  en  le  reelisant  donques,  .  .  .  nous  tendons  ä 
luy  par  dilection. 

(La  Cite  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  278  a,  D,  edit.  1578.) 

Refaucher.  [1539.  R.  Eatienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1538.  Sicilire.  Refaulcher  ee  que  les  faulcheurs  ontlaissö  ä  faulcber. 
(R.  Estienne.  Dict.  LatinoyalUcmn,  658  b.) 

Reßechissant.  [XVIIe  s.  Bossuet.  Et((ts  d'oraison,  V,  3.J 

1561.  Personuage  aimable  et  desirc  :  prenant  la*voix  (desirs)  qui 
luy  est  attribuee,  en  passion  reßechissanfe  sur  luy,  plus  qu'en  action 
raportee  ailleurs, 

{Zonare,  trad.  I.  de  Maumont,  483  E.) 

Reßuer.  [1600.  Cl.  Duret.  Flux  et  reflnx,  dans  Delboulle.  RecueiL] 

1488.  Par  eeste  province  pussent  les  fleuves  de  Mose  et  l'Escaud, 
ouquel  la  mer  flue  et  reflue  dedeus  Brebant. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  63  a,  edit.  1491.) 

10* 


148  Hugues  Vag-.anay  Reflux 

Reflux.  [XVP  s.  Montaigne.  II,  17.] 

1542.  Flux  et  reflux  des  iindes. 

{Dion  historien,  trad.  Cl.  Deroziers,  34  a.) 

4  Febvrier  1583.  Beiles  et  merveilleuses  proprietes  de  la  mer, 
le  flux  et  reflux. 

(P.  Thevenin,   daus   La  Sepmaine  de  G.  de  Saluste,  237, 
edit.  1585.) 

Befoulement.  [1539.  R.  Estieune.  Dict.  franc.-latin.] 
1538.  Hebetatio.  Kebouchement,  refoulement. 

(R.  Estienne.   Dict.  Latinogallicum,  325  b.) 

Refraction.  [XVI®  s.  Pare.  Introd.  25,] 

1557.  L'Aic  en  ciel  ...  est  ...  nne  apparence  de  couleurs  faite 
en  une  nuee  espesse  et  humide,  p.ar  la  reflexiou  et  refraction  des 
raiz  du  soleil,  ou  de  la  lune,  contre  nostre  veue. 

(Pontus  de  Tyard.  Le  Premier  Curieux,  dans  ses  Discours 
philosophiques,  251  a,  edit.  1587.) 

Refrigeration.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 

1503.  Le  poulmon  est  eree  .  .  .  pour  la  refrigh-atioti  et  mondi- 
fication  des  esperitz  et  de  la  chaleur  naturelle. 

{Le  Guidon  en  francoys,  61  a,  edit.  1534.) 

R^frigSrer.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1501.  En  raa  region  sont  causez  les  vens  pour  te  refrigerer. 

(F.  Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte,  c  6  b.) 
1503.  Trachea  arteria  ...  est  voye  pour  attirer  l'air  exterieur 
pour  refrigerer  le  cueur. 

{Le  Guidon  en  francoys,  52  c,  edit.  1534.) 

Refroidissement.  [XVI«  s.  Rabelais.  IIl,  31.] 
1490.  Reffroi dissement. 

{Le  Guidon,  h  7  b.) 
1503,  La  «ure  de  pauaritio  ne  differc  point  de  la  eure  commune 
sinon  en  plus  grant  refroidissement. 

{Le  Guidon  en  francoys,  140  b,  edit.  1534.) 

Refuter.  [1549-  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1546.  L'Empereur  voyant  le  Priuce  .  .  .  avecq'  si  grand  cueur 
'    refuter  l'injure   qu'on   vouloit  faire  a  sa  fille,  jugea  en  soy  mesmes 
qu'elle  estoit  inocente. 

{Falmerin  d^ Olive,  176  a.) 


Belouer  Pour  l'llistüirc  du  Frauyais  Moderne  149 

Regardant.  [XVI®  s.  Charrou.  Sagesse.  I,  55.] 

1540.  II  n'y  avoit  celluy  des  regardans  qui  n'eu  cu.st  ])itie. 

{Amadis.  I,  50  a.) 
1550.  .  .  .  Zeuze  .  .  .  paignoit 

Si  au  vif,  qii'il  contraignoit 
L'esprit  ravi  du  peusif  regardant 
A  s'oublier  soi  mesmes. 

{Ödes  de  Ronsard,  140  a.) 

Regence.  [1549.  R.  Esticnne.  Dict.  franr.-latin.] 

1488.  Celluy  qui  estoit  plus  digne  d'  estre  son  successeur  touchant 
le  fait  de  regence  et  maistrise. 

{La  Mer  des  üistoires.  11,  27  b,  edit.  1491.) 

Regimbement.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 
1538.  Calcitratus.  Regimhement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  97  b.) 

Regional.  [Neologisrae.] 

1538.  La  maladie  est  dicte  regionale  ou  undimiale  pource  qu'elle 
est  multipliee  en  aiicune  region. 

{Le  Guidon  en  francoys^  15  o,,  6dit.  1491.) 

Rehaussement.  [XVI«  s.  0.  de  Serres.  V,  8.] 

1552.  Eminentiae  in  pictura.  Les  rehaussements. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  465  a.) 

Reincorporer.  [1611.  Cotgrave.] 

1559.  Les  parties  ...  qui  se  sechent  par  dessus  se  reincorporent 
continuellement  dans  la  masse. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  34  a.) 

1600.  Je   viens   ä   vous,    mon  Dieu,    rögönerc   et  reincorporS  en 
vostre  famille  par  une  nouvelle  grace. 

{Gianibelli.  Conceptions  sur  VOraison  domin.,  trad.  I.  Blan- 
cone,  198  a.) 

Relativement.  [1690.  Furetiere.] 

1503.   Toute   aposteme   est   chaulde  ou  non  chaulde  en  parlant 
de  ehaleur  proprement,  essencialemeut  et  relativement. 

{Le  Guidon  en  francoys,  79  a,  edit.  1534.) 

Relouer.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  francoislatin.] 

1546.  Recouducere.  ReloiKv,  reprendre  ä  louage. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.^  1080  b.) 


J50  Hugiies  Vagaiiay  Bemächer 

Eemdcher.  [1539.  R.  Estienne.  Dicf.  francoislatin.] 
1538.  Remandere.  Remascher. 

(R.  Estieune.  Dictionarium  LatinogalUcmn^  622.) 

Remarquable.    [1578.   La  Boderie.    Harm,    du   monde,    dans    Godefroy, 
Compl^ 
(?  1568)  1582.   L'estat   du   g-ouveruement  n'a  point  souffert   de 
changement  et  corruption  remarcable. 

[L.  Guicciardin.  Description  du  Paijs  las,  trad.  F.  de  Belle- 
Forest,  57.) 

R^emharquer,  se  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  Francoislatin.'] 
1548.  {Ämadis.  VIII,  59  b.) 

RememoraUf.  [1527.  Texte  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1503.  Signes :  pronostique,  demonstratif,  rememoratif. 

(Le  Guidon  en  francoys,  26  a,  edit.  1534.) 

Rememorer.  [1536.  Roger  de  Collerje,.  Ball.  1.] 

1501.  La  religieuse  espouse  de  .  .  .  Jhesucrist  .  .  .  doibt  souvent 
rememorer\Q^  AouB  et  graces speciales  lesquelles  son  espouxluy  a  faictes. 
(F.  Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte,  d  2  a.) 

Remmener.  [XVI«— XVII«  8.]  D'Aubigne.  Hist.  nuiv.  III,  III,  27.] 

1546.  II  tua  le  seigneur  de  leans,  et  r'emmena  la  damoyselle  oü 
bon  luy  sembla. 

{Palmerin  d'Olive,  39  b.) 
Remorquer.  [XVI«  s.  Rabelais.  IV,  21.] 

1530.  Demetrius  fist  retirer  et  remorquer  ses  navires  qui  portoient 
ses  engins  de  batterie,  hors  du  port,  et  de  dangier  du  traict. 

[Diodore,  trad.  Cl.  de  Seyssel,  121  b.) 

?  Remouldre.  [1549.  R.  Estienne.] 

1537.  Je  s^ay  couldre  brayes,  chemises, 
Remoiddre  rasouers  et  cousteaulx. 

{Anciennes  Poesies  francoyses.  XIII,  181.) 

Remueur.  [1585.  G.  Bouchet.  Ser^es.  II,  208.] 

1552.  Motor.  Qui  meut  ou  remue,  esmouveur,  remueur. 

(Gh.  Estienne.  Dict.  Latinogallicmn,  840  b.) 

1581.  Les    remueurs    de    mesnage    et    brouilleurs    de   cartes   ne 

peurent  venir  ä  chef  de  leur  Intention. 

(DHistoire  de  France,  452.) 

Renaissant.  [1572.  De  La  Porte.  Epithefes.] 

1550.  D'un  piain  sault  le  renaissant  Soleil 

Monte  ä  cheval. 

{Ödes  de  Ronsard,  138  b.) 


Bequerant  Pour  l'Histoire  du  Fran^ais  Moderne  151 

Rendurcir,  se  [1549.  K.  Estienne.] 

1547.  Le  fer  . . .  s'il  est  chauffe  .  .  .  il  devieudra  .  .  .  malleablc 
.  .  .  mais  si  Ion  le  laisse  refroidir  .  .  .  il  se  rendurcira. 

{Architecture  .  .  .  de  .  .  .   Vitruve,  8  a.) 

Benflement.  [XYI«  s.  0.  de  Serres.  VIT,  3.] 

1553.  J'ay  veu  en  la  marche  d'Ancone  im  vieil  temple,  situc  cn 
terre  platte,  leqiiel  estoit  ä  demy  enterre  par  le  reiißement  de  la 
planure  d'alentour. 

{Albert.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  13  a.) 

Rengainer.  [1549.  R.  Estienue.  Dict.  frang.-latin.] 

1546.  Keferre  ensem  vaginae.   ßenc/ainer^  remettre   en  la  g-aiue. 
(K.  Estienue.  D/'ct.  Latinogallicum^  442  a.) 

Renovatrice.  [1812,  Mozin.  Dict.  franc.-allemand.] 

1555.  La  graude  Jane,  femme  de  lanus,  premiere  Renovatrice  de 
l'humain  lignage  apres  le  Deluge. 

(F.  de  Billon.  Le  Fort  i^iexpugnable,  122  b.) 

Rentraire.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  Francoislatin.] 

1537.  Je  sgay  rentraire  et  regrater. 

{Anciennes  Foesies  francoyses.  XIII,  179) 

RSordonner.  [1587.  La  Noue.  Disc.  polit.  22.] 

1568.  Et  ce,  ä  flu  de  ne  douner  temps  ä  TEmpereur  de  reor- 
donner,  et  redresser  ses  forces. 

{F.  Guicciard/n.  Hist.  d' Italic,  trad.  H.  Chomedey,  367  b.) 

Repiquer.  [1549.  R,  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1538.  Repungere.  Repoindre  et  repiquer. 

(R.  Estienne.  Dict.  LatinogaUicum,  627.) 
1546.  Si  [le  nain]  repique  son  roussin. 

(Palmerin  d' Olive.,  168  a.) 

Repudier.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.'] 

1488.  Nous  lisons  aulcunesfois  les  escriptures :  les  unes  pour  les 
savoir,  les  aultres  pour  les  repudier. 

{La  Mer  des  Histoires.  l,  36  b,  edit.  1491.) 
1538.  Dimittere  uxorem.  Laisser  sa  femme,  la  repudier. 

(R.  Estienne.  Dict.  LatinogaUicum,  220  a.) 

Requerant.  [1606.  Nicot.] 

1488.  Autigouus  .  .  .  tousjours  esconduissoit  les  requerans  et 
leur  refusoit  leurs  demandes. 

{La  Mer  des  Histoires.  II,  37  a,  edit.  1491.) 


152  Hiigues  Vaganay  Besection 

Resection.  [Neologisme.] 

1552.  Reseclio.  Rongnemeat,  resection. 

(Ch.  Estieune.  Dict.  Latinogallicum,  1153  a.) 

Resequer.    [1512.    L.  Lassere.    Vie    de    St.    Hierosme,    dans    Delboulle. 
Recueil.'] 
1479.  Celluy  pechie  est  de  Sainte  Eglise   reprouve  et  celliii  qui 
en  use  est  d'icelle  resecqiie  et  coppe  et  aiissi  de  Dieu. 

{Le  Ihre  des  snins  Anges^  1.  IV,  ch.  34.) 
Resine. 

1488.  En  Galaad  est  trouvee  resine. 

{La  Mer  des  Histoires.  \,  75  c,  edit.  1491.) 

Resipiscence.  [1611.  Cotgrave,] 

1550.  Le  semblable  faisoit  une  sienne  fille  qui  tenoit  du  nalurel 
des  frferes,  laquelle  apres  sa  resipiscence  jura  .  .  .  de  ne  reposer 
jamais  de  bon  cueur,  qu'elle  n'eust  fait  trespasser  cruellement  ce 
meurdrier. 

{Primaleon,  trad.  Veruassal,  3  a.) 
1584    Ceux  qui  sont  totalement,  et  ä  double  rebras  incorrigibles, 
on  n'attend  ny  espere  [d'eux]  aucune  resipiscence  et  ameliorement. 
{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  201  b.) 

Resistant.  [Neologisme.] 

1557.  Le  foudre  .  .  .  brise,  et  met  en  poudre  leg  corps  de  plus 
resistente  duretö. 

(Pontus  de  Tyard.  Le  Premier  Curieux,  dans  ses  Discours 
Philosophigues,  258  a,  edit.  1587.) 

Risolnble.  [1577.  Du  Verdier.  Div.  Legons^  dans  Delboulle.  RecueiL] 

1503.  Excroissances  .  . .  les  unes  sont  aussi  resolubles,  les  autres  non. 
{Le  Guidon  en  francoys.^  135  b,  edit.  1520;  124  c,  edit.  1534.) 

Respecter.  [XVI«  s.  Montaigne.  T,  38.] 

1560.  Faites  ce  que  je  vous  conseille  sans  respecter  aucunement 
le  Demon. 

{Zomire,  trad.  I.  Millet,  I,  54  H.) 

Ressemblant.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1503.  Jesu  qu'ilz  estoieut  aucunes  maladies  des  yeulx  qui  estoient 
moult  convenables  et  ressemblantes  es  autres  membres. 

{Le  Guidon  en  francoys^  255  d,  edit.  1534.) 

Ressouvenir.  [XVI®  s.  Montaigne    II,  12.] 

1552.  Un  resouvenir  des  choses  Celestes. 

(Pontus  de  Tyard.  Solitaire  premier,  IIa,  edit.  1587.) 


Bctioijradation  Pour  rilistoirc  du  Fianyais  Modcnio  153 

Eestrictif.  [16P0.  Fnretiere.] 

1503    Ligature  restrictive  du  flux  du  sang. 

{Le  Guidon  en  francoys,  184  d,  edit.  1534.) 

Bestrief ion.  (1549.  E.  Estienne.  Dici.  francois-latin.] 

1488.  Parcite    et   restridion    faitc    par   necessite  est  remedc  et 
medecine  contre  perte  et  dommaig-e. 

{La  Mer  des  Histoires.  II,  16  c,  edit.  1491.) 

Resulter.  [1611.  Cotgrave.] 

1488.  Lequel  nombre  . . .  remlte  et  est  fait  du  iiombrc  des  hcures 
de  iij  jours  naturelz  multiplies  iij  fois  ])ar  xxiiij. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  31  d,  edit.  1491.) 

Betentismiit.  [1552.  Ch.Estieune,  dansDelboulle.  Recueilde  vieuxmots.^  nis.J 

1546.  Saxa  resonautia.  Ifesounaas,  retentissans. 

(R.  Estienne.  Dict.  LatinogalUcum^  1109  b.) 

Beticence.  [1611.  Cotgrave.] 

1552.  Reticentia.   Quaud  on   se  taist  d'nue  chose  qu'on   debvoit 
dire,  reticence,  ou  silence. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  1158  b.) 

Betomber.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 
1538.  Reeidere.  Recbeoir,  retomber. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  611  a.) 

Befrecissement.  [XVI«  s.  Pare.  XX,  17.] 

1547.  La  frize  .  .  .  devra  estre  justement  egalee  au  restrecisse- 
ment  du  bout  d'enbault  de  la  colonne. 

{Architecture  .  .  .  de  .  .  .   Vitnive,  53  b.) 

BHrocSder.  [1550.  Roussat.  Estat  et  niutac.  des  temps,  dans  Delboulie. 
Becueil  de  vieux  mots,  ms.] 
1503.  II  est  impossible  que  teile  mutiere  puisse  rHrockler. 

{Le  Guidon  en  francoys,  93  d,  edit.  1534.) 

BHrogradation.   [1550.   Roussiat.   Estat  et  mutac.  des  temps.,   dans  Del- 
boulie. Becueil  de  vieux  mots,  ms.] 
1488.  Teile  retrogradafion  et  reculement  du  soleil  fust  h  Ezechie 
seul  apparent  et  non  point  auitre  part. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  191  c,  edit.  1491.) 
1547.  Les  plauetes  de  Mercure  et  Venus ...  fönt  en  leursvoyages 
des  retrogradations  ou  reeullemens. 

{Vitruve  Architecture,  trad.  I.  Martin,  125  b.) 


154  Hugues  Vaganay  Betrograder 

Betrograder.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-latin.] 

1488.  öaturne  .  .  .  nuist  plus  en  rHrogradant  et  recnlant  qiie  en 

pröcedant  et  alant  droit. 

[La  Mer  des  Histoires.  l,  42  d,  6dit.  1491.) 

1547.  Les  susdites  Estoilles  se  retrogradent  et  retardeut  par  fois. 

(Vifruve.  Architectiire,  trad.  I.  Martin,  126  a.) 
Revocahle. 

1549.  Si  de  son  arc  fort  et  incomparable 

Le  traiet  yssu  eust  este  revocahle. 

{Ovide.  Metamorphose,  trad.  F.  Habert,  m  3  b.) 

Revolte.  [1549.  R.  Estieime.] 

1546.  Ce  qiii  reste  de  vostre  maison  .  .  .  demoiirera  en  la  ville 
de  paour  de  revolte,  ou  trahison. 

{Palmer in  d' Olive,  215  b.) 

Revomir.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1538.  Revomere.  Revomir,  ou  souvent  vomir. 

(R.  Estienne.  Dict.  LatinogalUcum,  634  a.) 

Rhumatisant.  [N6ologisme.] 

1503.  Flux  d'humeur  reumatizante. 

{Le  Guidon  en  francoys,  81  c,  edit.  1534.) 
Ricaneur. 

1555.  Les  pauvres  Ricaneurs  seroient  plus  froidz  que  platre. 
(F.  de  Billon.  Le  Fort  inexpugnable,  148  a.) 

Rigide.  [1542.  P.  de  Changy,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1523.  Les  malades  et  ancieus  g-elides 

Peuvent  monstrer  dessus  roehes  rigides 
Les  cours  cbemins. 

{Parthenice  Marione.,  trad.  J.  de  Mortieres,  28  b.) 

Riposte.  [1636.  Chapelain.  Lettres,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1584.  Jesus  Christ  nous  a  enseigne  .  .  .  comment  .  .  .  nous  nous 
devons  estranger  .  ,  .  des  flateurs,  en  une  risiioste  qu'il  donna  k  uu 
jeune  komme. 

{Quevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  128  a.) 

Roboratif.  [1680.  Furetiere.] 

1501.  Je  pourroye  plus  amplement  parier  de  la  vertu  et  effica- 
cite  dudict  pain  Celeste  vivificatif  et  roboratif. 

(F.  Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte,  f  3  a.) 

Robustcment.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 
1538.  Pancratice.  Robustement. 

(R.  Estienne.  Dict.  LatinogalUcum,  514  a.) 


Eouffissant  roiir  THistoire  du  Fian^-ais  Muden.e  155 

liondeur.  [1539.  II.  Estienne.  Dict.  franr.-latin.] 

1488.  Ciclus  .  .  .  signifie  cerclc  et  rondeur. 

{La  Mer  des  Histoires,  I,  78  d,  edit.  1491.) 
1503.  Les  deux  autres  muscles  mouvent  Toeil  selon  ya  rondeur. 

{Le  Guidon  en  fraiicoys,  49  b,  edit.  1534.) 
1538.  Orbis  pilae.  La  rondeur. 

(R.  EstieDne.  Dict.  Laünogallicum.^  507  b.) 

Eonflement.  [1630.  Monet.  Abrege  du  parallele.] 

1555.  Chansons   .  .  .   non   moins  armoiiieuses  que  le  ronßement 
des  nerfs  d'animaux  esteuduz  sur  divers  iiistruments  de  musique. 
(P.  Belon,  Histoire  de  la  nature  des  oyseaux.,  49.) 

Rongeur.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 
1546.  Exesor.  Mang-eur,  rongeur. 

(R    Estienne.  Dict.  LatinogaUicum,  466  b.) 

Eoquette,  [1539.  R.  E^^tienue.  Dict.  frang.-latin.] 
1538.  Eruca  herba.  De  la  roquette. 

(R.  Estienne.  Dict.  LatinogaUicum.,  235  b.) 
Eosaire.  [1611.  Cotgrave.] 

1588.  Les   XV  Mysteres    du    Eosaire  .  .  .   par   le   seigneur    de 
Betencourt. 

(Brunet.  Manuel  du  Libraire.  Suppl.,  I,  121.) 
1594.  C'est  uu  Chapeau  de  fleurs,  tissu  mystiquement 
De  RoseS;  et  de  Lys,  pource  communement 
Chappellet  ou  le  nomme,  et  Eosaire,  et  Coronne. 
(M.  Coyssard.  Sommaire  de  la  doctr.  ehrest,  en  vers.,  117.) 

Eotonde.  [1556.  G.  Du  Clioul,  daus  Delboulle.  Eecueil.] 

1488.  Ung  temple  .  .  .  nomme  pantheon  .  .  .  maintenant  est  une 
eglise  .  .  .  nommee  saiucte  Marie  la  rotonde. 

{La  Mer  des  Histoires.  11,  84  b,  edit.  1491). 

Eottde.  [1541,  J.  Canappe,  dans  Delboulle.  Eecueil.] 
1503.  La  palle  ou  rolule  du  geuoil. 

{Le  Guidon  en  francotjs.,  74  c,  edit.  1534.) 

Eougedtre.  [1545.  G.  Gueroult.  Hist.  des  plantes,  dans  Delboulle.  Eecueil.] 
1488.  Thola  ...  est  interprete  vermeil  ou  rougastre. 

[La  Mer  des  Histoins.  l,  138  d,  edit.  1491.) 

Eougissant.  [1611.  Colgrave.] 

1550.  0  pueelle  plus  tendre 

Qu'un  beau  bouton  vermeil; 


156  Hugues  Vaganay  Rouillcr 

Quo  le  rosier  eng-endre 
Au  lever  du  soleil, 
D'uiie  part  verdissant, 
De  l'autre  rougissant. 

{Ödes  de  Ronsard^  68  a.) 
1552.  Le  Soleil  au  matiu  se  descouvre  en  une  lumiere  rougissante. 

(Pontus  de  Tyard.  Solitaire  premier,  21  a,  edit.  1587.) 
1555.  Ah  Bassar,  je  te  voi,  et  tes  yeux  roiigissans. 

{Les  Meslanges  de  P.  de  Ronsard,  21  a.) 
1583.  Le  pourpre  rougissant  de  l'oeillefc  a  maints  plis. 

(Du  Bartas.  La  Sepmaine  285,  edit.  1585.) 

Eouiller.  [XVI«  s.  J.  Du  Bellay.  Begrefs,  46,  edit.  1569.] 

1547.  Hz  sc  roidllenf,,  et  fout  avec  le  temps  pourrir  le  bois. 

{L'Ärchitecture  •  .  .  de  .  .  .    Vitruve,  64  b.) 

2  Aoust  1553.  Les  pbilosophes  aflferment  que  si  le  fer  est  couvert 
d'une  paste  de  ceruse,  plastre,  et  poix  foudue,  jamais  il  ne  se  roaille. 
{Albert.  Archltecture,  trad.  L  Martin,  48  b.) 

BouiUare.  [1525.  Lefevre  d'Etaples.  Noiw.  Test.  Matth.  VI,  19.] 

1488.  S'il  [le  fer]  n'est  hante  la  rouilleure  le  mengust  et  ronge. 
{La  Mer  des  Hisfoires.  II,  50  c,  edit.  1491.) 
Boüir. 

1552.  Macerare.  Amollir  et  atteudrir  en  l'eaue,  .  .  .  roiiir. 

(Ch.  Estienne.  Dicf.  Latinogallicum,  787  a.) 

Roidement.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franc.-lat/n.] 
1538.  Volutatus.  Roulemeni.  Veautrement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  751  a.) 

Bousselet.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 
1538.  Rufulus.  Bousselet. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  637  a.) 
Boiwrir.  [XVP  s.  Pare.] 

1547.  Les  Rhodiens    mettent  en    des  muys  .  .  .  puis  estouppent 
...  les  gueules  ...  et  certain  temps  apres  viennent  ä  les  r'  ouvrir, 

{Archltecture  .  .  .  de  .  .  .   Vitruve,  109  a.; 

1548.  {Amadis.  VIH,  91b.) 

Budenture.  [1611.  Cotgrave.] 

1553.  Aucuns   anssi   emplissoient  de  rudenfures  la   tierce   partie 
des  stries. 

{V Archltecture  .  .  .  du  Seigneur  L.  B.  Albert,  139  b.) 


Sucre  sainct  Poiir  l'IIistoire  du  FraiiQtiis  Moderne  [57 

Bugissant.  [1539.  K.  Estienne.  Dicf.  franc.-latin.] 
1538.  Freiideus  leo.  Bugissant. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  303  a.) 

• 

Bugosite.  [XVI«  s.  Pare.  I,  29.] 

1503.  Vray  est  que  aux  rugositez  du  foye  est  coutinuel  sang. 
{Le  Guidon  en  francoys,  39  d,  edit.  1534.) 

Buisselanf.  [XVP— XYII«  s.  Desportes.  Am.  cTHipi).  32.] 

1488.  Avec  ce  y  est  veue  nne  fontaine  ruissillant  et  courant  dont 
il  buvoyent. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  157  a,  edit.  1491.) 
Bnminant. 

1555.  Des  bestes  ruminantes,  les  unes  ont  deiix  estomachs. 

(P.  Belon.  Histoire  de  la  nature  des  oyseaux,  7G.) 

Buptoire.  [XVI«  s.  Pare.  V,  10.] 

1503.  On  leur  met  dessus  ruptoire  de  calce  et  sapone  comme  Halya. 
{Le  Guidon  en  francoys^  .249  c,  edit.  1534.) 

Sabbat/que.  [1611.  Cotgrave.] 

1591.  La   riviere    [appellee]    Habbathique  ä  raison    da    sejttiöme 
jour  que  les  Juifs  appellent  Sabbath,  ou  jour  du  repos. 

(S.  Goulart.  Commentaires  sur  la  Sepmaine,  177.) 

Saccagetnent.  [1587.  La  Noue.  Discours  politiques,  2.] 

1570.  Meurtres,  rapines,  bruslemens,  pilleries,  voleries  et  saecage- 
mens  affligeaus  toute  la  terre. 

{La  Cite  de  Dieu^  trad.  G.  Hervet.  I,  77  a,  E.) 

Saccageur.  [XVI«  s.  J.  Du  Bellay.  Trad.  d'une  ode  de  Buchanan.] 

1553.  Saccageurs,  lesquelz  l'avoieut  pille  [1'  eglise  sainct  Pierre 
de  Home.] 

{Albert.  Architecture,  trad.  L  Marliu,  2G  b.) 

Sacramentaire.  [1611.  Cotgrave.] 

1581.  II  [Henry  II]  vit  brusler  quelques  heretiques  sacrammtaires. 

{U Histoire  de  LVance,  45,  anno  1549.) 
1584.  Nos  Sacrementaires  commettent  deux  .  .  .  crimes,  .  .  .  lors 
qu'ils  se  moequent  des  sacremens. 

(Benedicti.  Somme  des  peches,  59,  edit.  1595.) 
Sacre  sainct. 

1488.  En   ce    lieu    estoient    mises   les  choses  sacrees  sainctes  et 
dedi6es  ä  Dien. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  129  d,  edit.  1491.) 


158  Hngues  Vaganay  Sacrosainct 

Sacrosainct.  [XVP  s.  Montaigue.  I,  46.] 

1570.  Lesqiiels  Tribuns   [du   peiiple]   seroient  sacrosa/'ncts^   c'est 
ä  dire,  consaciez. 

•{La  Cite  de  Bleu,  trad.  G.  Hervet.  I,  55  a,  C.) 

Safrane.  [1549.  R.  Estienne.  Did.  fratig.-latin.] 

1546.  Luteus  panis.  Saffranni  et  jaulne,  ou  pain  bis. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicicm,  751  a.) 
SaletS.  [1611.  Ootgrave.] 

1572.  En  la  religiou  chrestienne  plus  grand'  salete  est-il  d'avoir 
Tarne  tangeuse,  que  les  sonliers  chargez  de  poussiere. 

{Guevare.MontdeCalvaire,  trad.  Belle-Forest,  l,^3b,edit.lbl4.) 
Salive. 

1488.   Aulcuns  d'iceulx  par  leur  salive  sanent  et  garissent  les 
membres  envenimez. 

{La  Mer  des  Histotres.  I,  63  d,  edit.  1491.) 
1503.  C'est  ehose  difficile  ü  consolider  pour  la  salive. 

{Le  Guidon  en  francoys,  223  b,  edit.  1534.) 

SalpetrL  |1611.  Cotgrave.] 

1583.  Les  doubles  canons,   qui   mirent  par   le   choc  de  leur  sal- 
petre  foudre  Les  murailles  de  Rhode  et  de  Beigrade  en  poudre. 

{La  Sepmaine  de  G.  de  Saluste,  151,  edit.  1585.) 

Saluade.  [1611.  Cotgrave.] 

1584,  Si   d'aventure  il  trouvent  une   salüade  manque,  .  .  .  cela 
leur  cause  un  million  de  fatigues  et  ennuis. 

{Guevarre.  Epistres  dorees^  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  174  b.) 

Saluhre.  [1552.  Ch.  Estienne,  daus  Delboulle.  RecneiL] 

1488.    II  [Themistodes]   savoit  aulcune  chose  moult   saluhre    et 
utile  ä  la  chose  publique. 

[La  Mer  des  Histoires.  11,  20  a,  edit.  1491.) 

Salubrite.  [1552.  Ch.  Estienne,  dans  Delboulle.  Becueil.] 

1488.  La  cite  [de  Paris]  est  riche,  j)aisible,  congrue  et  bien  con- 

venable  aux  estudians  pour  la  salubrite  de  Fair  et  du  fleuve  de  Saine 

couraut  par  dedens. 

{La  Mer  des  Histoires.  1,  64  b,  edit.  1491.) 

Sandaraque.  [1611.  Cotgrave.] 

1547.  Terre  d'oii  Ton  tire  la  Sandaraque,  autrement  Orpin  rouge 

ou  Massicot. 

{Vitruve,  trad.  J.  Martin,  114b.) 

1559.  Le  Genevre  produit  une  gomme  semblable  au  maslic,  que, 

mal  toutesfois,  on  appelle  Sandaraca,  et  le  verny  des  escrivains. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  66  b.) 


Satyrique  Pour  l'Histoire  du  Fiangais  Moderne  159 

Sanyiiinaire.  [1564.  J.  Tliierry.  Biet,  franc.-lat/n.] 

1503.  Le  chilus  se  prepare  aux  vciues  mescraiques  affin  que  au 
foye  se  face  mieulx  la  masse  sanyiiinaire. 

{Le  Guidon  en  francoys,  59  d,  klit.  1534.) 

Sanie.  [Vers  1520.  J.  Coeurot,  dans  Delboulle,  BecueiL\ 

1503.  Corruption  de  membre  ...  est  faicte  par  voye  de  xanie 
et  pourriture. 

{Le  Guidon  en  francoys^  87  e,  edit.  1534). 

Sansonnet.  [1539.  Marot.  Eyloyue  au  roi.\ 

1537.  Nectz  sansonnefz  sonnaDS  sur  buyssonnetz. 

(Molinet.  Faictz  et  dictz,  51  a.) 
Saper.  |XVP  s.  Rabelais.  V,  1.] 

1547.  Tortues  .  .  .  qui  se  fönt  pour  sapper  une  muraille. 

{Vitruve.  Archifectitre^  trad.  I.  Martin,  152b.) 
1552.  Fodere  miiriim.  Ceper  une  muraille,  la  ronipre  et  desmolir 
QU  miner  par  le  pied.  Aucims  dient  Saper. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinoyallicum,  847  b.) 

Sapeur.  [1611.  Cotgrave.] 

1547.  Ces  tortues  ne  recoyveut  les  coupz  ä  piain,  .  .  .  si  que  les 
Sappeurs  estans  dessoubz  en  soient  defenduz,  et  gardez  du  peril. 
{Vitruve.  Architecture,  trad.  \.  Martin,  152b.) 
Sarcler. 

1538.  Runcare.  Sarcler  en  remuant  la  terre. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinoyallicum,  638  a.) 

Sarcleiir.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franr.-latin.] 
1538.  Sartor.  Sarcleur,  ou  bineur. 

(R.  Estienne.  Dict.  LatinoyaUicum,  643  b.) 

' Sarmenteux.   [1567.   J.  Grevin.    Contrepoisons,    dans   Delboulle.    Recueil 
de  vieux  mots,  ms.] 
1559.  Le  Poterion  ...  est  une  grande  plante,  qui  ha  les  brauches 
loügues,  molles,  sarmenteuses. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  251  b.) 

Satyrique.  [XVI®  s.  Amyot.  Auf  eine,  98.] 

1488.  Homme  satyrique  reprehenseur  et  moequeur. 

{La  Mer  des  Histoires.  II,  36  d,  edit.  1491.) 
1523.  Satyriques  sout  les  gens  ou  livres  qui  mordent  et  rc])rennent 
les  vices. 

{Parthenice  Mariane,  trad.  J.  de  MortiereS;  28  a.) 


löO  Hugues  Vaganay  Saumone 

Saumone.  [1611.  Cotgrave.] 

1582.  Par   ce   fleuve   de  Meuse  viennent    encor    de  la  mer  les 
Saulmons,  et  Triiites  saubnonnees. 

{L.  Guicciardm.  Description  des  Pdisbas,  trad.  F.  de  Belle- 
Forest,  22.) 

Scandaleusement.  [1642.  Oudiii.] 

1579.  Convaincus  .  .  .  d'avoir  tousjoiirs  scandaleusement  vescii. 
(Vignier.  Sommaire  de  Vhistoire  des  Fratigois^  49.) 

Scintillation.  [1611.  Cotgrave.] 

1552.  Scintillatio.  Estincellement,  scintillation. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum ^  1189  a.) 

Sciure.  [1539.  R.  Estienne.  D/cf.  frang.-latin.] 

1538.  Lanugo.  De  la  scieiire,  la  pouldre  qui  chet  quand  ou  scie, 
ou  quand  on  perce  d'ung  tariere. 

(ß.  Estienne.  Dicf.  Latinogallicum^  411  a.) 

Scorie.  [1555.  B.  Aneau.   Tresor  de  Evonime,  dans  Delboulle.  Recueil] 

1553.  II  y  a  grauds  mouceaux  de  Scories,    qui  est  ce  qu'on  dit 
eu  FrauQois  excröment  de  mötal. 

(Belon.  Observations,  148;  edit.  1588.) 

Scrofule.  [1545.  G.  Gueroult.  Hisf.  des  plantes^  dans  Delboulle.  Becueil.] 
1503.  De  flegme   dit  vitreum  et  gypseum  sont  faitz  tous  noudz 
durs  et  scroplmles. 

{Le  Guidon  en  francois,  120  b,  edit.  1534.) 

1503.  Comme  est  dit  de  scrophulles. 

{Ibid.,  139  b.) 
1503.  Rogier  met  aux  escrophylles  emplastrum. 

{Le  Guidon  en  francoys,  125  a,  6dit.  1534.) 

Scrofideux. 

1503.  De  flegme  corrumpu  et  pourri  sont  engendrees  fistulles  et 
ulcerations  scrophuleuses. 

{Le  Guidon  en  francois^  120  b,  edit.  1534.) 

Scruter.  [XVIII«  s.  Vauvenargues.  Espr.  91.] 

1501.  Vehemente  application  de  l'entendement  ä  les   scruter  et 
penetrer  jusques  ä  la  doulce  mouelle  des  sens. 

(Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte,  t  4  a.) 

1523.  Plustost  est  done  necessaire  scruter 
Si  Ton  pourroit  louanges  inventer. 

{Farthenice  Mariane,  trad.  J.  de  Mortieres,  8  b.) 


Seminaire  Poiir  l'IIistoire  du  FraiiQais  Moderne  Ißj^ 

Scurrilement.  [XVI«  s.  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1552.  Scurriliter.  Eu  fagon  d'an  plaisanteur,  scurrilemoit. 

(Ch.  Estieune.  Dict.  Latinoyallicum,  1192  a.) 

Scurrillte.  [1546.  J.  de  Gaigny,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1501.  II   se   laisse    aller   et   abandonne  k  oysivet(!!S    scurrilites, 
curiositez. 

(F.  Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte,  a  7  a.) 

Secouement.  [1539.  R.  Est.  Dict.  Francohlatin.] 
1538.  Quassus.  Esbranlement,  secouement. 

(R.  Estieune.  Dict.  Latinoyallicum,  600  b.) 

Section.  [1564.  E.  Forcadel.  Elements  d'Euclide,  p.  4.] 
1555.  Diette,  ne  just,  ne  section  de  vene 
Ne  me  sauroient  garir. 

{Continuation  des  Amoiirs  de  P.  de  Ronsard,  39.) 
1561.  Principales  sections  et  parties  de  la  terre  liabitee. 

{Zonare.,  trad.  I.  de  Maumont,  453  E.) 

Shurite.  [XVI«  s.  Montaigne.  III,  13.] 

1501.  0  royaulme  bieneurö  auquel  y  a  certaine  securiti  et  sure 
transquillite. 

(Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte,  r  8  a.) 

Sedentaire.  [XVP  s.  Montaigne.  I,  24.] 

(?  1568).   1582.    II  ordonna    en  fin   que  ce  Conseil  demoureroit 
stable,  et  sedentaire  en  ceste  ville. 

(L.  Guicciardin.  Description  du  Pais-Bas^  trad.  F.  de  Belle- 
Forest,  239.) 

Semainier.  [XVP  8.  Bonivard.  Advis  et  devis.  Idolatrie,  p.  69.] 

1488.  Salomon    edifia   trente    petites   maisons  ...   et  servoyent 
aux  sepmainiers  pour  coucher  et  manger. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  132  a,  ödit.  1491.) 

Semillant.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  franr.-latin.] 

1546.  Lascivns  .  .  .  Semillant,  saffre,  follastre,  enjouö. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  720  a.) 
1555.  La  mygnonne  et  semyllante  grace  de  la  gente  .  .  .  Damoy- 
selle  de  Rohan. 

(F.  de  Billon.  Le  Fort  inexpugnable,  139  b.) 

Shninaire.  [XVI«— XVIP  s.  0.  de  Serres.  VI,  7.] 

1570.  Cecy  estoit  le  commencement,   et  comme    8i   vous   disiez, 
l'engence  et  siminaire  de  l'Eglise  de  Dieu. 

{La  Cite  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  311  b,  B,  6dit.  1578.) 

Romanische  Forschungou  XXXH.  W 


162  Hugues  Vaganay  Semoneer 

15 
84.  L'avarlce  est  le  semlnaire  de  tous  viees. 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  94  b.) 

Semoneer.  [1611.  Cotgrave.] 

1542.  Assemblee  .  .  .  oii  toutes  las  heiles  dames  et  damoyselles 

de  la  contr^e  furent  semonces. 

{Amadis.  III,  61  a.) 

Sententieusement.  [1555.  De  La  Bouthiere.  Des  prodiges,  dans  Delboulle. 
Becueil.] 
1552.    Sententiose.     Avec    bonne   g-race    et    bon    enseignement, 
sententieusement. 

(Ch.  Estienne,  Dict.  Latinogallicum^  1203  a.) 

Septihnement.  [1529.  G.  Tory.  Cliampfleury,  14  b.] 
1479.  Voir  Neufviesmement. 

1488.  Premierement  . . .  Seeondement  .  .  .  Tiercement . . .  Quarte- 
ment  .  .  .  Quintement  .  .  .  Sextement  .  .  .  Septiesmement. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  108  b,  edit.  1491.) 

Sepulcral. 

1548.  (Th.  Sebillet.  Art  Poetiqiie,  p.  104,  edit.  Gaiffe.) 

Seraphique.  [XVP  s,  N.  du  Fall,  daus  Delboulle.  Becueil.] 

1488.  Mistiquemeut  et  figurativement  par  les  peaulx  de  Salomon 
est  entendue  räme  seraphique,  c'est  ä  dire  de  romme  devot  et  aust^re 
en  abstinences. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  100  d,  edit.  1491.) 
1501.  L'amour  seraphique  est  ineessable  et  infiuible. 

•(Le  Roy.  Le  livre  de  la  Femme  forte,  g  8  b.) 

Seringuer.  [XVP  s.  Pare.  IX,  14.  | 

1547.  L'esprit  de  l'air  chasse  ou  seringiiS  en  la  eonque. 

( Vitruve.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  144  b.) 

Servilite.  [XVHI«'  s.] 

1542   Anthoiue  .  .  .  faisoit  maintes  choses  assez  follement :  et  en 
aueuues  passoit  tous  les  autres  de  viriiite,   en  aucunes  erra  graude- 
ment  par  servilite,  et  esgallement  usoit  de  magnificence  et  servilite. 
{Dien  historien,  trad.  Cl.  Deroziers,  181  a.) 

Sesamoide. 

1552.  Sesamoides.  Du  sesamoides. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  1209  b.) 

Selon.  [XVI«  s.  Pare.  V,  30.] 

1503.  Avec  ventouses  et  setons  ou  avec  cauteres. 

{Le  Guidon  en  francoys,  135  c,  6dit.  1491.) 


Sinapisme  Pour  l'Histoire  du  Franjais  Moderne  163 

Sextant.  [1556.  R.  Le  Blanc.  Si(bt/ltt^,  dan8  Delboulle.  Recueil  de  vieux 
mots,  ms.] 
1553.  Un  Sextant  (c'est  ü  dire  demy  pied,  qui  vault  six  poulces. 
{Albert.  Architecture,  trad.  I.  Martiu,  19  b.) 

Siderctl.  [XVP  s.  Rabelais.  I,  10.] 

1520.  Julies  Caesar  .  .  .  applicqua  l'au  au  cours  du  soleil  .  .  . 
si  que  la  raison  de  or  en  apres  mieulx  quadrast  et  plus  congrue 
Selon  la  disposition  skleralle  fust  es  caleudes  de  Janvier. 

{Suetone,  trad.  G.  Michel,  18  b,  edit.  1541.) 
Sifflant. 

1552.  Voix  aigue  et  sifflante. 

(Pontus  de  Tyard.  Solitaire  premier^   dans   ses  Discours 
2Jhilosophiqties,  25  b;  6dit.  1587.) 

Siliade.  [1773.  Buequet.] 

1557.  La  Guesde  cultivee  a  .  .  .  siliqmdes  loug-ues. 

(Dodoens.  Hist.  des  Plantes^  trad.  Ch.  de  l'Escluse,  51.) 

Silvain.  [1539.  Marot.  Eglogue  au  roi^ 

1488.  Les  silvains  sont  ainsy  nomme,  pource  qu'ilz  sont  silvestres 
et  saulvaiges. 

{La  Mer  des  Histoires.  \,  28  c,  edit.  1491.) 

Shnilaire.  [XVI^  8.  Pare.  Introduction,  4.] 

1555.  Les  os,  les  cartilages,  la  gresse,  la  mouelle,  les  membraueS; 
les  ligaments,  et  la  chair  sont  parties  similaires,  c'est  ä  dire  simples. 
(P.  Belon.  Histoire  de  la  nature  des  oyseaux^  36.) 
Simoniaque. 

1488.  De  luy  [Symon  magus]  est  pris  et  dirive   ce  mol  simonie 
et  simoniaque  pour  celluy  qni  vend  ou  acLfete  les  clioses  es])irituelles. 
(La  Mer  des  Histoires.  U,  12  a,  edit.  1491.) 

Sinapise.  Sinupiser.  [XVP  s.  Rabelais.  11;  prologiie.] 

1503.  Nous  appliquous  une  peau  de  mouton  .  .  .  toute  chaulde 
sinapisee  avecque  ponldre  de  roses  et  de  myrthe. 

{Le  Guidon  en  frn)icof/s^  94  d,  edit.  1534.) 
1503.   S'il   est  necessite,  aprös   rembrocation,  y  sinapiser  dessus 
pourdre  de  rosis  et  de  murcie. 

(Lbid.,  166  b.) 
Sinapisme.  [XVI«  s.  Pare,  XX,  5.] 

1572.  II  faut  .  .  .  leur  appliqucr  par  tout  le  corps  alternative- 
ment  des  dropacismes,  et  sinapistnes. 

{Comm.  de  Matthiolus  sur  Diosc.,  trad.  Du  Pinet,  584  b.) 

11* 


164  Hugues  Vaganay  Singulariser 

Singulariser.  |1597.  Ph.  Bosqnier,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1555.  Naturelle  siogularite,  singulierement  singularisSe  par  le 
singulier  des  singuliers,  pour  plus  singuliere  singularite. 

(F.  de  Billon.  Le  Fort  inexpugtiable,  139  b.) 

Sinueux.  [XVI«  s.  Pare.  V,  10.] 

1552.  Sinuosus.  Qui  va  en  tortuant,  qui  ha  beaucoup  de  destours, 

sinueux,  flexueux. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  LatinogalUcum,  1217  b.) 
SinuosiU. 

1552.  Vadosi  sinus.  Les  sinuositez  et  flexuositez  ou  tortuositez  et 
voltigements  ou  virements  de  l'eaue  marine  et  des  ondes. 

(Ch.  Estienne.  Dlct.  LatinogalUcum^  1217  b.) 

Sociahle.  [XVP  s.  Amyot.  Fgrrhus,  18.] 

1552.  Sociabilis.  Qui  s'accompaigne  et  se  Joint  aiseement  a  un 
autre,  compaignable,  sociable,  associable. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Ijatinogallicum,  1220  b.) 

Solde.  [1611.  Cotgrave.] 

1568.  Les  autres  [compagnies]  qui  s'estoient  mises  ä  sa  solde, 
.  .  .  s'estoient  vilainement  revoltees  contre  luy. 

{F.  Guicciardin.  Hist.  d'ltalie,  trad.  H.  Chomedey,  269  a.) 

Solecisme.  [1530.  G.  Tory.  Champßeurg,  8  b.] 

1488.  Les  eloquentes  manieres  de  parier  ,  .  .  des  latins  difförent 
des  barbarismes  et  soloecismes,  c'est  ä  dire  de  la  vicieuse  latinite  et 
corruption  de  langaige  des  hommes  rüdes  et  mal  instruitz. 

{La  Mer  des  Histoires,  I,  91  c,  edit.  1491.) 

Solida irement.  [1596.  J.  de  Basmaison.  Cout.  d'Äuvergne^  dans  Delboulle. 
Becueil.] 

(Jugement  du  lOjuillet   1581,   dans  1596.  Guenoys.    Con- 
ference des  coustumes  .  .  .  de  France,  391  b.) 

Solide.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  fratic.-latiti.] 
1538.  Solidus.  Solide,  massif,  plein. 

(R.  Estienne.  Dict.  LatinogalUcum,  664  a.) 

Som2)fuosite.  [1512.  J.  Le  Maire,  dans  Delboulle.  Becueil-.] 
1488.  II  y  a  peche  en  sumptuosite  de  vestemens. 

[La  Mer  des  Histoires.  I,  24  b,  edit.  1491.) 

Sonorite.  [1554.  Ch.  Fontaine.  Quintil  Horatian,  dans  Delboulle,  Recueil.] 
1488.  ,Lequel   eigne  chantoit  par  teile  sonorite  et  melodie  qua 
tout  le  Circuit  y  prenoit  grande  plaisance. 

(La  Mer  des  Histoires.  II,  22  b,  ödit.  1491.) 


Specifique  Pour  l'Histoire  du  Fraugais  Moderne  1C5 

Soporatif.  [1586.  P.  Le  Loyer.  i//s^.  c^esspec^res,  dans  Delboulle.  lleciieil.] 
1580.  Les  herles  soporatives   sont  lu  mandrag-ore,  le  pavot,  .  .  . 
(Bodin.  Demonomanie,  233  a,  edit.  1582.) 

Sorbier.  [1557.  Ch.  de  L'Ecluse.  Hist.  des  lüantes^  510.] 

1553.  Les  autiques  .  . .  ne  tenoient  peu  de  compte  ...  du  Säule, 
du  Charme,  du  Sorbier  ou  Cormier,  du  Sureau,  et  du  Figuier. 

{Albert.  Ärchitecture,  trad.  I.  Martin,  28  a.) 

Sordide.  |XVI«  s.  Pare.  V,  27.] 

1503.  Se  asthas  est  sordide  je  y  adjouste  mel. 

{Le  Giädou  en  francoys^  223  b,  edit.  1534.) 

Sornette.  [1542,  dans  Du  Gange.] 

1538.  Faeetiae.  Railleries,  plaisanteries,  .  .  .,  sornette. 

(R.  Estienne.  Did.  Latinogallicum,  278  a.) 

Sortablement.  fXVI«  s.  Montaigne.  I,  1.] 

4  Febvrier   1583.    Mouseigneur,    le   sujet    de   cet   oeuvre  a   .  .  . 
sortablemejit  favorise  mes  desseins. 

(Pantaleon  Thevenin,  dans  La  Sepmaine  de  G.  de  Saluste,  235.) 

Souler. 

1546.  Asseurez  vous  que  vostre  corps  ne  sera  süffisant  ä  saouler 
la  bestialitö  des  Hongres,  qui  ont  conjur6  vostre  mort. 

{Palmerin  d'Olive,  172  b.) 
Soupape.  2.  [XVI«  s.  B.  Palissy,  137.] 

1547.  Les  boutz  d'embas  sont  eneloz  eu  certaines  Soupapes. 

( Vitruve.  Ärchitecture.,  trad.  L  Martin,  145  b.) 

Souriceau.  [1562.  Du  Pinet.  Rist.  nat.  de  Pline,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1552.  Musculus.  Petite  soris,  sorisseau^  petit  rat,  raton. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  848  a.) 

SousmaUre.  [1611.  Cotgrave.] 

1546.  Hypodidascalus.  Soubmaistre,  ung  second  maistre. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.,  603  b.) 
Soussigne. 

1568.  Une  bule  soubsignee  du  College  des  Cardinaulx. 

{F.  Guicciardin.  Hist.  d' Italic,  trad.  H.  Chomedey,  11  a.) 
Souvent. 

1501.   Voir  Rememorer. 

Specifique.  [1516.  Miroir  his/or.  de  France,  dans  Delboulle.  Recueil.] 
1503.  Une  propriete  occulte  et  spicifique. 

{Le  Guidon  en  francoys,  181  d,  edit.  1534.) 


Ißß  Hugues  Vagauay  Specifiqtiement 

Specifiquement.  [XVI®  8.  Montaigne.  III,  13.] 

1503.    Raisons    et    diffiuitions    essencialement    et    spScifiquement 

diifereus. 

{Le  Guidon  en  francoys,  101  a,  edit.  1534.) 

Speculum.  [XVl^  s.  Parc.  Introd.  2.] 

1503.  Instrument  dit  speculum  duquel  la  forme  est  en  regardant 
au  soleil,  comme  dit  Haly. 

(Le  Guidon  en  francoys,  222  a,  edit.  1534.) 

Spiritiieux.  [XVP  s.  Pare.  I,  lO.J 

1503.  Le   sang  eonteuu  en   ycelle  [artere]  est  plus  spumeux  et 

spiritueux  et  subtil. 

{Le  Guidon  en  francoys,  184  c,  edit.  1534.) 

Spoliaieur.  [1549.  U.  Estienne.] 

1488.  II  [Hismael]  fust  predateur  et  spoliateur  des  hommes  habitant 
ou  dösert  Pbaran. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  100  c,  edit.  1491.) 

Spumeux.  [XVP  s.  Pare.  YHI,  32.] 
1503.   Voir  Spiritueux. 

Squelette.  [1573.  Pare.  Monstres,  app.  2.] 

1552.  L'un   nous    renvoie   ä   un    dieu  Mercure   et  ä  sa  lyre  de 
quatre  ou  de  sept  cordes,  ou  au  scclefte  de  sa  tortue. 

(Pontus  de  Tyard.  Solifaire  second,  dans  ses  Discours  philo- 
sophiques^  41  b,  edit.  1587.) 

Stahle.  [1549.  R.  Estienne.] 

1523.  Le  fort  et  stable 

Larix  qu'est  bois  au  feu  impenetrable. 

{Parthenice  Mariane,  trad.  J.  de  Mortieres,  4  b.) 

StigmatizL  [1552.  Ch.  Estienne,  dans  Delboulle.  Eecueil.] 
1546.  Stigmaticus.  Fiatre,  stigmatize^  cicatrize. 

(ß.  Estienne.  Dict.  Latinügallicum,  1195  b.) 

Sto'ique.  [1520.  J.  Fabri.  Rhetor.,  dans  Delboulle.  Becueil.] 

1488.  II  y  eut  ung  aultre  philosophe  uomme  Dyogenes  qui  estoit 
stoique. 

{La  Mer  des  Histoires,  II,  26  a,  edit.  1491.) 

Sto'iquement.  [1570.  Cit^  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet,  dans  Delboulle.  Eecueil.] 

1555.  Proposition  .  .  .  vertueusement  et  sto'iquement  mouvante  la 

Vertu. 

(Billon.  Le  Fort  inexpugnable,  171  b.) 


Suffumigation  Pour  l'IIistoire  du  Frau^aia  Modeine  1G7 

Strictement. 

1503.  Tiercement  est  dit  aulcun  humeur  cru  strictement  pour  une 
espece  de  flegme  innaturel. 

(Le  Giiidon  en  francoys^  121  c,  6dit.  1534.) 

Stupefactif.  [XVIo  s.  Parö.  VII,  7.J 

1503.  Medecines  narcotiques  et  stupifaciives. 

{Le  Guidon  en  francoys^  99  b,  cdit.  1534.) 

Stupide.  [XVI«  s.  Rabelais.  IV,  12.] 

1503.  II  est  angoisseux  et  stupit. 

(Le  Guidon  en  francoi/s,  188  c,  cdit.  1534.) 

Suant.  [1549.  R.  Estieune.] 

1546.  Apres  le  souper,  .  .  .  entra  im  Escuyer  eu   la  salle,  tout 
suant  et  quasi  hors  d'aleiue. 

{Palmerin  d'Olive,  215  a.) 
Suavement.  [1549.  R.  Estienne.] 

1503.  Quant  tu  vouldras  desüer  tu  le  dois  faire  suavement. 

{Le  Gaidon  en  francoys,  165  b,  ödit.,  1534.) 
1523.  Amome  spiraut  Suavement. 

{Parthenice  Maria7ie,  trad.  J.  de  Mortieres,  37  b.) 

Subjectivement.  [Neologisme.J 

1503.   L'aposteme   subjectivement    premier    est  fait    es    membres 
consemblables  et  enipesche  l'operation  d'iceulx. 

{Le  Guidon  en  francoys^  78  c,  edit.  1534.) 

Subreption.  [1611.  Cotgrave.] 

1538.  Subreptio.  Subreption. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  681  b.) 

Suc.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  fran^.-latin.] 

1488.  Et  est  nommce  teile  laine  succide;  pource  que  eile  procede 
du  Suez  et  du  juz  d'icelluy  arbre. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  158  c,  6dit.  1491.) 

1538.  Succus.  Suc,  moile. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  685  a.) 

Suffumigation.  [1574.  J.-  Tigeon.   St.  Cypricn,  dans  Delboulle.   Eecueil.] 
1490.  De  commun  uscment  est  faicte  suffumigacion  avec  un  blanc 
de  la  döcoction. 

{Le  Guidon  en  francoys,  y  1  d.) 

1552.  Vaporatio.  Parfüm,  suffumigation.^  fomcntation,  estuvcment. 
(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  1350  b.) 


168  Hugiies  Vaganay  Sufftision 

Suffusion.  [XV P  s.  Pare.  XV,  34.] 

1490.  L'umeur  albug-inee  ...  est  pour  la  cause  de  plusieurs 
fantasies  semblables  et  suffitsions. 

{Le  Guidon  eti  francoi/s,  y  6  a.) 

Suinter.  [XVI«  s.  Pare.  VIII,  15.] 

1553.  Des  endroitz  .  .  .  les  autres  sont  secz  du  tout  et  arides, 
.  .  .  les  autres  quasi  tousjours  moyttes  et  suintans. 

{Albert.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  40  a.) 

Superstitieusement.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-lafin.] 

1520.  Ladeesse  Minerve  qu'il  jDomitian]  honoroit  superstitieusement. 

{Suetone,  trad.  G.  Michel,  273  b,  edit.  1541.) 
1546.  (II.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  1226.) 
1548.  (Tb.  Sebillet.  Art  Poetique,  p.  86,  edit.  Gaiffe.) 

Supplantateur.  [XVl*'  s.  J.  de  Maumont,  dans  Delboulle.  Becueil.] 

1488.  Jacob  ...  est  interprete  supplantateur  pour  ce  qu'eu  sa 
nativite  il  prist  la  plante  du  pie  de  son  frere. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  104  b,  edit.  1491.) 

Supportable.  [1572.  Amyot.  (Euvres  morales.  TranquilitJ  d'awe^  9.] 
1570.  Cela  seroit  aucunement  supportable. 

{La  Cite  de  Dien,  trad.  G.  Hervet.  I,  211  b,  C,  edit.  1578.) 

Suppuratif.  [XVI«  s.  Par6.  V,  10.] 

1503.    Les    medecins    et   cyrurgiens    doyvent    eviter    medecines 

suppuratives  et  saniatives  aux  apostemes  qu'ilz  sont  faitz  aux  parties 

spirituelles. 

{Le  Guidon  en  fraricotjs,  86  c,  edit.  1534.) 

Suppuration.    [1545.    G.   Gueroult.    Hist.    des  plantes,    dans    Delboulle. 
Reciieil.] 
1490.  Les  jeunes  mourent  dedans  sept  jours,  car  apoines  pevent 
atteudre  la  suppuracion. 

{Le  Guidon  en  francois^  g  6  a.) 

Supputer.  [1594.  Chronigue  bordelaise,  dans  Delboulle.  Becueil.] 

1570.  La  raison  des  temps  diligemment  suppiitee,  qui  est  conlenue 
en  l'histoire  des  temps,  monstre  que  Piaton  . .  .  nasquit  pres  de  cent 
ans  apres  [Hieremiej. 

{La  Cite  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  ed.  1578.  I,  234  b,  B.) 

Surdite.  [XVI«  s.  J.  Du  Bellay.  Jeux  rusfiques.] 

15  .  .  Oultre  plus  dict  Ypocras  au  quart  des  amphorismes  :  que 
a  quelconques  est  faicte  la  sourdite  survenante  les  egestions  felleuses 
la  sourdite  repose. 

{Le  Guidon  en  francoys,  285  d,  edit.  1520.) 


Susvientionne  Pour  l'Histoire  du  Fran^ais  Moderne  169 

Siiret.  [1560,  dans  Delboulle.  Ixecue'iL] 

1559.  La  greue  de  la  Dcnt  de  chien  Parnasaifiue,  est  desiccativc 
de  saveur  surette. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Matbee,  355  a.) 

Surgir.  1,  [1564.  J.  Thierry.  D/'ct.  franc.-latin.] 

2  Aoust  1553.  Pour  veoir  et  advertir  combien  de  voyles  peiiveut 
surgir  en  mer. 

{Alber f.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  74  a.) 

Surhumain.  [XVI«  s.  Montaigne.  II,  12,  cdit.  1595.] 

1584.  La   theorie  et  contemplation   des  eboses  divines  et  surhu- 
maines. 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraiid,  16.) 

1586.  Ils  [les  Juifs]  pouvoient  bien  penser  qu'il  y  avoit  quelque 
chose  de  surhumain  eu  luy  [Jesus  Cbrist.] 

(I.  Lambert.  Discours  evangeliques^  I,  167  a.) 

Surintendance.  [1606.  Nicot.J 

1556.  On  luy  donneroit  [ä  Narses]  une  surintendance  de  femmes 
pour  leur  distribuer  la  tascbe  de  leurs  fusees. 

{Deux  livres  de  Paul  jEmi/le,  trad.  S.  de  Montbiers,  35  a.) 
1584.  Ils  ont  cbarge  et  surintendance  sur  les  autres. 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  237  a.) 

Surintendant.  [1569,  dans  Bevue  historique.  XIX  (1882),  p.  15.] 

1556.  Le  Patrice  Aetius,  personnage  de  grande  valeur,  fut  ordonne 
surintendant  au  faict  des  guerres  de  Pempire. 

{Deux  liores  de  Faul  JEmyle,  trad.  S.  de  Montbiers,  4  b.) 

Surmontahle.  [1611.  Cotgrave.j 

1584.  La  vincible  et  surmontable  [ignorance]. 

[Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  37  b.) 

Surnatur el.  [XVI°  s.  Se  deduit  de  l'existence  de  Surnaturellement.] 

1552.  Science  universelle  des  choses  naturelles,   surnaturelles  et 
divines. 

(Pontus  de  Tyard.  Solitaire  premier,    dans  ses    Discours 
2)hilosophiques^  29  a,  cdit.  1587.) 

Susmentionne. 

1555.  La  susineniionnee  Koyne  de  Navarre. 

(Billou.  Le  Fort  inexpugnable,  34  a.) 


170  Hugues  Vaganay  Suturj 

Suture.  [XVP  s.  Pare.  IV,  43.] 

1555.  Qii'on  tue  lel  oyseaii  qu'on  voudra,  et  qu'on  luy  rascle 
diligemment  Tos  de  la  teste  . .  .  on  ne  luy  voirra  aucunes  coustures, 
ou  sutures  manifestes  au  test. 

(P.  Belon.  Histoire  de  la  nature  des  oyseaux^  38.) 

Symbole.  [XV1°  s.  Kabelais.  IV,  33.] 

1488.  Ceste  norme  fut  eu  grec  apjjellee  Symbole  qui  vault  autant 
en  frangoys  comme  morseau  ou  portion. 

{La  Mer  des  Histoires,  II,  75  d,  edit.  1491.) 

Symptomatiqiie.  [XV P  s.  Pare.  XX,  35.] 

1503.  L'accident  sinthomatique  douloureux. 

{Le  Guidon  en  francoys,  234  c,  edit.  1534.) 

Symptome.  [XVP  s.  Rabelais.  IV,  63.] 

1503.  Les  sinthomes  de  la  nuque  sont  semblables  aux  sinthomes 
du  cerveau. 

{Le  Giiidon  en  francoys,  139  c,  edit.  1534.) 

Synode.  [XVP  s.  Calvin.  Instit.  ehr.  IV,  VII,  8.] 

1519.  Le  sinode  Coustantinian  lequel  fut  faiet  par  les  Grecz. 
{B.  Platine.  Les  Vies,  155  b,  edit.  1551.) 

Sijnodique.  [XVIP  s.  Rohault.  Fhys.  dans  Richelet.] 

1556.  Le  mois  lunaire,  s'il  est  synodique,  [s'estendj  autant  que 
la  lune  demeure  ä  pysser  treize  signes  du  eiel. 

(Poutus  de  Tyard.  Discours  du   temps,   dans  ses  Discours 
philosophiques^  348  b,  6dit.  1587.) 

Systeme.  [1664.  Cureau  de  la  Chambre,  titre.'\ 

1552.  Je  suis  prest  de  vous  monstrer  la  composition  de  ce  Systeme. 
(Pontus  de  Tyard.  Solitaire  second,  dans  ses  Discours  philo- 
sophiques,  54  b,  edit.  1587.) 

Tacitement.   [XV«— XVI«  s.    0.   de   St.-Gelais.  Eneide.,    dans  Delboulle. 
Becueil.] 
1488.  Les  enfans   ont  baille  expressement  ou  tacitement  aulcun 
consentement. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  97  b,  edit.  1491.) 
Tarentelle. 

1553   La  musique  guerit  du  venin  des  Tarenfelles. 

(Albert.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  9  a.) 

Tavelure.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  franr.-latin.] 

1546.  Varietas.  Variete,  diversite,  bigarrure  de  couleurs,  tavelure, 

tacheture,  grivolure. 

(R.  Estienne.  Dict,  Latinogallicum,  1299  b.) 


Ternissure  Poiir  l'Histoire  du  Fran^ais  Moderuc  171 

1552.  Macula.  Tacbe,  maciile,  souilleure,  honnlssure,  tavelure. 
(Cb.  Estieiine.  Did.  Latinogallicum,  787  b.) 
1561.  La  Tavelure  ou  tacbes. 

{Zonare,  trad.  I.  de  Maumont,  457  A.) 

Temperament.  [XV!«  s.  Pare.  Introd.  4.] 

1559.  Entre  tels  mödicamens  le  Plantain  tient  le  principal  lieii. 
Ce  qiii  procede  i)ar  la  convenancc  et  mesiire  de  sou  temperament. 

(Dioscoride,  trad.  M.  Matbee,  193  b.) 

Temperatiire.  [1539.  R.  Estienne.  Dlcf.  franc.-lat/n.] 
1538.  Temperatura  ferri.  Temperatiire. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  701  b.) 

Temporaire.  [1589.  Saiut-Julien.  Meslanges  hist.  p.  141.] 
1556.  Autres  beures  sont  inegales,  temporaires. 

(Pontus  de  Tyard.   Discours  du  temps,  dans  ses  Discours 
philosophi'pies,  340  b,  edit.  1587.) 

Tenace.  [XVI°  s.  Pare.  XX,  27.] 

1501.  Cler  et  vif  enteudement,  tenace  memoire. 

(F.  Le  Roy.  Le  Livre  de  la  Femme  forte,  c  1  a.) 

Tinacite.  [1516.  Guill.Micbel.  Eghguesde  Virgile,  dansDelbouUe.  Recueil.] 
1488.  Claude  .  .  .  estoit   bomme   bien    civil,   doulx,    debonnaire, 
sage  et  discret,  mais  escbars  et  de  grande  teuacite. 

(La  Mer  des  Histoires.  11,  74  c,  edit.  1491.) 
1503.   Tenacite  et  viscosite. 

(Le  Guidon  en  francoys.^  121  c,  edit.  1534.) 

Tenancier.  [XVP— XVII«  s.  D'Aubigne.  Foeneste.  I,  1.] 

1596.  II  suffit  au   vassal  ou   tenancier^   se  trausporter  ;i  l'bostel. 
(Guenoys.  Conference  des  coustumes  . . .  de  France,  252  b.) 

Tension.  [XVI°  s.  Parö.  V,  3.] 

llliO.  Los  signes  conimuns  de  .spasme  sont   difficulte  de  mouve- 
meut  des  membres,  tencion  et  contraction. 

[Le  Guidon  en  francois^  k  5  a.) 
Tenuite.  [1526,  dans  Du  Gange] 

1490.  11  convieut  que  il  decline  i)lu8  ä  tenuite  et  ä  froideur. 

[Le  Guidon  en  francois,  e  4  b.) 

Ternissure.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  franr.-latiti.] 

1546.  Livor.  Couleur  retirant  sur  celle  d'une  meurtrissure,  ou  de 
plomb.   Ternissure. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  740  a.) 


172  Hiigiies  Vaganay  Terrassement 

Terrassenienf.  [XVI"  s.  Pasquier.  Recherches,  dans  La  Curne.] 

1547.  Que  ce  terrassement . . .  n'ayt  moins  de  six  doygtz  de  mesiire. 
( Vitruve.  Architecture,  trad.  I,  Martin,  102  a.) 
Terrasser.  2. 

1581.  Le  premier  assault  terrassa  plus  de  six  vingts  des  Protestans. 

{UHisfoire  de  France,  422.) 
Terreux. 

1553.  Les  ouvriers  oe  fönt  compte  de  toutes  pierres  trop  terreiises. 
{Albert.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  33  a.) 

Texture.  [1541.  J.  Canuppe,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1488.  En  Flandies  a  .  .  .  grans  ouvriers  en  l'art  de  lanifice,  de 
textures^  de  draperie. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  64  b,  edit.  1491.) 
1503.  Le  nerf  et  le  ligament  sont  divisez  en  plusieurs  villes  ou 
filz  desquelz  est  faict  une  texture  en  fasson  d'ung  filet. 

{Le  Guidon  en  francoys.^  36  d,  edit.  1534.) 

Theätral.  [1562.  Baston  de  la  foy.,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1520.  Jeu  de  la  herpe,  tragedies  et  saltations  et  danses  theatrallea. 
{Suetone,  trad.  G.  Michel,  196  a,  6dit.  1541.) 

Theorie.  [1611.  Cotgrave.] 

1584.  Voir  Surhuraain. 

Theriacal. 

1559.  Cestuy  cy  [Diptam]  se  met  .  .  .  dans  les  medecines  theria- 
cales,  qui  se  fönt  coutre  les  venins  des  serpens. 

{Bioscoride,  trad.  M.  Math^e,  263  a.) 

Theriaque.  [1611.  Cotgrave.J 

1559.  L'on  la  met  [l'herbe  du  Persil]  dans  les  mödicamens  sedatifs 

des  doleurs,  dans  les  theriagues,  et  dans  les   remedes  qui  se  fönt 

contre  la  toux. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  282  b.) 

Tigette.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frang.-latin.] 

1559.  Ses  tigettes  [de  l'herbe  ä  viu]  sont  fort  chargees  degrene, 
presques  semblables  ä  raisins  bien  pleins,  qui  ne  fleurissent  jamais, 
d'odeur  de  vin,  et  soef. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  313  a.) 

Timide.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1546.  Hz  conclurent  d'aller  sur  Constantinople  .  .  .  pour  n'estre 
ditz  .  .  .  trop  couards  et  timides. 

{Palmer in  d' Olive,  170  a.) 


Tracasser  Pour  l'Histoirc  du  Fran^ais  Moderne  173 

Timidement.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.'] 

ir)42.  Chascun  selou  l'iaterest  propre  usoieut  d'uucuus  audu- 
cieusement,  et  d'aiitres  timideeinent. 

{Dion  hisiorien,  trad.  Cl.  Deroziers,  G9  b.) 

Tintement.  [1539.  R.  Estienue.  Dict.  frang.-latin^ 

1490.  Ceulx  qui  compreignent  les  sons  fantastiqiies  pliivieux  et 
clers  et  sibleniens  ou  tintement  ont  ou  souffrent  per  mutaciou  d'oye- 
ment  comme  dit  Avicemie. 

{Le  Guidon  en  francois,  y  7  a.) 

Tirailler.  [apres  1576.  Baif.  Mimes,  dans  Delboiille.  ReciieiL] 

1574.  Jesus  Christ  portoit  sa  robe  deschiree  ;i  force  de  la  tii-ailler. 
{Guevare.  Mont  de  Calvaire,  trad.  Belle-Forest.  I,  117.) 

Tolerablement.  [1549.  R.  EstieDne.] 

1548.  (Th.  Sebillet.  Art  Poetigtw,  p.  19,  edit.  Gaiffe.) 

Topographie.  [XVI^  s.  Pasquier.  Recherches,  dans  Delboulle.  RecueiL] 

1553.  Je  n'ay  vouln  omettre  quelques  topographies  et  particuli- 
eres  descriptions  des  lieux  qui  m'ont  semble  memorables. 

(Belon.  Observations,  ä  4,  edit.  1588.) 
Torpeur.  [XVIIl«  s.] 

1488.  Par  torpeur  et  paresse  ilz  [les  hommes]  se  ennichilent  et 
deviennent  a  ruine  plus  que  par  exercitation  et  labour. 

{La  Mer  des  Histoires.  II,  50  c,  edit.  1491.) 

Torpille.  [1539.  R.  Estieune.  Dict.  framylatin.] 

1538.  Torpedo.  Une  sorte  de  poisson  qu'on  appelle  une  torpile. 
(R.  Estienne.  Dict.  Latinogalliciim,  712  a) 

Tortillement.  [XVI«  s.  Par6.  XH,  2.] 

1547.  Tortillemens  de  cordages. 

(Vitriwe.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  135a.) 

Tournebroche.  [1680.  Ricbelet.] 

1581.  Mesraes  ils  le  tenoient  lic  comme  un  chien,  et  luy  faisoient 
tourner  la  brocbe  .  .  .  Finalement  apres  l'avoir  fait  tournebroche  .  .  . 
l'estranglerent. 

{L'Histoire  de  France,  522.) 
Tourne-main.  [1611.  Cotgrave.] 

1583.  Dans  moins  d'un  tourne-main. 

{La  Sepmaine  de  G.  de  Saluste,  184,  edit.  1585.) 
Tracasser. 

14  .  .  {(Euvres  de  G.  Alexis,  ed.  Piaget-Picot,  t.  II,  p.  31G.) 


174  Hugues  Vaganay  Trachee  artere 

Trachee  arßre.  [XVI«  s.  Pare.  VI,  6.] 

1503.  Quant    il    est   necessite  de    transglutir  la  viande,   eile  [la 
vuula]  tombe  dessus  la  trachee  arüre  affin  que  la  viaude  n'entre  dedens. 

{Le  Guidon  en  francoys^  52  a,  edit.  1534.) 

Traotion.  [1611.  Cotg-rave.] 

1503.  Le  renvoyemeut  de  la  matiere  hors  du  corps  ...  est  ac- 
compli  . . .  par  voye  de  impulsion,  on  de  transmissioo,  ou  de  tradion. 

{Le  Guidon  en  francoys^  93  a,  edit.  1534.) 
Trafiqiieur. 

1550.  Je  suis  le  traßqueur  des  Muses 

Et  de  leurs  biens  maistres  du  tens. 

(Ronsard,  ödes,  27  b.) 
Tragicomique. 

1624.  (Le  Grand  Dictionnaire  des  Binies  francoises,  114  b.) 

Trainoir.  [1611.  Cotgrave.] 

1552.  Traba.  Une  sorte  de  charette,  un  trainoir,  une  traine,  un 

traineau. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Laünogallicum^  1324  b.) 

Transcendental.  [1704.  Trevoux.J 

1503.  Univocation  transcendentale. 

{Le  Guidon  en  francoys,  156  b,  edit.  1534.) 

Transcription.  [1584,  J.  Duret.  Cout.  du  Bourbonnais,   dans  Delboulle. 
Recueil.] 
1570.    C'est   une   chose  merveilleuse  k  dire,   quelle  variete  il  y 
avoit  en  ces  livres  .  .  .  comme  si  c'estoit  une  Interpretation,  et  non 
pas  une  transcription  d'une  copie. 

{La  Cite  de  Dieu.,  trad.  G.  Hervet.  I,  a  5  d,  D,  6dit.  1578.) 

Transparence.  [1578.  Belleforest.  Histoire  prodigieuse,  dans  Delboulle. 
RecueiL] 

1551.  La  terre  que  nous  cheminons  est  autre  chose  que  ciel,  et 
autre  ebose  l'aer  qui  circuyst  et  environne  ces  transparences  et  ceste 
tönebrosite. 

{Les  Dialogues  de  M.  Speron  Sjjerone^  trad.  C.  Gruget,  17  a.) 

1559.  L'huylle  crasse  se  juge  par  sa  viseosite,  et  la  subtile  par 

sa  transparence. 

{Dioscoride.,  trad.  M.  Matbee,  31  b.) 

Iranspiration.  [1541.  J.  Canappe,  dans  Delb.  Rec\ 

1503.  Tel  repercussif  applique  sus  la  cbair  contuse  sera  cause 
de  retenir  le  sang  illec  et  prohibant  la  resolution  et  transpiration 
dudict  sang  conculqne. 

{Le  Guidon  en  francoys,  180  d,  edit.  1534.] 


Tremhlotant  Pour  l'Histoire  du  Fian^ais  Moderne  175 

Transpirer.  [XVI«  s.  Pare.  XVI,  lt.] 

1503.  Lti  matifere  assemblee  dedans  le  uerf  coiivenablcment  iie 
se  peult  transpirer  ne  resouldre  coinine  fait  aux  aiiltrcs  ])laies. 

(Le  Guidon  en  francoys,  201  b,  edit.  1534.) 

Transplanter.  [1564.  J.  Thierry.  Dict.  frcmr.-latin.] 

1528.  [Laictues   soutj   en  febvrier   sernees   pour  les  transplanter 
en  avril. 

[Platine  de  honneste  volupfe,  trad.  Chrispol,  39  d.) 
1552.  Transducere  arbores.  Trausposer  et  planter  de  lieu  en  aiitre, 
transplanter. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  1327  b.) 
1559.  Le   Panaees   Heraelien  ...  est   transplante   en   pliisieurs 
jardins  d'Italie  par  singularite. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  274  a.) 

Transposition.  [XVI«  s.  Pare.  IV,  6.] 

1488.  Les  aultres  [moiistres]  ont  transfiguratiou  et   transposition 
de  lieu. 

[La  Mer  des  Histoires.  I,  34  b,  6dit.  1491.) 
1503.  Et  n'est  aultre  chose  recursus  sinon  transposition. 

(Le  Giddon  en  francoi/s,  93  a,  edit.  1534.) 
1559.  Le  vray  Asaron  c'est  l'herbe  que  en  vulgaire  l'on  nomme 
Cabaret,  par  uuc  transpositioti  de  lettre,   comme  si  Ton  voiiloit  dire, 
Bacchar. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  13  b.) 

Transversal.  [XVI«  s.  Pare.  I,  8.] 

1503.  Deux  muscles  transversaulx. 

{Le  Guidon  en  francoys,  48  c,  edit.  1534.) 

Transversalement.  [XVIe  s.  Pare.  I,  8.] 

1490.  La  ratelle  .  .  .  embrace  transversallement  restomac. 

{Le  Guidon  en  francois,  c  8  d.) 
Transverse.  [XVI«  s.  Pare.  I,  1.] 

1503.  Quatre  positioiis  des  muscles   sont,   c'est  assavoir  droicte, 
trayisverse  et  deux  obliques. 

{Le  Guidon  en  francoys.,  30  c,  edit.  1534.) 

Tremhlotant.  [XVI°  s.  Pare.  XVIIl,  41.] 

1557.  Mouvement,  duquel  ila  vont  tremhlotant  continuellement. 
(Pontus  de  Tyard.  Le  Premier  Curieux,  dans  sen  Discours 
philosophiques,  251  b,  6dit.  1587.) 


176  Hugues  Vaganay  Tremhlotement 

Tremblotement.  [XVI«  s.  Pare.  XX  bis,  6.] 

1553.  Cest  estomac  .  .  .  par  fois  agit^  d'un  tremblotement   dous. 
(Miiret,  daus  Les  Amonrs  de  Ronsard,  27.) 

1585.  L'assidu  tremhlotement  des  fueilles. 

(P.  Thevenin,  dans  La  Sepmaine  de  G.  de  Sahiste,  288.) 

Trepan.  [XVP  s.  Pare.  III,  3.] 

1490.  Les  propres  [instrumens]  sont  comme  trepanes  k  la  teste. 

{Le  Guidon  en  francois,  a  3  e.) 

Triangulaire.  [1530.  G.  Tory.  Ckampßeury.  dans  DelbouUe.  Recueü.] 

1488.  Ceste  cite  d'Acre  est  garnie  de  murs  merveilleux,  de  tours, 
fossez  et  barbacanes  inexpugnables  ayant  forme  triangulaire  comme 
ung  bouclier  et  escu. 

{La  Mer  des  Histoires.  l,  143  a,  edit.  1491.) 

1503.  Les  ungs  [musclesj  sont  de  figure  triangulaire. 

[Le  Guidon  en  francoys.,  37  b,  edit.  1534.) 

Tribunat.  [XVI«  s.  Amyot.  Marius,  4.] 

1520.  Les  sentteurs  petiteurs  du  tribunat. 

{Suetone,  trad.  G.  Michel,  64  b,  edit.  1541.) 

Triennal.  [1584.  J.  Duret.  Coufusmes  du  Bourbonnais,   dans  Delboulle, 
RecueiL] 
1552.  Trienniiim.  L'espace  de  trois  ans,  espace  triennal. 

(Ch.  Estienne.  Dlct.  Latinogallicum^  1334  a.) 

1574.  Les  Thebains  de  trois  ans  en  trois  ans  celebroient  les 
sacres  ä  Bacchus,  .  .  .  lesquels  .  .  .  ont  este  appellez  .  .  .  ä  raison 
des  annees  Trieteriques  ou  triennaux. 

{La  Cite  de  Dieu,  trad.  G.  Hervet.  I,  206  b,  B,  6dit.  1578.) 

1.  Triplement.  [XVI«  s.  Pare.  XV,  28.J 

1490.  La  cause  d'estiomenus  est  la  destruction  de  la  vie  au 
membre  et  est  faicte  triplement. 

{Le  Guidon  en  francois,  e  6  a.) 
Troesne. 

1546.  Ligustrum.  Du  troesne. 

(R.  Estienne,  Dicf.  Latinogallicum^  735  a.) 

Troisihnement.  [1690.  Furetifere.] 
1584.  Voir  Cinquiemement. 

Trompeteur.  [1611.  Cotgrave.] 

1552.  Tubicen.  Un  trompeteur. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  1338  a.) 


üniformement  Pour  l'Histoiie  du  Fran^ais  Moderne  177 

Trophee.  [XV«— XVI«  s.  0.  de  St-Gelais.  Eneide,  dans  Delboulle.  Recueil] 
1488.  Les  filz  de  victoiie  sont  pompe,  troplUe  et  triumphe. 

{La  Mer  des  Hystoires.  l,  47  a,  6dit.  1491.) 

Tropologique.  [XVI«  8.  Rabelais.  III,  38.) 

14  .  .  {(Euvres  de  G.  Alexis,  M.  Fiaget-Picot,  t,  I,  p.  340.) 
1488.   S'il  est  pris   pour  la  vie  active  et  contemplative,   c'est   le 
sens  tropologique  et  inoral. 

{La  Mer  des  Hystoires.  l,  1  b,  6dit.  1491.) 

TuUreux.  [XVI«  s.  Pare.  Lntrod,  21.] 

1490.  Apres  consid^re  sa   face  [du  lepreux]   ses  ßourcillez   s'ilz 
sont  despillez  et  tuberoux. 

{Le  Guidon  en  francois^  s  7  d.) 

Tuherosite.  [XVI«  s.  Pare.  I,  8.] 

1503.    Le   premier    [signe   öquivoeque  de  lepre]   est  duresse    et 
tubirosite. 

{Le  Guidon  en  francoys,  241  d,  6dit.  1534.) 

Tuf.  [XVI«  8.  Rabelais.  II,  30.] 

1530.  Quant  ilz  sont  approehez  de  celle  masse,    ilz  en  couppeut 
avec  coingnees,  comme  l'ou  feroit  d'ung  tuf  ou  d'une  pierre  moUe. 

{Diodore,  trad.  Cl.  de  Seyssel,  79  b.) 

Turpitude.  [1552.  Ch.  Estienne,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

14  .  .  {(Eiwres  de  G.  Alexis,  Sd.  Piaget-Picot.,  t.  FI,  p.  19.) 
1488.  Ou  saerifice  dudit  Bachus  .  .  .  pour  les  turpitudes  et  des- 
honnestetez,  qui  s'i  faisoyent,  le  Söuat  fist  inhibitiou  et  deffense  de 
non  plus  ainsy  sacrifier. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  50  b,  edit.  1491.) 
Typographique. 

1560.  Le  louable  exercice  de  nostre  vacation  Typographique. 
{Chroniques    de    Zonare,    trad.  I.   Millet.  I   „L'Imprimeur 
[Mace  Bonhome]  aux  Lecteurs  benevoles".) 

JJlcereux.  [1554.  B.  Aneau.  Tresor  de  Evonime,  dans  Delboulle.  Eecueil.] 
1490.  Et  [consid^re  bien]  s'il  [le  lepreux]  est  rougneux   et  j)lain 
de  prurit  serpigineux  et  tilcereux. 

{Le  Guidon  en  francois,  s  8  a.) 

üniformement.  [1530.  G.  Tory,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1503.  Le  flegme  .  .  .  demeure  six  beures  in  falsa  quiete  et  le 
sang  üniformement  tousjours. 

{Le  Guidon  en  francoys,  85  b,  6dit.  1534.) 

Romanische  Forschungen  XXXII.  12 


178  Hugues  Vaganay  ünivocation 

TJnivocation. 

1503,  Nous  avons  ünivocation  logicale,  phisiquale  et  metaphisiquale. 
{Le  Guidon  en  francoys^  156  b,  6dit.  1534). 

Univoque.  [XV® — XV!®  s.  J.  Le  Maire,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1503.  Le  terme  analogue  est  moyen  entre  Vunivoque  et  l'equivoque. 
{Le  Guidon  en  francoys,  156  b,  edit.  1534.) 

Uranoscope.  [1597  „oiiranoseope".  G.  Bouchet.  Serees.  II,  p.  17.] 

1591.  PoissoDS  .  .  .  comme  .  .  .  Saragon,  Canthare,  Uranoscope^ 

et  autres. 

(S.  Goulart.  Commentaires  sur  la  Sepmaine,  335.) 

Usuellement. 

1559.  La  grene  [de  la  poivrette]  se  met  usuellement  dans  le  pain. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  291  a.) 

üsufruitier.  [1611.  Cotgrave.] 

1552.  Fructuarius.  Usufruictier,  qui  ha  Fusufruict  de  quelque 
chose,  qui  ha  droiet  d'en  preudre  et  cueillir  les  fruicts,  la  propriöte 
appartenant  ä  un  autre. 

(Ch.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  382  b.) 

Usurairement.  [1690.  Furetiere.] 

1584.  Biens  .  .  .  usurairement  aequis. 

(Benedieti.  Somme  des  pechez,  706,  edit.  1595.) 

Usure  2.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  franr.-latin.] 

1538.  Attritus  calceamentorum.  Usure  de  souliers. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  77  a.) 
VariabilitS. 

1530.  Si  pourroit  quelcun  raisonnablement  en  ce  cas  recongnoistre 
la  variabiliti  et  inequalite  de  fortune. 

{Diodore,  trad.  Gl.  de  Seyssel,  97  b.) 

Varicose.  [1541.  J.  Canappe,  dans  Delboulle.  Recueil.] 

1490.  Hernia  carnosa  .  .  .  est  dit  .  .  .  selirotique  comme  varicose 

qui  est  nom  nouveau. 

(Le  Guidon  en  francois,  i  2  b.) 

VegStant.  [1636.  Descartes.  Mith.  V,  4.] 

1557.  La  puissance  vegetante  est  infuse  dans  les  plantes. 

(Pontus  de  Tyard.  Le  Premier  Curieux,  dans  ses  Discours 
philosophiques,  204  a,  edit.  1587.) 

Vehemence.  [1504.  J.  Le  Maire,  dans  Delboulle.  EecueiL] 
1488.  La  vehemence  des  passious. 

{La  Mer  des  Eistoires.  I,  96  b,  6dit.  1491.) 


Verseur  Pour  l'Histoire  du  Frangais  Moderne  179 

Veineux.  [XVP  s.  Parö.  U,  11.] 
1559.  Un  boys  veneux. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Math^e,  18  a.) 

Vendangeur. 

1546.  Legulus.  Cueilleur,  ou  vendangeur. 

(R.  Estienne.  DicL  Latinogallicum.,  752  b.) 

Veneneiix.  [1552.  Ch.  Estienne,  dans  DelbouUe.  Recueil.] 

1503.  En  uostre  corps  se  peult  engendrer  chose  veneneuse  ainsi 
que  dit  Avicenne. 

(Le  Guidon  en  francoys,  109  d,  edit.  1534.) 

1549.  Contre  vous  sa  langue  veneneuse 
Objecte  chose  excecrable  et  honteuse. 

(Ovide.  Metamorphose,  trad.  F.  Habert,  B  4  a.) 

Ventricule.  [XVI«  s.  Pare.  II,  12.] 

1503.  Ou  sinistre  ventricule  du  eueur  sont  engendrez  les  esperitz 
de  vie. 

{Le  Guidon  en  francoys^  184  a,  edit.  1534.) 

Ventru.  [1552.  Ch.  Estienne,  dans  DelbouUe.  BecueiL] 

1490.  La  secoude  [maniere  de  appareiller  les  corps  mors]  est  la 
plus  propre  pour  les  gras  et  vetitrus. 

{Le  Guidon  en  francois,  V  3  c.) 

Verdet.  [XVI«  s.  L.  Guyon,  dans  DelbouUe.  BecueiL] 
1503.  Humeur  .  .  .  semblable  au  verdet. 

{Le  Guidon  en  francoys,  117  a,  edit.  1534.) 

Verdissant.  [XVIIl«  s.  Beaumarchais.  Mar.  de  Figaro.  1,  2.] 

1550.  Les  honneurs  de  la  pröe, 
Des  beaus  prez  l'honneur  verdissant. 

{ödes  de  Ronsard,  84  a.) 

Veridique.  [XV® — XVP  s.  J.  Le  Maire,  dans  DelbouUe.  BecueiL] 

1488.  C'est    uue  plannte  veridique  signifiant  gaing,  joye,    bonne 
fortune,  et  f^licit6. 

{La  Mer  des  Histoires,  I,  43  b,  edit.  1491.) 

Vermiculaire.  [XVI«  s.  Pare.  IV,  40.] 
1559.  La  Styrax  vermiculaire. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee,  51  a.) 

Verseur.  [1552.  [Sic!  lire  1582]   Virgile,  trad.  R.  et  A.  D'Aigneaux,  dans 
DelbouUe.  BecueiL] 

1547.  L'Aquarius    ou  verseur   d'eau   est    audessus   de    la    teste 
d'icelluy  Pegasus. 

( Vitruve.  Architecture^  trad.  I.  Martin,  128  a.) 

12* 


180  Hugues  Vaganay  Versißcateur 

Versificateur.  [1545.  A.  Le  Magon.  Decameron,  dans  Delboulle.  RecueiL] 
1488.  En  la  preseuce  de  Alixandre  vint  une  fois  aulcun  versi- 
ßcateur. 

(La  Mer  des  Histoires.  II,  25  b,  edit.  1491.) 

Versification.  [1680.  Richelet.] 

1548.  De  la  Homere,  de  la  Hesiode,   de  la  Pindare  resentirent 
entre  les  Grecz  admiration  et  louenge  de  leur  divine  versification. 
(Th.  Sebillet.  Art  poStique,  p.  13,  edit.  Gaiffe.) 

Vert^bre.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1503.  Coneavitez  dictes  pixides  ou  boetes   esquelles  sont  receuz 
les  boutz  des  os  des  cuisses  ditz  vertebres. 

{Le  Guidon  en  francoys^  67  d,  edit.  1534.) 

Vertement.  [1611.  Cotgrave.] 

1583.  Avec  le  temps  le  jus  vertement  aigre 

Se  fait  moust,  le  moust  vin,  et  le  bon  vin  vinaigre. 

(La  Sepmaine  de  G.  de  Saluste,  119;  edit.  1585.) 

Vertical.  [1557.  J.  Bassantin.  Astron.  Discours.,  dans  Godefroy.  Compl.] 
1556.  Les  jours  .  .  .  sont  de  plus  admirable  mesure  ä  ceux  qui 
ont  le  Pole  vertical. 

(Pontus  de  Tyard.  Discours   du  tetnps.,  dans  ses  Discours 
philosophiques,  343  a,  edit.  1587.) 

Vertigineux.  [XVI«  s.  Pare.  XXIII,  36.] 

1503.  Les  maniaques  et  scotomiques  et  vertigineux. 

(Le  Guidon  en  francoys,  304  c,  ^dit.  1534.) 
1572.    Ils   deviennent    vertigineux,    tornans    et    rollans    tousjours 
les  yeux. 

{Comm.  deMatthiolus  sur  Dioscoride,trad.'DwYmQi,h^A3i.) 

Visication.  [XVI«  s.  Pare.  XV,  26.] 

1490.    Les    signes  de   charboncle    qiii    commence   sont    rougeur, 
brumeur,  citrinite,  durtö  ...  et  vesication  ä  l'environ. 

(Le  Guidon  en  francois,  e  4  b.) 

Vestibüle.  [XVn«  s.  Saci.  Bible,  Jeremie.  XXXVIII,  28.] 
1553.   Vestibüle,  que  nous  disons  avantportail. 

[Albert.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  188  a.) 

festige.  [1552.  Ch.  Estienne,  dans  Delboulle.  Becueil.] 

1488.  Ouquel  mont  [de  Thabor]  sont  aujourd'uy   veu  les  vesfiges 
de  trois  tabernacles,  qui  a  Tappetit  de  sainct  Pierre  avoyent  este  fais. 
(La  Mer  des  Histoires.  I,  148  a,  edit.  1491.) 


Virevolter  Pour  l'Histoire  du  Fran^ais  Moderne  i8i 

1501.  Par  les  cieatures  aiusy  que  i)ar  auchuns  degrez  et  vestiges 
on  vieut  a  la  congnoissance  du  Createur. 

(F.  Le  Koy.  Le  Livre  de  la.  Femme  forte,  c  6  a.) 
1543.  Tu  as  cousiderc  les  vestiges  de  mes  piedz. 

[Hetires  de  N.  D.,  trad.  G.  Cailleau,  124  a.) 
1551.   Infortunez,    lesquelz   .  .  .   consomment    leur  vie  en   triste 
ojsivete,  laissaiit  d'eulx  telz  vestiges  en  la  memoire  des  hommes,  que 
le  vent  qui  soufle,  en  laisse  parmy  Taer. 

{Les  Dialogues  de  m.  Speron  Sperone^  trad.  C.  Gruget,  43  a.) 

Viahle.  [1549.  R,  Estienne.  Dict.  franc.-latin.] 
1546.  Foetus  vitales.   Viables. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  540  b.) 

Vicegerent.  |  Neologisme.] 

1488.  Legatz  apostoliques  vicegh-entz  du  Sainct  Pfere. 

{La  Mer  des  Histoires.  IT,  125  d,  6dit.  1491). 

Vieillissont.    [1626.    Simon    d'Olive,    Actions  forenses,  dans   Delboulle. 
Recueil.] 

1523 Tout  homme  absent 

Certainement  au  monde  vieillissent 
Grans  miracles  renouvelle  et  excite. 

{Parthenice  Mariane,  trad.  J.  de  Mortieres,  42  a.) 

Vigilant.  [XVI®  s.  Loyal  serviteur.  I,  20.] 

1488.  Le  premier  [filz  de  Judas]  nomme  Her  est  interprete  vigilant. 

{La  Mer  des  Histoires.  1,  118d,  6dit.  1491.) 
1523.  Voir  Acerbe. 

Viperin.  |1611.  Cotgrave.] 

1584.  Geste  infortunee  race  est  pire  que  la  semence  viperine  des 
idolatrcs  et  Payens. 

{Guevarre.  Epistres  dorees.  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  117  a.) 

Virement.  [1549.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1546.  Gyrus.  Ung  tournoyement  et   entortillement,   comme  d'ung 
serpent  qui  se  plie  en  rond,  tour,  circuit,  revolution,  virement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum.,  580  b.) 

Virevolter.  [1611.  Cotgrave.] 

1584.  Comme  eile  [Fortune]  est  oru^e  de  l'ineonstance  feminine, 
.  .  .  eile  virevolte  et  tourne  la  roüe  continuellement. 

{Guevarre.  Epistres  dorees.,  IV,  trad.  J.  de  Barraud,  115  a.) 


\Q2  Hugues  Vaganay  Virgule 

Virgule.  [1552.  Ch.  Estienne.  Dict.  Frangois.] 

1550.  Quand  tels  Grimmaus  De  reprenüent  d'un  poeme  que  telles 
choses;  oa  .  .  .  une  virgule  pour  un  point,  ou  l'orthographe,  lors  le 
Poete  se  doit  assurer  d'avoir  bien  dit. 

(Ronsard.  Avertissement  au  Lecteiir,  dans  ses  Ödes.) 

Virilite.  [1493.  J.  Meschinot.  Lunettes  desprinces,  dans  Delboulle.  Becueil.] 
1488.  En  chaseune  des  quatre  aages  nous  laissons  Dien,  c'estas- 
savoir  en  jeunesse,  en  adolescence,  en  gravitö  ou  virilitS,  et  en  viellesse. 
{La  Mer  des  Histoires.  I,  18  c,  edit.  1491.) 

Virtuel.  [XVEI«  s.  Logique  de  Port-Rot/al.] 

1503.  Et  ce  fault  entendre  tant  de  la  chaleur  actuelle  que  de  la 
chaleur  virtuelle  et  potentialle. 

{Le  Guidon  en  francoys^  200  a,  edit.  1534.) 

Virtuellement.  [1680.  Richelet.] 

1503.  Nous  disons  que  le  soleil  qui  conserve  toutes  les  choses 
de  ce  monde  est  semblable  ä  tous  virtuellement. 

{Le  Guidon  en  Jrancoys,  148  d,  edit.  1534.) 

Virulence,  [1550.  Herve  Fierabras.  Methode  chiriirgicale^  dans  Delboulle. 
Becueil.] 
1503.  Pustule  signifie  aposteme  auquel  se  trouve  aulcune  ulce- 
ration  ou  corrosion  gettent  aucune  virulence. 

{Le  Guidon  en  francoys,  107  d,  edit.  1534.) 

Virulent.  [XVI«  s.  Pare.  VI,  21.] 

1490.  Lac  virginal  ä  embellir  et  desseicher  les  pustuUes  virulentes 
et  ä  destruire  les  lentilles. 

{Le  Guidon  en  francois,  0  7  d.) 

Vitre.  [XVI«  8.  Par6.  XVRI,  80.] 
1490.  L'umeur  vitrie. 

[Le  Guidon  en  francois,  y  6  a.) 

1523.  Et  les  nymphes  closes  faisoient  entrees 

Pour  le  grant  froit  soubz  leurs  maisons  vitrees. 

{Parthenice  mariane,  trad.  J.  de  Mortieres,  59  a.) 

Vitrifier.  [1558.  Bonaventure  Des  Periers.  Nouvelles.  14.J 

1553.  Aucuns  veulent  avoir  leurs  briques  ou  quarreaux  couvertz 
de  plomb  vitrifie. 

{Albert.  Architecture,  trad.  I.  Martin,  31  b.) 
1553.  La  pierre  .  .  .  trop   moytte  de   sa  nature  .  .  .  se  vitrifie., 
ou  reduyt  en  verre  dedans  le  four. 

{Ibid.,  33  a.) 


Yeuse  Pour  l'Histoire  du  Frangais  Moderne  183 

Vivacite.  [1512.  J.  Le  Maire,  dans  Delboulle.  Becueil.] 

1488.  Qui  considöreroit  en  Demostenes  la  vigueur  et  vivacite  de 
ses  yeulx,  son  terrible  visage,  .  .  .  il  pourroit  juger  que  son  oeuvre 
estoit  parfaicte. 

{La  Mer  des  Histoires.  E,  28  c,  edit.  1491.) 

Vivifique.  [XVI«  b.  Rabelais.  III,  prologue.] 

1503.  Quant  il  default  ITime  est  separee  du  corps  parquoy  eile 
est  appellöe  chaleur  vivißque. 

{Le  Guidon  en  francoys,  25  b,  edit.  1534.) 

Vocahle.  [XVI«  s.  Rabelais.  V,  45.] 

1548.  (Th.  Sebillet.  Art  PoHique,  p.  17,  4dit.  Gaiffe.) 
1550-  Ici  par  un  elegant  et  propre  vocahle  le  poete  appelle  les 
hommes  journaliers. 

(I.  M.  P.,  dans  Ödes  de  Bonsard^  161  a.) 
1552.  Je  semblerois  oisivement  .  .  .  parier,  vous  reniplissant  les 
oreilles  du  vocahle  Grec  ApoUon. 

(Pontus  de  Tyard.  Solitaire  premier,  21  a,  edit.  1587.) 
Voltigeatit. 

1584.  Papillen  voltigeant  autour  de  la  ehandelle. 

(Benedicti.  Sotnme  des  pechez,  17,  edit.  1595.) 

VoUigement.  [1562.  DuPinet,  Eist.  «a^.  c?e  P/me,  dans  Delboulle.  RecueiL] 
1546.  Anfraetus    levioris   equi.    VoUigement,   quand   ung    cheval 
tourne,  court  puis  gä  puis  la,  contournement. 

(R.  Estienne.  Dict.  Latinogallicum,  445  a.) 

Volnbilite.  [XV«— XVI«  s.  Cl.  de  Seyssel,  Succes.  d'Alex.] 

1488.  Aulc'uns  ont  dit  que  les  dictes  eaues  sont  lä  sus  ä  refri- 
gerer  la  cbaleur  proeedente  de  la  volnbilite  et  motion  du  ciel  firoaa- 
ment,  ce  qu'il  ne  semble  pas  vray. 

{La  Mer  des  Histoires.  I,  3  c,  edit.  1491.) 

Vulgaire.  [1539.  R.  Estienne.  Dict.  frang.-latin.] 

1488.   Et  puis  ou   vii«   an  fut   en  Iherusalem  trouvee  l'edition  et 

translation  vulgaire,  de  laquelle  est  le  translateur  ignore,  parquoy  est 

d^nomme  Edition  vidgaire. 

{La  Mer  des  Histoires.  II,  36  c,  ^dit.  1491.) 
Xerophagie. 

1586.  Ils  apelloient  les  eatholiques  d'allors  Xerophagie^  c'est  ä 

dire  personne  qui  ne  veut  que  des  cboses  secbes. 

(I.  Lambert.  Discours  evangeliques.  I,  7  b.) 

Yeuse.  [1600.  0.  de  Serres.  VII,  9.] 

1559.  Le  Fau  et  \  Yeuse  s'anuonibrent  es  especes  du  chesne,  et 
sont  de  semblable  vertu. 

{Dioscoride,  trad.  M.  Mathee^  89  b.) 


184  Hugues  Vaganay  Zoile 

Zagaye. 

1568.  Il  fut  finalement  ...  tue  d'un  coup  de  zagaye. 

{F.  Guicciardin.  HisL  d^Italie,  trad.  H.  Chomedey,  132  a.) 

Zoile.  [1620.  Chron.  de  Bordeaux,  dans  Delboulle.  ßecueil.] 
1553.  Les  mordantes  tenailles  de  l'injurieux  Zoile. 

(G.  Gueroult,  dans  Revue  d'Histoire  de  Lyon,  t.  IX  (1910), 
p.  50.) 
1555.  Ocieux  et  beaudiseur  Zoyle. 

(Billon.  Le  Fort  inexpiignahle,  163  b.) 

1579.  Si  le  Zoile  esmeu  en  vomit  ses  escumes. 

(J.  Filleau.  La  S.  Bible  reduicte  en  Epitome.^  a  7  b.) 

1580.  Les  jugemena  de  plusieurs  Zolles,  oisifs  reprenans. 
{Paternelles  remonstrances  .  .  .  de  Bastle^  trad.  P.  Moreau, 

episfre.) 
1582.  La  mesdisance  d'un  desgoute  Zoile. 

{La  Muse  chrestienne,  a  3  b.) 
1584.  Je  sgay  qu'il  ne   manquera   point  de  Zolles.,  d'Äristarques 
et  de  Sycophantes. 

{Benedicti.  Somme  des  pechez^  a  2  a,  edit.  1595.) 


LE  CONCUEILLEUR 

AUX  LECTEURS 

BENEVOLES. 

SALUT. 

Comme  de  tout  temps  noz  desseings  n'oot  tendu  ä  autre  but  siuon 
ä  celuy  qui  concerne  la  cougnoissance  de  la  Langue  frangoyse,  et  pioffict 
des  Professeurs  d'icelle,  en  quelque  genre  de  Diseipiine  que  ce  soit: 
Aussi  nostre  labeur  n'y  a  este  restlf,  et  moins  uostre  diligence  espargnöe. 
Parquoy  (Amys  Lecteurs)  nous  presentous  a  voz  debonnaires  yeux  ces 
Nottes  pour  seruir  ä  FHystoire  du  Fran^oys  d'auiourd'huy,  disposees 
suyuant  Tordre  alphabetique.  Vous  supplians  les  receuoir  auee  si  bon 
oeil  que  toutes  choses  bonnes  meritent,  vous  priaus  aussi  que  lä  ou  se 
presenteroient  quelques  fautes  d'Impression,  de  les  couurir  benignement 
Selon  voz  prudences  :  considerans  que  tout  homme  est  subiect  ä  faillir. 
Promettant  ou  en  eest  endroict  congnoistrons  vous  avoir  pleu,  que  serons 
excitez  de  plus  fort  ä  perseuerer  ä  vous  offrir  choses  de  mcsme  estophe, 
pour  tousiours  de  bien  en  mieux  insinuer  l'obligation  qu'auons  k  vous 
et  ä  voz  semblables :  ausquelz  nous  prions  le  Dieu  treshaut  vouloir 
conseruer  en  prosperite  le  louable  vouloir  qu'ilz  out  ä  la  vertu,  et  aux 
bonnes  Lettres.    A  Dieu. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema 

del  Cid. 

Von 
Johannes  Adam. 


Einleitung. 

Im  Jahre  1879  veröffentlichte  Karl  Vollmöller  seine  Textaus- 
gabe des  Poema  del  Cid,  die  erste,  die  den  modernen  Anforde- 
rungen, soweit  es  damals  möglich  war,  entsprach.  Glossar  und  An- 
merkungen sollten  nach  dem  Vorwort  alsbald  folgen,  sind  aber  bis 
jetzt  noch  nicht  erschienen.  Aufgabe  der  vorliegenden  Arbeit  soll  es 
nun  sein,  dem  bestehenden  Mangel,  zum  Teil  wenigstens,  abzuhelfen. 
Dies  schien  um  so  angebrachter,  als  in  der  Tat  noch  kein  eingehendes 
Glossar  zu  dem  Poema  existiert.  Andrerseits  hat  sich  gerade  in  den 
letzten  Jahrzehnten  eine  beträchtliche  Anzahl  von  Gelehrten  sehr  ein- 
gehend mit  dem  Gedichte  beschäftigt,  wobei  manches  textliche  Rätsel 
gelöst  wurde.  Es  dürfte  daher  von  einigem  Interesse  sein,  sich  über 
die  Fortschritte,  die  die  textkritische  Forschung  bisher  gemacht  hat, 
klar  zu  werden. 

Als  Grundlage  für  die  Arbeit  diente,  nicht  ohne  Absicht,  die  er- 
wähnte Ausgabe  von  Vollmöller.  Zwar  sind  seit  1879  bereits  vier 
weitere  Ausgaben  zu  verzeichnen,  nämlich  die  von  Bello,  Lidforss, 
Huntington  und  Menendez  Pidal,  doch  schien  keine  von  diesen 
sich  für  die  Zwecke  des  Glossars  sonderlich  zu  eignen:  Die  kritische 
Auegabe  Beilos  entfernt  sich  in  dem  Bestreben,  den  nach  des  Ver- 
fassers Ansicht  ursprünglichen  Vers  des  Gedichtes,  den  Alexandriner, 
wieder  herzustellen,  oft  allzusehr  von  dem  handschriftlichen  Texte,  ab- 
gesehen von  der  formalen  Tatsache,  dass  die  Differenz  zwischen  der 
Numerierung  der  Verse  seines  Textes  und  der  in  den  übrigen  neueren 
Ausgaben  üblichen  sich  allmählich  bis  zu  etwa  70  Versen  steigert. 
Auch  die  Ausgabe  von  Lidforss  schien  nicht  zweckmässig,  da  sie 
gleichfalls  eine  grössere  Anzjihl  von  Abweichungen  bringt,  wenn  diese 
auch  zumeist  auf  durchaus  wahrscheinlichen  Konjekturen  beruhen. 
Ebensowenig  eignete  sich  die  Ausgabe  Menendez  Pidais  als  Unter- 
lage: Sie  verfolgt  hauptsächlich  den  Zweck,  ein  möglichst  getreues 
Bild  von  der  handschriftlichen  Fassung  zu  geben,  um  die  Textkritik 
zu  erleichtern,  die  bis  dahin  durch  die  Tatsache  ganz  bedeutend  er- 
schwert war,  dass  nur  die  eine,  verhältnismässig  schlecht  zugängliche 


186  Johannes  Adam 

Handschrift  existierte.  Die  Ausgabe  Vollmöllers  dagegen  verbessert 
doch  im  allgemeinen  wenigstens  die  gröbsten  Fehler  und  bietet  einen 
recht  übersichtlichen  Text.  (Huntington  weicht  von  Vollmöller  nur 
ganz  unwesentlich  ab.)  Selbstverständlich  wurde  allen  irgendwie  nötig 
erscheinenden  Verbesserungsvorschlägen  nach  Möglichkeit  Rechnung 
getragen,  wie  auch  auf  Grund  einer  Vergleichung  mit  der  Ausgabe 
Menendez  Pidais  die  im  Vollmöllerschen  Texte  noch  vorhandenen  Irr- 
tümer korrigiert  wurden. 

Leider  erhielt  der  Verfasser  erst,  als  er  seine  Arbeit  nahezu 
abgeschlossen  hatte,  Kenntnis  von  Menendez  Pidais  „Cantar  de  Mio 
Cid  I",  er  würde  sie  sonst  schwerlich  in  Angriif  genommen  haben, 
zumal  ein  zweiter  Band,  der  den  kritischen  Text  und  das  Glossar  ent- 
halten soll,  bereits  angekündigt  wurde.  Aber  auch  in  Erwartung  dieses 
zweiten  Bandes,  der  nach  häufig  wiederholter  Erfahrung  möglicher- 
weise doch  nicht  sobald  erscheinen  wird,  wie  dies  ursprünglich  in  der 
Absicht  des  Autors  gelegen  haben  mag,  dürfte  die  vorliegende  Arbeit 
willkommen  sein,  besonders  da  der  Verfasser  im  Anhang  u.  a.  den 
Versuch  gemacht  hat,  einen  Beitrag  zu  einer  noch  in  ihren  Anfängen 
steckenden  Wissenschaft  zu  liefern,  deren  Bestrebungen  ihren  Ausdruck 
finden  in  dem  Titel  ihrer  Zeitschrift:  „Wörter  und  Sachen". 

Was  die  deutsche  Übersetzung  des  Poema  anlangt,  so  existiert 
zwar  eine  solche  bereits  in  dem  Werke  von  0.  L.  B.  Wolff.  Jedoch 
entstand  diese  zu  einer  Zeit,  wo  man  auf  die  für  heutige  Verhältnisse 
doch  recht  mangelhafte  Ausgabe  von  San  che  z  angewiesen  war,  und 
wo  noch  eine  grössere  Anzahl  von  Textstellen  der  richtigen  Erklärung 
harrte.  Zudem  musste  die  Sprache  bei  dem  Bestreben  des  Übersetzers, 
dem  Versmasse  gerecht  zu  werden,  gar  zu  oft  Gewalt  leiden.  In  der 
vorliegenden  Übersetzung  wurde  wenigstens  versucht,  trotz  engster 
Anlehnung  an  den  Originaltext  den  sprachlichen  Ausdruck  etwas  er- 
träglicher zu  machen.  Ist  dieses  nicht  allenthalben  geglückt,  so  mag 
man  vielleicht  des  öftern  dem  Originale  die  Schuld  beimessen.  Er- 
innert sei  nur  u.  a.  etwa  an  die  im  Grunde  überflüssige  Wiederholung 
derselben  Gedanken  und  Worte  wie  in  1041  ff.,  2540—56  etc.,  an  die 
vielen  Umschreibungen  einfacher  Ausdrücke :  pienssan  de  andar,  acoiense 
a  andar^  se  ovo  de  untar  etc.,  an  die  sich  so  oft  wiederholenden  Sätze 
wie :  el  qne  en  hiien  ora  nasco  etc.  Mag  dies  auch  für  die  Poesie  noch 
hingehen,  ja  vielleicht  sogar  als  ein  Charakteristikum  der  mittelalter- 
lichen Epik  nicht  einmal  unangenehm  empfunden  werden,  so  wirkt  es 
doch  im  einfachen  Gewände  der  Prosa  oft  störend  und  ungelenk. 

Soweit  es  dem  Verfasser  bekannt  ist,  wurde  hier  auch  zum  ersten 
Male  in  einer  Übersetzung  der  Versuch  gemacht,  die  Lücken  im  Poema 
(am  Anfange,  hinter  Vers  2337  und  hinter  Vers  3507)  auszufüllen,  und 
zwar  die  erste  durch  eine  genauere  Inhaltsangabe  der  „Hoja  perdida" 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid  187 

von  E.  de  la  Barra,  die  beiden  anderen  durch  eine  Übersetzung  der 
entsprechenden  Abschnitte  in  der  Cronica  de  Veinte  Reyes  (Menendez 
Pidal  in  Revue  Hispanique  V),  die  sich  sehr  eng  an  das  Poema  an- 
schliesst. 

Möge  es  dem  Verfasser  geglückt  sein,  die  weiteren  Forschungen 
bezüglich  des  sprachwissenschaftlich  bedeutsamen  Gedichtes  ein  wenig 
erleichtert  zu  haben.. 


Text. 
I.  Der  Cid  in  der  Verbannung^). 

Den  Anfang  unseres  Gedichtes,  vermutlich  das  erste  Blatt,  besitzen 
wir  nicht  mehr.  Nach  der  von  E.  de  la  Barra  (angeblich?)  auf- 
gefundenen Hoja  perdida  del  Poema  del  Cid  (die  sich  indes  der  Ortho- 
graphie nach  von  unserer  Kopie  ziemlich  stark  unterscheidet)  gingen 
dem  Poema,  wie  wir  es  jetzt  besitzen,  noch  etwa  57  Verse  voraus 
folgenden  Inhalts:  König  Alfonso  ist  nach  Andalusien  gezogen,  um 
gegen  die  dortigen  Mauren  Krieg  zu  führen.  Der  Cid  konnte  ihn  nicht 
begleiten,  weil  er  gerade  krank  darniederlag.  Solch  günstige  Gelegen- 
heit Hess  sich  der  Maurenkönig  von  Toledo  nicht  entgehen:  er  brach 
mit  seinen  Truppen  in  Alfonsos  Land  ein.  Kaum  hört  der  Cid  davon, 
da  hält  es  ihn  nicht  mehr  auf  seinem  Lager,  er  sammelt  seine  Leute, 
greift  die  Mauren  an,  schlägt  sie  in  die  Flucht  und  verfolgt  sie  bis  zu 
den  Mauern  von  Toledo.  Gross  ist  seine  Beute.  Doch  nun  beklagt 
sich  der  König  von  Toledo  bei  Alfonso  über  diese  angeblich  treulose 
Handlung  —  der  Maure  hatte  nämlich  vor  Zeiten  einen  Friedensvertrag 
mit  Alfonso  geschlossen.  Daraufhin  verbannt  der  König  Alfonso  den 
Cid,  ohne  ihn  angehört  zu  haben,  bestärkt  noch  durch  die  Einflüste- 
rungen der  Feinde  des  Helden  an  seinem  Hofe.  Der  Cid  versammelt 
seine  Leute  um  sieh,  die  alle  bereit  sind,  mit  ihm  in  die  Verbannung 
zu  ziehen.  In  Bivar  haben  seine  Feinde  bereits  schlimm  gehaust.  — 
Hier  setzt  unsere  Handschrift  ein. 

"Während  ihm  die  Tränen  heftig  aus  den  Augen  rannen,  wandte  er 
sein  Haupt  um  und  schaute  sie  an*).  Tore  sah  er  offen  und  Türen 
ohne  Riegel,  Stangen  leer,  ohne  Pelze  und  Mäntel,  ohne  Falken  und 
gemauserte  Habichte.  Da  seufzte  der  Cid  auf,  denn  er  hatte  gar  schwere 
Sorgen.  Es  sprach  der  Cid  gut  und  gemessen:  ,,Dank  Dir,  Herr  Vater, 
der  Du  in  der  Höhe   bist,  das  haben  meine  Feinde  mir  angerichtet." 

1)  Die  Einteilung  des  Poema  in  drei  Abschnitte  (V.  1  —  1085,  1086—2277, 
2278—3734)  erfolgte  nach  dem  Vorgange  von  Lidforss. 

2)  sus  palagios. 


188  Johannes  Adam 

10  Nun  schicken  sie  sich  an,  davonziireiten,  nun  lösen  sie  die  Zügel. 
Beim  Auszug  aus  Bivur  flog  ihnen  die  Krähe  zur  Rechten,  beim  Ein- 
zug in  Burgos  zur  Linken  O-  Der  Cid  zuckte  die  Achseln  und  schüt- 
telte das  Haupt:  „Gute  Nachricht,  Albarffanez,  wir  sind  verbannt!" 
Der  Cid  Ruy  Diaz  zog  in  Burgos  ein.  In  seiner  Gefolgschaft 
führte  er  sechzig  Fähnlein  mit  sich.  Männer  und  Weiber  gingen  hinaus, 
ihn  zu  sehen,  Bürger  und  Bürgerinneu  stehen  an  den  Fenstern;  aus 
ihren  Augen  flössen  Tränen,  solch  grossen  Schmerz  empfanden  sie     Mit 

20  ihrem  Munde  taten  alle  die  gleiche  Äusserung:  „Gott,  welch  guter  Vasall 
[wäre  er],  hätte  er  einen  guten  Herrn!"  Gern  hätten  sie  ihn  eingeladen, 
doch  niemand  w.ngte  das:  solch  grosse  Wut  hatte  der  König  Alfonso. 
Am  Abend  vorher  war  ein  Schreiben  von  ihm  nach  Burgos  gekommen, 
sorgsam  und  stark  versiegelt,  [des  Inhalts,]  dass  niemand  dem  Cid 
Ruy  Diaz  Unterkunft  gewahren  solle,  und  dass  der,  der  es  doch  täte, 
ein  wahres  Wort  erfahren  solle,  dass  er  Hab  und  Gut  und  dazu  die 
Augen  seines  Antlitzes  und  ausserdem  noch  Leib  und  Leben   verlieren 

30 werde.  Gross  war  der  Schmerz  des  christlichen  Volkes;  die  Leute 
verbargen  sich  vor  dem  Cid,  denn  sie  wagen  es  nicht,  ihm  etwas  zu 
sagen.  Der  Campeador  wandte  sich  nach  seiner  Behausung.  Als  er 
an  die  Tür  kam,  fand  er  sie  geschlossen,  aus  Furcht  vor  dem  König 
Alfonso,  der  es  so  bestimmt  hatte,  dass  ihm  niemand  ölTnen  sollte, 
wenn  er  sie  nicht  zerbräche.  Die  Leute  des  Cid  rufen  laut,  die  drinnen 
wollten  ihnen  nicht  antworten.  Der  Cid  gab  seinem  Pferde  die  Sporen, 
er  ritt  an  die  Tür  heran,  nahm  den  Fuss  aus  dem  Steigbügel  und  ver- 
setzte ihr  einen  Tritt.    Doch  die  Tür  öff"net  sich  nicht,    denn    sie    war 

40 verschlossen.  Ein  Kind  von  nenn  Jahren  trat  vor  ihn  hin:  „Ei,  Cam- 
peador, zu  guter  Stunde  gürtetet  Ihr  Euer  Schwert  um.  Der  König 
hat  es  verboten,  gestern  Abend  kam  sein  Sehreiben,  sorgsam  und  stark 
versiegelt.  Wir  möchten  es  nicht  wagen,  Euch  zu  öffnen,  noch  Euch 
aufzunehmen,  um  keinen  Preis,  sonst  würden  wir  unsere  Habe  und 
unsere  Häuser  und  überdies  noch  die  Augen  unseres  Antlitzes  ver- 
lieren. Cid,  durch  unser  Unglück  gewinnt  Ihr  nichts,  doch  möge  Euch 
der  Schöpfer  schirmen    mit   allen  seinen  heiligen  Engeln".    So  sprach 

50  das  Mägdelein  und  kehrte  zum  Hause  zurück. 

Nun  sieht  der  Cid,  dass  er  des  Königs  Huld  nicht  [mehr]  besitzt. 
Er  entfernte  sich  von  der  Tür  und  ritt  durch  Burgos.  Er  kam  nach 
Santa  Maria;  alsbald  stieg  er  vom  Pferde,  beugte  die  Kniee  und  betete 
von  Herzen.  Nachdem  er  sein  Gebet  beendet,  stieg  er  sofort  zu  Pferde; 
er  ritt  zum  Tore  hinaus,  passierte  den  Arlangon*).  Nahe  bei  dem 
Orte  Arlangon  lagerte  er  sich  auf  der  Heide;    er    Hess    das  Zelt    auf- 


1)  S.  Glossar  s.  v.  corneia. 

2)  Lies:  Arlan^on  ]pasava  (s.  M.P.P.  u.  Belle). 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poeraa,  del  Cid  189 

schlagen  und  stieg  sogleich  ab.  Der  Cid  Ruy  Diaz,  der  zu  guter 
Stunde  sich  das  Schwert  umgürtete,  lagerte  sich  auf  der  Heide,  da 
ihn  niemand  in  sein  Haus  aufnahm;  um  ihn  herum  eine  wackere  Ge-60 
folgschaft.  Der  Cid  lagerte  sich  geradeso;  als  wenn  er  sich  in  einem 
Gebirge  befände.  Drin  in  Burgos  ward  ihm  verboten  Einkäufe  zu 
machen ;  von  allen  Dingen,  die  zur  Nahrung  dienen,  würde  man  nicht 
einmal  eines  Hellers  wert  ihm  zu  verkaufen  wagen.  Martin  Antolinez, 
der  treffliche  Burgalese,  versorgte  den  Cid  und  die  Seinen  hinreichend 
mit  Brot  und  Wein.  Er  kaufte  es  nicht,  denn  er  hatte  es  bei  sich. 
Mit  jeglichen  Lebensmitteln  hat  er  sie  wohl  versorgt.  Cid,  der  Cam- 
peador,  w^ar  zufrieden  und  alle  die  übrigen,  die  in  seinem  Dienste 
stehen.  Da  sprach  Martin  Antolinez  —  ihr  werdet  hören,  was  er  70 
sagte  — :  „Wohlan,  Campeador,  zu  guter  Stunde  wurdet  Ihr  geboren. 
Diese  Nacht  wollen  wir  ruhen  und  am  Morgen  fortziehen,  denn  ich 
werde  verklagt  werden,  weil  ich  Euch  gedient  habe;  ich  werde  den 
Zorn  des  Königs  auf  mich  lenken.  Wenn  ich  mit  Euch  lebend  und 
gesund  entrinne,  wird  der  König  früher  oder  später  mich  zum  Freunde 
haben  wollen;  sonst  schätze  ich  alles,  was  ich  verlasse,  nicht  einen 
Heller  wert."  Da  sprach  der  Cid,  der  zu  guter  Stunde  das  Schwert 
umgürlete:  „Martin  Antolinez,  Ihr  seid  ein  kühner  Degen;  wenn  ich 80 
noch  am  Leben  bin,  werde  ich  Euren  Sold  verdoppeln.  Alles  Gold 
und  Silber  habe  ich  ausgegeben.  Ihr  seht  es  wohl,  dass  ich  keine 
Schätze  mit  mir  führe  und  doch  wäre  das  mir  nötig  für  meine  ganze 
Gefolgschaft.  Ich  werde  es  wider  Willen  tun,  freiwillig  würde  ich 
nichts  bekommen:  Mit  Eurer  Unterstützung  will  ich  zwei  Kästen  her- 
richten. Wir  wollen  sie  mit  Sand  anfüllen,  —  sie  werden  [dann]  sehr 
schwer  sein  —  bedeckt  mit  gepresstem  Leder  und  wohl  vernagelt, 
das  Leder  rot  und  die  Nägel  gut  vergoldet.  Geht  mir  schnell  zu 
Rachel  und  Vidas.  Da  man  mir  in  Burgos  den  Einkauf  verbot  und  90 
der  König  mir  zürnt,  kann  ich  meine  Habe  nicht  mit  mir  nehmen, 
denn  sie  ist  sehr  schwer ;  ich  werde  sie  ihnen  verpfänden  gegen  eine 
angemessene  Summe.  Des  Nachts  sollen  sie  sie  fortholen,  damit  die 
Christen  es  nicht  sehen,  doch  sehen  solls  der  Schöpfer  mit  allen  seinen 
Heiligen.     Ich  kann  nicht  anders  und  tue  es  ungern." 

Minaya  Albarfanez  verlor  keine  Zeit.  (Er  erkundigte  sich  alsbald 
nach  Rachel  und  Vidas)')-  Er  ritt  durch  Burgos,  trat  in  das  Kastell 
ein,  nach  Rachel  und  Vidas  fragte  er  schnell.  Rachel  und  Vidas  100 
waren  beide  beisammen,  beschäftigt  mit  der  Berechnung  der  Güter, 
die  sie  erworben  hatten.  Minaya  Albarfanez  kam  heran,  wie  sichs 
für  einen  verständigen  Mann  ziemt,  |imd  sagte]:  „Wo  seid  Ihr,  Rachel 
und  Vidas,  meine  lieben  Freunde?     Ich  möchte  im  geheimen  mit  Euch 

1)  Von  Lidf.  getilgt. 


j^90  Johannes  Adam 

sprecheu."  Sie  verlieren  keine  Zeit,  alle  drei  traten  beiseite:  „Rachel 
und  Vidas,  gebt  mir  beide  Eure  Hände  darauf,  dass  Ihr  mich  vreder 
Mauren  noch  Christen  verratet.  Ich  werde  Euch  reich  machen  für 
immer,  dass  Ihr  keinen  Mangel  leiden  sollt.    Der  Campeador  hatte  es 

110  übernommen,  Tribut  zu  erheben.  Grosse  und  sehr  zahlreiche  Schätze 
empfing  er;  vieles  behielt  er  davon  zurück.  Deswegen  ist  es  soweit 
gekommen;  dass  er  drob  angeklagt  wurde.  Er  besitzt  zwei  Kästen 
voll  reinen  Goldes.  Ihr  seht  nun,  dass  der  König  ihm  zürnt.  Ver- 
lassen hat  er  Güter,  Häuser  und  Paläste.  Doch  jene  kann  er  nicht 
mit  sich  führen,  sonst  würden  sie  bemerkt  werden.  Der  Campeador 
wird  sie  in  Eurer  Hand  lassen;  borgt  ihm  dafür  au  Geld,  was  recht 
und  billig  ist.    Nehmt  die  Kästen  und  bringt  sie  bei  Euch  in  Sicher- 

120heit.  Schwört  einen  heiligen  Eid  darauf,  dass  Ihr  sie  nicht  anschaut 
dieses  ganze  Jahr  hindurch."  Rachel  und  Vidas  beratschlagten  sich: 
„Wir  brauchen  durchaus  einen  kleinen  Profit;  wir  wissen  wohl,  dass  er 
etwas  gewann,  dass  er  viel  Gut  mit  fortnahm,  als  er  ins  Land  der 
Mauren  kam.  Nicht  schläft  ohne  Besorgnis,  wer  gemünztes  Gut  mit 
sich  führt.  Lasst  uns  diese  beiden  Kästen  nehmen  und  sie  an  einen 
Ort  bringen,  wo  sie  nicht  gesehen  werden.  —  Aber  sagt  uns  doch  vom 

130  Cid:  womit  wird  er  zufrieden  sein  oder  welchen  Gewinst  wird  er  uns 
geben Jür  dies  ganze  Jahr?"  „Der  Cid  wird  das  wollen,  was  recht 
und  billig  ist",  antwortete  Miuaya  Albarfanez,  ganz  wie  es  einem  ver- 
ständigen Manne  geziemt.  „Um  ein  Weniges  wird  er  Euch  bitten  da- 
für, dass  er  seine  Habe  bei  Euch  in  Sicherheit  zurücklässt.  Es  strömen 
ihm  von  allen  Seiten  her  notleidende  Menschen  zu.  Er  braucht 
600  Mark."  Da  sagten  Rachel  und  Vidas:  „Wir  geben  sie  ihm  gern." 
„Ihr  seht  schon,  dass  die  Nacht  hereinbricht,  der  Cid  hat  es  eilig;  wir 
haben  es  nötig,  dass  Ihr  uns  das  Geld  gebt."     Da  sagten  Rachel  und 

140  Vidas:  „So  wird  der  Handel  nicht  abgemacht,  sondern  zuerst  heisst  es 
nehmen  und  dann  geben."  Minaya  Albarfanez  sprach:  „Des  bin  ich 
zufrieden.  Bringt  es  beide  0  zum  berühmten  Campeador,  und  wir 
werden  Euch  helfen  —  denn  so  ist  es  recht  und  billig  —  die  Kästen 
herzuschaffen  und  bei  Euch  in  Sicherheit  zu  bringen,  so  dass  weder 
Mauren  noch  Christen  es  wissen."  Rachel  und  Vidas  sagten:  „Damit 
sind  wir  zufrieden;  sind  die  Kästen  hergebracht,  dann  nehmt  die 
600  Mark." 

Minaya  Albarfanez  ritt  schnell  mit  Rachel  und  Vidas  davon,  willig 

150  und  gern.  Er  gelangt  nicht  zu  der  Brücke,  sondern  er  ist  durch  das 
Wasser  geritten,  damit  es  von  Burgos  aus  niemand  sähe.  Siehe,  da 
sind  sie  bei  dem  Zelte  des  berühmten  Campeador.  Sowie  sie  eintraten, 
küssten  sie  dem  Cid  die  Hände.    Der  Cid  lächelte  und  sagte  zu  ihnen: 

1)  S.  M.P.P. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid  191 

„Ei,  Rachel  und  Vidas,  habt  Ihr  mich  vergessen?  Ich  verlasse  jetzt 
das  Land^  denn  der  König  y.iirnt  mir.  Wie  mich  bedliukt;  werdet  Ihr 
einmal  etwas  von  meinen  Schätzen  bekommen.  Solange  Ihr  lebt, 
werdet  Ihr  nicht  Schaden  leiden."  Don  Rachel  und  Vidas  kUssten 
dem  Cid  die  Hände.  Martin  Antolinez  hat  den  Vertrag  [dahin]  ab- 160 
geschlossen,  dass  sie  ihm  auf  jene  Kästen  600  Mark  gäben  und  sie  ihm 
wohl  verwahrten  bis  zum  Ende  des  Jahres;  denn  darauf  hatten  sie  ihr 
Wort  gegeben  und  es  ihm  geschworen^  dass  sie  meineidig  sein  würden, 
wenn  sie  sie  vorher  ansähen;  nicht  einen  roten  Heller  würde  ihnen 
der  Cid  dann  von  seiner  Beute  geben.  Da  sagte  Martin  Antolinez: 
„Sie  mögen  die  Kästen  schnell  aufladen.  Nehmt  sie  mit  Euch  fort 
und  bringt  sie  bei  Euch  in  Verwahrung.  Ich  werde  mit  Euch  gehen, 
damit  wir  das  Geld  herbringen,  denn  der  Cid  muss  aufbrechen,  ehe 
der  Hahn  kräht".  —  Beim  Aufladen  der  Kästen  hättet  Ihr  ein  grosses  170 
Gaudium  erleben  können.  Sie  waren  nicht  imstande  sie  aufzuladen, 
obwohl  sie  stark  waren.  Rachel  und  Vidas  freuen  sich  über  das  (ver- 
meintliche) gemünzte  Geld,  denn  sie  waren  gemachte  Leute,  solange 
sie  lebten.  Rachel  küsst  dem  Cid  die  Hand:  „Fürwahr,  CamjDcador, 
zu  guter  Stunde  gürtetet  Ihr  Euer  Schwert  um.  Aus  Kastilien  geht 
Ihr  zu  fremden  Völkern.  So  will  es  Euer  Glück:  gross  ist  Eure  Beute; 
einen  ansehnlichen  roten  Maurenpelz,  o  Cid,  —  ich  küsse  Eure  Hand  — 
möchte  ich  als  Geschenk  haben."  „Ist  mir  recht",  sagte  der  Cid,  „so- 180 
fort  soll  es  Euch  gewährt  werden;  bringe  ichs  Euch  von  dort  mit,  [so 
ist  es  gut];  wenn  nicht,  verrechnet  es  auf  die  Kästen." 

Mitten  im  Paläste  breiteten  sie  einen  Teppich  aus,  darauf  ein 
Tuch  von  feinem  Linnen  und  schneeweiss.  Auf  einmal  legten  sie 
300  Mark  in  Silber  hin.  Don  Martin  zählte  sie;  ohne  sie  zu  wägen, 
nahm  er  sie.  Die  übrigen  300  bezahlten  sie  ihm  in  Gold.  Fünf 
Knappen  hat  Don  Martin  bei  sich,  allen  lud  er  sie  auf.  Als  er  dies 
getan  hatte,  hört,  was  er  da  sagte:  „Nun,  Don  Rachel  und  Vidas,  in 
Euren  Händen  befinden  sich  die  Kästen.  Ich,  der  Euch  diesen  Ge- 190 
winst  verschaffte,  hab'  mir  wohl  ein  Paar  Hosen  verdient"*).  Rachel 
und  Vidas  sprachen  beide  beiseite:  „Wir  wollen  ihm  ein  schönes  Ge- 
schenk machen,  denn  er  hat  uns  den  Profit  verschafft.  ,.Martiu  Anto- 
linez, berühmter  Burgalese,  ihr  verdient  es,  wir  wollen  Euch  ein  schönes 
Geschenk  verehren,  wofür  Ihr  Euch  Hosen,  einen  kostbaren  Pelz  und 
einen  guten  Mantel  anfertigen  lassen  mögt.  Wir  geben  Euch  als  Ge- 
schenk 30  Mark.  Ihr  werdet  uns  dafür  dankbar  sein,  denn  das  ist 
recht  und  billig.  Gewähren  werdet  Ihr  uns  das,  was  wir  festgesetzt 
haben."     Don  Martin  dankte  dafür  und  empfing  das  Geld.    Er  schickte  200 


1)  Libro  de  Alejandro  1037  (Janer):  ganar  calgas  =  g.  honra  6  provecho, 
conseguir  alguna  veniaja. 


192  Johannes  Adam 

sich  ani),  aus  der  Wohnung  zu  gehen  und  verabschiedete  sich  von 
beiden.  Er  ist  aus  Burgos  fortgegangen  und  hat  den  Arlangon  über- 
schritten. Er  kani  zum  Zelte  dessen,  der  unter  glücklichen  Umständen 
geboren  wurde.  Der  Cid  empfing  ihn  mit  offenen  Armen :  „Da  kommt 
Ihr,  mein  treuer  Vasall,  Martin  Antolinez.  Möchte  ich  doch  noch  den 
Tag  erleben,  au  dem  Ihr  etwas  von  mir  habt!"  „Ich  komme,  o  Cid, 
mit  durchaus  guter  Botschaft.  Ihr  habt  600  gewonnen  und  ich  30. 
Befehlt,  dass  man  das  Zelt  abbreche,  und  lasst  uns  schnell  fortgehen; 

210 in  San  Pero  möge  der  Hahn  uns  krähen!  Wir  werden  Eure  Gattin, 
die  verständige  Ehefrau,  sehen,  wir  werden  einen  kurzen  Aufenthalt 
nehmen  und  dann  das  Königreich  verlassen.  Das  ist  sehr  notwendig, 
denn  der  Ablauf  der  Frist  rückt  näher." 

Nach  diesen  Worten  wird  das  Zelt  abgebrochen.  Der  Cid  und 
seine  Gefolgschaften  reiten  in  grosser  Eile  davon.  Das  Gesicht  des 
Pferdes  wandte  er  Sankt  Marien  zu;  er  erhob  seine  Rechte,  bezeichnete 
sein  Gesicht  mit  dem  Kreuzeszeichen:  „Dir  danke  ich  dafür,  o  Gott^ 
der  Du  Himmel  und  Erde  lenkst.  Deine  wunderbaren  Kräfte,  heilige 
Maria,  mögen  mich  schützen!     Sogleich  verlasse  ich  Kastilien,    da  der 

220  König  mir  zürnt.  Nicht  weiss  ich,  ob  ich  dort  wieder  eintreten  werde 
in  allen  meinen  Tagen.  Deine  wunderbare  Kraft  möge  mich  schützen, 
0  Glorreiche,  bei  meinem  Auszuge,  und  mir  beistehen,  und  mir  zu  Hilfe 
kommen  bei  Tag  und  bei  Nacht.  Wenn  Ihr  so  tun  solltet  und  das 
Geschick  mir  erfüllt  wird,  dann  schicke  ich  Eurem  Altar  schöne  und 
kostbare  Geschenke.  Ich  halte  es  für  meine  Pflicht,  dort  tausend 
Messen  lesen  zu  lassen."  Es  verabschiedete  sich  der  Mann,  vollkommen 
au  Herz  und  Sinn.  Sie  lösen  die  Zügel  und  denken  daran,  fortzu- 
reiten. Martin  Antolinez  sagte:  „Ich  werde  meine  Gattin  wiedersehen 
zu  meiner  grössten  Freude,   ich  werde  ihnen   zeigen,   wie   sie  werden 

230  handeln  müssen.  Wenn  der  König  [mein  Hab  und  Gut]  mir  sollte 
nehmen  wollen,  so  kümmert  mich  das  wenig  Ehe  die  Sonne  zum 
Durchbruch  kommt,  werde  ich  wieder  bei  Euch  sein." 

Martin  Antolinez  kehrte  nach  Burgos  zurück  und  der  Cid  schickte 
sich  an  weiterzureiten,  nach  San  Pero  de  Cardeila  spornstreichs  zu 
eilen,  so  schnell  er  konnte,  mit  jenen  Keltern,  die  ihm  nach  seinem 
Gefallen  dienen.  Alsbald  krähen  die  Hähne  und  die  Morgendämme- 
rung beginnt  durchzubrechen,  als  der  Cid  in  San  Pero  ankam.  Der  Abt 
Don  Sancho,  ein  Christ  des  Schöpfers,  betete  gerade  das  Frühgebet 
beim  Anbruch  der  Morgendämmerung.     Dort  befand  sich  Dona  Ximena 

240  mit  fünf  ehrenwerten  Frauen,  sie  beteten  zu  Sankt  Peter  und  zum 
Schöpfer:  „Du,  der  Du  alle  leitest,  schirme  Cid,  den  Campeador!" 
Man  rief  an  der  Tür,    da   wussten   sie  die  Neuigkeit.     Gott,    wie   froh 


1)  Vgl.  M.P.  I  349  IT. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid  193 

war  der  Abt  Don  Sancho!  Mit  Lichtern  und  Kerzen  eilten  sie  in  den 
Hofraum,  mit  gar  grosser  Freude  nehmen  sie  den  auf,  der  unter  glück- 
lichen Umständen  geboren  wurde,  „ich  danke  es  Gott,  mein  Cid",  sagte 
der  Abt  Don  Sancho,  „da  ich  Euch  hier  sehe,  so  nehmt  meine  Gast- 
freundschaft an."  Da  sagte  der  Cid:  „Dank  Euch,  Herr  Abt,  ich  bin 
mit  Euch  zufrieden.  Ich  werde  Mundvorrat  für  mich  und  meine  Vasallen 
besorgen.  Da  ich  aber  ausser  Landes  gehe,  gebe  ich  Euch  50  Mark;  250 
wenn  ich  noch  einige  Zeit  lebe,  sollen  sie  Euch  verdoppelt  werden. 
Nicht  um  einen  Pfennig  Schaden  will  ich  im  Kloster  verursachen. 
Sehet,  hier  gebe  ich  Euch  100  Mark  für  Dona  Ximena.  Dient  ihr, 
ihren  Töchtern  und  ihren  Frauen  dieses  Jahr.  Zwei  Töchter  lasse  ich 
noch  sehr  jung  zurück;  nehmt  sie  in  euren  Schutz.  Euch  vertraue  ich 
sie  hier  an'),  Abt  Don  Sancho,  tragt  jegliche  Sorge  für  sie  und  mein 
Weib.  Wenn  das  Geld  dafür  Euch  ausgehen  oder  wenn  Euch  etwas 
fehlen  sollte,  so  versorgt  sie  mir  gut,  das  trage  ich  Euch  auf,  für  260 
eine  Mark,  die  Ihr  ausgebt,  werde  ich  dem  Kloster  vier  geben." 
Gern  hatte  es  ihm  der  Abt  bewilligt.  Sehet,  dort  kommt  Dona  Ximena 
mit  ihren  Töchtern.  Zwei  Frauen  führen  sie  [bei  der  Hand]  und  bringen 
sie  vor  ihn.  Vor  dem  Campeador  beugte  Doiia  Ximena  beide  Kniee, 
aus  ihren  Augen  rannen  Tränen,  sie  wollte  ihm  die  Hände  küssen. 
„Erbarmen,  o  Campeador,  unter  glücklichen  Umständen  wäret  Ihr  ge- 
boren. Durch  schlechte  Ränkeschmiede  seid  Ihr  aus  dem  Lande  ver- 
bannt. Erbarmen^  o  Cid,  gar  vollkommener  Kecke!  Sehet  mich  hier 
vor  Euch,  mich  und  meine  Töchter,  —  Kinder  sind  sie  und  noch  sehr 
jung  an  Jahren,  —  zusammen  mit  diesen  meinen  Frauen,  von  denen  270 
ich  bedient  werde.  Ich  sehe  es,  dass  Ihr  im  Begriffe  seid,  fortzugehen 
und  dass  wir  uns  von  Euch  fürs  Leben  trennen  müssen.  Helft  uns 
um  der  Liebe  der  heiligen  Maria  willen!"  Er  fuhr  sich  mit  den  Händen 
an  seinen  schönen  Bart,  seine  Töchter  nahm  er  in  die  Arme  |und] 
drückte  sie  an  das  Herz,  denn  er  liebte  sie  sehr.  Die  Tränen  rannen 
ihm  aus  den  Augen,  gar  schwer  seufzte  er:  „Fürwahr,  Dona  Ximena, 
mein  gar  vollkommenes  Weib,  so  sehr  wie  meine  Seele  liebte  ich  Euch. 
Ihr  seht  es  schon,  dass  wii*  fürs  Leben  scheiden  müssen,  ich  werde  280 
fortgehen  und  Ihr  werdet  verlassen  zurückbleiben.  Möge  es  Gott  und 
der  heiligen  Maria  gefallen,  dass  ich  noch  mit  meinen  Händen  diese 
meine  Töchter  verheirate  oder,  dass  er  mir  Glück  verleihe  und  mich 
noch  einige  Tage  leben  lasse,  und  Ihr,  o  ehrenwertes  Weib,  von  mir 
bedient  werdet." 

Ein  grosses  Mahl  richtet  man  für  den  Campeador  her.  Man  läutet 
in  San  Pero  die  Glocken  mit  lautem  Klang.  Über  Kastilien  hin  hört 
man  die  Aufrufe,  dass  Cid,  der  Campeador,  aus  dem  Lande  geht.    Die 


1)  S.  Glossar  s.  v.  aquel. 

Romanische  Forschungen  XXXII,  ^3 


194  Johannes  Adam 

290  einen  verlassen  ihre  Häuser,  die  andern  ihre  Besitzungen.  An  jenem 
Tage  haben  sieh  115  Keiter  an  der  Brücke  des  ArlanQon  alle  ver- 
sammelt. Alle  fragen  nach  Cid,  dem  Campeador.  Martin  Antolinez 
schloss  sich  ihnen  an^).  Sie  ziehen  nach  San  Pero  hin,  wo  sich  der  be- 
findet, der  z.  g.  St.  geb.  w.  Als  der  Cid  von  Bivar  erfuhr,  dass  seine  Ge- 
folgschaft wächst,  durch  die  sein  Ansehen  zunehmen  wird,  da  steigt  er 
sofort  zu  Pferde,  er  ritt  hinaus,  sie  zu  empfangen;  er  lächelte;  alle 
nahen  sich  ihm,    küssen   ihm  die  Hand.    Aus   ganzem  Herzen   sprach 

300  der  Cid :  „Ich  bitte  Gott,  meinen  geistigen  Vater,  dass  ich  Euch,  die 
Ihr  um  meinetwillen  Häuser  und  Besitzungen  verlasst,  etwas  Gutes 
tun  könne,  bevor  ich  sterbe;  dass  ich  Euch  doppelt  das  wiedergeben 
könne,  was  Ihr  verliert."  Der  Cid  war  froh,  weil  er  solchen  Zuwachs 
bekam;  es  behagte  allen  andern  Leuten,  soviele  ihrer  bei  ihm  sind. 

Sechs  Tage  von  der  Frist  sind  verstrichen,  drei  Tage  haben  sie 
noch  vor  sich,  wisset,    nicht  mehr.    Der  König  befahl  dem  Cid  daran 

310  zu  denken,  dass  er  nicht  für  Gold  noch  Silber  entkommen  könnte, 
falls  er  ihn  nach  Ablauf  der  Frist  in  seinem  Lande  zu  fangen  ver- 
möchte. 

Der  Tag  ist  vergangen,  die  Nacht  begann  hereinzubrechen,  da 
befahl  er  allen  seinen  Reitern,  sich  zu  versammeln:  „Hört,  ihr  Männer, 
es  möge  Euch  nicht  betrüben:  wenig  Hab  und  Gut  führe  ich  mit  mir, 
Euren  Teil  will  ich  Euch  geben.  Erinnert  Euch  daran,  was  Ihr  zu 
tun  habt:  Am  Morgen,  wenn  die  Hähne  krähen,  zögert  nicht,  sattelt 
die  Pferde;  in  San  Pero  wird  der  gute  Abt  zum  Frühgebet  läuten,  er 
wird  uns  die  Messe  lesen  und  zwar  die  von  der  heiligen  Dreifaltigkeit. 

320  Ist  die  Messe  vorbei,  dann  wollen  wir  daran  denken  fortzureiten,  denn 
das  Ende  der  Frist  rückt  nahe,  wir  haben  [noch]  viel  zu  reiten."  Wie 
es  der  Cid  befahl,  so  müssen  es  alle  tun.  Die  Nacht  geht  vorüber, 
der  Morgen  naht.  Beim  zweiten  Hahnenschrei  schicken  sie  sich  an 
fortzureiten.  In  gar  grosser  Eile  läutet  man  zum  Frühgebet.  Der  Cid 
und  sein  Weib  gehen  zur  Kirche.  Dona  Ximena  warf  sich  auf  die 
Stufen  vor  dem  Altare  hin,    sie  betete  zum  Schöpfer,  so  gut  sie  kann, 

330 dass  Gott  Cid,  den  Campeador,  vor  Unheil  schütze:  „Wahrlich,  o  glor- 
reicher Herr,  Vater,  der  Du  im  Himmel  bist,  Du  machtest  Himmel  und 
Erde  und  zu  dritt  das  Meer;  Du  schufest  Sterne  und  Mond,  und  die 
Sonne,  um  zu  wärmen;  Du  wurdest  Fleisch  in  der  heiligen  Mutter 
Maria;  Du  erschienest  in  Bethlehem,  wie  es  Dein  Wille  war;  Hirten 
verherrlichten  und  priesen  Dich;  drei  Könige  aus  Arabien  kamen. 
Dich  anzubeten,  Melchior,  Caspar  und  Balthasar;  Gold,  Weihrauch  und 
Myrrhe  boten  sie  Dir  an,  wie  es  Dein  Wille  war;  Du  errettetest  Jonas, 

340  als  er  ins  Meer  fiel,  errettetest  Daniel  bei  den  Löwen  in  dem  hässlichen 


1)  S.  Glossar  s.  v.  coger. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid  195 

Kerker,  Du  rettetest  in  Rom  drinnen  den  heiligen  Herrn  Sebastian, 
rettetest  die  heilige  Susanna  von  der  falschen  Anklage;  auf  Erden 
wandeltest  Du  zvveiunddreissig  Jahre,  Herr  der  Seele,  Du  zeigtest  da 
die  Wunder,  von  denen  wir  erzählen  können:  aus  Wasser  machtest 
Du  Wein,  und  aus  dem  Steine  Brot,  Du  erwecktest  den  Lazarus  wieder, 
denn  es  war  Dein  Wille;  von  den  Juden  Messest  Du  Dich  fangen;  auf 
dem  Berge,  der  der  Kalvarienberg  heisst,  da  schlugen  sie  Dich  ans 
Kreuz,  an  dem  Orte  mit  Namen  Golgota;  zwei  Räuber  zugleich  mit 
Dir,  auf  jeder  Seite  einen;  der  eine  ist  im  Himmel,  während  der  andere  350 
nicht  dort  hineinkam.  Und  wie  Du  um  Kreuze  hingst,  da  hast  Du  ein 
grosses  Wunder  vollbracht:  Longinus  war  blind,  niemals  hatte  er  je 
gesehen;  er  stiess  Dir  die  Lanze  in  die  Seite,  aus  der  das  Blut  heraus- 
rann. Das  Blut  lief  über  den  Schaft,  er  befleckte  sich  die  Hände;  er 
hob  sie  empor,  führte  sie  zum  Gesicht,  öffnete  seine  Augen  und  blickte 
nach  allen  Seiten;  an  Dich  glaubte  er  zur  Stunde,  dadurch  ist  er  von 
seinem  Übel  geheilt.  Im  Grabgewölbe  erstandest  Du  auf,  gingest  zur 
Unterwelt,  wie  es  Dein  Wille  war.  Du  zerbrächest  die  Tore  und  holtest  360 
die  heiligen  Väter  heraus.  Du  bist  der  König  der  Könige  und  der 
Vater  der  ganzen  Welt,  Dich  bete  ich  an,  und  an  Dich  glaube  ich  mit 
meinem  ganzen  Willen,  und  ich  bitte  den  heiligen  Petrus,  dass  er  mir 
helfe  zu  bitten  für  Cid  den  Campeador,  dass  Gott  ihn  vor  Unheil 
schütze.  Da  wir  heute  scheiden,  so  mache,  dass  wir  uns  im  Leben 
wiedervereiuen."  Als  das  Gebet  gesprochen  war,  hat  man  die  Messe 
beendet;  sie  gingen  heraus  aus  der  Kirche,  nun  wollen  sie  fortreiten. 
Der  Cid  umarmte  Dona  Ximena  und  DoSa  Ximena  küsst  dem  Cid  die 
Hand,  die  Trauen  rinnen  ihr  aus  den  Augen,  denn  sie  weiss  nicht,  was  370 
sie  tun  soll.  Und  er  schaute  die  Kinder  an:  „Gott,  dem  geistigen 
Vater,  empfehle  ich  Euch  an  (Gattin  und  Töchter)^).  Nun  trennen  wir 
uns,  Gott  weiss,  ob  wir  uns  wieder  vereinigen."  Und  während  ihnen 
die  Tränen  aus  den  Augen  rinnen,  wie  Ihr  dergleichen  nimmer  saht, 
trennen  sie  sich,  die  einen  von  den  andern,  wie  der  Nagel  vom  Fleische. 
Der  Cid  schickte  sich  nun  an,  mit  seinen  Vasallen  fortzureiten.  Auf 
sie  wartend  wendet  er  sein  Haupt.  Mit  gar  grosser  Klugheit  sprach 
Minaya  Albarfanez:  „Cid,  wo  ist  Euer  Mut?  zu  guter  Stunde  wurdet 
Ihr  von  Eurer  Mutter  geboren.  Lasst  uns  daran  denken,  unseres  Wegs  380 
zu  ziehen,  jenes  möge  geschehen,  wenn  wir  einmal  Müsse  haben.  Alle 
diese  Schmerzen  werden  sich  noch  in  Freude  verwandeln;  Gott,  der 
uns  die  Seele  gab,  wird  uns  helfen."  Er  unterweist  noch  einmal  den 
Abt  Don  Sancho,  wie  er  Dorla  Ximena  und  seinen  Töchtern  dienen 
soll,  und  allen  ihren  Frauen,  die  bei  ihnen  sind.  Der  Abt  möge  wohl 
wissen,   dass  er  dafür  reiche  Belohnung  erhalten  werde.    Don  Sancho 

1)  Von  Lid  f.  getilgt. 

13* 


196  Johannes  Adam 

hat   sich   umgewandt    und   es    sprach  Albarfanez:    „Wenn   Ihr  Leute 
solltet  kommen  sehen,  die  mit  uns  ziehen  wollen^  o  Abt,  so  sagt  ihnen, 

390  sie  sollen  die  Spur  aufnehmen  und  weitergehen,  denn  in  der  Einöde 
oder  in  bewohnter  Gegend  werden  sie  uns  erreichen  können."  Sie 
Hessen  die  Zügel  los  und  schicken  sich  an  fortzureiten. 

Der  Ablauf  der  Frist,  [die  ihm  gewährt  war]  um  das  Königreich 
zu  verlassen,  rückt  nahe  heran.  Der  Cid  lagerte  sich  bei  Spinaz  de  Can. 
Am  andern  Tage  in  der  Frühe  denkt  er  daran  weiterzureiten.  Viel 
Kriegsvolk  strömt  in  dieser  Nacht  von  allen  Seiten  her  zu  ihm.  Der 
edle  Cid  geht  aus  dem  Lande,  zur  Linken  Sant  Estevan,  eine  gute 
Stadt,  zur  Rechten  Ahilon  las  torres,  das  die  Mauren  in  Besitz  haben. 

400  Er  zog  durch  Alcobiella,  das  bereits  die  Grenze  von  Castilien  bildet, 
er  passierte  die  Hochstrasse  von  Quinea,  bei  Navas  de  Palos  über- 
schreitet er  den  Duero,  bei  Figeruela  lagerte  er  sich.  Von  allen  Seiten 
her  sammelt  sich  Kriegsvolk  bei  ihm.  Dort  legte  sich  der  Cid  schlafen, 
nachdem  er  gegessen  hatte.  Ein  lieblicher  Traum  umfing  ihn,  gar 
gut  schlief  er  ein.  Der  Engel  Gabriel  kam  im  Traume  zu  ihm:  „Reitet, 
Cid,    guter  Campeador,    denn   nie  ritt  zu  so  gelegener  Zeit  ein  Held; 

410 solange  Ihr  lebt,  wird  es  Euch*)  gut  gehen."  Als  der  Cid  erwachte, 
bekreuzte  er  sich,  er  bezeichnete  sein  Antlitz  mit  dem  Kreuzeszeichen 
und  empfahl  sich  Gott;  er  war  sehr  zufrieden  mit  dem  Traume,  den 
er  geträumt. 

Am  andern  Morgen  früh  schicken  sie  sich  an,  weiterzureiten.  Für 
diesen  Tag  gilt  die  Frist  noch,  wisset,  mehr  nicht.  Bei  der  Sierra  de 
Miedes  lagerten  sie  sich.  Noch  war  es  Tag  und  die  Sonne  war  noch 
nicht  untergegangen,  da  befahl  Cid,  der  Campeador,  dass  man  ihn 
sein  Kriegsvolk  sehen  lasse.  Ausser  dem  Fussvolk  und  den  tapfern 
Männern,  die  vorhanden  sind,    notierte  er  300  Lanzen,    die  alle  Fähn- 

420  lein  haben.  „Füttert  schnell  die  Pferde,  so  Euch  der  Schöpfer  selig 
machen  möge;  wer  etwas  essen  will,  [der  tue  das];  wer  nicht,  möge 
weiterreiten.  Wir  werden  die  Bergkette  passieren,  die  unwegsam  ist 
und  sich  weit  ausdehnt.  In  dieser  Nacht  können  wir  das  Gebiet  des 
Königs  Alfonso  verlassen.  Wer  uns  nachher  sucht,  wird  uns  finden 
können."  Zur  Nachtzeit  passieren  sie  die  Bergkette;  der  Morgen  ist  her- 
angekommen und  sie  gedenken  über  die  Anhöhe  zu  ziehen.  Inmitten 
eines  wunderbaren  und  grossen  Gebirges  liess  der  Cid  rasten  und  die 
Tiere  füttern.    Er  sagte  allen,  dass  er  die  Nacht  hindurch  reiten  wolle. 

430 So  gute  Vasallen  lassen  es  sich  angelegen  sein:  Den  Befehl  ihres  Herrn 
haben  sie  ganz  auszuführen.  Bevor  es  Nacht  wird,  schicken  sie  sich 
an,  weiterzureiten.  Der  Cid  tut  das,  damit  es  niemand  sieht.  Sie 
marschierten    die    ganze  Nacht   hindurch,    ohne   dass    sie   sich  Müsse 


1)  S.  Glossar  s.  v.  myo. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid  197 

gönnen.  Bei  dem  Castejon  genannten  Ort'),  —  dem,  der  am  Fenares 
liegt,  legte  sich  der  Cid  mit  den  Leuten,  die  er  mit  sich  führt,  in 
einen  Hinterhalt.  Die  ganze  Nacht  liegt  der,  d.  z.  g.  St.  geb.  w.,  im 
Hinterhalt,  so,  wie  Minaya  Albarfanez  es  ihnen  riet:  „Fürwahr,  o  Cid, 
zu  guter  Stunde  gürtetet  Ihr  Euer  Schwert  um;  Ihr  mit  100  aus  dieser 440 
unserer  Gefolgschaft  [bleibt  hier],  da  wir  die  Leute  von  Castejon  in 
einen  Hinterhalt  locken  wollen.  Ich  werde  mit  den  [übrigen]  200 
einen  Plünderungszug  unternehmen."  „Wohlan,  so  möge  denn  gehen 
Albar  Albarez,  Albar  Salvadorez  ohne  Fehl,  und  Galin  Garcia,  der 
kühne  Degen,  wackere  Reiter,  die  Minaya  begleiten  sollen.  Eilet  kühn 
dahin,  aus  Furcht  lasst  nichts  zurück.  Durch  Fita  hinab  und  durch 
Guadalfajara  sollen  die  Streifzügler  ziehen  bis  Alcalä,  und  die  ganze 
Beute  sollen  sie  gut  sammeln;  dass  sie  aus  Furcht  vor  den  Mauren 
nichts  zurücklassen.  Und  ich  werde  mit  den  100  hier  bei  der  Nach- 
hut bleiben,  ich  werde  Castejon  in  Besitz  nehmen,  wo  wir  sehr  ge-  450 
schützt  sein  werden.  Wenn  Ihr  auf  dem  Streifzuge  in  irgendwelcher 
Bedrängnis  sein  solltet,  so  lasst  mir  bei  der  Nachhut  schleunigst  Nach- 
richt zukommen.  Von  dieser  Unterstützung  wird  dann  ganz  Spanien 
sprechen."  —  Es  werden  nun  die  bezeichnet,  die  den  Streifzug  unter- 
nehmen sollen,  und  die,  die  mit  dem  Cid  bei  der  Nachhut  bleiben 
werden. 

Schon  bricht  die  Morgendämmerung  durch  und  der  Morgen  nahte. 
Die  Sonne  kam  heraus,  Gott,  wie  schön  brach  sie  hervor!  In  Castejon 
erhoben  sich  alle,  sie  öffnen  die  Tore,  [und]  eilten  ins  Freie,  um  nach  460 
ihrer  Ackerwirtschaft  und  allen  ihren  Besitzungen  zu  sehen.  Alle  sind 
hinausgegangen,  die  Tore  haben  sie  offen  gelassen,  nur  von  wenigen 
Kriegern  besetzt,  die  in  Castejon  blieben.  Die  Leute  haben  sich  alle 
im  Freien  zerstreut.  Der  Campeador  kam  aus  dem  Hinterhalt  hervor, 
unverzüglich  eilte  er  nach  Castejon;  Mauren  und  Maurinnen  sind  ihre 
Beute  und  die  Herden,  soviele  ihrer  in  der  Umgebung  herumlaufen. 
Der  Cid  Ruy  Diaz  näherte  sich  dem  Tore.  Als  diejenigen,  die  es  be- 
setzt hielten,  den  Ansturm  sahen,  da  hatten  sie  Furcht  und  Hessen  es 
im  Stiche.  Der  Cid  Ruy  Diaz  trat  durch  die  Tore  hinein.  In  der  470 
Hand  trägt  er  blank  das  Schwert,  fünfzehn  Mauren  tötete  er  von  denen, 
die  er  erreichte.  Er  eroberte  Castejon,  das  Gold  und  das  Silber. 
Seine  Reiter  kommen  mit  der  Beute  an.  Sie  überlassen  sie  dem  Cid, 
alles  dies  schätzten  sie  gleich  nichts. 

Sehet,  da  sind  die  200*)  auf  dem  Streifzuge,  unverzüglich  eilen  sie 
dahin,    bis  nach  Alcala  kam  das  Banner  Minayas,    und  von  dort  oben 


1)  Nach  M.P.P.  die  Ha.:  0  dizen. 

2)  Nach  Lidf.    (Text    und  Note)    los  CG  otros]   vgl.    dazu    den   Einwand 
Cornus  (Lt.  97). 


198  Johannes  Adam 

kehren  sie  mit  der  Beute  um,  den  Fenares  hinauf,  und  durch  Guadal- 

480  faiara.  Gar  grosse  Beute  bringen  sie  mit  sich,  viele  Herden  von  Schafen 
und  Kühen,  [grosse  Mengen]  von  Kleidern  und  anderen  bedeutenden 
Keichtümern.  Aufrecht  kommt  das  Banner  Minayas.  Niemand  wagt 
den  Nachtrab  anzugreifen.  Mit  jener  Habe  kehrt  dieser  Trupp  zurück. 
Sehet,  da  sind  sie  in  Castejon,  wo  sich  der  Campeador  befand.  Dieser 
liess  die  Burg  in  der  Gewalt  der  Seinigen  zurück,  der  Campeador 
steigt  zu  Pferde.  Er  ritt  hinaus,  sie  zu  empfangen  mit  diesem  seinem 
Gefolge.    Mit    offenen  Armen    empfängt    er  Minaya:    „Da   kommt  Ihr, 

490  Albarfanez,  kühner  Degen.  Wohin  ich  Euch  auch  schicken  würde, 
dürfte  ich  wohl  solche  Hoffnung  hegen.  Eure  Beute  soll  mit  der 
meinen  vereinigt  werden.  Ich  gebe  Euch  ein  Fünftel,  wenn  Ihrs  wollt, 
Minaya/'  „Ich  danke  Euch  sehr  dafür,  berühmter  Campeador.  Mit 
diesem  Fünftel,  das  Ihr  für  mich  bestimmt  habt,  würde  Alfonso  der 
Castilier  zufrieden  sein.  Ich  übergebe  es  Euch  und  es  soll  Euch  über- 
lassen sein.  Gott  verspreche  ich  es,  jenem,  der  in  der  Höhe  wohnt, 
dass  ich  solange  die  Lanze  gebrauchen  und  die  Hand  ans  Schwert 
legen  will,  bis  ich,  auf  meinem   guten  Kosse  sitzend,  im  offenen  Feld- 

500 kämpfe  mit  den  Mauren  mein  Verlangen  gestillt  habe,  dieweil  mir  das 
Blut  zum  Ellenbogen  herunterrieselt,  vor  Ruy  Diaz,  dem  berühmten 
Kämpen.  Nicht  werde  ich  von  Euch  eines  elenden  Hellers  Wert 
nehmen,  da  ich  [selbst]  mir  manchen  Schatz  erwerben  werde;  alles 
andere  lege  ich  in  Eure  Hand" ').  Diese  Beute  wurde  nun  dort  zu- 
sammengetan. Der  Cid  überlegte  sich,  dass  die  Manuen  des  Königs 
Alfonso  herankommen  könnten,  der  versuchen  würde,  mit  allen  seinen 

510  Kriegerscharen  ihm  ein  Leid  anzutun.  Er  befahl  [deshalb],  dass  man 
jene  ganze  Habe  teile  und  dass  die  die  Beute  verteilenden  Offiziere 
jedem  seinen  Anteil  gäben  durch  schriftliche  Abmachung.  Seine  Reiter 
sind  da  im  Vorteil,  auf  jeden  einzelnen  von  ihnen  entfallen  100  Mark 
in  Silber,  und  auf  das  Fnssvolk  die  Hälfte,  ohne  Betrug.  Ein  ganzes 
Fünftel  blieb  dem  Cid.  Hier  kann*)  er  es  nicht  verkaufen,  noch  kann 
er  es  verschenken.  Weder  männliche,  noch  weibliche  Gefangene  wollte 
er  in  seiner  Gefolgschaft  mit  sich  führen.  [Daher]  sprach  er  mit  den 
Leuten  von  Castejon    und    schickte    nach  Fita    und  Guadalfajara  [mit 

520 der  Anfrage],  für  wieviel  dieses  Fünftel  gekauft  würde;  sie  sollten 
sogar  einen  grossen  Gewinst  haben  bei  dem,  was  sie  gäben.  Die 
Mauren    schätzten   es  auf  300  Mark  in  Silber.     Dem  Cid  gefiel  dieses 

1)  Nach  Lid  f.:  v.  500  hinter  v.  497;  nach  v.  502  Punkt;  nach  v.  503 
Komma;  statt  ganaredes  wird  ganare  eingesetzt.  Ähnlieh  Restori;  vgl.  auch 
C.  Lt.  97.  M.P.  I  368.  i  behält  den  Text  der  IIs.  bei  und  erklärt:  Puesque  por 
mi  ganaredes  quesquier  que  sea  dalgo  [lo  tomare;  pero  liasta  tanto]  todo  lo  otro 
afelo  en  vuestra  mano. 

2)  Lies:  puede{n). 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid  199 

Anerbieten.    Am  dritten  Tage  wurde  das  Geld  auf  Heller  und  Pfennig 
bezahlt. 

Der  Cid  glaubte,  er  werde  nicht  mit  seiner  ganzen  Gefolgschaft 
in  dem  Kastell  wohnen  bleiben,  zwar  würde  er  imstande  sein,  es  zu 
halten,  aber  an  Wasser  würde  es  ihm  da  mangeln.  „Die  Mauren  ver- 
halten sich  friedlich,  denn  die  Verträge  sind  schon  geschrieben.  König 
Alfonso  wird  uns  vielleicht  mit  seiner  ganzen  Heerschar  suchen.  Ich 
will  Castejon  verlassen,  höret,  Ihr  Mannen  und  Minaya!  Nehmt  es  530 
nicht  übel  auf,  was  ich  sagen  werde.  In  Castejon  würden  wir  nicht 
bleiben  können,  König  Alfonso  ist  in  der  Nähe  und  wird  uns  aufsuchen. 
Aber  ich  will  das  Kastell  nicht  zur  Einöde  machen.  Hundert  Mauren 
und  Maurinnen  will  ich  freilassen,  weil  ich  ihnen  das  Versprechen  ab- 
nahm, dass  sie  nichts  Übles  von  mir  berichten.  Ihr  alle  seid  zufrieden- 
gestellt und  niemand  ist  mehr  zu  befriedigen.  Morgen  früh  wollen 
wir  daran  denken  weiterzureiten;  mit  Alfonso,  meinem  Herrn,  möchte 
ich  nicht  kämpfen."  Was  der  Cid  sagte,  gefällt  allen  übrigen.  Von  540 
der  Burg,  die  sie  eingenommen  haben,  scheiden  alle  als  reiche  Leute. 
Maureu  und  Maurinnen  segneu  sie. 

Sie  ziehen  davon,  den  Fenares  hinauf,  so  schnell  sie  marschieren 
können;  sie  passieren  die  Alcarias  und  rücken  wacker  vor,  sie  ziehen 
durch  die  Höhlen  von  Anquita,  sie  gingen  durch  die  Gewässer,  traten 
in  die  Ebene  von  Torancio  ein  und  ziehen  in  diesem  Gebiete  hinab,  so 
schnell  sie  können.  Zwischen  Fariza  und  Cetina  lagerte  sich  der  Cid. 
Gross  ist  die  Beute,  welche  er  in  der  Gegend,  durch  die  er  zieht,  machte. 
Die  Mauren  kennen  nicht  die  Unerschrockenheit,  die  jene  besitzen.  550 
Am  andern  Tage  brach  der  Cid  von  Bivar  auf,  er  passierte  Alfama 
und  zog  die  Foz  hinab.  Er  passierte  Bovierca  und  Teca,  das  weiter 
vor  liegt,  bei  Alcocer  lagerte  sich  der  Cid  auf  einem  runden  Hügel, 
fest  und  gross.  In  der  Nähe  fliesst  der  Salon;  dass  er  Wasser  hat, 
können  sie^)  nicht  verhindern.  Der  Cid  Don  Rodrigo  gedenkt  Alcocer 
zu  erobern.  Er  besetzt  den  Hügel  gut,  in  fester  Stellung  nimmt  er 
die  Lagerplätze  ein;  einen  Teil  seiner  Leute  [lagert  er]  nach  der  Berg- 
kette, den  andern  nach  dem  Wasser  hin.  Der  gute  Campeador,  der 
z.  g.  St.  geb.  w.,  befahl  allen  seinen  Kriegern,  um  den  Hügel  herum,  560 
ganz  nahe  dem  Wasser,  einen  Schanzgraben  herz^u stellen,  damit  man 
sie  weder  bei  Tag  noch  bei  Nacht  angrilTe  und  damit  man  wüsste, 
dass  der  Cid  hier  seinen  Aufenthalt  habe.  Durch  das  ganze  Land 
ging  die  Kunde,  dass  Cid,  der  Campeador,  sich  hier  niedergelassen 
hätte.  Er  ist  in  das  Land  der  Mauren  gekommen,  das  Land  der 
Christen  hat  er  verlassen.  In  seiner  Nähe  wagt  man  nicht,  auch  nur 
das  Geringste  zu  erbeuten.  Das  Kastell  von  Alcocer  fängt  an  Tribut 
zu  entrichten.    Die  Leute  von  Alcocer  geben  bereits  freiwillig  dem  Cid  570 

1)  Die  Feinde. 


200  Johannes  Adam 

den  Tribut.  Die  Leute  von  Teea  und  die  von  dem  Orte  Terrer  und 
die  von  Calatauth,  wisset,  bedrückte  das  schwer.  Hier  lag  der  Cid 
volle  fünfzehn  Wochen.  Als  der  Cid  sah,  dass  Aleocer  sich  ihm  nicht 
ergab,  gebrauchte  er  eine  List  und  er  zögerte  nicht  damit.  Er  lässt  ein 
Zelt  stehen  und  die  andern  brach  er  ab.  Mit  hocherhobenem  Banner 
zog  er,  nachdem  man  die  Panzer  angelegt  und  die  Schwerter  um- 
gegürtet  hatte,    den  Salon    hinab,    wie    es  einem  verständigen  Manne 

580  geziemt,  —  um  jene  in  einen  Hinterhalt  zu  locken.  Das  sehen  die 
Leute  von  Aleocer,  Gott,  wie  brtisteten  sie  sich !  „Brot  und  Hafer  ist 
dem  Cid  ausgegangen.  Die  andern  Zelte  bricht  er  kaum  ab,  eins  hat 
er  stehen  gelassen.  Der  Cid  zieht  in  einer  Weise  davon,  als  entranne 
er  einer  Niederlage.  Wir  wollen  ihn  angreifen  und  werden  grosse 
Beute  machen,  ehe  ihn  die  Leute  von  Terrer  fangen;  wenn  nicht, 
werden  die  uns  nichts  davon  geben.  Den  Tribut,  den  er  entgegen- 
genommen hat,  wird  er  uns  doppelt  zurückerstatten."  Sie  kamen  aus 
Aleocer  heraus  mit  ganz  ausserordentlicher  Eile,  Als  der  Cid  sie 
draussen  sah,  floh  er,  grad  wie  nach  einer  Niederlage.  Er  zog  den 
Salon  hinab,  zusammen  mit  den  Seinen  ritt  er  dahin*).    Da  sagen  die 

590 Leute  von  Aleocer:  ,,Die  Beute  entgeht  uns  bereits."  Gross  und  Klein 
eilt  hinaus;  in  der  Begierde  ihn  zu  fangen,  denken  sie  an  nichts 
anderes,  sie  lassen  die  Tore  offen,  die  niemand  bewacht.  Der  gute 
Campeador  wandte  sein  Antlitz  um  und  sah,  dass  zwischen  ihnen  und 
dem  Kastell  ein  sehr  grosser  Zwischenraum  war.  Er  befahl  das  Banner 
umzuwenden,  in  Eile  trieben  sie  ihre  Pferde  an.  „Schlagt  sie  alle,  ihr 
Reiter,  unverzüglich.    Mit  des  Schöpfers  Gnade  ist   die  Beute  unser." 

600  Er  ist  mit  ihnen  umgekehrt ,  mitten  durch  die  Ebene.  Gott,  wie 
gross  ist  die  Freude  an  diesem  Morgen!  Der  Cid  und  Albarfanez 
ritten  voran,  sie  haben  gute  Pferde,  wisset,  nach  ihrem  Belieben  laufen 
sie  ihnen.  Zwischen  jene  und  das  Kastell  rückten  sie  alsbald*).  Die 
Mannen  des  Cid  hieben  ohne  Erbarmen  auf  sie  ein.  In  wenig  mehr 
als  einer  Stunde  töteten  sie  300  Mauren,  während  die,  die  sich  im 
Hinterhalte  befinden,  ein  grosses  Geschrei  erheben.  Sie  lassen  nun 
von  ihnen  ab  und  ziehen  weiter^),  nach  dem  Kastell  wandten  sie  sich, 
mit   blossen  Schwertern    blieben   sie   am  Tore    stehen.    Bald  kommen 

610  die  Ihrigen  an,  denn  der  Sieg  ist  gewonnen.  Durch  diese  List,  wisset, 
eroberte  der  Cid  Aleocer.  Es  kam  Pero  Vermuez,  der  das  Feldzeichen 
in  der  Hand  trägt,  oben  auf  dem  höchsten  Punkte  pflanzte  er  es  auf. 
Da  sprach  der  Cid  Ruy  Diaz,  d.  z.  g.  St.  geb.  w.:  „Dank  sei  Gott  im 


1)  Bello  liest:  con  los  sos  abuelta  andaba. 

2)  Cron.  Gen.  526b  45:  et  entraron  entre  los  moros  et  el  castiello. 

3)  Staaf,  Contrib.  S.  633  liest  dexando  los  van  delant;  vgl.  auch  die  Er- 
klärung Beilos  II,  222. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid  201 

Himmel  und  allen  seinen  Heiligen,  wir  werden  uns  schon  eine  bessere 
Herberge  für  Herren  und  Pferde  verschaffen.  Höret  mich,  Albarfanez 
und  Ihr  Reiter  alle!  In  diesem  Kastell  haben  wir  grosse  Schätze  er- 
obert, die  Mauren  liegen  tot  da,  von  Lebenden  sehe  ich  nur  wenige. 
Die  Mauren  und  Maurinuen  werden  wir  nicbt  verkaufen  können;  wenn  620 
wir  sie  auch  töten,  so  werden  wir  dadurch  nichts  gewinnen.  Wir 
wollen  sie  drinnen  aufnehmen,  denn  wir  haben  die  Macht;  wir  werden 
in  ihren  Häusern  wohnen  und  uns  von  ihnen  bedienen  lassen." 

Der  Cid  befindet  sich  mit  jener  Beute  in  Alcocer.  Er  schickte 
nach  dem  Zelte,  das  er  dort  [drausseu]  zurückgelassen  hatte.  Sehr 
bekümmert  es  die  Leute  von  Teca,  denen  von  Terrer')  gefällt  es  nicht 
und  ebensowenig  denen  von  Calatayuth.  Sie  schickten  zum  Könige 
von  Valencia  mit  der  Meldung,  dass  einer  mit  Namen  Cid  Ruy  Diaz 
von  Bivar,  dem  der  König  zürnte,  den  er  aus  seinem  Lande  verbannt 
hätte,  sich  bei  Alcocer  an  einem  gar  festen  Platze  gelagert  habe;  er 630 
habe  sie  in  einen  Hinterhalt  gelockt  und  das  Kastell  erobert.  „Wenn  Du 
uns  nicht  hilfst,  wirst  Du  Teca  und  Terrer  verlieren,  Du  wirst  Cala- 
tayuth verlieren,  das  nicht  entgehen  kann;  das  ganze  Ufer  des  Salon 
wird  ins  Verderben  geraten.  So  wird  es  auch  gehen  mit  dem  Gebiete 
des  Siloca,  das  auf  der  andern  Seite  liegt."  Als  der  König  Tamin  das 
hörte,  da  bedrückte  es  ihn  im  Herzen  schwer.  ,,Drei  Maurenkönige 
sehe  ich  um  mich  stehen.  Verliert  keine  Zeit,  Ihr  zwei  geht  dorthin. 
Nehmt  3000  Mauren  mit  Euch,  mit  Waffen  zum  Kämpfen;  zusammen 640 
mit  den  Kriegern  von  der  Grenze  fangt  ihn  mir  lebend,  führt  ihn  vor 
mich ;  weil  er  mir  in  mein  Land  eindrang,  wird  er  mir  Rechenschaft 
geben  müssen."  3000  Mauren  steigen  zu  Pferde  und  reiten  davon.  In 
der  Nacht  lagerten  sie  in  Sogorve.  Am  andern  Tage  in  der  Frühe 
gedenken  sie  weiterzureiten.  In  der  Nacht  lagerten  sie  in  Celfa.  Sie 
denken  daran,  nach  den  Kriegern  von  der  Grenze  zu  schicken.  Diese 
verlieren  keine  Zeit,  sie  kommen  von  allen  Seiten.  Sie  gingen  aus 
Celfa  hinaus,  das  man  Celfa  de  Canal  nennt.  Sie  ritten  den  ganzen  650 
Tag,  ohne  dass  sie  sich  Müsse  gönnen.  In  dieser  Nacht  lagerten  sie 
in  Calatayuth.  In  allen  diesen  Gegenden  lassen  sie  Aufrufe  ergehen. 
Ausserordentlich  viel  Kriegsvolk  kam  zusammen.  Mit  diesen  beiden 
Königen,  die  Fariz  und  Galve  hiessen,  belagern  sie  den  guten  Cid  in 
Alcocer.  Sie  schlugen  die  Zelte  auf  und  nahmen  ihre  Lagerplätze  ein. 
Diese  Streitkräfte  wachsen  noch,  denn  es  sind  sehr  ansehnliche  Völker. 
Die  Posten,  die  die  Mauren  aufstellen,  gehen  Tag  und  Nacht  gewappnet 
einher.  Zahlreich  sind  die  Posten  und  gross  ist  das  Heer.  Den  Leuten  660 
des  Cid  nehmen  sie  bereits  das  AVasser  fort.  Die  Scharen  des  Cid 
wollten  zur  Schlacht  ausziehen,   doch   der   zu   guter  Stunde  Geborene 


1)  S.  Glosaar  s.  v.  Teruel. 


202  Johannes  Adam 

verbot  es  ihnen  energisch.  Volle  drei  Wochen  belagerte  man  den  Ort, 
Am  Ende  der  drei  Wochen  —  die  vierte  stand  vor  der  Tür  —  beriet 
sich  der  Cid  mit  den  Seinigen:  „Das  Wasser  haben  sie  uns  weggenommen, 
das  Brot  wird  uns  ausgeben;  wenn  wir  auch  des  Nachts  fortgehen 
wollen,    so  werden   sie  es  uns  nicht  gestatten.    Gross  sind  die  Streit- 

670kräfte,  mit  denen  man  kämpfen  muss.  Sagt  mir,  Ihr  Reiter,  wie  es 
Euch  gefällt  zu  handeln."  Als  erster  sprach  Minaya  —  ein  wackerer 
Ritter:  „Von  Castilien  aus  sind  wir  hierhergekommen;  wenn  wir  nicht 
mit  den  Mauren  kämpfen,  werden  sie  uns  keine  Lebensmittel  geben. 
Wir  sind  gut  600,  und  es  sind  noch  einige  mehr  da.  Im  Namen  des 
Schöpfers,  es  soll  nicht  anders  sein:  wir  wollen  sie  schlagen  am  morgigen 
Tage."  Da  sagte  der  Campeador:  „In  meinem  Sinne  sprächet  Ihr, 
Ihr  ehrtet  Euch,    denn  Ihr  werdet  es  zu  tun  haben')."    Er  befiehlt, 

680  alle  Mauren  und  Maurinnen  hinauszujagen,  damit  niemand  um  sein 
Geheimnis  wüsste.  Am  Tage  und  in  der  Nacht  denken  sie  ans  Rüsten, 
Am  andern  Morgen  früh  —  die  Sonne  war  im  Begriffe  aufzugehen  — 
ist  der  Cid  mit  allen  seinen  Mannen  gewappnet*),"  Der  Cid  sprach,  wie 
Ihr  werdet  erzählen  hören :  „Lasst  uns  alle  hinausgehen,  dass  niemand 
zurückbleibe,  ausser  zweien  vom  Fussvolk,  um  das  Tor  zu  bewachen. 
Wenn  wir  im  Felde  sterben,  so  werden  sie  uns  in  das  Kastell  ein- 
dringen;   sollten  wir  die  Schlacht  gewinnen,    so  wird  unser  Reichtum 

690 wachsen.  Und  Ihr,  Pero  Vermuez,  nehmt  mein  Banner;  da  Ihr  sehr 
wacker  seid,  werdet  Ihr  es  treulich  halten.  Aber  reitet  nicht  fort 
damit,  wenn  ichs  Euch  nicht  befehle,"  Er  küsste  dem  Cid  die  Hand, 
er  nimmt  das  Feldzeichen.  Sie  öffneten  die  Tore,  [und]  eilen  hinaus. 
Das  sahen  die  Posten,  sie  kehren  zum  Heere  zurück ;  denn  die  Mauren 
geraten  in  Eile  und  beginnen  sich  zu  bewaffnen;  vor  dem  Trommel- 
lärm wollte  die  Erde  schier  bersten.  Da  hättet  Ihr  sehen  können,  wie 
sich  die  Mauren  rüsten,  wie  sie  sich  schnell  in  Schlachtordnung  auf- 
stellen.   Auf  selten  der  Mauren  gibt  es  zwei  Feldherrnbanner;  und  die 

700  mannigfaltigen  Fähnlein,  wer  könnte  die  zählen')?  Schon  bewegen 
sich  die  Reihen  der  Mauren  vorwärts,  um  den  Cid  und  die  Seinen  ge- 
fangen zu  nehmen.  „Bleibt  ruhig,  Ihr  Scharen,  hier  an  diesem  Orte, 
niemand  breche  aus  den  Reihen,  bis  ich  es  befehle!"  Jener  Pero  Ver- 
muez konnte  es  aber  nicht  aushalten.  Das  Banner  trägt  er  in  der  Hand, 
er  begann  sein  Pferd  anzutreiben:  „Der  Schöpfer  schirme  Euch,  Cid, 
rechtschaffener  Kämpe.  Ich  trage  das  Banner  in  jene  grössere  Schlacht- 

1)  Nach  M.P.P.  hat  die  Hs. :  aver  (nicht  mm !)  vos  lo  yedes  de  far. 

2)  Bei  VoIIm.  ist  von  683  und  684  je  eine  Halbzeile  versehentlich  aus- 
gefallen, lies:  Armado  es  myo  (Jid  con,  quantos  que  el  ha;  Fablava  tnyo  Cid 
commo  odredes  contar. 

3)  M.  P.  Rev.  Hisp.  V:  lease  e  los  pendones  mezclados  qui  los  podrie 
contar  nach  der  Cron,  de  Veinte  Reyes. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid  203 

reihe  hinein.  Wir  werden  sehen,  wie  Ihr  ihm  zu  Hülfe  eilt,  die  Ihr 
dazu  verpflichtet  seid."  Da  sagte  der  Ciimpeador:  „Das  soll  nicht  sein, 
um  des  Himmels  willen!"  Pero  Vermuez  antwortete:  „Anders  wird's  "710 
nicht  geschehen."  Er  gab  seinem  Rosse  die  Sporen  und  trieb  es  in 
die  grössere  Schlachtreihe  hinein.  Die  Mauren  empfingen  ihn,  um  die 
Fahne  zu  erobern,  sie  versetzten  ihm  gewaltige  Hiebe,  aber  sie  können 
seinen  Harnisch  nicht  durchbohren.  Da  sagte  der  Campeador:  „Be- 
schlitzt ihn  um  des  Himmels  willen!"  Sie  packen  die  Schilde  [und 
halten  sie]  vor  das  Herz,  sie  senken  die  Lanzen  samt  den  Fähnlein, 
sie  neigten  die  Gesichter  über  die  Sattelbögen,  mutigen  Herzens  gingen 
sie  sie  sehlagen.  Mit  lauter  Stimme  rief  der,  d.  z.  g.  St.  geb.  w.:'720 
„Haut  auf  sie  ein,  Hir  Reiter,  um  aller  Barmherzigkeit  willen!  Ich 
bin  Ruy  Diaz,  der  Cid  Cam])eador  von  Bivar."  Alle  hauen  ein  auf 
die  Schlachtreihe,  in  der  sich  Pero  Vermuez  befindet.  Es  sind  300  Lanzen, 
alle  haben  Fähnlein.  Jeder  tötete  einen  Mauren,  jeden  mit  einem  Schlag; 
als  sie  umkehren,  sind  ebensovicle  gefallen*)  Da  hättet  Ihr  so  manche 
Lanze  senken  und  hochheben  sehen  können,  so  manche  Tartsche  durch- 
stechen und  durchbohren,  so  manchen  Panzer  zerbrechen  und  zerhauen, 
so  manches  weisse  Fähnlein  vom  Blute  rot  herauskommen,  so  manches  '^30 
gute  Pferd  herrenlos  herumlaufen.  Die  Mauren  rufen:  Mohammed,  die 
Christen:  Sankt  Jakob.  In  kurzer  Zeit  sinken  bereits  1300  Mauren  tot 
hin.  Wie  wacker  kämpfte  auf  vergoldetem  Sattel  Cid,  der  wackere 
Kämpe!  Minaya  Albarfanez,  der  Gouverneur  von  Zorita  war,  Martin 
Antolinez,  der  ehrenwerte  Burgalese,  Muuo  Gustioz,  der  sein  Zögling 
war,  Martin  Munoz,  der  Gouverneur  von  Mont  Mayor,  Albar 
Albarez  und  Albar  Salvadorez,  Galin  Garcia,  der  Gute  aus  Aragon, 740 
Felez  I\Iunoz,  der  Neflie  des  Campeador,  und  weiterhin,  so  viele  ihrer 
da  sind,  kommen  dem  Banner  und  Cid,  dem  Campeador,  zu  Hülfe.  Dem 
Minaya  tötete  man  das  Pferd.  Kräftig  kommen  ihm  die  Scharen  der 
Christen  zu  Hülfe.  Seine  Lanze  ist  zerbrochen,  er  legte  die  Hand  ans 
Schwert.  Obwohl  er  zu  Fuss  ist,  teilt  er  doch  kräftige  Hiebe  aus. 
Das  sah  der  Cid  Ruy  Diaz,  der  Castilier;  er  machte  sich  an  einen 
Vezier  heran,  der  ein  gutes  Pferd  bcsass;  er  gab  ihm  einen  solchen  750 
Schwerthieb  mit  seinem  rechten  Arm,  dass*)  er  ihn  am  Gürtel  durch- 
hieb und  die  [eine]  Hälfte  aufs  Feld  warf.  Dem  Minaya  gab  er  das 
Pferd:  „Steigt  hinauf,  Minaya,  Ihr  seid  mein  rechter  Arm,  am  heutigen 
Tage  werde  ich  durch  Euch  Ruhm  erlangen." 

Die  Mauren  halten  wacker  Stand;  noch  verlassen  sie  das  Feld 
nicht.  Minaya  stieg  zu  Pferde,  das  Schwert  in  der  Hand.  Inmitten 
dieser  Streitmacht  kämpfend,  tötet  er  die,  welche  er  erreicht.    Der  Cid 


1)  M.  P.  Rev.  Hisp.  V:  lease  otros  taiitos  [muertos]  son. 

2)  Vgl.  M.P.  I,  336  17. 


204  Johannes  Adam 

760  Ru}^  Diaz,  d.  z.  g.  St.  geb.  w.,  hatte  dem  König  Fariz  drei  Schläge 
versetzt,  zwei  verfehlen  ihn,  der  eine  hat  ihn  getroffen.  Als  das  Blut 
über  den  Panzer  hinablief,  veandte  er  den  Zügel,  um  ihm  vom  Schlacht- 
felde zu  entweichen.  Durch  diesen  Schlag  ist  das  Heer  besiegt.  Martin 
Antolinez  versetzte  Galve  einen  Hieb,  die  Karfunkel  schlug  er  ihm  aus 
dem  Helme  heraus,  er  durchhieb  ihm  den  Helm,  so  dass  er  bis  aufs 
Fleisch  drang.    Wisset,   einen  zweiten  Hieb  wagte  [jeuer]  nicht  abzu- 

770  warten.  Fariz  und  Galve  sind  besiegt.  Welch  schöner  Tag  für  die 
Christenheit!  Denn  die  Mauren  fliehen  allenthalben M,  während  die 
Leute  des  Cid  bei  der  Verfolgung  Hiebe  austeilen.  König  Fariz  ging 
nach  Terrer  hinein,  den  König  Galve')  nahmen  sie  [aber]  dort  nicht 
auf.  So  schnell  er  kann,  eilt  er  nach  Calatayuth.  Der  Campeador 
setzte  ihm  nach,   bis  Calatayuth  dauerte  die  Verfolgung.    Des  Minaya 

780  Albarfanez  Pferd  läuft  gut.  Von  jenen  Mauren  tötete  er  vierunddreissig. 
Ein  schneidiger  Degen,  hat  er  seinen  Arm  voll  Blut,  das  ihm  über 
den  Ellenbogen  hinabrieselt.  Da  sagt  Minaya:  ,.Nnn  bin  ich  zufrieden, 
denn  nach  Castilien  werden  gute  Nachrichten  gehen,  dass  der  Cid 
Ruy  Diaz  in  einer  Feldschlacht  gesiegt  hat."  Soviel  Mauren  liegen 
tot  da,  dass  wenig  Lebende  noch  übrig  sind,  denn  bei  der  Verfolgung 
hieben  sie  ohne  Zaudern  auf  sie  ein. 

Nun  kehren  die  Leute  dessen,    d.  z.  g.  St.  geb.  w.,  um.    Der  Cid 
ritt  auf  seinem  guten  Pferde,  die  Haube  faltig,  Gott,  welch  stattlichen 

790  Bart  hat  er!  Die  Panzerkappe  auf  dem  Rücken,  das  Schwert  in  der 
Hand.  Er  sah,  wie  die  Seinen  herankamen.  „Dank  sei  Gott,  dem, 
der  in  der  Höhe  ist,  da  wir  solch  eine  Schlacht  gewonnen  haben." 
Aus  jenem  Lager  haben  die  Leute  des  Cid  alsbald  Schilde  und  Waffen 
und  andere  bedeutende  Habe  geraubt.  Von  den  maurischen  Pferden 
fanden  sie  510  vor,  als  sie  ankamen.  Von  den  ihrigen  vermissten  sie 
nur  fünfzehn.  Grosse  Freude  herrscht  hier  unter  den  Christen.  Gold 
und  Silber  führen  sie  [soviel]  mit  sich,  dass  sie  seinen  Wert  gar  nicht 

800 beurteilen  können.  Durch  diese  Beute  sind  alle  die  Christen  gemachte 
Leute.  In  ihre  Kastelle  hinein  haben  sie  die  Mauren  zurückgetrieben. 
Der  Cid  befahl  noch,  dass  man  ihnen  [auch]  etwas  gäbe.  Grosse 
Freude  hat  der  Cid  mit  all  seinen  Vasallen.  Jenes  Geld  und  jene 
grossen  Besitztümer  Hess  er  verteilen.  Auf  sein  Fünftel  entfallen  dem 
Cid  100  Pferde.  Gott,  wie  sehr  befriedigte  er  alle  seine  Vasallen, 
Fussvolk  und  Reiter.     Gut  ordnet  er,  d.  z.  g.  St.  geb.  w.,    es  an:   So- 

810  viele  er  mit  sich  führt,  alle  sind  sie  zufriedengestellt.  „Hört,  Minaya, 
Ihr  seid  mein  rechter  Arm.  Von  diesem  Reichtum,  den  der  Schöpfer 
uns  gegeben,    nehmt  mit  Eurer  Hand  nach  Eurem  Belieben.     Ich  will 


1)  Lies  della  e  della  pari  (vgl.  Lidf.). 

2)  Nach  M.P.P.  die  Ha.  e  a  Galue. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid  205 

Euch  nach  Castilien  schicken  mit  der  Nachricht  von  dieser  Schlacht, 
die  wir  gewonnen  haben,  zum  König  Alfonso,  der  mir  zürnt.  Ich  will 
ihm  dreissig  Pferde  als  Geschenk  senden,  alle  mit  Sätteln  und  treff- 
lich gezäumt,  ein  Schwert  an  jedem  Sattel."  Minaya  Albarfanez  sagte: 
„Das  werde  ich  gern  tun."  „Sehet  da,  Gold  und  Silber,  eine  Börse  820 
voll,  von  der  ich  nichts  genommen  habe');  in  Santa  Maria  von  Burgos 
mögt  Ihr  tausend  Messen  damit  bezahlen.  Was  übrig  bleibt,  gebt 
meinem  Weib  und  meinen  Töchtern,  die  für  mich  beten  mögen  bei 
Tag  und  bei  Nacbt.  Wenn  ich  ihnen  am  Leben  bleiben  sollte,  werden 
sie  reiche  Damen  sein."  Minaya  Albarfanez  ist  damit  zufrieden.  Es 
werden  Leute  abgezählt,  um  mit  ihm  zu  gehen.  Sogleich  fütterte  man 
die  Tiere,  die  Nacht  war  bereits  hereingebrochen.  Der  Cid  Ruy  Diaz 
besprach  sich  mit  den  Seinigeu.  ,.Geht,  Minaya,  nach  dem  edlen 
Kastilien!  Unsern  Freunden  könnt  Ihr's  wohl  sugen:  Gott  schützte  830 
uns  und  wir  siegten  im  Kampfe.  Wenn  Ibr  uns  bei  der  Rückkehr 
hier  findet,  [so  ist's  gut]:  wenn  nicht,  so  folgt  uns  dorthin,  wo  ihr 
erfahren  werdet,  dass  wir  sind.  Mit  Lanzen  und  Schwertern  müssen 
wir  uns  schützen,  sonst  würden  wir  in  diesem  kümmerlichen  Lande 
nicht  leben  können." 

Nun  ist  es  abgemacht,  am  Morgen  ging  Minaya  fort  und  der  Cid 
mit  seiner  Schar  blieb  da").  Die  Gegend  ist  kümmerlich  und  ausser- 
ordentlich schlecht.  Alle  Tage  beobachteten  die  Mauren  von  der  Grenze  840 
und  verschiedentliches  fremdes  Kriegsvolk  den  Cid,  Als  der  König 
Fariz  gesundet  war,  i)flogen  die  Einwohner  von  Teca,  die  von  dem  Orte 
Terrer  und  die  von  Calatayuth,  das  angesehener  ist  [als  jene|  mit  ihm 
Rates;  sie  haben  es  folgeudermassen  abgeschätzt  und  schriftlich  fest- 
gelegt: Er  hat  ihnen  Alcocer  für  3C(i0  Mark  in  Silber  verkauft.  Der 
Cid  Ruy  Diaz  hat  Alcocer  verkauft*).  Wie  gut  bezahlte  er  seine 
Vasallen  selbst!  Reiter  und  Fussvoik  hat  er  reich  gemacht.  Unter 
allen  den  Seinen  würdet  Ihr  nicht  einen  Bedürftigen  finden.  Wer 850 
einem   guten  Herrn  dient,  lebt  immer  in  Wonne. 

Als  der  Cid  das  Kastell  verlassen  wollte,  begannen  Mauren  und 
Maurinnen  zu  klagen:  „Du  gehst  fort,  o  Cid,  unsere  Gebete  mögen  Dir 
vorangehen!  Wir  sind  für  immer  von  Dir  zufriedengestellt."  Als  der 
Cid  von  Bivar  Alcocer  verliess,  begannen  Mauren  und  Mauriunen  zu 
weinen.  Er  hob  sein  Banner  empor,  der  Campeador  gebt  fort.  Er 
ritt  den  Salon  stromab,  rüstig  ritt  er  vorwärts;  als  er  ans  dem  Salon 
herauskam,  hatte  er  sehr  gute  Vorzeichen.  Es  gefiel  den  Bewohnern  860 
von  Terrer   und   noch    mehr   denen  von  Calatayuth,    die   von  Alcocer 


1)  S.  Glossar  s.  v.  menguar. 

2)  M.P.  Rev.  Hisp.  V:  ißncö  alli]  con 

3)  S.  Glossar  s,  v.  venir. 


206  Johannes  Adam 

bedrückte  es,  denn  er  hatte  ihnen  grossen  Vorteil  gebracht.  Der  Cid 
ritt  weiter,  er  rückte  voran  und  lagerte  sich  auf  einem  Hügel  bei 
Mont  Real.  Hoch  ist  der  Hügel,  wunderbar  und  gross.  Er  fürchtet 
keinen  Krieg,  wisset,  von  keiner  Seite.  Zuerst  machte  er  Daroca  tribut- 
pflichtig, darauf  Moliua,  das  auf  der  andern  Seite  liegt,  zu  dritt  Teruel, 
das    vor  ihm   lag.    In    seiner  Gewalt    hatte    er  Celfa,  jenes,    das  am 

870Canal  liegt.    Möge  der  Cid  Ruy  Diaz  sich  Gottes  Huld  erfreuen! 

Albarfanez  Minaya  ist  nach  Kastiiien  gegangen.  Dreissig  Pferde 
bot  er  dem  König  als  Geschenk  an.  Der  König  sah  sie  und  lächelte 
froh:  „Wer  gab  mir  diese,  so  Gott  mich  schützen  möge,  Minaya?" 
„Der  Cid  Ruy  Diaz,  der  z.  g.  St.  das  Schwert  umgürtete.  Er  besiegte 
zwei  Maurenkönige  in  jener  Schlacht.  Sehr  gross,  o  Herr,  ist  seine 
Beute.    Euch,  o  König,  reich  an  Ehren,  schickt  er  dies  Geschenk.    Er 

880küsst  Euch  die  Füsse  und  beide  Hände,  damit  Ihr  ihm  gnädig  seid, 
so  der  Schöpfer  Euch  schirmen  möge!''  Der  König  sagte:  „Es  ist  sehr 
zeitig,  einen  in  Ungnade  gefallenen  Menschen,  der  die  Gunst  seines 
Herrn  nicht  besitzt,  nach  wenigen^)  Wochen  wieder  aufzunehmen. 
Aber  da  das  Geschenk  von  den  Mauren  kam,  so  will  ich  es  annehmen; 
überdies  gefällt  mir's  vom  Cid,  dass  er  solche  Beute  machte.  Zu  alle- 
dem spreche  ich  Euch  frei  [von  der  Acht],  Besitztümer  und  Läudereien 
sollt  Ihr  als  Geschenk  haben,  doch  von  Cid,  dem  Campeador  sage  ich 
Euch  nichts.     Geht  und  kommt,   von  jetzt  ab  schenke  ich  Euch  meine 

890 Huld.  Zu  all  diesem  will  ich  Euch  sagen:  alle  aus  meinem  Reiche, 
die  es  tun  wollen,  die,  gut  und  tapfer,  [darnach  verlangen],  den  Cid 
zu  unterstützen,  gebe  ich  frei  und  lasse  ihnen  ihre  Besitztümer." 
Minaya  Albarfanez  küsste  ihm  die  Hände:  „Tausend  Dank  Euch,  o 
König,  als  meinem  rechtmässigen  Herrn;  dies  tut  Ihr  jetzt,  anderes 
noch  werdet  Ihr  später  tun."  „Geht  durch  Kastiiien,  man  soll  Euch 
ziehen  lassen,  Minaya;  geht  unverzüglich  zum  Cid,  um  nach  Beute  zu 
suchen." 

Ich  will  Euch   sprechen   von  dem,   der    zu   guter  Stunde    geboren 

900 wurde  und  sein  Schwert  umgürtete.  Jenen  Hügel,  auf  dem*)  er  sich 
lagerte,  wird  man  in  Urkunden  den  „Hügel  des  Cid"  nennen,  solange 
der  Ort  noch  von  den  Mauren  und  dem  christlichen  Volke  bewohnt 
wird.  Während  er  sich  dort  befand,  eroberte  er  viel  Land.  Das  ganze 
Gebiet  des  Martin  machte  er  tributpflichtig.  Nach  Saragoga  kamen 
die  Nachrichten  von  ihm.  Es  gefällt  den  Mauren  nicht,  schwer  be- 
drückte es  sie.  Hier  hielt  sich  der  Cid  volle  fünfzehn  Wochen  auf. 
Als  der  Held  sah,  dass  Minaya  immer  noch  nicht  kam,    unternahm   er 

910  mit  allen  seinen  Mannen  einen  Nachtritt,    er  verliess  den  Hügel,   liess 


1)  Vgl.  Bello  II,  232. 

2)  Lid  f.  en  [el  cual]  el. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid  207 

ihn  gänzlich  im  Stiche.  Jenseits  von  Teruel  zog  Don  Rodrigo  vorüber. 
In  dem  Pinieuwalde  von  Tevar  lagerte  Don  Ruy  Diaz.  Alle  diese 
Gebiete  eroberte  er,  Saragoga  hat  er  tributpflichtig  gemacht.  Als  er 
dies  getan  hatte,  kam  nach  Verlauf  von  drei  Wochen  Minaya  aus 
Kastilien  zurück.  Zweihundert  mit  ihm,  die  alle  Schwerter  tragen. 
Das  Fussvolk,  wisset,  ist  nicht  zu  zählen.  Als  der  Cid  des  Minaya 
ansichtig  wurde,  kam  er  auf  schnellem  Koss  herbei,  ihn  alsbald  zu  920 
umarmen.  Er  küsste  ihn  auf  den  Mund  und  die  Augen  des  Antlitzes. 
Minaya  sagt  ihm  alles,  ohne  ihm  etwas  zu  verhehlen.  Da  lächelte  der 
Campeador  froh:  „Dank  Gott  und  seinen  himmlischen  Mächten.  So- 
lange Ihr  lebt,  Minaya,  wird  mir's  gut  gehen,"  Gott,  wie  froh  war 
jenes  ganze  Heer,  dass  Minaya  Albarfanez  so  angekommen  war  und 
ihnen  Grüsse  brachte  von  Vettern  und  Geschwistern  und  von  ihren 
Gattinneu,  von  jeneu,  die  sie  verlassen  hatten.  Gott,  wie  froh  ist  der  930 
Held  mit  dem  schönen  Barte,  dass  Albarfanez  die  tausend  Messen 
bezahlt  hatte,  und  dass  er  ihm  Grüsse  brachte  von  Weib  und  Töchtern. 
Gott,  wie  zufrieden  war  der  Cid  und  welch  grosse  Freude  bekundete 
er.     „Fürwahr,  Albarfanez,  viele  Jahre  sollt  Ihr  leben!'' 

Er  verlor  keine  Zeit:  Er  sengt  und  brennt  die  Gegend  von  Alcaniz 
und  ringsum  erobert  er  alles.  Am  dritten  Tage  ist  er  nach  dem  Aus- 
gangsorle  zurückgekehrt.  Schon  geht  die  Kunde  durch  das  ganze 
Land.  Es  bekümmert  die  Einwohner  von  Mongon  und  von  Huesca.  940 
Weil  sie  Tribut  zahlen,  freuen  sich  die  von  Saragoga,  die  vom  Cid 
Ruy  Diaz  keine  Schmach  befürchteten.  Mit  solcher  Beute  kehren  sie 
zum  Lagerplatze  zurück.  Alle  sind  froh,  grosse  Beute  führen  sie  mit 
sich.  Das  gefiel  dem  Cid  und  sehr  dem  Albarfanez.  Der  Held,  der 
es  nicht  [mehr]  aushalten  konnte,  lächelte:  „Fürwahr,  Ihr  Reiter,  ich 
werde  Euch  die  Wahrheit  sagen:  Wer  immer  an  einem  Orte  lebt, 
kann  [leicht]  seinen  Besitz  verringern.  Morgen  früh  wollen 
wir  daran  denken,  weiterzureiten.  Verlasst  diese  Lagerplätze;  \vir95Q 
werden  weiterziehen." 

Darauf  begab  sich  der  Cid  zum  Passe  von  Alucant.  Von  dort 
eilt  er  nach  Huesca  und  Montalvan.  Auf  diesem  Eilmarsch  brachten 
sie  zehn  Tage  zu.  Nach  allen  Seiten  gingen  die  Nachrichten,  dass 
der  aus  Kastilien  Verbannte  sie  so  schlecht  behandelt.  Die  Nach- 
richten sind  nach  allen  Seiten  gegangen.  Es  kam  die  Kunde  zu  dem 
Grafen  von  Barcelona,  dass  der  Cid  Ruy  Diaz  durch  sein  Land  eile. 
Das  verdross  ihn  sehr  und  er  betrachtete  es  als  einen  grossen  Schimpf  für 
sich.  Der  Graf  ist  sehr  grosssprecherisch,  er  prahlte:  „Grosses  Unrecht  950 
tut  mir  der  Cid  von  Bivar.  An  meinem  Hofe  drin  tat  er  mir  grosses 
Unrecht.  Er  schlug  meinen  Neffen  und  leistete  nie  Genugtuung  dafür; 
nun  eilt  er  mir  durch  die  Gegenden,  die  sich  in  meiner  Gewalt  be- 
finden.  Ich  forderte  ihn  nicht  heraus,  noch  kündigte  ich  ihm  die  Freund- 


208  Johannes  Adam 

Schaft  *).  Da  er  aber  darnach  trachtet,  so  werde  ich  ihn  deshalb  zur 
Rede  stellen."  Gross  sind  die  Streitkräfte  und  eilig-  rücken  sie  heran. 
Zahlreiches  Kriegsvolk   stösst    zu   ihm,    sowohl  Mauren   wie  Christen. 

970  Sie  marschieren  dem  Cid  nach,  dem  Guten  aus  Bivar.  Drei  Tage  und 
zwei  Nächte  dachten  sie  daran  zu  reiten.  Sie  erreichten  den  Cid  im 
Pinienwald  von  Tevar.  Mit  so  grossen  Streitkräften  kommt  der  Graf, 
dass  er  ihn  zu  fangen  gedachte.  Der  Cid  Don  Kodrigo  führt  grosse 
Beute  mit  sich.  Er  steigt  von  einer  Bergkette  herab  und  gelangte  in 
ein  Tal.  Vom  Grafen  Don  Remont  ist  ihnen  eine  Botschaft  zuge- 
kommen. Als  der  Cid  sie  vernommen,  sandte  er  nach  dort:  „Sagt 
dem  Grafen,  er  möge  es  nicht  übel  aufnehmen,  von  dem  Seinigen 
nehme   ich   nichts   mit    mir,   er  soll  mich   in  Frieden    ziehen  lassen." 

980  Der  Graf  antwortete:  „Das  wird  nicht  wahr  sein.  Die  frühere  Unbill 
und  die  jetzige  wird  er  mir  ganz  bUssen.  Der  Verbannte  wird  er- 
fahren, wen  er  zu  beleidigen  kam."  Der  Bote  kehrte  zurück,  so 
schnell  er  konnte.  Jetzt  erkennt  der  Cid  von  Bivar,  dass  sie  von  dort 
sich  ohne  Kampf  nicht  entfernen  können.  „Wohlan,  Ihr  Reiter,  schafft 
die  Beute  beiseite.  Schnell  rüstet  Euch  und  legt  Eure  Waffen  an. 
Der  Graf  Don  Remont  wird  uns  eine  grosse  Schlacht  liefern.  Zahl- 
reiches Kriegsvolk  von  Mauren  und  Christen    führt   er  mit  sich;    ohne 

990  Schlacht  würde  er  uns  um  keinen  Preis  in  Ruhe  lassen.  Da  sie  weiter 
hinter  uns  herziehen  werden,  so  soll  hier  die  Schlacht  sein.  Rüstet 
die  Pferde  und  legt  die  Waffen  an.  Sie  kommen  den  Abhang  herab 
und  tragen  alle  Hosen,  haben  leichte^)  (?)  Sättel  und  lockere  Sattel- 
gurte. Wir  werden  auf  galizischen  Sätteln  reiten  und  mit  hohen 
Gamaschen  über  den  Hosen.  Hundert  Reiter,  müssen  wir  jene  Scharen 
besiegen.  Ehe  sie  in  die  Ebene  kommen,  wollen  wir  ihnen  die  Lanzen 
entgegenstrecken.  Dadurch,  dass  Ihr  einen  trefft,  werden  drei  Sättel 
leer  werden.  Remont  Verengel  wird  sehen,  wen  er  verfolgte,  heute 
1000  in  diesem  Pinienwalde  von  Tevar,  um  mir  die  Beute  wegzunehmen." 
Alle  sind  gerüstet.  Als  der  Cid  dies  gesprochen,  hatten  sie  die 
Waffen  ergriffen  und  sassen  nun  auf  den  Pferden.  Den  Abbang  hinab 
erblickten  sie  die  Streitmacht  der  Franken  am  Fusse  des  Abhangs 
es  ist  in  der  Nähe  der  Ebene.  Da  befahl  der  Cid,  d.  z.  g.  St.  geb.  w., 
auf  sie  einzuhauen.  Das  tun  die  Seinen  von  ganzem  Herzen.  Stan- 
darten und  Lanzen  gebrauchen  sie  gar  gut,  die  einen  schlagen  sie,  die 
andern  werfen  sie  herunter.  Gewonnen  hat  diese  Schlacht  der,  welcher 
zu  guter  Stunde  geboren  wurde.  Den  Grafen  Don  Remont  hat^)  er 
1010  gefangen  genommen.    Dort  eroberte  er  Colada,  das  mehr  als  3000  Mark 


1)  Siehe  Glossar  s.  v.  enemistad. 

2)  Siehe  Glossar  s.  v.  co^ero. 

3)  Lidf.  u.  Cornu  Lt.  97:  a(n). 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid  209 

in  Silber  wert  ist.  Und  er  gewann  diese  Scblaeht,  wodurch  er  seinem 
Namen  Ehre  machte.  Er  nahm  den  Grafen  gefangen  und  führte  ihn 
nach  seinem  Zelte.  Seinen  Getreuen  befahl  er,  ihn  zu  bewachen)'. 
Dann  eilte  er  aus  dem  Zelte.  Von  allen  Seiten  her  kamen  die  Seinen 
zusammen.  Der  Cid  freute  sich,  denn  die  Beute  ist  gross.  Für  den 
Cid  Don  Rodrigo  rüstete  man  ein  grosses  Mahl.  Der  Graf  Don  Hemont 
schätzte  das  gleich  nichts.  Man  bringt  ihm  die  Speisen,  man  stellte 
sie  vor  ihn  hin.  Er  wollte  sie  nicht  essen,  er  verschmähte  sie  alle.  1020 
„Nicht  einen  Bissen  werde  ich  essen,  um  alle  Schätze  ganz  Spaniens 
nicht.  Eher  werde  ich  das  Leben  verlieren  und  den  Geist  aufgeben, 
da  solche  Lumpenkerle  mich  im  Kampfe  besiegten.'*  Ihr  werdet  hören, 
was  der  Cid  Ruy  Diaz  sagte:  Esset,  Graf,  von  diesem  Brote  und  trinkt 
von  diesem  Weine.  Wenn  Ihr  dies  tut,  werdet  Ihr  freigelassen  werden, 
wenn  nicht,  werdet  Ihr  in  Eurem  ganzen  Leben  die  Christenheit  nicht 
wiedersehen."  Da  sagte  der  Graf  Don  Remont:  „Esst  nur,  Don  Rodrigo, 
und  denkt  daran,  Euch  zu  ergötzen,  denn  ich  werde  den  Tod  an  mich 
herankommen  lassen,  ich  will  nicht  essen."  Bis  zum  dritten  Tage  1030 
konnten  sie  ihn  nicht  überreden.  Während  sie  jene  grosse  Beute  teilen, 
können  sie  ihn  nicht  dazu  bringen,  einen  Bissen  Brot  zu  essen.  Der 
Cid  sagte:  „Esset  etwas,  Graf,  denn  sonst  werdet  Ihr  die  Christenheit 
nicht  wiedersehen.  Und  wenn  Ihr  [soviel |  esset,  dass  ich  damit  zu- 
frieden bin,  dann  werde  ich  Euch  und  zwei  Edelleuten  das  Leben 
schenken  und  Euch  freilassen."  Als  der  Graf  dies  hörte,  da  freute  er 
sich:  „Wenn  Ihr  das  tut,  was  Ihr  gesagt  habt,  so  werde  ich  drob 
staunen  mein  Lebtag."  „Dann  esset,  Graf,  und  wenn  Ihr  gespeist  habt,  1040 
werde  ich  Euch  und  zwei  andere  freilassen.  Aber  wisset:  soviel  Ihr 
verloren  habt  und  ich  auf  dem  Schlachtfelde  gewann,  nicht  einen  elenden 
Heller  werde  ich  Euch  geben.  (Doch)  ich  werde  Euch  nichts  von  alle 
dem,  was  Ihr  verloren  habt,  zurückgeben,  denn  ich  brauche  es  für 
(mich  und)*)  meine  Vasallen,  die  im  Elend  mit  mir  gehen;  und  Euch 
werde  ich's  nicht  geben.  Dadurch,  dass  wir  von  Euch  und  andern 
nehmen,  werden  wir  uns  bezahlt  machen.  Dies  Leben  werden  wir 
führen,  solange  es  dem  heiligen  Vater  gefällt,  wie  jemand,  dem  ein 
König  zürnt  und  der  aus  der  Heimat  verbannt  ist."  Froh  ist  der  Graf, 
er  bat  um  Wasser  für  die  Hände,  und  sie  reichen  es  ihm  hin  und  1050 
gaben  es  ihm  schnell.  Mit  den  Rittern,  die  der  Cid  ihm  gegeben  hatte, 
speist  der  Graf,  Gott,  wie  gern!  Bei  ihm  sitzt  der,  welcher  z.  g.  St. 
geb.  w.  „Wenn  Ihr  nicht  tüchtig  esset,  Graf,  so  dass  ich  damit  zu- 
frieden  bin,    werden   wir    hier    bleiben,    wir    beide    werden   uns  nicht 


1)  Cron.  Gen.  533b  i«:    ...    et  leuo  al  conde  preso  pora  su   tienda,    et 
viandol  guardar  muy  bien. 

2)  S.  M.P.  Rev.  Hisp.  V. 

Romanische  Forschungen  XXXII.  14 


210  Johannes  Adam 

treDnen."  Da  sagte  der  Graf:  „Von  Herzen  gern."  Schnell  speist  er 
mit  jenen  zwei  Rittern.  Der  Cid,  der  ihn  beobachtet,  ist  zufrieden, 
weil  der  Graf  so  wacker  die  Hände  regte.  — 

1060  „Wenn  es  Euch  gefällt,  mein  Cid,  so  sind  wir  bereit  zu  gehen. 
Befehlt,  dass  man  uns  die  Tiere  gebe,  wir  werden  schnell  davonreiten. 
Seit  dem  Tage,  da  ich  Graf  wurde,  speiste  ich  nicht  so  gern.  Ich 
werde  es  nicht  vergessen,  wie  gut  es  mir  geschmeckt  hat."  Man  gibt 
ihm  drei  Zelter,  die  sebr  schön  gesattelt  sind,  und  gute  Kleider  aus 
Pelzwerk  und  Mäntel.  Der  Graf  Don  Remont  ist  zwischen  die  beiden 
Ritter  getreten.  Bis  zum  Ende  des  Lagerplatzes  begleitete  sie  der 
Castilier.     „Nun  geht  Ihr  fort,  Graf,  ganz  wie  ein  franker  Mann.     Ich 

1070  weiss  Euch  Dank  für  das,  was  Ihr  mir  zurückgelassen  habt.  Wenn 
Euch  der  Gedanke  käme,  dass  Ihr  Euch  dafür  rächen  wolltet,  so 
werdet  Ihr  mich  finden  können,  falls  Ihr  mich  suchen  kommt;  und 
wenn  nicht,  so  befehlt,  dass  man  suche;  dann  werdet  Ihr  entweder 
von  dem  Eurigen  mir  etwas  zurücklassen  oder  Ihr  werdet  etwas  von 
dem  Meinigen  fortnehmen" 0-  ,Freut  Euch  nur,  mein  Cid:  Ihr  seid  in 
Sicherheit.  Bezahlt  habe  ich  Euch  für  dieses  ganze  Jahr;  Euch  auf- 
zusuchen, daran  soll  nicht  einmal  gedacht  werden."  Der  Graf  ritt  von 
danuen    und    gedachte    fortzureiten.     Er    wendet    das  Haupt    um    und 

1080  blickt  zurück.  Er  hatte  Furcht,  dass  es  den  Cid  gereuen  könnte,  was 
der  Held  um  keinen  Preis  der  Welt  täte;  denn  niemals  beging  er  eine 
Treulosigkeit. 

Der  Graf  ist  gegangen,  der  [Held]  von  Bivar  kehrte  um.  Er  ver- 
einigte sich  mit  seinen  Scharen,  er  begann  sie  zu  sammeln").  Durch 
die  wunderbare  und  grosse  Beute,  die  sie  gemacht,  sind  die  Seinen  so 
reich,  dass  sie  nicht  wissen,  was  sie  eigentlich  besitzen. 

II.  Aassöhnnng  mit  Köuig  Alfouso. 

Hier  beginnt  das  Heldeng-edicht  vom  Cid  aus  Bivar.  Der  Cid  hat 
den  Pass  von  Alucant  besetzt.  Während  er  SaragOQa  und  das  dies- 
1090  seitige  Gebiet,  Huesca  und  die  Gegend  von  Montalvan  verliess,  begann 
er  nach  dem  salzigen  Meere  hin  Krieg  zu  führen.  Im  Osten  geht  die 
Sonne  auf,  er  wandte  sich  nach  dieser  Richtung.  Der  Cid  eroberte 
Xerica,  Onda  und  Almenar.  Das  Gebiet  von  Borriana  hat  er  gänzlich 
erobert.  Gott,  der  Herr,  der  im  Himmel  ist,  stand  ihm  bei.  Zu  alle- 
dem nahm  er  noch  Murviedro  ein.  Der  Cid  sah  bereits,  dass  Gott  ihn 
schützte.  —  Drinnen  in  Valencia  hegt  man  nicht  geringe  Furcht,  Es 
bereitet   den  Bewohnern   von  Valencia  Unbehagen,    wisset,   es  gefällt 


1)  Zu  1070—74  vgl.  Cron.  Gen.  534a,  43 ff. 

2)  S.  Glossar  s.  v.  legar. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspauischen  Poema  del  Cid  211 

ihnen  nicht.  Sie  fasslen  den  Beschluss,  ihn  belag-ein  zu  kommen.  Sie  1100 
ritten  die  Nacht  hindurch;  beim  Morgengrauen  schicken  sie  sich  an,  nahe 
bei  Murviedro  ihre  Zelte  aufzuschlagen.  Das  sah  der  Cid,  er  begann 
sich  zu  verwundern:  ,,Üank  Dir,  mein  geistiger  Vater.  In  ihrem  Lande 
befinden  wir  uns  und  fügen  ihnen  jegliches  Unheil  zu.  Wir  trinken 
ihren  Wein  und  essen  ihr  Brot.  Wenn  sie  uns  belagern  kommen,  so 
tun  sie  es  mit  Hecht.  Ohne  Schlacht  wird  das  nicht  abgehen.  Boten 
sollen  zu  denen  gehen,  die  uns  unterstützen  müssen,  die  einen  nach 
Xerica,  die  andern  nach  Alucant,  jene  von  dort  nach  Onda,  die  andern 
nach  Almenar;  die  Leute  von  Borriana  sollen  alsbald  hierher  kommen.  1110 
Wir  werden  diese  Feldschlacht  gewinnen.  Ich  vertraue  auf  Gott,  dass 
sie  unsern  Vorteil  noch  erhöhen  werden."  Am  dritten  Tage  sind  alle 
versammelt.  Er,  d.  z.  g.  St.  geb.  w.,  begann  zu  sprechen:  „Hört, 
Ihr  Scharen,  so  der  Schöpfer  Euch  selig  machen  möge!  Seitdem 
wir  uns  von  der  Christenheit  trennten,  —  es  ging  nicht  nach 
uuserm  Willen  und  wir  konnten  nicht  anders  —  machte  unsere  Sache 
Fortschritte,  Gott  sei  es  gedankt.  Die  Leute  von  Valencia  haben 
uns  belagert.  Wenn  wir  in  dieser  Gegend  bleiben  wollen,  so  müssen  1120 
sie  energisch  gezüchtigt  werden.  Die  Nacht  mag  verstreichen,  der 
Morgen  herankommen.  Seid  mir  dann  gerüstet  mit  Pferden  und  Wallen. 
Wir  werden  jenes  Heer  uns  ansehen  gehen,  wie  Leute,  die  aus  einem 
fremden  Lande  gekommen  sind.  Da  wird  es  sich  zeigen,  wer  den  Lohn 
verdient.'  Höret  nun,  was  Minaya  Albarfanez  sprach:  „Campeador, 
wir  wollen  tun,  was  Euch  gefällt.  Mir  gebt  100  Keiter,  um  mehr  bitte 
ich  Euch  nicht.  Ihr  mögt  mit  den  andern  in  der  Front  auf  die  Feinde  1130 
einhauen.  Ihr  werdet  sie  gründlich  schlagen.  Daran  wird  nicht  zu 
zweifeln  sein.  Ich  werde  mit  den  Hundert  auf  der  Flanke  eindringen. 
Wie  ich  zu  Gott  hoffe,  wird  das  Schlachtfeld  unser  sein."  Wie  er's  ihm 
gesagt  hat,  gefällt  es  dem  Cid  sehr.  — 

Es  war  Morgen  und  sie  denken  daran,  sich  zu  waffnen.  Ein  jeder 
von  ihnen  weiss,  was  er  zu  tun  hat.  Beim  Dämmern  des  Morgens 
schlägt  der  Cid  auf  die  Feinde  los.  „Im  Namen  des  Schöpfers  und 
des  Apot^tels  Sankt  Jakob,  schlagt  auf  sie  ein,  Ihr  Keiter,  nach  Herzens- 
lust, denn  ich  bin  Ruy  Diaz,  der  Cid  von  Bivar!"  Da  hättet  Ihr  sehen  1140 
können,  wie  so  manche  Zeltschnur  zerrissen,  die  Pfähle  herausgerissen 
wurden,  und  wie  die  Zeltstangen  sich  (allenthalben')  senkten.  Die  Mauren 
sind  zahlreich,  sie  beginnen  bereits  sich  wieder  zu  sammeln.  Von  der 
andern  Seite  drang  ^Mbarfanez  auf  sie  ein.  Obwohl  es  sie  bedrückt, 
mussten  sie  sich  doch  ergeben"),  und  die,  welche  zu  Pferde  entkommen 
konnten,  wurden  in  die  Flucht  geschlagen.     Zwei  Maurenkönige  tötete 

1)  Von  Rest,  und  Lidf.  getilgt. 

2)  V.  1151   folgt  hinter  114,5;  IMG  hinter  1153;  1150  hinter  1155  (vgl.  M.  P. 
I,  30). 

14* 


212  Johannes  Adam 

man    auf   dieser  Verfolgung      Bis  Valencia   dauerte    das  Nachsetzen. 

11 52  Gross  ist  die  Beute,  die  der  Cid  gemacht  hat.  Sie  plünderten  das 
Schlachtfeld  und  denken  dann  an  die  Rückkehr.  Mit  dieser  mächtigen 
Beute,  die  sie  mit  sich  führen,  zogen  sie  in  Murviedro  ein.  Gross  ist 
die  Freude,  die  an  diesem  Orte  herrscht.  Die  Heldentaten  des  Cid, 
wisset,  machen  von  sich  reden.  Sie  nahmen  Cebola  ein  und  alles,  was 
davor  liegt.  Die  Leute  von  Valencia  haben  [solche]  Furcht,  dass  sie 
nicht  wissen,  was  sie  tun  sollen.  Die  Heldentaten  [des  Kämpen]  machen 
jenseits  des  Meeres  von  sich  reden.  Froh  waren  der  Cid  und  alle  seine 
Begleiter,   denn  Gott  hatte  sie  unterstützt  und  diesen  Sieg  geschaffen. 

1160  Ihre  Pferde  trabten  dahin'),  sie  ritten  die  Nächte  hindurch.  Sie 
kommen  nach  Guiera  und  Xätiva,  noch  weiter  flussubwärts  nach  der 
Stadt  Denia.  Die  Gegend  in  der  Nähe  des  Meeres  verwüsten*)  sie  mit 
Gewalt.  Sie  eroberten  Peüa  Cadiella,  die  Ein-  und  Ausgänge.  Als  Cid 
der  Campeador  Pena  Cadiella  besass,  erregt  das  in  Xativa  und  drinnen 
in  Guiera  grossen  Kummer,  ganz  sinnlos  ist  der  Schmerz  Valencias. 

Während  der  Cid  so  im  Maurenlande  raubte  und  eroberte,  des  Tags 
schlief  und  die  Nächte  hindurch  ritt,  brachte  er  mit  der  Eroberung  dieser 

1170 Städte  drei  Jahre  zu.  Die  Leute  von  Valencia  bat^)  er  gezüchtigt.  Sie 
wagen  es  nicht  herauszukommen,  noch  mit  ihm  zusammenzutretteu.  Er 
verwüstete  ihre  Gärten  und  fügte  ihnen  grosses  Unheil  zu.  In  jedem 
dieser  Jahre  nahm  ihnen  der  Cid  die  Lebensmittel  weg.  Die  Leute  von 
Valencia  jammern  sehr,  denn  sie  wissen  nicht,  was  sie  tun  sollen.  Von 
keiner  Seite,  sei  es,  welche  es  sei,  bekamen  sie  Lebensmittel.  Der 
Vater  gewährt  dem  Sohne,  der  Sohn  dem  Vater  keine  Unterstützung, 
noch  kann  ein  Freund  den  andern  trösten.  Es  ist  ein  schlimmer 
Kummer,  Ihr  Herren,  Mangel  an  Nahrung  zu  haben,  Kinder  und  Frauen 

1180 Hungers  sterben  zu  sehen*).  Vor  sich  sehen  sie,  was  ihnen  Schmerz 
bereitet,  sie  können  sich  nicht  helfen.  Zum  Könige  von  Marroco  sandten 
sie.  Mit  dem  Manne  aus  den  Weissen  Bergen  hatte  er  einen  gar  schweren 
Krieg.  Er  gab  ihnen  keinen  Rat,  noch  kam  er  ihnen  zu  Hilfe.  Das 
wusste  der  Cid,  von  Herzen  behagt  es  ihm.  Er  entfernte  sich  aus 
Murviedro  eines  Nachts  auf  einem  Nachtritt.  Mit  Tagesanbruch  war 
der  Cid  im  Gebiete  von  Montreal.  In  ganz  Aragonien  und  Navarra 
befahl  er  einen  Aufruf  ergehen  zu  lassen,  in  das  Gebiet  von  Kastilieu 
entsandte   er  seine  Boten:    ,,Weun  jemand   des  Kummers  ledig  werden 

1190  und  zu  Reichtum  gelangen  will,  so  komme  er  zum  Cid,  der  Lust  hat, 
einen  Ritt   zu  unternehmen.     Er  will  Valencia   belagern,    um    es    den 


1)  S.  Glossar  s.  v.  dar. 

2)  Lies:  queb)-anta[nj  (Lid f.). 

3)  Lies  ha(n):  Lid  f. 

4)  Lies:  lo[s]  (Cornu  Rom.  81). 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid  213 

Christen  zu  geben.  Wenn  jemand  mit  mir  kommen  will,  Valencia  zu 
belagern,  so  f>oll  er  freiwillig;  kommen,  niemand  wird  gezwungen,  — 
drei  Tage  werde  ich  ihn  am  Kanal  von  Celfa  erwarten."  Das  sagte 
der  Cid,  d.  z.  g.  St.  geb.  w.  Er  kehrte  nach  Murviedro  zurück,  denn 
er  hat  es  sich  erobert. 

Die  Botschaften,  wisset,  gingen  nach  allen  Seiten.  In  der  Begierde 
nach  Beute  wollen  sie  keine  Zeit  verlieren').  Alle  die  Nachrichten  über 
den  Cid  verbreiten  sich  nach  allen  Seiten.  Mehr  Leute  kommen  zu 
ihm  als  von  ihm  fortgehen.  Zahlreiches  Kriegsvolk  schliesst  sich 
ihm  an  aus  der  guten  Christenheit.  Der  Reichtum  des  Cid  von  1200 
Bivar  nimmt  zu.  Als  der  Cid  das  Volk  versammelt  sah,  empfand 
er  eine  innere  Befriedigung.  Der  Cid  Don  Rodrigo  wollte  es  nicht 
aufschieben:  Er  rückte  gegen  Valencia  vor  und  warf  sich  auf 
die  Stadt.  Gut  belagert  sie  der  Cid,  ohne  dass  er  zu  einer  List  seine 
Zuflucht  nahm.  Er  verbietet  den  Belagerten  Ein-  und  Ausgang.  Er 
setzt  der  Stadt  eine  Frist,  falls  man  ihr  zu  Hilfe  käme.  Volle  neun 
Monate,  wisset,  lagerte  er  bei  ihr.  Als  der  zehnte  herankam,  übergaben  1210 
sie  sie.  Gross  ist  die  Freude,  die  an  diesem  Orte  herrscht.  Als  der 
Cid  Valencia  erobert  hatte  und  in  die  Stadt  einzog,  wurden  die  Leute, 
die  zu  Fuss  gegangen  waren,  zu  Reitern  gemacht.  Wer  könnte  Euch 
das  Gold  und  das  Silber  zählen?  Alle,  soviele  ihrer  da  waren,  waren 
[jetzt]  reich.  Der  Cid  Hess  den  fünften  Teil  fortnehmen.  An  gemünzten 
Schätzen  entfallen  auf  ihn  30000  Mark.  Und  die  übrigen  Schätze,  wer 
könnte  die  zählen?  Froh  war  der  Campeador  mit  allen  denen,  die  er 
[bei  sich]  hat,  als  sein  Feldherrnbanner  oben  auf  dem  festen  Schlosse  1220 
thronte.    Nun  freute  sich  der  Cid  mit  allen  seinen  Scharen.  — 

Zu  jenem  Könige  von  Sevilla  kam  die  Nachricht,  dass  Valencia 
eingenommen  sei,  dass  sie  es  nicht  [mehr]  verteidigten.  Er  suchte  sie 
auf  mit  30000  Kriegern.  Tu  der  Nähe  der  Huerta  fand  die  Schlacht 
statt.  Der  Cid  mit  dem  langen  Barte  schlug  sie  in  die  Flucht.  Diese 
dauerte  bis  nach  'Xätiva  hinein.  Beim  Durchzug  durch  den  Xücar 
hättet  Ihr  [eine  grosse]  Verwirrung  sehen  können,  Mauren,  die  auf  dem 
Rücken  liegen*)  und  wider  ihren  Willen  Wasser  schlucken.  Mit  drei  1230 
Hieben  kam  jener  König  von  Marroco  davon.  Der  Cid  ist  mit  dieser 
ganzen  Beute  zurückgekehrt.  Gut  war  die  von  Valencia,  als  sie  die 
Stadt  eroberten,  |aber]  viel  vorteilhafter,  wisset,  war  dieser  Sieg.  Auf 
alle  geringeren  Soldaten  entfielen  100  Mark  in  Silber.  Ihr  seht  bereits, 
wohin  die  Taten  des  Ritters  gediehen.  Grosse  Freude  herrscht  unter 
allen  diesen  Christen  bei  dem  Cid  Ruy  Diaz,  d.  z.  g.  St.  geb.  w.  Der  Bart 
wächst  ihm  bereits   und  wird  ihm  immer  länger.    Es  sprach  der  Cid 


1)  Hinter  1198:  V.  1206,  1207  (vgl.  M.  I,  30). 

2)  S.  Glossar  s.  v.  aruenf^o. 


214  Johannes  Adam 

1240  mit  seinem  Munde  folgendermassen:  Aus  Liebe  zum  König  Alfonso,  der 
ihn  aus  dem  Lande  verbannt  habe^),  würde  keine  Schere  in  seinen  Bart 
hineinkommen,  noch  ein  Haar  abschneiden,  und  davon  sollten  Mauren 
und  Christen  sprechen.  Der  Cid  Don  Rodrigo  ruht  sich  aus  in  Valencia; 
mit  ihm  Minaya  Albarfanez,  der  sich  nicht  von  seinem  Arme  trennt. 
Die,  welche  aus  der  Heimat  sich  entfernt  hatten,  haben  Schätze  in 
Hülle  und  Fülle.  Ihnen  allen  gab  er  in  Valencia  Häuser  und  Besitzungen, 
mit  denen  sie  zufrieden  sind;  sie  erfuhren  bereits  die  Zuneigung  des 
Cid    an    sich.     Die,    welche    mit   ihm  gegangen  waren    und  [auch]  die 

1250  später  Hinzugekommenen,  alle  sind  zufrieden.  Der  Cid  bemerkte,  dass  sie, 
wenn  sie  mit  den  empfangenen  Schätzen  fortgehen  könnten,  dies  gern 
tun  würden.  Drum  befahl  der  Cid  folgendes  —  Minaya  hatte  es  ihm 
geraten  — :  dass  man  jedem  von  den  Seinen,  der  sich  von  ihm  nicht 
verabschiede  und  ihm  nicht  die  Hand  küsse,  falls  man  ihn  fangen  könnte 
oder  er  eingeholt  würde,  die  Habe  wegnehmen  und  ihn  aufhängen  sollte. 
Sehet,  dies  alles  ist  gut  angeordnet.  Er  beriet  sich  mit  Minaya  Albar- 
fanez: „Wenn  es  Euch  recht  ist,  will  ich  die  Anzahl  derer  wissen,  die 
hier  sind  und    mit    mir  etwas  erbeuteten.     Ich  werde    sie   aufzeichnen 

1260  und  alle  sollen  gezählt  werden,  damit,  wenn  einer  entschlüpft  oder  wir 
ihn  weniger  finden*)  diese  meine  Vasallen,  die  Valencia  schützen  und 
als  Wachen  umhergehen,  mir  sein  Hab  und  Gut  zurückerstatten  müssen." 
Da  sagte  Minaya:  „Der  Rat  ist  verständig."  Er  befahl,  dass  sie  zum 
Hofe  kämen  und  man  sie  dort  versammle.  Als  er  sie  fand,  liess  er  sie 
alle  genau  zählen.  3600  hatte  der  Cid  von  Bivar.  Sein  Herz  freute 
sich  und  er  lächelte:  „Dank  sei  Gott  und  der  heiligen  Mutter  Maria! 
Mit  weniger  Mannen  zogen  wir  aus  dem  Orte  Bivar  fort.    Jetzt  besitzen 

1270  wir  Reichtum,  später  werden  wir  noch  mehr  haben.  Wenn  es  Euch 
gefällt,  Minaya  —  und  es  möge  Euch  nicht  verdriessen  — ,  so  will  ich 
Euch  nach  Castilien  schicken,  wo  wir  Besitzungen  haben,  zum  König 
Alfonso,  meinem  rechtmässigen  Herrn.  Von  dieser  meiner  Beute,  die 
wir  hier  gemacht  haben,  will  ich  ihm  hundert  Pferde  geben  und  Ihr 
sollt  gehen,  sie  ihm  zu  bringen.  Dann  küsst  ihm  an  meiner  statt  die 
Hand  und  bittet  ihn  für  mein  Weib  und  meine  Töchter  inständig  darum, 
dass  er,  wenn  er  Gnade  wolle  walten  lassen,  mir  gestatte  sie  fortzu- 
holen.     Ich  werde  nach  ihnen  senden,    Ihr  sollt   die  Botschaft  wissen: 

1280  Sie  werden  das  Weib  des  Cid  und  seine  Töchter,  die  Kinder,  so  holen 
gehen,  dass  sie  unter  grossen  Ehrungen  in  dieses  fremde  Gebiet  kommen 
werden,  das  wir  erobern  konnten."  Alsbald  sagte  Minaya:  „Von  Herzen 
gern."    Nachdem  sie  dies  gesprochen,  denken  sie  daran,  sich  zu  rüsten. 


1)  M.  P.  Rev.  Hisp.  V:    es  scheint  nötig  zu  lesen:    que  de  tierra  le  avie 
echado ;  vgl.  auch  M.  P.  I.  358  s. 

2)  S.  Glossar  s.  v.  fallar. 


Übersetzung  nnd  Glossar  des  altspanischen  Poema  de!  Cid  215 

Hundert  Reiter  gab  der  Cid  dem  Albarfanez,  um  ihn  auf  dem  Wege 
zu  bedienen,  und  er  befahl,  tausend  Mark  in  Silber  nach  San  Pero  zu 
bringen;  er  sollte  sie  dem  Abt  Don  Sancho  geben.  Bei  diesen  Neuig- 
keiten freuen  sich  alle.  — 

Inzwischen  kam  von  Osten  her  ein  Priester,  Bischof  Hieronymus 
wird  er  genannt.  Er  ist  in  den  Wissenschaften  sehr  bewandert  und  1290 
sehr  klug,  zu  Fuss  und  zu  Pferde  war  er  sehr  tUchtig  Er  erkundigte 
sich  nach  den  Heldentaten  des  Cid;  der  Bischof  sehnte  sich  darnach, 
sich  im  Kampfe  mit  den  Mauren  zu  sehen;  die  Christen  sollten  ihn, 
falls  er  etwa  des  Kampfes  überdrüssig  würde  und  es  satt  bekäme,  mit 
den  Händen  dreinzuschlagen,  nicht  beweinen,  solange  die  Welt  bestände. 
Als  der  Cid  dies  hörte,  war  er  damit  zufrieden:  ,,Hört,  Minaya  Albar- 
fanez, bei  dem,  der  in  der  Höhe  wohnt,  da  Gott  uns  helfen  will,  möchten 
wir  ihm  wohl  dafür  danken.  Im  Gebiet  von  Valencia  will  ich  ein  Bis- 
tum gründen  und  es  diesem  guten  Christen  geben.  Wenn  Ihr  nach  1300 
Castilien  geht,  werdet  Ihr  gute  Nachrichten  mitnehmen."  Albarfanez 
freute  sich  über  das,  was  Don  Rodrigo  sagte.  Diesen  Don  Hieronymus 
bestätigen  sie  nun  als  Bischof;  sie  gaben  ihm  einen  Bischofssitz')  in 
Valencia,  der  ihm  viel  einbringen  kann.  Gott,  wie  froh  war  die  ganze 
Christenheit,  dass  es  nun  im  Gebiete  von  Valencia  einen  Herrn  Bischof 
gab.    Froh  war  Minaya,  er  verabschiedet  sich  und  ging  fort. 

Während  das  Gebiet  von  Valencia  im  Frieden  zurückbleibt,  zog 
Minaya  Albarfanez  nach  Castilien.  Ich  werde  Euch  die  Aufzählung  1310 
der  Herbergen  erlassen.  Er  fragte  nach  Alfonso,  wo  er  ihn  finden 
könnte,  Erst  vor  kurzem  war  der  König  nach  San  Fagunt  ge- 
gangen; er  kehrte  nach  Castilien  zurück,  dort  könnte  er  ihn  finden. 
Darüber  war  Minaya  Albarfanez  froh.  Mit  seinem  Geschenke  wandte 
er  sich  dorthin. 

Zur  selben  Stunde  war  der  König  Alfonso  aus  der  Messe  gekommen. 
Sehet,  da  naht  sich  gar  stattlich  Minaya  Albarfanez.  Vor  allem  Volke 
beugte  er  seine  Kniee,  dem  König  Alfonso  fiel  er  zu  Füssen  in  grossem 
Schmerze.  Er  küsste  ihm  die  Hände  und  sprach  gar  wohlgesetzt:  ,.Er-1320 
barmen,  Herr  Alfonso,  um  der  Liebe  des  Schöpfers  willen!  Es  küsst 
Euch  die  Hände  der  Kämpe  Cid,  die  FUsse  und  die  Hände,  damit  Ihr 
mit  ihm  Erbarmen  haben  möget,  so  Euch  der  Schöpfer  schütze.  Ihr 
habt  ihn  aus  dem  Lande  verbannt,  Eure  Liebe  besitzt  er  nicht.  Obwohl 
in  fremdem  Lande,  tut  er  doch  gut  seine  Pflicht.  Die  Orte  mit  Namen 
Xerica  und  Onda  hat  erobert,  er  nahm  Almenar  ein  und  Murviedro, 
das  noch  besser  ist.  So  tat  er  mit  Cebola  und  ferner  mit  Castejon  und  1330 
Pena  Cadiella,  das  eine  starke  Felsenveste  ist.  Zugleich  mit  diesen  ist 
er  Herr  von  Valencia.    Einen  Bischof  setzte  der  gute  Campeador  eigen- 


1)  S.  Glossar  s.  v,  dar. 


216  Jobannes  Adam 

händig  ein.  Er  schlug  fünf  Feldschlachten  und  gewann  sie  alle.  Gross 
ist  die  Beute,  die  ihm  der  Schöpfer  verlieh.  Sehet  hier  die  Zeichen, 
ich  sage  Euch  die  Wahrheit:  Hundert  starke  und  schnellfüssige  Pferde, 
alle  sind  sie  mit  Sätteln  und  Zäumen  versehen.  Er  küsst  Euch  die 
Hände  und  [bittet],  dass  Ihr  sie  annehmen  möchtet.    Er  betrachtet  sich 

1340  als  Euren  Vasallen  und  sieht  Euch  als  seinen  Herrn  an."  Der  König 
hob  die  rechte  Hand  empor,  er  machte  über  sich  das  Zeichen  des  Kreuzes. 
„Solch  stolze  Beule,  wie  sie  der  Campeador  gemacht  hat,  gefällt  mir 
ausserordentlich,  so  mich  Sankt  Isidor  schlitzen  möge,  und  es  gefallen 
mir  die  Heldentaten,  die  der  Campeador  ausführt.  Ich  nehme  diese 
Pferde  an,  die  er  mir  zum  Geschenke  sendet."  Dem  König  zwar  gefiel 
es,  doch  sehr  verdross  es  den  Garcia  Ordonez:  „Es  scheint,  dass  es  im 
Lande  der  Mauren  [überhaupt]  keinen  lebenden  Menschen  gibt,  da  Cid 
der  Campeador  so  nach  seinem  Belieben  verfährt."  Da  sagte  der  König 
zu  dem  Grafen:  „Unterlagst  diese  Äusserung,  denn  in  jeder  Beziehung 

1350 dient  er  mir  besser  als  Ihr."  Da  sprach  Minaya  wie  ein  Mann:  „Um 
Gnade  bittet  Euch  der  Cid  —  wenn  es  Euch  gefallen  möchte  —  für 
seine  Gattin  Dona  Ximena  und  seine  beiden  Töchter:  Sie  möchten  sich 
aus  dem  Kloster,  wo  er  sie  zurückliess,  entfernen  und  nach  Valencia 
gehen  zum  guten  Campeador."  Alsbald  sagte  der  König:  Das  gefällt 
mir  von  Herzen.  Ich  werde  befehlen,  dass  man  ihnen  Lebensmittel  gibt, 
solange  sie  durch  mein  Land  ziehen,  und  dass  man  sie  schützt  vor 
Schmach  und  Unheil  und  Schande.  Wenn  diese  Damen  sich  an  der 
Grenze  meines  Landes   befinden,    dann  sehet  zu,   wie  Ihr   sie  bedient, 

1360  Ihr  und  der  Campeador.  Hört  mich,  Ihr  Granden  und  mein  ganzer 
Hof.  Ich  will  nicht,  dass  der  Campeador  etwas  verliert.  Allen  den 
Mannen,  die  ihn  ihren  Herrn  nennen,  —  weswegen  ich  sie  ihrer  Be- 
sitzungen beraubte  —  gebe  ich  alles  heraus.  Ihre  Besitzungen  sollen 
ihnen  nützen*),  wo  sich  der  Campeador  [auch]  befinden  möge.  Ich  be- 
freie sie  von  Unheil  und  Schaden.  Ich  tue  das  deswegen,  damit  sie 
ihrem  Herrn  dienen."  Minaya  Albarfanez  küsste  ihm  die  Hand.  Der 
König  lächelte,  gar  schön  sprach  er:  „Die,  welche  dem  Campeador  zu 

1370  dienen  wünschen,  sollen  von  mir  aus  frei  sein,  sie  mögen  ziehen  in  der 
Huld  des  Schöpfers.  Mehr  werden  wir  hierbei  gewinnen  denn  bei  der 
Unehre  anderer." 

Da  begannen  die  Prinzen  von  Carrion  ein  Gespräch  [miteinander]: 
„Die  Taten  des  Cid  Campeador  nehmen  gewaltig  zu.  Wir  möchten 
wohl  seine  Töchter  heiraten,  um  des  Nutzens  willen.  Aber  wir  würden 
nicht  wagen,  das  zu  äussern.    Der  Cid  stammt  aus  Bivar  und  wir  von 


1)  Die  Cron.  de  Veinte  Reyes  hat  nach  M.  P.  Rev.  Hisp.  V:  .  .  .  lo  que 
les  t/o  torne  quiero  gelo  entregar  quelo  ayan  suelto  e  quito  e  sc  sirvan  dello  .  .  . 
Lies  lels]  nach  Cornu. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid  217 

den  Grafen  von  Carrion."     Sie  sagen  es  niemandem    und   so   blieb   es 
denn  bei  dieser  Äusserung. 

Minaya  Albarfanez  verabschiedete  sich  von  dem  guten  Könige. 
„Da  Ihr  nun  geht,  Minaya,  so  zieht  mit  der  Gnade  des  Schöpfers. 
Nehmt  einen  Portero  mit,  ich  glaube,  dass  es  Euch  nützen  wird.  Wenn  1380 
Ihr  die  Damen  mit  Euch  führt,  soll  man  sie  nach  ihrem  Gefallen  be- 
dienen. Bis  nach  Medina  hinein  soll  man  ihnen  geben,  soviel  sie  be- 
nötigen, von  da  ab  mag  der  Canipeador  an  sie  denken." 

Minaya  verabschiedet  sich  und  entfernt  sich  vom  Hofe.  Die  Prinzen 
von  Carrion  gaben  Minaya  Albarfanez  das  Geleit.  „In  allem  seid  Ihr 
ein  Ehrenmann,  in  diesem  Falle  handelt  ebenso:  Grüsst  uns  den  Cid 
von  Bivar.  Wir  sind  ihm  von  Nutzen,  so  gut  wir  es  können.  Der  Cid 
wird  nichls  verlieren,  wenn  er  uns  wohl  will."  Da  antwortete  Minaya:  1390 
„Das  hat  mich  nicht  zu  bekümmern." 

Minaya  ist  gegangen,  die  Prinzen  kehren  um.  Jener  wandte  sich 
nach  San  Pero,  wo  sich  die  Damen  befinden.  Gar  gross  war  die  Freude, 
als  man  ihn  erscheinen  sah.  Minaya  ist  abgestiegen,  er  geht  zu  Sankt 
Peter  beten.  Als  er  sein  Gebet  beendet  hatte,  wandte  er  sich  zu  den 
Damen.  „Ich  neige  mich  [vor  Euch],  Dona  Ximena,  möge  Euch  Gott 
vor  Unheil  schützen,  ein  gleiches  tue  er  mit  Euren  beiden  Töchtern. 
Von  seinem  jetzigen  Aufenthaltsort  aus  grüsst  Euch  der  Cid.  Gesund 
verliess  ich  ihn  und  in  gar  grossem  Reichtum.  Der  König  hat  in  seiner  1 400 
Gnade  Euch  mir  freigegeben,  um  Euch  nach  Valencia  zu  führen,  das 
wir  als  Eigentum  besitzen.  Wenn  der  Cid  Euch  sähe,  gesund  und  un- 
versehrt, dann  würde  er  ganz  froh  sein,  er  würde  keinen  Kummer  haben." 
Da  sagte  Dona  Ximena:  „Das  walte  Gott!" 

Drei  Reiter  sandte  Minaya  Albarfanez  aus.  Er  schickte  sie  zum 
Cid  nach  Valencia,  wo  er  sich  aufhält.  „Sagt  dem  Campeader,  — 
Gott  möge  ihn  vor  Unheil  schützen,  —  dass  der  König  mir  sein  Weib 
und  seine  Töchter  freigegeben  hat.  Er  befahl,  uns  Lebensmittel  zu 
geben,  so  lange  wir  in  seinem  Lande  wären.  Von  heute  ab  in  vierzehn  1410 
Tagen  werden  wir,  wenn  Gott  uns  vor  Unheil  schützt,  da  sein,  ich,  sein 
Weib  und  seine  Töchter,  die  er  besitzt  und  alle  die  guten  Frauen  mit 
ihnen,  soviele  sie  ihrer  haben." 

Die  Reiter  sind  fortgeritten,  sie  werden  an  den  Auftrag  denken.  Minaya 
Albarfanez  blieb  in  San  Pero  zurück.  Da  hättet  Ihr  von  allen  Seiten  Reiter 
kommen  sehen  können.  Sie  wollen')  nach  Valencia  ziehen,  zum  Cid  von 
Bivar;  sie  baten  Albarfanez,  ihnen  nützlich  zu  sein.  Da  sagte  Minaya: 
„Das  werde  ich  gern  tun."  05  Reiter  sind  dem  Minaya  hinzukommen,  100  1420 
hatte  er  bei  sich,  die  er  von  dort  (Valencia)  mit  hergeführt  hatte.  Eine 
gute  Gefolgschaft  bildet  sich,    um    mit    diesen  Damen   zu  ziehen.     Die 


1)  Lies:  quiere[n]  (Lidf.~ 


218  Johannes  Adam 

5CX)  Mark  gab  Miniiya  dem  Abt.  Was  er  mit  den  übrigen  500  machte, 
das  werde  ich  Euch  sagen.  Der  gute  Minaya  gedachte  Dona  Ximena 
und  die  Töchter,  die  sie  besitzt,  und  die  andern  Frauen,  die  sie  per- 
sönlich bedienen,  mit  den  besten  Kleidern  auszustatten,  die  er  in  Burgos 
finden  konnte,  mit  Zeltern  und  Mauleselinnen,  damit  sie  keinen  schlechten 

1430 Eindruck  machten.  Als  er  diese  Damen  ausgestattet  hat'),  will  der 
gute  Minaya  ans  Fortreiten  denken.  Sehet,  da  fallen  ihm  Rachel  und 
Vidas  zu  Füssen:  Gnade,  Minaya,  wackerer  Ritter!  Wisset,  der  Cid  hat 
uns  vernichtet,  wenn  er  uns  nicht  hilft.  Wir  würden  ihm  den  Profit 
erlassen,  wofern  er  uns  nur  das  Kapital  gäbe."  „Ich  werde  mit  dem 
Cid  darüber  sprechen,  wenn  Gott  mich  dorthin  führt.  Für  das,  was  Ihr 
getan  habt,  wird  man  dort  ein  Einsehen  haben."  Da  sagten  Rachel 
und  Vidas:  „Das  walte  Gott!  Wenn  nicht,  so  werden  wir  Burgos  ver- 
lassen und  den  Cid  suchen  gehen*). 

1440  Minaya  Albarfanez  hat  sich  nach  San  Pero  begeben.  Viel  Kriegs- 
volk schliesst  sich  ihm  an;  er  gedachte  fortzureiten.  Grosser  Schmerz 
herrscht  beim  Abschiede  von  dem  Abte:  „So  der  Schöpfer  Euch  schützen 
möge,  Minaya  Albarfanez,  küsst  an  meinerstatt  dem  Campeador  die 
Hände.  Er  wolle  unser  Kloster  nicht  vergessen.  Wenn  er  es  fördert, 
wird  er,  solange  er  lebt,  immer  höheres  Ausehen  geniessen."  Da  ant- 
wortete Minaya:  „Das  werde  ich  gern  tun."  Nun  verabschieden  sie 
sich   und   denken    ans  Fortreiten      Der  Königsbote,    der    über   sie    zu 

1450  wachen  hat,  |zieht]  mit  ihnen.  Im  Laude  des  Königs  gibt  man  ihnen 
viel  Lebensmittel.  Von  San  Pero  bis  Medina  ziehen  sie  in  fünf  Tagen. 
Seht,  da  sind  sie  in  Medina,  die  Damen  und  Albarfanez.  — 

Ich  werde  Euch  sprechen  von  den  Reitern,  die  die  Botschaft  brachten. 
Sobald  der  Cid  von  Bivar  sie  wusste,  gefiel  es  ihm  von  Herzen  und  er 
freute  sich.  Mit  seinem  Munde  begann  er  zu  sprechen:  „Wer  einen 
guten  Boten  entsendet,  darf  solches  erwarten.     Du,  Muno  Gustioz,  und 

1460  voran  Pero  Vermuez,  Martin  Antolinez,  der  ehrenwerte  Burgalese,  und 
der  Bischof  Hieronymus,  ein  wackerer  Priester:  Ihr  sollt  mit  hundert 
geeigneten  Leuten  fortreiten  für  den  Fall,  dass  ihr  kämpfen  müsst. 
Zieht  durch  Santa  Maria,  reitet  nach  Molina,  das  weiter  hin  liegt. 
Avengalvon  besitzt  es,  er  ist  mein  treuer  Freund.  Er  wird  Euch  wohl 
mit  weiteren  100  Reitern  folgen.  Geht  nach  Medina,  so  schnell  Ihr 
könnt.  Mein  Weib  und  meine  Töchter  zusammen  mit  Albarfanez  könnt 
Ihr  dort  finden,  wie   sie  mir  sagen  Hessen.     Bringt  sie  vor  mich  unter 

1470  grossen  Ehren;  ich  werde  in  Valencia  bleiben,  das  mich  teuer  zu  stehen 


1)  Lies:  adobadas  las  ha[n]. 

2)  Im  Poema  hören  wir  nichts  mehr  von  dieser  Angelej^enheit;  aber  in  der 
Cron.  Gen.  (593  b  6)  befiehlt  der  Cid,  die  300  Gold-  und  300  Silbermark  den 
Juden  zurückzugeben. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid  219 

kam.    Grosse  Torheit  wäre  es,    weDii   ich    es  verliesse.     Ich  werde  in 
Valeucia  bleiben,  denn  ich  betrachte  es  als  mein  Eigentum." 

Als  dies  gesagt  worden,  denken  sie  ans  Reiten  und  sie  ritten  un- 
ablässig dahin,  so  schnell  wie  möglich.  Sie  passierten  Santa  Maria  und 
lagerten  sich  bei  Fronchales^),  und  am  andern  Tage  lagerten  sie  in 
Molina.  Als  der  Maure  Avengalvon  die  Nachricht  bekam,  zog  er  hin- 
aus, sie  zu  empfangen,  mit  grosser  Freude.  „Ihr  kommt,  Vasallen  meines 
wahren  Freundes.  Wisset,  mich  verdriesst  das  nicht,  [im  Gegenteil],  1480 
es  gefällt  mir  sehr."  Da  sprach  Muuo  Gustioz  —  er  wartete  keinen 
andern  ab:  „Der  Cid  grüsst  Euch,  er  befahl,  die  Botschaft  auszurichten, 
dass  Ihr  ihm  schnell  mit  100  Reitern  zu  Hilfe  kommen  sollt  Sein 
Weib  und  seine  Töchter  befinden  sich  in  Medina,  Ihr  sollt  zu  ihnen 
gehen,  sie  ihm  herfuhren  und  Euch  bis  Valencia  nicht  von  ihnen  trennen." 
Avengalvon  erwiderte:  „Das  werde  ich  gern  tun."  In  dieser  Nacht 
gab  er  ihnen  ein  reiches  Mahl.  Am  Morgen  gedenken  sie  weiter  zu 
reiten.  Um  Hundert  baten  sie  ihn,  er  aber  nimmt  Zweihundert  mit.  1490 
Sie  ziehen  durch  die  Berge,  die  wild  und  gross  sind.  Sie  durchquerten 
die  Mata  de  Toranz  ohne  Furcht*).  Durch  das  Tal  von  Arbujuelo  ge- 
denken sie  hinabzureiten  und  dann  befindet  sich  die  ganze  Gesandt- 
schaft in  Medina. 

Minaya  Albarfanez  entsandte  zwei  Reiter,  um  die  Wahrheit  zu  er- 
fahren. Das  schob  er  nicht  auf,  denn  es  liegt  ihnen  am  Herzen.  Der 
eine  blieb  bei  jenen,  der  andere  kehrte  zu  Albarfanez  zurück.  „Streit- 
kräfte des  Campeador  kommen  uns  suchen.  Sehet,  da  ist  Pero  Ver- 
muez  und  Muho  Gustioz,  die  Euch  wahrlich  lieben,  und  Martin  Antolinez,  1500 
der  redliche  Biirgalese,  und  der  Bischof  Don  Hieronymus,  ein  frommer 
Priester,  und  der  Herr  Avengalvon  mit  seinen  Streitkräften,  die  er 
mit  sich  führt,  um  dem  Cid  grosse  Ehre  zu  erweisen.  Alle  zusammen 
kommen  sie,  sogleich  Averden  sie  anlangen."  Sofort  sagte  Minaya: 
„Lasst  uns  zu  Pferde  steigen."  Das  wurde  alsbald  getan,  denn  sie 
w^ollen  keine  Zeit  verlieren.  Wohl  Hundert  zogen  aus  von  dort,  die 
nicht  übel  aussehen,  auf  guten  Pferden  mit  Brustriemen  und  Glöckchen, 
mit  Decken  aus  Zendeltaffct  und  mit  Schilden  um  den  Hals  und  Lanzen  1510 
in  den  Händen,  die  Fähnlein  haben,  damit  die  andern  wüssten,  welchen 
Sinnes  Albarfanez  war.  0,  wie  zog  Albarfanez  aus  Castilien  mit  diesen 
Damen,  die  er  mit  sich  führt!  Die  Späher,  die  an  sie  herankamen, 
greifen  zu  den  Waffen  und  entfernen  sich  dann  wieder').  In  der  Um- 
gebung des  Salon  herrscht  grosse  Freude.     Als  die  andern  ankommen. 


1)  S.  Glossar  s.  v.  frontael. 

2)  C.  Lt.  97  streicht  de  tal  guisa. 

3)  Dam.  Hin.    in  der  Anm.  zu  1513:     „Le  pofete  veut,  je  crois,    parier  de 
quelques  cavaliers  qu'  Abengalvon  avait  envoyös  en  ßclairenrs." 


220  Johannes  Adam 

neigen  sie  sich  vor  Minaya  Albarfanez.  Wie  Avengalvon  sich  nahte 
und  er  ihn  erblickt,  da  lächelt  er  mit  dem  Munde  und  umarmte  ihn. 
Er  küsst  ihn  zum  Grusse  auf  die  Schulter,  denn  so  ists  bei  ihm  Brauch: 

1520  „Welch  schöner  Tag  für  Euch,  Minaya  Albarfanez!  Ihr  bringt  diese 
Damen  mit  Euch,  wodurch  Euer  Ansehen  steigen  wird.  Euch,  Gattin 
des  Kämpen  Cid,  und  Euch,  seine  leiblichen  Töchter,  werden  wir  alle 
ehren,  denn  so  will  es  sein  Glück,  Wenn  wir  ihm  auch  Unheil  [zu- 
fügen] wollten,  wir  brächten  es  nicht  fertig.  Im  Kriege  und  im  Frieden 
wird  er  von  dem  Unsrigen  haben.  Für  sehr  unwissend  halte  ich  den, 
der  die  Wahrheit  nicht  kennt."  Da  lächelte  Minaya  Albarfanez  mit 
dem  Munde:  ,, Fürwahr,  Avengalvon,  Ihr  seid  ihm  ein  treuer  Freund. 
Wenn  Gott  mich  zum  Cid  kommen  lässt  und  ich  ihn  lebend  wiedersehe, 

1530  so  werdet  Ihr  nichts  von  dem  verlieren,  was  ihr  getan  habt.  Nun 
wollen  wir  uns  lagern,  denn  das  Mahl  ist  bereitet."  Drauf  sprach 
Avengalvon:  „Dieses  Anerbieten  gefällt  mir;  vor  Ablauf  dreier  Tage 
werde  ich  es  Euch  doppelt  zurückgeben." 

Sie  zogen  in  Medina  ein,  Minaya  bediente  sie.  Froh  waren  alle 
über  die  Aufwartung,  die  Ihnen  zuteil  wurde.  Der  Königsbote  bezahlte 
alles.  Geehrt  ist  der  Cid  in  Valencia,  wo  er  sich  aufhielt,  durch  eine 
solche  Fülle  von  Lebensmitteln,  wie  sie  aus  Medina  mit  fortnahmen. 
Der  König  bezahlte  alles,  und  frei  von  jeglicher  Verpflichtung  zieht 
Minaya  von  dannen. 

1540  Die  Nacht  ist  verstrichen,  der  Morgen  gekommen.  Man  hat  die 
Messe  gehört;  alsbald  ritten  sie  davon.  Sie  zogen  aus  Medina  hinaus, 
passierten  den  Salon,  ritten  schnell  durch  Arbujuelo  hinauf,  durch- 
querten bald  die  Ebene  von  Torancio  und  kamen  nach  Molina,  das 
Avengalvon  beherrschte.  Der  Bischof  Don  Hieronymus,  ein  guter  Christ 
fürwahr,  bewachte  die  Damen  des  Tags  und  des  Nachts,  auf  einem 
Streitross,  das  vor  seinen  Waffen  dahin  trabt^j;  er  und  Albarfanez  ritten 

1550  gemeinsam  ihren  Weg.  Sie  sind  in  Molina  eingezogen,  eine  gute  und 
reiche  Stadt.  Der  Maure  Avengalvon  diente  ihnen  wahrlich  gut.  Sie 
hatten  an  nichts  Mangel,  was  sie  auch  begehrten.  Sogar  die  Hufeisen 
überliess  er  [ihnen]  unengeltlieh.  Wie  ehrte  er  Minaya  und  die  Damen! 
Am  andern  Morgen  stiegen  sie  sogleich  zu  Pferde.  Wahrlich,  bis  nach 
Valencia  diente  er  ihnen.  Sein  [eigenes]  Geld  gab  der  Maure  aus, 
denn  von  dem  ihrigen  nahm  er  nichts''). 

In    dieser  Freude    und   mit  so    ehrenvollen   Nachrichten    sind   sie 

1560 von    Valencia    gerade   noch    drei    Meilen    entfernt.      Dem    Cid,    d.    z. 


1)  Dam.  Hin.:  qui  va  devant  ses  armes.  Anm.:  Le  destrier  raarchait 
devant  le  roussin  qni  portait  rariniire.  Eine  andere  Erklärung  gibt  Bello. 
Lidf.  u    Rest,  lesen:  e[n]  cavallo  en  d. 

2)  Lies:  lo(s)  so(s)  despendie  el  moro,  que  de[l]los(o)  non  tomava  nada. 
(Bello,  Rest.  Prop.  XX,  Cornu,  M.  P.  I,  327«.). 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspauischen  Poema  del  Cid  221 

g.  St.  geb.  w.,  bringt  man  nach  Valencia  hinein  die  Kunde.  Froh 
war  der  Cid,  wie  ers  niemals  mehr  oder  auch  nur  ebensosehr  war, 
denn  von  dem,  was  er  am  meisten  liebt,  kommt  ihm  jetzt  die  Nach- 
richt. Zweihundert  Keiteru  befahl  er,  schnell  hinauszuziehen,  um  Minaya 
und  die  Edelfrauen  zu  empfangen.  Er  [selbst]  blieb  in  Valencia, 
schlitzend  und  wachend,  denn  er  weiss  wohl,  dass  Albarfanez  jegliche 
Sorge  trägt.  Sehet,  alle  diese  empfangen  Minaya,  die  Damen,  die  Kinder 
und  die  übrige  Gefolgschaft.  1570 

Der  Cid  befahl  denen,  die  er  in  seinem  Hause  hat,  das  Schloss 
und  die  übrigen  hohen  Türme  und  alle  Tore,  die  Ein-  und  die  Aus- 
gänge, zu  bewachen,  und  ihm  Bavieca  vorzuführen  —  es  war  noch 
nicht  lange  her,  dass  er  es  erbeutet  hatte.  Noch  wusste  der  Cid,  der 
z.  g.  St.  sein  Schwert  umgürtete,  nicht,  ob  es  ein  flinker  Kenner  wäre, 
oder  ob  es  leicht  zum  Stehen  gebracht  werden  könne.  —  Am  Türe  von 
Valencia,  wo  er  in  Sicherheit  wäre,  wollte  er  vor  seinem  Weibe  und 
seinen  Töchtern  ein  Watfenspiel  aufführen. 

Als  die  Damen  mit  grossen  Ehren  empfangen  worden  waren,  trat 
der  Bischof  Don  Hieroiiymus  zuerst  ein,  stieg  vom  Pferde  und  wandte  1580 
sich  zur  Kapelle  mit  soviel  Leuten  wie  nur  möglich,  |von  denen],  die 
gleichzeitig  mit  ihm  ankamen  (V)*).  Sie  gingen  [dann]  hinaus,  die 
Damen  und  Miuaya  zu  empfangen,  in  Chorhemden  und  mit  silbernen 
Kreuzen  [in  der  Hand].  Der,  w.  z.  g.  St.  geb.  w.,  verlor  keine  Zeit. 
Man  sattelt  ihm  Bavieca,  Decken  legte  man  dem  Tiere  auf.  Der  Cid 
ritt  auf  ihm  hinaus,  und  nahm  Turnierwaften  mit.  Er  zog  sich  den 
Überrock  an,  lang  wallt  sein  Bart.  Einen  Proberitt  unternahm  er,  der 
war  ganz  wunderbar.     Er  reitet    auf   dem  Pferde  mit  Namen  Bavieca.  1590 

Als  er  seinen  Ritt  beendet,  verwunderten  sich  alle.  Von  diesem 
Tage  an  ward  Bavieca  in  dem  ganzen  grossen  Spanien  hochgeschätzt. 
Am  Ende  des  Kittes  stieg  der  Cid  vom  Pferde.  Er  schritt  auf  seine 
Frau  und  seine  beiden  Töchter  zu.  Als  Ximena  das  sah,  warf  sie  sich 
ihm  zu  Füssen.  „Dank,  0  Campeador,  aus  viel  übler  Schmach  habt  Ihr 
mich  befreit.  Seht  mich  hier,  o  Herr,  mich  und  meine  Töchter.  Mit 
Gott  und  Eurer  Hilfe  sind  sie  wohl  aufgezogen."  Herzlich  umarmte 
er  die  Mutter  und  die  Töchter.  Ob  der  Freude,  die  sie  hatten,  rannen  1600 
ihnen  die  Tränen  aus  den  Augen.  Alle  seine  Scharen  waren  voll  Ent- 
zücken. Sie  spielten  mit  den  Waffen  und  zerbrachen  die  Zielscheiben*). 
Höret,  was  der  sagte,  d.  z.  g.  St.  geb.  w.:  „Ihr,  geliebtes  Weib,  und 
meine  beiden  Töchter,  mein  Herz  und  meine  Seele,  tretet  ein  mit  mir 
in  die  Stadt  Valencia,  in  das  Besitztum,  das  ich  Euch  erobert  habe." 
Mutter  und  Töchter  küssten  ihm  die  Hand. 


1)  S.  Glossar  s.  v.  acordar. 

2)  Eine  im  12,  Jalirh.  weit  verbreitete  Sitte;  vgl.  dazu  Bello  II,  150. 


222  Johannes  Adam 

1610  Uuter  gar  grossen  Ehren  zogen  sie  in  Valencia  ein.  Der  Cid  be- 
gab sich  mit  ihnen  nach  der  Citadelle.  Dort  führte  er  sie  an  den 
höchsten  Punkt.  Schöne  Augen  blicken  nach  allen  Seiten.  Sie  be- 
trachten Valencia,  wie  sie  daliegt,  die  Stadt,  und  auf  der  andern  Seite 
erblicken  sie  das  Meer.  Sie  betrachten  die  Huerta,  dicht  und  gross. 
Sie  erheben  ihre  Hände,  um  zu  Gott  zu  beten.  An  dieser  Beute  haben 
der  Cid  und  seine  Begleiter  einen  gar  grossen  Gefallen,  da  sie  gut  und 
mächtig  ist.    — 

1620  ^^r  Winter  ist  vergangen,  der  März  naht  heran.  Ich  will  Euch 
Neuigkeiten  berichten  von  jenseits  des  Meeres,  von  jenem  Könige  Yucef, 
der  sich  in  Marroco  befindet.  Dem  Könige  von  Marroco  bereitete  der 
Cid  Missbehagen:  „Denn  er  ist  gewaltsam  in  mein  Besitztum  einge- 
drungen und  er  dankt  nur  Jesus  Christus  dafür."  Jener  König  von 
Marroco  sammelte  seine  Heere.  Ihre  Gesamtzahl  belief  sich  auf 
50000  Krieger.  Sie  stachen  in  See,  sie  schifften  sich  ein.  Valencia, 
den  Cid  Don  Kodrigo,  suchen  sie  auf.     Die  Schiffe  sind  gelandet,  man 

1630  ist  ausgestiegen.  Nach  Valencia  kamen  sie,  das  der  Cid  erobert  bat. 
Sie  schlugen  ihre  Zelte  auf  und  das  ungläubige  Kriegsvolk  lagerte  sich. 
Die  Nachrichten  hiervon  waren  zum  Cid  gelangt.  „Dank  dem  Schöpfer, 
meinem  geistigen  Vater!  Alles  Gut,  das  ich  besitze,  habe  ich  vor  mir. 
Mit  Anstrengung  eroberte  ich  Valencia,  als  Eigentum  besitze  ich  es. 
Ohne  dass  ich  sterbe,  kann  ich  es  nicht  verlassen.  Dank  sei  dem 
Schöpfer  und  der  heiligen  Mutter  Maria,  dass  ich  mein  Weib  und  meine 
Töchter  hier  habe.    Wonne  ist  mir  gekommen  von  jenseits  des  Meeres. 

1640  Ich  werde  zu  den  Waffen  greifen,  nicht  werde  ichs  unterlassen  können. 
Meine  Töchter  und  mein  Weib  werden  mich  kämpfen  sehen.  Sie  werden 
sehen,  wie  man  hier  weilt  in  diesen  fremden  Ländern.  Sie  werden 
genugsam  mit  den  Augen  schauen,  wie  mau  seinen  Lebensunterhalt 
verdient."  Er  Hess  sein  Weib  und  seine  Töchter  zur  Citadelle  hinauf- 
steigen. Sie  erhoben  ihre  Augen,  sie  sahen  die  Zelte  aufgeschlagen. 
„Was  ist  das.  Cid,  so  der  Schöpfer  Euch  schirmen  möge?"  „Ei,  Ihr 
tugendhaft  Weib,  habt  keinen  Kummer:  Reichtum  ist's,  der  sich  uns 
mehrt,  wunderbar  und  gross.    Kaum,    dass  Ihr  gekommen,    will    man 

1650  Euch  [schon]  ein  Geschenk  machen.  Eure  Töchter  sind  noch  zu  ver- 
heiraten, man  bringt  Euch  die  Mitgift!"  „Dank  sei  Euch,  Cid,  und  dem 
geistigen  Vater!"  „Weib,  bleibt  [hier]  in  diesem  Palaste  oder,  wenn  Ihr 
wollt,  auf  der  Citadelle.  Habt  keine  Furcht,  weil  Ihr  mich  kämpfen 
seht.  Mit  der  Gnade  Gottes  und  der  heiligen  Maria  wächst  mir  der 
Mut,  weil  Ihr  zugegen  seid.  Mit  Gott  muss  ich  diese  Schlacht  gewinnen." 
Die  Zelte  sind  aufgeschlagen,  der  Morgen  dämmert  heran.  In  grosser 
Eile  wirbelte  man  die  Trommeln.  Der  Cid  freute  sich  nud  sagte:  „Ein 
gar  schöner  Tag  ist  heut."     Sein  Weib  hat  Furcht   und  das  Herz  will 

1660  ihr  brechen.     Ebenso   giugs    den  Frauen   und    ihren   beiden  Töchtern, 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poenia  del  Cid  223 

Seit  dem  Tage,  da  sie  geboren  waren,  hatten  sie  kein  solches  Zittern 
erlebt.  Der  gute  Cid  Campeador  griff  sich  in  den  Bart:  „Fürchtet  Euch 
nicht,  denn  all  dies  ist  zu  Eurem  Vorteil.  Ehe  vierzehn  Tage  ver- 
strichen sind,  wird  man,  falls  es  dem  Schöpfer  gefällt,  jene  Trommeln 
vor  Euch  hinlegen  und  Ihr  werdet  sehen,  was  für  welche  es  sind. 
Dann  sollen  sie  dem  Bischof  Don  Hieronymus  gehören,  man  wird  sie 
in  Sankt  Marien  aufhängen."  Es  ist  ein  Gelübde,  das  der  Cid  Campe- 
ador da  tat.     Froh  sind  die  Damen,  ihre  Furcht  verliert  sich. 

Die  Mauren  von  Marroco  reiten  rüstig  drein.  Furchtlos  stehen  sie  1670 
mitten  in  den  Gärten.  Das  sah  der  Turmwächter,  er  läutete  die  Glocke. 
Gerüstet  sind  die  Scharen  des  christlichen  Kriegsvolkes.  Sie  wappnen 
sich  freudig  und  eilen  aus  der  Stadt.  Als  sie  die  Maureu  treffen,  greifen 
sie  sie  gar  schnell  an.  Sie  holen  sie  aus  den  Gärten  heraus  auf 
schlimme  Art.  Volle  Fünfhundert  töteten  sie  von  ihnen  an  diesem 
Tage.  Wohl  bis  zu  den  Zelten  dauerte  die  Verfolgung.  Sie  haben 
viel  getan,  nun  denken  sie  daran  [heim]zureiten:  Alvar  Salvadorez  1680 
blieb  als  Gefangener  dort').  Zurückgekehrt  zum  Cid  sind  die,  welche 
sein  Brot  assen.  Er  sah's  mit  den  Augen,  sie  erzählen  es  in  seiner 
Gegenwarf.  Der  Cid  ist  durch  alles,  was  sie  getan  haben,  erfreut. 
„Hört  mich,  Ihr  Reiter,  es  wird  nicht  anders  sein:  Heute  ist  ein  guter 
Tag,  ein  besserer  wirds  morgen  werden.  Am  frühen  Morgen  seid  alle 
gewappnet.  Die  Messe  wird  man  uns  lesen,  und  [dann]  denkt  daran 
zu  Pferde  zu  steigen.  Der  Bischof  Don  Hieronymus  wird  uns  die  Ab- 
solution erteilen.  Wir  werden  die  Feinde  schlagen  gehen  im  Namen 
des  Schöpfers  und  des  Apostels  Sankt  Jakob.  Es  ist  besser,  dass  wir  1G90 
sie  besiegen,  als  dass  sie  uns  die  Lebensmittel  wegnehmen*)."  Da  sagten 
alle:  „Von  Herzen  gern."  Minaya  sprach,  er  wollte  es  nicht  aufschieben : 
„Da  Ihr  dies  wollt,  so  befehlt  mir  etwas  anderes.  Gebt  mir  130  Reiter, 
um  zu  kämpfen.  Wenn  Ihr  hingeht,  um  auf  sie  einzuhauen,  werde  ich 
von  der  andern  Seite  her  eindringen.  Auf  beiden  Seiten  oder  auf  einer 
wird  uns  Gott  zu  Hilfe  kommen."   Da  sagte  der  Cid:  „Herzlich  gern." 

Dieser  Tag  ist  vergangen  und  die  Nacht  ist  hereingebrochen. 
Nicht  zögern  jene  christlichen  Krieger,  sich  zu  rüsten.  Beim  zweiten 
Hahnschrei,  vor  Anbruch  des  Morgens,  las  der  Bischof  Don  Hieronymus  1700 
ihnen  die  Messe.  Als  er  die  Messe  beendet  hatte,  erteilte  er  ihnen 
Generalabsolutiou:  „Dem,  der  hier  im  Kampfe  stirbt,  mit  dem  Gesichte 
gegen  den  Feind,  nehme  ich  fort  die  Sünden  und  seine  Seele  wird  bei  Gott 
sein.  Euch  Cid  Don  Rodrigo  —  zu  guter  Stunde  gürtetet  Ihr  Euer 
Schwert  um  —  Euch  las  ich  die  Messe  am  heutigen  Morgen.  Ich  er- 
bitte ein  Geschenk  von  Euch  und  es  möge  mir  gewährt  werden,  näm- 


1)  Siehe  Anm.  zu  1788. 

2)  Nach  M.  P.  P.  schrieb  der  Kopist:  coian  el  x>an. 


224  Johannes  Adam 

1710  lieh,  dass  man  mir  die  ersten  Streiche  zubilligt."  Da  sagte  der  Campe- 
ador:  „Sofort  sollen  sie  Euch  zugesagt  werden." 

Alle  sind  bewaffnet  hinausgegangen  durch  die  Türme  von  Valencia'), 
während  der  Cid  seine  Vasallen  mit  seinen  Absichten  bekannt  macht. 
An  den  Toren  lassen  sie  zwei  vertrauenwürdige  Leute  zurück.  Der  Cid 
schwang  sich  auf  sein  Pferd  Bavieca.  Mit  allem  Rüstzeug  ist  er  treff- 
lich ausgestattet.  Sie  nehmen  das  Banner  herunter,  aus  Valencia  eilten 
sie  hinaus.  3970  [Mann]  ziehen  dahin,  mit  dem  Cid  an  der  Spitze. 
Bereitwillig  hauen  sie  ein  auf  die  50000. 

1720  Alvar  Alvarez  und  Minaya  Albarfanez  drangen  von  der  andern 
Seite  auf  sie  ein.  Es  gefiel  dem  Schöpfer  und  [so]  mussten  sie  sie 
besiegen.  Der  Cid  gebrauchte  seine  Lanze,  er  legte  die  Hand  ans 
Schwert.  So  viel  Mauren  tötete  er,  dass  sie  nicht  gezählt  werden 
konnten,  wobei  ihm  das  Blut  über  den  Kllenbogen  hinabrann.  Dem 
König  Yucef  hatte  er  drei  Hiebe  versetzt.  Der  entging  ihm  unter  dem 
Schwerte,  denn  schnell  lief  sein  Pferd.  Er  begab  sich  nach  Guiera,  eine 
prächtige  Festung.   Bis  dorthin  kam  der  Cid  von  Bivar  auf  seiner  Ver- 

1730  folgung,  mit  andern  seiner  Vasallen,  die  ihm  nachreiteu.  Von  dort 
kehrte  er,  d.  z.  g.  St.  geb.  w.,  um.  Sehr  froh  war  er  über  das  was 
sie  erobert  haben.  Da  schätzte  er  Bavieca  vom  Kopfe  bis  zum  Schwänze. 
Diese  ganze  Beute  ist  in  seiner  Hand  geblieben  Die  50000  wurden  zwecks 
Zählung  notiert:  Es  entkamen  nicht  mehr  als  104.  Die  Scharen  des 
Cid  haben  das  Schlachtfeld  geplündert.  Sowohl  [an]  Gold  wie  [an] 
Silber  fanden    sie  3000  Mark.     Die  übrigen  Schätze  konnte   man  nicht 

1740  zählen.  Froh  waren  der  Cid  und  alle  seine  Vasallen,  dass  Gott  ihnen 
gnädig  gewesen,  so  dass  sie  aut  dem  Schlachtfelde  Sieger  bleiben. 

Als  man  den  König  von  Marroco  so  besiegt  hatte,  liess  der  Cid 
Albarfanez  zurück,  um  den  ganzen  Wert  [der  Beute]  zu  erfahren.  Mit 
100  Heitern  ist  er  in  Valencia  eingezogen.  Sein  Gesicht  ist  runzlig, 
[man  sieht's],  denn  er  war  ohne  Rüstung.  So  zog  er  ein  auf  Bavieca, 
das  Schwert  in  der  Hand.  Es  empfingen  ihn  die  Damen,  die  ihn 
erwarten.  Der  Cid  parierte  vor  ihnen,  das  Pferd  hielt  er  am  Zügel. 
„Vor  Euch  neige  ich  mich,    Ihr  Damen,   grossen  Ruhm  habe  ich  Euch 

1750  erworben.  Ihr  hieltet  Valencia  und'^J  ich  siegte  auf  dem  Schlachtfeld. 
Das  wollte  Gott  mit  allen  seinen  Heiligen,  da  sie  bei  Eurer  Ankunft 
solche  Beute  uns  gegeben  haben.  Ihr  sehet  das  Schwert  blutig  und 
mit  Schweiss  bedeckt  das  Pferd.  Auf  solche  Weise  besiegt  man  Mauren 
auf  dem  Schlachtfeld.  Bittet  den  Schöpfer,  dass  ich  Euch  noch  ein  paar 
Jahre  lebe,  dann  werdet  Ihr  hohes  Ansehen  gemessen  und  mau  wird 
Euch  die  Hände  küssen."     Dies  sagte  der  Cid,    indem    er   vom  Pferde 


1)  Nach  M.  P.  I,  69  Anui.  1  ist  zu  lesen:  las  torres  del  Quarto. 

2)  S.  Cornu  Z.  XXI  u.  M.  P.  I,  391  «. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanisehcn  Poema  del  Cid  225 

stieg.    Als  sie  ihn  zu  Fuss  sahen,  —  denn   er  war  abgestiegen  —  da 
beugten    die  Frauen,    die  Töchter   und    die  Gattin,    die  viel  gilt,    ihre 
Kniee  vor  dem  Campeador:   „Wir  hängen  von  Eurer  Gnade  ab,  möget  1760 
Ihr  noch  viele  Jahren  leben!" 

Zusammen  mit  ihm  traten  sie  in  den  Palast  ein  und  liessen  sich 
mit  ihm  auf  kostbaren  Sitzen  nieder.  „Ei,  Xiniena,  mein  Weib,  hattet  ihr 
mich  nicht  darum  gebeten?  Diese  Frauen,  die  Ihr  mitbrachtet  und  die 
Euch  so  eifrig  dienen,  will  ich  mit  welchen*)  von  diesen  meinen  Vasallen 
verheiraten.  Jeder  einzelnen  gebe  ich  200  Mark  in  Silber,  damit  man 
in  Castilieu  weiss,  wem  sie  so  eifrig  gedient  haben.  Das,  was  Eure 
Töchter  angeht,  hat  noch  Zeit.'*  Alle  erhoben  sich  und  küssten  ihm 
die  Hände.     Gross  war  die  Freude,  die  im  Palaste  herrschte.  —  1770 

Wie  es  der  Cid  gesagt,  so  hat  man  es  ausgeführt:  Minaya  Albar- 
fanez  war  auf  dem  Sclachtfelde  mit  allem  jenem  Kriegsvolk,  er  notierte 
und  zählte.  An  Zelten  wie  an  Waffen  und  kostbaren  Kleidern  finden 
sie  soviel  vor,  dass  es  eine  ganz  bedeutende  Habe  ist.  —  Ich  willP^uch 
von  dem  sprechen,  was  bemerkenswerter  ist:  Sie  kounten  nicht  die 
Summe  aller  Pferde  erfahren,  die  umherirrten,  ohne  dass  jemand  da  war, 
der  sie  finge.  Die  Mauren  aus  der  Gegend  haben  da  viel  gewonnen. 
Trotz  alledem  entfielen  auf  den  berühmten  Campeador  von  den  guten  1780 
und  prächtigen  Pferden  1500.  Da  dem  Cid  soviele  zufielen,  können  die 
andern  wohl  zufrieden  sein.  Gar  manches  kostbare  Zelt,  gar  manche 
kunstvoll  gearbeitete  Zeltstange  hat  da  der  Cid  erobert  mit  allen  seinen 
Vasallen.  Das  Zelt  des  Königs  von  Marroco,  welches  in  der  Nähe  der 
andern  liegt,  —  zwei  Zeltstangen  halten  es  aufrecht,  sie  sind  aus  Gold 
gearbeitet  —  befahl  der  Cid  Ruy  Diaz  stehen  zu  lassen,  kein  Christ 
solle  es  von  dort  fortnehmen  *j.  Ein  solches  Zelt  wie  dieses,  das  aus 
Marroco  herübergekommen  ist,  will  ich  Alfonso  dem  Castilier  schicken,  1790 
damit  er  an  die  Nachrichten  über  den  Cid  glaubt,  [welche  melden,] 
dass  er  etwas  besitzt."  Mit  diesen  so  grossen  Reichtümern  sind  sie  in 
Valencia  eingezogen. 

Als  der  Bischof  Don  Hieronymus  —  ein  heldenhafter  Priester  —  müde 
ist,  mit  seinen  beiden  Händen  zu  kämpfen,  da  vermag  er  die  Mauren 
nicht  zu  zählen,  die  er  getötet  hat.  Der  Beuteanteil,  der  auf  ihn  ent- 
fällt, war  sehr  bedeutend.  Der  Cid  Don  Rodrigo,  d.  z.  g.  -St.  geb.  w., 
hat  ihm  ein  Zehntel  seines  ganzen  Anteils  geschickt.  Froh  sind  die 
christlichen  Truppen  in  Valencia:  so  viel  Schätze  hatten  sie,  Pferde  und  1800 
Waifen.  Froh  siud  Dona  Ximena  und  ihre  beiden  Töchter  und  alle 
die  übrigen  Frauen,  die  sich  als  verheiratet  betrachten.    Der  gute  Cid 


1)  Lid  f.  liest:  con  [senos]  de  aquestos  .  .  . 

2)  Cron.  Gen.  598a  39:  et  fue  fallado  en  ella  Aluar  Saluadorez  que  fuera 
preso  en  1a  espöloneada. 

RonianiscLe  Forscliung«n  XXXII,  15 


2^6  Johannes  Adam 

verlor  keine  Zeit,  um  keinen  Preis.  „Wo  seid  Ihr,  Held?  Kommt  her, 
Minaya.  Für  das,  was  auf  Euch  entfiel,  schuldet  Ihr  keinen  Dank. 
Wahrlich,  ich  sage  Euch,  nehmt  von  diesem  meinem  Fünftel,  was  Ihr 
wollt,  das  übrige  mag  zurückbleiben.  Und  morgen  früh  werdet  Ihr 
unverzüglich    fortreiten    mit  Pferden    aus   diesem  Beuteanteil,    den    ich 

1810  gewonnen  habe,  mit  Sätteln  und  Zügeln  und  je  einem  Schwerte.  *  Aus 
Liebe  zu  meinem  Weibe  und  meinen  beiden  Töchtern  werden  diese 
200  Pferde  als  Geschenke  zum  König  Alfonso  gehen,  weil  er  jene  so 
[gnädig]  fortsandte,  damit  der  König  nichts  Übles  denkt  von  dem, 
der  Valencia  beherrscht".  Er  befahl  dem  Pero  Vermuez,  mit  Minaya 
zu  ziehen. 

Am  andern  Morgen  früh  ritten  sie  schnell  davon,  und  200  Leute 
führten  sie  in  ihrem  Gefolge  mit,  mit  Grüsseu  vom  Cid,  der  dem  Könige 
die  Hände  küsste:  Aus  diesem  Kampfe,  den  er  gewonnen  habe,  schicke 

1820er  ihm  200  Pferde  als  Geschenk,  und  er  werde  ihm  dienen*),  solange 
er  lebe.  Sie  haben  sich  aus  Valencia  entfernt  und  schicken  sich  an 
fortzureiten.  Solche  Beute  führen  sie  mit  sich,  dass  sie  des  Anschauena 
Wühl  wert  ist.  Tag  und  Nacht  reiten  sie,  die  Bergkette  haben  sie 
überschritten  (die  die  übrigen  Gebiete  trennt)^).  Nach  dem  Könige 
Alfonso  beginnen  sie  zu  fragen.  Sie  passieren  die  Bergketten,  Berge 
und  Flüsse:  Sie  kommen  nach  Valladolid,  wo  der  König  Alfonso  sich 
aufhielt.    Pero  Vermuez  und  Minaya    sandten  ihm  Nachricht:  Er  solle 

1830 befehlen,  ihren  Trupp  zu  empfangen:  „Der  Cid  von  Valencia  schickt 
sein  Geschenk".  Froh  war  der  König,  niemals  sähet  Ihr  dergleichen. 
Allen  seinen  Edelleuten  befahl  er,  schnell  zu  Pferde  zu  steigen,  unter 
den  ersten  eilte  da  der  König  hinaus,  die  Boten  dessen  zu  sehen,  der 
z.  g.  St.  geb.  w.  Die  Prinzen  von  Carrion,  wisset,  waren  da  zugegen 
und  der  Graf  Don  Garcia,  sein  schlimmer  Feind.  Den  einen  gefällt  es, 
den  andern  machts  Verdruss.  Das  sahen  die  Leute  dessen,  der  z.  g.  St. 
geb.  w.     Sie  denken  sich,  dass  es  ein  [feindliches]  Heer  ist,    denn  mit 

1840 einer  Botschaft  kommen  sie  nicht').  Der  König  Alfonso  machte  über 
sich  das  Zeichen  des  Kreuzes.  Minaya  und  Pero  Vermuez  ritten  heran. 
Sie  sprangen  auf  die  Erde,  sie  stiegen  von  den  Pferden  ab.  Nachdem 
sie  vor  dem  König  Alfonso  die  Kniee  gebeugt  haben,  küssen  sie  die 
Erde  und  [dann]  seine  beiden  FUsse:  „Erbarmen,  König  Alfonso,  Ihr 
seid  so  reich  an  Ehre.  Für  Cid,  den  Campeador,  küssen  wir  Euch  dies 
.  alles.  Euch  nennt  er  seinen  Herrn  und  er  betrachtet  sich  als  Euren 
Vasallen.    Der  Cid  schätzt  die  Ehre  sehr,   die  Ihr  ihm  erwiesen  habt. 

1850  Vor  wenig  Tagen  hat  er  jenen  König  von  Maroeo,  Yucef  mit  Namen, 


1)  Rest.  u.  Lidf. :  servir  lo  ha. 

2)  Von  Lidf.:  getilgt. 

3)  Über  diesen  Widerspruch  zu  1829  vgl.  Lidforss  Nota. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischeu  Poeuia  del  Cid  2^7 

iu  einer  Feldschlaeht  besiegt*).  Mit  5U0C0  schlug  er  ihn  im  Felde. 
Die  Beute,  die  er  machte,  ist  sehr  bedeutend.  Eeich  sind  alle  seine 
Vasallen  geworden.  Und  er  schickt  Euch  200  Pferde  und  küsst  Euch 
die  Hände".  Da  sagte  der  König  Alfonso:  „Gern  nehme  ich  sie  an. 
Ich  danke  dem  Cid  dafür,  dass  er  mir  solch  ein  Geschenk  gesandt  hat. 
Möge  ich  noch  die  Stunde  sehen,  wo  er  von  mir  befriedigt  wird". 
Das  gefiel  vielen  und  sie  kUssten  ihm  die  Hände.  Es  verdross  den 
Grafen  Garcia,  er  war  grimmig  erzürnt.  Mit  10  seiner  Verwandten  1860 
trat  er  beiseite*):  „Es  ist  wunderbar,  dass  des  Cid  Ansehen  so  sehr 
wächst.  Durch  das  Ansehu,  das  er  geniesst,  werden  wir  gedemUtigt 
werden.  Weil  er  iu  so  schimpflicher  Weise  Könige  im  Felde  besiegt 
hat,  lässt  er  Pferde  herbeiführen,  grad  als  wenn  er  jene  tot  vorgefunden 
hätte.  Wir  werden  dadurch  Vcrdruss  haben-'.  Der  König  Alfonso 
sprach,  und  er  redete  folgendes:  „Ich  danke  dem  Schöpfer  und  dem 
heiligen  Isidor  von  Leon  für  diese  200  Pferde,  die  mir  der  Cid  sendet. 
Fürderhin  wird  er  mir  meinem  Reiche  besser  dienen  können.  Ich  be- 1870 
fehle,  dass  Ihr  hier,  Minaya  Albarfanez  und  Pero  Vermuez,  in  ehrenvoller 
Weise  bedient  und  bekleidet  werdet,  und  dass  man  Euch  mit  allen 
Waffen  ausrüstet,  sobald  Ihr  von  hier  fortgeht"),  damit  Ihr  vor  Ruy 
Diaz  dem  Cid  einen  guten  Eindruck  macht.  Ich  gebe  Euch  drei  Pferde, 
nehmt  sie  hier  entgegen!  Wie  mich  bedüukt  und  der  Wille  es  mir 
sagt,  werden  alle  diese  Taten  zum  Guten  gedeihen  müssen".  Sie  kUssten 
ihm  die  Hände  und  schickten  sich  an,  zu  rasten.  Er  befahl,  sie  wohl 
zu  bedienen  mit  allem,  was  sie  nötig  haben. 

Von  den  Prinzen  von  Carrion  will  ich  Euch  erzählen.  Sie  hatten  1880 
einen  geheimen  Plan,  bei  ihrer  Beratung  sprachen  sie:  „Die  Taten  des 
Cid  schreiten  rüstig  vorwärts.  Wir  wollen  um  seine  Töchter  bitten, 
um  uns  mit  ihnen  zu  verheiraten.  Unser  Ansehen  wird  steigen  und 
wir  werden  vorwärts  kommen".  Sie  kamen  zum  König  Alfonso  mit 
diesem  Plan:  „Um  eine  Gnade  bitten  wir  Euch  als  unsern  rechtmässigen 
Herrn,  —  mit  Eurer  Unterstützung  wollen  wir  es  tun,  —  dass  Ihr  für 
uns  um  die  Töchter  des  Campeador  anhaltet.  Wir  wollen  uns  mit  ihnen 
vermählen,  zu  ihrer  Ehre  und  zu  unserm  Vorteil".  Lange  Zeit  dachte  der 
König  nach  und  überlegte:  „Ich  verbannte  den  guten  Campeador  und  1890 
da  ich  ihm  Übel  zufügte  und  er  mir  grossen  Nutzen  brachte,  so  weiss 
ich  nicht,  ob  er  Lust  nach  der  Heirat  verspüren  wird.  Aber  da  Ihr 
es  wünscht,  so  wollen  wir  darüber  reden".  Alsbald  rief  der  König 
Alfonso  Minaya  Albarfanez  und  Pero  Vermuez.  Von  dort  führte  er  sie 
in    einen  Nebenraum:    „Hört    mich,   Minaya,    und   Ihr,    Pero  Vermuez. 


1)  Lies:  anawcoio(«)  =  Co rna  u.  Bello. 

2)  S.  Glossar  s.  v.  salto. 

3)  Lies  ixieredes  daqui=z  Dam.  Hin.,  Baist,  Lid  f. 

15* 


228  Johannes  Adam 

Es  dient  mir  der  Cid,    der  gute  Campeador;    er  verdient  es  >)   und  so 
wird  er  von  mir  Verzeihung-  erhalten.    Er  soll  mich   aufsuchen,    wenn 

1900  er  Lust  dazu  hat.  Noch  andere  Aufträge  gibt  es  hier  am  Hofe;  Diego 
und  Fernando,  die  Prinzen  von  Carrion,  haben  Lust;  sich  mit  seineu 
Töchtern  zu  vermählen.  Seid  gute  Boten,  und  ich  bitte  Euch,  dass 
Ihr  es  dem  guten  Campeador  sagt.  Er  wird  dabei  Ehre  erwerben  und 
sein  Besitz  wird  wachsen  dadurch,  dass  er  sich  mit  den  Prinzen  von 
Carrion  verschwägert.  Minaya  sprach  und  es  gefiel  dem  Pero  Vermuez: 
„Wir  werden  ihn  bitten  um   das,    was  Ihr  sagt.     Dann  möge  der  Cid 

1910  tun,  was  er  Lust  hat".  „Saget  Ruy  Diaz,  d.  z.  g.  St.  geb.  w.,  dass  ich 
ihn  aufsuchen  werde,  an  einem  passenden  Orte.  Wir  wollen  uns  an 
einem  Teil  der  Grenze  treffen,  den  er  bestimmen  soll.  In  allem  will 
ich  ihm  von  Nutzen  sein". 

Sie  verabschiedeten  sich  vom  Könige,  hiermit  sind  sie  zurückgekehrt. 
Sie  und  alle  die  Ihrigen  gehen  nach  Valencia.  Als  der  gute  Campeador 
es  erfuhr,  steigt  er  sogleich  zu  Pferde,  er  zog  hinaus,  sie  zu  empfangen. 
Der  Cid  lächelte  und  umarmte  sie  herzlich:  „Da  kommt  Ihr  ja,  Minaya, 

1920 und  Ihr,  Pero  Vermuez!  In  wenig  Ländern  gibt  es  zwei  solche 
Männer.  Wie  lauten  die  Grüsse  Alfonsos,  meines  Herrn;  ob  er  zufrieden 
ist  und  das  Geschenk  annahm?"  Da  sagte  Minaya:  „Von  ganzem 
Herzen  ist  er  zufrieden  und  er  schenkt  Euch  seine  Liebe".  Der  Cid 
sprach:  „Dank  sei  dem  Schöpfer!"  Mit  diesen  Worten  beginnen  sie 
von  dem  zu  reden,  worum  ihn  Alfonso  von  Leon  bat,  [nämlich,]  dass 
er  seine  Töchter  den  Prinzen  von  Carrion  geben  sollte,  dass  ihm  seiner 
Ansicht   nach    dadurch  Ehre  widerfahren  und  sein  Besitz  sich  mehren 

1930  würde^),  und  dass  er  ihm  von  ganzem  Herzen  dazu  riete.  Als  Cid,  der 
gute  Campeador,  es  hörte,  dachte  er  lange  Zeit  nach  und  überlegte: 
„Dies  danke  ich  Christus,  meinem  Herrn.  Ich  ward  verbannt,  mein 
Hab  und  Gut  ward  mir  genommen.  Mit  grosser  Mühe  gewann  ich  das, 
was  ich  habe.  Gott  danke  ich's,  dass  ich  des  Königs  Gnade  besitze 
und  man  mich  um  meine  Töchter  bittet  für  die  Prinzen  von  Carrion. 
Sie    sind    sehr    hochmütig   und    haben   eine  Partei    am  Hofe'j.     Diese 

1940  Heirat  würde  mir  nicht  behagen;  aber  da  der  dazu  rät,  der  mehr  ver- 
mag als  wir,  so  wollen  wir  darüber  sprechen  und  Rat  halten.  Sehet, 
Gott  im  Himmel  möge  uns  zum  besten  Rate  verhelfen".  „Zu  alledem 
sagte  Alfonso  noch,  dass  er  mit  Euch  zusammentreffen  möchte,  wo 
Ihr  Lust  habt.  Ihr  würdet  Euch  dann  aufs  Trefflichste  einigen".  Da 
sagte  der  Cid:  „Es  ist  mir  von  Herzen  lieb".    „Sehet  zu *J,  wo  Ihr  diese 

1950  Zusammenkunft    habt".     „Es  wäre  kein  Wunder,    wenn    der  König   es 

1)  Nach  M.P.P.  schrieb  der  Kopist:  el  lo  merege. 

2)  Vgl.  hierzu  Nyrop.  Rom.  XVIII,  502  u.  M.P.  I,  35.5.4. 

3)  Zutritt  bei  Hofe? 

4)  S.  Glossar  s.  v.  säbidor. 


Übersetzung  imd  filuesar  des  altspanischen  Poema  del  Cid  229 

Latte  [bestimmeu]  wollen ;  wir  würden  ihn  suchen,  bis  wir  ihn  fänden, 
um  ihm  grosse  Ehren  zu  erweisen  als  uuserm  König  und  Herrn*). 
Doch  was  er  wünscht,  das  wollen  wir.  Wenn  mein  Herr  es  will,  so  laset 
uns  am  Tajo  (der  ein  Hauptstrom  isf*),  zusammenkommen".  Man  schrieb 
Briefe,  er  versiegelte  sie  gut,  mit  zwei  licitern  sandte  er  sie  bald  ab. 
Was  der  König  wünscht,  wird  der  Cid  tun. 

Vor  den  König  reich   an  Ehren  legten  sie  die  Briefe  hin.    Als  er  1960 
sie  sah,  empfindet  er  innige  Befriedigung.     „Grüsst  mir  den  Cid,    der 
z.  g.  St.  das  Schwert   umgürtete.     Heute  in  drei  Wochen   soll  die  Zu- 
sammenkunft sein.     Bin  ich  am  Leben,   so  werde  ich  fürwahr  dorthin 
gehen."     Sie  verlieren  keine  Zeit,  zum  Cid  kehrten  sie  zurück. 

Auf  beiden  Seiten  rüstete  man  sich  für  die  Zusammenkunft.  Wer 
sah  in  Kastilien  je  so  viel  kostbare  Maultiere,  so  viel  flinke  Zelter,  so 
viel  kräftige  und  wahrlich  schnellfüssige  Pferde,  sah  so  viel  gute 
Fähnlein  an  guten  Lanzen  stecken,  Schilde,  die  mit.  goldenen  und  1970 
silbernen  Buckeln  versehen  sind,  Decken  und  Pelze  und  guten  Zendel- 
taifet  aus  Adria?  Keichliche  Lebensmittel  befahl  der  König  nach  den 
Wassern  des  Tajo  zu  senden,  wo  die  Zusammenkunft  vorbereitet  ist. 
Bei  dem  Könige  gibt  es  gar  viele  gute  Gefolgschaften.  Die  Prinzen  von 
Carrion  ziehen  gar  freudig  ihren  Weg.  Einen  Teil  nehmen  sie  auf 
Kredit,  den  andern  bezahlten  sie.  Wie  sie  glaubten,  würde  ihr  Gewinn 
wachsen,  Habe  an  Gold  und  Silber,  so  viel  sie  nur  wünschten.  Der 
König  Alfonso  ritt  schnell  dahin,  [mit  ihm]  Grafen,  Machthaber  und  1980 
sehr  grosse  Kriegerscharen,  Die  Prinzen  von  Carrion  führen  grosse 
Gefolgschaft  mit  sich.  Mit  dem  König  ziehen  Leoneser  und  galicische 
Scharen.  Unzählig,  wisset,  sind  die  kastilischen.  Sie  lassen  die 
Zügel  los,  in  der  Pvichtung  nach  der  Zusammenkunftsstelle  ziehen  sie. 

Drinnen  in  Valencia  verliert  Cid  der  Campeador  keine  Zeit,  er 
rüstete  sich  für  die  Zusammenkunft.  So  manches  kräftige  Maultier,  so 
manch  treii lieber  Zelter,  so  manch  gute  Waffe,  soviel  flinke  Rosse,  so 
viel  gute  Mäntel  und  Decken  und  Pelzkleider  [sind  da  zu  sehen]. 
Klein  und  Gross  hat  buntfarbige  Kleider  angelegt.  Minaya  Albarfanezl990 
und  jener  Pero  Vermuez,  Martin  Muuoz  und  Martin  Antolinez,  der 
ehrenwerte  Burgalese,  der  Bischof  Don  Hieronymus,  ein  trefflicher 
Priester,  Albar  Albarez  und  Albar  Salvadorez,  MuiTo  Gustioz,  der  wackere 
Ritter,  Galin  Garcia,  der  aus  Aragon  stammte:  diese  rüsten  sich,  um 
mit  dem  Campeador  zu  gehen,  sie  und  alle  die  übrigen,  die  da  sind. 
Albar  Salvadorez  und  Galin  Garcia  aus  Aragon,  diesen  beiden  befahl  der  2000 
Campeador,  Valencia  mit  allen  Kräften  zu  schützen  und  alle,  die  in  ihrer 
Gewalt  wären:   die  Tore  der  Zitadelle  sollten  weder  bei  Tag  noch  bei 


1)  So  Lidf. 

2)  Von  Lidf.  getilgt. 


230  Johannes  Adam 

Nacht  geöffnet  werden.  Drinnen  befinden  sich  sein  Weib  und  seine  beiden 
Töchter,  an  denen  seine  Seele  und  sein  Herz  hängt,  und  andere  Frauen, 
die  ihnen  nach  ihrem  Gefallen  dienen.  Als  ein  gar  guter  Mann  hat  er 
es  weislich  eingerichtet,  dass  keine  die  Zitadelle  verlassen  kann  bis 
der  zurückkehrt,  der  z.  g.  St.  geb.  w. 

Sie  verliessen  Valencia,    ritten  fort  und  spornten  ihre  Pferde  an, 

2010  gar  viele  Streitrosse,  kräftig  und  flink.  Der  Cid  hatte  sie  sich  erbeutet, 
nicht  hatte  man  sie  ihm  zum  Geschenk  gemacht.  Nun  gebt  er  fort  zu 
der  Zusammenkunft,  die  er  mit  dem  König  festgesetzt  hatte.  Der 
König  Alfonso  ist  einen  Tag  früher  gekommen.  Als  sie  sahen,  dass  der 
gute  Campeador  sich  nahte,  ziehen  sie  aus,  um  ihn  unter  gar  grossen 
Ehren  zu  empfangen.  Als  der,  w.  z.  g.  St.  geb.  w.,  dies  merkte,  befahl 
er  allen  den  Seinen  stehen  zu  bleiben,  ausser  den  Reitern,   die  er  von 

2020  Herzen  liebte.  Mit  etwa  fünfzehn  sprang  er  zu  Boden  so,  wie  er, 
d.  z.  g.  St.  geb.  w.,  es  sich  überlegt  hatte.  Mit  Knieen  und  Händen 
berührte  er  die  Erde,  die  Gräser  des  Feldes  erfasste  er  mit  den  Zähnen, 
und  aus  den  Augen  rannen  ihm  die  Tränen:  so  gross  war  seine  Freude. 
So  weiss  er  seine  Ehrerbietung  zu  zeigen  vor  Alfonso,  seinem  Herrn, 
auf  diese  Weise  fiel  er  ihm  zu  Füssen.  Das  bedrückte  den  König  gar 
sehr.  „Stehet  doch  auf,  Cid  Campeador,  küsst  [mir]  die  Hände,  doch 
die  Füsse  nicht.   Wenn  Ihr  dies  nicht  tut,  werdet  Ihr  meine  Liebe  nicht 

2030 besitzen!"  In  knieender  Stellung  verharrte  der  Campeador.  „Um 
Grnade  bitte  ich  Euch,  meinen  rechtmässigen  Herrn.  Schenket  mir  Eure 
Liebe,  während  ich  so  vor  Euch  kniee,  damit  es  alle  hören,  die  hier 
sind".  Da  sagte  der  König:  „Das  werde  ich  von  Herzen  gern  tun. 
Hier  verzeihe  ich  Euch  und  schenke  Euch  meine  Liebe  und  gewähre 
Euch  den  Zutritt  zu  meinem  Reiche^)  von  heute  ab."  Drauf  sprach  der 
Cid  und  sagte:  „Danke,  ich  nehme  es  an,  o  Alfonso,  mein  Herr.  Ich 
danke  Gott  im  Himmel  dafür  und  dann  Euch,  und  diesen  Scharen,  die 
ringsherum  stehen."    In  knieender  Stellung  küsste  er  ihm  die  Hände. 

2040  Er  erhob  sich  und  küsste  ihn  auf  den  Mund  zum  Grnsse.  Alle  fanden 
Gefallen  daran,  nur  Albardiaz  und  Garcia  Ordoüez  verdross  es.  Der 
Cid  sprach  und  redete,  wie  folgt:  „Ich  danke  dem  Schöpfer  dafür. 
Da  ich  die  Gnade  Alfonsos,  meines  Herrn  besitze,  wird  Gott  mich 
schützen  bei  Tag  und  bei  Nacht.  Seid  mein  Gast,  wenn  es  Euch  ge- 
fällt, 0  Herr!"  Der  König  sprach:  „Heute  ist  es  nicht  angebracht: 
Ihr  langtet  erst  jetzt  an,   und  wir  kamen  [schon]  gestern  Nacht.     Ibr 

2050  werdet  mein  Gast  sein.  Cid  Campeador,  und  morgen  werden  wir  tun, 
was  Euch  gefällt".  Er  küsste  ihm  die  Hand,  der  Cid  willigte  ein. 
Alsbald  neigen  sich  die  Prinzen  von  Carrion  vor  ihm.  „Wir  neigen 
uns  [vor  Euch],  o  Cid,  zu  guter  Stunde  wurdet  ihr  geboren.    So  weit 


1)  S.  Glossar  s.  v.  parte. 


Übersetzung-  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid  231 

wir  es  können,  sind  wir  Euch  von  Nuizen".    Der  Cid  jmlwortete:  „Das 
walte  der  Scböpfer!" 

Der  Cid  Kiiy  Diaz,  d.  z.  g.  St.  geb.  w.,  war  an  jenem  Tage  des 
Königs  Gast.  Nicht  satt  sehen  kann  sich  der  König  an  ihm,  so  innig 
liebte  er  ihn.  Er  betrachtete  seinen  Bart,  der  ihm  so  sehr  gewachsen 
war.    Alle  Anwesenden  wundern  sich  über  den  Cid.  2060 

Dieser  Tag  ist  verstrichen,  die  Nacht  ist  hereingebrochen.  Am 
andern  Morgen  früh  ging  hell  die  Sonne  auf.  Der  Cumpeador  befahl 
den  Seinigen,  ein  Mahl  für  alle  Anwesenden  herzuiichl.en.  Auf  solche 
Weise  befriedigt  sie  Cid  der  Campeador,  Alle  waren  froh  und  alle 
äussern  die  gleiche  Ansicht:  Drei  Jahre  waren  versti'ichen,  ohne  dass 
sie  besser  gespeist  hätten. 

Am  andern  Morgen  früh,  als  die  Sonne  aufging,  las  der  Bischof 
Don  Hieronymus  die  Messe.  Als  sie  aus  der  Messe  kamen,  haben  sich  2070 
alle  versammelt.  Der  König  schob  es  nicht  auf,  er  begann  zu  reden; 
„Hört  mich,  Ihr  Granden,  Grafen  und  Edelleute.  Eine  Bitte  will  ich 
richten  an  Cid  den  Campeador.  Das  walte  Christus,  dass  ich  ihm  von 
Nutzen  sei.  Um  Eure  Töchter  bitte  ich  Euch,  Dona  Elvira  und  DoiTa 
Sol,  dass  Ihr  sie  den  Prinzen  von  Carrion  als  Gattinnen  gebt.  Die 
Heirat  dünkt  mich  ehrenvoll  und  von  grossem  Vorteil.  Sie  bitten 
Euch  drum  und  ich  fordere  Euch  dazu  auf.  Alle,  die  sich  auf  beiden 
Seiten  befinden,  die  Meinigen  wie  die  Eurigen,  sollen  Fürbitter  sein.  2080 
Gebt  sie  uns,  mein  Cid,  so  Euch  der  Schöpfer  schirmen  möge!"  „Ich 
würde  keine  Töchter  zu  verheiraten  haben  (d.  h.  wenn  es  nach  mir 
ginge)",  antwortete  der  Campeador,  „denn  sie  haben  kein  grosses 
Alter,  sind  noch  sehr  jung  an  Jahren.  Von  hohem  Adel  sind  die 
Prinzen  von  Carrion.  Sie  passen  für  meine  Töchter  und  noch  für  bessere. 
Ich  zeugte  sie  beide  und  unter  Eurem  Schutze  wurden  sie  grossM,  sie 
wie  ich  hängen  von  Eurer  Gnade  ab.  Sehet,  Dona  Elvira  und  Dona 
Sol  sind  in  Eurer  Hand.  Gebt  sie,  wem  Ihr  wollt,  denn  ich  bin's 
zufrieden".  „Dank  Euch",  sagte  der  König,  „Euch  und  diesem  ganzen  2090 
Hofe."  Alsbald  erhoben  sich  die  Prinzen  von  Carrion.  Sie  küssen  dem, 
d.  z.  g.  St.  geb.  w.,  die  Hand.  Vor  dem  König  Don  Alfonso  tauschten 
sie  die  Degen  aus.  Es  sprach  der  König  Don  Alfonso  als  ein  gar  guter 
Herr:  „Tausend  Dank,  Cid,  Euch,  da  Ihr  so  gut  seid,  und  zuerst  dem 
Schöi)fer,  dafür,  dass  Ihr  mir  Eure  Töchter  für  die  Prinzen  von  Carrion 
gebt.  Jetzt  nehme  ich  Dona  Elvira  und  Doiia  Sol  mit  meiner  Hand 
und  gebe  sie  als  Ehefrauen  den  Prinzen  von  Carrion.  Mit  Eurer  Ein- 
willigung vermähle  ich  Eure  Töchter.  Dem  Schöpfer  möge  es  gefallen,  2100 
dass  Ihr  davon  Freude  habt.  Seht,  die  Prinzen  von  Carrion  sind  in 
Eurer  Gewalt.     Sie  sollen  mit  Euch  gehen,    denn   von  hier  aus  kehre 


1)  S.  Glossar  s.  v.  criar. 


232  Johannes  Adam 

ich  zurück.  Als  Unterstützung  gebe  ich  ihnen  300  Mark  in  Silber,  damit 
ßie  sie  für  ihre  Hochzeit  verwenden,  oder  wofür  Ihr  wollt.  Da  sie  in 
Eurer  Gewalt  sein  werden  in  Valencia,  dem  Grossen,  —  die  Schwieger- 
söhne und  die  Töchter  sind  alle  Eure  Kinder  — ,  so  tut  mit  ihnen,  was 
Euch  gefällt,  Campeador!"  Der  Cid  nimmt  sie  in  Empfang,  er  küsste 
ihm  die  Hände:   „Sehr  danke  ich  Euch  dafür  als  [meinem]  König  und 

2110 Herrn.    Ihr  verheiratet  meine  Töchter,  nicht  gebe  ich  sie  ihnen". 

Es  wird  vereinbart,  dass  am  andern  Morgen  früh,  wenn  die  Sonne 
aufginge,  jeder  dorthin  zurückkehren  sollte,  von  wo  er  gekommen. 
Jetzt  erntete  Cid  der  Campeador  Lob  und  Ehre.  Gar  viele  kräftige 
Maultiere  und  manch  trefiflichen  Zelter  begann  der  Cid  dem  zu  schenken, 
der  sein  Geschenk  annehmen  wollte,  und  gar  manch  schönes,  wertvolles 
Kleid.  Jeder  [erhält]  das,  worum  er  bittet;  niemand  schlägt  es  ihm 
aus').  Von  den  Pferden  verschenkte  der  Cid  sechzig.  Alle  sind  mit  der 
Zusammenkunft  zufrieden,  alle,  so  viele  ihrer  da  sind. 

2120  Man  steht  im  Begriff,  sich  zu  trennen,  die  Nacht  war  hereinge- 
brochen. Der  König  fasste  die  Prinzen  bei  der  Hand.  Er  gab  sie 
Cid  dem  Campeador  in  seine  Gewalt:  „Seht  hier  Eure  Söhne,  sind  sie 
doch  Eure  Schwiegersöhne.  Künftighin  sehet  zu,  was  mit  ihnen  zu 
tun  ist,  Campeador".  „Habt  Dank  dafür,  o  König,  ich  nehme  Euer 
Geschenk  an.  Gott,  der  im  Himmel  ist,  gebe  Euch')  guten  Lohn  dafür". 
Der  Cid  schwang  sich  auf  sein  Pferd  Bavieca:  „Hier  sage  ich  es  vor 
meinem  Herrn,   dem  König  Alfonso:   Wer  mit  mir  zur  Hochzeit  ziehen 

2130 oder  ein  Geschenk  von  mir  annehmen  will,  möge  von  hier')  mit  mir 
gehen;  ich  denke,  dass  er  Nutzen  davon  haben  wird.  Ich  bitte  Euch 
um  eine  Gnade,  Euch,  den  angestammten  König.  Da  Ihr  meine  Töchter 
verheiratet,  wie  es  Euch  gefällt,  so  gebt  [mir]  einen  Stellvertreter*), 
der  sie  geben  soll,  da  Ihr  sie  nehmt.  Mit  meiner  Hand  werde  ich  sie 
nicht  geben  und  nicht  werden  die  Prinzen  sich  dessen  rühmen".  Der 
König  antwortete:  „Sehet,  da  ist  Albarfauez.  Nehmet  sie  mit  Euren 
Händen  und  gebt  sie  den  Prinzen,  so  wie  ich  sie  von  hier  nehme,  grad 
als  ob  sie  zugegen  wären*).  Seid  ihr  Beschützer  während  der  ganzen 
Dauer   der  Hochzeit.    Wenn  Ihr  mit  mir  wieder  zusammentrefft,    sollt 

2140  Ihr  mir  die  Wahrheit  berichten".  Albarfanez  sagte:  „Herr,  sehet,  das 
gefällt  mir".  Alles  dieses  ist,  wisset,  mit  grosser  Sorgfalt  angeordnet. 
„Nun,  König  Alfonso,  Herr,  so  reich  an  Ehren,  nehmt  etwas  mit  von 


1)  Restori  übersetzt:  „quel'io  che  ciascuno  chiede  (riceve,  perche)  nessuno 
gli  dice  di  no".  Lid  f.  (Note  zu  v.  2117)  ist  der  gleicheu  Ansicht,  ebenso 
C.Lt.  97. 

2)  M.  P.  Rev.  Hi&p.  V:  devos  dent. 

3)  Die  Hs.  nach  Bai  st  und  M.P.P.:  daquent. 

4)  Nach  M.P.P.  die  Hs.  manero. 

5)  fosse[n]  delant  (Cornu,  Lidf.). 


Übersetzung  und  Glossnr  des  ultspanisclien  Poeina  dol  Cid  233 

mir  von  der  Zusammenkunft,  die  wir  hatten.  Ich  bringe  Euch  zwanzig 
Zelter  und  zwar  gut  aufgezäumt;  und  dreissig  flinke  Rosse,  gut  gesattelt. 
Nehmt  das,  ich  küsse  Eure  Hände''.  Der  König  Alfonso  sagte:  „Ihr 
habt  mich  in  grosse  Verlegenheit  gebracht.  Ich  nehme  dies  Geschenk 
an,  das  Ihr  mir  versprochen  habt.  Möge  es  dem  Schöpfer  und  allen 
seinen  Heiligen  gefallen,  dass  dieser  Gefallen,  den  Ihr  mir  erweist,  2150 
gut  belohnt  werde.  Cid  Kuy  Diaz,  Ihr  habt  mich  sehr  geehrt.  Ihr 
habt  mir  gut  gedient,  als  zufriedengestellt  betrachte  ich  mich.  kSolange 
ich  noch  am  Leben  bin,  sollt  Ihr  etwas  von  mir  haben.  Gott  vertraue 
ich  Euch  an,  ich  scheide  [jetzt]  von  dieser  Zusammenkunft.  Sehet, 
Gott  im  Himmel  möge  es  zum  Besten  führen". 

Nun  verabschiedete  sich  der  Cid  von  seinem  Herrn  Alfonso.  Nicht 
will  er,  dass  er  ihn  begleitet,  sofort  verliess  er  ihn.  Da  hättet  Ihr 
Reiter  sehen  können,  die  wacker  reiten,  wie  sie  dem  König  Alfonso  die 
Hände  küssen,  sich  von  ihm  verabschieden  „Seid  gnädig  und  gewährt  2160 
uns  Verzeihung  dafür.  Nach  Valencia  dem  Grossen  werden  wir  uns 
begeben,  in  die  Gewalt  des  Cid;  wir  werden  bei  der  Hochzeit  der 
Prinzen  von  Carrion  und  der  Töchter  des  Cid,  Dona  Elvira  und  Doüa 
Sol,  zugegen  sein".  Das  gefiel  dem  Könige  und  er  gab  sie  alle  frei. 
Das  Gefolge  des  Cid  mehrt  sich  und  das  des  Königs  wurde  kleiner. 
Zahlreich  ist  das  Kriegsvolk,  das  mit  dem  Campeador  geht.  Sie  wenden 
sich  nach  Valencia,  der  Stadt,  die  er  zu  guter  Stunde  eroberte.  Und 
er  befahl  dem  Pero  Vermuez  und  dem  Muuo  Gustioz,  Don  Fernando  und 
Don  Diego  zu  beobachten  —  im  Hanse  des  Cid  gibt's  nicht  zwei  2170 
Bessere  — ,  damit  sie  das  Tun  der  Prinzen  von  Carrion  erkundeten. 
Asur  Gonzalez  ging  auch  dorthin,  der  war  ein  unruhiger  Kopf,  denn 
er  ist  wacker  im  Reden,  doch  im  übrigen  ist  er  nicht  so  tüchtig. 
Grosse  Ehren  erweist  man  den  Prinzen  von  Carrion. 

Sehet,  da  sind  sie  in  Valencia,  das  der  Cid  erobert  hatte.  Als 
sie  bei  der  Stadt  sichtbar  wurden,  war  die  Freude  sehr  gross.  Der 
Cid  sagte  zu  Don  Pero  und  zu  Muüo  Gustioz:  „Gebt  den  Prinzen  von 
Carrion  einen  Pal.'sst');  Ihr  bleibt  bei  ihnen,  denn  so  befehle  ich  es 
Euch.  Wenn  der  Morgen  naht  und  die  Sonne  zum  Vorschein  kommt,  2180 
werden  sie  ihre  Bräute  sehen,  Dona  Elvira  und  Doüa  Sol". 

Diese  ganze  Nacht  hindurch  befinden  sie  sich  in  ihren  Quartieren. 
Der  Cid  Campeador  trat  in  die  Zitadelle  ein,  Dona  Ximena  und  seine 
beiden  Töchter  empfingen  ihn.  „Dft  kommt  Ihr  ja,  Campeador,  z.  g. 
St.  gürtetet  Ihr  Euer  Schwert  um;  möchten  wir  Euch  doch  noch  viele 
Tage  sehen  mit  den  Augen  unseres  Antlitzes!"  „Dank  sei  dem  Schöpfer, 
ich  komme,  o  ehrenwertes  Weib,  Schwiegersöhne  bringe  ich  Euch,  durch  die 
uns  Ehre  zuteil  werden  wird.    Dankt  mir's,  meine  Töchter,  denn  ich  habe 


1)  Lies  (e)  a  los.  —  Nach  Bello,  Rest.  etc. 


234  Johannes  Adam 

2190  Euch  gut  verheiratet!"  Sein  Weib  und  beide  Töchter  küssten  ihm  die  Hände 
(und  alle  Frauen,  die  ihnen  dienen)  •).  „Dank  sei  dem  Schöpfer  und  Euch, 
o  Cid,  Held  mit  dem  schönen  Barte.  Alles,  was  Ihr  tut,  ist  wohlgetan. 
Solange  Ihr  lebt,  werden  sie  keine  Not  leiden".  „Da  Ihr  uns  ver- 
heiratet, so  werden  wir  wohl  reich  sein".  „Dona  Ximena,  mein  Weib, 
Dank  sei  dem  Schöpfer!  Euch,  meine  Töchter,  Doüa  Elvira  und  Dona 
Sol,  sage  ich,  durch  diese  Heirat  wird  unser  Ansehen  wachsen.    Aber 

2200  wisset  wohl,  ich  veranlasste  sie  nicht.  Inständig  hat  Alfonso,  mein 
Herr,  um  Euch  gebeten,  so  eindringlich  und  aus  ganzem  Herzen,  dass 
ich  ihm  durchaus  nicht  nein  zu  sagen  vermochte.  Ich  gab  Euch  in  seine 
Hand,  Ihr  Töchter,  beide.  Glaubt  mir  wohl,  dass  er  Euch  verheiratet, 
nicht  ich". 

Sie  schickten  sich  an,  den  Palast  sofort  herzurichten.  Von  unten 
bis  oben  wird  er  gar  schön  mit  Draperien  versehen,  [da  gibt  es]  gar 
viel  Purpur  und  Seidenstoff,  viel  kostbares  Tuch ;  Ihr  würdet  Lust 
haben,  in  diesem  Palaste  zu  weilen  und  [dort]  zu  speisen.     Alle  seine 

2210  Reiter  haben  sich  eilends  versammelt.  Sogleich  schickte  man  nach  den 
Prinzen  von  Carrion.  Die  Prinzen  steigen  zu  Pferde*),  sie  begeben  sich 
nach  dem  Palaste,  mit  schönen  Kleidern  und  wohl  gerüstet.  0,  wie 
ruhig  traten  sie  zu  Fuss  ein,  und  wie  gern!  Der  Cid  empfing  sie  mit 
allen  seinen  Vasallen.  Vor  ihm  und  seinem  Weibe  neigten  sie  sich  und 
Hessen  sich  nieder  auf  kostbarem  Sitz.  Alle  Leute  des  Cid  sind  gar 
gut  unterwiesen,    sie  schauen  aufmerksam  hin  auf  den,    der  z.  g.  St. 

2220 geb.  w.  Der  Campeador  erhob  sich:  „Warum  schieben  wir  es  auf, 
da  wir  es  doch  tun  müssen?  Kommt  hierher,  Albarfanez,  Ihr,  den 
ich  so  innig  liebe.  Sehet,  da  sind  meine  Töchter,  ich  gebe  sie  in  Eure 
Hand.  Ihr  wisst,  dass  ich  es  dem  König  so  versprochen  habe.  Ich 
will  ihn  in  nichts  von  all  dem,  was  angeordnet  ist,  täuschen.  Gebt 
sie  den  Prinzen  von  Carrion  mit  Eurer  Hand,  sie  sollen  den  priesterlichen 
Segen  empfangen  und  wir  wollen  die  Angelegenheit  in  Ordnung  bringen". 
Drauf  sagte  Minaya :  „Das  will  ich  gern  tun".  Die  Töchter  erheben 
sich  und  er  gab  sie  in  seine  Hand.    Zu  den  Prinzen  von  Carrion  spricht 

2230  Minaya:  „Seht,  da  steht  Ihr  vor  Minaya,  beide  seid  Ihr  Brüder.  An  des 
Königs  Statt,  der  mir's  befohlen,  gebe  ich  Euch  diese  Damen  —  beide 
sind  von  edlem  Stamm  — ,  dass  Ihr  sie  zu  Weibern  nehmt,  sie  ehrt 
und  für  sie  sorgt".  Beide  empfangen  sie  von  Herzen  gern.  Dem  Cid 
und  seinem  Weibe  küssen  sie  dre  Hände.  Als  sie  das  getan  hatten, 
ging  es  hinaus  aus  dem  Palaste;  nach  Sankt  Marien  wandte  man  sich 
schnell.    Der  Bischof  Don  Hieronymus  kleidete  sich  hurtig  an.    An  der 


1)  Interpolation  nach  Lid  f.,  Cornu,  Lt.  97. 

2)  adelant  ist  zu  tilgen,  lies  ferner:    adeUna(va,)n,    vgl.  Rest.,  Lid  f.  Nota 
u.  Cornu,  Lt.  97. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Pocnia  del  Cid  235 

Tür  der  Kirche  erwartete  er  sie.  Er  traute  sie,  die  Messe  hat  er  gelesen.  2240 
Als  sie  aus  der  Kirche  kamen,  ritten  sie  g-ar  schnell  davon.  Sie  eilten 
hinaus  an  den  Strand  von  Valencia,  Gott,  wie  schön  führten  ihre 
Waffen  der  Cid  und  seine  Vasallen.  Dreimal  wechselte  der^  w.  z.  g. 
St.  geh  w.,  das  Pferd.  Mit  dem,  was  er  sah,  war  der  Cid  sehr  zufrieden. 
Die  Prinzen  von  Carrion  sind  prächtig  geritten.  Sie  kehren  mit  den 
Damen  um,  in  Valencia  sind  sie  eingezogen.  Reich  war  die  Hochzeit 
auf  der  stattlichen  Zitadelle.  Und  am  andern  Tage  liess  der  Cid  sieben 
Zielscheiben  aufstellen.  Bevor  man  zu  speisen  begann,  hatte  man  alle  2250 
zerbrochen.  Fünfzehn  volle  Tage  brachten  sie  bei  der  Hochzeit  zu. 
Ungefähr  nach  fünfzehn  Tagen  nun  verlassen  die  Edelleute  den  Cid  Don 
Rodrigo,  d.  z.  g.  St.  geb.  w. ').  Zelter,  Maultiere  und  flinke  Rosse,  an 
Lasttieren  allein  hundert,  werden  (ihnen)  geschickt,  Mäntel  und  Pelz- 
werk und  reichlich  andere  Kleider.  Nicht  zu  zählen  waren  die  gemünzten 
Schätze.  Die  Vasallen  haben  sich  folgendermassen  verabredet:  jeder 
einzelne  hatte  für  sich  seine  Geschenke  gegeben.  Wer  etwas  haben  2260 
wollte,  wurde  gut  versorgt.  Reich  kehren  die,  welche  zur  Hochzeit 
gekommen  waren,  nach  Castilien  zurück.  Nun  zogen  diese  Gäste  fort, 
sie  verabschiedeten  sich  von  Ruy  Diaz,  d.  z.  g.  St.  geb.  w.,  von  allen 
Damen  und  den  Edelleuten.  Sehr  zufrieden  scheiden  sie  von  dem 
Cid  und  seinen  Vasallen.  Viel  Gutes  erzählen  sie  von  ihnen,  denn  so 
ist  es  recht  und  biilig^j. 

Diego  und  Fernando  waren  sehr  froh:  diese  waren  Söhne  des 
Grafen  Don  Gon^alo.  Nach  Castilien  sind  jene  Gäste  gegangen.  Der  2270 
Cid  und  seine  Schwiegersöhne  [aber]  sind  in  Valencia  geblieben.  Dort 
weilen  die  Prinzen  wohl  etwa  zwei  Jahre,  zahlreich  waren  die  Liebes- 
bezeugungen, die  sie  erfahren.  Froh  war  der  Cid  und  alle  seine  Vasallen. 
Möge  es  der  heiligen  Maria  und  dem  heiligen  Vater  gefallen,  dass  der 
Cid  mit  dieser  Heirat  zufrieden  ist  oder  der,  dem  sie  am  Herzen  lag. 
Hier  gehen  die  Verse  dieses  Gesanges  zu  Ende.  Schütze  Euch  der 
Schöpfer  mit  allen  seinen  Heiligen. 

III.  Die  Cortes  von  Toledo. 

In  Valencia  weilte  der  Cid  mit  allen  seinen  Vasallen,  bei  ihm  seine 
Schwiegersöhne,  die  Prinzen  von  Carrion.  Der  Campeador  lag  auf  einer  2280 
Bank,  er  schlief.  Wisset,  eine  üble  Überraschung  ward  ihnen  da:  Der 
Löwe  riss  sich  los  und  lief  aus  dem  Käfig  heraus.  In  grosser  Furcht 
sah  man  sich  mitten  in  dem  Hofe.  Die  Leute  des  Campeador  ergreifen 
die  Mäntel,  sie  stellen  sich  um  die  Bank  herum  und  bleiben  bei  ihrem 

1)  Lidf.  liest:  [De]  myo  Cid  .  .  .,   setzt  hinter  dalgo  in  2252  ein  Komma 
und  hinter  nasco  in  2253  einen  Punkt. 

2)  Cornu  (Lt.  97):  ca  aai  es  agnisado\  vgl.  auch  Dam.  Hin.  u.  Lidf. 


236  Johannes  Adam 

Herrn  stehen.  Fernando  Gonzalez  sah  keinen  Ort,  wohin  er  sich 
flüchten  sollte,  weder  ein  offenes  Zimmer  noch  einen  Turm:  unter  die 
Bank  kroch  er,  so  gross  war  seine  Furcht.  Diego  Gonzalez  ging  zur 
Tür  hinaus,    mit  seinem  Munde    sagte    er:    „Ich    werde  Carrion    nicht 

2290  wiedersehen".  Hinter  einen  Kelterbaum  verkroch  er  sich  in  grosser 
Furcht:  Mantel  und  Rock  zog  er  ganz  schmutzig  wieder  heraus. 
Währenddessen  erwachte  der,  welcher  z.  g.  St.  geb.  w.  Er  sah  die 
Bank  umgeben  von  seinen  guten  Kriegern:  „Was  ist  daS;  Ihr  Scharen, 
oder  was  wollt  Ihr?"  „Ei,  geehrter  Herr,  der  Löwe  griff  uns  an".  Der 
Cid  stüzte  den  Ellenbogen  auf;  er  erhob  sich,  der  Mantel  hängt  an  seinem 
Halse,  er  schritt  auf  den  Löwen  zu.  Als  der  Löwe  ihn  so  sah,  da 
schämte    er   sich:    Vor   dem  Cid   beugte  er  den  Kopf  und  senkte  die 

2300  Schnauze.  Der  Cid  Don  Rodrigo  packte  ihn  beim  Halse,  bändigte  ihn 
und  führt  ihn  fort,  in  den  Käfig  steckte  er  ihn.  Drob  wundern  sich 
alle,  die  da  sind,  und  sie  kehrten  zum  Palast,  nach  dem  Hofe  zurück. 
Der  Cid  fragte  nach  seinen  Schwiegersöhnen  und  fand  sie  nicht.  Man 
ruft  sie,  doch  niemand  antwortet.  Als  man  sie  [dann]  fand  und  sie 
herbeikamen,  da  nahten  sie,  ganz  farblos.  Nicht  saht  Ihr  |je]  solchen 
Spass,  wie  er  da  am  Hofe  herrschte.     Cid  der  Campeador  verbot  das. 

2310  Für  schwer  beleidigt  hielten  sich  die  Prinzen  von  Carrion.  Heftig 
verdriesst  sie  das,  was  ihnen  passierte. 

Während  sie  sich  in  solchem  Zustand  befinden,  der  ihnen  grosses 
Unbehagen  verursachte,  kommen  aus  Marroco  Heere,  um  Valencia  zu 
belagern.  Fünfzig*)  Feldherrnzelte  sind  aufgeschlagen.  Das  war  der 
König  Bucar,  wenn  Ihr  davon  erzählen  hörtet\^.  Der  Cid  und  alle  seine 
Mannen  freuten  sich,  dass  dank  dem  Schöpfer  ihre  Beute  wächst. 
Aber  wisset,  im  Herzen  verdriesst  es  die  Prinzen  von  Carrion,  denn 
sie  sehen  so  viele  Maurenzelte,  woran  sie  keinen  Gefallen  hatten.   Beide 

2320 Brüder  sind  beiseite  gegangen:  „Wir  sahen  die  Beute  und  den  Verlust 
sahen  wir  nicht.  Nun  werden  wir  an  dieser  Schlacht  teilnehmen  müssen. 
Das  ist  angeordnet,  damit  wir  Carrion  nicht  wiedersehen.  Als  Witwen 
werden  die  Töchter  des  Cam^peador  zurückbleiben".  Jener  Muno 
Gustioz  hörte  die  geheime  Unterhaltung.  Mit  der  Nachricht  hiervon 
kam  er  zum  Cid  Ruy  Diaz,  dem  Campeador:  Seht,  Eure  Schwieger- 
söhne haben  Furcht,  so  kühn  sind  sie.  Weil  sie  an  der  Schlacht  teil- 
nehmen sollen,  sehnen  sie  sich  nach  Carrion.  Redet  ihnen  gut  zu,  so 
Euch  der  Schöpfer  schützen  möge,  sie  sollen  ruhig  sein  und  sich  nicht 

2330  am  Kampfe  beteiligen.  Wir  werden  mit  Euch  die  Schlacht  gewinnen 
und  der  Schöpfer  wird  uns  schützen".  Lächelnd  ging  der  Cid  Don 
Rodrigo  hinaus:  „Gott  schirme  Euch,  Schwiegersöhne,  Ihr  Prinzen  von 


1)  Vgl.  Bello  II,  274  u.  s.  Glossar. 

2)  Cornu  Lt.  97:  si  lo  uiestes. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanisclien  Poenia  del  Cid  237 

Carrion.  Ihr  haltet  in  Euren  Armen  meine  Töchter,  so  weiss  wie  die 
Sounc.  Ich  sehne  mich  nach  Kämpfen,  Ihr  sehnt  Euch  nach  Carrion. 
Ergötzt  Euch  in  Valencia  ganz  nach  Eurem  Gefallen,  ich  kenne  jene 
Mauren;  ich  getraue  mich,  sie  mit  des  Schöpfers  Gnade  zu  besiegen i). 
[Als  sie  noch  so  sprachen,  Hess  der  König  Bucar  dem  Cid  sagen,  er 
solle  ihm  Valencia  ausliefern  und  dann  in  Frieden  fortziehen,  sonst 
würde  er  ihm  ftir  alles,  was  er  getan,  büssen.  Und  der  Cid  erwiderte 
dem  Boten:  „Geh,  sag'  jenem  Feinde,  dass  ich  ihm,  che  drei  Tage 
verstreichen,  geben  werde,  was  er  verlangt".  Am  folgenden  Tage 
befahl  der  Cid  allen  den  Seinen,  sich  zu  waftnen,  und  dann  zog  er 
hinaus  gegen  die  Mauren.  Da  baten  ihn  die  Prinzen  von  Carrion  darum, 
ganz  vorn  kämpfen  zu  dürfen,  und  als  der  Cid  die  Schlachtreihen  auf- 
gestellt hatte,  ging  der  eine  von  den  Prinzen  voran,  um  einen  Maureu 
zu  schlagen  mit  Namen  Aladraf.  Als  der  Maure  ihn  sab,  ging  er 
gleichfalls  auf  ihn  los;  da  wandte  der  Prinz  in  grosser  Furcht  den 
Zügel  und  floh,  er  wagte  nicht  einmal,  auf  ihn  zu  warten.  Pero  Ver- 
muez,  der  in  der  Nähe  war,  ging,  als  er  das  sah,  auf  den  Mauren  zu, 
kämpfte  mit  ihm  und  tötete  ihn.  Darauf  nahm  er  das  Pferd  des 
Mauren,  ritt  hinter  dem  fliehenden  Prinzen  her  und  sagte  zu  ihm:  „Don 
Fernando,  nehmt  dieses  Pferd  und  sagt  allen,  dass  Ihr  den  Mauren 
tötetet,  obwohl  ich  es  war,  und  ich  werde  es  Euch  bestätigen.  Und  der 
Prinz  sagte:]  „Möchte  ich  doch  noch  die  Stunde  erleben,  wo  ich  Euch 
doppelt  so  viel  verdiene-'. 

Gemeinsam  sind  beide  zurückgekehrt.  Don  Pero  bestätigt  die  2340 
prahlerischen  Worte  Fernandos.  Es  gefiel  dem  Cid  und  allen  seinen 
Vasallen.  „Wenn  Gott  es  will,  der  Vater,  der  in  der  Höhe  ist,  so 
werden  meine  beiden  Schwiegersöhne  noch  wacker  auf  dem  Schlacht- 
felde sein-'.  Dies  sagen  sie  und  das  Kriegsvolk  kommt  heran,  während 
im  Heere  der  Mauren  die  Trommeln  wirbeln.  Drob  wunderten  sich 
viele  der  Christen,  denn  nimmer  hatten  sie  sie  gesehen,  sind  sie  doch 
erst  neu  angekommen.  Mehr  noch  wundern  sich  Diego  und  Fernando. 
Wenn  es  nach  ihrem  Willen  gegangen  wäre,  so  wären  sie  nicht  dort- 
hin gekommen.  Hört,  was  der  sprach,  der  z.  g.  St.  geb.  w. :  He,  2350 
Pero  Vermuez,  mein  lieber  Nefle!  Schütze  mir  [DonJ  Diego  und  Don 
Fernando,  meine  beiden  Schwiegersöhne,  die  Wesen,  die  ich  innig 
liebe,  denn  mit  Gottes  Hilfe  werden  die  Mauren  das  Feld  nicht  behaupten". 
„Ich  sage  Euch,  Cid,  um  aller  Barmherzigkeit  willen,  dass  heute  die 
Prinzen  an  mir  keinen  Wärter  haben  werden.  Möge  sie  schützen,  wer 
will,  denn  wenig  kümmern  sie  mich.  Ich  will  mit  den  Meinigen  in  der 
Front    [gegen  die  Feinde]    kämpfen.     Ihr  mögt  Euch  mit  den  Eurigen 

1)  Hier  fehlt  in  der  Hs.  ein  Blatt;  das  folgende  Stück  ist  der  Cronica  de 
Veinte  Reyes  entnoramen  (vgl.  M.P.  Re  v.  Hisp.  V);  die  Schilderung  der  Cr.  Gen. 
ist  u.  a.  zu  finden  bei  Lid  f.  S.  142. 


238  Johannes  Adam 

2360  wacker  bei  der  Nachhut  halten.  Weun  Gefahr  vorhanden  ist,  könnt 
Ihr  mir  wohl  helfen".  Da  kam  Miuaya  Albarfanez  au:  „Wohlan,  hört, 
Cid,  rechtschaffener  Campeador!  Diese  Schlacht  wird  der  Schöpfer 
schlagen  und  Ihr  seid  so  würdig,  dass  Ihr  mit  ihm  [daran]  teil  habt'). 
Befehlt  uns,  auf  sie  einzuhauen,  auf  welcher  Seite  es  Euch  gutdünkt. 
Jeder  wird  seine  Schuldigkeit  tun  müssen.  Wir  werden  es  sehen  mit 
Gottes  Hilfe  und  Eurem  Glück".  Dd  sagte  der  Cid:  „Das  wollen  wir 
in  grösserer  Müsse  tun". 

Sehet,  da  ist  der  Bischof  Don  Hieronymus,  vortrefflich  gerüstet. 
Er   trat   hin    vor   den  Campeador,    dem    das    Glück   immer  hold   ist: 

2370  „Heute  las  ich  Euch  die  Messe  von  der  heiligen  Dreifaltigkeit.  Des- 
wegen verliess  ich  mein  Land  und  suchte  Euch  auf,  weil  mich  darnach 
gelüstete,  ein  paar  Mauren  zu  töten.  Meinem  Orden  und  meinen 
Händen  möchte  ich  Ehre  machen,  und  um  diese  Streiche  zu  führen, 
will  ich  vorangehen.  Einen  Hirtenstab  (?)  trage  ich  als  Panier  und 
wappengeschmückte  Waffen.  Wenn  es  Gott  gefällt,  möchte  ich  sie 
erproben,  dass  mein  Herz  sich  freuen  könnte  und  Ihr  mehr  mit  mir 
zufrieden  wäret.    Tut  Ihr  mir  diese  Liebe  nicht  an,  so  bin  ich  gewillt, 

2380  mich  von  Euch  zu  trennen".  Sogleich  sagte  der  Cid:  „Was  Ihr  wollt, 
gefällt  mir.  Seht,  da  sind  die  Mauren  vor  Euren  Augen,  geht,  greift 
sie  an.    Wir  werden  von  hier  aus  zusehen,  wie  der  Abt  kämpft". 

Der  Bischof  ritt  spornstreichs ")  davon  und  hieb  auf  die  Feinde  ein 
in  der  Nähe  des  Lagers.  Infolge  seines  Glückes  und  mit  der  Hilfe 
Gottes,  der  ihn  liebte,  tötete  er  bei  den  ersten  Stössen  zwei  Mauren 
mit  der  Lanze.  Der  Schaft  ist  zerbrochen,  drum  legt  er  die  Hand  ans 
Schwert.    Der  Bischof   versuchte    sich,  Gott,   wie  wacker  kämpfte  er! 

2390  Zwei  tötete  er  mit  der  Lanze  und  fünf  mit  dem  Schwerte.  Die  Mauren 
sind  zahlreich,  sie  umzingelten  ihn  rings.  Sie  hieben  mächtig  auf  ihn 
ein,  doch  durchbohren  sie  seine  Rüstung  nicht.  Der,  welcher  z.  g.  St. 
geb.  w.,  heftete  seine  Augen  auf  ihn.  Er  ergriff  den  Schild  und  senkte 
die  Lanze,  er  spornte  Bavieca  an,  das  Pferd,  das  gut  läuft;  mit  ganzem 
Herzen  und  ganzer  Seele  hieb  er  auf  die  Feinde  ein.  In  die  ersten 
Reihen  drang  der  Campeador  ein.  Sieben  schlug  er  nieder  und  vier 
tötete  er:  Es  gefiel  Gott  und  der  Sieg  war  gewonnen. 

2400  Der  Cid  nimmt  mit  den  Seinen  die  Verfolgung  auf.  Da  hättet 
Ihr  so  manche  Schnur  zerreissen  und  die  Pfähle  herausreissen  sehen 
können  und  sehen,  wie  die  Zeltstaugen  sich  senken,  sie  waren  gar 
trefflich  gearbeitet.  Die  Leute  des  Cid  holen  die  des  Bucar  aus  den 
Zelten  heraus.  Sie  holen  sie  heraus  aus  den  Zelten  und  verfolgen  sie. 
Da  hättet  Ihr  so  manchen  Arm  sehen  können,  wie  er,   mit  der  Rüstung, 


1)  Euch  wird  er  würdigen,  daran  teil  zu  haben? 

2)  Nyrop:  aprissa  (lies  apriessa)  espolonava;  s.  Glossar. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poenia  del  Cid  239 

zur  Seite  fällt,  so  manchen  Kopf  mit  dem  Helm,  der  auf  das  Schlacht- 
feld hinrollt,  herrenlose  Pferde,  wie  sie  nach  allen  Seiten  rennen. 
Volle    sieben   Meilen    dauerte    die    Verfolgung. 

Der  Cid  setzte  dem  König  Bucar  nach:  „Wende  Dich  hierher,  Bucar! 
Du  kamst  von  jenseits  des  Meeres.  Mit  dem  Cid  wirst  Du  dich  zu-  2410 
sammensehen,  dem  mit  dem  langen  Barte,  wir  werden  uns  beide  den 
Friedenskuss  geben  und  Freundschaft  schliessen".  Da  antwortete 
Bucar  dem  Cid:  „Gott  verderbe  solche  Freundschaft!  Das  Schwert 
trägst  Du  bloss  in  der  Hand  und  ich  sehe,  wie  Du  die  Sporen  gebrauchst. 
Wie  es  scheint,  willst  Du  es  an  mir  erproben.  Aber  wenn  das  Pferd 
nicht  strauchelt  oder  mit  mir  fällt,  wirst  Du  mich  bis  ins  Meer  hinein 
nicht  einholen".  Der  Cid  antwortete  drauf:  „Das  wird  nicht  wahr  sein". 
Ein  gutes  Pfeid  hat  Bucar,  es  macht  grosse  Sj)rtinge.  Doch  Bavieca, 
das  des  Cid,  holt  es  ein.  Der  Cid  erreichte  Bucar  drei  Klaftern  vom  2420 
Meere  entfernt.  Hoch  empor  hob  er  Colada,  einen  gewaltigen  Hieb 
versetzte  er  ihm.  Die  Karfunkel  hat  er  ihm  aus  dem  Helme  geschlagen, 
er  zerhieb  ihm  den  Helm  und  die  ganze  übrige  Rüstung,  bis  auf  den 
Gurt  drang  das  Schwert.  Er  tötete  Bucar,  den  König  von  jenseits  des 
Meeres,  und  er  eroberte  Tizon,  das  lOCO  Mark  in  Gold  wert  ist.  Er  gewann 
die  wunderbare  und  grosse  Schlacht.  Da  erwarb  der  Cid  sich  Ehre 
und  allen,  die  bei  ihm  sind. 

Mit  dieser  Beute  kehrten  sie  nun  zurück.  Wisset,  alle  plünderten  2430 
mit  Gewalt  das  Lager.  Zu  den  Zelten  waren  sie  gelang!,  wo  sich 
der  befand,  der  z,  g.  St.  geb.  w.  Cid  Ruy  Diaz,  der  Campeador, 
schritt  mit  zwei  Schwertern,  die  er  sehr  schätzte,  gar  schnell  durch 
das  Blutbad,  das  Gesicht  runzlig  und  die  Panzerkappe  gelöst,  die 
Haube  auf  den  Haaren  ziemlich  faltig^).  Von  allen  Seiten  kommen 
seine  Vasallen  an.  Etwas  sah  der  Cid,  womit  er  zufrieden  war.  Er 
erhob  seine  Augen,  er  blickte  vor  sich  hin.  Diego  und  Fernando  sah  2440 
er  kommen.  (Beide  sind  Söhne  des  Grafen  Don  Gon^-alo.)  ^)  Der  Cid 
freute  sich  und  lächelte  freundlich:  „Da  kommt  Ihr  ja,  meine  Schwieger- 
söhne, beide  seid  Ihr  meine  Kinder.  Ich  weiss,  dass  Ihr  mit  dem 
Kampfe  wohl  zufrieden  seid.  Nach  Carrion  werden  gute  Nachrichten 
über  Euch  kommen,  wie  wir  den  König  Bucar  besiegt  haben.  Wie  ich 
auf  Gott  vertraue  und  alle  seine  Heiligen,  werden  wir  mit  diesem  Siege 
zufrieden  sein". 

Nun    ist  Miuaya  Albarfanez    angekommen.     Der  Schild    hängt    an  2450 
seinem  Halse  und  ist  mit  Schwerthieben    ganz    bedeckt.     Die   Lanzen- 
stiche waren  unzählbar.    Jene,  die  man  nach  ihm  geführt  hatte,  hatten 
ihr  Ziel  nicht  erreicht.  Mehr  als  zwanzig  Mauren  hat  er  getötet,  wäh- 


1)  V.  2455  hinter  2437  nach  M.P.  I,  30;  s.  Glossar  s.  v.  fronzido. 

2)  Von  Lid  f.  und  Cornu  Lt.  97  getilgt. 


240  Johannes  Adam 

rend  ihm  das  Blut  über  den  Ellbogen  hinabrieselte.  „Dank  sei  Gott, 
dem  Vater,  der  in  der  Höhe  ist,  und  Euch,  o  Cid,  der  Ihr  z.  g.  St. 
geboren  wurdet".    Ihr  tötetet  Bucar  und  wir   gewannen   die  Schlacht. 

2460  Alle  diese  Schätze  gehören  Euch  und  Euren  Vasallen.  Und  Eure 
Schwiegersöhne  haben  sich  hier  versucht,  die  müde  sind,  mit  den 
Mauren  im  Felde  zu  kämpfen".  Da  sagte  der  Cid:  „Damit  bin  ich  zu- 
frieden. Da  sie  jetzt  wacker  sind,  werden  sie  künftighin  hochgeschätzt 
werden".  In  guter  Absicht  sagte  das  der  Cid,  doch  jene  fassten  es 
übel  auf. 

Die  ganze  Beute  ist  in  Valencia  angekommen.  Froh  sind  der  Cid 
und  alle  seine  Begleiter,  denn  auf  den  Beuteanteil  entfallen  600  Mark 
in  Silber.    Als  die  Schwiegersöhne   des   Cid   diese  Schätze  aus  jenem 

2470  Siege  in  Empfang  genommen  und  in  sicherem  Besitze  hatten,  da 
glaubten  sie,  dass  sie  ihr  Lebtag  keine  Not  leiden  würden. 

Nun  war  man  in  Valencia  wohl  versehen:  Treffliche  Lebensmittel, 
gute  Pelze  und  gute  Mäntel  [gab  es  da].  Sehr  froh  sind  der  Cid  und 
seine  Vasallen.  Gross  war  jener  Tag  am  Hofe  des  Campeador  \),  nach- 
dem mau  diese  Schlacht  gewonnen  und  er  den  König  Bucar  getötet 
hatte.  Er  hob  die  Hand  empor  und  griff  sich  in  den  Bart:  „Dank  sei 
Christus,  der  der  Herr  der  Welt  ist,  da  ich  das  sehe,  wonach  ich  ver- 
langte: dass  meine  beiden  Schwiegersöhne  mit  mir  auf  dem  Schlacht- 

2480  felde  kämpften.  Gute  Nachrichten  werden  über  sie  nach  Carrion  gehen, 
wie  sie  sich  Ehre  erworben  haben  und  Euch  grossen  Nutzen  bringen 
werden ').  Bedeutend  ist  die  Beute,  die  alle  davongetragen  haben.  Das 
eine  gehört  uns,  das  andere  haben  sie  in  sicherem  Besitz".  Der  Cid 
befahl,  dass  aus  dieser  Schlacht,  die  sie  gewonnen  haben,  alle  das, 
was  ihnen  rechtlich  zukam,  erhielten  und  dass  sein  Fünftel  nicht  ver- 
gessen würde.    So  tun  es  alle,   denn   sie  waren  verständig.     Dem  Cid 

2490  fielen  auf  sein  Fünftel  600  Pferde  zu  und  ausserdem  Lasttiere  und 
zahlreiche  Kamele.  So  viele  sind  ihrer,  dass  man  sie  nicht  zählen 
könnte.  Diese  ganze  Beute  hatte  der  Campeador  gemacht.  „Dank  sei 
Gott,  der  der  Herr  der  Welt  ist.  Vorher  litt  ich  Not,  jetzt  bin  ich  reich, 
denn  ich  besitze  Gut  und  Land  und  Gold  und  Ehre,  und  meine  Schwieger- 
söhne sind  die  Infanten  von  Carrion.  Ich  gewinne  die  Kämpfe,  wie  es 
dem  Schöpfer  gefällt.  Mauren  und  Christen  haben  grosse  Furcht  vor 
mir.     Dort  hinten  in  Marroco,    wo  die  Moscheen  sind,   da  fürchten  sie, 

2500 dass  ich  sie  vielleicht  eines  Nachts  angreifen  werde;  doch  ich  denke 
nicht  daran.  Ich  werde  sie  nicht  aufsuchen,  ich  werde  in  Valencia 
bleiben.  Mit  Gottes  Hilfe  wird  man  mir  Tribut  zahlen,  den  man  mir 
oder,  wem  ich  will,  entrichten  soll." 


1)  M.P.  I,  308:  debe  leerse  'por  la  corV. 

2)  Lies:  aver  vos  [han]  =  Lidf.,  Cornu,  M.P.  I. 


Übersetzung  imd  Glossar  des  altspaiiischen  Poema  del  Cid  241 

Gross  ist  in  Valencia  die  Freude  aller  seiner  Gefolgschaften  und 
aller  seiner  Vasallen  bei  Cid  dem  Campeador.  Gross  ist  die  Freude 
seiner  beiden  Schwiegersöhne  über  diesen  Sieg,  den  sie  gern  erkämpf- 
ten; beide  gewannen  einen  Beuleanteil  im  Werte  von  5000  Mark.  Für  2510 
sehr  reich  halten  sich  die  Prinzen  von  Carrion.  Mit  den  andern  kamen 
sie  an  den  Hof.  Hier  befindet  sich  bei  dem  Cid  der  Bischof  Don  Hie- 
ronymus,  der  gute  Albarfanez,  ein  ritterlicher  Kämpe,  und  viele  andere, 
denen  der  Campeador  Nahrung  gab.  Als  die  Prinzen  von  Carrion  ein- 
traten, empfing  sie  Minaya  an  Stelle  des  Cid  Campeador:  „Kommt 
hierher,  Ihr  Schwäger,  denn  grösser  ist  unser  Ansehen  durch  Euch". 
Als  sie  ankamen,  da  war  der  Campeador  zufrieden:  „Seht  hier,  Ihr 
Schwiegersöhne,  mein  rechtschaffen  Weib  und  meine  beiden  Töchter,  2520 
Dona  Elvira  und  Dona  Sol.  Innig  sollen  sie  Euch  umarmen  und  Euch 
von  Herzen  dienen').  Dank  sei  der  heiligen  Maria,  der  Mutter  des 
Herrn,  unseres  Gottes!  Aus  dieser  unsrer  Heirat  wird  Euch  Ehre  er- 
wachsen. Gute  Nachrichten  werden  nach  dem  Gebiet  von  Carrion  gehen". 
Bei  diesen  Worten  sprach  Fernando  Gonzalez:  „Dank  sei  dem  Schöpfer 
und  Euch,  ehrenwerter  Cid.  So  viel  Schätze  besitzen  wir,  dass  sie  nicht 
zu  zählen  sind.  Ihr  gabt  die  Veranlassung  dazu,  dass  wir  kämpften,  2530 
dass  wir  uns  Ehre  erwarben.  Wir  besiegten  die  Maureu  auf  dem 
Schlachtfelde  und  wir  töteten  jenen  König  Bucar,  einen  offenkundigen 
Verräter.  Denkt  Ihr  au  das  Übrige,  das  Unsrige  haben  wir  in  sicherem 
Verwahr".  Die  Vasallen  des  Cid  lächelten:  [Man  forschte  nach,]  wer 
am  besten  gekämpft  oder  wer  sich  an  der  Verfolgung  beteiligt  hatte; 
aber  man  fand  Diego  und  Fernando  nicht  dabei. 

Wegen  dieser  Spässe,  die  man  machte,  —  des  Tags  und  des  Nachts 
verhöhnte  man  sie  gar  übel  —  fassten  diese  beiden  Prinzen  einen  schlimmen 
Entschluss.  Beide  traten  abseits  —  in  Wahrheit  sind  sie  Brüder.  An 
dem,  was  sie  sagten,  wollen  wir  keinen  Auteil  haben-).  „Wir  wollen 2540 
nach  Carrion  gehen,  hier  zögerten  wir  zu  lange.  Die  Schätze,  die  wir 
besitzen,  sind  gross  und  bedeutend;  so  lange  wir  leben,  werden  wir 
sie')  nicht  ausgeben  können.  Wir  wollen  den  Cid  Campeador  um  unsere 
Frauen  bitten,  wollen  sagen,  dass  wir  sie  mit  uns  nehmen  werden 
nach  dem  Gebiet  von  Carrion,  dass  wir  ihnen  zeigen  werden,  wo  die 
Besitztümer  liegen.  Wir  werden  sie  aus  Valencia  fortführen,  aus  der 
Gewalt  des  Campeador;  dann,  auf  dem  Wege,  werden  wir  lieber  nach 
unserem  Gefallen  handeln,  als  dass  sie  uns  den  Vorfall  mit  dem  Löwen 

1)  VV.  2522/23  hinter  2530  nach  M.P.  I,  30. 

2)  Die  folgende  Kede  wurde  mit  Lidf,  und  Cornu  in  zwei  Teile  zerlegt, 
hauptsächlich  auf  Grund  der  Wiederholungen,  vgl.  2548  u.  2556,  2549  u.  2554, 
2551  u.  2555.  Vielleicht  aber  auch  haben  wir  es  nur  mit  einer  in  den  chansons 
de  geste  sich  häufig  vorfindenden  epischen  Eigentümlichkeit  zu  tun. 

3)  Cornu  liest  lo[s]. 

Romanische  Forschungen  XXXII.  16 


242  Johannes  Adam 

vorwerfen  ^).     Durch  Geburt  stammen  wir  ab  von  den  Grafen  von  Car- 

2550  rion.  Grosse  Schätze  werden  wir  mit  uns  führen,  die  einen  bedeutenden 
Wert  haben.  Wir  werden  den  Töchtern  des  Campeador  Schimpf  antun". 
„Durch  diese  Schätze  werden  wir  für  immer  reiche  Leute  sein,  wir 
werden  uns  verheiraten  können  mit  Töchtern  von  Königen  und  Kaisern, 
denn  durch  Geburt  stammen  wir  ab  von  den  Grafen  von  Carrion.  So 
werden  wir  denn  den  Töchtern  des  Campeador  Schimpf  antun,  bevor 
sie  uns  die  Geschichte  mit  dem  Löwen  wieder  vorwerfen".  Mit  diesem 
Entschlüsse  kehrten  beide  zurück.  Es  sprach  Fernando  Gonzalez  und 
er  Hess  den  Hof  schweigen:  „Helfe  uns  der  Schöpfer,  Cid  Camjieador! 

2560  Möge  es  Doila  Ximena  und  Euch  zuerst  so  gefallen,  Miuaya  und  allen 
Anwesenden:  gebt  uns  unsere  Frauen,  die  uns  kirchlich  angetraut  sind. 
Wir  werden  sie  mit  uns  nehmen  in  das  Gebiet  von  Carrion,  wir  werden 
sie  auf  die  Landgüter  bringen,  die  wir  ihnen  zur  Morgengabe  und  zum 
Besitze  gaben.  Eure  Töchter  werden  sehen,  was  wir  unser  nennen, 
woran  die  Kinder,  die  wir  bekommen  werden,  Anteil  haben  sollen." 
Der  Cid  sagte:  „Ich  werde  Euch  meine  Töchter  geben  und  etwas  von 
meinem  Hab  undjGut."  (Der  Cid,  der  nicht  daran  dachte,  so  beschimpft 

2570  zu  werden,  [sprach])^):  „Ihr  gabt  ihnen  Güter  und  Ländereien  als  Morgen- 
gabe im  Gebiet  von  Carrion;  ich  will  Euch  als  Mitgift  geben  3000  Mark 
(in  Silber),  Maultiere  und  Zelter,  sehr  kräftig  und  gut,  Streitrosse  stark 
und  flink,  und  viele  Kleider  aus  Tuch  und  Seidenstoff.  Ich  werde  Euch 
zwei  Schwerter  geben,  Colada  und  Tizou;  wohl  wisst  Ihr,  dass  ich  sie 
wie  ein  Held  gewann.  Beide  seid  Ihr  meine  Söhne,  da  ich  Euch  meine 
Töchter  gebe.    Weit  weg  von  hier  entführt  Ihr  mir  die  Lieblinge  meines 

2580  Herzens.  In  Galicien,  Castilien  und  Leon  soll  man  wissen,  mit  welchem 
Reichtum  ich  meine  beiden  Schwiegersöhne  fortschicke.  Dienet  meinen 
Töchtern,  denn  sie  sind  Eure  Frauen.  Wenn  Ihr  ihnen  gut  dient,  werde 
ich  Euch  gut  dafür  belohnen."  Die  Prinzen  von  Carrion  willigten  drin 
ein.  Da  nehmen  sie  die  Töchter  des  Campeador  in  Empfang;  sie  be- 
ginnen das  entgegenzunehmen,  was  der  Cid  [ihnen]  versprach.  Als  sie 
zufrieden  sind,  ganz  nach  ihrem  Wunsche,  da  befahlen  die  Prinzen  von 
Carrion  aufzuladen. 

Gar  viel  erzählt  man  sich  davon   in  Valencia    dem  Grossen.    Alle 

2590  ergreifen  die  Waffen  und  reiten  rüstig  los,  weil  sie  die  Töchter  des 
Campeador  (nach  dem  Gebiet  von  Carrion)')  begleiten.  Nun  sind  sie 
im  Begriffe,  zu  Pferde  zu  steigen,  sie  verabschieden  sich.  Beide  Schwe- 
stern, Dona  Elvira  und  Doüa  Sol,  beugten  ihre  Kniee  vor  dem  Cid  Cam- 
peador:   „Um  Gnade   bitten   wir  Euch,  Vater,    so  Euch    der  Schöpfer 

1)  Der  Sinn  soll  doch  wohl  sein,  dass  die  Prinzen  ihre  Frauen  lieber  mar- 
tern und  verlassen,  als  sich  von  ihnen  aushöhnen  lassen  wollen.  Vgl.  v.  2555/56. 

2)  Interpolation  nach  Lidf.  u.  Cornu,  Lt.  97. 

3)  Irrtum;  vgl.  Lidf.,  Rest,  und  Cornu,  Lt.  97. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischeu  Poeraa  del  Cid  243 

schützen  möge!  Ihr  zeugtet  uns,  unsere  Mutter  gebar  uns.  Vor  uns 
steht  Ihr  beide,  Herrin  und  Herr.  Jetzt  schickt  Ihr  uns  nach  dem  Ge- 
biete von  Carrion.  Es  ist  unsre  Pflicht,  Euren  Befehl  zu  erfüllen.  So 
bitten  wir  beide  Euch  um  eine  Gnade:  dass  Ihr  Kunde  von  Euch  nach  2600 
Carrion  senden  möchtet."  Der  Cid  umarmte  sie  und  küsste  sie  beide. 
Dies  tat  er,  die  Mutter  aber  war  noch  einmal  so  zärtlich.  „Gehet  von 
hinnen,  Ihr  Töchter,  der  Schöpfer  schirme  Euch!  Wohl  besitzet  Ihr 
meine  und  Eures  Vaters  Huld.  Gehet  nach  Carrion,  wo  Ihr  Besitzungen 
habt.  Wie  ich  glaube,  habe  ich  Euch  gut  verheiratet,"  Dem  Vater 
und  der  Mutter  küssten  sie  die  Hände.  Beide  segneten  sie  und  schenkten 
ihnen  ihre  Huld. 

Der  Cid  und  die  übrigen  schickten  sich  an,  zu  Pferde  zu  steigen, 
mit  bedeutender  Ausrüstung,  mit  Pferden  und  Waffen.  Nun  zogen  die  2610 
Prinzen  aus  dem  berühmten  Valencia,  sie  verabschiedeten  sich  von 
den  Damen  und  allen  ihren  Gefolgschaften.  Durch  die  Huerta  von 
Valencia  gingen  sie,  die  Waffen  in  der  Hand.  Froh  zieht  der  Cid 
einher  mit  allen  seinen  Scharen.  Der,  welcher  z.  g.  St.  sein  Schwert 
umgürtete,  sah  an  den  Vorzeichen,  dass  diese  Heirat  nicht  ohne 
Flecken  sein  würde.  Nicht  vermag  er  Reue  darüber  zu  empfinden, 
dass  er  sie  beide  verheiratet  hat*).  „Wo  bist  Du,  lieber  Neffe,  Felez 
Munoz?  Du  bist  der  Vetter  meiner  Töchter  mit  Herz  und  Seele. 
Ich  befehle  Dir,  mit  ihnen  bis  nach  Carrion  hinein  zu  ziehen.  Du  2620 
wirst  die  Besitztümer  sehen,  die  meinen  Töchtern  gegeben  wurden'^). 
Mit  Nachrichten  hierüber  wirst  Du  zum  Campeador  zurückkehren." 
Da  sagte  Felez  Munoz:  „Das  gefällt  mir  von  ganzem  Herzen." 
Minaya  Albarfanez  trat  vor  den  Cid  hin:  „Wir  wollen  zurückkehren 
nach  dem  grossen  Valencia,  denn  wenn  es  Gott  gefällt,  dem  Vater  der 
Schöpfung,  werden  wir  sie  im  Gebiete  von  Carrion  besuchen.  Gott 
empfehlen  wir  Euch  an,  Dona  Elvira  und  Dona  Sol.  Handelt  so,  da^s 
es  uns  gefallen  möge!"  Die  Schwiegersöhne  antworteten:  „Das  walte 2630 
Gott!".  Gross  war  der  Schmerz  beim  Abschied.  Vater  und  Töchter 
weinen  sehr.  Das  Gleiche  taten  die  Reiter  des  Campeador.  „Höre,  o 
Neffe,  Felez  Munoz!  Ihr  werdet  durch  Molina  ziehen,  dort  werdet  Ihr 
eine  Nacht  rasten.  Grüsst  meinen  Freund,  den  Mauren  Avengalvon: 
Er  möge  meine  Schwiegersöhne  aufnehmen,  so  gut  er  nur  kann.  Sage 
ihm,  dass  ich  meine  Töchter  nach  Carrion  schicke;  man  möge  ihnen 
mit  allem,  was  nötig,  nach  ihrem  Wunsche  dienen.  Drauf  soll  er  sie  2640 
mir  zuliebe  bis  nach  Medina  begleiten.  Für  alles,  was  er  tut,  werde 
ich  ihn  gut  belohnen." 


1)  2614—18  merkwürdige  innere  Widersprüche! 

2)  „Wurden"  ist  Praet.  gegenüber:  „Du  wirst  sehen",  nicht  vom  Standpunlcte 
des  Cid  aus. 

16* 


^44  Johannes  Adam 

Wie  der  Nagel  vom  Fleische,  so  trennten  sie  sich.  Nun  kehrte 
der,  welcher  z.  g.  St.  geb.  w.,  nach  Valencia  zurück.  Die  Prinzen 
gedenken  weiterzuziehen.  lu  Santa  Maria  d'Alvarraziu  lagerten  sie 
sich.  So  schnell  sie  können,  reiten  die  Prinzen  von  Carrion.  Seht,  da 
sind  sie  in  Molina  bei  dem  Mauren  Avengalvon.  Als  der  Maure  es  er- 
fuhr,   freute   er  sich  von  Herzen.     Mit  grosser  Freude   ging  er  hinaus, 

2650  sie  zu  empfangen.  Gott,  wie  gut  diente  er  ihnen,  ganz  nach  ihrem 
Gefallen!  Am  andern  Tage  früh  ritt  er  mit  ihnen.  Von  200  Reitern 
liess  er  sie  begleiten.  Sie  überschritten  die  Berge,  die  man  die  von 
Luzon  nennt.  Den  Töchtern  des  Cid  gab  der  Maure  feine  Geschenke, 
den  Prinzen  von  Carrion  je  ein  gutes  Pferd.  Sie  zogen  durch  Arbuxuelo 
und  kamen  zum  Salon.  An  dem  Orte,  der  el  Ansarrera  heisst,  da 
lagerten  sie.  Dies  alles  tat  der  Maure  für  sie  aus  Liebe  zum  Cid  Cam- 
peador. 

2660  Sie  sahen  den  Reichtum,  den  der  Maure  mit  sich  führte;  beide 
Brüder  berieten  sich  über  einen  Verrat:  „Nun,  da  wir  die  Töchter  des 
Campeador  bald  verlassen  werden,  würden  wir,  wenn  wir  den  Mauren 
Avengalvon  töten  könnten,  den  ganzen  Reichtum  bekommen,  den  er 
besitzt.  Wir  werden  ihn  in  so  sicherem  Besitze  haben,  wie  unser 
Eigentum  in  Carrion.  Niemals  würde  der  Cid  Campeador  Rechenschaft 
von  uns  erhalten." 

Als  sie  über  diese  verräterische  Absicht  sprachen,  hörte  sie  wohl 
ein  MaurC;  der  sich  auf  das  Romanische  verstand.  Nicht  hält  er  es 
geheim,  sondern  er  sagte  es  dem  Avengalvon:  „Gebieter,  schütze  Dich 

2670  vor  diesen,  denn  Du  bist  mein  Herr.  Ich  hörte,  wie  die  Prinzen  von 
Carrion  über  Deinen  Tod  berieten."  Der  Maure  Avengalvon  war  ein 
sehr  herzhafter  Mann.  Mit  zweihundert,  die  er  hat,  stieg  er  zu  Pferde. 
Die  Waffen  in  der  Hand,  so  trat  er  vor  die  Prinzen  hin.  Nicht  gefällt 
den  Prinzen,  was  der  Maure  sprach:  „Sagt  mir,  was  tat  ich  Euch,  Ihr 
Prinzen  von  Carrion?  Ich  diente  Euch  ohne  Falsch  und  Ihr  berietet 
Euch  über  meinen  Tod.  Wenn  ich  es  nicht  unterliesse  um  des  Cid  von 
Bivar  willen,  dann  würde  ich  so  mit  Euch  verfahren,  dass  es  in  der 
ganzen  Welt  widerhallte,  und  ich  würde  auf  der  Stelle  dem  rechtschaffe- 

2680  öen  Campeador  seine  Töchter  wieder  zuführen.  Ihr  würdet  niemals 
wieder  in  Carrion  einziehen.  Hier  trenne  ich  mich  von  Euch  als  von 
Schurken  und  Verrätern.  Mit  Eurer  gütigen  Erlaubnis,  Doüa  Elvira 
und  Doija  Sol,  werde  ich  gehen,  wenig  schätze  ich  die  „Heldentaten" 
derer  von  Carrion.  Gott  wolle  und  walte  es,  dass  der  Campeador  sich 
freuen  möge  über  diese  Heirat,"  Dies  sagte  der  Maure  zu  ihnen  und 
er  kehrte  um.  Die  Waffen  trug*)  er  in  der  Hand,  als  er  den  Salon 
durchschritt.    Als  ein  verständiger  Mann  kehrte  er  nach  Molina  zurück. 


1)  Lies  yva{n)  nach  M.P.  Rev.  Hisp.  V. 


Übersetzung  und  Glossar  des  nltspanischcn  roeui;i  del  Cid  245 

Nun  brachen  die  Iiifautcn  von  Carrion  von  Angarrera  auf.  Sie  2690 
reiten  i)  bei  Tag  und  bei  Nacht.  Zur  Linken  lassen  sie  Atine/a  liegen, 
eine  sehr  starke  Felsenveste.  Darauf  passierten  sie  die  Sierra  deMiedes. 
Spornstreichs  ritten  sie  durch  die  Weissen  Berge.  Zur  Linken  lassen 
sie  Griza  liegen,  das  Alanios  besetzt  hatte.  Dort  befinden  sich  Schächte, 
in  denen  er  Elpha  einschloss.  Zur  Rechten  lassen  sie  Sant  Estevan, 
es  liegt  weiter  hin.  Die  Prinzen  sind  in  den  Eichenwald  von  Corpes 
hineingekommen.  Die  Berge  sind  hoch,  die  Zweige  erheben  sich  bis 
zu  Wolkenhöhe,  und  wild  sind  die  Tiere,  die  umherlaufen  2).  Man  fand  2700 
einen  Baumgartcn  mit  einer  klaren  Quelle.  Die  Prinzen  von  Carrion 
befahlen  das  Zelt  aufzuschlagen.  Mit  allen,  die  sie  mit  sich  führen, 
lagern  sie  dort  in  dieser  Nacht,  Ihren  Frauen,  die  sie  in  ihren  Armen 
halten,  bezeigen  sie  ihre  Liebe.  Übel  bewiesen  sie  sie  ihnen  [aber],  als 
die  Sonne  aufging.  (Sie  befahlen,  die  Lasttiere  mit  reichen  Schätzen  zu 
beladen)').  Man  brach  das  Zelt  ab,  wo  man  in  der  Nacht  gelagert 
hatte.  Die  Gefolgschaft  war  vorangegangen.  So  hatten  es  die  Prinzen 
von  Carrion  befohlen,  dass  niemand  dabliebe,  weder  Weib  noch  Mann, 
ausser  ihren  beiden  Frauen,  Doiia  Elvira  und  Dona  Sol.  Sie  wollen  2710 
sich  mit   ihnen  ergötzen,  ganz  nach  ihrem  Gefallen. 

Alle  waren  gegangen,  die  vier  sind  allein.  Auf  gar  grosses 
Unheil  sannen  die  Prinzen  von  Carrion.  ,,GIaubt  es  wohl,  Doiia 
Elvira  und  Dona  Sol ,  hier  in  diesen  wilden  Bergen  werdet  Ihr 
beschim))ft  werden.  Heute  werden  wir  uns  trennen,  und  Ihr  werdet 
von  uns  verlassen  werden.  An  dem  Gebiete  von  Carrion  werdet 
Ihr  keinen  Anteil  haben.  Die  Nachrichten  davon  werden  zum  Cid 
Campeador  gehen,  so  werden  wir  uns  rächen*)  für  die  Geschichte 
mit  dem  Löwen."  Da  nehmen  sie  ihnen  die  Mäntel  weg  und  ihre  Pelz-  2720 
kleider.  Sie  entkleiden  sie  und  lassen  ihnen  nur  ihre  Hemden  und 
ihre  Unterkleider.  Sporen  haben  die  üblen  Verräter  angelegt.  In  die 
Hand  nehmen  sie  die  festen  und  dauerhaften  Sattelgurte.  Als  dies  die 
Damen  sahen,  sprach  Dona  Sol:  „Um  Gottes  willen  bitten  wir  Euch^ 
Don  Diego  und  Don  Fernando,  —  Ihr  habt  zwei  starke  und  scharfe 
Schwerler,  Colada  nennt  man  das  eine  und  Tizon  das  andere  — ,  schlagt 
uns  die  Häupter  ab,  so  werden  wir  Märtyrerinnen  sein.  Mauren  und 
Christen  werden  über  diese  Angelegenheit  entscheiden,  dass  wir  nicht 2730 
leiden  für  das,  was  wir  verdient  haben.  Übt  nicht  ein  so  schlimmes 
Beispiel  an  uns  aus.  Wenn  wir  geschlagen  würden,  würdet  Ihr  Euch 
erniedrigen.  Mau  wird  es  Euch  bei  Zusammenkünften  vorwerfen,  oder 
bei  Hofe".     Ihr  Bitten  nützt  den  Damen  nichts.    Alsbald  beginnen  die 

1)  S.  Glossar  s.  v.  acoger. 

2)  S.  (ilossar  s.  v.  fiero. 

3)  Interpolation  nach  Lid  f.  u.  Rest. 

4)  S.  Glossar  s.  v.  aqueste  u.  veiujar. 


246  Johannes  Adam 

Prinzen  von  Carrion  sie  zu  schlagen.  Mit  den  leicht  beweglichen  Gurten 
peitschten  sie  sie  ganz  unziemlich,  mit  den  scharfen  Sporen,  die  sie 
gar  übel  empfinden,  zerrissen   sie  ihnen  beiden    die  Hemden   und    das 

2740  Fleisch.  Klar  lief  das  Blut  über  die  Unterkleider.  Sie  spüren  es  be- 
reits in  ihrem  Herzen.  —  Welches  Glück  wäre  es,  wenn  es  dem  Schöpfer 
gefiele,  dass  jetzt  der  Cid  Campeador  erschiene!  —  So  sehr  schlugen 
sie  sie,  dass  sie  [schliesslich]  ohne  Bewusstsein  sind;  blutig  sind  ihre 
Hemden  und  alle  ihre  Unterkleider.  Sie  sind  beide  müde  geworden 
vom  Schlagen,  während  sie  beide  erproben,  wer  bessere  Schläge  geben 
wird.  Dona  Elvira  und  Dona  Sol  können  nicht  mehr  sprechen.  Für 
tot  Hessen  sie  sie  im  Eichenwald  von  Corpes  zurück.    Die  Mäntel  und 

2750  die  Hermelinfelle  nahmen  sie  ihnen  fort.  Aber  sie  Hessen  sie  voll 
Kummer  zurück,  in  Röcken  und  Hemden,  für  die  Vögel  des  Berges  und 
die  wilden  Tiere.  Für  tot  Hessen  sie  sie  zurück,  wisset,  für  lebend 
nicht.  (Welch  Glück  wäre  es,  erschiene  jetzt  der  Cid  Campeador!') 
Die  Prinzen  von  Carrion  Hessen  sie  für  tot  in  dem  Eichenwalde  von 
Corpes  zurück,  denn  keine  vermag  der  andern  zu  helfen.  In  den  Bergen, 
durch  die  sie  zogen,  rühmten  sie  sich :  „Nun  sind  wir  für  unsere  Heirat 
gerächt.    Nicht  [einmal]  als  Kebsweiber")  hätten  wir  sie  nehmen  sollen, 

2760  ohne  dass  wir  gebeten  worden  wären,  da  sie  nicht  Unseresgleichen 
waren,  wert  in  unsern  Armen  zu  ruhen.  So  wird  die  Schande  mit  dem 
Löwen  gerächt  werden." 

Sich  rühmend  zogen  die  Prinzen  von  Carrion  ihren  Weg.  —  Doch 
ich  will  Euch  sprechen  von  jenem  Felez  Munoz:  Er  war  ein  Neife  des 
Cid  Campeador.  Sie  befahlen  ihm  voranzugehen,  aber  gern  ging  er 
nicht.  Auf  dem  Wege,  den  er  zurücklegte,  tat  ihm  das  Herz  weh.  Er 
entfernte  sich  von  all  den  übrigen.    Auf  einem  dichtbewaldeten  Berge 

2770  versteckte  er  sich,  bis  er  seine  Basen  kommen  sähe,  oder  vernähme, 
was  die  Prinzen  von  Carrion  getan.  Er  sah  sie  kommen  und  hörte 
ein  Gespräch.  Sie  bemerkten  ihn  nicht  und  hegten  keinen  Argwohn. 
Wisset  wohl,  wenn  sie  ihn  erblickt  hätten,  wäre  er  dem  Tode  nicht 
entgangen.  Die  Prinzen  ziehen  von  dannen,  sie  reiten  spornstreichs. 
Felez  Munoz  kehrte  auf  der  Fährte  zurück.  Er  fand  seine  Basen  beide 
ohnmächtig.  Mit  dem  Rufe:  „Ihr  Basen,  liebe  Basen!"  sprang  er  sogleich 

2780  vom  Pferde.  Er  band  den  Gaul  fest,  schritt  auf  sie  zu.  „Fürwahr,  Ihr 
Basen,  meine  lieben  Basen,  Dona  Elvira  und  Dona  Sol,  übel  spielten 
die  Prinzen  von  Carrion  (Euch)  mit.  Möge  es  Gott  gefallen  und  der 
heiligen  Maria,  dass  ihnen  ein  schlimmer  Lohn  dafür  zuteil  werde!" 
Er  dreht  sie  beide  um.  So  der  Sinne  beraubt  sind  sie,  dass  sie  nichts 
zu  sagen  vermögen.    Das  Herz  zerriss  ihm  im  Leibe  und  er  rief:  „Ihr 


1)  Interpolation  nach  Lidf.  u.  Cornu  Lt.  97. 

2)  Eestori  u.  Lidf.  tilgen  por  varraganas\  s.  dazu  C.Lt,  97, 


Übersetzung  und  Ulossar  des  altspauischen  Poera.i  dcl  Cid  047 

Basen,  Ihr  Basen,  Dona  Elvira  und  Doiia  Sol!  Wacht  auf,  Ihr  Basen, 
um  des  Schöpfers  willen,  so  lange»)  es  noch  Tag  ist,  bevor  die  Nacht 
hereinbricht;  die  wilden  Tiere  auf  diesem  Berge  sollen  uns  nicht 
fressen." 

Doiia  Elvira  und  Dona  Sol  kommen  zu  sich  ;  sie  öflneten  die  Augen  2790 
und  erblickten  Felez  Munoz.  „Uaflft  Euch  auf,  Ihr  Basen,  um  des 
Schöpfers  willen!  Sobald  mich  die  Prinzen  von  Carrion  nicht  finden 
wird  man  mich  in  grosser  Eile  suchen.  Schützt  Gott  uns  nicht,  so 
werden  wir  hier  sterben".  In  gar  grossem  Schmerze  sprach  Dona  Sol: 
„So  wahr  unser  Vater,  der  Campeador,  es  an  Euch  verdient,  lieber  Vetter: 
gebt  uns  Wasser,  so  Euch  der  Schöpfer  schützen  möge!"  Mit  einem 2800 
Hute,  den  er  bat  —  ganz  nagelneu  war  er,  aus  Valencia  hatte  er  ihn 
mitgenommen  — ,  schöpfte  Felez  Munoz  Wasser  und  gab  es  seinen 
Basen.  Sie  sind  elend,  und  er  stillte  ihren  Durst.  So  lang  bat  er  sie, 
bis  er  sie  zum  Sitzen  gebracht  hatte.  Er  ermahnt  sie  und  sucht  sie  zu 
ermutigen,  bis  sie  sich  aufraffen,  und  er  nahm  sie  beide  und  hob  sie 
schnell  aufs  Pferd.  Mit  seinem  Mantel  bedeckte  er  sie.  Das  Pferd  fasste 
er  am  Zügel  und  er  führte  sie  alsbald  weg  von  dort;  alle  drei  [zogen] 
auf  einsamen  Pfaden  durch  die  Eichenwälder  von  Corpes.  Beim  Morgen- 2810 
grauen  kamen  sie  aus  den  Bergen  heraus.  An  die  Wasser  des  Duero 
sind  sie  gelangt.    Am  Turme  der  Dona  Urraca  verliess  er  sie. 

Nach  Sant  Estevan  kam  Felez  Munoz.  (Dort)  fand  er  Diego  Tellez, 
den  Vasallen  des  Albarfanez.  Als  der  von  dem  Vorgefallenen  hörte, 
tat  es  ihm  von  Herzen  leid.  Er  nahm  Reittiere  und  gute  Kleider.  Er 
ging  hin,  Dona  Elvira  und  Dona  Sol  zu  empfangen.  Nach  Sant  Estevan 
brachte  er  sie.  Nach  Kräften  ehrte  er  sie  dort.  Die  Leute  von  Sant  2820 
Estevan  sind  immer  von  guter  Lebensart:  Als  sie  dies  erfuhren,  tat  es 
ihnen  von  Herzen  leid.  Sie  gewähren  den  Töchtern  des  Cid  Speise  und 
Ti'ank").     Dort  hielten  sie  sich  auf,  bis  sie  gesund  waren. 

Die  Prinzen  von  Carrion  [aber]  rühmten  sich  [ihrer  Tat]»).  Im 
Herzen  bekümmerte  es  den  guten  König  Alfonso.  Die  Nachrichten  von 
alledem  kommen  zu  Valencia  dem  Grossen.  Als  man  es  dem  Cid  Cam- 
peador sagte,  überlegte  er  und  dachte  lange  Zeit  nach.  Er  erhob  seine 
Hand  und  griff  sich  in  den  Bart:  „Dank  sei  Christus,  der  der  Herr 2830 
der  Welt  ist.  Bei  meinem  Barte,  den  [noch]  niemand  rupfte,  nicht 
Avird  den  Prinzen  von  Carrion  Ehre  zuteil  werden,  da  sie  mir  eine 
solche  erwiesen  haben*);  denn  meine  Töchter  werde  ich  gut  verhei- 
raten!" 


1)  S.  Glossar  s.  v.  mientra. 

2)  Nach  M.P.  I,  117  lies:  effur{-ion. 

3)  Nach  M.P.P.  hat  die  Hs.:  aUahandos  seyan. 

4)  Denn  die  Pr.  v.  C.  werden  nichts  dabei  gewinuen,  dasa  sie  mir  solche 
Ehre  erwiesen  (?). 


248  Johannes  Adam 

Kummer  machte  es  dem  Cid  und  dem  ganzen  Hofe  und  dem  Albar- 
fanez  von  ganzem  Herzen.  Minaya  stieg  zu  Pferde  mit  Pero  Vermuez 
und  Martin  Antolinez,  dem  wackern  Burgalesen,  und  mit  200  Pieitern, 
die  der  Cid  aufbot.    Er  ermahnte  sie  gar  sehr,  sie  sollten  bei  Tag  und 

2840  bei  Nacht  reiten,  seine  Töchter  sollten  sie  nach  Valencia  dem  Grossen 
bringen.  Sie  schieben  den  Auftrag  ihres  Herrn  nicht  auf.  Schnell 
steigen  sie  zu  Pferde,  Tag  und  Nacht  reiten  sie.  Sie  kamen  nach  (Sant 
Estevan  de)^)  Gormaz,  ein  gar  festes  Kastell.  Dort  lagerten  sie  in 
Wahrheit  eine  Nacht. 

Nach  Sant  Estevan  drang  die  Nachricht,  dass  Minaya  wegen  seiner 
beiden  Basen  käme.  Nach  Art  wackerer  Leute  empfangen  Männer  von 
Sant  Estevan  Minaya  und  alle  seine  Krieger.    In  dieser  Nacht  bereiten 

2850  sie  Minaya  ein  grosses  Mahl.  Er  wollte  es  gar  nicht  annehmen,  doch 
dankte  er  ihnen  sehr  dafür.  „Dank  Euch,  Ihr  Männer  von  Sant  Estevan, 
denn  Ihr  seid  verständige  Leute.  Für  diese  Ehre,  die  Ihr  unserm  Un- 
glück zuteil  werden  Messet,  dankt  Euch  sehr  der  Cid  Campeador  dort, 
wo  er  sich  befindet.  So  tue  auch  ich,  der  ich  hier  stehe.  Seht,  Gott 
im  Himmel  gebe  Euch  guten  Lohn  dafür!"  Alle  danken  ihm  und  sind 
mit  ihm  zufrieden. 

Sie  schicken  sich  an  zu  rasten,  um  sich  in  dieser  Nacht  auszuruhen. 
Minaya  sucht  seine  Basen  auf  dort,  wo  sie  sich  befinden.    Dona  Elvira 

2860 und  Dona  Sol  heften  ihren  Blick  auf  ihn:  „So  sehr  danken  wir  Euch, 
als  wenn  wir  den  Schöpfer  sähen,  und  Ihr  sollt  ihm  danken,  da  wir 
[noch]  am  Leben  sind.  In  den  Tagen  der  Müsse  werden  wir  unsere 
ganze  Bekümmernis  zu  erzählen  wissen."  Aus  den  Augen  rannen  den 
Damen  und  Albarfanez  die  Tränen.  In  gleicher  Weise  tröstet^)  sie 
Pero  Vermuez:  „Dona  Elvira  und  Dona  Sol,  habt  keine  Sorge,  da  Ihr 
gesund  und  am  Leben  seid  und  ohne  ein  andres  Unglück.  Eine  gute 
Ehe  verlort  Ihr,  eine  bessere  könnt  Ihr  gewinnen.  Möchten  wir  doch 
noch  den  Tag  sehen,  da  wir  Euch  rächen  könnten!" 

An  jenem  Orte  lagern    sie    in    dieser  Nacht,   und    grosse  Freude 

2870  herrscht')  unter  ihnen.  Am  andern  Morgen  früh  schicken  sie  sich  an, 
fortzureiten.  Die  Leute  von  Sant  Estevan  begleiten  sie  bis  zum  Rio 
d'Amor,  ihnen  Gesellschaft  leistend.  Vom  andern  Ufer  aus  verabschie- 
deten sie  sich  von  ihnen  und  kehren  um;  und  Minaya  ritt  mit  den 
Damen  vorwärts.  Sie  passierten  Alcoceva,  rechts  von  (Sant  Estevan 
de*))  Gormaz.  An  dem  Orte,  derBadoderey  heisst,  setzten  sie  über  ^). 
Im  Ort  Berlanga  haben  sie  Aufenthalt  genommen.    Am  andern  Morgen 

1)  Nach  Bello. 

2)  Lid  f.  liest:  [conortado]  las  ha. 

3)  S.  Glossar  s.  v.  fazer. 

4)  Vgl.  M.  P.  I,  59. 

5)  M.P.  I,  60:  passar. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischon  Pociua  del  Cid  249 

früh  schicken  sie  sich  an  weiterzureiten.     In  dem  Orte  namens  Medina 
lagerten  sie  sich,  und  in  einem  weiteren  Tage  ziehen    sie    von  Medina  2880 
nach  Molina.    Dem  Mauren  Avengalvon  gefällt  das  von  Herzen.    Gern 
ging  er  hinaus,  sie  zu  empfangen.     Aus  Liebe  zum  Cid  gibt   er    ihnen 
ein  reiches  Mahl.   Von  dort  ziehen  sie  in  der  Richtung  nach  Valencia. 

Zu  dem,  der  z.  g.  St.  geb.  w.,  kam  die  Nachricht.  Schnell 
steigt  er  zu  Pferde,  er  zieht  hinaus,  um  sie  zu  em])fangen.  Die  WaÜen 
trug  er  in  der  Hand,  er  freute  sich  sehr.  Der  Cid  umarmte  seine 
Töchter.  Er  küsste  sie  beide  und  lächelte:  „Ihr  kommt,  liebe  Töchter, 2890 
Gott  schütze  Euch  vor  Unheil!  Ich  nahm  die  Heirat  an,  denn')  ich 
wagte  nichts  anderes  zu  sagen.  Möge  es  dem  Schöpfer  gefallen,  der 
im  Himmel  ist,  dass  ich  Euch  künftig  besser  verheiratet  sehe.  Gott  mache, 
dass  ich  an  meinen  Schwiegersöhnen  aus  Carrion  Rache  nehme!"  Die 
Töchter  küssten  dem  Vater  die  Hand.  Mit  den  Waffen  in  der  Hand 
zog  man  dahin,  man  trat  in  die  Stadt  ein.  Innig  freut  sich  ihre  Mutter, 
Dona  Ximena,  mit  ihnen. 

Der,  welcher  z.  g.  St.  geb.  w.,  wollte  keine  Zeit  verlieren.  Im 
Geheimen  beriet  er  sich  mit  den  Seinigen.  Zum  König  Alfonso  von  2900 
Castilien  gedachte  er  zu  schicken.  „Wo  bist  Du,  Muno  Gustioz,  mein 
wackerer  Vasall?  Zu  guter  Stunde  zog  ich  Dich  an  meinem  Hofe  auf. 
Bring  mir  die  Botschaft  zum  König  Alfonso  nach  Castilien.  An  meiner 
Statt  küsse  ihm  herzinnig  die  Hand,  da  ich  sein  Vasall  bin  und  er  mein 
Herr.  Diese  Schande,  die  mir  die  Prinzen  von  Carrion  angetan  haben, 
möge  den  guten  König  von  Herzen  bekümmern').  Er  verheiratete  meine 
Töchter,  denn  ich  gab  sie  ihnen  nicht.  Da  sie  sie  in  grosser  Schande 
zurückgelassen  haben,  so  fällt  die  ganze  Schmach,  wenn  darin  für  uns  2910 
irgendeine  liegt,  sei  sie  nun  gross  oder  klein,  auf  meinen  Herrn.  Meine 
Schätze,  die  bedeutend  sind,  haben  sie  mir  fortgeführt.  Das  kann  mir 
Kummer  machen  neben  der  andern  Unehre.  Er  möge  sie  mir  zu  einer 
Zusammenkunft  führen,  zu  Juuttis  oder  Cortes,  damit  mir  von  Seiten 
der  Prinzen  von  Carrion  Genugtuung  werde;  denn  gar  tiefer  Groll  sitzt 
in  meinem  Herzen." 

Schnell  stieg  Muiio  Gustioz  zu  Pferde,  mit  ihm  zwei  Reiter,  die 
ihm  nach  Wunsch  dienen  sollen,  und  Schildknappen,  die  zur  Gefolg- 
schaft gehören.  Sie  entfernten  sich  aus  Valencia  und  reiten,  so  schnell  2920 
sie  können:  Tag  und  Nacht  gönnen  sie  sich  keine  Ruhe.  Den  König 
fand  er  in  San  Fagunt.  Er  ist  König  von  Castilien  und  König  von  Leon, 
und  von  Aragon  wohl  bis  San  Calvador.  Bis  nach  Sant  Yaguo  hinein 
ist  er  Herr  über  alles,  und  die  galicischen  Grafen  betrachten  ihn  als 
ihren  Gebieter.    Sobald  jener  Muno  Gustioz  absteigt,  neigte  er  sich  vor 

1)  S.  Glossar  s.  v.  mas. 

2)  Lidf.  setzt  hinter  29l)4  Doppelpunkt,    hinter  2905  Komma;    doch    liegt 
kein  triftiger  Grund  vor,  die  Interpunktion  zu  ändern. 


250  Johamies  Adam 

den  Heiligen  und  betete  zum  Schöpfer.  Er  begab  sich  nach  dem  Palaste, 

2930  wo  sich  der  Hof  befand,  mit  ihm  zwei  Reiter,  die  ihn^  als  ihren  Herrn 
bewachen.  Sowie  sie  mitten  in  den  Hof  traten,  erblickte  sie  der  König 
und  erkannte  Muno  Gustioz.  Der  König  erhob  sich,  gar  gut  empfing 
er  sie.  Vor  dem  König  beugte  jener  Muno  Gustioz  die  Kniee,  er  küsste 
ihm  die  Füsse.  „Gnade,  König  Alfonso,  den  Herrn  vieler  Reiche  nennt 
man  Euch.  Die  Füsse  und  die  Hände  küsst  Euch  der  Cid.  Er  ist  Euer 
Vasall  und  Ihr  seid  sein  Herr.    Ihr  vermähltet  seine  Töchter  mit  den 

2940 Prinzen  von  Carrion.  Stolz  war  die  Heirat,  denn  Ihr  wünschtet  sie. 
Nun  kennt  Ihr  die  Ehre,  die  uns  widerfahren  ist,  [nämlich],  wie  uns 
die  Prinzen  von  Carrion  beschimpft  haben.  Übel  schlugen  sie  die 
Töchter  des  Cid  Campeador.  Zerschlagen  und  entblösst,  in  grosser 
Schande  und  ohne  Schutz  Hessen  sie  sie  im  Eichenwalde  von  Corpes 
zurück,  für  die  wilden  Tiere  und  die  Vögel  des  Berges.  Seht,  jetzt  be- 
finden sich  die  Töchter  des  Cid  in  Valencia.  Deswegen  küsst  er 
Euch  die  Hände,  wie  ein  Vasall  seinem  Herrn,  damit  Ihr  sie  (die 
Prinzen  von  Carrion)  ihm  zu  einer  Zusammenkunft  führt,  zu  Junta  oder 

2950  Cortes.  Er  betrachtet  sich  als  entehrt,  doch  Eure  Schmach  ist  grösser; 
und  Kummer  soll  es  Euch  machen,  o  König,  da  Ihr's  wisst.  Möge  der 
Cid  sein  Recht  erhalten  von  den  Prinzen  von  Carrion."  Lange  Zeit 
dachte  der  König  nach  und  überlegte.  „Die  Wahrheit  sage  ich  Euch, 
dass  es  mich  sehr  bekümmert;  und  wahr  sprichst  Du  hierin,  Muno 
Gustioz,  dass  ich  seine  Töchter  mit  den  Prinzen  von  Carrion  vermählte. 
In  guter  Absicht  tat  ich  es,  damit  es  ihm  von  Nutzen  sei.  0  dass  doch 
(heute)  die  Ehe  nicht  geschlossen  wäre!  Mich  und  den  Cid  bekümmert 

2960  es  von  Herzen.  Ich  werde  ihm  zum  Recht  verhelfen,  so  der  Schöpfer 
mich  selig  machen  möge.  Woran  ich  in  dieser  ganzen  Zeit  nicht  dachte, 
[das  soll  jetzt  geschehen]:  Meine  Boten  werden  durch  mein  ganzes 
Reich  gehen,  sie  werden  verkünden,  dass  ich  drinnen  in  Toledo  Hof 
halte,  damit  mir  Grafen  und  Edelleute  dorthin  kommen.  Ich  werde  be- 
fehlen, dass  die  Prinzen  von  Carrion  sich  dort  einfinden,  dass  sie  dem 
Cid  Campeador  Rechenschaft  geben  sollen,  und  dass  der  keinen  Groll 
zeigen  soll,  da  ich  es  verbieten  kann.  Sagt  dem  Campeador,  d.  z.  g. 
St.  geb.  w.,  dass  er  sich  mit  seinen  Vasallen  heute  in  sieben  Wochen  rüste, 

2970  dass  er  mir  nach  Toledo  kommen  möge;  soviel  Frist  gebe  ich  ihm. 
Aus  Liebe  zum  Cid  halte  ich  diesen  Hof  ab.  GrUsst  sie  mir  alle  [und 
sagt  ihnen]  sie  können  ganz  ruhig  sein  (?)').  Durch  das,  was  ihnen 
geschah,  werden  sie  noch  geehrt  werden".  Muno  Gustioz  verabschiedete 
sich,  zum  Cid  ist  er  zurückgekehrt. 

So  wie  der  König  es  gesagt  hatte,  war  die  Sorge  sein.  Um  keinen 
Preis  schiebt   es  Alfonso    der  Castilier  auf:    Er  schickt    seine   schrift- 


1)  S.  Glossar  s.  v.  espagio. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid  i>5l 

licheu  Befehle  nach  Leon  und  nach  Sant  Yaguo,  zu  den  Portugiesen 
und  den  Galicieru,  zu  den  Leuten  von  Carrion  und  den  Männern  Casti- 
liens,  [des  Inhalts,]  dass  jener  angesehene  König  in  Toledo  Hof  halte  2980 
[und]  dass  sie  in  sieben  Wochen  dort  versammelt  sein  sollten:  Wenn 
jemand  nicht  zum  Hofe  käme,  so  möge  er  sich  nicht  (länger)  für  seinen 
Vasallen  halten. 

So  dachte  man  denn  in  seinem  ganzen  Lande  daran,  nicht  zu  ver- 
säumen, was  der  König  befohlen  hatte.  Nun  macht  es  den  Prinzen  von 
Carrion  Kummer,  weil  der  König  in  Toledo  Hof  hielt.  Sie  fürchten, 
dass  der  Cid  Campeador  dorthin  kommen  wird.  So  beratschlagen  denn 
alle  ihre  Verwandten  miteinander').  Sie  bitten  den  König,  dass  er  sie 
von  [ihrem  Erscheinen  bei]  diesem  Hofe  entbinde.  Der  König  sagte: 2990 
„Das  werde  ich  nicht  tun,  so  Gott  mich  selig  machen  möge!  Denn  dorthin 
wird  der  Cid  Campeador  kommen.  Ihr  werdet  ihm  Rechenschaft  geben, 
denn  er  hat  Ursache  zur  Klage  gegen  Euch.  Wenn  jemand  es  (näm- 
lich: ßechenschaft  geben)  nicht  tun  oder  nicht  an  meinem  Hof  kommen 
will,  so  soll  er  mein  Reich  verlassen,  denn  an  dem  habe  ich  keinen 
Gefallen."  Nun  sahen  die  Prinzen  von  Carrion,  was  zu  tun  ist.  Alle 
ihre  Verwandten  beratschlagen  miteinander.  Der  Graf  Don  Garcia 
nahm  teil  an  alledem.  Er  ist  ein  Feind  des  Cid,  dem  er  immer  Leid 
anzutun  suchte.     Dieser  erteilte  den  Prinzen  von  Carrion  Rat. 

Der  Ablauf  der  Frist  kam  heran,  man  wollte  zu  Hofe  ziehen.  Unter  3000 
den  ersten  kommt  der  gute  König  Don  Alfonso,  der  Graf  Don  Anrieh 
und  der  Graf  Don  Remond,  —  dieser  letztere  war  der  Vater  des  guten 
Kaisers-)  — ,  der  Graf  Don  Fruella»)  und  der  Graf  DonBrebon*).  Viel 
andere  weise  Leute  waren  da  aus  seinem  Reiche,  alle  die  Besten  aus 
ganz  Castilien;  der  Graf  Don  Garcia  mit  den  Prinzen  von  Carrion, 
Asur  Gonzalez  und  Gonzalo  Assurez,  und  Diego  und  Fernando  sind 
beide  dort;  mit  ihnen  eine  grosse  Partei,  die  sie  zum. Hofe  führten.  3010 
Sie  gedenken  den  Cid  anzugreifen. 

Von  allen  Seiten  her  hat  man  sich  dort  versammelt.  Noch  war 
der,  welcher  z.  g.  St,  geb.  w.,  nicht  gekommen.  Weil  er  zögert, 
ist  der  König  verdriesslich.  Am  fünften  Tage  ist  der  Cid  Campeador 
gekommen.  Er  schickte  Albarfanez  voran,  damit  er  dem  Könige,  seinem 
Herrn,  die  Hand  küsse:  er  solle  wohl  wissen,  dass  er  in  dieser  Nacht 
da  sein  würde.  Als  der  König  es  hörte,  gefiel  es  ihm  von  Herzen. 
Mit  zahlreichem  Kriegsvolk  stieg  der  König  zu  Pferde  und  empfing  3020 
den,   der   z.  g.  St.  geb.  w.     Wohl  ausgerüstet  kommt    der  Cid  mit  all 


1)  S.  (tlossar  s.  v.  commo. 

2)  Nämlich  Alfons'  VII.,  der  1135—1157  als  Kaiser  Spanien  regierte. 

3)  S.  Glossar  s.  v.  Uella. 

4)  S.  Glossar  s.  v.  BeUran. 


252  Johannes  Adam 

den  Seinen;  gute  Gefolgschaften,  die  einen  solchen  Herrn  haben.  Als 
der  gute  König  Alfonso  ihn  erblickte,  sprang-  der  Cid  Campeador  zu 
Boden.  Er  will  sich  demütigen  und  seinen  Herrn  ehren.  Wie  der  König 
dies  sahO,  zögerte  er  um  keinen  Preis:  „Bei  Sankt  Isidor,  wahrlich, 
so  wird  es  heute  nicht  sein.    Steigt  aufs  Pferd,  Cid,    sonst    fände   ich 

3030  keinen  Gefallen  daran.  Herzinnig  werden  wir  uns  küssen.  Mir  tut 
das  Herz  weh  von  dem,  was  Euch  Kummer  macht.  Das  walte  Gott,  dass 
dem  Hofe  heut  durch  Euch  Ehre  widerfahre!"  „So  geschehe  es,"  sagte 
der  Cid  Campeador.  Er  küsste  ihm  die  Hand  und  dann  die  Wange. 
„Dank  sei  Gott,  da  ich  Euch  sehe,  o  Herr.  Ich  neige  mich  vor  Euch 
und  dem  Grafen  Don  Remond,  vor  dem  Grafen  Don  Anrieh  und  allen, 
die    hier    sind.    Gott  bewahre   Eure  Freunde  und   mehr  noch  Euch,  o 

3040 Herr!  Meine  Gattin  Dona  Ximena  ist  eine  rechtschafifene  Frau,  sie 
küsst  Euch  die  Hände  und  meine  beiden  Töchter  [auch].  Was  uns  ge- 
schah, das  möge  Euch  Kummer  machen,  o  Herr."  Da  antwortete  der 
König:  „Das  tut  es  auch,  so  Gott  mich  selig  machen  möge!" 

Nach  Toledo  kehrt  der  König  zurück.  In  dieser  Nacht  wollte  der 
Cid  den  Tajo  nicht  überschreiten.  „Gnade,  o  König,  so  Euch  der  Schöpfer 
selig  machen  möge.  Denkt  daran,  o  Flerr,  in  die  Stadt  zurückzukehren, 
ich  werde  mich  mit  den  Meinigen  in  San  Servan  lagern.  Meine  Ge- 
folgschaften werden  in  dieser  Nacht    ankommen.     Nachtwache    werde 

3050  ich  hallen  an  diesem  heiligen  Orte.  Morgen  früh  werde  ich  in  die 
Stadt  einziehen  und  zu  Hofe  gehen,  ehe  ich  gespeist  habe".  Der 
König  sagte:  „Das  gefällt  mir". 

Der  König  Don  Alfonso  ist  nach  Toledo  zurückgekehrt,  der  Cid 
Ruy  Diaz  hat  sich  in  San  Servan  gelagert.  Er  befahl  Kerzen  herzu- 
richten und  auf  den  Altar  zu  stellen.  Es  verlangt  ihn  darnach,  in  diesem 
Heiligtume  zu  wachen,  indem  er  zum  Schöpfer  betet  und  im  Geheimen 
mit    ihm  spricht.     Minaya    und    die    andern   vereinigten    sich,    als  der 

3060  Morgen  kam.  Beim  Morgengrauen  sprach  man  Frühgebet  und  Primen. 
Die  Messe  war  zu  Ende,  bevor  die  Sonne  aufging,  und  ihre  Gabe  haben 
sie  dargebracht,  trefflich  und  vollkommen. 

„Ihr,  Minaya  Albarfauez,  mein  bester  Arm,  Ihr  werdet  mit  mir 
gehen,  und  der  Bischof  Don  Hieronymus  und  Pero  Vermuez,  dieser 
Muüo  Gustioz  und  Martin  Autolinez,  der  wackere  Burgalese,  Alvar 
Alvarez   und  Alvar  Salvadorez  und  Martin  Munoz,    der   zu   guter  Zeit 

3070  geboren  wurde,  und  mein  NefTe  Felez  Munoz.  Mit  mir  wird  gehen 
Mal  Ända,  der  sehr  weise  ist,  und  Galin  Garcia,  der  wackere,  aus 
Aragon.  Ausser  diesen  sollen  noch  volle  Hundert  wackere  Männer 
ausgewählt  werden:  angetan  mit  Wämsern,  um  den  Druck  der  Rüstungen 
ertragen  zu  können,   darüber  Panzer   blank  wie  die  Sonne;    über   den 


1)  Lies:  vyo  nach  Lid  f. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanisclien  Poema  tlel  Cid  253 

Panzern  Hermelin  und  Kleider  aas  Pelzwerk;  und  die  .Schnlire  fest 
angezogen,  damit  die  Waffen  nielit  sichtbar  sind,  unter  den  Mänteln  die 
scharfen  und  schneidigen  Schwerter.  Auf  solche  Art  will  ich  zum 
Hofe  gehen,  um  mein  Ifecht  zu  fordern  und  meine  Sache  darzulegen. 
Wenn  die  Prinzen  von  Carrion  Streit  suchen,  dann  werde  ich  wohl  ohneßOHO 
Furcht  sein,  wo  ich  hundert  solche  Männer  besitze-'.  Alle  antworteten: 
„Das  wollen  wir,  Herr". 

So  wie  er  es  gesagt  hat,  haben  sich  alle  gerüstet.  Der,  welcher 
z.  g.  St.  geb.  w.,  verliert  keinen  Augenblick,  um  keinen  Preis  schiebt 
er  es  auf:  Hosen  aus  gutem  Tuch  zog  er  über  die  Beine,  darüber  ein 
paar  Schuhe,  die  von  wertvoller  Arbeit  sind.  Er  zog  ein  Hemd  an  von 
feinem  Linnen,  so  weiss  wie  die  Sonne ;  die  Schliessen  sind  ganz  aus 
Gold  und  Silber.  An  der  Handkrause  sitzen  sie  gut,  denn  er  hatte  es 
[so]  befohlen.  Darüber  ein  vortrefflicher  Rock  aus  feiner  Seide;  er  istßOQO 
mit  Gold  durchwirkt.  Man  sieht  es  der  Arbeit  an,  woraus  sie  ist. 
Über  diesen  [kommt]  ein  rotes,  verbrämtes  Kleid,  die  Borte  sind  aus 
Gold;  immer  legt  es  der  Cid  Campeador  an.  Eine  Haube  auf  dem 
Kopfe  aus  treftlich  feinem  Linnen :  sie  ist  mit  Gold  durchwirkt,  her- 
gestellt, damit  dem  guten  Cid  Campeador  die  Haare  nicht  im  Wege  sind'). 
Lang  war  sein  Bart,  er  befestigte  ihn  mit  der  Schnur.  Er  tut  das 
deswegen,  weil  er  seine  ganze  Person  schützen  will.  Drüber  warf  er 
einen  Mantel,  der  von  grossem  Werte  ist.  An  ihm  würden  alle  Anwesenden  310O 
etwas  zu  sehen  haben. 

Mit  jenen  Hundert,  denen  er  befohlen  hatte  sich  zu  rüsten,  steigt 
er  schnell  zu  Pferde,  er  verliess  San  Servan.  So  gerüstet  ging  der 
Cid  zum  Hofe.  Draussen  an  der  Tür  steigt  er  ziemlich  ab.  Besonnen 
tritt  der  Cid  mit  allen  den  Seinen  ein.  Er  geht  in  der  Mitte  und  die 
Hundert  um  ihn  herum.  Als  man  den,  der  z.  g.  St.  geb.  w.,  eintreten 
sah,  da  erhob  sich  der  gute  König  Don  Alfonso  und  der  Graf  Don 
Aurich  und  der  Graf  Don  Kemond,  und  weiterhin,  wisset,  alle  die  andern.  3110 
Unter  grossen  Ehrungen  empfängt  mau  den,  der  z.  g.  St.  geb.  w.  Der 
Kraushaarige  von  Granon  wollte  sich  nicht  erheben  und  auch  [sonst] 
keiner  von  der  Partei  der  Prinzen  von  Carrion.  Der  König  sagte  zum 
Cid:  „Kommt,  Campeador,  und  setzt  Euch*)  hier  auf  diesen  Sitz,  den 
Hir  mir  zum  Geschenke  machtet;  wenn  es  auch  einige  verdriesst,  Ihr 
bleibt  besser  bei  uns"').  Da  sagte  der,  welcher  Valencia  erobert  hatte, 
vielen  Dank:  „Bleibt  auf  Eurem  Sitze  als  König  und  Herr;  hier  werde 
ich  mich  niederlassen  mit  all  den  Meinigen."  Was  der  Cid  sagte,  gefiel  3120 
dem  Könige  von  Herzen  gut.    Auf  einen  gedrechselten  Sessel  liess  sich 


1)  Lid  f.:  cont[r]alassen\  vgl.  Cornu  Lt.  97. 

2)  Lies:  venid  aca  ser,  Camp.  .  .  .  (nacli  Baist  u.  a.). 

3)  Lid  f.:  con  nos. 


254  Johannes  Adam 

der  Cid  nieder.  Die  Hundert,  die  ihn  bewachen,  lagern  sich  um  ihn 
herum.  Alle  Leute  am  Hofe  blicken  den  Cid  an  mit  seinem  langen 
Barte,  den  er  mit  der  Schnur  befestigt  hatte.  Wohl  gleicht  er  einem 
Helden  in  seinem  Schmuck.  Die  Prinzen  von  Carrion  können  ihn  vor 
Scham  nicht  ansehen. 

Nun  erhob  sich  der  gute  König  Don  Alfonso :  „Höret,  Ihr  Scharen, 
so  der  Schöpfer  Euch  schützen  möge!    Nicht  mehr  als  zweimal  hielt 

3130 ich  die  Cortes  ab,  seitdem  ich  König  wurde:  die  eine  Versammlung 
fand  statt  in  Burgos,  die  andere  in  Carrion.  Diese  dritte  kam  ich  heut 
in  Toledo  abzuhalten,  aus  Liebe  zum  Cid,  d.  z.  g.  St.  geb.  w.,  damit 
ihm  Recht  werde  von  selten  der  Prinzen  von  Carrion.  Grosses  Unrecht 
haben  sie  ihm  getan,  das  wissen  wir  alle.  Darüber  sollen  richten  der 
Graf  Don  Anrieh  und  der  Graf  Don  Remond,  und  Ihr  andern  Grafen  hier, 
die  Ihr  nicht  zur  Partei  gehört.  Prüft  alle  die  Angelegenheit,  —  denn 
Ihr  seid  verständig  — ,  um  das  Recht  herauszufinden,  denn  das  Unrecht 
befehle  ich  nicht.    Auf  beiden  Seiten  wollen  wir  heule  Frieden  halten. 

3140 Ich  schwöre  bei  Sankt  Isidor:  Der,  welcher  meinen  Hof  aufwiegelt, 
wird  mir  das  Reich  verlassen,  er  wird  meine  Gunst  verlieren.  Ich  stehe 
auf  der  Seite  dessen,  der  Recht  hat.  Jetzt  möge  der  Cid  Campeador 
seine  Klage  erheben,  wir  werden  [dann]  erfahren,  was  die  Prinzen  von 
Carrion  antworten". 

Der  Cid  erhob  sich  und  küsste  dem  Könige  die  Hand:  „Ich  danke 
Euch  sehr  dafür  als  meinem  Könige  und  Herrn,  weil  Ihr  diese  Ver- 
sammlung mir  zu  Liebe  einberieft.  Diese  Klage  erhebe  ich  gegen  die 
Prinzen  von  Carrion :  Dass  sie  meine  Töchter  verliessen,  bringt  mir  keine 

3150 Schande;  da  Ihr  sie  vermähltet,  o  König,  werdet  Ihr  wissen,  was  heute 
zu  tun  ist.  Aber  als  sie  meine  Töchter  aus  Valencia  dem  Grossen 
fortführten  —  ich  liebte  sie  innig  — ,  da  gab  ich  ihnen  zwei  Schwerter, 
Colada  und  Tizon  —  diese  eroberte  ich  nach  Heldenart,  —  damit  sie 
sich  mit  ihnen  Ehre  erwürben  und  Euch  dienten.  Da  sie  meine  Töchter 
im  Eichenwalde  von  Corpes  verliessen,  wollten  sie  mit  mir  nichts  [mehr] 
zu  tun  haben  und  verloren  so  meine  Liebe.  Sie  sollen  mir  meine 
Schwerter  wiedergeben,  sind  sie  doch  nicht  [mehr]  meine  Schwiegersöhne". 

3160  Die  Richter  bestätigen  es:  „All  dies  ist  recht  und  billig".  Da  sagte  der 
Graf  Don  Garcia:  „Darüber  wollen  wir  sprechen". 

Alsbald  gingen  die  Prinzen  von  Carrion  beiseite  mit  allen  ihren 
Verwandten,  die  zugegen  sind,  und  der  anwesenden  Partei.  Schnell 
verhandeln  sie  über  die  Angelegenheit.  Alle  äusserten  die  gleiche 
Ansicht:  „Grosse  Liebe  bezeigt  uns  noch  der  Cid  Campeador,  da  er 
heute  keine  Rechenschaft  von  uns  verlangt  für  die  Schande  seiner 
Töchter.  Mit  dem  König  Don  Alfonso  werden  wir  schon  einig  werden. 
Wir  wollen  ihm  seine  Schwerter  geben,  da  er  auf  dieser  Forderung 
besteht,    und  wenn  er  sie  hat,    wird   die  Versammlung  sich   auflösen. 


Übersetzung  und  Olossar  des  altspauischen  Poema  del  Cid  255 

Nun  wird  der  Cid  Campeador  keine  weitere  Genugtuung  mehr  von  uns 
erfahren". 

Mit  diesen  Worten  kehrten  sie  zu  der  Versammlung  zAirlick.  „Gnade,  3170 
König  Don  Alfonso,  Ihr  seid  unser  Herr.  Er  gab  uns  zwei  Schwerter, 
wir  können's  nicht  leugnen.  Da  er  sie  fordert  und  Verlangen  darnach 
trägt,  werden  wir  sie  ihm  in  Eurer  Gegenwart  geben".  Sie  nahmen  die 
Schwerter  Colada  und  Tizon  hervor  und  legten  sie  in  des  Königs,  ihres 
Herrn,  Hand.  Er  zieht  die  Schwerter  aus  der  Scheide:  da  leuchtet  der 
ganze  Hof.  Die  Degenknäufe  und  die  Stichblätter  sind  ganz  aus  Gold. 
Alle  die  guten  Leute  des  Hofes  wundern  sich  über  sie.  Der  Cid  nahm  3180 
die  Schwerter  in  Empfang,  die  Hände  klisste  er  dem  Könige,  er  kehrte 
zu  seinem  Sitze  zurück,  von  wo  er  sich  erhoben  hatte.  In  den  Händen 
hält  er  sie  und  betrachtet  sie  beide;  man  kann  sie  ihm  nicht  vertauschen, 
denn  der  Cid  kennt  sie  gut.  Sein  ganzer  Leib  freute  sich,  er  lächelte  von 
Herzen.  Er  hob  die  Hand  empor  und  gritY  sich  in  den  Bart.  „Bei  diesem 
Barte,  den  niemand  noch  rupfte,  so  werden  Doiia  Elvira  und  Doüa 
Sol  gerächt  werden".  Seinen  Neffen  [Pero  Vermuez]  rief  er  mit  Namen. 
Er  streckte  den  Arm  aus,  das  Schwert  Tizon  gab  er  ihm.  „Nehmt  es,  3190 
Neffe,  denn  es  bekommt  [soj  einen  bessern  Herrn".  Nach  Martin 
Antolinez,  dem  wackern  Burgalesen,  streckte  er  den  Arm  aus,  er  gab 
ihm  das  Schwert  Colada.  „Martin  Antolinez,  mein  wackerer  Vasall, 
nehmt  Colada,  ich  eroberte  es  von  einem  guten  Herrn,  von  Don^)  Remont 
Verengel  aus  dem  grossen  Barcelona.  Ich  gebe  es  Euch  deswegen,  damit 
Ihr  gut  Sorge  dafür  tragt.  Ich  weiss,  dass  Ihr,  wenn  Ihr  Gelegenheit 
dazu  habt*),  mit  ihm  grossen  Ruhm  und  grosses  Ansehen  erringen 
werdet".  Er  kUsste  ihm  die  Hand,  emi)fing  und  nahm  das  Schwert. 
Dann  erhob  sich  der  Cid  Campeador:  „Dank  sei  dem  Schöpfer  und  3200 
Euch,  Herr  König,  nun  bin  ich  zufrieden  hinsichtlich  meiner  Schwerter 
Colada  und  Tizon.  Einen  andern  Groll  [noch]  hege  ich  gegen  die 
Prinzen  von  Carrion:  Als  sie  meine  beiden  Töchter  aus  Valencia  fort- 
führten, gab  ich  ihnen  3000  Mark  in  Gold  und  Silber').  Während  ich 
dies  tat,  führten  sie  ihren  Plan  aus.  Sie  sollen  mir  meine  Schätze 
wiedergeben,  da  sie  nicht  [mehr]  meine  Schwiegersöhne  sind". 

Da    hättet  Ihr  sehen    können,    wie    sich    die  Prinzen    von  Carrion 
beklagen.     Der  Graf  Don  Remond  sagt:    „Sprecht  ja  oder  nein".     Da 
antworten    die  Prinzen    von  Carrion:    „Wir  gaben  dem  Cid  Campeador 3210 
seine  Schwerter  deswegen,    damit   er  nichts  anders  von  uns  verlange, 
denn  nur  auf  dieser  Forderung  bestand  er"*).    Da  sagten  die  Alcalden: 

1)  S.  M.P.  I,  103  »0. 

2)  Von  Lidf.  getilgt;  vgl.  Cornu  Lt.  97. 

3)  S.  Lidf. 

4)  Batst  (und  nach  ihm  Lidf.)  schiebt  hinter  3211  ein:  dtxieron  los  alcaldes, 
streicht  in  3212  den  Zusatz:  dixo  el  rey  und  setzt  die  Verse  3215/16  hinter  3227 


256  Jobannes  Adam 

„Wenn  es  dem  Könige  gefällt;  sa^  u  wir  so:  Antwortet  dem  Cid 
auf  das,  was  er  fragt!-'  Da  sagte  der  gute  König:  So  genehmige 
ich  es". 

Kun  traten  die  Prinzen  von  Carrion  beiseite.  Sie  einigen  sieh 
nicht  über  ihren  Entschluss,    denn  die  Schätze  sind  gross:    Vergeudet 

3220  haben  sie  die  Prinzen  von  Carrion.  Mit  ihrem  Entschlüsse  kehren  sie 
zuiiick  und  sie  sprechen  nach  ihrem  Gutdünken:  „Sehr  hart  setzt  uns 
der,  welcher  Valencia  eroberte,  zu.  Da  ihn  solch  Verlangen  nach 
unsern  Schätzen  erfasst,  so  werden  wir  ihn  bezahlen  mit  ßesilztümeru 
im  Gebiete  von  Carrion".  Als  sie  sich  geäussert  haben,  sagten  die 
Richter:  „Wenn  dies  dem  Cid  gefällt,  so  verbieten  wir  es  ihnen  nicht. 
Aber  in  unserm  Urteilsspruche  befehlen  wir  es  so,  dass  Ihr  es  hier  in 
dieser  Versammlung  herausgeben  sollt".  Da  erhob  sich  der  Cid 
Campeador:  ,.[Sagt  mir]  hinsichtlich  der  Schätze,  die  ich  Euch  gab,  ob 
Ihr  sie  mir  gebt,  oder  Ihr  sollt  mir  dafür  Rechenschaft  geben".  Bei  diesen 
Worten  sprach  der  König  Alfonso:    „Wir    kennen   diese  Angelegenheit 

3230  wohl  [und  wissen],  dass  der  Cid  Campeador  sein  Recht  fordert.  Zwei- 
hundert von  diesen  dreitausend  Mark  habe  ich;  beide  Prinzen  von 
Carrion  gaben  sie  mir.  Ich  will  sie  ihm  zurückgeben,  denn  sie  liegen 
vollzählig  da.  Mau  soll  [sie]  dem  Cid,  d.  z.  g.  St.  geb.  w.,  herausgeben. 
Da  sie  sie  zurückzahlen  müssen,  so  will  ich  sie  von  ihnen  nicht  mehr". 
Da  sprach  Fernando  Gonzalez:  „Wir  besitzen  keine  gemünzte  Habe". 
Sofort  antwortete  der  Graf  Don  Remoud:  „Gold  und  Silber  verschwendetet 

3240 1^^-  I^urch  Urteilsspruch  bestimmen  wir,  dass  sie  ihm  in  abgeschätzten 
Wertgegenständen  bezahlen  und  der  Campeador  es  annehmen  soll". 

Kun  sahen  die  Prinzen  von  Carrion,  was  getan  werden  muss. 
Da  hättet  Ihr  manch  flinkes  Ross  herbeiführen  sehen  können,  manch 
kräftiges  Maultier,  manch  trefflichen  Zelter,  manch  gutes  Schwert  samt 
der  ganzen  Rüstung.  Der  Cid  empfing  es,  so  wie  man's  in  der  Ver- 
sammlung abschätzte.  Zu  den  200  Mark,  die  der  König  Alfonso  hatte, 
zahlten  die  Prinzen  hinzu  dem,  der  z.  g.  St.  geb.  w.  Sie  entlehnten  es 
bei  andern  Leuten,  denn  das  Ihrige  reicht  ihnen  nicht  aus.  Übel  ver- 
spottet, wisset,  gehen  sie  aus  diesem  Rechtshandel  hervor. 

3250  J^°^  wertbaren  Gegenstände  hat  der  Cid  angenommen.  Seine 
Leute  haben  sie  und  werden  ihrer  gedenken.  Aber  als  er  damit  zu 
Ende  war,  dachte  man  sofort  an  etwas  anderes.  „0  Gnade,  Herr 
König,  um  aller  Barmherzigkeit  willen!  Den  grössten  Verdruss  kann 
ich  nicht  vergessen.  Höret  mich  an,  der  ganze  Hof,  und  Kummer  sollt 
Ihr  empfinden  über  mein  Unglück  und  Verdruss  über  die  Prinzen  von 
Carrion,  die  mir  so  üblen  Schimpf  antaten;  ohne  eine  Herausforderung 


in  folgender  Fassung:   levantös  en  pie  el  Cid  Campeador   etc.    Vgl.    auch    die 
Lesarten  von  Restoii  u.  Mild  bei  Lidf. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspauischeu  Poema  del  Cid  257 

kaon  ich  sie  nicht  lassen.  Sagt,  wie  babe  ich  Euch  das  verschuldet,  im 
Scherz  oder  Ernst  oder  in  irgendeiner  Angelegenheit?  Hier  werde 
ich  es  gut  machen  nach  dem  Urteilsspruche  der  Versammlung.  Warum  3260 
zerrisset  Ihr  mein  Herz?  Als  Ihr  aus  Valencia  fortzogt,  gab  ich  Euch 
meine  Töchter  unter  grossen  Ehren  und  mit  zahlreichen  Schätzen.  Da 
Ihr  sie  nun  nicht  wolltet,  Ihr  verräterischen  Hunde,  warum  nahmt 
Ihr  ihre  Besitztümer  aus  Valencia  fort?  Warum  sehlugt  Ihr  sie  mit 
Sattelgurten  und  mit  Sporen?  Einsam  liesset  Ihr  sie  zurück  im 
Eichenwalde  von  Corpes,  [zum  Frasse]  für  die  wilden  Tiere  und  die 
Vögel  des  Berges.  Durch  das  alles,  was  Ihr  ihnen  antatet,  ist  Euer 
Ansehen  geringer.  Wenn  Ihr  nicht  antwortet,  so  soll  diese  Versamm- 
lung richten".  Der  Graf  Don  Garcia  erhob  sieh:  „Gnade,  o  König,  3270 
Ihr  bester  in  ganz  Spanien.  Seht,  hier  ist  der  Cid  bei  den  öffentlich 
angekündigten  Cortes.  Er  Hess  seinen  Bart  wachsen,  und  lang  trägt 
er  ihn.  Die  einen  haben  Furcht  vor  ihm,  die  andern  erschreckt  er. 
Die  Prinzen  von  Carrion  sind  von  so  hoher  \)  Abstammung,  dass  sie  seine 
Töchter  nicht  [einmal]  zu  Kebsweibern  hätten  begehren  sollen.  0,  wer 
gab^)  sie  ihnen  als  Ihresgleichen  oder  als  Ehefrauen?  Weil  sie  sie 
verlassen  haben,  handelten  sie  recht.  Alles,  was  er  sagt,  schätzen  wir 
für  nichts".  Alsbald  griff  sich  der  Campeador  in  seinen  Bart.  „Dank  3280 
sei  Gott,  der  Himmel  und  Erde  lenkt.  Er  ist  deswegen  lang,  weil  er 
mir  zur  Lust  gepflegt  wurde.  Was  habt  Ihr,  Graf,  dass  Ihr  mir  meinen 
Bart  tadelt?  Ward  er  doch  mir  zur  Lust  gepflegt,  seit  er  zu  sprossen 
begann;  denn  nicht  griff  mir  irgendein  Sohn  eines  sterblichen  Weibes 
hinein,  noch  riss  mir  ihn  aus  der  Sohn  einer  Maurin  ^)  oder  einer 
Christin,  wie  ich  Euch,  Graf,  in  der  Festung  Cabra.  Als  ich  Cabra 
einnahm  und  Euch  am  Barte  packte,  da  gab's  dort  kein  Bürschleiu,  das 
nicht  sein  Büschel*)  ausgerissen  hätte.  Was  ich  ausriss,  das  ist  noch  nicht  3290 
nachgewachsen".  Fernando  Gonzalez  erhob  sich.  Ihr  werdet  hören, 
was  er  mit  lauter  Stimme  sprach:  „Hättet  Ihr  doch  diese  Hede  unter- 
lassen. Cid.  Mit  allen  Euren  Schätzen  seid  Ihr  bezahlt'').  Es  soll  kein 
Streit  entstehen  zwischen  uns  und  Euch.  Durch  Geburt  stammen  wir 
ab  von  den  Grafen  von  Carrion.  Mit  Töchtern  von  Kaisern  und  Königen 
hätten  wir  uns  verheiraten  sollen.  Denn  nicht  passlen  Töchter  von 
einfachen  Edelleuten  [für  uns].  Wir  taten  recht  daran,  sie  zu  verlassen. 
Höher  sehätzen  wir  uns,  wisset,  geringer  nicht'.  Der  Cid  Kuy  Diaz  3300 
blickt  Pero  Vermuez  au:  „Sprich,  Pero  Mudo,  Held,  der  Du  so  viel 
schweigst.     Meine  Töchter    sind    es  und  Deine    richtigen  Kusinen,    mir 


1)  S.  M.  P.  I,  372,  13. 

2)  S.  M.P.  I,  357,  0. 

3)  Lies:  mora. 

4)  Lies:  pulgarada?  s.  Glossar  s.  v.  imlgada. 

5)  Lies:  pagado  ssodes. 

Uoin.anigche  Forscliungeu  XXXII,  1  7 


258  Johannes  Adam 

sagen  sie  es,  Dir  gilt  der  Schlag.  Wenn  ich  antworte,  wirst  Du  nicht 
in  den  Kampf  eintreten."  Pero  Vermuez  begann  zu  sprechen.  Die 
Zunge  stockt  ihm,  er  kann  mit  der  Sprache  nicht  recht  fort ;  aber  wenn 
er  erst  beginnt,  wisset,  dann  lässt  es  ihm  keine  Ruhe:    „Ich  werde  es 

3310  Euch  sagen.  Cid,  so  ist's  Eure  Gewohnheit:  Bei  den  Versammlungen 
nennt  Ihr  mich  immer  den  „stummen  Peter".  Ihr  wisst  gar  wohl,  dass 
ich  nicht  anders  kann.  Was  das  anlangt,  was  ich  zu  tun  habe,  so 
wird  es  an  mir  nicht  fehlen.  Du  lügst,  Fernando,  in  allem,  was  Du 
gesagt  hast.  Durch  den  Campeador  galtet  Ihr  viel  mehr.  Deine  Art 
werde  ich  Dir  zu  erzählen  wissen:  Erinnere  Dich,  als  wir  in  der  Nähe 
der  grossen  Stadt  Valencia  kämpften;  Du  batest  den  treuen  Campeador, 
die  ersten  Streiche  führen  zu  dürfen.  Du  sahst  einen  Mauren,  gingst 
hin,  ihn  anzugreifen,  flohest  [aber],  ehe  Du  an  ihn  herangekommen 
warst.    Wäre  ich  nicht   zu  Hilfe  gekommen,    so   hätte  Dir    der  Maure 

3320  ühel  mitgespielt.  Ich  trat  an  Deine  Stelle,  kam  mit  dem  Mauren  ins 
Handgemenge  und  besiegte  ihn  mit  den  ersten  Streichen.  Ich  gab  Dir 
das  Pferd  und  hielt  die  Sache  geheim:  Bis  auf  den  heutigen  Tag  ent- 
deckte ich  sie  niemand.  Vor  dem  Cid  und  allen  rühmtest  Du  Dich,  dass 
Du  den  Mauren  getötet  und  eine  Heldentat  vollbracht  hättest.  Alle 
glaubten  Dir's,  aber  sie  kennen  die  Wahrheit  nicht.  Wohl  bist  Du 
schön,  aber  ein  Feigling.   Prahlhans,  wie  wagst  Du  zu  reden?    Sprich, 

3330  Fernando,  bestätige  diese  Worte.  Kommt  Dir  nicht  die  Geschichte  mit 
dem  Löwen  in  den  Sinn,  als  der  Cid  schlief  und  der  Löwe  sich  losriss? 
Und  Du,  Fernando,  was  tatest  Du  in  Deiner  Furcht?  Du  verstecktest 
Dich  hinter  die  Bank  des  Cid  Campeador,  Du  verstecktest  Dich,  Fer- 
nando, wodurch  Dein  Wert  heut  geringer  ist.  Wir  stellten  uns  um  die 
Bank  herum,  um  unsern  Herrn  zu  schützen,  bis  der  Campeador  erwachte, 
der  Valencia  erobert  hatte.  Er  erhob  sich  von  der  Bank  und  schritt 
auf  den  Löwen  zu.  Der  Löwe  senkte  den  Kopf,  er  erwartete  den  Cid, 
er  Hess  sich  von  ihm  am  Halse  packen  und  jener  steckte    ihn    in   den 

3340  Käfig.  Als  der  gute  Campeador  zurückkehrte,  da  sah  er  seine  Va- 
sallen ringsumher.  Nach  seinen  Schwiegersöhnen  fragte  er,  er  fand 
niemand.  Ich  fordere  Dich  heraus  als  Schurken  und  Verräter.  Daraufhin 
werde  ich  hier  vor  dem  Könige  Don  Alfonso  kämpfen  für^)  die  Töchter 
des  Cid,  Dofia  Elvira  und  Dona  Sol.  Weil  Ihr  sie  verliesst,  ist  Euer 
Wert  geringer.  Sie  sind  [nur]  Frauen  und  Ihr  seid  Männer:  In  jeder 
Beziehung  taugen  sie  mehr  als  Ihr.    Wenn  der  Kampf  stattfindet,  falls 

3350  es  dem  Schöpfer  gefällt,  so  wirst  Du  es  bestätigen  als  Verräter.  Es 
wird  sich  erweisen,  dass  alle  meine  Worte  wahr  sind." 

Jene  beiden  schwiegen  jetzt.    Ihr  werdet  hören,    was  Diego  Gon- 
zalez sagte:    ,^ Durch  Geburt  gehören  wir  zu  den  Grafen  aus  reinstem 


1)  S.  Cornu,  Etudes  447  u.  M.P.  I,  386,  A.  1. 


/  Übersetzung  und  Glossar  des  altsp.anischen  Poeraa  del  Cid  259 

Blute.  0  wenu  doch  diese  Heirat  nicht  stattgefimden  hätte,  um  uns 
mit  dem  Cid  Don  Kodrigo  zu  verschwägern!  Noch  empfinden  wir  keine 
Reue,  weil  wir  seine  Töchter  verliessen.  So  lauge  sie  leben,  können 
sie  seufzen.  Was  wir  ihnen  antaten,  wird  ihnen  vorgeworfen  werden; 
daraufhin  werde  ich  selbst  mit  dem  AUerkühnsten  kämpfen,  dass  wir  336O 
uns  Ehre  angetan  haben,  indem  wir  sie  verliessen".  Da  erhob  sich 
Martin  Autolinez:  „Schweig,  Treuloser,  Lligenmaul!  Die  Geschichte 
mit  dem  Löwen  darfst  Du  nicht  vergessen.  Du  gingst  zur  Tür  hinaus, 
verkrochst  Dich  in  den  Hof,  verstecktest  Dich  hinter  den  Kelterbaum. 
Nie  mehr  zogst  Du  den  Mantel  an,  noch  den  Rock^).  Daraufhin  werde 
ich  kämpfen,  anders  soll  es  nicht  sein.  Warum  verliesset  Ihr  die 
Töchter  des  Cid?  Wisset,  in  jeder  Beziehung  taugen  sie  mehr  als  Ihr.  3370 
Wenu  Du  aus  dem  Kampfe  kommst,  so  wirst  Du  es  mit  Deinem  [eige- 
nen] Munde  sagen,  dass  Du  ein  Verräter  bist  und  in  allem  logst,  was 
Du  gesagt  hast''. 

Das  Gespräch  der  beiden  hörte  jetzt  auf.  Asur  Gonzalez  trat  in 
den  Palast,  Hermeliumantel  und  Rock  schleift  er  auf  dem  Boden  hinter 
sich  her.  Mit  rotem  Gesichte  kommt  er,  denn  er  hatte  gefrühstückt. 
In  seinen  Worten  war  wenig  Überlegung:  „Ei,  Ihr  Helden,  wer  sah  je 
solch  Unheil?  Wer  würde  uns  Nachricht  geben  vom  Cid  von  Bivar? 
Ging  er  nach  Riodovirna,  die  Mühlen  treiben  (?)  und  den  Müllerlohn  3330 
einziehen,  wie  es  seine  Gewohnheit  ist?  Wer  musste  ihn  auch  zu  einer 
Heirat  mit  denen  von  Carrion  veranlassen?-'  Alsbald  erhob  sich  Muüo 
Gustioz.  „Schweig,  Treuloser,  Schurke  und  Verräter!  Du  frühstückst 
lieber  als  dass  Du  zum  Gebete  gehst.  Du  ekelst  alle  ringsherum  an, 
die  Du  grüssest.  Weder  einem  Freunde  noch  Deinem  Herrn  sagst  Du 
die  Wahrheit,  falsch  gegen  alle  und  noch  mehr  gegen  den  Schöpfer. 
An  Deiner  Freundschaft  will  ich  keinen  Anteil  haben.  Ich  werde  machen, 
dass  Du  sagst,  Du  seist  ein  solcher,  wie  ich  es  behaupte'.  3390 

Da  sprach  der  König  Alfonso:  „Genug  nun  der  Worte.  Diejenigen, 
die  eine  Herausforderung  haben  ergehen  lassen,  werden  kämpfen,  so 
Gott  mich  selig  macheu  möge!" 

Da  sie  dies  Gespräch  beenden,  traten  zwei  Ritter  in  die  Versamm- 
lung. Der  eine  heisst  Ojarra,  der  andere  Yenego  Ximenez ;  der  eine 
ist  von  Navarra*),  der  andere  von  Aragon.  Dem  Könige  Don  Alfonso 
küssten  sie  die  Hände.    Sie  bitten  den  Cid  Campeador  um  seine  Töchter, 


1)  Cron.  de  Veinte  Key  es:  „e  paraste  tales  los  panos  .  .  .  qiie  nunca 
los  despues  .  .  .  vestiste''  (M.P.  Rev.  Hisp.  V). 

2)  Cron.  de  Veinte  Reyes:  „etitraron  por  el  palacio  dos  cavalleros, 
querau  mandaderos  cl  uno  del  yiifante  de  Navaira  e  el  otro  del  ynfante  de  Ara- 
gon, e  avien  noiihre  estos  viandadeios  el  uno  Ojairan  .  .  .  e  el  otro  l'enego  Ye- 
tnenes'*,  vgl.  auch  Cron.  Gen.  G23a,  22 ff. 

17* 


260  Johannes  Adam 

auf  dass  sie  KönigiDneo    von  Navaira  und  von  Aragon  seien    und   sie 

3400  sprechen  den  Wunsch  aus,  dass  man  sie  ihnen  geben  möchte  in  Ehren 
und  mit  priesterlichem  Segen.  Bei  diesen  Worten  schwiegen  sie  und 
die  ganze  Versammlung  lauschte.  Der  Cid  Campeador  erhob  sich: 
„Gnade,  König  Alfonso,  Ihr  seid  mein  Herr!  Da  man  von  Navarra  und 
Aragon  aus  um  sie  bittet,  so  danke  ich  dem  Schöpfer  dafür.  Ihr  ver- 
heiratetet sie  früher,  nicht  ich.  Schaut,  meine  Töchter  sind  in  Eurer 
Hand.    Ohne  Euren  Befehl  werde    ich  nichts  tun".     Der  König    erhob 

3410  sich,  er  hiess  die  Versammlung  schweigen.  „Ich  bitte  Euch,  o  Cid, 
heldenhafter  Campeador,  dass  es  Euch  gefallen  möge,  und  ich  werde 
es  gestatten  :  Diese  Heirat  soll  heute  in  dieser  Versammlung  geneh- 
migt werden,  denn  es  mehrt  sich  Euch  dadurch  Ehre,  Land  und  Besitz." 
Der  Cid  erhob  sich,  er  küsste  dem  Könige  die  Hände.  „Da  es  Euch 
gefällt,  so  genehmige  ich  es."  Alsbald  sagte  der  König:  „Gott  gebe 
Euch  dafür  guten  Lohn!  Euch,  Ojarra  und  Euch,  Yenego  Ximenez, 
genehmige    ich    diese  Heirat    mit  den  Töchtern   des  Cid,    Dofia  Elvira 

3420 und  Dona  Sol,  für  die  Prinzen  von  Navarra  und  Aragon.  Er')  soll  sie 
ihnen  geben  in  Ehren  und  mit  priesterlichem  Segen".  Ojarra  und  Ye- 
nego Ximenez  erhoben  sich.  Sie  küssten  die  Hände  des  Königs  Don 
Alfonso,  und  dann  die  des  Cid  Campeador.  Sie  leisteten  den  Treueid 
und  verpflichteten  sieh,  dass  es  so  sein  solle,  wie  gesagt  worden,  oder 
[noch]  besser. 

Vielen  aus  dieser  Versammlung  gefiel    es,   doch   den  Prinzen   von 

3430  Carrion  behagt  es  nicht.  Da  erhob  sich  Minaya  Albarfanez:  „Um  eine 
Gnade  bitte  ich  Euch  als  meinen  König  und  Herrn,  und  das  soll  den 
Cid  Campeador  nicht  verdriessen.  Wohl  gab  ich  Euch  Müsse,  wäh- 
rend dieser  ganzen  Versammlung,  ich  möchte  nun  alles  sagen,  was  ich 
auf  dem  Herzen  habe."  Der  König  sprach :  „Das  gefällt  mir  sehr. 
Sprecht,  was  Ihr  Lust  habt,  Minaya."  „Ich  bitte  die  ganze  Versamm- 
lung, mich  anzuhören.  Einen  tiefen  Groll  hege  ich  nämlich  gegen  die 
Prinzen  von  Carrion.  Auf  Befehl  des  Königs  Alfonso  gab  ich  ihnen  meine 

3440  Kusinen.  Sie  nahmen  sie  in  Ehren  und  mit  priesterlichem  Segen. 
Grosse  Schätze  gab  ihnen  Cid  der  Campeador.  Zu  unserm  Kummer 
haben  sie  sie  verlassen.  Ich  fordere  sie  heraus  als  Schurken  und  Ver- 
räter. Durch  Geburt  stammt  Ihr  ab  von  den  Edlen  von  Vauigomez, 
aus  denen  ruhmreiche  und  angesehene  Grafen  hervorgingen.  Doch 
wohl  kennen  wir  ihre  Gewohnheiten*).  Dass  die  Prinzen  von  Navarra 
und  Aragon  um  meine  Kusinen,  Dona  Elvira  und  Dona  Sol,  bitten,  danke 
ich  dem  Schöpfer.    Vorher  hattet  Ihr   sie  als  Ehegefährtinnen,  um  sie 

3450  in  den  Armen  zu  halten,   jetzt  werdet  Ihr  ihre  Hände  küssen  und  sie 


1)  Lies:  de(n)  =Cornu,  Rom.  81  u,  M.P.  I,  7. 

2)  Restori  u.  Lidf.  ergänzen  hier  ein  oij,  s,  jedoch  C. Lt.  97. 


Übersetzung  uud  Glossar  des  altspauischen  Poema  del  Cid  261 

Herrinnen  nennen.  Ihr  werdet  ihnen  dienen  mlisseu,  wenn  es  Euch  auch 
verdriessen  mag.  Dank  sei  Gott  im  Himmel  und  dort  dem  Könige  Don 
Alfonso:  so  mehrt  sieh  die  Ehre  des  Cid.  In  jeder  Beziehung-  seid 
Ihr  so,  wie  ich  sage.  Sollte  jemand  antworten  und  nein  sagen  [so 
wisse  er]:  Ich  bin  Albarfanez  [selbst]  für  den  Allerbesten-'  (d.  h.  ich, 
A.,  bin  7A\m.  Kampfe  bereit,  und  wäre  es  gegen  den  Allerbesten).  Gomez 
Pelayet  erhob  sich:  ,,Was  soll  diese  ganze  Rede?  Denn  in  dieser 
ganzen  Versammlung  gibt  es  genug  für  Euch,  und  wollte  jemand  etwas  3460 
anderes,  so  wäre  das  sein  Schaden (?).  Will  Gott,  dass  wir  aus  dieser 
Sache  glücklich  hervorgehen,  so  werdet  Ihr  nachher  sehen,  was  Ihr 
sagtet  und  was  nicht". 

Der  König  sprach:  „Aufhören  soll  dies  Gespräch.  Niemand  soll  in 
dieser  Hinsicht  mehr  ein  Wort*)  sagen.  Morgen,  wenn  die  Sonne  auf- 
geht, soll  der  Kampf  stattfinden  zwischen' diesen  Männern,  die  in  der 
Versammlung  eine  Herausforderung  ergehen  Hessen,  drei  gegen  drei." 
Sofort  sprachen  die  Prinzen  von  Carrion:  ,.Gebt  uns  Frist,  o  König, 
denn  morgen  kann  es  nicht  sein.  WaflI'en  und  Pferde  haben  die  Leute 
des  Campeador;  erst  müssen  wir  ins  Gebiet  von  Carrion  zurückkehren".  3470 
Da  sprach  der  König,  zum  Campeador  gewandt:  „Dieser  Kampf  soll 
stattfinden,  wo  Ihr  befehlt."  Sogleich  sagte  der  Cid:  „Das  werde  ich 
nicht  tun,  o  Herr.  Ich  liebe  Valencia  mehr  als  das  Gebiet  von  Carrion". 
Alsbald  sprach  der  König:  „Schnell,  Cid.  Gebt  mir  Eure  Reiter  mit 
allem  Eurem  Rüstzeug.  Sie  sollen  mit  mir  gehen,  ich  will  ihr  Schützer 
sein.  Ich  bürge  Euch  dafür,  wie  es  ein  guter  Vasall  seinem  Herrn 
gegenüber  tut,  damit  ihnen  keine  Gewalt  angetan  werde  von  einem 
Grafen  oder  Edelmann.  Hier  drinnen  an  meinem  Hofe  setze  ich  ihnen  3480 
eine  Frist:  Nach  Ablauf  von  drei  Wochen  sollen  sie  in  den  Gefilden 
von  Carrion  diesen  Streit  in  meiner  Gegenwart  austragen.  Wenn  jemand 
nicht  zur  festgesetzten  Frist  kommt,  soll  er  den  Prozess  verlieren,  dann 
soll  er  besiegt  sein  und  als  Verräter  hervorgehen".  Die  Prinzen  von 
Carrion  nahmen  den  Urteilsspruch  an.  Der  Cid  küsste  dem  König  die 
Hände  und  sagte:  „Das  gefällt  mir,  o  Herr.  Diese  meine  drei  Ritter 
sind  in  Eurer  Hand.  Von  jetzt  ab  vertraue  ich  sie  Euch  an  als  meinem 
König  und  Herrn.  Sie  sind  gerüstet,  um  ihre  Pflicht  voll  und  ganz  zu 
erfüllen.  Schickt  sie  mir  mit  Ehren  nach  Valencia  zurück,  um  der  Liebe  3490 
des  Schöpfers  willen!"  Sogleich  antwortete  der  König:  „Das  walte 
Gott!" 

Da  nahm  sich  der  Cid  Campeador  die  Kopfbedeckung  ab,  die 
Haube  aus  feinem  Linnen,  die  blank  war  wie  die  Sonne.  Er  löste  den 
Bart  und  nahm  ihn  aus  der  Schnur  heraus.  Alle  die  am  Hofe  sind, 
können  sich  an  ihm  nicht  satt  sehen.     Der  Graf  Don  Anrieh  und    der 


1)  M.P.  I:  „una  palabra  »m«." 


262  Johannes  Adam 

Graf  Don  Remond  scliritten  auf  ihn  zu.  Er  umarmte  sie  gar  innig  und 
bittet  sie  herzlich,  von  seinen  Schätzen  so  viel  zunehmen,  wie  sie  Lust 

3500  hätten.  Diese  und  die  übrigen,  die  zur  guten  Partei  gehören,  alle  bat 
er  [zu  nehmen],  soviel  sie  wollen.  Da  gibt's  solche,  die  zugreifen  und 
solche,  die  es  nicht  tun.  Die  200  Mark  liess  er  dem  König  ohne  Entgelt. 
Von  dem  Übrigen  nahm  der  König,  soviel  er  Lust  hatte.  „Um  Gnade 
bitte  ich  Euch,  o  König,  um  der  Liebe  des  Schöpfers  willen!  Da  alle 
diese  Angelegenheiten  so  geordnet  sind,  küsse  ich  Eure  H<ände  mit 
Eurer  gütigen  Erlaubnis,  o  Herr;  ich  will  fortziehen  nach  Valencia  — 
mit  Anstrengung  eroberte  ich  es".^) 

[Darauf  befahl  der  Cid,  den  Boten  der  Prinzen  von  Navarra  und 
Aragonien  Tiere  zu  geben  und  alles,  was  sie  sonst  nötig  hätten,  und 
dann  entliess  er  sie.  Darauf  stieg  der  König  Alfonso  zu  Pferde,  mit 
allen  den  Grossen  seines  Hofes,  um  mit  dem  Cid,  der  fortging,  aus 
der  Stadt  hinauszureiten ;  und  als  sie  nach  Cocadover  kamen,  sagte  der 
König  zum  Cid,  der  auf  seinem  Pferde  Bavieca  ritt:  „Don  Rodrigo, 
seht,  Hir  müsst  jetzt  einmal  das  Ross  tummeln,  von  dem  ich  soviel 
Gutes  sagen  hörte".  Der  Cid  lächelte  und  sagte:  „Herr,  hier  an  Eurem 
Hofe  gibt  es  viele  hohe  Herren,  die  sich  dazu  eignen;  diesen  befehlt, 
ein  Spiel  mit  ihren  Pferden  aufzuführen".  Und  der  König  sagte:  „Ich 
bin  einverstanden  mit  dem,  was  Ihr  sagt,  aber'  ich  möchte  doch,  dass 
Ihr  mir  zuliebe  mit  ihm  einen  Ritt  macht".  Darauf  tummelte  der  Cid 
sein  Pferd  so  kräftig,  dass  alle  sich  über  den  Ritt  verwunderten].  Der 
König  erhob  die  Hand,   er  bezeichnet    sein  Gesicht   mit    dem  Kreuzes- 

3510  zeichen:  „Ich  schwöre  es  bei  Sankt  Isidor  von  Leon,  dass  es  in  allen 
unsern  Ländern  nicht  einen  so  wackern  Mann  gibt."  Der  Cid  ritt  auf 
seinem  Pferde  heran.  Er  küsste  seinem  Herrn  die  Hände:  „Ihr  be- 
fahlt mir,  Bavieca,  das  flinke  Ross,  zu  tummeln.  Weder  im  Lande  der 
Mauren  noch  in  dem  der  Christen  gibt  es  heute  ein  zweites  solches 
[Tier].  Ich  mache  es  Euch  zum  Geschenke,  nehmt  es  an,  o  Herr!"  So- 
gleich sagte  der  König:  „Darnach  verlangt  mich's  nicht.  Mähme  ich 
Euch  das  Ross  fort,  dann  hätte  es  keinen  so  guten  Herrn.  Doch  solch 
ein  Pferd  wie  dieses  [passt]  für  solch  einen  [Mann]  wie  Ihr,  um  Mauren 

3520  im  Felde  zu  besiegen  und  sie  zu  verfolgen.  Nicht  soll  der  Schöpfer 
den  schützen,  der's  Euch  wegnehmen  will ;  durch  Euch  und  das  Ross 
ist  uns  Ehre  zuteil  geworden". 

Darauf  verabschiedeten  sie  sich  und  dann  löste  sich  die  Versammlung 
auf.  Der  Campeador  unterwies  die  Männer,  die  zu  kämpfen  haben: 
„Ei,  Martin  Antolinez,  und  Ihr,  Pero  Vermuez  und  Muno  Gustioz,  seid 
fest  auf  dem  Kampfplatze,  wie  es  Helden  geziemt.     Gute  Nachrichten 


1)  Hier  weist  das  Poema  eine  Lücke  auf;    die  Cron.  de  Veinte  Reyes 
berichtet  an  dieser  Stelle  das  Folgende, 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanisclieu  Poeiua  del  Cid  2G3 

sollen  mir  vou  Euch  nach  ValeDciii  kommen".  Da  sprach  Martin  Anto- 
linez:  „Warum  sagt  Ihr  das,  o  Herr?  Wir  haben  die  Verpflichtung 
übernommen  und  wir  müssen  sie  erfüllen.  Von  Toten  könnt  Ihr  hören, 
doch  von  Besiegten  nicht."  Darüber  war  der,  welcher  z.  g.  St.  geb.  3530 
w.,  froh.  Er  verabschiedete  sich  von  allen  denen,  die  seine  Freunde 
sind.     Der  Cid  [zog]  nach  Valencia,   der  König  nach  Carrion. 

Doch  die  dreiwöchentliche  Frist  ist  gänzlich  abgelaufen.  Seht,  zur 
festgesetzten  Zeit  sind  die  Leute  des  Campeador  da.  Ihre  Pflicht  wollen 
sie  erfüllen,  wie's  ihr  Herr  befahl.  Sie  sind  in  der  Gewalt  des  Königs 
Don  Alfouso  von  Leon.  Zwei  Tage  laug  warteten' sie  auf  die  Prinzen 
von  Carrion.  Vortreft'Iich  mit  Pferden  und  Rüstzeug  ausgestattet  kommen 
sie,  und  alle  ihre  Verwandten  sind  bei  ihnen,  damit  sie  die  Leute  des  3540 
Campeador  auf  dem  Kampfplatze  töteten,  wenn  sie  sie  zu  trennen  ver- 
möchten. Der  Anschlag')  war  eine  Schurkerei.  Anderes  begannen  sie 
nicht,  denn  sie  fürchteten  sich  sehr  vor  Alfonso  von  Leon, 

Des  Nachts  bewachten  sie  (die  Kämpfer)  die  Waffen  und  beteten 
zum  Schöpfer.  Die  Nacht  ist  vorüber,  schon  bricht  die  Morgendämme- 
rung an.  Viel  wackere,  angesehene  Leute  versammelten  sich,  um  diesem 
Kampfe  zuzuschauen,  denn  sie  hatten  Gefallen  daran.  Vor  allem  ist 
der  König  Don  Alfouso  da,  um  Recht  zu  suchen  und  das  Unrecht  nicht 
zu  gestatten.  3550 

Nun  wafl"nen  sich  die  Leute  des  guten  Campeador.  Alle  drei 
stimmen  sie  in  ihrer  Gesinnung  überein,  denn  sie  gehören  zu  einem 
Herrn.  An  einer  andern  Stelle  rüsten  sich  die  Prinzen  von  Carrion. 
Der  Graf  Garcia  Ordofiez  gab  ihnen  gute  Lehren.  Sie  suchten  es  aus- 
zuwirken und  sagten  es  dem  König  Alfonso,  dass  die  schneidigen 
Schwerter  Colada  und  Tizon  in  dem  Kampfe  nicht  gebraucht  werden, 
dass  die  Leute  des  Campeador  nicht  mit  diesen  kämpfen  sollten.  Die 
Prinzen  bereuen  sehr,  sie  zurückgegeben  zu  haben.  Sie  sagten  es  dem 
König,  aber  der  billigte  es  ihnen  nicht.  „Als  wir  die  Versammlung  ab- 
hielten, da  spracht  Ihr  kein  Wort  davon '^).  Wenn  Ihr  gute  habt,  so  3560 
werden  sie  Euch  nützen,  ebenso  werden  sie  es  den  Leuten  des  Cam- 
peador. Stehet  auf  und  gehet  hinaus  auf  den  Kampfplatz,  Ihr  Prinzen 
von  Carrion.  Ihr  müsst  wie  Helden  kämpfen,  denn  die  Leute  des 
Campeador  werden  es  an  nichts  fehlen  lassen.  Wenn  Ihr  glücklich 
aus  dem  Kampfe  hervorgeht,  wird  Euch  grosse  Ehre  zuteil  werden, 
und  wenn  Ihr  besiegt  werdet,  so  beschuldigt  nicht  uns,  denn  alle 
wissen  es,  dass  Ihr  es  gesucht  habt".  Nun  empfinden  die  Prinzen  von 
Carrion  Reue.  Sie  haben  sehr  bereut,  was  sie  getan  haben,  sie  wünsch-  3570 
ten,    es    nicht   getan  zu  haben,    für  alle  Schätze  Carrions  nicht. 


1)  Auftrag?  S.  Glossar  s.  v.  cometer. 

2)  Cron.  Gen.  ((525b  20):    pjrqite   noii   lo  denedes  en  la  corte  ds  Toledo? 
vgl.  auch  M.P.  I,  319,14. 


264  Johannes  Adam 

Gewappnet  sind  alle  drei  Mannen  des  Campeador.  Der  König- 
Don  Alfonso  suchte  sie  auf.  Die  Leute  des  Campeador  sagten:  „Wir 
küssen  Euch  die  Hände  als  uuserm  Könige  und  Herrn  [und  bitten], 
dass  Ihr  Schiedsrichter  sein  möget  beute  über  sie  nnd  uns.  Schützt  uns 
nach  Gebühr,  doch  ja  nicht  zu  Unrecht.  Die  Prinzen  von  Carrion 
haben  ihre  Partei  hier.  Wir  wissen  nicht,  worauf  sie  sinnen  oder  worauf 
3580  nicht.  In  Eure  Hand  gab  uns  unser  Herr.  Behandelt  uns  nach  Gebühr 
um  der  Liebe  des  Schöpfers  willen".  Drauf  sagte  der  König:  „Von 
Herzen  gern". 

Man  führt  ihnen  die  guten  und  flinken  Rosse  herbei.  Sie  machten 
das  Zeichen  des  Kreuzes  über  die  Sättel  und  reiten  rüstig  von  danuen, 
um  den  Hals  die  Schilde,  die  mit  guten  Buckeln  versehen  sind.  In  die 
Hand  nehmen  sie  die  Lanzen  mit  den  scharfen  Eisen  —  jede  dieser 
drei  Lanzen  trägt  ein  Fähnlein  —  und  rings  um  sie  herum  | befinden 
sieh]  viele  wackere  Männer.  Nun  zogen  sie  hinaus  zum  Kampfplatze, 
wo  die  Schranken  waren.  Alle  drei  Leute  des  Campeador  sind  über- 
3590  eingekommen,  dass  jeder  von  ihnen  wacker  auf  seineu  Gegner  ein- 
hauen wolle. 

Siehe,  da  sind  auf  der  andern  Seite  die  Prinzen  von  Carrion.  Sie 
haben  eine  grosse  Gefolgschaft,  denn  viele  Verwandte  sind  da. 

Der  König  gab  ihnen  Schiedsrichter,  um  Recht  zu  sprechen  und 
nichts  anderes,  damit  sie  nicht  mit  ihnen  stritten  über  ja  und  nein. 
Als  sie  sich  auf  dem  Kampfplatze  befanden,  sagte  der  König  Don  Al- 
fonso: „Hört,  was  ich  Euch  sage,  Ihr  Prinzen  von  Carrion.  Diesen 
Streit  hättet  Ihr  in  Toledo  austragen  können,  aber  Ihr  wolltet  nicht. 
Diese  drei  Ritter  des  Cid  Campeador  führte  ich  unter  sicherem  Schutze 
3600  nach  dem  Gebiete  von  Carrion.  Ihr  sollt  Euer  Recht  haben,  Unrecht 
sollt  Ihr  nicht  verlangen,  denn  den,  der  Unrecht  tun  wollte,  würde  ich 
in  einer  Weise  daran  hindern,  die  für  ihn  unheilbringend  wäre;  in 
meinem  ganzen  Reiche  wird  es  Missfallen  erregen."  Nun  empfinden 
die  Prinzen  von  Carrion  Kummer. 

Die  Kampfrichter  und  der  König  wiesen  [ihnen]  die  Schranken. 
Alle  Leute  ringsum  entfernten  sich  vom  Kampfplatze.  Gründlich  legte 
man  es  allen  sechsen  —  soviele  sind  ihrer  —  dar,  dass  derjenige,  der 
die  Schranken  verliesse,  dadurch  besiegt  sein  würde.  Alle  Leute 
räumten  auf  sechs  Lauzenlängen  den  Platz,  damit  sie  nicht  an  die 
3610  Schränken  kämen.  Man  loste  den  Kampfplatz  aus,  man  teilte  den 
Kämpfern  die  Sonne  zu. 

Die  Kampfrichter  gingen  aus  der  Mitte,  jene  stehen  sich  Antlitz  in 
Antlitz  gegenüber.  Darauf  näherten  sich  die  Leute  des  Campeador 
den  Prinzen  von  Carrion  und  die  Prinzen  von  Carrion  den  Leuten  des 
Campeador.  Jeder  einzelne  von  ihnen  richtet  sein  Augenmerk  auf  seinen 
Gegner.    Sie  erfassen  die  Schilde  und  halten   sie    vor   das  Herz,   sie 


Übersetzung  luid  Glossar  dos  lUtspanischen  Poema  del  Cid  265 

Renken  die  Lanzen  samt  den  Fähnlein,  sie  neigten  ihre  Gesichter  über 
die  Sattelbögen  und  bearbeiteten  die  Pferde  mit  den  Sporen:  Die  Erde 
wollte  [scliier]  erbeben,  als  sie  sich  tummelten.  Jeder  von  ihnen  richtet  3620 
seine  Gedanken  auf  seinen  Gegner.  Nun  sind  alle,  drei  gegen  drei, 
handgemein  geworden.  Die  Umstehenden  denken,  sie  werden  sofort 
tot  hinfallen.  Pero  Vermuez,  der  zuerst  gefordert  hatte,,  trat  Fernando 
Gonzalez  Aug' in  Aug'  gegenüber.  Ohne  jede  Furcht  hieben  sie  sich  auf 
die  Schilde.  Fernando  Gonzalez  durchbohrte  dem  Pero  Vermuez  den 
Schild,  er  traf  ins  Leere,  seinen  Leib  erreichte  er  nicht.  Wohl  an  zwei 
Stellen  zerbrach  ihm  der  Lanzenschaft,  Fest  stand  Pero  Vermuez,  er 
fiel  i,y)  deswegen  nicht.  Einen  Hieb  hatte  er  erhalten,  aber  einen  zweiten  3630 
führte  er.  Der  Buckel  des  Schildes  zerbrach,  er  hieb  ihn  ihm  herunter. 
Er  durchbohrte  ihn  ganz,  so  dass  nichts  ihn  schützte.  Er  jagte  ihm 
die  Lanze  in  die  Brust,  denn  nichts  schützte  ihn.  Einen  dreifachen 
Doppelpanzer  hatte  Fernando,  der  war  ihm  von  Nutzen;  zwei  Schichten 
zerbrachen  ihm,  die  dritte  blieb  ganz.  Das  Wams  nebst  dem  Hemd 
und  der  Rüstung  trieb  er  ihm  eine  Handbreit  ins  Fleisch  hinein.  Durch 
den  Mund  hinaus  floss  das  Blut.  Die  Sattelgurte  zerbrachen  ihm,  keiner 
nützte  ihm.  Über  die  Krupe  des  Pferdes  warf  er  ihn  auf  die  Erde,  3640 
So  glaubten  denn  die  Leute,  dass  er  zu  Tode  getroffen  sei.  Pero  Vermuez 
liess  die  Lanze  los  und  legte  die  Hand  ans  Schwert.  Als  Fernando 
Gonzalez  das  sah,  erkannte  er  Tizon.  Ehe  er  noch  den  Streich  ab- 
wartete, rief  er:  „Ich  bin  besiegt".  Die  Kampfrichter  bestätigen  es  ihm, 
Pero  Vermuez  liess  von  ihm  ab. 

Martin  Antolinez  und  Diego  Gonzalez  stachen  sich  mit  den  Lanzen. 
Derart  waren  die  Stusse,  dass  beide  ihnen  zerbrachen.  Martin  Antolinez 
legte  die  Hand  ans  Schwert:  Der  ganze  Kampfplatz  schimmert,  so  rein 
und  blank  ist  es.  Er  versetzte  seinem  Gegner  einen  Hieb,  von  der  3650 
Seite  fasste  er  ihn.  Den  Helm  schlug  er  ihm  von  oben  herunter.  Die 
Helmriemen  zerhieb  er  ihm  ganz.  Er  entfernte  die  Panzerkappe,  bis 
auf  die  Haube  drang  er.  Die  Haube  wie  die  Panzerkappe  entfernte 
er  ihm  gänzlich.  Er  zerschnitt  ihm  die  Haupthaare,  wohl  bis  aufs  Fleisch 
kam  er.  Ein  Teil  fiel  aufs  Feld,  der  andere  blieb  oben.  Als  Colada, 
das  kostbare  Schwert,  diesen  Streich  geführt  hat,  da  sah  Diego  Gon- 
zalez, dass  er  mit  dem  Leben  nicht  davon  kommen  würde.  Er  wandte 
den  Zügel  seines  Pferdes,  um  seinem  Feinde  das  Gesicht  zuzuwenden  3660 
Sofort  empfing  ihn  Martin  Antolinez  mit  dem  Schwerte.  Er  versetzte 
ihm  einen  Hieb  mit  der  flachen  Klinge,  mit  der  Schärfe  des  Schwertes 
fasste  er  ihn  nicht.  Diego  Gonzalez  hat  sein  Schwert  in  der  Hand, 
aber  er  gebrauchte  es  nicht.     Alsbald  rief   der  Prinz  gar    laut:    „Hilf 


1)  M,P.  I,  320,,^    will  dagegen  lesen:     [en]  el  dexö\  s.  auch  Glossar   s.  v, 
dexar. 


266  Johannes  Adam 

mir,  ruhmreicher  Gott,  Herr,  und  schütze  mich  vor  diesem  Schwerte!" 
Er  lenkt  das  Pferd  mit  dem  Zügel  und  es  mit  dem  Schwerte  trak- 
tierend ,trieb  er  es  aus  den  Schranken*). 

Martin  Antolinez  blieb  auf  dem  Kampfplatze  zurück.  Darauf  sagte 
der  König:  „Kommt  in  meine  Gesellschaft.  Durch  alles,  was  ihr  getan 
habt,  habt  Ihr  diesen  Kampf  gewonnen".    Die  Kampfrichter  bestätigen 

3670  es  ihm,  denn  er  spricht  die  Wahrheit. 

Die  zwei  haben  gewonnen.  Ich  will  Euch  von  Muno  Gustioz  sagen, 
wie  er  mit  Asur  Gonzalez  fertig  wurde.  Sie  versetzten  sich  ein  paar 
mächtige  Hiebe  auf  die  Schilde.  Asur  Gonzalez,  rüstig  und  tapfer,  hieb 
auf  den  Schild  des  Muno  Gustioz  ein.  Hinter  dem  Schilde  durchbohrte 
er  ihm  die  Rüstung.  Die  Lanze  traf  ins  Leere,  denn  seinen  Leib  be- 
rührte sie  nicht.  Als  dieser  Streich  geführt  war,  gab  Muno  Gustioz 
einen    andern    [wider].    Hinter   dem  Schilde   durchbohrte   er   ihm   die 

3680  Riistung.  Mitten  im  Buckel  zerbrach  ihm  der  Schild*).  Er  kann  ihn 
nicht  schützen,  der  Feind  durchbohrte  ihm  die  Rüstung.  Er  traf  ihn 
in  die  Seite,  doch  nicht  am  Herzen.  Ins  Fleisch  hinein  jagte  er  ihm 
die  Lanze  samt  dem  Fähnlein.  Auf  der  andern  Seite  trieb  er  sie  ihm 
eine  Klafterbreit  hinaus.  Er  machte  eine  Wendung  mit  ihm,  hob  ihn 
aus  dem  Sattel,  und  als  er  die  Lanze  zurückzog,  da  warf  er  ihn  auf 
die  Erde.  Rot  kam  der  Schaft  heraus,  die  Lanze  und  das  Fähnlein. 
Alle  denken,  er  sei  zu  Tode  getroffen.  Die  Lanze  hatte  er  wieder,  er 
blieb  bei  dem  Feinde  stehen.    Da  sagte  Gon^alo  Assurez:  „Schlagt  ihn 

3690  um  Gottes  willen  nicht!  Der  Kampf  ist  gewonnen,  da  dies  geschah". 
Die  Kampfrichter  sagten:  Dem  stimmen  wir  bei". 

Der  gute  König  Don  Alfonso  befahl,  das  Feld  zu  räumen.  Die 
Waffen,  die  dort  zurückgeblieben  waren,  nahm  er  für  sich.  In  Ehren 
scheiden  die  Leute  des  guten  Campeador:  sie  siegten  in  diesem  Kampfe, 
dank  dem  Schöpfer.  Gross  ist  der  Kummer  im  Gebiet  von  Carrion, 
Der  König  schickte  die  Leute  des  Campeador  bei  Nacht  fort,  damit 
man  sie  nicht  angriffe  und  sie  nichts  zu  fürchten  hätten.     Wie  es  ver- 

3700  ständigen  Leuten  ziemt,  reiten  sie  Tag  und  Nacht.  Sehet,  da  sind  sie 
in  Valencia  bei  dem  Cid  Campeador.  Als  Schurken  liessen  sie  die 
Prinzen  von  Carrion  zurück:  sie  haben  die  ihnen  von  ihrem  Herrn  auf- 
erlegte Pflicht  erfüllt.  Darüber  war  der  Cid  Campeador  froh.  Tief  ist 
die  Demütigung  der  Prinzen  von  Carrion.  Wer  eine  edle  Dame  be- 
schimpft und  sie  dann  verlässt,  dem  soll  es  so  ergehen  oder  vielleicht 
noch  schlimmer. 

Wir  wollen  nun  von  dem  Rechtsstreit  der  Prinzen  von  Carrion  auf- 
hören; sehr  missfällt  ihnen,  was  sie  empfangen.    Wir  wollen  von  dem 


1)  Eine  andere  Erklärung  gibt  Bello  11,  293. 

2)  Lies:  (d)el  escudo. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspauischen  Poema  del  Cid  267 

Sprechen,  der  z,  g.  St.  geb.  w.  Gross  ist  die  Freude  in  Valencia  dem  3710 
Grossen,  weil  die  Leute  des  Campeador  so  geehrt  wurden.  Ruy  Diaz, 
ihr  Herr,  fasste  sich  in  den  Bart.  „Dank  sei  dem  Könige  des  Himmels, 
meine  Töchter  sind  gerächt!  Nun  mögen  sie  verzichten  auf  die  Be- 
sitzungen in  Carrion,  ohne  Scham  werde  ich  sie  verheiraten,  wem  es 
auch  gefalle  oder  nicht." 

Die  Prinzen  von  Navarra  und  Aragonien  traten  in  Verhandlungen 
ein;  sie  hatten  eine  Zusammenkunft  mit  Alfonso  von  Leon.  Hochzeit 
hielten  sie  mit  Dona  Elvira  und  Dona  Sol.  Die  erste  war  gross  ge- 
wesen, aber  diese  ist  noch  besser.  Unter  grösseren  Ehren  verheiratet  3720 
er  sie  als  das  erstemal.  Sehet,  wie  sich  das  Ansehen  dessen,  der  z. 
g.  St.  geb.  w.,  mehrt,  da  seine  Töchter  Herrinnen  von  Navarra  und 
Aragonien  sind.  Jetzt  sind  die  Könige  von  Spanien  seine  Verwandten. 
Allen  wird  Ehre  zuteil  durch  den,  der  z.  g.  St.  geb.  w. 

Er  ist  aus  dieser  Welt  geschieden  am  Pfingsttage.    Möge  er  Christi 
Verzeihung  erlangen!    So  geschehe  uns  allen,  Gerechten  und  Sündern! 

Das    ist  die    Geschichte    vom  Cid.    Hier    endet    diese  Erzählung. 
Möge  Gott  dem,  der  dies  Buch  schrieb,  das  Paradies  schenken,  Amen  13730 
Per  Abbat  schrieb  es  im  Monat  Mai.    Im  Jahre  1345')  ist  das  Gedicht 
vorgetragen;    gebt   uns  Wein;    wenn  Ihr  kein  Geld  habt,   so   legt  ein 
paar  Pfänder  hin,  denn  dafür  wird  man  ihn  Euch  wohl  geben ^). 


1)  Nach  unserer  Zeitrechnung  1307;  vgl.  Glossar  s.  v.  era. 

2)  Vgl.  M.P. P.  und  M.P.  I,  p,  15:  .  .  .  (el)  el  romanz  [E]s  leydo,  dat  nos 
del  vino;  si  non  tenedes  dineros,  echad  [A]la  unos  penos,  que  bien  vos  lo  da- 
(ra)ran  sohrelos\  vgl.  auch  P.  Roca. 


Glossar. 


In  der  Anordnung  wurde  v  unter  b  eingereiht,  q  unter  c,  vokalisches  und 
konsonantisches  i  und  y  unter  i\  ch  rangiert  hinter  c,  II  hinter  l,  n  hinter  n', 
konsonantisches  u  wurde  stets  durch  v  wiedergegeben;  h  fand  keine  Berück- 
sichtigung, die  damitbeginneuden  Wörter  sind  unter  dem  folgenden  Vokal  zu  suchen. 
Zugrunde  gelegt  wurde  dem  Glossar  die  Ausgabe  des  Poema  von  V  o  1 1  m  ö  1 1  e  r. 
Häufiger  vorkommende  Abkürzungen: 

M.  P.  I  =^  Men6ndez  Pidal,  Cantar  de  mio  Cid  I. 
M.  P.  P.  =  Menendez  Pidal,  Poema  del  Cid. 
C.  Lt.  97  =  Cornu,  Literaturblatt  1897. 
C.  Z.  97  =  Cornu,  Zeitschrift  1897. 
C.  Rom.  X  r=  Cornu,  Romania  X  etc. 
R.  G.  =  Restori,  Le  Gesta  del  Cid. 


268 


Jobannes  Adam 


A. 

a.,  lia  in  322,  1808  u.  ö.;  mit  an- 
lautendem a  des  folgenden  Wortes 
verschmolzen  in  1222,  1742,  2668 
u.  ö.  (vergl.  M.  P.  I  199^^).  j^^'ciep. 
Ziel:  ivohin  [örtlich)  32,  356,  441, 
749,  829;  feindlich  3387;  483, 
584,  3359;  ßg.  634,  1189,  1876; 
de  —  a  von  —  bis  2880;  Übergang 
aus  der  Bewegung  zur  Ruhe:  yr 
posar  a  402,  415;  393.  Verweilen: 
wo  {örtlich)  290,  451,  1475;  1509, 
2182,  3089;  adverb.  Verbindungen : 
adiestroefc.  2696;  865,937,  1091, 
2691;  (zeitlich)  ivann  11,72,316, 
324,  644,  1100;  wie  lange  1295, 
2138.  Lokalisierung  einer  Hand- 
lung 500,  1663,  2300,  2476. 
Handelnde  Person  beim  Passiv  347. 
Ziel,  Bestimmung  318,  1049,  1888, 
3260;  [mit  lufmitiv)  363,  804, 
1455,  1493,  2229.  Absicht  1834, 
1877,  2857.  Notwendigkeit:  ser  a 
far  1121,  1822,  2365;  aver  a  far 
229,  322,  431.  aver  a  far  {zur 
Bezeichnimg  einer  Handlung,  die 
unmittelbar  auf  eine  andere  folgt -^ 
auch  Umschreibung  einer  einfachen 
Tatsache;  vgl  M.  P.  I  351)  354, 
953,  1145,  1181,  1210.  Gemäss- 
heit  157,  2960,  3213,  3259,  3576. 
Mass  1559,  2420.  Grund  592, 
1198.  Art  und  Weise  35,  1280, 
1549,  1946,  2201,  2383  (.s.pr ender); 
a  sabor,  a  vigor,  a  guisa  etc.  Be- 
gleitender Umstand  1370,  1508, 
2375,  2610.  Eigenschaft  2472, 
3262.  31ittel,  Werkzeug  972,  1123, 
2022,  3265.  —  Olrjektzeichen: 
Dativ  {beim  Subst.)  107,  224,  2751; 
{beim  Pronomen)  497,  625,  1377, 
2089;  (bei  der  betonten  Form  des 
Personalpronomens)  1129;  8;  1891; 
2629;  1128;  2738.  —  Accusaiiv: 
{beim  Subs.)  Person  240,  254,  300; 
dagegen  ohne  a  in  219,  637,  2939 
u.  ö. ;    Ort  {Eigenname)   441,   551, 


552;  ohne  a  1613,  2327;  Tier, 
Sache  {Eigenname)  Ibl  3, 1010, 2394, 
2575;  ohne  a  3175;  {beim  Pro- 
nomen) 701,  981,  1481;  (bei  der 
betonten  Form  des  Personalpronomens) 
616; 2902; 245;  254;  3566; 1040. 

abastar  de  r.  tr.  I  versehen,  versorgen 
mit  66,  259,  2260. 

abatir    v.  tr.  HI  niederschlagen   2397. 

abaxar  v.  tr.  I  herablassen,  senken  (las 
lan^as)   716,  3616;  2393. 

abbat  s.  in.  HI  Abt  237,  248,  256, 
318.  zu  3731  s.  Per  Abbat. 

ave  s.  f  III  Vogel  2751,  2946,  3267; 
{als  Zeichen  von  guter  bezw.  schlechter 
Vorbedeutung)  mucho  ovo  buenas 
aves  er  hatte  sehr  gute  Vor  zeichen  859. 

avello  s.  aver. 

abenir  v.  intr.  irreg.  III.  Fut.  Ind.  I.pl. 
abeudremos  3166  ;  Per  f.  Ind.  HL  sg. 
abino  2973,  3041;  sich  ereignen, 
geschehen  2973,  3041;  refl.  a  con 
sich  vergleichen^  einig  tverden  mit 
jem.  3166. 

fLverv.anom.  Inßn.  1178,  3157,  3358; 
2481     {s.   iveiter  unten)  \    Fut.  Ind. 
I.  sg.  abre  754;  IH.  sg.  abrä  1525, 
1705,     1892;     avrd    1131,     1260, 
1380;    J.  2^i-  abremos  450,     1047, 
2321;  avremos  1269,  2188;  IL  jjl. 
abredes  2525,   2717;  avredes   157, 
2029,   3565;    ///.  pl.   abrän   1876, 
2356,  3560;  ahr am  2b00  {Kopisten- 
fehler:    s.  M.  P.  I  269^^);    avrän 
2567.      Condic.  L  sg.     abria   490, 
2082;  avria  1939,  3029;  avrie  84 
///.    sg.     abrie    1575;    avrie    525 
1241,   1403;    bavrie  3517;    IL  pl 
abricdes  2208;  IH.  pl  ahrlen  3100 
Praes.  Ind.  I.  sg.    e    81,    225,    he 
73,  219,   1044;  H.  sg.  has  3313 
IILsg.  a  70,  90,  114;  La  42,  192 
384;  Lpl  avemos  123,  138,  198 
ILpl   avedes  155,  494,  708;  IILpl 
au    9,    306,    307;     hau  251,   390 
398.    Praes.    Conj.  L  sg.  aya  179 
1709,    2915;    ///.  sg.    aya    2952 
2967;    L  2JI-  ayamos    1955,  2367 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid 


269 


2539;  TL  pl  &yaAes  205,  1324, 
1647;  aydes  880  (Kopisten feJilcr; 
s.M.r.IlSO.^):  III.pl.  ayau  2329, 
3714;  Impf.  Ind.  I.  sg.  avia  2372, 
2478;  ///.  SU.  avie  6,  22,  50 
avye  2984;  avya  1204,  1738 
ILpl.  aviedes  1763,  3449;  IH.  pl 
avien  29,  465:  avie[n]  2318 
avyen  18,  1182  (s.  ivcitcr  unten)  \ 
Imperativ  IL  pl.  aved  3600,  %u 
avello  496  u.  avellas  887  .s\  s.  v. 
yo.  Gerundium  s.\\QnAo  1079,  1880; 
Perf.  Ind.  L  sg.  of  3321,  off  3320; 
IL  sg.  oviste  3324 ;  ///.  sg.  ovo  68, 
188,  354;  /./;/.  oviemos  2143, 
3559;  IILpl.  ovieron  11,  12,  335; 
Praet.  Conj.  L.  sg.  ovisse  1820;  ///, 
sg.  oviesse  20,  1899:  //./;/.  ovies- 
sedes  1944;  ///.  pl.  oviesseu  520, 
3698;  Fut.  Conj.  Lsg.  ovier  2504, 
3312;  IIL  sg.  oviere  1909;  7.  pL 
ovieremos  2567;  //,  j;/.  ovieredes 
3435;  ITLpl.  oviereu  2639,   3498; 

fidurhildend:  Ind.  I.  sg.  e  1035 ;  hc 
80,  84,  92:  //.  sg.  as  2410;  ///.  sg. 
a  133,  1768;  ha  76,  117;  7.  pl. 
hemos  272,  1046,  1438;  hemo[8] 
1690;  emos  1908:  IL  j^l.  hedes 
197,  198,  1808;  edes  690,  darledes 
2992  =  dar  le  edes;  777  pl.  hau 
251,390;  an  1641,  2733.  Condic. 
IIL  sg.  ya  495,  1977,  ye  528, 
1945;  7.  pl.  yemos  2663;  77  j;/. 
yedes  678,  1946;  [in  678  haben 
die  Ausg.  fälschlkh  aun  vos  lo  yedes 
statt  aver  vos  lo  yedes ;  vgl.  M.  F.  /'.); 
777  pl.  yen  21,   161,   1250.  — 

/<öim,6m7tml79, 512, 754, 1325, 
1424;  a.  consigo  67.  a.  que  far 
344;  3100;  ayamos  lo  mas  de  vagar 
das  ivollen  wir  meltr  in  Mtisse  tun 
{wenn  wir  mehr  Müsse  haben)  2367; 
erhalten  1525;  a.  a  far  229,  322, 
431,  642,  {ohne  a  nur  in)  3523; 
a.  de  far  321,  678,  1136,  1449 
tun  müssen;  a.  de  (a)  far  öfters  zur 
Bezeichnung  dafür,  dass  eine  Hand- 
lung die  Folge   einer  vorangelmiden 


ist,  oder  auch  statt  des  einfachen 
Verbs:  corri6  la  sangre  por  el  astil 
ayuso,  las  manos  se  ovo  de  uutar 
.  .  .  daher  befleckte  er  sielt  die  Hände 
354;  335,  3320,  3321,  3324;  (a) 
953,  1181,  1145,  1210  {vgl.M.P. 
I  SöL^q)  ;  halten  für :  a  en  debdo 
225;  a  por  besitzen  als  1401,  haben 
zu  2356,  a  por  far  noch  zu  tun 
haben  307 ;  mit  Acc.  Subst.  und 
praed.  aj.  496,  887,  3097,  3124; 
mit  Acc.  pron.  und  praed.  Subst. 
oder  aj.  3303,  3449,  3714;  Hilfs- 
verb 70,  73,  81  etc.:  subjektlos: 
{mit  Orfsbezeichnung)  es  gibt  595, 
698,  1021,  1215;  y  a  674,  1131, 
1204  (i  ha  1080  Irrtum  Vollmöllers, 
s.  i);  non  ha  qui  1778:  es  ist 
her  1573.  —  1182  lies:  avye(u) 
guerra  ;248l  lies:  aver  vos  [hau]  = 
Lidf  u.  M.  P.  7;  2864  lies:  otro 
tanto  [conortado]  las  ha  =  Lidf. 
{vgl.  C.  Lt.  97).  —  Andere  Wen- 
dungen mit  aver  sind  unter  den 
einzelnen  Vokcd)eln  zu  finden. 

s.  7)1.  aver;  3218  haveres.  Hab  und 
Gut  82,  91,  133,  314;  pL  Besitz- 
tümer 27,  45,  101,  3262;  sg.  und 
2)1.  Schätze,  Reichtum  125,  484, 
510,  617;  a.  mouedado  gonünxtes 
Gut,  Geld  126,  1217;  172,  2257, 
3236. 

abes  av.  kaum,  mit  Mühe  582. 

abiltar  v.  tr.  I  demütigen,  herabsetzen, 
herabwürdigen   1862,    2732,   2942. 

aboudado  de  aj.  II  reichlich  versehen 
mit:  de  ritad  sou  a.  sie  haben 
Schätze  in  Hülle   und  Fülle    1245. 

avoroz  s.  m.  III  Fröhlichkeit,  Freude 
pl.  2649.  C.  Rom.  1881  u.  Lidf: 
a[l)vorozes,  s.  dagegen  M.  P.  I  234^.^. 

abra(;ar  v.  tr.  I  umarmen  368,  920, 
1518,  1599;  abra9an  los  cscudos 
delaut  los  cora<,"Oües  sie  fassen  die 
Schilde  {m.  d.  linken  Hand)  und 
halten  sie  vor  das  Herz  3615. 

abrir  v.  tr.  irreg.  IIL  Lnfm.  44.  Praes. 
hid.  LLI.sg.  abre  39;  III.pl.  abren 


270 


Johannes  Adam 


459;  Per  f.  Ind.  IIL  sg.  abri6  356; 
///.  2Ü.  abrieron  693,  2791.  Praet. 
Conj.  111.  )<g.  abriese  34;  ///.  pl. 
abriessen  2002;  Part.  Per  f.  abierto 
203,  488,  593  öffnen,  refl.  statt 
passiv  39,  2002. 

abuelta,  abueltas,  enbuelta  con  n.  de 
av.  zugleich  mit  {vgl.  M.  P.  1  368 
§178)  716,  1761,  3616;  a.  de  los 
albores  heim  Mcn-gengrauen  238; 
in  V.  589  liest  Bello:  cou  los  sos 
abuelta  andaba  zusammen  mit  den 
Seinen  zog  er  dahin  {s.  nadi). 

avuero  s.  m.   H  Vorzeichen  2615. 

abuestas  Kopistenfehler  für  abueltas 
{M.  P.  P  u.  1  330^,   C.  Lt.  97). 

aca  av.  hierher  672,  1110,  1485,  2409; 
hier  1273,   1638,   3119. 

acabar  v.  tr.  I  beenden,  vollenden  366, 
1395,  3252,  ^^%2 -,  ausführen  1771, 
3205,  3690;  refl.  zu  Ende  gehen, 
aufhören  2276,   3729. 

acabo   1717   s.  cabo. 

acae^er  v.  intr.  irreg.  11,  111.  sg.  Fiit. 
Conj.  acae^iere  3197.  sich  ereignefi. 

acayaz  s.  alcayaz. 

acasar  3381   s.  casar. 

acconpanar  [Hs.  aconp-  s.  M.  P.  I 
I8O2J  V.  tr.  I  begleiten  444;  mny 
bien  aconpaiiados  mit  sehr  grossem 
Gefolge  3592. 

acelada  579  s.  ^elada. 

a^erca  av.  nahe:  el  plazo  viene  a. 
kommt  heran  321;  in  der  Nähe  555. 

a9erca  de  av.  in  der  Nähe  von  1101. 

a^ertarse  v.  refl.  I  ztigegen,  amvesend 
sein  1835, 

acoger  v.  tr.  11.  Infm.  acogello  =  aco- 
gerlo  883;  Praes.  Ind.  IIL  2)1. 
acogen  134,  1440;  acoieu  395, 
1199.  Praes.  Conj.  III.  jd.  acoiau 
447 ;  Gerundium  acogiendo  408. 
aufnehmen  (in  Gnaden)  883;  sam- 
meln  447;  refl.  [mit  folg.  Dativ) 
sich  sammeln  bei,  sich  jem.  zuge- 
sellen 134,  305,  403,  1199,  1440; 
beginnen  {das  einf.  Verb  umschreibend) 
a.  a  far  2690  [vgl.  M.  P.  I  353^). 


aconiendar  v.  tr.  I.  Praes.  Ind.  I.  sg. 
acomiendo  256,  372,  2154;  I.  pl. 
hacomeudamos  2628.  ativertrauen, 
anempfehlen,     refl.  411. 

acometer  v.  tr.  II  a.  una  razou  eine 
Äusserung  tun,  laut  werden  lassen 
1375. 

aconpaiiado  s.  acc-. 

acordado  aj.  II  klug,  verständig  1290, 
2488. 

acordarse  v.  I.  Praes.  Ind.  IIL  pl. 
acuerdau  2066,  3163;  Praes.  Conj. 
III.  sg,  acuerde  1942.  refl.  über- 
einkommen (que)  3589;  sich  einigen, 
übereinstimmen  3551 ;  a.  a  todo  lo 
meior  die  beste  Einigung  erzielen, 
sich  aufs  beste  einigen  1946 ;  überein- 
stimmen:  con  oras  se  acordarou  1581, 
sie  kamen  zu  gleicher  Zeit,  gleich- 
zeitig an  ?  Dam.  Hin.  .  .  . :  „qui 
arriverent  ä  l'heure"\  M.  P.  I: 
'entonces'  ?  Bello :  „a.  con  horas  = 
juntarse  a  rezarlas" ;  SitovA3kd.os  fuerou 
3059  sie  hatten  sich  vereinigt  [s. 
Bello);  sich  verabreden  2258;  sich 
beraten,  besprechen  mit  (con)  666, 
828 ;  —  intr.  a.  en  cousseio  zu 
einer  Einigung  in  einem  Entschlüsse 
kommen  3218;  —  tr.  übereinstim- 
men machen:  nos  acuerde  en  lo 
miioi'  er  möge  uns  zum  besten  Rat 
verhelfen  1942;  überreden  1030; 
jem.  von  seinem  Entschlüsse,  seinen 
Absichten  in  Kenntnis  setzten,  in- 
struieren 1712,  2217;  überein- 
stimmen in:  a.  la  razou  3163; 
ebenso  lies  in  2066  nach  R.  G.  u. 
C.  Lt.  97. 

acorrer  v.  tr.  II  zu  Hilfe  eilen,  bei- 
stehen 222,   708,   743,  745,  1483. 

acorro  s.  m.  H  Unterstützung,  Hilfe- 
leistung 453. 

acostarse  v.  refl.  /  a.  a  sich  heran- 
machen an  jem.  749;  sieh  {nach  der 
Seite)  neigen,  senken:  teudales  1142, 
2401. 

acre^er  v.  intr.  II  hinzuwachsen,  hin- 
zukommen  1419,   1648. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspauischen  Poema  del  Cid 


271 


acuestas  av.  auf  dem  Rüekoi  790. 

acusar  de  v.  tr.  I  anklagen  wegen  73; 
{ohne  de)   112. 

adagara  s.  f.  I  Tartsche  121. 

adebdar  v.  tr.  I  auf  Kredit  nehmen 
1976. 

adelant;  1841,  2766  adelaute;  990 
adellaut  av.  Aufzählung:  desi  a. 
weiterhin,  ferner  742,  3110;  1329; 
zeitlich :  künftig,  späterliin  896, 
1269,  1869,  2463;  daqui  en  a. 
von  jetzt  ah  2893;  örtlich:  desi  a. 
von  da  ab  1383;  mas  a.  iveiter  hin 
1463;  yr  a.  weiterziehen,  -reiten, 
-marschieren  543_,  950,  990;  vor- 
angehen 2707,  2766;  {figürlich) 
Fortschritte  machen,  vorwärtskommen 
1118,  1881,  1883;  aguiiar  a. 
vorausreiten  601;  aduzir  a.  263  3. 
ad-,  moverse  a.  700,  legar  a.  1841, 
3511,  eubiar  a.  3010,  eutrarse  a. 
1579,  catar  a.  2439,  levar  a.  1445, 
ser  a.  iveiter  vor,  davor  liegen  552, 
1150.  In  V.  2211  cavalgau  a.  ist 
a.  zu  tilgen  nach  Lidf.  Nota,  Rest, 
u.   C.  Lt.  97. 

adeliuar;  adelmar  467,  1984;  1309 
{Hs.  adeliuo,  M.  P.  P.),  2237  {Hs. 
adeliuuaudo,  M.  P.  P.),  v.  intr.  I 
sich  ivohin  wenden,  begeben  a.  a  31, 
467,  1593,  1610  {mit  Infi  it.:  sich 
anschicken)  2857;  a.  pora  1203, 
1309,  1580,  2167;  a.  tras  hinter 
jem.  her  marschieren,  -reiten  969. 

adeliueclio  (J/.  P.  I  284^.^)  aj.  II  direkt, 
geradeaus  2884. 

adentro  av.  a.  por  drimien  1672  {M. 
P.  I  will  aber  eutrar  statt  estar 
setzen),  hinein  in  3682. 

aderredor  s.  derredor. 

adestrar  v.  tr.  I  bändigen  {einen 
Löwen)  2301. 

adiestro  s.  diestro. 

adobar;  adobasse  =  adobarse  1700. 
V.  tr.  I  herrichten,  xubereiten  (coziua) 
1017,1531,2064;  (pala9io)  2205; 
ausstatten  1426,  1429  (lies:  ado- 
badas  las  ha{u)  =  Lidf.  u.  C.  Lt.  97) ; 


besorgen  249;  v.  intr.  sich  rüsten 
3101;  refl.  sich  rüsten  681,  1283, 
1675,  1965;  a.  cou  mit  jem.  fertig 
werden  3671V  (Belle :  portarse,  obrar) ; 
fiAohsiAo  gerüstet  1000,  3103,  3489; 
ausgerüstet  1715,  2144,  3538. 

adorar  v.  tr.  1  anbeten  336,  362. 

adonnirse  v.  refl.  irreg.  III.  Perf  Ind. 
III.  sg.  adurniio  405  einschlafen. 

ados  in  der  Verbindung:  amos  a.  beule, 
masc.  amos  a.  2353,  2745;  fem. 
araas  a.   1352,   1661. 

adurmio  .s-.  adormir. 

adtor  s.  m.  III  Habicht,  Taubenfalke  5. 

aduzir  v.  tr.  irreg.  III.  Infm.  144, 
1864,  3242.  P-aes.  Ind.  I.  sg.  adugo 
2188;  III.  pl.  aduzeu  263,  1019, 
1650;  Praes.  Conj.  III.  sg.  aduga 
2914;  I.pl  adugamos  168;  IL  pl. 
adugades  1485;  Imperat.  II.pl. 
aduzid  641,  1469;  Peif.  Ind.  I.  sg. 
adux  3599;  II.  j^l-  aduxiestes  1764; 
III.pl.  aduxieron  3010;  Plusquam- 
pcrf.  Ind.  III.  sg.  aduxiera  1420; 
Praet.  Conj.  III.pl.  aduxiesseu  1573, 
2840 ;  Fut.  Conj.  L  sg.  aduxier  181 ; 
Part.  Perf.  aducho  147.  —  {von 
Sachen)  lierbcischaffcn,  -bringen  144, 
147  (las  archas  aduclias  wenn.  .  .  . 
sind)  168,  1019,  1650;  herbringen 
181;  {von  Persoiwn)  herbeibringen, 
herführen  263,  1420,  1485,  1764; 
zuführen  2188;  a.  delaut  vor  jem. 
führen  641,  1469;  {von  Tieren) 
heranführen,  vorführen  1573,  1864, 
3242;  hinführen  nach,  zu  2840, 
2914,  3010,  3599. 

afan  s.  m.  III  Mühe,  Beschwerlichkeit 
1635,   1935,  3507. 

afarto  av.  Jiinlänglich,  genugsam  1643, 
3459. 

afe,  fe;  äffe  2222,  2855,  3393.  interj. 
siehe  da,  sehet  da.  afe  tnit  Obj. 
505,  1317,  1597,  2135;  afe  los 
moros  a  oio  seht  da  die  Mauern  vor 
Euch:  afevos  mit  Obj.  152,  262, 
476,  1255;  fe  mit  Obj.  269,  485, 
1452;  fevos  mit  Obj.   1335,  3591; 


272 


Johannes  Adam 


ve^os  3272?  (Bello  II:  vezarse  = 
adornarse;  dagegen  Korbs,  S.  63; 
R.  O.  =  ve  ecee-vos  =  eccovi); 
afe  mit  folg.  Objektsatz  mit  que 
2140;  1677  afe  a  guisa  sie]i.e  feo. 
Ableitung: Diez,  Gram. (5.  A.)  II 466: 
fe-lat.  vide,  a  nur  im  Ausruf;  F.  0. : 
fe  =  ve,  imperativo  di  veer;  Ascoli, 
Arch.  Glott.  ital.  X  7  Anm.  afe  = 
a  {e  =  profecto,  fe<^fide;  Meyer- 
Lübke,  Gr.  II  §  242:  he  aqui  = 
lat.  iniper.  habe,  durch  Einfluss  von 
ve  aus  lat.  vade  {besser  vom  älteren 
*vai)  modifiziert:,  Bello  II  350: 
„parece  corupciön  de  habete"  {wie 
Ford,  Mod.  Phil.  7);  Pictsch  {Mod. 
Phil.  04):  he  =  habe,  fe  =  dialek- 
tisch für  he ;  Menendez  Pidal  1 29 2^ : 
„el  adverbio  demostrativo  fe  afe  es 
de  origen  arahe. 

afevos  s.  afe. 

afincar  v.  fr.  I  hart  zusetzen,  in  die 
Enge  treiben  3221. 

afontar  v.   tr.  1  beschimpfen  2569. 

afuera  av.  hinaus,  heraus;  por  la  boca 
a.  3638. 

agardarse  v.  refl.  I  sich  hüten,  sich  in 
acht  nehmen  568. 

ageno  ctj.  II  fre»id  (iierra,)  1326,  1642; 
subst.  lo  a.  fr.  Eigentum  3248. 

agora  av.  jetzt,  in  dieser  Stunde  373, 
782,  827,  896;  lo  de  a.  die  jetzige 
Unbill  980. 

agua  s.  f.  I  Wasser  {zum  Trinken) 
345,  526,  555  (vedar  a.);  661, 
667  (toller  el  agua);  1229',  2798, 
2801;  {zum  Händewaschen)  1049, 
C.  Rom.  81:  aguamauos  =  Lid  f., 
von  31  P.  I  249 ^  ff.  abgelehnt. 

aguardar  v.  tr.  I  beobachten  308,  839, 
1058,  2168;  bewacJten,  wachen  über 
1449,  1547,  2930,  3122;  ser  a  a. 
des  Anschauens  wert  sein  1822;  in 
1547  ersetzen  Bello,  R.  P.  XX^ 
S.  118  und  Lidf.  aguardando  durch 
aguardava;  s.  auch  agardarse. 

aguazil  ^s,  7?^.  111  Vezier  {militärische 
Charge  bei  den  Mauren)  749. 


agudo  aj.  71  scharf ,  spitz  2737.  subst. 
lo  a  die  Schärfe  des  Degens  {Sehneide) 
3661. 

aguiiar  10,  37;  aguijar  51,  227. 
v.Itr.  die  Sj)oren  geben  2394;  intr. 
dem  Pferde  die  Sporen  gehen  37, 
862,  2413;  eilig  reiten  a.  (por)  51, 
1543,  2646;  fort-,  davonreiten  227 , 
691,  1077;  weiterreiten  10,  232; 
a.  cabadelaot  rüstig  vorwärts  reiten 
858;  a.  adelant  voranreiten  601; 
a.  e  espolonear,  a.  a  espolon,  eilig, 
spornstreichs  reiten  2009,  2693, 
2775. 

aguisa  s.  guisa. 

aguisado  aj.  II   angemessen,    recht    u. 

billig  132,   143,   197,  1262,  2266; 

angemessen,    am   Platze    2047;    do 

■  fuere  a.    an  einem  passenden   Orte. 

s.  aguisar. 

aguisamiento  s.  m.  II  Ausrüstung, 
Schmuck  {Bello:  arreo)  3125. 

aguisar  v.  tr.  I  anordnen  808,  2322; 
part.  perf.  abgemacht  836;  ausge- 
rüstet 3022. 

ay  =  a  y  s.  aver, 

ay  3253  nach  Mild  S.  236  in  ya  zu 
korrigieren  —  3045,  3171,  3271; 
vgl.  M.  P.  I  298^^,  R.  G.  u.  Lidf. 

aya  etc.   s.  aver. 

aydes  s.  aver. 

ayna  ar.  tau  a.  gar  schnell  214,  1676, 
2059. 

ayrar  v.  tr.  I  in  Zorn  geraten  über 
jem.,  jem.  zürnen  {Bello:  „negar  el 
superior  su  gracia  i  valimiento  al 
inferior^'').  me  a  ayrado  er  zürnt 
mir,  ist  gegen  mich  aufgebracht  90, 
815;  114,  629;  so  ayrado  del  rrey 
d.  K.  zürnt  mir  156;  omne  ayrado 
ein  in   Ungnade   Gefallener  882. 

ayuda  2103,  aiuda  2503  s.  fl  Hilfe, 
Untcrstiitxung, 

aiudar  v.  tr.  I  unterstützen,  helfen  143, 
221,  640,  1094;  aiudar  le  2960 
=  a.  le  he. 

aiunta  s.  f.  I  Zusammenkunft   8717. 

aiuutar    v.  tr.    I  sammeln,    vereinigen 


Übersetzung  und  Glosaar  des  altspanischen  Poema  del  Cid 


273 


1625;  refl.  zusammenkommen  653, 
1015;  a.  con  sich  vereinigen  mit 
1171;  handgemein  werden  mit  3320 ; 
subst.  Dios  sabe  el  a.  Cwtt  iveisSj 
ob  ivir  uns  wiedersehen  373;  cre(;io 
en  laiuntar  (=  D.  //.,  Lid  f.;  da- 
gegen C.  Lt.  97)  er  hatte  Zuwachs 
an  Leuten,  die  sich  ihm  anschlössen 
304. 

ayuso  354,  426;  ayusso  1101  ar.  (^mit 
Subst.)  hinufitcr,  hinab,  herunter',  por 
el  astil  a.  354;  501,  781;  762; 
Fitaa.  446;  577,589;  {ohne  Subst.) 
stromabwärts  858;  aun  mas  a.  noch 
weiter  hinab  1161;  cuestayuso  = 
cuesta  ayuso  (vgl.  M.  P.  I  199  ^q) 
992,   1002. 

al;  2423  hal  j)ron.  neutr.  indecl.  {init 
d.  Artikel)  das  Ändere,  Übrige  592, 
2423,  3503,  3542;  en  lo  al  im 
übrigen  2173;  lo  uuo  —  lo  al  der 
eine  Teil  —  der  andere  3656;  (ohne 
Artikel)  etwas  Anderes  896,  1694, 
2255,  2891;  non  pase  por  al  etc. 
a?iders  soll  es  nicht  sein  (wird  es 
nicht  gehen)  675;  3367;  710,  1685. 

ala  interj.  lic,  ivohlan  442,   2351. 

alabarse  v.  refl.  I  sieh  rühmen,  prahlen 
580,  2340,  2757,  2763;  a.  de  2134; 
{mit  folg.   Objektsatz)  3324. 

alarido  s.  m.  II  Geschrei,  Geheul;  dar 
grandes  a.  ein  lautes  Geschrei  aus- 
stossen   606. 

alaudare  v.  fr.  I  loben,  preisen  335. 

alba  3060,  alva  1100  s.  f.  I  Morgen- 
dämmerung, Anbruch  des   Tages. 

albergada  s.  f.  I  {Herberge)  hier:  Lager 
794,   1067,  2384. 

albergar  v.  in  fr.  1  sich  lagern  547, 
1475,  2706,  2844,  2879. 

albores  235,  238,  alvores  1137,  1657 
s.  m.  pl.  III  Morgendätnmerung. 

albricia  {Hs.  ohne  Cedille)  s.  f.  I  gute 
Nachricht  14  {hier  ironisch!)  R.G. 
„esclamazione :  Evviva!  Coraggio!  — 
pi'opriamente  e  il  dono  che  si  fa  a 
chi  porta  buone  7iuove.'^  {s.  das  Ver- 
zeichnis d.  arah.  Lehnwcnie). 

Romanische  Forschungen  XXXII. 


alcä(,'ar  s.  m.  III  Iestu?ig,  festes  Schloss, 
Citadelle  1220,  1571,   1610,   1652. 

alcayaz  1502,  acayaz  2669  .f.  m.  III 
Herr,    Gebieter. 

alcalde:  3224  Vollm.  fälscht.  alcMas, 
Hs.  alcaldes,  vgl.  M.  P.  I  233 ^J) 
s.  m.  III  Richter  3135,  3159,  3224. 

alcangar  v.  tr.  I  erreichen  390,  472, 
758,  971;  einholen  1253,  2420: 
a  todos  alcauQa  ondra  por  .  .  .  allen 
wird  Ehre  zuteil  durch  3724. 

alcan(,"0   .v.   alcauz. 

alcdudara  s.  f.  I  Stange  zum  Aufhängen 
von  Kleidern;  Falkenstange  4. 

alcauz  772,  776;  alca[u>  786,  1679, 
1728  {rgl.M.P.  1103.):  alcaz  {Lid f., 
i?e/fo :  aica[u]z)  2403,' 2408;  alcau(,-a 
2399,  998;  alcau(,-o  2533.  s.m.III 
Verfolgung,  yr  en  a.  verfolgen^  nach- 
setzen 776,  998;  caer  en  a.  {mit 
Obj.)  verfolgen  2403,  2408;  {ohne 
ObJ.)  die  Verf.  aufnehmen  2399 ; 
tierras  dalcauz   936  s.  Alcauz. 

alcjar  v.  tr.  I  heben,  emporheben  (la 
manu)  216,  1340;  (la  sefia)  857; 
726;  la  su  s.  alyada  mit  wehendem 
Banner  577;  a.  arriba  355,  2421; 
refl.  sich  wohin  flücJden:  non  vio 
dos   (=  do  se)  al9asse  2286, 

alcaria  s.   Alcarias. 

alcaz  s.  alcanz. 

alevoso  a.  II  treulos,  arglistig,  subst. 
Treuloser  3362,  3383. 

alcgarse  v.  refl.  I  Jierankommen  791, 
2344;  sich  nähern  3318;  sich  zu 
jem.  gesellen  968. 

alegrarse  v.  refl..  I  sich  freuen  1036, 
1266,  1455,  1659;  todos  sea  ale- 
grando  1257,  lies  t.  se  alograudo 
{=  D.  II.,  Bello,  C.  R.  X,  M.  P.  I 
409^^;  Baist  Lt.  1880  und  Lidf: 
t.  se  van  a.). 

alegre  aj.  III  fröhlich,  froh  243,  926, 
944,  1049;  a.  de  1535,  1731,3530; 
alegre  son  1670  =  alegres  sou  [vgl. 
CR.  81  imd  31.  P.  I  201  ^^y 

alegreya  s.  f.  I  F)-eude,  Fröhlichkeit  797. 

alegria   s.  f.  F)-eude   1770;  a.  con  Fr. 

18 


274 


Johannes  Adam 


über  1236;  far  grant  a.  gr.  Fr.  zeigen 
933;  i^/?«-.   1558. 

aleüt  1639/2409;  allent  2873;  alen 
2425,  911  praep.  jenseits  dalent  mar 
1 639,  2409 ;  el  rey  de  alen  mar  2425 ; 
—  av.  alen  de  Teruel  911;  dallent 
vom  andern  Ufer  aus  2873:  adverbiale 
Wendungen:  a.  parte  del  mar  1156, 
de  a.  partes  del  mar  1620,  jenseits, 
auf  der  andern  Seite  des  Meeres. 

alfaya  s.  /".  /  etwas  Kostbares,  Wert- 
volles [Sanchez:  cosa  rica,  noble  y 
preciosa).  vestiduras  que  son  d al- 
faya wertvolle  Kleider  2116. 

algara  s.  f.  I  eigentlich:  Trupp  zu 
Pferde,  der  das  Land  der  Feinde 
du7'chstreifte  und  verwüstete  (Bello: 
destacamento ,  partido  de  trojm  que 
sah  a  2)illar  e  robar).  yr  en  a,  einen 
Stre if-,  Plümlerungszug  1 1  ntern ehn len 
442;  454;  al  a.  bei,  auf  dem  Streif - 
zug  451 ;  476 ;  las  algaras  die  Streif- 
züghr  446. 

algo  pron.  etwas  123,  258,  802, 1033; 
etwas  (in  der  Bedeutung  von:  nicld 
wenig,  viel)  124,  157,  205,  1073; 
el  que  lo  ovo  en  algo  der,  dem  sie 
am  Herzeti  lag  227b;  preciar  a.  sehr 
schätzen  2434;  valer  a.  viel  wert 
sein,  gelten  1758;  ser  äa]go  einigen 
Wert  haben,  etw.  ivert  sein  504; 
quanto  que  fue  algo  ==  viel  111; 
fijo  (fija)  dalgo  s.  fijo,  fija. 

alguaudre  pron.  indef.  jemals  (vgl.  C. 
Rom.  X  u.  M.  P.  I  296^).  nunquas 
a.   352,  non  a.   1081   niemals. 

a\gui\o  2)>'on.  subst.  (^irgend)  einer  1260; 
pl.  aJgunos  einige,  mancher  674; 
3116  lies  [a]  alg.  —  aj.  algun  251, 
algunt  1754  (s.  M.  P.  I  193^^)  fem. 
alguna  451,  2616,  2910,  irgend- 
einer, pl.  algunos  einige  283;  a.  bien 
302  ettvas  Gutes'  a.  moro  ein  paar 
Mauren  2372;  a.  dia  [noch]  einige 
Zeit  251;  a.  ano  [noch]  ein  paar 
Jahre  1754;  a.  noch  in  (irgend) 
eine)'  Nacht  2500. 

algunt  s,   algun ü. 


all  s.  alli. 

alma  (el)  s.  f  I  Seele  279,  382,  1705. 
fig.  1605;  Leben:  los  cuerpos  e  las 
a.  28 ;  aver  el  a.  am  Leben  sein, 
leben  1820;  ver  a  alguno  con  el  a. 
jem.  lebend  wiedersehen  1529;  esca- 
par  con  el  a.  3658;  Geist:  dexar 
el  a.  den  G.  aufgeben  1022;  dalma 
e  de  cora9on  von  ganzem  Herzen 
und  von  ganzer  S.,  von  Herzen  [gern], 
herzinnig,  mit  allen  Kräften,  sehr 
1923,  2001,  2033,  1930,  3030, 
2835. 

almofalla  (1),  el  s.  f  1  Heer  660,  694, 
1124,   1839. 

almofalla  (2),  s.  f  I  Teppich  182. 

almofar  s.  m.  HI  Panzerkappe.  Jener 
Teil  der  Rüstung,  der  den  Kopf  be- 
deckte, über  den  dafin  der  eiserne 
yelrao  gestülpt  wurde.  790,  2436, 
3653,  3654. 

almorzar  v.  intr.  I,  H.  sg.  praes.  ind. 
almuerzas  3384  frithstücken.  era  al- 
morzado  er  hatte  gefr.   3375. 

also  3620  =  al  so. 

altar  s.  m.  HI  Altar  224,  327,  3055. 

alte  8318  =  a  el  te. 

alto  s.  m.  II  Höhe,  en  alto  8,  497, 
792,   1297. 

alto  aj.  II  hoch  864,  1571,  2698. 
Superl.  1611;  siü)st.  en  todo  lo  mas 
alto  auf  die  oberste  Spitze.,  den 
höchsten  Punkt  612;  laut:  a  altas 
vozes  35,  3292;  stolz,  vornehm: 
casamiento  2940. 

aluen  av.  fern,  mas  cae  a.  es  liegt 
weiter  hin  2696. 

alla  3103  =  a  la,  alias  3272  =  a  las. 

alla  624,  774,  1420;  ala  350,  1435, 
1611;  av.  dort  624,  774,  1681, 
2853;  dorthin  1435,  2578,  2964; 
pora  a.  638,  976;  dalla  von  dort 
181,  1420;  a.  ond  de  eile  esta 
(von)  dort.,  %oo  1398. 

allavade  2824  ?  D.H.  =  alla  und  vades 
(=  vayades),  geht  zum  Teufel.  Bello 
II  281  mit  Bestimmtheit:  alabados 
se  han ;  7iach  M.  P.  P.  V.  2824  hat 


ÜberBCtzung  und  Glossar  des  altspanisolien  Poema  del  Cid 


275 


die  IIs.  allabandos  seyan  {ilcr  Kopist 
achrieh:  Allabados  so  an). 

alli  10,  506,  563,  ali  573,907,1732 
av.  {örtlich)  da,  dort  506,,  573,  907; 
desde  a.  von  dort  1730;  dortlnn  1963, 
2349;  fasta  a.  bis  dortlnn  1728; 
(xeitlirh)  nun,  da  10,   1262,    1732. 

allongar  v.  intr.  1  länger  werden,  lang 
icachsen  (barba)   1238. 

ainaue<,'er  v.  intr.  irreg.  II  Tag  werden, 
tagen   1186. 

amar  c.  tr.  I  liehen  1563,2353,  2385; 
querer  e  a.  iyinig  l.  2221. 

ameu  interj.  Amen  3730;  so  geschehe 
es  3033. 

ami  3304  =  a  mi. 

amidos  84,  1229;  amydos  95  av.  un- 
gern, ividerwillig. 

amigo  s.m.  II  Freund  103,  830,  1177; 
3386  lies  [a]  amigo  =  Bello  u.  Lidf.\ 
myo  a.  es  de  paz  er  ist  mein  treuer 
Freund  1464  s.  D.H.,  Note  zu 
V.  1472. 

amistad  2412,  3388;  amistas  2411 
lies  amistad  .s\  /'.  ///  Freundschaft. 
taiar  a.   2411   .s\   taiar. 

amistas  s.   amistad. 

amo  s.  m.  II  Wärter  {liier  wohl  ironisch 
gemeint)  2356. 

araoiado  aj.  II  schlaff,  locker  [Bello: 
flojo;  Res(.:  allcntato)  [(iiBchas)99S. 

amor  5.  m.  (2272)  u.  f.  (1325)  /// 
Liebe,  Zuneigu)tg  1247,  1325,  2032; 
Liebesbeweis  2379;  jAur.  2272;  cou 
vuestro  a.  mit  Eurer  Einivilligung 
2099 ;  poi-  a.  de  jem.  xu  Liebe,  um 
jemandes  tcilleyi  273,  1240,  1321, 
181 1 ;  por  a.  del  Criador  2658, 2787  ; 
por  a.  de  caridad  um  aller  Barm- 
herzigkeit willen  720,  3253;  ge- 
schlechtliche Liebe  2703.  —  adverbial: 
damor  gern,  eifrig  1139;  damor  e 
de  grado  2234,  d.  e  de  volnntad 
1692  von  Hrrien  gern. 

amortei^ido  aj.  II  ohnmäclüig,  hall)  tot 
2177. 

amos,  /e»/.amas;  entramos  2660,  3232, 
eutre-amos    191     7ium.    beide    (mit 


Artikel  vor angestclU):  amos  los  bra(,'os 
203, 1794,2343,2520;  [nachgestellt): 
los  yuoios  amos  264,  879;  {ohne 
Art.  vorangestellt):  amas  mis  fijas 
1604,2222,2279;  {nachgestellt):  v. 
fijas  amas  1397,  1593,  1801,  2184; 
{ynit  Pronomen)  127,  2086,  2203, 
3352;  {absolut)  100,104,106,120; 
amos  (amas)  ados  beide  1352,1661, 
1902,  2003.  In  142  schrieb  der 
Kopist  nur:  amos  tred  {s.  M.P.P.). 

amover   169  s.  mover. 

andar  v.  intr.  iireg.  I  Per  f.  Lid.  II.  sg. 
andidiste  343;  ///.  sg.  audido  1726; 
III.pl.  audidieron  434,  1197,3554, 
3716;  Praet.  Conj.  IIL  p)l.  andi- 
diessen  2839;  sonst  regelmässig, 
reiten,  marschieren  321,  434,  650; 
542,  546,  897.  a.  sobre  reiten  auf 
788 ;  wandeln^  einhergehen  343,  659 ; 
dahinziehen,  seinen  Weg  ziehen 
1975;  fortreiten  391;  weiterziehen 
389,  2878;  audad  daqui  zieht  fort 
von  hier.'  2603;  a.  por  ziehen 
durch  2962;  {vo)i  Tieren):  (gut) 
laufen  602,778,1726, 1967 -,  herum- 
laufen 466,  730,1778;  —  ergehen : 
andan  los  pregones  1197;  umschrei- 
bend (zur  Bezeichn.  einer  Dauer) 
1261,  1292:  a.  en  pro  a  alg.  jem. 
nützen,  auf  jemandes  Vorteil  bedacht 
sein  2054,  1913;  a.  eu  pleyto 
{Bello:  solicitar^  negociar)  etwas  aus- 
zuwirken suchen  Zhh4,{D.  IL  übers.: 
„Ils  eleverent  une  difficulte^^)]  ver- 
handeln 3716;  —  pari,  praes,  bieu 
audantes  sou  sie  sind  tüchtige  Reiter, 
reiten  wacker  2158. 

Angel  s.  m.  III  Engel  406. 

angosto  aj.  II  kümmerlich,  ärmlich 
(tierra)   835,   838. 

anocb  av.  gestern  abend  {vgl.  M.  P.  I 
293 ^Q  ff.)  42,  2048. 

anocbeger  v.  impers.  irreg.  II,  III.  sg. 
praes.  conj.  anocbesca  432,  Nacht 
iverden. 

aupara  {nach  M.  P.  P.  u.  I  hll^.  hat 
18* 


276 


Johannes  Adam 


die  Hs.  eupara)  s.  f.  I  Herrschaft, 
Gewalt  964. 

ante  praep.  vor  [örtlich):  a.  sns  armas 
1548;  vor  [dem  Angesicht)  einer 
Person  264,  269,  isiS,  1843; 
causal:  ante  rroydo  de  atamores 
696. 

ante  que  s,  autes  que. 

antes  ai:  vorher,  früher  164,  2494, 
3406,  3449  :  a.,  en  a.  voi-her,  zuerst 
866,  3623;  de  un  dia  a.  einen  T. 
vorher,  früher  2013;  sahst,  lo  de 
antes  die  frühere  Unbill  980.  — 
eher,  lieher  1022;  a.  —  que  lieber  — 
als  3384. 

antes  de  av.  vor  a.  de  la  nocbe  r/ester?i 
Ähend  23 ;  a.  de  la  maiiana  vor 
Tagesanbruch  1701;  a.  deste  tercer 
dia  ehe  (die  nächsten)  drei  Tage  ver- 
strichen sind  1533;  1665;  eu  a.  de 
iantar  ehe  ich  gegessen  habe,  vor 
dem  Essen  3051. 

antes  que  conj.  [mit  folg.  Conjmictiv) 
bevor,,  ehe  231,  585,  996,  2250; 
lieber — als  dass  2556;  ante  que 
169,  432;  lieher  —  als  dass  2548; 
eu  autes  que  302. 

ano  s.  m.  II  Jahr  40,  121,  130,  162: 
est  a.  in,  diesem  J.  254 ;  alguut  a. 
{nocli]  manches  J.   1754. 

aosadas  s.   osadas. 

apare(;ei-  v.  intr.  irreg.  II,  IL  sg.  pcrf. 
ind.  apare^ist  334;  part.  perf.  a]^a,ve- 
^ido  3355.  —  erscheinen  334;  estos 
casamientos  nou  fuessen  apare^idos 
0  ivenn  doch  .  .  .  nicht  stattgefunden 
hätten!  3355.  D.  H.  glaubt,  der 
Dichter  habe  eigentlich  sagen  ivollen: 
apareiadas   =  hergerichtet. 

apareiar  v.  fr.  I  rüsten  1123;  Vorbe- 
reitungen treffen  zu  1973. 

apartar  v.  tr.  I  trennen,  so  auf  die 
Seite  bringen,  dass  der  König  sie 
nicht  beschützen  konnte?  3540;  a.  a 
beiseite  führen  1896:  refl.  beiseite 
gehen  105. 

aparte  191,  apart  985  av.  beiseite  191, 
985,  1860,  2319;  salirse  a.  de  sich 


entfernen  von  2768;  caer  a.  %ur 
Seite  fallen  240 ;  echar  a.  herunter- 
schlagen (carbonclas)  766;  3631, 
3651 ;  preuder  a.  in  die  Seite  treffen 
[Bello:  a  toi,  lado,  en  un  costado) 
3681. 

apecbar  s.  pecbar. 

apoco  que  s.  poco. 

apostol  s.  m.  III  Apostel  1138,  1690. 

apre^iadura  s.  f.  I.  Bello:  alhaja  o 
cosa  de  valor  apreciada;  Restori: 
roba  prezxata  a  stirna.  Abgeschätzte 
Wertgegenstände ,  wertbare  Objekte. 
3240,  3250. 

apreyiar  v.  tr.  I  schätzen,  abschätzen 
3245. 

apres  de  av.  nahe  bei,  in  der  Nähe  von 
1225,   1559. 

apretar;  D.  H.,  Bello  ^  Lidf.  lesen 
apre[s]tar:  v.  tr.  I  rüsten  991  (vgl. 
dagegen   C.  Lt.  97). 

apriessa  av.  schnell  97,  99,  235,  297 ; 
vgl.  priessa. 

apuesto  aj.  II  stattlich,  schön  [Bello: 
hermoso,  galan:  D.  H.  übers.:  zu 
sehr  gelegener  Zeit)  1317;  ar.  fablar 
tan  a.  in  gar  ivohlgesetzten  Worten 
sprechen  1320. 

apuutar  v.  intr.  I  [von  der  Sonne)  her- 
vorbrechen, anfangen  sich  zu  zeigen 
457,   082,  2180. 

aquel  26,  aquela  707,  aquelos  2336, 
aquelas  161.  j'>/w?'.  dem.  jener  aj. 
161,  764,  900  {s.  prender)  926, 
995;  alleinstehend  116.  929;  pivn. 
determ.  a.  que  26,  436,  497,  792; 
episches  a. :  a.  rrey  Alfousso  1222, 
1230:  2324;  704,  1991;  aquellas 
256:  Bello:  aqui  las;  Rest..^  Lidf.: 
que  llas;  M.  P.  I  329  §  139  aqui- 
[uos]las. 

aques  290,  aquessa  953  p-ow.  dem. 
aj.  jener. 

aqueste  121,  aquesta  440,  aquesto  112, 
aquestos  779,  aquestas  270  ;  pron. 
dem.  dieser  —  aj. 121, 130,270,  440, 
453;  a.  uuevas  Kachrichten  hierüber 
2622,   2826;   de  a.  XV  dias   1410 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid 


277 


.s.  dia;  subst.  1331,  1568,  2314; 
(neutr.)  890,  1106,  1296;  pron. 
(Icterm.  a.  quo  3709:  episches  a.  2269, 
3065;  uos  vengaremos  aquesta  2719 
[F.  Äraiijo  S.  238:  seil,  cosa,  ocasiön). 

aquexarse  v.  refl.  I  sich  ängstigen^ 
jammern,  klagen  1174. 

aqui  av.  [örtlich)  hier  247,  516,  253, 
820,  990,  lObb;  pleon.  702 1  {zeit- 
lich) da,  nH)i:  aqui  dixo  1056:  1372, 
2 1 1 3,  241 7,  2584 :  daqui  von  diesem 
Augenblicke,  ron  jetzt  an,  sofort  180; 
jetit  219,  2097:  daqui  en  adelant 
von  jetxt  ah,  fürderhin  2893;  a.  finco 
la  boz  3211  6-.  fincar  (C.  Lt.  07:  assi); 
aqui   2089   lies  a  qui. 

araucar  .s.   arr — ■. 

arch  .s\  art. 

archa  (ch  „rasgo  archaico  de  ortografia" 
nach  M.  P.  1  7  Anm.  1):  arca  113 
5.  f.  I  Kasten,  Kiste  85,  113,  119, 
127.  Berg.  IV  S.  575  erzählt,  dass 
sich  XU  seiner  Zeit  eine  dieser  Kisteti 
in  der  Kirche  Santa  Agneda  de 
Biirgos,  die  andere  im  Kloster  Car- 
dena  befand. 

ardido  79,  3359,  fardido  443,  489 
aj.  II  kühn,  mutig,  a.  laiica  s.  dies, 
superl.  tod  el  mas  a.  d.  Allerkühnste 
3359. 

ardiment  s.  in.  III  Kühnheit,  Uner- 
schrockcnheit  549. 

arebata  s.  f.  I  {lieftiger,  gewaltsamer) 
Angriff,   dar  a.  a.  jeni.  angreifen  562. 

arena  s.  f.  I  Sand  86. 

areziado  aj.  11  mutig,  stark,  kräftig  1291. 

arma  s.  f  I  Waffe  1988  (in  plural. 
Bcdeut.).  Sonst  stets  im  Plural:  639, 
659,  795,  986;  zu  1548  s.  die 
übers. :  armas  de  fuste  Turnieru: äffen 
1586;   —  Krieger  1224,   1626. 

annar  ?•.  refl.  I  sich  bewaffnen,  sich 
wappnen  695,  697,  1135,  3552; 
p.  pcrf.  aj.  gewappnet  684,  1687, 
2368. 

armino  s.  m.  II  Hermelin  plur.  3075; 
aj.  II  aus  Hermelin  (pieles,  manto) 
2749,  3374. 


arobda  s.  m.  und  f.  I  {Schildwache), 
Posten,  Vorpostc)!,.  Hello  II  s.  v. 
arobdar:  „de  robdas,  rondas,  jyar- 
tidas  avanzadas  que  observan  los 
movimientos  del  cnemigo^'-.  plur.  658 
{vgl.  Lidf  Note),   660,   694. 

arobdar  v.  tr.  I  hewaclien.  andan  arob- 
dando  dienen  als   Wachen  1261. 

arrancada;  1233  aranca(n)da  s.  f.  I 
{wilde)  Flucht  1227 ;  Niederlage  583, 
588;   Sieg  609,  1158,  1233,  2398. 

arraucar  1226,  1833;  arancar  769, 
793.  V.  tr.  I  [eigentlich)  entwurzeln, 
herausi-eissen  1142,  2400;  in  die 
Flucht  schlagen  1145,  1226,  2337; 
besiegen  769,  1721,  1741;  a.  moros 
del  caupo  3/.  im  Felde  besiegen  1851, 
3519;  a.  iina  batalla  in  einer  Schi, 
siegen,  eine  Schi,  gewinnen  793,  814, 
1656,  1819;  a  el  caupo  im  Felde 
siegen  2458;  intr.  siegen  3670. 

arras  s.  f.  I  pl.  Unterpfand,  Moi-gen- 
gabe  2565,  2570.  Man  nannte  a. 
das  Geschenk,  das  d&r  zukünftige 
Gatte  seiner  Braut  machte  im  Hin- 
blick auf  die  Heirat.  Es  ging  ihm 
verloren,  wenn  er  sein  Versprechen 
nicht  erfüllte.  Vgl.  Siete  Part.  IV 
tit.  XI,  l.  I,  cit.  von  D.  H. 

arreado  2471,  arriado  1778  {vgl.  M. 
P.  I  28.9^)  aj.  II  geputzt,  geschmückt, 
wohl  versehen?  2471 ;  {von  Pferden): 
aufgezäumt?  1778.  C.  Z.  XXI  setzt 
es  gleich:  arradios  'eiTativus' .  Vgl. 
prov.   ,.anar  arratge^^  umherirren. 

arrendar  v.  tr.  I  {am  Zügel)  anbinden 
2779. 

arriado  .y,   arreado. 

arriaz  *■.  m.  III  Stichblatt  {des  Degens) 
3178. 

arriba  av.  e77ipor,  in  die  Höhe  355, 
2421;  hinauf  479,  542,  1543; 
desi  (=  desde  i)  a.  von  dort  oben 
478:  {beim  Zahlwort):  mehr  als  de 
XX  a.  2454. 

arribanra  s.  f.  I  Voiieil  512.  C.Rom. 
81:  „a.  signifie  evidemment  l'avan- 
tage,  la  meilleure  pari;   en  e/fet,  les 


278 


Johannes  Adam 


gens  ä  cheval  re^oivent  100  marcos, 
tandisque  les  gens  ä  piecl  neu  regoi- 
vent  que  50."  Bello:  adelantcmiiento, 
riquexa.  [Sanchez:  arrivo,  llegada; 
aver  a.  =  llegar;  D.  H.  arriree). 

arribar  v.  intr.  I  ankommen:,  arribados 
son  a  2811;  {von  Schiffen)  landen: 
arribado  an  1629  {vgl.M.P.1 350 ^^). 

art  575,  2676,  hart  1204,  arch  690 
{vgl  M.  P.  I  223  §  55)  s.  m.  III 
List,  Trug,  sin  a.  ohne  Trng,  treu- 
lich 2676;  690;  que  non  y  avya 
(///.  sg.)  hart  oJme  dass  er  da  eine 
List  amvandte  {wie  D.  H.);  derart, 
dass  keine  List  möglicli  war  {gegen 
die  Einschliessung) ;  Bello  erklärt: 
,,no  habia  recurso". 

aruen^o,  en  a.  auf  dein  Bücken  liegend  ? 
1229.  D.  H.  will  es  von  dem  j)ro- 
venz.  arrenxo  {en  arriere,  resupinus) 
herleiten  und  übers,  „sur  le  dos^'. 
SancheZj  Janer,  d'Ovidio,  Tolhausen 
=  „abundanza"'  ÜberfJuss.  Bello :  „voz 
de  dudoso  significado" ;  vgl.  auch 
Angel  R.  E.  LXXII  485(1). 

arzou  s.  m.  III  Sattelbogen  717,  733, 
818,   3617. 

asconderse  de  v.  refl.  II  sich  verbergen 
vor  30. 

ascuchar  r.  intr.  I  horchen,  latischen 
3401. 

asi  5.  assi. 

asmar  v.  tr.  abschätzen  844;  asmaron 
III  mill  marcos  sie  schätzten  [es] 
auf  .  . .  521:  mit  folg.  Objektsatz: 
überlegen,  glauben  524. 

aso   3188   =  a  so. 

asomar  s.  assomar. 

asorreudar  v.  tr.  I,  III.  sg.  ind.  praes. 
asorrienda  3665,  mit  dein  Zügel 
lenken. 

assentar  v.  tr.  I  zum  Sitzen  bringen 
2803. 

assi  33,  61,  asi  32,  844.  av.  so,  in 
dieser  {solcher)  Weise  139,  143,  163, 
955,  2569,  3103;  solcher  Art  177; 
auf  folgende  Weise,  folgcndermassen 
844,2258,3226;  eiewso  635, 1329, 


1386,    1397,    1661;    daher   3641; 

a.  que  so  {derart),  dass  972 ;  a.  commo 

so  {ebenso),  wie  375,    2137,    3083, 

2975;     ivie    1468,     1875,     2414; 

commo  —  assi   1771;     cuemo  —  a. 

3426;  a.  — commo  si  61;  {zeitlich) 

a.  commo  soivie,  als  32,153,2068, 

2518;  sobald  2927,  2931;  —  {ein 

tal  verstärkend)  3023  ;   überflüssig  in 

2988   [vgl.  2996). 
assiniestro  s.   siniestro. 
assomar  1393,   asomar  919;  v.  intr.  I 

erscheinen,    sichtbar    werden    2176, 

2742. 
asta  s.  f.  I  Lanze,  Lanzenschaft  1969, 

2393,   3585,  3609. 
astil  s.  m.  III  Stiel,  Lanzenschaft  354, 

2387,  3628,  3686. 
atal  aj.  III  so  beschaffen,  derartig  2629 

{s.  fazer) ;    a.    —cum  3518;    sitbst. 

netitr.    derartiges,     dergleichen    374, 

3706. 
atalaya   s.   /.  I    {vgl.  M.  P.  I  237^^ 

Wächter    auf   einer    Warte,    Turm- 

wüchter  1673. 
atamor  s.  m.  III  Trommel  696,   1658, 

1666,   2345. 
atan    av.  so    {sehr)    {beim    aj.)    2731; 

{beim  av.)  2201. 
atanto  subst.  aj.  derartiges  1831 ;  folgen- 

dermassen    1239;     av.    a.  —  commo 

so,  so  sehr  —  wie  2860. 
atender    v.   tr.  II  jem.    erwarten,    auf 

jem.  warten  3537. 
ati  3304  =  a  ti. 
atorgar  s.  ot —  . 

atras  av.  zurück,   hinter  sich   1078. 
atravessar  v.  tr.  I  durchqtieren,  ziehen 

durch  1544. 
atregar  de  v.  tr.  I  befreien  von  {Bello: 

„hacer  a  uno  libre  i  exento  de  toda 

pena  o  dano")   1365. 
auu   678    fälschlieh   für    aver   der  Hs. 

{s.  M.  P.  P.). 
aun  av.  woc/i  76,  205,  282,  381, 1574. 

a.  nou3013;  überdies  8Sh:  a.  demas 

noch    dazu    28;    sogar  1553;    erst 

aun  poco  ha  1312. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poeuaa  del  Cid 


279 


auze  s.  /:  lU   Geschick,    Glück   1523, 

2366;     el    Camp,    siempre    con    la 

buen  a.  der  C,  dem  das  Glück  stets 

hold  ist  2369. 
axuvar  s.  m.?  f.?  (s.  M.P.  I  237^^) 

Ausstattung,  Aussteuer,  Mitgift  1650, 

2571. 
az    s.  f.  III    Schluchtreihe    697,    699, 

700,    2396;    xu  711   el   mayor    az 

rgl.  M.  P.  I  319^^. 
azeniilla  6\  f.  I  Lasttier  {K.  G.:  hestia 

da  soma)  2490,  2705. 

B.  y. 

va  s.  yr. 

vaca  6-.  /'.  /  Kuli  481. 

vagar  s.  m.  III  Müsse  2862;  (se)  dar 
V.  [sich)  3Iusse  göimcn  434,  650, 
2921;  3308,  3432;  esto  sea  de  v. 
dies  möge  gescheiten,  ivenn  wir  ein- 
mal 3Iusse  haben  380  {Bello  11  21 G: 
„eso  en  qne  ahora  os  deteneis,  dejese 
para  mas  adelante^  para  tiempo  de 
pax  e  de  ocio") ;  ayamos  lo  raas  de 
V.  das  wollen  wir  mehr  in  M.  tun 
2367. 

vaya,  vayas  ctc  s.  yr. 

vaymos  s.  yr. 

val  s.  m.  III  Tal  974,   1493. 

valer  v.  irreg.  II  Fut.  Ind.  III.  sg. 
valdrii  296, 1446,  1697;  valer  me  a 
2045  ;  2330;  I.pl.  valdreraos  1521 ; 
Praes.  Ind.  Il.sg.  vales  3334 :  IlL  sg. 
vale  503,  1010,  1091:  val  1433, 
2426,  3458;  I.pl.  valeraos  2517; 
//.  pl.  valedes  3268,  3346  :  ///.  ;;/. 
valen  2550,  3348,  3369;  Praes. 
Conj.  III.  sg.  vala  48,  706,  874; 
valla  2277;  7/7.  pl.  valan  218: 
Lnpcrativ  II.  sg.  val  241,  3664: 
77  pl.  valed  3576 ;  valelde  =  val  edle 
714;  Gerundium  valieudo  1096; 
Per  f.  Ind.  lU.  sg.  valiö  831,  3632, 
3633;  777>/.valiestes3314.  —  intr. 
gelten,  wert  sein  [mit  Werthestim- 
mung)  503,  1758,  2426:  v.  grant 
valor  grossen  Wert  haben  2550; 
v.  mas  mehr  ivert  sein,  mehr  gelten, 


ein  höheres  Ansehen  besitzen  296, 
1521,  2517;  v.  mas  de  1010;  v. 
mas  que  3348,  3369:  mehr  rer- 
mögen  als  1940;  [impers^  mas  vale 
que  —  que  es  ist  besser,  dass  —  als 
dass  1691;  menos  valer  geringeres 
Atisehen  haben  [hier  xicei feilos  nicht 
in  der  Bedeutung:  „no  cumplir  el 
deber  de  homenaje  como  buen  va- 
sallo",  IV ie  die  Siete  Part.  VII  tit.  5 
den  Ausdruck  erklären)  3268,  3334; 
nütxen,  taugen  3458;  —  tr.  helfen 
1433,  3664:  schützen^  beschützen 
218,  221,  241,  714;  el  Criador 
vos  vala  48,  706;  si  vos  vala  el 
Cr.  ttiöge  euch  der  Schöpfer  gnädig 
sein   1324,   1442,  2081  w.  ö. 

valia  s.  f.  I  Wert;  v.  de  (,'inco  mill 
marcos  eiti  Beuteanteil  im  W.  ron  . .  . 
2509. 

valiente  aj.  III  mutig,  tapfer  418; 
subst.  892. 

valor  s.  m.?  f.?  III  [s.  M.  P.  I  230) 
Wert  3099;  zu  2550  .s\  valer;  de 
v.  tüchtig,  tapfer  3673;  Ansehen 
[Bello:  /iowor,rejt>Mteeiow)3197, 3444. 

van  s.  yr. 

bauda  s.  f.  I  Saum,  Besatz  3092. 

bände  (1)  s.  m.  II  Rtihtti  [Bello:  gloria, 
alabatixa)  754. 

baudo  (2)  3010,  vando  3136  s.  m.  II 
Partei j  Gefolge,  Begleitung  3113, 
3162,  3577. 

vanidad  s.  f.  III  Eitelkeit,  Grosstuerei. 
dezir  una  v.  ein  prahlerisches  Wort 
sprechen,  prahlen  960. 

varagar  de  v.  intr.  I  zanken,  streiten 
über  3594. 

varaia  s.  f.  I  Zänkerei,    Streit    3295. 

barata  s.  f.  I  Verwirrung,  Unordnung. 
Bello:  trastorno,  confusion  1228. 

barba  s.  f.  I  Bart  274,  1226,  1238; 
[Schwier):  par  aquesta  b.!  2832, 
3186;  [Ehrentitel  für  Mäntier  mit 
latigetn  Barte.,  dem  Ideal  männlicher 
Schötiheit) :  barba  tan  complida  [etwa) : 
vollkotntnetier  Recke  268;  b.  velida 
Held  mit  dem  schönen  Ä  930,  2192. 


280 


Johannes  Adam 


barbado  aj.  II  bärtig,  bebärtet ;  commo 
es  bien  b. !  welch  stattlichen  Bart 
hat  er  789. 

bai'ca  s.  f.  I  Barke,    Fahrzeug  1627. 

bai'nax  s.  m.  III  Grosstat^  Heldentat  3325. 

varon  s.  m.  III  {starker,  mutiger)  Mann 
2847,  2851;  Krieger  313,  561, 
2293,  2315;  ausgezeichneter  Mann, 
Held  408,  1350,  1920,  3125;  Mann 
[:^ Mensch)  2006 ;  Mann  {im  Gegens. 
zu  mugier)   16,   3347. 

barragan  2671,  varr—  3327  s.m.III 
tapferer  Mann  2671;  mal  v.  schlim- 
mer  Gefährte^  Feigling  3327. 

varragana  s.  f.  1  Kebsweib  2759,  3276. 

vas  s.  yr. 

vassallo  249,  376,  vassalo  20,  204 
s.  m.  II  Lehnsmann,    Vasall. 

bastir  Ae  v.  tr.  IH  versehen,  versorgen 
mit  68;  herrichten  85. 

batalla  s.  f.  I  Schlacht  662,  688,  793, 
814;  Kam2)f  3555,  3668. 

batir  v.  tr.  III  schlagen,  b.  cou  los 
espolones  mit  den Sp.  bearbeitenSQl 8. 

vazio  aj.  II  leer  4,  997 ;  subst.  neutr. 
das  Leere,  preuder,  yr  en  v.  3627, 
3676  s.  dies. 

bever  v.  ^n  //  1104;  {ironisch)  b.  agua 
Wasser  schlucken,  ertrinken  1229; 
intr.   1025. 

vedar  v.  tr.  I  Infin.  vedallo  =  vedarlo 
2967 ;  Freies.  Ind.  III  sg.  vieda  1205 ; 
I.pl.  vedamos  3225;  verbieten  42, 
62,  90,  663,  2308;  mal  gelo  vedar6 
yo  .  .  .  in  einer  Weise,  die  für  ihn 
unheilbringend  ist  3601 ;  verhindern, 
jem.  hindern  an:  agua  nol  puedent 
V.  sie  können  nicht  v.,  dass  er  W. 
hat,  man  kann  es  ihm  nicht  weg- 
nehmen 555 ;  667  ;  {mit  folg.  Infin.) 
1205. 

bega  s.  f.  I  Au,   Gefilde  3481. 

veye,  veyen  s.  ver. 

velada  s.  f.  I  Ehefrau  2098,  3277. 

velar  3056,  be—  3544  v.  I  tr.  be- 
wachen 3544;    intr.   ivachen   3056. 

velar  s.  m.  III  Hochzeit  {Bello :  nupcias) 
2138. 


velido  aj.  II  schön  274,  930,  1612, 
2192;  av.  1868. 

velmez  3073,  beim—  3636.  s.m.III 
Unterkleid,  Wams.  Altertümliches 
Kleidungsstück,  das  unter  der  Rüstung 
getragen  wurde  {s.  Bello). 

veluntad  s,   vol  — . 

venyer  v.  tr.  irreg.  IL  Infin.  1863;  in 
995  Vollm.  fälschl.  veucer  für  Hs. 
vencer  {M.  F.  F.).  Fut.  Ind.  I.  pl. 
vencremos  {Hs.  ohne  Cedille)  2330; 
Fut.  Conj.  I.  pl.  ven^ieremos  688 ; 
Fraes.  Ind.  III.pl.  veacjen  1753; 
Fraes.  Conj.  L  pl.  vezcamos  1691 
{vgl.  Korbs,  S.  53,  2.  Anm.  u.  M.  F.  I 
267^^;  C.  Z.  XXI  ve[D]zcamos); 
Ferf.  Ind.  I.  sg.  veu^i  1749;  III.  sg. 
ven^io  876,  1011,  2427;  /.  pl. 
ven^iemos  831;  III.  pl.  veu^ieron 
1740,  3695;  Fart.  Ferf  ven(;ido 
1008,  784,  3484,  3566;  ve[u]9ido 
3607;  m3529  ohne  Cedille;  ven(;udo 
3644,  3690.  —  jeni.  besiegen  876, 
995,  1691,  2522";  por  y  serie  ven- 
gido  3607  dadurch. . .  .  Nyrop.  Rom. 
XVIII:  que  por  v.  y  serie;  ebenso 
Lidf;  M.  F.  326^^  u.  Bello  behalten 
die  Lesart  der  Hs.  bei;  v.  a  alguno 
de  batalla,  del  canipo  in  der  Schlacht, 
im  Felde  bes.  1023,  1863;  v.  una 
batalla  in  einer  Schlacht  siegen,  eine 
Schi,  gewinnen  688,  784,  831,  1008; 
V.  el  campo  ifn  F.  siegen  1740,  1749 ; 
refl.  statt  passiv  1753.  ^wr<.  per  f. 
subst.  Besiegter  3529. 

veuder  v.  tr.  II  verkaufen  64,  516, 
619,   845. 

bendezir  v.  tr.  irreg.  III,  III.  pl.  ind. 
perf.  bendixierou  2608;  Gerundium 
bendiziendo   541   segnen. 

bendi<;loii;  2240  bendictioues.  s.  f.  III 
Segen,  a  b.  mit  dem  {ptriesterlichen) 
Segen  3400,  3421,  3439;  dar  b. 
{kirchlich)  trauen  2240;  preuder  b. 
den  {priesterl.)  Segen  empfangen,  sich 
trauen  lassen  2226  ;  aver  a  b.  jem. 
kirchlich  angetrant  sein  2562. 

vengalo  s.  vengar. 


Übersetzung;  und  Glossar  dos  altspauischeo  Poema  del  Cid 


281 


veiigar;  1070  veugalo  =  vengallo  für 
veiigarlo.  v.  ir.  I  [jemand  rächen 
2868,  3713:  sich  für  etw.  rächen 
1070:  nos  vengaremos  aquesta  [seil.: 
cosa,  ocasion)  irir  u-erden  diese  Rache 
ausüben  2719;  refl.  v.  de  sich  rächen 
an  2894;  sich  r.  für  2758;  statt 
passiv  2762,  3187. 

veugo,    venga  etc.   s.   vonir. 

venida  s.  f.  I  Ankioift,  Konnnen  1751. 

veuir  v.  intr.  irreg.  III.  Inßn.  388, 
1076,1189;  Fut.Ind.  11  sg.  veruks 
2622 :  in.sg.  vernA  532, 2987,2991 ; 
venir(se)a  1  768  ;  IIIpl.  vernan  1 280 : 
Condic.  HI.  sg.  veruie  1944:  Praes. 
Ind.  I.  sg.  vcngo  206,  2187;  III  sg. 
viene  150,  212,  321:  IL  pl.  venides 
204,  489,  1479  [M  P.  I  344:  „No 
creo  qtie  el  presente  de  indicativo 
jyueda  tener  raJor  de  iniperativo  en 
los  verhos  ir  y  veuir  usados  en  las 
förmulas  de  despedida  6  de  recibi- 
miento.  —  E?i  todos  estos  casos  veo 
una  interrogaciön,  aunque  las  edi- 
ciones  {incluso  la  mia)  estän  de 
acnerdo  en  7io  marcarla.")  III.  pl. 
vieneu  648,  992,  1105;  Praes.  Conj. 
in.  sg.  venga  1122.  2970;  IIIpl 
vengau  1110,  1193;  Impf  Ind. 
III.  sg.  vinie  456,  1175,  2014; 
vinia  2435;  ///.  pl.  vinien  1884, 
3612;  Imperatir  veuid  1804,  2517, 
3114;  venit  888,  2221;  Gerundium 
viniendo  323;  Per  f.  Ind.  I.  sg.  viu 
2371,  3131;  7/.  .<?//.  venist  2409; 
///.  sg.  vino  112,  202,  406;  I.  pl. 
viuiemns2048  ;  II.pl.  viniestes  1649  ; 
///.  pl.  vinieron  336,  644,  646: 
Praet.  Conj.  III.  sg.  viniesse  1190, 
1899,  2982:  7//. ;;/.  viniessen  1099, 
1208;  Fut.  Conj.  III.  sg.  viniore 
1070,  2180,  3483:  //.  7^/.  vinicredes 
1071 ;  Part.  Perf  venido  566,  1540, 
1632,  1853;  venido  les  (=  le  es) 
975:  vinido  425.  —  v.  a  wohin 
kommen  150,  202,  406,  566:  1899 
[conj.  jyraet. :  höfliche  Bitte) :  v.  cerca 
212;   392,    321;    846  lies   h^  vcn- 


dido  =  21.  P.  359 ^^  ;  v.  de  kommen, 
herkomynen  von  648,  1175,  1415, 
1563;  absolut:  388,  482;  venides 
204,  2185  als  Formel  des  Grusses, 
Antwort:  veugo  206,  2187;  v.  en 
uno  gleichzeitig  kommen  1 504 ;  heran- 
kommen (manana)  323,  456,  425; 
yr  0  V.  kommen  und  gehen  888; 
v.  en  alcanya  verfolgen  998:  ////. 
V.  en  miente  in  den  Sinn  k.  1070, 
3330 ;  V.  a  ritad  zu  R.  gelangen 
1189;  V.  a  bien  xum  Guten  gedeihen 
1876;  por  en  viuo  a  aquesto  daher 
ist  es  so  iceit  gekommen.  112:  xurück- 
kehren  2622:  werden  1853:  v.  fazer 
kommen  um  zu  tun  336,  532,  981, 
1099,  1183:  in  3131  lesen  Mild  u. 
Lidf.  vin[a]fer,  Dello  dagegen  =  IIs. ; 
umschreiberul  mit  Infm.  393,  630, 
644,  651,  1475  «.  ö.  refl.  fort- 
gehen 1307;  kommen  1768. 

ventar;  151  lies  venta(n)ssen.  v.  tr.  1 
ausspähen,  bemerken  116,  128,  433. 

Ventura  s.  f.  I  Glück  177,  223,  283, 
2385. 

ver  V.  tr.  irreg.  II  Infin.  [vom  Kopisten 
aus  veer  kontrahiert;  vgl.  M.  P.  163) 
417,  460,  1124;  Fiä.  Ind.  I.  sg. 
ver6  228,  1435,  2289;  II.  sg.  veräs 
2621;  verte  as  2410:  III.  sg.  vera 
998;  /.^j/.veremos  210,708,  2382; 
ver  lo  heinos  2366 :  IL  sg.  veredes 
1027,  1666,  3462;  III.pl.  verÄn 
1642,2181,2560;  verme  ban  1641; 
Condic.  II.pl.  veriedes  170,  1141, 
1228  u.  ö. ;  Praes.  Ind.  I.  sg.  veo 
247,  271,  2413:  ///.  .?//.  vee  50; 
II.pl.  vedes  82,  114,  137;  Praes. 
Conj.  I.  sg.  vea  205,  1529,  1857; 
III.  sg.  vea  94,  2893;  I.  pl.  veainos 
2186!  2868;  II.pl.  veades  1653; 
///.  ]il.  vcan  93;  Impf.  Ind.  III.  sg. 
vie  1096,2438;  veye2245;  ///.;;/. 
vien  2773;  veyen  580,  1180,2318. 
(veye  u.  veyen  fa.sst  Gassner  S.  37 
§  75  als  Präsensformen  auf;  vgl. 
dagegen  M.  P.  I  275^^);  Imperativ 
Il.pl.yed  3721;  Perf  Ind.  II.  sg. 


282 


Johannes  Adam 


vist  3318;  IIL  sg.  vio  {s.  C.  Lt.  97 
u.  M.  P.  I  280)  3,  352,  574  u.  ö.; 
IL  pl  viestes  374,  1831,  2307; 
HL  pl,  vieron  468,  694,  10Ö2; 
Plusq^iampf.  Ind.  IIL  pl.  vieran 
1662,  2347;  Pmet.  Conj.  LH  sg. 
viesse  1293,  1402;  L.  p>l-  viessemos 
2860;  ///.  pl.  viesse.u  2774;  Fut. 
Conj.  LL.  pl.  vieredes  388.  —  sehen 
3,  16,  93,  210,  460;  {mit  folg.  que 
u.  Objektsatx)  574,  595,  1096;  {mit 
folg.  indir.  Fragesatz)  708,  791, 
998;  {niit  folg.  Lnfin.)  388,  697, 
726;  veriedes  da  hättet  Utr  gesehen, 
sehen  können  170,  1141,  1228  u.  ö.: 
sehen,  wahrnehmen,  erkennen  50,  82, 
114,  137;  wiedersehen  1027,  1033, 
1529,  2289;  erleben  205,  1857, 
2338,  2868;  yr  ver  jem.  besuchen, 
aufsuchen  2627,  3572;  yo  lo  vere 
cou  el  Cid  1435  ich  werde  mit  dem 
C.  darüber  sprechen  {'lo  tratare  con 
el\  M.  P.  L  385  ^g). 

verdad;  2139  verdat  s.  f  111  Wahr- 
heit 947,  1335,  1495;  ser  y.  wahr 
sein  979,  2417;  boca  siu  v.  Lügen- 
maul 3362;  {Ausrtif)  wahrhaftig] 
3028. 

verdadero  aj.  LL  wahr,  dezir  v.  palabra 
3669  ^s.  pal-;  de  quanto  lie  dicho 
V.  sere  yo  es  wird  sich  erweisen, 
dass  alle  meine  Worte  wahr  sind 
3351. 

vergel  s.  m.  111  Lustgarten,  Baum- 
garten 2700. 

vergiienca  s.  f.  1  Schande,  schändliche 
Handhing  1596;  Scham  3715;  de 
V.  vor  Scham  3126. 

vermeio  aj.  II  rot,  hoclirot  88,  178, 
729,  3375,  3686. 

veruä,  vernie  etc.  s.  veuir. 

vero  aj.  II  wahr  26.  av.  vera  mientre 
in  Wahrheit  2538;  subst.  neutr. 
eu  jnego  o  eu  v.  im  Scherz  oder 
Ernst  3258. 

verta  s.  buerta. 

vertud  s.  f.  111  übernatürliche  Kraft 
{Bello:  poder  sobrenatural)  21 8, 221 ; 


pl.  himmlische  Mächte  {Bello:  j^otes- 
tades  celestiales)  48,  924;  Wunder 
351. 

vesa  s.  f.  1  Sack,  Beutel,  Börse  820. 

besar;  2935  besaba  „simple  descuido" 
{nach  M.  P.  I  179^^)  v.  tr.  I 
küssen  153,  174,  921;  zu  1322, 
wo  Impf,  statt  erwartetem  P'aes. 
steht,  vgl.  M.  P.  I  354^^]  b.  ent- 
hält in  sich  öfters  ein  Verb  des 
Bittens :  179,1322  {Bella  u.  Marden, 
Fern.  Gonc.  Glos,  s,  v.  vesar  er- 
klären geradezu:  b.  =  suplicar). 

veste  s.  hiieste. 

bestia  s.  f.  1  {allgemein):  Tier  2255; 
Reitpferde,  -tiere  1061,  2816;  (wilde) 
Tiere  2699,   2751,  2946,  3267. 

vestido  s.  m.  II  Kleidungsstück^  Kleid 
1774,  2256,  2816. 

vestidura  s.  f.  1  Kleidungsstück  2116, 
2212,  2574;  v.  de  pelicoues  e  de 
mautos  K.  bestehend  in  .  .  .   1065. 

vestir  v.  tr.  irreg.  111.  Infin.  1871; 
Praes.  Ind.  111.  sg.  viste  3093; 
P'aes.  Conj.  11.  pl.  bistades  991; 
Perf  Ind.  11.  sg.  vestid  {s.  unten) 
3366;  111.  sg.  vistio  1587,  2238, 
3087;  Part.  Perf  vestido  578, 
1582,  3073.  —  {ein  Kleid,  die 
Waffen)  anlegen  1587,  3087,  3093; 
991;  vestid  3366  Kopisten  fei  der  für 
vestist,  s.  M.  P.  I  263^^  u.  225^, 
Gassner  S.  159 ;  vgl  auch  C.  Rom. 
81  u.  R.  IX,  Baist  Z.  80  S.  473; 
bekleiden  1871;  las  lorigas  vestidas 
mit  P.  bekleidet  578;  1582,  3073; 
vestidos  son  de  colores  sie  tragen 
buntfarbige  Kleider  1990;  refl.  sich 
ankleiden  2238. 

vez  s.  f  111  Mal.  L  vezes  mill  50  000. 
1626. 

vezcamos  s.  vencer. 

vezindad  s.  f.  111  Nachbarschaft  567. 

vez  OS  3272  =  afevos  nach  Korbs, 
S.  36^1,  R.  G.  =  ve-ecce-vos,  eccovi; 
Bello  II  289  erklärt:  „sabemos  que 
hubo  un  verbo  vezarse,  que  como 
derivado    de    vez,    es    natural    que 


Übei'setzuug  und  Glossar  des  altspauiachcu  Pocma  del  Cid 


283 


significase  adaptarse,  prejyararsc^ 
adornarse  para  alguna  vez  u  ocasion, 
i  de  aqui  cl  significado  de  acostum- 
hrarse".  Zum  Vergleich  zieht  er 
Berceo  [Santa  Oria  131)  und  italie- 
nisches „vexxo^'  =  adorno,  gracia, 
costumbre  heran. 

via  s.  f.  I  Weg  380. 

vianda  s.  f.  I  Speise,  Nahrung  63. 

bibda  6\  /".  I  Witice  2323. 

bivir  V.  intr.  irreg.  III.  Infln.  835  ; 
Praes.  Ind.  Lsg.  bivo  80;  III.  sg. 
bive  850 ;  Praes.  ConJ.  I.  sg.  biva 
1038,  1754;  IL  pl.  bivades  934, 
1760;  vivndes  158;  Ill.pl.  bivan 
3358;  Praet.  Conj.  III.  pl.  visqui- 
esseu  173;  Fut.  Conj.  I.  sg.  vis- 
quier  251,  825;  I.pl.  visquieremos 
2542  ;  II.  pl.  visquieredes  409,  925. 
leben,  am  Lehen  sein  80,  158,  173; 
[mit  Zeitangabe  im  Aec.)  934,  1038, 
1754,   1760;  v.  en  delicio  850. 

bivo  1346  aj.  II  lebend  785,  1963; 
auu  V.  seyendo  solange  ihr  lebt  2153; 
subst.  618. 

vida  s.  f.  I  Leben  283,  1047;  par- 
tirse  eu  v.  fürs  L.  272,  280;  en 
V.  365  solatige  ivir  noch  leben; 
prender  a  v.   641   s.  dies, 

vie,  vien   s.   ver. 

vieda  s.  vedar. 

bien  av.  gut,  in  guter  Weise  7,  68, 
162,  259;  [beim  part.  per  f.  aj) 
sehr  32,  86,  87,  1290;  b.  cerca  de 
560;  sehr  wohl  124,  386,'  1136; 
ivohl,  durchaus,  in  der  Tat  82,  190, 
1374,  2195;  reicJilich  [beim  Zahl- 
u-ort)   674,   1507. 

bien  s.  )n.  III  algun  bien  etw.  Gutes 
302;  grant  b.  viel  Gutes  2266;  por 
b.  in  guter  Absicht  2464 ;  venir  a 
bien  1876  [s.  venir);  Habe,  Gut, 
Besitx    1634;    plur.   Schätze    2459. 

viene,   vieuen   s.   venir. 

vierou,   viestes  etc.   s.   ver. 

viga  .s".  f.  I  Balken,  v.  lagar  Keller- 
bauni  2290,   3365. 

vigilia  s.  f.  I  NachtwacJie  3049. 


vigor  6'.  m.  III  Kraft,  Stärke,  a  vigor 

rüstig,  mutig  1671,  2589,  3583. 
bildata  mientre  av.  schändlieh,  schimpf- 
lich  1863. 
biltauca  s.  f.  I  Deniütigung  3704. 
biltarse  v.  refl.  I  sich  demütigen  3026. 
Villa  s.  f.  I    Landgut    2564,     2570; 

Flecken,  Stadt  56,  1169,  1675. 
vinie,  vinieron,  vino  etc.  s.  veuir. 
vino  s.  m.  II   Wein  66,  345,   1025, 

3733. 
vio  s.  ver. 
virtos    [M.  P.  I  234^^:    „nominativo 

Singular    [latino).    —     con    sentido 

plural.")  s.  indecl.  Heere,  Streitkräfte 

657,   1498,   1625. 
virtud  .V.  ver-. 

visquier,   visquiessen  etc.  s.   bivir. 
vist  s.   ver. 
bistades  s.  vestir. 
vistas  s.  f.  pl.  I  Zusammenkunft  1899, 

1911,  1944,  1948.    las  v.  son  apare- 

iadas  die  Vorbereitungen  xur  Z.  sind 

getroffen  1973. 
viste  3093,  vistio  s.  vestir. 
blauco  aj.  II  weiss  183,  729;  b.  com- 

mo  elsol  blendend  w.  2333,  3087, 

3493;  glänzend  3074. 
bloca  3679;     boca  3631    lies   b[lloca 

{s.  M.  P.  I  189^     s.  f.  I  Buckel 

des  Schildes. 
blocado  s.  boclado. 
vo   .s.   yr, 
boca  s.  f.  I    Mund  19,    921,    1239; 

flg.  b.  sin  verdad  Lügenmaul  3362 ; 

zu  3631   s.  bloca. 
vocayion  .s-,  f.   III  Gelübde   1669. 
bocado  s.  m.  II  Bissen   1021. 
boclado    1970,    blocado    3584    aj.  II 

mit  Buckeln  versehen. 
bodas  s.  f  I.pl  Hochzeit  2104,  2129, 

2162,  2248. 
bolver  v.  irreg.  II.  Impf.  Ind.  III.  sg. 

bolvie    1059;      Perf  Ind.   II L  sg. 

bolviö     763,     3659;       Iht.     Conj. 

IIL  sg.  bolviere  3140;  Part.  Perf 

buelto  9,   599.  —  tr.  wenden,    u?n- 

wenden  763,  3659;    regen,    rühren 


284 


Johannes  Adam 


(las  raanos)  1059;  aufwiegeln  3140; 
esto  me  an  buelto  myos  enemigos 
raalos  das  haben  meine  Feinde  an- 
fjerichtet  9;  intr.  xurüekkehren  599, 

voiuntad  299;  volu[u]tad  149;  vel- 
226,  1418;  s.  f.  III  Wille  226, 
1875;  334,  338;  por  la  su  v. 
nach  ihrem  eigenen  W.  =  wenn  es 
nach  ihnen  gegangen  wäre  2349; 
de  V.  willig,  freiwillig,  gern  149, 
1005,  1056,  1418;  de  grand  v. 
1139;  de  buena  v.  1282,  1698, 
2882;  de  toda  v,  mit  seiner  ganzen 
Willenskraft  299,   362. 

vos  s.  yo. 

voz  35,  719;  boz  3167,  3211;  voces 
3663  Irrtum  Vollmöllers,  Hs.  vozes 
{s.  M.  P.  I  177).  s.  f  III  Stimme. 
a  altas,  a  grandes  v.  mit  lauter 
Stimme  35,  3292;  719;  dar  gran- 
des V.  laut  schreien  3663;  assi  finca 
la  b.   3167,   3211   s.  fiucar. 

braca  3683;  in  2420  Hs.  bracas  {ohne 
Cedille)  s.  f.  I  Klafter,  Längenmass 
von  6  Fuss. 

braco  s.  m.  II  Arm  203,  488,  750; 
in  275  lesen  Lidf,  Rest.j  Bella:  en 
braco[s].  fig.  preuder  en  los  br. 
ins.  Schutz  nehmen  255;  (Lob  des 
Cid  für  Minaga):  (sodes)  el  niyo 
diestro  br.  ihr  seid  mein  rechter  A.^ 
meine  rechte  Hand  753,  810,  3063; 
pora  en  b.  2761,  3449  s.  pora. 

brial  s.  m.  III  Rock,  Unterkleid. 
„Vestidura  antiqua  larga,  poniese 
sobre  la  camisa  i  debajo  del  pellizon" 
{s.  Sanchez  u.  Bello)  2291,  2750, 
3090,  3366,  3374. 

buelta  s.  abuelta. 

buelto  5.  bolver. 

buen;  bueno  in  60,892,  1421.  aj.II 
gut  20,  285,  318,  397;  gut,  schön 
192,    195,    770;    gut,    wacker   60 
444,  690,  2343;  kräßig  (colpe)  747 
en   buen   ora   41,     78    etc.    s.    ora 
suhst.  el  bueno  der  Gute  892,  3058 
el  b.  de  myo  Cid   655,  969,  1426, 
1430. 


vuestro  s.  myo. 

vujas  3319  s.   huviar. 

bulidor  aj.  III  unruhig ;  ein  unr.  Kopf 
2172. 

burges  s.  m.  III  Bürger  17. 

burgesa  s.  f.  I  Bürgeria   17. 

buscar  v.  tr.  I  suchen  424,  528,  532, 
966,  1438;  ohjektlos  1072;  {über- 
trageu)  192,  898 ;  b.  mal  darnach 
trachten,  jem.  ein  Leid  anzutun  509, 
2998. 

vusco  s.  yo. 

c.  g. 

ca  conj.  (vgl.  M.  P.  I  393  §  193, 
194,  196)  denn  6,  30,  67,  73,  86; 
(erklärend)  nämlich  14;  ca  (non) 
aber,  dagegen,  doch  350,  2028,  2204, 
2501,  2908;  ca  2336;  da.  weil  39, 
3150;  in  296  hat  die  Hs.  quel 
nicht  cal,  in  IIA:  e  a  G.,  niclit  ca 
G.  (s.  M.  P.  P.  u.  I  393 ^g). 

cabadelant  av.  iveiter,  vorwärts  858, 
862,  2874. 

cavalgar  v.  I  (au  cavalgado  2246) 
intr.  reiten  148,  214,  407,  1461; 
iveiterreiten  54,  421;  zu  Pferde 
steigen,  sich  aufs  Pferd  schwingen 
297,  486,  643,  756;  in  2211  c. 
adelant  ist  a.  zu  streichen  nach 
Best.  (s.  Lidf.  Nota)  —  tr.  ein  Pferd 
reiten  1589;  c.  siellas  g.  auf  g.  Sätteln 
reiten  994;  1061;  c.  en  el  cavallo 
aufs  Pferd  heben  2806. 

cavallero  s.  m.  II  Reiter  234,  291, 
444,  597;  Ritter  1235,  3393;  c. 
lidiador  ritterlicher  Kämpe  2513. 

cavallo;  1842  cavalos  s.  m.  II  Pferd 
215,  498,  1151  u.  ö. ;  c.  corredor 
schnell fü SS iges  Pf,  Renner  1336, 
1988,  2010,  2254. 

cabdal  s.   m.  III  Kapital  1434. 

cabdal  aj.  III  zum  Feldherrn  gehörig, 
Haupt-,  seiias  c.  Feldherr nba)iner 
698,  1220;  agua  c.  Hauptfluss 
1954;  50  niill  tiendas  de  las  cab- 
dales  50  000  Feldherrnzelte  2313; 
Bello    streicht     mill     (s.    II   274)] 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid 


285 


Rest,  bezeichnet  de  las  cabdales  ah 
Interpolation;  Cr.  P.  cap.  222: 
ciuco  mil  tiendas  caudales ;  nach 
der  Cr.  Gen.  604b  8  sind  überhanpt 
nur  30000  Zelte  {oder  Mauren)  vor- 
handen. —  Bella  II  22'):  «Estan- 
darte»  dice  la  lei  XIII,  tit.  23 
Part.  Seg.,  «llaman  a  la  sena  cua- 
drada  sin  faipar.  Esta  non  la  debe 
otro  iraer  sinon  Emperador  o  Rey. 
Otras  hi  Im  que  son  cuadradas  e 
farpadas  en  cübo,  a  qiie  llaman  cab- 
dales; e  este  nome  luin,  porque  non 
las  debe  otro  traer  sinon  cabdülos . . .» 
Aqui  las  dos  senas  son  la^  de  los 
dos  rey  es  {zu   V.  698). 

cabeqa  s.  f.  I  Kopf,  Haupt  2,  377, 
1078,   1732,  2405,  2728. 

cabel  3681   s.  cabo  2. 

caber  v.  intr.  irrey.  H  möglich  sein, 
vorhanden  sei?i.  si  desondra  y  cabe 
a,  coutra  nos  wenn  darin  für  tins 
eine  Schande  liegt  2910;  zu  SQSl 
s.  cabo  (1). 

cabo  .s.  m.  II  Ende',  del  otro  c.  am 
anderen  Ende  1720;  Ende,  Grente 
1358;  de  la  cabet^a  fasta  a  cabo 
vo7n  Kopf  bis  zum  Schwanz 
1732;  Coitiu  schlägt  vor:  rabo, 
Schwanz,  Baist  billigt  dies^  Lidf. 
nimmt  die  Lesart  auf:  Spitze  {eines 
Heeres)   1717?,  s.  cabo  de. 

cabo  (2)  praep.  bei,  dicht  an  56, 
cabel  cora(;on  3681. 

cabo  de  (3)  av.  {örtlich)  in  der  Nähe 
1162,  1785  {nach  Hello);  a  (en) 
cabo  de  2384,  1592.  {wohin)  fata 
c.  de  1067;  van  acabo  1717  kom- 
men in  die  Nähe?  {Bello:  locucion 
adverbial,  «cerca»);  {zeitlich)  am  Ende 
von,  fuich  665,  883,  915,  3481, 
2981;  fasta  c.  de  162. 

caboso  aj.  II  vollkommen,  trefflich, 
heldenhaft  1793,  3410;  sahst.  Treff- 
licher, Held  908,  946,  1080,  1804; 
el  c.  de  euer  e  de  veluntad  der  Held, 
vollkommen  an  Herz  und  Sinn  226. 

cacjar  v.  tr.  I  fangen,  erobern  1731. 


cada  uno  irron.  indef.  subst.  jeder 
{einzelne)  513,  1173,  2117,  2365; 
fem.  c.  una  1766;  quis  c.  uno  1136; 
{mit    Verb    im  Plural)  2112,  2259. 

cadel  2994  =  ca  de  «-1. 

cadran  s.   caer, 

caer  v.  intr.  irrey.  H.  Infin.  2404; 
Fut.  Ind.  in.  pl.  cadran  3622; 
Praes.  Ind.  III  sg.  cae  2399,  2696, 
caye2415;  IIL  pl.  caen  513,  805, 
1217;  cayen  732  {s.  Impf);  Praes. 
Conj.  III  sg.  caya  313,  1270,  2629; 
Impf  Ind.  in.  sg.  caye  1796,  2467; 
///.  pl.  cayen  732 ?  (J/.P.  I  267^: 
„732,  1776,  2467  pueden  ser  im- 
perfectos") ;  Per  f.  Ind.  III.  sg.  cay6 
339,  1319,  2408;  III  pl.  cayeron 
1234,  1781,  2489;  Praet.  Conj. 
III.  sg.  cayesse  1351.  —  [wohin] 
fallen  339,  2405,  3656;  (a  los  pies) 
1319,  1431,  2025;  c.  apart  2404; 
{i))i  Kampfe)  fallen  732;  {absolut) 
2415;  hinfallen  3622;  {von  Orten) 
liegen:  mas  cae  aluen  es  liegt  weiter 
hin  2696;  entfallen  auf  513,  805, 
1217;  1781  [über  die  Constr.  s. 
M.  P.  I  402^q);  c.  en  sabor  a  jr7n. 
gefallen  1351;  2629;  c.  en  pesar  a 
jem.  betrüben  313,  1270;  c.  en  al- 
cau^a  a  2399,   2403,   2408  s.  dies. 

(;aga  s.  f.  I  Nachtrab,  Nachhut  449, 
452,  455,   483,  2359. 

caya,  caye  etc.  s.   caer. 

cal   296  s.  ca;    cal  2357   s.   incbaler. 

calar  s.  callar. 

calyado  aj.  II  mit  Hosen  bekleidet. 
tales  mal  c.  solche  „Lumpenkerle"' 
{Clarus)  1023. 

cal(,'ar  v.  tr.  I  anziehen  {von  Schuhen  etc.) 
(espuelas)  2722. 

cal(;as  s.  f.  I.  pl.  Hosen  195,  992, 
994,  3085;  190  {als  Entschädigung 
für  einen  geleisteten  Dienst)  etw^a: 
ein  kleines  Trinkgeld,  {vgl.  Libro  de 
Alex.  1037  bei  Sanchez:  ganar  c. 
=  ganar  honra  6  provecho,  conseguir 
algiüia  ventaja. 

calos  =  ca  los. 


286 


Johannes  Adam 


calzada  s.  f.  I  Hoch-,  Kunststrasse, 
CJmussee  400. 

callar;  in  3362,  3383  calar.  v.  intr.  I 
schweigen  2558,  2953,  3302,  3401; 
{eine  Rede)  calle  ya  esta  rrazon  auf- 
hören 3390. 

cama  s.  f.  I  Bein  3085. 

camara  s.  f.  I  Zimmer  2286. 

caraear  v.  ir.  I  austauschen,  ivechseln 
c.  espadas  {als  Zeichen  geschlossener 
Übereinkunft)  2093,  c.  cavallos  {beim 
Turnier)  2244;  vertauschen  3183 
(re/Z.  statt  passiv). 

camelo  {vgl.  M.  P.  1 181^^)  Kamel  2490. 

camisa  s.  f  11  Hemd  2738,  2750, 
3087,  3636. 

campal  1111,  caup.  1333  aj.  H  Feld-. 
lid  c.  Feldschlacht. 

campo  545,  687;  ca[m]po  2343;  canpo 
1041,  1736.  s.  m.  H  Ebene  545; 
{gewöhnlich)  Schlachtfeld  499,  687, 
751,  1133;  Kampfplatz  3525,  3562, 
3588,  3605;  vencjer  el  c,  eine 
Schlacht,  einen  Sieg  gewinnen  1740, 
1749;  3690;  veuQer,  arraucar  del  c. 
im  Felde  besiegen  1753;1851,3519; 
bieu  salir  del  c.  aus  dem  Kampfe 
als  Sieger  hervorgehen  3565;  1691 
coger  el  c,  der  Kopist  schrieb  coger 
el  paa  {s.  M.  P.  P.). 

can  s.  m.  III  Hund',  fig.  caues  tray- 
dores  3263. 

caudela  s.  f.  I  Kerze  244;  fazer  c. 
3055  s.  dies. 

caupana  {lies  canpana)  s.  f.  I  286 
Glocke. 

canpo  s.  carapo. 

canssado  aj.  II  müde  2745. 

cautar  v.  tr.  I  c.  la  missa  die  Messe  lesen, 
singen  225,  1702,  2069,  2240; 
intr.  {vom  Hahn)  krähen  169,  209, 
235,  316. 

cantar  s.  m.  III  Gesang,  gestingenes 
Gedicht  2276. 

canado  s.  m.  II  Vorlegeschloss,  Riegel  3. 

cano  s.  tn.  H  Scliacht,  unterirdisclier 
Gang  2695. 

capa  s.  f.  I  {Ritter-)Mantel  1989. 


9apato  s.  m.  II  Schuh,  unos  ^.  ein 
Paar  Schuhe  3086. 

capielo  s.  m.  II  Haube,  Kopfbedeckung 
3492. 

capiella  s.  f.  I  Kajjelle   1580. 

cara  s.  f.  I  Gesicht,  Antlitz  46,  215, 
216,  410  ;  tornarse  de  c.  [dem  Feind] 
das  Gesicht  zuwenden  3659;  juu- 
tarse  de  c.  Aug  in  Aug  einander 
gegenübertreten  3624;  3611;  lidiar 
de  c.    1704  s.  dies. 

carboucla  s.  f.  I  Karfunkel,  Edelstein 
(las  c.  del  yelmo)   766,  2422. 

cdrcava  .?.  f.  I  Schanzgraben  561. 

cdr(?el  s.  f.   III  Kerker  340. 

cargar  v.  tr.  I  jem.  beladen  187,  2705; 
etiv.  aufladen  166;  {objektlos)  2587  ; 
subst.  das  Aufladen  170. 

caridad  s.  f.  III  cJtristliclie  Liehe,  por 
c. !  um  des  Himmels  willen!  709, 
714;  2355;  p.  amor  de  c. !  udi 
aller  Barmherzigkeit  ivillen!  720, 
3253. 

carne  s.f  III  Fleisch  375,  767,  2642, 
3627.  phir.  {von  meh'efen  Personen) 
2738. 

caro  aj.  II  teuer,  lieb  103,  2351. 

carta  s.  f.  I  {amtliches)  Schreiben, 
Brief  23,  42,  1956,  1959;  schriftl. 
Befehl  2977;  Urkunde,  schriftl.  Ab- 
kommen 527;  meter  en  c.  schriftl. 
festlegen  844;  por  c.  gemäss  dem 
{schriftl.)  Abkommen  511. 

casa  s.  f.  I  Haus  45,  49,  115,  289; 
coger  en  c.  59;  en  c.  de  2170; 
Ort,  Flecken,  Stadt  1232,  1550, 
{meist  mit  Ortsnamen  verbunden) 
Burgos  la  c.  62,  571,  1161,  1606; 
la  c.  de  Bivar   1268;   2877. 

casaraieuto,  2940  casamien[t]o.  s.  m.  H 
Heirat,  Verheiratung  1892,  1939, 
2077. 

casar  v.  I  c.  (con)  jem.  verheiraten 
{mit)  282,  1650,  1765,  2028;  que 
tienen  por  casadas  1802  s.  tener; 
intr.  c.  con  jem.  heiraten,  sich  ver- 
heiraten mit  1374,  1882,  1888, 
1902;  quil  darie  a  casar  con  .  .  .? 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspjinischen  Pocraa  del  Cid 


287 


iver  möchte  ihn  veranlassen,  auf  eine 
Heirat  einzugehen  3381. 

cascavel  s.  m.  III  Schelle,  Glöckchen 
1508. 

casco  s.  m.  Jl  Starmhauhe.  Bello : 
„la  ])arte  siqierior  del  ijeJ))io"  3651. 

castiello;  533,  486  castielo;  s.  m.  II 
Burg,  Kastell   98,    486,  533,   540. 

castigar  r.  tr.  I  unterweisen,  belehre)i 
3523,  3553;  [mit  indir.  Fragesatz) 
229,  383. 

catar  v.  I  tr.  anschauen,  betrachten 
2,  121,  164,  2059;  sehen  2320; 
intr.  blicken  c.  a  todas  partes  356, 
1612;  c.  adellant  (geradeaus)  vor 
sich  hinhlieken  2439 ;  refl.  c.  atras 
zurückblicken,  hinter  sich  bl.  1078 
(s.  M.  P.  I  341  ^)',  catad,  commo 
sehet  zu,  wie  —   1359. 

cativa  s.  f.  I  iveiblicher  Gefangener  517. 

cativo  s.  m.  11  männlicher  Gefangener 
517;    Gefangenschaft  1026. 

cevada  [Hs.  428  ^ev-,  nicht  cev-  wie 
Vollni.)  s.  f.  I  Gerste  581.  dar  <;. 
[die  Pferde)  füttern  420,  428,  827. 

celada  (579  Hs.  (.el-,  nicht  cel-  ivie 
Vollm.).  s.f  I  Hinterhalt  4:S6,  437, 
464,  606;  sacar  a  g.  579,  631  s.  dies. 

gena  (2883  ceua)  s.  f.  1  Mahl,  Mahl- 
zeit  1531,  2883. 

geuar  v.  intr.  I  sjmsoi'^  fue  (,'enado  er 
hatte  gegessen  404. 

Qeudal  s.  m.  III  (im  Poema  nur  Plural) 
Zendeltaffet,  Seidenstoff  1509,  1971. 

yervigio  (m  69  Juiben  die  Ausg.  irr- 
tihnl.  encervigio  vgl.  M.  P.  F.).  s. 
m.  H  Dienst:  yr  a  g.  de  in  je- 
mandes Diensien  stehen  69;  Auf- 
ivartung,  Bedienung  1535. 

gerca  (1)  s.  f.  I  Belagerung  664  (s. 
tener). 

Qerca  (2)  jyraep.  in  der  Nähe  von  8316. 

gerca  (3)  av.  nahe,  in  der  Nähe  [örtlich) 
532;  c.  de  560,  1003;  por  c.  de 
1515,  acerca  de  1101;  [zeitlich)  c. 
de  ungefähr  2271;  c.  de  los  XV 
dias  gegen  E?ide  der  15  Tage  2252; 
c.  0  tarde  früh  oder  s})ät  76. 


gercar  (2293  Hs.  cergado,  Kopisten- 
fehler)  V.  tr.  I  [feindlich)  belageret, 
umzingeln  655,  1099,  1105,  1119; 
[freundlich)  umringen,  sich  heruni- 
stellen  um  2285,  2293,  3335. 

rerrar  r.  tr.  I  schliessen,  verschliessen 
32,  39. 

(;ibdad;  397  gipdad  s.  f  III  Stadt 
1212,   1613,  2896,  3046. 

giclaton;  2744  cid-;  .v.  in.  III^  meist 
im  Plural^  Sing,  nur  in  3090. 
Seidenstoff  2b7 4. ,  3090;  Unterkleid 
[aus  Seidenstoff)  2721,  2739,  2744; 
Bello  H  279:  „tela  de  seda  que  venia 
de  Oriente  i  era  de  mucha  estimacion 
en  la  media  edad^';  [Glos):  „los  bri- 
ales  se  llamaban  a  veces  ciclatones  .  . . 
Pero  es  dudoso  si  la  tela  diu  el 
nombre  a  la  vestidura,  o  la  vestidura 
a  la  tela.''  Weitere  Literatur  s.  bei 
Körting. 

giego  aj.  H  blind  352. 

gielo;  1942  giello.  s.  m.  H  Himmel 
217,  330,  1094,  2892.  Dios  del  g. 
614,  1942,  2037;  Dios  de  los  gielos 
2855. 

giento;  1336  gient;  1284  ciento;  [in 
674  die  Hs.  giento,  nicht  ci-  = 
Vollm)  num.  hundert.  —  aj.  291,995, 
1132;  pl.  seys  gientos  135,  147, 
161,  207;  snhst.  1490,  3072,  3081, 
3101. 

ginco  mim.  indecl.  fünf  187,  239, 
1333. 

gincha,  im  Poema  nur  im  Plural.  Gurt, 
Sattelgurt  993,   2723,  2736,  3265. 

(jingir  v.  tr.  irreg.  III.  Praes.  Ind. 
III pl.  {,-inen  9i7;  Perf  Ind.  Illsg. 
ginxo  58,  78;  ciuxo  875;  //.  jyl. 
ginxiestes  41,  175,  439;  in  41  Hs. 
ginx-  7iicht  cinx-  wie  Vollm.;  1595 
cinx-;  Part.  Perf.  (;into  578.  — 
umgürten. 

vinquenta;  2313  cinq-;  num.  indecl. 
fünfzig  1718,   1851,   2313. 

cinquesma  [Hs.  cinquaesma  na.ch  M. 
F.  R;  ohne  Cedille)  s.  f  I  Pfingsten 
3725. 


288 


Johannes  Adam 


Qintura  s.  /.  /  Gürtel  751,  2424. 

9ipdad  s.  (jibdad. 

clavo  s.  m.  II  Nagel  88. 

claraor  5.  m.  III  Bello:  „llamada  o 
toque  de  campanaj  repique".  (ad- 
verbial) tanen  a  clamor  lernten  mit 
lautem  Klang  286. 

claro  aj.  II  hell,  schön,  klar  2062, 
3649;  berühmt  2611;  Montes  Claros 
1182,  2693  s.  Eigennamen. 

cobdo  s.  m.  II  Ellenbogen  501,  781, 
1724,   2296,  2453. 

cobrar  v.  tr.  I  wiedererlangen,  wieder- 
verschaffen 303. 

co(;ero  [aus  corsero,  vgl.  31.  P.  1 175^) 
aj.  II.  siellas  co<,'eras  leichte  Sättel? 
993.  vgl.  Bello  II  Glos.:  lijero,  u. 
S.  234/35  Anm.  zu  V.  1007.  San- 
chez:  „Vax  aplicada  como  adjectivo 
d  las  sillas  de  los  eaballos  que  eran 
d  propösito  para  correr  y  haccr  kt 
guerra  .  .  ."  D.  H.:  selles  coussins. 
d'  Ov.  da  corsiere  ?  con  cuscino  ?  Angel 
R.  E.  LXXII  ■  79  =  Jas  siellas 
traseras,  para  cabalgar  mäs  comode- 
mente  yendo  häcia  abajo."  (cuesta 
yuso!) 

cofia  s.  f.  I  leinene  Haube,  die  man 
unter  dem  Helme  trug  zum  Schutze 
des  Haares  789,  2437,  3094,  3493, 
3653. 

coger  V.  II  Praes.  Conj.  III.  pl.  coiau 
1691,  Per  f.  Ind.  III  sg.  cogio  588, 
2801;  coiö  577,  589.  tr.  jem. 
aufnehmen  44,  59,  621,  774; 
schöpfen  (agua)  2801;  wegnehmen 
(el  pan)  1691,  ö\  carapo;  [vom 
Zelt)  zusammenlegen^  abbrecJien  208, 
213,  2706;  refl.  gehen.,  ziehen 
hll^  588,  589.  In  hll  ist  aus 
dem  folgenden  Salon  ein  s  zu  er- 
gänzen [s.  Lidf.  u.  M.  P.  I  201^^); 
c.  con  sich  jemand  anschliessen 
[Bello:  juntarse):,  293  conio  lies  coio 
[Lidf.  Nota:  „vielleicht  ist  in  con 
ellos  coio  das  s  vo?i  ellos  gleich- 
zeitig Reflexiv  zu  coger.";  eboiso 
M.  P.  I  201^^). 


coian,  coio  s.  coger. 

colgar  (de)  v.  tr.  I  aufhängen  [an) 
1668;  818. 

color  s.  m.?  f.?  [s.  M.  P.  I  236^^) 
Farbe:  vestidos  son  de  colores  1990. 
s.  vestir;  Gesichtsfarbe :  sin  c.  ganz 
farblos .^  totenbleich  2306. 

colpe  s.m.  III  Schlag,  Hieb  713,  724, 
760,  765,  1230;  buenos  c.  kräftige 
H.  747;  grandes  c.  gewaltige  H, 
2391;  2421,  3672;  [Lanzen-) Stich 
2451,  3647;  a  tod  el  primer  c. 
gleich  beim  ersten  Mal,  auf  ein  Mal 
184. 

corabre  s.  comer. 

comedir  v.  irreg.  III.  Fut.  Ind.  III.  pl. 
comidrdn  3578;  Impf.  Ind.  III.  sg, 
comidia  2020;  Perf.  Ind.  III.  sg. 
comidi6  507,  1889,  1932;  Z/7,  pl. 
comidieron  2713  [so  die  Hs.  nach 
31.  P.  F.;  Vollm.  comedierou)  — 
tr.  überlegen  2020;  [mit  folg.  Objekt- 
satz) 507;  sinnen  auf  2713,  3578; 
intr.  überlegen,  nachdenken  1889, 
1932,  2828,  2953  zu  3542  s. 
cometer. 

comer  v.  II.  p)l.  Imperativ  comede  1028, 
sonst  coraed  1025,  1033,  1039; 
Fut.  Ind.  I.  sg.  combre  1021.  —  tr. 
1021,  1032,  1104,  2789;  [objektlos) 
421,  1028,  1039,  1052;  passado 
avie  tres  anos  no  comierau  meior  .  , . 
ohyie  dass  sie  besser  gespeist  Jmtten 
2067;  intr.  c.  de  essen  von  1025; 
subst.  m.  III.  pl.  comeres  das  Essen, 
die  Speisen  1019. 

cometer  v.  tr.  II  angreifen  1676;  c. 
un  ruego  a  eine  Bitte  an  jem.  richten 
2073;  subst.  7n.  III:  Auftrag?  3542. 
C.  Lt.  97:  Academie:  dar  uno  sus 
veces  ä  otro  jjoniendo  d  su  cargo  y 
cuidado  algun  negocio.  „Der  Auftrag 
war  eine  Schurkerei.'''  D.  H,  Bello 
u.  Lidf.'.    el  comedir  der  Anschlag. 

comidia,  comidrdn  etc.  s.  comedir. 

comigo  s.  yo. 

commo;  cuemo  1512,  2340;  cueivio 
2688;    cum    1753,    2930;    3518; 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid 


289 


J.  de  Valdes,  Dialogo  de  la  lengua, 
ed.  Böhmer  379^^  sagt,  dass  die 
Tilde  über  dem  m  {die  Hs.  schreibt 
como)  „solamente  se  iwne  por  orna- 
mento  de  la  eseritwa."  —  conj. 
[correlativ):  wie  tal  —  commo  1753, 
1789,  2307,  3518;  tan  —  commo 
1341,  1538,  3074,  3087;  assi — 
cuemo2340;  1771 ;  deguisac.  si  583; 
[umgestellt)  cuemo  —  assi  322,  3426 ; 
c.  —  taute  279;  assi  c.  so  [ebenso], 
wie  375,  2137,  3083;  2975;  wie 
1468,  1875,  2414,  2606;  [ohne 
Correlativ)  c.  de  arraucada  588; 
1125,  2094,  2606;  cuemo  2642; 
cuemmo  2088;  commo  que  wie  einer, 
der  1048;  c,  so,  wie  [mit  Verb) 
315,  438,  683,  1133,  2020;  commo 
si  wie  ivenn  1864,  2860;  Grund: 
c.  a  seilor  895;  1323,  1885,  1952; 
aguardar  cum  .  .  .  2930;  [direkte 
Frage)  commo  1921,  cuemo  3328; 
[indir.  Frage)  229,  670,  708,  791, 
1359;  {beim  Äusi'uf)  commo  580, 
789,  926,  930;  cuemo  1512;  {tem- 
2)oral)  assi  e.  sowie,  als  32,  153, 
2068,  2518;  sobald  als  2927,  2931; 
(Aussage)  dass  288,  429;  (ßnal) 
2915  [M.P.  I  .9.97 12)  2965,  2966; 
(kausal)  da,  iceil  690,  1617,  2951, 
cuemo  2905,  2942.  In  2988,  2996, 
(assi)  parieutes  commo  sou  ,,commo 
parece  equivaler  ä  ^cua)itos\  'cuantos' 
j}arientes  son"  M.  P.  I;  3606  a 
todos  VI  c,  son  alle  sechs,  wie  sie 
sind,  alle  sechs  —  so  viele  sind  ihrer. 

compaiia  508,  compana  1618,  conpaiia 
16,  conpaua  1421  s.  f.  I Begleitung, 
Gefolge  16,  1817;  sg.  u.  pl.  Gefolg- 
schaft 60, 296,440, 1421 ;  pl.  Mannen, 
Begleiter  214,  508;  Trupp  484 
(Sing,  mit  Verb  im  Plural!),  1829; 
Gefährtin,  Gattin  929;  jemandes 
Gesellschaft  3667;  dar.  c.  a  jem. 
begleiten  1385;  yv  a  (eii)  uua  c. 
gemeinsam  reiten  1549;   2339. 

compe<,'ar  856,  1201,  1114;  sonst  conp- 
(in  2585  Hs.  conpiecan,   nicht  cou- 

Romanische  Forschungen  XXXII. 


pien(,'an  wie  Vollm.,  s.  M.  P.  P. 
und  I  198. 21)'  r.  I.  Praes.  Ind. 
III.  sg.  coupieca  1085;  ///.  pl. 
coupie9an  1926,  2585.  —  anfangen, 
beginnen  tr.  1111,  1926,  2071; 
intr.  c.  de  705,  856,  1090,  1114, 
(bleibt  unüber setzt  in  1201,  s.  M. 
F.  I  352 ^{}.  c.  a  2115,  2585, 
2735;  refl.  statt  2^(issiv  in  1085; 
m   1201  geil  ort  das  Refl.  xu  pagar. 

complido   s.  complir. 

complir  223,  con-  2365,  cum-  3248, 
cun-  2598,  cumpllir  3489  r.  irreg.III 
erfüllen  (Pflicht)  2365,  2598,  3489, 
3535;  [Geschick)  223;  mal  gelo 
cunplieron  übel  beiviesen  sie  sie  ihnen 
[die  Liebe)  2704;  intr.  a7is)-eiche)t 
non  les  cumple  lo  suyo  [ihre  Habe) 
3248;  refl.  cuuplausse  9iento  de  los 
buenos  die  Zahl  von  100  wackern 
Männern  möge  voll  werden,  es  sollen 
volle  100  w.  M.  ausgewählt  werden 
3072;  Part.  Per  f.  aj.  complido  65, 
cou-  907,  trefflich,  vollkonunen  [von 
Personen)  65,  268  (s.  barba),  278; 
[von  Sachen)  S0ß2',  vollzählig  1626; 
[bei  Zahlenangaben)  voll:  coraplidas 
XV  semanas  573;  664,  907,  1209; 
tres  sem.  de  plazo  todas  complidas 
son  die  dreiwöchentliche  Frist  ist  ganz 
abgelaufen  3533. 

con  praep.  mit;  —  Begleitung,  Gemein- 
schaft 48,  67, 349, 234,  239 ;  Hinxu- 
fügung  1331,  1943,  2913,  3072; 
wechselseitiges  Verhältnis  (refl.)  666, 
1083,  2410,  2899,  3166;  [fm-ht 
refl.)  499,  518,  1874,  1906;  las 
rramas  puian  con  las  nues  [bis)  in 
die  Gemeinsamkeit  mit  2698 ;  Zu- 
sammenfallen  mit  einem  Zeitpunkte 
1137,  1558;  1581  cou  oras,  M.P. 
I  3H4  3g  '•entonces'  ? ;  begleitendpr 
Nebenumstand  206,  244,  474,  639, 
691;  (final)  813,  627,  1839,  2622; 
[umgekehrtes  Verhältnis)  1957;  Werk- 
zeug  282,  353,  812;  1683,  2134; 
[indirekt)  750,  1294;  Mittel  800, 
3091,  3097,  3197;  (fig.)  598,2099, 
19 


290 


Johannes  Adam 


2366;  Stoff  2705,  3088;  Grund 
172,  1237,  2290,  3332;  Art  und 
Weise  24,   120,  245,   1105,   1469. 

coubidar  v.  tr.  I  einlade)!,  auffordern 
21. 

convusco  s.  yo. 

conde;  cuende  1980,  2072,  2964. 
s.m.  III  Grafdbl,  960,  972,  975. 

condonado  Part.  Perf.  von  coudonar 
V.  tr.  I  .  .  .  tierras  avellas  coudo- 
nadas  empfangt  sie  als  Geschenk? 
887;  Ä,  D.  H.,  Bello:  endouadas. 
M.  P.  1 339^^:  'os  sean  condonadas.'' 

conducho  s.  m.  II.  sg.  u.  pl.  Lehens- 
mittel, Mundvorrat  68,  249,  1356, 
1409;  1488  grand  c.  grosser  Vorrat 
an  L.  =  1538;  c.  a  sazones  treff- 
liche L.  2472. 

conel  3682  :=  con  el. 

confonder  (J/.  P.  /  264^^:  cofouder; 
vgl.  au^h  Cr.  G.527b^^:  cofondiendo) 
V.  tr.  irreg.  II.  Praes.  Conj.  III.  sg. 
co[n]fonda  2412  —  vernicJiten.  c. 
Üios  tal  amistad  Gott  vernichte,  ver- 
damme solche  Fr. 

conio  s.  coger. 

conloar  v.  tr.  irreg.  I.  Perf.  Ind.  III.  sg, 
conloyö  3558.  —  hilligen.  (Bello: 
pareceprohar;  D.H.:  louer,approuver). 

counnsco  *'.  yo. 

couocer  s.  coiiosver. 

conortai*  v.  tr.  I  ermahnen,  aufmuntern, 
gut  zureden,  trösten  2328,  2804. 

conpeyar,  conpie9a  etc.  s.  compe<,'ar. 

couplir  .s.   com-. 

coupra  s.  f.  I  Kauf,  Einkauf  62,   90. 

conprar  v.  tr.  I  kaufen  67,   519. 

conquerir  v.  tr.  irreg.  III.  Part.  Perf. 
couquisto   1093,    1630   erohern. 

cousagrar  3356,  conss-  1906  con  v. 
intr.  I.  So  die  Hs  ;  Sanchez,  Janer, 
D.  H.,  Bello,  Lid  f.:  consograr.  Nach 
M.  P.  1157 ^^  cousagrar  =  consograr 
(a  p7'otönica  anormal)  sich  ver- 
schwägern mit  1906,  3356. 

consegar  s.  couseiar. 

cousego  s.  conseio. 

conseguir  v.  fr.  irreg. III.  Infin.SSS ;  Fut. 


Ind.  III.  sg.  conssigrd  1465:  Praes. 
Ind.   III  2)1.  consigen   1729  folgen. 

conseiar  122,  438;  conss— 1251,2537, 
consegar  1256.  v.  tr.  I  etw.  7'aten 
1251,1930,1940;  c.tra<jion  sich  über 
einen  Verrat  heraten  2660;  2670; 
jem.  Ratschläge  erteilen  438,  2999; 
refl.  c.  (con)  sich  beraten,  beratschlagen 
{mit)  122,  841,  1256;  tan  mal'  se 
consseiaron  sie  fassten  einen  gar 
schlimmen  Entschluss  2537 ;  xu  2676 
s.  pora. 

conseio  273,  382;  m  1183  Hs.  coseio 
nach  M.  P.  P.;  consseio  1880,  1886  ; 
in  1176  Hs.  cosseio  nach  M.  P.  P.\ 
consego  85.  s.m.  II Rat  1183;  Be- 
redung 1880;  prender  cons.  berat- 
schlagen 2996;  Entschhiss  1099, 
2557,  3218.  3220;  Unterstütxwig, 
Hilfe  85,  1886:  dar  c.  helfen  27 d, 
382,  632,  1176. 

conseutir  v.  tr.  irreg.  III  Infin.  8549; 
Fut.  Ind.  III.  pl.  consinträu  668 
gestatten,  genehmigen. 

consigo  s.  yo. 

cousintrdn  s.   consentir. 

con  solar  v.  tr.  I  trösten  refl.  1177. 

conssagrar  s.  consagrar. 

contado  s.  contar. 

contalar  3096,  lies  =  Lidf.  contralar 
[C.  Lt.  97 :  „ausgezeichnete  Vermu- 
tung, durch  die  eine  Unform  aus  dem 
Texte  schirindet')  v.  intr.  I  hitider- 
lich,    im    Wege,    widerspenstig   sein. 

contar  r.  tr.  I  Praes.  Ind.  III.  pl. 
cueutan  1683;  Imperativ  II.pl.  con- 
talda=  coutadla  181. —  zählen  699, 
1214,  1218,  2491;  no  son  coutados 
sie  sind  nicht  zu  zählen  2529; 
c.  sobre  verrechnen  auf  etw.  181; 
a  tres  leguas  contadas  in  einer  Ent- 
fernung von  (genau)  drei  Meilen  1559 ; 
abzählen  826;  aufzählen  1310;  er- 
zählen 684,  1879  (de),  2862,  3315; 
cuentan  gelo  delant  sie  erzählen  es 
in  seiner  Gegenwart  1683.  —  con- 
tado bestimmt,  voi'geschrieben:  so 
derecho  c.  ivas    ihnen    rechtlich    he- 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Pocraa  del  Cid 


291 


stimmt  war,  x}(ka}n  2486;  berühmt 
142,   152,   193,  493. 

coute(,'er  v.  impers.  irreg.  II.  Praes. 
Co)iJ.  III.  sg.  contesca  3706  sie}/ 
ereignen. 

contigo  s.  yo. 

contra  praep.  gegen  — hin  558,  1090: 
fablö  central  Camp,  zum  G.  geivandt 
3471;  in  Dcxug  mif,  für:  desondra 
contra  nos   2910. 

coun(,-io  3643  .v.  conoscer. 

conos^edor  nj.  III  verständig,  klug 
2851,  B137. 

coiiosQer  v.  tr.  irreg.  II.  Praes.  Ind. 
III.  sg.  conosQB  983,  3183;  couosge 
1526:  Impf.  Ind.  connosQie  1929; 
Perf.  Ind.  III.  sg.  coiios^iö  2932: 
couu(;i6  3643  [so  Vollm.  u.  Lidf.  ; 
S.,  D.  IL,  Bello,  Gassner  171:  couuvo, 
vgl.  M.P.P.  und  I  279^;  Janer: 
conugo). —  kennen  1526,  3183:  quel 
counos(,'ie  oudra  da.ss  ihiu  seiner 
AnsicJä  nach  dadurch  Ehre  erwachsen 
würde  1929;  erkennen  jem.,  etw. 
2932,  3643;  [mit  folg.  Objektsatz) 
983. 

copla  (1)  .9.  /'.  /  Abschnitt  eines  Ge- 
dirldes,  Strophe,  Laisse,  Serie  2276. 

copla  (2)  s.  f.  I  Kruppe  3640.  Bello: 
grupa;  D.H.:  cropa.  Sanchez  =.  cola 
{nach  Rest,  unhaltbar).  R.  G :  forse 
da  copola  dimin.  cU  copa  [id  est 
testa  capitis). 

coraqon  s.  m.  III  Herz  276,  715,  2740, 
3615;  in  2785  lies  did  corayon 
(nach  R,  Lidf,  C.  Lt.  97) :  (fig.  von 
Personen)  my  c.  e  mi  alma  1605; 
[als  Sitz  des  Empfindens)  718,  1660) 
2767,  2916;  aver  por  c.  es  .sich 
angelegen  sein  lassen  430 :  aver  de 
c.  jem.  am  Herzen  liegen  1496;  3Iut 
1655,  2804;  adverbial:  de  c.  von 
Herzen,  inständig,  innig,  gern,  freudig 
53,  1184,  1355,  1455,  1675,3030; 
ausserordentlich,  sehr  1342:  lorar  de 
c.  bitterlich  w.  2632:  dalma  e  de  c. 
von  Herzen  [gern),  sehr  1923,  1930, 
2033,  2395;  mit  allen  Kräften  2001. 


coral  3364;  corral  244.  s.  m.  III  Vor- 
hof Hofraum  244,  3364. 

coranado  s.  coro — . 

cor(^a,  Hs.  corca  nach  M.  P.  P.  (s.  f  I 
Reh).  Sanchez  =  cordas ;  1).  H.  c. 
für  croras,  cro(;a  =  Hirtenstab.  Beer 
[Teil  III)  stimmt  D.  H.  bei;  vgl.  aucli 
Lidf.  Nota.  Rest,  bezeichnet  crozas 
als  die  am  ehesten  annehmbare  Be- 
deutung; Bello  Glos.:  „voz  dudosa: 
parece  raler  lo  mismo  que  croza  o 
bdculo  pa.storcd".  [II  275):  „Me  in- 
clino  a  creer  que  corzas  vale  lo 
mismo  que  crozas  que  acaso  es  la 
verdadera  locucion  2375. 

cordon  .s\  m.  III  Schnürriemen  3076, 
3097,   3124,   3494. 

corm.'ina  in  der  Verbindung:  primas 
cormanas  rechte  Kusinen  3303. 

corueia  s.  f.  I  Kräiie.  ovieron  la  c. 
diestra  [zur  Rechten;  ein  gutes  Vor- 
zeichen) 11. 

coronado;  1993,  1501  cora —  [vgl. 
M.  P.  I  157  ^^).  s.  m.  II  der  mit 
einer  Tonsur  Versehene,  Priester  12S8, 
1460,   1793. 

corral  s.  coral. 

corredizo  aj.  II  was  sich  leicht  rmf- 
loul  zuschieben  lässig  leicht  beiveq- 
lich  2736. 

corredor  1159,  1336;  core—  1968, 
1988  [von  Pferden)  aj.  III  schnell 
im  Lauf,  sclnwllfüssig:  cuyixUos  c. 
1336,  1988,  2010/3582;  subst. 
schnellfüssiges  Ross,  Renner  1575, 
3513;   1159. 

correr  v.  II  (ovo  corrido  1590).  intr. 
laufen,  eilen-,  rennen  354,445,464, 
477,  952;  el  cavallo  corrieudo  auf 
schnellem  Ross  920 ;  [von  Flüssen) 
/Hessen  555;  tr.  durcheilend  öS,  964. 

corrida  s.  f.  I Proberitt,  far  una  c.  1588. 

cort;  1263  cortb  (b  rasgo  archaico 
nach  M.  P.  I).  s.  f  III  fig.  Hof 
eines  Fürsten,  Gemeinschaft  der  zur 
Umgebung  des  Fürsten  Gehörenden: 
962,  1263,  1360,  1900,  2090;  la 
c.  dcl  Camp.  2474,  2835;  Hof- 
11)" 


292 


Johannes  Adam 


haltung  2963;  Versaonmlung  lioeh- 
stehender  Personen,  Sing.  u.  Plur. 
[D.  H.  298:  „Les  mots  cort  et  cortes 
signißent  [donc]  dans  notre  Poeme 
une  assemblee  d'eliie,  un  eonseil  qne 
le  roi  reunissait  pour  juger,  sous  sa 
2)residence,  un  differend  survenu  cntre 
des  personnag  es  considerables^')',  cortes 
2733,  2914,  2949;  cort  3168,  3259, 
3393 ;  fer  cort  eine  V.  abhcdten  2971, 
2980;  3129. 

cortar  v.  tr.  I  abhauen  2728;  durch- 
hau'en  751,  767,  2423,  3652. 

cosa  s.  f.  I  Sache,  Ding,  de  todas  c. 
=  de  todo  63;  las  cosas  que  2353 
{auf  Personen  bezogen)  =  aquello 
qua  [s.  M.  P.  I  338^]  tal  c.  vos 
faria  idi  würde  euch  gegenüber  so 
verfaliren  2678;  atales  c.  fed  han- 
delt so  2629;  c.  sobeiana  jm/chtige, 
bedeutende  Habe  1775:  adverbial: 
nulla  c.  =  nada,  durchaus  nichts 
überhaupt  nicht  2202;  fiera  c.  heßig 
{s.  M.P.l  295^j  2310. 

cosiment  1436;  — nte  2743  s.  m.  III 
y  avrd  c.  1436,  dort  icird  man  ein 
Einsehen  haben  [c.  =  prov.  clmu- 
zimen?)  Bello:  connivencm,  favor^ 
merced ;  Rest.:  conoscenza,  ricono- 
scenxa;  sin  c.  sou  2743  sie  sind  ohne 
Bewusstsein.  Bello :  conocimiento, 
sentido. 

cosso  s.  m.  n  Ritt  1592. 

costado  s.  m.  11  Seite  [des  menschlichen 
Körpers)  353. 

costar  V.  intr.  I  kosten,  [teuer)  zu 
stehen  kommen  1470. 

costn[m]bre  s.  f.  III  Gewohithcit  3309. 

coziua  s.  f.  I  Mahlzeit,  Essen  1017, 
2064. 

cras  av.  morgen  1686,  2050,  3465, 
3468;  c.  a  la  maiiana  537,  949, 
1808;   3050;  en  aquel  dia  de  c.  676. 

creper   v.    intr.  irreg.  II  Infin.   3273; 
Fut.    Ind.     III.  sg.     cre(,ra    1905; 
I.  pl.  cre(;remos  688,   1883,   2198; 
Condic.  III.  sg.  erster  les  ya  1977;  \ 
Praet.   Conj.  III.  sg.  cre^ies   3295; 


die  übrigen  Formen  regelmässig.  — 
tvachsen  1238,  2059,  3273:  [fig.) 
coraQon  1655;  wachsen,  zunehm,en 
657:  [fig.)  von  der  Ehre  l^^l,  3413, 
3453;  cre(;e  en  rietad  sein  R.  wächst 
688,  1200;  1883,  1905;  qnel  creQie 
eu  onor  1929  [Nyrop,  Rom.  XVIII 
502:  „les  denx  imparfaits  de  ce 
vers  semblent  avoir  la  signißcaticm 
de  l'imperfectum  futuri."  R.  G.  57: 
cre§[erjie.  31.  P.  I  355:  „ .  .  .  el 
segundo  imperfecto  se  refiere  al  Cid, 
y  se  jniede  dejar  como  sugerido  por 
el  otro  imperfecto,  6  se  puede  cor- 
regir,  como  olvido  de  abreviaciön  de 
er,  poniendo  crecerie");  entstehen, 
erwachsen:  varaia  3295  (crecjies,  höf- 
liche Bitte);  sich  vermehren,  sich 
mehren  296,  2165;  1373,  1977; 
crecio    en    laiantar    304    s.    aiuntar. 

creendero  s.  m.  II  Treuer,  Vertrauter 
1013. 

creer  v.  irreg.  II  Praes.  Ind.  I.  sg. 
creo  362;  Conj.  Praes.  11.  pl.  cre- 
ades  2204,  2714 ;  Perf  Ind.  III.  sg. 
crovo  357;  III.pl.  crovieron  3326; 
Praet.  Conj.  III.  sg.  croviesse  1791. 
—  tr.  glauben  1791,  2204,  2714, 
3326;  intr,  c.  eu,  &  gl.  an  357,  362. 

criado  s.  m.  II  Diener,  Zögling  l'il . 
Bello  II  229:  „Criados  de  un  senor 
se  llamaban  los  hombres  j)riticipales 
que  le  debiau  su  educacion  i  sus 
aume^itos,  i  en  este  caso  se  hallaba 
Muno  Gustioz  respecto  al  Cid,  come 
se  dicc  mas  exjn'esamente  en  los 
versos  2950  i  2951"  [hei  Vollm. 
2901  j  02). 

criar  v.  tr.  I  aufziehen,  erzielten  2902  ; 
son  bueuas  e  criadas  wohl  aufge- 
zogen \h%^  ;  ernähren,  Nahrung  geben 
2514;  pflegen  (barba)  3282,  3284; 
criastes  las  vos  unter  eurem  Schutze 
wurden  sie  gross  2086.  Lid  f. 
liest  [von  C.Lt.97  gebilligt):  casades; 
dagegen  Cr.  G.  601  a  46:  yo  las 
eugendre,  seiior,  et  vos  las  criastes; 
ähnlich   Cr.  de   Veinte  Reges  [AI.  P. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poenia  del  Cid 


293 


Rev.  Hisp.  V  xu  V.  2086);  Bello: 
,/avorecer  un  principe  o  senor  a  otro 
persoym,  cuidando  de  sus  anmentos, 
dändole  posesioiies  en  feudo  etc.'-'- 

criazon  s.  f.  III  Dienerschaft,  Gefolg- 
schaft 2919;  los  de  c.  die  Gef  2707. 
„O.  se  llamö  en  la  Edad  Media  d 
los  siervos  y  descemlientes  de  los 
siervos  {familia  de  ,ereaiione^)  ocii- 
pados  en  los  lahores  del  campo  y  en 
los  oficios  mas  htwnldes.'^  [Munoz, 
Fucros  Municipales  p.  123,  zitiert 
von  Lanchctas.) 

criminal  s.  m.  III  Anklage,  Verhum- 
dunq  [Bello :  acusacion,  calumnid) 
342. 

crovieroD;  crovo  etc.  s.  creer. 

Cruz  s.  f.  III  Krem  (als  Marterwerk- 
zeug) 348,  351;  [als  Kirchengerät) 
1582. 

cubertura  s.  f.  I  Decke  [eines  Pferdes) 
1509,   1585. 

cubrir  v.  tr.  irreg.  III  Perf.  Ind. 
III  sg.  cubrio  2807,  3099;  Part. 
Perf  cubierto  87.  c.  de  (con)  be- 
decken mit  87,  2807  ;  desuso  cubrio 
im  manto  er  warf  einen  Mantel 
darüber  3099. 

cueva  s.  f.  I  Höhle  544.  Baist  Lt.  80, 
Lidf  u.  M.  P.  P. :  las  Cuevas  dA. 

cuedar;  972,  2470,  2961  cuydar. 
V.  tr.  I  denken,  glauben  2130,  2470; 
[fälschlich)  denken  1839,  3622, 
3687  ;  beabsichtigen  [mit  folg.  Inßn.) 
556,  972,  3011:  c.  fer  denken  zu 
tun  2961. 

cuello;  3339  cuelo  s.  vi.  JI  Hals  1509, 
2297,  2300,  3339. 

cuemo  s.  commo. 

cuende  s.  conde. 

cuenta  *'.  f.  I  Berechnung  101  [s.  estar); 
por  cuenta  durch  genaue  Berechnung, 
genau?  1264,  1734;  goiaue  Zahl: 
\111  {La)ich.:  ndmero  exacto)]  uou 
ser  en  c.  nicht  z;u  zählen  sein  918, 
1983,  2257;  uou  teuer  en  c.  nicht 
zu  zälden  vermögen  1795;  zu 
cue[n]ta  1178  s.  cueta. 


euer  s.  m.  III  Herz  [fig.)  226,  636, 

2317,  2825. 
cuerda    s.   f.    I  Strick,     c.    de    tieuda 

Zeltschnur  1141;  2400. 
cuerdo  aj.  II  klug,  besonnen^  vorsichtig ; 

cuerda  mientra  3105  statt  c.  mientre, 

Schreibfehler,    ivahrsch.    infolge    des 

folgenden  eutra  (C), 
cuerpo  s.  m.  11  Körper .,  Leih  28,  3184, 

parar  eu  cuerpo  2721;  perder  el  c. 

das    Leben    verlieren    1022;     [tim- 

schreibend)  893,  1035,  1871,  rriebtol 

el  cuerpo  3343,  3442. 
cuerta   1141    D-uckf.    bei   Vollni.    für 

cuerda. 
cuesta  s.  f.  I  Abhang  1003;  cuestayuso 

d.  A.  herab  992,    1002  (s.  ayuso). 
cueta  s.  f.  I  Bedrängnis,   GefaJir  451, 

2360;   /iwnmer  1189,  1178(To//w. 

cue[n]ta,   ebenso  Bello;   ü.   Rom.  81 

IC.  Lidf  cueta. 
cuydado  s.  m.  II  Sorge,  Besorgnis  6, 

2865,  2975. 
cuydar  s.  cuedar. 
cura  s.  commo. 

cuuado  6\  m.  II  Schwager  2517. 
cunplir  s.  complir. 
cuntir  v.  ititr.  irreg.  III  sich  ereignen, 

passieren,  widerfahren  2281,  2310, 

2941 ;    lo   qiie  cuutiö   del    leon  die 

Geschichte    mit    dem   Löiven  2548; 

esto  que  nos  cuntio   unser   Unglück 

2852. 
curiador  s.   m.  III  Schützer  3477. 
curiar;    statt  curialdas   1357   lies  curi- 

allas  =  curiarlas  wie  Lidf.  u.  M.  P.  I 

202  ^Q ;  vfjl.  C.  Lt.  97.  v.  tr.  I  schützen 

1261,  2000,  2352;  {objektlos)  1566; 

hüten  3196;  c.  de  schützen  vor  329, 

364,  1357,  1396;  refl.  sich  schützen 

2669;  daran  denken  2569. 

Ch. 

clial  230  s.  incbaler. 

cbico  aj.  n  klein,    son   de  dias  cbicas 

269 's.  dia;  sahst,  m.  7/591,  1990. 
cliristiaudad  s.  f  III  Christenheit  770, 

1116,   1199. 


294 


Jühaunes  Adam 


christianismo  s.  m.  II  Christenheit  1 027, 
1305. 

cbristiano;  Vollm.  in  731,  1546  cri — , 
Hs.  [nach  M.  P.  P.  cbri — ).  cfj.  II 
christlich  29,  901,  1674,  1700; 
s.  tn.  II  Christ,  f.  I  Christin  93, 
107,  145,  3286;  ;;/.  =  tierra  de 
clir.   566,  3514. 

D. 

d*  oft  =  praep.  r/e,  mit  folg.  vokalisch 
anlautendem  Wort  rerschmolxen:  del 
■■=  de  el,  desso,  doro  etc. 

•d   s.  yo. 

da  740,  Druckfehler  bei  Vollm.  für 
de  der  Hs. 

dado  s.  m.  II  Geschenk  194. 

dal  3252   =  de  al. 

dalent  s.  aleiit. 

dalfaya  s.  alf — . 

dalgo  .s.  fijo  hexiv.  fija. 

dallent  s.  al — . 

damor  s.  amor. 

daudos,   dandnos  s.  dai\ 

daiio  s.  m.  II  Schaden  252. 

daquand   s.   daquent. 

daquen   s.  daquent. 

daqueut  2137,  2382;  daqueud  2130, 
daquen  2102;  in  2130  u.  2137 
hüben  Vollm.  u.  Lidf.  fälschl.  da- 
quand. ife.  daqnt;  vgl.  Bello,  Baist, 
M.  P.  P.    av.  von  hier,  von  hier  aus. 

daqueste  s.  aqu — . 

daqui  s.  aqui. 

dar  V.  irreg.  I  Inf  in,  314,  428;  in 
136  lies  dar  [hemos]  nach  C,  7?., 
M.  P.  I  96,  in  2641  dar[e]  nach 
R.,  Lidf,  M.  P.  I  348^^.  Fut.  Ind. 
L  sg.  dare  260,  1042,  1533;  dar 
(vos)e,  he  1035;  1040,2568,2575; 
///.  sg.  darä  130,  382;  dar  (uos)  ha 
987;  II.  jü.  darledes  =  dar  le  hedes 
2992;  III.  pl.  daran  585,  673; 
Co)idic.  III.  sg.  darie  3378,3381; 
III.  jjI'  dar  (le)  yen  161:  Praes.  Ind. 
I.  sg.  do  250,  253;  U.  sg.  das  632, 
3385;  ///.  sg.  da  1176,  2883; 
I.pl.  damos  196,3239;  //.;;/.  dades 


2096,  3216;  111.2^1.  dan  434;  570; 
Praes.  Conj.  III.  sg.  d6  283,2126, 
3730  ;  /.  pl.  demos  192,  584;  //.  pl. 
dedes  138,  1129;  den  1382,2966; 
in  283  liest  CLL  97:  de[n];  in  3421 
C.Rom.  81  ti.  M.  P.  1  7 19  de(u); 
Impf  Ind.  III.  sg.  dava  38,  574; 
III.  j)l.  davau  459,  604;  Imperativ 
IL  pl.  äat  106,  420;  dad  1695, 
2089;  dandos  =  daduos  2081,2798, 
3468;  XU  dandnos  273  =  dadnos 
vgl.  Nils  Flaten  u.  M.  P.  I  203  ^^ ; 
daldo  =  dadlo  823;  daldas::=dadlas 
2136;  Gerundium  dando  140,  606; 
Perf  Ind.  L  sg.  di  2908,  3216, 
3261;  dio  3204  =  di  yo,  vgl. 
Gassner  S.  155  ß  358  u.  M.P.  1 282 
§96;  did  =  di  te  3322;  ///.  sg. 
dio  382,  750,  804;  xu  dio  3204 
s.  I.  sg.;  I.  pl.  diemos  2565,  3210; 
II  pl.  diestes  2570,  2852,  3115; 
III.  pl.  dieron  244,  1050  ;  Phis- 
quampf.  III.  sg.  diera  3277 ;  ///.  pl. 
dieran  163,  2011,  2452:  Pracl. 
Conj.  III.  sg.  diesse26,  165,  1286: 
IIL  pl.  diesseu  25,  511,  520:  Pari. 
Perf.  dado  523, 760, 81 1.  —  tr.  [jem.) 
etwas  gebcji  130,  136,  138  u.  o.; 
qnieu  gelas  diera  3277,  31.  P.  I 
357 Q.-  „por  el  perfecto  /lio''  [es 
tamhien  posihle  en  sentido  optativo 
irönico") ;  si  me  los  dad  es  [sagt], 
ob  ihr  sie  mir  gebt  3216;  da  van 
BUS  corredores  1159,  Bello:  adoban 
sus  c,  C.  Z.  XXI  [anjdavan  ihre 
Renner  trabten  dahin ;  dieron  le  en 
V.  1304  [seil.:  obispado,  das  aus 
dem  vorangehenden  obispo  xu  er- 
gänxen  ist  ?  C.  Z.  XXI:  dieron  le 
[sied]  sie  gaben  ihm  einen  Bischofs- 
sitz in  V.)',  dio  tres  cav.  er  schickte 
drei  R.  aus  1405;  dio  una  tuerta 
CDU  el  er  drehte  ihn  um  3684 ;  etivas 
xurückgeben  1533,3158,3557;  [eine 
Stadt)  übergeben  1210;  refl.  sich  über- 
geben 574,  1145;  einhauen  aw/' 604, 
786;  —  dar  colpes  a  Hiebe  versetzen, 
austeilen  713,   747,  750;    dar   cou 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspauischen  Poema  del  Cid 


295 


la  lanca  eiywn  Stich  versetzen  353; 
d.  uua  batalla  eine  Schlacht  liefern 
987;  d.  parias  Tribut  entrichten  570, 
941,  2503;  d.  alaridos,  grandes 
vosses  laut  schreien  606,  3663,  d.  los 
pregones  d.  öffentl.  Aufrufe  ergelien 
lassen  652;  d.  sohura  Lossprechung 
erteilen  1689,  1703;  d.  gracia,  amor 
Huld,  Gnade,  Liebe  gewähren,  scheu- 
ken  888,  2608;  1924;  d.  ondra  a, 
d.  de  grand  oudra  Ehre  eriveisen 
1848,  1952,  2174:  1503;  d.  posada 
Unterschlupf  gewähren  2ö,  26;  d.  la 
fe  sich  verpfichten  163;  d.  las  manos 
{xnr  Bekräftigung  eines  Versprechens) 
106;  d.  los  omenaies  3425  s.  dies. — 
dar  a  partir  verteilen  lassen  804: 
veranlasseii :  quil  darie  a  casar  3381 
wer  musste  ihn  aucJi  v.,  auf  eine 
Heirat  einzugehen  [M.  P.  I  353  ^g : 
'quien  le  habia  de  dar  emparentar 
con  los  de  Carrion/')',  d.  en  don 
scheuken  196;  516,  2011;  d.  de 
raano  freilassen  1035,  1040;  d.  por 
iuvizio  durch  U.  hestinimen  3239 ; 
andere  Wouiimgeyi  mit  dar  s.  iinter 
den  einzelnen   Wörtern. 

darge  =  dar  ge. 

de  s.  dar. 

de  praep.  Ausgangspunkt  {örtlich)  von 
wo:  11,  14,  156,  1014,  1175;  de 
todas  partes  134,  648;  (fig.)  583, 
1026,  1035,  3461;  prender  de 
1046,  tomar  de  2143;  de—  fasta 
1451,  1732;  de  — a  2880;  {bei  einer 
Zahl):  de  XX  arriba  2454;  {zeitlich) 
1062,  1662,3284;  de  que  seitdem 
3129:  sobald  2793;  {solange  1062, 
1662);  oy  de  mas  2124  s.  oy;  Ab- 
statul,  Zwischenraum  {örtlich)  3609: 
{zeitlieh)  1410,  1533,  2013,  2420, 
2969;  Ort  wohin  3637  (de  dentro 
eu)  Ort  wo:  349,  398,  621,  818, 
:?142;  {zeitlich)  wann:  93,222,416, 
2961 ;  Herkunft,  Ursprung  151,  336, 
740,  1376;  Alter  40;  —  Ausgangs- 
punkt eines  Vergleichs  (de  nach 
Komparativ)  7 98, 1010,  1735,  3129; 


partitiv  {mit  Bestimmwig  des  ent- 
nommenen Teils)  111,  157,  165, 
440,  1729,  1860;  Konstntktions- 
mischung,  auch  ohne  partitiren  Sinn) 
tantos  de  averes  1800,  2529,  3546; 
462,  618;  tantos  son  de  muchos 
2491,  2784;  {ohne  Teilbestimmnng) 
673,  1025,  2798,  3248;  in  1765 
liest  Lid  f.  con  [senos]  de  aq.  {s.  seine 
Note  zu  diesem  Vers);  Besitz  125, 
152,  1952,  2936;  Stoff  183,  345, 
513,  845,  1010,  1509,  3085,  3094; 
Eigenschaft  239,  671,  1713,  1987, 
2084;  handelnde  Person  heim  Passiv 
156,  270,  284,  379,  1370;  Gegen- 
stand, Veranlassung  eines  Gesclieliens 
227,522,856:  fazer  de  2124,  oyr 
de  3529;  für  (acusado)  de  73  liest 
M.  P.  I  380  j :  por ;  {adversativ)  329, 
342,  1357,  1365;  Gegenstarul  eines 
Redens  {erzeugtes  Objekt)  129,  453, 
535,  2729,  3216;  dezir  de  ssi  o  de 
uo  3208;  2202,  3455,  3594;  Grund 
1179,  1600;  Mittel  1,  19,  129,  146, 
1527;  Werkzeug2^m,  3646,3665; 
Art  und  Weise  380,  1151,  1511, 
1704,  3641 ;  de  voluntad,  de  cora(,'on, 
de  grado;  in  der  Eigenschaft  als: 
63,  252,  465,  1344,  2970;  nähere 
Bestimmrmg  a)  eines  Sitbst.  [genet. 
subj.)bO,  1373,  1818,  1936;  [genet. 
obj.)  33,  257,  592,  639,  720;  dia 
de  cras  676,  3725;  mes  de  maio 
3731;  {Ortsnamen)  400,  415,  649, 
1971,  2697;  el  bueno  de  myo  Cid 
655;  1426,  1583,  2513;  b)  eines 
Adj.  113,  269,  357,  412,  1060; 
zu  653  u.  838  vgl  M.P.  I  382^^; 
c)  eitles  Pronomens :  980,1226,1867, 
2410;  bei  einer  Anzahl  von  Ad- 
verbien: antes  de,  a  menos  de,  apres 
de  etc. 
debdo  6-.  m.  H  Pflicht,  Schuldigkeit 
2365,  2598;  complir  el  d.  3535, 
3702;  esto  e  yo  en  d.  225,  das 
halte  ich  für  meine  Pflicht',  los  que 
el  d.  avedes  708,  seil,  dies  zu  tun', 
Verpflichtung  3528. 


296 


Johannes  Adam 


flever  v.  II  stets  mit  Infinitiv;  müssen 
315,  995,  1107  ;  dürfen  1457,  3363; 
sollen:  deviemos  hätten  sollen  (vgl. 
31.  P.  I  349^  u.  354  §  163)  2759, 
3297;  3276. 

deckender  de  v.  intr.  irreg.  II  absteigen 
von  1832.  Stadt  de(^endieron  liest 
Lid  f.:  diyieron  =  1394  n.  1796; 
Bello  s.  V.  decir:  „bien  puede  ser 
errata";  ähnlich  M.P.  I  265^^. 

dec^ir  de  v.  intr.  irreg.  III.  Praes.  Ind. 
III.  sg.  di^e  974;  Oerundimn  di^i- 
endo  1756;  Par^.  Per/.  de(,ndo  1394. 
absteigen,  herabsteigen  von. 

ded  s.  dent. 

dedes  5.  dar. 

del  3730   =  de  le  von  dar. 

delant;  1577  delante  praep.  vor  [ört- 
lich] 327,  715,  3615;  vor  [dem  An- 
gesicht) einer  Person:  1759,  2230, 
3324;  Vermischung  mit  Ädv.:  delaute 
SU    mugier  e  de   sus  fijas  1577.  — 

delant;  deland  641;  dellaut  3174.— 
av.  {örtlich)  vorn  607;  in  der 
Front  1130,2358;  estar  d.  zugegen 
sein  1655,  2137,  3174;  vor  jem. 
stehen  2596;  vor  jem.  liegen  868; 
ver  d.  vor  sich  sehen  1180;  liich- 
tung  einer  Bcivegung:  aduzir  d.  641, 
1469;  yr  d.  2374;  es  nähert  sich 
stark  der  Präposition  {vor  jematid) 
in:  vayaute  delante  853;  1019, 
1050,  1666,  1683,  1959,  2215; 
del.  al  Camp.  2369  {nach  M.  P.  I 
370^  sehr  seltene   Wendung). 

delent,  nach  M.  P.  I  185  ^  errata  für 
deleit,  ivie  Lidf. ;  C.  Rom.  81:  „delent 
z=  deleite"'  doit  etre  conserve.  s.m.III 
Ergötzen,  Vergnügen.]  estar  en  graut 
d.   sich  sehr  freuen   1601. 

delibrar  v.  I  tr.  töten  {Bello:  quitar 
del  medio,  matar)  753;  intr.  reden 
ohne  zu  stocken  {Bello:  pronunciar 
sin  embaraza,  7ion  tarta^nudear)  3307. 

delicio  s.  m.  II  Wonne,  Entzücken  1639 ; 
siempre  bive  en  d.  lebt  immer  herr- 
lich und  in  Freuden  850;  ad.  mir 
zur  Lust,    Wonne  3282,  3284. 


della  e  della  part  *■.  el. 

dem  2126  s.  dar. 

demandar  v.  tr.  I  verlangen,  fordern 
3148,  3173,  3211,  3213;  d.  derecho 
3079,  3230;  {objektlos)  Klage  er- 
heben  3143;  zur  Rede  stellen  ivegen, 
Rechenschaft  fordern  für  965,  3165; 
bitten  um  1882,  1887,  3405;  fragen 
nach  1292;  d.  por  97,  99,  292, 
1311,  2304. 

demas  av.  überdies,  ausserdem  28,  46, 
3548;  todos  los  demas  alle  übrigen 
2041. 

demos  s.  dar. 

demostrar  v.  tr.  I.  Praes.  Ind.  HL  jjI. 
demuestran  2703  etw.  zeigeti  d60Q ', 
d.  amor  jem.  s.  Liebe  bezeigen 
2703. 

den  s.  dent  u.   dar. 

dent  585,  1038;  dend  1063,  2773; 
den  984,  3416;  ded  {TiMe  ver- 
gessen, nach  M.P.I  208 ^q)  2134, 
3029.  —  av.  (örtlich)  von  dort 
952,  984,  1507,  1788,  2808;  {Er- 
satz für  ein  Pronomen  mit  de): 
davon  585,  2773;  daran  1063, 
3029;  darüber  1038;  dafür  2126, 
2782,  2855,  3416;  darnach  1899; 
dessen  2134. 

dentro  av.  drinnen  2003  ;  d.  en  drinnen 
in  62,  341,  962,  1097;  de  d.  de 
2785;  de  d.  en  3480;  coger  de  d. 
drin  aufnehmen  621;  los  de  d.  die 
Leute  von  drinnen  "i^',  hinein,  hinein 
nach  d.  a  801,  1561;  d.  en  2818; 
de  d.  en  3637;  fata  d.  en  bis  hinein 
in,  b.  h.  nach  1227,  1382,  2416, 
2925. 

departarse  v.  refl.  I  sich  trennen,  sich 
entfernen  1514  (s.  Anm.  in  der 
Übers.;  nach  M.  P.  P.  hat  die  Hs. 
deportar). 

departi(,-iou  s.  f.  III  Abschied  2631. 

departir  de  v.  intr.  III  entscheiden  über 
2729. 

deportarse  v.  refl.  I  sich  ergötxen  2711. 

deprunar  v.  intr.  I  hinabsteigen  1493. 

deraraar  v.  tr.  I  zerstreuen  463. 


Übcrsciziiiig  und  Glusaar  des  altspauiscbcu  rucuia  del  Cid 


297 


dereclio  s.  m.  II  Hecht ^  daa  llrrhte 
3600;  cou  d.  1105;  deraandar  d. 
3079,  3230;  escoger  el  d.  3138; 
tener  d.  recJä  Iiabeii  3142;  fazer  d. 
recJit  handeln  3278,  3299;  querer 
cl  d,  3549 ;  dezir  el  d.  Ixccht  sprechen 
3593  ;  so  d.  contado  icas  iJtnen  recht- 
lieh zukam  2486;  Rechenschaft  dar 
d.  642,  2966,  2992;  aver,  rrecebir 
d.  Genugtuung  erhalfen,  2915,  2952, 
3169;  3133;  aiudar  a  d.  uim  Rechte 
verhelfen  2960;  adrcrbial:  a  d.  nacli 
Gebühr,  ivie  es  sich  gexiemt  3576, 
3580. 

derecbo  aj.  II  auf  recht ,  senkrecht  482; 
levantarse  d.  sich  erheben   2228. 

derraucbar,  Hs.  dera — ,  )iach  M.  P,  P. 
V.  intr.  I  aus  den  Reiheti  brechen  703. 

derredor  av.  ringsum  2390.  aderredor 
hemm,  umher,  rings  Jierum  937, 
2038,  2699,  3106,  3122;  los  que 
estan  a.  die  Umstehenden  3622;  eii 
d.  466.  —  d.  de  um  —  lieruni  60, 
560,  637,  3587. 

derrocar  v.  tr.  I  hcrimterivcrfen   1007. 

desafiar  v.  tr.  I  herausfordern  965. 

desaqui  =  desde  aqui  av.  sofort  1710. 

desarraado  aj.II  ivaffenlos,  ohne  Rüstung 
1744. 

desatarse  v.  refl.  I  sicli  losreissen,  sich 
losmachen  2282,   3331. 

descavalgar;  1592  desca[va]lgfiva.  r. 
intr.  I  vom  Pferde  steigen  52,  57, 
1592,   1757. 

descabecjar  r.  tr.  I  enthauptoi^  töten. 
que  los  descabe(,emos  .  .  .  dadurch, 
dass  wir  sie  töten  .   .  .   620. 

descroydo   aj.  II  ungläubig   1631. 

descnbrir  v.  tr.  irreg.  III  aufdecken, 
entblössen:  a  quem  descnbriestes  las 
telas  del  c()ra(,'ou?  ivarum  zerrisset 
ihr  mir  das  Herz?  3260;  verraten 
107;  jem.  etivas  entdecken  3323. 

desdalli   1730   s.  desde. 

desde  praep.  {örtlich)  desdalli  ro)i  dort 
aus  1730;  {zeitlich)  desde  oy  von 
heut  an  2035. 


desear  2327;  dess —  2334  v.  tr.  I  sich 
seltnen    nach    [mit    Obl.    des    Ortes). 

desenparar;  469  dese[n]p —  v.  tr.  I 
verlassen,  im  Stiche  lassen  469,  910, 
1471;  Part.  Perf  aj.  hilflos  2945. 

deseredar  r.  tr.  I  der  Besitzungen  (berc- 
dades)  beraidjen   1363. 

desfazor  r.  tr.  irreg.  IL  Part.  Perf. 
desfecho   1433  vernichten,  verderben. 

desi;  2157  dessi.  a,v.  {örtlich)  von  da 
aus  1109;  d.  arriba  von  dort  oben 
478;  d.  adelant  vo)i  da  ab  1383; 
{zeitlich)  darauf  867,  1667,  2640, 
3612;  dessi  luego  sofort  2157; 
dann,  überdies,  ausserdem  1275, 
3484;  [bei  der  Aufzählung)  dann 
weiter,  ferner  742,  3110. 

desleatauza,  lies  deslea[l]tanza  ivie 
Bello  u.  Lidf.  s.  f.  I  Untreue,  IVeu- 
losigkeit   1081. 

desmaucbar  v.  tr.  I  zerbrechen  [die  ein- 
zelnen Glieder  des  Panzers  zerreissen) 
728;  3635:  las  dos  le  desmaucbau, 
lies  [se]  le  d.  wie  Lidf.  [ähnl.  C.  Lt.  97), 
oder  le  desmaucba  wie  Bello. 

desnudo  aj.  II  nackt,  bloss  471,  608, 
2413,  2944. 

desobra  s.  f.  I  Streit,  Zwistigkeit? 
[Bello:  rina,  pendencia)  3080;  Lidf. 
[Änm.  zu  dies.  Vers):  A  desobra 
C.  (=  Cornu)  preferiria  sossobra  = 
zozobra,  u  lo  cual  replica  B.  (=  Baist): 
,.Si  se  quiere  mudar  desobra,  con 
sosobra  [Cornu,  cf.  3140  bolviere 
ma  cort)  aun  destorbo,  desorden 
seria  posible;  mejor  me  parece  des- 
ondra."  Yo  creo  que  no  es  nccesario 
cambiar  el  texto;  desobra  :  obra  = 
desondra  :  ondra.  Tal  es  tambien  la 
opiniön  de  R.  [Restori). 

desondra  s.  f.  I  Schimpf,  Viiehre, 
Schande  2762,   2906,   2910,    3541. 

desoiidrar  v.  tr.  I  beschimpfen,  enteliren 
981,  2950,   3256. 

desonor  s.  f.  III  Schande,  Schmach, 
Unehre  1357,  1371,  2909,  2944; 
ave/d.  por  entehrt  ^verden  durch  3149. 

despender  v.  tr.  irreg.  II  ausgeben  260, 


298 


Johannes  Adam 


2542:  1557  lies:  lo  so  despeudie 
el  nioro,  que  dellos  uon  tomava 
nada  (=  Bello). 

despenssa  s,  f.  I  Atisgabe '^  si  essa  d. 
vos  falle^iere  wenn  das  Geld  dafür 
Euch  ausginge  258. 

despertar  v.  intr.  I  erivachen,  auf- 
wachen 410,  2292,  2787,  3336. 

despues  av.  darauf,  nachher,  hernach 
140,  1909,  2037,  2547,  fürderhin, 
in  Zukunft  1946;  los  de  d.  die  später 
Hinzugekommenen  1248;  despues  de 
nach:  d.  del  plazo  nach  Ahlauf  der 
Frist  309. 

despues  que  conj.  sobald  als,  nachdem 
404,  1116,  2475;  da  884. 

dessear  s.   desear. 

destellar;  501  destelaudo  v.  intr.  I 
tropfen,  tröpfeln  501,  781,  1724, 
2453;  762  destellado  lies  destella[n]- 
do  loie  Bello  u.  Lidf. 

deßuso  s.  suso. 

detardar;  96  detar|da]va  v.  I  tr.  aiif- 
schieben  nou  lo  detardava  er  verlor 
keine  Zeit  1584;  105,  575,  638, 
1198  u.  ö.;  intr.  zögern:  mucho 
detardamos  wir  zögerten  allzulatige 
2540;  rcfl.  sich  aufhalten,  sich  ver- 
iceilen  1506;  d.  de  zögern   1700. 

detener  v.  tr.  irreg.  IL  Praes.  Ind. 
III.  sg.  detieue  3084,  3307  ;  IIL  pl. 
detienen  648.  —  anfschiehen  648, 
2976;  refl.  uos  detiene  por  nada 
er  zögert  durchaus  nicht,  verliert 
keinen  Augenblick  3084;  [von  der 
Zunge)  stocken  3307. 

dexar;  1438  dixaremos  ist  errata  Voll- 
möllers;  Hs.  dex —  nach  M.  P.  P. 
V.  tr.  I  verlassen  11,  115,  289,  301, 
910;  d.  el  cavallo  vom  Pf.  steigen 
1580:  zurücklassen  117,  133,  255, 
486  [s.  poder),  576  [s.  fito),  624; 
in  3642  liest  31.  P.  I  320^^  {nach 
Cr.  G.  626b  ^^)  [en]  el  dexo  la 
lanya  Hess  in  ihm  stecken;  nötig 
erscheint  jedoch  diese  Korrektur  nicht : 
dexar  =  loslassen;  [mit  folg.  Inf) 
lassen    347,    897,    978,    3339;    yo 


dexar  me  (=  me  he)  morir  ich  iverde 
den  Tod  an  mich  herankommen  lassen 
1029;  unterlassen  445,  448,  1348, 
1640;  [mit  dojyp.  Acc.)  lassen  461, 
3266;  d.  vivo  am  Leben  lassen  785; 
überlassen  475 ;  in  Buhe  lassen,  ab- 
lassen von  989,  8257,  3645;  d.  el 
alma  d.  Geist  aufgeben  1022;  d.  las 
posadas  die  [Aufzähl,  der)  Herbergen 
erlassen  1310;  d.  assiniestro  zur 
Linken  liegen  lassen  [von  Orten) 
2691,  2694;  2696;  dexaudo  van 
los  delant  607,  Staaf  Rom.  Forsch. 
XXIII  633  d.  los  van  d.  sie  lassen 
von  ihnen  ab  und  ziehen  weiter? 
[s.  dazu  M.P.  I  409);  refl.  d.  de 
aufhören  mit,  von  3293  (dexassedes, 
höfliche  Bitte),  3707. 

dezeno  num.  ord.  der  Zehnte  1210. 

dezir  v.  tr.  irreg.  III.  Infin.  30,  830, 
899;  Fut.  Ind.  I.  sg.  dire  1453, 
2764,  3309;  dezir  (vos)  he  947, 
1423;  H.  sg.  diräs  3370;  III  sg. 
AhA  319;  dezir  (vos)  ha  1688; 
///.  pl.  dir  An  902;  Praes.  Ind.  I.  sg. 
digo  889,  1026,  1335;  //.  sg.  dizes 
2955,3386;  Illsg.  dize  782,922, 
2117;  diz  1875;  I.  pl.  dezimos 
3212;  H.  pl.  dezides  1908,  3527; 
III  pl.  dizen  347,  435,  590;  Praes. 
Conj.  III  sg.  diga  1814,  3464 ;  7.  pl. 
digamos  2544;  IL  pl.  digades  977, 
1904,  2139;  III  j)l.  digau  535; 
Impf  Ind.  III  pl.  dizieu  628,  2666 ; 
diziau  19;  Imperativ  II.  sg.  di  2638, 
3329;  H.pl.dezid  129,670,1407; 
dezildes  389  =  dezidles;  Gerunditim 
diziendo  928,  1418,  1926;  Perf. 
Ind.  I.  sg.  dix  2370;  ///.  sg.  dixo 
49,  136,  139;  ILpl.  dixiestes  3462; 
IIL  1)1.  dixieron  1468,  1692,  3060; 
Fut.  Conj.  III.  sg.  dixiere  1912; 
IL  pl.  dixieredes  1872  [s.  weiter 
unten);  Part.  Perf.  dicho  70,  213, 
320.  —  sagen  30,  49,  70;  que 
dixiestes  o  que  uo  3462  M.  P.  I 
365  An)n.  1:  '•Que  dijisteis  o  que  no 
dijisteis',  esto  es,  'si  lo  que  dijisteis 


Übersetzung,'  und  Glossar  des  altspanischcu  l'üeiua  dcl  Cid 


2ü9 


valc  algo  6  no' ;  estas  palabras  dichas 
nachdem  diese  Worte  (jcfproelicn 
loaren  213;  d.  uua  rrazou  dieselbe 
Ansicht  missern  19;  dixo  esta  rrazon 
er  sprach  folgende  Worte  1866, 
2043;  d.  uua  vanidat  s.  dies]  d. 
couseio  Hat  erteilen  1183;  d.  uial, 
bien  de  535,  1814;  2266;  d.  sa- 
ludes  Gi'iisse  ausrichtet  928,  932; 
d.  mer(,'edes;  d.  la  missa  die  Messe 
lesen  319,  320,  1688,  1703;  d. 
matiues  das  FrüJtf/chet  verrichten 
3060;  d.  el  Aerecho  Fedit  spreclien 
3593;  etwas  eruihlen  1620,  1776; 
von  ettv.  sprechen j  erzählen  899, 
1453,  2764,  3670:  jem.  nennen, 
heissen:  uno  que  dizieu  niyo  Cid 
628,  654,  902,  1362,  2727;  do 
dizen  moute  Calvario  347,  auf  dem 
BergCj  den  man  den  K.  nennt '^  o 
dizen  Casteiou  {so  die  Hs.  nach 
M.P.P.,  Vollm.:  dizen  C,  Rest. 
Lidf:  [do]),  bei  dem  Orte,  der  C. 
heisst  435;  ähnlich  649,  2653, 
2657,  2876;  a  quäl  dizen  Medina 
in  dem  Orte,  der  Jf.  heisst  2879; 
sagen  lassen  1468;  d.  de  no  nein 
sagen,  etic.  abschlac/en,  ausschlagen 
2117,  2202,  3455;  d.  de  ssi  o  de 
uo  3208:  (objcJctlos)  1806,  1912, 
3212,  3329;  in  1872  commo  vos 
dixiei'edes  aqui  liest  D.  H.  ixieredes 
{v.  exir)  d'aqui,  wie  Daist  und  Lidf 
[über  die  Gründe  für  die  Änderung 
etc.  s.  L.s  Note  zu  diesem  Vers); 
[mit  folg.  Objektsatx)  a)  Aussage 
1910,  1943,  2355;  b)  Wunsch,  Be- 
fehl 977,  1407,  2839:  c)  indir. 
Frage  670,  1423;  Einleitung  einer 
direkten  Rede:   13(),  139,   590  u.  o. 

(li  s.  dar  und  dezir. 

dia  6\  m.  I  Tag  205,  306,  770:  a 
fercer  d.  am  dritten  T.  523;  1113, 
2057,  2249;  otro  dia  manana  am 
andern  Tage  früh  394,  413:  550; 
el  otro  d.  1476;  el  dia  de  cin- 
quaesma  3725;  en  aquel  d.  de  cras 
am   morgigen  Tage  {s.  aquel)   676; 


pocos  d.  lia  es  ist  noch  nicht  lange 
her  1849:  des  d.  seit,  von  diesem 
Tage  an  1591;  1662,  de  aquestos 
XV  dias  lieute  in  14  Tagen  1410; 
de  un  d.  autes  s.  dies:  antes  deste 
ter(;er  d.  s.  antes  de;  xu  2474:  debe 
lecrsc :  por  la  cort  vgl.  7  70  (M.  P.  I 
.WS):  [Gegensatz  zur  Nacht)  311, 
2788  [s.  mieutra  que);  de  noch  e 
de  dia  bei  Tag  und  bei  Nacht  222; 
416,  658:  de  dia  nin  de  noch  562, 
2002  ;  todol  dia  den  g.  T.  über  650  ; 
1168;  el  d.  e  la  noclie  Tag  und 
Nacht  hindurch  681;  970,  2842; 
las  uoches  e  los  d.  bei  T.  und  bei 
Nacht  824,  1547,  2536:  dias  e 
noches  3699  ;  (Lebenstage)  220,  269 
(s.  chico),  1027,  2083  (.y.  pequeno); 
en  todos  vuestros  d.  solange  ihr 
/e&^2194;  2470;  algun  dia,  algunos 
dias  einige  Zeit  251,  283. 

di(;ieron   s.  de^ir. 

diclio  .<?.  dezir. 

did  3322   =  di  te. 

diemos,  diestes  etc.  s.  dar. 

diente  s.  m.  III  Zahn  2022. 

diestro  aj.  II  rechts  11,  216,  750; 
[substantiviscli)  a  diestro,  de  d.  2696, 
2875:  2>^Q  zur  Rechten-,  cavallo  en 
d.  1548  [s.  Übers.),  2010;  c.  pora 
en  d.  2573  Streitross  [Bello:  bridon, 
corcel). 

diezmo  num.  ord.  der  ZeJinte,  der  zehnte 
Teil,  ein  Zehntel  1798. 

diga,   digo  etc.  s.  dezir. 

dil  2638   =  di  le  von  dezir. 

diles  3153   =  di  les  von  dar. 

diuarada  s.  f.  I  etwas,  was  den  ]Vrrf 
eines  Denars  hat.  non  .  .  .  al  menos 
d.  nicht  einmal  eines  Hellers  Wert  64. 

dinero;  3733  dineros.  s.  m.  II  Heller, 
Deut:  uu  dinero  malo  ein  elemler  II. 
165,  503,  1042:  un  d.  de  dano 
ein  H.  Schaden  252 ;  Geld  804,  3733. 

dinero   s.   dinero. 

dino  (J/.  P.  1185,^^'.  „h  quizd  por  mala 
grafia  de  Per  Abbat".)  aj.  II  würdig 
2363. 


300 


Jobannes  Adam 


dio  6".  dar. 

dio  3204  =  di  yo  von  dar, 

Dios  s.  Eigennamen. 

dir^,  diräs  etc.  s.  dezir. 

dixaremos  s.  dexar. 

dixiestes,  dixo  etc.  s.  dezir. 

diz,  dizeudo  etc.  s.  dezir. 

do  s.  dar. 

do  av.  wo  [direkt  fragend)  379,  1804; 
{md.  frag.)  2545,  2Qh%;  {relativ)  294, 
548,  722,  1353,  1537  u.  ö.;  dort, 
ivo  1317,  1364,  1912,  3081;  do 
dizen  ni.  C.  347  s.  dezir;  alla  do 
2853;  dm-thin,  wo  833,  1911,  1944; 
wohin  490,  1235,  2286;  qiie  metan 
en  sus  bodas  o  do  quisieredes  vos 
2104  {ivofür)-^  fasta  do  {örtlich)  bis 
dorthin,  wo  1951;  {zeitlich)  bis  {zu 
dem  Augenblicke,  wo)  3336.  dou;  in 
1812  dond:  in  353,  1517  doiit, 
in  3619  dod  {lies  do[n]d,  nach 
M.  P.  I  208 3o).  —  von  wo,  icoher 
938;  {statt  des  Relativpronomens  mit 
de)  353,  3181:  {relativ)  wo  450; 
dcrrthin,  von  wo  2112;  Grund  {statt 
Relativ2)ro7i.  mit  de):  so  dass  damit 
1034,  1054,  1812;  so  dass  dadurch 
2311,  2737;  do,  dont,  conj.  {zeit- 
lich) als,  sobald  als  1516,  1517, 
1676,   2016,  3595. 

doblar  v.  tr.  I  verdoppeln  80,  251, 
303,  586;  la  madre  lo  doblava  die 
Mutter  war  doppelt  so  zärtlich  {ivie 
der   Vater)   2602. 

doble  {M.  P.  I  318)  s.  f  III  das  Dop- 
pelte, tres  d.  de  loriga  ein  drei- 
facher Doppelpanzer  3634. 

doQieutos  s.  doz — . 

doler  V.  intr.  irreg.  IL  Praes.  Ind. 
in.  sg.  duelle  3031.  —  fig.  {vom 
Herzen):  schmerzen,  wehtun  2767, 
3031. 

dolor  s.  m.  III  Schmerz  18,   1166. 

dou  (1)  s.  do. 

don  (2):  2512,  3036  do[n].  s.  indecl. 
Herr  {stets  mit  einem  Personen- 
namen verbunden)  155,  159,  185, 
199  u.  ö. ;    Heirin    {nur  und   stets 


vor  Vokal;  einzige  Ausnahmen  27  ]  0 
dona  Elvira,  und  2786  dou  Sol) 
2075,  2088,  2097,  2817  u.  o.  — 
Über  den  Gebrauch  vgl.  M.  P.  1 311 
§  121. 

don  (3)  2^1'  doues  2259,  douas  224, 
doiias  2654  s.  m.  HI  GescJienk,  Gabe 
192,  1856,  2115,  2125;  aver  en  d. 
179  s.  dies;  dar  en  d.  196,  3115, 
3515  s.  dar;  enbiar  en  (de)  d.  816, 
1344. 

dona  s.  dona  und  dou   (3). 

dond,  dont  s.  do. 

dona;  in  1763  die  Hs.  iniüml.  dana. 
—  s.  f.  I  Herrin  {tmr  in  Verbin- 
dung mit  Eigennamen)  239,  253, 
262  u.  ö.'.  {vor  Vokal  nur  und  stets) 
don  2075,  2088,  2817  u.  o.;  Aus- 
nahmen: 2710  dofia  Elvira  wid 
2786  dou  Sol. 

doüas  2654  s.  don  (3). 

dorado  aj.  II  vergoldet  88. 

dormir  v.  intr.  irreg.  III.  Praes.  Ind. 
III.  sg.  duerrae  126;  Impf.  Ind. 
III  sg.  durraie2280,  3331;  Gertin- 
ditan  durmiendo   1168. —  schlafen. 

dos   1676  =  do  se. 

dos  nu77i.  m.  und  f. ;  dues  fem.  nur 
w  255.  zwei  349,  654,  686;  85, 
113,  698;  {mit  Artikel:  kleinere 
Zahl  aus  bestimmter  grösseren)  761, 
3635;  638  los  dos  yd  ihr  beide 
geht;  {multiplikativ):  dos  tauto  dop- 
pelt, noch  einmal  so  viel  2338. 

dozientos;  1564  dozi[en]tos;  in  1490 
die  Hs.  doz—  ,  7iicht  doQ —  wie 
Vollm.  num.  zweihundert  917,  1490, 
1564,   1813. 

dubda  s.  f.  I  Zweifel  1131 ;  sin  (nulla) 
d.  unverzüglich,  ohne  Zaudern  477, 
786,  898. 

dubdan(,'a  s.  f.  I  Unschlüssigkeit,  Be- 
denken,   sines  d.  unverzüglich  597. 

duca  (?);  Bello,  Rest.,  Lid  f.:  daca  {vgl. 
C.  Lt.  .97).  las  tierras  d  das  dies- 
seitige   Gebiet  1088. 

duele  s.  doler. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid 


301 


duelo  s.  m.  II  Schmer i  29,  381,  1180, 
2631. 

duena  263,  270;  dueua  239,  254. 
N.  /".  /  [nie  heim  Eigennamen)  Dame, 
edle  Frau  825,  1358,  2232:  Frau 
239,  254,  263. 

dueno  615,  dueno  730,2406.  s.m.II 
[nie  heim   Eigennamen)  Herr. 

duerrae  s.  dormir. 

diies  .9.  dos. 

dul(,'e  nj.  III  lieblich  405;  schneidig 
(espadas  dul(,'es)  3077,  Bello:  „dicese 
metaforicomente  de  la  espada  qiie 
corta  i  rehana  hlanda  i  suaramente, 
co)i  poco  esfuerxo  de  la  viano."' 

duu   3094  =  de  un. 

durador  aj.  III  dauerhaft  2723. 

durar  r.  intr.  I  tvähren,  dauern  777, 
1148,  1227,  1679;  bleiben,  ver- 
weilen, verharren  1120,  1169,  2251. 

durmie,  durraiendo  s.  dormir. 

E. 

e  3285  bei  Vollm.  iniiimL  für  a(ella) 
der  Hs. 

e  Copula:  und  81,  87,  88  e(r.  he  2163; 
y  2087,  vielleicht  auch  in  242,  863; 
hy  1412  [s.  dagegen  C.  Lt.  .97);  und 
zwar  1572,  2450;  pleona.stisch  [vgl. 
M.P.  I  313  und  3.91^.)  und  nicht 
XU  übersetzen  in:  1749';  300,  372, 
971,  1633,  2342,  2456,  2626 
[C.  Rom.  81,  Bello  und  Lid  f.  .streichen 
da.f  e), 

evades  aqui  [mit  Obj.)  seht  da  253, 
820,  2519;  {init  indir.  Fragesatz) 
2326;  evad  aqui  [mit   Ohj.)  2123. 

evay  Asur  G.  2172  :  Lid  f.  liest  e  va  y, 
C.Lt.  .97:  Iva  y. 

ebayr  .<?.  enbayr. 

evos  2363   =  e  vos. 

eclegia  s.  egiesia. 

ecliar  v.  tr.  I  etw.  wohin  werfen  751, 
3640,  3651;  hinlegen  184,  1959, 
3734  [M.P.P)]  auflegen  [cnhexinvAa) 
1585;  e.  pregon  einen  Aufruf  er- 
gehen lassen  1187;  e.  aparte  heraus-., 
herunterhauen    (las    carbonclas    del 


yelmo)  766,  3631;  e.  de  tierra  ver- 
bannen 14,  267,  1048,  1240;  e.  de 
fuera  hinausjagen  679;  refl.  sich 
)tiederlegen ,  sich  schlafen  l.  404; 
e.  eu  sich  niederwerfen^  hinknieen 
auf  327;  e.  sobre  sich  [auf  eine 
Stadt)  werfen  1203;  e.  a  pies  a. 
sich  jeni.  xu  Füs'sen  iverfen  1594; 
e.  eu  (^elada  sich  in  einen  Hinter- 
halt legen  436. 

hedant  (u  Schreibfehler;  M.  P.  I  7.96\  J 
s.  f.  HI  Alter  2083. 

eglesia  326,  367,  eclegia  2239,  eccle- 
gia  2241.   s.  f.  I  Kirche,  Gotteshaus. 

eguar  r.  tr.  I  ausgleichen  auu  uou  es 
eguada  (pulgada)  ist  noch  nicht 
nachgeicaclisen  3290. 

el  Artikel,  masc.  el  18,  [determ.)  el 
que  58,  el  de  295;  [mit  praep.)  al 
72,  142,  del  33,  38,  eontral  3471, 
poral  2929,  antel  264,  cabel  3681, 
sobrel  2127,  sol  2287;  [ausgefallen 
hei  folgendem  1):  2297  pora[l]leou. 
—  fem.  la  13,  81,  IIa  3103,  [mit 
pronominalem  Wert  in):  della  e  della 
part  1965,  2079,  3139;  el  [vor 
fem.  mit  betontem  a  im  Anlaut)  150, 
661  (:  558  la  agua),  722,  1022;  {vor 
anlautendem  unbetonten  a)  609,  660, 
1067;  [vor  andern  anlautenden  Vo- 
kalen): e  471,  756  [dagegen  790, 
3189),  1673,  0  2338,  u  2756;  a  el 
cbenf  =  al  694,  1100;  38,  635, 
2727;  [determ.)  la  que  649,  1545; 
la  de  869,  1232;  in  2719  la  del 
leon  .seil,  cosa,  ocasion  [Fern.  Araujo 
S.  238;  vgl.  M.  P.  I  31!) ^^):,  — 
neutr.:  lo  409,  592;  [determ.)  lo  quo 
70,  520,  157  (5.  que);  lo  de  635, 
2664,  3330;  plur.  masc.  los  1,  13, 
llos  2926,  3613  [vgl.  C.  Rom.  X  93): 
[determ.)  los  que  101,  454;  xu  708 
los  quo  .  . .  avedes  s.  Diex,  Gr.  HI  23: 
los  de  35,  36,  570;  los  de  depues 
s.  dies;  los  de  criazou  s.  dies:  fem. 
las  17,   28,  Uas  2822,  3272. 

ela  1635   =  he  la  v.  aver. 

ela  s.  yo. 


302 


Johannes  Adam 


eleu  1896 ;  Hs.  nach  M.  P.  P. :  elo  =  61. 

ella,  ellas,  ello,  ellos  s.  yo. 

eile  1353  =  61. 

ello   1898   =  he  lo,  s.  mereger. 

ellos  2926,  3613  =  e  los. 

emieute  1070  ;  Bello,  Lidf.,  C.  Z.  XXI: 
e[n]   miente  s.  venir. 

en   112,  344  s.  eud. 

en  pruep.  Ort  ivo:  8,  56,  59,  252  w.o.: 
en  moros  im  Lande  der  M.  3514; 
{auf  Personen  bezogen)  849,  1833, 
2414,  3001;  [Übergang  aus  der  Be- 
wegung zur  Ruhe)  1762,  2216; 
Ziel:  23,  59,  128,  327,  339;  [auf 
Person  bezogen)  2859;  levantarse 
eu  pie  2027,  2040  u.  ö.;  zeitlich: 
wann  41,  221,  294,  603,  2292; 
wie  lange  121,  1451,  2470.  — 
Übertragen:  569, 1255,  1259,  1893; 
16,  144,964,  1601;  Art  und  Weise: 
100,  104,  850,  1349,  2721,  3258; 
Absicht:  442,  776,  1388,  2403, 
2533;  in  der  Eigenscliaft  als:  196, 
225,  816,  1069,  1813;  Stoif:  186, 
1217,  2255  (en  bestias  .  .  .  C  son 
mandados),  3240;  [fig)  688,  1200, 
2173;  Gegenstand  einer  Handlung: 
1941,  3554,  3716;  Mittel:  47,  729, 
1445,  1862,  2615,  3125;  Grund: 
675,   1138,   1287. 

enadrän   s.  euader. 

ei)ader  v.  intr.  IL  Fat.  Ind.  IIL  ])l. 
enadrän  1112;  en  nuestro  pro  e. 
sie  werden  unsern  Vorteil  erhöhen. 
Bello  vergleicht  Alejandro  925:  „A 
los  que  fueron  ricos  enadre  en 
riqueza"  ;  C.  Lt.  97  ,^die  Möglichlceit 
der  ErJdärung  [von  enadrän  zic 
anadir)  zugegeben^  ist  auch  nicht 
zu  übersehen,  dass  man  anderswo 
[V.  1913,  2054)  liest  andar  le  quiero 
a  myo  Cid  en  toda  pro,  andamos 
en  vuestro  pro". 

enantes  de  3051   s.  antes  de. 

en  bargar  v.  tr.  I  in  Verlegenheit  bringen 
2147. 

enbargo  s.  m.  II  Hindernis,  Last,  Ver- 
druss   1865. 


enbayr  2309;  ebayr  3011  [vgl.  D.  H.s 
Note  zu  dies.  Vers)  v.  tr.  irreg.  III 
angreifen,  beleidigen;  dagegen  erklärt 
Bello :  ebayr  [evadere)  =.  frustrar  In 
queja  o  demanda  de  alguien. 

envergon^ar  v.  intr.  I  sich  schämen 
2298.  Bello:  mostrar respeto ;  D.H.: 
avoir  honte. 

enbiar,  so  meist;  enviar  518,  1406; 
embiar  1854.  v.  tr.  I  jem.,  etw. 
schicken,  entsenden  490,  878,  1457, 
1495;  [objektlos)  e.  a,  por,  pora 
schicken  nach,  zu  518,  627,  1188; 
624,  1278;  976;  fortschicken  ^^^1 -, 
zuriXckschicken  3490  ;  e.  .idelaat  tw- 
anschirkcn  3016;  e.  do  don  als  Ge- 
schenk senden  1344. 

enbra§ar  v.  tr.  I  ergreifen  {^mit  der 
Hand  fassen)  2284,  2393;  eiibra9an 
los  escudos  delant  los  coracones  sie 
ergreifen  die  Seh.  und  hcdten  sie  vor 
das  Herz  715. 

enbuelta  s.  abuelta. 

enbuelto  Part.  Per  f.  von  eubolvcr,  ein- 
gehüllt (en  armas)   659. 

encavalgado  -s'.  ni.  II  Berittener,  Reiter 
807. 

eiicamar  v.  tr.  I  Bello :  encorvar,  torcer. 
de  la  siella  lo  encamo  er  hob  ihn 
aus  dem  Sattel?  3684;  refl.  wanken? 
zu  Boden  fallen?  3629. 

encarnayion  .s.  f.  HI  Menschiverdung. 
prender  e.  Fleischesgestalt  annehmen, 
Mensch  iverden  333. 

en9errar  v.  tr.  I  einschliessen  2695. 

eu(;ervi(;io  s.  yervicio. 

enclaveado  aj.  H  mit  Nägeln  beschlagen, 
verziert  87. 

enclinar  v.  tr.  I  e.  sobre,  de  suso  de 
beugen,  neigen  über  3617;  717; 
eucliu6  las  manos  en  la  su  barba 
er  fuhr  sich  mit  den  H  in  s.  Bart  274. 

encortinar  v.  tr.  Imit  Vorhängen  versehen 
2206  (t.  b.  encortiuado,  seil.:  es). 

encubrir  v.  tr.  irreg.  III.  —  verbergen, 
verhehlen  922. 

enchir  de  v.  tr.  irreg.  HI  Conj.  Praes. 
I.  2)1.  yncamos,  lies  ync[h]amos  wie 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanisclien  Poema  del  Cid 


303 


Bello,  Korbs  S.  25  und  M.  P.  I 
403.^^.  —  anfüllen  mit  86. 

ende  2100,  3547,  end  357,  en  112, 
344.  que  ayades  o.  sabor  Gefallen 
daran  2100:  avieu  e.  sabor  Ver- 
langen danach  3547;  por  end,  p.  en 
daJier,  dadurch  344,  357,  112  (s. 
venir). 

eudurar  /•.  (r.  I aushalten,  ertragen  704, 
946. 

encmigo  .v.  ni.  11  Feind  9,  1836,  2998. 

enemistad  s.  f  III  965:  M.  P.  Rev. 
Ilisp.  V  XU  V.  965:  lease  amistad; 
C.  Z.XXIiorn&r  amistad  die  Freund- 
schaft kündigen ;  vgl.  auch  Cr.  G, 
532a  S:    niu  le  torne  amiztat. 

enel    1690  =  en  el. 

enes   1678   =  en  es  (dia). 

enfrenado  aj.  II  gexäunä  817. 

enfuryion  :  IIs.  euffurcion  nacli  M.  P  P. 
s.  f.  III  Munoz  [Coleccion  de  fueros 
municipales  y  cartas  pueblas):  „Era 
un  iributo  que  pagaba  el  solariego 
al  senor  en  reconocimiento  del  do- 
minio  directo  del  solar  en  que  labraba 
6  edißcaba  la  casa^^  [xitiert  von 
Bello).  Bello:  comida,  banquete; 
C.  Rom.  81:  c^est  ä  peu  pres  un 
synonyme  de  „condueho";  D.  II: 
festin.  —  Mahl  2849 ;  Nahrung  2822 
{s.  esf'uer9o). 

engend  rar  v.  tr.  I  erzeugen  2086,  2595. 

engramear  v.  tr.  I  schütteln  (]&  tiesta) 
13.  Bello:  saxnidir,  menear  (i:gl. 
seine  Belegstellen);  dag.  liest.:  solle- 
vare,  alxare. 

enraendar  v.  tr.  I  vergüten,  ersetzen, 
Genugtuung  leisten  für  963. 

enpara  s.  f.  I  Schutz  450,  964. 

enparar  v.  tr.  I  verteidigen   1223. 

enpeyar  v.  I.  Praes.  Ind.  III.  sg.  enpieca. 
3308:  intr.  beginnen  e.  de  3308: 
refl.  statt  passiv  3542. 

enpenar  r.  tr.  I  verpfänden,  zum  Unter- 
pfand geben  92. 

enperador  s.  m.  III  Kaiser  2553,  3297; 
padre  del  buen  e.  3003  {s.  Remond). 

enpiet;a  s.  eupe(,ar. 


enplear  v.  tr.  irreg.  I  Praes.  Conj.  I.  sg. 
enpleye  500.  —  brauchen,  gehrauchen 
500,   1006,    1722. 

enpresentar  v.  tr.  I  als  Geschenk  an- 
bieten 872. 

enprestar  r.  tr.  I  leihen,  borgen,  en- 
prestan  les  de  lo  ageno  man  borgt 
ihnen  von  fremdem  Eigentum,  sie 
entlehnen  es  bei  andern  Leuten  3248. 

ensayar  v.  fr.  I  erproben,  versucJien 
2376,  3662:  e.  la  espada  en  an 
jem.  2414;  e.  sA^xüen  jem.  angreifen 
3318;  refl.  sich  versuchen,  sich  er- 
proben 2388,  2460,  2746,  2781. 

ensellar  v.  tr.  I  Praes.  Ind.  III.  sg, 
eusiellan  1585.  —  satteln  1585; 
{objektlos)  317;  —  ensellado  1004; 
enss —  2145  mit  einem  Sattel  ver- 
sehen, palafres  muy  bien  e.  mit 
trefflichen    Sätteln,    schön    gesattelt. 

enseiiar  v.  tr.  I  [mit  Acc.  der  Person) 
jemandem  (ctw.)  zeigen  2545;  {7nit 
Acc.  der  Saclte)  3604. 

enssienplo  s.  m.  II  Beispiel  2731. 

entencion  s.f.  III  Ansicht  [Bello:  pensa- 
mieiito,  idea,  concepto).  non  diga 
n.  della  mas  una  e.  niemand  spreche 
mein-  ein    Wort  3464. 

e  Uten  der  v.  tr.  II  verstehen,  hören  2667. 

entendido  aj.  II  verständig,  gelehrt. 
bien  e.  de  letras  iti  den  Wissen- 
schaften sehr  beu-andert   1290. 

entergar  (eutergueu  3234;  entergedes 
3227)  V.  tr.  I  [jem.)  ein:  ausliefern. 
In  3234  ist  oitiveder  ein  Obj.  los 
oder,  wie  Lid  f.  tut,  [se]  xn  ergänzen. 

entrada  s.  f.  I  Eingang   1163,   1572. 

eutranios  2660,  3232  6\  amos. 

entrar  (42  e[u]trö;  xusammenges.  Zeit 
stets  mit  ser  ausser  in  2247 :  an 
entrado).  —  v.  intr.  I eintreten,  hiiiein- 
gchen,  einxiehen  [absolut)  1205, 1745, 
2213,  2515,  3107;  {mit  Angabe 
des  Ortes):  e.  a  12,  98,  125,  545: 
e.  en  687,  773,  1212,  1534;  e.  por 
15,  470,  2931;  e.  en  armas  zti  den 
W.  greifen  1640;  e.  en  batalla  in 
den  Kampf  liehen  2321,  2327, 3305: 


304 


Johannes  Adam 


e.  eu  az  sich  in  Schlachtordtmng 
aufstellen  697;  e.  en  paria  anfangen 
Tribut  %u  xahlen  569;  por  las  parias 
fue  eütrado  er  hatte  es  iihernommen, 
Tribut  zu  erheben  109:  e.  en  prez 
Ruhm  erlangen  1755;  [von  Briefen) 
ankommen  in  23,  42;  {voti  einer 
Schere)  hineinkommen  [in  d.  Bart) 
1241;  eindringen,  einfallen  [absolut) 
1132,  1696;  e.  a  alg.  auf  jem.  ein- 
dringen 1144,  1720,  2896;  e.  sobre 
mar  in  See  stechen  1627;  (_von 
der  Nacht)  }ier einbrechen  137,  311, 
827,  1699;  el  marzo  quiere  e.  der 
IL  naht  heran  1619;  e.  entre  hin- 
einrücken,  trcfcn  zwischen  603, 1066; 
beginnen  (semaua)  665;  e  en  fabla 
ein  Gespräch  [miteinander)  beginnen 
1372,  1893  [s.  rrazou);  wieder  ein- 
treten, zurückkehren  e.  a3046,  3053; 
e.  a  fazer  sich  anschicken  zu  1877, 
2250;  refl.  eutrarse  eu,  a  eindringen 
in  642;  hineingellen  in  1579,  2896. 

entre    praep.    zwischen    [örtlich)    547, 

-  595,  603,  1066;  [Gegenwart  in 
einer  Mehrheit)  797,  1236,  2972, 
3295;  entramos  beide  2660,  3332 
[s.  M.  P.  I  5.90iJ;  [zeitlich)  e.  noch 
e  dia  in  der Morgendämmerimg  2810 ; 
[zwei  Subjekte  einführend)  entre  — e 
sowohl—  als  auch  968,  1737,  1774, 
2254;  [einfache  Kopulierung)  entre 
Rachel  e  Vidas  191,  842,  1549, 
2087. 

era,  eran  s.  ser. 

era,  s.  f.  I  Ära,  Zeitraum:  en  c.  de 
CC[C]XLV  afios  im  Jahre  1307  {nach 
unserer  Zeitrechnung).  In  der  Hs. 
CC  XLV;  rgl.  Vollm.  Gott.  gel.  Anz. 
82  und  M.  P.  1 15.  Nach  Ansicht 
der  meisten  Gelehrten  tvurde  die 
Kojne  des  Poema  1307  angefertigt 
[s.  Gayangos  I  496,  M.  P.  I  18, 
R.  Pr.  XIV^  S.  19,  Vollm.  Gott.  gel. 
Anz.  1882,  Menendez  y  Pelayo,  Angel, 
Cornu,  Baist^  Fitz-Maurice  Kelly)', 
für  1207  trat  bes.  Doxy  [Rech.  II 
85  u.  90)  ein. 


heredad;  1364  herdades.  s.  f.  III 
[meist  im  Plural).  Besitzung,  ge- 
wöhnlich ererbt)  115,  301,  460, 
893,  1607;  aver  por  h.  als  Eigen- 
tum  besitzen  1401;  tener  por  li. 
als  E.  betrachten   1472. 

heredado  aj.  II  einer,  der  Besitzungen 
liat.  do  sodes  heredadas  wo  ihr 
Besitzungen  habt  2605. 

eres,  heres  s.  ser. 

hermana  s.  f.  I  Schwester  2592. 

herniauo  s.  m.  II  Bruder  2230,  2319, 
2538;  7j/.    Geschwister  ^2^. 

hermar  v.  tr.  I  zur  Einöde  machen 
[Bello:  asolar,  hacer  yermo)  533. 

es  s.  ser. 

es  414;  1146;  essa  56,  395;  esso 
491,  2371;  cssos  466,  797,  esos 
800;  essas  546,  564.  —  dieser. 
Episch  in:  466,  797,  800,  1236, 
1700,  2346;  esso  con  esto  dieses 
mit  jenem  491  ;  por  e.  deswegen 
2371,  3210,  3282,  3629. 

escalentar  v.  tr.  I  wärmen,  erwärmen, 
[objektlos)  332. 

escano  s.  m.  ///  Bank  mit  Lehne,  Sitz, 
Sessel  1762,  2216,  2280,  2287  u.  ö. 

escapar  r.  intr.  I  entrinnen,  ent- 
schlüpfen, entgelten:  [absolut)  75, 
310,  633,  1230,  1735;  e.  con  el 
alma  mit  dem  Leben  davonkommen 
3658;  e.  de  2774  (escapara,  wäre 
entgangen)',  e.  por  traydor  als  Ver- 
räter hervorgehen  [aus  der  Entschei- 
dimg)  3484 ;  mal  escapan  iogados 
desta  rrazon  3249  übel  verspottet 
gehen  sie  hervor  aus  d.  A.  —  refl.  de 
pies  de  cavallo  los  qnes  puedeu 
escapar  1151  stelle  hinter  1145  [wie 
Baist  Z.  VI  u.  Lidf). 

escarin  s.  m.  III  feine,  .scharlachrote 
Leinwand  3094.  Sanchez:  „Tela 
fina  de  colcrr  de  escarlata :  acaso  lo 
mismo  que  escarlatiu"  (=  D.  H.) 
R.  G.:  scarlaia.  Bello:  nach  3493 
ist  die  cofia  blanca  commo  el  sol. 
[Er  gibt  indes  keine  bessere  Deutung 
an.) 


Übersetzung  iiud  (Uossar  des  altsp.nnischen  Poema  del  Cid 


305 


escarmentar  v.  tr.  I  züchtigen  1121; 
in  1170  lesen  Lid  f.  v.  C.  Lt.  07: 
escarmentados  los  ha  statt  hau;  ver- 
höhne n^  verspotten   2536. 

escarnecer  s.  escarnir. 

escaniir,  escarnecer  v.  tr.  irref/.  III  {11). 
Fut.  Ind.  I.  pl.  escaruiremos  2551, 
2555;  Pnirs.  Ind.  III.  sg.  escnriiece 
3705;  Part.  Per  f.  escaniido  2715; 

—  verspotten,  verhöhnen,  beschimpfen. 
escoger  r.  tr.  II  aussuchen,  auswählen. 

e.  el  dereciio  über  das  Recht  ent- 
scheiden 3138. 

escoubrar  v.  intr.  I  den  Platz  räH)nen 
3G08,  Bello:  desjjejar,  desembaraxar 
un  lugar. 

escrivir  v.  tr.  irreg.  III.  Part.  Per  f. 
escripto  („p-  viero  resahio  de  orto- 
(jrafia",  M.  P.  I  230. ;^.^).—  schreiben 
527,  1773,  195G;  kopieren  3730, 
3731;  Part.  Perf.  subst.:  meter  eii 
escripto  aufschreiben  1259. 

escripto  s.  escrivir. 

escudero  s.  m.  II  Schildknappe,  Waffen- 
träger 187,   2919. 

escudo  s.  m.  II  Schild  715,  795,  1509, 
3584;  in  3679  lies  statt  del  e.  — 
el  e.  [wie  D.H.,  R.  G.,  Lid  f.,  31  P.P.). 

escuellas  [M.  P.  1 181  ^:  „Es  inexpli- 
cable  la  11  de  e.").  s.  f.  I  pl.  Ge- 
folgsniannschaften.  Mannen  529, 
1362;  Granden  im  Gefolge  des 
Königs  [R.  G.:  „e.  sono  i  grandi 
del  seguito  reale")  1360,  2072. 

escurrir;  2157  escurir.  v.  tr.  III  be- 
gleiten, eskortieren,  das  Geleit  geben 
2590,  2640,  2652,  2871. 

esfor^ado  s.   esforcar. 

esforcar  v.  intr.  u.  re/l.  I  Praes.  Ind. 
III.pl.  csf'uer^an  2805;  Imperativ 
II.  pl.  esforcad  2792.  —  sich  an- 
strengen, Mut  fassen,,  sich  aufraffen. 

—  esforcado  aj.  II  stark,  kräftig  171 
[M.  P.  I  358:  adjektivisches  Part, 
mit  aktiver  Bedeutting)]  asi  vieue  e. 
mit  so  grossen  Streitkräften  kommt 
er  972. 

esfuergan   s.   esforcar. 

Romanische  Forschuagen  XXXII. 


csfuerco  s.  m.  II  Mut,  Entschlo.s'.'^en- 
heii  {pl.  statt  sing.)  379;  xu  2822 
vgl.  M.  P.  I  117  .^i :  ,,c.  es  una  dis- 
paratada  er  rata  por  effurciou";  s. 
eufurcioii. 

esmerado  nj.  II  geläutert,  rein  (oro)  113. 

espa^io  .v.  m.  II  Zwischenraum,  vcnir 
se  a  inas  por  e.  ivird  später  kommen 
1768;  cntrellos  aja  e.  niaclit  einen 
Unterschied  fleischen  iJnien  {in  der 
Art  des  Grusses)?  {cIOv.:  ü  debito 
ordine  gerarchico),  sie  kömien  ganz 
ruhig  sein?  2972. 

espada  s.  f.  I  Schwert  41,  471,  500, 
578:  in  3664  deste  e.  lies  depta  e. 
wie  C.,  Lidf  und  M.  P.  I  201  ^^\ 
{fig.  zur  Bezeichymng  eines  tapfern 
Mannes)',  e.  taiador  ein  schneidiger 
Degen  78(». 

pspadada  s.  f.  I  ScJiivertst reich   750. 

espa[da](lo  aJ.  II  mit  Schiverthicben  be- 
deckt (escudo)  2450. 

espantar  v.  tr.   I  erschrecken  3274. 

espedimieiito  s.  m.  II  Abschied',  ser 
eu  e.  sicJi  vered>schieden  2591. 

espedirse  de  v.  refl.  irreg.  III  Infin. 
2159;  Praes.  Ind.  III.pl.  espiden 
1448;  Impf.  Ind.  III.  pl.  espidicn 
1914:  Gerundium  espidieudo  226!>: 
espi[di]end()  2612:  Perf  Ind.  HI.  sg. 
espidiö  200,  1378,  2156;  spid'io 
226,  1307;  IIL pl.  espidieron  2873, 
3522;  Praet.  Conj.  III.  sg.  spidies 
1252.  —  sich  verabschieden  {von) 
200,  1384,  2156;  {mit  Dativ  der 
Person  statt  de)  1252,  1378,  1914; 
{absolut)  226,    1307,   1448. 

eepender  v.  tr.  irreg.  II.  Part.  Perf. 
espeso  81,  3219  (espensos  i<it  Irr- 
tum eler  Ausg.,  vgl.  M.  P.  P.  und 
1 183a^). —  ausgeben  81 :  vergeuden, 
verschimnden  3219,  3238, 

esperain;a  s.  f.  I  Hoffnung   490, 

esperar  377,  768;  sporar  1194,  1457. 
V.  tr.  I  etw.  erwarten,  erhoffen  1457; 
jeni.  erivarten,  aufjem.  warten  377, 
1194.  1746,  2239:  abwarten  768, 
1481,   3644, 

20 


306 


Johannes  Adam 


espeso  6-.  espender. 

espesso  aj.  II dick,  dicht  bepflanzt  1615; 
inonte  e.  dicJU  bewaldeter  Berg  27 G9. 

espideu,  espidios  etc.   s.   espedirse. 

espirital  s.  spir — . 

espolear  v.  intr.  I  [das  Pferd)  sjjornen, 
antreiben  233. 

espolon  s.  m.  III  Sj)orn  d2Gb,  3618: 
aguijar  a  e.  spornstreichs  reiten  [den 
Sp.  (jebrauchend)  2693.   2775. 

espolouada   2383   s.   preuder. 

espolonar,  espolouear  v.  tr.  I  die  Sporen 
geben  711;  intr.  den  Pferden  die 
Sp,  geben  596,  705,   2009. 

esposa  s.  f.  I  Braut  2181. 

espnela  s.  f  I  Sjmrn  2722,  2737. 

esquila  s.  f.  I  Glocke  1673. 

essa  etc.  .s*.  es. 

essora;  3663  esora  av.  alsbald  983, 
1282,  1316,  1355:  en  o.  603, 
3473,   3475. 

estaca  s.  f.  I  Pfahl,  Schanzpfahl,  Pflock 
1142,  2400. 

estar  v.  intr.  irreg.  I.  Impf.  Ind.  III.  sg. 
esteva  2439  [Gassner  S.  127:  „ivohl 
nur  ein  Ve7-sehen";  M.P.I273^: 
„debe  desecharse" ;  vgl.  Lid  f.  Notas); 
so7ist  estava  2,  239.  485  u.  ö. :  Perf 
Ind.  III  sg.  cslido  3629.  —  sich 
befinden  8,  792,  330,  485.  606: 
e.  con  sich  bei  jem.  bef.  305,  385, 
2512;  e.  eu  la  er  uz  am  K.  hängen 
351;  e.  en  uno  Zusammensein  100. 
e.  en  cnenta  de  beschäftigt  sein  mit 
der  Berechnung  von  101;  e.  en  yda 
im  Begriffe  sein,  fortzugehen  271; 
eil  OS  en  esto  estando  während  sie 
sich  iyi  solclmr  Lage  befanden  2311; 
assi  estando  ivährend  ich  so  vor 
euch  kniee  2032;  e.  delant  zugegen 
sein  1655,  3174,  3482;  e.  en  grant 
de'.eit  sicli  sehr  freuen  1601 ;  e.  a 
grant  sabor  de  grossen  Gefallen 
finden  an  1618;  [von  Orten):  liegen 
868;  .stehen  bleiben  2017;  e.  firme 
feststehen  3629;  bien  e.  gut  sitzen: 
(presas)3089  ;  umschreibend:  2,  154, 
541,   1058.   1243  u,  ö. 


este  1025,  1300,  est  254,  3518;  esta 
72,  319,  (3664  deste  espada  lies 
desta  e.;  nach  M.  P.  I  258^^)\  esto 
9,  49;  estos  349,  381,  estas  127, 
213.  —  pron.  dem.  dieser,  deste 
ter(;er  dia  1533;  2969  s.  dia;  esta 
rrazon  folgende  Worte  1866,  2043; 
esto  folgendes  1251,  1418,  3148; 
en  esto  hierbei,  in  dieser  Angelegen- 
heit 1371,  1386;  ivährenddessen 
2292;  esso  con  esto  dieses  mit  jenem 
491;  episch  in  757,  1153,  1303, 
1315,   2018. 

esteva,   estido  ^v.   estar. 

eston^es  s.  estonze. 

est|o]Dze  2227,  esto[u]z  2692  [M.P.P. 
und  I  292^^:  estoz),  estouqes  951. 
av.  da,  darauf. 

estrano  176,  587,  estrano  840,  1125. 
aj.  II  fremd  176,  840  u.  ö.;  selt- 
sam, wunderbar  587,   1588. 

estrela  s.  f.  I  Stern  332. 

estribera  s.  f.   I  Steigbügel  38. 

estrope(,'ar  r.  intr.  I.  Praes.  Ind.  III.  sg. 
estropie9a.  —  straucheln  2415. 

exco  s.   exir. 

exida  s.  f.  I  Auszug,  Abmarsch  11,221  : 
Ausgang  [Tor)   1163,   1572. 

exir  V.  intr.  irreg.  III  Infin.  662,  859; 
Fut.  Ind.  III.  sg.  exir(nos)iia  667 ; 
Praes.  Ind.  Lsg.  exco  156;  III.  sg. 
exe  1091 ;  Praes.  Conj.  I.  pl.  yscamos 
685;  Impf.  Ind.  III.  sg.  yxie  457; 
.  exien  16;  Gerundiiim  yxiendo396; 
Perf  Ind.  III  sg.  yxo  938 ;  yxio  353 ; 
/.  ^;/.  yxiemos  1268;  III.  j^l.  yxnron 
649^  (191  s.  Übers.);  exieron  1245; 
Part.  Perf  exido  201,  311,  566.  — 
hiiiausgehen,  -ziehen  16,  461,  1205, 
1564;  e.  fuera  685,  1171;  aus- 
steigen [aus  den  Schiffen)  1629;  für 
e.  aparte  191  lesen  D.  H.  u.  C.Lt.  97: 
dixieron  a. ;  e.  de  [aus)  200,  649, 
672,  566  [s.  christianos)  1125, 
1245;  don  yxo  voyi  u:o  er  herkam 
938;  heraus fliessen :  { san gre)  353; 
[von  einem  Zeitabschnitt):  vergehen 
311,   1619;   [von  der  Sonne):   auf- 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspuniselieu  Poema  del  Cid 


307 


gehen  457,  1091 ;  ausgcJien,  manfjeln 
667;  refl.  Jnnaiisgchen  aus,  [einen 
Ort)  verlassen  156,  396;  subst.  al 
exir  do  bewi  Ilinausrciien  aus  859. 
exorado  aj.  II  vergoldet  733. 

F. 

fabla  s.  f.  I  Unterhaltung,  Gespräch 
1372;  cou  aqnesta  f.  mit  diesen 
Worten  3170. 

fablar;  flPablar  1693:  fla—  104,  1941 
[Gassnrr  197  ni)nmt  Verschreiben 
an,  doch  R.  G.,  C.  Lt.  97  n.  M.  P.  I 
197 ^^  lassen  die  Formen  gelten).  — 
V.  tr.  u.  intr.  I  [objektlos)',  sprechen 
70,  104,  299,  387,  677;  [mit  Acc.) 
TU  jem.  spr.  [vgl.  21.  P.  I  322 ^J) 
154,  2229:  ettv.  sagen  188,  344. 
1000,  1037;  f.  de  sjrrechen  über 
453,  1242,  3709:  f.  a  3160;  refl. 
sprechen^  sich  besprechen  mit  2899 
[vgl.  M.  P.  1  340^.j). 

faga,  fago  etc.  s.   fazer. 

falar  s.  fallar. 

falcoii  s.  m.  III  Falke  5. 

falir  581,  2224:  fallir  761  v.  III.  tr. 
verfehlen,  nicht  treffen  761;  täusche}!, 
betrügen  2224;  intr.  mangeln,  aus- 
gehen 581;  f.  de  ermangeln,  verab- 
säumen [zu  tun)  2984. 

falso:  3387  falsso.  eij.  11  fcdsch,  ver- 
leumderisch 342,  3387;  tanta  loriga 
f.  desmancliar  728,  lies  falssar  e  d. 
ivie  Bello   Glos.,   C,  R.  G.  u.  Lid  f. 

falssar  v.  tr.  I  [den  Harnisch)  zer- 
brechen 2391,  3675,  3678,  3680; 
11  ol  puedeii  f.  sie  können  ihm  den 
II.   nicht  xerbr.   713. 

falssedad  s.  f.  III  treulose  Absicht  2666. 

falla  s.  f.  I  Fehl,  Mangel  1552.  eiu  f. 
ohne  Fehl,  fürwahr  443,  1528, 
1546,  1806;  unverzüglich  [Clarns) 
464,  920,  1808:  ohne  Truq,  Betrug 
514,   523. 

fallar,  so  meist;  falar  32,  1427,  1408; 
ffallar  796.  v.  tr.  I  finden  424,  796, 
798,  832  (s.  si);  [mit  dopp.  Acc.) 
vw-findew.  falöla  cerrada  32;   1864, 


2777;  refl.  f.  con  stossen  auf,  xu- 
sammentreffen  mit  1676;  in  1260 
liest  Lid  f.  statt  fjillaren  —  fallamos, 
C.Lt.  97  fallarmos,  211'.  I  27 G^ 
''tallaro  (/.  sg.  fut.  conj.);  zu  798 
U7id  1260:  menos  fallar  vgl.  21.  P. 
I  290 ^Q :  „quixä  represente  .  .  .  una 
idea  verbal  simple  .  .  .,  aunquc  puede 
ofrecer  solo  un  caso  de  anteposiciön 
de  adverbio". 

falleixr  v.  intr.  irreg.  II  fehlen,  aus- 
gehen  258   s.  despenssa. 

failbre  .<?.  f.  III  Hunger  1179. 

far  s.   fazor. 

fardido   s.  ard — . 

fare  etc.  s.  fazer. 

fartar  v.  tr.  I  sättigen,  jem.  den  Durst 
stillen  2802;  anekeln  3385;  refl. 
[fig.)  satt  werden,  sich  sattsehen  an 
2058,  3495;  sis  fartas  lidiando 
falls  er  des  Kampfes  überdrüssig 
werden  sollte  1294  [D.  II. :  suecomber). 

farto  de  aj.  II  satt,  überdrüssig  1794, 
2461. 

fasta  477,  1728;  fata  446,  1556; 
ffata  1486  praep.  bis.  [örtlich)  446, 
1556,  1728,  2424,  3653;  [indir. 
Frage)  fasta  do  1951 ;  [zeitlich)  1030, 
3323;  f.  cabo  de  162;  fasta  do 
3336;  de  —  fasta  1451,  1732;  {ört- 
lich) f.  dentro  en  1227,  2925;  f.  cu 
1486,   1556;  f.  cabo  de   1067. 

fasta  que  498,  2770;  fata  que  703, 
2008,  2805,   2823.  —  conj.  bis. 

fata  .V.   fasta. 

faz  s.  f.  III  Gesicht  355. 

faza  praep.  fazal  alba  3060,  21.  P.  I: 
'hacia',  Fern.  Araujo:  cerca  de. 
Bello:  „hdcia  el  alba,  o  cerca  de 
nmanecer,  p)ero  dudo  de  la  leccion, 
que  acaso  es  fasta  Valba,  co7no  lo 
indica  el  verbo  siguetite." 

fazer  r.  tr.  irreg.  II.  Infin.  fazer  252, 
501,  1032:  far  229,  302,  315; 
fer  1299,  1886,  2124:  Fut.  Ind. 
Lsg.  fare  108,  819;  fer  (lo)  he  84, 
1447;  fazer  te  (=  tc  he)  3389 
[2LP.I  407^^:  f.  tele  [he]):  fer6 
20* 


308 


Johannes  Adam 


1418,  2033;  III.  sg.  farä  409; 
fFarä  635;  ferd  1958,  2362;  I.  jü. 
feremos  584,  1055;  II.pl.  feredes 
896:  III.pl.  faräu  3561;  Condic. 
I.  sg.  faria  2678 :  Ill.sg.  ferie  1080 ; 
III.pl.  fer  (lo)  yeu  1250:  Praes. 
Ind.  I.  sg.  fago  95,  1366;  ffago 
2854;  Ill.sg.  faze  139.  433;  faz 
2418;  I.  pl.  femos  1103;  IL  jü. 
feches  896,  2029  ;  ///.  j)l.  fazen  285, 
725;  Praes.  Conj.  I.  sg.  faga  225; 
///.  sg.  faga  1909 ;  ffaga  1397  ;  /.  joZ. 
fagamos  1128;  ffag—  3727;  IL  p)L 
fagades  195,  257;  LH.  2^1-  fagau 
3482  ;  Lmi^f.  Ind.  LLL  sg.  fazie  861, 
2980,  ffazie  1661;  fazia  1172; 
///.;;/.  fazien  1159;  faziau  2633, 
2645.  Imperativ.  LL  sg.  faz  365; 
//.  p/.  fazed  452,  985;  fed  2629, 
fet  2107  ;  Gerundium  fazieudo  1891, 
3205.  Per  f.  Ind.  I  sg.  fiz  2675, 
2957;  JZ  .9.9.  fezist  331,  345;  fiz— 
3332;  III  sg.  fizo  428,  575;  Ipl. 
fiziemos  3299,  3359;  II  jjL  fiziestes 
3147,  3268;  III  pl.  fizieron  699, 
3278;  Plusqiiampf.  II.  sg.  fizieras 
3325;  III  sg.  fiziera  1158;  II  pl. 
fizierades  3597  ;  Praet.  Conj,  Ill.sg. 
fiziere2641;  II  pl.  fizieredes  223; 
1026;  Part.  Per  f.  fecho  54,  188, 
609.  —  tun,  vollführen,  ausfahren 
431,  819,  1026,  1530,  1684,  1886; 
mit  jem.  etwas  tun  2107,  2124; 
f.  iantar  285;  gauancia  584,  885, 
1084;  im  mercado  139*:  colpe  3677; 
corrida  1588:  saltos  2418;  tornada 
725;  trasnocliada  909,  1159;  arran- 
cada  609.  1158,  lid  campal  1333, 
2362,  3482;  uuevas  {Heldentaten) 
1343,  morada  1055;  posada  2645; 
casamiento  2958,  3718;  ofreuda 
3062;  vertud  [Wunder)  351;  vo- 
caijiou  1669;  f.  pro  nützen  861; 
f.  mandado  Botschaft  bringen  452; 
f.  rrecabdo  Sorge  tragen  257;  f.  iin 
dinero  de  daiio  um  einen  LLeller 
schädigen  252;  art  575,  su  sabor 
2547;  desondra  2906,  derecho3278, 


3299;  tuerto  3601;  plazer  2150; 
deslealtauza  1081:  f.  perdou  2160; 
f.  gozo,  alegria  sich  freuen  1478, 
2869  (c/.  Tohler  V.  B.  I  248:  Aus- 
sage aus  Subst.  IL  Relativsatz)]  933; 
f.  amores  seine  Liehe  hexeigen  2272, 
2379,  3164;  f.  obispo  einen  Bischof 
einsetzen  1332:  f.  obispado  e/M  Ä's- 
tum  errichten  1299;  f.  malos  enssien- 
plos  sobre  ein  schlechtes  Beispiel 
ausüben  an  2731;  f.  cort  eine  Ver- 
sammlung abhalten,  einberufen  2971, 
2986,  3129,  3147;  f.  por  bieu  in 
guter  AbsicJit  tun  2957;  —  machen, 
herstellen  195,  561,  3095^  (azes) 
699  ;  (del  agua  vino)  345  ;  erseJiaffen 
331,  332;  machen  [mit  dopp.  Äce.) 
108,  848;  jemand  etiv.  antun  1103, 
1172,  1891,  2675;  f.  apart  beiseite 
schaffen  985;  dichten  3733;  [niit 
Infin.)  lassen,  vera)dassen  225,  365, 
428,  1032,  1264;  [das  einfache 
Verb  umschreibend)  624  [vgl.  M.  P.  I 
34.9.^^) ;  [mitpleon.  que)  2869,  2887; 
über  3597  esta  lid  fizierades,  hättet 
ausgefochten  vgl.  M.  P.  I  357 ^  und 
Gessner  Z.  XIV  49  [s.  v.  diera); 
[objektlos)  handeln  229,  670;  — 
Verbum  vicarium :  a)  [mit  Pro- 
nomen, das  auf  das  ersetzte  Verb 
hinweist):  1.  statt  eines  v.  tr.  95, 
188,  891,  896,  915;  2.  statt  eines 
V.  intr.  315,  1250,  1388,  1466; 
3.  statt  eines  v.  refl.  678,  1080; 
b)  mit  assi,  otrosi  [ebenso)  verbun- 
den: i.  mit  dem  Acc.  des  ersetzten 
Verbs  1329,  1397,  2854;  2.  mit 
dein  Dativ  des  ersetzten  Verbs  1661, 
3561;  3.  für  intr.  Verb  oder  Be- 
griff: 635,  1386,  2633,3042,  3727; 
refl.  [als  Ersatz  des  Passivs)  139, 
1213,  1642  [s.  mnrada);  bien  se 
farä  lo  to  es  wird  dir  gut  gehen  409; 
b.  conpaiia  se  faze  bildet  sich  1421; 
unbestimmter  Casus  [bleibt  unüber- 
setzt)  nou  sabe  qua  se  far  370, 
1155,  1174  [vgl.  M.  P.  I  341^). 
—  Part.  Per  f.  aj.   fecbo    volkählig 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid 


3ü9 


3233  [Bello:  completos,  enteros),  be- 
reit ? 

fe  5.  f.  III  Glaube,  Bcl:räftigung.  meter 
las  fcs  sich  verpflichten,  12ü,  3425; 
163. 

fevos  s.  afe. 

fecbes,  fecbo  etc.  s.  fazer. 

ted  s.   fazer. 

felos,   ft'llos,   fem  .v.   afe. 

femos  s,   fazer. 

feo  aj.  II  hässlich,  grausig,  muclio  a 
fea  guisa  [wie  Bello,  C.  R.  81,  Lidf., 
M.  P.  I  239^^   1677. 

fer  s.  fazer. 

fere  etc.  s.  fazer. 

ferida  s.  f.  I  heftiger  Stoss,  Schlag, 
Schwertstreich  S8,  1709,2374,  3317. 

ferir  v.  tr.  irreg.  III.  Infin.  ferir  676, 
718;  ffe—  1690:  Fat.  Ind.  II.pl. 
ferredes  1131:  Praes.  Ind.  III.  pl. 
fiereu  722;  PraeS.  Conj.  II.  pl.  firades 
1130;  firgades  997,  3689;  Impf. 
Ind.  in.pl.  firien  3625;  3672  Z/es- 
firienssefu) ;  Lnperativ  II.  pl.  ferid 
720,  1139;  firid  597:  Gerundium 
liricndo  772,  1007,  1294;  Perf  Ind. 
in.  sg.  firiö  963,  2019,  3025;  IL  pl. 
firicstes  3265:  III.pl.  firieroii  1842, 
3646;  Part. Perf  ferido  3641,  3687. 
—  hauen,  scldagen,  einhauen  auf, 
stechen  597,  676,  718,  720,  963; 
f.  en  el  az  722;  f.  el  so  auf  seinen 
Gegner  einkauen  3590;  f.  un  colpe 
einen  Streich^  Ilieh  versetzen  3630, 
3672:  [ohjeldlos\dranflosJiauen  772, 
1294,  2745.  —  refl.  f.  a  tierra  xu 
Boden  springest  [vom  Pferde  herab) 
1842,  2019,  3025;  f.  de  las  Iau(,as 
3646;  f.  tm  los  escudos  sich  [gegen- 
seitig] Jiauoi  auf  3625,  3672;  — 
fern"  [losj  dclaut  (.s-.  M.  P.  I  810^^) 
in  der  Front  kämpfen  gegen  2358; 
M.  P.  I  305  ^^  u.  319^2  i"c,r^oirft  die 
Lesart  Cormis  [Rom.  81):  ferid,  los 
cavalleros;  Part.  Perf.  ferido  de 
inuert  zu  Tode  getroffoi  3641,  3687. 

fermosu  ctj.  II  schön  457,  3327;  av. 
freundlich,  froh  873,  923,  2442. 


ferradura  s.  f.   I  Hufeisen   1553. 

fet  i'.   fazer. 

fezist  s.  fazer. 

fiar  V.  itttr.  I vertrauen,  sein  Vertrauen 
setzen  auf.  f.  por  Dios  1112,  1133, 
2447. 

fiel  s.  m.  III  Kamjjfrichter  3575,  3593, 
3604,  3645. 

fiel  aj.  III  treu  204. 

fiereu   s.  ferir. 

fiero  aj.  II  [von  Tieren):  wild  2699, 
2751,  2789,  3267;  [von  Bergen): 
tvild,  unwegsam  422,  1491,  2715; 
[von  der  Beute):  stolz,  gewaltig  1341 ; 
adverbial:  fiera  cosa  heftig,  sehr 
{s.  cosa)  2310.  —  Zu  2699  vgl. 
Tobler  V.  B.  I  248:  Aussage  aus 
Subst.  -\-  Relativsatz. 

fierro  s.  m.  11  Eisen  3585. 

figo  s.  m.  II  Feige,  [zur  Bezeichnung 
eines  äusserst  geringfügigen  Gegen- 
standes): 110  lü  precio  un  f.  ich 
schätze  es  keinen  Heller  ivert  77. 

fija;  1522  ffijas.  s.  f  I  Tochter  254, 
255,  372,  823;  fija  dalgo  Edelfrau, 
Edeldame  210,  2232;  [mit  dem 
Werte  eines  Adjektivs):  las  duenas 
fijas  dalgo  1565  [vgl  M.  P.  I  311^). 

tijo  s.  m.  II  Sohn  1176,  3285.  3286. 
plur.  Kinder:  in  1179,  2106;  fijo 
dalgo  Edelmann  1035,  1832,  2252, 
2264. 

fiu  s.  m.  ?  f  ?  [s.  M.  P.  I  236^^)  IH 
Ende,   Grenze  399. 

finar  v.  intr.  I  aufliörcn  3463. 

fiiican(,'a  s.  f.  I  Aufenthalt  563. 

fiucar;  ffi —  863,  1472;  fi[n]car;iu 
455,  IIs.  fieardn  [M.  P.  I  197 .^^ 
lässt  diese  Form  gelten).  —  v.  I 
eigentlich:  [in  den  Boden)  hinein- 
treiben, tr.  etwas  aufstellen  2249; 
f.  las  tiendas  ilie  Z.  aufschlagen  57, 
656,  1101,  1631;  f.  los  ynoios 
niederhiieen  53,  264,  1318,  1759; 
f  el  cobdo  den  E.  aufstidxen  2296; 
f.  el  rrostro  deyi  Kopf  senken  2299; 
f.  los  oios  a(en)  die  Augen  auf  jem. 
heften    2392,    2859;    intr.   bleiben, 


310 


Johannes  Adam 


da-,  zurückbleiben  449,  455,  462, 
531,  863;  281  fincaredes  reraauida 
{Pleonasmus)]  f,  con  bleiben  bei  1497 ; 
stehenbleiben^  anhalten  1747,  2285; 
standhalten,  festbleiben  2354,  3635; 
sein  {dauernd)  1782;  nos  pagados 
fiocados  854  lies  fincamos  [wie  schon 
Sanchez,  Bello,  Lidf.,  M.  P.  I  359^^) 
wir  sind  für  immer  von  euch  zu- 
friedengestellt; aufhören  3372;  f,  de 
1474;  assi  fiuca  la  boz  auf  dieser 
Forderung  besteht  er  3167;  3211 
[Jtier  hörte  seine  Rede  auf?  s.  qnedo 
la  rrazou  3352,  fiuco  la  rrazon 
3372). 

fiuiestra  s.  f.  I  Fenster   17. 

firades  s.  ferir. 

firgades  s.   ferir. 

firid,   firien  etc.  s.   ferir. 

firme  aj.  II  fest,  stark,  ser,  estar  f 
wacker  standhalten  755,  3525;  755 
lies  firme [s]  sou;  —  av.  in  fester  Stel- 
lung 557;  energisch  QQS:  inständig 
1275;  (de)  f.  mit  Gewalt  1162, 
2430;  f.  mieutre  schwer,  sehr  906, 
1121;  wackc7  •  2359;  eindrinqlich 
2201. 

fito  aj.  II  fest,  dexa  una  tieuda  fita 
er  lässt  ein  Zelt  stehen  576;  1787; 
hynoios  fitos  in  kniecnder  Stellung 
2030,  2039. 

fiz,   fizieron,   fizo  etc.  s.  fazer. 

flablar  s.  fablar. 

folgar  V.  intr.  I  sich  ergötzen  1028, 
1074,  1221;  sich  ausruhen  1243, 
2857. 

folon  aj.  III  grosssprecherisch,  pralde- 
risch  960.  * 

foudon   s.  VI.   III  Grund  1003. 

fonssado  s.  m.  II  Heer  764,   926. 

fouta  s.  f.  I  Schmach,  Schande  942, 
959,    1357. 

foradar  v.  tr.  I  durchbohren,  durch- 
stossen  727. 

fos  s.  yr. 

fosse  s.  ser. 

fraaco  aj.  II  frei,  stehst,  a  guisa  de 
muy    fr  an  CO    ganz    wie    ein    Freier 


1068.  R.  G.:  „muy  franco  e  un' 
ironia  e  un  gioco  di  jmrole;  il  conte 
era  francese-'. 

franco  s.  ?n.  II  Franke  1002.  Janer: 
„el  poeta  Ilaina  francfis  d  los  sol- 
dados  del  conde  de  Barcelona,  por 
tener  este  vasallos  al  otro  lado  de 
los  Pirineos  y  stiponcrlos  todos  de 
aquella  raza'*. 

freno  s.  m.  II  Zügel   1337,    1810. 

fresco  aj.  II  frisch,  neu.  nuevo  era 
e  fr.  (sombrero)  ganz  nagelneu  2800. 

froutacl  s.  Eigennamen. 

froutera  s.  f  I  Grenze  640,  647,  840. 

frouzido  aj.  II  Academie:  fronzir  = 
„estreehar  e  recoger  una  cosa,  redu- 
ciendola  d  menor  extension".  faltig  : 
cofia  789,  2437;  runzelig,  voll 
Furchen:  cara  1744,  2436;  zu  2437 
fron(,'ida  della  yaquauto  ziemlich 
faltig,  siehe  31.  P.  I  315^^.  Bello 
übers,  fr.  in  1744  und  2436  mit 
despejar,  descubrir,  s.  dazu  seine 
Erklärung. 

fue  s.  yr  mid  ser. 

fnent  s.  f  III  Quelle  2700. 

fuera  av.  dr aussen  588,  1772;  de  f. 
463,  3104;  f.  (de)  hinaus  [aus) 
591,  685,  693,  1629,  1716;  de  f. 
(de)  459,  679,   1014. 

fnera,   fueren,   fueron  etc.  s.  yr  u.  ser. 

fuerra  s.  /.  I  Kraft,  Stärke,  Gewalt; 
por  f.  7nit  G.  34;  sg.  u.  plur.  Streit- 
macht. Heer  1hl,  1002,  1502,  2312. 

fuerte;  fuert  1330,  2843,  aj.  II  fest 
554,  1330,  2723,  2726,  2843; 
stark,  kräftig  2573;  {vom  Herzen): 
mutig  718;  av.  f.  inientre  sehr, 
heftig  1,  277;  fest,  stark  24,  43; 
tapfer  1hl;  mit   Gewalt  1623. 

fueron,   fuesse,   fuestes  etc.  s.  yr  u.  ser. 

fuir  V.  intr.  irreg.  III  Prnes.  {oder 
Impf.)  Ind.  III.pl.  fuyeu  771;  Pei'f 
Ind.  II.  sg.    fuxiste  3318,     fliehen. 

furcudo  aj.  II  sehr  stark  und  rüstig 
3673. 

furtarse  v.  refl.  I  sich  hviwegstelden, 
heimlich  fortgehen  1260. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanisclien  Poema  del  Cid 


311 


fiist,   f liste,   fiisted  s.  yr. 

fuste    s.   )n.   III  Holx.      nrmas    de    f. 

Tiirnicricalfcn    1586.    [li.  G.:  armi 

da  torneo.) 
fusted   3365   =   fuste   te   vo)i  yr. 
fustel   3318  s.  yr. 

G. 

galardüu  .s\  )n.  III  Lohn,  Belohnung 
386;  buen  -.  2126,  2582,  2141; 
mal  g.   2782. 

galardouar  r.  Ir.  I  belohnen   2150. 

gallo  s.  m.  II  Hahn  169,  209.  a  los 
mediados  g.   324,    1701   s.  dies. 

ganauc^ia;  gaiia[u](,-ia  877,  1977.  s.f.I. 
Gewinst  520,  1977;  Beute  165. 
177,  447,  474;  aver  de  g.  als 
Beute  haben  465;  Profit  130,  1434. 

ganar  123,  190,  gafiar  124,  473, 
gauuar  1010  [nach  MF.  I  228  mit 
und  ohne  Tilde  zulässig),  v.  tr.  I 
gewinnen,  erwerben  123,  124,  207, 
620,  1748;  yo  que  vos  esto  gane 
der  ich  euch  diesen  Verdienst  ver- 
schaffte 190:  erbeuten  1258,  1935; 
in  1643  rcfl.  statt  passiv;  erobern, 
einnehmen:  [einen  0?-<)473, 556,  567, 
610,  631;  [eine  Sache)  712,  1010, 
1573.  1607;  [objektlo.^)  1167;  g. 
meior  casamiejito,  erlangen  2867; 
in  504  lesen  Rest.  B\  XX,  2  S.  147, 
Lidf.  und  C.  Lt.  97 :  gaiiare,  Rest, 
übersetzt:  „saprö  da  vie  solo  gua- 
dagnare  alcunche  di  valore,  tutto  il 
resto  ecc";  M.  P.  I  368^  liest  wie 
die  Hs. :  ganaredes  tmd  erklärt : 
„pues  que  por  rai  ganaredes  qiies- 
quier  que  sea  dalgo  [lo  tomare; 
pero  hasta  taute]  todo  lo  otro  afelo 
en  nuestra  [Druckfehler  für  vuostra!) 
maiio.- 

gauado  2789,  gaimdo  466,480.  s.m.II 
Herde. 

ge  Dativpronomen,  stets  vor  einem 
Akkusativpronotnen,  [zu  falss6  gela 
guarnizou  in  3675,  3678,  3680 
s.  M  P.  I  2~)1^:  „ha  de  tenerse  j^or 
simple  errata  de  copista,    que  tomö 


el  la  por  pronombre" ;  vgl.  auch 
C.  Rom.  XXIV 95,  Morel-Fatio  Rom. 
IV  33  nota  und  Xils  Fluten),  dat. 
sg.  masc.  26,  34,  136,  162;  fem. 
2704;  dat.  pl.  masc.  511,  663,  664, 
1363;  dat.ethicus  151,  768,  1018; 
2Üeon.   1300,  2223,    2667. 

gela,   gelaSj   gelo,   gelos  s.   ge. 

geute  s.  yeute. 

geutil  aj.  III  edel,  trefflicli]  Castiella 
la  g.   672,  829. 

gerra  .v.  guerra. 

gesta  .f.  f.  I  Heldengedicht,  Geste  1085. 

glera  s.  f.  I  sandige  Ebene,  Heide  56 
Or.  G.:  Glera);   Strand  2242. 

glorifficar  v.  tr.  I  verherrlichen  335. 

glorioso  aj.  II  ruhmreich,  gloireich 
218,   221,  330,  3664. 

gozo  s.  m.  II  Freude  sg.  n.  pl.  170, 
245,  1211,  1515;  zu  2869  s.  fazer. 

gra(;ia  s.  f.  I  Gnade,  Gunst,  Huld  50, 
870,  882,  888:  a  la  gr.  del  Criador 
mit  des  Seh.  Gnade  1370,  1379; 
gütige  Erlaubnis  2682,  3506. 

gracias  [Ausr^if)  Dank!  248  2090, 
2851;  grado  e  gr.  tausend  Dank! 
895,  2095. 

gradar  v.  intr.  I  [mit  folg.  Infinitiv) 
wollen  (?)  200.  31  P.  I  349 ^^: 
yEn  vez  de  'querer'  se  halla  una 
vez  gradar.  Baist,  Grob.  Gr.  396 ff.: 
199 1 200  evidenter  Kopisten  fehler , 
Cornu  Lt.  97  Mit  die  Stelle  für 
verdorben.  —  reß.  g.  con,  de  sich 
freuen  über:  172,  2685;  in  2685 
lesot  Sanchez,  Mihi,  Bello  u.  Lidf. : 
que  grade  al  C. :  C.  Lt.  97:  el  C. 
(gradar  =  gratare  für  gratari); 
M.  P.  I  340 ^g  ff. :  ,,debe  corregirse : 
quc[s]   grade  el  C. !" 

gr.adcyer,  gradir  v.  tr.  H.jHI.  Praes. 
Ind.  Lsg.  gradesco  217,  493,  1933; 
grado  1867;  ///.  sg.  grade(.e  1624, 
2853;  /.  pl.  gradimos  2860,  H.pl. 
grade(,edes  1805;  IH.pl.  gradec.eu 
2856;  Praes.  Conj.  I.  pl.  gradescamos 
1298;  Imperativ  H  pl.  gradid  2189, 
2861;    Pcrf  Ind.  IH.  .sg.    gradevio 


312 


Johannes  Adam 


199;  gradio  2850.  —  jem.  für 
etwas  danken^  sich  hei  jem.  für  etwas 
bedanken  199,  217,  246,  493,  1298: 
Dank  schulden  1805  ;  Dank  wissen 
2853. 

gradir  s.  gradeyer. 

grado   s.   giade(,'er. 

grado  s.  m.  II  Dank.'  [mit  Dativ  ver- 
bunden). Bello:  „grado  es  en  El 
Cid  una  exclamacion  que  signißca: 
gracias!''  8,  614,  792,  924;  gr.  e 
gra^ias  tausend  Dank !  895,  2095; 
tener  eu  gr.  dankbar  sein^  Dank 
wissen  für  1069. 

grado  s.  m.  II  guter,  freier  Wille. 
a  nuestro  gr.  nach  unserm  W.  1117  ; 
de  gr.  ge7-n,  freiwillig  21,  84,  136, 
149  M.  0.;  damor  e  de  gr.  von 
Herzen  gern  2234;  que  de  bneu  gr. 
wie  gern!   1052. 

grado  s.  m.  11  Stufe  327. 

graufido  aj.  II  bemerkenszvert,  tvichtig 
1776. 

graud  554,  959;  graude  29,  3134; 
graut  125,  245;  fem.  grand  22, 
120;  graut  351.  584;  grande  660, 
2944;  ])l.  grandes  6,  110.  aj.  II 
gross  {räumlich)  422,  427,  554, 
595;  gross ^  bedeutend,  zahlreich  110, 
125,  177,  660;  grandes  yeutes 
2166:  [von  Empfindungen)  22.  24, 
29,  245,  378;  laut  (alarido)  606; 
719:  gewaltig  (colpe)  713,  2391, 
3672;  tief  [reucura]  3437:  3704; 
lang  (barba)  2421;  uua  graut  ora 
lange  Zeit  1889,  1932,  2828,  2953. 

gruesso  aj.  II dick,  kräftig  1336,  1968, 
1987,   2572. 

guadalme^i  87;  guadamecis  88  [Bello 
u.  Lidf.  lesen  guadn[l]me9is;  Gr.  0. 
523  b  40:  gnadamcsci)  s.  m.  II  ge- 
presstes,  geivöhnlich  vergoldetes  Leder 
mit  eingedrückten  Figuren. 

guardar  v.  tr.  I  verwahren,  hüten  162; 
beivachen  593,  686,  1566,  1571; 
maudarlo  guardava  1013,  Versehen 
des  Kopisten,  statt  guardarlo  inau- 
dava  {D.  K,  Bello,  Lidf.). 


guarir  -y.  tr.  III  schützen  3680;  intr. 
sich  schützen  834. 

guarnimieuto  s.  m.  II  Kleid,  Kleidungs- 
stück 1427:  a  graudes  g.  mit  be- 
deutender Ausrüstung  2610. 

guaruir  v.  tr.  III  ausrüsten,  versehen  mit 
1337,   1872;  refl.  sich  rüsten  986. 

giiaruiziou  s.  f.  III  Waffenrüstung, 
Rüstiingsstücke.  g.  ist  die  Gesamt- 
heit von  camisa,  velmez  und  loriga, 
kartn  aber  auch  einen  voti  diesen 
Teilen  bezeichnen  [s.  R.  G.  s.  v. 
luriga)  1715,  3073,  3244,  3476, 
3636. 

guego  s.  m.  II  Spass,  Spott,  Scherz 
2307,  2535  s.  juego. 

gnorra;  865  gerra  s.  f.  I  Krieg  1182, 
1525. 

giierrear  v.  intr.  I  Krieg  führen  1090. 

giiiar  V.  tr.  I  lenken,  leiten,  führen 
217,  241. 

guisa  s.  f.  I  Art  und  Weise  1677;  de 
tal  g.  2065;  2025,  2193,  3078; 
de  g.  comnio  si  grad  wie  wenn  583 ; 
de  g.  que  in  einer  W.,  dass  1280: 
1492 :  ag.de  «riß  102, 131, 579, 1068^ 
1350;  a  SU  g.  nach  ihrem  Belieben, 
Gefallen  602,  677,  812,  1347;  eu 
todas  g.  in  jeglicher  Beziehung  1349, 
3348,  3369,  3454;  las  bestias  de 
la   tiera    g.    die    wilden   Tiere  2751. 

guisado  aj.  II  angemessen,  passend, 
geeignet  1401;  por  lo  que  fuere  g. 
für  eitte  angemessene  Summe  92; 
g.  de  bereit  {zu  tun)   1060. 

fi. 

Sielie  die  Vorbemerkung  zum    Glossar. 

J  und  I  {vokalisch.) 
i  1080,  irrtüml.  bei  Vollm.,  steht  nicht 

in  der  Hs. 
y  242,   803,    2087,    hy   1412  s.    Co- 

jnila  e. 
hy  3515  lies:  hy[o]  ivie  Bello  u.  Lidf. 
hy   1528  s.  ya  (2). 
y,  so  meist;    hy   1010,    1468,    1833, 

3515.    av.   dort   239,    404,    1010, 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  dcl  Cid 


313 


1468,  1833;  y  son  sind  da  1998, 
2060  u.  ö.;  y  a  es  gibt  674;  1131, 
1204;  daheihVl,  1905,1929,2534; 
dadurch  3413,  pory3607;  dorthin 
938,  2172,  2987,  2991. 

ya   3501    =   y   a. 

ynn   512   =  y   au. 

yvieruo   s.   »i.   II  ]Vinter  1619. 

yi)  ''y<^)  y*^e3  s.  yr. 

yda  .s\  f,  I  Weggehen,  Ähreise,  estar 
en   y.   271    s.  dies. 

yelmo  s.  m.  II  Helm  766.  767,  2405, 
2422,  2423.  Der  Mctallkegel  des 
Helmes  heisst  casco,  dieser  war  durch 
eine  Anxahl  Lederriemen  (raoncluras?) 
an  der  cofia  befestigt;  unter  dem 
casco  befand  sich  eine  Eisenkappe 
(aliiiofar),  die  bestimmt  war,  das 
Haupt  XU  schützen,  wenn  der  casco 
nicht  standhielt.  Unter  dem  alinofar 
trug  man  die  cofia,  die  Kopf,  Kinn 
und  Hals  umschloss,  das  Gesicht 
aber  freiliess ;  die  cofia  ist  nur  ein 
Teil  der  loriga  ("?),  die  den  ganxen 
Körper  bedeckte;  casco,  almofar  und 
cofia  bilden  zusammen  den  yelmo; 
}elmo  icird  aber  oft  identisch  mit 
casco  gebraucht  {s.  R.  G.  s.  v.  yelino). 

yeiba  .s\  f  I   Gras  2022. 

yenuo  6'.  )n.  II  Wüste,  Einöde  390. 

yes  3548   =  y  es. 

yfaui;oa  s.  m.  III  Edelmann,  Junker; 
nach  den  Siete  Partidas  ein  Edelm. 
ohne  eigentlichen  Adelstitel  2072, 
2964,  3298,  3479. 

yfFaiite;  1279  Vollm.  yfFantas.  Hs. 
nach  21.  P.  P.  — tes,  wie  auch  die 
Assonanz  verlangt,  s.  f.  III  Kind 
269,   1279. 

y (Fante,  so  meist;  yfaute  1928,  1937, 
2136  {vgl.  31. P.  1 306 ^  ff'.).  —  s.  m.  HI 
Pinx  {über  die  nähere  Erklärung 
vgl.  M.  P.,  La  Leyenda  de  los  In- 
fantes  de  Lara  S.  442b  ff.  1372, 
2915,  2939,  3148  u.  o. 

ygamos  s.   iazcr. 

yraos  s.  yr. 


incaler  v.  intr.  11  s.  M.  P.  I  341 
§  löl  ^  und  198  Q  poco  la'inclial 
2357;  230  es  kümmert  mich  wenig, 

yncamos  s.   encliir. 

yndos   ::=:  yd   uos. 

ynfieriio  s.  m.  II  Hölle,  Unterwelt]  ])l. 
358. 

yuoio  s.  unter  konson.  y. 

yo  s.   unter  konson.  y. 

yr  V.  intr.  irreg.  III  Infin.  380,  388, 
668;  hyr  1416;  Eni.  Ind.  Lsg.  vre 
168,  442;  hyre  2682;  yr(golo)lie 
966;  ///.  sg.  yrk  634,  925;  /.  pl. 
yremos  950;  hyremos  1124,  2161; 
yr(uos)hL'mos  1046;  hyr(los)hemos 
1690,  2627;  IL  pl.  yredes  2635, 
3064;  yr(vos)hedes  1808;  IIL  pl. 
yräü  454,  783;  liyri'u!  2718;  Condic. 
III.  pl.  yricn  1354;  Praes.  Lid.  Lsg. 
vo  250,  707;  IL  sg.  vas  853; 
nisg.  va  174,  1238,  1384;  L  pl. 
ymos2220;  IL  pl.  ydes  IIQ,  1068; 
liydes  829;  ///.  pl.  van  69,  294, 
967;  ban  298;  Praes.  Conj.  IL  sg. 
vayas  2620,  3384;  ///.  sg.  vaya 
442,  2130;  L  pl.  vayamos  208, 
676,  1531;  vaymos  72  u.  1505 
rmch  Gassner  S.  123  u.  M.  P.  I 
272^^  Kopisteu fehler;  II.  pl.  vayadcs 
89.  1462;  IH.pl.  vayfin  853,1107; 
Impf  Ind.  IIL  sg.  yva  368,  752, 
802;  hyva  2395,  2817;  iva  402; 
IILpl.  yvan  415,  543;  hyvau  1549, 
2653;  Lmperativ  IL  pl.  yd  638, 
898;  yndos  833  =  ydnos;  hyd  888, 
897;  Perf.  Ind.  IL  sg.  fnste  3318, 
3365;  fast  358:  ///.  .s^-.  fue  773; 
3337,  3379;  ///.  pl.  fucron  786, 
954 ;  Plusquampf.  III.  sg.  fuera  1312, 
2533;  Praet.  Conj.  III.  sg.  fuosse 
1815;  fos  3590  {vgl.  31 P.  I  282  A., 
Gassner  S.  183,  Korbs  57);  Fut. 
Conj.  ILpl.  fueredes  1696;  ///.;;/. 
fueren  1356;  Part.  Perf  ydo  871, 
956;  hydo  1082,  1391.  —  yr.  a 
{wohin,  zu  jem.)  gehen  326,  358, 
783,  871.  898;  yr  a  mal  ins  Ver- 
derben  geraten  634;    yr  a   (^ervi9io 


314 


Johannes  Adam 


de  69  s.  dies:  yr  por  (zu,  nach) 
89,  1107,  1280,  {durch)  564,  897, 
1356;  yr  pora  638,  1354,  1466, 
2540;  yr  adelant  543,  990,  1118 
s.  dies;  yr  delaute  858  s.  dies:  yr 
en  algava  442,  454  s.  alg. :  en 
pofler  de  2161:  en  alcauz  776, 
2533;  alegreya  va  entre  Freude 
herrscht  unter  797;  1146,  1515, 
1770;  (absolut):  gehen  168,  208, 
388,  548,  925;  yr  de  pie  1213: 
yr  6  venir  888;  fortgehen  1060; 
yr  de  kommen  von  884:  yr  fazer 
gehen  um  zu  tun  1369,  1438,  1518, 
1628;  1951  liest  31  P.  I  345^ 
yr[i]emos;  yr  ver  aufsuchen  2858, 
3572;  uyn  schreibend:  Sil,  400, 
1462,  1505.  1516;  (Beginn  einer 
Handl.)  174.  368,  547,  655;  yr 
mit  Part.  Praes.  (stufenweiser  Fort- 
schritt einer  Handl.)  1200,  1238, 
1670,  2220,  2419,  2762:  (Dauer 
einer  Handl)  262.  287,  323,  403. 
786;  Verb,  auxil.  (zukünftig)  sein  997, 
2448;  yr  su  via  s.  Weg  gehen  380; 
refl.  davofi-,  fortgehen  72,  853,  857, 
1068 ;  dahingehen  542,  entgehen  590 ; 
irse  de  176,  250,  755,  758;  pora 
294,  2012,  3337,  3507;  para  775: 
a  829,  3379  (Frage,  nach  Vollm., 
Lidf.,  Hello,  M.  P.  P.,  dagegen  erklärt 
C.  Li.  97  fuesse  für  Optativ  mit 
Hinweis  auf  Or.  G.  und  Cr.  Part. 
(vayase). 

yra  s.  f.  I  Zorn  74.  el  rey  be  en 
y.  der  König  zürnt  mir  219;  commo 
que  y.  a  de  rey,  wie  einer,  dem  ein 
K.  zihmt  1048. 

yrado  aj.  H  erzürnt   1859. 

ys   1885   =  y   se. 

yscamos  5.   exir. 

yxie,   yxiö  etc.  s.   exir. 

J,  Y  (konsonantisch), 
ya  5.  aver. 

ya  3501   =  y  a.  . 

ya;  bya  939,  1008,  1879.  av.  schon: 
bereits  U4,    137,    280,    570,  836, 


nwi  (Aussage,     Versicherung   einlei- 
te?ul)    50,    156,    867,    787,    939; 
(pleo7i.)  2252;  bya  non  nicht  mehr 
2747;   bya  pues  que  2661  da  doch. 
ya;  bya  947,  1763,  2142  interj.  für- 
wahr, ei-,  ivohlan,  wahrlich  41,   71, 
155,    175,   330,  2027;  nier9ed  ya! 
habt   Brbarmen    268,    3045,'  3171, 
3271;  in  1528  by  Aveng.  lies  by[a] 
Aveng.  ivie  Lidf.  ü.  M.  P.  1 199^^. 
iamas  av.  jemals,  je.    uuuqua  — i.   nie- 
mals 2680. 
yan   512   =  y  an. 
iantar   v.  tr.  I  Perf.    act.    ser    iautado 
1039.     (zu    Mittag)    essen.      Hello: 
„comer  al   mediodla,    correlativo    de 
almorzar  icena?-^^;  vgl.  auch 3Iarden, 
Fem.  Gonr.  Glos.;  (objektlos)   1039, 
1057,    1062;     (als   Zeitbestimmung 
dienend)  2250,  3051;  s.  /".  ///  (vgl. 
C.  Rom.  XHI  30 7)  Essen  285.    304 
crecio  en  la  i.   s.   aiuutar. 
yaquanto    pron.    indef.    etwas    3488; 
fronzida  della  y.   2437   s.  fronzido. 
yas,  byas  =  ya  se. 
iazer  v.  intr.  irreg.  H  Infin.  893;  Fut. 
Ind.  n.  pl.    iazredes  2635;    Praes. 
Ind.  in.  sg.    iaze  437,    1463;     iaz 
1209 ;  ///.  pl.  iazen  2702 ;  yazeu  618. 
Praes.  Conj.  I.  pl.  ygamos  72,  Hello 
u.  M.  P.  I  268:  y[a]gamos;  Imp)f. 
Ind.  HI.  sg.  yazie   2280.  —  ruhen, 
liegen  72;    i.   en    celada   437;    da- 
liegen 618,  785,  1613;  gelegen  sein 
1468;  sich  lagern  398.  573,  1209, 
2635;    refl.  2280;    31  P.  I  341^^: 
,,Este     pronombre    (reflexivo)     sirve 
solo    jjara    realzar    la   personalidad 
del  sujeto.'-'- 
ye,  yemos,   yedes  s.  aver. 
yente;   gente  462,  653,  1201.   s.  f  lU 
Volk   29,    176,    657,    901;     Heute 
888,    462,    3608,    3641;     Schar, 
Kriegsvolk,    3Iannschaft    395,    403, 
909,988, 1199;  grandesyeutes2166. 
yerno;    byerno   2188,   2270.    s.  m.  II 
Schwiegersohn  2106,    2128,    2279, 
2804, 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poeui.i  del  Cid 


315 


yes  3548   =  y  es. 

yuoio;  yn—  53;  hyu—  2030,  2039 
{vgl.  31.  P.  I  228^)  s.  m.  II  Knie. 
fiucar  los  y.  53,  2ü4,  1318  s.  dicsx 
b.  fitos  2030,  2039  s.  iito. 

yo  {das  Datirpronomcn  ge  s.  unter  ^) 
pron.  personale  [betont  nnd  minder- 
tonig)  I.  sg.  yo  74,  168,  179; 
hyo  2086,  2099,  2891;  l.yoUo 
3367  vielleicht  =  vo  to  lo  [vgl. 
C.  Rom.  X  95  u.  M.  P.  I  203 ^^)] 
pl.  üos  272,  674,  687;  IL  sg.  tu 
241,  361,  3350,  (über  den  Gebrauch 
von  tu  nnd  vos  7gl.  M.  P.  I  324 
§  132);  pl.  vos  194,  207,223,  281; 
—  III.  sg.  el  124,192,966,1020, 
eile  1353,  1398,  2812,  ele  1896, 
2938;  ;;/.  ellos  415,  544;  1915, 
2078;  fem.  sg.  ella  222,  328; 
pl.  ellas  1609,  2087;  3347.  — 
Obliquus  [betont,  mit  Praep.  ver- 
bunden) I:  sg.  mi  205,  230,  249, 
616;  my  284,  1468,  1480,  2143: 
comigo  mit  mir  1045,  1192,  1606; 
pl.  nos  2629,  2716,  3566;  con- 
nusco  mit  uns  388;  //.  sg.  ti  8, 
357,  3320;  contigo  mit  dir  349; 
;;/.  vos  256,  269,  272.  2517;  cou- 
vusco  mit  euch  7b,  231,  convus[e]o 
168;  ///.  sg.  masc.  61  305,  406, 
900;  sobrel  1053,  1586;  d61  23, 
42,  60;  alte  =  aelte  3318;  pl. 
ellos  293,  599;  dellos  111,  535 
(2138  lies  dellas);  entrellos  595, 
603;  sobrellos  1203  Di-uckfehler 
für  sobrellas  =  sobre  ella  se;  fem. 
.sr/.  ella  254,  691,  2170;  ela  1241; 
•itlla  495,  2437;  sobrella  183, 
1203;  pl.  ellas  385,  1278;  dellas 
257,1383;  antellas  1747,  sobrellas 
3086:  sg.  neutr.  ello  1941,  2641; 
dello  386,  1413;  refl.  sg.  masc  si 
2259;  cnnsigo  mit  sich  67.  — 
Tonlos:  I.  sg.  dat.  u.  acc.  me  76, 
82,  90;  pleoyi.  925,  1480;  dat. 
ethicus  89,  1123,  1869;  enklitisch 
•m  157,  269,  964,  1763;  nimbla 
=  ni  me  la   3286;     -n   874,    1277 


[nach  M.r.P.)  2152,  2990  etc.\ 
iiou  963,  2379  =  no  me  [vgl.  C. 
Rom.  X  u.  M.  P.  I  254 ^^);  prolcli- 
lisch:  m-  230,  2357;  pl.  dat.  u.  acc. 
nos  129,  130,  146,  280;  nolos 
2364  =  nos  los:  daudos  3468, 
dauduos  273,  yndos  833  =  daduos, 
yduos,  //.  sg.  dat.  u.  acc.  te  335, 
338;  pleon.  2902;  enklitisch  "t  353, 
3333.  3343.3344;  "d  3322,  3365; 
toveldo  3322  =  tove  te  lo;  liyollo 
3367  s.  byo;  pl.  dat.  tt.  acc.  vos  48, 
253;  pleon.  256,  1871,  2031:  drä. 
eth.  1B2,  262,  476;  enklitisch:  — os 
986,  1401,  2027,  3215:  IIL  sg. 
masc.  dat.  [Person  und  SacJie)  U;  64, 
134,  161;  pleon.  153,  159,  260; 
ge  s.  ww^er  g;  enklitisch  "1  30,  163, 
265,  pleon.  25,  174,  369  ;  proklitisch 
V  62,  778.  975,  1798.  2992;  —  acc. 
lo  [Penson)  16,  203,  641 ;  pleon.  629; 
[Tier)  2300.  2419;  [Sache)  67,  93, 
94; /^/^o«.  43 1,533;  acogello  883  = 
acogerlo:  le  [Person)  21,  114,  636; 
pleo7i.S29;  (TiVr)  2301,  3339,  3515  ; 
[Sache)  3731;  pleon.  3418;  valelde 
714,  bcsalde  1275  =  valodle,  be- 
sadle;  enklitisch 'l  (Pe/-.so«)  59,  234, 
309;  ;3Zeon.  1622,  2907;  [Tier)711, 
1573,  3665;  [Sache)  2800;  pleon. 
1544;  proklitisch:  V  [Person)  29 GO, 
3024;  — plur.masc.  dat.  le.s  36, 165, 
562;  pleon.  429,  661;  dezildos  389 
=  dezidles;  los  [)iur  i)t)  2403, 
vgl.  31.  P.  I  322;  ge  s.  unter  g.  — 
acc.  los  2,  136,  154,  229;  pleon. 
180,  300,  312:  llos  485,  2101, 
2239;  ha  1208,  pleon.  G(J.  2121;  — 
fem.sg.  dat.  enklitisch  ■]  821  {Cornu!), 
1660;  pleon.  2756;  acc.  la  12,  32, 
34;  pleon.  366,  368;  coutalda  181 
=  contadla;  nimbla  3286  =  iii  mo 
\a.—j)l.  dal.  les  825,  1356,  1382; 
pleon.  116,  127,  254;  ge  s.  unter  g; 
acc.  las  86,  1083,  2545:  pleon.  116, 
127,  254;  llas  2088;  avellas  887, 
prendellas  2136  s.  tmlen;  —  neutr. 
sg.  acc.  lo  42,  95,  151,  192;  pleon. 


316 


Johannes  Adam 


303,  505,  980;  daldo  823  =  dadlo, 
toveldo  3322  =  tove  te  lo ;  avello 
496  s.  unten]  [mit  Bezug  auf  vor- 
angeh.  Satz)  77,  259,  315;  vedallo 
2967  =  vedarlo;  [mit  Bezug  axif 
folg.  Satz)  50,   82,   124;  llo  3367; 

—  refl.sg.  dat.  u.  acc.  se  37,  574; 
216,  959,  pleon.  67;  sse  1384, 
3379;  enklitisch  -s  49,  51,  69,  200; 
plur.  dat.  u.  acc.  se  134;  434.  650; 
sse  403,  1825;  enklitisch  "s  2762, 
3183;   adobasse   1700  =  adobarse; 

—  [refl.  statt  passiv)  39, 139,  2002, 
2912;  [zur  BezeicJmung  der  Spo7i- 
taneität  einer  Handlung,  nach  M.  P. 
1341):  saliös  1726;  176,  250,  298; 
[Dativ  des  Interesses)  1086,  1420, 
1683,  1892;  heim  Zusammentreffen 
zweier  refl.  Verba  wird  das  Refl. 
gewöJmlich  nur  einmal  gesetzt:  298, 
695,  1102,  1266  (:  1700).  —  zu 
avello  496,  avellas  887,  prendellas 
2136  (rl  oder  dl  ?)  vgl.  I).  H.  S.  38  «., 
145  n.,  63  n.,  LXXXVIIn.;  Cuervo 
Rom.  XXIV  261,  Lidf  S.  129, 
Note  zu  1356/7;  Cornu  Lt.  97 
Sp.  331,  Note  zu  1357;  Pietsch. 
Mod.  Phil.  04:  „non  liquet". 

iügado  (y.  II  verhöhnt,  verspottet  3249. 

yog'o   s.  yazer, 

iuvizio  3226;  jnv—  3239,  3259; 
juizio  3485.  s.  m.  II  Schieds-,  Ur- 
teilsspruch.     Zu  3239  s.  dar. 

iudiü  s.  m.  III  Jude  347. 

juego  s.  m.  II  SpasSj   Scherz  3258. 

jngar  v.  intr.  I  spielen,  mal  j,  a  jem. 
übel  mitspielen  3319. 

iuuta  s.  f.  I  Versammlung.  D.  H.  : 
„une  Sorte  de  eonseil  de  famille." 
plur.   2914,   2949. 

iuiitar;  ju —  3546,  3621.  v.  fr.  I  ver- 
einigen, versammeln  312,  1263. 
p.  pf.  iuutado  291  [Bello,  Lidf.  u. 
C.  Lt.  97  lesen  wegen  der  Assonanz : 
se  an  statt  son),  1113,  1201,  2070; 
refl.  sich  vereinigen  mit  1083;  faz 
uos  iuntar  vereinige  uns  wieder  365 
[vgl.  31.  P.   I  407^^);    ztisammen- 


treffen  mit  2139;  hafidgemein  loer- 
den  mit  3621;  jem.  einholen  2416; 
sich  versammeln  3546;  de  cara  se 
i.  con  jem.  Äug  in  Äug  gegenüber- 
treten 3624. 

iura  s.f.  I  feierliche  Eidesleistung  120. 

iurar  163,  ju—  3140,  3509.  v.  tr.  I 
schwören  [mit  folg.  Objektsatz)  163; 
j.  par    hei  jem.  scJiw.  3140,  3509. 

JUSO  s.   ayuso. 

iusto  s.  m.  II  der   Gerechte  3727. 

L. 

•1,   1-   s.  yo. 

la  s.  el  und  yo. 

la   1798   =  le  La. 

labielo  s.  m.  II  Lippe  3734;  s.  Anm. 
zu  3734  in  der  Übers. 

lavor  s.  f.  III  Arbeit,  Ackerbau,  Acker- 
wirtschaft 460. 

labrado  Part.  Per  f.  von  labrar  arbeiten. 
cou  oro  son  1.  sie  sind  aus  G.  ge- 
arbeitet 1786. 

ladrou  s.  m.  III  Räuber,  Strassenräuber 
349. 

lagar  s.  m.  III  Kelter,  viga  1.  (!)  Kelter- 
baum 2290,   3365. 

laiautar   304  s.  aiuutar. 

lamar;  f/i  1289  die  Hs.  lamado.  Glicht 
lammado,  vgl.  M.  P.  P.  u.  I  266 .^y 
V.  tr.  I  jem.  rufen  731,  1895,  2305  ; 
1.  por  iioubre  3188;  [objektlos)  35, 
242,  719;  [direkte  Rede  einleitend) 
2778,  2786;  [mit  dopp.  Acc.)  jem. 
mit  einem  Namen  nennen ;  heissen 
1289,3310,3450;  1.  por  seiior  1847. 

lau   62   =   le  au. 

lau^a;  in  3647  schrieb  der  Kopist: 
amas!  vgl.  M.  P.  P.  u.  I  7 3^.  s.  f.  I 
Lanze  353,  419,  834;  [zur  Be- 
zeichnung eines  tapfern  Kriegers) 
ardida  1.  kühner  Degen  79,  443,  489. 

landa   778   =   le  auda. 

lauo  s.  m.  II  die  flache  Klinge  des 
Degens  3661. 

lana  (n  durch  Assimilation,  31.  P.  I 
228).    s.  f  I  Ebene  599. 

laiio  [n  durch  Assim.,    31.  P.  I  228). 


Übcrfletzung  und  Glossar  des  altspanisclien  Poema  del  Cid 


s.  m.  n  Ebene  996  [lies  a[l]  lano); 
1003  (d("[l|  laiio,  vgl.  C.  Rom.  81, 
Liclf.  u.  M.  P.  I  201.^^). 

largo  aj.  II  gross,  bedeutend  [dem  Um- 
fange, der  Zahl  nach)  481,  795; 
1.  de  lengua  wacker  im  Reden,  gross- 
inäidig  2173. 

las  s.  el  und  yo. 

latiuado  aj.  II  einer,  der  Latein,  Ro- 
manisch versieht  2667. 

lazrado  aj.  II  voll  Knmmer ,  eleiid. 
Bello:  doliente.  aflijido,  angiistiado; 
R.  G.:  miserabile  2802;  que  comigo 
andan  1.  die  im  Elend  mit  mir 
gehen  1045. 

le  s.   yo. 

leal  aj.  III  rechtlich,  rechtschaffen,  bieder 
396,   706,    1459. 

levan   655   =  le  van. 

levautar;  2027  Imperativ  refl.  levan- 
tados.  V.  tr.  I  verursachen,  veran- 
lassen 2199,  1.  nn  casamiento  2535; 
meist  refl.  sich  erheben,  aufstellen 
458,  1769.  2091,  2933;  1.  eu  pie 
2027,  2296,  3199,  3291:  zu  1. 
dereclio  .s-,  dies  und  vgl.  M.  F.  I 
33.9^;  XU  3215  s.  Anm.  in  der 
Übers.;  in  3422  Verb  im  Sing,  bei 
plural.   Subject  I 

levar  v.  tr.  I  Praes.  Ind.  I.  sg.  lievo 
978;  ///.  sg.  lieva  582,  1435; 
IL  pl.  levades  2578:  ///.  j^l-  lievan 
93,  1561;  Praes.  Conj.  IL  sq.  lieves 
2903;  IL  pl.  levedes  639*  1380; 
Imperativ  II.pl.  levad  3562;  leval- 
das  167  =  levadlas;  Infin.  levaros 
1401  =  levar  vos.  —  bringen  1453: 
wohin  [jcm.)  1012,  1274,  1285, 
1401,  1435,  1561;  fortschaffen  93, 
116,  167;  mit  sich  führen,  nehmen 
16,  576,  582,  639,  1301,  1380; 
fortfähren  2578,  2679;  etw.  weg- 
nehmen, entfernen  978,  2749,  2912; 
3653,  3654;  1.  adelant  vorwärts 
bringen,  fördern  1445;  intr.  sich 
erheben:  levad I  3562;  refl.l.  en  pie 
sich  erheben  2040,  3127;  2912  refl. 
statt  passiv. 


legar  v.  tr.  I  jem.,  etw.  fiähern,  taohin 
führen  276,  355,  ir)29;  sa)nmeln: 
1083  conpeyölas  de  1.  IJello:  juntar, 
congrcgar;  vgl.  die  von  ihm  s.  v. 
llegar  angeführten  Belege  ;  —  inir.  1. 
a  wohin  kommen,  gelangen  82,  52, 
236,  905,  957;  wohin  dringen  1^1, 
3655;  (//7.)1235;  1.  fasta  kommen 
bis,  dringen  bis  auf  AlII ,  1728, 
3653;  vordringen  446;  1.  a.  sich 
nähern,  herankommen  298,  1317, 
8000;  [absolut)  102,  262,  508; 
1.  delaiit  1513  dicld  an  jcm.  heran- 
kommen, ankommen  474,  609,  796, 
927,  2347;  refl.  sich  nähern  37; 
1.  adelant  3511. 

legua  s.  f.  I  Meile   1559. 

lengua  s.  f.  I  Zunge.  1.  sin  mauos 
Phrasenheld  3328;  largo  de  1  2173 
s.  dies. 

leiio  (de);  ii  Assimilation,  M.  P.  1228. 
aj.  II  voll  113,  820. 

leou  s.  m.  III  Loire  340,  2282,  2295; 
über  el  leon  2282  [epischer  Stil) 
vgl.  M.  P.  I  209^;  in  2297  lies 
pora[l]leon  wie  Bello,  C.  Rom.  81, 
Lid  f.,  M.  P.  I  201^^. 

les  975   =  le  es. 

Ics  s.  yo. 

k'tras  s.  f.  I pl.  Wissenschaften',  enten- 
dido  de  1.   1290  s.  dies. 

librar  v.  tr.  I  losmachen,  loslösen  2423, 
D.  IL:  „et  fendu  taut  le  reste"; 
Bello  erklärt:  librad()[es]  todo  lo  al 
durch  concluir,  decidir  =  freimachen : 
(el  canpo)  3692;  7xfl.  1.  de  sich 
entfernen  von  3605. 

libro  .<?.  m.  II  Buch  3730. 

lid  .■?.  f  III  Kampf  Gefecht  1106, 
1656,  1819,  2334;  1.  oampal  Eeld- 
schleicht  784,   1111,   1333. 

lidat  s.  f.  III  Kampf.  ven(;er  la  1.  im 
K.  siegen  831. 

lidiador  s.  m.  III  Kämpe,  Kampfheld 
502,  734,  1322,  1522:  aj.  cavallero 
1.  ritterlicher  Kämpe  2513. 

lidiar  v.  intr.  I. —  1.  con  kämpfen  mit 
499,  538,  669,  673;  [absolut)  757, 


318 


Joliannes  Adam 


1294,  2382,  2388;  1.  de  cara 
das  Gesicht  dem  Feinde  zugewandt 
kämpfen  1704;  —  tr.  erkämpfen 
(arraiicada)  2508;  estot  lidiare  dar- 
auf {dafür)  werde  ich  mit  dir 
kämpfen  3344,  3359,  3367  (hyollo 
=  yo— d — lo  nach  G.  Rotn.  X  95', 
vgl.  Staaf.  Les  jrronoms  .  .  .  S.  46 
u.  M.  P.  I  203.^^). 

lieva,   lievau   etc.  s.  levar. 

ÜDpio;  3354  li[n]pio.  aj.  II  rein,  un- 
vermischt  1116,  2700,  2739,  3649; 
von  reinem,  edlem  Blut  3354. 

lo  5.  el  u.  yo, 

lovo  3024   =:  lo  ovo. 

locura  s.  f  I  Torheit   1471. 

logar  s.  m.  III  Ort,  Stelle  128,  630, 
948,  702;  {im  Buche)  3729;  Zeit, 
Zeitraum  605,  732;  {fig.)  pouer  en 
bueu  1.  etwas  xum  Besten  führen  2155. 

lograr  v.  tr.  I erreichen,  erlangen  (oudra) 
2833;  uou  gelo  avien  logrado  sie 
hatten  ihre  Absicht  nicht  erreicht, 
hatten  nichts  bei  ihm  gewonnen  2452. 

loma  s.   f.  I  Hügel,  Abhang  426. 

lorar;  18  ploraudo  v.  I  intr.  weinen 
1,  18,  370,  374  u.  o.;  xu  el  padre 
coii  las  fijas  lorau  2632  vgl.  Meyer- 
Lübke  Gr.  III  §347  u.  M.  P.  I 
302^];  —  tr.  beweinen   1295. 

loriga  s.  f  I  Panzer  678,  728,  762, 
2404. 

los  v''-.  el  u.  yo. 

luego  av.  sofort,  alsbald  52,  54,  57, 
609;  dessi  1.  2157;  sodann,  darauf 
3199,  3522. 

luengo;  3282  lne[n]ga.  aj.  II  lang 
1226,    1587,   3097. 

lumbre  5,  f.  III  Licht;  pl.  244, 

luua  s.  f  I  Mond  332. 

llas  s.  yo. 

llo  3367  .>?.  lidiar  od.  yo. 

lies  s.  yo. 

M. 

•m,   m"   s.  yo. 

ma9aDa  s.  f.  I  Degenknauf  3178. 

madre  s.  f.  III  Mutter  333,  379,  1608. 


mager  conj.  obwohl,  obgleich  171,  1146, 
1345,  2305;  ra.  que  1524,  3116; 
{verkürzter  Satz,  ohne  Verb)  m.  de 
pie  obwohl  zu  Fuss  747;  1326; 
m.  de  todo  trotz  alledem  1780. 

maiar  v.  tr.  I  schlagen^  ^:)eitecÄen  2732, 
2736,   2743,  2943,  2944. 

mayo  s.  m.  II  Mai  3731. 

mayor  707,  2023,  maior  2588.  aj.  III 
{Compar.  zu  grand)  grösser  2950, 
3254,  3720;  gross:  tanto  avie  el 
gozo  m.  so  gross  war  seine  Freude 
2023;  2176;  Valencia  la  m,  V., 
das  Grosse  2105,  2161,  2588,  3195 
{vgl.  M.  P.  I  316^]). 

mal  s.  malo. 

mal  s.  m.  II  Böses,  Übles  535,  1814, 
1891;  tener  a.  m.  530,  977,  2464 
■s.  dies;  Übel,  Schaden  357,  2866; 
sin  m.  Jieil,  unversclirt  1402;  Unheil 
329,364,  509,  1103,  1172;  Unglück 
47,  3255,  3377  ;  yr  a  m.  634  s.  dies. 

males  572,   1165   =  mal  les. 

malo  165,  1836  {nachgestellt);  vor- 
gestellt: mal  2782,  3327.  aj.  II 
schlecht,  böse  9,  267,  1836,  2722; 
hässlich  340;  sobeiaua  de  mala  838 
s.  sob — ;  übel,  unheilvoll  1178, 1596, 
2281,  2782;  elend  (dinero)  165, 
503,  1042;  [negierend):  mal  sabor 
3708:  av.  mal  auf  schlechte,  üble 
Weise  955,  1023,  2536,  2537; 
hässlich  1428,  1607;  schwer,  sehr 
{im  üblen  Sinne)  hl 2,  636,  1165, 
1174,  1869;  pleon.  mal  ferido  de 
muert  3641;  jiigar  m.  3319  s.  dies; 
subst.  m.  II  Schurke  2681,  3343, 
3383,  3442,   3701. 

man  s.  f  III  Morgen  1100,   3059. 

mancar  v.  intr.  I  es  an  sich  fehlen 
lassen:  por  mi  nou  maucarä  3312; 
3564. 

mandadero  s.  m.  II  Überbringer  einer 
Botschaft,  Bote  982,   1457. 

maudado  s.  m.  II  Nachricht,  Botschaft 
452,  564,  783;  1839,  1900;  Be- 
fehl, Auftrag  431,  3408,  3438. 

raaudar  v.  tr.  I  schicken  224,    2838; 


Übersetzuug  und  Glossar  des  altspauischen  rocina  del  Cid  319 


22B5  [starker  Annkoluth ;  lies  ha 
maudados):  auftrcKjrn.  hefpJdeii  [mit 
ObJ.)  259,  322,  703.  1251;  [mit 
Inf.)  208,  308,  417,  510:  [finaler 
Objektsatz  mit  que)  802,,  1 8 1 5, 2620 ; 
zu  1482  [Impf,  statt  Pracs.)  vgl. 
M.P.  I  354^^:  [umschreibend)  317, 
153G,  1553,  1972,  2308,  3515; 
maiidar  lo  guardava  1013  s.  guar- 
dar;  aufbieten  2838;  t^erspreclten, 
geiväkren  180,  494,  1710,  2148, 
2223;  befeJdiijcn,  in  der  Gewalt 
haben.,  regieren  735,  738,  1545, 
1814,  8281;  assi  lo  maude  el 
Criador  das  walte  der  Seh.!  2055; 
2074,  2630,  3491:  el  Cr.  lo  mande 
1404,   1437,  2684. 

rnanfc'starse  v.  refl.  I  sich  erklären,  sich 
äussern  3224. 

nmuo;  1252  niai)[o]  s.  f.  I  Hand  106, 
153,  471.  611:  tomar  a  maiios  701, 
972  s.  tomar;  dar  de  mano  1035, 
1040  s.  dar:  leiigiia  sin  maiios  3328 
s.  leugua;  eu  m.  de  in  jemandes 
Gewalt,  Besitz  505,  869,3407,  3487, 
3579;  por  m.  del  rey  an  des  Königs 
statt  2231;  [als  Mass)  una  m.  eine 
Handbreit  3637;  zu  3585  e[n|  m. 
vgl.  M.  P.  I  205^. 

nniito  s.  m.  II  Mantel  4,  195,  1065, 
1971. 

inana  s.  f.  I  Geuoloiheit,  das  Tun 
2171;  die  Art  [zu  Handeln)  3315, 
3445  [vgl.  M.  P.,  La  Leyenda  de  l.  J. 
de  L.,  Glos.);  List,   Schlauheit  610. 

manaiia;  1687  manana;  323  mana[naj; 
Bella,  Best.,  C,  Lid  f.:  mau.  .<?.  f.  I 
2Iorgen  316,  323,  456,  cras  a  la 
m.  7norgen  früh  537,  949,  18U8 
(3050  lies  ebenso,  nach  M.  P.  I 
577^3);  —  av.  früh  836,881;  otro 
dia  ra.  394,  413,  645,  682. 

mano.  Xach  M.  P.  P.  u.  M.  P.  I  333 
hat  die  IIs.:  dat  manero  a  qui  las 
de  gebt  mir  einen  Stellvertreter,  .  .  . 
Cron.  Gen.  [601  blö):  datme  por 
manero  quien  las  de  a  los  i.;  s.  da- 
gegen Lidf  2133. 


maquila  s.  f.  I  Scheffelgehl,  Müller- 
lohn [der  Müller  behält  sich  von 
jedem  Scheß'el  Getreide  einen  be- 
stimmten  Teil,  Hello)  3380, 

mars.  ?n.  (331,  1156)w.  /'.  (339,  1090) 
in  Meer,  eutrar  sobre  m.  1627  s. 
entrar, 

maravilla;  2346  marav[i]lla.  s.  f.  I 
Wunder,  avcr  a  m,  sich  wundern 
über  2302,  2346;  m.  es  es  ist 
wunderbar  1861,   1950. 

maravillado  de  aj.  II  verwundert,  er- 
staunt über  1038. 

niaravillarse  v.  refl.  I  sich  ivundern, 
sich  verwundern  1102,  1590,  2348; 
m.  de  sich  w.  über  2060,  3179. 

maravilloso  aj.  H  tcunderbar  427,  864, 
1084,   1648,  2427. 

marco  845;  138  marcbo  s.  m.  II  Mark 
135,  138,  147;  m.  de  plata  184, 
845;  m.  doro   2426. 

marco  s.  in.   II  März   1619. 

vanrido  aj.  II  betridjt,  bekümmert  2750, 

murtir  s.  f.  III  Märtyrerin  2728. 

mas  av.  mehr  [der  Zahl  uach)  307, 
414,  674,  1129,  1207;  mehr  [in 
höherem  Grade)  860,  1562,  2348, 
3038;  qtirtiito  piido  mas  982  s. 
quaiito;  non  puedo  m.  95,  1117, 
3311  s.  poder;  noch  dazu  27;  m. 
de  798,  1010,  1735,  3129;  m.  que 
3348,  3369;  Comp.  Adj.  steigernd 
612.  843,  1268,  1611;  mas  mucho 
fue  provechosa  war  viel  vorteilhafter 
1233  [vgl.  31  P.  I  31b\);  Adv.  u. 
adv.  Begriff  steigernd  1161,  1463, 
1768,  2367,  2696;  Verbalbegriff 
steigernd  296,  1010,  1446,  1521, 
33u0;  am  meisten  1563;  —  jemals, 
je  220;  non  — mas  nie  963;  mas 
nou  nie  mehr  3366;  oy  de  mas 
2124  s.  oy. 

mas  conj.  aber,  dagegen  21,  526,  1490, 
2317;  sondern  [nach  Verneinung) 
2850;  [als  Überganq)  doch,  indes, 
aber  48,  129,  250,  533,  2764; 
denn  2891?,  vgl.  prov.  mas. 

matan(,-a  s.f.  I  Gemetzel,  Blutbad  2^Zh 


320 


.TohaDnes  Adam 


raatAi-  V.  ir.  I  töten  472,  605,  724,  744. 

matines  .s.  m.  III  Frühgebd  238,  318, 
325,  3060. 

matiuo  s.  m.  II  friUter  Morgen  72. 

me  ^.  yo. 

meatad  s.  f.  III  Hälfte  514. 

meyer  v.  tr.  irreg.  II  Pcrf.  Ind.  III.  sg. 
me(,io  13.  m.  los  liombros  mit  den 
Achseln  xiicken. 

mediado  aj.  II  halb,  mittel,  a  los  m. 
gallos  heim  xweiten  Hahnenschrei  := 
heim  Morgengrauen  324,   1701. 

medio  s.  VI.  II  Mitte  182,  427,  3106, 
3611  ;  per  ni.  de  mitten  durcli  599, 
3679;  mitten  m  2283,  2931;  Hälfte 
751. 

meior;  1328  miyor;  1942,  3719  miior. 
aj.  II  Comp,  von  bueno.  besser 
1328,  1686,  2867,  3719;  subst. 
2085,2170;  av.  1349,1869,2067, 
2893;  Superl.  1427,  3063,  3271; 
suhst.  3006;  todel  m.  der  AUerheste 
3456;  lo  m.  1942,  1946;  av.  am 
besten  2533;  ~  gut,  trefflich  1993; 
av.  328,  2819  (s.  quanto),  2637 
{s.  poder). 

meiorar  v.  tr.  I  verbessern  615;  gut 
machen  3259;  intr.  meiora  en  senor 
es  erhält  einen  bessern  Herrn  3190. 

membrarse  v.  refl..  I.  Imperativ  II.  sg. 
miembra  3316.   —  sich  erinnern. 

menada  s.  mesn — . 

menbrado  aj.  II  verständig,  klug  102, 
131,  210,  579,  3699;  ser  m.  ein- 
gedenk sein,  sich  erinnern  315. 

meuester  s.  m.  III  Bedürfnis,  aver  m. 
[mit   Obj.)  nötig  haben   135. 

meuguar;  821  ming — ;  2165  mengo. 
V.  I  tr.  verringern,  verkleinern  ^A.^] 
intr.  fehlen,  mangeln  258,  821  (que 
uada  uol  minguava  „denn  nichts 
fehlte  ihr"'  (C.  Lt.  97)'.  R.  G.:  „eccovi 
qui  una  borsa  piena  d'oro  e  d'argento 
che  niente  io  non  tolsi" ;  sich 
verringern  2165;  meuguado  (134 
ine[n[g — ,  2470  miug — )  notleidend 
108,  134,  158,  2194,  2470. 


menor  aj.  III  Conipar.  geringer,  todos 
los  meiiores  alle  geringeren  Soldaten; 
C.  Z.  XXI  =  2)eonia  1234. 

menos  av.  Compar.  weniger  1717; 
0  menos  le  fallamos  oder  wir  ihn 
weniger  finden  1260;  mas  de  qiiinze 
—  menos  non  fallaron  nicht  mehr 
als  fünfzehn  von  den  Ihrigen  fanden 
sie  loeniger  =  sie  vermissten  nur 
fünfzehn  798.  a  menos  de  ohne 
984;  989,  1106;  a  m.  de  muert 
ohne  dass  ich  sterbe  1636;  non  —  al 
m.  nicht  einmal  64:{Bello:  siquiera); 
einen  Verbalbcgriff  steigernd:  3268, 
3300,  3334,  3346. 

mensaie  627,  975;  menss —  1188, 
1453.  —  Nachricht,  Botschaft  627, 
975,1188;  5o<c  1834;  2600  (FoMm. 
fälscht,  nuestros  m.  statt  vnestros  m.). 

meussagero  s.  m.  II  Bote  1903. 

meutii'   V.    intr.   irreg.  III  Praes.  Ind. 

II.  sg.  mieutes  3313;  Per  f.  Ind. 
IL  sg.  mintiste  3371.  - —   lügen. 

mercado  s.  m.  II  Handel,  fazer  im  m. 
einen  H.  abschliessen  .139. 

mer^ed  s.  f.  III  Gnade,  Huld  1351, 
1400,  1760,  1885;  aver  m.  a  jem. 
gnädig  sein  880,  1324,  1740;  si 
fuere  su  ra.  ivenn  er  Gnade  walten 
lassen  ivolle  1276:  [Ausf-uf:)*  Er- 
barmen, Gnade!  266,  268,  1321, 
1845;  Dank!  1595,  2160;  dezir 
muchas  m.   3117. 

mereqer  v.  tr.  irreg.  II  Infin.  1898  [s. 
weiter  unten);  Fut.  Ind.  II.pl.  mere9er 
(uos    lo)    Ledes    197;     Praes.    Ind. 

III.  sg.  mereQe  1126,  1898  (nach 
3LP.F.)',  L  p)l-  merecemos  2730; 
ZZ.  ^j/.  mercQedes  194;  Praes.  Conj. 
Lsg.  meresca2338;  III.  sg.  mcresca 
2797  ;  Imjjf  Ind.  I.  sg.  mere(;ia  190 ; 
Per  f.  Ind.  I.  sg.  raere§i  3258.  — 
etw.  verdienen  190,  194,  197:  aua 
vea  el  ora  que  vos  meresca  dos 
tanto  .  .  .  ivo  ich  euch  doppelt  soviel 
verdiene  2338;  verschulden  3258; 
in  1898  liest  Vollm.  ello  (=  he  lo) 
a  mere^er  yo  ich  muss   ihm  dafür 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Pooma  del  Cid 


331 


dankbar  sein;  dagegen  liest  M.  P.  P. 
u.  17^^:  el  lo  merec^e  (.so  der  Kopist) 
er  rerdient  es  [mit  Bexxg  auf  das 
Folgende):  e  de  mi  abra  perdoii. 

mes  s.  m.  III  Monat  1209,   3731. 

nu'suada:  702  menadas,  Zies  ine[8]u — : 
1674  Vollni.  mesuuadas,  il/.  M.  P. 
luesnadas.  s.  f.  I  Gefolge,  Truppe, 
Schar  487,  509,  528,  1115,  2294. 

mesquino  s.  ni.  II  Bedürftiger^  Elender 
849. 

messar  v.  fr.  I  [die  Haare)  aus^'eissen 
2832,  3286,  3289,   3290. 

mesturero  .«.  ni.  II  Bünkeschmicd,  Böse- 
wicht 267. 

mesurado  aj.  IL  Bello :  cortes,  reverente. 
ehrfurchtsvoll  7;  von  guter  Lebens- 
art, freundlich  2820. 

mesurar  v.  tr.  I  eigentlicli :  messen. 
m.  la  posada  mir  einen  kurzen  Auf- 
cnüialt  nehmen  211;  m.  del  espada 
mit  dem  Schw.  traktieren  3665; 
B.  G. :  „trarre  oltre  la  misura, 
sottrare  il  cavallo  dalla  misura  della 
sjxida";  Bello  erklärt:  ,,Los  verbos 
asorendar,  mesurar  /  sacar  tieften 
por  nominativo  a  Martin  ÄntoUnez; 
el  caballo  es  el  de  Martin;  i  me- 
surandol'  quiere  decir  midiendo  al 
infantc."  Dagegen  Cr.  G.  626  b  48: 
comen^o  de  yr  fuyendo  et  sacol 
cl  cavallo  fuera  de  la  raya  et  M.  A. 
fincö  en  el  campo:  [objektlos)  los 
quo  yvan  mesuraudo  die^  iveleJie  das 
Terrain  erforschten  =  die  Späher 
1513  [Lanch.   m.  =  observar). 

raeter  v.  tr.  irreg.  II  Infi n.  144,  707: 
Fut.  Ind.  I.  sg.  meter  (los)  be  1259; 
/.  2^^-  meter  (las)  bemos  2564;  Praes. 
Ind.  I.  sg.  meto  2222 :  ///.  j)l-  meten 
2878;  Praes.  Conj.  I.  sg.  meta  500; 
/.  pl.  metamos  128;  III.pl.  metau 
2104;  Impf.  Iml.  III.  pl.  metien 
3550;  Imperativ  II.  jd.  meted  119, 
120;  raetedos  986  =  meted vos; 
Gerundium  metiendo  2804;  Perf. 
Ind.  I.  sg.  meti  2203  :  //.  sg.  raetiste 
3333,    3364;     ///.  sg.  meti6   612, 

Romanische  Forschungen  XXXII, 


711;  ///.  pl.  metieron  3425;  Part. 
Perf  metido  74,  1627;  metudo  844, 
914.  —  etuKis  [jem.)  irohin  tun, 
bringen  128,  612,  1969,  2301, 
2564,  2818;  eu  barcas  1627;  ea 
salvo  119,  144;  eu  poder  de  2122; 
2203,  2228,  3579:  m.  eu  paria 
tributpflichtig  machen  866,  904,  914: 
ra.  eu  plazo  [^>nit  Obj.)  jem.  eine 
bestimmte  Frist  festsetzen  1208:  m. 
en  carta  etw.  schriftlich  festlegen, 
au fscJireiben  84:4:',  1259;  ser  metido 
eu  yra  de  den  Zorn  jemandes  auf 
sich  lenken  74 :  hineintragen  in:  707  ; 
hineintreiben  in:  711,  3633,  3637, 
3682;  verwenden  für  2104;  etw. 
anlegen,  anziehen  3085;  m.  cora(,-on 
Mut  einflössen  2804  [seil,  les):  m. 
mieutes  a  sein  Augenmerk  richten 
auf,  etw.  prüfen  3137;  m.  las  fes 
sich  verjo fliehten ,  sein  Wort  ver- 
pfänden 120,  3425;  refl.  u.  passiv: 
m.  eu  sicJi  begeben  nach  1727;  ein- 
dringen in:  1623;  sich  an  einem 
Orte  verstecken,  sich  ivohin  ver- 
kriechen 2287,  2290,  2769,  3333, 
3364:  m.  en  armas  die  Waffen  an- 
legen 986,  3550:  m,  eu  nuevas 
Ruhm  und  Ehre  erringen  2113 
[Bello:  ganar  fama  i  alabanxa): 
sich  anschicken  2878. 

mezclado  Part.  Perf.  von  mezclar 
mischen  099. 

mezquita  s.  f.  I  Moschee  2499. 

mi,   my  6-.  yo. 

miedo;  1079  mvedo.  s.  m.  II  Furcht 
1097,  1155,'  1492,  1660:  m.  de 
F.  vor  33, 448;  aver  m.  sicJi  fürchten 
469,  1079:  aver  m.  a  sich  f.  ror 
3274,  3543. 

micmbrat  .v.  membrarse. 

micnto  s.  f.  III  Gedanke,  meter,  tener 
mieutes  a  sein  Augenmerk  richten 
auf  3137,  3614,  3620;  venir  eu 
m.  a  sich  einer  Sache  erinnern  3330. 

mieutes  s.  meutir. 

mientra  que.  conj.  während,  solange 
als  158,  409,  901,  1350.  [ohne 
21 


322 


Johannes  Adam 


que)  925,  1047;  in  2788  Vollm. 
mio  trapo?;  Sanchez,  D.  H.  u.  Janer: 
que  tierapo  es  el  dia^  Hofmann, 
Z.  IV:  mietad  paso  el  dia;  C.  Rom.  81 : 
mientra  que  es  de  dia  oder  m.  que 
exe  el  dia;  Lidf.  m.  partes  el  dia; 
M.P.P.  u.  C.  C.  Marden:  mientra  [?] 
es  el  dia. 

mientre;  1623  mie[n]tre.  Adverhial- 
endung  1,  24,  43  e/c. ;  cuerda  mientra 
3105  nach  M.  P.  I  296^^:  „efecto 
deanalogW;  Gornu,  Lidf.:  mientre. 

migero  s.  m.  II  Meile  2407. 

miior,  miyor  s.  meior. 

raill  aj.  num.  indecl.  tausend  225,  521, 
639,  732. 

miuchal  s.  inchaler. 

mingua  s.  f.  I  Mangel  1178. 

minguado  s.  menguar. 

mintiste  s.  mentir. 

myo  Pron.  possessivum.  I.  sg.  mase. 
aj.  [ohne  Artikel)  myo  6,  288,  1322  ; 
mio  292,  498,  2055;  my  1605, 
2046;  mi  2129,  2916;  {mit  Artikel) 
el  myo  753,  1933;  el  mio  204; 
plur.  {ohne  Artikel)  myos  9,  1044, 
1261;  mios  2577,  2580,  3119; 
mis  249,  3206,  3487;  {mit  Artikel) 
los  myos  103,  220;  suhst.  los  myos 
2358,  3047;  los  mios  2080; —/ew. 
sg.  aj.  {ohne  Artikel)  my  221,  1467, 
2029;  mi  83,  257,  642;  {mit  Ar- 
tikel) la  mi  278,  689,  1360;  plur. 
{ohne  Art)  rays  270;  mis  282, 
1273,  1467;  {mit  Art.)  las  mis 
2780,  3048;  —  neutr.  siibst.  lo  myo 
1073,  2568;  lo  mio  \hl;  —  II.sg. 
{im  Poema  nur)  fem.  {ohne  Art) 
tu  334,  2670,  3370;  pl.  tus  218: 
{mit  Art.)  s^.  854 ;  |;/.  33 1 5 ;  —  neutr. 
suhst.  lo  to  409  {s.  fazer  und  i^gl. 
über  den  Vers  M.  P.  I  325 1);  — 
I.^ilur.  aj.  nuestro,  — a,  — as  47,  380, 
2761;  —  neutr.  suhst.  1118,  1525, 
2531;  —  II.  plur.  aj.  vuestro,  — a, 
— as  {ohne  Art)  119,  117,  1397; 
{mit  Art)  IQl,  1825,  2366 ;  —  suhst. 
masc.  los  vuestros  2080,  2359:  — 


III.  Pers.  so  {bei  einem  u.  mehreren 
Besitzern),  masc.  meist  so  69,  133, 
234;  SU  1880,  2905,  3005;  ptl  sos 
1,  94,  312;  suslOl,  568;— /ew. 
SU  16,  23;  pl.  meist  sus  19,  214, 
254;  sos  1791,  2171;  —  neutr.  so 
948,  978,  1326;  —  ssu  1522,  2215, 
3062;  SSO  3220;  — (o/^we  Art)  sg. 
16,  31,  49;  pl.  101,  214,  312; 
{mit  Art)  sg.  567,  577,  594;  pl. 
19,  94:-,— suhst.  el  so  3590,  3614, 
3620,  {s.  ferir);  neutr.  stets  lo  so 
948,  978;  plur.  stets  los  sos  609, 
666,  701 ;  —  aj.  pleon.  23,  741,  870, 
1411,  1791  etc.;  statt  de  7nit  pron. 
pers.  248,  2856.  —  suyo,  aj.  {vom 
Suhst. getrennt) 297 b  ;  subst.  los  suyos 
die  Seinigen  66,  2399;  neutr.  todo 
lo  suyo  seine  ganze  Person  (?)  3098, 
ihre  Habe,  ihr  Besitz  3248;  in  8098 
u.  8248  ist  der  Assonanz  wegen 
lo  so  einzusetzen  {G.  Rom.  XIII, 
M.P.  I  105  g). 

miraclo  s.  m.  II  Wunder  844. 

mirar  v.  tr.  I  sehen,  erblicken  1613, 
1615. 

mirra  s.  f.  I  Myrrhe  837. 

mis,  mys  s.  myo. 

mismo  j)'>'on.  determ.  indef.  selbst  847. 

missa  s.  f.  I  Messe  225,  319,  320, 
1316;  zu  822  s.  quitar. 

movedor  s.  m.  III  einer,  der  sich  be- 
wegt, dod  eran  m.  als  sie  sich  tum- 
melten 3619. 

mover  v.  II  Infin.  169,  3513;  Praes. 
Ind.  III.  2)1.  mueven  700 ;  Per  f. 
Ind.  III.  sg.  movio  550;  ///.  pl. 
movieron  2689.  —  tr.  {ein  Pferd) 
tummeln  3513;  intr.  aufbrechen 
169,  2689;  refl.  aufbrechen  550; 
m.  adelant  vorrücken  700. 

moion  s.  m.  III  Grenzstein,  pl.  Schran- 
ken 3588,  3604,  8607,  3609,  8666; 
Grenze  {D.  H.  frontera):  do  el 
dixiere,  y  sea  el  m.  dort,  ivo  er  es 
bestimmt,  soll  die  Grenze  sein  [an 
der  wir  uns  treffen] ,  wir  wollen  uns 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid 


323 


an  einem  Teil  der  Grenze  treffen, 
den  er  bestimmen  soll  1912. 

molino  s.  m.  II  Mühle  3379. 

mouclura  x.  f.  I.  las  m.  del  yelrao  Uelm- 
ricmcn  {?)  3652;  Sanckcx :  guarni- 
cion  de  arma;  Bello:  cierta  parte  o 
adorno  del  yelmo ;  D.H.:  garniture, 
courroie ;  R.  u.  d'Or.:  correggia. 

moucdado  aj.  II  gemiinxt.  aver  ni. 
12G,   1217;   172,  2257. 

mouesterio  s.  m.  II  Kloster  252,  260, 
1353,   1444. 

moutaiia  61,  montaua  427,  1491. 
s.  f.  I  Gebirge. 

monte;  2946  mout.  s.  m.  III  Berg 
347,  1826,  2751.  los  Moiites  Claros 
5.   Eigennamen. 

monumento  s.  m.  II  Gruft  358. 

mora  s.  f.  I  Maurin  534,    541,   619. 

morada  s.  f.  I  Aufenthalt  525;  fazer 
la  m.  bleiben,  seinen  Ä.  nehmen 
1055;  verän  las  ra.  commo  sc  fazen 
sie  iverden  sehen,  vne  man  hier 
weilt  1642  (.•  D.  H.  m.  =  logis, 
tentes). 

morar  v.  intr.  I.  m.  en  verweilen,  bleiben 
948,  2271;  zubringen  953. 

niorir  s.  mu — . 

morisco  aj.  II  maurisch  178,   796. 

moro  s.  m.  II  Maure  107,  125,  145, 
398  ;  en  moros  =  eu  tierra  de  m. 
566,  3514;  fijo  de  moro  3286; 
R.  G.  forse:  mora  {wie  Bello  iind 
Lid  f.);  zu  b27  moros  en  paz  die 
M.  verlialten  sich  friedlich,  vgl.  Bella, 
Änm.  zu  V.  536,  M.  F.  Rev.  Ilisp.  V 
zu   V.  527,  Lidf.  Note  u.  C.  Lt.  97. 

morremos  .s.  murir. 

mostrar  v.  tr.  I  zeigen  344. 

mucho  aj.  II  {vgl.  M.  P.  I  238  §  67 
und  292 ^^jf.;  Fr.  Hanssen;  De  los 
adverbios  . . .).  viel  903,  934,  1450, 
1596;  zahlreich  660,  1143,  1440, 
2d90',  —  subst.l8b8,  2346,  2514, 
3427;  tantos  son  de  muchos  2491; 
?ieutr.  1470,  1680;  —  av.  mucho, 
much  587,  muy.  {beim  Verb)  212, 
276,    321,  493,    945;    {beim  Adj.-, 


muclio  stets  durch  das  Verb  vom 
Adj.  getrennt  ausser  in  110):  6,  91, 
595,  859,  1290;  muy,  much  {beim 
Adj.  stehend)  183,  351,  690,  960; 
{beim  Adv.)  mucho  881,  3538;  muy 
452,  817,  1064;  zu  mas  mucho 
fue  provechosa  1233  .»?.  mas;  110 
lies  mucho  ssobeiauos;  2309,  2510 
muchos  =  mucho  se ;  in  2473  lies 
mucho  sson  alegres  {Bella,  Lidf., 
C.  Rom.   81). 

mudar  v.  tr.  I  ändern,  adtores  mudados 
genmuserte  Habichte  5.  refl.  m.  a 
fortgehen,  sich  begeben  nach   951. 

mueveu  s.  mover. 

rauera  s.  murir. 

muert  s.  f  III  Tod  2670,  2676,  2774, 
3641;  zu   1636  s.  menos. 

muerto  .s.   murir. 

muesso  s.  f.  11  Bissen   1032. 

mugier  {^vgl.  Bello  u.  M.  F.  F.;  Vollni. 
u.  Lidf.  stets  muger)  s.  f.  III  Frau 
{im  Gegensatz  zum  Manne)  16, 
1179,  3285,  3347;  Weib,  Gattin. 
210,  228,  257,  823;  dar  por  m. 
2076;  tomar  por  m.  2233. 

muy  s.  mucho. 

mula  s.  f.  I  Mauleselin  1428,  1966, 
1987,  2254. 

mundo  s.  m.  II  Welt  361,  1080,  2477, 
2493. 

murir  v.  intr.  irreg.  Infm.  murir  1179, 
morir  1029;  Fut.  Ind.  /.  7;/.  morre- 
mos 2795;  Fraes.  Canj.  I.  sg.  muera 
302 ;  Fut.  Canj.  IILsg.  muriere  1  704  ; 
/.  2)1.  muriereraos  687  ;  Part.  Pcrf. 
618.  —  sterben,  m.  de  faubre  1179; 
muerto  aj.  tot  618,  732,  2748; 
subst.  3529. 

N. 

•n  s.  yo. 

uavas  de  palos   401   s.  Eigennamen. 

uave  s.  f  III  Schiff  1629. 

nacjer  v.  intr.  irreg.  II',  Perf.  Ind.  III.  sg. 

nasco  202,  245,    437;    uacio  294, 

2020,   2292;    na8(,-i6  2643;    IL  pl. 

uasquiestes  379,2053;  Plusquampf. 

21* 


324 


Johannes  Adam 


III.  jü.  nasquieran  1662;  Part.Perf. 
naQido  71;  nado  151,  266,  507; 
nada  3285,  siehe  dies;  nadi,  s.  dies. 
—  geboren  werden.  —  [vom  Barte) 
anfangen  zu  sprossen  3284;  mugier 
uada  gehorene,  sterbliche  Frau  3285; 
omne  nado  irgend  jemand  151. 

nada  pron.  indef.  nichts  [nur  im  ne- 
gierten Satxe)  30,  47,  84,  475, 
585;  non  por  n.  durcJiaus  nicht, 
um  keinen  Preis,  um  nichts  in  der 
Welt  989;  44,  1803,  2976,  3027; 
etwas :  non  quiero  que  nada  pierda 
1361. 

nadi  [s.  M.  P.  I  235^^  pron.  indef. 
indecl.  niemand  {nur  im  negierten 
Satze)  34,  59,  433,  685,  1377; 
[mit  Plural  des  Verbs  verbunden) :  25 ; 
vgl.  M.  P.  I  235^]  u.  362  §  173; 
statt  nadi  in  589,  das  nicht  in  die 
Assonanz  Imieinpasst  und  auch  ohne 
Negation  stände,  setzt  Bello:  audaba. 

nado  s.  naper. 

nasco,  nasQiö  s.  na9er. 

nasquieran   nasquiestes  s.  na(,'er. 

natura  s.  f.  I  Katiir ,  Abstammung. 
de  n.  somos  de  coudes  de  C.  von 
N.,  durch  Geburt  stammen  ivir  ab 
von  .  .  .  2549,  2554,  3296;  in 
3275  liest  M.  P.  I  372^^:  son  de 
n,   [tan  alta]  [statt  tal). 

natural  aj.  III  [Lanch. :  fiel,  leal,  legi- 
timo).  natürlich,  rechtmässig,  ange- 
stammt (rey)  2131;  895  j  1272, 
1885,  2031;  ssus  fijas  n.  die  ihm 
von  der  Natur  geschenkten  Töchter 
1522;  treu,  redlich  1479,   1500. 

negar  v.  tr.  I  leugnen  3172. 

negro  aj.  II  schwarz,  düster;  zu  936 
s.  parar. 

ni  s.  nin. 

nil  =  ni  le. 

nimbla  3286   =  ni  me  la. 

nin  44,  310;  ni  965,  1117;  nyn  2002 
[die  Hs.  hat,  nach  M.  P.  P.,  nin). 
conj.  noch:  [Satzglieder  im  verneinten 
Satz  verknüpfend)  107,  145,  310, 
562,   2002;  nunqua  mas  nin   tanto 


1562  s.  tanto;  [das  zweite  Satzglied 
ist  ein  Verb)  44,  965,  1171,  3698; 
[zwei  verneinte  Sätze  verknüpfend) 
1117,  1177,  2134;  nin  —  nin  iveder 
—  noch  517,  1176,  1241,  2286; 
[das  erste  nin  fehlt  in)  2709. 
niuguno  p)ron.  indef.  aj.  II  non  n. 
nicht  einer,  keiner  942,  1175,  1403, 
1492,  21M',  —  suhst.  non  u.  483, 
593,  680,  703;  in  536  lies  ninguuo 
(non)  por  pagar  [so  der  Kopist, 
s.  M.  P.P.  u.  I  375^',  u.  irgend 
einer  1252;  zu  3559  non  ninguua 
s.  M.  P.  I  319^^:  „jMrece  teuer  el 
sentido  neutro  de  hiada',  ^ninguna 
cosa\^^ 

nifia  s.  f.  I  Kind,  Mädchen  40,  49, 
255,   1569. 

no  25,  30,  82,  non  21,  34,  44;  über 
den  Unterschied  im  Gebrauch  vgl. 
M.  P.  1192^^  ff.];  —  nicht  21,  25  etc.; 
nein  3594;  dezir  de  no  2117,  2202, 
3208,  3455. 

noche  23,  93,  noch  72,  137.  s.  f  I 
Nacht  137,' 311,  827,  970.  esta  n. 
in  dieser  N.  72,  395,  651;  una  n. 
eines  Nachts  1185;  2500;  de  n. 
zur  Nachtzeit,  nächtlicherweile  93, 
2706,  3544,  3697;  a  la  u.  644, 
646;  de  n.  e  de  dia  bei  Tag  und 
bei  JV.  222;  425,  668;  pleon.'llO^', 
toda  la  n.  die  ganze  N.  hindurch 
437;  681;  las  u.  e  los  dias  bei 
Tag  und  bei  N  824,  1547,  1823; 
antes  de  la  n.  gestern  Abend  23. 

nolos   2364   =  nos  los. 

nom   1763  =  no  me. 

nombrado  s.  m.  II  [Bello:  nombre) 
Name  [?);  Yucef  por  n.  Y.  mit  Namen 
1850;  M.  P.  I  verweist  auf  Meyer- 
Lübke,  Gr.  II  §  612;  von  por- 
nombrar  ? 

nombrar  s.   non — . 

nombre;  3188  nonbre;  675  uo[m]bre. 
s.  m.  III  Name,  en  el  n.  del  Criador 
675,  1138,  1690;  por  n.  en  Gol- 
gota  348;   1327,   1589;   lamar  por 


-Übersetzimg  und  Glossar  des  altspauischen  Poema  del  Cid 


325 


n.  bpi»i  -V.  rufen  3188;  J.  so  n. 
es  L-imado  er  heisst  J.   1289. 

uombre  s.  vi.  III  Zahl{?).  Manche:.: 
nuviero,  abundancia;  vgl.  Bella. 
averes  a  u.  lahlreiclie  Schätze  3262. 

11 011    s.    uo. 

iionbrar  v.  Ir.  I  iioinoi  454;  xälilen 
12G4. 

nonbre  s.  iiombre. 

1108  755,  984,   1106  u.  ö.  =  iio  sc. 

nos  s.  yo. 

iiotar  c.  fr.  I  mAicrcn,  ^.älden  [Bello  : 
contar)   185,  419,   1734. 

uue  s.  /:  ///  Wolke  2698. 

uuevas  s.  f.  I  [nur  iiu  Plural)  Kacli,- 
richten,  Xeuigkeäen9b7,12S7, 1558, 
3728;  sus  u.  i\'.  über  ihn  905, 
1206;  Taten,  Heldentaten  1154, 
1156,  1235,  1343,  1373,  1881; 
{ironisch)  2683;  Angelegenheit  2997, 
3505;  grandes  u.  Adel,  hohe  Stel- 
lung 2084  [Bello:  fama,  noblexa, 
gloria):^  nieterse  en  u.  2113,    s.  dies. 

nueve  1209,  iiuef  [ror  Vokal)  40. 
jinni.  neun. 

uuevo  aj.  II  neu  2800.  uucvos  sou 
legados  sie  sind  neu  {eben)  ange- 
kommen 2347. 

iiiillo  pron.  aj.  II;  n.  non  keiner',  a  iiulla 
part  nou  865  s.  part;  non  u.  cosa 
2202  6'.  dies\  u.  irgend  einer:  sin 
ulla  dubdauc;a  898  lies  sin  iiulla  d. 
.1/.   P.   I  2-,0^  u.  §  46. 

iiuestro   s.   rnyo. 

minca  s.  muiquas. 

minquas  352:  nunqua  407, 1562,2347; 
2680  nu|iijqua:  ininca  3377.  av. 
nie,  nionals.  u.  alguaudre  352; 
11.   iainas   2680;  u.  Jemals  3377. 

0. 

0  av.  [dir.  Frage):  u-o  103,  2618,  2901 
{indir.  Frage)  1948;  {relativ)  485 
1392,  1973,  2499;  dort,  wo  {s 
dezir)  435,  2057,  2876;  3472 
wodurch    1304   (.s.  M.  P.  I  335^) 

o  conj.  oder  {verbindet  Gegensätze)  76 
390,   1525,  3108;  (vereinigt  Dinge, 


die  sich  nicht  gegenseitig  aii^schliessen) 
75,  1922,  2415;  130,  2294;  1512; 
2993  qui  lo  fer  no  quisiesse  o  no 
yr  a  ini  cort;  {leitet  eine  Frage 
ein)  3277;  o  —  o  entweder —  oder 
1072/73,  1697;  2914,  2949. 

oveja  s.  f.  I  Scluif  481. 

oviemos,  oviei'on,   oviste  etc.  s.  aver, 

obispado  s.  ni.  II  Bistum  1299. 

obispo  s.  m.  II  Bischof  1289,  1293, 
1303,   1306. 

ovo  s.  aver. 

obrado  Part.  Perf.  von  obrar  [kunst- 
voll) gearbeitet  1783;  o.  cou  oro  mit 
Gold  kunstvoll  durchivirkt  3091, 
3095. 

ocasion  s.  f.  III  Gefahr,  Schaden] 
Tod?  1365,  3460.  Bello:  muerte; 
d'Ov.  morte;  Lemcke:  perdicion, 
muerte;  I).  H.  zu  1365:  mort,  xu 
3460 :  bläme,  rejn-oche;  R.  G.  zu 
3460:  ,^intenderei:  in  questa  coiie 
ce  w'e  abbastanza  per  voi,  e  chi  piü 
ne  volesse  avixbbe  qui  occasione  a 
trorarne;  zu  1365:  de  mal  e  de 
ocasion  parmi  tma  endiadie  per:  de 
ocasion  de  mal."  Vgl.  prov.  ocaizo, 
afr.  achoison. 

of,   off  .'^.   aver. 

offrever,  ff  nach  M.  P.  I  189 ^  graphi- 
scher Fehler,  v.  tr.  II  darbringen  338. 

ofrenda  s.  f.  I  Opfer,    Gabe  3062. 

oy  av.  heute  365,  999,  1659,  1686; 
oy  en  este  dia  aui  heutigen  Tage 
754;  oy  de  mas,  lies  de  oy  mas 
{M.P.  I  378^^)  von  nun  an,  künftig 
2124.  oy  2958  im  Wunschsatz 
(s.  Ebeling,  Auberee  zu  v.  148; 
Appel,  Barlaam  et  Josaplias  \u  v.  10). 

oio  5.  m.  II  Auge  1,  18,  27.  aver 
a  0.  jem.  erblicken,  jemandes  an- 
sichtig werden  1517,  1614,  1838, 
2016,  3024;  fiiicar  los  o.  a  den 
Blick  auf  jem.  ließen  2859;  pararso 
a  oio  vor  jemandes  Augen,  stehen 
bleiben,  vor  jem.  hintreten  40 ;  afe 
los  moros  a  o.  seht  da  die  31.  vor 
euch  2381. 


326 


Johannes  Adam 


oyr  v.tr.irreg.  111.  Infin.  3529;  Fut. 
Ind.  IL  2Ü.  odredes  70,  188,  684; 
ondredes  3292,  /i'es  odredes;  Praes. 
Ind.  I.  j)l.  oymos  3691;  Praes.  Conj. 
II.  sg.  oyas  2634 ;  II pl  oyades  3436 ; 
III.pl.  oyan  2032;  Imperativ  II.pl. 
oyd  313,  529;  Gerundium  oyendo 
287;  Per  f.  Ind.  I  sg.  oy  2670; 
Illsg.oyb  636,  976;  11.2)1.  ouiestes 
2314  [nach  Gassner  160  Schreib- 
fehler); Lid  f.  liest  oyiestes,  C.  Lt. 
97:  si  lo  uiestes;  3L  P.  I  165^^: 
„Labializaciöti  de  la  segunda  vocal"' ; 
Part.  Per  f.  oydo  1541.  —  hören 
287,  636,  976,  1036;  [mit  folg. 
Inf.)  2314,  2670;  [mit  folg .  Relativ- 
satx)  1127,  1603,  3596;  jemandem 
zuhören  616,  1360,  1685;  o.  la 
missa  1541 ;  [objektlos ,  Aufforderung 
beim  Beginn  einer  Rede):  oyd  313, 
529,  810;  oyr  de  hören  von  3529; 
beistimmen^  bestätigen  3691  [Bello: 
lo  reconocemos ,  lo  sancionamos) '.^ 
3027  oyo,  Bello,  Lid  f.,  Cornu  Lt.  97 : 
vyo  (vio). 

olbidar  v.  tr.  I  vergessen  155,  1063, 
1444,  2487;  refl.  statt  j^ssiv  3254, 
3363. 

ombro  s.  m.  II  Schulter  13,   1519. 

omeuaie  s.  m.  III  Treueid^  feierliches 
Versprechen  3425. 

omillarse;  1396  omilar;  1516  horailar. 
V.  refl.  I  sich  demütigen,  sich  de- 
mütig, ehrerbietig  verneigen  vor  jem. 
1748,  2052,  2215,  2928. 

omildanca  s.  f.  I  Demut,  Ehrerbietung 
2024.' 

omue;  418  onia[e]s.  s.m.IIl  Mensch, 
irgend  ein  M.  882,  1346,  ninguu  o. 
niemand  1252;  o.  nado  irgend  jem. 
151;  pl.  Mannen,  Krieger  134,  305, 
418,  1125;  zu  826  M.  P.  I  338^]: 
y^quizä  equivale  a  '■algunos'-^ ;  ricos 
omnes  angesehene  Männer,  Edelleute 
3546. 

onde  3444;  ond  de  1398.  av.  [relativ: 
örtlich)  wo  1398;  [auf  Personen  be- 
zogen) von  wo  3444. 


ondra  s.  f  I  Ehre  1888,  1905,  2530, 
2852;  a  o.  in  Ehren  2233,  3400, 
3421,  3439;  a  grand  o.  u?iter 
grossen  Ehren  1280,  1609;  1469;_ 
dar  0.  s.  dies;  Ansehen  1861, 186 2_, 
1883,  3413. 

ondrado   s.  ondrar. 

ondranva  s.  f  I  Ehrung  1578,  2188. 

oudrar  v.  tr.  I  jem.  ehren  1523,  1554, 
2151,  2819;  jem.  Ehre  machen 
1011,  2373;  refl.  sich  Ehre  machen, 
erwerben  678,  2428,  2481,  3155; 
passivisch  3032;  Part.  Perf.  ondrado 
geehrt  1537,  3490,  3521;  por 
oudrados  se  parten  in  Ehren  3694; 
ehrenwert,  rechtscJiaffen  284,  1604, 
2187,  2528;  geehrt,  an  Ehren  reich 
878,  1845,  1959,  2142;  ehrenvoll 
2077;  con  nuevas  tan  o.  ynit  den 
Nachrichten  von  sohlten  Ehrtmgen 
1558;  angesehen,  ansehnlich,  statt- 
lich 178,  843,  2248;  av.  ondra- 
damieutre  in  ehrenvoller  Weise  1871. 

onor  1934,  2015;  onor  289,  1905; 
honor  887,  2525;  s.  f  III  Ehre 
2015,  2495,  2525;  Ansehen  2198; 
Land,  Besitz  [eines  Lehnsmannes) 
289,  887,  1905,  1929,  1934; 
3264  Besitz  [nicht  an  Land,  son- 
dern an  beweglichem   Gut). 

ora  s.  f.  I  Stunde  605,  Schicksals- 
stunde: en  buen  ora  in  guter  St., 
tinter  glückliehen  Umständen  41,  71, 
78,  202  u.  0.;  en  ora  buena  2056, 
2092;  Stunde,  Zeit  1857,  2338; 
una  graut  ora  lange  Zeit  1889,  1932, 
2828,  2953;  al  ora  sofort  357;  al 
0.  que  sobald  als  1454;  zu  1581 
s.  acordar. 

ora^ion  s.  f  III  Gebet  54,  366,  853, 
3384. 

Orden  s.  m.  III [geistlicher)  Orden  2373. 

oreiada  s.  f.  L  Bello:  bofetada;  d'Ov.: 
offesa;  D.  H.:  action  de  tirer  Voreille. 
a  ti  dan  las  o.  dir  gilt  der  Schlag, 
dir  tun  sie  Schmach  an  3304. 

Orient  s.  m.  III  Osten    1091,    1288. 

oro  s.  m.  II  Gold  81,  113,   186  etc. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poeraa  del  Cid 


327 


osadas  av.  nur:  a  osadas  kühn  445 
{vffl.  C.  Lt.  97);  schnell  3475. 

osado  aj.  II  kühn,  renveyen  2326. 

osar  r.  tr.  I  wagen  [mit  folg.  Infin.) 
30,  44,  64,  483;  (Inßn.  zu  er- 
gänzen in)  21. 

ospedado  s.  ni.  II  Gastfreundschaft 
247;    Gast  2262,  2269. 

otero  s.  m.  II  Hügel,  Anhöhe  554, 
557,  560. 

otorgar  261,  1803,  1709,  at—  198, 
2583.  V.  tr.  I  gewähren,  bewilligen, 
genehmigen  198,  261,  1709,  2051, 
3214;  zusichern  2583;  bestätigen 
1303,  3159,  3329,  3350;  assilo 
otorga  don  P.  cuemo  se  alaba  F., 
P.  bestätigt  die  prahlerischen  Worte 
F.s  2340  {Bello  und  M.  P.  P.  setzen 
Punkt  hinter  2340J;  Part.  Perf. 
otorgado:  prächtig,  ansehnlich  1781 
{Bello:  autorizado,  excellente). 

otro  pron.  indef.  aj.  II  anderer  186, 
305,  576,  635,  795;  fernerer,  noch 
einer  1040,  1465,  2880,  3514; 
2489/90  seyx  yientos  cavallos,  E 
otras  azeraillas  und  ausserdem  — ; 
0.  dia  a)n  folgenden  Tage  394,  413, 
550,  645;  —  subst.  69,  539,  1046, 
1130;  lo  otro  505,  1807,  2531; 
el  xmo  —  el  o.  350,  3394;  558, 
1007,  1108;  uuos  —  otros  289; 
lo  uuo  —  lo  0.  1976,  2483:  otros 
tauto  ebensoviele  725;  otro  tanto, 
otrosi  ebenso  2864,  3561;  pleon. 
1569,   2866. 

ouiestes  2314  s.  oyr. 

P. 

pavor  .s\  m.  III  Furcht,  Schrecken  1653, 

1670,  1672,  2287;  aver  p.  zu 

fürchten  heihen  3698. 
padre  s.  m.  III   Vater,    padres  sautos 

360  [die  P-opheten  und  Patriarchen)  ; 

[Gott):    330,    2594;    senor    p.    8; 

p.  spirital   300,    372,    1102,    1651 

\s.  Copula  e);  p.  santo  1047,  2274; 

Padre  Criador  2626. 


padrino  s.  m.  II  Beschützer,  sed  p. 
dellos  [lies  dellas)   2138. 

pagado  .S-.   pagar. 

pagar  i\  tr.  I  befriedigen,  zufrieden- 
stellen 536,  806,  847,  2065;  p.  de 
2378;  zahlen,  auszahlen  186,  2504; 
{objektlos)  3247;  jem.,  etwas  be- 
zahlen 931,  1075,  1531,  1976; 
p.  de  3223;  refl.  zufrieden  sein  ß9, 
498;  p.  de  141,  146,  2275;  Be- 
friedigung emj)ßnden  1201;  1960; 
sich  bezahlt  machen  1046;  Part. 
Per/',  pagado  (de);  3294  lies  pagado 
ßsodes  nacli  Bello  und  Pest. ;  zu- 
friedengestellt, befriedigt  536,  854 
{s.  fincar),  2152,  3294;  zufrieden 
782,  809;  412,  826,  1034;  2438 
de  lo  que  era  p.  statt',  de  lo  de 
que  — ;  so  vuestro  p.  ich  bin  mit 
euch  zufrieden  248;  sos  pagados 
son   2856;    {cgi.  M.  P.  I  3 27.,^  ff.). 

palabra  s.  f  I  Wort  26,  213,  2527, 
3228;  dezir  verdadera  p.  die  Wahr- 
heit s.  3669;  toruar  p.  antworte)!, 
36 :  las  p.  son  puestas  .s\  poner. 

pala(;iauo  aj.  II {Bello:  principal,  noble, 
excellente).  castiello  p.  eine  prächtige, 
stolze  Festimg  1727. 

pala<,'io  s.  m.  II  Palast  115,  182, 
1652,   1761. 

palafre  s.  m.  II  {Reit-)  Pferd,  Zelter 
1064,  1428,  1967,  1987;  p.  de 
sazou  6\  dies. 

palo  s.  m.  II  Pfahl,  poner  eu  uu  p. 
aufhängen,  an  den  Galgen  hängen 
1254;  Navas  de  Palos  401  s.  Eigen- 
namen. 

pan  s.  m.  III  Brot  66,  345,  581; 
Nahrung  667,  1173,  1175,  1178; 
Lebensunterhalt  1643 ;  los  que  comieii 
so  pan  die  bei  ihm  in  Diensten 
standen  1682. 

pano  s.  m.  II  Tuch,  Stoff  2207,  2574, 
3085. 

par  prnep.  {bei  Beteuerungeyi)  p.  Sant 
Esidro  bei  St.  Isidor  3028,  3140, 
3509;  2832,3186;  in  3028  haben 
die  Ausg.  fülscJd.   para,   in  2832  u. 


328 


Johannes  Adam 


3509  fälsdil   por  {vgl.  M.  P.  P.  u. 
1387,,). 

para  praep.  [in  der  Richtung)  nach 
11h  \  in  9>Z  hat  die  Hs.  pora,  in 
3028  par,  s.  dies. 

parada  s.  f.  I  StillsteJien ,  Anhalten 
eines  Pferdes,  ssi  abrie  buena  p. 
ob  es  eine  gute  Parade  hätte,  sich 
leicht  zum  Stillstehen  bringen  Hesse 
1575. 

parayso  s.  m.  II  Paradies  350,  3730. 

parar  v.  tr.  I  festsetzest,  bestimmen  33 
{lies  avie(n)  nach  Bello,  Lid  f.)  198, 
2012j  2224;  p.  uu  pleyto  einen 
Vertrag  schliessen  160;  p.  negras 
(las  tierras  dA.)  sengen  und  brennen 
936  {C.  Lt.  97)]  p.  delaut  etiv.  vor 
jem.  hinstellen  1019;  p.  mientes  a 
2218  s.  dies]  parar  eu  cuerpo  ent- 
kleiden 2721;  m  903,  913,  937 
hat  die  Hs.  preava,  nicht  parava 
{Baist,  M.  P.  P.)  s.  prear:  refl. 
stehen  bleiben,  anhalten  608,  3688: 
p.  delant  vor  jem.  hintreten  2369: 
2624,    2673;    p.   a    oio  40  s.  oio. 

parecer  v.  intr.  irreg.  IL  Fut.  hui.  IIL  sg. 
parecrA  1126;  Praes.  Ind.  IIL  pl. 
pare(,-en  1507,  1657;  Praes.  Conj. 
IL  pl.  parescades  1873;  ///.  pl. 
parescan  1428,  3076.  —  sichtbar 
werden  1657,  3076;  erscheinen.^  sich 
zeigen  1126,  1873;  aussehen  1428, 
1507;  parecen  poro  son  3091  ihr 
Glanz  zeigtj  ivoraus  sie  ist;  man 
sieht  es  der  Arbeit  an,  woraus  sie 
gemacht  ist;  Mild  {232):  pare<^e(a) 
por  razon  =  segun  arte  (so  auch 
Lidf;  vgl.  dazu  CLL  97);  D.  H. 
parecen  doro  son;  R.  G.73:  ^^letteral- 
mente:  sembrano  {risplendono?)  per 
dove  sono"'  ;  Bello  II 284:  „Parecen 
por  6  son.  Esto  es,  relumbran  j^or 
donde  estdn.  Entemlicudose  el  nomi- 
tiativo  huebras,  envuclto  en  el  parti- 
cipio  ohrado.'-'-  So  ancli  M.  P.  I 
320^  ff. 

pareio  aj.  II  gleich,  ähnlich,  miestras  p. 
Unseresgleichen  2761;    3277;    Ehe- 


gefährtin:  las  aviedes  pareias  pora 
en   bracos  las  teuer   3449. 

paria  s.  f.  I  Tribut  570,  586,  941, 
2503:  eutrar  eu  p.  569,  109  s.  dies', 
meter  eu  p.  806,   904,   914  s.  dies. 

pariente  s.  m.  III  Verwandter  1860, 
3162,  3539,  3723;  zai  2988  u. 
2996  s.  commo. 

parir  v.  tr.  III  gebären  2595. 

part  314,  635;  parte  698,  1156. 
s.  f.  III  Teil,  Anteil  314;  aver  p. 
de  (eu)  2363,  2539,  2717;  (do  vos) 
Eu  todo  myo  rreyuo  parte  desde 
oy  Anteil  an?  Zutritt  xti?  2035 
{D.  H.  acces)  1938  (V);  Partei 
(1938?),  3499;  Seite  349,  2364, 
3142;  pagados  de  la  tu  p.  von  dir 
zufriedengestellt  854;  de  todas  p. 
von  allen  Seiten  134,  395,  403, 
648;  a  todas  p.  nach  allen  S.  356, 
954,  1091;  allenthalben  1142;  del 
otra  p.  auf  der  andern  S.  635,  867, 
1132;  los  otros  que  de  buena  parte 
son  zur  guten  Partei  gehören  ?  von 
guter  Art?  guter  Abkunft?  3499; 
de  p.  de  auf  Seiten  698;  della  e 
della  p.  auf  beiden  Seiten  1965, 
2079,  3139;  771  fuyen  de  la  p. 
lies  della  e  della  p.  {C.  Z.  XXL  u. 
M.  P.  I  94,.^) :  a  uulla  p.  nirgends 
865;  salir  a  p.  beiseite  gelten  3217, 
s.  apart:  aleut  p.  del  mar  1156; 
1620  s.  aleut  {M.  P.  I  374,]: 
equivale  al  simp)le  allen). 

partiyion  s.  f.  III  Anteil  2567. 

partir  v.  fr.  III  teilen,  verteilen  510, 
804,  1031,  3610;  trennen  1824; 
ent feinen,  fortführen  von  2808;  refl. 
p.  de  sich  trennen  von  212,  280 
{s.  teuer),  365,  373,  375;  partierou 
sele  las  tellas  de  dentro  de  los 
cora^oues  der  Anblick  zerriss  ihm 
das  Herz  21  So;  scheiden  2120, 
2154,  2262,  3694;  sich  entfernen 
von  51,  540;  sich  auflösen  (cort) 
3168,  3522;  a  menos  de  lid  nos 
partirä  aquesto  ohne  K.  wird  das 
nicht  abgehen  1106.  —  siibst.  Inßn. 


Übersetzuiiy  imd  (Uussar  des  altspanischen  Poema  del  Cid 


3'.^9 


Trenmmg,  Abschied  1441;  al  p.  de 
]n  lid  irenn  man  mis  dem  K.  kommt, 
beim  Aufhören  des  Kam}) f es  3370. 
passav  98,  150:  pasar  401,  675. 
r.  I  tr.  übcrseJireiteu,  durcJischreitcn 
422,  1491,  1823;  201.  401;  {Zcii) 
verbringen  SOQ:  durchdringen,  durch- 
bohren 121,  3626,  3632;  p.  un 
debdü    eine   Pflicht    erfüllen    3528; 

—  intr.  p.  por  ziehen  durch,  reiten 
durch  98,  150,  399,  544,  14G2: 
vorüberziehen  911;  herüberkommen 
1789;  {von  der  Zeit)  vergehen  323, 
1122,  1540,  2061;  2067  passado 
avie  tres  anos  iio  comierau  nieior 
S  J.  ivaren  verstrichen,  oh)ie  dass  .  .  . 

—  M.  P.  I  363 ^:  „en  p.  a.  t.  a. 
hag  fusiön  de  la  fräse  impersonal 
^hab/a  tres  anos',  y  de  la  personal 
'habian  ^"^sado  tres  anos'.^^  Über 
die  Auslassung  des  que  im  Kach- 
satz vgl.  Diez  Gr.  III  348 ;  p.  deste 
sieglo  sterben  3725;  p.  por  an 
jemandes  Stelle  treten  3320:  pass6 
por  ti,  {so  IL  P.  P.  u.  I  321^, 
Dcllo,  C.  Itom.  Hl;  dagegen  Baist 
Lt.  80  u.  Lid  f.:  passe,  por  ti  .  .  .); 
que  Don  pase  por  al  anders  soll  es 
nicht  sein  675;  3367  (Bello:  „que 
non  pare  en  otra  cosa,  que  non  sea 
de  otra  manera.-^  D.  H.:  „qu'il 
n'en  soit  pas  autrement."-  —  Vgl. 
Cr.  G.  527  h  47 :  „que  non  aya  y 
al ").  —  snbst.  Infin.  Passieren,  Diirch- 
schreitcn   1228. 

pastor  s.  7)1.  III  Hirt  335. 

paz  .s.  f.  III  Friede,  eu  p.  in  Ruhe 
und  Frieden  978,  1308;  zu  527  s. 
moro;  ser  en  p.  ruhig  sein  2329, 
3139:  eu  p.  e  en  guerra  1525; 
araigo  de  p.  treuer  Freund  1464, 
vgl.  D.  II.  Note  zu  1472;  dar  p. 
jem.  den  Freundschaftskuss  geben 
3385  [Bello:  dar  el  öscido  de  pax 
en  la  misa). 

pecado  s.  m,  II  Sünde  1705. 
peccador  6\   nt.  III  Sünder  3727. 


pechar  v.  tr.  I  bezahlen  980;  zurück- 
zahlen 3235. 

pechos  s.  7)1.  II  pl.  Brust  {ei)ies  Ma)ine.s) 
3633. 

pcdir  V.  tr.  iri'eg.  III.  Fut.  Ind.  III.  sg. 
pedir  (vos)  a  133;  Praes.  Lid.  I.  sg. 
pido  1 1 29,  1  7 08 ;  ///.  sg.  pido  1351, 
2117;  I  pl.  pedimos  2594,  2599; 
pidimos  1885;  77Z  ^/.  piden  1937, 
2078;  Praes.  Conj.  I.  pl.  pidamos 
2543;  Perf  Lul.  ILsg.  pcdist3317; 
IIL  sg.  ])idi6  1049;  III.  pl.  pidieron 
1490:  7^ar<.  Per/:  podido  2200.  — 
um  etw.  bitten  1049,  2117,  3447; 
p.  algo  a  alg.  jon.  uni  etw.  biUrn. 
133,  1129,  1351,  1490;  pedidas 
vos  ha  e  rogadas  er  hat  i)i.stä)ulig 
um  euch  gebetoi  2200, 

peli(,ou  1065,  3075,  pell—  1989, 
2256,  2720.  s.  m.  III  {im  Pocnia 
nur  Plur.),  mit  Pelzwerk  reich  be- 
setztes Kleid.  Man  trug  es  unter 
dem  Mantel  und  über  den  aiulern 
Kleühmgsstücken.  {Bello :  vestidura 
forrada  de  pieles.) 

pelo  s.  m.  II  Haar  1241,  2437,  3094, 
3096. 

peudon  .s.  m.  III  Peiterfähnlei)i  {a)i  der 
Lanze)  16,  419,  716,  723,  729. 
p.  a  cor9as  2375  6\  dies. 

peussar  {so  meist)  320,  389;  pensar 
380,  1426:  i!.  tr.  I  Praes.  Ind.  I.  sg. 
piefujsso  2501;  III.  pl.  pieussau 
10,  227,  592;  pie[n]ssan  324,  391; 
Praes.  Conj.  III.  sg.  piensse  1383; 
/.  pl.  peussemos  320 ;  pensemos  380, 
537;  //.;;/.  penssedes  1028;  IIL  pl. 
pie[n|ssen  389;  Inqyerativ  II.pl. 
peuf^sad  1688,  3046 ;  pcusad  2531. 
—  an  etw.  doiken  592,  2501,  2983; 
p.  de  1413,  2531,  3251;  p.  de  far 
denken  zu  tiin,  sich  an.'icJiickoi  zu 
[M.  P.  1 352 j^^ :  Ulisponerse'  a;  Bello  : 
e7)tpezar  a)  10,  227,  320,  324, 
537  u.  0.:  pieussan  se  de  arniar 
sie  sirul  mit  der  RüslU7ig  be.srhäftigt 
681  [iM.  P.  I  352:  'se  ocupan  en 
adobarse),    vielleicht    auch    nur   zur 


330 


Johannes  Adam 


Umschreibung  des  einfachen  Verbs; 
ähnlich  647,  1028,  1426,  2644; 
1135  „sie  rüsten  sich''  [M.P.  1 352: 
'sc  aperciben  d  amarse',  'se  arman'  ; 
p.  a  far  1493;  nachdenken  1889, 
1932,  2828. 

pefia  s.  f.  I  Felsen,  Felsenveste  1330, 
2691. 

peou  s.  m.  in  Infanterist  514,  686, 
807,  848;  p.  mezclados  gemischtes 
Fussvolk  699. 

peouadas  418,  peon —  918.  s.  f.  I 
pl.  Fussvolk. 

peor  aj.  III{Compar.  zu  malo)  schlim- 
mer, subst.  neutr.  p.  Schlimmeres 
3706. 

pequeno  aj.  II  klein,  de  dias  pequeiias 
sou  sie  sind  noch  jung  an  Jahren 
2083. 

perder  v.  tr.  II.  Infin.  1189;  Fut. 
Ind.  I.  sg.  perder^  1022;  //.  sg. 
perderas  632,  633  ;  III.  sg.  perderä 
1389,3141;  //.;?/.  perderedes  1530; 
Condic.  III.  sg.  perderie  27;  I.  pl. 
perderiemos  Ab:  Praes.  Ind.  II.pl. 
perdedes  303 ;  Pracs.  Conj.  III  sg. 
pierda  1361,  3483;  Gerundium 
perdiendo  1670;  Per  f.  Ind.  II.pl. 
perdiestes  2867;  III.pl.  perdiorou 
3157;  Part.  Perf.  perdido  1041, 
1043.  —  verlieren  {Besitz)  27,  45, 
303,632,633;  (el  amor  de)  1389, 
3157;  (el  pavor)  1670;  (la  razou) 
3483;  (casamiento)  2867;  p.  el 
cuerpo  sein  Leben  v.  1022  ;  p.  cueta 
des  Kummers  ledig  werden   1189. 

perdida  s.  f  I  Verlust  2320. 

perdon  s.  m.  III  Vergehung,  Verzeilmng 
1899,  3726;  fazed  nos  este  p.  ge- 
tvährt  uns   V.  dafür  2160. 

perdouar  v.  tr.  I  verzeihen  {objektlos) 
2034. 

periurado  aj.  II  meineidig,  eidbrüchig 
164. 

pertene9er  v.  intr.  irreg.  II  zukommen, 
zugehören,  passen,  p.  pora  p.  für 
2085;  {absolut)  3298. 

pesado  aj.  II  schiver  86. 


pesar  v.  imper.  I;  pesa  a  alg.  es  macht 
Kummer,  drückt^  verdricsst  jem.  hl 2, 
625,  636.  861,  1098;  pesa  a  alg. 
de  etivas  drückt,  verdriesst  jem.  1622, 
2310,  3041,  3255;  esto  non  me 
a  porque  pesar  das  hat  mich  nicht 
zu  bekümmern  1390;  mal  que  vos 
pese  so  sehr  es  euch  auch  verdriessen 
möge  3451;  o  a  qui  pese  o  a  qui 
non  7nöge  es  eineti  verdriessen  oder 
nicht  3715;  —  subst.  Itifin.  Kummer, 
Betrübnis,  Verdruss  959, 1403, 1647, 
2311;  pesares  3696:  caer  en  p. 
313,   1270  Ä.  dies. 

peso  s.  m.  II  Geivkht  185. 

petral  s.  m.  III  Brustriemen  am  Pferde- 
geschirr 1508. 

picar  V.  tr.  I  p.  los  raolinos  die  Mühlen 
in  Ordnung  bringen^  antreiben  (?) 
3379:  Bello:  „aderezar,  adobar.  Asi 
a  lo  menos  lo  entendiö  el  autor  de 
la  Cronica  cap.  253";  D.  H.  Änm. 
zu  3391 :  „Piquer  ses  moulins,  cest- 
ä-dire,  piquer  les  meules  de  ses 
moulins,  les  rendre  raboteuses,  aßn 
qu'elles  puissent  mieux  broyer  le  ble. 
Peut-etre  aussi,  au  Heu  du  verbe 
picar,  faiit-il  lire  ficar  ou  fincar, 
mot  qui  exprime  Vaction  de  fixer^ 
d^arreter  les  moulins.'-'' 

pidamos,   pide  etc.  s.  pedir. 

pie  s.  m.  III  Fuss  38,  879,  1319; 
1431;  de  pie  747,  1213,  1757; 
de  pies  de  cavallo  1151;  {M.  F.  I 
311 Q.-  'a  una  de  caballo')  1291; 
levantarse,  levarse  en  pie  2027, 
2219;  2040,  3127. 

piedad  s.  f.  III  Mitleid,  Erbarmen  604. 

piedra  s.  f.  I  Stein  345. 

piel.  pl.  pieles  2472,  2749;  pielles 
4,  1971.  s.  f  III  Fell.  Im  Poema 
gleichbedeutend  mit  pellizon  {Bello). 
Pelz  178,   195,  3092. 

pieussan   etc.  s.  penssar. 

pierda  s.   perder. 

plaga  s.  f.  I  Raum,  Zunschenraum  595. 

plata  .s.  /.  /  Silber  81,  184,  310,473. 

plazer  v.  impers.  irreg.  II.  Praes.  Ind. 


Übersetzung  und  Glossar  des  ultspauischen  Poema  del  Cid 


331 


///.  sg.  plaze  885,  906;  plaz  180, 
539;  Prac.s.  Conj.  III.  s,/.  ple-a  282, 
2274;  Porf.  Ind.  III  s(j.  plogo  304, 
1455 ;  Praet.  Conj.  III.  sg.  ploguiesse 
2741;  plogiesse  204G,  2376;  Fat. 
Conj.  III. ^g.  ploguiere  1060,  1270; 
plogiere  1047,  2107.  —  plazme 
es  gefüllt  mir,  ist  wir  recht,  lieh 
180;  522,  539,  625  u.  o.;  vos 
plaze  de  far  670;  —  siihst.  Inf.  Ge- 
fallen, Vergnügen:  far  im  pl.  ein  F. 
bereiten  2150;  caer  eu  pl.  2629 
s.  dies. 

plazo  s.  m.  II  Frist  306,414,3533; 
dar  p.  2970,  3468;  pouer  p.  a  3480; 
meter  eu  p.  1208  s.  dies;  Ablauf 
einer  Frist,  Endtermin  212,  309, 
392,  3000;  al  pl.  xur  festgesetzten 
Zeit  3483,  3534. 

plega  s.  plazer. 

pleyto  s.  m.  II  Abmachung,  Vertrag  160  ; 
Rechtsstreit,  Handel  3707;  audar  en 
pl.  3554,   3716  *•.  dies. 

plogo,   ploguiere  etc.  s.  plazer. 

plorar  s.  lorar. 

poblado   s.  poblar. 

poblar  r.  tr.  I  Pmes.  Ind.  III.  sg. 
puebla  557.  beseiten  [mit  Truppen) 
557,  1087,  2694;  —  intr.  sich  fest- 
setzen, niedersetzen  565;  poblado 
aj.  II  bevölkert,  volkreich;  —  neutr. 
sahst. :  en  pobl.  in  bevölkerter  Gegend 
390. 

poco  aj.  II  u-enig,  gering  314,  1097, 
1849,  1920,  SS7Q.  —  subst.  pocos 
wenige  462,  618,  785:  mas  pocos 
in  geringerer  Anzahl  1268;  neutr. 
133 ;  uu  p.  de  logar  kurze  Zeit  605, 
732;  1312  lies  aun  poco  ha;  poco 
avie  que  1573;  1849  s.  aver;  ad- 
verbial gebraucht:  2357,  2683;  a 
poco  que  kaum  dass   1649. 

poder  V.  irreg.  IL  Fut.  Ind.  I.  sg.  podrc 
1640,  3734;  ///.  sg.  podrä  424, 
1869;  I  pl.  podremos  619,  1524: 
ILpL  podredes  1071, 1468;  ///.  pl. 
poder  (nos)  bau  390  ;  Condic.  III.  sg. 
podrie  310,   699;    /.  pl.  podriemos 


531,  835;  Praes.  Ind.  I.  sg.  puedo 
91,  95;  ///.  sg.  puede  116,  633; 
/.  pl.  püdemos"423,  1388;  //.  pl. 
podedes  830,  3529;  IIL  pl.  pixeden 
516,  542;  puedent  555;  Praes.  Conj. 
I.  sg.  puoda  302;  /.  pl.  podamos 
2868;  Impf  Ind.  III.  pl.  podieu 
171;  Gerundium  podieudo  2967; 
Pcrf  Ind.  III  sg.  pudo  233,  704; 
/.  pl.  pudiemos  1117;  III.pl.  pu- 
d  ieron  1151,  1777;  Praet.  Conj. 
III.  .sg.  pudiesse  2377;  pudies  309; 
/.  pl.  pudiessemos  2662 ;  pudiessen 
1250,  1253;  Fut.  Conj.  IIL  sg. 
pudier  2637;  II. pl.  pudieredesl466. 
—  tr.  mit  Infin.  können  91,  116, 
171,  302,  309  n.  o. ;  {Infin.  xu 
ergänzen  in)  2054;  mas  non  puedo 
ich  kann  nicht  anders  95,  1117; 
3311;  commo  61  pudier  meior  so 
gilt  er  kann  2637;  quanto  pudo 
233,  775,  1474  etc.s.  quanto;  — 
suhst.  Infin.  (3536  p[o]der).  Gewalt, 
MacJit.  ser  eu  p.  de  sich  in  jemandes 
G.  befinden  2001,  2105,  3536;  yr 
en  p.  de  2161 ;  sacar  de  p.  de  2546; 
zu  486  en  so  p.  Bello  II  210: 
„quiere  decir,  en  poder  de  los  suyos^. 
pl.   Streitkräfte  669,  967. 

podestad  s.  f  III  {M.  P.  I  237  ^.^) 
Machthaber  1980. 

poyo  s.  m.  II  Hügel  863,  864,  900, 
910;  zu  902  el  p.  de  rayo  Cid 
{M.  F.  P.:  el  Poyo  .  .  .).  Bello  II 
2 32:  „No  se  que  haya  cerca  de 
Monrcal  ningun  collado  o  cerro  asi 
llamado.  Hai  uno  que  se  dice  Pena 
del  Cid,  cerca  de  Montalhan,  i  otro 
llamado  Caheza  del  Cid,  al  norte 
i  no  Icjos  de  Molina. 

pouer  v.  tr.  irreg.  II  Infin.  171,  3055; 
Fut.  Lid.  IIL.  pl.  pondriiu  1666; 
Praes.  Ind.  Lsg.  pougo  3480;  Praes. 
Conj.  III.  .sg.  ponga  2155;  I)nj>e- 
rativ  IL.  pl.  poiied  167;  Perf  Ind. 
HL  pl.  pusieroii  348,317(5;  Praet. 
Conj.  III.  pl.  pusiesseu  1254;  Part. 
Perf  puesto  17,  416,  2111.  ~  etwas 


332 


Johannes  Adam 


aufstellen  3055  5  p.  en  somo  etw. 
aufladen  171;  p.  delant  a  vor  jevi. 
hinstellen  1666;  p.  en  mauo  de 
etw.  in  jemandes  Hand  legen  3176; 
p.  en  Cruz  ans  Kreuz  scldagen  348 ; 
p.  en  un  palo  an  den  Ocdgen  hängen 
1254;  p.  en  salvo  in  Sicherheit 
bringen  167;  p.  plazo  a  eine  Frist 
festsetzen  für  3480 ;  p.  uuevas  An- 
gelegenheiten ordnen  3505;  p.  en 
buen  rrecabdo  s.  dies'^  p.  en  buen 
logar  s.  dies',  p.  las  palabras  que 
festsetzen,  dass  2111;  refl.  [von  der 
Sonne):  untergehen  416. 
por  prfie;?.  [örtlich)  durch  —  hindurch 
51,  55,  2288,  2435,  3679;  über 
—  hin  354,  501,  762,  1187,3640; 
[Richtung  einer  Beu-egung:)  ivohin 
607,  2776;  Übergang  xum  Veriveilen 
1515,  1770,  2307:  —  wo  [gewöhn- 
lich zur  Bezeichnung  der  Totalität) 
548,  751,-  1966,  2206,  2983: 
prender  p.  la  rienda  2808;  3288: 
[zeitlich]  wann  600,  1687,'  1707; 
auf  [für]  wie  lange  108,  130.  1075: 
Mittel,  Werkzeug  511,  610,  834, 
902,  1643,  2097;  Grund  33,  27S, 
296,  301,  997;  3343  non  rastarä 
por  al  710,  1685;  por  en,  end  112, 
344,  357;  por  y  3607  {vgl.  M.  F. 
I  326  u.  C.  Lt.  97)'.  por  que  s.  dies', 
por  tal  que  3098;  por  quanto  1684, 
8147,  3346;  handelnde  Person  267, 
504,  2517,  3149,  3528;  Beschiuö- 
rung:  por  Dios  2725,  3689;  1297; 
i7i  den  Ausg.  fälscht,  für  par  [vgl. 
M.  P.  F.)  in  2832,  3509;  fiar  por 
1112,  1133,  2447;  Art  und  Weise 
34,  430,  636,  1264,  1734,  2844; 
1768,  3095;  rrebtar  por  3343;  an 
Stelle  von  1275,  1443,  1846,  2231, 
2516  [vgl.  Übers.)',  uou  pase  por 
al  675,  3367;  zu  3320  passar  por 
vgl.  31.  P.  I  385  A.  1  u.  s.  passar; 
nada  non  mancara  por  los  del  Camp. 
3564  von  ihrer  Seite  her;  Entgelt 
44,  92,  260,  845,  1021,  2641; 
Proporzionalität  3466,3621;  3611; 


in  der  Eigenschaft  cds  76,  1303, 
1339,  1802,  2098,  2233;  por 
uombre  348,  1327,  1589;  lamar 
por  n.  3188;  zu  Gunsten,  zum 
Vorteil  von  364,  770,  1352,  1436, 
3345;  auf  Stichen,  fragen  nach  89, 
97,  99,  292,  624,  1825,  2846; 
{7nit  folgendem  Infin.)  Absicht  133, 
144,  392,  460,  712;  Grund  1863, 
1906,  2327;  7wch  zu  verivirklichejide 
Handlung:  307,  536,  1650;  —  in 
Bezug  auf  3312;  beschränkend: 
2259,  statt  modernem  que  3283. 

pora  praej).  Absicht,  Bestimmiuig  83 
[so  che  Hs.  nach  M.  P.  P.),  249,  1374, 
1986,  2573;  [mit  Infin.)  332,  2857, 
3489;  pora  =  por  a  701,  1191, 
1616;  in  1937  setzen  B.  G.  u. 
Lid  f.  para;  in  2676  conseiar  pora  er- 
scheint p.  überflüssig  [M.P.  1 387 ^,^', 
Angemessenheit  2085,  2761,  3449, 
3518:  3456  pora  todel  meior  für 
den  Besten  [bin  ich  zum  Kampf 
bereit)?  In  2761  liest  Lid  f.  pora 
[tenerlas]  en  bracos,  vgl.  C.  Z.  XXI 
u.  Lt.  97,  u.  Bello. 

poral  3337   =   pora  el. 

poridad  s.  f.  III  Geheimnis  680;  en 
p.  im  Geheimen  104,  3057;  2899 
teuer  p.,  en  p.  geheim  lialten  2668 
3322;  geheime   Unterhaltung  2324 
[geheimer?)   Plan  1880,    1884;    en 
la  p.  seamos  nos  1941  lasst  es  uns 
geheim  lialten?    lasst   uns  über  den 
Plan  beratschlagen  ?  D.  H. :  „entrons 
dans  ce  projet". 

poro  av.  ivodurch  [relativ)  1011,3091, 
3334;  zu  3091  s.  pare(,-er. 

por  pol  a  s.  f.  I  Pwptir,  purpurfarbenes 
Geivand  2207. 

porque  [dir.  E'age)  warum,  weshalb 
2220,  3264,  3368,  3527;  iveshalb 
[Folge)  1303:  deshalb,  iveil2b0,  304, 
535,   642;  por  esso  que  3282. 

portero  s.  in.  II  Portero ,  Königshote 
1380,  1449,  1536,  2962.  "  Z)«s 
Amt  eines  P.  im  Hause  des  Königs 
war     ein     sehr    bedeutendes.       Der 


Übersetzung'  imd  Glossar  dos  altspanisclien  Poeraa  del  Cid 


aas 


P.  musste  von  edler  Geburt,  von  aner- 
kannter Königstreue  tincl  sehr  in- 
telligent sein,  um  sofort  ^u  wissen, 
rcem  er  den  Eintritt  ins  Palais  ge- 
statten durfte,  wem  er  ihn  rerweigcrn 
musste  [vgl.  Siete  Part.  II  tit.  IX 
l.  XIV).  ' 

posada  s.  f.  I  Wohnung  31,  200: 
Herberge  G15,  1310,  2182;  Unter- 
kunft 25;  Aufenthalt  211;  prender 
p.  900,  2877;  plur.  Lagerplätxe 
557,  65G,  943,  950:  fer  la  p.  sich 
lagern  2645. 

posar  V.  intr.  I:  —  p.  (en)  sich  hinsetzen 
{auf)  1762,  2216,  3121;  3119; 
sich  lagern  61,  428,  553,  1631; 
p.  eu  56,  59,  912;  p.  a  402,  415, 
1476:  wohnen  622:  rasten  1877, 
2857;  in  55  lies:  (on)  Arlan^on 
pasava  v;ie  Bella  [vgl.  21.  P.  I  7  .^q); 
in  2876  alla  yvan  posar  lies  passar 
wie  2f.  P.  I  (JO,  Bella,  Lidf 

prear  v.  tr.  I  erbeuten,  erobern;  nach 
Baist,  Lt.  80  u.  M.  P.  P.  hat  die 
Hs.:  preava  in  903,  913,  va  preando 
in  937. 

pre(,'iar  v.  tr.  I  jcm.,  etw.  schätzen, 
hochschät\en  1732,  1848,  2463, 
2683 ;  [mit  dopp.  Acc.)  77  [s.  figo), 
2434  [s.  algo);  p.  nada  für  nichts 
achten  475,  1018,  3279:  refl.  3300; 
[statt  passiv)  1591;  —  pre^iado 
schätzenswert,  icertroll,  hostbar  1774, 
1783,   1966,   2207,   3657. 

prc(,-ioso  aj.  II  kostbar   1762,   2216. 

pregon  s.  m.  III  öffentlicher  Aufruf. 
dar  los  p,  652  s.  dies;  ecliar  p. 
1187  s.  dies:  andidiex'on  los  p. 
1197   .V.  audar. 

pregoiiar  v.  tr.  I  öffentlich  ausrufen, 
verhilnden  3272:  pregonardn  mi  cort 
pora  dentro  eu  1'olledo  sie  werden 
äff.  V.,  dass  ich  in  T.  Ilof  halten 
will  2963. 

preguntar  por  v.  1  fragen  nach   1825. 

premer  r.  tr.  irreg.  II  senken  (laiK;a, 
cabe(^a)  726,  2299,  3338. 

premia  s.  /'.  /  Zu-ang,  Gewalt,  ninginio 


neu  ha  p.  auf  keinen  wird  ein  Z. 
ausgeübt  1193. 
prender  v.  tr.  irreg.  II  Inßn.  347,  592: 
Fut.  Ind.  I.  sg.  prcndro  503;  ///.  .s//. 
jn-eudrd  386;  Fracs.  Ind.  I.  sg. 
preudo  884,  1705;  III.  sg.  preiido 
557,  3222;  I.  pl.  preudemos  2730; 
III.pl.  prendeii  2723,2988;  preu- 
deud  656 ;  Praes.  Cotij.  III.  sg.  preiida 
3240;  /.y;/.  prendaraos  127;  III.pl. 
prcndaii  389,  585;  Lupf.  Lid.  III.  sg. 
preudia  275 ;  Imperativ  II.pl.  preuded 
119,812;  prendet  147,247;  pren- 
dellas  2136  =  prendedlas:  Gerun- 
dium prendieudo  140,  1046;  Pcrf. 
Ind.  I.  sg.  pris  535,  3288:  //.  sg. 
prisist  333;  III.  sg.  priso  110,  405, 
2808;  /"//.;;/.  prisierou  540,1099; 
Fraet.  Conj.  III.  pl.  prisiesseu  2486; 
Part.  Fer f  prcso  617,  1223.  —  etwas 
neJimoi  119,  127,  147;  p.  las  armas 
1001,  2589;  p.  en  mauo  2723, 
3585,  en  los  bra{,-os  [s.  dies)  275; 
p.  de  [von  jem.)  503,  1046;  porque 
lo  pris  dellos  que  weil  ich  ihnen 
das  Versprechen  abnahm,  dass .  .  . 
535;  [von  etw.)  812,  1807,  3498; 
p.  a  la  barba  [refl.  u.  tr.),  [sich) 
am  Barte  fassen  1663,  3280,  3712: 
3285,3288;  p.  por  la  rienda  2808; 
—  [objekilos]  140,  3501;  entgegen- 
nehmen 110,  386,  586,  2486;  an- 
nehmen 884,  2115,  2125,.  2260; 
p.  iuvizio  3485;  p.  ganan(,-ia  Beute 
7nachenb4:S',  617;  [objektlos):  rauben 
1167;  einnehmen  [einen  Ort)  540, 
1095,  1150,  1223;  packen,  ergreifen 
1253,3339;  prisol  eu  vazio  er  traf 
ins  Leere  3627;  p.  apart  3681  .s'. 
dies:  fig.  [vom  Traum)  zanfangenAOb; 
assil  pronde  sabor  solche  Lust  kommt 
ihn  an  3222;  gefangennehmen  347, 
585,  1012;  p.  a  vida  641;  preso 
gefaiigen  1681;  etw.  befestigen  3076, 
3097,  3124;  etw.  erleiden  2730, 
(pr.  fuer^-a)  3479;  —  p.  el  rrastro 
die  Sjyur  aufnehmen  389;  p.  im 
di'bdo  eine  Pflicht  übernehmen  3528; 


334 


Johannes  Adam 


p.  los  pecados  absolvieren  1705; 
p.  conseio  beratschlagen,  einen  Ent- 
schluss  fassen  1099,  2988,  2996; 
p.  las  posadas  557  etc.  s.  dies',  p. 
eucarua9ion  333  s.  dies',  p.  bendi- 
gioues  2222  s.  dies;  —  aquel  poyo 
eu  el  priso  posada  (Anakoluth; 
Lid  f.:  en  [el  cual]  el;  vgl.  M.  P.  I 
402  §  203^])',  2383  priso  a  espolo- 
nada:  M.  P.  I  377^^:  „no  a'eo  que 
necesite  correccion;  Bello  II  399: 
^jj.  =  toniar  el  Camino,  ir ;  acaso 
debe  leerse  priso  espolonada"  ;  Baist: 
pasö  a  esp.:  Nyrop,  Born.  XVIII, 
Lidf.,  C.Lt.97:  apriessa  espolonava. 

presa  s.  f.  I  Sclileife,  Sehliesse  [an 
einem  Kleide)  3088. 

preseud  s.  m.  II  GescJienk  1649. 

presentaia  s.  f.  I  Geschenk  516,  878, 
884,   1813;  Anerbieten  522,  1532. 

preseutar  v.  tr.  I  (langas)  vorstrecken, 
entgegenhalten  996;  (don)  gewähren 
1708;  p.  enifur9ion  ein  Mahl  her- 
richten 2849. 

preso  s.  prender. 

presou  s.  f.  III  Gefangennahme,  tomar 
a  p.  a  alg.  jem.  gefangen  nehmen 
1009. 

prestar  v.  tr.  I  leihen  118;  jem.  nütz- 
lich sein,  helfen  1298,  3634;  Bello: 
favorecer,  D.  H. :  servir,  etre  utile.  — 
selbst,  m.  prestar  Wert,  Tüchtigkeit', 
un  cavallero  de  pr.  ein  tvackerer, 
tächttger  R.  671,   1432,   1460. 

presto  aj.  II  schnell,  hurtig  1674. 

presiirado  aj.  II  eilig,  ser  pr.  es  eilig 
haben  137, 

prez  s.  m.  III  [s.  M.  P.  1  237 ^q)  Ruhm, 
Ehre  1748,  3197;  condes  de  p. 
ruhmreiche  Gr.  3444 ;  entrar  eu  p. 
1755  s.  dies. 

privado  av.  schnell  89,  148,  166,  452, 
1050. 

priessa  s.  f.  I  Eile  a  (graut)  priessa. 
in  [grosser]  Eile  2794;  325,  587, 
967,  1658;  p.  va  eu  los  moros  die 
M.  geraten  in  Eile  695,  —  s.  apriessa. 

prieto  aj.  II  schwarz,  schwärxlich.    por 


la  manaua  pr.  früh  am  Morgen  1687  ; 
7iach  M  P.  I  315^^  „prieta,  ä  pesar 
de  ir  Concor dado,  tiene  el  sentido 
adverbial  de  Hemjjrano"-^ ;  Bello  s.  v. 
manaua:  „pr.  =  cercano.  p.  1.  m.  p. 
=  al  acercarse  la  manana,  al  jn'imer 
indicio  de  ella^. 

prima  (1)  s.  f.  I  Cousine,  Base  2770, 
2777,  3438;  pr.  cormanas  rechte  G. 
3303. 

prima  (2)  s.  f.  I  Prime  [Gebete  u.  Lieder 
im  Brevier,  die  morgens  gleich  nach 
den  Landes  gebetet  iverden)  3060. 

primero;  primer  184;  — aj.  II erste  184, 
1709,  2386,  2396;  zuerst,  als  erster 
671;  lo  que  fue  primero  das  erste 
3Ial  ST 20 ;  —  av.  zuerst  14:0,  2095, 
2b60;  —  s.m.  II.pl.  die  Esten  1833, 
3001. 

primo  (1)  s,  m.  II  Vetter  928,  2619, 
2797. 

primo  (2)  aj.  II  vortrefflich  3090, 

pris,   prisist  etc.  s.   prender. 

pro  (1)  s.  m.  u.  fem.  III  2054,  2734; 
1664,  1888.  Nutzen,  Vorteil  1664, 
1888,2077,2130;  pora  huebos  de 
pro  um  des  Nutzens  willen  1374; 
jem.  nützen,  für  jem.  von  Vorteil 
sein,  auf  jemandes  V.  bedacht  sein : 
aver  pro  a  1380,  2481,  2734;  ser 
eu  (a)  pro  de  1388,  2074,  2957; 
teuer  pro  a  1417,  audar  en  pro  de 
1913,  2054;  fazer  pro  861,  1891 
s.  dies;  enader  en  pro  1112  s.  dies', 
—  de  pro  [von  Personen)  recht- 
schaffen, trefflich  239,  736,  1992, 
1995;  [von  Saclien)  trefflich,  gut 
2816,  3094. 

pro  [2)aj.  II  ehrenwert,  trefflich,  tüchtig 
1386,  2173.  —  subst.  a  guisa  de 
muy  pros  ivie  es  Ehrenmännern  ge- 
ziemt 2847. 

provado  s.  provar. 

provar  v.  tr.  I  etw.  erproben,  an  sich 
erfahren  1247.  p.  pf.  aj.  II  pro- 
vado. traydor  pr.  offenkundiger  Ver- 
räter 2523. 

provechoso  aj.  II  vorteilhaft,  raas  uiuebo 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid 


335 


fue  provecliosa  sie  {die  Beute)  war  viel 
rorteilhnfter  1233  {vcjl.  M.  P.  1 316^). 

proveza  s.  f.  I  =  prov.  -proexa?  Tüch- 
tigkeit, Trefflichkeit^  treffliche  Tat. 
nach  M.  P.  I  =  propitia;  Liuiehetas: 
p.  =  p-ovecho,  aprovechainiento.  las 
pr.  de  myo  Cid  andavalas  demau- 
daudo  er  erkundigte  sich  tiach  den 
Heldentatm  des  Cid?   1292. 

proles  861   =  pro  les. 

prometer  v.  tr.  II  verspreclien  497. 

pueblo  s.  m,  II  Volk  1318;  [bewohnter) 
Ort  901  s.  ser. 

puent ;  in  150  lies  pue(e)Qt.  .<?./".  /// 
Brücke  150,   290. 

pucrta  s.  f.  I  Tür,  Tor,  Pforte  3,  32, 
37,   51,   360. 

puerto  s.  m.  II  Pass,  Schlucht  951, 
1087. 

pues  (1)  interj.  min,  wohlan  1039. 

pues  (2)  conj.  da,  weil  990,  1283,  1893, 
1940;  p.  que  219,  247,  441,  504; 
hya  p.  que  min,  da  2601. 

puesto  s.  poner. 

puiar  con  v.  intr.  I  sich  erheben,  auf- 
steigen xii.  las  rramas  puiaa  con 
las  nues  die  Z.  erheben  sich  zu 
Wolkenhöhe  2698. 

pulgada  s.  f.  I  Zoll  [Mass),  que  non 
messo  SU  p.  der  euch  nicht  seinen 
Zoll  lang  [aus  dem  Barte)  ausriss? 
3289 ;  Cr.  G.  u.  Cr.  de  Veit  de  Reyes 
[M.  P.  Bei:  Hisp.  V  xu  328.9)  haben 
pulgada,  Cr.  P. :  pulgarada  =  soviel, 
ah  man  zwischen  Daumen  und 
Zeigefinger  fassen  kann,  Büschel; 
D.  H.  liest:  punada,  doch  vgl.  dazu 
Lidf.  in  der  Note  zu  3299  und 
C.  Lt.  97. 

puno  .9.  m.  II  Handkrause  3089.  s. 
estar. 

puuto  s.  m.  II  Punkt,  Zeitpunkt,  en 
buen  p.  294,   408,   2167,   3068. 

pusieron  etc.  s.  pouer. 

^. 

quadra  s.  /.  /  grosses  Gemach,  Saal 
1890. 


quäl;  quanles  1666  lies  quales.  aj.  III 
iwon.  interrog.  wie  beschaffen,  rvelch, 
wie  [auslaufende  dir.  Frage,  attributiv) 
27 U,  2753;  adverbial  733;  {indir. 
Frage,  attributic)  3721;  [prädikatir) 
1666;  [ans  nnhestimmter  Zahl)  2746; 
pron.  rel.  2879,  2838  [Lidf.  quäl 
les):  tal  —  qual  3389;  3454;  pron. 
aj,  welch  immer  2364. 

quando  co)iJ.  als  125,  188,  236,  339, 
468;  de  qu.  3284;  we/?«  316, 1039, 
1301,  1358,  1955;  da,  ivcil  59, 
90,  365,  793,  966. 

quanles  s.  qual. 

quanto ;  quaut  1591;  in  3503  lies 
quaiit[o]  nach  C.  Lt.  f)7:  [indir.  Frage) 
tviecicl  519;  [relativ)  63,  305,  466, 
809,  1412;  soviel,  wie  1978,2663; 
3498;  tanto,  qu.  3503;  quantos 
alle,  die  2032,  2501;  quantos  que 
683,  742,  1215,  2060  u.  o.;  con 
quantos  que  el  puede  mit  soviel  wie 
möglich  1581;  quanto  alles,  was 
1021,  1080, 1684,  2224,  3268  u.  ö.; 
non,  quanto  nichts,  was  503;  quanto 
que  111  [s.  algo),  1150,  1552; 
adverbial:  en  quaut  grant  fue  Espana 
in  dem  ganzen  grossen  Sp.  1591; 
qu.  ella  meior  sabo  so  gut  sie  es 
versteht  328;  1388,  2819;  qu.  pudo 
so  schnell  er  konnte  233:  542,  546; 
1466,  2920  etc.;  qu.  que  pueden 
so  gut  sie  können  1474;  —  tanto 
qu.  so  lange  als  1038;  en  quanto 
insoiveit  2054;  por  qu.  deswegen, 
weil  3147,  3346,  3557;  ya  quanto 
2437,  3433  s.  yaqu— . 

quarto  num.  der    Vierte  665. 

quatro  nu7n.  vier  260,   1717,   1735. 

que  jtwo«.  interrog.  [dir.  Fraqe)  uns 
1646,  2294, 2675,3258, 3332 ;  a  que 
wozu  8260,  3265;  de  que  iromit 
129;  [indir.  Frage)  subst.  2567, 
3462,  3578  ;  [mit  Infin.)  370,  2124, 

.  3150;  adjektivisch :  1 30, 1 5 11 ,  2826, 
2580;  —  j)ron.  relat.,  [gleirlilautend 
für  alle  Geschlechter,  Personen  und 
Sachen)  8,    260;    29G,    399;    69; 


33Ü 


Johannes  Adam 


384,  419;  198,  2140;  [unvollstän- 
digen Sat%  einleitend)  344,  3100; 
[mit  pleon.  Pron.  pers.)  398,  593: 
que  pleon.  in  2869;  de  que  195, 
1247;  ea  que  2004;  por  que  296; 
in  3385  a  los  que  das  paz  statt  a 
que;  —  el  que,  la  que  efc.  78,  649, 
70,  101;  a  lo  que  157  =  assi 
commo  naeltdeni^  ivas ;  wie ;  [relatives 
Adverb):  wo  el  dia  que  205,  1002, 
1662;  128,  1857;  --  [concessiv) 
welcher  auch  inuner:  de  ningua  part 
que  sea  1175;  mal  que  vos  pese 
mag  es  euch  auch  noch  so  ver- 
driessen  3451;  —  [quantitativ  ad- 
verbial) :  que  bueu  vassallo  welch 
guter  Vasall  20;  que  alegro  wie 
froh  243,  1305;  806,  2213;  que 
de  buen  grado  1052; —  Conjunction: 
als,  wie  [vergleichend  nach  Kompa- 
rativ) 1207,  1349,  1940,  3348; 
autes  —  quö  lieber  —  als  3384;  als 
dass  1691;  in  3116  lies  meior  sodes 
con  [nicht  que)  nos  ihr  bleibt  besser 
bei  unSj  [wie  Lid  f.;  vgl.  G.  Lt.  97; 
Bello :  cabe  nos);  in  einer  Weise, 
wie  1562;  • — •  dass  [Objektsatz  ein- 
leitend) 114,  121,  161  etc.;  [im 
finalen  Objektsatz)  389,  511,  802, 
1242,  1286;  [nach  Ausdrücken  der 
Furcht)  1079,  2500,  2987;  [pleo- 
nastisch)  25,  34,  164,  329;  [nach 
Substantiv)  628,  784,  1099,  2846, 
[unabhängigen  W^mschsatz  einleitend) 
445,  2080,2560,2579;  [nach Aus- 
drücken des  Affekts)  927,1638,  1856, 
2316  (ilf.P.  /  396  „]  möchte  dieses 
que  allerdings  lieber  als  kausal  auf- 
fassen: denn);  [Nominativ satz  ein- 
leitend) 1070,  2111;  (plega)  282; 
(semeia)  1346;  (poco  avie  que) 
1573;  (maravilla  es)  1861;  (mas 
vale)  1691;  (huebos  es)  3563;  — 
[Grund)  denn  143,  370,  695,  783, 
821;  de  lo  que  deswegen,  weil  73; 
[Zweck)  damit  93,  151,  168,  363, 
562;  por  tal  que  433;  [Folge)  so 
dass  108,    145,    767,    2756;    nach 


tal,  tan,  tauto,  assi,  de  guisa  1822; 
1080;  785;  972;  1280;  derart, 
dass  448 ;  derart .^  dass  nicht,  ohjie 
dass  434,  650,  1204;  [konzessiv) 
ivenn  auch:  620,  668,  1389  [vgl. 
M.  P.  I  .947  g]);  [einschränkend) 
ivenn,  wofern  nur  1434  [M.  P.  I 
397  §  198  2^);  —  &in  quando  auf- 
nehmend: 2180,  2469;  ein  fasta 
que  aufnehmend  500, 

quebrantar  v.  tr.  I  zerbrechen,  zer- 
schmettern 34,  860,  1602,  8631; 
zerstören,  verwüsten  1162. 

quebrar  v.  intr.  I  Praes.  Ind.  III,  pil. 
quiebran  456,  3545.  —  durch' brechen, 
durch' dringeti  (albores):  235,  456, 
3545;  zerbrechen  746,  2387,  3628; 
[vom  Herzen)  brechen  1660;  zer- 
reissen  1141,  2400,  3639;  zer- 
springen, bersten  696. 

quedar  v.  intr.  I  ruhig  sein,  aufhören 
3352. 

quede  283  =  que  de  von  dar. 

quedo  aj,  II  ruhig  702,   2213. 

quel  =  que  le  [conj.)  585,  880;  [rel.) 
2918,  2930  ;  =  que  el  [conj.)  1929, 
2180;  [rel.)  586. 

quem  =  que  me  [rel.  u.  conj.)  1344; 
1277. 

querer  v.  tr.  irreg.  II  Infin.  3276;  Fut. 
Ind.  III.  sg.  querrä  132;  querer  (me) 
ha  76;  Gondic.  I.  sg.  querria  104, 
538,  2373;  querrie  3433;  IIL  sg. 
querer  (vos)  ye  1945;  III.  pl.  quer- 
rieu  3570;  Praes.  Ind.  I.  sg.  quiero 
85,  314;  //.  sg.  quieres  2414; 
IIL  sg.  quiere  1020,  1189;  quier 
2357;  L  pl  queremos  194,  1886; 
U.  2)1.  queredes  1694, 1893;  IIL  ]?l. 
quiereu  235,  367.  Praes.  Gonj. 
III  sg.  quiera  231,  1389;  L  pl. 
queramos  668,  1524;  11 pl.  querades 
3600;  Impf  Ind.  I  sg.  queria  279, 
3152;  ///.  sg.  querie  311,  429; 
queria  270;  II.pl.  queriedes  3263; 
IIL  pl.  querieu  36,  3000  ;  Perf  Lud. 
III.  sg.  quiso  265,  851;  IL  pl. 
quisiestes    2940,     3597;     LLL  pl. 


Übersetzung  und  GloBsar  des  altspanischen  Poema  del  Cid 


337 


quisieron  1552,3157;  Praet.  Conj. 
HI.  sg.  quisiesse  1950,  2993; 
///.  pl.  quisiessen  1978;  Fiii.  Conj. 
III.  sy.  quisiere  421,  1958:  /.  ;;/. 
quisieremos  1120;  //.^j/.  quisieredes 
492,  1257;  ZZZ  ;;/.  quisiereu  891; 
Part.  Perf.  querido  1604.  —  tun 
wollen  205,  421,  062,  068,  891; 
im  Begriffe  .st/h  xu  tun.  231,  235, 
311,005,  682;  tun  wollen  und  tun 
36,  85,  194,  230,  314;  Verb  um- 
.'ichreibend  3000,  3619;  wünsclien, 
mögen  104,  538,  1945,  3433; 
[höflirhe  Bitte)  1444,  liahen  wollen 
132,  492,  1694,  1750;  {ohjekilos) 
1950,  2342,  3597;  qui  quier  wer 
immer  will  2357;  [mit  folgendem 
Ohjektsatx)  1361,2157,3461;  uon 
querer  aver  uada  con  alguieu  mit 
jem.  nichts  zu  tun  haben  ivollen 
3157:  qu.  por  aniigo,  xuni  Fr. 
haben  wollen  76;  qu.  el  derecho 
das  Rechte  suchen  3549  ;  wohlwollen, 
lieben  276,  1389,  1499,  2018;  — 
Impf,  statt  Praes.  in  279  [vgl.  M.  P. 
I  354^^'^  qu.  mal  a  jem.  übel- 
wollen 1524;  —  Part.  Perf.  aj.  ge- 
liebt, lieb  1604. 

querido  s.  querer. 

ques  =  que  se. 

quesquier  que  pron.  indef.  was  immer. 
qu.  que  sea  dalgo  was  i.  etwas 
wert  sein  mag  504. 

quexarse  v.  refl.  I  jammern,  ivehklagen 
852,  3207. 

qui  pron.  rclat.  [nur  bei  Personen)  der- 
jenige, welcher:  a  qui  2089,  2133. 
(el  qui  nur  in  421);  a  y  qui  einer 
Jer  3455;  [mit  Inßn.)  1778;  wenn 
einer  2982,  2993,  3460,  3601, 
3607:  [im  verallgenirinernden  Satze] 
126.  424,  850,  948,  1457;  qui 
quier  wer  immer  will  2357 ;  o  a  qui 
pese  0  a  qui  non  möge  es  einem 
passen  oder  nicht  3715;  pron.  inter- 
rog.  699,  3381;  874  IIs.  quin  = 
qui   me   (.1/.  P.  I  25.9^^). 

qui(,-ab  av.   vielleicht  2500. 

Romanische  Forschungen  XXXII. 


quiebran  s.  quebrar. 

quien  pron.  relat.  [nur  bei  Personen) 
derjenige,  welcher;  wenn  jemand  1189, 
1192,  3483,  3520;  de  quieu  270: 
a  quieu  981;  [verallgeiyieinernd)  a 
quieu  quiere  2115;  quieu  statt  a 
quieu  3730;  j)^*^^^-  intcrrog.  (dir. 
Frage)  1214,  1218,  1966,  3277, 
3377;  [indir.  Frage)  998,  1767, 
2533;  in  874  IIs.  quin  =  qui  me, 
nicht  quieu  [31.  P.  I  253  ^^). 

quier,  quiera  etc.  s.  querer. 

quier  in  der  Verbindung  mit  si.  si 
quier  uou  feclio  fuesse!  (o  wenn 
doch  nicht)  2958;  o  siquier  peor 
{vielleicht)  3706. 

quil  =  qui  le. 

quiuieutos  nu7n.  fünfhundert  1422, 
1423,   1678. 

quiuta  s.  f.  I  ein  Fünftel  der  Beute 
[der  Beuteanteil  des  Königs):  ^esta- 
blecieron  los  antiguos  que  diesen  al 
reg  el  quinto  de  las  cosas  muebles 
que  los  oines  gatuxsen  en  las  guerras-'' 
[vgl.Partiv.l'l.tit.  26,  14— T);  Cr.  G. 
hat  quinto  {525  a  45,  529  b  44  ff.), 
so  wahrscJieinlich  auch  der  Dichter 
des  Poema  492,  494,  515,  519,  805. 

quinto  num.  der  Fünfte  3015. 

quiiize  nu7n.  fünfzehn  291,  472,  798, 
2251. 

quiüonero  s.  m.  II  ein  die  Beute  ver- 
teilender Offizier.  Sanchez:  qu.  = 
quinnonj  parte  en  algun  repar- 
timiento;  dagegen  Bello :  ,,repartidor, 
distribuidor  del  hotin,  que  se  dividia 
pri)neramc>äe  en  cinco  partes  una 
de  las  cuales  se  adjudi-caba  al  cau- 
dillo^.  {Die  gleiche  Auffassung  liat 
M.  P.  I  319^^.)  SOS  qu.  que  gelos 
(los  quiiiones)  dieasen   511. 

quis  cada  uuu  pron.  indef.  jeder,  jeder 
einzelne  1136. 

quisiere,  quiso  etc.  s.  querer. 

quitarv.  tr.  I  verlassen  211,  219,  392, 

423;  2157;  überlassen  AO 6  {M  P.  I 

339^^:  'os  sea  dejado');  jem.  etwas 

lassoi  893;    freilassen  534,    1035; 

22 


B38 


Johannes  Adam 


freisprechen  {von  der  Acht)  886.  Bello  : 
dispensar ;  befreien  von:  rruegan  que 
los  quito  desta  cort  [von  [der  Teil- 
nahme an]  dieser  Versammlung) 
2989;  das  Geld  [für  eine  Schuld) 
bezahlen  822,  1536,  1553  [Bello: 
cancelar  una  deuda);  refl.  qn.  de 
sich  entfernen  von  984;  sich  trennen 
von  2379. 
quito  aj.  II  frei,  jeder  Verbindlichkeit 
ledig  1370,  1539;  las  ayan  quitas 
heredades  de  C,  sie  mögen  ver- 
zichten auf  3714. 

E. 

rra9ion  s.  f.  III  Anteil,  aver  r.  en 
A.  haben  an  3388;  2329;  Beute- 
anteil 2467 ;  zti  2773  s.  rrazou. 

raQon   3216  s.  rrazon. 

rraer  v.  tr.  irreg.  II  Perf.  Ind.  III.  sg. 
rraxo  [M.  P.  I  279^^:  y,por  sii  x  no 
puede  ser  jyerfecto  debil  de  rajar^). 
Bello  II  403:  raxö,  ^^re^mto  de 
raer  spalten.^  zerspalten,  entzwei- 
schneiden 3655. 

rrayar  v.  intr.   I  strahlen  231. 

rraraa  s.  f.  I  Zweig  2698. 

rangal  s.  m.  III  feine  Leimvand  [Bello: 
tela  delgada  de  Uno)  183,  3087,  3493. 

rancar  v.  tr.  I  besiegen.,  in  die  Flucht 
schlagen  764. 

rj-apaz  .>?.  m.  III  kleiner  Knabe,  Bürsch- 
lein  8289. 

rastai-;  3693  rra —  v.  intr.  I  [z7(- 
sammengesetzte  Zeit  mit  aver  1733, 
mit  ser  2270)  zurückbleiben,  da- 
bleiben 685,  1733,  2270,  3693; 
non  rastara  per  al  anders  wird  es 
nicht  sein  710,  1685  [Bello:  ,.non 
pasarä  por  ed.,  no  serd  de  otro  modo, 
no  pararä  en  otra  cosa'^). 

rrastrar  v.  tr.  I  schleifen,  naclischleppen 
3374. 

rrastro  s.  m.  II  Fährte,  Spur  389, 2776. 

rraxo  s.  raer. 

rrazou;  3249  ra— ;  3216  ragen:  2773 
ra^ion  s.  f.  III  Recht,  Billigkeit,  tod 
esto  es  r.  . . .  ist  recht  und  billig  3159; 


[Rechts-]  Sache,  Rechtshandel,  Ange- 
legenheit 2729,  3229,  3249;  perder 
la  r.  3483;  Art  und  Weise  [Bello: 
forma,  modo)  3259;  saber  r.  Kennt- 
nis, Verdacht  haben  [Bello:  tener 
noticia,  sospecha)  2773;  Grund  8079; 
por  rrazon  que  deswegen,  damit 
8095:  Äusserung,  Wort  19,  1348, 
1875  (s.  acometer),  1877;  dixo  esta 
r.  er  sjjrach  folgende  Worte  1866, 
2043;  entremos  en  la  r.  wir  wollen 
darüber  reden  1893;  acordar  (en) 
una  r.  dieselbe  Ansicht  äussern  2066, 
8163;  Gespräch  1926,  2772,  3352, 
8872;  Bede  2071,  3293,  3329, 
8458;  Erzählung  3729. 

rrazonarse  por  v.  refl.  I  sich  betrachten 
als  1339. 

rebata  468;  rre—  2295.  s.  f  I  Be- 
drängnis, plötzlicher  Angriff  468 ; 
dar   r.    angreifen,    bedrängen   2295. 

rrebtar;  8566  re — .  v.  tr.  I  Praes. 
Ind.  I  sg.  rriebto  3343;  3442  lies 
rriebto(s);  Praes.  Conj.  ILp>l.  rebtedes 
8566.  —  jemand  der  Verräterei  be- 
schuldigen, ihn  zum  Zweikampf 
herausfordern  3343,  3442,  3623; 
[objektlos)  3391,  8466;  anklagen, 
anschuldigeti  3566. 

rrecabdar  v.  tr.  I  etw.  anordnen,  ein- 
richten 2006;  [objektlos):  2226  wir 
wollen  die  Angelegenheit  in  Ordnung 
bringen;  D.H.  übers.:  „et  procedons 
avec  precantion'^ ;  eine  Botschaft 
ausrichteti:  14:82  [D.  H.:  remplirtin 
message;  vgl.  Marden,  Fern.  GonQ. 
291b);  schützen,  sichern  S098,  D.H.: 
mettre  ä  l'abri,  garantir ;  Bello: 
recaudar. 

rrecabdo  24,  206;  re— 43,  799.  s.m.II 
Sorgfalt  24,  43  ;  far  todo  r.  de  für 
jem.  in  jeglicher  Weise  sorgeyi  257; 
1567;  que  las  tomassedes  por  m. 
a  ondra  e  a  r.  damit  ihr  sie  zu 
Weibern  nehmt,  sie  ehrt  und  für 
sie  sorgt  2233;  aver  poco  r.  en 
wenig  voi'sicMig  sein  mit  3376; 
omnes  de  grant  r.  vertrauefiswürdige 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanisclien  Poema  del  Cid 


339 


Leute  1713  ;  pouer  eu  r.  =  recabdar 
anordnen  1255,  2141;  —  {Bello: 
raxon,  cuenta,  medida):  non  sabon 
r.  s^ie  können  den  Wert  nicht  be- 
urteilen 799;  por  saber  todo  r.  um 
den  Gesamtwert  zu  erfahren  1742; 
Zahl,  Anxahl,  Summe  1257;  uon 
es  con  r.  el  dolor  der  Schmerz  ist 
über  die  Massen  gross,  sinnlos  1166; 
las  o.  gauau(,-ias  uou  avya  r.  die 
andere  Beute  vermochte  man  nicht 
XU  zählen  1738;  2451;  tornar  r. 
a  zu  jem.  sprechefi,  jem.  antworten? 
{Bello:  responder,  hablar),  Sorge 
tragen  für,  helfen?  2756. 

rre^ebir  v.  tr.  irreg.  III.  Infin.  rrc(;ebir 
297,  487;  re—  1917;  rrec^ibir 
1583;  —  Praes.  Ind.  I.  sg.  rreyibo 
1344,  1855;  ///.  sg.  rreyibe  488, 
2108;  III.  pl.  rreyiben  712,  2584; 
ro—  245,1568;  Praes.  Conj.  Ill.sg. 
rre^iba  2637  ;  ///.  pl.  rrecibau  1565 ; 
Impf.  Ind.  III.pl.  rrevibieu  1746; 
Perf  Ind.  III.  sg.  rreyibio  199,  203; 
re  —  2516,  3198;  Plusquampf. 
in.  sg.  rre5ibiera3630;  Part.  Perf 
rre(,'ebido  1578.  —  etw.  entgegen- 
nehmen, erhalten,  empfangen  199, 
2585,  3198,  3245,  3630;  que 
rrcQiba  derecho  damit  ihm  sein 
Recht  werde  3133;  awiehmen  1344, 
1855,  1922,  2036,  2148;  jem. 
empfangen,  aufnehmen  203,  245, 
297,  487,  2637. 

rrecombrar  *'.   rrecoubrar. 

rrecoubrar  1143;  rrecombrar  3688. 
V.  tr.  I  wiedererlangen  [wieder  Jieraus- 
bekommen)  3688;  intr.  sich  uneder 
sammeln  1143. 

rrecordar  v.  intr.  I  zu  sich  kommen 
2790. 

rrecudir  [Bello:  recuder ;  vgl.  dazu 
M.  P.  I  26' 5 ^g)  V.  tr.  III  antivorten, 
erividern  (Bello:  resjwnder,  replicar; 
Mar  den:  responder);  objektlos -.  3213, 
3269. 

rred  2282,  2301;  red  3339.  s.  f  III 
Käfig. 


rredoudo  aj.  II  rund  554. 

rrefecbo  800,  ref—   173.    Part.  Perf 

von    refazer    reich    gemacht    (Bello: 

enriqueeidos).     erau    refecbos    anios 

beide  icaren  gemachte  Leute  173 ;  800. 
rrey  *■.  m.  III  König  42,  76,90,  330. 

{vor  dem  Eigennamen):  22,  33,  769; 

{auf  Gott    angewandt)    rrey   de   los 

rreyes  361;   3713. 
rreyal  s.  m.  III  Palast.    D.  II. :  palais. 

Bello:  „Ignoro  el  signißcado  de  esta 

voz  en  2223  (=  2178).    Parece  que 

se  trata  de  albe7-gue."    Das  e  hinter 

rreyal   ist   nach  Bello,    Lid  f.,    Rest. 

zu  unterdrücken. 
rreyna  s.  f.  I  Königin  3399. 
rreynado  s.  ?/?.  //  Königreich  211. 
rreyno  s.  m.  II  Königreich  392,  891, 

1869,  2035. 
rrelumbrar  v.  intr.  I  leuchteti,    schim- 
mern 3177,  3649. 
rremane(^er,    rremauir.    v.    intr.    itreg. 

IljUL   Fut.  Iml.  Ill.pl.   rremandrän 

2323;  Praes.  Conj.  III.  sg.  rreraauga 

1807;  Perf .  Ind.  III.  sg.  rremane(;i6 

1414;    Part.  Perf   remauido    281; 

rre —  1308. — zurückbleiben',  Part. 

Perf.  zurückgeblieben  1308;  {pleon.) 

281. 
rremanga  s.  rremaue<;er. 
rreraanido,   rem —   s.  rremanecjer. 
rreucura    6\  f   I    Groll   2916,    2967; 

aver  r.  de  jem.  grollen,   durch  jem. 

Verdruss  Jmben  2992,  3202,  3437  ; 

Bekümmernis,  Verdruss  2862,  3254. 
rreiider  v.  tr.  iireg.  IL  Fut.  Ind.  I.  sg. 

rreudr6    2582.     geben    (als    Entgelt 

für  etwas). 
rrepentirse  v.  refl.  irreg.  III.  Infin.  2617 ; 

Fut.  Ind.    III.  sg.   rrepiuträ    1079; 

Praes.  Ind.  I.  pl.  rrepentimos  3357; 

Gerww/mwi  rrepiutieudo  3568;  Part. 

Perf.  rrepeutido  3557;  rrepiso  3569. 

—  bereuen,  Reue  empfinden. 
rrepiso  s.  rrepeutirse. 
rrespouder  v.  tr.  irreg.  IL    Perf.  Lid. 

III.    sg.    rrespoudio     2135,     3042; 

rrespusol31,  710;  III.pl.  rrespon- 
22^ 


340 


Johannes  Adam 


dierou  3082 ;  Fut.  Conj.  I.  sg.  rrespon- 
dier  3305.  ■ —  anhvorten  {vor  dir. 
Rede)  131,  710,  979,  3042;  [mit 
Objekt)  3144 ;  {objektlos)  2305, 3305, 
3455. 

rrespuso  s.  rrespoudev. 

rresucitar  v.  I  tr.  auferwecken  346; 
intr.  auferstehen  358. 

rreteuedor  s.  m.  III  einer,  der  wider- 
standsfähig ist,  fähig,  etwas  festzu- 
halten 526. 

ri'eteuer  v.  tr.  irreg.  IL  Per  f.  Ind.  III.  sg. 
rretovo.    zurückhalten,  behalten  111. 

rretovo  s.  rreteuer. 

rretraer  v.  tr.  irreg. IL  Infin.  27 SB,  3283 ; 
Praes.  Conj.  III.  pl.  rretrayan  2548, 
2556;  Part.  Per  f.  rretraydo  3359. 
vorwerfen  2548,  2556,  2733,  3359; 
tadeln  3283. 

rrezar  v.  tr.  I  beten,  hersagen  238. 

rribera  s.  f.  I  Ufer  634. 

rrico;  540  rico.  aj.  II  reich  108,  540, 
825,  848;  kostbar  195.  224;  köst- 
lich 2883;  mächtig,  angesehen  2b b2, 
3546. 

rrictad  1399:  ri—  688;  rritad  1189, 
1245  s.  f  III  Reichtum',  zu  688 
s.  cre.Qer,  z,u   1245   s.   abondado. 

rriebto  s.  m.  II  Herausforderung  3257. 

rrienda;  2808  ri — ;  1747  rryenda. 
s.  f  I  Zügel  10,   227,  391,   1984. 

rio  s.  m.  II  Flnss  904. 

rriqueza;  1269ri — ;  481,2663  rriqniza. 
6-.  f  I  Reichtum  481,  811,  1648; 
zii    1200   s.  crever. 

rrobar;  794  ro — .  v.  tr.  I  plihidern 
1152,  1736,  2430;  r.  de  berauben 
794. 

rrobredo  s.  m.  II  Eichenwald  2697, 
2748,   2754,   2809. 

rrogador  s.  m.  III  Fürbitter  2080. 

rrogar;  53  vo — .  v.  intr.  I.  Praes. 
Ind.  L  sg.  rruego  300,  303;  IlL  sg. 
rruega  3497;  /.  j^Z.  rrogamos  2725; 
in.  pl  rruegan  2734,  2989;  Im- 
perativ  II. pl.  rrogad  1275;  rrogaud 
1754  lies  rrogad.  —  bitten  (a  alg.) 
2760,    2803;    (algo    a  alg.)    1763, 


1903,  1908,  1927;  (alg.,que)  1275, 
3410;  2725;  lo  que  rruegan  las 
dueuas  das  Bitten  der  Damen  2734: 
pedir  e  r.  a  alg.  inständig  um  jem. 
bitten  2200;  beten  {objektlos)  53, 
1394;  (a  alg.  zu  jem.)  240,  1616, 
2928,  3057;  (a  alg..  que)  300,  363, 
1754,  2989;    (por  alg.)  363,    824. 

rroydo  s.  m.  II  Lärm,   Geräusch  696. 

romanecer  v.  intr.  irreg.  II  zurück-, 
übrigbleiben  823. 

rromanz.  s.  m.  III  {episches)  Gedicht 
3732.  Über  die  Bedeutung  des  Wortes 
vgl.  F.  Wolf,  Wien.  Jahrb.,  47,  Bd.  117, 
S.  83. 

rronper  v.  tr.  II  zerbrechen,  zerreissen 
2738. 

ropa  s.  f.  I  Kleidungsstück,  Gewand  481. 

rrostro  s.  m.  II  Schnauze  2299. 

rruega,   rruego  etc.  s.  rrogar. 

rruego  s.  m.  II  Bitte  2073. 

S. 

•s    S.    JO. 

sdvana  s.  f.  /  183    Tuch. 

saber  v.  tr.  irreg.  II.  Inßn.  1257,  1777; 
Fut.  Ind.  L  sg.  sabre  3315  ;  ///.  sg. 
sabrä  981;  /.  ptl.  sabremos  2862, 
3144;  17.  p/.  sabredes  3150;  Praes. 
Ind.  L  sg.  se  220,  1892;  IIL  sg. 
sabe  328,  373;  /.  jd.  sabemos  124, 
3134;  ILpl.  sabedes  2223,  2576; 
III.  pl.  saben  549,  799;  sabeut 
1174;  Praes.  Conj.  IIL  sg.  sepa386; 
IL  pl.  sepades  307,  414;  ///.  pl. 
sepau  145,  2579;  Impf.  hui.  III.  sg. 
sabie  1574;  ///.  pl.  sabien  2773, 
2821  ;  Imperaüv  IL  2)1.  sabed  1278, 
2124:  sabet  572,  602;  sabent  610 
lies  sabet;  Per  f.  Ind.  I.  sg.  sope 
2202;  ///.  sg.  sopo  295,  1184; 
///.  2^-  sopierou  242;  Praet.  Conj. 
IIL  sg.  sopiesse  26,  680;  LH  pl. 
sopiesseu  563;  sopienssen  1511  lies 
sopiessen;  i^«^.  Conj.  LI.pl.  sopieredes 
833.  —  wissen  242,  373  (s.  aiuntar), 
1136,1777;  124;  386,563,1567; 
{mit  folg.  indir.  Frage)  220,   1086, 


Übersetzung  und  Glossar  des  altsp;inischon  Puoma  del  Cid 


341 


1574,  1892;  {mit  folg.  verkürztem 
ObjcUsatx)  307,  370,  414,  1174; 
[in  die  Rede,  bexw.  Erzählung,  einge- 
schobener Imperativ  ohne  Objekt)  572, 
602,  610,  708  u.  ö, ;  s.  rrecabdo 
s.  dies ;  s.  i-racioii  s.  rrazou ;  erfahren 
26,  145,  680,  1184;  295,  883; 
{init  folg.  indir.  Frage)  981,  1511, 
2579.3144;  etiv.  können,  verstehen 
328  (.«?.  quanto);  [mit  folg.  Inf.) 
2024,  2202,  2862;  von  der  E'xistcn\ 
wissen,  kennen  549,  2941,  3229, 
3445. 

sabidor  aj.  III  einer,  der  etw.  iveiss. 
conimo  sodes  s.  da  ihr  es  ivisst 
2951;  ser  s.  de  jem.  keimen,  mit 
jem.  tan\ugehen  verstehen  2336; 
estas  vistas  o  las  ayades  vos,  ■ — 
vos  sed  s.  seht  zu,  u^o  ihr  diese  Z. 
abhaltet  1949  ;  21  P.  1420^^:  'sabed, 
6  mir  ad  donde  tengais  estas  vistas': 
weise  3005,  3070. 

sabor  s.  m.  n.  fem.  III  2335.  2586; 
3602.  Gefallen  1063,  1939;  a  so 
s.  nach  seinem  Geschmack^  Gefallen, 
Wunsch  284,  1381,  2005,  2385: 
nach  Belieben,  Gutdünken  8220; 
a  todo  so  8.  ganz  nach  seinem  G. 
2586,  2650,  2711;  estar  a  s.  de, 
aver  s.  de  an  etiv.  Gef.  haben  1618; 
2041,  2100,  2318:  Anklang  finden 
3602;  cacr  eu  s.  de  s.  dies\  lau 
s'm  8.  ganz  unziemlich  2736;  a  s. 
ziemlich.,  so  wie  es  gefällt  3104; 
aver  mal  s.  de  übel  empfinden  2737; 
3708;  IVunsrh.  Begierde,  Verlan r/en 
592,  1198,  1503.  2372,  3222; 
a.  s.  freudig,  gern  22\'6\  Lust  1190, 
1944;  aver  s.  de  L.  verspüren  nach 
1892,  1902.  2208;  lo  qua  oviere  s. 
statt  lü  de  qite  1909,  2478,  3485; 
a  qui  ovicr  s.  wem  icli  will  2504; 
a  tau  praiid  s.  mit  gar  grosser 
Klugheit  [Bello:  con  prudetwia  e 
eordura)  378, 

sacar  v.  tr.  I  herausnehmen  [aus)  88, 
1716,3494;  herausholen  SÜO,  1677, 
2291,   2402;   s.  graut  aver  grossen 


Eeichtwn  erwerben  125  [Zauner)-^ 
non  sacastes  uiuguua  ihr  sagtet 
nichts  davon  [?)  [s.  uiuguuo)  8559; 
fort  holen,  fortführen  1277,  2546, 
8151,  8208;  s.  en  Mediua  mit  sich 
fortnehmen  aus  1538;  selten  lassen, 
mit  sich  führen  2659;  herausziehen 
3175,  3177;  eiretten  [aus)  1596: 
hinaustreiben  3666;  s.  a  9e]ada  in 
einen  Hinterhalt  locken  441,  579, 
681;  s.  las  arobdas  die  Voiposien 
aufstellen  [R.  G.:   far  uscire)  658. 

salado  aj.   II  salzig   1090. 

salvar  v.  tr.  I  retten,  erretten  889,  840, 
841,  342;  selig  machen  2990,  3038; 
si  el  C'riador  vos  salve  d.  Seh. 
mache  euch  selig  [Form  des  Grusses) 
420,    1115,   1646;   2832. 

salvo  aj.  II.  s.  de  mal  von  seinem 
Übel  geheilt  857;  —  s.  w?.  II  Sicher- 
heit [Bello:  seguro,  seguridad)  meted 
las  eu  vuestro  s.  Lningt  sie  bei  euch 
in  S. ,  in  sichern  Verwahr  119; 
188,  144,  167;  sodes  eu  vuestro  s. 
ihr  seid  in  S.  1074;  1576;  teuer, 
aver  en  s.  in  sicherm  Besitz.,  Ver- 
wahr haben  2469,  2581;  2483, 
2664;  a  s.  sicher,  unter  meinem 
Schutz  8599. 

saldredes,   salgaraos  s.  salir. 

salida  s.  f.  I  Fortgehen,  Abreise  8261. 

salido  .S-.  m.  II  Verbannter,  el  s.  de 
Castiella  der  aus  K.  Verbannte  955, 
981. 

salir  v.  intr.  irreg.  III.  Fut.  Ind.  II.pl. 
saldredes  1026;  Condi^..  IIL  pl. 
saldrien  1853;  Praes.  Conj.  I.  pl. 
salgamos  8461;  sonst  regelmässig. 
—  hinausgehen,  sich  entfernen  aus, 
einen  Ort  verlassen,  s.  de  367,  587, 
1185,  1353  [das  Condic.  drückt  eine 
bescheidene  Bitte  aus),  1507,  1512; 
s.  por  55,  1711,  2288,  3364:  s.  a 
3562,  3588;  {mit  blossem  Infin.) 
297,487,  1478,1583;  [Infin.mit&) 
2882,  2886:  [absolut)  2dSl;  hinaus- 
reiten 1586:  s.  apart  beiseite  gehen 
2319,   2538,  3161,    3217;    davon- 


342 


Johannes  Adam 


laufen  2406 ;  herauskommen^  hervork. 
464,  729,  2739,  3638,  3686;  Jier- 
kommen,  ausgeJien  von  2112;  her- 
gehen 3444,  3461 ;  bien  s.  als  Sieger 
h.  3565;  s.  de  cativo  aus  der  Ge- 
fangenschaß entlassen  werden  1026; 
{vom  Tage)  vergelien  1699;  {von  d. 
Sonne)  aufgehen  2062,  2068,  2112, 
2704;  refl.  herauskommen  2282; 
8.  aparte  de  sich  entfernen  von 
2768;  sali68  le  de  sol  espada  er 
entging  ihn  unter  dem  Seh.  1726; 
—  subst.  Inf.  das  Herauskommen 
2070. 

salto  s.  m.  II  Sprung  2418.  dar  s.  a 
loohin  eilen  244;  dar  ua  s.  (de) 
fuera  hinaus^  ins  Freie  eilenj  gehen 
459,  591,  693,  1014,  1716,  1833; 
dar  s,  fuera  2242;  dar  s.  de  1675; 
dar  s.  a  jeni.  angreifen  483,  584, 
3698;  aver  s.  de  von  jem.  ange- 
griffen werden  2500 ;  dar  s.  en  sich 
{aufs  Pferd)  schwingen  1714;  dar 
s.  aparte  beiseite  gehen  1860:  con  X 
de  sus  parientes  a.  davan  s.  er  trat 
beiseite  {vgl.  Meyer-Lübke  III  §  34  7 
und  M.  P.   I   362^]). 

salud  s.  f  I  Gruss  928,  932,  1818, 
1921. 

salud ar  v.  tr.  grüssen  1387,  1398, 
1961,  2411;  in  1482  Imjyf.  statt 
Praes.  {vgl.  M.  P.  I  354^^);  den 
Friedensku^s  geben,  küssen  1519, 
2040,  2601,  3030;  3034  le  saludo 
er  küsste  ihn  fauf  die   Wange], 

sau  s.  sauto. 

sangre  s.  f.  III  Blut  353,  501,  762, 
1724. 

sangriento  aj.  II  blutig  780,  1752; 
sangrientas  {seil,  son)  en  las  camisas 
ihre  Hemden  sind  blutig  2744. 

sano:  1402,  2823,  2866  sano.  aj.  II 
gesund  75,  1399;  sauo  el  rrey  Fariz 
als  der  König  F.  gesund  war  841. 

santidad  s.  f.  lU  Heiligtum   3056. 

sautiguar;  410,  3508  santigo.  v.  tr.  I 
mit  dem  Kreuze  bexeichne^i  216, 
410,3508,3583;  refl.  1340,1840. 


Santo  aj.  II  heilig  48,  215,  319,  333; 

—  subst.  ZT  94,  614,   1750,  2149; 

Apokope    nur    vor   Personennamen'. 

sant  {vor  Vokal)  397,  2925,  3028; 

San,    1394    Ssau    {vor    Konsonant) 

209,  341,   1312,  8047. 
Sana  s.  f.  I  Wut  22. 
sano  s.  sano. 
sazon  s.  f.  III  Zeit  2961;    de  sazon, 

a  sazones  trefflich,   prächtig  {Bello: 

de  buena  calidad):    (palafres)   1987, 

2114,2572,3243;  (conducho)  2472. 
se  s.  yo. 
se  s.  saber. 
sea  3168  :=:  se  a. 
sea,   seades  etc.  s.  ser. 
sevau  967,  3568  =  se  vau. 
sedie  etc.  s.  ser. 
segudar  subst.  Infin.  Verfolgung  777, 

1148,  2407. 
seyendo  s.  ser  (1). 
seys    135,    1265,    2467;    seyes    147; 

seyx  2489.    num.  secJis. 
sellar   v.  tr.   I  versiegeln,    siegeln  24, 

43,  1956  {vom  Kopisten  aus  seellar 

kontrahiert). 
semana;   883   seram — .    s.  f.    I  Woclie 

573,  664,   915,   1962. 
semeiar  {i7i  2364:   III.  sg.  conj.  fut.) 

v.  intr.  I  scheinen,    dünken    2077; 

bien    semeia   varon    wohl  gleicht  er 

einem   Helden   3125;    unpersönlich: 

1346,  1875,  2414;  a  lo  quem 

semeia  wie  mich  bedünkt  157;  gut- 

dünken  2364. 
seutir  v.  tr.  irreg.  III.  Praes.  Ind.  III.pl. 

sienten  2740  fühlen. 
sena  s.  f.  I  Fahne,    Feldzeichen   477, 

482,    577,    596;    s.    cabdal    698, 

1220  5.  dies;  ZeicJien,  Kennzeichen 

1335. 
seSal  s.  f.  III  Bild,  Abbildung:   armas 

de  s.  wappengeschviückte  Waffen  2375 

{Bello:   armas  senaladas  con  divisa; 

D.  H.  übers.:  armes  de  choix). 
seiiero  aj.  II  einer  der   einsam,   allein 

geht,    todos  tres  seneros  einsam,  auf 

einsamen  Pfaden  {?)  2809. 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  l'oema  del  Cid 


343 


seiior;  2930  sseiior.  s.  m.  111  Herr. 
Gebieter  20,  538,  1331, 13G2,  2477; 
[Gott)  s.  padre  8;  s.  glorioso  330, 
a.  spiritrtl  343;  el  luiestro  s.  Dios 
2524;  [als  A/iredc)  Herr:  rrey  s. 
3200,  3253;  {Anrede  des  Dichters 
an  die  Hörer):  2142;  [die  Kimler 
XU  den  Eltern)  senora  e  seiior  2596. 

seiiora  s.  f.  I  Herrin,  Gebieterin  2590 
(s.  seiior  1,  3722;  in  3450  lies  wegen 
der  Assonanz:  seüores  [fem.  pl)] 
vgl.  M.  P.  1 105^. 

sonorio  s.  m.  11  lleirschaft,  Gewalt  621. 

seriös;  3586  senos.  pron.  indef.  [mir 
im  Plural)  jeder  einxelne.  seüos 
moros  matoron,  todos  de  s.  colpes 
jeder  tötete  einen  Mauren ,  jeden 
mit  einem  Schlage  724;  bueuos  s. 
cavallos  je  ein  gutes  Pferd  2655; 
818,  1810,  3586;  estos  de  s.  partes 
diese  xu  beiden  Seiten  [auf  jeder  S. 
einen)  349;  s.  dueuas  las  traeu  eine 
Frau  führt  jede  einzelne  =  zwei 
Frauen  führen  sie  263. 

sepa,  sepades  etc.  s.  saber. 

ser  [1)  V.  anom.  intr.  Infin.  ser  2208, 
2569;  sser  1667:  Fut.  Ind.  Lsg. 
sere  73,  231;  ///.  sg.  serä  129, 
319;  ser(le8)lia  3359;  I.  pl.  sere- 
mos  1411,  1862;  soredes  158,2049; 
lH.pl.  serai)  86,  825:  ser  (vos)  han 
251;  Condic.  111.  sg.  serie  82,  519; 
Ill.pl.  Serien  2349,  2470;  seryeu 
116;  Praes.  Ind.  I  sg.  so  156,  248; 
//.  sg.  eres  361,  2619;  beres  2618; 
///.  sg.  es  91,  137;  /.  pl.  somos 
14,  672;  somo  uos  =  somos  nos 
3521  [M.  P.  I  204^^);  H  pl.  sodes 
79,  103;  ///.  pl.  son  17,  63;  Praes. 
Conj.  I  sg.  sea  1034,  1054;  IH.sg. 
sen  118,  180:  ssea  132;  /.  pl. 
seamos  1941,  3139:  //.  pl.  seades 
108,  284;  HL  }>l.  scau  128,  1259; 
Impf  Ind.  111.  sg.  ora  39,  352; 
///.  pl.  erau  171,  506;  Imperativ 
11.  pl.  sed  315,  702;  Gerundium 
seycudo  2153;  Per  f.  Ind.  I.  sg.  fuo 
1062;  fu   1934,  2494,  3129  [Lidf 


u.  C.  Rom.  81  lesen  fui,  Hello:  fue: 
vgl.  M.  P.  I  281^^  ff.)',  IH.  sg.  fuc 
109,  111,  243;  "ffiio  1506,  3703; 
ll.pl.  fuestes  71,  266:  lll.pl. 
fueron  523,  1723;  fuero[nj  1734; 
Praet.  Cofij.  I.  sg.  fosse  2137  [Lidf 
u.  G.  Lt.  97  lesen  fosse[n]);  IH.  sg. 
fuesse  61,  1253;  flPuesso  2957; 
soviesse  1787;  /.  7;/. fuessemos2760; 
ll.j)l-  fuessedes  2046;  Hl.pl.  fuessen 
164,2981;  fossen  2001  :  Fut.  Conj. 
IH.sg.  fuere  92,  223;  fuer  1382; 
/.  pl.  fueremos  1409,  2732;  IL  pl. 
fueredes  1039;  fueres  3566  lies 
fuer[ed]es  [nach  Gassner  181  u.  M.  P. 
I  282^^);  HL  pl.  fueren  1358, 
2105.  —  sein,  sich  befinden  [an 
einem  Orte)  61,  103,  189,  350, 
532,  833;  y  sou  1998,  2060,  2079; 
dasein,  zugegen  sein  418,  723,  742, 
1411,  3592;  bleiben  1652,  2179, 
2502;  sich  aufMten  2208,  2823; 
[von  Orten)  liegen  552,  1150;  435, 
863;  635,  867;  stattfinden  990, 
1962,  3465,  3468;  Copula  [mit 
Subst.)  79,  269,  334,  361;  buebos 
es  82,  1382,  3563;  [mit  Adj.)  SG, 
91,  132;  so  vuestro  pagado  s.  dies; 
[mit  Adv.)  177  ;  [mit  Fragewort)  334, 
338,  359,  1646;  commo  son  las 
saludes  une  lauten  die  G.  1921  ; 
Hilfsverb  14,  17,  39  etc.\  ser  de 
lierstammen  aus,  von  1376,  2549, 
3296,  3354;  jem.  gehören  901, 
1667,  2459,  2919;  toda  (desondra) 
es  de  myo  seüor  fällt  auf  m.  H. 
2911:  zu  jem.  gehören  [als  Dien st- 
mann)  2814,  3551;  dienen  zu  63; 
[Stoff)  3092 ;  s.  en  teilnehmen  an 
2997;  ser  a  iox  getamverden  müssen 
1121,  2365,  2995,  3528;  son  a 
aguardar  1822  s.  dies;  ser  por  (^m» 
Ausdrucke  einer  noch  nicht  einge- 
tretenen Handlung)  536,  1650;  cara 
por  cara  son  sie  stehen  sich  Aug 
in  Aug  gegenüber  3611;  fuessedes 
ray  hucspod  2046  [höfl.  Bitte);  in 
2137   lesen  Lidf  u.  Cornu:  commo 


344 


Johannes  Adam 


si  fosse[n]  delant;  auu  vivo  seyeudo 
2153  ich?,  ihr?  {M.  P.  I  320^^)', 
alegre  son  1670,  firme  sou  755 
lies  alegre[s],  firme[s]  son  ;  era  mara- 
villa  1950  statt  des  Praes.  nach 
M.  P.  I  354^^1  2556  liest  31.  P. 
Rev.  Hisp,  V:  lo  que  cuutio  del 
leon  [nicht  fue);  poro  son  3091  s. 
poro. 

ser  [2)  V.  intr.  itreg.  IL  Infin.  3114; 
Imijf.  Ind.  TU.  sg.  sedie  1053,  2239, 
3553;  seye2278;  sey  1840:  ULjü. 
sedien  1001,  3595;  seyeu  122, 
2532;  Imperativ  sod  3118;  Per  f. 
Ind.  lU.  sg.  sovo  907;  ///.  ;j/. 
sovierou  2823.  —  In  Bezug  auf 
die  Bedeutung  scheint  eine  scharfe 
Trennung  von  ser  (i)  und  ser  (2) 
bisweilen  kaum  möglich  (vgl.  Ford, 
Mod.  Lang.  Notes  XIV).  —  sitzen 
1001,  1053;  venid  aca  ser,  Camp., 
eu  aqueste  escaiio  3114  [nach  Baist 
Lt.  1880,  a  Rom.  81;  vgl.  M.  P. 
Rev.  Hisp.  V  zu  3114);  sich  be- 
finden 1220,  2278,  3595;  verharren, 
bleiben  907,  1566,  2030,  2823, 
3118;  umschreibend  m.  Ocrundium 
[zum  Ausdruck  der  Dauer)  scdiellos 
sperando  2239;  122,  1840,  2059, 
2532,  3553. 

servir  v.  tr.  u.  intr.  irreg.  JIL  —  Infin. 
1284,  1869;  se[r]vir  1369;  Fut. 
Ind.  I.  sg.  servir  (lo)  he  1820;  l.j)l. 
serviremos  622 ;  Praes.  Ind.  Jll.  sg. 
sirve  850,  1898;  II.pl.  servides 
2582;  lU.  pl.  sirven  234,  1425; 
Praes.  Conj.  III.  sg.  sirva  384;  II.pl. 
sirvades  254,  1359;  III.pl.  sirvau 
1364,  2521;  Impf  Lid.  IIL  sg. 
sirvie  1551;  sirvia  1534,  1556; 
Gerundium  sirviendo  2676;  Perf. 
Ind.  IIL  sg.  sirvio  2650;  ///.  ;j/. 
sirvieron  1767;  Praet.  Conj.  III.j^l. 
sirviessen  3155;  Part.  Perf.  servido 
73,  284.  —  jemand  dienen,  jem. 
bedienen  73,  234,  254,  270,  284; 
sirvan  le  [lies  le[s]  nach  M.  P.  I 
201^2)    ^"s   heredades  mögen  ihnen 


Nutzen  bringen  1364  (?),  [Bello: 
sirvan  le  sus  criados) ;  las  sirven 
delant  sie  bedienten  sie  persönlich 
1425;  7-efl.  s.  de  sich  jemandes  be- 
dienen, sich  von  jem.  bedienen  lassen 
622;  in  2639  liest  C.  Rom.  81: 
sirva(n),    wie  Liclf;    Bello:    sirvan. 

sere,  seryen  etc.  s.  ser  (1). 

seso  s.  m.  II  Sinn  1511;  cuemmo  de 
buen  s.  als  ein  verständiger  Mann 
2688. 

si  conj.  ivenn  20,  75,  164,  223,251; 
181  si  vos  la  aduxier  dalla,  [bien] 
s.  M.  P.  I  366^;  ähnl.  832;  si 
no  (non)  wenn  nicht  34,  632,  673, 
2415;  ausser  686.  2018,  2710; 
sondern  140,  1624;  [alleinstehend): 
wenn  nicht ^  sonst  45,  77,  116,  833, 
1072;  [Vergleich)  commo  si  61, 
583,  1864,  2860;  si  quier  nou 
ivenn  doch  nicht!  2958;  zu  1950, 
2760,  2774  s.  0 essner  Z  XIV; 
Einleitung  des  Wunschsatzes :  si  = 
sie  [vgl.  M.  P.  I  372^1  G.  Rom. 
X  87)  si  el  Criador  vos  salve  so 
ivahr  Euch,  der  Schöpfer  gnädig  sei! 
420,  1115.  1646,  3045;  si  vos 
vala  el  Cr.  874,  880,  1324,  1442; 
1342;  sin  (=  si  mc)  salve  L)ios 
2990, 3042, 3391 ;  2960 ;— 06  (saber) 
220,  1575,  1892;  in  1922  u.  3216 
ergänze  dezid  [vgl.  M.  P.  I  365 ^)', 
otrosi  ebenso  3561 ;  —  si,  ssi  interj.  ja 
3208,  3594;  de  si  arriba  478  s. 
desi ;  si  2259  s.  yo. 

siegle  s.  m.  II  Jahrhundert,  Zeit.^  Welt. 
a  los  dias  del  s.  non  solange  die 
Welt  besteht,  nicht  =  nimmer  1295; 
todos  los  dias  del  s.  solange  er  lebt 
1445;  pasbar  deste  s.  sterben  3725. 

siella;  3583  siela.  s.  f  I  Sattel  817, 
993,  997,   1337. 

siempre;  1820,2552  sien —  av.  immer 
108,  850,  948,    1446. 

sienten   s.   sentir. 

Sierra  s.  f  I  Bergkette  415,  422,  425, 
1826. 

sin  praep.  ohne  3,  4,  126,   185,   604; 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanisclien  Poema  del  Cid 


34:') 


abgesehen  von :  418;  adverbiale  Wen- 
dungen: sin  arch,  hart,  art  690, 
1499,  2676;  das  Flickwort:  sin 
falla  443,  464,  1528  n.  ö. ;  s.  auch 
siiiec. 

sin   2960,  2990,  3042,  3391  =  si  me 

sinar  v.  tr.  I  bcxcichneu  [iiiii  dem 
Kreuxesxeichen)  411. 

siues  pi-aep.  ohne  1672;  s.  dubdanga 
unverzüglich  597;  abgesehen  von 
(sines  al)   2255. 

siniestro  aj.  II  links:  ovieroii  la  (cor- 
neia)  sinicstra  sie  hatten  die  KräJie 
zur  Linken  {scMcchtc  Vorbedeutting) 
12;  siibst.  assiniestro  2691,  2694, 
de  s.  397   zur  Linken. 

sinon  s.   si. 

siquier   3706  s.  si. 

sirva,   sirve  eic.  s.  servir. 

sis   1250   =  si  se. 

so  s.  ser  (1)  u.  niyo. 

so  praep.  unter  2287,  3077;  saliös 
le  de  sol  espada  er  entging  ihm 
unter  dem   Seine.   1726. 

sobeiano  aj.  11  eigentlich:  übermässig. 
—  bedeutend,  gross  [der  Zahl  nach) 
110,  877,  1796,  1852,  2482;  cosa 
s.  bcd.,  prächtige  Habe  1775;  zahl- 
reich 657,  988,2272;  in  653  schrieb 
der  Kopist  sobeianas  de  grandes 
[M.  P.  P.  u.  I  7^^):  sobeiano  de 
malo  ausserordentlich  schlecht  838 
[Bcllo:  excesivamente  malo). 

soviere,   soviesse,   sovo  s.   ser  (2). 

sobre  praep.  (örtlich)  aiif:  sobre  el 
cavallo  498,  1745;  733,  788,  994, 
1001;  über  3075;  entrar  s.  mar 
1627;  183,3086,3617;  über  — hin 
2739;  dicht  bei,  nahe  bei  (Ort)  AOl, 
553,  630,  863,  1209;  [Fluss)  435, 
1954;  (Person)  1053,  2285,  3688; 
dar  dinero  s.  161,  3735  (M.P.P.)- 
coutar  s.  verrechnen  auf  181,  fazer 
malo  enssionplo  s.  2731;  zu  etw. 
hinzu  3246;  sobresto  todo  =  ademas 
880;    890;    de  mas  s.  todos  3548. 

sobrevienta  s.  f.  I  Überraschung,   [un- 1 


vorhergesehener)  Vorfall  2281  (Bello: 
sorp^-esa,  caso  repentino). 

sobrej;onel  .v.  m.  III  Überrock,  Ibcr- 
klcid  1587. 

sobrelcvar  v.  tr.  /;  Praes.  Ind.  I.^sg. 
sobrelievo  3478;  für  etw.  bürgen, 
gutstehen  (Bello:  salir  por  fiador 
de,  asegurar).  Lidforss  Anm.  zu 
8476  setzt  s.  =  „llevar  encima, 
d  Guestas,  alguna  carga  6  peso  para 
aliviar  d  otro"  und  erklärt:  „yo  vos 
ayudare  en  esto,  yo  vos  lo  soltare, 
remitire''.  Vers  3478  der  IIs.  wird 
von  ihm  liinter  Vers  3475  einge- 
schoben. Vgl.  auch  die  genauere 
Analyse  der  fraglichen  Stelle  a.  a.  0. 

sobrellos  1203  bei  Volhn.  Druckfehler 
für  sobrellas   =   sobre  ella  se. 

sobrepeli<,'a  s.  f.  I  Chorhemd  1582. 

sobriuo  s.  m.  II  Neffe  741,963,2351, 
2618. 

sodes  s.   ser  (1). 

sol  s.  m.  in  Sonne  231,  332,  457, 
682;  partir  el  sol  3610  die  S.  ver- 
teilen für  die  Kämpfer,  damit  keiner 
im   Vorteil  ist. 

sol   1076  s.  solo,   1726  s.  so. 

solaz  s.  m.  III  Freude,  Vergnügen. 
a  todo  myo  s.  zu  meiner  grössten 
Freude  228;  dar  s.  tkjeni.  aufheitern, 
jem.   Gesellschaft  leisten  2872. 

soldada  s.  f.  I  Sold,  Lohn  80,  1126. 

soler  V.  intr.  II.  Praes.  Ind.  III.  sg. 
suele  8380.  pflegen,  gewohnt  sein 
8.  a  far  3380. 

solo  aj.  II  allein  2712,  3266.  dos 
peones  solos  nur  zwei  Infanteristen 
686;  av.  sol  uon  ?iicht  einmal  1076. 

solos  3077  5.   so. 

soltar  r.  tr.  I  Praes.  Ind.  I.  sg.  suelto 
893,  1363;  IIs.  ^wqM^  A^Q  jedenfalls 
Schreibfehler  für  suelto  (=  Vollm.); 
III.  pl.  sneltan  10,  227,  1984.  — 
lösen,  losbinden  2436,  3494:  Zo.9- 
/«ssm  (rriendas)  10,227,391,  1984; 
lierausgeben  1363;  überlassen  496, 
db02;  freigeben,  freilassen  893, 1400, 


346 


Johiiiines  Adam 


1408,  2164;  jem.  etwas  erlassen 
1434;  beenden  (la  missa)  30G1. 

soltura  1689;  sul—  170B.  s.  f.  I 
Lossprechung,  Absolution,  graut  s. 
Generalabsolution  1703. 

somo  s.  m.  II  höchster  Punkt  1220; 
pouer  eu  s.  aufladen  171;  meter 
en  s.  aufstecken  612;  echar  apart 
de  8.  von  oben  herab,  vom  Kopf 
herunterJmuen  3651. 

somos,   son   s.  ser  (1). 

sonar  v.  intr.  I  ertönen  2345:  wider- 
hallen: s.  por  el  mundo  2678;  von 
sich  reden  tnachen,  sich  verbreiten: 
uuevas  1154,   1156,  1206. 

soobrero  s.  m.  II  Hut  2799. 

sonrrisar;  298  sonrisar;  1527  lies 
so[u]rris6s.  v.  intr.  I  lächeln  873, 
923 ;  in  2331  vielleicht  sonrrisando[s] 
salio;  meist  refl.  154,  946,  1368, 
1518;  zu  298,  1266,  2889  s.  se 
s.  V.  yo. 

sonar  v.  tr.  1  träumoi  412. 

sope,   sopierou   etc.  s.   saber. 

sortear  v.  tr.  I  verlosen,  auslosen  3610. 

sosanar  v.  tr.  I  verachten,  verschmähen 
1020. 

sospecha  .<?.  f.  I  Argwohn,  Besorgnis  126. 

sospirar  v.  intr.  I  seufzen  6,  277;  s. 
que  sich  sehnen  [mit  folg.  Objekt- 
satz) 1293. 

sospiro  s.  m.  II  Seufzer  3358. 

sperar  s.  esp — . 

spidies,   spidiose  s.  espedirse. 

spirital;  1633  esp — .  aj.  III  geistig, 
den  Geist,  die  Seele  betreffend.  [Gott): 
padre  sp.  300,  872,  1102,  1651: 
senor  8p.  343;  s.   Copula  e. 

sse  s.  yo. 

ssu  ^^   myo. 

SU  s.  myo. 

subir  (eu,  a)  v.  tr.  III  hinaufführen 
auf  1611,    1644. 

sudieuto  aj.  II schiv eisstriefend, schweiss- 
hedeckt  1752. 

suele  s.   soler. 

suelo  s.  m.  II  Boden,  por  el  s.  c  suso 
unten  u.  oben,  von  unten  bis  oben  2206. 


sueltan,   suelto  ^.^   soltar. 

sueno  406;  sueuo  405.  s.  m.  II  Traum. 

sufrir  v.  tr.  III  aufrechthalten  1786; 
ertragen',  por  s.  las  guaruizoues  um 
den  Druck  der  Rüst.  ertr.  zu  können 
3073. 

suyo  s.  myo. 

sullura  s.  solt — . 

suso  av.  oben  3656;  desuso  darüber 
8074,  3099;  de  s.  de  los  arzones 
über  den  Sattelbogen  717;  por  el 
suelo  e  s.  2206  s.  suelo. 

suzio  aj.  II  schmutzig  2291. 

syo   1963   =  si  yo. 

T. 

•t  s.  yo. 

tablado  s.  m.  II  Zielscheibe.  Bello  II 
265 :  „Tablado  es  aqui  un  andamio 
6  edificio  tosco  de  madera  que  se 
levantaba  en  la  plaza  i  gleras,  para 
arrojar  contra  el  bohordos  por  entre- 
tenimiento  i  ejercicio  de  las  fuerzas." 

tacba  s.  f  I  Makel,  Fleck  2616. 

taiador  aj.  III  schneidend,  scharf  2726, 
3077,  3555,  3585;  fig.  espada 
taiador   ein   schneidiger  Degen  780. 

taiar  v.  tr.  I  abschneiden  1241  [31.  P. 
I  358^:  „El  condicional  comjmesto 
aurie  taiado  1241,  con  igual  sentido 
que  el  simple");  fällen,  verheeren, 
verwüsten  [Bello:  t.  =  talar)  1172 
[lies-,  taiava(n),  M.  P.  P.);  zurecht- 
schneiden :  t.  amistad  Freundschaft 
schlicssen  2411. 

tal;  1822  talles,  lies  tales.  aj.  III  so 
beschaffen,  solch  [zurückweisend)  490, 
793,  885,  1519,  1662;  tales  (jiento 
hundert  solcher  Leute  3081;  ver- 
stärkt durch  assi  3023 :  [voraus- 
iveisend,  gefolgt  von  cum,  commo) 
1753,  1789,  2307  :  [gefolgt  von  Conj. 
que)  1492,  1822,  3647;  tal  cosa 
vos  faria  que  ich  würde  so  mit 
euch  verfahren,  dass  2678:  [ohne 
folg.  que  vorausiveisend)  750,  [^seinem 
Stibst.  nachstellend]  SS09;  zu  3275 
s.  natura;  —  subst.  neutr.  [zurück- 


Übersetzuug  untl  Cilossar  des  altspanischen  Poenia  del  Cid 


347 


iveisend)  Derartiges  1457;  tal  comrao 
3518;  tal  quäl  3389,  3454;  otro 
tal  ci7i  xweitcr  solcher;  plur.  manche 
3501:  por  tal  quo  433,  13G6,  3098 
s.   por. 

taleres  3389  =  tal  eres. 

tallos   1822  =  tales. 

tallo   3098  =  tal  lo. 

tan  av.  so  sehr,  so.  (zurückweisend) 
vor  Adj.  430,  1558,  3510,  3517; 
vcrr  Adr.  1059;  tan  de  buen  grado 
1062;  [voransweisend)  iw  Adj.,  mit 
qua  108G:  mit  commo  1341,  1538, 
2333,  3074;  vor  adv.  Amdruck: 
2664;  {bexiehungslos) :  gar,  sehr: 
vor  Adj.  7,  245,  268,  278,  325  u.  o. ; 
vor  Adv.  1,  277,  955;  214,  1676, 
2059;  3256  u.  o. ;  t.  a  graud  duelo 
2796;  tan  buen  dia  welch  schöner 
Tag!  770;   1520,   1659. 

tanto  aj.  II  so  gross,  so  viel  [zurück- 
weisend) 1782,1792;  {vorausweisend : 
que)  785;  [grammat.  bexiehungslos): 
gar  [so)  manch,  viel:  sg.  727,  1141, 
1783,  1966;  pl.  1974,  2010,  2116, 
2405;  gar  gross  170,  2401,  2713; 
[durch  Verb  vam  Subst.  getrennt, 
mit  adverbialem  Wert)  18,  2287; 
subst.  [geschlechtiges  Sub.st.  statt  neu- 
tralem oder  attribiitimscJiem)  tautos 
avien  de  averes)  1800,  7nit  folg. 
que:  1723,  2491,  2529;  neutr. 
{statt  attributiviscJiem  Adv.)  2784; 
—  tanto  quauto  soviel,  wie  3503, 
solange  icie  1038;  so  viel  [negiert, 
mit  Geberde  der  Kleinheit)  567; 
otros  tantos  ebensoviele  725;  dos 
tanto  doppelt  so  viel  2338;  —  av. 
so  sehr  [beim  Verb,  zurückweisend) 
2058;  [vorivärfsu-eisend:  mit  que) 
2743,  (fata  que)  2803;  [ror  Verb 
u.  Adj.,  zurückweisend)  22,  2023, 
8649;  [beziehioigslos)  480;  t.,  otro 
t.  ebensosehr  1562,  2864:  a  tanto 
1239,  2860  s.  atanto. 

taner  v.  tr.  irreg.  II.  Fut.  Lid.  III.  sg. 
tandrä318;  Fraes.Ind.  III  pl.  taileu 
286;  tane[n]  325;  Imjyf.  Ind.  tÄiiien 


1658;  Per  f.  Ind.  III.  sg.  tanxo 
1673;  —  [die  Glocken)  läuten  286, 
1673;  t.  los  atamores,  irirbcln, 
rühren   1658;  [ohjcktlos)  318,  325. 

tardar  v.  tr.  I  aufschieben  1803,  2071, 
2220;  intr.  zögern  2898,  3027; 
refl:  zögern  317,  908. 

tarda  av.  spät,    cerca  o  t.   76. 

te  s.  yo. 

tela  2578,  3260;  tellas  2785;  s.  f  I 
Iläutchen.  las  t.  del  corA9ou  die 
Lieblinge  meines  Herzens  2578;  las 
t.  de  deutro  de  los  cora9ones  2785, 
s.  partir;  descubrir  las  t.  del  c. 
3260  .V.  dies. 

telo  3389  =  to  ho  lo. 

tembrar  v.  intr.  I  zittern,  erzittern 
3619. 

temer  r.  tr.  11  fürchten,  befürchten  865, 
942;  {mit  folg.  Objektsatx)  2501. 

temprauo  av.  scJmell  420. 

tendal  s.  m.  III  Zeltstange  [Bello:  „palo 
que  sosiicne  la  tienda  de  campana'^) 
1142,   1783,  1786,  2401. 

tender  v.  tr.  irreg.  11  ausbreiten  182; 
t.  a  ausstrecken  [nach)  3189,  3192. 

teuer  v.  tr.  irreg.  U.  Lifin.  \hll,  3449; 
Put.  Ind.  I.  sg.  tarne  450,  3049; 
//.  pl.  teuer  (la)  edes  690 ;  Praes. 
Ind.    I.   sg.    tengo     1069,     1380; 

II.  sg.  tieues  2413;  ///.  sg.  tieue 
113,187;  /.p/.tenemos  621,  2531; 
//.  pl.  tenedes  2333,  2726;  lU.jü. 
tienen     419,    468;      Piaes.    Conj. 

III.  ."ig.  tenga  977;  //.  pl.  tengades 
530,  2359;  Impf.  Ind.  lU.sg.  teuie 
749,  869;  ///.  pl.  tenien  1977, 
2469;  Gerundium  teuiendo  1749, 
2613;  Imperativ  IL  pl.  tanendos 
3580  =tenednos;  Perf.  Ind.  Lsg. 
toveldo  =  tove  te  lo  3322;  ///.  sg. 
tovo  959,  962;  ///.  pl.  tovicron 
664,  2243;  Praet.  Conj.  IIL  sg. 
toviesse  1417,  2982;  Fut.  Conj. 
I.  sg.  tovier  3081;  ///.  sg.  toviero 
3142,  3168;  Part.  Perf  teuido 
3134.  _  kalten  [in  der  Hand)  611, 
690,    705;    1747,   2333,  3449;    t. 


34S 


Johannes  Adam 


armas  {tragen,  führen)  1577,  2243, 
2613,  2673;  [in  d.  Geivalt)  haben 
450,  869,  1464;  festhalten,  be- 
haujyten  1749;  besetzt  halten  468; 
t.  eu  ^erca  belagern  664;  besitzen 
113,  602,  749,  2418,  2541:  haben 
187,  419,  2672,  3634;  t.  en  so 
salve  2469,  2531;  el  se  tenie  C 
er  hatte  hundert  bei  sich  1420;  t. 
delant  vor  sich  haben  1634:  je- 
mandem hinhalten,  darreichen  1050; 
Dou  t.  eu  cueuta  nicht  zu  zählen 
vermögen  1795;  t.  a  alg.  por /e?;?. 
halten  fih\  betrachten  als  1339,  1472, 
1 526, 1847  ;  glauben  [mit  Obj.)  3641 ; 
{mit  folg.  Objektsatz)  1380;  {ob- 
jektlos) commo  ellos  tenien  1977, 
2606;  jem.  halten,  behandeln:  t.  a 
derecho  3580;  t.  (eu)  poridad  2668; 
3322;  t.  dereclio  recJähaben  3142; 
t.  mientcs  a  3614,  3620  s.  dies; 
t.  vigilia  Nachtwache  halten  3049; 
t.  pro  a  nützen,  von  Nutzen  sein 
1417;  t.  tuerto  a  jrm.  Unrecht  txin 
961,  962,  3134;  t.  a  mal  übel- 
nehmen 530,  977,  2464;  t  en  grado 
Dank  wissen  für  1069;  t.  a  graud 
fonta  als  gr.  Seh.  betrachten  959 ; 
en  que  tieue  su  alma  an  denen 
seine  Seele  hängt  2004;  ijitr.  teuer 
a  la  9a ga  sich  halten  bei...  2359; 
statt  aviT  bei  einer  zusammenge 
setzten  Zeitform  {zum  Ausdruck  der 
Dauer):  2722;  in  280  hat  die  Hs. 
partir  uos  emos  nach  M.  P.  P.  {nicht 
tenemos!);  —  reß.  t.  por  sich  halten 
für,  betrachten  als  2950,  2982;  in 
1802  lies  qn('[s]  tienen  por  casadas. 
wie  Bello,   Lid  f.,    C.  Lt.  97. 

ter(,'ero,  als  Adj.  mit  Apokope:  teryer: 
1533  te[r]<^er;  —  dritte  523,  938, 
1533,  3131;  subst.:  el  tercero  als 
Dritter,  zu  driit  331;  868.' 

terne  s.   teuer, 

ti  5.  yo. 

tienda  s.  f  I  Zelt  57,  152,202,  1645. 

tiene,   tienen   etc.  s.   teuei-. 

tierra    s.   f.    I  Erde    {Gegensatz    zum 


Himmel)  331,  343,  3281 ;  Erdboden, 
Grund  696,  2021,  3640,  3685: 
f'erirse  a  t.  1842,  2019:  Gegend 
546,  564,  964,  1088,  1093;  Land- 
besitz, Ländereien  887,  2495,  2563, 
2570,  3413;  {politisch  begrenztes) 
Land  14,  156,  309,  423:  pl.  939; 
iyi  1012  lies  statt  tierra:  tieuda 
{=  D.-H  u.  Lidf). 

tiesta  s.  f.  I  Haupt   13. 

tigera  s.  /.  I  Schere   1241. 

tirar  v.  tr.  I  ziehen;  —  subst.  Inf.  al  t. 
de  la  lau(,'a  indem  er  an  der  Lanze 
zog  3685. 

to  s.  yo. 

tove,   tovierou,  tovo   etc.  s.  teuer. 

toveldo  3322  s.  teuer. 

todo:  Apokope  nur  vor  Vokcd:  todel 
=  todo  el  in  184,  361,  1318  etc.: 
todol  650;  fem.  tod  esta  c.  2090; 
todesto  2141,  2658;  1832  to(s)dos; 
über  den  Artikel  bei  todo  s.  M.  P.  1 
303 ^\.  —  pron.  indef.  aj.  II  ganz 
68,  81,  83,  121,  130;  {gegenüber 
deutschem  Adv.  „ganz''')  910,  937, 
1403,  2291;  [cor  sog.  Superlativ) 
t«d  el  primer  d.  allererste  184,  612, 
1946,3359,  3456;  todos  los  meiores 
3006  ;  Jcf/er  257, 1103, 1913,  3625: 
pl.  alle  48,  69,  94,  105,  134: 
ncutr.  alles  475,  505,  890,  1095, 
1255;  —  sid)st.  neutr.  Ganze,  Alles 
1386,  1664,  2925;  en  todo  durch- 
aus 123;  plur.  Alle  19,  241,  298, 
429,  458. 

toller  V.  tr.  irreg.  IL  Infm.  toller  3520: 
Praes  Ind.  III.  pl.  tuelleu  661, 
2720;  Per  f.  Ind.  III.  sg.  tolliö 
3492;  toliö  1173;  Praet.  Conj. 
III.  sg.  tolliesse  1788;  tullies3517; 
Part.  Perf  tollido  1934,  2422:  — 
ivegnehmen  661,  999,  1173,  1788; 
abnehmen  (el  capielo)  3492;  Jieraus- 
schlaqen  (las  carbouclas  del  yelmo) 
2422. 

tomar;  1778  tomalos  lies  tomallos  = 
tomarios,  nach  M.  P.  1350.^^ ;  — v.  tr. I 
nehmen  185,  689,  692,  1586,  2133: 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspnnisclieu  Poenia  del  Cid 


340 


t.  armas  xu  den  IT',  greifen  1514; 
t.  por  varraganas  2759;  2233; 
emnehmen  2143,  2146,  2408,  2850, 
2891:  bekommen  1249;  c.l  (,*ervi(,-io 
quo  toinarou  die  D.,  die  iJmen  zuteil 
wurde  1535;  tre/Jcn  [vom  Hieb)  761  : 
3627,3676;  u-egnehmen2'ii),  1216, 
1254,  1557;  packm,  fassen  2022, 
2121,  2300,  3661;  t.  de  travicsso 
3650  s.  dies',  ergreifen,  fangen  309. 
1778;  t.  a  iiianos,  a  presoii  ge- 
fangen nelnnen  701,  972;  1009;  — 
refl.  t.  a  la  barba  sich  am  Bart 
fassen,  in  den  Bart  gredfen  2476, 
2829,  3185;  t.  a  beginnen  852, 
1102,  1825. 
toniada  s.  f.  I  Riickkelir  832;  dar  t.  a 
zurückkehren  nach  3043;  n  la  t. 
qiie  fazen  bei  der  Wendung,  die  sie 
ausfiiJiren,    auf  der  Rückkehr  725. 

toruar  r.  tr.  I  wenden,  umwenden  2, 
377,  594,  1078,  2783;  t.  la  seila 
timkehren  596;  zurücktreiben  801; 
t.  a.  himoenden  nach  215;  xurück- 
geben  586,  1260  [erstatten],  3233: 
t.  palabra  36,  t.  rrecabdo  2756, 
t.  euemistad  965  s..  dies;  —  rejl.  t. 
pora,  a  sich  ivohin  ivenden  607. 
1091.  1313,  1395;  sich  um  wenden 
387 ;  t.  de  cara  dem  Feinde  das 
Gesicht  zukehren  3659;  tankehren 
478,  1391,  2686,  2873;  t.  pora,  a 
zurückkehren  49,  232,  938,  943; 
484  [Plural  des  Verbs  bei  Sing,  des 
Subj.);  sich  rcnvandeln  in  381; 
t.  a  far  sicii  anschicken  232,  695: 
t.  a  (de)  far  nur  umschreibend  [vgl. 
M.  P.  I  352g  ff.  u.  s.  sc  s.  V.  yo) 
298,  666,  1266,  1455;  2889;  371: 
—  intr.  sich  wohin  wenden  2409; 
zurückkehren  1497;  etw.  noch  ein- 
mal tun  383;  t.  de  far  sich  an- 
schicken 1101;  —  in  1514  hat  die 
IIs.  nach  M.  P.  P.  tomauso. 

toniino  aj.  II  gedrechselt  3121. 

torpe  aj.  III  sfuntj)fsi)tnt(/,  uinrissend 
15  20. 


torre  s.  f  Hl  Turm  1571,  1711,  2286, 
2812. 

traviesso,  de  tr.  av.  von  der  Seite  lier, 
seitu-arts  3650. 

tra(,'ion,  Lidf.  tra[y]<,ioii.  .v.  /'.  ///  Ver- 
rat, consseiar  tr.  einen  verräterischen 
Plan  fassen,  über  einen  V.  beraten 
2660. 

traer  v.  tr.  I.  Über  tred  142  (//.  ;;/. 
Lnperatir  Praes.)  vgl.  C.  Rom.  XIII 
284,  Gassner  S.  43,  M.  P.  1272^^; 
Jiiatustilgendes  y  in  I.  sg.  praes.  ind. 
trayo  82,  314  etc.,  trayeudo  3163; 
///.  sg.  praes.  ind.  trae  126,  955, 
n.  trahe  1502,  1512.  —  mit  sich 
führen  82,  91,  126,  314,  436; 
[bei  der  Hand)  führen  263;  tratjen 
471,  1510,  2297,  2375,  3586; 
[von  Kleidern)  992;  [vom  Barte) 
1587,  3273;  sangriento  trae  el 
brago  der  Arm  blutet  ihn  780 ;  t. 
la  cara  fronzida  1744  6-.  frouz,;  tr. 
recabdo  1567;  bringen  2144;  [)nit 
zu  ergänzendem  Obj.)  142:  tr.  una 
rrazon  über  eine  Angel,  verhandeln 
3103  :  t.  mal  schlecht  behandeln  955. 

traydor  s.  m.  III  Verräter  2523,  2681, 
2722,  3343:  aj.  III  veirätertsch 
3263. 

trapo   2788   s.   niientra. 

tras  praep.  [örtlich)  hinter  —  her  969, 
990,  998  ;  hinter  2290,  3365  ;  3333  ; 
[zeitlich)  hinter,    nach  3675,    3678. 

tra'^nochada  s.  f.  I  Narhtritt  iiSo',  far 
una  tr.  909,  las  tr.  1159  die  Nächte 
hindurch   reiten. 

trasiiochar:  1168  trän — ,  /y?rf/'.  tra[s]ii— . 
v.  intr.  I  die  Nacht  hindurch  reiten 
429,  1108:  1100  [mit  pleon.  do 
iiocli). 

traspassar    v.  tr.  I  überschreiten  400. 

traspuesto  aj.  II  verwiirt,  bewusstlos 
[Bello:  tnispouerse  =  perder  el  sen- 
tido)  2784. 

treverse  v.  refl.  II  loagen,  sich  getrauen 
(mit  folg.  Infin.)  567,   2337. 

treynta  num.  dre issig  872. 

trenior  .s.    ;//.    III  Ziltrrn    1002. 


350 


Johannes  Adam 


tres  num.  drei  105,  307,  336,  639; 
tres    por   tres    3621:    3466  s.  por. 

trezieutos  nitm.  dreihundert  419,  723, 
2103. 

trinidad  319;  — dade  2370.  s.  f.  III 
Dreifaltigkeit. 

trocir  v.  tr.  III  gehen  durch ,  pas- 
sieren 543,  1475,  2656,  2875; 
(moDtes)  über  schreiten  2653;  über- 
stehen: tres  (dias)  an  por  tr.  3  Tage 
haben  sie  noch  vor  sich  307  ;  trogida 
es  la  uoclie  die  N.  ist  vorüber  3545; 
— subst.  Inf.  Durchschreiten,  Passieren 
2687. 

tu  s.  yo  u.  myo. 

tuellen  6-.  toller. 

tuerta  s.  f.  I  Wendung,  Drehung  3684, 
s.  dar. 

tuerto  s.  m.  II  Unrecht  3138,  3549, 
3600,  3601;  a  ninguu  t.  uon 
durcJuius  nicht  zu  Unrecht  3576 ; 
tener  t.  a  921,  962,  3134  s.  dies. 

tus  s.  m.  III  Weihrauch  337. 

U. 

huviar  1180,  1183,  2360;  liuvyar 
1208;  liuyar892;  vujar  3319  (i'^Z. 
M.  P.  I  186^^).  V.  ir.  I  zu  Hilfe 
kommen,  unterstützen^  helfen ;  —  refl. 
1180. 

UQO  s.  m.  II  Tür,   Tor,  Pforte  3. 

hnebos  5.  m,.  indecl.  Bedürfnis :  aver  h. 
nötig  haben  [mit  Obj.)  1044,  1878, 
2639;  [mit  folg.  Objektsatz)  138; 
aver  h.  de  [mit  Infin.)  123;  ser  b. 
nötig  sein  82,  212,  1382,  3563; 
pora  h.  de  pro  um  des  Nutzens 
willeti  1374;  pora  h.  de  lidiar  für 
den  Fall,  dass  wir  kämpfen  müssen 
1461,  1695. 

huebra  s.  f.  I  Arbeit:  con  huebras  eran 
tantas  sie  waren  gar  trefflich  ge- 
arbeitet 2401 ;  a  grant  h.  son  von 
ivertvoller  A.  3086. 


huerta;  1225  verta.  y.  f.  I  Garten, 
angebautes  Land  um  eine  Stadt 
herum.  D.-H.  Note  zu  1172:  „ce 
mot  s'emploie  pour  indiquer  les 
jardins  de  hautes  plantations  qui  se 
trouvent  dans  la  pleine  de  Valoice''. 
1172,   1225,  1615,  1672. 

Imesa  s.  f.  I  Stiefel,  hohe  Gamasche. 
[Bello:  calzado  militar,  botines)  994. 

buesped  s.  m.  III  Gast  2046,  2049, 
2057. 

liueste  s.  f.  II  Heer:  2345  veste. 

buyar  s.  huviar. 

uUo  898  lies  sin  [njulla  dubda  un- 
verzüglich {M.  P.  I  201^^,  Gessner 
Z.  XIX,  Lidf.y 

uno,  apokopiert  un,  bei  masc.  stets,  bei 
fem.  vor  Vokal:  575,  605;  dun  = 
de  un  3094,  una  350  Drtwkfehler 
für  uno.  nu7n.  aj.  II  einer  19,  260, 
503,  576,  605;  uon — uno  keiner 
165,  252,  1081;  pl.  unos  ein  paar, 
einige  1762,  3086,  3672,  3735 
{in  M.  P.  P.);  unas  yentes  estraiias 
verschiedentliches  fremdes  Kriegsvolk 
840;  (wr  Zahlenangabe)  etwa  2019; 

—  subst.  un  o  {determ.)  628,997;  neutr. 
100  [s.  estar),   1504  (s.  venir);  — 

—  el  uno— el  otro  350,  3394; 
2727,  2756;  lo  u.  —  lo  otro  1976, 
2483;  unos— e  otros  289;  375; 
los  u.  —  los  otros  588,  1007,  1837; 
cada  uno  s.  cada;  —  unbestimmter 
Artikel:  38,  40,   60  etc. 

untar  v.  tr.  I  beflecken,  beschmutzen  354. 
uiia  s.  f  Nagel,  Kralle  375,  2642. 
urgulloso  aj.  II  hochmütig  1938. 
hupaie  s.  m.  III  Brauch,    Sitte  1519. 

X. 

xamed  s.  m.  III  Satin,  Seidenstoff 
{Bella:  tela  de  seda)  2207. 


Y. 


SieJie  unter  i. 


Eigennamen. 

(Die  Zahlenangaben  bei  den  Ortsnamen  sind  nur  ungefähre,   da  sich   leider  die 

einzelneu  Karten  untereinander  und  mit  Miuano  des  öftern  in  iluen  Daten  nicht 

ganz  decken.     Mi  =  Minauo.) 


Avegalvon  1464,1477;  Aveug — 1532, 
2G36  ;  Cr.  G.  (5.95  a  40,  b  18  n.  o.): 
Abeucanon.  Ein  Maure,  Gebieter 
von  Molina,  Vasall  und  treuer  Freund 
des   Cid,  dem  er  Tribut  zahlte. 

Adria  1971;  nach  Sanchez:  die  Stadt 
A.  im  Staate  Venedig,  die  wegen 
ihrer  Taffetwaren  berühmt  gewesen 
XU  sein  scheint;  D.  H.:  Eher  ist 
Alexandrien  anzunehmen,  wo  viel 
Seidenstoffe  hergestellt  wurden.  Die 
Verkürzung  des  Namens  wäre  dann  als 
dichterische  Lizenz  anzusehen,  deren 
sich  die  sjyan.  Dichter  des  12.  und 
13.  Jahrhunderts  gern  bedienten.,  tvenn 
die  vollen  Namen  zu  lang  für  das 
Versmass  waren.  Vgl.  auch  Lid  f., 
Note  zu  1971. 

Ahilou  las  torres  {Hs.  a  lilon  1.  t. 
7iach  M.  P.  P.).  D.  H.  zufolge  = 
Ayllon,  Ort  im  Süden  der  Provinz 
Soria,  etwa  2  Meilen  südlicli  von 
dereyi  Hauptstadt.  M.  P.  1 42  bestreitet 
die  Identität  der  beiden  Orte,  vermag 
Alilou  aber  nicJit  zu  lokalisieren.  398. 

Alamos.  Die  Sage,  auf  die  in  Vers 
2694/95  angespielt  wird,  ist  nicht 
bekannt;  vgl.  M.  P.  I  312 ^q. 

Albarez,  Albar  739,  3067,  Alvar 
Alvarez  1719,  1994;  Albarabarez 
442  lies  Albar  A[l]barez.  Nach  der 
„Carla  de  a7Tas"  war  er  ein  Neffe 
des  Cid;  vgl.  Berg.  Vxiv  S.  437, 
Bello  11  218. 

Albardiaz  Höfling  des  Königs  Alfons, 
Feind  des  Cid.  Vgl.  Berg.  Vxwii 
S.  .507.  2042. 

Albarffanez  14;  Albarfanez  489;  Mi- 
naya  A.  378,  601,  A.  Minaya  871, 
Alvar  Fauez  3016,  Myuaya  A.  3063 
(3429  Alba[r]fanez),  Myanaya  1418. 


—  Alvar  Fanez  de  Miuaya  [Cr.  O. 
523  b  40:  Aluar  Haucz  Minnaya) 
i^t  nach  dem  Poema  ein  Neffe  des 
Cid;  er  begleitet  ihn  auf  allen  seinen 
Zügen,  ist  unzertrennlich  von  ihm', 
der  Cid  tiennt  ihn:  el  mio  diestro 
bra9o  753,  810;  vgl.  die  Charak- 
teristik M.s  bei  Amador  III 175 — 179. 

—  In  der  Geschichte  dagegen  ist 
er  nie  Kampfgenosse  des  Cid  ge- 
wesen. Er  war  ein  bedeutender 
Krieger  im  Dienste  Alfons'  VI.,  der 
ihm  stets  ivohlgesinnt  blieb.  1110  bis 
1113  verteidigt  er  Toledo  gegen  die 
Mauren,  fällt  1114  in  einem  Auf- 
stande seiner  Landsleute  in  Segovia. 
Vgl.  R.  G.,  R.  Pr.  XVI^,  S.  101, 
Mala  152,  M.  P.  I  24,  Berg.  V  c.  3.9, 
S.  570J71. 

Albarraciu  s.  Maria. 

Alcala  [Mi.  I  84):  A.  de  Henares  [Com- 
plutum).  Prov.  Madrid,  etwa  4^J2 
Meilen  östlich  von  Madrid  und 
4  Meilen  südivestlich  von  Guadala- 
jara. 1510  gründete  Cardinal  Fran- 
cisco Jimenex  de  Oisnero  hier  die 
berühmte   Universität.    446,   477. 

Alcauz,  Cr.  G.  532  b  20:  tierras  de 
Alcauuiz.  [Mi.  I  92  u.  94):  Alcaniz, 
arab.  =  la  Tesorera  [Leonica),  Fhov. 
Teru^l,  in  der  Nälie  des  Guadelope, 
etwa  16  Meilen  südsüdöstlich  von 
Zaragoza.    936. 

Alcaria;  vgl.  Baist  Lt.  80,  Lid  f., 
M.  P.P.'Mi.  1 95:  Alcan-ia,  arab.  = 
Alqucr'ia.  Fruchtbare  Gegend,  etwa 
16  Meile?i  lang  und  12  Meilen  breit, 
nach  M.  P.  I  [Landlcarte)  unmittel- 
bar südlich  von  Sigücnza  und  östlich 
von  Castejon.  Vgl.  M.  Setrano  // 
Sa?ix,  R.  E.  CXLH.    543. 


352 


Johannes  Adam 


Alcobiella  {Mi.  I  109):  Alcubüla  del 
Marques,  Flecken  in  der  Prov.  Soria, 
am  Duero  gelegen,  wenige  Kilometer 
ostsüdöstlich  von  Sant  Estevan  de 
Goi'max.    399. 

Alco9cr  (846  Alcol^er)  lag  7iach  M.  P. 
I  50  bestimmt  zwischen  Äteca  und 
Terrer  [etwa  10  hn  westlieh  von 
Calatayud),  auf  dem  linken  [blicht 
rechten  wie  D.  H.)  Ufer  des  Salon. 
553,  556  etc. 

AlcoQeva.  M.  P.  [I  58)  ist  kein  Dorf 
dieses  Namens  bekannt,  doch  findet 
sich  im  Gebiet  von  0s)jia,  an  dem 
Knie^  das  der  Duero  unterhalb  von 
Gormaz  bildet,  ein  ,,baranco  de 
Alcoceva".    2875. 

Alfama,  Cr.  G.  526  a  23  Alffama. 
{Mi.  1143) :  Alhania,  Prov.  Calatayud, 
4  Meilen  südwestlich  von  der  Hatipt- 
stadt.    551. 

Alfonsso;  el  rey  dou  Ä.  1855;  A.  el 
Castellauo  495;  A.  el  de  Leon  1927; 
2923:  rrey  es  de  Castiella  o  rrey 
es  de  Leon,  e  de  las  Asturias  a 
San  Salvador,  fasta  dentro  en  Sau 
Yaguo  de  todo  es  senor.  (Nach  M.  P. 
1 117  schrieb  der  Dichter  des  Poema: 
Alfon).  —  Alfotis  VI.  regiert  von 
1065 — 1108,  zunächst  in  Leon,  wird 
1071  bei  Golpejar  in  der  Nähe  von 
Carrion  von  seinem  Bruder,  SanchoII. 
von  Kastilien,  besiegt  und  gefangen 
genommen;  in  ein  Kloster  gesteckt, 
entflieht  er  nach  Toledo  zu  dem 
Maurenkönig  Al-Mannin.  Nach  der 
Ermordimg  seines  Bruders  {1072) 
kehrt  er  zurück  und  wird  auch  als 
König  von  Kastilien  anerkannt.  Er 
verbannt  den  Cid,  weil  dieser  an- 
geblich?) einen  Teil  der  von  dem 
Maurenkönig  Motamid  {Cr.  G.  cajj. 
849:  Almutamiz)  von  Sevilla  für 
Alfons  bestimmten  Schätze  für  sich 
behalten  hatte.  1081  beginnt  er  die 
Belagerung  Toledos,  das  er  1085 
einnimmt.  Er  starb  1108  und  wurde 
zu  San  Fagunt  begraben.     Vgl.  Gesta 


Rod.,  Dozy  II  116,  D.  H.  S.  260, 
Sumario  de  los  reyes  S.  28  ff. ;  zur 
Charakteristik  A.s  im  Poema  s. 
Amador  III  199 \  2 00. 

Almenar  {Mi.  I  159):  Älmenara,  Ort 
im  KönigreicJt,  Valencia,  8  Meilen 
von  der  Hauptstadt  und  1  Meile  vom 
Meere  entfernt.    1092,  1109,   1328. 

Alucant;  1108  lies  Aluca[u]d;  Cr.  G. 
532  b  40  u.  Anm. :  Alocatb,  Alocaz, 
Aloca,  Alocael;  Bello  II  233:  „No 
se  trata  aqui  del  pnerto  de  Älicante, 
en  el  Mediterrdneo,  sino  de  la  ciudad 
llamada  de  Elicant  o  Alucant,  que 
segun  el  jeografo  nubiense,  estaba  a 
dos  jornadas  de  Albarracin  %  era 
una  de  las  principales  de  Alaratem, 
provincia  mediterränea  del  reino 
mahometano  de  Valencia.  951,1087, 
1108. 

Anquita;  M.  P.  I  181^^:  errata  für 
Anguita,  so  Cr.  G.  526  a  16.  {Mi. 
I  208):  A.,  Flecken  am  Tajuna, 
etwa  2^2  Meilen  südlich  vo7i  Medina. 
Batst  Lt.  80,  Lidf,  M.  P.  I  49: 
Cuevas  de  A,  544. 

Aurrich,  el  conde  don,  (3037  Arricb), 
stammte  aus  dem  fürstlichen  Hanse 
von  Bourbon,  nahm  an  der  Be- 
lagerung Toledos  teil,  erhielt  eine 
Tochter  Alfons'  VI.  zur  Frau.  Die 
Cr.  G.  {623  a  11)  bezeichnet  den 
Grafen  don  Enriqne  als  Schivieger- 
sohn  des  Königs,  doch  nennt  sie 
ihn  flicht  unter  den  Kampfrichtern 
wie  das  Poema.  3002,  3037,  3109, 
3135,  3496. 

Anssavera.  M.  P.  {I  63)  vermutet,  dass 
la  A.^  von  dem  heute  nichts  zu  ent- 
decken ist,  zwischen  dem  Salon  und 
Medina  gelegen    hat.     2657,    2689. 

Antoliuez,  Martin,  nach  der  Cr.  G. 
{vgl.  R.  G.)  illegitimer  Neffe  des  Cid, 
ebenso  wie  Pero  Ver^nuez^  sein 
Bruder.  Wackerer  Kämpe,  Schatz- 
meister des  Cid.  65,  70,  96.  Don  Mar- 
tine 185, 187, 199;  M.A.,el  Burgales 
de  pro  736,  leal  1459,  complido  65, 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid 


353 


coiitado  193  etc.  Vgl.  Berg.  V  cup.  39 
S.  572,  Amculor  III 183 — So,  Angel, 
R.  E.  S.   73. 

Arabia  Arabien  336. 

Aragou ;  ehemals  Königreich,  jeixt  span. 
Provinz.    1187,   1996,   1999. 

Arbuxedo  1493:  M  P.  I  212^^: 
„enmienda  inoportuna  de  Per  Abbat 
por  Arbuxuelo'* ;  s.  dies. 

Arbiixuelo;  Cr.  Gen.  {595  b  10,  14  u. 
Anm.)  Arbuxuelo,  Abixuelo,  Ar- 
buxolon.  {Mi.  I  246):  Arbujuelo, 
Prov.  Guadalajara,  2  Meilen  von 
Medinaceli,  5  Meilen  von  Sigüenza. 
1543,  2656. 

Arlancon.  {Mi.  I  278.)  1.  Ein  Flecken, 
0^/2  Meilen  südöstlich  von  Burgos, 
a/ni  Flusse  gleichen  ]\'amens  55  {s. 
posar).  —  2,  Kleiner  Fluss  in  der 
Nähe  von  Burgos^  er  entspringt  in 
der  Sierra  de  Pineda,  6  Meilen  von 
Burgos  und  fliesst  in  den  Pisuerga, 
einen  Neben  fluss  des  Duero.  201, 
290. 

Asßiirez,  Gon^alo;  vgl.  M.  P.  I  246; 
nach  Cr.  G.  627  a  24  Vater  des  Suer 
{Assur)   Gon^les.    3008,  3689. 

Asturias,  las,  ehemaliges  Fürstentum^ 
jetxt  die  span.  Provinz  Oviedo.  2924. 

Atineza,  Kopistenfehler  für  Atienza; 
Cr.  G.  524  b  26 :  AtiGu^a{Mi.  1 322) 
A.,  Departementshauptsfadt  in  der 
Provinz  Guadalajara,  4  Meilen  nord- 
westlich von  Sigüenza.  Noch  heute 
befinden  sich  auf  einem  nahen  Hügel 
die  Ruinen  eines  festen  Schlosses. 
2691. 

Bavieca,  das  Pferd  des  Cid,  das  dieser 
im  Kampfe  mit  den  Mauren  erobert 
hatte.  1573,  1585  etc.  Nach  Malo 
S.  153  Anm.  soll  sich  der  Sattel 
Baciecas  noch  jetzt  in  der  Armeria 
Real  befinden  unter  Nr.  2311.  Zur 
Erklärung  des  Namens  B.  vgl.  die 
sagenhafte  Erzählung  der  Cr.  P. 
cap.  II. 

Bado  de  rrey,  nach  M.  P,  1  59  heute 
ein  verlassener  Ort   auf  dem  linken 

lloiuaiiiacliu  Foi'scUuuguii  XXXII. 


Ufer  des  Duero,  zwischen  Aguilera 
und  Morales,  nordwestlich  von  Ber- 
langa.    2876. 

Valadolid,  Hauptstadt  des  ehemaligen 
Königreichs  Altkastilien.     1827. 

Valeu(;ia:  1985  Vall — ,  am  Mittelmeer, 
Hauptstadt  des  früheroi  Königreichs 
Valencia,  jetzt  Hauptort  einer  der 
reichsten  und  fruchtbarsten  Provinzen. 
627,  1097  etc.  V.  la  grand  3316, 
la  Clara  2611,  la  mayor  2105,  2161. 

Vauigomez  =  Banigomex  {Söhne  des 
Gomex).  Altadliges  spanisches  Ge- 
schlecht, aus  dem  die  Prinzen  vo?i 
Carrion  stammten.  8443. 

Bar(,'ilona.  Barcelona  an  der  Nord- 
ostküstc  von  Spanien.  Im  Mittelalter 
berühmt  durch  seine  Gesetzgebung, 
seine  Eroberungen  und  seinen  Seever- 
Icehr,  jetzt  noch  durch  Reichtum 
und  grosse  Industrie  bedeutend.  957; 
B.  la  mayor  3195. 

Beitrau,  el  conde  don,  ein  Edler  am 
Hofe  Alfons'  VI  3004.  Hello  II 
284:  „El  conde  don  B.  figura  en 
instrumentos  del  reinado  de  dona 
Urraca,  i  casö  con  hija  del  emperador 
don  Alonso" ;  M.  P.  Rev.  Hisp.  V  zu, 
3004:  Beitrau  ist  bestimmt  durch 
Brebou  zu  ersetzen. 

Belleem,  Bethlehem.  334. 

Berlanga  {Mi.  II  90):  B.  {Valerianica), 
Departementshauptstadt  in  der  Pro- 
vinz Soria,  etwa  7  Meilen  südwest- 
lich von  Soria  und  8  Meilen  nord- 
östlich von  Sigüenza.    2877. 

Verrauez,  Pero  {vgl.  M.  P.  I  245)  689 
u.  ä;  Per  V.  1841,  1907;  Don 
Pero  2177,2340;  Cr.  G.  {528  a  22) : 
P.  Uermudez.  Nach  Berg.  Hb.  V 
cap.  39  S.  571  Neffe  des  Cid,  Bruder 
des  Martiyi  Antolinez,  Bannerträger 
des  Campeadors.  Der  Cid  nennt  ihn, 
da  er  infolge  eines  Sprachfehlers 
sehr  wenig  spricht:  Pero  Mudo 
{„Stummer  Peter'%  V.  3302,  3310; 
Cr.  G.  621  b  19.  Bello  II  222 :  „de 
este  celebre  sobrino  i  alferez  del  Cul 
23 


354 


Johannes  Adam 


no  se  puede  afirmar  que  fuese  jjerso- 
naje  real  de  carne  i  sangre,  aunqice 
tres  iglesias  de  Gastüla  se  disputen 
sus  restos  mortales,  San  Martin  de 
Bürgos,  San  Pedro  de  Cardena  i 
San  Pedro  de  Gumiel  de  Izan;  zur 
CharaJderistik  V.s  s.  Ämador  III 
179—83. 

Bivar  {3Ii.  X  36):  Vivar  del  Cid. 
Schloss,  etwa  1^J2  Meilen  nordöstlich 
von  Burgos;  vielleicht  Geburtsort  des 
Cid;  vgl.  E.  Pr.  XVI^  S.  102  u. 
s.  Oron.  Rim.  V.  821.  11,  295, 
550  etc. 

Vidas  s.  Rrachel. 

Bovierca.  Nach  31.  P.  I  {Landkarte) 
etwa  2^1 2  Meilen  westlich  von  Cala- 
tayud,  auf  dem  linken  Ufer  des 
Salon.    552. 

Borriana  {311.  II  205) :  Burriana  {Scpu- 
laci)j  Ort  ivestlich  von  Segorbe,  ganz 
yiahe  der  Ostküste  Spaniens,  an  der 
Mimdung  des  Rio  Seco.    1093,  1110. 

Bucar.  König  von  3Iarocco,  belagert 
den  Cid  in  Valencia  mit  einem 
riesigen  Heere,  wird  von  diesem 
aber  besiegt  und  getötet.  2314,  2402, 
2408  etc.  —  Die  Schlacht  ist  hisio- 
7-isch,  doch  hicss  der  Führer  der 
3Iauren  7iicht  Bucar,  sondern  3Io- 
hammed  ibn-Ayischa.  Es  liegt  ver- 
muilich  eine  Verwechselung  mit  Sir 
ibn-abi-Becfr  vor;  vgl.  Dozy  II  204 
und  app.  XXX. 

Burgales,  Einwohner  von  Burgos  65, 
193,  736,   1459. 

Burgos.  {3Ii.II200):  B.  {Auca  Baugi), 
Hauptstadt  von  AltkastUien,  zwischen 
42^  u.  43^  nördl.  Br.  und  4^  u.  5° 
ivestl.  L.  Die  Stadt  wurde  882 
{oder  884)  von  dem  Grafen  Diego 
Rodriguez  gegründet.   12,  15,  23  etc. 

Cabra,  Ort  in  Andalusien,  halbwegs 
zwischen  Cordoba  und  Loxa,  etwa 
50  km  südöstlich  von  Cordoba;  s. 
Garyia  Ordofiez.    3287,   3288. 

Calatayuth  625  ;  — tauth  572,  — tayuh 
651,    — tayuch  775,    — tayut  843. 


{3£i.  II  263):  Calatayud  {Bilbilis), 
HaiqAstadt  der  gleichnamigen  Promnz, 
am  Jahn,  in  der  Nähe  der  Siloca- 
Mündung,  zwischen  4P  u.  42^  nördl. 
Br.  und  2^  u.  P  westl.  L. 

Calvario  {Hs.  — rie  nach  M.  P.  F.),  der 
Kalvarienberg,  auf  dem  Christus  ge- 
kreuzigt wtirde.    347. 

Campeador  31,  41,  69,  Camp —  71, 
175.  Lateinisch:  campidoctor,  campi- 
doctus,  campiductor,  campidator, 
campeator,  campiator;  arab.  cam- 
bythour,  campydhour.  Geschickter, 
tüchtiger  Feldherr  {?);  Dozy  II  61  ff. 
erklärt:  Herausforderer,  Einzel- 
kämpfer, er  leitet  das  Wort  vom 
germ.  „chamjjh"  ab;  vgl.  auch  Puy- 
maigre  I  131;  D.-H.,  S.  263:  le 
champiofi  par  excellence.  Saint-Älbin 
I  142  n  =  Jmbile  au  champ,  c'est- 
ä-dire  au  combat.  Chasles  {^Etudes 
sur  VEspagne):  von  „acatnpar, 
campar"  =  exceller,  surpasser.  Gaston 
Paris,  Moni.  XI  420  glaubt,  dass 
Camp,  mit  „camjyear'',  faire  tme 
campagne,  faire  une  „campeada" 
zusammenhängt,  wie  schon  Masdeu 
erklärte.  Restori  {IL Pr.  XVI^^  S.  334): 
„A  sostenere  la  mia  opinione  che 
cioe  campeador  significhi  abile  capi- 
tano  nel  dirigere  un  esercito,  m.i 
confortano  le  parole  del  Sandoval 
che  dice  che  il  Cid  dapo  la  battaglia 
di  Grados  fii  chiamato  campeador, 
parola  che  significa  dador  o  sena- 
lador  de  los  campos.  E  ancJie  la 
parola  latina  „Campidoctus'^  con 
che  si  tradusse  il  vocabolo  spagnuolo, 
parmi  accenni  meglio  alla  saggezzM 
d^un  cajyitano  che  al  valore  di  un 
guerriero'-^ . 

Canal  s.  Qelfa. 

Cardeua,  San  Pero  de.  {Mi.  VIII  41): 
San  Pedro  de  Cardena  {Caradigna), 
i^/2  3Ieilen  südöstlich  von  Burgos, 
ehemals  ein  Benediktinerkloster.  Nach 
Mi.  von  Rodrigo  de  Vibar  llamado 
el  Cid  Camp,  gegründet.    Grabstätte 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspaniscben  Poema  del  Cid 


355 


des  Cid.  Zur  Geschichte  des  Klosters 
vgl.  Berganxa  üb.  /,  cap.  VII  «.  IX 
und  lib.  II  passim.  209,  233.  Im 
Poema  meist  kurz  mit  San  Pero 
bezeichnet.    236,   286,   294  etc. 

Carrion,  1975  Carrio[n].  {Mi.  II  409): 
C.  de  los  co)ides,  am  gleichnamigen 
Flusse,  eliva  S  Meihn  nördlich  von 
Valencia.    1313,  3130  etc. 

Casteion  {1),  Or.  G.  524  b  37  ff.:  Ca- 
streiou.  [Mi.  II  442):  C.  de  Ilenares, 
kleine  Stadt  in  der  Provinx  Guadala- 
jara, etwa  20  km  südwestlich  von 
Sigüenxa,  3  km  vom  linken  Ufer 
des  Ilenares  entfernt  {vgl.  31.  P.  I 
Landkarte).    435,  441,  450  etc. 

Casteion  (2),  Jiente  Castellon,  zwischen 
San  Felipe  de  Jätiva  und  dem  Juear 
gelegen.   1329. 

Castellano  495,  Castelano  748,  1067 
Kastilier ;  aj.  castellano  kastilisch 
1983,  2979. 

Castiella.  {Mi.  II 462— 473):  CaMilla, 
Kastilien.  Es  liat  seinen  Namen 
von  den  zahlreichen  Schlössern,  die 
die  Christen  dort  gegen  die  Mauren 
erbaut  hatten.  176,  219,  287.  C.  la 
gentil   672,   829. 

gebola  1150,  —IIa  1329.  Nach  D.H. 
kleiner  Ort  in  der  Nähe  von  Va- 
lencia. 

gelfa  de  Caual:  Cr.  G.  527  b  8:  Zelffa 
de  C. ,  wahrscheinlich:  ÄlcaUi  de 
Selva  {Mi.  I  86),  4  Meilen  südöst- 
lich von  Teruel.    646,    869,    1194. 

Qetina  {Mi.  III  77):  Ort  in  der  Provinz 
Calatayud,  etwa  1  Meile  von  Ariza 
und  4^/2  Meilen  von  Calatayud  ent- 
fernt.   547. 

Cid,  Ruy  Diaz;  el  Cid  50,  137;  myo 
Qid  6,  7;  myo  C,'id  Rruy  Diaz  15, 
58;  Rruy  Diaz  myo  Cid  1873; 
myo  Qid  el  Campeador  69,  241  ; 
myo  (yid  Rruy  Diaz  el  Castellano 
748;  myo  CJid  don  Rrodrigo  973, 
1202;  myo  Cid  el  de  Bivar  295, 
550 ;  myo  C^id  Rruy  Diaz  de 
Bivar  628;    myo  C,-!id    el   bueuo  de 


Bivar  969;  myo  Qid  el  do  la  luenga 
barba  1220;  Rruy  Diaz  el  (^'id 
Campeador  de  Bivar  721 ;  Ruy  Diaz 
el  lidiador  contado  502  ;  el  bueno 
do  myo  Qid  1803;  el  de  Bivar 
1082;  —  gid  47,  179;  Cid  Cam- 
peador 2027,  2049;  Don  Roy  Diaz 
912  {so  die  Hs.)\  don  Rrodrigo 
1706,  und  andere.  Aller  Wahr- 
scheinlichkeit nach  um  1035  ge- 
boren{I{.  i'r. XVI^  S.  102);  1026  als 
Geburtsjahr  nahmen  an:  Berganxa, 
Müller  und  Sismondi;  Ruber  setzt 
1040—45  an,  Ticknor  u.  Mild  1040, 
Malo  rund  1050;  Geburtsort:  Burgos 
oder  Bivar  {Rest.  l.  dt.);  Sohn  des 
Diego  Laynex  und  der  Teresa 
liodriguex  {oder  Nuiiex).  Er  ent- 
stammt dem  liralten,  edlen  Geschlechte 
des  Layn  Calvo  und  Nuno  Rasura, 
die  zur  Zeit  des  Königs  Alfons  IV. 
Richter  und  Häupter  des  Volkes  in 
Kastilien  ivaren.  Der  Cid  vermählt 
sich  107 4  mit  Ximena,  der  Tochter  des 
Grafen  Diego  von  Oviedo  {Asturien) 
und  Base  König  Alfons'  Vi.  {s.  die 
am  19.  VII.  1074  ausgestellte  „Carla 
de  arras"  bei  Berg.  Vxiv  S.  436—38 
und  Malo,  Aj)2)endix).  1079  siegt 
er  in  der  Schlacht  bei  Cabra  {s. 
G.  Ordonez),  1081  wird  er  von 
Alfons  verbannt  {s.  Alfons),  besiegt 
1082183  den  Grafen  von  Barcelona 
bei  Almenara,  1087  kehrt  er  wieder 
nach  Kastilien  zurück.  1091  besiegt 
er  Berenguer  von  Barcelona  zum 
zweiten  Male,  bei  Tobar  del  Pinar 
{im  Poema:  Tevar  del  P.).  Am 
15.  VI.  94  nimmt  Rodrigo  nach 
längerer  Belagerung  Valencia  ein. 
1095  siegt  er  in  der  Ebene  von 
Quarte  über  die  Truppen  Yusufs, 
die  unter  Mohammed  ibn-Ayischa 
(Bucar),  einem  Neffen  Yusufs,  stan- 
den. Der  Cid  starb  im  Juli  1099 
{nach  Doxy  II  212,  nicht:  el  dia 
de  (,'inquaesma,  wie  das  Poema  er- 
zählt). Der  Leichnatn  wurde  nach 
23* 


356 


Johannes  Adam 


San  Pero  de  Cardena  gebracht  und 
dort  begraben.  Xiniena  behauptete 
noch  zwei  Jahre  Valencia,  am  5.  Mai 
1102  zieht  Mazdall,  der  General  der 
Älnioraviden ,  in  die  Stadt  ein. 
Ximena  starb  1104.  Vgl.  Rest.  Pr. 
XIV^,  XV^,  XVI^  u.  2 ;  Huber,  Ge- 
schichte des  Cid  .  . ;  Doxy  II,  Malo. 
Die  Existenz  eines  historischen  Cid 
wurde  völlig  geleugnet  von  Masdeu, 
Refiäacion  critica  de  la  historia 
leonesa  del  Cid  {Historia  critica.  de 
Espana  vol.  XX);  zur  Charakteristik 
des  Cid  im  Poema  vgl.  Amador 
III  194—197. 

Colada,  eines  der  Schiverter  des  Cid, 
das  dieser  in  der  Schlacht  gegen 
Hemont  Verenget  erobert  hatte.  Nach 
Berg.  V  575  und  Malo  153  Ä.  2 
befindet  es  sich  jetzt  in  der  Arnieria 
Real  zu  Madrid  unter  Nr.  1727, 
während  das  andere  Schwert  des 
Cid,  Tizon,  das  er  in  der  Schlacht 
gegen  Bucar  erbeutet  halte,  im  Be- 
sitze der  Marquise  von  Falces  sein 
soll.    1010,  2421  etc. 

Qorita,  Zorita,  Ortschaft,  die  Minaya 
Älbarfanez  beherrschte.    735. 

Corpes.  Robredo  de  Corpes  od.  Corpa, 
einem  kleinen  Dörfchen,  etiva  10  km 
südlich  von  Aiienza,  auf  dem  rechten 
Ufer  des  Canamarcs,  offizieller  Name  : 
Robledo  de  Corpes.  Dies  kann  aber 
nicht  das  von  den  Infanten  jjassierte 
sein;  M.  P.  I  57 :  ,^Das  nicht  mehr 
zu  identifizier e7ide  Corpes  lag  im 
Süden  von  Castillejo""  {etwa  25  km 
westlich  von  S.  Estevan).  Ähnlich 
Bello  II  281;  vgl.  auch  R.  6^.-2697, 
2748  etc. 

Crespo  de  Granon  3112  s.  Gar^ia 
Ordoiiez. 

Criador  Schöpfer  48,  94  etc.  2928 
lies  a[l]  Gr.;    2196  Ues  Cria(a)dor. 

Christus  Christus  1933,  2074,  2477, 
2830,  3726. 

Daniel,  der  Pro2)het  340. 

Daroca    {Mi.   III  274):     D.    {Agiria), 


Hauptort  des  gleichnamigen  Distrikts, 
Provinz  Zaragoza,  am  Jiloca  ge- 
legen, zivischen  41142^  nördl.  Br. 
und  lj2^  wesil.  L.  866. 

Deyna  (nach  M.  P.  1  29  Kopisten- 
fehler). Cr.  G.:  üenya  {532  b  5), 
Denia  {532  b  48).  Mi.  III  282: 
Denia  {Dianium),  Provinz  Alicante, 
12  Meilen  südöstlich  vo?i  Valencia. 
Im  Altertum  befand  sich  hier  ein 
berühmter  Tempel  der  Diana.    1161. 

Diego  Goncalez;  3662  Dia  G.  s. 
Gonzalez. 

Dies  Gott  20,  217,  243  u.  o.  Zu: 
a  Dios  e  a  padre  spirital  300,  372, 
1633,  2342,  2456,  2626  vgl.  M.  P. 
I  313 .y^:  „es  singular  hallar  en  la 
aposiciön  los  dos  sustantivos  unidos 
por  la  conjunciön  copulativa"' ;  vgl. 
auch  Cornu,  Rom.  X  92  u.  Z.  XXI, 
Lidf.  Text  und  Noten,  beide  wollen 
das  e  getilgt  wissen. 

Duero_,  grosser  spanischer  Fluss,  be- 
wegt sich  ausschliesslich  zwischen 
dem  41.  u.  42.  nördl.  Breitengrad. 
401,  2811. 

Elpha  2695  s.  Alamos. 

Elvira,  dona  E.  Elvira  und  Sol,  nach 
Poema  und  Chroniken  die  Töchter 
des  Cid,  die  die  Prinzen  von  Carrion 
heirateten.  Li  Wirklichkeit  aber 
Messen  sie  Cristiua  und  Maria. 
Cr.  heiratete  Ramiro  von  Navarra, 
M.  den  Grafen  Ramon  Berenguer  lU. 
von  Barcelona;  vgl.  Huber  S.  92, 
Puymaigre  1 146,  R.  G.,  M.  P.  1 22; 
s.  auch  Berg.  V xxxvi  S.  555  ff. 
2075,  2163,  2197  etc. 

Esidro,  der  heilige  Isidor,  Schutz- 
heiliger von  Leon  1342,  1867;  der 
König  schwört  bei  ihm'.  1342,  3028, 
3140. 

Espana,  Sp)anien  1021,  1591,  3271; 
{personifiziert  =  die  Spanier)  453. 

Estevau  s.   Sant  E. 

Fariz;  654  Ffariz.  Ein  Maurenkönig, 
der   von  dem  Könige   von   Valencia 


Übersetzung  und  (ilossar  des  altspanisclion  Poetna  dol  Cid 


357 


gegen    den     Cid     ausgesandt    wird. 
760,  769,  841. 

Fariza;  Or.  G.  526  a  18:  llariza.  (Mi. 
I  276):  Ärixa,  Chi  in  der  Provinx, 
üalatayud,  etwa  3  Meilen  westlich 
von  Ätcca  und  5  Meilen  westlich  von 
Calatayud.    547. 

Feuares.  {Mi.  IV  441):  Ilenares,  spa- 
nisclier  Huss;  er  entspringt  in  der 
Nähe  von  MedinaceU  und  vereinigt  sich 
unterhalb  Alcald  mit  dem  Jarama, 
der  in  den  Tajo  mündet.  435,  479, 
542. 

Fenando  1901,  Fernando  2168,  Forran 
Gonzalez  228G,  Feran  G.  2527, 
Ferrau  Goralez  {lies  Go[uJ9  — )  3236 
u.  ö.,  Ferragoucalez  3624  {so  die 
Hs.)  s.  Gougalez. 

la  Figernela;  Cr.  G.  524  h  18:  Figue- 
ruela.  Xach  M.  P.  I  46  F.  in  der 
Nähe  von  Navapalos  unbekannt,  muss 
auf  dem  4  lern  langen  Wege  .^wischen 
N.  und  Fresno  gelegen  haben.   402. 

Fita  518;  Fi(s)ta  446.  {Mi.  V  69): 
Ita,  kleine  Stadt  in  der  Provinz 
Guadalajara,  etiva  5  Meilen  nördlieh 
von  der  Provinzialhauptstadt. 

la  Foz.  31.  F.  I  49:  „la  Foz  ayuso 
que  debe  ser  una  hoz  {Engj)ass, 
Schlucht)  del  Jahn."'    551. 

Frontael;  die  Ausg.:  a  frontael.  Cronica 
de  reinte  reyes:     e  })asaron  (posarou) 
ose  dia  eu  Fronchales   e   otro   dia 
llegaron   a  Molina».     „El  pucblo  de 
que  aqui  se   trata   es  Bronchales., 
pueblo    de    la   provincia    de    Teruel, 
limitrofe  con  la  de  Guadalajara,  entre 
Rodenns  y   Orihuela  del  Tremedal.^ 
{M.  P.  Rev.  Eisp.    V  zu    V.  1475; 
vgl.  M.  P.  I  67   u.  Bello  II  Anm. 
zu   V.  1500.) 
Gabriel,  einer  der  drei  Erzengel.  406. 
Galve,    Cr.  G.   527  b  19:    Galbe.     Ein 
Maurenkönig,    zusammen    mit    dem 
Mauren  Fariz   vom  König  von   Va- 
lencia gegen  den  Cid  ausgesandt.  654, 
765,  769,   774. 
Galiziano,    Galicier.  2978. 


galiziaiiü,  galicisch.   1982. 

gallcgo,  galicisch.  994. 

gallizano,  galicisch.  2926. 

Gallizia,  Provinz  im  Nordtvesten  von 
Spanien.  2579. 

Gar(,'ia,  Galin  443,  740  ;  Galind  Gar(;iaz 
1996,  1999;  Galind  Garciez  3071 
{vgl.  M.  R  I  247^);  Cr.  G.^529  a  10: 
Guillem  Garcia.  Einer  der  Haupt- 
leute des  Cid:  el  bueno  de  Aragon 
740,  3071  ;  nna  fardida  lan(,'a  443. 

Garci  Ordoilcz  s.  O. 

Golgota,  der  Ort,  wo  CJiristus  ge- 
kreuzigt wurde.  348. 

Gongalez,  Diego  und  Ferrando,  von 
den  Chroniken  bald  Goncjalez,  bald 
Gomez  goiannt:  Die  Prinzen  von 
Carrion.  Sie  haben  existiert,  ent- 
stammten der  berühmten  Familie  der 
Bani  Gomez,  doch  heirateten  sie  be- 
stimmt nicht  die  Töchter  des  Cid; 
vgl.  Doxy  II,  App.  XXXIII,  Sandoval 
fol.  45  ff'.,  Huber  S.  220—29,  Mild 
245—47;  Rest.  Fr.  XIV^  {23)  u. 
XVI^  {131),  Daist,  Gr.  Gr.  396  ff. 
Für  die  Wahrheit  der  vom  Poema 
erzählten  Geschichte  treten  ein  Berg. 
V XXVII  S.  506  ff.,  Enk,  Wiener  Jahrb. 
Bd.  49  {1830)  S.  153  ff.,  Angel,  Rev. 
de  Esp.  LXXI  532—38.  1901, 
2168,  2288  u.  o.  Zur  Charak- 
teristik s.  Amador  III  190—193. 

Gonzalez;  Asur  2172;  A.Gonc —  3008, 
3373;  Assur  Gonc—  367^1,  3673; 
Cr.  G.  604  al2:  su  tio  Suer  Gongalez. 
Onkel  der  Prinzen  von  Carrion; 
vgl.  Berg.  V xxvih  S.  514. 
Goncalo,  el  coude  don  2268;  Go[n|9  — 
2441.  Vater  der  Prinzen  von  Carrion 

\      (C>.  G.  598  b  33). 

Griza    lag     vermutlich    zwischen    der 

Sierra  de  Micdes  und  San-Estevan, 

ist    heute    Jedoch    in  Jener    Gegend 

völlig  unbekannt;    vgl.  M.  P.  I  52. 

•\      2694. 

:  Guadalfaiara  446,  479,   —  fagara  518. 

1      {Mi.  IV  372) :    Guadalajara,   Ilaupt- 

\      Stadt  der  gleichnamigen  Provinz,  am 


358 


Joliannes  Adam 


Henares  gelegen,  zwischen  dem  41j40^ 
nördl.  Br.  und  3j4^  ivestl.  L.  Be- 
sitzt eine  Brücke,  die  von  Caesar 
erbaut  sein  soll. 

Guiera ;  Cr.  0.  598  a  26  u.  Änm. : 
Xurquera,  Turqnera  etc.  {Mi.  III 
265) :  Cidlera  (Sucion),  Ort  in  der 
Provinz  Valencia,  3  Meilen  östlich 
von  Älcira,  5  Meilen  südlich  von 
Valencia.    1160,   1165,   1727. 

Gustioz,  Muiio  737,  1458;  Mimo  G. 
3382;  Cr.  G.  {604  h  23):  Muno 
Guztios.  Criado  {s.  dies)  des  Cid, 
hegleitet  ihn  auf  seinen  Zügen;  s. 
auch  Amador  III  187. 

Huesca.  {Mi.  V  31) :  H.  {Usca),  Haupt- 
stadt der  gleichnamigen  Provinz,  am 
Isuela,  etwa  9  Meilen  nordöstlich  von 
Zaragoza;  hat  seit  1354  eine  Uni- 
versität.  940,  952. 

Yague,  s.  Sant  Y. 

Jeronimo,  el  obispo  don  1289,  Jher — 
1546;  {vgl.  M.  P.  I  118).  Er  tvar 
ein  Franzose  aus  Perigueux,  von 
wo  ihn  Bernard,  seit  1085  Bischof 
von  Toledo,  mit  sich  nach  Spanien 
geführt  hatte.  Ehe  er  sich  zum 
Cid  begab,  hielt  sich  Hieronymus 
nach  der  einen  Überlieferung  bei 
seinem  Landsmann  Bernard  in  To- 
ledo, nach  einer  andern  zu  San  Pero 
de  Cardena  auf,  wohin  er  auf  Bitten 
des  Königs  Alfons  vom  heil.  Hugo, 
Abt  von  Cluni,  zu  Organisations- 
zwecken geschickt  worden  ivar.  Er 
wurde  der  Beichtvater  des  Cid  und 
seiner  Familie.  Nach  der  Eroberung 
von  Valencia  {1094)  ernamite  ihn 
der  Cid  zum  Bischof  der  Stadt.  Als 
aber  die  Maurefi  die  Festung  wieder- 
erobert hatten,  wurde  er  Bischof  von 
Zamora  und  Salamanca.  Er  starb 
um  1126  im  Gerüche  der  Heiligkeit; 
vgl.  Berg.  lib.  V,  cap.  XXXVIII, 
S.  567—70;  D.  H  S.  279:  Amador 
III  188—90. 

Jesu  Christo  ( Obliquus)  Jesus  Christus. 
1624. 


Jouas,  der  Prophet.    339. 

Lazaro,  L.,  der  durch  Christus  von 
den  Toten  auferweckt  wurde.  346. 

Leon,  S2?an.  Provinz,  ehem.  Königreich, 
im  Norden  des  Landes.   1867^  1927. 

Leoues,  Bürger  des  Königreichs  Leon. 
1982. 

Loiiginos,  der  Soldat,  der  den  am 
Kreuze  Jiängenden  Christus  mit  seiner 
Lanze  in  die  Seite  stach,  um  sich 
von  seinem  Tode  zu  überzeugen.  352. 

LuzoQ,  Flecken  in  der  Provinz  Gua- 
dalajara, nach  M  P.  I  {Landkarte) 
30  km  östlich  von  Sigüenza;  M.  P. 
I  67:  „hacia  Luzön  el  arholado 
falta  casi  por  completo,  y  no  hay 
rastro  de  aquellas  moutanas  fieras 
y  grau  des  que  el  juglar  conocia 
{1491);  2653;  vgl.  auch  M.  Serrano 
y  Sanz. 

Mafomat,  Mohammed  {Schlachtruf  der 
Mauren).   731. 

Mal  Anda,  Begleiter  des  Cid,  in  den 
Chroniken  überhaupt  nicht  erwähnt. 
{M.  P.  1 249  29  .•  sohrenomh-e  comün). 
3070. 

Maria  s.  Santa  M. 

Marruecos,  Marokko.  1181,  1230, 
1621   u.  ö. 

Martin.  {3Ii.  V  422):  Zufluss  des 
Ebro,  entspringt  in  der  Nähe  von 
Montalban  und  mündet  unterhalb 
von  Escatron.    904. 

Martino  s.  Antoliuez. 

Mata  de  Toranz  s.  Torangio. 

Medina;  Cr.  G.  595  bl3:  Medina, 
595  a  21:  Medinacelim.  {Mi.  V458): 
Medinaceli ,  Departementshauptstadt, 
am  Ufer  des  Jahn,  in  der  Nähe 
seiner  Quelle,  etwa  3 — 4  Meilen 
nordöstlich  von  Sigüenza.  1451, 
1466  etc. 

Melchior,  Gaspar  u.  Baltasar,  die  bibl. 
drei  Könige  aus  dem  Morgenlande. 
337. 

Miedes,  sierra  de  M.  {Mi.  VI  27.) 
Eine  Bergkette  in  der  Nähe  der 
Stadt  Gliedes,  Provinz   Guadalajara, 


Übersetzuug  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid 


359 


etwa  7  Meilen  nordivestlich  von 
Sigüenxa.    415,  2692. 

Miuaya  s.  Albarfanez. 

Mol  in  a.  {Mi.  VI  64):  M.  de  Aragon, 
kleine  Stadt  in  der  Provinz  Gua- 
dalajara, etwa  8  Meilen  südsüdwest- 
lich von  Catalagud.   867,   1463  etc. 

Moncjou.  [Mi.  VI  130):  Mo7izonyPan, 
kleine  Stadt  am  Cinca,  etwa  12  Meilen 
ostnardöstlich    von    Zaragoza.    940. 

Mont  AI  van  {Mi.  VI  97  fjvj)-  Mont- 
alban,  Kastell  im  Tal  von  Yerrij 
Bezirk  Esirella,  Provinz  Navarra. 
952,   1089. 

Montes  Claros  {1)  1182.  Reycs  de  los 
M.  C.  wurden  von  den  spanischen 
Historien  die  Almoliaden  genanyit, 
die,  aus  Marokko  kommend,  der 
H&tr Schaft  der  Älmoraviden  in  Spa- 
nien ein  Ende  machten  {1148);  vgl. 
Bello  II 247J48:  in  1182  lies:  auye 
guerra  tan  grand  {Cronica  de  reinte 
reyes:  ,,.  .  .  e  no  vino  el  rey  de  los 
almoravides  a  soccorrer  los  porque 
avie  guerra  cou  el  sefior  de  los 
Montes  Claros";  vgl.  M.  P.  Pev.Hisp. 

V  zu    V.  1182). 

Montes  Claros  {2)  2693.  M.  P.  I  57: 
„Die  M.  C.  könnten  entweder  eine 
Verlängerung  der  noch  heute  so  ge- 
nannten Berge  in  der  Provinz  Gua- 
dalajara sein,  oder  sie  haben  viel- 
leicht —  der  Name  findet  sich  öfters 
—  nördlich  von  Miedes  auf  Caracena 
zu  gelegen'^. 

Mout  Mayor,  Ortschaft,  deren  Vor- 
steher Marlin  MuTioz  war.   738. 

Mont   Kreal.     1186    Mon     Rreal    {Mi. 

VI  90):  Monreal,  befestigte  Stadt, 
etwa  7  Meilen  südlich  von  Daroca. 
863,   1186. 

Munoz,  Felez  (vgl.  M.  P.  I  227);   Cr.  G. 

529  all:  Feliz   Mnunoz.    N'e/f'e  des 

Cidj  begleitet  ihn  auf  seinen  Zügen. 

741,  2618  lt.  ö.;  zur  Charakteristik 

vgl.  Ämador  III  186 j  7. 
Munoz,  Martin  738;  M.  Munoz  1992, 

3068.    Begleiter   des   Cid,    Vorsteher 


der  Ortschaft  Mont  Magor  (738), 
3  Meilen  von  Coimb)-a  {Portugal). 
Murviedro  {Mi.  VI  201):  M.  {Muri- 
veteres)  am  Flusse  gleiclien  Namens, 
2  Meilen  vom  Meere,  etwa  3^1 2  Meilen 
nördlich  von  Valencia,  auf  dem 
Platze  des  alten  Sagunt  erbaut.  1095, 
1101   etc. 

Navarra,  ehem.  spanisches  Königreich. 
1187,   3395  u.  ö. 

Navas  de  Palos  401;  so  nach  Baist 
Lt.  1880,  Bello,  Lid  f.,  M.  P.  P., 
Cr.  G.  524  bl7:  Nava  de  Palos. 
Heute  Navapalos,  9  km  südöstlich  von 
Alcobiella,  auf  dem  linken  Ufer  des 
Duero  {vgl.  M.  P.  I  45). 

Oiarra,  Abgesandter  des  Prinzen  von 
Navarra.  3394,  3417,  3422;  s.Anm. 
zu  3392—96  in  der   Übers. 

Onda  1092.  1109;  Ondra  1327  {M. 
P.  P:  Onda).  3Ii.  VI  317:  0. 
{Oronda),  Ort  im  Bezirk  Peniscola, 
etwa  8  Meilen  nördlich  von  Valencia 
und  3  Meilen  von  der  Küste. 

Ondra  s.   Onda. 

Ordonez,  Gar(,-i  0.  1345,  3553,  don 
Garcia  1836,  1859.  Das  Poema  ver- 
wechselt zwei  Leute  gleichen  Namens 
miteinander:  der  eine,  ein  Prinz 
von  königlichem  Geblüt,  der  im 
Dienste  des  Mauren  Abdallah  von 
Granada  stand,  ivurde  bei  Cabra 
vom  Cid,  der  im  Auftrage  Älfons' 
für  Motamid  von  Sevilla  kämpfte, 
besiegt  {1080);  der  andere  war  Graf 
von  Najera,  hatte  am  Hofe  Alfotis'  VI. 
grossen  Einfluss,  war  ebenfalls  ein 
Feind  des  Cid.  Er  v-ird  im  Poema 
„el  Crespo  de  Grauon"  {Hs.  Granon) 
genannt,  sei  es  wegen  seines  krausen 
Schnurrbarts  oder  nach  einer  Ort- 
schaft, die  ihm  nachiveislich  gehörte. 
Vgl.  Dozy  II  115 \  16,  Müd  243, 
R.  G.,  Bello  II  286187,  Angel 
LXXIII  34L 

Peydro  .s.   San   Pero. 

Pelayet,  Gomez,  Anltänger  der  Prinzen 


360 


Joh.annes  Adam 


von  Carrion,  loahrscheinlich  Ver- 
tvandter  derselben.  3457. 

Pena  Cadiella  1164,  1330;  Peua  C. 
1163;  Cr.  G.  593  h40:  Penna  Cab- 
diella.  Nach  D.  H.  kleiner  Weiler 
oder  festes  Schloss  in  der  Ebene  von 
Valencia. 

Per  Abbat,  der  Kopist  des  Poema. 
Abbat  ivird  allgeinein  jetzt  als  Eigen- 
name angesehen.  Bello  II  303:  ,,  A. 
es  aqui  apellido  como  lo  da  a  conocer 
la  apocope  del  nombre  propio  qiie 
solo  se  verifica  en  semejantes  easos. 
Si  este  sujeto  fuera  abad  de  algun 
monasterio,  se  llarnaria  Pero  o  Peiro^ 
i  aun  era  natural  que  se  llamase 
don.''      Vgl.  M.  P.  I  17.    3731. 

Pero  Mudo  s.  Pero  Vermuez  3302, 
3810. 

Pinar  de  Tevar  912,  999;  en  Tevar 
e  el  Pinar  971  {Lidf.:  eu  T.  de!  P.; 
C.  Lt.  97:  ea  T.  e[n]  el  p.  oder 
en  el  p.  de  T.)  971 ;  Cr.  G.  532  a  9: 
Touar.  —  Wald,  der  seinen  Nainen 
von  seinem  Pinienreichtum  hatte,  lag 
wahrscli.  unfern  von   Teruel. 

Portogales,  Portugiese.    2978. 

Quinea^  calzada  de  Q.  Hochstrasse,  die 
der  Cid  passiert  auf  dem  Wege  von 
Alcobiella  nach  Figeruela.  Nach 
M.  P.  I  43  und  Landkarte:  3  km 
östlich  von  Älcnbilla,  heute  ,.la  Cal- 
xada'-^  genannt,  schneidet  senkrecht 
den  Duero.    400. 

Rrachel  e  Vidas;  Cr.  Gen.'.  Bipdas 
{523  b  44),  Uidas  (593  .b  8),  Vidas 
{594  a  33).  Zwei  Juden  aus  Burgos, 
die  dem  Cid  auf  zwei  verschlossene 
Kisten  600  Mark  borgest.  89,  1431 
u.  ö.;  s.  Anm.  zu  1436  in  der 
Übers. 

Kernond,  el  conde  den;  Cr.  G.617  b27: 
el  c.  don  ßemont  de  Tolosa  et  de 
Saut  Gil  de  Proiiencia.  Er  ist  der 
Onkel  des  Grafen  Anrrich  (s.  dies), 
aus  dem,  fürstl.  Hause  von  Bour- 
gogtie,  nahm  teil  an  der  Belagerung 
von     Toledo,     erhielt     eine    Tochter 


Alfons'  VI.,  Dona  Urraca,  zur 
Frau.  Er  war  der  Vater  König 
Alfons'  VII.,  der  sich  1035  den  Titel 
^Emperador-^  beilegte;  vgl.  D.  H. 
S.  300.  3002,  3036  u.  ö. 

Remont  Verengel  998,  3195,  den  R. 
975,  1009  etc.;  Cr.  G.:  Remou 
Bereuguiel  {532  b  46),  Remont 
Berenguel  {533  b  5),  don  Remond 
{533  a  37).  Nicht  R.  V.,  sondern 
sein  Bruder  Berengar  Ranion  III., 
gleichfalls  Graf  von  Barcelona^  wurde 
der  Geschichte  nach  vom  Cid  besiegt. 

Rio  damor,  nach  D.  H.  kleiner  Zufluss 
des  Duero,  ergiesst  sich  in  diesen 
1^1 2  Meilen  Östlich  von  St.  Estevati; 
M.  P.  1 58  verweist  auf  D.  H.,  ihm 
selbst  ist  derlluss  nicht  bekannt.  2872. 

Riodovirua.  Ovirna  od.  Ovierna  ist 
ein  kleiner  Ort  im  Norden  von 
Vivar,  am  gleiehnatnigen  Flüsschen, 
das  sich  in  den  Arlanzon  ergiesst. 
Die  Familie  des  Cid  soll  hier  Meiereien 
besessen  haben;  vgl.  Bello  II  291. 
3379. 

Rrodrigo  s.   Cid. 

Roma,  Rom.  341. 

Ruy  Diaz;  Hs.  in  912  Roy  D.  nach 
M.  P.  P.:  vgl.  M.  P.  1 17o\^:  s.  Cid. 

Sabastian  s.  San  S. 

Salvadorez,  Albar  443,  739,  1999; 
Alvar  Sa[l]v—  1994  ;  nach  der  Cr.P. 
cap.  H  Bruder  des  Martin  Antolinez 
und  Neffe  des  Cid.  Er  tvird  von 
den  Mauren  vor  Vale?icia  gefangen 
genommen  {V.  1681).  Über  seine 
Befreiung,  von  der  das  Poema  nichts 
berichtet,  vgl.  Cr.  G.  598  a  34  ff. 

Salon  (i¥.  VI  88):  Jalon;  er  entspringt 
in  der  Sierra  Ministra,  eine  Meile 
von  Medinaceli,  Provinz  Soria,  durch- 
quert den  Distrikt  von  Calatayud 
und  ergiesst  sich  in  den  Ebro,  etwa 
25  km  oberhalb  von  Zaragoza.  577, 
589  etc. 

San  Qalvador,  nach  Bello  II 282  berühm- 
tes Heiligtum  in  Oviedo  (Asturien). 
2924. 


Übersetzung  uud  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid 


361 


Saucho,  el  abbat  don  S.  Nach  dem 
Pocma  Abt  des  Bcncdiktinerkloslers 
Cardena.  In  Wirldichkcit  ivar  da- 
mals San  Sisebiäo  Abt,  der  1085 
starb,  nachdem  er  das  Kloster  2 5  Jahre 
geleitet  hatte;  sein  Coadjutor  hiess 
Sebastian,  dieser  starb  1082 ;  s.  21. 
P.  40.    237,  243  etc. 

San  Fagunt.  {Mi.  VII  498  (vj)-  San- 
Facundo  in  der  Provinz  Palencia, 
5  Meilen  von  Eeynosa.  Alfons  VI. 
hatte  eine  Vorliebe  für  diesen  Ort, 
wo  er  den  Heiligen  Factoidus  wid 
Primitiviis  eine  Kirche  erbaut  hafte. 
Er  wurde  auch  hier  begraben,  icie 
er  schon  29  Jahre  vor  seinem  Tode 
bestimmt  hatte;  vgl.  Roderici  Tole- 
tani  Chronicon  lib.  VI  cap.  XXXV 
und  Sumario  de  los  reyes  S.  30. 
1312,   2922. 

San  Pero  240;  Sau  Peydro  363;  der 
Jieil.  Petrus,  Schutxjyatron  des  Klosters 
Cardena.   —   S.  auch  Cardeiia. 

Sau  Sabastian,  der  heil.  Sebastian.  341. 

San  Servau,  ein  Schloss,  das  südlich 
von  Toledo,  auf  dem  andern  Ufer 
des  Tajo,  lag.  Nach  der  Einnahme 
von  Toledo  hatte  Alfons  VI.  es  ivieder- 
auf  bauen  lassen  und  den  Benediktiner- 
mönchen gegeben,  die  der  Legat 
Richard  aus  seinem  Kloster  Saint- 
Victor  de  Marseille  kommen  Hess. 
Später  wurde  es  in  eine  Festung 
verwandelt,  ist  jetzt  nur  noch  eine 
Ruine,  bekannt  unter  dem  Namen 
Castillo  de  San  Cervantes;  vgl.D.  II.  u. 
Amador  I1I160,  Anm.l  3047,3102. 

Santa  Maria  (7)  die  heil.  Maria  273, 
282;  S.M.Madre  1267,  1637,  1654; 

—  (2)  Kirche  in  Burgos  52,  215,  822; 

—  {3)  Kirche  in  Valencia,  ursprünglich 
Moschee.   1668,  2237: 

—  {4)  Santa  Maria  (d'Alvarrazin). 
Mi.  I  70.-  Albarrracin  {Lobetum), 
Departementshauptstadt,  etliche  20 
Meilen  südsüdöstlirJi  von  Zaragoza. 
Sie  hat  ihren  Namen  von  dem 
Maurenkönig   Ibn-Razm,    der   einst 


dort  herrschte;  vgl.  Dozy  II  77; 
Cr.  G.  565  a  8,  572  b  18.  1462, 
1475,   2645. 

Saut  Estevan.  {Mi.  VII  403):  San  E. 
de  Goimax,  kleiner  Ort  am  Duero, 
Provinz  Soria,  etwa  10  Meilen  süd- 
ivestlich  von  Soria  und  17  Meilen  süd- 
südöstlich von  Burgos.  Das  Schloss 
G.,  das  der  Reihe  nach  von  Christen 
und  Mauren  bewohnt  ivor'den  war, 
nahm  Ferdinand  I.  1059  ein;  seit- 
dem blieb  es  den  Spaniern.  397, 
2696,  2813  etc.;  S.  de  Gormaz 
2843;  in  2875  Irrtum  des  Kopisten 
für  einfaches:  Gormaz  {Ort  ober- 
halb des  Knies,  das  der  Duero  im 
Gebiet  von   Osma  bildet). 

Saut  Yague  {vgl.  M.  P.  I  205^})  der 
Apostel  Jakobus  1 1 38, 1690;  {Schlacht- 
schrei der  Mannen  des  Cid)  731; 
Sant  Yaguo  =  Santiago,  Haupt- 
stadt der  Provinz  Galicien.  2925, 
2977. 

Sarago^a.  Zaragoza  { Caesarea  Augusta), 
uralte  Stadt  am  Ebro,  zwischen 
42141^  nördl.  Br.  und  IJO^  ivestl.  L., 
bekannt  durch  zahlreiche  Belage- 
rungen, Hauptstadt  der  gleichnamigen 
Provinz.    905,   941,   1088. 

Sevilla,  Hauptstqdt  der  Provinz  Anda- 
hisien,  zwischen  dem  37\38^  nördl. 
Br.  und  auf  dem  6^  westl.  L.   1222. 

Siloca.  {Mi.  V  104):  Jiloca,  entspringt 
bei  Cella,  etwa  4^/2  Meilen  nord- 
tvestlich  von  Terucl  wul  ergicsst  sich 
1000  Schritt  unterhalb  von  Calatayud 
in  den  Jahn.    625. 

Sinienez,  Yenego  3394;  Y,  Xim.  3417, 
Yuego  3422  {vgl.  M.  P.  I  245  .^]). 
Abgesandter  des  Fürsten  von  Aragon; 
s.  Anm.  zu  F.  3392—96  in  der 
Ubers. 

Sogorve  (J/i.  VIII 184):  Segorbe  {Sego- 
briga  Edet.)  kleine  Bischofsstadt  am 
Paldncia,  etwa  7  Meilen  nordwestlich 
von  Valencia;  bemerkenswert  durch 
seine  römischen  Altertümer.    644. 

Sol,   doiia  s.   Elvira. 


362 


Johannes  Adam 


Spiuaz  de  Caii  {nach  31.  P.  P.  so  die 
Hs.,  nicht  Spinar  wie  die  Äusg)  ; 
Cr.  G.  524  hl4\  Espiuaz  de  C. 
Nach  einer  Vermutung  D.  H.s  lag  S. 
(so  genannt,  da  es  wahrscheinlich 
sehr  buschreich  war),  etwa  6  Meilen 
südsüdöstlich  von  Ärlanzon;  M.  P. 
I  41  kennt  S.  Glicht  {A.  1) :  „creo 
que  este  x>unto  debe  buscarse  hacia 
la  ermita  de  Nuestra  Senora  de  los 
Plumarejos,  6  kUometros  al  Norte 
de  Hueiia  del  Rey,  entre  Ilamolar, 
Äranzo  de  Miel  y  Espinosa  de 
Cervera".    393. 

Susanna,  Santa:  die  aus  der  Bibel  be- 
kannte „keusche  Susanna'^.  842. 

Taio,  grösster  Fluss  Mittelsj^aniens, 
bewegt  sich  zumeist  zivischen  39 
u.40^  nördl.  B-.1954,  1973,  3044. 

Tamin.  Im  Poema  König  von  Valencia; 
Cr.  G.  527  a  41:  „Et  esse  rey  de 
Valencia  auie  nombre  Thamin;  pero 
dize  la  estoria  en  otro  logar  que 
Abubecar  auie  nonbre."  Es  liegt 
eine  Verwechselung  mit  Mutamin, 
dem  König  von  Zaragoza  vor.  In 
Valencia  herrschte  damals  Äbu-Becr 
ibn-Äbdalazlz  {Dozy  II  123).    636. 

Teca;  842  Tecba;  Cr.  G.:  Atecca 
{526  a  24),  Teca  {^27  a  26);  Theca 
{527  a  38).  Mi.  I  322:  Ateca  {Ala- 
cum),  2  Meilen  westlich  von  Cala- 
tayud,  am  Zusammenfluss  von  Jahn, 
Manubles  u.  Piedra.  552,571,625. 

Tellez,  Diego.  Anhänger  des  Albar- 
ffanez.  2814. 

Teruel  {Mi.  VIII  423):  T.  {Turdeto), 
\  Hauptstadt  der  gleichnamigen  Provinz, 
fischen  dem  40141^  nördl.  Br.  u. 
dem  lj2'^  westl.  L.,  am  Zusa7nmen- 
fluss  von  Guadalaviar  u.  Alhambra, 
mit  Resten  bedeutender  Baudenkmäler. 
Dieser  Ort  kommt  im  Poema  nur 
in  868  lind  911  vor;  in  den  vor- 
hergehenden Versen  stets  irrtümlich 
für:  Terrer;  Bello  II  221:  „Terror. 
Teruel  es  conocida  errata.  La  ciudad 
de  este  nombre  dista   demasiado  del 


Jahn,  a  cuyas  orillas  pasa  todo  lo 
que  aqut  se  refiere.  Terrer,  al 
contrario,  estä  sobre  este  rio  que  le 
corre  por  el  lado  del  stir  i  tiene  a 
Ateca  al  ocaso,  i  a  Calatayud  al 
Oriente,  a  los  cuales  se  halla  mui 
cercana,  como  lo  piden  estos  versos, 
i  se  vuelve  a  indicar  repetidas  veces"; 
vgl.  auch  M.  P.  P.  860,  I  7  ^^  und 
P.  Roca.    571,   585,   625  etc. 

Tevar  s.  Piuar. 

Tizon   2727,  3153  etc.  s.  Colada. 

Tolledo  2963,  2970  etc.,  Toledo  3597. 
Hauptstadt  des  ehem.  Königreichs 
Kastilien,  am  Tajo,  südlich  von 
Madrid. 

ToranQio,  el  campo  de  T.  545,  1544; 
Mata  de  Toranz  1492;  M.  P.  I 
64J66:  „Campo  de  Taranz,  heute 
Campo'  Taranz  genannt.^''  T,  Lopez 
schreibt  auf  seiner  Karte  der  Provinz 
Soria  {1783)  Campotaranz.  Der  Ort 
liegt  wenige  Kilometer  nördlich  von 
Luzon  und  Anguita;  dass  die  eiste 
Silbe  Ta-  lautet,  ist  sicher  gestellt 
durch  Cr.  G.  526  a  17  u,  Anm..  und 
595  b  10. 

Uella,  el  conde  dou.  Der  Cr.  G. 
{617  b33:  Vela)  zufolge  einer  der 
Kampfrichter.  Nach  M.  P.  P.  hatte 
die  Hs.  des  Poema:  Fruella;  vgl.  auch 
M.  P.  Rev.  Hisp.  V  zu  Vers  3004. 

Urraca.  Die  Torre  de  dona  U.  will 
M.  P.  I  57  etwa  7  km  westlich  von 
S.  Esteban  verlegen.  2812. 

Xätiva.  {Mi.  III  471):  San  Felipe 
{Saetabis)  von  den  Mauren  Jätiva 
genannt.  Ort  im  Königreich  Valencia, 
etwa  7^1 2  Meilen  südlich  von  der 
Hauptstadt.    1165,   1227. 

Xerica  {Mi.  V  101):  Jerica,  kleine 
Stadt  i?7i  Königreich  Valencia,  etwa 
2  Meilen  ivestiich  von  Segorbe,  in 
der  Ebene  des  Palancia.  1092,  1108, 
1327. 

Ximena,  dona  239,  253  u.  o.;  d.Ximiua 
1424.  Gemahlin  des  Cid;  s.  Cid 
und  vgl.  Amador  III  198199. 


Übersetzuiif,'  und  (Jlossar  dos  iiltspaniachen  Poema  del  Cid 


363 


Xücar.  {3Ii.  V 112):  Jücar,  entsprinrjt 
am  Westahhang  der  Berge  von  Al- 
barrachij  fliessi  durch  die  Provinzen 
Cuenca  und  Valencia,  ergiesst  sich 
^ji  Meile  von  Cullcra  ins  Mittelmeer. 
1228. 

Yu(.ef  1621,  1725;  Yiiceff  1850; 
Cr.  G.  596  a  22  n.  o.:  Juues.  — 
Juceph-ben-Tashfin  tvar  einer  der 
grössten  Männer  des  Islam  und  einer 


der  gefürchtelsten  Feinde  des  christ- 
lichen Spaniens.  Den  arabischen 
nistorikern  zufolge  gritndeie  er  die 
Stadt  Marokko  laid  schmückte  sie 
mit  Moscheen  mid  andern  schönen 
Bauten.  Er  soll,  100  Jahre  alt,  in 
dieser  Stadt  gestorben  sein;  vgl. 
jRomeg,  Histoire  d'Espagnc,  t.  F", 
p.  406,  und  Bello  II  247. 


Arabische  und  germanische  Lehnworte  im  Poema. 

TAteratur. 

Körting,  Lateiuisch-roirianisches  Wörterbuch  1907.     (K.) 

Dozy  et  Engelmann,   Glossiiire    des  mots  espagnols    et   portugais    derives  de 

l'arabe.    Lcyde  1860.     (D.) 
Eguilaz  y  Yanguas,  Glosario  etimolögico  de  lag  palabras  espanolas  de  orlgen 

oriental.    Granada  188(3.     (Eg.) 
Goldschmidt,     Zur    Kritik     der    altgermanischen     Elemente    im    Spanischen. 

Lingen  1887.    (G.) 
Goldschmidt,    Germanisches  Kriegswesen  im    Spiegel    des  romanischen  Lehn- 
wortes.   (Beiträge    zur  romauischen    und    englischen  Philologie,    Festgabe 

für  W.  Förster,  Halle  1902.     (G.  II.) 
Mackel,   Die  germanischen  Elemente   in   der  französischen  und   provenzalischen 

Sprache.    (Franz.  Studien  VI,  1—200.)     (M.) 
Diez,  Etymologisches  Wörterbuch. 
Baist,  Rom.  Forschungen  IV,  1891,  S.  315—422. 
Jungfer,     Über   Personennamen    in    den    Ortsnamen    Spaniens    und  Portugals. 

Berliner  Gymn. -Programm.     Ostern  1902.     (J.) 

Arabische  Lehnworte. 

Eine  Gruppierung    ist  bei   der  verhältnismässig    geringen  Anzahl   der  arabischen 

Lehuworte  kaum  lohnend;    es    genügt    vielleiclit  zu  bemerken,  dass  es  sich  etwa 

bei  der  Hälfte  um  Ausdrücke  aus  dem  Kriegswesen    handelt,    dass  einige  andere 

Wörter  zur  Bezeichnung  von  Stoffen,  bezw.  Kleidungsstücken  dienen. 


adagara  Eg.   42;  D.  41. 

afe?   .s.    Gl. 

aguazil  Eg.   6!J;  D.  129;  K. 

alarido    Eg.    93;     D.     120;      Baist 

S.  374;  K. 
albri<,-ia8  Eg.  118;  D.    74;    Baist;  K. 
alcayaz  Eg.  126. 
alcalde  Eg.  127;  D.  80;  K. 


alcdndara  Eg.  130;  D.  84. 
alcaria  Eg.  132,  247;  D.  86. 
alcdyar  Eg.  138;  D.  90;  K. 
alfaya  Eg.  155;  D.  133;  K. 
almofalla  I  Eg.  231;  D.  172. 
almofalla  II  Eg.  209. 
almofar  Eg.  232;  D.  170;  K. 
arriaz  Eg.  288;  D.  202. 


364 


Johannes  Adam 


atalaya  Eg.  300;  D.  200. 

atamor  Eg.  301;  ivahrsclieinlich  durch 

das  Arabische  gegangen. 
axuvar  Eg.   79;  D.   221;  K. 
azemilla  Eg.   22;  D.   33. 
barragau,   -aua  Eg.  341. 
caga  Eg.  518;  D.  359;  Batst  389;  K. 
capato  (V)  Eg.  525;  vgl.  dagegen  K. 
9enaal  Eg.  368;    D.  378;    durch  das 

Arabische  gegangen?  s.  K. 
gid  Eg.  370. 
cofia  (?)  Eg.  381;  D.  378;  nach  Diez 

u.  K.  germ. 


diuero,  durch  das  Arabische  gegangen; 
nach  Eg.  387;  D.  258.  Recht  un- 
wahrscheinlich, da  die  Entwicklung 
aus  dem  Lateinischen  durcJiaus  laut- 
gesetxlich  ist. 

fata  Eg.  397;  D.  286;  K. 

guada{l)meQi  Eg.  414;  D.  280. 

raaquila  Eg.  443;  D.   300. 

uiezqniuo  Eg.  450;  D.  314. 

rau(,-al  Eg.  470. 

xamed  Eg.   512. 


Ausser  diesen  Wörtern  gibt  es  im  Poema  noch  eine  Anzahl  arabischer 
Eigennamen,  die  des  öftern  verstümmelt  und  ungenau  wiedergegeben  werden: 
Mafomat,  Yxicef,  Bucar,  Tamin,  Avcngalvon,  Vanigomez  =  Bani  .Gomez, 
Söhne  des  G.  etc.;  eine  grössere  Anzahl  von  Chisnamen  wie  Calatayud  = 
Kalat  Ayub  [Hiobsburg);  Medinaceli  =  Mcdinacelim,  Stadt  des  Selim; 
Alcobiellaj  Alco^-eiva,   Alcoeer,   Alcaria.    Alfama,  Xätiva  etc. 


Germanische  Lehnworte. 

Die  germanischen  Lehnworte    gehören    gleichfalls    zumeist    dem  Kriegswesen   an, 
ausserdem  dienen  einige  zur  Bezeichnung  von  Kleidungsstücken. 


adobar   G.  II,   57;  K.  got.  *dubb6n. 
afontar  (onta)  G.  32;  M.,  K.  haun — . 
albergada,  albergar   G.  13;   G.  II,  50; 

K.  germ.  —  ^hariberga. 
ardido,   fardido,   ardiment    G.   64;    M., 

K.  —  hard. 
arrancada^  arrancar?  nach  Diex  I  263 

germ.  ranc;  Academie:  lat.  eruncare. 
arobdar?  s.  Rest.    Gesta. 
banda   G.   46;    G.  II,   53,   54;  K.   — 

got.  bandi. 
baudo  G.46;  G.  II,  53, 54  K.  —  got.  bandi. 
velmez  arab.  ?  germ.  ?    s.  Rest.   Gesta. 
vesa  nach  M.   P.  I.   173. 
blanco    G.  47 ;  K.  —  germ.  blanc. 
botla,  boclado,  blocadoil/. ;  Ä'.  .s.  v.  büccüla. 
burges,     esa  M. 
camiea  M.,  K. 

copla  =  gropa  ?  s.  Rest.   Gesta. 
cofia  A'.;  Diez  —  ahd.  kuppa,  kuppha. 
derancbar  Rest.    Gesta. 


escapar?  M.,    nach  K.   lat.    Ursprungs. 
escarmentar?     G.  II,   62;     Diez    IIb; 

K.  —  germ.  skirm. 
escarnecer,  escarnir    G.  17 ;    G.  II,  62; 

K.  *skirnjan. 
espuela,   espolon,   espolear,    espolonear 

G.  20,  41;  G.II,63;  K.,germ.  sporo. 
esquila  (V)  M.,    K.,    Diez:  ahd.  skilla, 

skella. 
estaca   G.   62;  K.   —  gerin.  staka. 
estribera    K.  —  germ.    Wurzel:    strip, 

strüp,  streifen. 
fardido    —   s.  ard  — 
franco    G.  47 ;  K.,  M.  —  germ,  franc. 
fresco  K.   —  germ.  frisk. 
galardon,    galardouar    G.    36;    M,,  K. 

— wiäarlaun. 
ganar?,    gauaucia,   ganado    G.17;  31., 

K.  got.  vinnan? 
gnardar,      aguardar,      agardar    G.   50; 

G.  II,  65;  K.  germ.  wardan. 


Übersetzung  und  (Jlossar  des  altspanisclien  Pooma  del  Cid 


305 


guarir   G.   50;     G.  II,    dn;     K.  gcrm. 

irarjan. 
guariiir,  giiarnimieuto,guaruizon  G.  50 ; 

G.  II.   05;   31,  K.  yerm.    warnjan. 
guena,  guen-ear  G.  43 ;  G.  II,  66;  K. 

genn.   ivirra. 
guiar  }iach  K.  (jerm.    u-^tan:     dagegen 

s.    G.   54. 
guisa     G.    50;      M.,     K.     —     germ. 

tvisa. 


yelmo   G.  14;    G.  II,   50;  K,  K.  got. 

hilms. 
raavco    (/'.  45;  M.  germ.  marka. 
rrico    G.   62;  K.  geini.  riki. 
rrobar   G.  32;  K.  gcrut.  rauh — . 
ropa  M.,  K.  —   ahd.  rouba. 
tirar?    nach   G.  42     vielleicht    gcrm.; 

nach  K.  lat.   Ursprimgs. 
tomar?    G.  26,  s.  K. 
huesa   G.  10;  M.,  K.,  germ.  hosa. 


Sodann  sind  noch  ein  yaar  Eigennamen  germanischen   Ursprungs,    wie: 

Anrieh      (M.) ,        Beitrau,       Vercngel  j       Ferrando  (G.  44),   Remont,  Rodrigo 
(Bereugar    M. ;     J.    IG),     Vernmcz         (G.  62). 
(J.    16\     Burgos,      burgalcs     (M.),  | 


Der  IVortsehatz  des  Pooma. 


Einteilung. 
l  Zeit. 
n.   Zahl,  Mass,    Geld. 

III.  Art  und   Weise. 

IV.  Ausdehnung. 

V.  Aussehen,  Farbe. 
VI.  EicJäung. 
Vn.  Natur. 

1.  a)    Gestirne,  Licht,  Wärme; 
h)  Landschaft. 

2.  Anorganische  Stoffe  und  Dinge 
{Stoff,  Werkzeug,  Instrument, 
Fahrzeug,  Kostbarkeiten) . 

3.  Organische  Wesen:  Wachseti 
{Leben  s.  unter  3Ie?isch  a). 

a)  Pflanzen, 

b)  Tiere, 

c)  3Icnsch. 

a)  Der  Mensch  und  seine 
Tätigkeiten  als  Individuum, 

ß)  der  Mensch  im  Verhältnis 
zu  seinen  Mitmenschen, 

y)  der  Meiisch  und  sein  Ver- 
hältnis zu   Gott. 

Ausnife. 
Adverbia,  Pronomina,  Präpositionen, 
Konjunktionen,  Interjektionen. 


I.  Zeit. 

compecar  anfangen,  beginnen 

enpe(;ar  anfangen,  beginnen 

fiuar  aufhören 

lieda(n)t  Alter 

sazou   Zeit 

sieglo  Jahrhimdert,  Zeit 

era  Ära 

aiio  Jahr 

mes  3Ionat 

seuaana   Woche 

dia   Tag 

—  de  dia  bei  Tage  (s.   Glossar) 

uocli(e)  Nacht 

anocb  in  der  Nacht,  nachts 

anoclieeer  Nacht  werden 

ora  Stwule,  Zeit 

— ■  uua  graut  ora  lange  Zeit 

puuto  {s.    Gl.)  Zeitpunkt 

logar  Zeit,  Zeitraum 

yvierno    Winter 
mar(;o  3Iärz 
mayo  Mai 

alba  Morgengrauen 
albores  Morgendämmerung 
amanecer   Tag  tcerden,  tagen 


366 


Johannes  Adam 


matino  früher  Morgen 
man  Morgen,  Frühe 

oy  heute 
cras  morgen 

plazo  Frist,  Ablauf  einer  Frist,    End- 
termin 


11.  Zahl,  Mass,  Geld 

uno,   im  eins,  einer 
unos  ein  paar,  einige 

—  el  uno  —  el  otro  etc.  s.  Glossar 
uuos  XV  etwa  15 

dos,  dues  zwei 

tres  drei 

9iuco  fünf 

seyS;,  seyes,  seyx  sechs 

nueve  neun 

quinze  fünfzehn 

treynta  dreissig 

cinquenta  fünfzig 

qieuto,  cieu  hundert 

dozientos  zweihundert 

trezieutos  dreihundert 

quiuientos  fünfhundert 

mill  tausend 

L  vezes  mill  fünfzigtausend 

primero  der  M'ste,  zuerst 
terc^ero  der  Dritte 
quinto  der  Fünfte 

—  qninta  ^/s  der  Beute 
diezmo  der  Zehnte 
doble  doppelt 

doblar  verdopp)eln 

medio  Mitte 

mediado  halb 

meatad   Hälfte 

enader  vermehren,  hinzufügen 

am  OS  {s.   Gl.)  beide 
entramos  beide 
algunos  einige 
poco  wenig 

menor,  menos  weniger 
mucho,  muy  viel 


mas  mehr,  am  meisten 
(de  XX  arriba  mehr  als  20) 
todo  ganz 
solo  allein 

bra^a  Klafter 

legua  Meile 

migero  Meile 

UDa  mano  eine  Handbreit 

pulgada  eine  Zollange 

espa^io  {s.  Gl.)  Raum,   Zwischenraum 

pla^a  Raum,  Zwischenraum 

dinavada   Wert  eines  Hellers 

dinero    Geld,  Heller 

aver  monedado  gemünztes   Gut 

marco  Mark 

oro   Gold 

plata  Silber 

—  vesa  {Geld-)Beutel 

peso    Gewicht 
pesado  schwer 

nombre   Zahl 

oombrar  zählen 

notar  zählen 

coutar    zählen,    aufzählen,     abzählen, 

etw.  verrechnen  auf 
cuenta  [s.   Gl.)  Berechnung 

—  non  tener  eu  c.  7iicht  zählen  können 
complido  vollzählig 

rrecabdo  Zahl,  Anzahl,   Summe 
pagar  zahlen,  auszahlen,  bezahlen 
pagarse  sich  bezahlt  machen 
pechar  bezahlen,  zurückzahlen 

partir  verteilen 

part   Teil,  Anteil 

partiyion  Anteil 

rraqiou  Anteil 

mesurar  messen  [s.  verweilen) 


Hl.  Art  und  Weise. 

guisa  Art,    Weise 
rrazon  Art,    Weise 
mafia  Art  des  Handelns 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poema  del  Cid 


3G7 


IV.  Ausdehnung. 

cabo  Ende,   Greiue 

tin  Ende,   Grenze 

(finar,  s.   Zeit  aufhören) 

froutera   Grenze 

nioiou  (s.  Turnier)  Grenzstein,   Grenze 

grand(e)  gross 

—  mayor  grösser 
cliico  Idein,  gering 
peqneno  klein,  gering 

—  menor,     meuos     kleiner,    geringer, 
iveniger 

largo  gross,  bedeutend 

lueugo  lang 

all on gar  länger  werden 

alto  lioch 

espesso  dicltt 

gruesso  dick^  kräftig 

—  vigor  Stärke 
rredoudo  rund 
(cosa  Di}ig,   Sache) 

V.  Aussehen,  Farbe. 

parccer  aussehen 

color  Farbe 

blaiico  weiss,  glänzend 

uegro  schwarz,  düster 

prieto  schwarz,  schwärzlich 

vermeio  hochrot 

nuevo  neu 

fresco  frisch 

—  nuevo  e  fresco  nagelneu 
claro  hell,  klar 

liupio  rein 
suzio  schmutzig 

—  untar  beschmutzen,  beflecken 

—  taclia  Fleck 

apuesto  (s.    Gl.)  schön,  stattlich 

velido  schön 

fermoso  schön 

feo  hässlich,  grausig 


VI.  Richtung. 


diestro  rechts 
siniestro  links 


parte  Seite 

de  todas  partes,  a  nulla  ])art  etc. 

—  orieut    Osten 


VII. Natur:  la) Gestirne,  Licht,  Wärme. 

muudo    Welt 
sol  Sonne 

—  exir  aufgehen 

—  apuutar  durchbrechen,  zum  Vor- 
schein  kommen  [v.d.  Sonne;  partir 
el  sol  s.  Turnier) 

tierra  Erde 
luua  Mond 
estrela   Stern 
Orient    Osten 

lumbre  Licht 

rrayar  strahlen 

rrelnmbrar  leuchten,  schimmern 

caudela  Kerze 

escaleutar  wärmen 


b)  Landschaft:  Berg,  Tal,  Wasser. 

montaiia  Gebirge 

—  fiero  wild,  unwegsam 

Sierra  Bergkette 

moute  Berg 

pena  Felsen,  Felsenveste 

otero  Hügel 

poyo  Hügel 

loma  Hügel,  Abhang 

cuesta  Abhang 

sonu)  Jiöchster  Punkt 

tierra  (s.  Mensch  ß)  Erdboden,  Gegend 

suelü  Boden 

campo  (.<?.  Kampf)  Ebene 

lafio,  laiia  Ebene 

val   Tal 

bega  Au,   Gefilde 

vergel  Lustgaiien 

liuerta   Garten,    angebautes  Land   um 

eine  Stadt  hemm 
glera   Sandebene,  Heide,  Strand 
yermo  Wüste,  Einöde 


368 


Johannes  Adam 


via  Strasse 

calzada  Hochstrasse 

puerto  Pass^   Schluclit 

caiio   Schacht,  unter irdisclur   Gang 

cueva  Höhle 

fondon    Orund,  Hintergrund 

logar   Ort,  Stelle 

mar  3Ieer 

—  salado  salzig 
rio  Fhiss 

fuent   Quelle 
nue  Wolke 

rribera   Ufer 
puent  Brücke 

2.  Anorganische  Stoffe:    Stoff, 
Material. 

Einfach. 

fierro  (s.  Kriegswesen)  Eisen 
piedra  Stein 
fuste  Holz 
arena  Sand 
agua    Wasser 

—  salado  salzig 

Künstlich. 

(feudal   Zendeltaffet,  Seidenstoff 
ciclatoii  (s.  Kleidung)  Seidenstoff 
escarin  feine  Leinwand 
raucal   feine  Leinwand 
guada(r)meQi  gepresstes  Leder 
paiio   Tuch,   Stoff 
(savana   Tuch) 
xaniet  Satin,  Seidenstoff 

Werkzeuge  etc. 

clavo  Nagel 

—  enclaveado  mit  Nägeln  versehen 
tigera  Schere 

viga  lagar  Kelterbaum 
archa  Kiste,  Kasten 


Klanginstrumente. 

atamor   Trommel 

canpaüa  Kirchenglocke 

cascavel    Glöckchen,    Schelle  {Schmuck 

für   Tiere) 
esqnila   Turmglocke 

—  clamor  Klang  der   Glocken 

—  sonar  ertönen,  widerhallen 

—  taner  läuten 


Fahrzeuge. 


barca  Barke 
nave  Schiff 


Kostbarkeiten. 

alfaya  kostbares  Material 
carboucla  Karfunkel 
oro    Gold 

—  dorado  vergoldet 

—  exorado  vergoldet 

oro  esmerado  reines,    geläutertes   Gold 
plata  Silber 


3.  Organische  Wesen. 

[Leben  etc.  s.  unter  Mensch.) 

Wachsen  etc. 

nager  gehören  werden,    sprossen    [vom 

Barte) 
creqer  ivachsen 

acrecer  hinztiwachsen,  hinzukommen 
allongar  länger  werden 
euader  vermehren,  hinzufügen 

a)  Pflanzen  etc. 

figo  [s.    Gl.)  Feige 
mirra  Myrrhe 
yerba   Gras 
rrobredo  Eichenwald 
rrama  Zweig 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspunisclien  Poema  del  Cid 


369 


Tiere. 

bestia     Tier     {allgemehi);     Reitpferd, 
irildes  Tier. 

—  fiero  ivild 
azemilla  Lasttier 

—  cargar  beladen 

adtor  (mudado)  [gonauserter)  Ilahiclit 

armino  Ilcrmclin^pelx) 

cavallo  Pferd 

corredor  Renner 

palafre  Reitpferd,   Zelter 

camelo  Kamel 

cau   Hund 

com  ei  a  Krähe 

falcon  Falke 

gallo  HaJin 

—  cantar  krähen        • 
leoa  Löwe 

—  adestrar  händigen,  zähmen 

—  rred  Käfig 
mula  Maultier 
oveja  Schaf 
gaiiado  Herde 

—  alcandara  Stange  für   Vögel 


Der  Mensch. 

a)  Der  Mensch  und  seine  Tätig- 
keiten als  Individuum. 

1.  Körper 

2.  Kleidung 

3.  Wohnung 

4.  Essen,  trinken 
.5.  Leben,  Seele 

6.  Leben,  sterben,  schlafen 

7.  Sein,  sich  befinden,  ruhen  etc. 

8.  Erwarten,     erscheinen,    zaudern, 
zurückbleiben 

9.  Bewegung 

10.  Sinneswahrnehniung 

11.  Gemütsbewegung 

12.  Mühe,  Kummer,  Elend 

13.  Wollen,  wünschen 

14.  Wagen,  versuchen,  erprohen 

15.  Tun,  arbeiten 

16.  Ordnen,  sorgen  für 

Komanische  Forscbnngen  XXXII. 


17.  verlieren,  suchen,  finden 

18.  verbergen 

19.  fehlen,  mangeln 

20.  öffnen,  scJiliessen 

21.  glauben,  hoffen,  denken 

22.  klug,  töricht 
[Habe,  Besitz  s.  unter  ß) 

1.  Körper. 

cuerpo  Körper 

carne  Fleisch  {auch  jüur.) 

tela  Häutchen 

sangre  Blut 

—  destellar  herabträufeln  [vom  Blute) 
sangrieuto  blutig 

cabe9a  Haupt 
tiesta  Kopf 
cai-a   Gesicht 
faz    Gesicht 

—  froDzido  runzlich,   faltig  [GesicJit) 

—  sudieuto     mit     Schiveiss     bedeckt 
( Gesicht) 

pelo  Haar 

oio  Äuge 

(oreiada  s.  Ehre  etc.) 

boca  Mund 

—  bocado   Bissen 
rrostro   ScJmauxe,  Maul 
labielo  Lippe 

diente  Zahn 
barba  Bart 

—  tomarse    a    la  b.     sicli    den     Bart 
streichen,  sich  in  den  Bart  greifen 

—  cout[r]alar  widerspenstig,  hinderlich 
sein  (vom  Barte) 

barbado  bärtig 
cuello  Hals 
ombro  Schulter 
pechos  Brust 
coragon  Herz 
euer  Herz 
costado   Seite 

—  acuestas  auf  den  Rücken 
copla  Kruppe 

braco  Arm 
cobdo  Ellenbogen 
mano   Hand 

24 


370 


Johannes  Adam 


nfia  Nagel,  Kralle 
ynoio,  ynoio  Knie 
pie  Fuss 

2.  Kleidung  {s.  Ausrüstung). 
guarnimiento  Kleid,  Kleidungsstück 
ropa   Gewand,  Kleidungsstück 
vestido    Gewand,  Kleidungsstück 
vestir  {ein  Kleid)  anlegen 
vestirse  sich  ankleiden 

meter  {ein  Kleid)  anziehen 
calgar  {s.  unten)    {Schuhe^  Hosen)  an- 
ziehen 
calQado  mit  Hosen  bekleidet 
parar  en  cuerpo  entkleiden 

caniisa  Hemd 

velmez    Unterkleid,    Wams 

brial  Rock,    Unterkleid 

9iclaton     {s.     Stoff)      Unterkleid     aus 

Seidenstoff 
cal9as  Hosen 
^apato   Stiefel 

porpola  2^f(^'purnes   Gewand 
sobregouel    Überrock,    Uberkleid 
(sobrepelica   Chorhemd) 
raanto  Mantel   - 
capa  Rittermantel 
peli(^on   Pelz 
piel  Pelz 
capielo  Haube 
soubrero  Hut 
banda   Saum,  Besatz 
puno  Handkrause 
presa  Schliesse  {am  Gewand) 

arreado  geputzt,  geschmückt 

3.  Wohnung:  Orf,  Gebäude. 

(^ibdad   Stadt 

casa   Ort,    Flecken,      Stadt     (s.  iveiter 

unten) 
pueblo  bewohnter   Ort,  Dorf 
villa  Flecken,  Landgut 
castiello  Burg,  Kastell 
alca(,'ar  festes  Schloss,   Zitadelle 
palayio  Palast 
rreyal  Palast 
—  cort  Hof  eines  Fürsten 


[albergada  Lager,  s.  Kriegswesen'] 

posada  Wohnung,  Herberge,  Unterkunft 

casa  Haus 

quadra  grosses   Gemach,  Saal 

camara  Zimmer 

U90  Pforte,   Tür 

puerta   Tür 

finiestra  Fenster 

canado    Vorlegeschloss,  Riegel 

coral  Hof,  Hofraum 

torre   Turm 

mouumeuto    Gruft 

molino  Mühle 

4.  Essen,  trinken. 

conducho  Lebensmittel,  Nahrung 

vianda  Nahrung^ 

pan  Brot,  Nahrung 

9evada   Gerste  {f.  d.  Pferde) 

agua   Wasser 

vino    Wei7i 

comer  essen 

9enar  essen 

(jena  Mahlzeit 

coziua  Mahlzeit,  Essen 

eafur9ion  Mahl,  Nahrung 

almorzar  frühstücken 

iantar  zu  Mittag  essen 

iantar  Mittagbrot,  Nahrung 

(bolver  las  manos) 

fartar(se)  {sich)  sättigen  {auch  flg.) 

farto  satt 

criar  ernähren 

bever  trinken 

coger  del  agua    Wasser  schöpfen 

niuesso  Bissen 

bocado  Bissen 

fanbre  Hunger 

5.  Leben,  Seele. 

vida  Leben  [s.  Leben,  sterben) 

alma   Seele 

espirital  (padre)  geistig 

6.  Leben,  sterben,  schlafen. 

(parir  gehären) 
na^er  geboren  werden 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Pocma  del  Cid 


a;j 


bivir  leben 

bivo  lebend,  lebendig 

vida  Leben, 

murir  sterben 

muerto    tot 

muert   Tod 

amorteciilo  halbtot 

passar  deste    sieglo  sterben 

ocasion   Tod  ? 

traspuesto  beiousstlos,  verwirrt 

rresu^itar  wieder erwecke7i 

rrecordar  zu  sich  kommen 

cosiment     {s.   Ol.  u.    j,denken^^)     Be- 

}  Vit  sst  sein 
sano  gesund 
canssado  müde 
folgar  sich  ausruhen 
echarse  {s.    Gl.)  sich  schlafen  legen 
dorrair  schlafen 
adormirse  einschlafen 
sonar  träumen 
eueno   Traum 
despertar  erwachen 
vigilia  Nachtwache 
[atalaya  Turmwächter] 

7.  Sein,  sich  befinden,  ruhen. 

caber  möglicli  sein,  vorhanden  sein 

ser  sein,  sich  befinden 

ser  -|-  y    xugegeti    sein,    bleiben,    sich 

aufhalten,  liegen  {von   Orten) 
estar  sich  befinden 

—  en  uno  beisammen  sein 

—  delant  zugegen  sein 

—  en    yda    im    Begriffe    sein    fort- 
zugehen 

a(,'ertar8e  zugegen  sein 
ser  sitzen 

—  assentar  zum  Sitzen  bringen 
yazer,  iazer    ruhen,    liegen,    daliegen, 

gelegen  sein 
posar  wohnen,  rasten,  sich  hinsetzen 

—  escaiio   Bank 

—  toruiuo  gedrechselt 

posada  Wohming,  Herberge,  Unterkunft, 

Aufenthalt 
niorar  bleiben,  verweilen 


morada  Aufenthalt 

—  far  la  m.  seinen  Aufenthalt  neliuien, 

bleiben 
fincar  bleiben 
fiucaii9a  Aufenthalt 
dexar  fito  stehe^i  lassen 
durar  ivähren,    dauern,    bleiben,     ver- 

iveilen,  verharren 
quedar  ruhig  sein,  aufhören 
quedo  ruliig 
soler  2^ flogen,  gewohnt  sein 


8.  Erwarten,   erscheinen,    zaudern, 

zurückbleiben. 

atender  erwarten 

esperar  erwarten,    abwarten,    auf  jem. 
ivarten 

—  vagar  Müsse 

pare(;er  erscheinen,    sich    zeigen,    aus- 
seihen 
apare(,'er  erscheinen,   sich  zeigen 
assomar  „  „         „ 

acae(,'er  sich  ereigtien,   geschehen 
conte9er  „  „  „ 

cuntir       „  „  „ 

—  sobrevienta   ÜbeirascJiung.    unvor- 
hergesehener   Vorfall 

tardar  aufschieben,  zögern 
tardarse  zögern 
detardar  zaudern,  zögern 
detener  aufschieben 

—  refl.  zögern,  stocken,  [v.   d.  Zu)ige) 
rastar  zurückbleiben,  dableiben 
rremauer        ,, 

rromane(,-er    „ 

9.  Bewegung :  Gehen,  reiten,  führen, 

trennen  etc. 

andar  geJien,    fahren,     ziehen,     mar- 
schieren etc. 
yv  gehen 

yr  de  pie  zu  Fuss  gelten 
yr  ver  aufsueJien 

yrse  fortgehen,  ivohin  gelten,   entgehen 
yda    Weggang,  Abreise 
(escapar,   fuir  .v.   Kriegswesen) 
24* 


372 


Johannes  Aäam 


exir  hinausgehen^  herauskommen,  atis- 

steigen,    vergehen  [Zeit),     aufgellen 

[Sotine] 
exida  Ausgang,  Fortziehen,  Ahnarsch, 

Auszug 
salir  s.  weiter  unten 
entrar  eintreten 
(e.  sobre  mar  in  See  stechen) 

—      hereinbrechen  (von  der  Nacht) 
entrada  Eingang 

mover  ttttnmeln  [ein  Pferd) 
ser  movedor  sich  tummeln 
mover  aufbrechen 
moverse       „ 

„  adelaut  vorwärtsriicken 

cogerse  wohin  gehen,  ziehen 
cavalgar  reiten  [s.  Krieg siveseii) 
encavalgado  Reiter 
descavalgar  absteigen  (vom  Pferde) 
ferirse  a  tierra  zti  Boden  sjmngen 
aguiiar  (cabadelaut)    dem    Pferde    die 

Sporen   geben,    eilig   reiten,    davon- 

reitcn,  tveiterreiten 
espolear  das  Pferd  anspornen 
espolou(e)ar  das  Pferd  anspornen 
espolouada  s.    Gl.  s.  v.  preuder 
correr  laufen 

corredor  flink^  schnellfüssig,  Renner 
corrida  (Probe-)Ritt 
salto  (s,  salir)   Sj^rung 

—  dar  s.  a  wohin  eilen 
dar  s.  de  fuera  hinauseilen 

—  ajna  schnell 

—  presto     „ 

—  priessa  Eile 

—  privado   eilig 

ser   presurado  es   eilig  haben 
estropegar  straucheln 
trasuochar  die  Nacht  Jdndurch  reiten 
trasnochada  Nachtritt 

veuir  kommen 

venida  Ankunft,  Kommen 

legar     wohin     kommen,      ankommen, 

herankommen,   jem.    (etw.)   nähern, 

uiohin  führen 


alegarse  herankommen,    sich    nähern, 

sich  jem.  zugesellen 
arribar  ankommen,  landen 
adeliuar  sich  wohin  begeben 
mudarse     „  „  „ 

deyeuder  herabsteigen 
decir  „ 

deprunar         „ 
levautarse  sich  erheben 
levarse  „  „ 

subir  hinaufsteigen^!  hinaufführen  auf 
puiar  con  hinaufreichen  bis  zu 

atravessar  überschreiten 

trocir    überschreiten.^   passieren,    gelten 

durch 
passar  überschreiten,  durchschreiten 
p.  por  ziehen  durch,  vorüberziehen  an, 

hinüberkommen,    verstreichen  (Zeit), 

an  jemandes  Stelle  treten 
tornar  fveiiden,  umwenden.,  zurücktreiben 
tor n  arse  zurückkehren 
tornada  Rückkehr,    Wendung 
tuerta    Wendung 

maudar  (s.  V.  dicendi)  schicken 
guiar  lenken,  leiten,  filhren 
aduzir     herbeiscliaffen ,     herbeibriugen, 
herführen,  vorführen,  hinführen  nach 
meter  eu  wohin  tun,  bringen 

—  ra.  en   somo  aufstecken 

—  pouer  en   somo  aufladen 

—  cargar  aufladen 

traer  führen,    mit  sich  führen.,  tragen 

levar  bringen,  mit  sich  führen,  fort- 
führen, fortschaffen,  ivegnehmen 

toller  ivegnehmen 

tomar  „ 

sacar  fortholen,  fortführen,  heraus- 
treiben 

rrastrar  schleifen,  nachschleppen 

—  rrastro  Spur,  Fährte 
tirar  ziehen 

partir  trennen,  entfernest,  fortführen 
partirse  scheiden,     sich  entfernen,  sich 

auflösen  (cort) 
apavtar  beiseite  führen,  entfernen 


Übersetzung  und  (ilossar  des  altspunisclien  Pooina  del  Cid 


873 


apavtarse  beiseite  treten 

—  apart(e)  beiseite,  abseits 

—  fazer  a.   beiseite  schaffen 
departarse     sicJi     trennen,     sicJi    ent- 
fernen 

departi(,'iou  Abschied 
espedirso  »ich  verabschieden 
cspediiniento  Abschied 
fuitarse  sich  fortstehlen 

taiar  schneiden 

—  taiador  schneidig,  scharf 
rraer  spalten,  xerspalten 
messnr  {dir  Ilaare)  ausreissen 
soltar  löse)i,  loslasseti 

—  s.  la  missa  die  Messe  beenden 
librar  losmachen,  losreissen 
librarse  de  sich  entfer)ien  von 
desatarse  sicli  losreissen 
esconbrar  den  Platz  räumen 
deramar  zerstreueti 

dexar  rerlassen 
qiiitar        „ 

—  solo  allein 

salir  einen  Ort  verlassen,  hinausgehen, 
sich  entfernen,  hinausreiten,  davon- 
laufen, Jiervorkommen ;  refl.  heran s- 
kommoi,  entgehen 

—  s.  apart  beiseite  gelten 

—  apuutar  aufgehen,  durchbrechen 
{v.  d.  Sonne) 

—  quebrar  durchbrechen  (r.  d.  Morgen- 
röte) 

salida  Fortgehen,  Abreise 

—  salido    Verbannter 
escurrir  begleiten 
accoupaiiar  begleiten 
conpaiia  Begleitung,   Gefolge 
bando  „  „        Partei 
senero  einer  der  einsam,  allein  geht 
solo  allci)i 

rrecoiibrar  s.  Kricgswcsoi 

ccbar  wohin  loerfcn,   legen  {s.    GL) 

poner  aaf stellen 

p.  delant  etw.   vor  jem.  hinstellen. 

Par«^i'  r       „        V        V  n 

pararse  delant  vor  jem.  hintreten 
tender  ausbreiten,  ausstrecken 


fiucar  los  oios  en  den  Blick  heften   auf 

„     el  irostvo  den  Kopf  senken 
engramcar  (la  tiesta)  den  Kopf  schütteln 
meyer    los    orabros    mit     den  Achseln 
zucken 

10.  Sinneswahrnehmung  (s.  Körper). 

asciicliar  hören 

oyr  hören  {s.   Zusammenkunft) 

enteuder  hören,  verstehen  [s.  Klug) 

ver  seJmi 

catar  anschauen,  betrachten,  hinblicken 

mirar  sehen,  erblicken 

aver  a  oio  jem.  erblicken 

veutar  erspähen 

fincar  los  oios  eu  den  Blick  heften  auf 

—  9iego  blind 

seutir  fülden 
cosiment  Bewusstsein 

11.  Gemütsbewegung. 

avoroz  Freude 

deli(,'io        „        Wonne 

gozo  „ 

solaz  „        Vergnügen 

alegrarse  sich  freuen 

alegre  froh,  freudig 

alegria  Freude 

far  a.  Freude  zeigen 

alegreya  Freude,  F-öhlichkeit 

folgar  sich  freuen 

gradarse  de,  con  sich  freuen  über 

soiirrisar(se)  lächeln 

guego,  juego  Spass,   Scher x,  Spott 

plazer  gefallen 

—  Vergnügen,   Gefallen 
far  uu  p.    ein   V.  bereiten 
sabor   Gefallen,   Geschmack 
caer  en  s.  gefallen 

„  „  pesar  verdriessen 
a  SU  guisa  nach  Belieben 
de  voluntad  gern,  freudig 
de  grado  „  „ 

amidos   ivider    Willen 

amar  lieben 


374 


Johannes  Adam 


amor  Liebe 

far  amores  seine  Liebe  bezeigen 

querer  ivohkvollen,  lieben 

caro   lieb,   teuer 

(caridad  christliche  Liebe) 

teuer  en  an  jem.,  an  etwas  hängen 

teuer  a  mal  übelnehmen 

doler  Schmerz  empfinden 

dolor  Schmerz 

duelo        „ 

quexarse  jammern,  ivehklagen 

aquexarse  sich  beklagen,  klagen 

sospirar  seufzen 

sospiro  Seufzer 

lorar,   plorar  weinen 

quebrar  bi-echen  [v.  Herzen) 

cou solar  trösten 

piedad  Mitleid,  Erbarmen 

Sana   Wiit 

rreucura  Groll,  Verdruss,  Bekümmernis 
yra   Zorn 

ser  metido  en    yra    de    den  Zorn  je- 
mandes auf  sich  lenken 
yrado  zornig,  erzürnt 
ayrar  erzürnen 

urgulloso  stolz,  hochmi'itig 
bulidor  unruhig,  imruhiger  Kopf 

espautar  erschreckeri 

miedo  Furcht 

aver  m.  sich  fürchten 

pavor  Furcht 

aver  p.  sich  fürchten 

temer  fürchten 

tembrar  zittern,  erzittern 

tremor  Zittern 

meter  cora^on  Mut  einflössen 

rrepeutirse  bereuen 

pagar  {s.  Zahl)  zufriedenstellen,  be- 
friedigen 

pagarse  zufrieden  sein,  Befriedigung 
empfinden 


pagado  zufriedengestellt,  zufrieden 

maravilla   Wunder 

maravillarse  sich  wundem,  sich  ver- 
wundern 

maravillado  de  verivundert,  erstaunt 
über 

maravilloso  ivunderbar 

12.  Mühe,  Kummer,  Elend. 

afan  Mühe 

esfor^arse  sich  anstrengen 

enbargar  in   Verlegenheit  bringen 

cuydado   Sorge 

cueta  Sorge,  Kummer,  Bedrängnis 

Bospecha  Besorgnis,  Argwohn 

pesar  Kummer 

—  Kummer  machen,  bekümmern 
marido  bekümmert 

lazrado  roll  Kmnmer,   elend 
menguado  notleidend 
mesquino  Elender,  Bedürftiger 
(martir  s.  „der  Mensch^''  y) 
durar  erdulden,  erleiden 
endurar      „  „ 

p reu der      „  „ 

sufrir         „  „ 

13.  Wollen,  wünschen. 

querer    (s.     Gemütsbewegung)    wollen, 

wihischen 
desear  wünschen 
voluntad,  vel-  Wille 

—  de  V.  gern 

grado  guter,  freier   Wille 

—  de  gr.  gern 

sabor   Wunsch,    Verlangen,  Begierde 

14.  Wagen,  versuchen,  erproben. 

osar  wagen 

—  osado  kühn 

—  aosadas   „  av. 

—  fardido    „ 

—  ardido      „ 

treverse  wagen,  sich  getrauen 

querer  tun  wollen 

ensayar  erproben,  versuchen 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanisclien  Pocnia  del  Cid 


375 


provar  erproben 

—  traydor  provado  erwiesener  Ver- 
räter 

15.  Tun,  arbeiten. 

fazer,  far,  ter  ))iachen,  tun,  herstellen, 
ans  führen .  vollführen^  erschaffen^ 
Jiandeln 

acabar  ausführen,  vollenden 

maiia   Tun,   Art  des  Handelns 

levnntar  veranlassen 

lavor  Arbeit,  Ackerbau,  Ackerwirtschaft 

labrado  gearbeitet 

obrado  [kunstvoll)  gearbeitet 

huebra  Arbeit    [jResultat  der  Tätigkeit) 

16.  Ordnen,  sorgen  für. 

aguisar  ordnen 

—  aguisado  angemessen,  passend,  ge- 
eignet 

—  guisado  angcmessen,passcnd,  geeignet 
poner  nuevas  Angelegenheiten  ordnen 
rrecabdar    anordnen,     einrichten,     in 

Ordnung  bringen 
rrecabdo    Ordnung,   Sorgfall 
pouer  en   r.  anordnen 
far  r.  sorgeti,  Sorge  tragen 
tornar  r.   a  So^-ge  tragen  für  (?) 
incaler  [s.    Gl.)  sich  kümmern  um 

17.  Verlieren,  suchen,  finden. 

perder  el  cuerpo    das  Leben    verlieren 

[s.  perder  unier   „hdfen^) 
perdida    Verlust 
buscar  suchen 
rrastro  Spur,  Fährte 
prender  el  r.  die  Spur  aufnehmot 
fallar  finden 
mostrar  zeigen 

18.  Verbergen. 

encubrir   verbergen,   verhüllen 
ascoüderse  de  sich  verbergen  vor 
meterse    en    sich     wohin    verkriechen, 
sich  an  einem   Orte  verstecken 


19.  Fehlen,  mangeln. 

exir  ausgehen,  mangeln 
falir  fehlen  „ 

fallecer   „  „ 

falla  Fehl,  Mangel 

meuguar    fehlen,    mangeln,    sich   ver- 
ringern 
—  menguado  notleidend  {s.  Mulm) 
mingua  Mangel 

maucar  por  si  es  an  sich  fehlen  lassen 
aver  meuester  nötig  haben 

„       huebos  „        „ 

ser  „  „     sein 

vazio  leer,  Leere 
augosto  (tierra)  kümmerlich,    armselig 


20.  Öffnen,  schliessen. 

abrir  öffiien 

(;errar  schliessen,  verschliessen 

engerrar  einschlie^sen 

cubrir  bedecke?! 

descubrir  aufdecken,  biossiegen 

enbuelto  eingewicJcelt 


21.  Glauben,  hoffen,  denken  etc. 

creer  en   (fest)  glauben  an 

fiar  por  Dies  auf  Gott  vertrauen 

asmar  glauboi,  meinen 

teuer  „  „ 

t.  alguuo  por  jem.  halten  für 

tenerse  por  sich  halten  für 

rrazonarsG  por  sich  halten,  für,  sich 
hetraclden  als 

rrecabdo    Glaubwürdigkeit 

cuedar,  cuydar  denken,  glauben,  beab- 
sichtigen 

enten(,'ion   AbsicJd 

penssar  denJcen  (s.    Gl.) 

semeiar  sclieinen,  dünken 

esperar  hoffen 
esperaiioa   Hoffnung 
dubda   Zu'cifel 

—  sin  d.  unverzüglich,  ohne  Zaudern 
{s.  Sein) 


^76 


Jüliannes  Adam 


dubdan(,'a   Unschlüssigkeit,  Bedenken 

—  sines  d.  unverzüglich 

couiedir  überlegen,  nachdenken,  sinnen 

auf 
cosiment  (s.  Gl.)  Einsehen,  Verständnis 
mieiite    Gedanke 
meter  mientes  a  sein  Augenmerk  richten 

auf 
veuir  ea  niieuto  in  den  Sinn  kommen 
membravse  sich  erinnern 
oll)idar  vergessen 
(perdou,  peidouar  s.  Recht) 

22.  Klug,  töricht. 

saber    wissen,    erfahren,    etw.  können, 

verstehen 
s.  rrazon  Kenntnis  haben 
sabidor  einer,    der  etwas  weiss,    kennt 
sabor  Klugheit 
coiioscedor  verständig,  klag 
cuei'do  „  „ 

eutendido  [s.  Sinneswahrn.)  verständig, 

klug 
menbrado  verständig,  klug 
de  bueu  seso  verständig,  klug 
locura   Torheit 
torpe  stumpfsifinig 

ß)  Der   Mensch    im   Verkehr    mit 
s e i n e n  Mi tmensche n. 

{„Bewegung^    s.  u7itcr  a.) 

1.  Geschlecht 

2.  Venvandtschaft,  Freundschaft 

3.  Heirat 

4.  Gastfreundschaft,   Grass 

5.  Sitte,  Brauch 

6.  Staat,  j^olitisches  Verhältnis 

7.  Völkernamen 

8.  Herr  und  Diener 

9.  Titel,  Rang,   Stand 

10.  Zusammenkunft,  Bey'atung 

11.  Recht  und  Rechtsprechung 

12.  Schützen 

13.  Habe,    Wert,  Abschätzung 

14.  Verba  dicendi 

15.  Geben,  schenken 

16.  Verdienen 


17.  Nehmen,  empfangen 

18.  Kaufen,  verkaufen,  versehen  mit 

19.  Helfen,  nützen,  schaden 

20.  Schlagen 

21.  Kriegswesen: 

A.  Ausrüstung 

B.  Kampf 

C.  Turnier 

D.  Ehrende  Beinamen 

22.  Ehre,  Schande 

23.  Lehren,  lernen,  schreiben 

24.  Dichtung 

1.  Geschlecht. 

varon  starker,   mächtiger  Mann    [auch 

Gegensatz  zu  mugier) 
raugier  Frau,    Weib  {s.  Heirat) 
yfFante  Kind 

rrapaz  kleiner  Knabe,   Bürschlein 
niiia  Kind,  MädcJien 
natura  Natur,   Abstammung 
engendrar  zeugen.,  erzeugen 
parir  gebären 
(omne  nado   irgend  jemand) 

2.  Verwandtschaft,  Freundschaft  etc. 

padre    Vater 

madre  Mutter 

fijo  Sohn 

fija   Tochter 

f.  natural  von  der  Natur  geschenkte  T. 

[)i icht  unehelich !) 
bermauo  Bruder 
herraaua  Schwester 
sobrino  Neffe 
primo    Vetter 
prima  Base 

p.  cormana  rechte  Base 
yerno  Schtviegersohn 
cunado  Schwager 
pariente    Verwandter 
amigo   Freund 
—  eneraigo  Feind 
amistad  Freundschaft 
taiar  a.  Freundschaft  schlie.sscn 
tornar  a.    die    Freundschaft    kündigen 

(s.  Gl.  s.  V.  euemistad) 
creendero  Treuer,  Anhänger,  Vertrauter 


Übersetzung-  und  Glossar  des  altspanisehen  Poenia  dol  Cid 


pareio  ähnlich,  gleich 
eguar  glcichmachcit,  ausjJcicJioi 
pertene(,^er  gehären  xii,  ^^asse/i  xu 
estrano  fremd 

3.  Heirat. 

esposa  Braut 

velada  Ehefrau 

—  velar  Hochxcit 

parcia    Ehegefährdn 

varragaua   Kcb.su-eib 

bibda    WHur 

casar  verheiraten,  sich  verheiraten 

casamieuto  Heirat 

far  c.  heiraten 

dar  bendicioiies  trauen 

bodas  Hochzeit  (s.  o.) 

con sagrar  cou  {s.  Gl.)  sich  verschwägern 

mit 
axuvar  Mitgift 
arras  Morgengahe 

4.  Gastfreundschaft,  Gruss. 

huesped    Gast 

ospedado  Gastfreundschaft 

rre(,'ebir  empfangen,  atif nehmen 

salvar  grüssen 

salud    Gruss 

saludar  grüssen,  den  Begrüssungskuss 
gehen 

dar  paz  den  Friedenskiiss  gehen 

abrayar  umarmen 

besar  la  mano  die  Hand  küssen  (zum 
Gruss) 

omillarse  sich  demütig,  ehrerbietig  ver- 
neigen vor 

5.  Sitte,  Brauch. 

costumbre   Sitte 

liusaie   Sitte,  Brauch 

maila   Gewohnheit,  Art  des  Handelns 

soler  pflegen,  gr.irohnt  sein 

6.  Staat,  politisches  Verhältnis 

tierra  (politisch  ahgcgrrnxlcs)   Land 
pueblo    Volk  [s.  Landschaft) 
—  poblado  bevölkert 


geutc,  yeute    Volk 
rreyuo  Königreich 
rreynado      „ 
rrey  König 
rreyna  Königin 
burges  Bürger 
burgesa  Bürgerin, 
vezindad  Nachbarschaft 


7.  Völkernamen. 

Castellano  Kastilicr 
castellaiio  kastilisch 
fraiico  Franke 
galiziauo  galixisch,    Galixier 

gallizaiu)  „  ., 

moro  Maure 
niora  Maurin 
morisco  mauriscli 
portogales  Portugiese 

8.  Herr  und  Diener, 

don  Herr 

dona  Herrin 

senor  Herr,    Gebieter 

soDora  Herrin,    Oehieterin 

senorio  Herrschaft,  Gewalt 

alcayaz  Herr,   Gebieter 

(gid  Herr) 

franco  frei 

amo  Beschützer,    Wärter 

criar  ernähren 

criado   Zögling,  Diener 

criazon  DienerscJiaft 

escuellas   Gefolge  [s.  „Bewegung"'   und 

„  Venrandtschaft'-'') 
vassal(l)o    Vasall 

ser  de  als  Dienstmann  gehöisn  zu 
perlenerer  gehören,  zukommen 
servir  delaiit  jem.  persönlich  bedienen 
servirse  do  sich  jemandes  bedieneti 
rervicio   Dienst 

dar  los  omenaies  den  Treueid  leisten 
omillarse  sich  demütigen,  sich  demütig, 

ehrerbietig  verneigen  vor 
omildaii(,a  Demut,  Ehrerbietung 


378 


Johannes  Adam 


besar  la  mano  die  Hand  küsseu  {zum 

Zeichen  der   Unterwürfigkeit) 
fiel  treu 

enpara  Macht,    Gewalt 

poder         „  „ 

—  poder  können 

mas  valer  '}nehr  vermögen 

podestad  Machthaber 

mandar  regieren  {s.   Sagen) 

teuer  in  der  Gewalt  haben,  festhalten, 
behaupten 

premia  Zivang,    Gewalt 

en  mauo  de  in  der  Gewalt,  im  Be- 
sitze von 

consentir  zugeben,  erlauben 
otorgar,  atorgar  gewähren,  bewilligen 
presentar  (dou)        „  „ 

couloar  billigen 
vedar  verbieten 

merced    Gnade,  Huld 

aver  m.  a  jem.  gnädig  sein 

eutrar  en  paria   Tribut  zahlen 

„       por    las     parias    die    Tributer- 
hebung übernehmen  {s.  Kriegswesen) 


9.  Titel,  Rang,  Stand. 

enperador  Kaiser 

rrey  König 

rreyna  Königin 

yffante  Infant,  Prinz 

conde,  cueude   Graf 

yfaoQon  Edelmann 

fijo  dalgo      „ 

rricos  omues  Edelleute 

nuevas  Adel,  hohe  Stellung 

portero  Königsbote  (s.    Gl.) 
aguazil    Vezir 
peon  Infanterist 
cavallero  Reiter 

pastor  Hirt 


10.  Zusammenkunft,  Beratung. 

cort   Versammlung 

iunta  y, 

iuutar  vereinigen,  versammeln 

iuntarse  sich  vereinigen,  zusammen- 
treffen mit 

aiuuta  Zusammenktmft 

far  a.  „  Iialten 

aiuntar  sammeln,  vereinigeti 

aiuntarse  zusammenkommen 

vistas   Zusammenkunft 

poridad  Geheimnis,  geheime  Unter- 
haltung, geheimer  Plan 

delibrar  beratschlagen 

traer  una  rrazon  über  etwas  verliandeln 

conseio  Rat,  Entschluss  (s.  helfen) 

dar  c.  raten 

prender  c.  einen  Entschluss  fassen 

conseiar  raten 

acordarse  übereinkommen,  überein- 
stimmen, sich  einigen^  sich  verab- 
reden, sich  beraten,    sich   besprechen 

departir  entscheiden 

parar  festsetzen,  bestimmen 

poner  las  palabras  que  festsetzen,  dass 

oyr  beistimmen,  bestätigen  {s.  Sinnes- 
wahrnehmung) 

camear  espadas  Schwerter  austanscJten 
[zum  Zeichen  der  Übereinkunft) 


11.  Recht  und  Rechtsprechung. 

cortes  ( Gerichts-)  Versammlung 

alcalde  Richter 

parte  Partei 

maufestarse  sich  erklären,  sich  äussern 

iuvizio   Schieds-,    Urteilsspruch 

iusto  gerecht 

iurar  (par)  schwören  [bei) 

periurado  meineidig 

iura  feierliehe  Eidesleistung 

meter  las  fes   sich  eidlich  verpflichten, 

sein   Wort  verpfänden 
omenaie   Treueid,  eidliches  Versjyrechen 
oyr  beistimmen,    bestätigen    [von    den 

Richtern) 


Übersctzunjj  uml  (ilossur  des  altspanischen  Poema  del  Cid 


379 


uatural    natihiich,    rechtmässig^    ange- 
stammt 
—  ageno  fremd 

rrazou   Recht,    Billigkeit,     Rechtssache, 
Reell  tsstre  it,    Grund 

pleyto   (andar  en  pl.)  Abmachung,    Ver- 
trag, Rechtsstreit,  Handel 

acusar  anklagen,  anschuldigen 

rrcbtar        „  ^  [s.  Kriegs- 

wesen) 

derecho  Recht,  recht 

far  d.  recht  tun 

teuer  d.  recht  Juiben 

escoger    el    d.    das    Recht    aiisßtuiig 
machen 

(lezir  el  d.  Recht  sprechen 

tuerto   Unrecht 

far  t.        „  tun 

teuer  t.  a  jem.  Uhrecht  tun 

varaia  Zänkerei,   Streit 

varagar  xanken,  streiten 

desobra  {s.    Gl.)   Zank,   Streit 

bueuo  gut 

meior  besser 

meiorar  verbessern,  gut  machen 

malo  schlecht,   böse 

—   Schurke 

mal    Unglück,    Unheil  etc. 

peor  schlechter,  schlimmer 

verdad    Wahrheit 

verdadero  wahrhaftig 

vero   wahr 

leal  rechtlich,  rechtschaffen,  bieder 

meutir  lügen 

falsso  falsch 

falssedad  treulose  Absicht 

falir  betrügen 

falla   Trug,  Betrug 

—  sin  f.  s.    Gl. 
art  [s.   Gl.)  List,  Betrug 
niana  {s.  Art  u.  Weise)  List,   Schlaulieü 
criniiual    Verleumdung 
deslealtauza   Treulosigkeit 
traydor    Verräter,  verräterisch 

—  escapar  por    tr.    aLs    Verräter  her- 
vorgelien 


tragiou    Verrat   . 

ladron   Strassenräuber 

—  preuder  [s.  „Nehmen"'   u.    „Kriegs- 

u-esen"')  rauben 
mesturero  Ränkeschmied,  Bösewicht 
eutergar  ausliefern 
escarmeutar  züchtigen 
veugar  rächen 
poner  eu  cruz  ans  Kreuz  scldagen 

„      „     palo  an  den  Galgen  hängen 
confonder  [verwiiren)  vernichten 

enmendar   Genugtuung  leisten 

far  perdon  verzeihen 

perdonar  „ 

quitar  freisprechen 

quito  frei,  ledig  von  jeglicher  Ver- 
pflichtung 

soltar  freigeben,  fortlassen,  erlassen 
{Bezahlung) 

sobrelevar  bürgen,  gutstehen  für 

echar  de  tierra  verbannen 
salido    Verbannter 

—  plazo  Frist 

—  meter  en  plazo  eine  bestimmte 
Frist  festsetzen 

—  poner  plazo  a  eine  Frist  setzen  für 

dever  müssen,  sollen,   dürfen 

debdo  Pflicht 

prender  uu  d.  eine  Pflicht  übernehmen 

complir  un  d.      „        „         erfüllen 

passar  un  d.        „        „  ^ 

adebdar  auf  Kredit  nehmen 

en p e n  ar  verpfänden 

carta   Urkunde 
sellar  versiegeln 
{belohnen  s.  „Geben'*) 

12.  Schützen. 

curiar  schützen 
curiador  Beschützer 
guarir  schützen,  beschützen 
rrecabdar      „         sichern 
salvo   Sicher fieit,   Schutx 


380 


Johannes  Adam 


meter  en  s.  in  Sicherheit  bringen 

pouer  en  s.   „  „  „ 

padrino  Beschützer 

amo  Beschützer,  Wärter 

{zu  verteidigen  s.  ^^Kriegswesen") 


13.  Habe,  Wert,  Abschätzung. 

aver  haben,    besitzen 

—  Habe,  Hab  und   Out,  Besitz 
bien   Gut 

cosa  sobeiana  prächtige  Habe 
tierra  Landbesitz,  Ländereien 
onor  Landbesitz    oder  beweglicJie  Habe 

eines  Lehnsmannes 
beredad  Besitzung    [gewöhnlich  ererbt) 
heredado  einer  der  Besitzungen  hat 

—  deseredar  der  Besitzungen  berauben 
villa  Landgut 

sacar  grant  gauaucia  grossen  Reichtum 

erwerben 
rrefecho  reich,  gemachter  Mann 
rrico  reich,  angesehen 
rrictad  Reichtum 
rriqueza        „ 
alfaya  {s.  Kostbarlceiten)  etw.  Kostbares 

—  acrecer    sich    vermehren,     hinzu- 
wachsen 

abüudado  de  reichlich  verseilen  mit 

preciar  schätzen,  hochschätzen 
pre9iado  tvertvoll,  kostbar 
pre^ioso  „  „ 

apre^iar  abschätzen 

apre^iadura     abgeschätzte      Wertgegen- 
stände, wertbare   Objekte 
asmar  abschätzen,  beurteilen 
valer  gelten,  wert  sein 
valia   Wert 

valor       „        Tüchtigkeit 
prestai-   „  „ 

ser  dalgo  einigen    Wert  haben 

caboso  vortrefflich 

complido  vollkommen,   trefflich 

diüo   würdig 


gentil  edel,   trefflich 
granado  wichtig 
otorgado  prächtig,  ansehnlich 
palaqiano  (castiello)  j)rächtig,  stolz 
primo  vortrefflich 
de  pro  [s.   „Helfen^^)  vortreff'lich 
de  sazon  trefflich,  prächtig 
sobeiano  bedeutend,  gross,  prächtig 
s.  de  malo  {gut,  böse  etc.  s.   „Recht") 
ausserordentlich  schlecht 


14.  Verba  dicendi  {s.  Recht,  Beratung, 
Herr  und  Diener  etc.). 

voz   Stimme 

dar  voQes  rufen,  schreien 

—  alto  laut 
alarido    Oeschrei 

dezir  sagen,  sprechen,  erzählen,  nennen, 
heissen 

d.   saludes   Orüsse  ausrichten 

d.  la  missa  die  Hesse  lesen 

d.  de  si,  de  no  ja,  tiein  sagen 

fablar  S2)rechen 

fabla   Gespräch 

eotrar  eu  f.  eine  Unterhaltung  be- 
ginnen 

rrazon  (s.  Recht)  Wort,  Äusserung, 
Gespräch 

palabra    Wort 

—  tornar  p.  s.  unten 
lamar  rufen,  nennen 
nonbrar  nennen 
nombre  Name 

eoDtar  [s.   Zahl)  erzählen 
cautar  [s.  Tiere)  singen 
„       Gesang,    Gedicht 

demandar  fragen 
preguutar  por  fi'agen  nach 
rrecudir  antworten,  erwidern 
rrespouder      „  „ 

tornar  palabra  antworten? 

pedir  bitten 
rrogar      „ 
rruego    Bitte 


Übersetzung  und  Glossar  des  altsp.-iiiiöchen  Poeuia  del  Cid 


88i 


cometer  im  r.  eine  B.  an  jrni.  richten 

rrogador  Fürbittcr 

prometer  versprechen 

mandnr  s.  w.   unten 

gradir  danken 

gradecjer   „ 

grado  (s.   „  Wollen^)  Dank 

teuer  eu  grado  Dank  ivissen 

mer(.'ed   (.v.   „7/p/v  u.  Diener^)  Dayik 

niaudar  befehlen,  auftragen,  versprechen, 

gewähren 
maudado  Botschaft,  Auftrag 
fazer  ni.  einen  Auftrag  ausrichten 
maudadero   Bote 

mensaie  Botschaft,   Nachricht,  Bote 
menssagero  Bote 
nneva  Xeuigkeit,  Nachricht 
—   albricia  {s.    Ol.) 
rrecabdar  (s.  „Ordnen,^^)  eine  Botschaft 

ausrichten 
pregon  öffentlicher  Aufruf 
pregouar  öffentlich  ausrufen,  verkünden 

alaudare  loben,  preisen 
j;lurifficar  rühmen,  jjreisen,  verherrlichen 
gloriose  rulimreich,  glorreich 
alabarse  sich  rühmen,  prahlen 
folon  grossprecherisch 
vanidad  Prahlerei,  Eitelkeit 
rretraer  tadeln,  etiv.  vorwerfen 
uegar  leugnen 
callar  schweigen 


15.  Geben,  schenken  etc. 

dar  geben 

d.  en  den  schenken 
don,  doua  Geschenk 
dado  ^ 

condouar  schenken 
preseud  Geschenk 
preseutaia      „ 

enpresentar  xuni   Geschenk  machen 
rreuder  geben  {als  Entgelt  für) 
teuer  delant  jemandem  hinhalten,  dar- 
reichen 


far  Ulla  ofrenda  ein   Opfer  darbringen 

prestar  (.s-.    ,JIabe-^)  leihen 

eiiprestar  IciJtcn,  borgen 

quitar  überlassen 

soltar  „ 

tornar  zurückgeben 

despender  ausgeben 

despenssa  Ausgabe 

espeso  ausgegeben,  vergeudet,  verschwendet 

galardou   Belohnung,  Lohn 

galardouar  belolmen 

16.  Verdienen. 

ganar  gewinnen,  verdienen 
ganaiiyia   Gewinn,    Verdienst 
—  far  g.  s.  Kriegswesen 
mereger  verdienen 
soldada  Sold,   Lohn 
maquila  Müllerlohn,   Scheffelgeld 

17.  Nehmen,  empfangen  etc. 

prendev  nehmen,  fassen,   packen,   ent- 
gegennehmen, annehmen 
p.   per  la    barba,     por    la    rieuda     {s. 

y^Recht^^  und  „Kriegswesen^^) 
tomar  nehmen,  ergreifen 
sacar  herausnehmen,  herausholen 
rreteuer  zurückhalten,  behalten 
rre(;ebir  empfangen,  erhcdtcn,  entgegen- 

neJimen,  annelimen 
rrecoubrar  wiedererlangen 

18.  Kaufen,  verkaufen,  versehen  mit. 

couprar  kaufen 

coupra  Kauf,  Einkauf 

vender  verkaufen 

mercado  Handel 

far  un  m.  eiyien  IL  ubschliessen 

meter  cn  verwenden  auf 

abastar  versehen,  versorgen  mit 

bastir  fle      „  „  „ 

enchir  de  anfüllen  mit 

leüo  voll 

vazio  leer 

arueu^o   Überfhiss?  {s.   Gl.) 


382 


Johannes  Adam 


19.  Helfen,  nützen,  schaden  {s.  Recht). 

aiudar  helfen,  unterstützen 

huviar,  huyar  etc.    helfen,  unterstützen 

valer  helfen,  unterstützen 

dar  couseio  (s.  Zusammenkunft)  helfen, 

unterstützen 
pro  (s.   y,Hahe"')  Nutzen,    Vorteil 
aver  pro  a  je^n.  nützen 
tener   „      „     „  „ 

lazer    „      „     „  „ 

andar  en  pro  a  jem.  nützen 
provecboso  vorteilhaft 
far  recabdo   [s.   „  Ordnen^^   und  Verba 

dicendi)  nützen 
arriban(;a    Vorteil 
ser  de  dienen  zu 
librar  [s,  ^^Kriegswesen'"''  und  „Rechf"') 

befreien 
sacar  de  erretten  aus 
salvar  retten,  erretten 
salvo  de  geheilt  von 

mal  (s.  ,, Recht ^^)  Böses,   Übles,   Unlieil, 

Unglück 
yv  a  mal  ins   Verderben  geraten 
malo  schlecht,  böse,  Bösewicht,  Schurke 
mal  iogar  a  jem.  übel  77iitspielen 
traer  mal  schlecht  behandeln 
dano   Schaden 
far  un  diuero  de   d.    um  einen  Heller 

schädigen 
desfazer  vernichten,  zugrsmde  richten 
perder  verderben 
ocasion  [s.    Gl.)   Gefahr,   Schaden 

20.  Schlagen  etc. 

bater  schlagen 
maiar        „       peitschen 
(picar  s.   Gl.) 
espolear  die  Sporen  geben 
espolon(e)ar  (s.  Ausrüstung)  die  Sporen 
geben 

21.  Kriegswesen. 

a)  Ausrüstung  {s.  Kleidung). 

adobarse  sich  rüsten 

meterse  eu  armas  sich  rüsten 

guarnir  ausrüsten,  versehen  mit 


guaruirse  sich  rüsten 

guarnimiento  Ausrüstung 

guarniziou  Waffenrüstung,  Rüstungs- 
stück 

aguisamiento  Ausrüstung,  Schmuck 

loriga  Panzer 

yelmo  Helm 

casco  SturmJmube 

almofar  Panzerkappe 

cofia  Haube  {aus  Leinwand,  unter  dem 
almofar  getragen) 

—  fronzido  (s.  Körjjer)  faltig  (v.  d. 
Haube) 

moDclura  {s.   Gl.)  Helmriemen? 
cordon    Schnur    zum    Festbinden    des 

Bartes 
(jintura   Gürtel 
(9incha  Sattelgurt) 
(jingir  umgürten 
huesa  Stiefel,  holie   Gamasche 
espuela  Sporn 
espolon  [s.   „Schlagen^^)   SjJorn 

arma   Waffe 

armas     de     seual     ivapjnngeschmückte 

Waffen 
tenir  armas    Waffen  tragen,  führen 
adagara   Tartsche 
escudo   Schild 
bloca  (Schild-)  Buckel 
blocado,    boclado  gebuckelt 

—  carboucla  Karfunkel  (im  Schild) 
espada   Schwert 

e.  durador  dauerhaftes  Schwert 

e.  taiador,  dulce  schneidiges,    .scharfes 

Schwert 
espadada,  espadado  s.  Kampf 
fierro  Schwertstahl 
laao  flache  Klinge  [des  Degens) 
arriaz   Stichblatt 
ma^ana  Degenknauf 
lan^a  Lanze 

asta  Lanze,   Lanzenschaft 
astil  Lanzenschaft 
peudon  Reiter fühnlein 
sena  Fahne,  Feldzeichen 
s.  cabdal  Hauptbanner 
atamor  Trommel 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Poenia  del  Cid 


383 


siellft  Sattel 

s.  co(,era  leichter  Sattel? 

ensellar  satteln 

arzou   Sattelbogen 

rrieiida    Zügel 

arrciidar  {mit  (km   Zügel)  anbinde)i 

—  asorrendar  zügeln,  mit  dem   Zügel 
lenken 

euf'renado  gexüumt 

—  colgar  aufhängen  [das  Schwert  am 
Sattel) 

9iucha  Sattelgurt 

c.  corrediza  leicht  beweglicher   Gurt 
petral  Brustriemen   am    Pferdegeschirr 
ferradura  Beschlag,  Hufeisen 
cnbertura  Decke 


b)  Kampf. 

euemigo  Feind 
guerra  Krieg 
guerrear  Krieg  führen 
paz  Frieden 

algara   Streif-,  Plünderungszug 
batalla  Schlacht 

lid  (campal)     Kampf     Gefccld,     Feld- 
schlacht 
far  una  1.  c.  eine  Feldschlacht  liefern 
lidat  Kampf 
lidiar  kämpfen 
lidiador  Kämpe 
az   ScJdnclitreihe 
almofalla  Heer 
virtos  Heer,  Streitkräfte 
fonssado  Heer 
fuerca  „      Streitmacht 

poderes  Streifkräfte 
liueste  (veste)  Heer 
(.•aga  Nachhut 

oranes  {s.   Titel)  Mannen,  Krieger 

niesuada  [s.  yHerr  und  Diester"')  Ge- 
folge^  Truppe,    Schar 

yente,  gente  Schar,  Kriegsvolk,  Mann- 
schaft 

peon  Infanterist 

peonada  Fussvolk 

—  mezclado  gemischt  [r.  d.   Truppen) 


cavallero  {s.   ,^ Bewegung^)  Reiter 
cavallo  Pferd 

dar  salto    en  el   c,    sielt    aufs    Pferd 
schwingen 

—  asorrendar  zügeln^   )nit  dem   Zügel 
lenken 

cavalgar  reiten 

encavalgado  Berittener^  Reiter 

escudero   Schildknappe 

arobda  Schihbcachc,  Posten,  Voiposten 

arobdar  bewachen 

velar  wachen,  bewachen 

atalaya   Turmwächier 

quinonero  die  Beute  verteilender  Offizier 

aguazil    Vezir 

varou  Mann,  Krieger^  Held 
barnax  Heldentat 
proveza        „  (?) 

—  far  nuevas  Heldentaten  ausführen 
barragan  tapferer  Mann,  Held 

mal  b.  schlimmer   Gefährte^  Feigling 

areziado  stark,  kräftig,  mutig 

firme  fest,  stark,  energisch 

fuert(e)  kräftig,  stark 

fiir9ndo  sehr  stark 

fuer9a  Stärke,   Kraft 

valieute  tapfer 

de  valor  {s.  Habe)  tapfer 

caboso  heldenhaft,  Held 

ardido   fardido  kühn 

(fardida  lan(,'a  kühner  Degeyi!) 

ardiment  Mut,  Entschlossenheit 

enfuerQO       „  „ 

osado  kühn 

aosadas  av.  kühn 

apareiar  rüsten 

apre(s]tar    „        (^) 

arraarse  sirli  rüsten 

desarmado  oluie    Waffen,  unbewaffnet 

vestir  las  armas  sich  rüsten 

entrar  en      „  „  „ 

adobarse  „  „ 

aguisado  {s.  „Ausrüstung^)  ausgerüstet 

campo   Schlachtfeld,  Kampfplatx 
albcrgada  Lager 


384 


Jobannes  Adam 


albergar  sich  lagern 

posadas  Lagerj)lät%e 

far  la  posada  sich  lagern 

posar  ,.  „ 

iazer,   iazerse      „  „ 

poblar  besetzen,  sich  festsetzen 

tienda  Zelt 

t,  cabdal  Feldherrnzelt 

fincar  las  tiendas  die  Zelte  aufschlagen 

coger     „      „  „      „      abbrechen 

teudal  Zeltstange 

estaca  PfaJd 

—     sufrir     aufrechthalten     [von     den 

Pfählen  als  Stützen  des  Zeltes) 
cuerda  Zeltschnur 
carcava  Schanzgraben 

celada  Hinterhalt 

aguardar  beobachten,  beivachen,  umchen 

über 
mesurar  ausspähen 
tomar  armas  zu  den    Waffen  greifen 
moverse  adelant  vorrücken 
legar  [s.   ,,Bewegimg^^)  vordringen 
eutrar  eu  az   sich  in  Schlachtordnung 

aufstellen 
entrar  eu  batalla  die  Schlacht  beginnen 
aco Stars e  a  sich  heranmachen  an,  sich 

nähern 
alarido  Kriegsgeschrei 
rroydo  Lärni^    Geräusch 
premer  (la  lan(,-a)  [die  Lanze)    senken 
abaxar      „      „  „  „  „ 

alzar  (la  sena)  [die  Fahne)   hochheben 
abra^ar    (el  escudo)     (den  Schild)    er- 
greifen 
batir  con    los    espolones    die     Sporen 

gebebt 
enclinar  las  caras    (sobre  los  arzones) 

den    Kopf    {über    den    Sattelbogen) 

neigen 
fallarse  con  stossen  auf 
cometer  angreifen 
ensayar         „ 
dar  salto  a  angreifen 
aver  salto  de  angegriffen  werden 
rrebata  plötzlicher  Angriff 
dar  r.  bedrängen 


arebata  heftiger  Angriff 

cueta  Bedrängnis 

meterse  en  eindringen  in 

iuntarse  cou  {s.  Zusammenkunft)  hand- 
gemein werden  -mit 

aiuutarse  handgemein  werden  mit 

derrauchar  aus  den  Reihen  brechen 

acorrer  zu  Hilfe  eilen,   beistehen 

acorro  Hilfe^   Unterstützung 

aiudar  unterstützen 

ainntarse  con  (s.  iv.  o.)  sich  vereinigen 
mit 

guarir  [s.   ^^  Schützen)  schützen 

enparar  verteidigen 

enpara  Schutz 

desenparar  im  Stiche  lassen,  verlassen 

ferir    liauen,    einhauen    auf ^     stechen, 

kämpfen 
ferida  Schwertstreich,  Schlag 
colpe  Hieb,  Stich 
fazer  uu  c.  einen  Hieb  versetzen 
dar   con    la    lan(,'a    einen    Lanzenstich 

versetzen 
mesurar  del  espada  {s.  w.  o.)  mit  dem 

Säbel  traktieren 
espadada  Schtverthieh 
espadado  mit  Schwerthieben  bedeckt 
abatir  niederschlagen 
encamar  aus  dem  Sattel  liehen  ? 
encamarse  zu  Boden  sinken? 
d errocar  herunterwerfen 
ecliar  a  parte  (las  carbonclas  del  yel- 

mo)  herausschlagen 
echar  defuera  herausschlagen 
rronper    (las    lan9as    efc.)    zerbreche/n, 

zerreissen 
quebrantar  zerbrechen,  zerschmettern 
quebrar  „ 

falssar  „ 

desmanchar  'xerbrechen    [die    einzelnen 

Glieder,    Maschen   des  Panzers  zer- 
reissen) 
passar  durchbohren 
foradar  „ 

matar  töten 

matau9a   Gemetzel,  Blutbad 
descabeqar  töten,  enthaupten 


Übeisetzuiig  und  Glosenr  des  altspnni'sclien  Pueui.i  del  Cid 


as5 


dclibi-ar,  töten 
desfazer  veniirJiten 
caer  fallen 

iincar  standhalten 

estar  firme  standhalten 

rretenedor     ividerstandsfähicj ,      fähig  ^ 

Widerstand  zu  leisten 
i-reconbrar  sich   wieder  sam7ncln 
barata    Vcriviirimg 
arriado  (s.    Gl.)  wnherirrcml? 
VC n 9er  besiegen 

arraiicar  hcsicgcn^  in  die  Flucht  schlagen 
ai-rancada  Xicderlage,  Sieg,   Flucht 
far  una  a.  einen  Sieg  gewinnen,   eine 

Niederlage  beibringen 
raucar  besiegen,  in  die  Flucht  schlagen 
fuir  fliehen 

esca[)ar  auch  rcfl.  entfliehen^  entschlüpfen 
couseguir  folgen 
segudar    Verfolgung 
alcanz  [s.  Gl.)   Verfolgung 
alcan(,-ar  erreichen,  einholen 

tener  belagern,  besetzt  halten 
(,;ercar        „ 
5erca  Belagerung 
eu yerr ar  einschliessen 
dar  übergeben 
ca(,'ar  erobern,  einnehnien 
prender  (s.   „Xelnnen^)    erobern,    ein- 
nehmen 
conquisto  erobert 

hcrraar  verwüsten 

taiar  {s.   ,,Bewegung^)  verwüsten 

parar  uegro  sengen  und  brennen 

rrobar  {s.   „Recht-')  plündern,   rauben 

prear  Beute  machen 

ganar  (.9.   „  Verdienen^^)  gewinnen,    er- 

bellten 
ganan9ia  Beute 
(fiera  g.  stolze  Beute) 
prender  g.  Beute  machen 
quiuta  fünfter  Teil   der  Beute    {Anteil 

des  Königs) 
rragiou  Beuteanteil 
meter  en   paria  (s.  y,Herr"^  u.  ,, Diener^) 

tribu tpfl ich tig  machen 

Romanische  Forschungen  XXXII. 


prender  {s.   w.  0.)  gefangen  nehmoi 
preso u    Gefangennahme 
tomar  a  pr.  gefangen  nehmen 
tomar  ,,  „ 

cativo,  cativa   Gefangene[r) 
guardar  bewachen 
atregar  befreien 
quitar  [s.   „Recht)  freilassen 
salir  de  cativo  aus  der  Gefangenschaft 
entlassen  werden 

c)  Turnier,  Zweikampf. 

campo  Kampfplatz 

moioues  (s.  „Äusdelmung"')  >'chra?ike7i 

tablado   Zielscheibe 

arnias  de  fuste  Holzivaffen,  Turnier- 
tvaffen 

desafiar  jem.  herausfordern 

rrebtar  (el  cuerpo)  jem.  herausfm'dern 

rriebto  Herausforderung 

fiel  Kampfrichter 

partir  el  sol  die  Sonne  verteilen  {d.  h. 
die  Lage  der  Plätze  f.  d.  Kämpfer 
bestimtnen) 

sortear  (el   campo)  verlosen 

ser  movedor  sich  tummeln 

(parada  Stillstehen,  Anhalten  eines 
Pferdes) 

iuntarse  de  cara  con  jem.  Aug'  in  Aug' 
gegenübertreten 

camear  los  cavallos  die  Pferde  aus- 
tauschen 

bien  salir  als  Sieger  hervorgehen 

d)  Ehrende  Beinamen. 

barba     coniplida    collkommcncr    Bart, 

vollkommener  Recke 
el  bueuo  der   Gute 
cavalloro  lidiador  ritterlicher  Kämpe 
caboso  Ileld 

espada  taiador  schneidiger  Degen 
(f)ardida  laii(,'a  kühner  Degen 

22.  Eiire,  Sciiande. 

baudo  Ruhm,  Atisehen 
oudra  Ehre,  Ansehen 

25 


386 


Johannes  Adam 


dar  o.  ehren 
ondranQa  Ehrung 
ondrar  ehren 

ondrarse  sich  Ehre  machen,    erwerben 
ondrado  geehrt,  ehrenwert^  rechtschaffen^ 
anseh?ilich,  stattlich,  an  Ehi'en  reich 
onor  [s.   j^Habe")  Ehre,  Ansehen 
prez  (condes  de  prez)  Ehre,  Ruhm 
entrar  en  prez  sich  Ruhm  enverben 

pro  {s.   yi Stützen^)  Ehrenmann 
claro  berühmt 

desondrar  entehren,  beschimpfen 

desondra   Unehre,  Schmach 

desonor  „  „ 

fouta  Schmach,  Schande 

tener  a  f.  als  Seh.  betrachten 

afontar  beschimpfen 

abiltar  demütigen,  herabwürdigen 

biltanga  Demütigung 

biltada  mientre  schimpßich 

enbayr  beleidigen,  angreifen 

dar  oreiadas  Schmach  antun 

escarnir  beschimpfen,  verspotten,  ver- 
höhnen 

iogado  {s.  „Helfen^)  verhöhnt,  ver- 
spottet 

süsanar  verachten,  verschmähen 

tacha  Makel,  Flecken 

verguenQa  Schande,  scJiändliche  Hand- 
lung, Scham 

envergonQar  sich  schämen 

{Schimpfnamen :) 

boca  sin  verdad  Lügenmaul 

leugua  sin  manos  Phrasenheld 

largo  de  leugua  grossmäulig 

alevoso    Verräter 

mal  cal^ado  Lumpenkerl 


23.  Lehren,  lernen,  schreiben. 

castigar  unterweisen 

ensenar  „  lehren 

latinado  einer,  der  Latein,  Romanisch 

versteht 
enssienplo  Beispiel 


far  malos  enssienplos  a   ein  schlechtes 

Beisjnel  ausüben  an 
escrivir  schreiben,  kopieren 
meter  en   escripto  aufzeichnen 

„       „     carta      etwas     aufschreiben, 

schriftlich  festlegen 
carta  {s.  „Recht^)   Urkunde 
libro  Buch 

logar  Stelle  {im  BucJie) 
letras    Wissenschaften 

24.  Dichtung. 

gesta  Heldengedicht 

cantar    Gesang,     gesungerus     Gedicht, 

Epios 
rromanz   (episches)    Gedicht 
far  un  r.  ein   Gedicht  verfassen 
copla  Abschnitt  eines  Gedichtes,  Strophe, 

Laisse,  Serie 

y)  Der  Mensch  und  sein   Ver- 
hältnis zu  Gott. 

Dios   Gott 

(D.  en  alto) 

Criador   Schöpfer 

padre  Criador   1     „      •  ■, 

„     Santo        1    Bexewhmmgen 

;;      spirital    J         f^^'   ö^« 

Christus   Christus 

Jesu  Christo  Jesus  Christus 

trinidad(e)  Dreifaltigkeit 

angel  Engel 

vertudes  himmlische  Mächte 

apostol  Ap)ostel 

martir  Märtyrer 

Santo  heilig 

Daniel,  Jonas,  Lazaro,  Longinos,  Mel- 
chior, Gaspar,  Baltasar 

Sant  Yague  St.  Jakob  [Schlachtruf  der 
Spanier) 

Santa  Maria  St.  Maria 

San  Pero,  Peydro  St.  Peter 

San  Sabastian  St.  Sebastian 

Santa  Susanna  {die  keusche)  Susanna 

Maforaat  Moliamyned  {Schlachtruf  der 
Mauren) 


Übersetzung  und  Glossar  des  altspanischen  Puema  del  Cid 


m 


Golgota 

(;ielo  Ilwimel 
parayso  Paradies 
yufieruo  Hölle 

cbristiano   Christ 

ehr i  stiaudad   Christenheit 

cbristianismo  „ 

iudio  Jude 

descreydo  ungläubig 

corouado  Priester 
obispo  Bischof 
obispado  Bistum 
abbat  Abt 
orden  geistl.   Orden 

eglesia  {s.    GL)  KircJie 
sautidad  HeHigtum 
capiella  Kapelle 
raonesterio  Kloster 
mezquita  Moschee 
altar  Altar 
grado  Altarstufe 
Cruz  Kreuz 
caudela  Kerxe 
canpana   OlocJce 
tus    Weihrauch 
sobrepeli(,'a   Choi'hemd 
corca  Hirtenstab  ? 

fincar  los  ynoios  niederknieen 

sautiguar  mit  dem  Kreuze  bezeichnen 

siuar  „        „  „  „ 

rrezar  beten 

rrogar  {s.  V.  dicendi)  beteyi 

adorar  anbeten 

orayion   Gebet 

voca<;ion    Gelübde 

missa  Messe 

dezir  la  m.  die  Messe  lesen 

cantar  la  in.   „        „       singen 

prima  Prime 

matiues  Morgengebet 

dezir  m. 

peccador  Sünder 
pecado  Süfule 


prender  los  pecados  absolvieren 
soltura  Absolution 
grant  s.    Generalabsolution 
dar  8.  absolvieren 

bende(,'ir  segnen 

bendi(,'ion   Segen 

dar  bendi(,none8  (s.  Heirat)  trauen 

valer  {s.   ,, schützen''^)  schirmen 

el  Criador  te  vala  etc. 

salvar  selig  machen 

Dios  te  salve  etc. 

encarnavion  Menschwerdung 

miraclo    Wunder 

far  vertud  ein    Wunder  wirken 

cinquesraa  Pfingsten 

Geschick,  Aberglaube. 

auze   Geschick,   Glück 
Ventura      „  „ 

ora  Schicksalsstunde 
avuero    Vorzeichen 
corneia  s.   Glossar 
acaecjer  jem.  zufallen 

Ausrufe  [s.  Interjektionen). 

(afe,  fe,  vezos  etc.  siehe  da!) 

verdad  wahrhaftig! 

per  caridad  w/n  des  Himmels  ivillen 

por  amor  de  caridad  um  aller  Barm- 
herzigkeit willen 

grado  danke,  Dank! 

gra9ias  „ 

mer9ed  Erbarmen! 

si  vos  vala  el  Criador  so  wahr  eucli. 
der  Schöpfer  scJiütien  möge. 

si  el  Criador  vos  salve  so  ivahr  ihr 
selig  werden  wollt!  Bei  eurer  Selig- 
keit! 

Adverbia. 

1.  Des   Ortes. 

aca,   a(,erca,   adelant,  adelinecho,  adeii- 
tro,  aderredor,   afuera,  ayuso,  aluen, 
alla  (ala),   alli   (ali),     aqui.     arriba, 
25* 


388 


Johannes  Adam 


atras,  cabadelant,  ^erca,  dalla,  da- 
queu(t),  delant,  dent  (.5,  GL),  den- 
tro,  derredor^  desi,  desuso,  eu  (end, 
ende),   fuera,   ynso,   suso,   traviesso. 

2.  Der  Zeit. 

a^erca,  adelant,  agora,  alguandre,  alli, 
autes  (s.  Gl.;  enantes),  aqui,  qerca, 
cras,  daqui,  desaqui,  desi,  despues, 
eston9es  {ete.),  ya,  iamas,  luego, 
uunca,  nunquas,  oy,  siempre,  tarda, 
temprano. 

3.  Der  Art  iind   Weise.    . 

abes_,  ayua,  apriessa,  assi,  atan, 
atauto,   bien. 

4.    Sonstige     Adverhia     und 
adverbiale   Wendungen. 

arriba  de,   aun,  demas,     desi,    quiyab, 
siquier;     uo,   non,    ssi;     nulla  cosa^ 
fiera  cosa. 

Adverhialxeichen :    mientre. 

Artikel  ^f.    Gl.  unter  el. 
Pronomen  personale  s.  Gl.  unter  yo. 
Pronomen  possessivum  s.  Gl  unter 

myo. 

Pronomen  demonstrativum. 

aquel,   aques,  aqueste,  el  es,   este, 

Interrogative  und  relative  Pronomina 
und  Adverbia. 

quäl,  quanto,  que,  qui,  quien;  do, 
don  (doud,  dont),  o,  onde,  poro 
porqiie. 


Indefinita. 

al,  algo,  algnno,  cada  uuo,  yaqiiauto, 
mismo,  mucho,  uada,  nadi,  uinguuo, 
nullo,  omne  uado,  otro,  poco, 
quesquier  que,  quis  cada  uuo,  seiios, 
todo,   (ullo  s.    Gl.),  UDOS. 

Correlativa. 

assi-commo;  atal :  atanto :  tal,  quäl: 
tauto,  quanto.  ■ 

Präpositionen  und  präpositional 
gebrauchte  Adverbia. 

a,  alent,  ante,  cabo,  oerca,  cou,  contra 
de,  delant,  desde,  en,  entre,  fasta 
faza,  par,  para,  per,  pora,  sin,  sines 
so,  sobre,  tras;  a^erca  de,  antes  de 
aleut  de,  apres  de,  cabo  de,  Qerca  de 
derredor  de,  despues  de,  en  antes 
de,   fuera  de  (de  f.  de). 

Konjunktionen. 

aute(s)  que,  assi,  assi  commo,  ca, 
commo  (efc.),  commo  si,  deque,  des- 
pues que,  do,  dont,  fasta  que,  mager 
(que),  mas,  mientra^que),  nin,  nin- 
nin,  0,  pora,  porque,  pues  (que),  (bya 
pues  que),  quando,  que,  si,  si  quier. 


Copula. 


e,  be,  y,   by. 


Interjektionen. 

afe,    fe,     ay  (s.    GL),     amen,     evades 
aqui,  ya.  pues. 


Breslau,   im   Dezember  1909, 


über  Ämter  und  Würden  in  romanisch  Bünden. 

Von 
G.  Pult. 


Quei  ei  miu  piau,  quei  miu  clavau, 
Quei  miu  regress  e  dretg; 
Sai  a  uegin  peiquoi  d'engrau, 
Sun  cheu  jeu  rnez  il  retg. 

A.  Huondei-^). 

Einleitnng. 

Über  die  alträtischen  Hechtszuständc  bis  zur  EinflihruDg  der  fräu- 
kisclieu  Gauverfjissuug  durch  Karl  den  Grossen  bei  Beginn  des  9.  Jahr- 
hunderts gehen  die  Forscher  in  ihren  Ansichten  weit  auseinander.  Be- 
sonders umstritten  ist  die  Interpretation  des  sogen.  „Diploms  Karls  des 
Grossen'  (gegen  774,  Mohr  I,  Nr.  10),  in  dem  der  Kaiser,  einer  Bitte 
des  Bischof»  Constantius  (den  er  zum  Rektor  über  das  rätische  Gebiet 
einsetzt)  und  des  ganzen  Volkes  entsprechend,  ihnen  die  Erhaltung 
ihrer  althergebrachten  Gesetze  und  Gewohnheiten  verspricht. 

1)  Daa  ist  meine  Wiese,  das  meine  Scheune  —  das  mein  Kegrcss  und 
Recht  —  Weiss  niemand  Dank  dafür  —  Bin  hier  selber  I\önig.  —  Einen  Teil 
des  Stoffes  zu  vorliegender  Arbeit  sammelte  ich  auf  dem  Terrain  bei  Gelegen- 
heit einer  Fusswanderung  durchs  romanische  Biindnerland  im  Sommer  1904. 
Beim  gegenwärtigen  schwachen  Widerstand  der  alten  Nomenklatur  gegenüber 
der  leider  überall  sich  breitmachenden  modernen  mag  sich  einiges  seither  ver- 
ändert haben.  —  Meine  Absicht  war  anfangs  eine  bescheidenere,  nur  auf  Ver- 
anlassung von  Prof.  Dr.  Jud,  dem  ich  viel  Anregung  verdanke,  wurde  das 
ursprüngliche  Thema  zu  dem  heutigen  erweitert.  Die  Arbeit  war  anfangs  für 
die  Festschrift  zum  XIV.  Neuphilologentag  bestimmt,  doch  fiel  sie  zu 
umfangreich  aus  und  so  ungern  ich  es  tat,  musste  ich  mich  dazu  entschliessen, 
nur  einen  Teil  davon  (bis  Cuitg,  S.  3G1 — 369  der  Festschrift)  darin  erscheinen 
zu  lassen.  Die  vorliegende  zweite  Redaktion  des  schon  erschienenen  Teiles 
unterscheidet  sich  merklich  von  der  ersten.  Das  Material  wurde  anders  geordnet 
und  so  weit  der  knappe  Raum  es  mir  erlaubte,  sorgte  ich  für  deutlicheren  Aus- 
druck und  reichlichere  Dokumentierung.  Einige  Kapitel  wurden  bedeutend  aus- 
führlicher behandelt  und  die  rätischen  Texte  grösstenteils  in  den  Noten  übersetzt. 
Möge  von  dem  Wenigen,  das  ich  biete,  einiges  auch  dem  Historiker  und  dem 
Rechtshistoriker  zugute  kommen.     Auf  einen  Teil  des  Materials  musste  ich  der 


390  G-  Pult 

Worin  bestanden  nun  diese  alten  Gesetze  und  Gewohnheiten?  Was 
hat  sich  von  denselben  erhalten?  Darüber  wissen  wir  soviel  wie  nichts. 
—  Unzweifelhaft  ist  es  aber,  dass  deutsches  Rechtsleben  in  den  Bündner 
Gemeinden  feste  Wurzeln  fasste  und  dem  später  fast  überall  wieder 
eingedrungenen  römischen  Rechte  hier  keinen  Raum  gewährte.  Nach 
Tuor  S.  84  haben  die  altdeutschen  Rechtsformen  sich  nirgends  so  rein 
erhalten  wie  im  romanisch-bündnerischen  Gerichtswesen.  Während 
sonst  der  deutsche  Einfluss  auf  die  rätischen  Mundarten  bei  weitem 
nicht  so  gross  war,  wie  viele  annehmen,  und  besonders  die  Sprache 
der  Landwirtschaft  sich  hier  reiner  erhielt  als  in  vielen  andern  Idiomen 
(s.  Kap.  Nachbarschaft),  haben  in  Bünden  meines  Wissens  viel  mehr 
germanische  Rechtsbräuche,  Ausdrücke  und  Wendungen  weiter  gelebt 
als  in  anderen  romanischen  Ländern.  Die  ganze  Volkssprache  ist  da- 
von durchdrungen  und  vom  Rechtsgebiet  gingen  diese  Formen  auch 
auf  andere  Gebiete  über.  Den  im  Laufe  der  Abhandlung  angeführten 
Belegen  für  diesen  germanischen  Einfluss  möchte  ich  hier  einige  cha- 
rakteristische Beispiele  vorausgeben. 

Zu  den  überzeugendsten  gehört  zweifellos  perdätta  Eng.,  perdefga 
Obl.  <  perducta  =  herbeigeführte,  zugezogene  seil,  persona,  welche 
Form  heute  noch  der  einzige  volkstümliche  Ausdruck  für  Zeuge  ist. 
Vgl.  Grimm  II,  492  ,^zeuge  war  jeder  freie,  der  . , .  zugezogen  wurde  . . . 
Das  wort  zeuge  selbst  leite  ich  von  nichts  anderem  her  als  von  ziehen, 
sei  mm  äer zugezogene  oder  der  ohrgezogene  gemeint"*).  Wartmann III, 
275  V.  J.  1293  ...  da  ze  gegene  waren  dise  geciuge. 

Auf  den  uralten  Usus  des  Ohrenziehens  und  der  Überreichung 
von  Geschenken  an  Knaben  bei  wichtigen  Anlässen  (s.  Grimm  I,  198) 
beruht   ohne  Zweifel   die  engad.  Sitte  des  piz   növ.   Kindern,   die    ein 


Raumveihältnisse  wegen  verzichten,  auch  war  es  mir  nicht  möglich,  ein  Ver- 
zeichnis der  zahlreichen  zitierten  handschriftlichen  Urkunden  und  Statuten  aus 
den  Archiven  mit  genauer  Titelangabe  beizugeben.  Die  Liste  der  wich- 
tigsten Abkürzungen  ist  auf  der  Schlusseite  zu  finden.  Der  Einheit  halber, 
da  ich  mehr  Beispiele  aus  Dokumenten  als  aus  der  gesprochenen  Sprache  bringe 
und  um  die  Lektüre  den  Nichtpbilologen  zu  erleichtern,  halte  ich  mich  womög- 
lich an  die  hergebrachte  Schreibweise,  ohne  jedoch  darauf  zu  verzichten,  die 
gesprochenen  Formen  phonetisch  so  genau  als  möglich  wiederzugeben.  Ich 
werde  also  den  Akzent  und  die  Länge  angeben,  offene  (o)  und  geschlossene  (e) 
Vokale  unterscheiden.  Das  gärtnerische  {tx),  (f)  von  Huonder  und  mein  (A') 
schreibe  ich  ch  für  das  Engadin,  tg  für  das  Oberland;  dem  Laut  g'  vor  a,  o,  u 
entspricht  hier  wie  in  der  gewöhnlichen  Schrift  und  im  Ital.  ^r,  g  vor  e,  i  ü  hat 
den  Wert  von  g';  für  mouilliertes  l  (l')  steht  hier  gl,  in  alten  Texten  lg;  mouilliertes 
n  («')  =  gn,  alt  ng.  s  impurum  ist  immer  palatal  mastial  =  mas'tral  etc.: 
Stimmhaftes  s  =  f. 

1)  ducere  in  diesem  Sinne  findet  sich  noch  in  reducere  >  ürdüär.    „Inua 
at  hest  ardüt?     Wohin  hast  du  dich  begeben?"  (Pallioppi.) 


über  Ämter  und  Würden  in  romanisch  Bünden  391 

neues  Kleid  bekommen,  wird  an  den  Ohren  gezwickt  (/je^^/ar  =  stechen, 
zwicken;  il  piz  =  das  Zwicken,  der  Stich  von  Insekten)  und  ein  kleines 
Geschenk  (jetzt  gewöhnlich  fünf  Rappen)  dar  piz  nöü\J.-E.  der  dajiiz 
növ  O.-E.  überreicht.  Dieses  letztere  geschieht  auch  in  der  deutschen 
Schweiz.  Das  aurem  vellere  kam  jedoch  auch  bei  den  Römern  vor 
(Grimm  I,  201)  M. 

In  der  Präposition  impS  <;  in  pede  =  statt,  anstatt,  an  Stelle  von  — 
tritt  der  Fusg  als  Symbol  der  Besitzergreifung  an  Stelle  eines  andern 
auf  (8.  Grimm  I,  196).  Die  gleiche  Form  kommt  auch  in  Oberitalien 
bei  Modena  vor  (wie  mir  Herr  Ilofrat  W.  Meyer -Lübke  freundlichst 
mitteilte). 

Vielleicht  ist  auch  mankscha  Handschuh  U.-E.  rechtshistorischen 
Ursprungs  —  aus  manicia  geworfener  Handschuh  als  Symbol  bei  Über- 
gabe von  Gütern  (Grimm  1,  210,  Note),  anderswo  meines  Wissens  überall 
durch  wanta  (guanto)  verdrängt.  —  Obl.  manetscha  bedeutet  Henkel. 

Es  sei  hier  auch  der  Name  des  Gemeindeplatzes  in  Sedrun,  Truns, 
Brigels  und  vielleicht  in  anderen  Dörfern  des  Obl.  erwähnt.  Er  heisst 
Cadruvi  <  quadrivium.  S.  v.  Maurer,  S.  38  „In  gleicher  Weise  pflegten 
auch  unsere  alten  Dürfer  und  Städte  in  Form  eines  Kreuzweges  nach 
den  vier  Himmelsgegenden  von  ihren  Hauptstrassen  durchschnitten  .  .  . 
zu  sein  .  .  ."  und  Grimm  1,  290  u.  459.  „Ter  circa  altare  ductiis  comoto 
(quomodo)  qui  in  quatrovio  esset  thingatus."  —  langobardisch,  8.  Jahr- 
hundert. Als  Symbol  der  Freilassung  wurden  nämlich  Leibeigene  bis 
zu  einem  quadrivium  geführt. 

Ausgesprochener,  römischer  Rechtssinn  bei  germanischen  Insti- 
tutionen spiegelt  sich  in  der  Rechtsgeschichte  des  Landes  und  in  der 
Sprache  wieder.  Das  deutsche  Rechts  wort  aigan,  eigen,  hat  auf 
dem  ganzen  Gebiet  bis  zur  neuesten  Zeit  das  römische  „proprium"  voll- 
ständig verdrängt  und  sich  als  Adjektiv  in  der  Alltagssprache  einge- 
bürgert: ,^nies  äyan  prä,  mP  (iig^nii  chasa'-'  (Eng.),  äg9)i  (Obl.). 

Der  rom.  Büudner  Bauer  hat  schwer  gekämpft,  um  den  dp7i  prdu 
und  den  dg9n  claidu  <  tabulatum^)  =  Heustall  vor  der  Begierde  der 


1)  U.-E.  Che  asch  fatt  cid  piz  növ  ch'iil  t'ha  datt?  Was  liast  du  mit  dem 
P.  gemacht,  das  er  dir  gegeben  hat.  Dieses  Substantiv  ist  durch  piz  (d')  növ 
zu  deuten.  Walbergs  Erklärungsversuch  49  e  und  90  d,  n  aus  dem  Adverb 
dahinoef  (Bifvun  Marc.  XIV,  179,  Juan  1,308,  Helv.  VI,  741),  Form,  die  dem  ital. 
di  bei  nuovo  entspricht  und  in  der  Bibelübersetzung  von  18G0  immer  durch 
darchb  oder  rfaHÖt-waa;^  wiedergegeben  ist,  scheint  mir  sehr  gesucht  und  lautlich 
ebenso  unhaltbar  wie  Pallioppis  Ableitung  aus  bis  novum. 

2)  Schon  im  Testament  des  Bischofs  Tello  756,  Mohr,  Cod.  I  —  tabulatum  — 
U.-E.  tablä  — ,  O.-E.  talvb,  Trast.  Sils  Eng.  §  50.  Z.  f.  rom.  Phil.  XI  clavö,  Obl. 
*tablau  ^  *tavläu  y'*talv(iu'^*tlaväic'^  claväu.  —  Vgl.  auch  den  Ortsnamen 
Tablat  bei  St.  Gallen. 


392  G.  Pult 

deutschen  Feudalherren  zu  schützen:  doch  ging  er  in  diesem  Kampfe 
als  Sieger  hervor.  Die  Unfreien  waren  hier  bedeutend  geringer  an 
Zahl  als  in  anderen  Gegenden,  wo  das  Feudalwesen  stark  ausgebildet 
war.  „Hier  gelang  es  weder  dem  fast  beständig  von  äusseren  Feinden 
bedrängten  Bistum,  noch  auch  den  weltlichen  Feudalherren  .  .  .  ihre 
Landeshoheit  in  dem  weiten  Umfange  auszubilden,  wie  anderswo.  Viel- 
mehr erhielt  sich  trotz  der  Ausbildung  des  Feudal wesens  eine  grosse 
Menge  Gemeinfreier,  welche  den  personellen  Zusammenhang,  in  welchem 
sie  zueinander  standen,  erst  aufgaben,  als  der  Sieg  über  den  Feudalis- 
mus entschieden  war,  und  auch  in  den  Gebieten,  in  welchen  dem  Bischof 
die  gräfliche  Gerichtsbarkeit  zustand,  halte  sich  der  Stand  der  Freien 
fast  intakt  erhalten,  ja  dieses  Beis^piel  blieb  nicht  ohne  Einfluss 
auf  die  nach  Hofrecht  lebenden  Unfreien."  (W.  u.  S.,  S.  6,  s.  auch 
PI.  H.,  S.  472 f.).  Trotz  alledem  haben  diese  letzteren  im  Sprach- 
schatze eine  Spur  von  sich  hinterlassen.  Familia  durch  Vermittlung 
vom  feudalen  jPrtw^7?a  =  Eigenleute  und  Hörige  eines  gleichen  Gutes 
hat  sich,  mutatis  mutandis,  auf  dem  ganzen  Gebiete  im  ursprünglichen 
Sinne  erhalten:  Famaglia^  fameglia  (Eng.),  fiimeglia  (Obl.)  bedeutet 
heute  noch  das  Gesinde  oder  beim  gleichen  Unternehmen  arbeitende 
Knechte.  Daraus  ist  meines  Erachtens  ü  famegl,  famagl^  fumegl, 
oberit.  famei  etc.  =  der  Knecht  entstanden  und  nicht  umgekehrt,  wie 
gewöhnlich  angenommen  wird^). 


1)  Trasf.  Flims,  Dec.  I,  180,  §  30  zweimal  fumelgia  dad  alp.  Trast. 
Madulain,  Ann.  XXI,  86  Famaglia  fulastaera\  Volkslied:  Ona  va  sün  chombra 
i  hiitta  yq  arhöglia  —  jj^r  fnr  ina  dustn'da,  pär  dar  a  la  fameglia  Auna,  geh 
auf  die  Kammer  —  nnd  wirf  hinunter  Erbsen  —  zu  machen  ein  Gericht  —  zu 
geben  dem  Gesinde.  —  Ein  familius  für  faniulus  ist  meines  Wissens  nirgends 
belegt.  Ducange  liat  nur  familia  =  servi,  coloni  in  praediis  rusticis  comma- 
nente.«,  Familia  Ecclesiae,  Monasterii  familia  etc.  Bei  Mohr,  häufig:  —  Curtim 
ad  Senilis  (Schule)  .  .  .  cum  tote  servitio  et  cum  tota  familia,  Mohr  I,  Nr.  137 
v.  J.  1161.  Das  Aititalienische  kennt  dieses  Kollektivum  auch:  „Famiglia  si 
disse  anticamente  per  tutti  i  servi  soggetti  a  uno  stesso  padrone"  (Riguttini  c 
Fanfani,  Vocabolario)  und  Le  cento  novelle  anticheLIII  Ja  famiglia  {de\ 
\es(io\-o)volendoli  bette".  —  Die  Mehrzahl  für  nicht  zusammengehörende  Knechte, 
auch  in  unbestimmter  Zahl,  ist  im  Kätischen  famegls  mit  s.  —  Obgleich  solche 
Sammelbegriffe  in  Bünden  auch  für  Personen  häufig  sind  {narramainta,  porcha- 
mäinta,  suddda,  Plur.  von  sudä  =:  Soldat)  und  so  beliebt  auch  das  Suffix  —  tlia 
zur  Bildung  von  CoUectiva  war  (muäglia  <^  mobilia  =:  Vieh,  niifcheglia  =  Zier- 
nüsse, arbeglia  =  Erbsen)  glaube  ich  nicht,  dass  nach  der  Feudalzeit  das  Be- 
dürfnis zur  Bildung  eines  solchen  Plurals  aus  famegl  verbanden  war  und  für  die 
Feudalzeit  ist,  wie  schon  angeführt,  keine  lateinische  Singularforra  belegt,  was 
eine  romanische  Einzahl  allerdings  nicht  ausschiiesst.  In  Anbetracht  des  An- 
geführten halte  ich  das  Kollektivum  für  die  ältere  Form  und  betrachte  den 
Singularis  als  daraus  entstanden.     Vgl.  malsuter,  mailinter  (Kartoffel)  aus  mala- 


Über  Ämter  und  Würden  in  loniani.scli  Bünden  393 

DcD  besprochcueu  fciulalen  Rechtsvcrliältuissen  dos  Luiulcs  ciit- 
sprecheu  auch  die  BeamteniiameD.  Beinahe  die  ganze  Terminologie 
der  Geriflitsgemeinden  ist  germanisch:  sie  besteht  vielmehr  griissten- 
teils  aus  romanisierten  lateinischen  Ausdrücken  des  deutschen  Feudal- 
wesens. 

Die  Namen  der  Dorfboamten  entstammen  im  allgemeinen  denjenigen 
der  Gerichte.  Nur  einer  zeichnet  sich  wenigstens  anscheinend  durch 
seine  Originalität  aus.  Er  feblt  selten  in  Urkunden,  die  nur  von  Nach- 
barschaften handeln,  tritt  regelmässig  und  mit  Entschiedenheit  auf,  so- 
bald es  gilt,  das  Dorf  zu  vertreten  und  zu  schützen,  sonst  versteckt 
er  sich.  Das  ganze  Feudalwesen  scheint  ihm  nicht  zu  behagen,  er 
weicht  ihm  lieber  aus.  Es  ist  der  bündnerisclie  Dorfmeister,  der 
cu'itg.  —  In  den  äusserst  reichhaltigen  Büchern  von  Cham))ell  (Kaetiae 
alp.  Topogr.  descriplio)  und  F.  v.  Sprecher  (Pallas  rhaetica), 
wie  in  den  grundlegenden  Forschungen  v.  Plantas  und  v.  Juvalts  und 
vielen  wertvollen  Aufsätzen  in  den  Jahresberichten  der  histor.  antiq. 
Gesellschaft  für  Graubünden  ist  der  cuitg  kaum  erwähnt  oder  fehlt  ganz; 
im  Cod.  Di})!,  von  Mohr  gelaug  es  mir  nicht,  einen  einzigen  Beleg  für 
dieses  Wort  zu  finden;  in  vielen  Dorfarchiven  spielt  er  dagegen  die 
grösste  EoUe. 

Im  Namen  dieses  echten  Sprössliugs  rätischen  Wesens  hoffte  ich 
eine  Spur  jener  uralten  ,.Rechte  und  Gewohnheiten"  zu  entdecken,  um 
deren  Erhaltung  das  rätische  Volk  den  grossen  Kaiser  bat.  Zu  diesem 
Zweck  versuchte  ich,  soweit  es  meine  Mittel  mir  erlaubten  (die  Be- 
schaffung des  Miilerials  zu  solchen  Untersuchungen  ist  oft  mit  grossen 
Schwierigkeiten  verbunden),  die  genaue  Natur  dieses  Amtes  und  seine 
Entwicklungsgeschichte  zu  erforschen. 

Mit  vorliegendem  Aufsatz  möchte  ich  vor  allem  dem  Leser  das 
Ergebnis  dieser  letztgenannten  Untei suchungen  vorweisen,  bei  denen 
ich  leider  nicht  zu  dem  Schlüsse  gelangte,  den  ich  durchzublicken 
glaubte. 

sutera,  mailintera.  Warum  diese  Samnielform  sicli  nur  im  Kätischon  bis  licnte 
erhielt,  ist  leicht  begreiflich.  Ein  Pluralis  von  Personen  in  a  mit  dem  Singular- 
nrtikel  la  konnte  nur  hier  weiterleben  {cauacjlia,  canaille  und  marmaglia  haben 
alle  pejorativen  Sinn).  Ausserdem  musste  dieser  Begriff  im  halienischen  und 
Spanischen  durch  den  Homonym  fannglia,  familla  im  Sinne  von  Familie  ver- 
äräna:t  werden,  während  dieses /rtmzf/Zea  im  Romanischen,  wie  die  Form  es  be- 
weist, ein  später  einj^edrungenes  Wort  ist.  Wodurch  es  früher  ersetzt  wurde, 
ist  schwer  festzustellen-,  es  sei  jedoch  erwähnt,  dass  heute  noch  frurlr/liaiiza 
manciimal  im  Sinne  von  Familie  verwendet  wird,  ob  maj'diiiada  (s,  Kap. 
vicinantia,  Note)  hierher  gehört,  kann  ich  nicht  entscheiden.  Herr  Ilolrat 
W.  Meyer-Lübke  hatte  die  Freundlichkeit,  mich  auf  die  cremoncsische  Form 
famci  (Ackerknecht)  und  fameija  (dessen  Frau)  aufmerksam  zu  machen.  Zur 
familia  des  Podesta  s,  Hcrtter  S.  1 1. 


394  G.  Pult 

Obgleich  der  cuitg  „für  sich  steht"  und  beinahe  unabhängig  ist 
vom  übrigen  Beamtenheere,  kann  sein  Wesen  doch  nur  im  Zusammen- 
bange mit  diesem  begriffen  werden.  Daher  bringe  ich  als  ersten  Teil 
einige  ganz  kurz  gefasste  Bemerkungen  über  die  Geschichte  der 
Gemeindebeamten  und  behandle  im  zweiten  Teil  ausser  cuitg  auch  die 
übrigen  Dorfchargen.  —  Aus  den  äusserst  zahlreichen  Belegen,  die  in 
den  Quellen  zu  finden  sind,  zitiere  ich  regelmässig  des  beschränkten 
Raumes  halber  nur  das  Allernotwendigste. 

I.  Die  Gerichtsgemeinde. 

Ich  fasse  hier  Gemeinde  im  bündnerisch  traditionellen  Sinn  von 
Hochgerichtsgemeinde  (Obl.  cimin,  Obhst.  Cumeign,  O.-E.,  cumön^) 
auf  Sie  bestand  aus  einer  Anzahl  Dörfer  oder  aus  einer  kleinen  Tal- 
schaft und  war  gewöhnlich  aus  zwei  oder  mehreren  Gerichten  zu- 
sammengesetzt. Der  Gotteshausbund  {la  chade)  zählte  11  Hochgerichte, 
die  aus  21  Gerichtsgemeinden  (Obl.  dartglra^  O.-E.  drachüra,  U.-E. 
drettüra)  gebildet  wurden,  der  graue  Bund  (hi  Ligia  grischa)  8  Hoch- 
gerichte und  22  Gerichtsgemeinden;  der  10  Gerichtenbund  („Ligia  da 
las  disch  dartgiras")  7  Hochgerichte  und  10  Gerichtsgemeinden.  Diese 
hier  angegebenen  Zahlen  habe  ich  in  Spr.  P.  R.  vorgefunden.  Die 
sogen.  Hochgerichte,  die  Sprecher  (P.  R.,  S.  220)  treffender  Conventus 
magni  nennt,  sind  keine  den  ,.gewöhnlichen  Gerichten  übergeordnete 
Jurisdiktionsbezirke",  sondern  reine  Verwaltungsbezirke,  s.  hierüber 
Tuor,  Fr.  V.L.,  S.  137). 

Für  Hochgericht  und  manchmal  auch  für  Gerichtsgemeinde  treffen 
wir  in  Urkunden  auch  den  Terminus  terra  —  Champ.  86  „La  Terra 
vel  la  Drettüra  d'Sursaes''^  G.  Arch.  Schuls,  Urk.  von  1648  „Mastral  da 
la  Terra  d'lngiadina  bassa'-^  G.  Arch.  Obhst.  Nr.  112  „unfaunt  della 
tearra'-'  („Gemeindebürger").  Trast.  SottTasna*)  ...  et  cur  Is  Cumüns 
vegnan  iusembel  per  fats  dals  cumüns  od  dallu  Terra').  Jörg  Jenatsch 
in  seinem  Brief  an  die  Sentner  wendet    diesen  Ausdruck  sogar  für  ein 


1)  Für  das  ö  vgl.  Arch.  glott.  I,  Nr.  2,  Candrian,  §  62  n.  P.  d.  S.,  §  122  (Ein- 
wirkung- des  nachtonigen  i).  Ein  französischer  Einflusa  ist  meines  Erachtens 
ausgeschlossen.  Comön  grand  heisst  noch  in  den  „Statuts  d'Engiadina 
sur"  v.J.  1866  (gedruckte  Broschüre)  die  Wahlversammlung  oder  Versammlung 
aller  Bürger  des  Hochgerichts,  also  Landsgemeinde;  Comön  pitschen  (klein)  die 
Versammlung  der  Delegierten  der  Gemeinde  (Rat).  Diese  Delegierten  heissen 
gewöhnlich  Hommans  da  Comün.  Im  U.-E,  bedeutet  Cumün  politische  Ge- 
meinde und  Dorf  uud  entspricht  dem  oberengadinischen  vschnauncha,  Obl. 
vischnaunca  und  vüg,  s.  Kap.  vicinantia. 

2)  V.  J,  1692.    Im  Besitz  des  Herrn  Lehrer  U.  Pitschen,  Sent. 

3)  Und  wenn  die  Dörfer  (Sent,  Schuls,  Fetan)  zusammenkommen  wegen 
Angelegenheiten  der  Dörfer  oder  der  Gerichtsgemeinde. 


über  Ämter  und  Wiirdeu  in  romanisch  Bünden  395 

einzelnes  Dorf  an,  was  sonst  nicht  Usus  war.  —  Nöbbels,  Öabbis, 
Huudraivels  Sgnuors  et  Wschins  dalla  Terra  et  Wschnaunchia  da  Sent. 
Dec.  VI,  229.  Der  iirfiprlingliclie  Sinn  von  T.  ist  Land,  im  Obl.  wird 
es  noch  in  diesem  Sinne  verwendet:  la  tiara  grischuna.  Pajais 
(eng.)  ist  nicht  alt. 

Ob  diese  Gemeinden  (comlin.  terra,  dartgira,  drettüra)  nrs])rüng- 
licben  Markgenossenschaften  entsprechen,  ist  hier  nicht  der  Ort  zu  ent- 
scheiden. Für  einen  Teil  derselben  glaube  ich  dies  entschieden  aus- 
geschlossen»). Kein  Zweifel  besteht  aber  darüber,  dass  diese  ,,Com- 
munen''  (Form,  die  oft  in  deutsch  blindn.  Urkunden  vorkommt)  aus  den 
fränkischen  Centenen,  den  Unterabteilungen  der  Grafschaften,  herstammen. 
Der  Name  Centena  hat  sich  in  Misox  erhalten:  ,.Centenae,  iit  vocant  in 
Misox.^''  Spr.  P.  K.,  S.  213.  „Pubblica  generale  Centena  tenuta  in  Lo- 
stallo  li  25  apr.  1773"  —  ,,Formola  di  Giuramento  da  prestarsi  in 
Centena-^  W.  u.  S.  I,  43.  Über  die  Einrichtungen  dieser  Gemeinden  gibt 
guten  Aufschluss  die  populäre  Darstellung  Muoths  in  wunderbar  klarer 
und  reiner  Sprache,  betitelt  Historia  grischuna  dil  novissim 
Temps  —  Ann.  I,  139.  Gewisse  Zahlen  und  Einzelheiten  stimmen 
jedoch  mit  den  Angaben  anderer  Forscher  nicht  überein. 

Einiges  über  die  ältesten  Ämter. 

Die  Amter  und  Würden  der  ostgotischen,  merowingischen  und 
karolingischen  Zeit  {Diix  Raetiarum,  Praeses,  Bector,  cur/ales,  defen- 
sores  etc.  haben  wenige  Spuren  von  sich  hinterlassen.  In  Nr.  8  vom 
G.  Arch.  Sent  aus  d.  J.  1429  lesen  wir  die  Formel  cou/'ci  ac  rcctores 
Regerem  der  Form  von  >-e7cSc//rt/',  Pallioppi:  red.^cher,  ^uhst.  redscJ/adur; 
Tr.  Madulain.  Ann.  XXI,  54:  aredschar  hat  sich  bis  heute  erhalten.  Die 
Verwaltungsbehörden  des  Dorfes  heissen  in  vielen  Statuten  Redschamaint, 
80  in  dem  von  Zernez,  Ann.  XIP).  Die  Entwicklung  g  >  dsch  und  auch 
tscli  könnte  den  Zweifel  aufkommen  lassen,  das«s  es  sich  um  eine  jüngere 


1)  Was  bisher  über  das  Bestellen  von  Markgenossenschaften,  sofern  ich  es 
kenne,  behanptet  wurde,  scheint  mir  eher  auf  Anpassung  der  durch  v.  Maurer 
geschilderten  Verhältnisse  auf  Bünden,  als  auf  dokumentierte  Beweise  zu  be- 
ruhen. Muoths  Cincellarius  vollia  B.  G.  53  ist,  wie  sein  Beleg  (Mohr  I,  Nr.  220) 
beweist,  ein  vom  Bischof  eingesetzter  Beamter.  Vgl.  auch  Kap.  Nachbar- 
schaft und  Cuitg  Nr.  1.  Molirl,  Nr.  5(i  u.  (35  (10.  Jahrb.)  hat  ad  ijisam  mar- 
cham  für  das  Bergeil  und  ab  ijjsa  centena  et  scultatia  curiensis. 

2)  Diese  Form  ist  in  tessinischcn  Statuten  besonders  häufig;  s.  Bol.  stör. 
1900,  Stat.  von  Biasca  1435  per  consulein,  rectorem  et  ofjiciales  —  mehrmals. 
In  Hettners  Zitaten  steht  rector  immer  als  Synonym  von  Potestas,  ebenso  in 
Boccaccio,  Decam.  (iiorn.  VIII,  Nov.  V:  rettore  im  Sinne  von  podestä.  — 
Rector  loci,  quem  sculdahis  lingua  propria  dicunt  F.  Diaconus  6,  S.  24  aus 
Grimm  II,  364. 


396  G.  Pult 

von  Italien  eing-ewauderte  Form  bandelt  (das  inteivokale  lat.  g  wird 
sonst  in  der  Regel  zu  y  oder «/,  s.  Pari.  d.  S.,  §  227  und  Walberg,  S.  141), 
docb  bätte  ital.  reggimeuto  regiamaint  gegeben  wie  proteggere  proteger 
und  die  meines  Wissens  nur  im  Rätiscben  vorkommende  Form  etschär 
eintreiben,  einfordern,  einzieben,  kann  nicht  entlebnt  sein  und  gebt 
ohne  Zweifel  nuf  exigere  zurück,  vgl.  ital.  esattore.  Für  das  e  s.  P.  d.  S., 
S.  31ff.,  58  u.  59^).  Ein  Lehnwort  dagegen  mag  das  rigiamaint  des 
Somvixer  Passionsspiels  sein. 

In  Urkunden  des  frühen  Mittelalters  treten  oft  die  milites  (Ritter) 
und  die  boni  virf-)  (Gemeinfreie,  die  als  Zeugen,  auch  als  Ricbter  figu- 
rieren) auf.  S.  PI.  A.  R.,  S.  288,  289  u.  350.  —  Über  die  sint  lüten  der 
Am  t b.  und  anderer  Urkunden  (ursprünglich  =  Gesindelente,  s.  Grimm  I, 
440  u.  490:  sindmaymus)  und  über  die  Semperlüten  (sendbare  Leute, 
die  in  die  Landgerichte  gewäblt  werden  durften)  s.  Grimm  II,  462 
und  Muotb,  Ämtb,  S.  50. 

Nach  Verschwinden  der  Rektoren*)  und  Präses  tritt  auch  bier, 
wie  überall  bei  der  Einfübrung  der  Gauverfassung,  der  Comes*)  als 
Vertreter  des  kaiserlicben  Recbtes  und  Inbaber  des  Blutbannes  auf.  — 
Die  Uutergrafen,  Centenare,  erscheinen  in  der  latinisierten  langob. 
Form  von  scnlta/zius.  im  Strafgesetz  des  Riscbofs  Remedius  Ende  des 
8.  Jahrbunderts. 

Dienstleute. 

„Scbon  1170  erscheint  der  Bischof  (Obl.  uestg,  eng.  ovais-ch, 
in  alleren  Urk.  gewöhnlich  u  vai  s-  eh)*)  als  deutscher  Reichsfttrst"  (Cod. 


1)  Es  sei  hier  auch  auf  legem  '^  O.-E.  ledfcJia,  U.-E.  letscha  Gesetz  auf- 
merksam gemacht.  Vielleicht  haben  Rechtswörter  manchmal  den  gleichen  er- 
haltenden Einfluss  auf  Form  und  Lautbestand  wie  Ortsnamen.  In  diesem  Fall 
hätte  früher  das  intervokale  g  das  gleiche  Schicksal  gehabt  wie  anlautendes  g 
(s  Walberg,  S.  112,  aul.  (/ 'y  dsch).  Das  tsch  der  u.-e.  Formen  erklärt  sich 
daraus,  dass  der  Laut  dsch  im  U.-E.  (wenigstens  in  Unter-Tasna)  heute  über- 
haupt nicht  mehr  vorkommt,  ausser  nach  n:  p^ondschär.  Dfc/iandfchiva  {P.  d.S., 
S    150,  151,  183)  ist  unrichtig.     Die  populäre  Form  ist  andfchiva. 

2)  Für  Italien  s.  Hertter,  S.  59,  Note  4:  honi  viri  (Vorsteher  der  einzelnen 
„Zünfte"  und  anderer  Vereinigungen). 

3)  Nach  einigen  Forschern  soll  der  Titel  Rector  im  Diplom  Karls  d.  Gr. 
nur  auf  die  bischöfliche  Würde  gedeutet  werden,  s.  Tuor,  D.  Fr.  v.  L. 

4)  Comitatus  Curiensis  ist  jedoch  schon  seit  799  belegt,  Mohrl,  Nr.  11 
und  Tuor,  D.  Fr.  v.  L.  Comitatus  hat  hier  meines  Wissens  keine  Spuren  von 
sic'i  hinterlassen.  Formen,  die  dem  ital.  contado  und  contadino  entsprechen, 
sind  in  der  Volkssprache  nicht  vertreten. 

5)  Das  0  der  eng.  Form  kommt  von  der  Schriftsprache.  Für  das  i<  s.  P.  d.  S., 
S.  155  u.  Waiberg,  S.90c.  —  Ahi.  z=.  ävat,  Ann.  I,  141  Vavat  da  Muster.  Auf  die 
Behandlung  der  geistlichen  Würden  und  Ämter  nuiss  ich  aus  Mangel  an  Quellen 
verzichten. 


über  Ämter  und  Würden  in  rumänisch  Bünden  397 

di|)l.  I,  Nr.  142  „pn'ncejjs  noster'-^  und  PI.  H.,  S.  IM).  Dulier  die  Hof- 
iind  El)reuiimter,  wie  an  anderen  fürstlichen  Höfen.  Die  luliabcr  dieser 
Amter,  Dicustleute  {Ministerialen)  genannt,  wurden  mit  Leiien  belohnt, 
die  sich  in  Erbleheu  vervv;indelteu  und  oft  durch  Usurpation  in  Eigen- 
tum übergingen,  so  dass  aus  solchen  Üieustmännern  die  meisten  welt- 
lichen Herrschaften  entstanden. 

In  den  Ämtb.,  8.25 — 37,  fiudeu  wir  eine  Aufzählung  dieser  Mini- 
stcrialieii  mit  Angabe  ihrer  Funktionen.  Hier  die  Namen  derselben: 
hofmaister,  schenken,  truclisess,  kuchi  niaister,  niarschalk, 
tiir  huuter,  canzler,  schriber,  ,j;iger  maister,  falkuer. 

Zollerampt,  Camerampt,  Marckstallampt,  Becheramj)t, 
Torwartampt,  Kellerampt,  Stu benwischerampt,  Forstampt 
(forstmaister),  Hchmidampt  (s.  auch  Kat.  Flugi,  S.  134 ff. 

Mit  Ausnahme  von  Marschalck  (auf  den  wir  im  Kaj).  Marah- 
skalk  zu  sprechen  kommen),  Kanzler  und  Schreiber,  haben  diese  Hof- 
Icute  wenig  Spuren  von  sich  hinterlassen  und  treten  in  Urkunden  selten 
auf.  —  Desto  häufiger  begegnen  wir  da  dem  Vogt  [cidoocatai^),  Am- 
man n ,  V  i  z  d  u m ,  auch  V^  i  z  t  h  u  m  (  Vicedominus)  und  M  a  i  e  r.  —  Die 
zwei  erstereu  haben  vor  ;tlleui  richterliche  Befugnisse.  Galgen  und 
Stab  waren  damals  das  Symbol  der  Macht.  Die  anderen  zwei  haben 
mehr  ökonomischen  Charakter.  Doch  tritt  der  Vizdum  immer  auch  als 
Richter  auf  und  zwar  in  Emunitätssachen. 

Die  Leiter  der  Gerichte. 

Erhalten  haben  sich  bis  heute  von  den  oben  angeführten  die  aus 
adcocatus  hervorgegangenen  Formen  und  der  Ammann  in  der  Form  von 
misirol.  Diese  zwei  {viigau  und  tni^tral)  und  in  den  ital.  Talschaften 
der  podestä  gaben  den  Leitern  der  Gerichte,  die  auch  exekutive  Kom- 
petenzen hatten  und  in  der  Kegel  zugleich  Vorsteher  der  gesetzgebenden 
Gemeinde  waren,  den  Namen. 

Mistral. 

Wir  sahen  im  vorletzten  Kapitel,  dass  die  Vorsteher  der  Cent- 
grafsch  aften,  Centenen,  aus  denen  die  Hochgerichtsgemeinden 
hervorgegangen,  Ende  des  8.  Jahrhunderts  in  der  Form  von  Sculta/zius 
auftreten.  „Qui  scultaiziiim  aut  reiiqunm  capitanium  ministerialem  occi- 
derit"  (Strafgesetz  des  Bischofs  Remedius'i,  8.  Jahrb.,  PI.  A.  R.,  S.  448). 
Dieser  Scultaizius  ist  der  Stammvater  unseres  rätischen  mistrdls.  Im 
Einkünfterodel  des  Bistums  Chur  aus  dem  11.  Jahrhundert  (Mohr  I, 
Nr.  193)  lesen  wir:    ,^Miuistro  autem  id  est  sculthacio'^   und  minister 


1)  Bemedius  h.at  sich  noch  im  o.-e.  Geschlechtsnamen  Bomedi  erhalten. 


398  G.  Pult 

ist  die  gewöhnliche  Form,  in  der  der  deutsche  Ammann,  Ampt- 
maun  in  lateinischen  Urkunden  überall,  auch  ausser  Graubünden,  er- 
scheint. Der  deutschen  Form  Ammann  entspricht  aber  die  romanische 
mistral  und  in  den  italienischen  Talschaften  ministrale,  welche  offenbar 
auf  ministerialis  zurückgeht.  Ministeriales  hiessen  die  Dienstleute  der 
geistlichen  und  weltlichen  Herrschaften,  ministerium  das  Amt,  auch 
das  Lehen  eines  Ammanus  (W.  u.  S.  II,  378).  —  Das  eben  angeführte 
Einkünfterodel  hat:  ministerium  in  Planis,  wm^'s^er/?««  in  Tuverasca  etc. 
Ob  nun  mastral  auf  die  oben  zitierte  Form  capitaneus  ministerialis 
zurückzuführen  ist,  oder  ob  er  aus  einem  ursprünglichen  Adjektiv  mini- 
sterium -j-  alis  entstanden,  lasse  ich  unentschieden. 

Schon  1244  finden  wir  die  etwas  romanisierte  Form  ministralium 
(gen.  plur.)  vor  (Juv.,  S.  230).  In  ganz  romanischem  Gewand  tritt  der 
Minister  oder  vielmehr  die  Frau  Ministerialin  im  Jahre  1385  auf: 
„Item  ze  Carpilions  Air  Juvalte,  quod  habet  maisterlessa^)  de  Süllg 
(Sils,  Seglias  im  Domleschg)  etc."  (Ämtb.,  S.  64). 

Das  Amt  dieser  mistral  (Obl.),  mastrel  (O.-E.),  mastral  (U.-E.), 
ministrale  (ital.  Talsch.)  wurde,  wie  das  der  übrigen  Dienstleute  des 
Bischofs  oder  anderer  Herrschaften,  zum  Lehen.  Das  Wahlrecht  stand 
ursprünglich  der  Herrschaft  zu.  Doch  haben  freie  Gemeinden  schon 
früh  angefangen,  ihre  Ammänner  zu  wählen.  1277  nimmt  Walter 
V.  Vatz  die  freien  Walser  im  Rheinwald  in  seinen  Schutz  und  gestattet 
ihnen,  bona  statuta  und  einen  minister  als  Richter  zu  wählen.  Mohr  I, 
Nr.  286. 

Muoth  (Ann.  XII,  152)  bringt  den  Namen  Peider  Manaistra  mit 
minister'')  in  Zusammenhang;  jedenfalls  muss  hier  ein  Verbum  mini- 
strare  =  leiten  angenommen  werden,  woraus  manaistra,  das  heute 
Hundeleine  bedeutet  und  vielleicht  mastrina  =  Zügel,  ursprünglich 
Diminutiv  des  ersteren,  hervorgegangen  sind. —  Obgleich  ministrare 
lautlich  genügt,  ist  in  diesen  Formen  eine  Beeinflussung  in  der  Be- 
deutungsentwicklung durch  die  Idee  mänär  (mener,  menare)  nicht  zu 
verkennen. 

In  Form  eines  Eigennamens  findet  sich  mastral  in  einer  Urkunde 
des  G.  Arch.  Ilanz  v.  J.  1547,  s.  Tuor,  Fr.  v.  L.,  S.  194:  „die  ersamen 


1)  misterlessa,  maisterlessa  (Laax)  ist  noch  die  aktuelle  Form  im  Obl.  Nach 
freundlicher  Angabe  Heim  Prof.  Tuors  starb  in  Laax  die  letzte  maisterlessa 
vor  etwa  10  Jahren. 

2)  Der  minister  serrae  (1577)  des  Trast.  Zern.  Ann.  XII,  136  ist  wie  die 
ebenda  vorkommende  Form  serrae  magister  beweist,  nichts  anderes  als  das  rom. 
maister  della  serra.  —  Magister  war,  wie  aus  den  Tessiner  Urkunden  vom  Boll. 
stör,  und  aus  der  rätischen  Terminologie  hervorgeht,  der  gewöhnliche  Titel  für 
Handwerker  und  Professiouisten,  s.  Kap.  Andere  Dorfbeamte, 


über  Ämter  und  Würden  in  romanisch  Bünden  399 

naclipuren  von  Syffis  (8ewis  bei  Ilanz),  nämlich  Ilaus  Partog,  Hans 
Mastral  und  Munjzy  PitscJten.'-'' 

Als  Flurnamen  erscheint  er  im  Trust.  Zern.  (Ann.  XII,  137)  „aquadot 
dals  mastros'-^.  Für  alcs  >  ö.s'  s.  ebendaselbst  S.  GO  bno^  Plur.  von  bital 
Herbi^tutziing  und  S.  G2  ugos  Plur.  von  ayual  8.  03  und  vielleicht  Tar- 
zoiis  (Flurname)  Plur.  von  Terzul.  S.  auch  Champ.  Psalm  148  mastiaus 
d'la  terra  und  den  Sentner  Flurnamen  charulti  <  cauuleS;  wie  auch 
chatils  <  caballos,  das  im  Müutertal  chavis  gegeben  hat  und  Pari.  d.  8., 
§  345.     Vgl.  auch  Walberg,  S.  171  ^/«ynos  <  juvenales. 

Als  Titel  wurde  „mastrul"  im  U.E.  und  M.-T.  zu  maschal:  maschäl 
Nott,  inaschäl  Andrea.     O.-E.  auch  niasc/ul. 

Wie  hoch  die  Würde  des  obersten  Führers  der  Gemeinde  geschätzt 
wurde,  beweist  neben  anderem,  ein  Artikel  des  Trust.  Sott  Tasna, 
S.  226:  Eir  cur  üua  Tal  persuna  inconter  seis  niiuisters  od  mastrals 
per  ira  od  malvolentia  inscuntrond  quels  sün  Una  via  od  strada  cun 
l)agk,  respett,  uon  Is  vuless  reverir  sainza  far  baretta  od  chiajjö  des 
quel  dalg  Mastral  dalla  terra  ugir  chiastigiä  p.  1  K.  ongi  votu^).  — 

Die  Freien  ob  dem  Flimserwald  hielten  ihre  cum/'ns  (Landsgemeinden) 
in  Laax  ab.  Als  die  Männer  von  Sewis  (ob  Ilanz  —  rom.  8evgein  — 
spr.  Sevg'd/n  —  urkundl.  8ifis)  aus  Laax  zurückkamen,  ging  ihnen 
das  ganze  Dorf  mit  Musik  jubelnd  entgegen.  Hochrufe,  Reden,  Haus 
des  Mistrals  bekränzt  —  Veltliner  [v'm  d'vuclina)  Es  wurde  mir  aus 
Sevgein  erzählt,  dass  bei  einem  der  letzten  mistrals  die  zukünftige 
mistarlessa,  als  sie  ihren  Mann  kommen  sah,  umstrahlt  vom  Nimbus 
der  Gewalt,  vor  Rührung  in  Gegenwart  des  ganzen  Volkes  auf  die 
Knie  fiel  und  erklärte,  sie  sei  nicht  mehr  würdig,  ihm  die  8chuhe  zu 
küssen. 

Zum  Schluss  noch  einige  Worte  über  die  jetzige  Verbreitung  von 
masfräl.  Seit  der  Mitte  des  vorigen  Jahrhunderts  nach  Einführung  der 
kantonalen  Wahlkreise  ist  er  als  Leiter  des  Kreisgerichts  fast  überall 
durch  „president^^  ersetzt  worden.  Im  alten  Sinne,  also  in  der  Bedeu- 
dung  von  Kreispräsident,  erhielt  er  sich  noch  in  der  Cadi  (Disentis) 
und  Obtasua  (Ardez).  Im  Lugnetz  ist  presidenl  häufiger.  Als  Dorf- 
beamter erhielt  er  sich  im  O.-E.  (s.  folgendes  Kap.)  und  Obhst.  Von 
Ardez  abwärts  (U.-E.)  hat  nur  das  Ewigweibliche  diese  Form  noch  zu 
retten  vermocht.  Die  erste  romanische  Spur  von  „miuisterialis"  fanden 
wir  in  „inaisferlessa",  und  dönna  mastralessa  heisst  heute  noch  im  Unter- 

1)  Wörtlich:  auch  wenn  eine  solche  Person  gegenüber  ihren  Pfarrherren 
oder  Ammiiunern  aus  Ärger  oder  Missguiist,  diesen  auf  der  Strasse  begegnend, 
mit  wenig  Respekt  sie  nicht  beehren  wollte  ohne  die  Mütze  oder  den  Hut  abzu- 
ziehen (indem  sie  die  Mütze  etc.),  soll  dieser  vom  Ammann  der  Gemeinde  be- 
straft werden.  1  Kentsch  jedesmal.  —  Es  bestanden  mehrere  Mastrals  (s.  hier- 
über Kap.  Pfleger). 


400  G.  Pult 

eugadin  und  Münstertal  die  Frau  des  prosaischen  „Präsidenten",  wie 
die  GaÜin  des  Pfarrers  (rararhida)  in  dem  seit  mehr  als  drei  Jahr- 
hunderten reformierten  Eng-adin  noch  dpnna  plavanessa  (plebs,  pleba- 
nus)  heisst  (vgl.  Kap.  Titel).  Über  mastrel  als  Dorfbeamier  s.  Kap. 
Jü  rader. 

Die  den  rätischen  Formen  entsprechenden  allgemein  romanischen 
Ausdrücke  werden  hier  nur  gelegentlich  herangezogen.  Der  Mangel 
an  Literatur  und  vor  allem  die  Raumverhältnisse  erlauben  mir  nicht, 
systematische  Untersuchungen  auf  diesem  Gebiete  vorzunehmen.  Doch 
kann  ich  nicht  umhin,  die  franzö^sischen  Formen  für  mistral  aus  Du- 
cange  wiederzugeben. 

Bd.  V,  S.  396.  —  Una  cum  ministrale  uostro  v.J.  1106.  —  A  mini- 
strale  id  est  Judice  etc.  --  Minisirales  v.  J.  1195.  —  Bd.  IX,  S.  272. 
Mistral  hixiWi  ou  pievot,  celui  qui  leve  les  droits  d'un  seigneur  et  veille 
ä  ses  intercts,  d'oü  mistralie  Voffice  de  Mistral.  —  Eng.  Mastralia,  Obl. 
Mistarlia  etc.  bedeutet  im  Rätischen  ebenfalls  das  Amt  des  Mastrals, 
wie  das  Gebiet,  das  unter  seiner  Leitung  steht,  der  Wahltag  und  der 
Marsch,  der  bei  diesem  Anlass  gespielt  wurde  (Barblan  Calvenfeier- 
festspiel).  —  Trast.  Fiims  Ann.  XXIV,  173  Minchiu  vaschin  ca  ratscheiv'ilg 
miez  rensch  de  la  Maderlia. 

Für  Italien  vergleiche  die  von  Hettner  aus  dem  Cedrus  des 
Magister  Boncompagno  (Anfang  des  13.  Jahrh.)  angeführte  Stelle, 
die  sich  auf  das  Gefolge  des  Podestats  bezieht:  minute  baculorum  inci- 
siones  quas  faciunt  seuescalchi,  ministrales  et  castaldiones^]  cum  dant 
vel  recipiuut  familiäres  expeusas. 

Landamma. 

Als  nach  dem  Entstehen  der  drei  Bünde  ein  regerer  Verkehr 
zwischen  romanischen  und  deutschen  Talschafteu  sich  entwickelte, 
drangen  viele  Beamtenuamen  in  ganz  deutscher  Form  in  die  roma- 
nischen Täler  ein.  Besonders  der  sprachlich  stark  gemischte  und  fester 
organisierte  obere  (graue)  Bund  fühlte  diesen  Einfluss.  Während  das 
Engadin  sich  bestrebte,  mittelst  italienischen  Lehnwörtern  oder  Neu- 
bildungen diesem  Eindringen  germanischer  Elemente  mindestens  in  der 
Schriftsprache  entgegenzutreten,  macht  das  Oberland  auch  nicht  den 
leisesten  Versuch,  sie  zu  übersetzen.  Die  höchsten  Beamten  des  Bundes 
heissen  beinahe  ohne  Ausnahme  ilg  Landrichter  (Leiter  des  Bundes- 
gerichts beim  grauen  Bund),  welcher  lautgerecht  zu  landrechter  wurde, 


1)  Von  diesem  castaldo,  gastaldo  (s.  Grimm  11,364  gastaldius),  derimTessin 
eine  grosse  Rolle  spielte,  ist  hier  nichts  zu  finden,  obgleich  Wartraann  II,  393 
hat  „qui  erat  giistaldius  ipsius  civitatis  u.  MohrH,  Nr.  289  v.  J.  1301  ser  Jacohi 
CastakU  vallis  Theni 


über  Ätutcr  und  Würden  in  romanisch  Bünden  401 

(Muotb,  Ann.  I,  140  nennt  ihn  Cau-derschader),  ilg  Landweibti,  Land- 
schreiber, ilg  Oberkeit  für  die  ganze  Gemeindebehörde.  —  Hier  ein  ein- 
ziges Beispiel  für  die  Sprache,  die  wir  hier  und  du  in  Statuten  vor- 
finden: Decrets  e  IStatuts  della  Cadi,  Dec.  I,  554:  „In  Steldstand  (.Still- 
stand) daus  dil  Sign.  Lajiditia.  Reg.  ner  de  siu  Amtsstattlialter  .  .  . 
e  Obrigkeit'''). 

Ein  Pendant  dazu  tür  die  deutschen  Gemeinden  gibt  die  Gerichts- 
ordnung von  Thusis  1541'  (W.  u.  S.,  S.  140):  „Zum  ninleu  welcher  einer 
sum  nit  guntätid  (^contentus,  cnntaint)  ist  etc.''  Die  Beeinflussung  war 
also  eine  gegenseitige. 

Als  gegen  Mitte  des  15.  Jahrhunderts  die  Dörfer  des  Engadins 
anfingen,  eigene  Gerichte  „Ürett  del  lö''  zu  erhalten,  erbten  deren  Vor- 
steher den  Kamen  der  Leiter  der  Gemeindegerichte  und  hiesscn  Mastral; 
dafür  avancierten  die  früheren  mastrals  zu  Landammännern.  Das 
neue,  vollklingende  landämma  hatte  für  das  romanische  Ohr  etwas 
Feierliches  an  sich.  Es  wurde  daher  als  die  vornehmere  Form  be- 
trachtet und  blieb  als  offizieller  Ausdruck,  während  der  volkstümliche 
Käme  noch  mastral  blieb.  Im  Oberengadin  hat  der  erstere  den  letzteren 
auch  in  der  gesprochenen  Sprache,  in  der  Bedeutung  von  Krcisgerichta- 
leiter,  verdrängt  (s.  Kap.  Der  Mastral  als  Dorfbeamler;. 

Auch  in  den  italienischen  Landstrichen  ist  die  offizielle  Bezeich- 
nung des  Beamten  „landämma'^ ,  ^^landainmanu''-  neben  „minidrale'^'^). 
Belege  s.  Kap.  P  ödes tä.  Das  Obl.  dagegen  blieb  von  dieser  deutschen 
Form  verschont '^). 

Advocatus. 

Nach  Verschwinden  der  Grafen  tritt  der  Vogt  <,  Advocatus  als  Ver- 
treter der  Keichsgewalt  (Blutbannj  im  Namen  des  Königs  (Keichhvogt, 
PI.  H.,  S.  27)  oder  des  Bischofs  und  anderer  geistlicher  oder  weltlicher 
Herrschaften  (Schirmvogt)  auf.  Diese  SchirmvögtC;  welche  die  be- 
treuenden Herrschaften  in  weltlichen  Dingen  vertraten,  sind  nicht  zu 
verwechseln  mit  den  Vögten,  die  diese  letzteren  in  einzelnen  ihrer 
Territorial-  oder  auch  nur  Immunitätsbezirke  einsetzten.  Die  Befugnisse 
zwischen  diesen  einerseits  und  dem  Ammann  und  Vizduni  anderseits 
sind  schwer  scharf  auseinander  zu  halten.    Planta  und  Juvalt  sind  weit 


1)  Ein  Stillstand  gegeben  vom  Herrn  regierenden  Landamuiann  oder  von 
seinem  etc." 

2)  Auch  im  Tesain,  Boli.  stör.,  begegnen  wir  oft  der  Form  landammaao, 
die  von  der  LIerrschaft  der  Urkantone  herstammt.  Vgl.  v.  Maurer,  S.  311. 
An  der  äpitze  der  Talmarkgemeinde  (Uri)  stand  ein  von  den  grundherrlichen 
Amtleuten  und  Meiern  verschiedener  Beamter  für  das  ganze  Tal,  welcher  gleich- 
falls Ammann  oder  minister,  und  zum  Unterschiede  von  den  übrigen  Amtleuten 
Land  am  mann  genannt  worden  ist. 

Uoiuauisclitj  Fyrschuugi'n  XXXII.  ^O 


402  G.  Pult 

entfernt  davon^  in  ihren  Ausführungen,  diese  Frage  betreffend,  überein- 
zustimmen^). So  viel  steht  aber  fest:  Wo  Vogt  und  Ammann  neben- 
einander vorkommen,  ist  ersterer  der  höchste  "Würdenträger,  der  das 
Blut-  oder  Malefizgericht  leitet  und  die  hohe  Gerichtsbarkeit  iune  hat, 
der  zweite  ist  der  Leiter  der  niederen  Gerichtsbarkeit  auf  einem  be- 
schränkten Gebiete.  Der  Vogt  und  der  Vizdum  sind  in  der  Feudalzeit 
immer  Vertreter  von  Herrschaften;  der  oberste  Beamte,  der  in  freien 
Gegenden  gewählt  wurde,  hiess  nie  Vogt,  sondern  Ammann.  Der 
erstere  hat  also  mehr  feudalen  Charakter  als  der  zweite.  Mit  der  Zeit 
verwischten  sich  die  Unterschiede,  so  dass  Champ.  z.  B.  (S.  43)  die 
beiden  Ausdrücke  als  Synonyme  auffasst:  „.  ..  raetice  alias  „mastrals" 
dicti  quasi  Ministrales,  vel  Ministeriales,  germanice  autem  „Ammann" 
veluti  „Amptman"  alicubi  „Vogt"  etiam  teutonice  loquentibus  appellatus 
et  Raetice  „Advugads  sive  Avugaus'^.  —  Trast.  von  Fürstenau  und 
Ortenstein  Ann.  X,  15:  „Duveits  vus  esser  ün  nun  partaschoun  Vugau 
n  Mistral  —  Ihr  sollt  sein  ein  unparteiischer  V.  oder  M,,  und  S.  60: 
Ün   Vugau  u  Mistral  a  Darchira  ean  culponts  sind  schuldig,  sollen. 

Die  Zahl  der  Vögte  ist  eine  beschränkte.  In  Urkunden  treffen  wir 
am  häufigsten  den  Stadtvogt  zu  Chur,  den  Landvogt  zu 
Fürstenau,  den  Landvogt  zu  Reams  {giüa  da  Reams)  für  das 
Oberhalbstein,  den  Vogt  von  Greifenstein,  welchem  auch  Bergün 
unterstand,  denLandvogt  von  Castels,  den  Burgvogt  oder  Burg- 
graf oder  Hau  ptmann  zu  Fürstenburg  für  den  Vinstgau  {Vnugst\ 
das  Münstertal  und  zeitweise  auch  das  Unterengadin  —  romanisch 
chastlan  (castelan  da  Fürstenburg,  Ann.  XIII,  131).  Haubtmann 
hiess  auch  der  Schlossherr  zu  Remüs:  „Das  ain  haubtman  zu  Ramiss 
solte  sein  auch  richter  und  aman  zu  Ramis"  (Kat.  Flugi,  S.  62,  Note). 
Hauptherren  Caus  (W.  u.  S.,  S.  65)  hiessen  die  Herrschaften,  die 
mit  den  Gemeinden  zusammen  den  grauen  Bund  bildeten.  —  hopt- 
herren  und  gemeinden  (W.  u.  S.  1,  45).  1150  treffen  wir  auch  in 
Tarasp  einen  advocatus  an  „cum  advocato  nostro  Uldarico  de  Traspe" 
(Cod.  dipl.  I,  124). 

Den  ältesten  romanischen  Beleg  für  Advocatus  fand  ich  ebenfalls 
in  den  Ämterbüchern,  jener  wahren  Fundgrube,  und  zwar  in  Form 
eines  Eigennamens:  „HausWugau"  in  einer  Urkunde  vom  Ende  des 


1)  Advocati,  als  Vertreter  geistlicher  Herrschaften,  treten  zwar  lange  vor- 
her neben  den  Grafen  auf,  schon  im  10.  Jahrhundert.  —  Die  Meinungen  der 
Forscher  in  den  «äusserst  umstrittenen  Fragen  über  die  Entstehung  und  das 
Wesen  der  Vogteien  in  Currätien,  den  Unterschied  zwischen  Reichsvogt  und 
Schirmvogt,  Schirravogtei  und  Gerichtsvogtei  etc.  gehen  weit  auseinander.  S.  hier- 
über V.  Juv.,  Heft  I,  S.  136-169,  Heft  II,  S.  25-28;  PI.  H.,  S.  27ff.,  170if.,  187, 
206  etc.  und  Tuor,  D.  Fr.  v.  L. 


über  Ämter  und  Würden  in  ronianiach  Bünden  40r> 

14.  Jahrhunderts  (Aratb.,  S.  157).  Vngmi  ist  noch  die  aktuelle  Be- 
zeichnung in  Lugnetz  und  andere  Talschaften  (s.  Kap.  guTa).  —  Eine 
lateinische  Form  mit  Aphärese  fand  ich  in  Mohrl,  40  v.  J.  920  „cum 
oocato  suo  Ursicino"  und  die  deutsche  in  Wartmann  III,  275  v.  J.  1293 

nVOgit''. 

Nach  Entstehung  der  drei  Bünde  sind  die  Vögte  allmählich  ver- 
schwunden. Am  längsten  hat  der  vom  Oberhalbstein  guia  (die 
Frau  =  guidessa\  der  Überhaupt  am  meisten  hervortritt,  wider- 
standen. Wir  treften  ihn  noch  im  Archiv  der  gleichnamigen  Gerichts- 
gemeiude  in  einer  Urkunde  von  1724  und  die  rom.  Form  giüa  in  dieser 
Bedeutung  erhielt  sich  noch  sehr  lange  nach  diesem  Datum.  —  Sehr 
viele  Schriftstücke  in  den  Archiven  des  Oberhalbstein  handeln  von  den 
Rechten,  Pflichten  und  Kompetenzen  (Anrecht  an  Bussgeldern  etc.)  des 
Vogtes  zu  Reams  einerseits  und  der  Ammänner  von  Stalla  und  von 
Tiefenkastei  andererseits. 

In  diesem  Tal  hat  Advocatus  die  stärksten  Spuren  von  sich  im 
Sprachschatz  hinterlassen.  —  Wenn  diese  sprachliche  Form  im  Rechts- 
wesen der  Kreise  nicht  mehr  vorkommt,  so  finden  wir  dafür  desto 
nachhaltigere  Spuren  derselben  in  der  Dorfverwaltung.  Wir  werden 
also  auf  sie  zurückkommen  (s.  Kap.  gufa). 

Podestä. 

In  den  italienischen  Talschaften  endlich  tritt  der  jjodestä^)  auf. 
W.  u.  S.  n,  404  V.  J.  1408  „laium  potestaiem  seu  iiidicem  (Puschlav). 
Auch  wo  landammano  oder  ministrale  als  offizielle  Form  angewendet 
werden,  erhält  sich  podestä  als  Titel :  „I  Sig"  Fodesta  Carlo  Domenico 
a  Marca,  Landamano  di  Mesocho,  Podestä  Giov.  Pietro  Barbieri,  Land- 
amano  di  Roveredo  e  Francesco  di  Giacomo,  Minisfrale  di  Calanca" 
(W.  u.  S.  I,  43).    „Podestä  Battista  di  Salis,  Landamma  di  Sottoporta." 

1)  Für  Italien  vgl.  Hettner,  „Die  Podestäliteratur  im  12.  und  13.  Jahr- 
hundert".  —  In  Gorizia  (Göiz)  hat  sich  dieser  Titel  bis  heute  in  der  Bedeutung? 
von  Bürgermeister  erhalten,  ,.Io  condueo  a  Voi,  amato  Podestä  di  questa  bella 
e  gcntile  Gorizia,  i  delegati"  ecc.  aus  dem  Piccolo  von  Triest,  30.  Mai  1910. 
Nach  Muoth,  B.  G.,  S.  ö4  hieas  der  Talkanzler  für  Bergeil  und  iMünster  jjrae- 
2)0iiitus,  Frevost.  Mir  ist  nur  der  Geschlechtsname  l'revost  (schon  1330,  Mohr  11, 
Nr.  230  Dominicus  Praepositus)  bekannt.  Die  Majuskel  der  zweiten  von  Muoth 
zitierten  Form  könnte  den  Verdacht  aufkommen  lassen,  der  Dichter  gehe  von 
diesen  Formen  aus-,  aber  warum  in  alier  Weit  soll  der  Appellativ,  aus  dem 
dieser  Name  hervorgegangen,  gerade  den  Talkanzlcr  bezeichnet  haben  V  Da- 
gegen ist  häufig  zu  treften  potestas  vallis  Brigallie,  so  Mohr  II,  Nr.  158  v.  ,1.  1314 
und  61  v.  J.  1293.  Von  einem  Cnncellorius  ist  in  den  ältesten  Bergeller  Ur- 
kunden oft  die  Kede,  doch  dieser  vertritt  immer  einen  Geistlichen,  der  seiner- 
seits den  bischöflichen  Vogt  vertritt. 

20* 


404  G-  Pult 

Die  verschiedenen  Verwaltiingskreise  der  italienischen  Untertanen- 
länder Veltlin  und  Borniio  haben  ebenfalls  podestaten.  Ein  Ämter- 
register  für  das  Veltlin  bat  F.  Jecklin  im  XX.  Jahresb.  des  Hist. 
ant.  Gr.  publiziert.  Fort.  Sprecher  gibt  in  seiner  „Rhctischen  Cronica" 
von  S.  344  an  die  Liste  aller  Podestaten  von  Worms  (Bormio), 
Tirano  (348),  Teglio  (353),  Morbegno,  Trahona,  Flurs  und  die  Laud- 
vögte  der  Herrschaft  Mayenfeld  „von  anno  1509"  an,  da  „Gmein  drey 
Pündt  selbige  Herrschaft  erkaufft  haben  von  den  Herren  v.  Brandis" 
(20000  rhein.  Gulden). 

Die  Verwalter  der  Grafschaft  Chiavenna  heissen  Commissari 
(Spr.  rh.  er.;  S.  365).  Der  Generalgouverneur  des  Veitlins  heisst  Haupt- 
mann —  capitano  —  chapitani,  oder  guvernatur  d'Vuclina  und  hat 
mit  seinem  Vicar  Sitz  in  Sondrio;  er  ist  der  Inhaber  des  Blutbannes 
und  direkter  Vertreter  der  drei  Bünde.  Doch  auch  er,  wie  alle  Beamte 
der  Untertanenländer  wird  von  den  einzelnen  Gemeinden,  aus  denen 
die  drei  Bünde  bestehen,  der  Reihe  nach  bestellt.  Diese  sehr  einträg- 
lichen Ämter  werden  von  den  Gemeinden  zu  verhältnismässig  hohen 
Beträgen  den  einzelneu  abgetreten.  Im  Arch.  Conters  (Obhst.)  Urkunde 
Nr.  84  „Convention  zwischen  Conters  und  Reams  die  Aemter  betreffend" 
finden  wir  eine  Aufzählung  der  Prämien,  die  für  jede  dieser  Chargen 
bezahlt  werden  musste:  „Podestary  von  Tirano  600Guld.,  von  Trahona 
400,  von  Mayenfeld  200,  von  Flurs  100."  —  „gniand  Eilet  iu  noass 
Cumoen  Guvernatur,  ComisarJ  u  V/carj\  saia  l'hom  da  Cumoen  oblio 
il  Fremj  chia  el  pigl'  aiut  da  daer  la  Mittaed  alla  Vizinanzia  et  l'otra 
mittaed  haeg'  eil"')  (Tr.  Mad.,  Ann.  XXI,  73). 

Das  Trast.  Münsterth.  1707,  Ann.  XXIII,  138  hat:  0/ßci/s  da  Vuttlina: 
Podestar/'a  de  Morbeng,  Pod.  da  Biiorm,  la  Prasidentia  dcls  Syndi- 
catiiors  (Uutersuchungsbeamte,  Rechuungsrevisoren  in  deu  bUndnerischen 
Untertanenländern)*),  la  Spidicaturia,  Hg  Sculer  da  Milaun  (der  Schüler 
von  Mailand),  ilg  Servitur  da  Palatg  (der  Falastkuecht).  Auch  anderswo 
ist  die  Rede  von  einem  Aurecht  der  Gemeinden  gewisse  Diener,  Knecht, 
wahrscheinlich  eher  einen  bewaffneten  Knecht,  Schildwache,  Polizei- 
maim  zu  stellen  und  von  freien  Plätzen  an  höheren  Schulen,  die  den 
Bündneru  als  Gegendienste  von  den  Potentaten  gewährt  wurden.  Stat. 
des  grauen  Bundes  1713,  W.  u.  S.  I,  75  „.  .  .  und  die  Vogtey  zu 
Meyenfeld,  die  commissarien  auf  der  Rechnung  (Syudicaturia), 


1)  Falls  in  unserer  Gemeinde  ein  Gouverneur,  Kommissär  oder  Vikar  er- 
nannt wird,  soll  der  Abgeordnete  der  Gemeinde  die  Hälfte' der  Prämie,  die  er 
einnimmt,  der  Nachbarschaft  (dem  Dorf)  geben,  die  andere  Hälfte  bleibt  ihm. 

2)  Sindicatus  bedeutet  in  der  Podestäliteratur  Italiens  die  Rechenschafts- 
ablage über  die  ganze  Amtsführung  des  Podestä  und  seiner  Beamten  von  eigens 
hierzu  bestellten  liicliteru.    Hertter,  S.  59,  Note  7  und  G7. 


über  Ämter  und  Würden  in  romanisch  Bünden  405 

uud  das  sigel  und  den  kiieclit  auf  der  rechuuog- .  .  .   uud  der  beydeu 
schillern  halber  zu  Parys  etc."  . .  . 

Trast.  Sott  Tasna,  S.  283  hat:  Taxa  dals  Oficis  in  Ig  Pagiais 
da  nos  Subietts  (Taxe  der  Amter  im  Lande  unserer  Untertanen) :  Gu- 
bevnatur  R.  (rentschs  <  rheinisch  sc.  Gulden  s.  Pallioppi)  4000, 
Comi^suriat  R.  2000  ,  Sindicatur  R.  150.  Cavallier  (nach  Muoth, 
Ann.  I,  165,  Befehlshaber  der  Polizei)  R.  350.  Famalg  da  Plaza  (Polizei- 
mann) R.  100.  Stipendida  Milan  (für  den  Schiller)  R.  100.  Vgl.  Muoth, 
Ilistoria  dil  novissim  tenips.     Ann.  I,  l(53f.:  La  Valtlina. 

Pfleger. 

Im  Unterengadin,  wo  sich  österreichische,  bischöfliche  und  andere 
Herrschaftsrechte  (Klöster  Marieuberg  und  Münster,  Herren  v.  Matsch) 
zeitweilig  den  Rang  streitig  machten,  heisst  der  österreichische  Ver- 
treter des  Blutbannes  ,. der  Pfleger  in  N anders",  der  bischöfliche 
„Burgvogt,  Burggraf,  Hauptmann  auf  Fürstenburg;  doch 
kommt  auch  Pfleger  für  den  bischöflichen  Vertreter  vor,  „ph leger  zu 
Schuls,    phleger   und    geschwornen  unter  Val  Tasna"  (Kanzlakt.). 

Neben  diesen  Blutrichteru  hatte  das  Volk  im  U.-E.  für  jede  Ge- 
richtsgemeinde so  viel  Mastrals,  als  es  Herrschaften  (Österr.,  Bisch., 
Marieub.  etc.)  gab  {il  mastral  da  la  Chade  (Gotteshaus),  il  m.  da  la 
Signiiria  [Osterreich],  da  la  cha  d'Munt  [Kloster  Marienberg],  da  la 
Clostra  d'Müstair  [Kloster  Münster],  Cliampell,  S-  207),  an  deren  Wahl 
es  frühzeitig  Anteil  bekam. 

Vizdum. 

Diesem  nicht  leicht  in  Kürze  zu  definierenden  Amte  liegt  nach 
Muoth  (Amtb.,  S.  59)  folgendes  ob:  ,,die  finanzielle  Seite  der  Ver- 
waltung und  das  damit  unmittelbar  zusammenhängende  Gebiet  der 
Rechtspflege  für  einen  bestimmten  Kreis  oder  für  eine  historische  Ein- 
heit von  Meierhöfeu,  Hüben  und  Hofstätten."  Den  besten  Einblick  in 
die  Befugnisse  dieses  Beamten  gewähren  die  Amtb.,  S.  27  Vizdumamt 
in  Chur,  38  Donileschg,  47  Engadin,  48  Vinstgau.  S.  auch  die  Kap, 
Dienstleute  und  Advocatus. 

Der  Vizedominus  hatte  einen  zu  feudalen  Charakter  als  dass  er 
sich  hätte  erhalten  können.  Es  ist  auch  keine  Spur  von  ihm,  meines 
Wissens,  in  der  späteren  Beamtenuomenklatiir  geblieben.  Muoth,  B.G., 
erblickt  im  späteren  Statthalter,  lutinent  (Stellvertreter  des  Mastrals) 
seinen  direkten  Nachfolger,  doch  bleibt  er  uns  den  Beweis  schuldig. 

Auch  diese  Form  tritt  schon  sehr  früh  als  Namen  auf.  In  Cod. 
dipL  l,  Nr.  186  v.  J.  1219  treffen  wir  unter  den  Ambaxadores  comuni 
de  Ciimis  (Com)  einen  Otto  Vicedotn/iiiis,  in  Nr.  187  einen  AI bn'cius 
Vicedominus;  in  Cod.  dipl.  II  treffen  wir  einige  Churcr  Bürger  dieses 


406  G.  Pult 

Namens  (Nr.  53,  v.  J.  1291,  Johamiis  Vicedomini  (Gen.)  und  Nr.  59, 
V.  J.  1292,  Symon  Vicedominus.  Im  Register  gibt  Mohr  für  diese  beiden 
Belege  zwei  verschiedene  deutsche  Formen  Vizdom  und  Vicedom; 
worauf  er  sich  stützt,  weiss  ich  nicht. 

Für  das  Engadin  treffen  wir  Ann.  XIV,  4  einen  Frangois  Vice- 
domini. Der  Name  kommt  noch  in  Celerina  vor,  wo  er  am  Aussterben 
ist.  Eine  romanische  Form  für  diesen  Namen  (etwa  Vafchdlm)  ist 
meines  Wissens  der  jetzigen  Generation  nicht  in  Erinnerung  geblieben. 

Die  Richter. 

Diesen  Namen  führten  bis  zur  Einführung  der  modernen  Nomen- 
klatur nur  die  Leiter  der  Gerichte,  der  mastrdl,  vugmi  und  podesta. 
Das  deutsche  Wort  Richter  und  das  diesem  genau  nachgebildete  rom. 
derfchdder  treffen  wir  sehr  oft  in  Urkunden  als  Synonym  von  Ammann. 
Der  c?er/cÄdrfrtr  hatte  zu  richten  {der/chdr^)  <Cdingere),  die  Geschwornen 
das  Urteil  zu  finden.  „II  mistral  derscha,  il  gierau  trüa"  (Tuor).  — 
Der  Einfachheit  halber  will  ich  aber  hier  von  unserem  heutigen  Stand- 
punkt ausgehen  und  den  Ammann  als  Gerichtspräsident,  die  Geschwornen 
als  Richter  betrachten. 

Die  Scabini,  die  807  mit  dem  Grafen  Hunfried  („Unfridus,  vir 
iuluster  Reciarum  comes")  in  Rankwil  Gericht  hielten*),  verschwanden 
unter  der  bischöflichen  Herrschaft  ohne  eine  Spur  von  ihrem  Namen 
zu  hinterlassen  (vgl.  PI.  A.  R.,  S.  363). 

Juratus  —  Jurator. 

Ende  des  13.  Jahrhunderts  tritt  in  Chur  das  Proveidgericht  (Pro- 
vida)  mit  seinen  Eidschwörern  (Aidswerer)  als  Richter  auf.  Diese 
aidswerer  erscheinen  auch  im  Viztumgericht  und  Vogtgericht.  Sie  gaben 
dem  späteren  juratus  {g^erän  Obl,,  gHroo  Tr.  Vatz'),  und  jurator  {yüradär, 

1)  Im  Engadin  ist  diese  Form  verschwunden.  Nirgends  lionnte  ich  eine 
Spur  davon  finden,  ausser  drachüra  Gericht,  darcher,  ärettär  prozessieren,  Formen, 
die,  wie  Obl.  darchira  auf  das  Part.  pass.  directus  zurückzuführen  sind,  dafür 
erhielt  sich  bis  heute  das  Compositum  x)erdirigere  >  pärde'rfchär  =  rüsten,  be- 
reiten, zurichten,  das  Obl.  kennt  nach  Carigiet  nur  das  Part.  pass.  perdert 
gelehrt,  geschickt,  gescheid. 

2)  „interrogavit  ipse  comes  illos  scabinios,  quid  illi  de  hac  causa  judicare 
voluissent"  —  also  auch  sie  hatten  das  Urteil  zu  finden  (s.  PI.  A.  R.,  S.  354, 
Anm.  1). 

3)  Copeia  dilg  Starteet  deing  (von  einem)  Ludevell  Meatz  Cumeing  Vatz, 
Stirvia  (Stürwis)  et  Mott  etc.  —  kopiert  1810,  Kantonsbibliothek  Chur.  Gleichen 
sprachlichen  Charakter,  wenn  auch  etwas  weniger  originell  und  bodenwüchsig, 
hat  die  „Copia  dilg  veir  original  Startet  della  Ludevla  Terra  da  Surses  etc." 
übersetzt  aus  dem  Deutschen  1883,  ebenfalls  in  der  Bibliothek  Chur  —  abgekürzt 


über  Amter  und  Würilen  in  romuuisch  Bünden  407 

g'iüädär,  pl.  g'üradUrs,  g^üraduiWs  Eng.)  den  Namen,  Die  Zahl  dieser 
Kichter  ist  in  den  einzelnen  Gerichten  verschieden.  Für  Zivilsachen 
sind  es  gewöhnlich  um  12  herum,  für  Kriminaisachen  bis  25  und  mehr. 
Sprecher  und  Champell  geben  für  jede  Gemeinde  genau  die  Zahl  der 
Kichter  an.  Bei  Kriminalsachen  pflegte  man  überall  zu  den  Urteil- 
findern des  Gerichts,  wo  der  Prozess  stattfand,  auch  noch  solche  aus 
benachbarten  Gerichlsgemeindeu  zuzuziehen.  Die  extra-kommunalen 
Richter  bildeten  den  sogen.  Zusatz,  der  auch  in  romanischen  Statuten 
so  heisst.  In  Laax  fiel  mir  die  interessante  Form  schiiörnar  <  Gschworner 
für  gerau  auf.  Sie  wurde  auch  als  Titel  vor  den  Vornamen  gestellt, 
wie  ahqlt  (s.  diesen).  Für  die  geraus,  yUraders  in  der  Dorfverwaltung 
8.  Kap.  JUradär. 

Engadiner  Troubadours. 

Schon  dem  Reformator  Champell  ist  die  oberengadinische  Form  für 
Richter  aufgefallen.  Champ,,  S,  36  „Judices  autem  ipsi  populari  lingua 
vocentur  „trovaduors^^  id  est  inventores,  videlicet  aequi  et  boni,  quoa  in 
Ingadina  Inferiore  ,,GinradHors'-'  dicimus.  Im  Engadin  hat  sich  nur 
das  Hauptwort  trueder  (Pallioppi,  Stat,  del  Com.  d'Engiad.  sur  Puntota) 
Plur.  Trut'ders,  truadw/rs  erhalten.  Im  Oberland  dagegen  wird  heute 
noch  das  Verbum  im  Sinne  von  urteilen  verwendet:  „jeu  vi  frxiar  quei  tge 
a  mi  sumelgia  dretg  et  jeu  sun  de  quei  sen  etc."  Ich  will  finden,  was 
mir  recht  scheint,  und  ich  bin  der  Meinung,  ist  die  Foimel,  mit  welcher 
die  Urteilfinder  auf  die  Aufforderung  des  Mistral,  sich  zu  äussern,  ant- 
worten (Tuor,  S.  93). 

„Sch'in  füss  tont  malvantiraivel,  c'El  curdass  en  fallament  ton- 
tanavont  c'El  vangiss  tras  Merit  truvaus  a  la  Mort  etc."'),  Tr. Scheid, 
Dec.  I,  800. 

Das  Urteil  heisst  truamrn,  truvamfnt  —  „cur  ilg  Oberkeit  haig  dau 
or  in  Truvament'-^ ,  Tr.  Scheid,  Dec.  I,  802. 
„Tirauns  han  ampruvau 
Cu'ls  grischs  fan  truvamen"  Huonder*). 

Zu  diesem  interessanten  Germanismus  (vgl.  Grimm  II,  381  recht 
finden)  muss  ich  hervorheben,  dass  ein  *truvar  (im  gewöhnlichen  Sinuc) 
weder  in  der  gesprochenen  Sprache,  noch  in  der  Literatur  vorkommt. 
Finden  heisst  eng.  chaltar,  -rr  <  captare,  oberl,  anßar  und  auch  catar. 
S,  Schuchardt,  Etymologien  II,  56,  <  afjlare). 


„Tr.Surs".  Diese  beiden  Statuten  sind  äusserst  interessante  sprachliche  Texte. 
—  Vielleicht  gehört  auch  hierher  Giros  Talgegend  zu  Maladers  —  Moiirlf, 
Nr.  151  V.  J.  1312. 

1)  Wenn  CS  einem  so  schlecht  erginge,  dass  er  sich  so  weit  verfehlte,  dass 
er  Verdientermassen  zum  Tode  verurteilt  würde. 

2)  Tyrannen  haben  erprobt  (erfahren),  wie  die  Grauen  richten. 


408  G.  Pult 

Aboit. 

Im  UntereDgadin  treffen  wir  seit  dem  17.  Jahrhundert  noch  eine 
dritte  Form  für  Richter:  Anwolt^  später  aholt  und  ahqll  (tirolisches  w=b). 

Der  Hauptmann  auf  Fürstenburg  und  der  Pfleger  in  Nauders 
wählten  als  ihren  Vertreter  einen  Statutarrichter,  der  die  Verhand- 
lungen an  ihrer  Stelle  leitete.  Im  Vertrag  von  1508  war  für  den  oberen 
Teil  des  Unterengadins  diesem  Statutarrichter  ein  „Anwalt"  beige- 
geben. „Mit  Willen  des  Pflegers  und  des  Hauptmanns"  ernannte  der 
Richter  denselben.  Seit  1519  wird  der  Anwalt,  wie  der  Statutarrichter 
vom  Pfleger  mit  „Gutbedünken  des  Hauptmanns  und  Beisein  der 
Verordneten  der  Gemeinden"  gewählt. 

Mit  der  Zeit  verdrängte  dieser  Terminus  im  unteren  Teil  des  Unter- 
engadins (Sott-Tasna)  das  Wort  Jürader.  —  Tr.  Sent.^)  ,. Anwalts  da 
Cicil^''  G.  Ar  eh.,  Schuls  1660:  jiSign.  Änivolt  Dury  Lanschel.^^  Abqlt 
auch  abqll  wurde  zum  lebenslänglichen  Titel,  doch  nur  in  der  indirekten 
Rede:  ,^1'aholl  Clotin  (Diminutiv),  aber  Sär  Clgt. 

Messignürs. 

In  Urkunden  heissen  die  Richter  sehr  oft  „meine  Herren", 
romanisch  ,.tness/'ngurs'-^.  1644  —  „Weilen  nun  abermalen  meine 
herren  zusamen  komen  seint  um  den  leüten  zu  recht  zu  helfen,  so 
frag  ich  euch  etc."  (Nachträge  zum  Landbuch,  W.  u.  S.  I,  152). 

„Scha  iou  pos  antalir  (intellegere)  schi  esses  vus  tal  da  messingurs 
prieus  per  mussadur"  (so  seit  Ihr  so  und  so  von  meinen  Herren  zum 
Fürsprech  [Staatsanwalt]  genommen,  gewählt)  Dec.  I,  85.  Fuorma  da 
menar  (führen)  il  Dreg  in  lomnezza  (Lugnetz). 

Wie  die  meisten  Termini  der  alten  Gerichtsgemeinde,  wurde  auch 
dieser  auf  die  jetzige  politische  Gemeinde  (frühere  Nachbarschaft)  über- 
tragen. In  Diseutis  heisst  die  Formel  für  die  Gemeindeversammlung 
(moderne  Gem.),  die  am  Ende  des  Gottesdienstes  in  der  Pfarrkirche 
ausgerufen  wird:  //  sigjiur  Statthalter  e  mess  signurs  (die  geraus)  fan 
clamar  (lassen  rufen)  vischnaunca  (Mitt.  des  Herrn  Prof.  Tuor). 

Giüdisch. 

Wie  der  Mastral  zum  president,  so  wurden  die  g^eraiis^  g^irtis, 
yürädars,  g^ürädars,  g^üraduörs,  truedars,  triiaduörs,  abqlts,  schmrnars, 
aidswerer^  rechtsprächer^  rechtfinder  zu  g'üdischs^  yüdischs  auf  dem 
ganzen  Gebiete,  doch  hat  sich  mancherorts  geräu  und  yürädär  (Ob- 
tasna)  erhalten.  In  der  Dorfverwaltung  kam  dieser  Ausdruck  bis 
vor  kurzem  fast  überall  noch  vor  und  besteht  z.  T.  noch  heute,  wir 
werden  daher  bei  Besprechung  der  Dorfbehörden  noch  darauf  zurück- 
kommen (s.  Kap.  Jürädjir). 

1)  G.  Arch.  Sent. 


über  Ämter  iiiul  Würden  iu  runianiscli  Hunden  409 

Dieser  yüdisch  hat  sclbstverstäudlich  mit  dem  bischüflicbeu  judex 
jjuhlicus  (bis  zum  10.  Jtihrhundert)  nichts  zu  tun,  doch  mahnt  der 
Singularis  yüdisch  im  Sinne  von  Gerichtsbehörde  au  eine  Zeit,  da  nur 
ein  Richter  urteilte.  —  //  yüdhch  del  circiil  (Kreisgericht),  /;•  davant 
al  yüdäsch  (vor  Ger.  gehen);  esser  davant  ijüdäsch  (Prozess  führen). 

La  Mastralia. 

Der  Wahltilg  hiess  und  heisst  noch  deutsch  B  satzig,  Obl.  ctnnin, 
tschcntada  (s.  Kap.  Tschan  tamaiul),  O.-E.  comoen  grand  und  mastralia, 
U.-E.  mastralia  (heute  noch).  Salvar^)  comoen  grand  (Tr.  Madulaiu)  = 
Landsgemeiudc  abhalten.  —  Es  ist  hier  nicht  der  Ort,  diesen  grössten 
Tag  des  bündnerischen  Staats-  und  Volkslebens  darzustellen,  an  dem 
sowohl  die  Liebe  zur  Heimat  und  die  politische  Leidenschaft,  die  diplo- 
matischen und  Rednergaben,  wie  auch  die  Freude  am  Festleben,  die 
Volkssitten,  Tracht,  Tanz  und  Vcltliner  zu  ihrem  vollen  Rechte  kamen. 
Ich  verweise  auf  Heinrich  Ryffel,  Die  Schweiz.  Landsgemeinden. 
Zwar  hat  sich  die  Tradition  iu  einigen  Gegenden  noch  gut  erhalten, 
doch  seufzt  schon  Caratsch  in  seiner  Mastralia: 
0  Engiadina  ])atria  mia 

Per  tia  gloria  e  tia  onur 

Renda  darcho  la  Mastralia 

A  ßia  veglia  gran  splcndur, 

Tel'  ais,  eau  craj,  da  tuots  la  brama, 

Viv' il  Nuder,  viv' il  Landamma!') 
Über  die  W  ahlrechte  des  Volkes  und  über  das  äusserst  interessante 
indirekte  Wahlverfahren  geben  uns  W.  u.  S.  u.  a.  in  I,  148,  §  42  reich- 
liche Belege.  —  Wirklich  lesenswert  ist  die  Darstellung  der  Wahl  im 
Bergeil  (mittelst  drei  konzentrischer  Kreise  auf  einen  Tisch  gezeichnet) 
durch  Cham  pell,  S.  256.  Mit  Handmehr  heisst  deutsch  „mit  der 
merern  band"  (Tr.  Thusis,  W.  u.  S.  I,  K>8.  §  20  und  sonst  sehr  häufig), 
romanisch  „cun  la  macr  (major)  ])art.  Ist  diese  Ähnlichkeit  im  Klange 
ein  blosser  Zufall  oder  hat  die  eine  Sprache  die  andere  beeinflusst? 
Ich  bin  letzterer  Meinung.  Ausser  dieser  Form  findet  sich  auch  ilg 
plimann  vor.  —  i'ber  andere  Formen  und  Bedeutungen  von  Mastralia 
8.  Kap.  Mastral  (Schluss). 


1)  Salvar  üna  festa,  salvar  dnrtgira  (Gerichtlialten)  —  ^muois  (Stiere)  a 
Bcrvezi  dal  Coraiin  sun  culponts  da  salvar:  II  mästral  da  la  Chiad6  etc."  (Tr. 
Sent.)  Salvar  ün  ufänt  =  ein  Kind  auf  dem  Arm  lialten,  hüten. 

2)  Oh  Engadin,  du  meine  Heimat  —  zu  deiner  Ehre,  deinem  Ruhm  — 
bringe  wieder  die  Mastralia  —  zu  ihrem  alten,  grossen  (ilanz  —  das  ist,  so 
glaub'  ich,  aller  Sehnen  —  Hoch  leben  Schreibfr  und  Landamuiann.  Vgl.  auch 
Caderas  schönes  Gedicht  II  comön  grand,  An  toi.  eng.,  S.  83. 


410  G.  Pult  ■ 

Das  Gericht. 

Das  Gericht  und  auch  die  Gemeinde  als  Gerichtskreis  hiess  obl. 
dartgtra^  dertgira\o\\  der/eher  (dirig-ere);  eng.  c?raeÄw;Y/ (Ann.  XIX,  3), 
dretfüra.  Der  gewöhnliche  Ausdruck  für  Gericht  halten  war  „salvar 
dartg.,  drettüra"  —  ,^salvau  Dartgira"  (Ann.  XII,  12).  „...clumau 
ansemel  ilg  intir  lud.  Cusselg  par  salvar  ilg  amprim  Dreg  Civil^ 
den  ganzen  hochl.  Rat  versammelt  (zusammengerufen),  um  den  ersten 
Zivilrechtstag  abzuhalten  (Ann.  XII,  14).  Das  Zivilgericht  wurde  nach 
Champell  im  Unterengadin  „la  drettüra  dapagiamaint'-^^  das  Blutgericht 
y,la  drettüra  da  saungk'-^ ^  alias  ,^da  malefizi'\  deutsch  Malefizgericht, 
Malefizrichter  genannt.  Im  Vinstgau  und  Münstertal  hiessen  die 
Gerichtstage  auch  landsprachen  (in  lateinischen  Urkunden  —  auch  für 
anderswo  —  placita)  PI.  H.,  S.  121 M.  —  Der  Mastral,  der  die  dartgira 
leitete,  hatte  auch  den  Namen  derfchdder  —  Tr.  Vatz  ,^dar/cheader'-' , 
ihm  wurden  zwei  Statthalter  (eng. /m^/h^h^,  lüfinent,  lattinhit,  Champ. 
liug  tengaint)  als  Helfer  und  Stellvertreter  beigegeben.  Dieses  Kollegium 
der  dreien  hatte  den  Titel :  ,^Signur  oder  ser  Derschader  cun  siu 
hundreivel  Tierz.'-''  Zu  den  „hochlöbl.  Dreien",  und  den  Richtern, 
kommen  noch  der  scarvqn  (obl.),  scrivan,  scrivqnt  (eng.)  oder  noder, 
nuder  auch  schriber,  und  der  Seckelmeister,  seckelmeister  (Ardetz,  biirsier, 
bursee),  der  hier  als  Kläger  fungierte.  Vom  Tessinischen  caneparo^) 
fand  ich  hier  keine  Spur. 

Wie  schon  eingehends  betont,  haben  die  altdeutschen  Rechts- 
formen (nach  Tuor)  sich  nirgends  so  gut  erhalten  wie  in  den 
romanisch  -  bündnerischen  Tälern.  Über  die  altbündnerische 
Prozedur  besteht  eine  sehr  reiche  Literatur. 

Der  zweite  Teil  in  Spr.  P.  R.  (vom  Liber  YIl  an)  befasst  sich  bei- 
nahe ausschliesslich  mit  diesem  Kapitel,  ebenso  Champells  Topog.  — 
Am  ausführlichsten  bei  diesem  letzteren  ist  die  Prozedur  beim  Gericht 
Ob  Val  Tasna  (Jurisdictio  Ardetiana,  S.  91)  beschrieben.  In  Spr.  P.  R. 
finden  wir  S.  161  allgemeine  Betrachtungen  über  die  Gerichte.  Zahl- 
reiche Prozessordnungen  finden  sich  in  W.  u.  S.,  u.  a.  I,  140:  Gerichts- 
ordnung von  Thusis  1549  und  II,  104  „Form  und  einfalter  entwurf, 
welcher  gestalten  es  in  einer  löbl.  landschaft  Davos,  wan  gricht  ge- 
halten würd,  vorgenommen  und  vollführt  werde  etc."  —  s.  auch  II,  147 
und  258  Malefizorduung.  —  Auch  Decurtins  gibt  uns  einige  sehr  wert- 


1)  S.  auch  Grimm  II,  355:  „das  placüum  der  fränkischen  Gesetze  (id 
quod  placuit)" ;  und  Ämtb.,  S.  43:  Och  sol  der  brugghuter  (der  Albulabrücke 
bei  Fürstenau)  Waibel  sin  in  dem  placito  des  vogts  und  im  gaistlichen  placito 
und  in  aim  ieglichen  placito  sol  er  sinen  ban  han. 

2)  Wenn  ich  mich  nicht  irre,  bringt  man  es  im  Zusammenhang  mit  Cana- 
veto  natürlicher  Felsenkeller  im  Tessin  aus  Canaba  Weinschenke,  Krämerbude, 
Kört.  1554. 


über  Amter  und  Würden  in  romanisch  Bünden  411 

volle  Beispiele.  -  Dec.  I,  80— 84.  „Fiiorma  de  meuar  il  dretg-  sueutcr 
ii  criminal  de  la  leschiuu  sco  ei  se  mena  enten  il  uies  Comin  de  Lom- 
ueza"  und  Ö.  289—294  das  gleiche  für  Schams.  Hier  beginuen  alle 
Fragen  und  Antworten  mit  „Wol  arr^.  „  Tfo^  an  a  num  da  Dieiis, 
damena  chi  a  sa  prasantau  f)uest  cas".  Wohl  an  rn  Gottes  Namen, 
da  sich  folgender  Fall  ereignet  hat.  —  ,,Wol  an  a  num  da  dieus  8ilg 
frag,  Ca  vus  mi  deis,  mi  sumalgia  quest  drcg"  auf  die  Frage,  die  ihr 
mir  stellt,  scheint  mir  folgendes  das  Kecht.  —  Flir  die  Prozedur  der 
Dorfgerichte,  die  später  entstanden,  s.  Ganzoni  „La  bachetta  da  .Schlu- 
rigna"  Ann.  XIX.    (Der  Gerichtsstab,  das  Gerieht  von  Celerina.) 

Über  die  vom  Mastral  und  Kechtssprechern,  wie  von  den  Zeugen 
(Kundschaften)  und  andern  zu  leistenden  Schwliren  (.•^«rawa?«^,  sara- 
ment,  saramantar,  ital.  ginramenUire^  giiiramentazione)  mangelt  es  auch 
nicht  an  Literatur. 

„Quei  che  il  Cumin  dej  engirar  a  gli  mistral,  was  die  Gemeinde 
dem  Ammaun  schwüren  miiss,  saramaint  dil  t>eckelmeisei\  saram.  dils 
salfürs  ad  in  Statthalter  elc."  W.  u.  S.  II,  24.  V.  auch  S.  144  und 
I,  108,  Schwur  des  Ammanns  von  Disentis  bei  Beleihung  mit  dem  Blut- 
bann und  I,  30  romanische  Schwüre.  —  Ann.  XXI,  93  „Fuormas  da 
Sarameuts  pils  uffizials  della  Ligia  grischa  e  pils  uffizials  dil  Cumin 
grond  della  Cadi^  (Disentiser  Hochgerichtsgemeiude). 

Das  wenige,  das  ich  hier  über  die  rätischen  Gerichtssitten  bringe, 
entnehme  ich  z.  T.  dem  schon  erwähnten,  äusserst  interessanten  Auf- 
satz Tuors  im  Ischi  „Co  dertgavan  nos  babuns  etc."  (wie  rechteten 
unsere  Väter  [Ahnen]). 

Das  Gericht  wurde  unter  freiem  Himmel  abgehalten,  oft  bei  einer 
Linde  (glhida),  Eiche  (rüver)  oder  anderm  Baum  —  „zuo  Katz  (Katzis) 
unter  der  linda"  —  W.  u.  S.  I,  145. 

Bäume  spielten  nach  altem  deutschem  Brauch  ^^s.  Grimm  U,  413) 
bei  Versammlungen  überhaupt  eine  grosse  Rolle.  „A  Trun  sut  ilg  Ischi 
—  Nos  baps  ain  sa  rimnai"  (Huonder)'). 

Um  den  Tisch  herum  sassen  die  Richter:  der  Angeklagte,  die  Für- 
sprecher {mussadur"-)  von  mussar  =  weisen,  zeigen,  lehren,  belehren; 
m.  dil  pIogn{et]g.  jifont)  Klage  =  Staatsanwalt,  m.  da  la  risi'(')sta  =  Yer- 
teidiger  und  die  Verwandten  des  Angeklagten  {migioiiza  =  *SLmici\ni\a)') 


1)  Unter  dem  Aahorn  zu  Truns  —  haben  sich  unsere  Väter  versammelt. 

2)  S.  Grimm  II,  381  weisen  altn.  visa  ==  Keclit  finden. 

3)  Die  engadiner  Form  für  niigionza  findet  sich  Dec.  V,  3<)t!  und  233:  Sia 
michaunza  incunter  l's  d'Auriga  s'haü  almänto. —  Seine  Verw;indtschat't  (Sippe) 
hat  sich  gegen  die  von  Auriga  beklagt.—  „Ma  Thön  tres  raspett  (\'6va  michaunza 
Martoyri  nun  es  do  —  Aber  Anton  aus  Achtung  vor  den  Seinigen  wurde  der 
Folter  nicht  übergeben.  —  S.  auch  ibid.  S.  320  u.  665. 


412  G.  Pult 

mussten  stehen.  Eine  ringförmige  Umzäunung,  hergestellt  durch  Ziehen 
einer  Schnur  um  Pfähle  herum,  trennte  Richter  und  Parteien  vom  Volke. 
Dieses  stand  jenseits  des  Ringes  {il  ring' ^)^  las  schroncas  —  Schranken) 
und  hatte  anfangs  Einspruchsrecht  in  bezug  auf  das  Urteil.  Durch 
Bedeutungsübertragung  bekam  Ring  den  Sinn  von  Volksversammlung 
überhaupt  zu  Gerichtszwecken:  „Tribunel  pudaiva  esser  la  radunaunza 
da  vschins,  tuts  vschins,  Varing^^  (Ganzoni,  Ann.  XIX,  2\  Beim  Läuten 
der  Glocken  begaben  sich  der  ,^Signur  Derschader  cun  sin  hundreivel 
Tierz,  scarvon,  sechelmeister,  geraus^'  und  Parteien  gefolgt  von  vier 
mit  Hellebarden  bewaffneten  Gaumers  (Waffenknechte)  und  hinter  ihnen 


Ami  im  Sinne  von  verwandt  findet  siih  noch  im  Trast.  Sott  Tasna 
(1692),  S.  33:  Orphens  chi's  containtan  da  laschar  Ig  gubern  da  lur  chiasa  a 
X)rossems  amis  etc.  .  .  .  Waisen,  die  damit  sich  zufrieden  geben,  die  Leitung 
des  Hauses  nahen  Verwandten  (Freunden)  zu  überlassen  ...  Mo  sa  chiatond 
Is  amys  della  mamma  plü  struschs  nel  saungk  —  wörtlich  —  aber  sollten  sich 
die  Freunde  mütterlicherseits  näher  im  Blut  finden,  ibid.  Vgl.  hierzu  Grimm  II, 
643  „Sippe  bedeutet  eigentlich  friede,  freundscJiaft,  wie  wir  noch  heute  letzteren 
Ausdruck  zugleich  für  Verwandtschaft  gebrauchen"  und  S.  644  „Den  Inbegriff  der 
blutsverwandten  bezeichnet  mhd.  friunt  ags.  freond  etc."  Weil  wir  beim  Begriflf 
Sippe,  Verwandtschaft  gelangt  sind,  seien  mir  noch  einige  Bemerkungen  erlaubt. 
Das  alt.  d.  ,s7a7i^rt  =  Geschlecht  findet  sich  im  ganzen  Gebiet  schlatta,  schlattegna 
(Obl.)  entweder  im  alten  Sinne  (wie  auch  das  ital.  schiatta),  oder  in  dem  von 
Verwandtschaft;  dieses  letztere  ist  der  Fall  von  Ardez  abwärts  undimM.-T.: 
mia  schlatta  =  meine  Verwandtschaft;  sogar  adjektivisch:  quel  es  schlatta  cun 
viai  •=  mit  mir  verwandt;  eschat  schlatta  vos  duäs'i  seit  ihr  zwei  verwandt? 
Nirgends  hat  sich  vielleicht  das  Gefühl  der  Verwandtschaft,  das  Zusammenhalten 
der  Sippen  bis  zu  den  letzten  Graden  so  gut  erhalten  wie  hier,  wo  jeder  Grad 
der  Verwandtschaft  bis  zum  fünften  einen  besonderen  Namen  hat:  cusdrin, 
siivrin,  hashrm,  hashritt  (Vetter  im  ersten  Grad,  im  zweiten  etc.).  Im  ganzen 
Volksleben,  bei  Sprichwörtern  und  Sprüchen,  bis  zum  Kindergebet  spielen  die 
Verwandten  eine  der  grössten  Rollen.  Über  Fehden  zwischen  einzelnen  Dorf- 
geschiechtern  s.  z.  B.  Champell,  S.  174  [Bisaz  und  Bonorand,  Lavin),  S.  178 
{Anthön  und  Brancan,  Guarda),  S.  204  {Muos-cha  =:  Mosca  und  Pult,  Sent.,  bei 
Champ.  heissen  sie  Pultini  et  Moscani,  vgl.  auch  Kanzlakt,  1449,  Nr.  211: 
Item  dem  ganntzen  comun  under  Valtasna  ze  schriben,  das  sy  dem  pfleger  zft 
Schuls  Minig  Gandortin  gnüg  thugen  umb  die  zerung,  so  Hartli  Hobtman  ze 
Furstenburg  in  der  Mustawnen  und  Pulten  sach  gethan  hat.  Flurname  bei 
Sent.  Plan  Mus-chan.  —  L'alha  i  la  s-charbundda  (die  weisse  und  scharze; 
aus  charbun  Kohle)  hiessen  später  diese  beiden  erwähnten  Parteien,  die  das 
Dorf  in  zwei  feindliche  Lager  trennten.  Von  den  grimmigen  Kämpfen  zwischen 
diesen  Sentnern  „Bianchi  und  Neri"  wissen  alte  Leute  noch  vieles  zu  er- 
zählen. S.  auch  Chron.  rhet.,  S.  21,  22  und  33.  Das  Geschlecht  Ptdt  findet 
sich  schon  1288  Mohr  II,  44  und  zwar  zusammen  mit  B.  Scheck:  Castellan  zu 
Tarasp,  Pero  (v.  Mals),  Costa  und  H.  v.  Glurns  als  Arbiter  et  conservatores  in 
einem  Vergleich  zwischen  Vogt  Ulrich  und  Vogt  Egenlin  von  Matsch. 

1)  S.  Grimm  II,  353  hring  und  433. 


über  Ämter  uiul  Würden  in  romanisch  Bünden  413 

die  ganze  Gemeinde  an  den  ,Jiug  ordinari  ne  ordhiau'-^  (gewöhnlichen 
und  hierzu  bestimmten  Ort).  —  Da  wurde  vom  Weibel  das  Gericht  ver- 
bannt (PI.  H.,  S.  183)  banir  il  drejt  —  la  banlda  {eng.);  l'einbon/da  oder 
il  bqnn  (ubi..  von  Bann)').  Durch  diese  embonida  wurde  die  Gemeinde 
feierlich  um  Uuhe  und  »Stillschweigen  angehalten.  Im  eng,  Drama 
.Susanna  (Ulrich,  Frauenfeld,  1888)  spricht  derMess: 
l'er'lg  prüua  s  avia  eau  suot  Unna  granda  paiua 
Per  la  seguüuda  et  terza  giaeda.  chia  ingiün  tschauntsclia,  cbi  nun  daia'). 

Darauf  folgten  die  Verbaudiungeu  nach  den  Formen,  wie  sie  in 
den  augeführten  Kechtsordnuugen  peinlich  genau  angegeben  sind. 

Das  bündn.  Gerichtsverfahren  hatte  etwas  äusserst  Erhebendes  und 
Feierliches  an  sich;  doch  erscheint  es  uns,  nach  den  Quellen  zu  urteilen, 
etwas  formal.  Wir  dürfen  aber  nicht  vergessen,  dass  solche  Anlei- 
tungen, wie  die  Prozessorduungeu,  dazu  dienten,  das  Volk  mit  den 
Formen  der  Prozedur  bekannt  zu  machen  und  dass  die  Richter  sich 
W'ahrscheinlich  nicht  sklavisch  daran  hielten.  -  Stab  und  Galgen  waren, 
wie  gesagt,  die  Symbole  der  höchsten  Macht  und  daher  war  das  In- 
teresse am  Gerichthalten  gross  beim  ganzen  Volke.  Die  jungen  Leute 
in  ihren  Societads  de  matts  (s.  hierüber  Ann.  Xll)  übten  sich  darin  so 
gut  ein,  dass  Pr.  Tuor  von  ihnen  behauj)ten  kann:  „Ellas  i^las  fuormas) 
eran  enconuschentas  al  pli  Ignorant  ord  il  pievel,  ils  mattatschs 
grischuns  savevan  quellas  ordado  aschi  bein  sco  lur  camerats  en  la 
veglia  Koma  recitavan  la  lescha  dellas  XII  tablas^j.*' 

Wie  die  Gerichtssitten  beim  Volke  förmlich  in  Fleisch  und  Blut 
übergegangen  waren,  so  dass  man  für  Bünden  sagen  kann:  „Zuerst 
war  das  Gericht,  dann  das  Wort",  beweist  die  Tatsache,  dass 
die  einzige  Form  für  den  Begriff  Wort  auf  dem  ganzen  Gebiet  aus 
dem  fränkischen  placitum  =  Gericht  hervorgegangen  ist.  Sie  heisst 
Obl.jj/a/^,  O.-E.jj/e^,  U.-E.jv/t;^,  geschrieben /j/a/f/,  j;/ßc/.  Parabola  >  franz. 
2)arole.,  ital.  parola  hat  sich  hier  nur  im  Sinne  von  Fabel  erhalten  und 
zwar  unter  der  Form  trabla*'). 


\)  S.  iTrimui  11,476  hannire,  bannitio  und  auch  a(Z ^j^ac/^wm /Han«?>e  (mahnen, 
monere)  und  S.  o77:  Bote  r=  der  Diener  des  Gerichts,  welclier  dessen  Bann 
ansagte  und  kündigte  etc. 

2)  Zum  ersten  mahne  ich  unter  grosser  Strafe  —  zum  zweiten  und  zum 
dritten  Male,  dass  niemand  spriclit,  der  es  nicht  soll. 

3)  Die  Gerichtsformen  waren  dem  Unwissendsten  aus  dem  Volke  bekannt; 
die  Bündner  Knaben  konnten  dieselben  auswendig,  eben.sogut  wie  ihre  Kameraden 
im  alten  Korn  die  Gesetze  der  12  Tafeln  aufsagten. 

4)  S.  Grimm  II,  355  „das  placitum  der  fränkischen  Gesetze  (id  quod  placuit). 
Pled  bat  neben  der  gewöhnlichen  Bedeutung  von  Wort  auch  die  ältere  von 
liede  bewahrt:  far  im  pled  eine  Kede  halten,  seltener  wird  es  heute  verwendet 
im  Sinne  von  Sprache:  El  ais  pled  cht  uondra  la  buocha  —  Das  ist  eine  Sprache, 
die  den  Mund  ehrt.     Cour.  v.  FIu-m.     Autol.  eng.  4.     Med  ist  ohne  Zweifel  ein 


414  G.  Pult 

Der  Stab. 

Eine  grosse  Rolle  bei  den  Verhandlungen  spielte  der  Gerichtsstab 
{la  bitgetta,  bätgetta,  eng.  bachetta)  —  „Dum  (ministrales)  jus  dicunt 
judicioque  praesunt  dextera  manu  ramosum  bacillum,  justitiae  nimirum 
(quam  asperam  et  severam  atque  eandem  tamen  justam  rectamque  esse 
eonvenit)  symbolum  erectum  tenent"  (Champell). 

Tgnair,  trgnur  bachetta  heisst  zu  Gerieht  sitzen.  11  Bacchettan 
ist  der  Gerichtsvorsteher,  der  Leiter  (hier  Synonym  von  Mastral)  -  „lg 
Bachettari  oder  seis  Lutment)  Trast.  M.-T.    Ann.  XXIIl;  139. 

Das  Gericht  heisst  oft  schlechthin  der  Stab  „das  sölt  berechtet 
werden  in  Lugnitz  vor  demselbigen  Stab'-^  W.  u.  S.  I,  26  —  „Husters 
sun  culpaunts  da  dar  da  baiver  et  da  mangier  a  tuottas  bachettas 
(Trast.  Zeru). 

Die  bachetta  wurde  überhaupt  zum  Symbol  der  Macht  „esser  sut 
la  bitgetta  da  .  .  ."  bedeutet  von  einem  ganz  abhängig  sein,  unter 
dem  Pantoffel  sein  (vgl.  Grimm  IT,  371  —  374).  Bei  Todesurteilen  und 
bei  Verweigerung  der  Gnade  wurde  auch  hier  der  Stab  gebrochen.  — 
Deutsche  Redensart  „Den  Stab  über  jemanden  brechen". 

S-chüsa. 

Der  gesetzliche  Austandsgrund  aus  richterlichen  oder  anderen 
Ämtern  und  Funktionen  hiess  und  heisst  heute  noch  eng.  s-chüfa,  obl. 
stglfa  =  Entschuldigung. 

Erst  auf  dem  Gerichtsplatz  wurde  dieser  oder  jener  aufgefordert, 
das  Amt  eines  Fürsprechs  mussadur  anzunehmen.  Dieser  pflegte,  bevor 
er  die  Wahl   annahm,    sich   in    schönen  Worten  zu   entschuldigen  und 


Verbalsubstantiv,  hervorgegangen  aus  plidar,  jeu  pläid  =  ich  spreche,  das  sich 
nur  im  Obl.  erhalten.  Schon  das  älteste  rätorom.  Sprachdenkmal  (12.  Jahrh.) 
hat:  si  plaida  ille  tiauolus  so  spricht  der  Teufel,  vgl.  Rob.  v.  Plantas  Erklärung 
dieser  Stelle  im  Arch.  für  lat.  Lexikographie  XV,  Heft  HI,  496.  Das  Engadin 
hat  es  ersetzt  durch  tschantschär  =  reden,  sprechen  (ohne  pejorative  Bedeutung, 
wie  das  Italienische;  Substantiv  la  tschantscha,  Obl.  tschpntscha,  tschintschar 
tschintscharlar  prejorativ,  s.  Carigiet,  S.  370)  und  fabulari,  vielmehr*  fabellare 
tavelar  =  sprechen,  das  neben  trabla  ein  interessantes  Beispiel  von  Ferndissimi- 
lation ist.  Auch  die  Häufigkeit  von  unbetont  tra  und  Seltenheit  von  pra  wird 
hier  eine  Eolle  spielen.  Die  eng.  pejorative  Form  ist  baderlar.  Discuorrer, 
discurir  ist  im  Begriif,  diese  schönen  Formen  zu  verdrängen.  Bifrun  hat  taflar, 
s.  Dec.  V,  259  n.  260.  Piklader  im  Sinne  von  Fürsprech  ist  im  Trast.  Sott  Tasna 
häufig.  Trast.  Flims  Ann.  XXIV,  175,  Cauma  da  Plaids  Wald  bei  Flims.  Im 
Puschlav  ist  2>ii'it  der  Name  einer  Geheimsprache,  s.  J.  Michael,  der  Dialekt  des 
Poschiavotals  (Dissert.),  S.  3.  Tuor,  in  dem  oben  zitierten  Aufsatz  erwähnt  noch 
den  Germanismus  Vemparada  die  Umfrage  aus  emparar  <]  impetrare  fragen 
(a.  Arch.  glott.  VII,  §.  III,  I  und  P.  d.  S.,  S.  155  und  258  dumperar). 


über  Ämter  und  Würden  in  romanisch  Bunden  415 

einen   Würdigeren    vorzuschlagen.     So   spricht   Annadicus    im    Drama 
Susanna 

Dumandö  ad  üu  oter,  hundrO  signer  raastrael 

Chi  sapchia  plii  bain  co  eau  cussaglier '). 

Ebenso  entschuldigten  sich  die  Zeugen  {Kundschafter,  perdülia, 
perdetga).  —  Diese  Rede  hiess  ebenfalls  s-chüsa,  stgisa,  ein  Terminus, 
der  eine  grosse  Rolle  spielte  und  auch  in  die  deutsehe  Gerichtssprache 
eindrang.  —  ^Kundxchaftsscüsa^^  W.  u.  S.  Ilf,  113.  —  „Valendaser 
mögen  under  ihnen  selbst  sytzen  und  bevogten  und  empvogten,  ver- 
antwurten  oder  sgysav'  1518  (W.  u.  8.  I,  30).  Weil  die  s-chüsa  ge- 
wöhnlich in  gewählter,  feierlicher  Form  vorgebracht  wurde,  bekam  das 
Wort  mit  der  Zeit  im  Unterengadin  wenigstens  den  8inn  von  „offizielle, 
öffentliche  Rede  bei  Antritt  eines  Amtes"  (vgl.  Kap.  Cuvitg). 

Tgierl  und  Dramen. 

Die  Anwendung  der  Folter  [tgierl,  chörl,  U.-E.  charlöm  mit  Suff. 
—  «we;0  <currulus  (Folterwerkzeug);  Sehuchardt,  Lautwandel,  S.  37, 
kam  erst  spät  auf  und  war  eine  beschränkte.  Der  Scharfrichter  hiess 
bqier^  im  Oberengadin  kommt  auch  «/;<^^r  <  Henker  vor,  die  Richt- 
stätte la  fuörcha. 

In  Tessiner  Urkunden  ist  die  Form  häufig:  Statuti  Biasca  1434, 
Boll.  stör.  1900,  curletur,  et  dentur  ipsi  personae  boti  tres  curli. 
Grimm  II,  207  inligare  in  currus  aus  Livius.  Walbergs  genialer  Er- 
klärungsversuch (§  49)  aus  cordulare  =  dare  la  corda  wird  sich  kaum 
halten  können. 

Das  Rechten  {dertgär)  spielt  auch  in  der  Literatur  eine  bemerkens- 
werte Rolle.  Die  Dertgira  nuuscha  (Muoth,  Ann.  V  und  IX  und  Dec.  I, 
84  und  89)  ist  eine  Art  Lustspiel,  das  von  den  schon  erwähnten 
„Societads  de  matts"  (Ann.  XII)  zur  Faslnachtszeit  aufgeführt  wurde. 
Darin  führte  Fräulein  Cureisma  <qnadragesima  (Aschermittwoch,  Fasten- 
zeit) gegen  Junker  Tscheiver-)  (Fastnacht)  seines  leichtsinnigen  Lebens- 
wandels wegen  Klage.  Hier  wickelt  sich  vor  unseren  Augen  der  ganze 
Rechtstag  in  allen  seinen  Einzelheiten  ab.  Die  Gerichtsszenen  in  den 
Passionsspielen  sind  immer  nach  blindnerischem  Muster  behandelt.  So 
heisst  es  in  der  Susanna:  Sedechias: 

—  Schi  vulains  aqu6  faer  tuott  impustütt 
Suvainter  la  fuorma  da  noas  stratüt*). 

S.  auch  Eduard  Muoth  „La  dertgira  dils  animals"  Ann.  XIX. 

1)  'Nen  andern  fraget,  hochwürd'ger  Herr  Masträl  —  Der  besser  weiss  als 
ich  zu  raten. 

2)  Hängt  vielleicht  mit  cihus  zusammen,  vgl.  obl.  tschavera  (cibaria)  das 
Mahl,  Grimm  II,  267  canibus  avibusque  eas  in  ciharin  dederunt. 

3)  So  wollen  wir  dies  alles  halten  —  Nach  der  Form  unseres  Statuts. 


411)  G.  Palt 

Tschantamaints. 

Die  Gesetze  iiud  Satzungen,  woran  sich  die  Richter  hielten,  hiessen 
Tschantamäint,  schantamdint,  aschantamaint  eng.,  obl.  Tschentament  von 
ischaniär  <i(uhedentare^)  (sich)  setzen  und  sind  die  genaue  Übersetzung 
vom  genannten  Wort  Satzung.  Fltr  ganze  Statuten  kommen  die  Aus- 
drucke Statut^  Trastüf,  —  Startet,  Starleet  (Obhst.)   am  häufigsteu  vor. 

„Ledschas  e  Schantanuiints"  W.  u.  S.  II,  399.  —  ,,chur  ch'ei  vegn 
teniu  tschantada  »^wcnn  Landsgemeinde  abgehalten  wird)  Ann.  XII,  5. 
—  ,,Ple  anavant  eigl  schanio  tgi  etc."  (Trast.  Sursess)  =  Ferner  ist 
festgesetzt,  dass.  —  „Ilg  amprem  puintg  c'ho  {f^pr.  cg)  eing  Mastraal  e 
Oberkeit  deigien  vegneir  mess,  uer  schaut/ioos'^  (Trust.  Vatz).  (Der 
erste  Punkt:  wie  ein  Amniann  und  Obrigkeit  gewählt  oder  gesetzt 
werden  sollen)  -  schanter  bachetta  (Ann.  XIX,  5)  sich  als  Gericht 
konstituieren. 

Es  sei  hier  auch  das  häufig  vorkommende  palg^  paich  <  pactum 
erwähnt.  SchcnfaiHoits,  pa/gs  a  conditiuns  ch'ilg  Comin  da  Flem  hu 
faig  etc.     Dec.  I,  175. 

Gerichtssprache. 

Da  Bischof,  geistliche  und  weltliche  Herrschaften,  wie  ihre  Mini- 
sterialien, zum  grössten  Teil  deutscher  Zunge  waren,  ist  anzunehmen, 
dass  die  offizielle  Sprache  für  die  Gerichtsverhandlungen  ursprünglich 
die  ihrige  war.  Dafür  zeugt  die  Terminologie  und  das  Fehlen  roma- 
nischer Urkunden  vor  der  Keformationszeit.  —  Wann  man  angefangen 
hat  romanisch  zu  plädieren,  ist  schwer  mit  Genauigkeit  festzusetzen. 
Gewisse  Streitigkeiten,  die  im  16.  Jahrhundert  zwischen  deutschen  und 
rätischen  Gemeinden  ausbrachen  (Luguetz  und  Vuls,  Ilanz  und  Valendas, 
Versam  —  1528  „der  meiteil  sei  thlitsch  und  in  der  Grub  rechte  man 
last  welsch"  (Tuor),  beweisen,  dass  schon  lange  vorher  das  romanische 
Gerichtsverfahren  angesetzt  hatte.  —  Aus  Germanismen  wie  perdütta^ 
der/'c/icr  etc.  und  romanisierteu  lateinischen  Termini  der  deutschen 
Gerichtssprache,  wie  madial,  pled  etc.  kann  man  schliesseu,  dass  in 
der  Alltagsprache  die  deutsche  Terminologie  von  Anfang  an  übersetzt 
wurde. 

Militärisches. 

Darüber  gibt  uns  Sprecher  guten  xVufschluss  (Spr.  P.  R.,  S.  166): 
„Ad  discipliuam  militarem,  omnes  sponte  et  naturali  quodam  armorum 
studio,  u  pueritiu  se  assuefaciunt.    Magistratus,  singulis  bienniis,  populum 


1)  Herrn  Dr.  Jnd  scheint  diese  Ableitung  lautlich  verdächtig,  er  nimmt  ital. 
Einwanderung  an.  Vgl.  Körting,  ital.  und  span.  sentar,  doch  musste  sedentat 
>  seaint  geben,  N\or.aus  syai)it  J>  schdint  (vgl.  P.  d.  S.,  S.  191  und  Walberg, 
S.  114  a  und  1U7.  —  Arch.  f.  Volksk.  1910,  H.  I,  S.  70  „Diversi  lustruuienti  per 
sentar  bone  iina  serittura  (Mesolcina). 


über  Ämter  und  Würden  in  romanisoh  Bünden  417 

nruiatum  lustrare  solet:  ac  quaelibet,  jiirisdictio,  siiuni  niilitiae  Ducem 
{chapitnni)  Hauptmann,  Vcxillarium  (Banjjorhorr  hnnrhnH^)  eng;.)  et  rc- 
liijuos  ofticiales,  habet"  (h.  auch  \s.:\\).Cui(h).  Hrandstetter  (Das  schweizer- 
(leutsche  Lehngut  im  Komanischen)  l'Uhrt  auch  die  mir  unbekannte 
Form  fendri  >  Fähnrich  an  (S.  47). 


Einiges  über  die  Ämter  der  drei  Bünde. 

„Die  Wahlkreise,  in  welche  der  Kanton  seit  1851  eingeteilt  war, 
sind  grösstenteils,  sowohl  dem  äusseren  Umfang,  als  vielfach  den  Kompe- 
tenzen nach,  nichts  anderes,  als  die  alten  Hochgerichtsgemoinden" 
(Meuli,  8.  73).  Wäiirend  aber  heute  der  Kanton  der  eigentliche  Souverän 
ist,  waren  es  damals  die  Comüus\  der  Gesamtstaat  war  „mehr  eine 
Addition  der  einzelnen  Gemeinden,  als  ein  eigentlicher  Staat"  (V^.  u.S.  1,  9). 
Nur  der  graue  Bund  hatte  eine  Bundesgesetzgebung  und  ein  Bundes- 
gericht (15  Richter).  Wir  haben  schon  gesehen,  dass  die  Namen  aller 
Bundesbehörden  unllbersetzt  blieben.  „Sigr.  Landrichter  Cion  Ludowig" 
(Statut  et  Artickels  della  Lud*  L/gia  grischa  Dec.  I),  ebenso  luudschreiber, 
lamlweibel,  sechelmeister  etc. 

Die  Terminologie  für  die  Verwaltung  „der  gcma'inen  dretjeii  Bunten^ 
blieb  oft  auch  in  engadinischen  Urkunden  deutsch.  Doch  heisst  der 
Bundestag,  an  dem  die  Boten  der  verschiedenen  Gemeinden  [Send- 
boten, Sandboten,  Jhitsboten)  am  24.  Juni  zusammenkamen,  um  über 
äussere  Politik,  Verwaltung  der  Untcrtauenlande,  Zwistigkeiten  zwischen 
den  einzelnen  Gemeinden  etc.  zu  entscheiden  (s.  Spr.  P.  R.,  S.  1G4), 
engadinisoh  gewöhnlich  ,./af//e/a"  —  ,^diefa generale''^'')  (Trast.  Zcrnez, 
S.  130),  dagegen  habe  ich  keinen  Ausdruck  für  Beytag  (ausserordent- 
liche Versammlung  von  Vertretern  der  drei  Bünde,  um  gewisse  Streitig- 
keiten zu  schlichten)  finden  können.  Der  Trast.  Sent  hat  neben  Dietta 
auch  Punts  e  Pytags.  Die  ratzpotten^  lütbotten^  sandboten  bleiben  ent- 
weder unUbersetzt  oder  heissen  ,^mess  de  la  Dietta'-''  Trast.  Sent, 
j,Hom  da  Dietta'-''  Trast.  Mad,  S.  75,  auch  ,,mess  da  conuin'-'. 

Das  Mandat  dieser  Abgeordneten  (der  Ratsboten)  war  genau  um- 
schrieben. Zum  Bundestag  gehören  28  Ratsbotcu  des  grauen  Bundes, 
23  des  Gotteshausbundes  und  15  des  Zehngerichtenbundcs.  Die  Ver- 
sammlung wird  präsidiert  durch  das  Haupt  desjenigen  Bundes,  in 
welchem  sie  jeweilen  stattfinden  (Chur,  llanz,  Davos).  Haupt  {caii, 
cJiau^  c/ieii^  cho)  des  grauen  Bundes  ist  der  Landrichter,  des  Gotteshaus- 
bundes der  Bürgermeister  von  Chur  und   des  Zehngerichtenbundcs  der 


1)  handirelm  Walbergs  Wörterverzeichnis  ist  ein  Druckfehler,  liesa  handirel. 

2)  Dec.  V,  300    und   312  dy  da  tnottas  3  ligias.    —    Alias  „Comünas  trais 
ligias'*. 

lloiiiauUclii-  Korscliungen  XXXII.  27 


418  G.  Pult 

Landammann  des  Hochgerichtes  Davos  *).  Ihre  Persönlichkeit  verschwand 
hinterdem  Willen  der  Gemeinde.  Ausserdem  gab  es  Strafgerichte  {dertgiras 
nauschas  böse  Gerichte),  an  welchen  das  ganze  Volk  teilnahm,  um  sich 
geltend  zu  machen.  Es  wurde  daher  auf  die  Person  des  Katsboten 
kein  grosses  Gewicht  gelegt  und  das  Ehrenamt  mancherorts  demjenigen 
angeboten,  der  am  meisten  oiferierte: 

„A*>  1748.  Ais  ordino  et  miss  la  Taxa  dell  Hom  da  Diettu  R.  20 
nempe  duas  Doppias  et  ün  paest  (Mahlzeit)  per  tin  a  tnotts  vschins, 
et  chia  Is  Covichs  noattan  l'ann  chi  saja  sto,  cun  decleranza,  chia  siand 
püs  pretendents  daja  podair  jr  quel  chi  do  da  pU"  (Trast.  Mad.,  S.70)''). 
—  Diese  grossen  Massenabspeisuugeu  brauchten  also  nicht  bei  Anlass 
der  Wahlen,  sondern  konnten  Jahre  vorher  stattfinden.  Vgl.  auch 
Dec.  V,  310,  Alysch. 

Über  diese  Korruption  „m/ra  vafrities^^  s.  Spr.  P.  E.,  S.  172  „anno 
1551  .  .  .  severum  edictum  super  ea  re  a  tribus  foederibus  publicatum 
fuit".  —  In  der  Tat  enthalten  einige  Statuten  dieser  Zeit  strenge  Ar- 
tikel gegen  diese  practicas,  wie  sie  Sprecher  nennt,  welcher  Form  die 
rom.  prac/iias  auch  prabchias  (Chron.  rhet.  22,  hier  im  Sinn  von  Fehden) 
entspricht.    Vgl.Hist.  grischuna  dil  novissim  temps  Ann.  I,  146 f. 


II.  Die  Nachbarschaft. 

Über  die  politischen,  rechtshistorischen  und  kulturhistorischen  Ver- 
hältnisse der  Gerichtsgemeiude,  sowie  über  den  Kampf  zwischen  Ge- 
meinderechte und  Herrschaftsrechte  (se^wer,  selten  signür,  der  Feudalherr, 
signuria^  signurddi,  die  Herrschaft)  geben  die  oft  angeführten  Quellen 
reichlichen  Aufschluss.  Was  ich  hier  angeführt,  bietet  dem  Historiker 
nichts  Neues.  Es  soll  nur  ein  Beitrag  zum  romanischen  Sprachschatz 
sein  mit  einigen  orientierenden  Erklärungen  und  Angaben  über  die 
ältesten  Belege,  die  ich  gefunden.  —  Weniger  oder  gar  nicht  bekannt 
sind  die  alten  Institutionen  in  den  Nachbarschaften  (vicinantiae). 


1)  Maoth  Ann.  I,  146  nennt  sie  Cau-president  (Gotteshb.),  Cau-derschader 
(grauer  B.),  Cau-mistrdl  (Zehngerichtenb.).  Hat  der  Verfasser  mit  diesen  Formen 
nur  die  deutschen  Ausdrücke  Bundespräsident  (jedenfalls  nicht  alt),  Land- 
richter, Bun  deslandammaun  übersetzen  wollen,  oder  handelt  es  sich  um 
wirklich  bestehende  Ausdrücke?     Mir  sind  sie  unbekannt. 

2)  Die  Taxe  des  Ratsboten  ist  auf  20  Gulden  festgestellt,  nämlich  zwei 
Dublonen  und  eine  Mahlzeit  jedem  der  Nachbarn  (Bürgern),  und  die  Covichs 
sollen  das  Jahr  notieren,  in  welchem  dies  geschehen,  mit  der  Erklärung,  dass, 
falls  mehrere  Kandidaten  da  wären,  derjenige  gewählt  wird  (hingehen  soll),  der 
am  meisten  gibt. 


über  Ämter  und  Würden  in  romanisch  Bünden  419 

„Purschaftsrecht  stat  für  sich  selber"  (Trast.  M.-T.  1427)*),  dieses 
stolze  Wort  war  die  Losung  der  Dorfsehaften  und  tatsächlich  finden 
wir  iu  den  offiziellen  Urkunden,  die  von  den  Forsehern  benutzt  wurden, 
blutwenig,    das  uns  über  die  Zustände  dieser  Gemeinschaften  aufklärt. 

Alles,  was  vom  Dorf  handelt,  Statuten  und  Satzungen,  weist  immer 
das  Bestreben  auf,  soweit  es  geht,  die  Angelegenheiten  der  Dorfgenossen- 
schaft scharf  zu  trennen  von  denjenigen  der  Geriohtsgemeinden  und 
des  Bundes.  Man  hütet  ^ich  mit  allen  Mitteln  gegen  Einmischung 
fremder  Autoritäten  in  Angelegenheiten  des  eigenen  Dorfes.  „Scha 
creschiss  qualche  dispitta  intraunter  vschin  cun  vschin  da  chiossas  nun 
numnedas,  schi  cha  nun's  poassa  ir  our  d'vschinaunchia  per  s'praevalair 
d'alchtin  Pistaudt  u.  Avuo,  suot  paina  da  perdita  del  vschinedi"  Trast. 
Cellerina,  1694*).  Beinahe  überall  ist  den  Dorfbeamten  verboten, 
zugleich  Gemeindeämter  anzunehmen  und  umgekehrt.  So  wenigstens 
im  Engadin.  Sein  Dorf  war  da  dem  Bauer  die  eigentliche  Welt.  Für 
diese  Auffassung  sprechen  auch  die  hohen  Taxen  und  Spesen,  die  den 
Kandidaten  der  Gemeinde-  und  Bundesämter  auferlegt  waren.  Öko- 
nomisch standen  die  Dorfgeuossenschaften  zur  Zeit  der  Statuten  in  den 
meisten  Gegenden  ganz  für  sich  da.  Die  Vereinigung  mit  den  andern 
Nachbarschaften  zu  Gerichtsgemeinden  und  dieser  unter  sich  zu  Bünd- 
nissen hatte  vor  allem  den  Zweck,  sich  gegen  fremde  Einflüsse  zu 
wehren  und  die  Untertanenlande  zu  verwalten.  Diese  Sprache  sprechen 
die  Engadiner  Trastütts  des  16.,  17.  und  18.  Jahrhunderts.  Im  Ober- 
land dagegen  scheinen  die  „dartgiras"  auch  nach  der  Entstehung  der 
Bünde  eine  etwas  grössere  Rolle  gespielt  zu  haben. 

Wie  wenig  die  Gerichtsgemeinden  vielerorts  das  Alltagsleben,  das 
gewöhnliehe  Milieu  des  Bauern  beeiuflusst  haben,  beweisen  dieSpraeh- 
verhältnisse.  Schuls,  Sent  und  Fetan,  um  nur  ein  Beispiel  zu  bringen, 
bildeten  seit  jeher  eine  drettUra  civila  (heute  Kreis  Untertasna);  Fetan 
gehört  aber  sprachlich  eher  zu  Obtasna  und  weicht  stark  von  den  beiden 
andern  Dörfern  ab,  während  Remüs,  das  mit  Schieins  eine  eigene  Juris- 
diktion bildete  und  bildet,  ihnen  viel  nähersteht').  —  Auch  die  Tatsache, 


1)  Foflfa,  S.  123. 

2)  Asehantamaints  da  Tschlarina  Ann.  XIX,  7.  —  Wenn  es  zwischen  Bürger 
und  Bürger  aus  ungenannten  Gründen  zu  Zwistigkeiten  (Prozess)  käme,  so  darf 
man  nicht  ausser  der  Nachbarschaft  gehen,  um  sich  irgendeines  Bei- 
standes oder  Fürsprechs  zu  bedienen  unter  Strafe  des  Verlustes  des 
Bürgerrechtes. 

3)  Laut  Urk.  v.  J.  930,  Mohr  I,  Nr.  42,  schenkte  König  Heinrich  dem  Priester 
Hartpert,  nachmaligem  Bischof  Hartpert,  die  Kirche  des  heil.  Florin  zu  Reniüs 
und  diejenige  von  Sent.  —  Ausser  der  Sprache  verraten  auch  die  Quartiernamen 
ein  früheres  Zusammengehen  dieser  beiden  Orte.  Im  Unterschied  zu  den  andern 
Dörfern    haben   diese  Namen    hier    einen    ausgesprochenen    feudalen  Charakter. 

27* 


420  G.  Pult 

dass  die  Sprache  der  Landwirtschaft  sich  sehr  rein  erhalten 
und  Ausdrücke,  die  sonst  nirgends  oder  fast  nirgends  auf  rom.  Boden 
in   der  Alltagssprache   verwendet   werden,   hier   die   einzig  volkstiim- 


Wir  treffen  hier  fast  die  ganze  Terminologie  des  Testaments  des  Bischofs 
Teile  (Anno  766,  Mohr  I,  Nr.  10)  und  der  ältesten  Urkunden,  so  in  Sent 
Curtin,  Curtinaglias  <C_  Curtinum  Einfang  (als  Flurname  liberall  sehr  häufig  auch 
Geschlechtsname),  Sala  <  Sala  =  Herrenhaus  (ebenfalls  hcäufig  als  Gescblechts- 
name),  Ärchas  (vgl.  Du  Gange  J-rc«  Grenzzeichen  und  Trast.  Sils:  Ais  Aschantö 
ch'las  arcMas  chi  s'po  tierz  saintza  dan  talg  proevi  daien  esser  fattas  bunas  e 
sufficiaintas  (dass  die  Archias,  zu  denen  man  hinzu  kann  ohne  den  Gütern  Schaden 
zu  verursachen,  gut  und  genügend  hergestellt  werden  sollen.  A  bezeichnete 
auch  ein  früheres  Quartier  in  Chur  und  kommt  in  Mohr  häufig  vor,  s.  z.  B. 
Mohr  I,  Nr.  375  v.  J.  1265;  in  Remüs  Cuoira  <  Curia  (s.  v.  Maurer,  S.  127 
curia  Synonj-m  von  curtis  (Herrenwohnung,  Herrenhof  u,  ibid.  S.  275),  hargia  <C 
barega  (Schopf).  Gemeinschaftlich  haben  beide  Dörfer  die  Quartiere  Saglina 
(Sent),  Salina  (Remüs)  <^  Diminutiv  von  Sala  (auch  in  Mohr  1,  Nr.  138  und 
vielleicht  Nr.  145  Hof  im  U.-E.)  und  das  dunkle  schigliana  (S.),  schillana  (R.), 
ein  Platz  mit  Brunnen  etwas  abseits  auf  der  Höhe,  vielleicht  aus  sella  (Wohn- 
gebäude der  Colonen  vgl.  v.  Maurer,  S.  270  und  Pari.  d.  S.,  S.  191  u.  148  und 
Mohr  II,  Nr.  327  Seillia  de  Lupias  Acker  bei  Chur  v.  J.  1349).  Gleichen  Ur- 
sprungs ist  vielleicht  Selaunum  =  Schlans  vom  Test,  des  B.  Tello  (ein  Sammel- 
begrift'  für  eine  Anzahl  sellae?).  —  In  den  Rät.  Urk.  finden  wir  für  Schlans 
die  Formen  Sillaunes,  Sylans,  Sellans.  S.  10  v.  J.  1275  Walther o  de  Sillaunes. 
Mohr  I,  Nr.  192  v.J.  1161  —  „unum  pratum  subtus  sindes  in  Sillas'*  und  „unum 
pratum  in  Suppanina  in  Sillas."  Der  Fluru.  Zoxipanaina  existiert  noch,  eineu 
Flurn.,  der  dem  Sillas  entspricht,  kenne  ich  nicht.  Schigliana  liegt  ob  dem  Dorf, 
Es  sei  mir  bei  dieser  Gelegenheit  eine  kurze,  nicht  zum  Thema  gehörende 
Bemerkung  erlaubt  über  die  Sala  muritia  (gemauertes  Herrenhaus)  des  ge- 
nannten Testaments  Tello.  Bei  Vergleich  dieser  Form  mit  den  zahlreichen 
andern,  dort  enthaltenen,  rätischen  Formen,  die  sich  bis  heute  erhalten,  liegt  es 
ausser  jedem  Zweifel,  dass  aus  ihr  das  o.-e.  Wort  murütsch  Keller  entstanden, 
wie  schon  Planta  (A.R.,  S.  300,  Note  1)  eingesehen  hatte  und  dass  Walbergs 
Erklärung  (§  93)  zurückzuweisen  ist.  —  Dass  bei  muritium  >  inüritsch  das 
vortonige  ü  den  ähnlich  artikulierten  Tonvokal  mit  sich  zog,  so  dass  wir  zu- 
nächst zu  murütsch  gelangen,  ist  um  so  eher  begreiflich,  als  die  Bildungen  mit 
-itsch  gewöhnlich  eine  kollektive,  manchmal  frequentatis^e,  oft  auch  pejorative 
Bedeutung  haben,  wie  teritsch,  taritsch  Schutt;  cuaditsch  Brut  bei  Bienen, 
cuaditsch  niort  Faulbrut,  s-chavitscha  Rübenkraut,  fuaditsch  (Ann.  XXIV,  253) 
Schaden,  der  durch  Wühlen  fuar  der  Schweine  verursacht  wird,  zappaditsch 
Hackfleisch,  sgiarvitschs  verlängerte  Schritte,  hastiges  Laufen.  Die  gleiche 
Funktion  hatte  dieses  Suffix  ursprünglich  vielleicht  in  culaditscha  d'saif  Talg- 
form von  cular  fliessen,  gießen.  Maladitsch  ist  das  ital.  malaticcio,  eine  ähn- 
liche Funktion  wie  hier  hat  -itsch  in  stdladitsch,  an  den  Stall  gewöhnt,  das  nicht 
gern  hinausgeht  (vom  Vieh)  und  düritsch  nicht  empfindlich,  düritschas  Schwielen. 
—  Bei  der  Form*  milrütscJi,  zu  der  wir  gelangten,  ist  die  Dissimilation  m—ü>  m — ü, 
die  zum  aktuellen  murütsch  führt,  nicht  nur  wahrscheinlich,  sondern  selbstver- 
ständlich. 


über  Ämter  und  Würden  in  romanisch  Bünden  421 

liehen  sind  und  ihrer  ursprünglichen  Bedeutung  sehr  nahe  blieben,  wie 
pabtilumy  paiäl  =  das  Futter,  pavlar  füttern  Eng.;  otvY/s  >'  itl  U.-E., 
iiigl,  niiigl  O.-E. ;  nuegl  Obl.  (beide  mit  Agglutination  der  Präposition 
in]  =  m-eiW;  jüngere  y  yöndfchä)'  Anspannen  der  Ochsen  mittelst  dem 
jugiim  >  yiif,  an  den  Hörnern;  haediis  in  haed-eolus  >  as'öl  Zicklein; 
huhulcus  >  huolch  Ochscnbirt;  armentum  >  armäint  Stück  Grossvieh 
(Ochs,  Slier)  etc.,  ferner  dass  die  deutschen  landwirtschaftlichen  Lehn- 
wörter grösstenteils  jüngeren  Datums  sind,  alles  dies  spricht  ebenfalls 
für  eine  grosse  ökonomische  Selbständigkeit  des  Landmannes  in  seiner 
Nachbarschaft. 

Wann  sind  nun  diese  vicinantiae  entstanden  und  wann  der  vicus? 
Welche  Kolle  spielten  sie  vor  und  während  der  Feudalzeit?  Welche 
war  die  ursprüngliche  ökonomische  und  politische  Einheit')?  Wie 
lebten  diese  freien  und  halbfreicn  Bauern  miteinander  in  ihren  ganz 
abgeschlosseneu  Dörfern,  die  sich  ihrer  Anlage  nach  sozusagen  unver- 
ändert erhalten  haben  und  die  noch  heute  Spuren  uralter  Feldgemein- 
schaft aufweisen?  Diese  Fragen  stehen  noch  offen.  Hierüber  haben 
wir  bis  daher  äusserst  wenig  erfahren.  Was  wir  kennen  und  z.  T.  gut 
kennen,  sind  die  Verhältnisse  zwischen  den  Herrschaften  und  ihren 
Tributpflichtigen  und  die  Kechtsgeschichtc  der  Bünde  und  Gerichts- 
gemeindeu.  Vom  eigentlichen  Leben  jener  Zeiten  wissen  wir  beinahe 
nichts.  Um  in  dieses  Geheimnis  einzudringen,  müssen  wir  das  Dorf  als 
solches,  nicht  nur  in  seinem  Verhältnis  zu  andern  politischen  Einheiten 
erforschen.  Ich  gebe  zu,  dass  dies  beim  wenigen  Material,  das  vorliegt, 
ein  äusserst  schwieriges  Unternehmen  ist.  Doch  dieses  Wenige  ist  wert 
erforscht  zu  werden  und  was  Papier  und  Pergament  nicht  vermögen, 
das  werden  uns  die  ehernen  Dokumente  der  Sprache,  der  Sitten  und 
Traditionen,  der  landwirtschaftlichen  Einrichtungen,  der  Flurnamen  und 
ganz  besonders  der  Strassen-  und  Quartiernamen  und  des  topographi- 
schen Aufbaues  der  Dörfer  erzählen. 

Einige  äusserst  bescheidene  sprachhistorische  und  kulturhistorische 
Beiträge  zur  Lösung  dieser  Fragen  zu  bringen,  ist  der  Zweck  folgender 
Ausführungen. 

Vicinantia. 

Das  Dorf,  das  mit  der  Zeit  zur  politischen  Gemeinde  wurde,  hiess 
„Nachpurschaft,    Purschaft,    in    lateinischen  Urkunden  vicinantia^  auch 


1)  Dass  die  aktuellen  politischen  (icmeinden,  die  in  der  Regel  aus  den 
früheren  Nachbarsch.iften  hervorgegangen,  jünger  sind  als  die  Gerichtsgemeinden, 
unterliegt  keinem  Zweifel.  Dies  schliesst  aber  nicht  aus,  dass  die  letzteren  von 
den  Herrschaften  kombinierte,  künstliche  Einteilungen  gewesen  seien  (vgl.  z.  B. 
das  Hochgericht  Bivio,  bestehend  aus  Bivio,  Avers,  Kemüs,  Schieins)  und  dass 
die  eigentliche  Einheit  ursprünglich  doch  die  Nachbarschaft  war. 


422  G.  Pult 

vicinitas^),  Sprecher  hat  vicinea.  Im  Tessin  und  italieuisch  Bünden 
treffen  wir  vicinanza,  vgl.  Salvioni  Boll.  stör.  XIX,  170  und  Monti  y^visi- 
nanza^  vicinanza  voci  antiqii.  villaggio,  comune.  1335  vicinantia  de 
Bregia  etc."  In  blindnerischen  Urkunden  sehr  häutig.  Noch  heute  ist 
der  Ausdruck  für  Dorf  vischnaunca^  vischnounca^  vischneunca  (Obl., 
Ann.  XTI;  5)  und  vschnauncha  {^^r.  fsneVa,  O.-E.)-  Nur  die  Dörfer  des 
Unterengadins  und  Münstertals  mit  ihren  äusserst  grossen  Gebieten 
kennen  diesen  Terminus,  der  vaschnöncha  helssen  müsste,  nicht.  Sie 
hiessen  in  alten  Urkunden  „gemaitid  und  burschaft'-''  (G.  Arch.  Seut, 
Nr.  1,  1365),  „connniinitas'-^  (Nr.  3,  1406)  und  in  der  gleichen  Urkunde 
„villa''';  Nr.  4  hat  allerdings  iVacÄ/;a//rscÄa/^,  aber  Nr.  6  „Gemeinschaft^'' 
ze  Syns  und  Nr.  7,  1426  ,,communis'^ .  Comün  heissen  sie  in  allen  Sta- 
tuten und  diesen  Namen  haben  sie  bis  heute  behalten^).  Das  kann 
kein  Zufall  sein.  Die  Sprachentwicklung  kennt  ebensowenig  einen  Zu- 
fall wie  das  Naturleben. 

Im  Tessin  hat  vicinantia  nicht  der  Gemeinde,  sondern  der  Gemeinde- 
versammlung den  Namen  gegeben,  diese  Bedeutung  besteht  neben  der 
andern  auch  im  Oberland  „la  vischnaunca  da  Calqnda  Mars^. 

Für  eine  Form  vicinantica  oder  vicinanca,  die  den  heutigen  rätischen 
Formen  entsprechen  würde  (denn  lat.  -antia  hätte  -anza^  -antscha,  nie 
-ca,  oder  -cha  gegeben)  finde  ich  keinen  Beleg.  —  Maurer,  S.  69 — 70 
hat  vicinantia,  vicinea,  vicinetum,  die  ersten  zwei  besonders  für  Italien. 
Da  auch  in  Bündner  Urkunden  vicinantia  die  einzige  Form  ist,  die 
hier  in  Anbetracht  fallen  kann,  werden  wir  doch,  trotz  allen  lautlichen 
Schwierigkeiten,  von  diesem  Terminus  ausgehen  müssen  und  Beein- 
flussung durch  Formen  mit  dem  ligurischen  Suffix  -anca  annehmen. 
S.  Huonder,  Voc,  S.  25:  Formen  in  -aunca  und  Archivio  glottologico, 
VII,  494  und  Muret,  Bulletin  du  Glossaire  de  la  Suisse  romande,  VII,  24. 
Als  Ursache  dieser  Beeinflussung  könnten  wir  Dissimilation  von  vifchi- 
naunza  (Obl.)  =  Nähe  annehmen,  doch  kennt  das  Engadin  heute  für 
Nähe  nur  das  gelehrte  vizinanza^  und  Formen  in  -aiinch^  -aimcha  sind 
mir  ausser  auncha  für  diese  Region  nur  noch  geraunch^  piaunch, 
flaunch,  saunch  (s.  Walberg,  Wörterverzeichnis)  bekannt.  Zur  Erklä- 
rung der  Form  könnte  man  den  Terminus  vicinanfes  =  Bürger  von 
Maurer  (S,  70)  beiziehen.  Er  hätte  vischnauns,  vischneuns  gegeben 
doch   ist  er  meines  Wissens    für  Bünden  nirgends  belegt. 


1)  Vicini  et  commune  et  homines  vicinancie  de  Reno  uallis  Reni  Mohr  IT, 
Nr.  23  V.  J.  1301.  —  Totius  vicinantiae  de  Bever,  G.  Arcb.  Beyers,  Nr.  23  v.  J. 
1465.  Meuli,  Beilage  1  v.  J.  1438  hat  vicinitas,  in  Nr.  4  dagegen  v.  J.  1527 
wechseln  vicinitas  und  vicinantia  miteinander  ab,  Nr.  6  hat  auch  vicinea. 

2)  Recht  interessant  sind  die  Ausführungen  hierüber  in  Champ.,  S.  172, 
aus  welchen  auch  zu  ersehen  ist,  welch  grosse  Rolle  die  kirchliche  Einteilung 
bei  diesen  Einheiten  gespielt  hat.  —  Vgl.  auch  Kap.  Cuvitg,  Anna.  1. 


über  Ämter  und  Würden  in  roinaniscli  Bünden  423 

Während  der  mittelallerliche  Terminas  vicinus,  Nachbauer  im  Sinne 
von  Bewohner  der  gleichen  Gemeinschaft  und  Teilhaber  der  Allmend 
sonst  aus  dem  lebenden  Sprachschatz  meines  Wissens  überall  ver- 
schwunden ist,  beisst  der  Dorfbürger  in  romanisch  Bünden  heute  noch 
vij'chin  (Obl.).  vaj'ch!gn  (Obhst.),  vjchin  (O.-E.),  vajch'm  (U.-E.)  und  in 
Deutschbüudner  Urkunden  Nachpur.  lYast.  Sent  von  1906:  La  redu- 
nanza  comünala  generala  as  compona  or  da  tots  vaschins  e  domiziliads 
Svizzers".  Urkundlich  ist  vicinus  so  oft  vertreten,  dass  ich  als  über- 
flüssig erachte,  hier  weitere  Belege  zu  bringen*). 

Das  Bürgerrecht  lieisst  überall  vi-,  vaschitiadi  (vicinaticum).  —  Für 
Gemeindebürger)  treffen  wir  oft  figl  della  terra,  tearra  oder  ferrir, 
tarrer  —  im  Gegensatz  zu  fulaster  (selten  ist  mir  diese  Form  ohne 
Ferndissimilation  r—ryi  —  r  erschienen)*).  —  Trast.  Vaz  — 
vasching  ciimpro  aiut,  cio  he  (ciofe)  .  .  .  Landsman,  unfaunt  della  tearra. 
S.  auch.  V.  Maurer,  S.  290.  Obl.  burgheis  Ann.  I,  145  ist  jedenfalls 
nicht  anders  als  das  deutsche  Bürger   beeinflusst    durch    borghese. 

Der  Begriff  vischnaunca,  vsclinauncha  entspricht  heute  im  Oberland 
und  entsprach  früher  überall  nicht  ganz  demjenigen  von  Dorf.  Die 
vieinantia  bestand  und  besteht  vielerorts  aus  mehreren  Einheiten.  Das 
Dorf,  d.  h.  ein  grösserer  Häuserkomplex  mit  einer  gewissen  ökono- 
mischen Selbständigkeit  heisst  im  Obl.  vitg  <  vicus. 

Es  sei  hier  ein  Beisj)iel  für  die  verschiedenen  ökonomischen  und 
politischen  Einheiten  angeführt: 

Cum  in  =  La  Cadl  bestehend  aus  den  „visehnauncas"  Disentis, 
Tavetsch  Medels,  Brigels,  Truns,  Somvix. 

Visehnaunca  =  Disentis  bestehend  aus  den  „vitgs"  Muster. 
S.  Gions,  Disla,  Segnas;  oder  i¥^rf^^s  bestehend  aus  den  „vitgs"  Curaglia 
und  Platta ;  oder  Brigels  bestehend  aus  Breil,  Dardin,  Danis  u.  s.  w 
—  Diese  Beispiele  verdanke  ich  einer  freundlichen  Angabe  von  Herrn 
Prof.  Dr.  Tuor. 

Im  O.-E.  heisst  heute  vschnauncha  sowohl  politische  Gemeinde 
als  Dorf.  Vih  hat  hier  und  im  U.E.  in  der  Alltagssprache  den  Aus- 
drücken vschnauncha  und  cuniün  weichen  müssen.  Remüs  und  Schieins 
unterscheiden  noch  comün  =  vicus  und  comüna  =  vieinantia.  Dass 
aber  früher  dem  Begriff  Dorf,  Flecken,  ländliche  Ortschaft 
tiberall  der  Ausdruck  vicus  entsprach,   beweisen  sowohl  die  Literatur 

1)  Für  Italien  und  Spanien  vgl.  Monti :  visin  vicino,  ...  2"  Voce  anti(|uata 
abitante  dcllo  stesso  villaggio  o  comune.  . . .  1220  „Omnes  vicini  loci  de  Albiöio 
(Albese)  ..."  Nel  2**  significato  si  legge  nelle  scritture  nostre  lombarde  e  nelle 
spagnnole  de!  niedio  evo. 

2)  Auf  Allitcration,  wie  terrer  und  fulaster  beruhen  auch  die  im  Trast. 
Schals  (181.5)  häufig  vorkommenden  forests  e  Terests.  Über  Alliteration  in  der 
Rechtssprache  s.  Grimm  I,  8. 


424  G.  Pult 

als  die  Quarliernamen  der  einzelnen  Dörfer.  Tiro  lua  ilg  mjch  Bitrum, 
Ev.  Marcus  XI  —  ih  4  Viehs  =  die  4  Dörfer  (bei  Cbur)  cbron.  rhet.  13  — 
ui  il  vich  da  Brail,  ibid.  16,  orasom' (zu  äusserst)  il  vich  (Ardez)  ibid.  21. 
An  Quartiernamen  finden  wir:  in  Schuls:  vi  (in  deutschen  Urkunden 
Ämtb.  wig)  woraus  Wyquelle  ob  dem  Dorf,  „sm  da  «;7",  vi  d'sura  und 
Schieins,  sü  da  fur  vi  (su  [di]  per  [il]  vico,  hinauf  durch  das  Dorf) 
yö  (hinab)  da  pär  vi,  sü  spm  vi,  yo  di  pe  d'vl^)  (unten  am  Fusse  des 
Dorfes).  Summus  vicus,  das  dem  Dorf  Somvix  {Siimvitg)  den  Namen 
g-egeben,  oder  vielmehr  summo  vico  findet  sich  überall,  besonders  im 
O.-E.  bei  Quartiernamen  häufig  vor").  In  Scanfs  (S-chanf)  heisst,  wie 
mir  Herr  Dr.  Melcher  mitteilt,  nicht  nur  Somvih  ein  Quartiername 
sondern  man  sagt  auch  noch  orasom-vih  zu  äusserst  i.D.  für  ein  Quartier, 
das  Cliantaluf  heisst,  giosgm-vih  zu  unterst  i.D.  für  das  Quartier 
Büglsuot.  Aus  diesen  zwei  letzten  Ausdrucksweisen  geht  hervor,  dass 
die  Idee  vih=  Dorf  sich  noch  heute  im  Bewusslsein  des  Sprechenden 
erhalten  hat,  obgleich  auch  hier  der  Name  für  Dorf  vschnaimcha  ist'). 
Es  sei  hier  auch  Scannavicum  (Schanfigg),  Vicosopvayio  (Bergeil)  und 
Mezzovico  bei  Lugano  erwähnt.  Vgl.  auch  Wartmann  IJ,  75,  anno 
865:  ,Juso  a  vicum'-^.  —  Vicus  neben  locellus  (ob  sie  ganz  gleichbedeu- 
tend, kann  ich  nicht  entscheiden)  finden  wir  im  Testament  des  Bischofs 
Remedius  (Ende  des  13.  Jahrhunderts),  Mohr  I  „et  batendo  ducatur 
circiter  per  vicos". 

Der  römische  Terminus  vicus,  den  wir  schon  im  äussersten  Westen 
F?*^o  (Portugal)  und  in  Italien  besonders  häufig-  treffen  (F«co  bei  Reggio 
Emilia,  Vigo  und  Moutevigese  bei  Bologna  etc.)  hat  sich  also  in  Bünden 
bis  heute  im  ursprünglichen  Sinne  erhalten. 

Wenn  auch  die  meisten  Nachbarschaften  nicht  aus  so  vielen  Ein- 
heiten bestehen,  wie  die  oben  angeführten  (Disentis,  Brigels  u.  s.  w.), 
so  haben  sie  doch  in  der  Regel  neben  dem  Hauptdorf  noch  Filialen, 
bestehend  aus  Flecken,  Weilern,  Höfen  etc.  Diese  nennt  Champ.  S.  108 
Äcclas  <  Accolas,    die  Einwohner   dieser   acclas  wurden   als    nicht 


1)  Diese  souderbare  Präposition,  die  heute  meines  Wissens  verschwunden 
ist,  fand  ich  auch  in  der  Chron.  rhet.  „sur  vich  di'pe  dil  munt"  S.  27. 

2)  Sonvico  bei  Lugano,  urltundl.  v.J.  724  Summus  vicus,  geogr.  Lexikon 
der  Schweiz.  Vgl.  auch  SonvilUer  Kt.  Bern,  Som  La  Proz  Kt.  Wallis,  Somheval 
Kt.  Bern  etc. 

3)  Ir  sü  per  via,  gio  per  via  das  Dorf  hinauf,  hinuntergehen,  enthält  nach 
Dr.  Melcher,  dem  ich  beipflichte,  das  Wort  vih  durch  Volksetymologie  in  via 
umgeformt.  —  G.  G.  Cloetta  in  seiner  wunderschönen  Novelle  „Fin  alla  Mort."  Ann. 
XXIV,  153  verwendet  sumvih  gewissermassen  als  Appellativum:  „las  chavras 
sun  fingiä  in  sumvih  (klein  und  ohne  Angabe  des  Dorfes).  Wäre  dieser  Aus- 
druck etwa  früher  ein  allgemeiner  topograph.  Terniinus  gewesen  wie  Cadruvi, 
plas  (Dorfplatz)?    Vgl.  Mohr  I,  Nr.  138  v.  J.  1161  in  Schlanders  summo  vico. 


über  Ämter  und  Würden  in  romaniscli  Bünden  425 

ebenbürtig  dcüjeiiigen  des  Hauptdorfes  betrachtet  (ibid.),  dalier  fliblcu 
sich  heute  noch  die  vschius  von  Ciuuskcl  {Zinu'jx-clicJ)  beleidijit,  wenn 
die  von  Scanfs  sie,  wie  die  Einwohner  von  Susauna,  Cliapelhi  und  Hrail 
f^quels  dellas  acclas^^  nennen.  Heute  hat  accla  (und  hatte  wahrschein- 
lich, neben  der  erwähnten  Bcdentun^i;'  auch  früher)  in  den  meisten 
Gegenden  den  Sinn  von  „ausserhalb  der  Dorfniark  angebautes  Stück 
Land"  (Huonder,  Voc.)  mit  Haus  oder  Scheune,  die  nur  so  lange  be- 
wohnt werden,  bis  das  Heu  aufgefressen  ist.  Uccldun  im  Obl.  bedeutet 
Weiler.  Im  U.E.  heisseu  diese  Filialen  ^^muntognas'-^  obgleich  diejenigen 
von  Schieins  ißtrada  und  Martina  =  Martinsbruck)  und  diejenige  von 
Guarda  (Giarsun)  unten  im  Tal  liegen,  während  das  Dorf  hoch  oben 
anf  der  Hohe  tront.  Die  Kollektivbezeichnung  der  Schieinser  Filialen 
im  Tal  heisst  plan.  Ir  gio  plan  nach  Martinsbruck  oder  Strada  hinunter- 
gehen. Montagna  in  dieser  Bedeutung  fand  ich  auch  in  einer  italienisch 
bündnerischen  oder  tessinischen  Satzung,  deren  Name  und  Fundort  mir 
leider  entgangen  sind.  Diese  Form  dürfte  den  Ausgangspunkt  bilden 
zur  Erklärung  der  merkwürdigen  Bezeichnung  in  Montanis  (Mohr  I, 
Nr.  97  V.  J.  1070)  und  Müntinen,  Muntanen  etc.  Amtb.,  S.  223.  Die 
Bedeutungsentwicklung  liegt  auf  der  Hand.  Ausgangspunkt:  einer  Herr- 
schaft gehörende  Güter  in  einer  Bergregion. 

Die  Filialen  von  Scanfs  heissen  in  Urkunden  des  dortigen  Archivs, 
wie  mir  Herr  Dr.  Melcher  mitteilt,  auch  Chantuns,  „Instrumaints  inter 
la  vschnauncha  (abgekürzt)  Scanf  et  Chantun  Zuzauna"  —  „tuots  vsins 
dal  Cantun  Zinuos-chal  (17.  Jalirh.)  S,  Ducange  II;  105  Cantonus  regio, 
provincia.  Dieser  Terminus  wurde  noch  vor  kurzem  auch  im  Sinne 
von  Dorfviertel  verwendet  vgl.  Fögl  d'Engiadina  1884,  Nr.  12  „la  chesa 
Nr.  87  situeda  a  S-chanf,  Chanfun  bügl  snot".  Esser  in  hunas  cnl  Chantun 
mit  der  Nachbarschaft  gut  auskommen  (Dr.  Melcher).  Die  gleiche  Be- 
zeichnung findet  sich  auch  im  Trast.  Sils  (Eng.)  v.  J.  1573,  Z.  f.  r. 
Ph.  XI,  119  ,la  vsinauncha  .  .  .  daie  scheirner  e  metter  trais  cuuichs, 
im  per  chiantun  (das  Dorf  soll  3  cuv.  wählen,  einen  in  jedem  C). 
S.  Ducange:  Cantonum  urbis  pars,  regio.  Gall.  Canton  quartier.  —  Kät. 
Urk.  124  V.  J.  1871  Kantuns  zwischen  Waltensburg  und  Ruis. 

In  andern  Statuten  fand  ich  sonst  überall  für  diese  Dorfviertel 
(gewöhnlich  3)  Terzais  oder  Terzas,  bei  Vierteilung  Quartals^  Quartas. 
Die  Cbron.  Rhet.  S.  21  braucht  diese  Bezeichnung  für  eine  grössere 
und  zwar  diesmal  kirchliche  Einheit  „Suseh  e  Lavin  sUn  (fürs?««)  hossa 
ün  terzal^  ma  avant  150  ons  stovevan  ir  tots  ä  Susch  a  Baselgia  e 
pajar  la  ferza  da  la  Plaif).  Das  Territorium  des  Veltlins  war  in  3 
tarseunas  oder  terzals  eingeteilt  Ann  I,  164.     Nach  Champ.,  S.  191  be- 


1)  SÜ8    und    Lavin    bilden   jetzt   (jedes)    ein  Ti-rzal,    .nltcr   vor    ir)0  Jahren 
mussten  alle  nach  Süs  in  die  Kirche  und  die  Tertia  der  Pfründe  bezahlen. 


426  G.  Pult 

stand  Obtasna  aus  3  Terzais.  Terza  heisst  ein  Hof  bei  Sta  Maria 
M.T.  1842  m.  ü  M.  (wo  noch  Roggen  gedeiht).  Fögl.  d'Eug.  1.  Okt. 
1910.  —  Über  Tarzous  s.  Kap.  Mistral.    Vgl.  auch  Ducange  Tertia. 

Obgleich  terzal  häufiger  ist,  niusste  Chantun  im  Sinne  von  Dorf- 
viertel doch  die  ursprünglichere  Bezeichnung  sein,  wenigstens  für  das 
O.-E.  und  das  Albulatal ;  dies  geht  hervor  aus  o.-e.  Chuntunais  Alb.  T. 
Chantuner,  Cantimer  =  Nachbar.  Das  U.-E.  u.  M.-T.  u.  Obl.  haben  dafür 
väfchin,  vijchin. 

Spr.  P.  ß.,  H.  280,  gibt  uns  eine  ganze  Reihe  Formen  für  Dorf, 
Flecken,  Weiler  im  Veltlin  im  lateinischen  Gewände:  „TWJws,  quadras, 
vicinantiaa,  contratas,  colongellos  (spr.  colognellos  v.  colonia)^)  cantones 
et  aliter'-'.  Im  Oberhalbsteiner  Archiv  treffen  wir  in  diesem  Sinne  sehr 
oft  plef  (plebs)  =  Kirchspiel.  Nr.  11,  1667  „soll  jede  pleff  einen 
Mann  ernambsen";  Nr.  15,  1699  „4  pieffen"'  und  in  vielen  andern 
Urkunden.  Romanisch  finden  wir  im  Obhst.  auch  squadra  (Nr.  112). 
Für  pleös  s.  auch  Kap.  Titel. 

Für  Hof  kenne  ich  kein  populäres  Wort.  Das  alte  majeria,  das 
dem  Dorf  Sih  {Segl)  Maria  den  Namen  gegeben,  ist  zum  Schriftwort 
geworden.  Walberg,  S.  182  zitiert  drei  Belege  aus  Bi  fr  um  für  maria  <. 
majoria.  Im  Namenverzeichnis  der  rät.  Urk.  finden  wir  Mairia, 
Maria  -ya,  Aleria;  —  den  mayerhof  ze  Igels  in  Lugnitz  gelegen, 
genant  Marya  de  Gresta  ibid.  S.  287  v.  J.  1404.  —  Accla  entspricht 
nicht  überall  ganz  diesem  Sinne.  Die  gewöhnlichste  Form  (im  Engadin 
wenigstens)  ist  heule  hof.  —  Trast.  Sent  hat  bain.  Ils  bains  d^Aguina., 
bain  Suort.  etc.     Vgl.  mer  im  Kap.  „Andere  Dorfbeamte". 

Und  nun  zur  kleinsten  ökon.  Einheit  zur  cha/a,  cha/ada  (Hofstätte, 
s.  V.  Maurer,  S.  21).  —  Trast.  Sent  1906,  §  62.  —  Ogni  cha/ada  {fa- 
miglia  da  proprietär is  da  vachas)  ha  üna  vusch.  —  Jede  Hofstätte  hat 
eine  Stimme.  Auch  posta  <  (statio)  posita  wird  in  diesem  Sinn  ver- 
wendet. —  Dar  vuschs  suot  tuottas  Bacbiettas  po  imminchün  chi  chiassa 
a  sia  posta  et  da  mez  anno  innaun  ha  fatt  seis  paun")  (Trast.  Sott 
Tasna).  —  Far  säs  pan  {d')p6sta  bedeutet  heute  noch  in  Sent  eine 
eigene  Hofstatt  haben  (Lehrer  Pitschen).  Suläm,  sidqm  <  solamen 
Hofstätte  wird  noch  viel  verwendet,  s.  Ann.  XII,  160.  XXIV,  182.  — 
Da  nur  Grundrecht,  nicht  Personalrecht  bestand,  konnten  von  den 
väfchins  bloss  die  Haus-  und  Grundbesitzer  und  zwar  in  der  Regel  nur 


I 


1)  Für  colonia  gibt  Muoth  Ämtb.,  S.  58  die  romanische  P''oriii  culegna  {0\i\.) 
an,  eine  entsprechende  Form  für  das  Engadin  ist  mir  unbekannt. 

2)  Stimmen  unter  allen  Stäben  (in  der  Nachbarschaft  und  Gemeinde)  darf 
jeder,  der  in  seiner  eigenen  Hofstatt  wohnt  und  seit  einem  halben  Jahr  sein 
eigenes  Brot  gebacken  hat. 


über  Ämter  und  Würden  in  romanisch  Bünden  4'27 

das  Haupt  des  Hauses  (Obl.  cati  cafa) ')  stimmen.  Er  liiess  ursprüng- 
lich massarius  <  niasser^)^  doch  hat  diese  Bezeichnung  mit  der  Zeit 
die  Bedeutung  vou  Alpgenosse  angenommen.  „Massers  nun  haun  1/ 
drett  d'alpager  chavals  (Ann.  Xlil,  221  anno  1562),  ,.gnarö  registro  ils 
quints  chia  iis  chos  d'alp  rendaron  a  ?»f/ssof/-s"  (ebenda  S.  240).  ..sch'ei 
daventass,  ch'ei  vangiss  angual  Mai^ser  nev  Pur  nief,  ca  fuss  bucca 
Staus  cur  las  alps  eau  vangi  parchidas  etc."').  —  (Trast.  Flims  1696); 
hier  kann    es    auch    die  ursprüngliche  Bedeutung  haben.     Der  Trast. 


1)  Doch  sind  Bestimmungen  nicht  selten,  nach  denen  auch  andere,  sogar 
Minderjährige,  zugelassen  wurden.  Trast.  Sott  Tasna:  Femnas  non  han 
vusch  ingiüna.  Ma  sulia  i  havcssan  Maschkiah  schi  dessan  quels  pudair 
vuschar,  quant  pitschens  e  jurens  chi  fuossen.  Weiber  haben  keine  Stimme, 
doch  sollten  sie  männliche  Leute  (Kinder  oder  Verwandte)  im  Hause 
haben,  so  sollen  diese  stimmen  können,  so  klein  und  jung  sie  auch  seien. 
—  Trast.  Sils:  Ais  aschantö  ch'ingUn  giuuen  da  quatordesch  ans  ingiu 
(vom  14.  Jahr  abwärts)  possa  dar  uuscli  et  chi  nun  p6  der  uusch  daie  ster  giu 
dalg  aring  cur  s'dumanda  intuorn  (soll  bei  der  Umfrage,  Abstimmung,  vom 
Ringe  wegbleiben).  Noch  anderswo  ist  von  diesem  14.  als  Keifejahr  die  Rede. 
Heute  noch  bedeutet  dieses  Alter  den  Übergang  von  einer  Lebensperiode  in  die 
andere.  Die  Konfirmation  la  soncha  tschaina  s^iihQM  in  dieser  Beziehung  in  refor- 
mierten Gegenden  eine  grosse  Rolle. 

2)  Predicti  uero  dominus  et  massarius  hanc  cartam  ut  supra  fieri  roga- 
verunt,  Mohrl,  Nr.  IßS,  anno  1201.  ilfct^rtn»*  solvat  omni\anno  X  1.  solid,  denar. 
Mohr  II,  Nr.  230  V.  J.  1330.  Man  ist  versucht  bei  Erklärung  von  massör  an  man- 
suäriu,  mansariu  aus  dem  häufig  vorkommenden  Mansus  zu  denken,  doch  wäre 
das  „*s"  unerklärlich.  Mansus,  mansio  hat  auch  hier  Spuren  von  sich  hinterlassen: 
Regest  Nr.  22  aus  dem  G.-Arch.  Revers  v.  J.  1463  (Kantonsarchiv  Chur):  „Der 
genannte  Petrus  kann  mit  allen  seinen  Erben  in  las  Agnas  bleiben,  wo  er  jetzt 
„cum  maschnada"^  wohnt.  —  U.-E.  maschnera  (raansionarin)  die  Magd  und  maschndr 
(Pallioppi)  besorgen.  S.  Grimm  I,  434,  Beleg  aus  dem  Jahre  1283:  cum  man- 
cipiis,  mansionariis  et  hominibus  qui  vulgariter  losjmigere  seu  enlouke  lode 
vocantur.  Näher  dem  ursprünglichen  Sinne  von  maschnera  steht  die  zweite 
Bedeutung:  Feld-  oder  andere  Arbeit  besorgende  Frau  im  allgemeinen  (auch 
eine  aus  der  Familie  oder  die  Hausfrau  selbst).  Barblan  Parablas,  Mitosetc. 
Ann.  1910,  S.  286:  Duos  maschneras  giaivan  davc')  suolch,  sa  duonna  ed 
Un'otra.  Zwei  M.  folgten  der  Furche  (dem  Pflug),  seine  Frau  und  eine 
andere.  —  Mafchun ,  mafchum,  mafchügn,  mafchetin  {mansionem)  bedeutet 
auf  dem  ganzen  Gebiete  Hühnerstange.  —  Ir  a  mafchtin  schlafen  gehen.  — 
Vgl.  aber  Travers  Müserkrieg  Dec.  V  „Ms  fet  metter  in  sias  maschuns  (Kase- 
matten) —  Chi  sun  usch6  melas  praschuns"  (garstige  Gefängnisse)  und  Mohr  II, 
Nr.  230  v.  J.  1330  (Bergeil):  „..  .  petia  una  terrae  prati,  campi  et  boschi,  cum 
dtiabus  mansionibus ."^ 

3)  Massarii  haben  nicht  das  Recht  Pferde  in  die  Alp  zu  treiben.  —  Die 
Rechnungen  werden  registriert  werden,  welche  die  Alj)meister  den  massarii  ab- 
geben. —  Wenn  es  vorkäme,  dass  irgendein  neinr  Ma.s8arius  oder  Bauer,  der 
bei  Bezug  der  Alpen  nicht  dort  gewesen  wäre  .  .  .  etc. 


428  G.  Pult 

Zeruez  S.  61  bat  patnins  für  massarii.  „Sun  culpaunts  ils  Patruns 
da  ngir  svess,  fond  ng-ir  lur  uffaunts  croudaui  dobla  falla^).  Später 
wurde  als  landläufiger  Ausdruck  dafür  einfach  pur  (Obl.),  faiir  (Engad.) 
angewendet.  Heute  noch  unterscheidet  mau  paiirs  e  yüväns,  purs  e 
nialls  (verheiratete  und  unverheiratete).  Massera  Hausfrau  ist  wie 
ital.  massaia  auf  dem  ganzen  Gebiet  noch  gebräuchlich.  Signur  x .  .  , 
Clin  sia  Massem  heisst  es  immer  im  Rodel  für  die  Anniversarien  zu 
Laax  (H.  Prof.  Tuor). 

La  massera  va  per  cha 

0  la  picl'  o  l'ha  piclä. 

(Die  Hausfrau  geht  im  Haus  herum,  entweder  nascht  sie  oder  sie 
hat  genascht.)  Gaud.  Barblau:  Parablas,  mitos  etc.  Ann.  XIV,  305 
(sehr  schöne,  folkloristisch  interessante  Arbeit). 

Cuitg. 

Den  ältesten  Beleg  für  c  fand  ich  in  einer  Urkunde  vom  G.  Arch. 
Sent  Nr.  .3  aus  dem  Jahre  1406  couici  dicte  communitatis  de  Sindes. 
Es  handelt  sich  um  ein  ErbMien,  dessen  Objekt  die  Alp  Valsula  im 
Patznaun  (ein  strenger  Tagemaisch  von  Sent  entfernt)  ist.  In  Nr.  5  u.  6, 
die  in  deutscher  Sprache  abgefasst  sind,  heisseu  die  c.  Dorfvogt, 
PI.  Dorfvügt,  ebenso  in  Nr.  1  a.  d.  J.  1365.  Die  ersten  14  Ur- 
kunden von  G.  Arch.  Sent  handeln  alle  von  Erblehen,  die  von  den 
drei  covici,  conoici  oder  dorfvügt  „mit  gunst  und  mit  gutem  Willen 
der  gemaind  und  burschaft  von  Sins"  (Nr.  1),  oder  „mit  vollem  Gewalt 
anstat  der  nachpaurschaft  ze  Syns"  verliehen  werden*),  .'^uch  im 
G.  Arch.  Bevers  handelt  die  älteste  Urk.  (Nr.  1  a.  d.  J.  1327)  von 
einem  Erblehen,  das  von  drei  mit  Namen  genannten  Bürgern  im  Auf- 
trag und  mit  Vollmacht  der  Nachbarschaft  einem  Privaten  verliehen 
wird.  Die  drei  genannten  Vertreter  der  Gemeinde  können  nichts  anders 
als  ihre  cuvihs  sein,  obgleich  dieser  Name  hier  (in  dem  Regest,  das 
mir  zur  Verfügung  stand)  nicht  genannt  wird.  In  Nr.  4  desselben  Arch. 
erscheint   ein  nach  c.  gebildetes  Verbum  „Bertoldus,  Sohn  des  Nicolaus 


1)  Die  Inhaber  der  Hofstätteu  sind  verpflichtet,  selber  zu  kommen  zur 
Dorfversammlung,  falls  sie  ihre  Kinder  schicken  verfallen  sie  etc. 

2)  Einige  dieser  Urkunden  tragen  das  Siegel  des  Richters  ze  Ramuzz 
(Remüs)  oder  eines  „notarius  publicus,  so,  Jacobus  Charpoforus",  andere  aber 
dasjenige  eines  gewöhnlichen  Bürgers  von  Sent,  so  tragen  Nr.  2  v.  J.  1404 
und  Nr.  4.  v,  J.  1408  das  Siegel  von  Baltesar  Pult  von  Sjmis  und  Nr.  12  von 
1475  das  von  Rodolfus  Benedictus  de  Sins.  Alles  dieses  iässt  auf  grosse 
Selbständigkeit  dieses  Gemeinwesens  schliesscn  und  ähnliche  Verhältnisse  werden 
wohl  in  den  meisten  andern  u.-e.  Dörfer  geherrscht  haben.  Es  scheint  mir  deut- 
lich, dass  wir  hier  schon  vor  der  Entstehung  der  Bünde  mit  Dorf-,  nicht  mit 
Talgenossenschafteu  zu  tun  haben. 


über  Ämter  und  Würden  in  rouiaiiisch  Bünden  429 

l\ossoni,  tut  vor  dem  „Ministrall"  des  Tals  Engadiu  kimd  (convicit)^), 
dass  der  Nachbarschaft  Bevcrs  das  Diirchgaügsrecht  durch  gewisse 
Guter  gewährt  wurde.  —  Von  14G5  an  treten  im  gen.  Archiv  immer 
zwei  c.,  die  hier  wie  Überall  die  Nachbarschaft  in  ökou, 
Sachen  vertreten,  auf;  so  in  Nr,  23(1465)  „iVow/m«?  agentes  et  parte 
colli aneiae  iotius  ricinantiae  de  Bever.'-^  Dieses  coviancia  kommt  in  den 
späteren  Statuten  unter  der  Form  cuviaunza,  ciividanza  =  das  Dorf- 
regiment sehr  häufig  vor,  ebenso  das  Verbum  cuviar,  cuvier  -aer  =  ver- 
walten, re^iieren.  Die  ältesten  Urkunden,  die  von  Dorfangclogenheiten 
handeln,  datieren  in  den  gut  erhaltenen  Archiven  des  Engadins  von 
der  Mitte  des  1").  Jahrhunderts.  Besonders  reich  an  Belegen  für  c. 
sind  diejenigen  von  Zuoz  und  Samaden,  und  zwar  erscheint  er  gewöhn- 
lich in  der  latinisierten  Form  cohi:/ch><. 

Im  Obl.  sind  die  von  Dorfangelegenheiten  handelnden  Urkunden, 
die  mir  bekannt  sind,  durchwegs  in  deutscher  S])rache  abgefasst.  einige 
Archive  enthalten  nur  deutsche  Pergamente.  Der  c.  tritt  uns  darin  in 
verschiedenen  Formen  entgegen.  Für  die  Cadi  konnte  ich  leider  keinen 
Beleg  auftreiben;  die  Kegesten  von  Disentis,  Medels  und  Travetsch  im 
Kantonsarchiv  zu  Chur  handeln  selten  von  rein  ökou.  Dorfj.ngelegen- 
heitcn  und  nur  da  tritt  der  c.  auf.  Originalestanden  mir  für  dieses 
Gebiet  leider  nicht  zur  Verfügung.  Flir  Brigels  gibt  uns  W.  u.  S.  I 
24  V.  J.  1542  die  Form  Caiig.  Nicht  selten  erscheint  der  c.  in  den 
Urk.  der  Foppa,  besonders  das  Archiv  der  Freien  von  Laax  ist  reich 
an  Beispielen.  1448  klagt  der  kutvig  von  Flims  gegen  Laax  we^-en 
der  Alp  Nagins  —  1497  tritt  der  guwig  von  Laax  „von  gemainer 
Nachburen  waegen"  als  Kläger  gegen  einen  Privaten  wegen  Ein- 
zäunung von  Gütern  auf  —  1546  erscheinen  der  kuivi/g  von  Samens 
und  der  gniv/g  von  Ljiax  im  Namen  ihrer  Nachbarschaften  vor  Gerk-ht. 
Die  Urk.  Nr.  1  (1490)  vom  G.  Arch.  Sagens  handelt  von  einem  Rechts- 
streit zwischen  dem  Bischof  und  der  gen.  Gemeinde  vertreten  durch 
ihren  gairig  betrelTs  Frühlings-  und  Herbstatzung. 

Sehr  oft  tritt  uns  c,  in  der  deutschen  Form  von  Dorfmeister 
dorffmaister  entgegen.  Eine  Laaxer  Urkunde  v.J.  1611  nennt  einen 
Jan  Blasch  derzeit  Weibel  und  Dorf  meist  er.  S.  für  diese  Form 
auch  W.  u.  S.  II,  226  u.  248  Ausserbelfort.  Wie  aus  dem  Gesagten 
hervorgeht,  erscheinen  uns  die  c.  in  alten  Urkunden  gewöhnlich  als 
Beauftragte  im  Namen  der  Nachbarschaft  bei  Streitfällen,  die  vor  höheren 
Instanzen  gehörten. 

Ob  die  c.  selber  ursprünglich  strafrechtliche  Befugnisse  hatten  und 
wie  weit  diese  event  gingen,  ist  beim  bestehenden  Material  schwer  zu 
entscheiden.     In  der  Konvention  vom  7.  Mai  1462  zwischen  den  Nach- 


1)  Oder  hängt  es  mit  conricium  ^zlnntcs  (Jeschrei  und  convicior  zusammen? 


430  G.  Pult 

barschaftcn  des  Oberengadiiis  (Meuli,  Beilage  2,  S.  82)  heisst  es  „Forde- 
rungen im  Betrage  von  3  Pfund  mittlerer  Währung  (25  Fr.)  sollen  von 
den  covihs  jeder  Nachbarschaft  in  und  ob  Fontana  Merla  gefordert  und 
geltend  gemacht  werden.  Über  den  c.  als  Richter  vrerden  wir  später 
zu  sprechen  kommen. 

Champell  kennt  die  cuvichs  nur  für  den  Kreis  Obtasna  (Jurisdictio 
Ardetiaua),  er  definiert  folgendermassen  (S.  194)  ihre  Befugnisse: 

„Habeiit  praeteiea  huius  Jurisdictionis  pagi  primarii  quique  suos  mngi- 
stratus,  quales  Germani  „  Dorf  nieister "  vocant,  Italice  vero  loquentes,  maxime 
in  Voltarena  (Veltlin),  „^■  ConsoW,  atqui  populari  lingiia  \\\\  ^Cuvichs'*,  vel  „C'on- 
vichs^,  \A  est  Convici,  qui  sui  cuiusque  vici  pagive  rebus  administrandis  praesont; 
ea  pene  potestate  praediti,  qua  In  urbibus  tribuui  in  suis  quique  tribubus  pollent. 
lidem  in  suis  pagis  cum  suis  adjunctis  proceribus  suara  quique  jurisditionem 
juditiaque  habent  super  certis  quibusdam  rerum  speciebus,  interduoi  etiam  magni 
poüderis  sibi  peculiariter  assignatis  judicandis,  in  qua  major  jurisdictio  nihil 
juris  habet." 

F.  Sprecher  P.  R.  (S.  235)  kennt  sie  nur  für  das  O.-E.  „Quilibet 
pagus  deinde  suos  Covicos  habet. 

Den  ältesten  rom.  Beleg  für  c.  fand  ich  in  Ann.  XXIII,  256  v.  J. 
1538  „Cumpra  d'Val  Bevar  —  Ankauf  des  Beversertals  „.  .  .Als 
Noebels  et  prudaints  S.  Antoni  Planta,  Steiuan  Marting  et  Andrea 
Biffrum  Cuuis  dalla  vschinauncha  da  Samaedan." 

Die  Dorfrechte  sind  der  wahre  Tummelplatz  für  unsern  rätischen 
Dorfmeister.  In  den  Engadiner  Statuten  ist  er  jedoch  viel  häufiger  zu 
treffen  als  in  denen  des  Oberlands  und  seine  Kompetenzen  sind  dort 
bedeutend  grösser.  Die  Gerichtsgemeinde  hat  sich  im  Oberland  besser 
erhalten  und  es  gingen  nicht  so  viele  ihrer  Kompetenzen  auf  die  Nach- 
barschaften über  wie  jenseits  des  Albula.  Diesen  Eindruck  gewann  ich 
wenigstens  aus  dem  wenigen  Material,  das  mir  zur  Verfügung  stand. 

Nach  den  Dorfreehten  liegt  den  c.  die  Aufsicht  über  alle 
andern  Beamten,  die  die  Hirtschaft,  die  Bewachung  und  Ein- 
schätzung des  Feldes,  der  Liegenschaften,  Weiden,  Wälder, 
Alpen,  die  Bewässerung  inne  haben,  ob.  Sie  wählen  die 
Hirten;  „Tuts  pasturetzs  da  vschins  possen  et  dejän  infiner  Is  Cuvijs 
zainza  contradictiun  d'üngüu  vschin"  —  Trast.  Bevers').  „Ctivits 
den  finar  tuots Pastrietschs  da  Comün"  —  Trast. Zern.*)  „Pastuors tres 
a^t/cÄs ordenos"  —  Trast.  Sils').  „ad  \]gs  Ciwigs  "pon  plidir  ils  pasturs 


1)  Ann.  XVII  v.  J.  1584.  Alle  Hirtscbaften  der  Nachbarn  (Bürger)  dürfen 
und  sollen  wählen  die  c.  ohne  Widerspruch  irgendeines  Nachbarn. 

2)  Ann.  XII  v.  J.  1724  (zum  grössten  Teil  aus  lat.  Statuten  des  16.  Jahrh. 
übersetzt,  wie  das  bei  den  meisten  Statuten  der  Fall  ist).  C.  sollen  alle  Hirt- 
schaften des  Dorfs  wählen. 

3)  Z.  f.  rem.  Phil.  XI  v.  J.  1573.  —  Hirten  durch  c.  bestellt. 


über  Ämter  und  Würden  in  romanisch  Bünden  431 

cun  quella  conditiuD,  ch'els  seigian  flissigs"  —  Trust.  Flims').  j.Pasters 
da  Conilin  dessen  Citv/fs  finar  tuots"    -   Trast.  8cli  leiiis*,». 

Diese  Bestimmung  fehlt  beinahe  in  keinem  Statut. 

Die  c.  leiten  die  Genieindewerke  (in  deutschen  Urk.  tagwcn, 
in  rom.  lavurs  comünas,  heute  gew.  vodas  —  s.  Vetseh,  Herkunft  und 
urspr.  Bedeutung  des  Wortes  Rood  —  Appenzellische  Jahrbücher  1906) 
und  sorgen  für  die  Erhaltung  und  Pflege  der  Strassen,  Wege,  (»ffent- 
liche  Gebäude,  Brunnen,  Wasser-  und  andere  Werke.  „Item  es  ist 
auch  gemacht  worden,  welcher  von  einem  herren  landamman,  gricht 
oder  dorfmeister  geboten  würd,  das  er  kommen  solle,  und  helfen 
Steg  und  weg  machen,  besseren  und  erhalten,  der  selbig  soll  sich  .  .  . 
auf  dem  platz  mit  seinen  waffen  oder  werckzeüg  verfügen  etc."  Trast. 
Ausserbelf.').  —  Cuvijs  sun  culpa unts,  scordüna  cuviaunza  da  fer 
lavurer  lavurs  da  Cumün  3  dijs  inua  chi  ais  lg  pUi  bsüng.  Et  eir  plU 
scha  bsüng  fUss  (Trast.  Bev.)*),  ebenso  Trast.  Zern,  wo  die  c.  diese 
Arbeiter  beaufsichtigen  und  die  Leute  antreiben  müsse,  „et  far  ir 
las  lavuors  chi  sun  banidas".  Im  Trast.  Flims  und  anderen  noch 
liegt  dieses  dem  Werkmeister  ob:  „a  chi  ca  fussbuc,  curilgVerck- 
meister  clomma,  dein  tuts  quels,  c'han  mancau,  esser  curdai  a  Igi 
Seckelmeister  tont  Sco  5  bazs*).  Im  neuesten  Tr.  Sent  von  1006  heissen 
die  Leiter  dieser  Arbeiten   capo  zedla*)  §  39,  S.  91. 

Weiter  haben  die  c.  Bussen  zu  verhängen  und  dafür  zu 
sorgen,  dass  sie  eingetrieben  werden.  „Item  sun  culpaunts  dad 
asßister  al  Itscheder  in  scouder  las  fallas,  chi  vegnen  als  comün 
Trast.  Zern.');  s.  auch  Trast.  Bevers  S.  191  und  Art.  Scossas  (von 


1)  Dec.  I  u.  Ann.  XXIV  (vollständiger)  und  die  c.  können  wählen  die  Hirten 
unter  jener  Bedingung,  dass  sie  fleissig  seien. 

2)  Ann.  XVII,   1768. 

3)  Gesetzbuch  für  das  Gericht  Ausserbelfort,  W.  n.  S.  II,  248. 

4)  C.  sind  verpflichtet,  (und  zwar)  jede  Behörde,  3  Tage  lang  Gemeinde- 
werke ausführen  zu  lassen,  wo  am  notwendigsten  ist  und  auch  länger,  wenn 
notwendig  wäre. 

5)  Und  wer  nicht  da  sein  sollte,  wenn  der  Werkm.  ruft,  sollen  alle,  die 
gefehlt  haben,  um  soviel  wie  6  Batzen  dem  Seckelmeister  verfallen  sein. 

6)  Tottas  otras  vias  champestras  han  da  gnir  mantgnüdaa  da  zedlas.  A 
tal  scopo  vain  tot  il  comün,  comprais  filialas  Crusch  e  Suren  parti  aint  in  zedlas, 
alias  qiialas  vain  snrdatt  ün  tragett  da  via  specifichä.  —  Alle  andern  (nicht 
private)  Feldwege  sollen  unterhalten  werden  von  Zedlas  (Gruppen,  die  je  auf 
einem  Zeddel  notiert  sind).  Zu  diesem  Zweck  wird  das  ganze  Dorf  inbegrilTen 
die  Filialen  Crusch  und  Suren  in  Z.  eingeteilt,  welchen  je  eine  bestimmte 
Strecke  übergeben  wird. 

7)  Item  sollen  sie  dem  Einzieher  (s.  etscher  Einleitung)  behülflich  sein 
beim  Einziehen  der  Bussen,  die  dem  Dorf  zukommen. 


432  G.  Pult 

scouder  einziehen).  Nach  den  meisten  Statuten  fällt  ein  Teil  dieser 
Buseen  dem  c.  zu.  Trast.  Seut  1906  „Ognl  cui  retschaiya  ^U  dellas 
multas  validas  ch'el  fa;  l'oter  quart  va  in  cassa  comünala"  ^).  Über 
die  eingezogenen  Gelder  und  Naturalien  sind  die  c.  einer  strengen  Kon- 
trolle unterworfen  .  .  .  „Dessen  euvids  la  prüma  eivna  davo  jo  d'of- 
fici  render  quint  in  publica  plaza,  in  presentia  dels  avuats,  cuvits 
novs,  et  il  noder  da  criminal  etc/'  Trast.  Schieins  S.  135*). 
„Cuvis  et  Itscheder  sur  culpaunts  davo  St.  Martin  8  dids  da  dar  quint 
da  lur  offizis,  nun  dond  den  ngnir  castiads  da  sesHomens"')  (Trast. 
Zernez  und  fast  überalP. 

Mit  der  Aufsicht  und  Kontrolle  über  die  Handlungen  der  cuv.  ist 
beinahe  in  jedem  Statut  ein  höheres  Kollegium  beauftragt.  Im  Tr. 
Thusis*)  heisst  es  die  siben  mann. 

§  20  .,Item  die  vorg-emelt  gemainde  (Thusis)  soll  und  mag  alle  jar 
ain  gowigen  erwelen  und  setzen  und  dem  nach  mögen  sy  siben 
man,  doch  mit  rat  und  bywesen  aines  yeden  vogtes  an  statt  des  hern 
under  iuen  selbs  mit  der  merern  hand  erwelen  und  setzen  oder  die 
alten  sibeu  man  beliben  lassen,  und  die  selben  siben  man  sollen 
desdorfs  eer  und  nutz  regieren  nach  ir  besten  verstendnus 
getruwlich  imd  ungevarlich".  —  Im  Trast.  Madulain  heissen 
sie  Hommans  dalg  Äsciumtamaint  „Vain  ordino  chia  Sigr^  Cuvixs 
praesaintan  lur  quint  8  dis  zieva  Calanda  Meig  directo  als  Hom- 
mans dalg  Aschantamaint"  ^).  „Covix  saian  oblios  da  manifaster  als 
Hommans  dal  A.  tels  chi  contrafaun"*).  Trast.  Sils  hat  hummens 
deputos  dalg  aestim  (Schätzung),  Trast  Schuls:  Ils  da  dudasch:  e  non 
s'fond  la  pro  Cuvits,  dessen  gnir  dils  12  Chiastiats').  Die  spätere 
Ledscha  fondamentala  hat:  Mastral  da  Comiln  {in  lö  da  diidesch): 
Surveglianza  sur  autoritads,  saramentaziun  etc.  Im  Trast.  Zernetz 
führen  sie  den  Namen  „//s  del  ses^^  (die  sechs  Männer)    „Imminchia  on 


1)  Jeder  c.  erhält  '/^  der  gültigen  Bussen,  der  andere  V4  geht  in  die  Ge- 
meindekassa. 

2)  Es  sollen  die  c.  in  der  ersten  Woche,  nachdem  ihr  Dienst  ans  ist, 
auf  dem  öftentl.  Platz  Rechnung  ablegen  in  Gegenwart  der  Vögte  (s.  Kap.  gula), 
der  neuen  c.  und  des  Gerichtsschreibers  des  Blutgerichts  (Gerichtsgemeinde). 

3)  8  Tage  nach  St.  Martin  Rechnung  abzulegen,  bei  Unterlassung  sollen 
sie  von  den  6  Männern  bestraft  werden. 

4)  Ältestes  Dorfrecht  von  Thusis  1491  durch  den  hochwirdigen  fUrsten 
und  herrn  hern  Ortlieben  fryhern  von  Brandis  vischowen  zu  Chur  gegeben.— 
W.  u.  S.  I,  135. 

5)  Ann.  XXI,  1728.  —  Es  wird  erlassen,    dass  die  Herren  c.  8  Tage  nach  „ 
dem  I.Mai  direkt  den  Männern  der  Satzung  ihre  Rechnung  vorlegen.                        I 

6)  C.  soll  den  M.  d.  S.  diejenigen  angeben,  die  dagegen  handeln. 

7)  Und  wenn  die  c.  es  nicht  tun,  sollen  sie  von  den  zwölfen  bestraft 
werden. 


über  Ämter  und  Wurden  in  romanisch  Bünden  433 

per  di  da  St.  Martin  de8s(en)  ils  6  Terzais  dal  ComUn  tsclierner  Un 
Hom  per  Terzal,  et  quels  ses  Hoinens  den  ngir  insenibel,  et  metter 
tuot  il  Redschamaint  del  ComUn"  *). 

Der  Schluss  vieler  Paragraphen  heisst:  „et  nun  fond  cuvids  (wenn 
die  c.  es  uicbt  tun)  .  .  dessen  (sollen  sie)  dels  dal  ses  ngir  castieds". 
—  Dieses  Kollegium  hat  allem  Anschein  nach  kontrollierende  und  ge- 
setzgebende Befugnisse  (s.  auch  Kap.:  Der  M astral  als  Dorf- 
beamter). Im  Tr.  Zern.  sind  diese  sechs  Aufsicbtsräte  und  Rechnungs- 
revisoren auch  Wahlmänner.  Sie  wählen  alle  Beamten,  vor  allem 
die  c.  — 

Doch  gewöhnlich  wurden  diese  letztere  direkt  nach  Terzais  oder 
Quartals  gesezt.  Daher  treffen  wir  fast  immer  deren  drei, 
manchmal  vier.  Im  Oberland  ist  in  der  Regel  von  einem  einzigen 
die  Rede,  doch  hat  das  Trast.  Flims  immer  die  Mehrzahl.  —  Trast. 
Sils:  la  vsinaunchia  intyra  possa  e  daie  scheiruer  e  metter  trais  cu- 
iiic/is^  lin  per  chiantun  d'sieua  üsanza  nigl/'a^).  Nach  Trast.  Revers  wählt 
die  Gemeinde  und  zwar  nach  Alpen  „siand  da  metter  ün  Mastrel  et 
trais  Cuvijs,  Eis  quels  quater  offizis,  siand  quattar  alps,  aun  eis  ordino 
che  saia  Un  offici  per  alp"').  Ebenso  im  Trast.  Madulain.  Nach  Trast. 
Sent.  *)  stand  es  den  c.  selber  ob,  ihre  Nachfolger  zu  ernennen,  doch 
nur,  wenn  die  Nachbarschaft  keine  Opposition  machte.  (S.  Kap. 
Wahlen.) 

Mit  der  Zeit  kam  in  einzelnen  Ortschaften  die  Sitte  auf,  sie  nicht 
mehr  zu  wählen,  sondern  der  Häuserreihe  nach  zu  bestimmen, 
so  im  Trast.  Laax'')  „A"  1726  .  .  .  seindt  gemeine  Nachbarn  zu  Laxs 
räthig  worden,  das  dorffmeister  auibt  künftighin  umbgehen  zuo 
Lassen  etc."  doch  kam  man,  scheint  es,  von  diesem  Besetzungsmodus 
wieder  ab,  denn  anno  1818  treffen  wir  in  demselben  Band  wieder  die 
gleiche  Bestimmung  in  rom.  Sprache  und  hier  erfahren  wir  auch  den 
Grund  dieser  Änderung:  „Vesent  Sura  che  nagin  leva  far  igl  cuu  vitg 
ha  igl  Lud^i  Vischinadi  de  Laags  Concludiu  che  de  cau  d'euvia  deigig 


1)  Jedes  Jahr  auf  den  St.  Martinstag  sollen  die  6  Terzais  (Dorfviertel)  je 
einen  Mann  wählen  und  jene  6  Männer  sollen  zusammenkommen  und  die  ganze 
Regierung  des  Dorfes  setzen. 

2)  Die  ganze  Nachbarschaft  möge  und    solle  wählen    und   setzen    drei  c, 
einen  für  jeden  Dorfteil  nach  altem  Brauch, 

3)  Sintemal  ein  Ammann  und  3  c.  zu  setzen  sind,  welche  4  Amter,  sintemal 
4  Alpen  sind,  haben  sie  verfügt,  es  sei  für  jede  Alp  ein  Amt. 

4)  Ledscha  comünala  1685.  G.  Arch.  Sent.  Im  P.  d.  S.  als  Loi  de 
Sent  angeführt.     Dieses  Arch.  enthält  mehrere  Dorfrechte. 

5)  Dorflf  Rechte  zue  Laax  so  gemacht  Ap  1645,  erneuert  1657  und  bestätet 
1724.    G.  A.  Laax. 

Roinaniache  Forschungen  XXZII.  28 


434  G.  Pult 

quei  uffezi  ir  suenter  la  Roda  sin  tuts  quels  vischins,  che  posseden  s.  h. 
Bieschtga  d'armentiva  .  .  ."^),  ausgenommen  davon  sind  „vieuas  et 
orfens  inna  ch'igl  ei  mai  femnas",  Witwen  und  Waisen,  wo  nur 
Weiber  sind. 

Die  c.  sind  die  ausführende  Behörde.  Sie  haben  Gemeinde- 
versammlungen anzuordnen  und  einzuberufen  und  ihren  Besuch  zu 
kontrollieren  „et  da  chi  non  vain  a  cusailg  pon  Cuvids  scouder  Xr.  12 
impestiaunt"  Trast.  Zern").  „Elg  ais  ordino  che  tuttas  voutas  che  cu- 
vijs  sumaglia  et  che  bsüng  fUs  da  trer  a  vschins  che  scodün  vaschin 
saia  culpaunt  da  ngir  impetiaunt  (Druckf.  für  -stiaunt)  siand  bania 
dad  Un  mes  a  buochia  u  alla  chiesa  u  vairamainch  lg  segunt  sain 
tuchio')  Trast.  Bevers. 

C.  dürfen  nichts  von  sich  aus  beschliessen,  sondern  müssen 
alles,  was  irgendwie  von  Belang  ist,  vor  die  Nachbarschaft  bringen. 
„Dessen  cuvits  ogni  chosa  da  momaint  portar  avant  comün  e  spetar 
seis  cumond,  finaschuns  accordanzas  Abscbaids,  chiartas  adressadas  al 
comün,  scrittüras^  ordinaziuns,  muntas  .  .  .  venditas  oder  che  esser 
podess  da  momaint"*;  (Trast.  Schieins). 

„Cuvids  nun   dessen  vender  üngün  Comünavel ,    ne   far    d'üngtina 


1)  Da  aan  einsah,  dass  niemand  das  Amt  übernehmen  wollte,  hat  die 
hochl.  Bürgerschaft  von  Laax  beschlossen,  dass  von  nun  an  dieses  Amt  nach 
der  Rood  gehen  soll  auf  alle  Bürger,  die  {salv  lionur)  Rindvieh  besitzen.  Dieses 
s.  h.  (salvo  onore,  mit  Verlaub)  fehlt  nie  vor  Benennungen  von  Vieh.  II  salv'onur 
arduond  e  tais  —  chi  „puerch"  as  nomn'in  nos  pajais!    Antol.  eng.  49. 

2)  Und  von  denen,  die  nicht  in  die  Versammlung  kommen,  dürfen  die  c, 
12  Kreuzer  sofort  {stante  pede)  einziehen. 

3)  Es  ist  verfügt  worden,  dass  jedesmal,  wenn  es  den  c.  gutdünkt  und 
wenn  es  notwendig  wäre,  die  Bürgerversammlung  einzuberufen,  jeder  Bürger 
schuldig  sei,  sofort  zu  kommen,  sei  (die  Versammlung)  verkündet  durch  einen 
Weibel  mündlich  (auf  der  Strasse)  oder  im  Haus  oder  wirklich  durch  Läuten 
der  zweiten  Glocke.  —  Noch  jetzt  wird  zu  den  Gemeindeversammlungen  geläutet. 
Das  Glockenläuten  spielte  und  spielt  noch  in  B.  eine  äusserst  wichtige 
Rolle.  ^Qui  ad  hoc  conventi  erant  ad  campanas  pulaatas'^  Mohr  I,  Nr.  181  v.  J. 
1213  (Puscblaver  ürk.).  Auch  zu  den  Feldarbeiten,  die  noch  jetzt  zum  Teil 
nach  Fluren  (muntas)  betrieben  werden,  wurde  vor  nicht  lange  noch  durch 
Läuten  das  Zeichen  zum  Aufbruch  gegeben.  Auch  der  italienische  podestä  be- 
rief die  beiden  Räte  durch  Läuten  der  Glocke  am  Kommunalpalast  „ad  somim 
campanae^.  Hertter,  65.  —  Vgl.  auch  Grimm  I,  347  Klockenklank,  wasser- 
gang, die  fisch  in  den  woogen,  das  wild  uf  dem  land  etc.  über  sie 
verfügt  der  gepietende  Herr. 

4)  Es  sollen  c.  alles,  was  von  Belang  ist,  vor  die  Gemeinde  bringen  und  auf 
ihren  Entscheid  warten,  Anstellungen,  Akkordaufträge,  Briefe,  die  an  das  Dorf 
adressiert  sind,  Schriften,  Bestellungen,  Bussen  oder  alles,  was  von  Belang  sein 
könnte. 


über  Ämter  und  Würden  in  romauisch  Bünden  435 

sort  d'marchiedB  noiifs  sainza  volunta  del  comlln  (Trast.  Zern.,  s. 
auch  Trast.  Sclileiüs  S.  130)'). 

Doch  variieren  diese  Kouipeteozen  von  Ortschaft  zu  Ortschaft:  „Elg 
ais  tschernU  Un  hum  per  alp  (folgen  die  Namen)  Is  quals  quater 
insembel  culs  cuvijs  egien  tutta  pussaunza  Is  fits  dalla  vschinauncha 
.  .  .  saia  daners  da  che  sourtt  che  que  esser  pudes  che  ngir  aint 
pudes  alla  vschinauncha  .  .  .  saia  dals  der  a  fitt  (anzulegen)  inua 
che  ad  eh  bain  plescha  u  da  cumprar  qualchosa,  chi  saia  Util  alla 
vschinauncha'')  (^Trast.  Bevers  S.  188). 

Beinahe  alle  Statuten  bis  zu  denen,  die  noch  in  Kraft  sind  (Sent 
1906).  enthalten  Bestimmungen  über  die  GrenzumzUge,  Flurgäuge 
(s.  Grimm  II,  74  u.  s.  w.,  Maurer,  S.  224).  Auch  die  jungen  Leute 
„2Juvetisda  memoria"'  Trast.  Zern.,  die  mitgehen  mussten,  sind  immer 
erwähnt,  ob  das  Ohrenzupfen  und  Maulschellen  geben,  um  ihnen  die 
Marksteine  einzuprägen,  praktiziert  wurden,  ist  schwer  zu  sagen,  in 
den  St,  figurieren  sie  natürlich  nicht.  Tramailgs  slin  cuf- 
fins.  Ais  scumanda  da  tuotts  temps  chia  ingiün  qua  nou  compara  cun 
sunaroetz  od  strasuordens  sott  poena  1  A  pei'  persuna  chi  qua  pro  lg 
Tramailg  vain  chattada ').  Trast.  Sott  Tasna.  Auch  die  Einzäunungen 
der  Guter  wurden  von  ihnen  inspiziert  „soll  die  Nachbarschaft  Jähr- 
lich 4  oder  5  sambt  dem  Dorffmeister  Verordnen,  welche  die  Zäuner 
psaetzen  sollen,  wo  nit  Zäunet  wehre,  sollen  sie  Pfänden  etc.  Trast. 
L  a  a  X. 

Ihnen  liegt  ferner  die  Erteilung  der  Patente  für  die  Wirt- 
schaften, die  Beaufsichtigung  derselben,  die  Untersuchung  der  Ge- 
tränke, vielerorts  auch  das  Eichen  der  Masse  etc.  ob:  „Anno  1687 . .  . 
ordina  chia  cuvids  chi  vengian  dessau  dar  sü  las  hustarias,  cioe  trais, 
üna  per  superiuritad  per  plU  taxa  chi  poun  (den  Meistbietenden),  et 
quels  sean    obligs    da    mantgnair   vin  tuott    ann  etc."*)    (Trast.  Sent), 


1)  C.  sollen  kein  Gemeindegebiet  (was  der  Gemeinde  gehört)  verkaufen, 
noch  irgendwelche  neue  Ein-  oder  Verkäufe  machen  ohne  Willen  der  Gemeinde. 

2)  Es  wird  gewählt  ein  Mann  pro  Alp  .  .  .,  welche  4  zusammen  mit  den 
c.  ermächtigt  sein  sollen  die  Zinse  des  Dorfes  .  .  .  oder  Geld,  von  welcher  Art 
es  sein  möge,  das  die  Nachbarschaft  einziehen  könnte,  entweder  anzulegen  wo 
es  ihnen  beliebt,  oder  etwas  zu  kaufen,  das  der  Nachbarschaft  zu  Nutze 
kommen  mag. 

3)  Vergnügungen  auf  den  Grenzen:  Es  ist  verboten  zu  allen  Zeiten,  dass 
niemand  dort  erscheine  mit  Musik  und  Allotria  unter  Strafe  von  1  Krone  für 
jede  Person,  die  beim  Tanzvergnügen  gefunden  wird. 

4)  Verfügt,  dass  neugewählte  c.  die  Wirtschaften  aufgeben  sollen  ('die  Er- 
laubnis erteilen),  d.  h.  drei,  für  jede  Behörde  eine  (Gericht  und  Kat  der  Ge- 
richtsgemeinde   und  Rat    der    Nachbarschaft?)    den  Meistbietenden,    und    diese 

28* 


4S6  G.  Pult 

^dessen  bullar  la  vaschella,  et  la  schiersa  (von  s-chiars  =  karg-, 
knapp)  scumandar,  eir  stimar  il  vin  tuot  bun  per  bun  et  noscb  per 
nosch"^)  (Trast.  Zero.).  Solche  Bestimmungen  fehlen  in  wenigen  Sta- 
tuten. 

Sogar  die  Feststellung  der  Preise  von  Lebensmitteln  (wie  bei 
den  Ädilen)  steht  ihnen  zu:  Cuvids  dessan  imminch'ann  a  St.  Michel 
luguar"^)  tuottas  rabas  mangiativas  et  quai  zainza  donn  del  Comlin 
cun  ün  hom  per  terza  pro  eis".  —  „Covis  sien  obligs  a  far  star  al 
luamainf^)  vigor  legge  il  fain  ed  il  ström")  Trast.  Sent.  Später 
(1706)  ging  diese  Befugnis  auf  die  Anwolts  da  Civil  liber.  In  den 
meisten  Orten  steht  dieses  der  Geriehtsgemeinde  zu. 

Das  Amt  der  c.  ist  ein  Vertrauensamt;  denn  nach  einigen  Tr. 
haben  sie  sehr  weitgehende  Befugnisse^  wie  z.  B.  Kommissionen  zu 
wählen  zur  Ausarbeitung  von  Gesetzen.  Im  Trast.  Bev.  wählen  sie 
z.  B.  10  Mann  mit  gesetzgebender  Gewalt  und  ihre  Gesetze  sollen  für 
die  Dauer  von  vier  Jahren  gültig  sein  ...  et  tut  a  que  cha  da  dels 
vain  articlo,  fatt  et  ordino  saia  in  craiTt  et  in  valur.  Et  des  usehia 
arumagniar  et  dürer  per  quatter  anns  prossems  chi  vingen  .  .  ."*) 
„27s  cuvichs  et  aritschaduors  da  Tschlarigna  'Is  prudaints  e  sabis 
Jan  Sallsch  vylg  etc.  hann  tschernieu  et  elett  9  homans  da  ditta 
vsehinauncha  per  ascÄaw^er  letschas,  artichels  etc." ')  (Trast.  Gel - 
lerjna  1609). 

Sogar    die    Abgeordneten    an    den    Kreis-    und    Bundestag 


seien  verpflichtet,  das  ganze  Jahr  Wein  zu  halten.  —  Da  der  Sitz  der  Gerichts- 
verhandlungen wechselt,  so  finden  diese  heute  noch  oft  in  Wirtschafts-  und 
Hotelsälen  statt. 

1)  Sie  sollen  die  Gefässe  eichen  und  sorgen  für  die  Einhaltung  des  Masses, 
auch  den  Wein  schätzen,  gut  für  gut  und  schlecht  für  schlecht. 

2)  Statuentiit,  locauerunt  et  ordinauerunt  quod  Ann.  XXIII,  251  Urk.  von 
1457,  vgl.  auch  Pallioppi  lovei-,  luamaint.  Trast.  Sent  hat  auch  luguada 
(Festsetzung  des  Preises).—  Trast.  Sott  Tasna:  iw^war  Criminal,  des  .  .  ,  ngir 
lua  il  Criminal  doppo  spira  ils  ans  3  —  es  soll  das  Blutgericht  konstituiert,  be- 
stellt werden  etc. 

3)  C.  sollen  jedes  Jahr  am  St.  Michaelstag  für  alles  Essbare  die  Preise 
festsetzen  und  das  ohne  Schaden  der  Gemeinde  zusammen  mit  einem  Mann  für 
jede  Terza.  —  C,  seien  verpflichtet  dafür  zu  sorgen,  dass  kein  Heu  und  Stroh 
zu  einem  andern  als  dem  gesetzlich  festgesetzten  Preise  verkauft  werden. 

4)  Und  alles  was  durch  sie  gesetzt,  ausgeführt  und  verfügt  wird,  soll  in 
Kraft  und  Geltung  sein  und  soll  so  bleiben  und  dauern  während  vier  darauf- 
folgender Jahre. 

5)  Die  c.  und  regierenden  von  Celerina,  die  fürsichtigen  und  wohlweisen 
Johannes  Salis  der  ältere  (und  zwei  andere,  also  drei)  haben  erkoren  und  ge- 
wählt neun  Mann  der  genannten  Nachbarschaft,  um  Gesetze  auszuarbeiten,  Ar- 
tikel etc. 


über  Ämter  und  Würden  in  romanisch  Bünden  437 

werden  einigerorts  durch  sie  gewählt  „Cura  chi  tocca  il  mess  da  IIa 
Dietta  seu  sUn  puuts  oder  Pylags  sean  cuvids  ciilponts  da  tschernar 
Igieut  chi  gean  a  Ihur  cuost  zainza  don  dal  Coinün'")  (Trast,  Sent) 
„Cuvijs  aun  tuotta  pusaunza  da  tscherner  aCiimUu  grant  et  pitzen, 
saia  che  saia  da  jir  in  Diettas  u  Pitacks  u  da  chee  (quiequid)  bsling 
ehia  saia*),  aber  die  Gewählten  sollen  die  Meinung  der  Gemeinde  ver- 
treten bei  100  Pfund  Busse  und  Kosten  (Trast  Bev.).  Doch  wurden 
diese  Befugnisse  mancherorts  zu  weitgehend  befunden  und  abgeschafft 
„Cuvids  nun  dessen  tscherner  svessa  slin  dits  da  comlin,  suot  paina 
R.  3"').  Trast.  Zernetz  S.  62.  —  Ais  Aschanto  ch'a  scheirner  a 
Comlin  grandt  u  oura  slin  Diettas  u  pittacks,  usins  daien  scheirner  et 
nun  cuuiehs  etc.*)  Trast.  Sils. 

Laut  Urkunde  73  vom  Archiv  Cellerina  1562  dlirfen  sie  während 
des  ganzen  Jahres  weder  in  den  Comoen  grand  noch  pitschen  gewählt 
werden.  Überhaupt  scheint,  wie  schon  gesagt,  eine  Akkumulation 
vonDorf-,  Gemeinde- und  Bundeschargen  strengstens  verpönt 
gewesen  zu  sein  „Giüraduors  da  Trastlit,  ne  GUraduors  da 
Civil  non  dessen  ngir  miss  Cuvids,  ne  oters  officiis  da  Comlin  (Nachbar 
Schaft  hier),  neirchi  ais  in  offizi  da  Comlin,  non  dess  ngir  miss  in  offizi 
da  drettlira*)  (Trast.  Zern.),  ähnl.  Bestimmung  Trast.  Sent. 

Die  c.  bewahren  alle  Schriftstücke  der  Nachbarschaft  auf,  sind  für 
sie  verantwortlich,  öffnen  die  ihr  zugesandten  Schreiben  etc.  —  „Ogni 
cuvidnnza  di  guvernar  tuottas  scrittliras  aspettantes  del  Comlin  ais 
obligiada*)  Trast.  Schieins,  s.  auch  Amtsschwur.  Sogar  an  den 
Kreis  gerichtete  Schreiben  darf  der  c.  in  Abwesenheit  des  Mastrals 
aufmachen:  „u  scha  il  Mastrall  non  fiioss  in  il  loe  Iura  las  (las  chiar- 
tas)  po  in  covi  da  quel  comlin  avrir  sli"  (Trast.  s.  Val  Tasna)'). 


1)  Wenn  an  uns  ist,  den  Ratsboten  zu  wählen  sei  es  für  Bundes-  oder  Bei- 
tage, sollen  die  c.  Leute  wählen,  die  auf  eigene  Kosten  hingehen,  ohne 
Schaden  der  Gemeinde. 

2)  C.  sind  voll  und  ganz  ermächtigt  (die  Vertreter)  für  die  Landsgemeinde 
und  für  den  Rat  (der  Gerichtsgemeinde)  zu  wählen,  auch  wenn  es  sich  drum 
handelt,  den  Bundestag  oder  Beitag  zu  beschicken,  oder  um  was  es  sich  auch 
handeln  mag. 

3)  C.  sollen  nicht  selber  wählen  auf  die  Landsgemeinde. 

4)  Es  ist  gesetzt,  dass,  um  zu  wählen  auf  Landsgem.  oder  Bandes-  n.  Bei- 
tage, die  Nachbarn  wählen  sollen  und  nicht  die  c. 

fi)  Weder  Katsherren  noch  Richter  sollen  als  c.  gewählt  werden  können, 
und  in  andere  Ämter  der  Nachbarschaft,  noch  soll  wer  Dorfbeamter  ist,  Ge- 
richtsgemeindebeamter werden  können. 

6)  Jede  Dorfvorsteherschaft  ist  verpflichtet,  alle  dem  Dorf  zukommenden 
Schreiben  zu  versorgen. 

7)  Ann.  IX  v.  J.  1806  —  oder  wenn  der  Mastral  nicht  in  der  Ortschaft 
wäre,   dann  mag  sie  (die  Briefe)  ein  c.  desselben  Dorfes  aufmachen. 


438  G.  Pult 

Die  richterlichen  Befuguisse  habe  ich  schon  erwähnt.  Sie  er- 
strecken sich  gewöhnlich  auf  gewisse  Servituten,  wie  Benutzung  von 
Wegen,  Bavuns,  Wasserrechte,  Verrückung  von  Grenzsteinen  etc.  „Cun 
bachetta  sezoud  in  loe  solit  da  drett,  Fadri  Puorgia,  Cuvi  del  Comün 
da  Cernez,  cun  seis  Güraduors  .  .  .  usche  per  Saramaint  hauu  san- 
tenzchia"  ')  (es  handelt  sich  um  einen  havun  [Zugang  zu  Acker  oder 
Wiese]  uud  um  Bestellung  eines  Gutes).  Trast.  Zern.  Ann.  XII,  S.47. 
Entscheid,  v.  J.  1541.  —  ...  et  ch'dit  cuuichs  nun  dessen  hauair 
auantaig  l'inn  da  lioter  ni  eir  l'inu  chianlun  plU  drets  da  deirscher 
a  da  dumauder  intuorn  co  h'oter,  ma  esser  sco  frars  etc.^)  Trast.  Sils. 
Über  die  Entstehung  der  Dorfgerichte  mit  ihren  mastrals  (beson- 
ders im  Oberengadin),  vgl.  Kap.  Jüradar,  Gerau. 

Den  c.  liegt  auch  die  Fremdenkontrolle  ob.  Die  Fremden 
(Hindersässen,  fuUasters)  müssen  ihnen  Bürgschaft  stellen  „süartad  da 
bain  viver"  oder  eine  gewisse  Summe  hinterlegen.  Nirgends  fehlen 
solche  Bestimmungen;  besonders  reich  daran  ist  der  Tr.  Laax,  aus 
welchem  ich  hier  einen  ganz  merkwürdigen  Artikel  zitiere:  „Jede 
hindersess  Persohn  soll  2  gülden  zu  geben  schuldig  sein,  welche 
Pflichtig  sein  sollen,  die  blinden  hinweg  zu  führen,  soll  für  jedes  mahl 
geraithet  werden  und  ab  dem  hindersess  gelt  zogen  oder  dass  der 
Dorffmeister  ein  andere  in  ihr  namen  bestelle,  welcher  sein  billiger 
lohn  haben  solle."  —  Zur  Erklärung  möge  folgender  Paragraph  dienen: 
„Was  aber  die  weiber,  so  hindersess  seyeud  anbelangt,  so  sollen  sie 
schuldig  seyn  entweder  die  kranckhe  (die  graphische  Darstellung  der 
schweizerdeutschen  Aussprache  ist  perfect!)  hinweg  zu  führen,  die  all- 
gemeinde säuberen,  oder  was  die  Nachbahrn  zu  thunn  uor  guet  er- 
achten." —  Vielleicht  handelt  der  §  9  vom  Tr.  Thusis,  dessen  Sinn 
ich  nicht  entziffern  kann,  von  vorgeschriebener  Gastfreundschaft  „Item 
welhem  der  gowig  gepütet  spis  zu  geben  von  was  vichs  wegen  das 
ist  der  soll  gehorsam  sin". 

Auch  das  Militärwesen  der  Nachbarschaft  hatten  sie  zu  leiten: 
sie  kontrollierten  Waffen  und  Munition  der  Mannschaft,  besorgten  die 
Aushebung  und  nahmen  sogar  Exerzierübungen  vor.  „Iminchia 
vuscJi  des  avair  sia  arma  sufficiainta  et  bain  guvernada  cun  sia 
masüra  da  puolvra  etc.  ...  et  quel  chi  manchiainta  des  gnir  chastia 
sine  grazchia  da  covids  per  A  2".  —  Covids  dessen  eir  esser  obliads 


1)  Mit  dem  Stab  am  gewohnten  Gerichtsplatz  sitzend,  haben  Friederich 
Puorgia  (Purger)  c.  der  Gemeinde  Cernez  mit  seinen  Richtern  .  .  .  folgender- 
massen  nach  Schwur  geurteilt. 

2)  Und  dass  genannte  c.  keinen  Vorteil  haben  sollen,  der  eine  vor  dem 
andern,  noch  ein  Dorfviertel  mehr  Recht  zu  richten  und  Umfrage  zu  halten  als 
der  andere,  sondern  wie  Brüder  sein  etc. 


über  Amter  und  Würden  in  romanisch  Bünden  439 

da  far  a  tuottas  vusclis  Una  vouta  Tonn  exercizi  da  guerra  oder  la 
muostni  et  cun  qiiella  occasiun  avair  diligiainta  observantia  cha  (uot 
preachainta  las  armas,  et  haian  la  provisiun  ut  supra"')  (Trast.  St. 
Val  Tasna)  ,.Das8  jeder  Nachbaur  so  dass  14.  Jahr  erreichet  bat 
sein  . . .  und  waffen  haben  solle,  alss  eine  guete  Blixß,  ein  Pfund  Pulver 
und  10  Ballen  Bley  etc."  (Trast.  Laaxl 

Das  Kirchenwesen  liegt  zwar  dem  avuä  d'baselgia  ob,  doch 
insofern  es  polizeilichen  Charakter  hat,  müssen  es  die  c.  Übernehmen. 
Sie  kontrollieren  den  Kirchenbesuch  und  verhängen  Bussen:  Apreidcha 
cbi  des  ir  (Wer  in  die  Kirche  gehen  soll).  Iminchia  dumaiugia  tuots, 
iminchia  Marcurdi  ü5a  persuna  per  chiesa,  paina  xr.  8  per  persunna, 
quala  falla  tuocha  a  cuvits.  —  ,,Ais  ordina  chia  cuvits  dessen  havair 
il  primat  in  castier  fats  da  Baseilgia,  et  far  tuot  observantia,  avaunt 
CO  il  Mastral"*)  Trast.  Zern.,  s.  auch  Trast.  Schieins. 

Auch  im  Armen wesen  spielten  sie,  scheint  es,  vielerorts  eine 
Rolle:  Ais  Aschanlü  ch  Cuvichs  saien  culpaunts  per  'lg  di  d'uenderdi 
soeng  d'seiua  i)redgia  a  der  oura  la  almousna^  nun  impediant  legittima 
Schilisa  etc."'). 

Trotz  der  weitgehenden  Kompetenzen  und  hochtrabenden  Be- 
zeichnungen —  „lussu  Äplissimi  Magistratils  Convicorum  Andrea 
Stoppani  etc.  G.  Arch.  Sent  1661"  —  scheint  ihr  Amt  kein 
sog.  Ehrenamt  gewesen  zu  sein  und  wie  der  Laaxer  Paragraph 
beweist,  war  wahrscheinlich  in  den  meisten  Orten  jeder  Haus-  und 
Grossviehbesitzer  zur  Annahme  desselben  verpflichtet.  Auch  blieb  der 
Titel  c.  den  gewesenen  Inhabern  dieses  Amtes  nicht.  Der  c.  ist  unter 
anderem  auch  zu  körperlichen  Arbeiten  verpflichtet:  ,.Cuvits 
saien  obligats  da  chavar  intuorn  ils  bligls  cura  bsögna"  und  „Ciivi  da 
Plaun  ais  obligä  da  proveder,  portar  e  gUdar  administrar  la  S. 
tschaina"*)  Trast.  Schieins. 


1)  Jeder  Stimmberechtig-te  (s.  Kap.  vicinantia,  Schluse  N.  2)  soll  eine 
genügende  und  gut  behandelte  Waflfe  haben  mit  seinem  Pulverraass  .  .  .  und 
wer  sich  dagegen  versündigt,  soll  ohne  Gnade  durch  die  c.  um  2  Kronen  ge- 
busst  werden.  C.  sollen  auch  verpflichtet  sein,  mit  allen  Stimmberechtigten 
einmal  jährlich  K riegsüb  ungen  oder  die  Revue  vorzunehmen  und  bei  diesem 
Anlass  fleissig  darauf  achten,  dass  alle  ihre  Waffen  vorzeigen  und  die  Provision 
(an  Ladatoff)  haben,  wie  oben. 

2)  Jeden  Sonntag  alle,  jeden  Mittwoch  eine  Person  pro  Haus,  Busse  8  Kreuzer 
per  Person,  welche  Busse  den  c.  gehört.  —  Es  wurde  verfügt,  dass  c.  den  Vor- 
rang haben  sollen  bei  Bestrafung  in  Kirchenangelegenheiten  und  auf  alles  achten, 
vor  dem  Mastral. 

3)  Es  wurde  verfügt,  dass  die  c.  verpflichtet  seien,  am  Karfreitag  nach 
der  Predigt  die  Almosen  zu  verteilen,  falls  kein  gesetzl.  Ausstandegrund  vor- 
handen ist. 

4)  C.  seien  verpflichtet,  wenn  nötig,  um  die  Brunnen  (das  Eis?)  aufzugraben. 


440  G.  Pult 

Sie  sind,  wie  der  Mastral  und  andere  Beamte  verpflichtet,  Stiere 
{muoi  oder  m.  tqr)  Böcke  {bqtsch  ^)  =  Widder,  bocc  Ziegenb.)  und  Eber 
(ver,  vier)  zu  halten. 

Gewisse  beträchtliche  Abgaben  (s.  Trast.  Schi.  S.  135  u.  136 
und  Trast.  Zern.  an  mehreren  Stellen),  die  sie  dem  Dorfe  leisten 
müssen,  lassen  darauf  schliessen,  dass  das  Amt  nicht  gerade  un- 
einträglich war.  Sie  haben  daher  entweder  kein  Gehalt  oder  ein 
geringes.  „Et  Is  cuvis  nun  dessan  havair  Ungüna  peia".  Trast.  Be- 
yers. In  Sent  hatte  die  ganze  jUralchun  Rentschs  11,  jedoch  mit 
der  Verpflichtung  mehrere  Mahlzeiten  zu  bezahlen.  Im  Trast.  Madu- 
lein  heisst  es  in  §  15  „Ais  ordino  chia  tuots  Cuvix  .  .  .  saian  cul- 
paunts  da  aredschar  u  cuvier  sainza  Spender  et  sainza  paiaglia  tingüna 
da  la  vschinauncha"  und  §  53  „Als  Homans  chi  faun  Aschantamaint 
dessen  havair  per  lur  salarj  k.  26  per  ün  sco  eir  Cuvix  '^)  (wahrschein- 
lich nur  bei  Erlassung  von  Gesetzen).  In  Sewis  (Sevgein,  Obl.)  mussten 
sie  ein  Gehalt  haben,  das  in  modernem  Geld  umgerechnet  5  Fr.  36 Rp. 
ausmacht,  denn  das  ist  der  traditionelle  Gehalt  dieser  Beamten,  das 
noch  in  den  neuesten  Statuten  figuriert.  Ausser  dem  schon  erwähnten 
Anteil  an  den  Bussen  bezogen  sie  bestimmte  Honorare  für  Gerichts- 
sitzungen, Schätzungen  u.  s.  w.  „Dessen  havair  per  tina  tschantada 
xr.  2  per  ün,  per  üna  sententia  finitiva  xr.  6  per  ün  (cuvi  und  güra- 
duors).  Giond  süu  il  fuond  in  il  Craes  xr.  8  per  ün,  ma  giond  our  dal 
Craes  xr.  16  etc.').  Trast.  Zern.  Ähnliche  Bestimmungen  enthält  der 
Trast.  Schi.  u.  a. 

In  mehreren  Urkunden  und  Trast.  ist  den  C.  verboten  namens 
der  Gemeinde  in  den  Wirtschaften  Schulden  zu  machen; 
„Item  Cuvids  nun  den  far  üngüna  tesra  a  nom  del  Comün  in  tingüna 
Hu8taria"*j.  Trast.  Zern   S.  auch  ürk.  Nr.  73  v.  G.  Arch.  Cellerina 


—  Der  c.  der  Filiale  (Strada)   sei  verpflichtet  zu  besorgen,    zu   tragen    und  zu 
helfen,  das  heilige  Abendmahl  auszuteilen. 

1)  Muottis  Angaben  Ann.  XII,  145  über  bescha  und  botsch   sind   unrichtig. 

2)  Es  wurde  verfügt,  dass  alle  c.  regieren  und  verwalten  sollen,  ohne  Aus- 
gaben und  ohne  Lohn  der  Nachbarschaft.  —  Die  Männer,  die  Satzungen  aus- 
arbeiten, sollen  als  Lohn  haben  Kreuzer  26  ein  jeder,  wie  auch  die  c. 

3)  Sie  sollen  für  eine  Sitzung  Kreuzer  2  pro  Mann,  für  ein  definitives  Ur- 
teil Kr.  6  (c.  und  Kichter)  haben.  Wenn  sie  aufs  Feld  gehen  im  Kreis  (hier  Dorf- 
gebiet) Kr.  8  pro  Mann,  aber  ausser  dem  Kreis  Kr.  16. 

4)  Item  c.  sollen  in  den  Wirtschaften  namens  der  Gemeinde  kein  Kerb- 
holz führen  (keinerlei  Schulden  machen)  s.  Muoth,  Ann.  XII,  161.  —  Da  die 
Bauern  gewöhnlich  mit  Naturalien  handelten,  war  das  Geld  äusserst  selten  und 
die  Tessras  hielten  sich  hier  länger  als  in  vielen  andern  Gegenden.  Bei  der 
Alprechnung  wurden  sie  noch  vor  kurzem  verwendet  und  sind  vielleicht  noch 
nicht  ganz  verschwunden.  —  Hier  kann  das  Wort  ebensogut  im  eigentlichen 
Sinne  als  tropisch  verwendet  worden  sein.    —    Es  lohnte  sich,  diesen  Usus   zu 


über  Amter  und  Würden  in  romaniech  Bünden  441 

a.  d.  J.  1562,  die  speziell  dazu  abgefasst,  um  diesen  und  noch  zwei 
andere  Punkte  besonders  zu  betonen. 

In  der  Kegel  wurden  sie  alljährlich  gewählt  und  leisteten  auf 
dem  Dorfplatze  vor  der  Gemeinde  den  Amtsschwur:  Cuvids  dessen  la 
jirlinia  Dumengia  d'Favrer  gnir  saramentads  in  plazza  ogni  on  3  sU 
Celin  et  üu  gio  Plaun"')  Trast.  Schleius  S.  135. 

Die  Schwurformel  flir  die  c.  fand  ich  nur  im  Trast.  Zern.  S.  102, 
leider  in  ganz  pedantischem,  Tialb  italienischem  Stil: 

Retscherchia,  et  ais  lur  obligo,  doppo  sare  reudii  (sonst  rais)  il 
quint  da  Sgrs.  Cuvids  vclgs,  et  a  vuss  Consegna,  schi  da  havair 
tuotta  buna  inspectiun  et  diligentia  sura  da  tuots  fats  chi 
aspetten  al  Honorat  comün,  et  guardar  chia  ([uel  sea  in  et  per 
tuot  baiu  regola  et  provist,  bandunond  cura  me  fess  bsöng 
VOSS  agien  interess,  esser  buns,  jüsts,  et  non  partiels,  sainza 
reguard  &  gniond  tramissa  tiers  chiartas,  schi  immediate  las 
far  leer  avaunt,  comaccio  possa  gnir  datt  risposta:  Et  ver- 
tind  qualche  differenfia  schi  tegner  Bachietta,  et  assister  a 
Sigrs.  Güraders  in  tuots  fatts  pro  raggione  et  jüstia  et  melg- 
inavaunt  suainter  dispona  la  legge*). 

Einer  der  e.  präsidierte  wahrscheinlich  die  Versammlungen.  Im 
Trast.  Schieins  heisst  er  cheu  d'comlin. 

Im  eben  genannten  Trast.  treffen  wir  ausser  den  gewöhnlichen  c. 
auch  noch  drei  cuvids  pitschens,  die  die  Funktionen  der  Munta- 
dars  versehen. 

„Cuvids  pitschens  dessen  ils  gronds  sarameutar  3,  quals  sco  eir  il 
salfer  da  plaun  possa  a  propi  (Lehnwort)  interess  pagnerar  e  serrar 
aint  la  mualgia  chi's  rechiatess  nels  bains'),  s.  S.  138. 


erforschen.  —  Soll  ein  jeder  landmann,  wie  er  in  denen  Tessern  geschnitten,  ein- 
nemen  und  ausgeben,  es  seye  schnitz  oder  änderst.  —  W.  u.  S.  I,  141,  N.  2, 
Stat.  V.  Schams  —  die  buos  so  einer  gestraft  wird  sol  im  uf  sein  thäslen  ge- 
schnitten wärden,  ibid.  Trast.  Thusis  v.  J.  1549. 

1)  C.  sollen  am  ersten  Sonntag  des  Monats  Februar  auf  dem  Dorfplatz 
den  Schwur  ablegen,  und  zwar  drei  in   i  für)  Scliloins  und  einer  für  die  Filialen. 

2)  Es  wird  verlangt  und  ist  ihre  (für  eure)  Pflicht,  nachdem  von  den  alten  c. 
Rechnung  abgegeben  und  euch  übergeben  wurde,  euch  mit  Umsicht  und  Eift-r 
für  die  Gelegenheiten  der  hochl.  Nachbarschaft  zu  verwenden  und  dafür  zu 
sorgen,  dass  jene  in  allem  und  für  alles  gut  verwaltet  und  versorgt  sei,  indem 
ihr  nötigenfalls  auf  eure  eigenen  Interessen  verzichtet,  gut,  gerecht  und  unpar- 
teiisch zu  sein,  ohne  Rücksicht,  und  wenn  Briefe  hergesandt  würden,  sie  sofort 
vorlesen  zu  lassen,  auf  dass  sie  erledigt  werden  können:  sollte  irgendeine  Diffe- 
renz entstehen,  so  sollt  ihr  den  Stab  halten  (zu  Gericht  sitzen)  und  den  Herren 
Richtera  beistehen  in  allen  Fällen  dem  Recht  und  der  Gerechtigkeit  zu  Ehren 
und  so  weiter  nach  den  Vorschriften  des  Gesetzes. 

3)  Die  grossen  (üaupt-)Cuvids  sollen  von    drei  kleinen  (Unter-)Cuvid8  den 


442  G.  Pult 

Zur  Ergänzung  und  Bestätigung  des  Gesagten  folgen  noch  einige 
Zitationen,  die  ich  der  Raumverhältnisse  wegen  unUbersetzt  lasse: 

Trast.  Flims  1696,  S.  176:  „a  nossa  Dumna  (Lichtmess)  dein 
(sollen)  quels  bos  antirs  (Stiere)  tuts  .  . .  vangir  catsebai  sin  ilg  platz, 
per  vangir  visitai  d'ilg  Cumün  a  (und)  Cuvigs,  sch'els  seigien  suffi- 
cients".  S.  177:  „ad  ilgs  Cuvigs  dein  esser  libers  par  una  Vacca,  un 
bof,  un  biesc  d'casa,  duas  nursas  ad  una  caura,  da  la  spisa  dils  pa- 
sturs  par  una  roda." 

Trast.  Celerina  1609,  S.  221:  Scodüna  cuuiaunza  ais  culpaunta 
imminchia  prümuvaira  da  far  giürer  scodün  vscbin  che  mualgia  el 
hegia  iuarno  (gewintert)  e  chia  aquella  mualgia  ch'el  stadagia  (som- 
mert) saia  sia  et  nun  saia  oter  ingian''. 

Trast  Zern.:  Tuots  chios  d'alp  dessen  dar  il  Saramaint  a  lur 
Pastrilgia  d'alp  aunt  co  chi  gean  in  Alp,  et  que  in  praesentia  da  Cu- 
vits,  S.  72. 

Tr.  Sent:  „lls  cuvids  sun  culponts  a  Uaherner  Cantadtiors  (Sänger 
zu  wählen  für  den  Kirchengesang)  et  chi  dessan  excercitar  il  Cant 
zainza  interlaschar".  Ebenso  Madulain  und  Schieins  —  beide  haben 
forsingers. 

Tr.  Bev.  S.  190:  „Ma  inua  ün  Cuvij  u  duos  u  tuotz  trais  giessen 
our  dalg  Curalin  in  Lumhardia  (Italien)  u  utru  (anderswohin),  schi 
dessen  et  paun  scodün  dels  (flird'els)  lascher  Un  oter  da  sia  alp,  propi 
chi  el  vol  (ganz  nach  eigenem  Gutdünken)  in  sieu  pee  (an  seiner  Stelle, 
s.  impe  Einleitung)-'.  —  ,.Scodüna  cuviaunza  des  fer,  subito  entro  in 
offizi,  Ijir  !s  artichels  avaunt  tuot  vschins"  (so  auch  Sent). 

Tr.  Laax  §  6:  „Item  wo  nit  sichere  chämelin  (Kamine)  in  den 
häuser  währen,  mag  der  dorffmeister  in  ihnen  Verbesserung  machen 
lassen." 

Tr.  Sils  S.  47:  Ais  aschantö  cha  .  .  .  cuuichs  et  Muntaduors  he- 
gian  fortza  per  lur  sarramaint  a  der  oura  laina  .  .  .  dessen  ir  stt  lg' 
loe  et  designer  dit  layns  cun  lg'  daintt  .  .  .  (mit  dem  Finger  die 
betreffenden  Stämme  bezeichnen). 

S.  51:  Ais  Aschantö  ch'  iugiün  nun  possa  in  tuotta  nossa  usinauncha 
bütter  giu  Aedifici  ingtin  saie  d'  mUr  u  d'linam  saintza  savair  et 
uolunted  da  cuuichs  et  muntaduors. 

Aktuelles  über  cuitg. 

Was  hat  sich  noch  nach  Einführung  der  modernen  Gesetzgebung 
von  alledem  erhalten?    An  ihren    cuvids,    die    zur  Emanzipierung  des 


Schwur  abnehmen,  welche  letztere  wie  auch  der  Flurschütz  der  Filialen  in  ihrem 
eigenen  Interesse  das  Vieh,  das  auf  dem  Felde  sich  befinden  sollte,  mit  Beschlag 
belegen  und  einschliessen  dürfen. 


1 


über  Ämter  und  Würden  in  romaniscli  Bünden  443 

Volkes  vielleicht  mehr  beigetragen  haben,  als  man  bisher  annimmt, 
haben  bis  vor  kurzem  die  meisten  Gemeinden  lim  modernen  Sinne 
von  Nachbarschaft)  treu  gehalten.  Entweder  funktionieren  sie  noch 
heute  als  Dorfbeamte  (was  meistens  der  Fall  ist)  oder  sie  sind  noch 
bei  jung  und  alt  in  Erinnerung  geblieben.  Der  erste  unter  ihnen,  der 
Dorfvorsteher,  hatte  jedenfalls  schon  früher  (in  einigen  Gegenden 
wenigstens)  einen  besonderen  Namen.  Für  Schieins  haben  wir  ,,cheu 
d'commün^'  getroffen,  auch  das  Archiv  Schuls  hat  immer  diese  Form. 
Heute  noch  hcisst  er  in  der  gewählteren  Sprache  des  U.-E.  ycheu 
cV comi'in'-^ ,  doch  populär  ist  nur  das  ital.  capo  und  die  Form  ist  viel- 
leicht älter,  als  man  nach  dorn  ersten  Eindruck  vermuten  könnte.  Sie 
kommt  (doch  in  der  Bedeutung  von  Bundes haupt)  schon  1742  vor. 
Chron.  rhet.  13.  Als  Sig.  Capos,  Cancelers  &  Veibels  da  minchia 
Lia=  eines  jeden  Bundes.  Die  Dörfer  des  Südtirols  (Trentino)  haben 
„capoeomune".  Im  Münstertal  heisst  der  Vorsteher  sdr  cimün 
(Münster)  und  das  Volk  empfindet  es  als  „Sur  Cumün",  schon  Cham- 
pell  271  zitiert  ihn  sut-  cummiin,  FoiTa  395  ,,Land°  e  sopra  Comnni 
della  Valla  (sie)  Monastero"  1796.  In  einem  Teil  des  Oberlands,  be- 
sonders im  Lugnetz,  hiess  er  Vemprem  gerau  oder  il  prem  gerau, 
Disentis  hat  heute  noch  phm^  segiind  e  t/erz  gerau.  Heute  treffen  wir  in 
den   meisten  Ortschaften    den   „presidhif  d'vischnaunca,  vschnauncha. 

Die  Obliegenheiten  der  c.  sind  heutzutage  sehr  verschieden,  je  nach 
den  Gegenden.  Erhalten  hat  sieh  fast  überall  die  polizeiliche  und  ökono- 
mische Seite  ihrer  Tätigkeit:  Besichtigung  der  Arbeiten,  Bestellung  der 
Hirtschalt,  Beamtenwesen,  Aufsieht  über  Feld  und  Vieh  etc. 

Unser  c.  teilte  vielerorts  das  Schicksal  mit  dem  tessinischen  Conso/c, 
der  in  einigen  Gemeinden  zum  AVeibel  sank.  Dies  geschah  in  einem 
grossen  Teil  des  Oberlands,  wo  die  Ortschaften  nur  einen  Dorfmeister 
hatten.  Da  hier  die  eigentliche  Leitung  der  Geschäfte  und  daher  auch 
die  Verantwortung  dafür  dem  president  d'vischnaunca  zufiel,  so  blieb 
für  den  e.  nur  noch  der  materielle  Teil  seiner  früheren  exekutiven  Be- 
fugnis.se.  Er  wurde  zum  Organ  der  ausführenden  Behörde  und  musste 
im  Auftrage  dieser  den  Bürgern  Mitteilungen  überbringen,  Arbeiten  be- 
aufsichtigen und  dieses  und  jenes  bet^orgen.  Mit  andern  Worten,  er 
ward  zumWeibel  und  behielt  dazu  je  nach  den  Gegenden  mehr  oder 
weniger  der  oben  angeführten  polizeilichen  und  ökonomischen  Kompe- 
tenzen. Übrigens  verband  er  schon  IGll  in  Laax  (s.  die  angeführte 
Urkunde)  die  Weibelarbeit  mit  der  des  Dorfmeisters.  Es  handelt 
sich  um  das  ganze  Gebiet  von  Truns  rheinabwärts  bis  und  mit  Ems, 
Lugnetz,  Brigels  und  Laax  inbegriffen  und  von  Ems  durchs  ganze  Dom- 
leschg  bis  Tiefenkastei.  In  einigen  Orten  ist  er  verschwunden,  wie 
Flims  und  Bonaduz.  Die  Form  ist  hier  überall  cidfg,  nur  Ems  hat 
noch  cuic. 


444  G.  Pult 

Der  schwerste  Schlag  für  den  c.  war  die  fast  überall  in  den  letzten 
Jahren  vorgenommene  Einführung  des  Departementsystems.  Hier  ein 
Beispiel  für  diese  Einrichtung  aus  dem  neuesten  Tr.  Sent.  Mangels  an 
anderer  Literatur  muss  ich  leider  mitten  in  der  Besprechung  der  Ober- 
länder Verhältiiisse  ein  engadinisches  Exempel  bringen: 

Art.  8.  II  Cussegl  comünal  consista  or  da  11  comraenbers  .  .  .: 
I.  il  chef  del  Intern^  quäl  ais  eir  president  (doch  im  Volksmund  noch 
immer  capo),  IL  il  chef  del  Departemaint  forestal  (im  Volksmund  Pre- 
sident da  g9d)'),  m.  il  chef  del  Departemaint  da  ßnat^zas,  IV.  il  chef 
del  Dep.  da  polizia  stradala^  V.  il  chef  del  Dep.  da  polizia  da  fö  e 
VI.  amo  6  assessurs. 

Was  konnte  bei  soviel  Departementalherrlichkeit  dem  armen  c.  noch 
übrig  bleiben?  und  doch  hat  er  sich  in  einigen  Gemeinden  noch  ver- 
hältnismässig gut  behaupten  können.  In  Schanis  besorgt  er  neben  der 
Anstellung  von  Arbeitern  und  Hirten  auch  noch  die  Ausführung  der 
Gemeindebeschlüsse  und  vor  kurzem  lag  ihm  das  ob,  was  jetzt  derBau- 
und  Waldchef  auf  sich  genommen  haben. 

In  dem  in  letzter  Zeit  leider  stark  germanisierten  Ilanz  (Schulen 
von  unten  auf  deutsch)  werden  die  Beamten  meistenteils  mit  deutschen 
Namen  bezeichnet,  daher  eine  gewisse  Unsicherheit  über  ihre  Bedeutung, 
wenn  sie  in  rom.  Form  auftreten.  Dem  c.  liegtauch  hier  vor  allem  die 
Weibelarbeit  ob,  doch  verwechseln  die  meisten  jüngeren  Leute  den  c. 
mit  dem  cautegia.  Der  Vorsteher  heisst  in  der  Alltagssprache  Stadt- 
ämma,  iu  der  gewählten  rom.  Form  wurde  mir  mistral  da  marcau  und 
gerau  da  marcau  angegeben. 

In  Truns  undSomvix  liegt  den  cuitgs  vor  allem  das  Alp-  und 
Sennereiwesen  ob.  Hier  treffen  wir  ausnahmsweise  für  das  Oberland 
mehr  als  einen  c,  so  viele  als  Alpen. 

Besonders  gut  hat  sich  in  bezug  auf  das  Oberland  die  Tradition  in 
der  Cadi,  Tavetsch  undMedels,  jenen  Vorposten  rätischen  Lebens, 
erhalten.  Der  Disentiser  caw^/vV^,  dessen  Name  zum  Schriftwort  wurde, 
hat  alle  Kompetenzen  eines  Dorfmeisters  erhalten,  obgleich  der  eigent- 
liche Bürgermeister  prim  gerau  heisst,  ebenso  der  tgauvifg  (t/auvit;^)  von 
Medels  und  Tavetsch,  dieser  letztere  versieht  auch  die  Stelle  des  cautegia. 
Noch  in  der  letzten  Nummer  der  Gaset ta  romontscha  (14.  Okt.  1909) 
schreibt  der  Cauvitg  von  Segnas  (bei  Disentis)  Akkordarbeiten  im  Wald 
aus.  „Aspirants  ein  supplicai  de  dar  en  lur  offertas  sin  ils  18  d'Oc- 
tober  al  cauvitg,   Huonder  Battesta,  Segnas*).    Mögen  diese  wackeren 


1)  Die  übrigen  Mitglieder  der  Waldbehörde  hiessen  aholts  da  god.  Abolt 
heisst  oft  schlechthin  Beamter.  „Ledsch:is  che  güdan,  scha  raigs  c  aholts 
Bains  comüns  giodan  scu  l'aigna  lur  ada'^1    Ant.  eng.  110. 

2)  Bewerber  sind  gebeten,  ihre  Offerten  bis  zum  18.  Oktober  dem  Cauvitg 
H.  Baptist  in  Seguas  einzugeben. 


über  Ämter  und  Würden  in  lomaniscli  Blinden  445 

Biindner  die  heiligen  Überlieferimgen  unserer  Väter  noch  lange 
erhalten. 

Diesseits  des  Albula  finden  wir  erst  in  Bergün  eine  neue  Form, 
die  den  Übergang  zum  Engadiner  Typus  bildet,  nämlich  curi  (Hirten- 
wesen,  früher  Strassen-  und  Bauwesen).  Alvaneu  hat  noch  cuitg  mit 
verhältnismässig  weitgehenden  Befugnissen. 

Während  wir  diesseits  des  Tunnels  in  der  Regel  nur  einen  e.  an- 
treffen, bilden  diese  im  Engadin,  wie  wir  gesehen  haben,  ein  kleines 
Kollegium  cuviauma,  cnvidama  genannt.  Der  Ausdruck  figuriert  auch 
im  neuesten  Statut  v.  Sent  (1906). 

Von  den  3  bis  4  c.  der  alten  Statuten  sind  heute  in  den  meisten 
Gemeinden  des  0.  E.  nur  noch  zwei  geblieben,  der  pnlni-  u.  skgond  cuvih 
und  zwar  im  Sinne  von  Gemeindevorsteher  und  Stellverteter.  Der  offi- 
zielle Ausdruck  ist  zwar  in  den  meisten  Orten  prlsident  d'  ViscJuiauncha 
nud  vicepreside7it,  doeh  in  der  Umgangssprache  hat  das  Volk  fast  liberall 
an  dem  alten  Namen  festgehalten.  Die  Formen  sind:  Samaden,  Bevers 
ctnh^  Celerina  ebenfalls  cuih  (offizieller  Ausdruck),  Ponte,  Chamues-ch 
ciivi  (ebenfalls  offiziell).  Zuoz  hatte  deren  drei,  doch  vor  nicht  langer 
Zeit  ist  der  Name  aus  den  Statuten  verschwunden  und  nicht  mehr 
gebräuchlich. 

Die  Form  des  U.-E.  ist  cul  bis  Schieins,  das  cuvi  hat,  Zernelz 
hatte  deren  drei,  doch  kennt  es  seit  langem  den  Namen  nicht  mehr. 
Süs  hat  noch  deren  zwei  prüm  e  segond  c.,  wie  das  O.-E.  Von  Ardez 
abwärts  bis  Schieins  sind  die  c.  zu  Feldhütern  (muntaduors)  gesunken. 
Über  Schuls  und  Tarasp  werden  wir  unter  gerau  zu  sprechen  kommen. 
Ardez  hat  deren  vier,  Sent  3.  Tr.  Sent  1906.  „lls  3  cuids  vegnan 
elets  libramaing  or  dels  votants  per  la  dUrada  d'offizi  da  2  anns.  Eis 
han  la  surveglianza  eur  della  polizia  locala,  champestra  e  da  stradas 
e  devan  multar  contrafatturs  conscienziusamaing,  avisand  la  niulta  iufra24 
uras  al  culpabel  stcss  o  a  member  creschü  della  famiglia  ctc."^). 

Das  sonnige  Schieins  dort  oben,  das  Sprache  und  Gebräuche  besser 
bewahrt  hat.  als  irgendeine  andeie  Gemeinde,  hat  sich  noch  ganz 
an  die  alte  Überlieferung  gehalten;  der  capo  tGehalt  früher  32,  seit 
wenigen  Jahren  72  Fr.)  und  die  4  cuvids^  2  für  das  Dorf,  je  einer  für 
die  beiden  muntognas,  Strada  und  Martina^  bilden  heule  noch  die  aus- 
führende Behörde. 

So  ergibt  es  sich,  dass  die  beiden  äussersten  Punkte:  Disentis  mit 
Nebentälern    im  Westen    (in  bezug   auf   das  Oberland),   Schieins  und 

1)  Die  drei  c.  werden  frei  gewählt  ans  den  Stimnibereclitigten  für  die  Amts- 
dauer von  2  Jahren.  Ihnen  liegt  ob  die  Orts-,  Feld-  und  Strassenpoiizei 
und  sie  sollen  Zuwiderliandelnde  gewissenhaft  bestrafen,  indem  sie  innert 
24  Stunden  dem  Schuldigen  selbst  oder  einem  erwachsenen  Familienmitglied  die 
Busse  bekannt  geben. 


446  ^-  P»^t 

Muntognas  im  Osten  (in  bezug  auf  das  Engadin)  die  uralte  Überlieferung 
unserer  Ahnen,  uns  am  längsten  erhalten,  —  Dieses  Lob  kommt  auch 
dem  Dorfe  Münster  (Müstair)  mit  seinem  s^r  cuniün,  cid  grqnd,  cul 
pitschen  und  latenent  zu,  doch  in  den  meisten  andern  Dörfern  des 
Münstertals  ist  den  jüngeren  Leuten  das  Wort  c.  unbekannt. 

Dieser  Terminus  kommt  auch  noch  in  den  seit  Jahrhunderten  ger- 
manisierten Gegenden  vor.  Gawiga  heissen  im  Schanfigg  die  Beamten, 
die  das  Weid-  und  Hirtenwesen  unter  sich  haben  und  in  Ann.  I,  312 
gibt  uns  Kuoni  für  das  Prättigau  die  Form  caßg,  Plur.  caßga  an.  Vgl. 
auch  Schw.  Idiotikon  III,  159  Cavig,  Gawigg,  Kovig  goffig  für  Churwalden, 
Prätigan  u.  Schanfigg.  Im  Vinschgau,  Tirol  und  St.  Galleroberland  konnte 
ich  keine  Spur  davon  finden.  Die  consoli  der  italienischen  Talschaften  habe 
ich  schon  erwähnt,  auch  diese  sind  m.  W.  verschwunden.  —  Mohrl,  Nr.  162 
V.  J.  1192  Andreas  Consul  Clauennae.  Nos  consules  et  comune  Vallis 
Posclavie  et  Brusch.  Amtb.  129.  Sehr  reich  an  Belegen  für  Co7isole  int 
der  Boll.  stör.  —  Dieser  Name  ging  schon  früh  auf  Beamte  minderen 
Grades  über.  Statut!  di  Biasca  14  34:  „absque  consensu  consid/s 
alpis  in  qua  fuerit  ipsa  bestin  nodata'''  (mit  dem  Zeichen  einer  bestimmten 
Familie,  Löchern,  Keilen,  Einschnitten  am  Ohre  versehen,  la  noda  —  ro- 
mantsch  =  das  Kennzeichen)  S.  42.  —  Consul  suprascripte  Alpis  S.  47. 


Die  Wahlen. 

Die  Tendenz  der  beiden  oben  angeführten  Laaxer  Paragr,  wurde 
im  Oberland  beinahe  allgemein.  Der  c.  wird,  besonders  in  kleineren 
Ortschaften,  in  der  Regel  m\ch  dem  Ilodel  (Tr.  Laax  v.  1726  „soll  er 
der  Roth  nachgehen")  suenter  la  roda  gesetzt,  oft  den  Häusern 
nach,  oft  nach  dem  Datum  der  Heirat;  so  kommt  u.a.  in  Tavetsch  der 
der  Zeit  nach  nächst  verheiratete  (also  nur  massarii)  ins  Amt.  Früher 
waren  nur  die  Grossviehbesitzer  wahlfähig  („priu  solettamein  quels  che 
pon  envernar  nagins  tiers  ne  mai  tiers  manedels"  =  ausgenomen  nur 
diejenigen,  die  kein  Vieh  oder  nur  Kleinvieh  überwintern  können  Tr.  Laax), 
heute  genügt  eine  Geis,  doch  so  weit  hat  sich  die  Tradition  erhalten, 
dass  etwas  Vieh  da  sein  muss. 

Die  Wahlen  finden  fast  ausnahmslos  im  Winter,  der  Mussezeit 
des  Bauern,  statt,  nur  Tra.st.  Sils  hat  den  ersten  Mai  „imminchia  an 
p  di  d'chialanda  Megia.'^  Der  Trast.  Zernez  hat  den  Martinstag 
11.  Nov.  „Imminch'onn  per  il  di  da  San  Martin''.  Im  Münstertal  ist 
der  Sylvester  als  Wahltag  bestimmt.  „Lombardin  A.  I,  p.  288:  „I  vegn 
son  Sylvester,  aqua  vegnen  eletts  ils  suprastants  da  cumün,  coits  cun 
lur  President,  fiousers,  snlfers  etc."  Früher  aber  wurden,  wie  es 
scheint,  die  Wahlen  im  M.-T.  anfangs  März  vorgenommen  und  auf 
dem  ganzen  Gebiet  diesseits  und  jenseits  desAlbula  bewegt  sich  fast 


über  Ämter  und  Würden  in  romanisch  Bünden  447 

ausnahmslos  der  Wahltag  zwischen  dem  eben  angeführten 
Termin  und  der  ersten  Hälfte  Februars.  Die  Fasnacht,  sc/iaiviir, 
tschaivär  (Obl.)  tschütschdivdr,  schüschaivär  (Engad.)  und  der  Cahinda 
(Obl.'i,  Chaküidu  (0.-E.1,  ChaUnda  (U.-E.)  Mars  scheinen  dabei  eine  Kolle 
gespielt  zu  haben.  Es  sei  hier  erwähnt,  dass  hier  (im  Eugadin  mindestens) 
der  erste  März  die  gleiche  Kolle  spielt  wie  anderswo  der  erste  April 
Chale)ur  Airigl.  Am  besten  erhalten  hat  er  sich  meines  Wissens  im 
O.-E.  und  Obtasnji,  besonders  Ardez,  wo  die  Jungmanuschaft  mit  grossen 
Schellen  (zampuogn,  taloc)  hernmgeht  und  ruü  chalanda  mars,  chaland' 
avri(jl,  lasche  las  vachas  or  d'iu'lg  (lasset  die  Klihe  aus  dem  Stall)  und 
bei  Gesang  und  Schellengeläute  Gaben  (Nüsse,  Kastanien  etc.)  entgegen- 
nimmt. —  Abends  grosses  Mahl  mit  Schlagsahne  laümilch  und  andern 
Delikalessen.  In  der  Beschreibung  des  Ch.  M.  durch  M™«  Platzhof- 
Lejeune  im  Arch.  f.  Volksk.  14.  Jahrg.,  II.  111,  251  ist  chalanda  vriye 
mit  Chaland'  Avrigl  zu  verbessern.  In  den  letzten  Annalas  (XXIV) 
S.  149  veröffentlichte  Jachen  J.  Kitz  eine  äusserst  interessante  Cha- 
landamarz-ürdnung  =  Leä?sc//a  daChalandamarz  für  das  Dorf  Guar  da. 
Es  handelt  sich  um  nichts  w^eniger  als  12  Paragraphen.  Alles  ist  pein- 
lich genau  geregelt  und  vorgeschrieben  und  wie  bei  den  oberl.  Knaben- 
schaften  societads  de  matts,  wählen  sich  die  Teilnehmer  ihre  eigene 
Behörde  und  führen  Bussen  ein  ^,ad  eleger  nossa  respediva  giurisdictiun'-^. 
Eine  schöne  Beschreibung  des  Ch.  M.  in  Versen  verdanken  wir  dem 
Bundesrichter  A.  Bezzola  f  1897,  s.  Antol.  eng.  90. 

In  Luwis  (Lugnetz)  heisst  der  Besetzungstag  Calonda  Mars  veglia 
und  da  das  Datum  um  den  13.  März  herum  je  nach  Beschluss  sich  be- 
wegt, so  entspricht  es  den  Cale>tdae  Marl iis  des  Julianischen  Calenders; 
in  Villa  heisst  dieser  Tag  lischnaunca  da  Calonda  Marsa.  Diese  Ad- 
jektivierung von  „Mars"  habe  ich  auch  anderswo  vorgefunden,  doch 
bildet  sie  eine  Ausnahme,  der  regelmässig  im  ganzen  Oberland  vor- 
kommende Name  ist  vischnaunca  da  Calonda  Mars.  Nach  Grimm  I, 
341  hielten  die  Merowiuger  im  März  ihre  Versammlungen  ab,  „siugulis 
vero  annis  in  Kai.  mart/i  generale  cum  omuibus  Francis  secundum 
priscorum  consuetidem  concilium  agebat  (Pippinus)."  Im  Jahr  755  ver- 
legte sie  Pippin  in  den  Mai  majicanqms,  magirampus.  Die  mastralia 
(Kreiswahltag)  findet  im  Mai  statt.  Auch  hier  wäre  also  die  Dorf- 
gemeinde die  konservativere  gewesen.  Die  Zernetzer  Dorfgemeinde  fiel 
jedenfalls  mit  dem  früheren  II  erbs  tg edi  ng  zusammen.  Bei  so  regel- 
mässig vorkommenden  Erscheinungen  glaube  ich  nicht  an  einen  Zufall. 
Die  Zeit  hat  viel  geändert,  doch  zeigen  sich  deutlich  die  Spuren  der 
Entstehung  dieser  Sitten. 

Im  Unterengadiu  findet  der  offizielle  Schwurtag  (die  Wahlen  werden 
schon  vorher  vorgenommen  an  einem  Sonntag  in  der  ersten  Hälfte  des  Fe- 
bruars, in  Fettan  am  ersten  Montag  statt.  —  Während  dieser  Akt  anderswo 


448  G-  Pult 

ohne  Sang  und  Klang  vor  sich  geht,  ist  er  im  Unterengadin  noch  jetzt 
der  gefeiertste  des  Jahres.  Er  heisst  „c?«  da  ciads'-^,  doch  gewöhnh'ch 
schlechthin  als  cuids  (was  lebhaft  an  comilium,  comitia  erinnert).  Die 
ganze  Gemeinde  versammelt  sich  auf  dem  Dorfplatze,  wo  eine  Bühne 
errichtet  wird,  auf  welcher  die  neuen  Beamten  vereidet  werden  und 
wo  die  Übergabe  des  Amtes  durch  die  alten  an  die  neuen  stattfindet. 
Nachdem  der  neue  capo  seine  und  die  abgehenden  Beamten  und  Hono- 
ratioren mit  Glühwein  (vin  chod),  Veltiner  und  Erfrischungen  (las  bava- 
rellas)  regaliert,  setzt  sich  der  Zug  in  Bewegung  und  folgt  den  Klängen 
der  mastralia  bis  zum  genannten  Platze.  Hier  erfolgt  die  s-chüsa  d.  h. 
die  Abdankungsrede  des  abgehenden  capos  mit  obligater  politischer 
Rundschau,  die  oft  äusserst  originell  ausfällt.  Der  Mutterwitz  dieser 
wackeren  Bauern  könnte  manchen  Diplomaten  zum  Nachdenken  bringen. 
Dann  steigt  die  Programmrede  des  neuen  capos,  die  ebenfalls  s-chüsa^) 
heisst.  Die  Pausen  werden  mit  Gesangvorträgen  der  Dorfjugend  und 
der  Chöre  und  Musikspiel  ausgefüllt.  Darauf  Tanz,  Schmaus  und  Vin 
vuclina,  wobei  des  capos  Beutel  um  einige  Taler  leichter  wird.  —  Am 
besten  hat  sich  dieser  Brauch  in  Schieins  erhalten,  wo  auch  der  Pfarrer 
{rägärendä)  die  Dorfregierung  (jMrq/'c/mw,  red/chamaint,  suprastanza,  [hier] 
cuviddnza)  zur  Abnahme  des  Schwures  mit  der  grossen  Bibel  in  altem 
Lederband  begleitet.  —  In  Fettan,  wo  das  Fest  zur  Zeit  des  Tschütschaiver 
stattfindet  wird  eine  ganze  Woche  lang  bei  Banketten  und  Tänzen  gefeiert. 
Die  Schulser  (als  da  Scuöl)  verbrennen  am  Abend  vor  dem  grossen  Tag 
an  verschiedenen  hochgelegenen  Punkten  Strohmänner.  Diese  müssen 
in  den  vorangehenden  Nächten  aufmerksam  bewacht  werden,  damit  die 
Senter  oder  Tarasper  Jugend  ihren  Nachbarn  nicht  durch  vorzeitiges 
Anzünden  das  Spiel  verderben.  Gegenwärtig  fällt  dieses  Fest,  il  dl 
dels  pan  gronds  (grosse  Brote,  süsses  Gebäck),  nicht  mehr  mit  dem 
Vereidigungstag  zusammen,  der  später  abgehalten  wird.  Die  Bühne 
wird  in  Schuls  aus  Schnee  gebaut  und  mit  einem  Bretterboden  ver- 
sehen. An  einigen  Orten  (Schieins,  Kemüs,  Sent)  spielen  Schnee- 
männer eine  grosse  Rolle.  In  Sent  wird  tagelang  durch  die  ganze 
Dorfjugend  an  einem  Koloss  aus  Schnee  gearbeitet,  haushoch  und  von 
etwa  8  m  Durchmesser  an  der  Basis.  Der  Kopf  dieses  Riesenschnee- 
niannes,  bei  dem  Zylinder  und  Pfeife  natürlich  nicht  fehlen  dürfen,  ist 
eine  mehr  oder  weniger  gelungene  Karikatur  des  abgehenden  capos. 
Sobald  dieser  seinem  Nachfolger  das  Amt  übergeben,  wird  sein  Doppel- 


1)  InDec.YI,  JoanPitschenSaInz,  Medicina  da  Scoula  (sehr  nach- 
lässig) treffen  wir  ö.  473  eine  solche  s-chüsa:  Tras  gratia  da  Dien  eschens 
rivads  .  . .  vitta  &  sandad,  infinna  quist  praschaint  dy,  in  ilg  quäl  nuo  suainter 
l'isaunza  da  noss  prüs  vegls,  usitada  infina  huossa,  sulain  müdar  e  meter  nos 
convids  \\  redschamaint  da  Comün  etc. 


über  Ämter  und  Würden  in  rouianisch  Bünden  449 

ganger  durch  eine  saftige  Ohrfeige  enthauptet  und  es  erschallt  tausend- 
stimmig der  Kuf:  y</  cids  vegls!  "Weg  mit  den  Alten!?  Diese  lebhafte 
Anteilnahme,  die  auf  frühere  Leidenschaft  schliesseu  lässt,  hat  vielleicht 
ihren  historischen  Hintergrund.  Nach  dem  Tr.  Sent  von  1685  fol.  4 
hatten,  wie  oben  gesagt,  di  Cuids  selber  das  Recht  ihre  Nachfolger  zu 
bestimmen,  doch  wenn  die  Bürgerschaft  damit  nicht  einverstanden  war, 
versammelten  sich  die  einen  vor  der  Kirche,  die  andern  auf  dem  Platz 
und  wer  die  Mehrheit  hatte,  konnte  wählen.  Ob  diese  zwei  getrennten 
Landsgemeinden  eine  Reminiszenz  aus  der  Zeit  ist,  in  der  ein  Teil  der 
Bevölkerung  bischöflich,  ein  Teil  österreichisch  war,  ist  schwer  zu  ent- 
scheiden. Meines  Erachtens  stammt  der  ganze  Paragraph  noch  von 
der  Zeit  her.  „Dess  da  ann  in  aun  ngir  müda  cuvids  et  jüraschun  et 
quai  la  seguonda  Diimengia  davo  nossa  Dona  (Lichtmess,  alter  Stil) 
et  Cuvids  dessan  pudair  metter  auters  Cuvids  per  Lhur  Saramaint. 
Et  creschond  jer  (Zwietracht)  od  ditlerentia  in  mettar  cuvids  schi  dessan 
cuvids  dumandar  las  vuschs  subit,  sea  in  ])Iaza  od  avauut  Baselgia  et 
minchia  vaschin  dess  dar  sia  vusch  libramaing  ä  qua  et  Ingio  Chi's 
chiatta  esser  la  part  gronda  dessan  pudair  mettar  cuvids  et  dess  pro 
quai  restar"»)-  Eine  Bestimmung  von  1687  stellt  fest,  dass  wenn  einer 
beiden  Parteien  seine  Stimme  verspricht,  in  eine  Busse  verfällt.  (Viel- 
leicht Anhänger  Österreichs  einerseits  und  Frankreichs  andererseits.) 

In  Manas  und  Remüs  gibt  es  zwar  keine  Enthauptung  des  Schnee- 
mannes, doch  wird  den  cuids  die  Lektion  schon  zum  voraus  erteilt. 
Sobald  sie  am  Vereidungstag  aus  dem  Hause  hinaus,  um  sich  auf  den 
Platz  in  Remüs  zu  begeben,  wo  der  Schwur  abgenommen  wird,  begleitet 
sie  die  Schuljugend  durch  das  ganze  Dorf  hindurch  und  bei  den  Manasern 
auch  noch  ein  Stück  weiter  hinunter  mit  einem  wahren  Schneeballen- 
hagel. Der  Brauch  ist  jedenfalls  sehr  alt  „E  quaist  trar  buorras  (Schnee- 
ballen) ais  usche  veglia  moda,  chingün  scomand  (Verbot)  non  güdess 
inguotta''  (Ann.  XIV,  191  —  19;])'). 

Gegen  Sylvester  feiern  die  c.  in  Schieins  ihre  niattinadas.  Beim 
Einziehen  der  Bussen  lassen  sie  sich  noch  Gerste  obendrein  geben  und 


1)  Es  soll  jedes  Jahr  die  Kegierung  erneuert  werden  und  zwar  am  zweiten 
Sonntag  nach  Lichtmess  und  die  c.  sollen  andere  c.  ihrem  Schwur  gemäss  setzen 
dürfen  und  sollteu  Zwietracht  oder  Difforenzen  entstehen  bei  der  Bestimmung 
der  c.,  so  sollen  die  c.  sofort  abstimmen  lassen,  sei  et)  auf  dem  Platz  oder  im 
Quartier  genannt  Avant  Baselgia  (ein  Platz  vor  der  Kirche).  —  M.  E.  ist  diese 
Stelle  folgendermassen  zu  interpretieren:  sowohl  auf  dem  Platze  als  in 
Avant  Baselgia  —  und  jeder  Nachbar  soll  hier  seine  Stimme  frei  abgeben 
und  wo  sich  die  grössere  Anzahl  findet,  sollen  diese  die  c.  ernennen  dürfen  und 
dabei  soll  es  bleiben. 

2)  Barblau,  Costüms  engiadinais  (äusserst  interessantes,  sprach- 
lich sehr  schöner  Vortrag). 

Homanische  Furscliuugon  XXXII.  29 


450  G.  Pult 

mit  dem  Ertrag  wird  ein  Bankett  abgehalten,  zu  dem  die  Honoratioren 
eingeladen  werden^). 

Von  Villa  (Lugnetz)  wurde  mir  erzählt,  dass  am  Sonntag  nach 
Fronleichnam  (Sonehicrist)  vor  dem  Hause  der  verschiedenen  ge- 
wesenen und  aktuellen  Dorf-  und  Kreispresidenten  auf  dem  Platz,  wo  die 
Honoratioren  zu  wohnen  pflegen,  Salven  abgegeben  werden.  Zum  Dank 
für  die  Ehre  zahlt  jeder  dieser  Herren  ein  gewisses  Quantum  Wein 
(Mindestmass  2  L.).  Darauf  laden  die  Jünglinge  die  Mädchen  zu  einem 
Schmaus  ein,  bei  dem  auch  die  Präsidenten  und  der  Pfarrer  anwesend. 
Hier  wird  aber  nur  bis  zum  Rosenkranz,  bei  kulantem  Pfarrer  bis  zum 
Zunachteu,  gezecht. 

Sprichwörtliche  Formeln. 

Dec.  H,  184  ..  .  il  giavel  .  .  . 

Ei  lur  ins  a  vitg  e  vilentau  il  quitg 
Rätsel;  Vegn  d'uaul,  va  a  vitg  e  vegn  cuitg; 

Va  egl  iral  e  vegn  mistral.  —  La  curtauna^). 

Etymologisches. 

Caput  v/'ci,  vielmehr  *capu  de  vicu  gibt  für  das  Oberland  lautlich 
zu   keinen  Bedenken  Anlass,    obgleich    mit  Ausnahme    des   äussersten 


1)  Solche  mattinadas  halten  auch  die  Kinder  und  die  Unverheirateten  {la 
juvuntütn,  juväntüna)  ab.  Nach  einigen  Tagen  folgt  dann  eine  etwas  bescheidenere 
Mahlzeit),  las  vanzadüras  und  gewöhnlich  auch  noch  die  dritte  las  raspadüras. 
In  Sent  und  auch  anderswo  bringt  die  erwachsene  Jugend  Leuten,  die  sich  wieder 
verheiraten,  falls  sie  ihr  Tribut  nicht  zahlen,  eine  nicht  leicht  zu  vergessende 
Katzenmusik  mit  Schellen  u.  s.  w.  und  dies  nennt  man  sclingiar  ora  (ausschellen) 
las  mattinadas.  Oft  trifft  man  die  Form  mantinadas  (so  z.  B.  Trast.  Zern.)  und 
mantinedas  (häufig,  auch  Pallioppi).  Diese  Sitte  wie  ihr  Name  verdienen  eine 
genauere  Untersuchung  und  Vergleichung  mit  den  italienischen  Vertretern.  Erst 
dann  kann  an  die  Feststellung  ihres  Ursprungs  gedacht  werden.  Jedenfalls  stehen 
die  mattinadas  mit  den  Societads  de  matts  im  Obl.  in  engem  Zusammenhang.  Vgl. 
Hoffmann-Krayer,  Knabenschaften  und  Volksjustiz  in  der  Schweiz. 
Arch.  f.  Volksk.  VIII.  Gegen  die  Behauptung,  dass  das  Ausschellen  bei  Witwen- 
hochzeiten in  der  Schweiz  nur  für  Gessenay  bezeugt  sei  (S.  166),  kann  ich  das 
vorhin  Gesagte  anführen  und  §  253  des  Trast.  Sott  Tasna:  Ingiün  non's  des 
laschar  chiattar  a  far  Matinadas,  sea  cun  da  ched  sort  instrnmaints  chi  fuos 
inconter  guaifds,  oder  guaivdas  (gegen  Witwer  oder  Witwen).  Vgl.  auch  Christoflfel 
„Las  societads  de  raats  e  lur  dertgiras  nauschas."  Ann.  XII  und 
Grimm  II,  187—188. 

2)  Der  Teufel  ist  dann  zum  Dorf  gegangen  und  hat  den  c.  geärgert.  — 
Kommt  vom  Wald,  geht  ins  Dorf  und  wird  cuitg.  —  Geht  in  die  Tenne  und 
wird  Mistral.  —  Die  Quartane  =  Getreidemass  aus  Holz,  viel  verwendet, 
eng.  ster. 


über  Ämter  und  Würden  in  romanisch  Bünden  451 

Westens  überall  cautegia^  cmicd/a  und  cuHg  einander  gef>enUber  stehen. 
Diese  letztere  Form    ist  ohne  Zweifel  bedeutend  älter,    als  die  andern. 

Im  Engudiu  und  M.-T.  und  z.  T.  Albulu  wird  betontes,  wie 
tonloses  ca  in  otlener  und  geschlossener  Silbe  palatalisiert  und 
zwar  auch  in  den  Fällen,  bei  denen  kein  Einfluss  betonter 
Formen  denkbar  ist,  wie  chaddina^  chamütsch,  chasfe,  charpaint, 
chastör  (faul).  Alle  Formen  mit  caput  haben  ch:  che  dciwiiin,  chädülp, 
chärhesch .  chdndän  (capitanum,  Zusenn ,  Huonder  Voc.).  Das  aus 
der  aktuellen  Sprache  verschwundene,  der  Bedeutung  und  Her- 
kunft nach  noch  unerklärte  cupetz  vom  Brief  Jörg  Jenatschs  an  die 
Senter  (Dec.  VI,  317)  haben  einige  (allerdings  nicht  Romanisten)  mit 
Caput +  sujyix  erklären  wollen.  Ein  neuer  Beleg  jedoch,  den  ich  in 
Dec,  V,  317,  Vers  591  gefunden  habe,  bringt  Licht  über  diese  Frage. — 
Die  Stelle  lautet: 

Et  uschia  haun  eis  tuozs  dalibero  bain  clerCupytz  (scho's  tema) 
p.  amicizia  dalg  daner'). 

Im  genannten  Brief  Jenatschs  kommt  das  Wort  zweimal  vor. 

S.  228.  L.  27  „perchi  a  nun  ais  aunchia  cupetz  fin  da  noas  tra- 
vailge." 

S.  229.  L.  11  „haviand  cupetz  pruvo  chia  da  nus  n's  vessa  nun 
pudains  ünguotta"  *). 

Wenn  wir  diese  drei  Stellen  miteinander  vergleichen,  so  liegt  die 
Bedeutung  des  Wortes  auf  der  Hand  und  ist  „leider^';  die  Etymologie: 
(^Kod  pejus,  vielmehr  quomodo  (co)  pejus  (pe,  Pallioppi  pes),  also  co  pes. 
—  Da  „das  Schluss  -s  in  der  Hegel  nur  da  geblieben  ist,  wo  es  einen 
flexivischen  Wert  hatte"  (Gärtner)  und  da  durch  die  Analogie  der 
andern  flexierten  Formen  gebunden,  sich  nicht  gut  ändern  konnte,  kann 
keine  bestimmte  Regel  aufgestellt  werden  über  die  Entwicklung  dieses 
Phonems  am  Schlüsse  mehrsilbiger  Wörter.  Für  die  Möglichkeit,  sogar 
für  die  Wahrscheinlichkeit  von  s>  ts  spricht  §129  L.  lö  von  Luzi  und 
auch  P.  d.  S.  §  193'). 

Cupkha  =  Umsturz  könnte  vielleicht  mit  caput  zusammenhängen, 
doch  haben  wir  chapütscha  (*cap-utiam,  Mütze),  chuvade  (capitelluni), 
chavazin,  chavezza.  (S.  auch  Walberg  S.  106a.) 


1)  So  haben  sie  alle  klar  beachlosBen  leider  (wie  man's  fürchtet),  aus  Freude 
zum  Geld. 

2)  Denn  es  ist  leider  noch  nicht  das  Ende  unserer  Plagen. 

Da  wir  leider  bewiesen  haben,  dass  wir  von  uns  aus  nichts  vermögen 

3)  Dieses  Adverb  ist  einerseits  durch  ital.  pur  troppo  >  pur  viassa  ver- 
drängt worden,  andererseits  ist  es  durch  das  Substantiv  malavitta  (mala  vita) 
Kummer  {avair  malavitta  cha  z=  einem  k-id  tun,  dass)  verdrängt  worden:  el  ais 
rivo  memma  tard  indavitta\  zur  Verstärkung  beide:  pur  massa  malavitta  nä 
possa  gmr. 

29* 


452  G.  Pult 

Castogna,  O.-E.  chistagna  ist  kein  loman.  Erbwort. 

Es  bleiben  noch  canaglia,  carqgna^  can'era,  wovon  die  zwei  ersten 
ohne  Zweifel  Lehnwörter  sind;  für  canaglia  beweist  es  die  französische 
Form;  über  den  Ursprung  des  dritten  sind  wir  noch  im  Dunkeln. 

Die  Formen:  calzina,  cantadur,  carbun^  catschieder,  castier  neben 
chastier,  chanvä,  eharpaint^  ch/'aminada,  chiattar  etc.  des  Tr.  Zern.  und 
anderer  Statuten  sind  ohne  Zweifel  Aflfektationen. 

Was  Pal lioppi  unter  ca  anführt,  sind  lauter  Bücherwörter  und  Lehn- 
wörter: einige  davon  haben  in  der  gesprochenen  Sprache  eh.  Camins 
(p.  128)  ist  in  der  Alpenklubkarte  (Muttler-Glischana)  mit  dem  richtigen 
Namen  chamins  angegeben.  —  Candarels  wird  chantarels  gesagt.  — 
Ebenso  verhält  es  sich  mit  dem  Flurnamen  Caste  =  Burgstelle  bei 
Campfer  (gesprochen  Chamfer). 

Ca  >  cha  hat  lange  nachgewirkt  oder  ist  spät  entstanden.  Dies 
bezeugt  die  Form  cubitonem  ^czmc^wn  [Oherl.) ^  ^cändi'in'^  chändün 
(U.E.).  Wie  alt  die  Entwicklung  ist,  kann  beim  späten  Einsetzen  der 
Literatur  kaum  mit  etwelcher  Genauigkeit  festgestellt  werden;  doch 
deuten  die  Oberländer  Verhältnisse  auf  kein  sehr  hohes  Alter.  Die  mir 
bekannten  rom.  Ortsnamen  in  den  deutschen  Bündnertälern,  im  St.  Galler- 
oberland, im  Vorarlberg  und  Tyrol  haben  regelmässig  Ga,  doch  beweist 
das  nicht  viel,  weil  in  der  Regel  die  offizielle  Form  der  Ortsnamen 
weiter  lebt.  Das  jedenfalls  spät  verdeutschte  Tsckaminthal  und  Tschavon 
bei  Bozen,  wie  Tschagguns  würden  uns  allerdings  eines  andern  belehren, 
(Interessant  ist  Galmis  ==  Charmey^  Kt.  Freiburg.)  Mehr  Licht  in  dieser 
Frage  dürften  die  Flurnamen  bringen.  Die  St.  Galler  Flurnamen,  so 
weit  sie  mir  durch  Götzinger  bekannt  sind,  haben  nur  ga. 

Auch  die  Formen  in  ca,  ka  des  „ältesten  rätorom.  Sprachdenkmals" 
berechtigen  uns  zu  keinem  Schluss,  denn  dem  betr.  Mönch  fehlte  damals 
ein  graphisches  Zeichen  für  eh.  Übrigens  kann  ich  mich  des  Eindruckes 
nicht  verwehren,  dass  der  Schreiber  dieser  Notizen  ein  auf  rom.  Boden 
niedergelassener  Deutscher  war,  der  seinen  rom.  Hörern  den  Text  er- 
klären wollte. 

Es  erübrigt  noch,  den  andern  in  Betracht  fallenden  Lautwandel 
unbetontes  an  >  u,  soweit  es  uns  möglich  ist,  zu  verfolgen.  Die  Formen 
Auraines,  Name  eines  der  rom.  Richter  in  einem  Streitfalle  zwischen 
dem  Bischof  v.  Chur  und  dem  von  St.  Gallen  v.  J.  920  (Mohr  I,  Nr.  40)') 
und  Launade  (Mohr  I,  193  Einkünfterodel  11.  Jahrhundert),  die  Mohr 
folgeudermassen  erklärt:  „Ob  Lain  (rom.  Dorf  am  rechtsseitigen  Hang 
des  Albulatales,  2  km  von  der  Station  Solls  und  von  der  Solisbrücke) 


1)  Ea  sind  zuerst  unter  dem  Titel  „judices"  eine  Reihe  zum  gvössten  Teil 
romanisch  lautender  Namen  angeführt,  dann  folgt  „Item  alii  judices  de  Ala- 
niannia"  mit  germ.  Namen. 


über  Ämter  uiitl  Würden  in  romanisch  Bünden  45') 

soll  eine  alte  Burg,  Liinat,  die  in  den  Verzeichnissen  der  Schlösser  und 
Burgen  Graubündens  nicht  gefunden  wird,  gestanden  haben";  diese  zwei 
Formen  sind  alles,  was  ich  als  Belege  auftreiben  konnte  und  sie  sind 
nicht  sehr  zuverlässig;  weniger  ist  es  noch  der  Hofname  Aurenzoles 
(auch  wahrscheinlich  im  Albulatal  oder  nicht  weit  davon,  s.  Mohr  I, 
191  V.  J.  1222. 

Wenn  wir  einerseits  das  Schicksal  von  uubet.  au  in  den  andern 
rem.  Sprachen  betrachten,  und  andererseits  das  von  ca  im  btlndn. 
Obl.,  so  können  wir  als  möglich  annehmen,  vielleicht  sogar  als  wahr- 
scheinlich, dass  die  Entwicklung  unbet.  au  >  u  älter  sei  als  unbe- 
tontes ca  >  cha.  In  diesem  Falle  wäre  cuvi  <  capu  de  vicu  zulässig. 
Ausserdem  könnte  caput  vici  sich  zu  seiner  Verteidigung  an  die  Fern- 
dissimilation appellieren,  die  bei  der  Stufe  *chauvich  denkbar  wäre. 

Bei  unserer  jetzigen  Kenntnis  des  lauthistorischen  Standes  auf 
diesem  Gebiete  haben  wir  also  in  bezug  auf  lautliche  Entwicklung 
keine  Anhaltspunkte  um  cuvl  <  caput  via  abzuweisen. 

DirekteBelege  dafür  gelang  es  mir  aber  keine  zu  finden. 

Zum  erstenmal  m.  W.  erscheint  der  Dorfvorsteher  im  Strafgesetz 
des  Remedius-  anfangs  des  11.  Jahrb.  in  der  Form  von  ,,mayor  qui 
locellü  illo  praefuerit",  ob  dieser  major  die  gewöhnlichere  Form 
für  villicus,  oder  ob  es  eine  unbeslimmte  Bezeichnung  ftir  Vorgesetzter, 
Verwalter  ist,  möchte  ich  nicht  entscheiden.  Tatsache  ist  es,  dass  er, 
wie  der  cuvi  eine  vorzugsweise  polizeiliche  Stellung  hat. 

Von  drei  Dorfvorstehern,  die  diesmal  besonders  ökonomische 
Befugnisse  hatten,  was  auch  für  die  c.  charakteristisch  war,  spricht 
eine  Urkunde  (Mohr  II,  Nr.  239),  doch  heissen  diese  Dorfmeister  aus 
dem  Rheinwald  leider  syndici:  Datum  1301. 

Das  caput  vici.,  das  Ducange  aus  Sidonius  Apollinaris  f  482, 
über  4,  Epist.  8,  zitiert,  hat  nach  meinem  Dafürhalten  lokale  Bedeu- 
tung: y,quo  puer  ocius  e  capite  vici  remitteretur'^ .  —  Dieses  caput  im 
lokalen  Sinn  finden  wir  auch  im  Tr.  Zern.  „Pastrietschs  den  clamar 
in  tuots  chios  del  Comün,  cioe  in  la  strada  comüna,  et  la  saira  manar 
la  mualgia  aint  et  oura  som  il  Comün.  Vgl.  auch  Thommen,  Urk.  zur 
schw.  Gesch.  aus  österr.  Archiven  ,  Basel  1899.  S.  20  v.  J.  119G 
Caput  pontis,  —  und  Capo  lago  im  Tessin  etc. 

Mohr  n,  Nr.  73  v.  J.  1296  hat  caude  uige  =  Feldgegend  bei  Igis. 
Diese  Form  entspricht  meines  Erachtens  einem  capu  de  (vicu?),  an 
calidus,  calida  glaube  ich  nicht.  Solche  Flurnamen  mit  capu  kommen 
auch  anderswo  vor,  so  werden  im  Archiv  Laax  Nr.  16  a.  d.  J.  1386 
Güter  in  Valendas  aufgezählt  und  darunter  auch  ein  Cau  da  Truygel 
{trupi'c').  Doch,  wie  dieses  Beispiel  zeigt,  ist  auch  cau  de  uige  ohne 
Zweifel  lokal  aufzufassen,  und  zwar  liegt  es  nahe,  anzunehmen,  dass 
es  eine  Flur  war,  die  an  das  Dorf  grenzte,  denn  ebenfalls  in  Mohr  II, 


454  G.  Palt 

und  zwar  S.  108,  treflFen  wir  einen  Jacobiis  de  Caudevige.  Nun  wurden 
die  Geschlechtsnamen  mit  de  in  der  Regel  mit  Ortsnamen  oder  Quar- 
tier-, nicht  mit  Flurnamen  gebildet.  —  So  treffen  wir,  um  aus  dem 
vielen  einzelnes  zu  bringen,  in  den  Geschlechtsnamen  der  ersten  Ur- 
kunden vom  G.Ar  eh.  Sent  alle  aktuellen  Bezeichnungen  der  Haupt- 
quartiere dieses  Dorfes  {Curtin^  Platz,  Sala,  Stron),  Wernher  von  Sala, 
Hans  von  Curtin,  Matheus  de  Platz,  Johannes  de  Staron,  die  einen 
1365,  die  andern  1406,  so  dass  wir  feststellen  können,  dass  das  Dorf 
damals  beinahe  genau  die  gleiche  Form  hatte,  wie  heute.  —  Dieses 
cau  de  uige  ist  also  auch  lokal  zu  nehmen  und  dient  uns  folglich  nicht. 
Vgl.  auch  Cavicca,  Gwiggen  Lokalität,  Wartm.  I,  155  und  Johannes 
de  Catideponte,  Rät.  Urk.  S.  453  und  460  Anfang  des  14.  Jahrhunderts. 
Thommen    S.  20,  Cajmt  ponti  1196. 

Der  einzige  irgendwie  stichhaltige  Beleg,  den  man  für  caput  viel 
<  cm/^^  anführen  könnte,  wäre  ä&s  caput  bürg i  von  Ducange,  Consuet. 
Pietav. 

Caput  als  Vorsteher  kommt  häufig  vor,  so  Capovilla  bei  Cireglio, 
Mouli  pistoiesi;  Petrocchi  und  das  schon  angeführte  Capocommune  im 
Südtirol  und  die  vielen  oben  zitierten  rätischen  Bezeichnungen  cheu 
d'comün^  cha-,  cho-,  co  d'alp,  cau  tegia,  cau  cafa^)^  wozu  noch  kommen 
Cheaus  da  Cumin  ■=■  Autoritäten  der  Gerichtsgemeinde  im  Tr.  Orten- 
stein'), caus^  cheus  etc.  da  las  ligias,  dann  Trast.  Mad.  Chios  Depüttos 
sur  als  Lets  dellas  auas  (S.  60)  und  il  Chio  supra  lg  Tschep  (cippus') 
=  Archivar  S.  62,  il  chio  u  avuo  da  Baselgia.  Aus  dem  Vorkommen 
dieser  Formen  kann  ich  jedoch  keinen  andern  Schluss  ziehen,  als 
dass  in  einer  bedeutend  späteren  Zeit,  als  die  der  Entstehung  von  cuitg^ 
man  sich  mit  Vorliebe  der  Form  caput  bediente,  um  den  Begriff  Vor- 
steher widerzugeben.  Für  caput  vici  >  cuitg  ist  das  nur  ein  sehr  in- 
direkter Beweis. 

Wenn  in  Urkunden  von  Dorfangelegenheiten  die  Rede  ist,  so  tritt 
oft  der  Villicus  auf:  ,^Villicus  de  Windegge'^  (Mohr  I,  Nr.  231  v.J.  1257) 
und  an  vielen  andern  Stellen,  so  Ämtb.  S.  144  „Villici  in  Fettano:" 
(mit  darauffolgendem  Namen),  Villici  in  Ardetz:  (ebenf.  mit  Namen). 
Wenn  der  Vogt  zu  Sugaus  (Sagens)  Gericht  hält,  sollen  die  Mayer 
der  verschiedenen  Dörfer  es  einander  verkünden  und  die  Leute  auf- 
bieten (Ämtb.  S.  45  und  46).  Nun  hat  Ducange  „  Villicus  qui  vulga- 
riter  major  vocatur'-^ .  Dass  aber  villicus  nicht  bloss  ein  Schriftwort  war, 
sondern  oft  verwendet  wurde,  beweist  der  Name  Jacob  Villicus  (Mohr 
II,  Nr.  191). 

Da  nun  die  Obliegenheiten  der  cuvis  (mutatis  mutandis)   ziemlich 


1)  Cou  Casa  (Weide  bei  Flims),  Ann.  XXIV,  171,  zweimal. 

2)  Dec.  I. 


über  Ämter  und  Würden  in  romanisch  Bünden  455 

geuaii  deiijeni<,^eu  der  villici  cntsjtrechcn  uud  die  ältesten  Urkunden 
gewöhnlieh  drei  oder  mehrere  Dorfmeister  haben,  so  ist  man  versucht 
an  eine  Form  convillicus  mit  späterem  volksetymologischen  Einfluss  von 
vicHS  zu  denken,  doch  kann  ich  mich  mit  dieser  Erklärung  nicht  be- 
freunden, denn  wenn  der  c.  ursprünglich  ein  feudaler  Beamter  gewesen 
wäre,  und  dies  wäre  hier  der  Fall,  so  ralisste  diese  Urform  irgendwo 
belegt  sein;  alle  anderen,  auch  niedere  feudale  Beamte,  kommen  in  den 
Urkunden  häufig  vor. 

Ausser  den  vielen  denkbaren  Lösungen  dieser  Frage,  die  sich 
mir  nach  einiger  Erwägung  als  nicht  haltbar  erwiesen,  möchte  ich  eine 
aufUiireu,  die  nicht  von  vornherein  zu  verwerfen  ist.  Über  die  Vorsteher 
von  Dorfmarkgenossenschaften  sagt  v.  Maurer:  „Der  Vorstand  dieser 
Genossenschaften  wurde  bald  Graf  {comes  loci  oder  grafio  loci) 
wie  auch  späterhin  noch  z.  B.  in  der  Burggrafschaft  Friedberg  Dorf- 
gref  genannt  etc."  (S.  139).  Ausser  den  Gaugrafen  treffen  wir  in 
Bündner  Urk.  auch  solche,  die  über  kleinere  Landstriche  zu  rjchten 
hatten,  so  Mohr  I,  Nr.  220  vom  J.  1244  ,.y2/ra  Comitatus  nostri  supni 
PontaW^  und  in  Mohr  I,  Nr.  112  von  1024  ist  von  einem  Comitat  Bergell 
die  Rede,  auch  in  andern  Fällen  kann  man  im  Zweifel  sein,  ob  es  sich 
wirklich  um  den  Gaugrafen  handelt.  Vom  Burgvogt  zu  Fürstenburg 
haben  wir  gesehen,  dass  er  auch  Burggraf  hiesß.  Dass  dieses  Wort  mit 
der  Zeit  neben  der  ursprünglichen  auch  die  Bedeutung  von  Vorsteher 
bekam,  beweisen  einige  Formen  von  Ducangc  und  Saltgräfe  und  Deich- 
gräfe  von  Heyne.  Einem  comes  de  vicu  steht  laulich  nichts  im  Wege, 
*com  vicu  >  couvicti  >  cuvitg  {ciifort,  cusegl  cusör  <  consocer  etc.). 
Für  die  Formen  von  Disentis  und  Nebentälern,  bei  denen  wir  nicht  ver- 
gessen dürfen,  dass  sie  Ausnahmen,  nicht  die  Kegel  sind, 
müssten  wir  eine  spätere  Beeinflussung  durch  die  andern  Ausdrücke 
mit  cau  annehmen.  —  Doch  feht  auch  hier  jeder  Beleg  in  Bündner  Ur- 
kunden und  die  oben  angeführten  aus  v.  Maurer  genügen  nicht,  um 
uns  endgültig  zu  überzeugen. 

Es  könnte  noch  die  Hypothese  aufgestellt  werden,  dass  c.  von  Di- 
sentis ausgegangen  ist  und  sich  über  den  ganzen  Kanton  verbreitet 
hat.  Wenn  wir  aber  bedenken,  dass  die  ersten  Engadiner  Belege  älter 
sind  als  die  Entstehung  der  drei  Bünde,  so  ist  bei  den  gegebenen 
Bodenverhältnissen  und  politischen  Zuständen  diese  Annahme  ganz 
entschieden  zu  verwerfen. 

Ich  betrachte  also  diese  Frage  als  noch  nicht  gelöst  und  gebe 
mich  damit  zufrieden,  einige  Anregung  und  weniges  Material  für  zu- 
künftige glücklichere  Forscher  gebracht  zu  haben,  denen  auch  mehr 
Zeit  und  mehr  Hilfsmittel  zur  Verfügung  stehen  werden. 

Soviel  glaube  ich  aber  mit  meinen  Ausführungen  bewiesen  zu 
haben:  1.  dass  die  Form  viel  älter  sein    muss    als    ihre    ersten  Belege 


456  G.  Pult 

vom  Ende  des  14.  Jahrhunderts,  denn  sie  entspricht  schon  damals  in 
ihrer  latinisierten  Form  covicus  nngefähr  der  heutigen  und  verrät  nichts 
von  ihrem  Ursprung;  2.  dass  sie  aus  den  unter  „Convillicus"  ange- 
führten Gründen  nicht  von  der  Feudalzeit  her  datieren  kann.  Sie  muss 
daher  früher  entstanden  sein.  Alles  dieses  lässt  auf  ein  hohes  Alter 
derselben  schliessen.  Vielleicht  entdecken  wir  einst  in  cuvitg  einen  der 
wenigen  Überreste  alträtischer  Kultur. 

guia. 

Das  Oberhalbstein  ist  die  einzige  Talschaft,  für  die  sich  keine 
Spuren  von  cuvitg  nachweisen  lassen.  Die  ausführende  Behörde  heisst 
hier  in  den  alten  deutschen  Urkunden  regelmässig  Gemeindevögte. 
Der  Vogt,  zu  Reams,  Leiter  des  Blutbannes,  der  sich  hier,  wie  wir  im 
Kapitel  advocatus  sahen,  länger  behauptet  hat  und  mehr  hervorge- 
treten ist  als  anderswo,  hat  auch  den  Leitern  der  Nachbarschaften  seinen 
Namen  gegeben.  Zwar  hat  advocatus  auf  dem  ganzen  Gebiete  in  der 
Dorfverwaltung  starke  Spuren  von  sich  hinterlassen,  nirgends  aber  in 
dem  Masse,  wie  hier. 

Der  Vormund  heisst  in  deutsch  Bünden  Vogt,  in  rom.  B.  avud 
(U.-E.)  avuä\i.abiid{M.-T.  Ann.  XXID,  143),  avud  (O.-E.),  vuo  [Bergim), 
guyo  (Alvaneu),  vugäu^  bugäu  (Lugnetz),  ugäu  (Obl.),  guia  (Obhst.). 
Die  Vormundschaft  heisst  deutsch  vogtie,  rom.  avuadia^  ugadia  etc.  Obst. 
giiyadeya.  Über  das  Suffix  tu  bei  Standesbezeichnungen  vgl.  Meyer- Lübke, 
Gramm,  der  rom.  Spr.  II,  §  406.  Ausserdem  haben  wir  „Quels  oder  tgi 
davess  vegneir  guyado  (bevogtet,  Tr.  Sursess).  In  der  Eigenschaft  eines 
Ortsbeamten  tritt  advocatus  am  häufigsten  als  Kirchenvogt  auf.  Wie 
jeder  geistliche  Herr  seinen  Schirmvogt  als  Vertreter  in  weltlichen 
Dingen,  so  hatte  auch  jede  Kirche  einen  solchen:  „m  advocati  soliim- 
modo  ejusdem  ecclesiae  placito  deinceeps  coustringantur''^  (\)\^\(imOttoW\^ 
von  988.  Mohr  I).  Avuads  da  hafelgia  treffen  wir  in  allen  Statuten  und 
in  den  meisten  Gegenden  haben  sie  sich  noch  heute  erhalten,  beson- 
ders im  Obl.  bugdus,  ugdus  {d^)  ba/elgia;  diesen  und  den  ugdus  (d')  par- 
venda  verdanken  jedenfalls  die  andern  ihre  Existenz,  wie  bugdus  sprnda 
{pils  paupers)  Armenvögte  (Luwis  und  anderswo  in  anderer  Form), 
vugdus  scöla,  avuads  dilgs  aguailgs  (Bewässerungsvögte,  Trast.  Zern.), 
avuo  da  la  chiaesa  la  Chiapella  (Tr.  Mad.),  avud  della  Granezza^)  (Ge- 
treidevogt), Tr.  Schuls  92.  —  Das  Oberhalbsteiner  guia  findet  sich  in 
alten  Statuten  gewöhnlich  in  der  Form  guija  und  im  neuen  von  Conters 
guja.  In  dieser  „Constituziung  comunala  per  Conters  Sursess 
treffen  wir:  guja  cumegn^  gnjas  digl  fü  (im  Engadin  guardias    da  f'ö, 

1)  Dess  dar  quint  da  quanta  granezza  s  rechiata  in  Cbiaista  da  Comün 
(wie  viel  Korn  sich  im  Dorfspeicher  findet). 


über  Ämter  und  Würden  in  romanisch  Bünden 


457 


populär  aiieb  nn'ifärs)  gujas  cligl  fondo  de  scola,  gnjds  d.  f.  iKiuperil, 
g'ijas  basi'/gia,  gujas  della  prev/nda^  in  Tiefenkastei  wurde  mir  aueb 
gwa  las  nuyrsas  angegeben  (Hirtscbaftscbef  fUr  Kleinvieb). 

Die  Funktionen  der  gi(lO!<  cttmegn  entspreebeu  voll  und  ganz  den- 
jenigen der  cuviebs: 

„Las  lavuors  cumegnas  ved  bietgs,  vejas,  punts,  pastgirag,  gods  etc. 
ordinadas  digl  cumogn  c  concludeidas  digl  Oberkeit,  resp.  las  presta- 
ziungs  digls  participaunts  vignan  exactamaing  tignidas  per  nota  digla 
gujas  cumegn^  ils  cals  en  (welcbe  sind)  er  ineombensos  da  fixar  per 
taimp  la  pastreglia  cun  aprobaziung  digl  eumegn  etc."*),—  Der  Dorf- 
vortiteber  beis.^t  bier  maatral  mit  Statthalter  und  goth'  (Waldfacbcbcf); 
die  Gemeinderäte  girös. 

Als  Titel  wird  guia  zu  giü:  Gm  Pol^  Gian  etc.,  dessen  Frau  Gul- 
dessa  Marlia,  Baba  (Barbara),  MZsc/ia  (Ur8ula\  Interessant  ist  dieser 
labiale  Übergang  w  (von  Uöscha)  >  m. 

Advocatns  >  giäa  lässt  sich  folgendermasseu  erklären: 


advocatu8>avugau  (Champ.89) 


/'avuau<^ 


giiy9 


^vugäu  —  ngau  —  "uguau— *guau — *guyau<^  (Alvaneu) 


Von  *guijaii  gelangen  wir  zu  guia^  indem  wir  annehmen,  dass  guyau 
gleichzeitig  erschienen  ist,  wie  die  ydu-  oder  ym-Yormon  der  Wörter 
in  -eu  {meii^  Den  etc.),  vgl.  Pari,  de  8.  §  42,  43  und  130  und  Candrian 
§  22. 


Wir  hätten  also  gehabt: 
Deum 


Dieu 

I 
*Diäu*)  und  Diou   (Guarda)- 


Di^u  (M.-T.)    *DTyau- 

I  I 

Diöu   (U.-E.)  I 

*Dfyä— 


Di^ä  (O.-E.  u,  Obhst.)- 


"guyau 


"guiyau 

-gutyä») 
— guia 


1)  Die  Gemeindewerke  an  {veia  da  =  via  da)  Feldern,  Strassen,  Brücken, 
Weiden,  Wäldern  etc.  angeordet  dnrcli  die  Gemeinde  (politische)  und  beschlossen 
durch  die  Behörde,  resp.  die  Leistungen  der  daran  Beteiligten  werden  genau 
notiert  durch  die  Dorfvögte,  welche  auch  damit  beauftragt  sind  rechtzeitig  die 
Hirtechaft  zu  bestellen  mit  (Genehmigung  der  Gemeinde  etc. 

2)  Vgl.  ego~^  yäu'^  yöu  und  die  Formen  in -?«  bei  Gärtner  §  31  u.  3.'),  wie 
auch  Sagg.  lad.  S.  232,  Nr.  27,  und  Meyer-Lübkc  S.  155  u.  V.  d.  S.  §  29  u.  30. 

3)  So  wurde  ohne  Zweifel  die  Form  (juija  der  alten  Statuten  ausgesprochen. 


458  G.  Pult 

Die  Champellsche  Form  aviigan  könnte  etymologisch  rekonstruiert 
sein,  jedenfalls  kann  sie  nicht  für  das  Oberhalbstein  gelten,  für  das  er  sie 
angibt.  Die  Entwicklung  musste  zur  Zeit  Champells  bedeutend  weiter 
fortgeschritten  sein  für  dieses  Gebiet.  Siehe  auch  das  Beispiel  Hans 
Wugan  für  Ende  des  14.  Jahrh.  im  Kapitel  Advocatus. 


Jürädar,  gerau. 

Seit  dem  Entstehen  der  Bünde  tauchen  in  Gemeindestatuten  oft 
Bestimmungen  auf,  nach  denen  leichtere  Fälle,  die  nicht  über  einen 
gewiesen  Betrag  hinausgehen,  von  den  Eidschworern,  die  eine  bestimmte 
Nachbarschaft  in  der  Gerichtsgemeinde  vertreten,  im  Ort  selbst  ge- 
richtet werden  können,  ohne  dass  deswegen  das  ganze  Gericht  einbe- 
rufen werden  muss.  Diese  Bestimmungen  bilden  einen  Ausgangspunkt 
zur  Entstehung  der  Dorfgerichte,  den  andern  bilden  die  schon  erwähnten 
richterlichen  Kompetenzen,  die  den  cuitgs  eingeräumt  wurden.  Der 
Leiter  der  Verhandlung  ist  in  einigen  Ortschaften  der  mastral  des 
Dorfs,  in  andern  einer  der  ctdds  (s.  den  angeführten  Zernezer  §  2). 
Die  Anzahl  der  Dorfrichter  geraiis,  jüradärs  etc.,  variiert  zwischen  drei 
und  vier.  —  Ein  solches  Gericht  beschreibt  uns  Ganzoni  Ann.  XIX 
„La  Bachetta  da  Schlarigna".  Doch  treten  uns  schon  vor  der 
Entstehung  der  Bünde  Dorfeidschwörer  auf,  die  nicht  identisch  sind 
mit  denen  der  Gerichtsgemeinde.  Nr.  7  des  G.  Arch.  Sent  a.  d.  J.  1426 
hat  cfjuici  et  Juratores,  Nr.  8,  1429  jürafores  terminorum  und  Nr.  12 
Jurafores  limituni;  auch  im  Trast.  Sent  figurieren  jüradärs  da  terms. 
Andere  Statuten  verlangen  ebenfalls,  dass  die  ^wr.  schätzen  und  Mark- 
steine inspizieren  sollen.  Diese  y?o'a/orfs  entsprechen  ganz  den  ursprüng- 
lichen Aids  werern,  wie  sie  im  bischöflichen  Proveidgericht  zu  finden 
waren.  Die  Bestimmung  über  die  Wahl  dieser  in  Ämtb.  28  lautet: 
Item  zu  dem  proveiden  selzt  ain  byschoff  zwen  aidswerer  (zwei  andere 
das  Kapitel  und  drei  die  Stadt)  —  Die  band  denn  all  mit  Einander 
oder  der  mertail  under  in  gewalt,  undergeng  ze  tund  umb  ligende 
guter,  Markstain  ze  setzen  und  ze  versorgen,  das  nieman  wund  noch 
waid,  noch  offen  Strassen  invasse  noch  verzüne." 

Diese  gerau s  mit  dem  cuitg  oder  mastral  an  der  Spitze  bildeten 
und  bilden  zum  Teil  heute  noch,  besonders  im  Oberland,  die  Dorfregie- 
rung, Oberkeit,  jürafchun,  redfchamairü.,  suprastanza  cuidanza  etc.  — 
Nach  dem  Statut  Conters  1903  besteht  die  „Oberkeit"  aus  dem  Mastral 
und  4  giros.  Diese  letzteren  sind  heute  Verwalter  und  nicht  Richter, 
doch  vorher  hatten  sie  exekutive,  polizeiliche  und  richterliche  Kompe- 
tenzen; genau  umschrieben  sind  diese  letzleren  (richterl.  Komp.)  im 
Trast.  Sent:  Auda  suott  drett  da  Comün:    pajarias  da  pastrilgias, 


über  Ämtor  und  Würcleu  in  romanisch   Hündou  450 

intradjus,  vials,  stmi/cliailgs')^  sfamailüras,  utezzas  et  l(/iii)is  (<  limcn), 
manuaischa'^)  et  tuotts  debitts  ch'üu  puur  reista  al  Conüiii';. 

Auch  im  Trust.  Münstertal  folgen  nachdem  schon  angeführten 
kräftigen  Satz  „Faurscbaftsrcclit  btat  für  sich  selber"  —  die  Worte: 
,.aber  doch  aiu  purschaft  mag  über  V  S  kain  pen  (Busse)  nit  sczzeu". 

Während  in  einigen  Engadiner  Statuten  das  Wort  jürddar,  gärd- 
der  etc.  nicht  vorkommt,  sollen  Schuls  und  Tarasp  nach  Angabc  der 
ältesten  Leute,  keine  cuids,  nur  jünidärs  gekannt  haben.  Die  Jürajclmn 
oder  suprastanza  bestand  in  Schuls  aus  dem  capo  und  vier  solcher  Ge- 
schwornen,  die  die  Feldpolizci  etc.  zu  besorgen  hatte,  und  nach  bao- 
;W?<rv/;-as  (Tränken)  gewählt  wurden.  Im  Archiv,  dessen  ältestes  Doku- 
ment (Nr.  1)  von  1648  datiert,  kommt  das  Wort  cul  ausser  im  Statut 
tatsächlich  nicht  vor.  Bei  einem  Grenzstreit  zwischen  Sent  und  Schuls 
(Arch.  Seh.  Nr.  7)  tritt  Sent  durch  seine  cuids  auf,  die  Schulser  Ver- 
treter dagegen  schreiben  sich  chiedcumün  et  cumpogns.  Das  Trast. 
Schuls  a.  d.  J.  1830  macht  allerdings  sehr  häufig  Gebrauch  von  etil 
und  zwar  immer  in  der  Mehrzahl,  gewissermassen  im  kollek- 
tiven Sinne  von  Dorfbeamten,  doch  sind  dort  die  Obliegenheiten  der 
cuids  genau  die  gleichen,  wie  die  der  jüradärs.  Ausserdem  ist  zu  be- 
achten, dass  im  §  57,  welcher  von  den  Wahlen  handelt,  diese  Jür.  gar 
nicht  erwähnt  sind  (dess  ngir  ellets  ils  novs  cuvids  et  capo)  und  dass 
dafür  im  darauffolgenden  Schwurparagraj)hen  §  58,  welcher,  ftir  das 
Volk  berechnet,  ganz  in  mundartlicher,  sehr  verschiedener  etwas  ar- 
chaischer {vtio  <  vos)  Sprache  abgefasst  ist,  nur  die  Jüradärs  und  nicht 
die  ci<r/(/6- Erwähnung  fiudeu.  Der  Schwur  heisst:  „Siotid  cJia  viio  non 
hvai  schüsa,  sclii  observai  baiii  siir  che  vo  vai  da  jürar  e  che  vo  Im- 
promettaivat  da  far  vo  Capo  e  Jüradärs.'-''  —  Es  kann  also  mit  einiger 
Wahrscheinlichkeit  angenommen  werden,    dass  [der   cuvi    des  Schulser 

1)  Obl.  stellifchein,  eng.  (Pallioppi)  stand/chegn,  standfchaint,  standfchj, 
-eis,  aktuelle  Form  für  Sent  stand/ehe,  es.  —  Stüla  hat  Obl.  Stella  Tropfen, 
Traufe,  eng.  aateUüs  (mit  Agglutination  des  a  von  la)  =  eben  f.  Daclitraufe  ge- 
geben, -i  plüvä  SCO  astellas,  es  regnet  in  Strömen.  Wir  Laben  also  hier  (wie 
Herr  Dr.  Jud  vermutete)  mit  stillicidium  zu  tun.  Das  sonst  nicht  vorhandene 
Suffix  -idium  wurde  durch  die  aus  den  lat.  -inium,  -entum,  -ilium,  -etlum  ent- 
standenen ersetzt,  und  zwar,  wie  die  beiden  Sentner  Formen  beweisen,  zn  sehr 
verschiedenen  Zeiten,  Bei  der  Assimilation  l  —  gii^n  —  gn  spielte  ausser  laut- 
lichen Gründen  m.  E.  auch  stendnr  <^extendtre  und  violleicht  taidschnr  <^{ad)- 
tiyigere  =:  bis  zu  etwas  langen  (d.  b.  die  Idee  „sich  über  etwas  dehnen,  her- 
vorstehen, -ragen,  bis  zu  etwas  langen")  eine  Rolle. 

2)  <Cbeneßcium  (in  feud.  Bedeutung):    für  b<  m.  s.  lluondcr  Voc.  §  9. 

3)  Es  gehört  unter  Dorfgericht:  Löhnungen  von  Hirtschaften,  Zugänge 
(zu  den  Gütern),  Feldwege,  Traufenweiten,  Schätzungen,  Höhen  (welche  v)  und 
das  Gebiet  vor  dem  und  um  das  Haus  herum?  (glnns  bedeutet  heute  Schwelle), 
Niessbrauchrechte  (beneficia)  und  alles,  was  ein  Bauer  dem  Dorfc  schuldig  bleibt. 


460  G.  Pult 

TrastUtts  ein  Leimwort  aus  den  übrigen  Mundarten  ist,  und  dass  die 
ciwlds  entweder  sehr  früh  aus  diesen  beiden  Ortschaften  (Scbuls  und 
Tarasp)  verdrängt  worden  sind,  oder  überhaupt  gar  nicht  aufgekommen 
sind.  Es  ist  hier  nicht  der  Platz,  verfrühte  Schlüsse  zu  ziehen;  doch 
kann  das  Fehlen  dieses  Beamten  im  bischöflichen  Oberhalbstein  und 
wahrscheinlich  in  diesen  zwei  Gemeinden  nicht  auf  Zufall  beruhen  und 
muss  seinen  historischen  oder  wirtschaftlichen  Hintergrund  haben'). 

Der  Mastral  als  Dorfbeamter. 

Wir  fanden  ihn  im  vorangehenden  und  in  früheren  Kapiteln  als 
Leiter  des  Dorfgerichts.  Im  Sinne  von  Dorfvorsteher  kommt  er  gegen- 
wärtig im  Oberhalbstein  und  vielleicht  vereinzelt  auch  in  andern  Tal- 
schaften vor.  —  Wie  lange  sich  die  Traditionen  auch  bei  ganz  ver- 
änderten Verhältnissen  erhalten,  beweist  der  aktuelle  obereng.  Mastrel. 
Er  hat  das  Erbe  des  ganzen  früheren  Dorfgerichts  übernommen,  das, 
wie  wir  sahen,  aus  den  Vertretern  der  einzelnen  Nachbarschaften  in  der 
Gerichtsgemeinde  bestand.  Mit  andern  Worten,  er  vertritt  das  Kreis- 
gericht in  der  politischen  Gemeinde  und  ist  gewissermassen  das  Organ 
desselben.  Von  der  Nachbarschaft  als  Dorfbeamter  gewählt,  muss  er 
vom  Kreis  bestätigt  werden.  Seine  Funktionen  und  Kompetenzen  sind, 
wie  mir  Herr  Paul  Beeli,  Celerina  freundlichst  mitteilt,  richterlicher 
Natur  (Steigerungen,  Erbsehaften,  Inventare,  Beschlag- 
nahmen, Unfälle,  Abnahme  des  Schwurs  seitens  der  Vor- 
münder und  der  Dorfbeamten).  Auch  fungiert  er  als  Schreiber  des 
Kreisgerichts,  wenn  die  Verhandlungen  in  der  betr.  Nachbarschaft 
stattfinden.  Von  dem  Nimbus  des  alten  Mastrals  ist  ihm  nichts  ge- 
blieben, er  spielt  ungefähr  die  Rolle  eines  Betreibungsbeamten  und 
führt  keinen  Titel.  Einige  Gemeinden  (wie  Sils,  Zuoz,  Scanfs)  haben  das 
Amt  des  Mastrals  mit  dem  des  Cuvih,  resp.  president  d' vschnauncha 
vereinigt. 

Neuestes  Trast.  Celerina  Art.  10:  AI  mastrel  incomba,  ultra 
sieus  dovairs  sco  organ  del  iiffizi  e  tribiinel  circuitel  auncha  d'inchas- 
cher  e  render  quint  dellas  taxas  a  favur  dels  fondos  pios,  da  survagler 
la  tenuta  del  cudesch  d'ipotecas  e  da  quel  da  cumpras  e  barats  da  sta- 
beis, da  saramanter  il  cussagl  comimel  al  principi  d'ogni  bienni. 


1)  Historisch  interessant  ist  ein  Paragr.  des  Trast.  Schills:  „1834, '29  mars 
—  Tor  quint  rZaZ^rt  j«raÄc/at>i  (Rechnungsablage)  .  .  .  saia  admis  per  tour  et  dar 
quels  quints,  sian  ils  scguents  (zugelassen  seien  folgende)  cioe  ils  4  Pn'ncis  (die 
4  Prinzen,  welche  und  warum?)  unidamaing  la  Giüraschun  nova,  cioe  Capo  et 
3  Jüradars,  3  Stgrs.  Homans  da  quint  (Rechnungsrevisoren),  il  mastral  dels 
dudasch  (Aufsichtsbehörde),  il  Rav<^'>  (Pfarrer)  et  avua  della  granezza  (s.  Kap. 
guTa),   8C0    eir  il  mess  et  il  assistent  del  capo,  fuorma  in  tuott  persunas  12. 


über  Ämter  und  Würden  in  romanisch  Bünden  461 

Sehr  ansfülirlicben  und  genauen  Aufschluss  Über  diesen  Beamten 
gibt  uns  das  Trast.  Eng.  sur  §  32—42.  Der  Scbvvur  endigt  bier  mit 
den  Worten:  „seu  eir  da  manifester  al  Magistrat  circuifel  tiiots  delits  et 
excess  gnieiis  a  vossa  cognuscbenlscba. 

Wir  sahen  im  Kap.  cuvitg,  dass  aueb  uacb  dem  Trast.  Sc  hüls 
der  Mastral  später  an  Stelle  des  Kollegiums  der  Zwölfer  {dels  diuhsch) 
trat.  —  Docb  bilden  diese  Zwölfer  nicht  das  Dorfgericbt,  wie  man 
vermuten  könnte.  Im  Schwurparagraphen  (58)  des  gen.  Trast.  Schul  s 
heisst  es:  ,^E vo  Masl^  e  drei  da  Comün,  desset  etc.",  dann  im  darauf- 
folgenden Abschnitt:  —  Medemamaing  eir  vo  Mast^  (e  commenibers) 
dils  dudeseh  desset  etc."  —  gleicherweise  sollt  auch  Ihr  Mastral  und 
Mitglieder  der  Zwölfer"  etc.  —  folgt  ebenfalls  die  Aufzählung  der 
Pflichten,  wonach  die  Beaufsichtigung  über  die  Einhaltung  der  Statuten 
seitens  der  Beamten  und  die  Kontrollierung  der  Handlungen  dieser 
letzteren  ihre  Hauptaufgabe  war — „et  desset  con  asprezza,  Sainza 
regnard  da  Parsunas  star  lä  pro."  —  Dieses  im  Kaj).  cuvitg  er- 
wähnte Aufsichtskollegium  (wie  die  Sihen  Man  von  Tbusis,  ilejs  lio- 
mans  dalg  Aschautamaixt,  ils  dal  ses  etc.  sind  also  gewissermassen 
oichts  anderes  als  die  Hüter  der  Statuten.  Dies  beweist  mit  welcher 
Vorsicht  der  Bürger  über  die  schwer  erworbeneu  Rechte  wachte. 

Aus  dem  oben  Gesagten  geht  hervor,  dass  Schuls  also  zweiDorf- 
mastrals  besass.  Das  gleiche  wird  auch  für  andere  Gemeinden  der 
Fall  gewesen  sein. 

Cau  tegia,  cheu  d'alp. 

Die  Nachbarschaften  teilen  sich  in  so  viele  Alpgenossenschafteu, 
als  es  Alpen  gibt.  Auf  die  Angabe  Herrn  Prof.  Strübis  (Luchsinger, 
Festschr.  z.  14.  Xeuphilologentag  250  n.  1),  wonach  die  Einzelalpung 
in  Bünden  fast  die  Ptcgel  bilden  sollte,  muss  ich  entgegnen,  dass  der 
rätorom.  sprechende  Teil  des  Kantons  nur  genossenschaftlichen  Betrieb 
kannte  und  m.  W\  mit  Ausnahme  des  Obhst,  vielleicht  noch  jetzt  kennt. 
Die  Alpsitten  haben  sich  mancherorts  sehr  gut  erhalten  und  es  würde 
sieh  lohnen  dieses  Thema  für  sich  zu  behandeln.  — JedeAlj)  hat  einen 
Hüttenmeister,  der  im  Obl.  caidegia  (Obl.  tegia^  eng.  tegia,  ieya^  tea  = 
Alphütte),  Medels  und  Donilescbg  tgau  tlgia^  Ems  hu  tegia,  Tiefenk. 
tge  d'tdp,  O.-E.  cho  d'alp,  IJ.-E.  che  d'alj)^  c/td  d'alp,  ital.  Talsch.  co 
d'alp,  Münstertal  fioufär  heisst.  Es  sei  hier  an  die  bei  cuitg  (Schliiss 
des  ersten  Teiles)  angeführten  con.^ides  olpis  erinnert.  Namen  für  Alp- 
verwalter sind  in  Urkunden  äusserst  selten.  Das  Diplom  Otto  I.  Mohr  I, 
Nr.  53  V.  J.  958  hat  vasselarii,  alias  vasorum  magistri  (Planta,  A. 
R.  418). 

Tr.  Schuls  Ils  cheiigs  d'alp  .  .  .  saian  obligs  k  dar  il  saramaint 
a  tot  la  pastriglia;    da  salvar  ils  tschantamaints  davart  las  alj)S  e  cur 


462  (^'  Pult 

i  vegnen  d'alp  da  tour  quint.  —  (Schwur  abnehmeu  von  Hirtschaft, 
Alpsatzungen  innehalten,  Rechnung  abnehmen  bei  Rückkehr  ans  den 
Alpen). 

Ibid.  Drets  dal  alp:  Ingiün  Erbchian  chi  passa  Cun  seis  Pur- 
maint  Lüsch  d'alp  Sainza  gier,  dess  pudair  retscherchiar  plü  l'alp,  ne 
dess  gnir  lubi  dret  per  tal  causa,  ma  creschond  dispita  in  l'alp  dess 
gnir  fatt  il  quint  danöf^).  Der  Raum  gestattet  mir  nicht,  auf  gewisse 
von  Luchsingernicht  behande!  te  Termina  wie  ^asc/iaw^cvfZffr  (Remüs),  ^a^/mr 
pustretsch  (Flims,  vgl.  S.  80)  etc.  einzugehen.  —  Die  Maßlras  (Alplerfest) 
im  U.-E.  (Remüs)  sind  ausfübrlich  und  meisterhaft  dargestellt  in  der 
wunderschönen  Erzählung  La  diala  d'Ischolas,  von  Florian  Grand 
Ann.  XXIV,  180.  —  Vgl.  Luchsinger,  Festschr.  z.  14.  Neuphilologentug  257 
=  Imsüras. 

Saltarius. 

Cipolla,  I  saltuari  war  mir  nicht  zugänglich.  Ich  wiederhole,  dass 
es  weit  über  den  Rahmen  meiner  Arbeit  hinausgehen  würde,  wenn  ich 
bei  allgemein  verbreiteten  Beamtennamen,  wie  saltarius,  decaniis  etc. 
Vergleiche  anstellen  wollte  mit  den  übrigen  rom.  Sprachen.  —  Darauf 
kann  ich  um  so  eher  verzichten,  als  diese  Formen  in  der  Regel  sich 
aus  den  feudalen  Bezeichnungen  parallel  zueinander  entwickelt  haben, 
so  dass  die  Beeinflussung  durch  andere  lebende  Sprachen  eine  äusserst 
geringe  ist.  Es  sei  hier  nur  erwähnt,  dass  saltarius  sich  auch  in  deutsch 
Tyrol  (Meran)  noch  erhalten  hat. 

Wie  die  übrigen,  war  unter  dem  Bischof  auch  dieses  Amt  ein 
Lehen,  Ämtb.  75:  „Item  gehört  dem  Bischof  die  saltari  (Saltnerei) 
und  Campania  ze  Tusis"  und  35  „Item  die  Saltarie  ze  Urmen  gibt 
alle  Schaltjahr  (so  und  so  viel)". 

Seine  gewöhnliche  Bedeutung  ist  Flurschütz,  doch  schon  sehr 
früh  ist  der  salier  in  einem  Teil  des  Oberlandes  zum  Gerichtsweibel 
geworden.  Juv.  191,    H.  1  zitiert  aus  einem  bischöfl.  Urbar  vom  Ende 


1)  Kein  Alpgenosse,  der  mit  seinem  Molkenanteii  ohne  Streit  über  die 
Türe  der  Alp  hinausgeht  (die  Alphütte  verlässt),  soll  wieder  die  Alp  auf- 
suchen (um  zu  reklamieren),  noch  soll  er  vor  Gericht  zugelassen  werden  etc. 

Erpchian  im  gleichen  Trast.  auch  arhchian  —  gleiche  Bildung  wie  ital. 
alpigiano.  Wahrscheinlich  liegt  hier  eine  Überentäusserung  vor  d.h.  die  Wieder- 
herstellung eines  vermeintlich  zu  a  gewordenen  ursprüngl.  e  (s.  P.  d.  S.  128), 
wobei  erba  Gras,  oder  eine  andere  Form  in  er  eine  Rolle  gespielt  haben  mag. 
Eögressions  linguistiques  sind  hier  sehr  häufig  (vgl.  herhaticum  >  ärbädi  <:^  er- 
bddi  u.  s.w.).  Hierher  gehört  auch /che rpchia  Alpentladung,  h'iuGger  fchelpchia, 
Ann.  XXIV,  180  schelpchants.  Alysch.  Kap.  XIII  tscharpchiö.  —  Vgl.  hierzu  O.-E. 
alpager,  U.-E.  alpchar  (Pallioppi). 

Purmaint  >  pulmentum  -f-  Pur  (Bauer) ,  Ann.  XXIV,  189  pulmaints, 
Trast.  Flims  Ann.  XXIV  Chaler  da  pidment. 


über  Amter  luul  Würden  in  romanisch  Biinrlen  463 

des  14.  Jahrb.  folgendeu  Passus  „Salfai/nis  debet  omnes  amonere  sc. 
villicos  et  colonos'-'  (De  jure  vicedomini  iu  Tumelesch).  In  der  Cadi  und 
einem  Teil  der  Fo])pa  figuriert  er  in  den  Urkunden  nie  als  Feldscliütz 
und  vertritt  noch  heute  die  Stelle  eines  Gericlitsweibels;  in  einigen 
Orten  ist  er  auch  Dorfweibel,  Si<te  da  uaj'chndunca,  Sedrun).  Die  ge- 
wöhnliche Form  in  der  Cadi  ist  saltL  auch  -er. 

Als  Flurschlitz  treuen  wir  ihn  im  Lugnetz  und  Schams  sal/!'  -er 
(Sevgein),  im  0.  E.  sufer,  und  U.-E.  und  Münstertal  salter.  Der 
Trast.  Zeruez  hat  nur  einen  muntdder  [ki  mwda  —  die  Busse), 
dieser  Name  wird  im  ganzen  U.-E.  und  M.-T.  neben  cid  u.  salter  ver- 
wendet. Dem  salter  liegt  die  Bewachung  des  Feldes  und  das  Pfänden 
ob:  pendrdr,  pandr/r,  j^endru;  im  Trast.  Senl  und  andern  Urk.  j^a- 
gnarar.  Im  M.-T.,  wo  die  Infinitivendung,  aus  Analogie  zu  den  Verben 
in  ere,  immer  unbetont  ist,  haben  wir  folgende  Entwicklung  gehabt: 
pignorare'y  pägnärdr  ^*'pagndrer  ~^  pareyner\  das  e  könnte  auf  Ein- 
wirkung von  preheiidere  hiuweii-en,  doch  ist  auf  dem  ganzen  Gebiete 
nur  pigliar  vertreten  und  preliendere  hätte  prdindär  gegeben. 

In  einigen  wenigen  Gemeinden,  doch  nirgends  in  ganzen  Talschaften 
ist  S.  verschwunden.  Monti  gibt  für  Tirano  so^/^e  =  guardia  d6  boschi, 
Levantina  sautey  pignoratore,  Poschiavo  saline  im  Sinne  von  Flurschlitz. 

Als  Namen  fand  ich  ihn  in  Mohr  II,  Nr.  231  v.J.  1330:  Ulldarici 
dicti  Saltair. 

Decanus. 

Von  diesem  langobardischen  Ortvorsteher,  wie  er  im  Gesetz  des 
langobardischen  Königs  Luitprand  erscheint,  (s.  Planta  A.  R.  3 IG),  wie 
auch  vom  Decanus  als  bischöflichen  Beamten,  hat  sich  m.  W.  keine 
Spur  bis  auf  heute  erhalten.  Zur  Zeit  der  Amtb.,  also  anfangs  des 
15.  Jahrhunderts,  wird  zwischen  dem  geistlichen  Dekan  und  dem 
weltlichen  (der  gewöhnlich  als  Weibcl  erscheint)  unterschieden.  Der 
D.  kommt  besonders  im  Münstertal  und  im  Vinstgau  zur  Geltung.  Er 
ist  in  den  Ambtb.  häufig  erwähnt  für  das  M.-T.,  Untercalvcn  und  Ob- 
calveu.  „Item  es  hat  och  aiu  byschof  ob  Calvein  ain  tegan 
oder  ain  marschalck  (Amtb.  49).  Aus  dieser  Gleichstellung  (dec. 
oder  marsch.)  geht  hervor,  dass  der  dec.  schon  damals  zum  Weibel 
gesunken  war  (s.  Kap.  Marahskalk). 

Im  ursprünglichen  Sinne  von  Dorfvorsteher,  wie  er  sich  im  Gesetz 
des  Königs  Luitprand  findet,  erscheint  uns  der  üec.  im  Puschlav 
„Lan/rancus  de/  Vreshitero  decayius  de  Poscia  vio-^  (Mohr  I,  Nr.  181  A".  1213i, 
im  Bergell  ,.decanus  communis  Suhtus  Porta  (Mohr  IT,  Nr.  230  v.  J. 
1330)  und  im  Veltlin:  Quaelibet  Communitas  per  totam  vallem,  sin- 
gulis  annis,  unum  etiam  eligit,  qui  praesit.  Hos  in  tertiario  superiore 
et  medio    atque    etiam  Tilii  Decanos    vocant;    in  Inferiore  et  Comitatu 


464  G-  Pult 

Clavenae  Cotisules  dicunt  (Sprecher  280),  und  zwar  haben  die  Ort- 
schaften soviel  Decani  als  Kasten,  so  Teglio  2,  alterum  nobilium^ 
alterum  vero  plcbis ,  Ponte  3,  Exemptorum^  nobilium  et  vicinonim. 
Auch  im  Engadin  finden  wir  Spuren  von  diesem  Decanus  (Champ. 
206  nennt  die  österreichischen  Untertanen  im  U.E.  „quels  da  la  diagna 
da  la  Signuria  und  diejenigen  unter  dem  Kloster  Münster  la  diagna 
da  Müstair.  Im  Tessin  haben  wir  degagna  =  patriziato  di  frazione  di 
comunC;  doch  ist,  scheints,  dieser  Terminus  rechtshistorisch  noch  nicht 
genau  definiert  worden.  S.  auch  Archivio  glottologico  XIl,  378  u.  XIV, 
208  und  ßoll.  stör,  degani  nenioris,  deganos  campestrae,  degcnos  ecclesiae. 
—  Friaulisch  dean^  degan  Dorfbürgermeister,  tirolisch  de-,  digan,  Ber- 
gell:  dagan  usciere  di  tribunale  —  degagna  frazione  di  Villaggio  in 
piii  varietä  dell'  alta  Lombardia.  Mussafia  Beitrag  45  erwähnt  aus 
Ferrari,  origines  linguae  italicae,  Patavia  1076:  villarum  et  pa- 
gorum  magistri  decani  appellautur  ...  in  urbibus  venetae  dictionis. 
Diese  letzteren  Angaben  verdanke  ich  Herrn  Dr.  J.  Jud. 
Der  geistliche  Decanus  hatte  in  kirchenrechtlichen  und  Ehesachen 
zu  richten.  ,.Ain  byschoff  hat  och  ze  setzen  aiu  tegan  und  erzpriester 
im  Engdin  und  ist  gewonlich,  das  ain  byschoff  dem  enphilcht,  Esachen 
uss  ze  richten  und  "ch  gaistlich  gericht  in  dem  Engdin  ze  halten". 
(Ämtb.  23.)  Dieser  decanus  als  Eherichter  hat  sich  im  Volkslied  bis 
heute  erhalten: 

Alias  Agnias,  lo  ais  ün  bei  plann 

Cun  bazs  s'bauescha  lo  il  diaun, 

Lo  post  tu  da  me  at  sparaglier, 

Lo  vegnaiie  ans  separer')".  (Flugl,  Volksl.  58  aus  Pallioppi.) 

Das  bazs  (Batzen)  deutet  auf  kein  hohes  Alter  dieses  Volksliedes: 
diaun  hat  sich  also  lange  in  diesem  Sinne  erhalten.  Hier  fand  die 
gleiche  Bedeutungsverschiebung  statt,  wie  im  untereng.  als  sundders  = 
der  Ball,  und  diaun  wurde  zum  Ehegerichtstag.  Dar  lg  di  da 
Drett  da  Diaun:  dess  lg  Mrl.  cun  Cusailg  dal  Serviaint  dalla  Baselgia 
da  quel  loe  inua  lg  ier  fuos,  dar —  Trast.  8ot|t  Tasna  246  —  Den 
Tag  des  Ehegerichts  bestimmen :  es  soll  der  mastral  mit  Rat  des  Pfar- 
rers jenes  Ortes,  wo  der  Streitfall  wäre,  (ihn)  bestimmen.  —  Ibid.  lö  de 
Diaun,  f alias  de  Diaun,  Cuosts  de  Diaun,  vgl.  auch  Spr.  P.  R.  199.  — 
Wartmann  III  celler arius  sive  decanus  816,  decanus  operis  Werk- 
dekan 822. 


1)  Bei  „las  Agnas"  ist  'ne  schöne  Flur  —  Dort  nimmt  man  Eheleut'  in 
die  Kur  —  Dort  kannst  du,  Liebste,  von  mir  geh'n  —  Auf  nimmer,  nimmer 
wiederseh'n.  — Wörtlich:  Bei  ia«  ^^«a«  (zwischen  Bevers  und  Madulain),  dort  ist 
eine  schöne  Ebene  —  mit  Batzen  (Geld)  lässt  man  dort  den  Ehegerichtstag  ab- 
halten —  Dort  kannst  du  von  mir  dich  trennen  —  dort  wird  man  uns  scheiden. 


über  Ämter  und  Würden  in  loninnisch  P.iindeii  4(^t) 

Marahskalk. 

l'ber  diesen  Würdenträger  "ilbt  uns  der  Kat  Flugi  8.  37  Aufsehluss: 
Erb  Marschaik  Die  Graffcn  von  Toggenburg,  dessentwegen 
sie  Tafass.  Schanfigg  und  die  Veste  Weinegg  neben  andern 
lieben  ingeba  bt.  —  Die  Undsr.rarschaick  aber,  die  von  Marmelg, 
welcbe  dessentwegen  nnderscbidlicbc  Leben  und  von  den  Prälaten  zu 
Pfefers,  Tisentis  und  Marienberg,  von  jedem  7.u  seiner  consecration 
dass  Pferdt,  anfT  welcbem  der  Prälat  geritten-'  (erbaltcn  soll).  —  Das- 
selbe sagen  die  Äniterblicher  S.  109  über  diesen  Undermarscb.;  aber 
neben  diesem  erwähnen  sie  des  öfteren  andere  Marschälle,  deren  Amt 
schon  damals  (Anfang  des  15.  Jahrb.)  zum  Wcibelamt  gesunken  war 
(Amtb.  47)  „Item  ain  byschof  hat  och  siuen  besundrü  marschalck 
oder  waibc'l  ob  Pontalt,  der  zfi  ains  byschofs  gericht  dem  Volk 
sol  gebieten-'. 

Im  O.-E.  war  dieser  m.  schon  zu  Chanipells  Zeiten  verschwunden. 
Er  stellt  das  untereng.  Mus-chailch  dem  obereng.  mrss  gegenüber:  doch 
muss  die  Form,  die  er  S.  193  angibt  (Masc/iialecks)  auf  einen  Schreib- 
fehler des  Kopisten  oder  Druckfehler  oder  auf  eine  falsche  Lesung 
etwa  für  maschialccks  beruhen,  denn  das  ganze  U.-E.  hat  noch  heute 
masch-chailc/i^),  Zernetz  masch-schelch  =  Dorf-  und  auch  Gerichts- 
weibel.  ,/tl  mascli.  va  a  bänir'-^  —  (il  es  i  cula  banida.  Mit  einer  schweren 
Glocke  an  einem  breiten  Lederband  um  den  Hals  geht  der  heutige 
Marahskalk  von  Quartier  zu  Quartier,  schüttelt  kräftig  die  Glocke  und 
liest  darauf  feierlich  und  sehr  laut  den  Zeddel  {La  banida)  vor,  die  ge- 
wöhnlich der  Capo  ihm  eingehändigt  hat. 

Heute  schämt  sich  die  bessere  Gesellschaft  dieser  aitehrwürdigen, 
von  unsern  Vätern  verwendeten  Bezeichnung  und  wähnt  da  abge- 
droschene, nichtssagende  mesf^  entspreche  besser  ihrer  Würde.  In  den 
neueren  Statuten  findet  man  nur  diese  Bezeichnung,  docii  das  gute 
Volk  hält  noch  treu  an  seinem  alten  mas-cJiailch.  Beispiele  für  M.  als 
Geschlechtsnamen  anzuführen,  ist  ziemlich  überflüssig.  An  Mar- 
schälen  fehlt  es  nicht  in  ganz  Europa.  Auch  Mohr  zitiert  deren  mehrere, 
so  S.  291  V.  J.  1214  Heinv.  Marscalcus  de  Kallindin.  (Im  Register 
Marschelkus.) 

Weibel. 

Fast  im  ganzen  Obl.  kommt  neben  cuitg  und  sal  t«;  auch  die  Form 

ivaibdl,  uäibdl  vor.  Im  Obhst.  und  das  Albulatal  hinauf  bis  Bergün  hat 

es  die  Entwicklung  eines  germanischen  Erbwortes    durchgemacht    und 

ist  zu  ghebal,  gliSbdl  gew^^rden.    Die  Statuten  haben  r/hebel.  gobel^  (jebcll^ 


1)  Zur  Erklärung  vom  Schwund  des  r  in  niavsk.Tlk  v^l-  I'.'ul.  d.  S.  i'9  §-2')') 
und  maschloyas  (Mabloz),   l'oschla  <^  Ursula. 

RoniRiiisrUe  ForsdiuiiKen  XXXII.  OV) 


466  G.  Pult 

doch  muss  das  g  in  diesen  beiden  Formen  guttural  aufgefasst  werden, 
denn  so  wird  es  heute  ausgesprochen.  Vgl.  auch  Monti  für  das 
Bleniotali^eZ'e^sergenteditribunale  al  tenipo  che  lavalle  era  sottoi  Grigioni. 

Das  Weibelamt  dient,  wie  wir  gesehen,  als  Altersversorgung  für 
Beamte  und  hohe  Würdenträger.  Dort  suchten,  wie  wir  sahen,  die  wohl- 
verdiente Kühe  der  saltuarius,  der  comcs  vici?,  der  Consul,  decanus  und 
Marahskalk. 

Ausser  den  in  den  verschiedenen  Kapiteln  angegebeneu  Vertretern 
von  Weibel,  wie  cuitg,  salter,  vaibel,  ghebel  (Obl.)  maschailch  (U,-E,), 
niess  (O.-E.  u.  M.-T.)  und  ohne  Zweifel  früher  auch  diaun  >  decanus 
(M.-T.),  kommen  in  deutsch  Bünden  noch  piefer  (W.  u.  S.  I,  145  §26) 
und  bütherman  (W.  und  S.  I,  99  §  6)  vor,  aus  welchen  zwei  Formen 
wahrscheinlich  und  zwar  mit  späterer  volksetymologischer  Beeinflussung 
durch  deutsch  „Biedermann"  der  O.-E.  Name  Fiederman  entstanden  ist, 
welcher  es  in  Pisa  glücklich  bis  zum  vollklingenden  Pietromani  gebracht  hat. 

Andere  Dorfbeamte  und  Angestellte. 

Villicus  hat  m.  W.  keine  Spur  von  sich  hinterlassen,  dagegen  ist 
sein  Synonym  major  Maier  überall  vertreten  —  Obl.  migh'ir  s.  Huonder 
Voc.)  —  Eng.  Bifrun,  Lucas  VIII  und  Matthäus  XXI  mer  (vgl.  Wal- 
berg 182).  Die  Bedeutung  dieses  Terminus  ist  heute  Pächter  oder 
Inhaber  von  Höfen,  so  Trast.  Sent  majuor,  mer,  merr  d'Aguina 
(Uina),  da  Suort  (Ziiort).  Im  Obhst.  treffen  wir  den  major  als  Alp- 
genossen, so  G.  Arch.  Conters  Nr.  2  —  Schiedsspruch  zwischen  den 
May  er n  und  der  Gemeinde  zu  Ryamps  als  Kläger  und  der  Gemeinde 
zu  Presanz  als  Beklagte  die  alp  granda  betreffend.  Über  niajoria  vgl. 
Kap.  Vicinantia. 

Häufig  ist  in  den  Statuten  von  Bommans  da  Terza  die  Rede  in 
der  Bedeutung  von  Gemeinderäten,  d.  h.  Vertreter  der  Dorfviertel  in 
der  Nachbarschaft,  im  Gegensatz  zu  hommans  da  Comün  =  Vertreter 
der  Nachbarschaft  bei  der  Geriehtsgemeinde.  Oft  bedeutet  die  erste 
Bezeichnung  auch  nur  zugezogene  Vertreter  der  Dorfviertel  bei 
wichtigen  Beratungen.   Diese  Form  ist  im  Trast.  Schuls  besonders  häufig. 

Selbstverständlich  treffen  wir  bei  den  Nachbarschaften,  wie  bei 
den  Geriehtsgemeindeu  den  scarvoti  {Oh\.),  scrivont,  noder  (eng.),  cassier, 
bursier  —  Seckelmeister  (Obl.).  Ein  Bürser  Herrmann,  Decan  und 
Chorherr  zu  Chur  erscheint  in  Nr.  155  der  rät.  Urk.  (v.  J.  142G).  Zwar 
deutet  die  Graphic  anibürser,  doch  ist  ein  Schreibfehler  nicht  ausgeschlossen. 

Die  offiziellen  Schätzer  heissen  (eng.)  stimadars,  stimaduors  ur- 
kundl.  schmaduors^  schmuders,  siamaduors  (also  regression  linguistique); 
das  Verbum  jetzt  stimar,  und  das  Subst.  stima  heissen  urkundlich 
schmar,  aeistam,  schmadUra\  —  (obl.)  stmnadm\  stumar,  stumadirn^  stu- 
mazinn  (Dec.  I,  745). 


über  Ämter  und  Würden  in  ronumiscli  Bünden  407 

In  einigen  Statuten  kommen  besondere  Beamte  vor,  denen  das 
Eichen,  Wägen,  Messen  obliegt.  Trast.  Madulain:  psadur,  imi<iiradur 
buladur.  Im  TrastZern  besorgt  dies  der  servicder  (servus  +  ator).  Der 
Itscheder  (von  etscher  einkassieren,  s.  Einlcit.)  treibt  die  Bussen  ein 
scouder  las /alias.  Im  Trast.  8ent  und  andern  besorgt  alles  dieses  der 
eil).  Im  gleichen  Trast.  Zern.  und  Trast.  ISott  Tasna  figuriert  prnl(/iei(f 
(prud'hommes,  Schiedsgericht.  Interessant  ist  dabei  die  deutsche  Beein- 
flussung (Plur.  von  Mann  =  Leute).  Die  Obliegenheiten  der  hom- 
nians  da  chajchöl  (Käsemanuer)  des  Trast.  Madulein  festzusetzen,  ist 
nicht  leicht.  Dar  a  chajcliöl,  heute  gew.  dar  a  lall  heisst:  eine  Kuh 
oder  manchmal  auch  ein  anderes  StUck  Vieh  während  einer  bestimmten 
Zeit  einem  andern  mietweise  überlassen.  Es  seien  zum  Schluss  noch 
erwähnt  die  aijualers  des  Trast.  Öent  (Beaufsichtigung  der  Bewässe- 
rungskanäle) und  die  Männer,  die  mit  der  Aufsicht  Über  den  Ge- 
meindebackofen betraut  sind:  Chia  saia  miss  ün  llom  sura  daly 
fuorn  et  chia  el  hegia  buna  chüra  chia  lg  vcgna  saro  subitt  fatt  peun 
(dass  er  sofort  geschlossen  wird,  nachdem  das  Brot  gebacken)  Trast. 
Madulain  74. 

Die  Brunnengenossenschaftcn,  Tränken  heissen  havraduoirds  (bibere 
-1- atorius).  Jeder  Brunnen  bügl  (von  bidlirc  l\  d.  S.  17G  -  schon  im 
Test,  des  Bisch.  Tello  v.  J.  76G,  Mohr  I,  Nr.  i)  —  buliu)  hat  zwei 
capo-bügls^  welche  die  Aufsicht  darüber  haben.  Die  Brunnen  werden 
jeden  Samstag  unter  ihrer  Führung  und  Kontrolle  gereinigt. 

Von  den  Angestellten  heisst  der  Messner  Obl.  calostdr,  caliistar,  Bergün 
cälüst(ü\  Eng.  cdluöstiir,  culuöstdr-,  —  lat.  claustru  >  ca/ostra,  -vstra 
neben  calustrlu  =  Sakristei.  —  Ciistor  ist  wahrscheinlich  von  dieser 
Form  beeinflusst  worden,  Caluster  bildete  sich  nach  Analogie  der  Hand- 
vperks-  und  Berufsnamen  in  -ator.  Wir  hätten  also  custor  -f  claustrum. 
Dass  eine  Ableitung  von  claudcre  hier  mitspielt,  lässt  die  Zernetzer 
und  obereng.  Form  culuostär  Schubriegel  vermuten.  In  welchem  Ver- 
hältnis dieses  Wort  /ax  clostra,  claustru  steht,  ist  hier  nicht  der  Ort  zu 
betrachten.  Für  Nachtwächter  hat  das  Engadin  (jititäddr^  iiitddär, 
guiteddr  (wachten).  Die  Obl. -Form  ist  mir  nicht  bekannt.  Diese  Ange- 
stellten (auch  der  Pfarrer,  s.  Kap.  Titel)  wurden  vor  kurzem  noch 
mit  Naturalien  (Getreide,  Brot  etc.)  bezahlt.  -  Diese  Zahlungsart  be- 
steht noch  vielerorts  neben  der  andern.  In  Sent  werden  noch  der 
Mas-chailch  und  Ilirtc  ausser  mit  Geld  auch  mit  Brot  honoriert.  Dem 
Verfasser  ist  noch  erinnerlich,  wie  er  vor  ungefähr  25  Jahren  dem 
Pfarrer  für  seine  nma  Mengia  (Tante  Mengia)  einen  ster  sr/VV/ (Koggen ), 
oder  furmaint  gebracht  hat. 

Die  kantonale  Polizei  ist  durch  den  langegdr  (Landjäger)  ver- 
treten; im  Dorf  sollte  sie  in  den  meisten  Orten  der  mas-chailch  d.  h. 
der  Weibcl  besorgen,    doch  bis  zur  Einführung  der  Polizeistunde  hatte 


468  G-  Pult 

er  in  dieser  Beziehung  die  schönste  Sinekure  und  auch  diese  letztere 
gibt  ihm  nicht  viel  zu  tun. 

Weitere  Angestellte  sind  al  füstär  (Sent)  der  Förster,  äl  vegär 
Weger.  —  Der  Arzt  dodär  wird  meidi  geschrieben,  —  Es  sei  auch  la 
liehämma  erwähnt,  auch  und  gewählter  donna  da  pari.  In  modernen 
Statuten  werden  diese  neuen  deutschen  Lehnwörter  durch  Italianismen 
ersetzt  wie  silvicidtur,  stradirr,  weniger  gut  gewählt  ist  die  ganz  ital. 
Form  levatrice.  —  Pallioppi  zitiert  ruotter,  Wegebahner,  Bahnbrecher 
(beim  Schneebruch  über  die  Berge),  U.-E.  (Sent)far  dl  röttdti,  den  Schnee 
durchbrechen'),  Bormio  röter,  Puschlar  rqtur  chi  spala  la  neve  lungo 
la  strada.  Trotz  der  untereng.  Form  in  -en  glaube  ich,  wie  Herr 
Dr.  Jud,  der  mich  an  diese  Formen  erinnert,  dass  hier  eher  aw^ruptor 
(Pallioppi  U.Michael;  II  dialetto  di  Poschiavo)  zurückzugehen  ist, 
als  auf  eine  Ableitung  von  deutsch  Rute  =  Strasse,  Form,  die  m.  W. 
weder  im  Schweizerdeutschen,  noch  im  Tyrolerischen  vertreten  ist. 
Deutsch  Ptuter  fehlt  und  ruötta  Schneebruch  weist  deutlich  auf  rupta 
hin,    —  Es  schliesst  die  Reihe  der  pizzamort^  Totengräber, 

Der  häufigste  Sammelname  für  die  Hirten,  Hirtschaft  ist  heute 
pastriglia,  dessen  Suffix  jüngeren  Datums  zu  sein  scheint,  da-?//« 
sonst  Sglia  —  äglia  gegeben.  In  einigen  Gegenden  wird  noch  pastd- 
rStsch  aus  dem  adj.  pastoricius  (vgl.  ital.  pastorizia  und  pastoreccio) 
verwendet.  Fögl.  d'Eng.  1887  Nr.  II  pastardschs  (Sent).  In  den  Sta- 
tuten ist  diese  Form  bei  weitem  die  häufigere.  Trast.  Zernez  past 
rietsch  Ann.  XII,  74,  Trast.  Madulain  Ann.  XXI  pastiirdschs.  Im  Obl. 
bedeutet  piisiretsch,  wie  es  scheint,  die  Spesen  für  die  Hirtschaft. 
Das  Trast.  Flims  Ann.  XXIV  hat  einigemal  talgiar  pastretsch  in 
der  Bedeutung,  die  Spesen  für  die  Hirtschaft  unter  die  Alpgenossen 
verteilen.  Nach  einer  freundlichen  Angabe  des  Herrn  Dr.  Melcher 
lebt  diese  Wendung  heute  noch  im  alten  Sinne.  —  Fast  im  ganzen 
Oberland  unterscheidet  man  pctsidr  und  pastür.  Die  alte,  echt  räti- 
sche Nominativform  gilt  dem  Alphirten,  Kuhhirten,  die  zweite, 
dem  Sprechenden  vornehmer  erscheinende,  weil  den  andern  Sprachen 
näher  stehend,  dem  Dorfhirten.  Im  O.-E.  hat  Zuoz  ebenfalls 
pestär  Alphirt  und  pastiiör  Gemeindehirt,  Bergün  pasfocr.  Nur  dies- 
seits des  Albuua  kommt  die  interessante  Form  vä/chander,  va- 
fchande  vifchände ,  -e ,  er  <  vicendariu  =  Hirtenbub  zur  Aushülfe 
(S.  Ascoli,  Arch.  glott.  VII,  409).  Der  diesem  ungefähr  entsprechende 
Terminus  für  das  U.E.  ist  sudivdl  Mithirt  (Remüs).  Barblan,  Ann.  XXIV, 
276  sujaivels  aus  sequere  >  siouär  und  ibilis. 


1)  Ais  sül  cuolm  a  far  la  ruotta.  —  Er  ist  auf  dem  Pass,  den  Weg  zu 
hahtien  —  lieisst  es  in  „La  lavina"  von  A.  Bezzol;!,  dem  sc-liönsten  Gedieht, 
das  wir  vielleicht  besitzen,  An  toi.  eng'.  97. 


über  Ämter  und  Würden  iu  roiuaiiiscli  Bünden  469 

Biibulcus  (Ochscnbirt,  auch  Galtvieliliirt)  bat  gegeben:  U.-E. 
biiölchy  Süs  üduqlch,  Zcni.  und  O.-E.  vuofc/i,  vuolchar  -er,  Viebtreibeu 
Obl.  bacölc  und  bügl^).  Die  andern  Hirten  beissen  U.-E.  chavrSr,  be- 
scher' (urk.  immer  bi(sc/ier\  vad/er^  Ardez  vacler,  [idstär  d'cdp,  pastär 
dal  muäl  sütf,  Zeru.  muoier  v.  muöict  (zweij übriges  vveibl.  Rind),  O.-E. 
chavreretc.  Zuoz  bat  uocb  die  alte  Form  büs-chrr  für  Scbäfer;  —  Obl. 
rake  und  vifge^  eure,  caure,  cavre,  niirse  (Scbäfer),  stdrU,  [sterl,  -ä  = 
einjäbriges  Kind,  purige,  pnrfschr  (RäzUus);  im  Domlescbg  baben  diese 
Formen  -t-  im  Obst,  -rr,  Brigels  bat  -h-.  Vielerorts  findet  man  für  einige 
Hirlscbaftcu  pdxter  oder  pastt~r  mit  Umscbreibung.  — 

Aueb  einige  Handwerker  nmsterans  wurden  als  Dorfangestellte 
betracbtet.  Für  die  andern  war  der  Taglobn,  die  Arbeitszeit  und  alles 
durcb  die  Statuten  genau  reguliert.  Der  favär^  farPr  Scbmied  (la  fäv- 
gia  die  Scbmiede)  und  der  resgiuddr,  Säger,  wurden  von  der  Gemeinde 
gewäblt  und  mit  Naturalien  bonoriert.  Ils  Besgiddärs  dessen  gnir  sa- 
ramentads  cuu  la  Jürascbun  insembel  (sollen  gleicbzeitig  mit  der  Ge- 
meiudebörde  den  Scliwur  ablegen).  Trast.  Scbuls,  —  Ibid.  10.  Juni  1822 
Fabgiers  ß.  (>-e«sc/!S  =  rbeiniscb  Gulden)  68  gran  al  lovamaint  al  di 
dalla  finaschun  (K.  68  in  Getreide  nacb  Preisfeststellung  am  Wabltag), 
R.  12  ])er  mautegnamaints  dalla  schierpa  (zur  Erbaltung  des  Werkzeuges) 
e  R.  2  per  finascbuu  da  jodair  con  la  jürascbun  (zu  verbraucbeu  in  Ge- 
sellscbaft  der  Bebörde  bei  Gelcgenbeit  der  Wabl).  —  leb  zitiere  bier 
die  Handwe)ksnan)en  des  Trast.  Seut  Fdverg  Scbmied,  chllgier  Scbuster, 
schneder,  Zimbermon-)^  zunz  {tesser-\.^\y^.unz)\iQhQY,fuldder'*)  Walker, 

1)  Als  Zugtiere  mänädüras  (v.  munär  führen)  kannte  man  vor  kurzem  iu  der 
Regel  nur  Ochsen;  nun  sind  sie  bedeutend  seltener  geworden.  Mit  der  Zunahme 
des  Milchpreiaes  ist  der  Usus  aufgekommen,  Külie  über  Sommer  im  Dorf  zu  be- 
halten und  sie  als  Zugtiere  zu  verwenden,  auch  haben  die  Pferde  bedeutend  au 
Zahl  zugenommen.  Früher  wurden  solche  vor  allem  dazu  benutzt,  Fuhren  im 
Auftrag  der  Gemeinde /frtra«  <  vecturas,  wie  z.B.  von  Salz  aus  Hall  (oft 
Ala)  für  das  Engadiu  zu  besorgen.  In  den  Statuten  ist  von  diesen  ftiiras  oft 
die  Rede.  —  Für  die  Auswanderung  nach  und  Rückkehr  von  Italien  (Venedig 
Vnescha,  Florenz  etc.)  war  ein  regelrechter  Fuhrdienst  eingerichtet.  Die  alten 
Sentner  wissen  viel  zu  erzählen,  über  diese  fröhlichen  Fahrten  und  über  ihren 
Fuhrmann  Sär  Stevän,  der  sie  bis  nach  Florenz  in  einem  mit  Leinwand  über- 
spannten Wagen  führte  und  n)it  einer  andern  grossen  Ladung  wieder  heim- 
wärts wanderte. 

2)  Die  rora.  Form  ist  marangün  s.  Barbl.  Ann.  XXIV,  237  und  Pallioppi, 
der  auch  Flurnamen  zitiert  und  Du  Gange  marango.  Der  Schreiner  heisst  äl 
matstär,  früher  walirsch.  selbständiger  Titel  für  Kunsthandwerker,  besonders  bei 
Bauten,  Im  Raum  IV  des  Mus.  engiadinais  ist  die  Inschrift  zu  lesen  „1850  adi 
IX  Del  Mais  IJ.  Lidg  —  auaiiis  fat  fer  .  .  .  oquaista  chet^a  .  .  .  ET  Schimun 
Barata   eis  sto  El  Maister.  —  Solche  Inscluirten  sind  nicht  selten. 

3)  Vgl.  Pallioppi  fullader,  fulln;  fullun,  fitolla,  fallun  —  ebeuf.  mit 
Orts-  und  llurnamen  und  Car  igi  et /«//n/-. 


470  C4.  Pult 

tendschadur  Färber,  rnsgiädär  Säger,  nimjliner  Müller  (eiuigerorts  uucb 
Gemeindeangestellter). 

Zum  Schluss  möchte  ich  noch  einige  deutsche  Beamtenuameu  er- 
wähnen, die  ich  in  den  Regesten  des  G.  Arch.  Ilauz  (Jl  marcaii  de 
Glion,  oft  schlechterdings  il  marcau)  vorgefunden  habe.  Urk.  Nr.  26 
V.  J.  1436:  „Rud.  Huber,  Kirchherr  zu  llanz,  Vogt,  Werkmeister, 
Rat  und  Bürger  etc.  verkaufen  der  Kapelle  St.  Nikolaus  Grundstücke. 
Nr.  22  V.  J.  1433:  Ammann  zu  Ilauz,  Werkmeister,  Rat,  Hei- 
ligenmeister, Bürger  und  die  ganze  Gemeinde  zu  llanz.  — 
Werkmeister  ist  von  Chur  auf  die  Gemeinden  übergegangen,  die  auf 
städtisches  Recht  Anspruch  machten,  so  Malans  und  Maienfeld,  aber 
auch  in  Dörfern  ist  dieser  Name  zu  finden,  so  z.  B.  Flims:  Verch- 
maister  (s,  Kap.  cuvitg). 

Titel. 

Nur  den  verheirateten  paurs,  massers,  padruns  kamen  wahrschein- 
lich und  kommen  in  der  Regel  heute  noch  im  Engadin  die  Titel  senior 
und  domina  zu:  sär  \mA  donna,  c?Mo«wa-|- Vorname,  Sür  Jcichän,  dqnna 
Leta  —  donn'  Ona  da  sdr  67mm  ^)  (Sent.).  Alleinstehend  ist  Senior  zu 
segner  geworden.  Dieser  Terminus  war  die  gewöhnliche  Bezeichnung 
für  Feudalherr.  Der  Schlossherr  von  Löwenberg  zu  Schleuis  hiess 
z.  B.  (nach  einer  frdl.  Mitteilung  von  Herrn  Prof.  Tuor)  il  S^gner  du 
Chisti.  —  S.  auch  Trast.  Zern.  Ann.  XH,  1.59:  II  pra  dal  Segner  da 
Ruzön  (Räzüns).  —  Heute  haben  sich  wenige  Spuren  von  diesem  Segner 
im  Obl.  erhalten;  sonst  blieb  es  nur  in  der  Bedeutung  Gott  {il  Segner) 
auf  dem  ganzen  Gebiet  und  im  eng.  bapsegner  Grossvater,  wo  senior 
noch  älteren  Ursprungs  sein  dürfte.  — Signur  tritt  in  älteren  Urkunden 
selten  auf;  es  wird  heute  im  schriftlichen  Verkehr  und  manchmal  in 
der  gewählteren  Sprache,  selten  vor  Namen,  gewöhnlich  vor  Titeln 
Signur  Doctdr  verwendet. 

Schon  sehr  früh  wurde  der  Titel  Sär  oder  Ser  in  ganz  Bünden 
allgmein.    Die  freien  massers,  besonders  ältere  Leute  wurden  mit  diesem 


1)  Bis  vor  einigen  Generationen  kannte  man  in  der  Umgangsspraclie  keine 
Geschlechtsnanien.  Wie  fast  überall  diente  auch  hier  als  Unterscheidungsmerk- 
mal der  Name  des  Vaters,  ev.  auch  noch  des  Crossvaters  etc.  Cla  da  Peder, 
Liizza  da  Jon  da  Cla.  Dieser  Usus  ist  noch  nicht  ganz  verschwunden.  Selten 
dient  der  Weiler,  woher  einer  kommt,  oder  bei  Fremden,  sein  Geburtsland  das 
Land,  die  Stadt,  wo  einer  Geschäfte  hat,  Sär  Jon  da  FqWeL.  woraus  der  Ge- 
schlechtsname Poll  entstanden.  —  Die  Spitznamen  sind  noch  in  der  schönsten 
Blüte  und  einige  verdienten  prämiert  zu  werden.  —  Die  Oberländer  Geschlechts- 
bildiing  durch  casa^ca  ist  bekannt  Capeder,  Oamenisch,  Cathomas  etc.  — 
Das  Engadin  kennt  diese  Bildungen  nicht. 


über  Ämter  uiul  Würden  in  romanisch  l'.iinden  47  I 

uutl  mit  vus,  vo^)  (ihr)  angesprochen.  Heute  nimmt  einerseits  die  ganz 
moderne  Höfliclikeitsform  E/,  Ella,  im  Obl.,  ganz  dem  deutschen  Usus 
entsprechend,  Eis  mit  Verbum  in  der  Mehrzaiil,  überhand,  andererseits 
macht  das  Duzen  mit  den  demokratischen  Anschauungen  immer 
irrüssere  Fortsehritte.  Im  Oberhmd  wird  unter  den  Bauern  ohne  Unter- 
schied  von  jung  und  alt  in  der  Regel  nur  geduzt.  Dies  ist  wohl  der 
Hauptgrund,  warum  Ser  dort  verloren  ging. 

Dass  es  aber  früher  verwendet  wurde,  beweisen  Namen  wie  Jaco- 
bus  de  Ka  Serconzuns  und  Ca  Sarconzun  und  Ulricus  de  Ca  Sermartin 
aus  der  ersten  Hälfte  des  14.  Jahrhunderts.  Rät.  Urk.  457  und  458. 
(Geschlechtsnamen  mit  Ca  <casa  sind  spezifisch  oberländerisch,  das 
Eng.  kennt  diese  Bildung  nicht,  übrigens  war  ca  damals  sehr  wahr- 
scheinlich dort  schon  zu  cha  geworden).  —  Dieser  Titel  (wahrschein- 
lich vom  Engadin  neu  eingewandert)  ist  heute  im  Obl.  ein  Vorrecht 
der  Geistlichen  geworden.  Der  reform.  Pfarrer  wird  mit  dem  eng.  Ser 
+  Vorname  angesprochen,  der  kath.  mit  dem  oberital.  Siir.  Auch  der 
Frau  Pfarrer  kommt  z.  B.  im  reform.  Luwis  donna  -f  Vorname  zu. 

Agglutinationen  mit  sär^  donna  und  Jiin/ra  treffen  wir  in  U.-E. 
sdrbdrba  (Onkel),  domutda^  junfrdnda  (Tante).  Die  beiden  letzteren 
Formen  haben  den  Terminus  anda  aus  der  gewöhnlichen  mundart- 
lichen Sprache  von  Schuls  abwärts  verdrängt.  In  Obtasna  und  O.-E. 
kam  dem  gefährdeten  anda  der  deutsche  Terminus  zu  Hilfe  und  es 
entstand  tanta. 

Hierher  gehören  auch  Namen  wie  Särtea,  Sarött^  Särardi  etc.  (Eng.). 

In  Mohr,  Cod.  dipl.,  ist  Ser  kein  seltener  Gast.  So  in  I  Nr.  186, 
S.  264  vom  Jahre  1219  und  in  der  folgenden  Nummer  vom  Jahre  1220, 
dann  in  H,  Nr.  81  und  82  vom  Jahre  1288  und  Nr.  239  und  248. 
Neben  den  Namen  mit  Ser.  die  besonders  in  Mohr  I,  S.  187  zahlreich 
sind,  kommen  in  diesen  Urkunden  auch  solche  mit  dominus  und  andere 
ohne  Titel  vor.  Dominus  ist  auch  in  andern  früheren  und  späteren 
Urkunden  ziemlich  häufig,  so  Mohr  I,  Nr.  165  vom  Jahre  1200  und 
Wartmaun  HI,  S.  736  dominus  Cuonradus  Abbas  mouasterii  S'  Galli.  — 
Doch  kommt  Dominus  nicht  nur  geistlichen  Herren  zu,  vgl.  Mohr  1, 
S.  187  —  Ipse  vero  dominus  Artuicus  constituit  se  militem  communis 
de  Cumis.     (Es  handelt  sich  um  Hartwig  v.  Matsch.) 

Alle  hier  als  Beispiele  für  Ser  angeführten  Nummern  wurden  von 
italienisch  sprechenden  Notaren  verfasst  (aus  Morbegno,  Bellinzona, 
Bormio,  Como).  Trotzdem  glaube  ich  nicht,  dass  dies  uns  zum  Schlüsse 
berechtigt,  Ser  sei  nach  dem  13.  Jahrhundert  von  Oberitalien  in  Bünden 
eingedrungen.  Diese  Titel  konnten  den  deutschen  Notaren  der  deut- 
schen Herrschaften,  von    denen    die   meisten    bündnerischen  Urkunden 


1)  Auch  die  Eltern  bis  vor  Kurzem, 


472  G.  Pult 

herstammeD,  kaum  bekannt  sein  und  die  wenigen  Dokumente;  die  viel- 
leicht von  Rätoromanen  verfasst  sind,  wurden  in  Form  und  Titulatur 
ohne  Zweifel  von  jenen  beeiuflusst.  —  Meines  Eracbtens  war  Ser  da- 
mals wie  jetzt  der  Titel  für  jeden  verheirateten  Freien  (vgl.  Symoninus 
filius  quondam  ser  Honrici  ...  de  Misocho  und  folgende  Mohr  IT, 
S.  239),  während  dominus  ein  höherer  Titel  war. 

Vgl.  auch  Ann.  XXI,  S.  77,  mit  einer  Liste  aller  patruus  von  Ma- 
dulain  (Mitte  des  18.  Jahrb.),  aus  der  m.  E.  hervorgeht,  dass  Äer  und 
Diionna^  wie  gesagt,  nur  bei  Verheirateten  verwendet  wurden. 

Jünfra  (Jungfer)  für  Fräulein  ist  wahrscheinlich  später  eingedrungen 
—  jünfra  Mengia,  jimfra Mieria  (Emerita).  Der  Adelige,  wo  ersieh  noch 
erhalten  hat,  heisst  JunMr'^)  Noft,  Peder,  Jaronäs  (Hieron^^nius)  etc. — 
Des  Junkers  Frau  heisst  schlechthin  la  Signüra,  bei  direkter  Anrede 
Signura  +  Vorname.  Das  Oberland  und  Oberhalbstein  kennen  auch 
noch  die  kühne  Eilterstoehter,  die  liebliche  donzella;  adelige,  ledige 
Damen  heissen  dunfchialla,  dun/cJtalla,  -ella^  -da  -\-  Vorname.  —  Von 
mistral,  mdseJiäl,  maschel,  giii,  guidessa  -{-YoniRme  und  Löwr/awwa -[- Ge- 
schlechtsname, wie  von  Vabqll  C/pt,  Jachän  etc.  und  von  schuornar  -\- 
Vorname  war  schon  die  Rede. 

Ebenso  von  den  beiden  Paaren  lil  2»'esident,  präsident  und  la  ma- 
stra/essa,  dl  ravarcndä  (Pfarrer)  und  la  plavanessa,  bei  welchen  der  feine 
Sinn  des  schönen  Geschlechts  für  die  Poesie  der  heimatlichen  Tradi- 
tionen, das  erhaltende  Gemüt  des  Weibes,  das  stärker  an  die  Scholle 
hängt,  als  der  Mann  und  eine  wohl  entschuldbare  Eitelkeit  —  zwei 
alte,  schöne  Formen  zu  retten  vermochte.  Ich  will  hier  keine  allge- 
meine Betrachtungen  anstellen,  doch  wäre  es  interessant,  diese  Er- 
scheinung auch  in  andern  Idiomen  zu  verfolgen.—  D\q  donna  mastralessa 
und  donna  plavanessa  der  direkten  Anrede,  werden  in  der  indirekten 
zur  m.  resp.^j.  Notfa,  Mengia  etc.,  die  letztere  im  U.E.,  M.-T.  undO.-E. 

Das  Adjektiv  revcrendns  ist  im  Bewusstsein  djps  Sprechenden  voll- 
ständig zum  Substantiv  geworden  „«/  rdvdrendä'-^  (der  reformierte 
Pfarrer  U.-E.,  Schieins  auch  rägdrenda),  obgleich  in  der  Anwendung, 
wie  sie  vor  kurzem  noch  in  Gebrauch  war,  die  adjektivische  Funktion 
klar  vor  Augen  tritt:  al  rävurendä  sär  Michel.  Interessant  ist  hier  das 
Zusammentreffen  des  Rätischeu  mit  dem  Englischen.  Also  wieder  zwei 
parallel  entstandene  Formen,  beide,  wie  die  italienische,  m.  E.  direkt 
aus  dem  Mittellateinischeu  hervorgegangen.  Den  sdr  magisiär,  signiir 
mag.    von    heute  nannten    die  Alten    im  Engadin  dl  sonnäistar,  merk- 


1)  Kiudern  wird  scherzweise  folgender  Spruch  oder  Wortreihe  an  den 
Knöpfen  abgezählt,  inn  festzustellen,  was  sie  einst  werden,  desgleichen  tun  junge 
Mädchen,  um  den  Beruf  ihres  Zukünftigen  zu  ergründen:  „Junkäi;  Mitjunkär, 
fichnedär,  cliügdr,  Iddai;  mansner'*  (Lügner). 


über  Äintor  iiiul  WUrdcu  in  loiuaniscli  liiliiden  47^) 

Avürdigc  VerbiudiiDg  vou  Schulmaister  mit  dem  italieuischeu  Titel  sor 
(ßignori. 

Zur  interessanten  Form  (davanessa  ist  zu  erwäbnen,  duss  plebanus 
in  rrkuudeii  scbon  im  12.  Jnbrhuudert  bäufig;  vorkommt.  In  katbo- 
liseben  Gemeinden  ist  „^v/a'o?i",  jdevont"'  beute  selten;  maucbmal  bcisst 
er  scblccbtbin  ^.pfarrer'-^^  öfter  prer  und  nicbt  selten,  besonders  von 
Kindern  bäutig  angewendet  ist  die  schöne  Form  auc  seyner  (avunculus 
senior).  Plavan  wird  beute  im  Eng.  nur  in  spöttelndem  Sinne  ange- 
wendet. Das  O.-E.  bat  predichant.  Trast.  Sils  Eng.  v.  J.  1573  S.  67 
Fardiclunnif.  M.-T.  prädic/iout.  In  friiberen  Urkunden  ist  plebanus  da- 
gegen bäufig.  Trast.  Öent:  lenyia  da  plavan^,  und  „anno  1671  ..  .  tat 
ledseba  cbia  Cuvids  et  jürasebun  cbi  vengian  sean  obligs  pro  tuott  il 
fuond  dalla  PlaiJ'  da  guardar  ingio  cbi  mangla  terms  et  ils  ministers 
obligs  dad  ir  cun  eis  insembel  etmussar  ingio  manguel  ais"*)  (Trast. 
Sent).  Die  Pfründe  baben  also  lange  nacb  der  Reformation  noch 
existiert,  wie  einige  alle  Leute  mir  mitteilten,  bis  zum  vorigen  Jabr- 
hundert,  und  ibnen  verdankt  die  plamnessa  ihren  Titel,  Als  Orts-  und 
Flurname  kommt  Plaif  bäufig  vor.  —  Sent;  pra  da  la  plaif.  —  Pleif 
(Lugnez)  etc. 

Diese  Form,  die  in  katb.  Gegenden  {plef)  natürlicb  noeb  im  alten 
Sinne  angewendet  wird,  erbielt  sieb  einigerorts  auch  in  reformierten 
(Scbleins,  Manas  und  andere  Dörfer  des  U.-E.)  bis  heute  in  der  Be- 
deutung: Gesamtheit  der  von  der  Gemeinde  vergebenen  Stellen,  die 
sieb  auf  Land-  und  Hauswirtscbaft  bezieben  (cbavrer,  beseber,  buolcb, 
ealuostar,  mess,  far  giö  ils  chamins  etc.).  Diese  plaiv  wird  in  Manas 
einem  einzelnen  übergeben ,  der  mit  Hilfe  der  seinigen  alles  besorgt 
oder  einige  dieser  Verricbtuugcn.  ebenfalls  ^^/a/rs  genannt,  andern  übcr- 
lässt.  —  G.  G.  Cloetta  „Fin  alla  mort"  Ann.  XXIV,  S.  155  „surtour 
quella  plaiv'''  =  jene  Stelle  (die  des  Ziegenbirten)  übernehmen.  Vgl. 
auch  S.  155  ebenda sdfl)st. 


Ein  Wort  an  den  Leser  und  an  meine  Landsleute. 

Sammeln  soll  für  uns  Bündner  vor  allem  die  Losung  sein.  Nicbt 
dass  ich  in  den  Grabgesang  einstimmen  wollte,  den  einige  bei  jedem 
Anlass  über  unser  liebes  Idiom  antönen.  Es  blübt  jetzt  schöner  denn 
je  und  die  Grauen  haben  sich  wieder  geeinigt  unter  dem  Ahorn,  um 
ibr  teuerstes  Gut,  die  Spracbe  ihrer  Väter,    vor  Gefabren  zu  scbützen. 

1)  Beschlossen,  das  c.  und  Kat,  die  (neugewählt)  werden,  verpflichtet 
seien,  bei  alleiu  Grund  und  Boden  der  Pfründe  nachzusehen,  wo  Grenzsteine 
fehlen  und  die  Pfarrer  gehalten  werden,  mit  ihnen  zu  gehen  und  zu  zeigen,  wo 
etwas  fehlt. 


474  G.  Pult 

So  lauge  unser  Volk  dieses  Gut  höber  hält  als  den  Mammou  und  fest 
entschlossen  ist,  es  nicht  preiszugeben,  so  lange  es  nicht  Rechen  und 
Sense  aus  der  Hand  lässt,  kann  unser  „])led  chi  uondra  la  buocha" 
nicht  untergehn.  Doch  unrettbar  verloren  sind  viele  der  kostbarsten 
Schätze,  die  es  in  sich  birgt.  Mit  den  Institutionen,  Sitten  und  Bedürf- 
nissen erneuert  sich  auch  die  Sprache  und  jene  Petrefakten,  so  hell 
und  durchsichtig,  wie  unser  Bergkristall,  in  denen  sich  das  Leben  von 
Jahrhunderten  und  Jahrhunderten  widerspiegelt,  sie  verschwinden  einer 
nach  dem  andern. 

Manche  dieser  lagen  bescheiden  am  Rande  meines  einsamen  Weges 
oder  auch  etwas  weiter  weg.  Der  strenge  Kritiker  möge  mir  die 
Seitensprünge  verzeihen,  zu  denen  sie  mich  allzuoft  verleiteten  und 
nicht  alle  Schuld  auf  mein  Kerbholz  einschneiden,  wenn  ich  in  ihrer 
Betrachtung  zuweilen  mich  und  mein  Thema  vergass.  Gern  täte  ich 
hier  der  vielen  gedenken,  die  mich  verführten,  des  gottesfurchtigen  und 
biederen  AboU  Chasper  und  Deiner,  Aboll  Clotin,  der  Du,  Deinen 
Enkel  auf  den  Knien  wiegend,  ihm  zwischen  einer  Fabel  und  der  andern 
die  wunderlichen  von  Dir  erlebten  Jagdabenteuer  erzähltest  und  die 
des  Freundes  Marchett  Colani,  des  Königs  der  Bernina,  der  dem  Tiroler 
die  Pfeife  aus  dem  Munde  sehoss.  — 

Die  Alten  gaben  mir  den  Mut,  den  vielen  Hindernissen  und  Wider- 
wärtigkeiten zu  trotzen  und  verwandelten  mir  die  langwierige  Klein- 
arbeit in  einen  Genuss.  Den  Jungen  schulde  ich  selbstlose  Hilfe.  Es 
sei  diesen  letzteren  allen  hier  mein  herzlichster  Dank  ausgesprochen, 
ganz  besonders  den  Herren  Prof.  Dr.  J.  Jud,  Zürich,  Prof.  Dr.  jur. 
P.  Tuor,  Universität  Freiburg  i.  d.  Schw.  und  Dr.  Fl.  Me Icher,  Re- 
daktor des  „Dizionari  romantsch",  Chur. 

Eine  Feststellung  der  Endergebnisse  meiner  Untersuchungen,  sei 
es  in  bezug  auf  Laut-  und  Formenentwicklung,  auf  sjjrachphysio- 
logische,  psychologische,  semasiologische  Vorgänge,  sei  es  auf  die 
Entstehung  und  Evolution  von  Beamtennamen  und  Amtern,  würde  zu 
weit  fuhren,  auch  könnten  in  den  meisten  Fällen  nur  bei  Behandlung 
grösserer  Sprachgruppen  endgültige  Resultate  erzielt  werden.  Nur  eines 
möchte  ich  hervorheben:  alle  wichtigeren  Beamtennamen,  einschliess- 
lich mistral^  mit  Ausnahme  vielleicht  von  cuitg  und  fiötisär  kamen 
auch  in  andern  romanischen  Gegenden  vor.  Während  jedoch  anders- 
wo diese  Produkte  des  Feudal wesens  z.  T.  schon  früh  im  Mittelalter 
verschwanden,  hielten  sie  sich  hier  bis  heute  und  gediehen  so  gut, 
duss  sie  sich  zu  einer  unglaublich  grossen  Zahl  von  Formen  ver- 
mehrten. Auch  möchte  ich  den  Leser  daran  erinnern,  dass  aus  den 
meisten  Amterbezeichnungen  Gescblechtsnamen  und  auch  Flurnamen 
entstanden. 


über  Äiiiter  iintl  Wiinloii  in  roiiianiscli  Biiiidcii  4<r) 

Auf  alle  diese  Fornicii  und  Erscheinungeü  einzugehen,  mich  an 
eine  ersehöj)fende  Behandlung  des  Themas  heranzuwagen,  war  bei  den 
Bedingungen,  unter  welchen  ich  arbeite,  nicht  zu  denken.  Das  Wenige, 
das  ich  hier  über  die  bekanntesten  Amter  bringe,  soll  vor  allem  zu 
weiterer  Arbeit  anregen  und  dem  Kätoromauen  eine  Grundlage  geben 
zum  Sammeln  und  Forschen  auf  diesem  Gebiet.  Ergänzungen  und  Be- 
richtigungen zur  Bereicherung  der  Materialsammlungen  fttr  das  „Di- 
zionari  romantsch*  (rätor.  Idiotikon)  werden  dankbar  entgegen- 
genommen») und  einige  derselben  vielleicht  mit  Angabc  der  Quelle 
publiziert.  Die  Kechtssprache  gehört  zu  den  intercssaulesteu,  aber 
auch  am  meisten  gefährdeten  Teilen  der  „Favella  rumantscha".  — 
Lasst  mich  nicht  mit  leeren  Händen. 


1)  Bitte  solche  in  rom.  oder  anderer  Sprache    unter    meinem  Ntunen  nach 
St.  Gallen  zu  versenden. 


Verzeichnis  der  wichtigsten  Abliürzungen. 

Amtb.,  Zwei  sogenannte  Ämterbücher  des  Bistums  Ciiur  aus  dem  Anfany  des 
15.  Jahrb.  .Jahresbericht  der  Ilist.  ant.  Ges.  von  Graubünden  XXVII,  1897.  — 
A.  und  Ann.:  Annalas  della  Societad  Retoromantscha.  —  Arch.  glott.:  Archivio 
glottologico  italiano.  —  Antol.  eng.:  La  Musa  Ladina,  Antologia  da  la  poesia 
engiadinaisa  moderna,  tras  Peider  Lansel  Samaden,  Eng.  Press  Co.,  1910.  — 
Arch.  f.  Volksk. :  Schweizer.  Archiv  für  Volkskunde.  —  B.  G.:  Die  Bündner 
Geschichte  in  11  Vorträgen,  Chur,  Manatschal-Ebner  ^  Co  1902.  —  Boll.  stör.: 
BoUettino  storico  della  Svizzera  ituliana.  —  Candrian,  Der  Dialekt  von 
Bivio-Stalla,  1900.  —  Champ. :  Champell,  Raetiae  alp.  topogr.  descriptio. 
Quellen  zur  Schweiz.  Geschichte  VII.  1884.  --  Chron.  Rhet. :  Chronica  Khetica 
da  Nott  da  Porta  V.  D.  M.,  Scliuls  1742.  —  Dec.:  Docurtins,  Rätoromanische 
Chrestomathie.  —  Foffa,  Das  bündn.  Münstorthal,  18G4.  —  Gärtner,  Raetor. 
Grammatik,  1.^80.  —  G.  Arch.:  Gemeinde- Archiv.  —  Grimm,  Deutsche  Rechts- 
altertUmer,  1899.  —  Hertter,  Die  Podestäliteratur  Italiens  im  12.  und  13.  Jahr- 
hundert von  Dr.  phil.  Fr.  Hertter,  Leipzig,  B.  E.  Teubner  1910.  —  HIst.  ant.  Gr.: 
Jahresberichte  der  historisch  antiq.  Gesellschaft  von  Graubünden.  —  Huonder. 
Voc.:  Huonder,  Vocalismus  der  Mundart  von  Disentis.  Romanische  Forschungen 
XI.  —  Juv. :  v.  .luvalt,  Forschungen  im  curischen  Rätien,  1871.  —  Kanzlakt: 
Kanzleiakten  der  Regentschaft  des  Bist.  Chur,  1499 — 1500.  Hist.  ant.  Gr. 
XXXVIII.  —  Kat.  Flugi:  Katalog  des  Bischofs  Flugi.  Hist.  ant.  Gr.  XXL  — 
Luzi,  Lautlehre  der  surselv.  Dialekte.  —  v.  Maurer,  Einleitung  zur  Geschichte 
der  Mark-,  Hof-,  Dorf-  und  Stadtverfassnng,  1854.  —  Meuli :  Die  Entstehung  der 
autonomen  (iemeinden  im  Oberengadin.  Mist.  ant.  Gr.  XXXI.  —  Mohr.  Codex 
Diplomaticus  raeticus.  —  Pari.  d.  S. :  Pult,  Lc  Parier  de  Sent,  1897.  —  PI.  A.  R.: 
Planta,  C.  von,  Das  alte  Rätien,  1872.  —  PI.  H.:  Planta,  C.  von.  Die  currät. 
Herrschaften,    1881.     —     Rät.  Urk.:    IL  Wartmann,    rätische  Urkunden  aus  dem 


476 


G.  Pult 


Centralarehiv  des  fürstlichen  Hauses  Thurn  und  Taxis.  —  Quellen  z.  schw.  Ge- 
schichte X,  1891.  —  Spr.  P.  R.:  Sprecher,  Pallas  Raetica,  1617.  —  Trast.  und 
Tr.  =  Trastüts  (Statuten  für  alle  Stat.  u.  Gesetze,  ob  sie  Tschantamaints,  Led- 
schas,  Statuts,  Trastüts  oder  wie  immer  heissen  mögen.  Es  folgt  gewöhnlich 
die  Angabe  der  Ortschaft,  für  die  sie  gelten-,  die  meisten  sind  in  den  betr. 
Archiven  zu  finden).  —  Trast.  Eng.  sur:  Statuts  etc.  organics,  adminlstrativs, 
poliziels  et  economics  del  Circul  d'Engiadina  sur  1866  (gedruckt  ohne  Ang.  des 
Verl.).  —  Tuor,  Fr.  v.  L,  Die  Freien  von  Laax,  1903.  —  Tuor:  Co  dertgavan 
nos  babuns  sur  malfatgs,  Ischi  IX.  —  Walberg,  Saggio  suUa  fonetica  del  Pariare 
di  Celcrina-Cresta.  Acta  Universitatis  Lundensis.  N.  S.  I,  Lund  1907.  —  Wart- 
mann, St.  Gailer  Urkuiidenbuch.  —  W.  u.  S.:  Wagner  und  Salis,  Rechtsquellen 
von  Graubünden,  Separatabdruck  aus  der  Zeitschr.  für  Schweiz.  Recht, 
]3d.  XXV— XXVIII,  1887.  —  Z.  f.  rom.  Phil.,  Zeitschrift  für  rom.  Philologie.  — 
Obl.:  Oberland.  —  O.-E.:  Ober-Engadin.  —  U.-E.:  Unter-Engadin.  —  Obhst:  Ober- 
halbstein. —  M.-T.:  Münstertal. 


Alphabetisches  Verzeichnis  der   behaiidelten   und    einiger 
zitierter  Formen. 

Kursiv.    Ämter,    Titel,    Berufs-    und    Amternamen ;     gesperrt:    Orts-,    Flur-, 

Quartier-,  Personennamen.  Die  Zahlen  geben  die  Seite  an-,  n.  =  Note,  Anmerkung. 

Da  die  mundartlichen  Varianten  gewöhnlich  im  Text  neben  einander  angegeben 

sind,  werden  hier  nur  einzelne  angeführt. 


aholt  408,  444  n.  472 

accia  424,  425,  444  n. 

advocatus  4:01^..  456  ff'. 

advugad  402,  456 

aeistam  466 

ägen  391 

agös  399 

agnal  399 

agualer  467 

aidsiverer  406,  458 

ainger  467 

alba,  l'a.  i  la  s-charbunüda 

412  n. 
ami  412  u. 

Amman  897,  398,  402 
Amtsstatthalter  401 
anda  471 
anflar  407 

AmcoU  da  civil  408 
Anthön  412  n. 
ärbchian  462 
archas  420 
ardüär  390  n. 
aredfcbär  391 
aridfchaduors  436 


armaint  425 
Armenwesen   444 
arumagnar  436 
aschantamaint  416 
aföl  421 
auc  segner  472 
au raines  452 
aurenzoles  453 
aurera  vollere  391 
ävat  396  n.  393 
avuä  456 
avugau  402,  456 
äyän  391 

b 
bachetta,     batgetta,     bit- 

getta  414,  n. 
Bachettari  414 
baderlar  414  n. 
bain  426 
banderal  417 
banida  413,  460 
bapsegner  470 
Bargia  420 
basbrin  412  n. 
basbr^tt  412  n. 
bavarellas448 


bavolc  469 
bavraduoira  467 
bavun  438 
Becheranipt  397 
Beitag  417,  437 
bescher  469 
Bianchi  e  Neri  412  n. 
Bisatz  412  n. 
boier  415 

b'oni  viri  396  n.  2 
bpnn  413 

Bouorand  412  n. 
Brancan  412n. 
Bsatzig  409  , 
buäl,  pl.  buös  399 
bugl  469 
bügl  467 
Büglsuot  424 
buladiir  466 
buölch  421,  469 
Burggraf  402,  405 
burgheis  423 
Burgvogt  402,  405 
bursier  410,  466 
Bürser  466  n. 
büscher  469 


Über  Ämter  und  Würden  in  roin.-miscli  Bünden 


4^ 


Cadruvi  3i^»l 

caluster,  caluoster  40(5 

L'amerampt  397 

Cancellariiis  vaUis  ."fiä  n., 
403  n. 

Caneparo  410 

Cantaduors  442 

cantiinßr  42ü 

Canzler  307 

capita neus  min isten'aliv 
397,  398 

copo  443,  44") 

cajio  comune  443 

Caput  454 

capo  zedla  431 

Ca  Sarconzu  n   171 

Ca  Sermartin  471 

Cassier  4Gt) 

Castaldn  400 

eatdr  407 

call  417,  454 

cau  cafa  427,  454 

call  derfdiüder  401 

Cau  de  vige  453 

cau  Ugia^Ql 

cauvitg  444 

C a u  m  n  d  a  j)  1  a  i  d  s  414  n. 

CavaUier  405 

centena  395,  n, 

Cliade  394 

Clialanda  iMogia  44(5 

Chalanda  Mars  447 

Chalend'Avrigl  447 

(.'hanäs  399 

chandun  452 

chantun  425,  42G 

chantuncr  426 

chapitani  417 

chafada  426 

cliarlQm  415 

chiattar;  -er  407 

chiavrer  469 

cheu,  clio  417 

cheu  d'alp  461 

cheu  d'comün  441 

chilger,  chalger  469 

chörl  415 

Chios  dd  Comun  453 

cibaria  415  n.  2 

clavau,  clavö  391  n.  2 

Comes  396  n.  4 

Comissariat  405 

Commissarioi^)\ 

Comüatus  396  n.  4 

Comoen  grand  394,  409 

Coraün  -a,  394,  423 

Corallnilvol  434 

Consul  395  n.  2,  430.   446 


Contadü,  -ino  396   n.  4 
C'onveutus  luagnus  394 
Convicus  covicun  428  ft'. 
Costa  412  n. 
ciiadiscli  420  n. 
cuäg  393,  428  tr. 
culaditsclia  420  n. 
cuk'gna  426  n. 
culuostär  466 
Ciiraeing  394,  407  n. 
rumin394n.,  409,  422,423 
Cuoira     (Quartierii.    b. 

Iiemiis)  420  n. 
cupetz  451 
eure  469 
Cui'eisma  415 
CuriaJes  395 
furlus  415 
curtaana  450 
Ciirtiu  420,  454 
C  u  r  t  i  n  a  g  I  i  a  s  420 
cufdrin  412  n. 
cuvianza,  cuvidanza  429 
cuvi;ir  429 
cm>  pit sehen  441 

(t 

da  dudäsch  (ils)  432 
darchn-  406  n. 
dartgira  394,  406  n.,  410 
decanus  463 
defensores  395 
del  ses  (ils)  432 
derfchäder  406 
derfchär  406,  410 
dertgira  410 

„     „     uausclia  415 
diaun  4G3,  4(;4 
Dicnstleiite  397 
dieta  417,  437 
discnorrer,  discurir  414  n. 
döctar  470 
dominus  471 
donna  470 
donända  471 
dgnna  da  pari  468 
Dorfvogt  428 

dr;)cliüra  394,  406  n.,    HO 
dryttiir  406  n. 
drettüra  394,  410 

y,     V      da     saungli,     da 

pagiamaint,      da     nialo 

tici  410. 
duinperar4l4  u. 
dunfchella,  -iälla  472 
düritsc'h  420  n. 
Dux  Jiactiarum  395. 

e 

embonida  413 
emparad;).  empai-ar414  n. 


entprcm  gerau  442 
erpcliian  462 
esattore  396 
etscliär  396 
exereiei  da  gnerra  439 

f 

falkner  397 

fain.-lglia,   fameglia.  fanii- 

glia  392  n..  393 
Famalg  da  Plaza  405 
fdvar  469 
fendri  417 
finalcliiin  469 
Folter  415 
Forstampt  397 
Forstmaister  397 
fradglianza  393  n. 
Fremdenkontrolle  438 
friunt,  freont  412  n. 
ftiira  469  n. 
fuaditsch  420  n. 
fuläder  469 
fnlaster  423 
fumuglia  392 
fuorcha  415 
füstär  468 

gastaldo  400  n. 
geciuge  390 
geraii  406,  458 
Gericht  410 
giroo  406,  407  n. 
ghehel  465 
giüdisch  408,  409 
giuvnils  399 
gliius  459 

Glockenläuten  434  n. 
gotfr  457 

Grenzumziige  435 
guia  403,  456,  472 
guidessa  403,  457,  472 
guituder  467 
gürädcr,  güraduors  407 
gustaldius  400  n. 
guvernatur,     quhernadur 
404,  405. 


Ilaubtmann,   Hatintherren 

402 
Hauptmann  auf  Fürst en- 

hurg  405 
hebamma  468 
Heiligemneister  470 
hof  420 
hofmaistcr  397 


478 


G.  Pult 


hommans   dalg    aschanta- 

maint  432 
homviäns  da  chafchöl  467 
hommans    da   Cnmi'ni   394 

11.,  466 
Jiom  da  Dietta  417 
Jiommans  da  Terza  466 
liom  sura  dalg  fuorn  467 
hunnnens     deimtös     dalg 

aestim  432 

i,  j,  y  :=kon80uauti8ches  i, 

in  der  Schrift  j 
jager  maister  397 
jer  449,  464 
impe  391 
impestiaunt  434 
imsüradur  466 
intradiae  459 
yo  da  pär  vi  424 
yo  di  pe  d'vi  424 
yondfchär  421 
■itscheder  431 
yüdisch  408,  409 
yuf  421 
yünfra  470 
junfranda471 
jurator,  juratus  406 
jiirader  408,  458 

k 

Kantuns  425 
Kelleramx>t  397 
Kirchenwesen  439 
Kirchherr  470 
Kundschafter  415 
Kuchimaister  397 


landamma  400  ff.,  403 
landammano  401  n. 
landrechter  —  richter  400, 

417 
Landschreiber  401,  417 
Landsgemeinde  409 
Landsprachen  410 
Landweibel  401,  417 
lange gär  467 
Launade  452 
liug  ordinari  413 
Lunibardia  (Italien)  442 
Lunat  453 
luamaint  436  n.  2 
luguar  436 
httinent,  lätinent  405,  446 

ni 

maer  part  409 
magister  398  n.  2,   472 


maicr  397 

Maji  Campus 447 

uiailintcra  392  n. 

Maüterlessa  398 

maister  469  n.  2 

malsuter,  -a,  392  n. 

manadüra  469  n. 

manaistra  398 

Manaistra  (Peder)  398 

manetscha  391 

mansionarius  427  n. 

mansuarius  427  n. 

Mansus,  mansio  427  n, 

maiuiais-chs  459 

marangün  469  n.  2 

Marchä  395  n. 

Älarckstallamjit  397 

Maria,  Mairia  426 

Markgenossenschaft  395  n. 

marmäglia  393  n. 

Marscalcus     de     Kal- 
lin d  i  n  4o5 

Marschalk  397,  465  ff. 

masarius  427  n.  2 

mas  chailch,  -?Zc/i  465,467 

viäschäl,  mäschel  399,  472 

maschnäda  393  n.,  427 

niaschnar427 

maschner a  427 

mafchnn  427  n.  3 

massarius,  masser,  -a  427 

masterans  466 

masträl,    -el  397  ff.,    405, 
429,432,  436, 460  ff-.,  472. 

M astral  (Hans)  399 

Mastralessa  399,  472 

mastralia  400,  409 

mastraus  399 

mastrma  398 

Maströs  399 

masüras  462 

mattinädas  450  n. 

meine  herren  408 

mer  426,  466 

m'eria  etc.  426 

mess  da  coinün  417 

messingurs  408 

michaunza,    migionza  411 
n.  3 

migiur  466 

milites  396 
minister  397,  398 

ministerialis  397,  398,  402 

ministrale39S, ^00,  40,  403 

ministrare  398 

mistral,  -essa,  -la  s.  nia- 

Mistral  da  marcau  444 

mistralie  (franz.)  400 

Monte  vi  gese  424 

Mosca  412  n. 


muäglia  392  n. 
mugliner  469 
muntäder  463 
Muntanen,    Müntinen 

425 
mimtQgnas  425 
muoier  469 
muostra439 

mus-chan  (plan)412n. 
mussadur  408,  410 
murütsch  420  n. 


narramainta  392  n. 
noder  nuder  410,  466 
nuegl,  nuigl  421 
nurse  469 


Oherlceü  401 
officiales  395  n.  2 
noda  446 
ovais-ch  396  n.  5 


patrun  428 

pajarias  458 

paich,  paig  416 

pagnarär  463 

pan  (d')  pQsta  (pam  pcjsta) 

426 
pärderfchär  406  n. 
paregner  463 
Partog  (Hans) 399 
paschantäder  462 
pästär,  pastür  468,  469 
pastretsch,  pasturetsch  430, 

468 
pastriglia  468 
paur,  pur  428 
päväl,  pavlär  421 
pendrar  463 
p  erder t  406  n. 
perdetga,  perdütta  390 
Pero  412  n. 
Pfleger  405 
Piederman,       Pietro- 

m  a  n  i  466 
piz  növ390,  391 
placitum  410  u. 
plaid  413  n.  4 
plaiv  472 

plavan,  -essa  399,  472,  473 
platz  454 

plebs,  pleff  426,  472 
pled  413  n.  4 
plidar  414  n. 
plidäder  414  n. 
plimaun  409 
podestä  392,  403  u. 


I 


über  Ämter  und  Wüi-flcn  in  romanisch  Bünden 


479 


Podestary  404 
PQrchamainta  392  n. 
p(?3ta  426 

prabchiaa,  prachias  417 
Pinepositus  403  n. 
Praeaes  392,  396 
Piasidentia     dels    Syndi- 

catuors  404 
piedichaiit  472 
prevost,  Pevost  403  n. 
President  399,'  472,  -d'risch- 

nauncn  443 
Pioveidgericht  406 
Providn  406 
prulgicut  467 
psadur  466 
Pult  412  n. 
punts  e  pytacs  410 
piumaint,  piilmaint  462 
l)urt(;e  469 

q 

quärta,  quartäl  425 
quatrivium,quatroviam  391 


ragiirtiida,  ravarendä  399, 

472' 
liatsboten  417 
recht  finden  407 
rector  389,  395  n.  2 
redj'chamaint  395,  396 
redfchar,  retschär  395 
resgiädar  469 
i?/cÄ7e;-  406 
roda,  llood  431 
Komedi  397  n. 
ruötter  468 

Sala  420,  454 
Salina,  Saglina  420 
S  a  1 1  a  i  r  4tj3 
sahn-  462  ff. 
salvar  409  n.,  410 
Sdr  470  ff. 
saramaint  411 
Sarardi  471 
Sarbarba  471 
Sarott  471 
Sartea  471 
Scabini  406 

Scannavicum  424  ' 

Scarvün  410,  466 
schäiver  415,  447  i 

schantamaint  416  j 

s-chavitscha  420  n.  | 

Scheck  412  n.  ! 

fchelpchia,lcherpchia462n.  i 
Schenk  397  ! 

s-cliierpa  469 


8-chiersa  469 

S  c  ii  i  g  1  i  .1  n  a ,  s  o  h  i  1 1  an  a 

420  n. 
schlatta,  schlattrgua  412  n. 
Schmidampt  397 
schnber  397,  410 
Schüler  zu  Parys  405 
schuoriuir  407,  472 
8-chü(a  414,  448 
scouder  466 
scrtvan,  -out  410,  466 
sctilcr  da  Milan  404 
ScuUntia,  -ms  395  n.,  396, 

397 
Seckclnieikter  410,  417 
segner  418,  470 
Sevipe rillten  396 
Send-,  Sandboten  417 
Ser  470  ff. 
Servieder  466 
Servitur  da  Palatg  404 
sgiarvitsch  420  n. 
8.  h.  (salv  honur)  434  n. 
Siben  mann  432 
Signur,  -1a.  -ädi  418,  470 
Sillas  420  u. 
Sils  Maria  426 
Silvicultur  396 
sindicatur  405 
sindnianiis,  -liUen  396 
Sippe  412  n. 
Slahta  412 n. 
Societads  de    matts   413, 

415,  450  n. 
S  o  m  V  i  h  424 
Som  la  Proz  424  n.  2 
Sonvico  424  n.  2 
Sonvillier  424  n.  2 
Sombeval  424  n.  2 
Stab  414 
8taladisch  420  n. 
stariv  469 
8tarteet  406  n. 
staiio  posita  426 
Statthalter  405 
Statut  416 
steldötand  401 
stiprndi  da  Milan  405 
stgiCä  414 

Stuhemvischerampt  397 
sudäda  397 
sü  da  VI  424 
sü  da  pär  vi  424 
Sulära,  -Qm  426 
Sumvitg  424 
S  u  p  p  a  n  i  n  a  420 
siir  com  im  443,  446 
8Ü  som  vi  424 
.^utcr  462  ff. 


suvrin  412  n. 
Syndicatiirla  404 

t 

tablä  t.ilvü  3'.)1  n.  2 

Tablat  391  n.  2 

tabulatnm  391  n.  2 

talgiar  pustretscb  462,  368 

tanta  471 

tavelar  414  n. 

tearra  394,  395 

tendfchäder  470 

teritsch  420  n. 

terra  394,  395,  406  n. 

terrör  423 

tcrza,  terzäl  399,  425 

tyssav  469 

tosra,  Tesser  440  n.  4 

tgierl  415 

Tierz  410 

Toncartampt  ,397 

Trabla  413  n. 

tramailgs  435 

Trastüt  416 

trcr  a  vlchins  434 

trovaduors,  trueder,  trua- 

dnors  407 
truar,  truvamea  406,  407 
tschavöra  415  n.  2 
tscheiver  415 
tsclientada  409,  416 
tschentament  416 
tiirhiteter  397 

n 

liäibdl  465 

Uclaun  425 

uestg  396 

^igau  456  ff". 

ui,  uigl  421 

unfaunt  della  tiarra  423 

Urtcilßnder  407 

utezzas  450 

uvais-ch  396 

V 

vadlerA69 

vafchin,  valclugn  421,423, 

426 
vafchiuadi  423 
vaschella  436 
vassellari  461 
vasorum  magintri  461 
vefjfir  468 
Vi  424 
Vicar  404 

Vicedominns  397,  405 
vicinantia,   vic-inoa,     vici- 

nitaa  421  ff. 
V  i  c  0 ,  V  i  c  o  s  0  p  r  a  11  o  424 
Vigo  424 


G.  Pult 


vih  423 

villiciisA54:,  466 
Villicus  (Jacob)  454 
vifchander  468 
vifchnaunca  408 

„        „        da     Caloncla 

Mars  421,  447 
ViscJiof  402 
vitg-  423  fr. 
vitge  469 
Vü'dim,  Visthnm  397,  405 


Vogit  403 

Vogt  397,  401  ff.,  456  ff. 

vfchin  423 

vschDauncha421 

viisch  426,  438,  439 

w 

Weihel  465 
Werlcmeister  430 
Wngau  (Hans)  402 
Wy  quelle  424 


zappaditsch  420  n. 
zcdla  431  n.  6 

Zeuge  390 
ZimbennoH  469 
Zollerampt  497 
Z  0  p  p  a  n  a  i  n  a  420 
zum  469 
Zusatz  407 


Inhalt. 

Seite 

Einleitung 389 

I.  Die  Gerichtsgemeinde 394 

Einiges  über  die  ältesten  Ämter ."95 

Dienstleute 396 

Die  Leiter  der  Gerichte 397 

Mistral 398 

Landamraa 400 

Advocatus 401 

Podesta 403 

Pfleger 405 

Vizdum 405 

Die  Richter 40G 

Juratus-Jurator 406 

Engadiner  Troubadours 407 

Abolt 408 

Messignurs 408 

Giüdisch 408 

La  Mastralia 409 

Das  Gericht 410 

Der  Stab 414 

S-cliüsa 414 

Tgierl  und  Dramen 415 

Tschantamaints 416 

Gerichtssprache 51G 

Militärisches  .     .  „ 416 

Einiges  über  die  Ämter  der  drei  Bünde 417 

II.  Die  Nachbarschaft 418 

Vicinantia 421 

Cuitg 428 

Aktuelles  über"  Cuitg 442 

Die  Wahlen 446 

Sprichwörtliche  Formeln 450 

Etymologisches 450 

guTa 456 

Jürädar,  gerau 458 

Der  Mastral  als  Dorfbeamter 460 

Cau  tegia,  cheu  d'alp 461 

Saltarius 462 

Decanus 463 

Marahskalk 465 

Weibel 465 

Andere  Dorfbeamte  und  Angestellte 466 

Titel       470 

Ein  Wort  an  den  Leser  und  an  meine  Landsleute 473 

Verzeichnis  der  wichtigsten  Abkürzungen    .     .     .     .     , 475 

Alphabetisches  Verzeichnis  der  behandelten  und  einiger  zit.  Formen   .  476 


Das  altfranzösische  Eustachiuslebeu  (L'Estoire 
d'Eustachius) 

der  Pariser  Haiuli^clirit't  Nat.-Bibl.  fr.  i:-)74. 

Von 

Andreas  C.  Ott. 


Vorwort. 

Antoine  Thomas  verdanke  ich  es,  mich  auf  das  vorliegeude  Eusta- 
chiusleben  aufmerksam  gemacht  zu  haben. 

Im  Verlauf  des  Materialsammelns  fasste  ich  den  Entschluss,  das 
Sujet  zu  erweitern  und  eine  Gesamtstudie  über  den  Eu!>tachiu8stoft"  in 
der  altfranzösischen  Literatur  der  Textausgabe  der  Pariser  Hs.  B.  N. 
fr.  1374  mitzugeben.  Da  erhielt  ich,  infolge  meines  von  der  verehr- 
lichen Redaktion  des  „Literaturblatts  für  germanische  und  romanische 
Philologie"  gütigst  aufgenommenen  Communique's  (Bd.  XX K  [1909], 
Sp.  390)  einen  Brief  des  Herrn  Mag.  phil.  Holger  Petersen  aus  Hel- 
singfors^  dass  er  seit  Jahren  an  einer  Gesamtstudie  und  -ausgäbe  des 
altfranzösischeu  Eustachiusstoffes  arbeite,  und  sie  auch  in  den  „Neuphilo- 
logischen Mitteilungen"  1907,  Nr.  5/G,  angekündigt  habe. 

Wenn  ich  nun  auch  aus  einer  Voranzeige  in  einer  weniger  beachteten 
Fachzeitschrift —  zu  Herbst,  1909  war  in  Paris  an  zuständigerstelle  von 
Petersens  Ankündigung  nichts  bekannt  —  kein  Recht  auf  eine  Priorität 
anzuerkennen  vermag,  habe  ich  doch,  zumal  es  sich  um  eine  Doktor- 
dissertation handelte,  dem  Wunsche  Petersens  folgend  auf  die  all- 
gemeine Studie  über  den  Stoff  und  auf  die,  wenn  auch  noch  nicht  an- 
gekündigte, so  doch  beabsichtigte  Ausgabe  anderer  metrischer 
Eustachiusversionen  verzichtet. 

Zu  besonderem  Danke  bin  ich  Herrn  Prof.  Angelo  Monteverdi  in 
Cremona  verpflichtet,  der,  als  die  Brera-Bibliutliek  die  leihweise  Über- 
lassung der  Hs.  Morbio  12  an  die  hiesige  Laudesbibliothek  ablehnte, 
die  Güte  halte,  mir  seine  Abschrift  des  darin  befindlichen  altvenezia- 
nischen Eustachiuslebens  zu  übersenden. 

Stuttgart,  im  März  1912. 

Andreas  C  Ott. 

Romanische  Forschungen  XXXII.  31 


482  Andreas  C.  Ott 

T.  Die  Handschrift. 

Das  vorliegende  Eustachiusleben  ist,  soweit  bis  jetzt  bekannt,  nur 
in  einer  Handschrift  erhalten,  der  jetzigen  Pariser  Hs.  Bibl.  Nat.  ms. 
fr.  1374.  Diese  Sammelhandsehrift,  Nr.  3031  der  Bibliothek  Colberts, 
dessen  Wappen  sie  vorn  und  hinten  auf  dem  Einbanddeckel  trägt, 
dann  Nr.  7498'  bei  dem  Übergänge  in  die  Bibliotheque  Royale,  gehört 
dem  Ende  des  13.  Jahrhunderts  an^j.  Pergament,  Höhe  250  mm, 
Breite  170  mm.  Es  ist  ein  klein-in  folio,  mit  183  Blatt,  die  Seite  zwei- 
spaltig geschrieben,  zu  je  38  Zeilen  die  Spalte-),  ausser  f°  65  r*^  u.  v** 
mit  37  und  f"  73  r"  mit  39  Zeilen. 

Der  Schreiber  ist  Südfranzose,  hat  manches  nicht  verstanden  und 
ist  überdies  nachlässig  und  flüchtig'). 

Der  hier  veröffentlichte  Text,  ausser  welchem  die  Sammelhand- 
schrift noch  sechs  Texte  enthält,  rangiert  an  dritter  Stelle.  Ihm  gehen 
voran:  „Le  Roman  de  Parise  la  Duchece",  „Le  Roman  de  Cliges":  ihm 
folgen :  „Le  Roman  de  Vespasien,  alias  de  la  Prise  de  Jerusalem" ;  „Le 
Roman  de  Girard  de  Vieune";  „Le  Roman  de  la  Violette-';  Le  „Roman 
de  Philippe  de  Macedoine,  alias  de  Florimont"  *).  Nähere  Beschreibung  der 
Hs.,  mit  den  fol.-Augaben  etc.,  der  verschiedenen  Texte,  bei  Francisque 
Michel,  „Roman  de  la  Violette,  ou  de  Görard  de  Nevers,  en  vers,  du 
XIIl^  siecle,   par  Gibert  de  Montreuil",    Paris  1834,  Ixiv  und  334  S. 

Unser  Text  geht  von  f  65,  recto,  1.  Spalte,  bis  f^  75,  recto, 
2.  Spalte,  1.  Zeile.  Von  späterer  Hand  steht  f**  65,  recto,  über  beiden 
Spalten  geschrieben:  „Le  Roman  dePlacidas".  Den  von  mir  gewählten 
Titel  „L'Estoire  d'Eustachius"  entnehme  ich  dem  Explicit,  v.  1570. 

Eine  bei  der  einzigen  und  lückenhaften  Hs.  nützliche  Unterstützung 
bei  der  Herrstellung  des  Textes  bietet  die  vom  Venezianer  Franceschino 


1)  Während  Paul  Meyer  „Notiees  et  Extraits"  XXXIV,  Je  partie,  S.  225, 
sehreibt  „executö  dans  le  midi  de  la  France  k  la  tin  du  Xll!«  sifecle,  geht 
Foersters  Aneicht,  gr.  Cligfes  (Halle  a.  S.  1884),  S.  XXVII,  dahin,  die  Hs.  B.  N. 
fr.  1374  gehöre  dem  Anfang  des  13.  Jahrhunderts  au.  —  Auf  meine  schrift- 
liche Anfrage  wurde  mir  von  Herrn  Geheimrat  Foerster  diese  seine  Ansicht,  als 
auf  paläographischen  Gründen  beruhend,  gütigst  bestätigt.  —  Prof.  E.  Berger- 
Chantilly,  mein  früherer  Lehrer  an  der  Ecole  des  Chartes,  schreibt  mir,  die 
Schrift  hätte,  besonders  in  den  grossen  Anfangsbuchstaben,  den  Charakter  der 
dem  Anfang  oder  der  ersten  Hälfte  des  13.  Jahrh.  eigentümlichen  Züge.  In- 
dessen seien  sie  auch  dem  Ende  des  13.  Jahrh.  nicht  unbekannt.  Aus  sprach- 
lichen Gründen  (s.  S.  515—6)  glaube  ich  das  Ende  des  13.  Jahrh.  annehmen  zu 
sollen. 

2)  Was  unsern  Text  anbetrifft. 

3)  Vgl.  Foerster,  1.  c,  p.  XXVII. 

4)  Ich  führe  die  Titel  nach  Francisque  Michel  (siehe  folgende  Zeilen  des 
Textes)  an. 


Das  alttranzösisclie  Eustachiusleben  483 

Grioni  im  Jahre  1321  verfasste  „Legenda  de  santo  Stady",  die  in  der 
Hs.  Morbio  12  der  Breru-Bibliothek  zu  Mailand  erhalten  ist').  Wenn 
auch  der  mehr  als  dreimal  so  grosse  Umfang  des  venezianischen 
Textes  —  4828  paarweise  gereimte  Neimsilbner  —  viele  Erweiterungen 
gegenüber  den  1048  französischen  Versen  bedingt,  dürfte  doch  der 
Umstand,  dass  Grioni  häufig  wörtlich  übersetzt,  von  Bedeutung  sein. 

la.  Die  Behandlung  des  Textes. 

Wiewohl  ich  den  Text  der  Überlieferung  möglichst  genau  wieder- 
zugeben bestrebt  war,  hielt  ich  es  doch  für  richtiger,  die  wohl  zweifellos 
dem  südfranzösischen  Kopisten  angehörenden  einzel-  und  mehrlaut- 
lichen Erscheinungen  und  ganzen  "Wörter  an  den  Fuss  des  Textes  zu 
verweisen. 

Was  der  oder  die  nordfranzösischen  Schreiber  im  Versinnern  und 
auch  im  Reim  Eigenes  beigesteuert  haben  mögen,  habe  ich  belassen, 
auch  wenn  dadurch  im  Keime  einer  Strophe  Formen  sich  folgen,  die 
in  dieser  Gestalt  nicht  reimen  können.  Darin  also  gehe  ich  noch  weiter 
als  Friedvvagner,  Yengeance  Raguidel,  S.  XXIV. 

Bei  Eigennamen  und  wenn  es  die  Interpunktion  verlangte,  habe 
ich  grosse  Anfangsbuchstaben  gesetzt.  V  und  u,  j  und  i  sind  geschieden, 
Apostroph,  Akut  auf  betontem  Schluss-e,  Trema  zur  Angabe,  dass 
zwei  einander  folgende  Vokale  keinen  Diphthongen  bilden,  und  zur  Hiatus- 
angabe,  sind  in  der  heute  meist  üblichen  Weise  verwendet.  Vom 
Schreiber  ausgelassene  oder  zu  viel  gesetzte  Buchstaben  habe  ich  ein- 
gesetzt resp.  ausgeschaltet,  worüber  die  Varia  lectio  Auskunft  gibt. 
Klammern  (eckige  und  runde)  habe  ich  nur  bei  ganzen  Wörtern  gesetzt. 
(Vgl.  dagegen  Friedwaguer,  V.  R.,  S.  XXV.) 

Die  Abkürzungen  und  Siegel  habe  ich  aufgelöst  und  durch  Kursiv- 
druck bezeichnet.  Auch  in  der  Varia  lectio  löse  ich  dieselben  meist  auf. 

Einfachere  Textverbesserungen  sind  in  den  Text  aufgenommen, 
andere  in  den  Anmerkungen  vorgebracht.  Immer  aber  ist  die  Lesart 
der  Hs.  unter  dem  Text  angegeben. 

Ein  Sternchen  vor  einem  Vers  weist  auf  eine  Anmerkung  hin. 

II.  Die  Quellen. 

Wie  es  Vers  25  anzudeuten  scheint,  ist  unser  Eustachiusleben  nicht 
ein  von  seinem  Dichter  erfundenes  Werk,  sondern  eine  freie  Umdich- 
tung  der  anonymen  lateinischen  Eustachiusleben,  die  in  den  Acta 
Sanctorum,    Septembris  Tomus    Sextus   (Die   Vigesima  Sep- 


1)  Vgl.  Angelo  Monteverdi  in  „Studi  Medievali"  III,  fasc.  III  (Tiuiu  II'IO), 

31  * 


484  Andreas  C.  Ott 

tembris),  S.  123—35%  und  in  der  Bibliotlieca  Casinensis,  III, 
Floril.,  S.  351—4'),  Aufnahme  gefunden  haben. 

Im  Gegensatz  zu  Monteverdi  (1.  c.  p.  431)  glaube  ich  annehmen 
zu  müssen,  dass  unser  Dichter  vielleicht  nicht  nur  den  Text  der  A.  A. 
S.  S.,  sondern  auch  die  viel  kürzere  Passio,  wie  sie  in  der  Bibl. 
Casin.  Ell,  Floril.;  S.  351—4,  abgedruckt  ist,  gekannt  hat.  Aller- 
dings sind  es  nur  einige  wenige  Stellen,  wo  zwischen  Estoire  und 
Passio,  im  Gegensatz  zur  Vita,  eine  Konkordanz  sich  ergibt  (siehe 
im  folgenden);  trotzdem  ist  es  wohl  besser,  darin  keinen  Zufall  zu 
erblicken. 

Aus  dem  Folgenden  (S.  486  ff.)  geht  hervor,  dass  der  Dichter  sich 
viel  mehr  an  den  ungleich  reichhaltigeren  Text  der  A.  A.  S.  S.  ge- 
halten hat. 

Zur  bessern  Veranschaulichung  drucke  ich,  nach  dem  altfranzösi- 
schen Text,  die  lateinische  Vita  der  Bollandisten  in  extenso,  jedoch 
ohne  die  Anmerkungen,  ab.  Was  von  letzteren  für  unsere  Ausgabe  von 
Belang  ist,  wird  in  den  Anmerkungen  zum  altfranzösischen  Text  ver- 
wertet.  —    Ebenso  auch   die  Passio  der  Bibl.  Casin. 

III.  Der  Verfasser  und  sein  Verhältnis  zu  seinen  Quellen. 

Die  „Estoire  d'Eustachius"  der  Pariser  Hs.  Bibl.  Nat.  1374  ist 
anonym,  sei  es,  dass  der  Dichter  sich  nicht  genannt,  sei  es,  dass  ein 
Kopist  seinen  Namen  weggelassen  hat'). 

Mit  einiger  Wahrscheinlichkeit  wird  man  auch  für  dieses  Heiligen- 
leben annehmen  dürfen,  dass  ihr  Verfasser  der  Kirche  angehörte*). 

Er  hat  wohl  direkt  nach  dem  Lateinischen,  nicht  nach  einer  fran- 
zösischen Übersetzung  gearbeitet.  Seine  ganze  Dichtung  ist  von  frommen 

1)  Antverpiae  1757. 

2)  Ex  Typographia  Casinensi  1877. 

3)  Zu  diesen  Ausführungen  siehe  P.M.  (PanlMeyei)  «Histoire  litteraire  de 
i;i  France",  XXXIII,  S.  328— 458  „Legendes  bngiographiques  cn  frangiiis".  Darin 
S.  328—78  „I.  Legendes  en  vers",  und  8.  378—458  „IL  Legendes  en  piose". 
Siehe  besonders  S.  328—36-,  für  die  Eustachiuslegenden  in  Versen  S.  348—9, 
für  die  Prosaversionen  S.381— 5,  410  (Nr.  24),  414  (Nr.  48),  442  (Nr.  25),  447—8. 
—  Siehe  ferner  Romania  XXXVI  (1907),  S.  12—28. 

Ulysse  Chevalier  verzeichnet  die  Eustachiusliteratur  in  seinem  „Röpertoire 
des  sources  historiques  du  moyen-äge.  ßio-bibliographie.  Nouvelle  Edition". 
Paris,    Janvierl905,  Bd.  I,  A— I,  S.  1422. 

Die  neueste  Arbeit  über  die  Eustachiuslegende  lieferte  Angelo  Monteverdi 
in  den  „Studi  Medievali",  Bd.  III:  fasc.  2  (1909),  S.  169-224  „La  leggenda  di 
S.  Eustachio";  fasc.  3  (1910),  S.  392-498  „I  testi  della  leggenda  di  S.  Eustachio". 
Vom  Eustachiusleben  der  Pariser  Hs.  B.  N.  fr.  1374  spricht  Monteverdi  S.  430— 7. 

4)  Vgl.  Paul  Meyer,  1.  c,  p.  330.  —  An  mehreren  Stellen  unseres  Textes 
(V.  3-4,  7  88.,  209-10,  1363,  1474—6,  1531,  1535- -6)  finden  sich  Anspielungen 
auf  die  Bibel,  die  in  den  lateinischen  Quellen  sich  nicht  vorfinden.  —  Vgl.  ferner 
Anm.  zu  V.  305—6. 


Das  altfranzösische  Eustachiuslebeii  485 

Mahnworten  erfüllt.  Für  ihn  dürfte  nicht  so  selir  der  abenteuerliche 
Zug  der  Erzählung  ausschlaggebend  gewesen  sein,  sondern  die  Tat- 
sache, dass  Eustachius  als  Nothelfer  fUr  die  Gläubigen  ganz  besondere 
Bedeutung  haben  musste. 

Weniger  für  Leser  als  für  Hörer  dürfte  unser  Dichter  geschrieben 
haben»).  Und  zwar  vielleicht  weniger  für  geistliche  als  für  weltliche 
Hörer*).  Darauf  scheint  mancher  Zug  unserer  Dichtung  hinzuweisen, 
der  an  die  Chansons  de  geste  erinnert.  So  ist  an  Stelle  mancher 
geographischer  Angabe  des  lateinischen  Textes  eine  Anzahl  der  zum 
epischen  Grundstock  gehörigen  Namen  getreten').  Die  Gottheiten  sind 
Apolin  und  Noiron*).  Am  Anfang  einer  neuen  Stroj)he  wird  bisweilen 
das  eben  Gesagte  mit  den  gleichen  oder  ähnlichen  Worten  wiederholt, 
was  an  die  bekannte  Erscheinung  der  Laissendichtung  erinnert'). 

Allerdings  muss  dahingestellt  bleiben,  ob  der  Dichter  diese  epi- 
schen Züge  unbewusst.  infolge  seiner  Vertrautheit  mit  den  Chansons 
de  geste,  eingeflochten,  oder  ob  er  seinem  Werke  absichtlich  diese 
Gestaltung  gegeben  hat,  um  bei  der  Volksmenge,  wenn  ein  Jongleur 
es  rezitieren  würde,  mehr  Anklang  zu  finden.  — 

Meistens  ist  bei  den  altfranzösischen  Dichtern  von  Heiligenleben 
nach  lateinischen  Quellen  ihr  Verhältnis  zu  ihrer  lateinischen  Vorlage 
folgendes'): 

Die  meist  kurzen  und  oft  trockenen  Angaben  des  Originals,  das 
z.  B.  meist  keine  längereu  Reden  kennt,  werden  in  mancherlei  Weise 
ausgeführt  und  ausgeschmückt.  Längere  Ortsschilderungen,  Monologe, 
Dialoge  treten  hinzu.  Bisweilen  gehen  die  Dichter  auch  weiter  und 
erfinden  neue  Handlungen  und  Situationen. 

Unser  Dichter  gehört  in  dieser  Hinsicht  zu  denen,  welche  das 
erstere  in  reichlichem  Masse  tun,  letzteres  aber  so  ziemlieh  lassen.   Er 


1)  Strophe  1,  7,  8,  9,  33,  38  u.  8.  w.  —  Indessen  muss  bemerkt  werden, 
dass  solche  Ausdrücke  in  altfranzösischeu  Werken  oft  auch  clichehaft  gebraucht 
werdeu, 

2)  Vgl.  Paul  Meyer,  Eist.  Litt.  XXXIII,  S.  330,  das  lateinische  Zitat  aus 
einer  Verordnung  des  Papstes  Alexander  HJ.;  ferner  ib.  p.  334,   und  Anm.  2. 

3)  V.  87—8,  B29— 32,  818—20,  881—2,  913. 

4)  V.  1282,  1371.—  Vgl.  hierzu,  sowie  zu  Anm.  3  Ernest  Langlois  „Table 
des  uonis  propres  de  toutc  nature  compris  dans  les  Chansons  de  geste  imprimöes". 
Paris  1904. 

.5)  Str.  14;  V.  26.')  (zu  V.  264);  V.  408-9;  V.  415  zu  V.  417;  468  zu  469; 
672—4;  Str.  202—3  (V.  1-3);  V.  876  zu  877;  Str.  227-8;  Str.  251-2;  272-3; 
V.  1123  zu  112.5;  1187  zu  89;  1.344  zu  1347;  1472  zu  1473. 

6)  Vgl.  Gaston  Paris  et  Alphonse  Bob  „I.a  Vie  de  Saint  rJilles  par  Guil- 
laume  de  Berneville.  Po6me  du  XI I«  sifecle  publi6  d'apres  le  manuscrit  unique 
de  Florence",  Paris  1881  (Sociöte  des  ancieus  textes  fraugais),  S.  XXXVII. 


48G  Andreas  C.  Ott 

legt  keinen  Beweis  ab  von  grosser  Phantasie:  seine  Sehilderungsgabc 
ist  eine  bescheidene.  Da  wo  z.  B.  ein  Normanne,  wenn  es  sich  um 
die  See  und  die  Schiffahrt  handelt,  die  Gelegenheit  sich  nicht  ent- 
gehen lässt,  die  damaligen  Einrichtungen  auszumalen,  gleitet  er  rasch 
darüber  hinweg.  Ist  die  Rede  von  einer  Schlacht,  so  begnügt  er  sich 
mit  einigen  Gemeinplätzen  aus  der  Rüstkammer  der  Chansons  de  geste. 
—  In  diesem  enggezogenen  Rahmen  aber  bewegt  sich  unser  Dichter 
nicht  ohne  Geschick. 

Im  folgenden  sollen  die  Hauptuuterschiede  zwischen  der  lateini- 
schen Vita,  der  lateinischen  Passio,  und  der  Estoire  d'Eustachius 
(Auslassungen,  Zusätze,  sonstige  Unterschiede)  Erwähnung  finden: 

An  Stelle  des  griechischen  Prologs  (A.A.  S.S.,  1.  c,  p.  123),  der 
nach  Angabe  der  Bollandisten  in  allen  lateinischen  Hss.  fehlt  (1.  c, 
p.  107,  §  5).  treten  24  Verse  mit  religiösen  Ermahnungen,  die  im 
Mittelalter  bei  ähnlichen  Werken  übliche  Einleitung. 

V.  92—108  schildern  ausführlich  des  Placidas  Jagdfreuden  (A.  A. 
S.  S.  S.  124,  und  Passio  S.  351,  1.  Sp.,  ein  Satz).  —  V.  109-188 
(Placidas'  Rückkehr  von  der  Jagd;  freundlicher  Empfang  von  selten 
seiner  Frau  und  Kinder;  Schilderung  der  Kinder,  der  reichen  Tafel, 
des  enthaltsamen,  keuschen  Büsserlebens  der  Ehegatten;  Rat  an  die 
Christen,  diese  zwei  Heiden  zum  Vorbild  zu  nehmen ;  Zorn  des  Teufels 
darob,  sein'Versuch,  sie  zu  verleiten)  fehlen  im  Lateinischen.  —  Ebenso 
V.  193—208  (Placidas'  Beliebtheit,  seine  Machtstellung;  Wunsch  des 
Dichters,  sein  Vorhaben  gut  zu  Ende  zu  führen).  —  V.  229— 40  (Schil- 
derung einer  Sitte  der  versammelten  Hirsche;  für  den  Christen  daraus 
zu  ziehende  Konsequenz)  fehlen  in  der  Vita  (1.  c.  p.  124,  §  3)  und  in 
der  Passio  (1.  c.  S.  351,  1.  Spalte).  -  Vita  (1.  c.  p.  124,  Schluss 
§  3)  Erwähnung  von  Balaams  Eselin  und  dem  Bilde  Christi  zwischen 
den  Stangen  des  Hirsches,  fehlt  in  der  Passio  und  der  Estoire.  — 
Vita  (1.  c.  p.  124—5,  §  4)  fällt  Placidas  nach  der  ersten  Rede  Christi 
ohnmächtig  nieder.  Wieder[zu  sich  gekommen,  fragt  er,  wer  gesprochen 
habe.  Neue,  längere  Rede  Christi,  neuer  Sturz  des  Placidas.  Aufforde- 
rung Christi  an  ihn,  sich  in  Rom  taufen  zu  lassen.  —  Ib.  p.  125,  §  5, 
Frage  des  Placidas,  ob  er  es  seiner  Frau  und  seinen  Kindern  sagen 
soll  und  sie  auch  der  Taufe  teilhaftig  werden  sollen.  Bejahende  Ant- 
wort Christi  und  Aufforderung,  sich  nach  vollzogener  Taufe  wieder  an 
der  gleichen  Stelle  einzufinden,  um  über  die  Zukunft  Aufschluss  zu 
empfangen.  —  In  der  Passio  (1.  c.  p.  351,  Sp.  2)  fehlt  die  Aufforde- 
rung, sich  nach  der  Taufe  wieder  einzufinden.  —  In  der  Estoire 
(V.  278—96)  ist  die  erste  Rede  Christi  kurz.  Sie  enthält  den  Tadel 
wegen  der  Verfolgung  des  Hirsches,  die  Nennung  Christi,  die  Auffor- 
derung an  Placidas,  sich  und  seine  Familie  taufen  zu  lassen  und  nach- 
her an  die  gleiche  Stelle  zurückzukehren.  Keine  Ohnmacht,  kein  Sturz 


Das  altfranzösische  Eustaclüusleben  487 

des  Placidaß.  Die'zweite,  dritte  und  vierte  Rede  Christi  fehlen.  —Vita, 
1.  e,,  p.  125,  §  5.  Wie  Placidas  seiner  Frau  von  seiner  Vision  erzählt, 
sagt  sie  ihm,  die  gleiche  Stimme,  mit  der  Aufforderung  zur  Taufe,  in 
der  vergangenen  Nacht  gehört  zu  haben.  Sic  will  gleich  in  der  Nacht 
aufbrechen.  Sie  brechen  auf.  -  Ahnlich  Passio,  S.  351,  Sp.  2.  — 
Die  Estoire  (V.  297—303)  sagt  nichts  von  der  Vision  von  Placidas 
Gattin.  —  Den  religiösen  Unterricht  in  Koni  (Vita,  S.  125)  erwähnt  die 
Estoire  nicht,  ebensowenig  wie  die  Rede  des  Johannes  an  die  Täuf- 
linge.— Die  zwei  Reden'Ohristi  in  der  Vita  (1.  c.  p.  126,  §  7—8)  sind 
im  altfranz()sisohen  Text  zu  einer  inhaltlich  sehr  davon  verschiedenen 
verschmolzen  (V.  3"^3— 80).  —  Placidas  Antwort  (Vita,  §  8,  Anfang) 
auf  die  erste  Frage,  welche  Antwort  nicht  gerade  grosse  Begeisterung 
für  die  bevorstehende  Prüfung  beweist,  fehlt,  ebenso  wie  in  der  Passio 
(S.  352,  Sp.  1).  —  In  der  Vita  (§  8,  S.  126)  sterben  Gesinde  und 
Vieh  des  Placidas  an  Seuchen.  Er  entfernt  sich  mit  seiner  Familie  an 
einen  entlegenen  Ort.  Diebe  stehlen  alle  ihre  Übrige  Habe.  Als  dann 
anlässlich  eines  Sieges  über  die  Perser  ein  Fest  gefeiert  wird,  ver- 
missen Kaiser  und  Volk  schmerzlich  den  Placidas  und  sind  voller  Be- 
stürzung über  seine  gleichzeitige  Verarmung  und  sein  Verschwinden. 
Des  Placidas  Frau  aber  fordert  ihren  Mann  auf,  weil  sie  nunmehr  zum 
Gegenstand  der  Verachtung  geworden  seien,  sich  mit  den  Kindern  zu 
entfernen.  Sie  brechen  nach  Ägypten  auf.  —  In  der  Estoire  dagegen 
werden  Placidas  die  Pferde  und  die  ganze  bewegliehe  Habe  gestohlen, 
seine  Diener  verlassen  ihn,  ebenso  wie  seine  Ritter.  Der  Kaiser  und 
seine  Freunde  fassen  Hass  auf  ihn.  Da  wähnt  er,  seine  Stellung  nicht 
mehr  ehrenvoll  bekleiden  zu  können  und  verschwindet  des  Nachts  mit 
Weib  und  Kindern  (V.  391— 400).  —  Auch  die  Passio  (S.  352,  Sp.  1) 
kennt  nur  das  zweite,  definitive  Weggehen  von  Placidas  mit  Weib  und 
Kindern.  —  Von  den  Strophen  106  (Klagen  und  Hunger  der  Kinder) 
und  108 — 10  (der  Teufel  versucht  Placidas)  steht  in  den  lateinischen 
Texten  nichts.  —  Die  Strophen  120—2  (Placidas  klagt  zu  Gott)  fehlen 
in  der  Vita.  Die  Passio  gibt  S.  352,  Sp.  1  eine  kurze  Klage  des 
Placidas,  die  eiuigermassen  Str.  120  entspricht.  —  Sofort  nach  der 
Schilderung  von  der  Befreiung  der  Kinder  erzählt  die  Vita  (tj  11, 
S,  129)  von  ihrer  Erziehung  durch  die  Hirten  und  Bauern.  —  Ähnlich 
Passio,  S.  352,  Sp.  2.  —  Die  lange  Klage  des  Placidas  (Vita,  §  11, 
S.  127—8;  Passio,  S.  352,  Sp.  2)  sind  inhaltlich  zum  Teil  in  den 
Str.  125—7  wiedergegeben.  Das  auf  Hiob  Bezügliche  fehlt.  —  Die 
Reden  der  Hirten  und  Bauern  an  die  zwei  Söhne  des  Placidas  (Str.  131 
bis  35)  fehlen  in  den  zwei  lateinischen  Texten.  —  Strophe  135  (weiteres 
Schicksal  der  Theophite)  steht^  aber  andern  Inhalts,  anfangs  Kap.  II 
der  Vita  (S.  130);  Strophe  136  (weiteres  Schicksal  des  Placidas)  Ende 
Kap.  I.  —  Ähnliche  Anordnung  in  Passio,  S.  352,  Sp.  2.  —  Strophe  137 


488  Andreas  C.  Ott 

bis  47  (Placidas'  mühseliges  Lebe« ;  seine  Klage  zu  Gott  und  seinen 
Kindern  über  seine  Frau  und  seine  Kinder)  fehlen  gänzlich  in  den 
zwei  lateinischen  Texten.  —  Vita  (S.  130),  Einfall  der  Feinde  des 
Kaisers,  Klage  desselben  über  Placidas'  Verschwinden,  Sammeln  eines 
Heeres,  Nachfrage  nach  Placidas  und  Auftrag  an  alle  Soldaten,  überall 
nach  Placidas  zu  suchen,  fehlt  an  dieser  Stelle  in  der  Estoire.  In 
Strophe  157 — 63  erzählen  es  dann  zum  grössten  Teil  die  zwei  ausge- 
sandten Römer,  nur  dass  sie  im  altfranzösischen  Text  allein  aus- 
gesandt sind,  wie  in  der  Passio  (S.  352,  Sp.  2— S.  353.  Sp.  1).  Da- 
durch gestaltet  sich  das  Wiederfinden  zum  Wunder.  —  In  Strophe  161 
vergisst  der  Dichter,  dass  er  früher  (Str.  99—100)  erzählt  hat,  alle 
hätten  sich  von  Placidas  abgewendet.  —  Vita  (§  13,  S.  130  unten  bis 
S.  131  oben):  Bitte  des  Placidas  au  Christus,  und  Antwort  einer  himm- 
lischen Stimme,  fehlen  hier  in  der  Estoire  (vgl.  St.  184 — 93)  und  in 
der  Passio.  —  Placidas  Bi1te  an  seinen  Hausherrn  (Str.  150 — 1)  über- 
setzt den  Anfang  von  §  14  der  Vita.  In  der  Passio  fehlt  dies  gänz- 
lich. —  Vita  (§  14,  Anfang,  S.  131):  Placidas  Rührung  und  Weinen, 
fehlt  in  der  Passio  (S.  353,  Sp.  1)  und  in  der  Estoire,  die  dafür 
die  Schilderung  seiner  Bemühung  um  seine  Gäste  (Str.  165—7)  aus- 
malt. —  Estoire,  Str.  172 — 7  (lange  Rede  der  Suchenden),  fehlt  in 
den  lateinischen  Texten.  —  Vita,  §  15,  Anfang,  S.  131  unten  (Pla- 
cidas' Mitteilung  an  die  zwei  Römer  über  seine  Visionen  und  seine 
Taufe)  fehlt  in  der  Passio  und  der  Estoire.  —  Estoire,  Str.  184 
bis  93  (Placidas'  Bitte  an  Gott,  ob  er  mit  den  Suchenden  nach  Rom 
zurückkehren  soll,  fehlt  an  dieser  Stelle  in  Vita,  §14,  Schluss.  Ebenso 
in  der  Passio,  S.  353,  Sp.  1.  Vgl.  zu  Vita  §13,  Schluss. —Estoire, 
Str.  201—3  (Placidas'  Versuchung  durch  den  Teufel)  fehlt  in  den  latei- 
nischen Texten.  —  Estoire,  Str.  205-13  (Unterwerfung  von  Süd- 
italien, Schilderung  der  Auflehnung  der  Griechen,  Rede  des  Kaisers  an 
Placidas)  fehlen  in  der  Vita,  S.  132  oben,  und  in  der  Passio,  S.  353, 
Sp.  1.  —  Estoire,  Str.  218,  stossen  des  Placidas  Söhne  freiwillig 
zum  Heere.  Die  Vita  (S.  132,  ob.  Hälfte)  lässt  sie  gezwungen  kommen. 
—  Estoire,  Str.  219—28  (Kämpfe  vor  Brindisi,  Schilderung  der  auf 
ihre  Befreiung  bezüglichen  Malereien  auf  den  Schilden  der  zwei  Jüng- 
linge) fehlen  im  Lateinischen.  —  Vita,  §  16,  Anfang,  S.  132:  Befreiung 
eines  Landes  von  den  Barbaren;  Überschreiten  des  Hvdaspis,  Unter- 
werfung der  Barbaren,  Verheerung  ihres  Landes.  —  Die  Passio  spricht 
vom  Überschreiten  der  Donau  und  von  Placidas  Ankunft  in  der  Stadt, 
wo  seine  Frau  Theopiste  sich  befindet.  —  An  Stelle  davon  kurze  Er- 
wähnung, in  der  Estoire  (Str.  229—30)  von  der  Unterwerfung  der 
Griechen.  —  In  der  Vita,  §  16,  2.  Hälfte,  S.  132,  erzählen  sich  die 
zwei  Söhne  des  Placidas,  wobei  Theopiste  zuhört,  von  ihren  Erinne- 
rungen, und  erkennen  sich  daran  als  Brüder.    Theopiste  ist  darob  sehr 


Das  altfranzösische  Eaetachiuslcbcn  489 

gerührt  und  hegt  die  Vernnitung,  es  seien  ihre  Söhne.  —  Tn  der  Passio 
(S.  353,  Sp.  1—2)  treten  die  zwei  Brüder  in  den  Garten  derTheopiste, 
was  in  der  Estoire  Str.  232—3  erzählt  ist.  —  Auch  in  der  Passio 
erkennen  sich  die  Brüder  und  Theopiste  hegt  die  gleiche  Vermutung 
(S.  333,  Sp.  2).  —  In  der  Estoire  (Str.  233— 4)  lachen  sie  zusammen 
über  ihre  Befreiung  von  den  wilden  Tieren,  erkennen  sich  aber  nicht. 
Theopiste  bekommt  ob  diesen  Keden  Sehnsucht  nach  der  Heimat.  — 
Strophe  238—42  (Klagen  der  Theopiste)  fehlen  in  der  Vitn  und  in 
der  Passio.  —  Vita,  §  17,  Schluss  und  §  18.  Anfang,  erkennt  Theo- 
piste ihren  Mann,  sagt  es  ihm,  erzählt  von  ihrem  gemeinsamen  Schick- 
sal (Taufe,  Flucht,  Trennung),  worauf  er  sie  erkennt.  —  Auch  in  der 
Passio  (S.  353,  Sp.  2)  erkennt  Theopiste  zuerst  ihren  Mann.  —  In 
der  Estoire  (Str.  244—70)  erkennt  Placidas  seine  Frau  infolge  ihres 
Bittgesuches,  will  sie  aber  auf  ihre  Treue  auf  die  Probe  stellen:  sie 
lehnt  seine  Anträge  ab,  worauf  er  sieh  zu  erkennen  gibt.  Sie  erkennt 
ihn  dann  an  einer  Kopfwunde.  —  Gegenüber  der  weitläufigen  Schilde- 
rung der  Estoire  (Str.  277—83)  von  der  Entführung  der  zwei  Kinder 
gibt  die  Vita,  §  18,  gegen  den  Schluss,  S.  133,  nur  eine  ganz  kurze 
Erwähnung.  —  Ebenso  die  Passio,  S.  353,  Sp.  2,  unten.  —  In  der 
Vita  (§  19,  S.  133,  unten)  ist  die  Erzählung  der  zwei  Jünglinge 
(Estoire,  Str.  294—303)  in  wenigen  Worten  abgetan.  —  Ebenso  in 
der  Passio,  S.  354,  Sp.  1,  oben.  —  Strophe  298-300  der  Estoire 
(Lob  der  Bauern)  fehlt  in  den  lateinischen  Texten  —  Die  Erwähnung 
der  Vita  (§  19,  gegen  den  Schluss,  S.  134)  und  der  Passio  (S.  354, 
Sp.  1)  vom  Tode  Trajans  und  von  der  Thronbesteigung  Iladrians,  fehlt 
in  der  Estoire.  —  Estoire,  Str.  311—1.")  (Trauer  des  Teufels;  im 
Traum  erweckt  er  beim  Kaiser  den  Verdacht,  Placidas  wolle  ihn  um- 
bringen), fehlt  in  den  zwei  lateinischen  Texten.  —  Estoire,  Str.  316 
bis  19  (Ankunft  von  Placidas  Boten  beim  Kaiser;  ihre  Rede)  fehlen 
im  Lateinischen.  —  Vita  (§  19,  gegen  den  Schluss,  S.  134)  findet  am 
Abend  von  Placidas'  Rückkehr  ein  Festmahl,  am  folgenden  Tag  der 
Gang  zum  Tempel  statt."—  In  der  Estoire  (Str.  321— 2)  ist  das  Fest- 
mahl nicht  erwähnt,  sondern  der  Kaiser  geht  direkt  vom  Hafen  zum 
Tempel.  —  Ebenso  in  der  Passio,  S.  354,  Sp.  1.  —  Strophe  324—7 
der  Estoire  gibt  die  vier  ersten  erzählenden  Zeilen  von  §  20,  p.  134 
der  Vita  wieder.  —  Estoire,  Str.  3.32—35  (des  Kaisers  Gottheiten 
sollten  nur  kommen:  doch  seien  es  ja  bloss  leblose  Gebilde  von  Gold 
und  Silber,  die  weder  Gehör  noch  Sprache  besässen  und  die  Placidas 
am  liebsten  verkaufen  würde),  Str.  338—50  (Gefängnis;  Versuchung 
durch  den  Teufel),  fehlen  in  der  Vita  und  in  der  Passio.  —  Stroi)he 
351—69  (Placidas'  Trostrede  an  seine  Söhne;  Worte  des  Kaisers  an 
Placidas,  um  ihn  zur  Umkehr  zu  bewegen;  Placidas  Antwort)  fehlen 
im  Lateinischen.  —    Strophe  374—381,    1.  Hälfte   (der  Löwe    verzehrt 


490  Andreas  C.  Ott 

die  Knechte;  Murren  der  Menge  gegen  den  Kaiser;  ihre  Aufforderung 
an  Trajan,  sein  ungerechtes  Urteil  nicht  vollstrecken  zu  lassen ;  Antwort 
des  Kaisers  hierauf)  fehlen  im  Lateinischen.  —  In  der  Vita  (§  20, 
Ende,  und  §  21,  Anfang,  S.  134)  richten  die  Heiligen  im  ehernen  Stier 
zuerst  ihr  Gebet  zu  Gott;  darauf  folgt  die  zusagende  Antwort  einer 
Stimme  vom  Himmel.  Die  Heiligen  singen  dann  ihren  Hymnus  und 
sterben.  —  Ähnlich  Passio,  S  354,  Sp.  1—2.  —  In  der  Estoire  ist 
die  Reihenfolge  ungeschickt  geändert;  zuerst  singen  die  Heiligen  ihren 
Hymnus  (Str.  382—3.  1.  Hälfte),  dann  kommen  die  Zeichen,  die  bei 
Christi  Tod  erschienen  (Str.  383,  2.  Hälfte,  bis  385),  hierauf  richten  die 
Heiligen  ihr  Gebet  an  Gott  (Str.  386—9  [wird  nur  erzählt]),  sodann 
sterben  sie  (Str.  390,  1.  Hälfte).  —  Zum  Schluss  das  übliche  Explicit. 
—  Von  der  wunderbaren  Erhaltung  der  Körper  der  Heiligen,  sowie 
von  ihrer  Beisetzung  (Vita,  §  22,  S.  135,  und  Passio,  S.  354,  Sp.  2) 
spricht  unser  Text  nicht.  Viele  lateinische  Hss.  der  Vita  bringen  diesen 
Schlussabschnitt  nicht. 

Aus  diesem  Vergleich  ersehen  wir,  dass  der  altfranzösische  Dichter 
vieles  kürzt,  vieles  ausführt,  aber  selten  neue  Situationen  schafft.  Die 
Hauptänderung,  die  er  vorgenommen  hat,  dürfte  in  der  Beschränkung 
von  Theopistes  Rolle,  zugunsten  von  Placidas,  bestehen.  Sie  hat  nicht 
gleichzeitig  mit  Placidas  eine  Vision;  sie  fordert  ihn  nicht  zum  frei- 
willigen Exil  auf;  sie  ist  es  nicht,  die  ihn  wiedererkennt.  Dies  alles 
tut  der  Dichter  „in  maiorem  Eustachii  gloriam". 

IV.  Metrik. 

Das  Gedicht  besteht  aus  393  Strophen  zu  je  vier  Zehnsilbnern, 
eine  metrische  Form,  die  in  der  altfranzösischen  Hagiographie  wenn 
auch  nicht  häufig,  so  doch  nicht  gänzlich  unbekannt  ist^).  Der 
Effektivbestand  unseres  Textes,  wie  er  überliefert  ist,  beträgt  in- 
dessen nicht  4X393=1572  Verse,  sondern  1548  Verse.  Es  fehlen  in 
den  wohl  als  echt  zu  betrachtenden  Strophen  30  Verse;  es  kommen 
anderseits  6  wahrscheinlich  unechte  Verse  hinzu,  die  dem  Dichter  wohl 
nicht  angehören.  Somit  bietet  uns  die  Überlieferung  1542  Verse,  die 
wir  dem  Dichter  zuschreiben  dürften. 

Die  Zäsur  liegt  nach  der  4.  Silbe.  In  der  Überlieferung  ist  eine 
gewisse  Anzahl  lyrischer  Zäsuren  vorhanden: 

Ja  ne  fussent  V.  98. 

Tuit  avoient  V.  106. 

Ce  est  chose  V.  205. 

Qwant  Eutaches  V.  313. 


1)  Vgl.  P.  M.,  „Hist.  Litt,  de  la  Fr."  XXXIII,  S.  334. 


Das  altfrauzösisclie  Euetachiusloboii  4'Jl 

Di,  Eutace  V.  373. 
Ne  iiuls  untres  V.  564. 
Phisors  foios  V.  823. 
Et  ses  treves  V.  919. 
Miiintes  foios  V.  1095. 
Estout  estes  V.  1389. 
Sainz  Enstuccs  V.  1401. 
Sainz  Eustaces  V.   1477. 
Durch  geringfügige  Andernngen  lassen  sich  mehrere  dieser  lyrischen 
Zäsuren  entfernen,  nämlich: 

V.  98  durch  Umstellung:  Ja  eneople  ue  fussent  ne  lic. 
V.  106  durch  Einsetzen  des  vom  Sinn  verlangten  en: 

Tuit  [en]  avoicnt  plante  en  sa  maison. 
V.  823  und  1095  durch  Einsetzen  von  foiees  statt  foiea. 
V.  919  durch  Einsetzen  von  totes  statt  et: 

[Totes]  ses  treves  li  randront  et  s'anor. 
Auffallen  muss,  dass  in  vier  Fällen  (313,  373,  1401,  1477)  Eustaches 
die  lyrische  Zäsur   bildet.     Vielleicht  darf   man    annehmen,    dass    die 
lateinischen  Formen,    wie  Eustachius,    dieser    altfranzösischen  Form 
eine  besondere  Stellung  zuweisen. 

I.  8ilbenz<ählang. 
a)  Im  Wortinnern. 

-e  und  -/  im  Hiatus  (infolge  von  Konsonantcnausfali;  zählen  —  für 
den  Dichter  wohl  immer  —  als  Silbe:  z.  B. 

assenr  b-i\  losengeor  G8,  638;  berseor  101;  veue211-,  receu  ^jVö,  323, 
786;  meesme  310;  peusse  346;  bieneure  353,  bieneurez  376,  1418;  s'eust 
452,  seutes  527;  f'eites  554,  737;  aperceue  675,  aperceu  710;  cheue  718; 
veoillier  734;  preist  es  739;  poesteis  799;  empereor  850  u.  s.  w,;  vcissez 
883;  coinneiie911]  poesteive  OSO',  coneue  lOll;  meismelWS;  peusse  1130] 
esgardeure  1167,  1227:  porteure  1168;  eussons\il^\  üeist\2i\l\  meismes 
1219,  1388,  1417,  1521;  conneuz  1233;  receiiz  1236;  eiie  1296;  p-eustes 
1369;  eiist  imi)  jeaner  1388,  1389;  enrez  1419; /m^  1478. 

V.  486  zählt  gaaifjnler  als  zweisilbig:  durch  Ausschalten  von  ./c 
kann  diese  Zählung,  die  im  Gegensatz  zu  V.  535,  604  steht,  behoben 
werden.  —  Zu  benoit  V.  1069,  wofür  vielleicht  für  den  Dichter  bencoit  an- 
zusetzen ist,  siehe  p.  508,  §  6.  —  Niant  (Tobler,  „Versbau"",  S.  74),  d'lable 
(ib.  p.  82),  l'ion  und  andere  gelehrte  Wörter  auf  -'ion  und  -'ien  (ib. 
p.  79—80),  ancien  (ib.  p.  83—4),  crestien  (ib.  p.  84)  zählen  durchweg  i 
als  eine  Silbe:  z.  B. 

iiiant:  V.  582,  1312,  1326. 

diable:  7,  9,  31,  161,  185,  337,  360,  385,  43U,  492,  801,  1243,  1357, 
1465,  1472. 


492  Andreas  C.  Ott 

Uon  und  sonstige  mehr  oder  weniger  gelehrte  Wörter  auf  -um 
und  -'ien: 

45,  181,  183,  229,  332,  366,  367,  461,  462,  464,  465,  514,  560,  561, 
586,  588,  867,  901,  909-11,  928,  931,  934,  1128,  1151,  1171,  1172, 
1186,  1319,  1341,  1484-5,  1494,  1502,  1513. 

ancien:  432,  1342. 

crestien:  2,  90,  350,  1310,  1320,  1343,  1514. 

Die  Endungen  -ions  und  -iez  der  1.  und  2.  Person  Plur.  Imperf. 
Indic.  und  Fut.  II  sind  bald  zwei-,  bald  einsilbig,  und  zwar  je  einmal 
im  Reim;  ferner  mehrmals  im  Innern  des  Verses  zweisilbig  (To.,  1.  c, 
p.  78): 

a)  einsilbig,  was  für  die  Zeit  unseres  Dichters  ein  picardischer  Zug 
ist  (Su.,  Z.  f.  r.  Ph.  U,  S.  281  ss.):  conhrhiez :  deviez  V.  1067:  8. 

b)  zweisilbig:  consantirez :  blamefiez  1013:16;  ferner  im  Versinnern 
est'iez  525,  557;  avr'ions  646;  sonez  686;  port'iez  693^  694. 

b)  An  der  Wortgrenze. 

1.  Inklination. 
Ausser  der  Inklination  des  Artikels  le  und  les  an  die  Präpositionen 
de,  a,  en,  wofür  Beispiele  zu  geben  sich  erübrigen  dürfte,   werden  in- 
kliniert (To.,  1.  c,  p.  36 SS.): 

1.  Pron.  3.  Pars.  Sing.  Ms.  le  und  Plur.  les  an  se  =  lat.  sl: 
sei  260,  ses  1111. 

2.  Le  und  les  an  si  (lat.  sie) : 
cel  1132,  ses  1216. 

3.  Le  (Ms.  und  Neutr.)  und  les  an  ne  (lat.  non): 
Ms.  Sing,  nel  256,  385,  644,  654,  760,  1479. 
Neutr.  nel  187,  1117,  1155,  1372,  1449. 

Ms.  Plur.  7ies  768,  1087.  1090,  1105,  1116,  1138,  1506. 

4.  Neutr.  le  und  Ms.  Plur.  les  an  qiie: 
qiiel  827,  qiies  348,  873. 

4  a.  Les  an  qui: 

ques  307,  912,  [1199],  1544,  1560. 

5.  Les  an  ce  (lat.  ecce  hoc): 
ces  191. 

6.  Les  au  Je  (lat.  ego): 
jes  1094,  1156. 

Nach  den  —  heute  allerdings  nicht  mehr  ganz  zutreffenden  — 
Resultaten  von  Karl  Gengnagels  Untersuchung  „Die  Kürzung  der  Prono- 
mina hinter  vokalischem  Auslaut  im  Altfranzösischen"  (Diss.  Halle  a.  S. 
1882),  worin  er  S.  31  schreibt:  „Im  13.  Jahrhundert  beschränkt  sich 
die  Zusammenziehung  auf  die  folgenden  sechs  Fälle : 


Das  altfranzösiscbc  Eastacliinsleben  493 

Nel,  Sil,  Jel, 

nes,  sis^  Jes,-^ 
würde  das  Verhalten   unseres  Dichters    hinsichtlich  der  Inklination  auf 
das  12.  Jahrhundert  weisen.  —  Selbstverständlich  kommen  neben  diesen 
verschiedeneu  inklinierten  auch  die  nicht  inklinierten  Formen  vor. 

2.  Hiatus  und  Elision. 

Die  obligatorische  Elision  der  tonlosen  Pronomina  me^  te,  s(\  le,  /a 
vor  dem  Verb  (To.,  1.  c.,  p.  60)  ist  durchgeführt.  Ebenso  bei  den  Ar- 
tikeln le,  la  und  de  (ib.  ib.),  sowie  bei  ne  (lat.  non)  vor  Vokal  (ib. 
p.  60-1). 

Zu  der  fakultativen  Elision  von  7ie  (lat.  nee),  ce,  que,  qui,  Je,  se 
(lat.  s/),  se  (lat.  sic\  li  (Artikel)  (To.,  ib.  p.  60  u.  64)  ergibt  sich  folgendes: 

1.  ne  (lat.  »^-c):  Hiatus  ^H.)  188;  442,  755,  875,  1000,  1324,  1458. 

Elision  (E.)  540,  ISc^O,  1363. 

2.  ce  (lat.  ecce  hoc): 

H.:  162,  163,  1019,  1365,  1496. 
E.:  801,  943,  1017,  1168,  1374. 

3.  qiie  (Konj.,  relat.  Adv.  und  Akkus,  des  Relativpron.): 
H. :  43,  136,  148,  u.  s.  w.,  im  ganzen  etwa  35mal. 
E.:  99,  167,  188,  u.  s.  w.,  im  ganzen  etwa  66mal. 

4.  Qui  (relat.  Pron.)  meist  Hiatus: 

H.:  22,  131,  156,  209,  511,  im  ganzen  etwa  ISmal. 
E.:  795  (To.,  1.  c,  p.  64). 

5.  je  (lat.  ego): 
H.:  747. 

E.:  379,  755,  760,  765,  861,  976,  1037,  1041,  1128,  1313. 

6.  se   (lat.  si): 

H.:  363,  435,  770,  942,  1054,  1110,  1139,  1199,  1214,  1331. 
E.:  474,  912,  952,  1032,  1210,  1508,  1534,  1551,  1552,  1553. 

7.  se,  si   (lat.  sie): 
H. :  29,  641,  726. 
E.:  862. 

8.  //: 

a)  Nom.  Sing.  Ms.  des  Artikels: 

H.:  32,  230,  239,  310,  422,  470,  518,  605,  645,  678  (2mal), 

787,  826,  829,  837,  840,  865,  10S8,  1261, 1277,  1431, 1535. 

E.:  Il9(2mal),  311,  835,  1257,  1286,  1289,  1426,  1437,  1479. 

b)  Nom.  PI.  Ms.  des  Artikels: 
H.:  533,  734,  1161. 

c)  Dat.  Sing.  Pron.: 

H  :  116,  403,  788,  801,  818,  823,  1234. 
E.:  vor  en  (lat.  inde)   36  (To.,  1.  c,  p.  63). 


494  Andreas  C.  Ott 

Nichtelision  von  -e  vor  Vokal  am  Ende  mehrsilbig-er  Wörter  (To., 
1.  c,  p.  65 ff.)  verlangt  die  Sprache  der  Überlieferung  in: 

1.  V.  315:  En  la  forest  en  repaire  a  esme. 

2.  V.  536:  Dome  anz  fu,  ainz  n'an  fu  nuls  reclains. 

3.  V.  741 :  Consoillieiz  moi,  sire,  en  eeste  afaire. 

4.  V.  895:  Mowlt  ot  en  aux  p/oesse  et  mesure. 

5.  V.  1124:  Eutre  mes  braz  Tautre  outre  portal. 

Im  1.  Fall  liegt  nach  Rydberg  „Geschichte  des  französischen  a" 
(Leipzig- üpsala  1896—1907)  logischer  Hiatus  vor  (1.  c.  p.  117);  im 
3.  Fall  ebenso,  wegen  der  Sinnpause  (1.  c.  p.  95);  ferner  in  Fall  4, 
vor  et  (ib.  p.  107).  —  In  Fall  2  ist  ein  Grund  nicht  ersichtlich;  an 
Hervorhebung  der  Zahl  wird  man  kaum  denken  können,  da  douse 
anderswo  (V.  175,  545,  581,  978,  1005)  elidiert.  Vielleicht  hatte  der 
Dichter  quatorze  (cf.  V.  981,  1087,  1090,  1105,  1321)  gesetzt.  —  In 
Fall  5  liegt  Muta  cum  llquida  vor  (To.,  1.  c,  p.  65). 

Was  con  und  cowe  anbetrifft  (Vlsing,  Tobler-Abhandlungeu,  S.  119  ff., 
und  Fcerster,  Anm.  zuV.  16  des  Karrenritters),  so  kommen  die  Verse  122, 
149,  186,  220,  247,  284,  387,  460,  499,  604,  797,  905,  999,  lOOa  1035, 
1038,  1058,  1193,  1218,  1225,  1357,  1358,  1534  in  Betracht.  Im  Wider- 
spruch zu  Visings  Ansicht  (cf.  To.,  Archiv  f.  d.  Stud.  d.  n.  Spr.  u.  Lit., 
Band  95,  p.  200)  steht  V.  1534,  der  aber  durch  Nichtelision  von  se 
leicht  in  Einklang  gebracht  werden  kann.  —  Zu  Foersters  Einteilung 
passen  V.  797  und  905  nicht.  —  Im  Text  habe  ich  nach  Foerster  unter- 
schieden. 

II.  Reim. 

Folgende  drei  Ausnahmearten  von  Reimen  kommen  vor: 

a)  Reime  eines  Vokals  mit  dem  zweiten  Elemente  eines  steigenden 
Diphthongs  (To.,  1.  c,  p.  149-50): 

i'.ui  in  V.  145 — 8:  lit -.  trestuit :  prit :  delit , 
V.  1021—4 :  delit :  prit :  lit :  nuit. 

b)  Reime  des  zweiten  Teils  zweier  steigenden  Diphthonge  (To.,  „Vrai 
Aniel'-'%  S.  XXIV): 

Str.  50:  quens :  buens  :  siens  :  biens. 

Zu  diesen  zwei  Arten,  die  besonders  normannisch  und  pikardisch 
sind,  siehe  die  Litt.angaben  bei  Frdw.,  V.  R.,  S.  LXXVIII,  §  3,  unten. 

c)  Reime  mit  Gleichheit  des  Vokals,  aber  verschiedenem  Konsonanten, 
dessen  Klangschwäche  die  Erscheinung  erklärt.  Zu  diesen  assonanz- 
artigen Reimen  cf.To.,  „Versbau"',  p.  132—4;  G. Paris,  Ambroi8e„L'Estoire 
de  la  guerre  sainte"  (Paris  1897),  p.  XVI. 

1.  V.  185 — 8  decoivre  :  soivre  :  croire  :  boivre. 

2.  V.  305—8  convie  :  vie  :  bapfise  :  mainie. 

3.  V.  517 — 20  ensanble  :  resamble  :  tendre  :  menbre. 


Das  altfranzösisohe  Eustachiusleben  495 

4.  V.  553—6  fame  :  ensanle  :  dame  :  anme. 

5.  V.  G65 — 8  giiise  :  servise  :  deguerpisse  :  ni/'se. 

6.  V.  1033 — G  face  :  menace  :  sage  :  face. 

7.  V.  1189—92  fanies  :  laisames  :  dames  :  armes. 

8.  V.  1389—92  ivre  :  arive  :  delivre  :  vivre. 

9.  V.  1445—8  sacre/ice  :  servise  :  guise  :  justise. 
10.  V.  1453—6  Eustaces  :  saches  :  barnages  :  .sa^es. 

Nr,  5  und  9,  6  und  10  sind  pikardische  Reime.  — 
Da  bei  einer  Dichtung  in  Vierzeilern  die  ganze  Stro])lie  die  Einheit 
bildet,  so  muss  sie  wohl  auch  bei  der  Frage  nach  den  verschiedenen 
Reimarten  zugrunde  gelegt  werden.  Kommt  aber  die  eine  oder  andere 
Reimart,  wenn  auch  nicht  in  der  ganzen  Strophe,  so  doch  in  zwei  oder 
drei  Zeilen  vor,  so  wird  sie  in  dem  einen  oder  andern  Fall,  je  nach 
der  Reimart,  Erwähnung  verdienen,  da  es  auf  die  Dichtungsweise  des 
betreffenden  Dichters  etwas  Licht  wirft. 

1.  Reicher  Reim. 
Der  bei  paarweise  reimenden  Dichtungen  eine  so  grosse  Rolle 
spielende  reiche  Reim  ist  in  andern  Dichtungen  viel  seltener  (Freymond, 
Z.  f.  r.  Ph.  VI,  S.  21).  So  sind  denn  auch  im  vorliegenden  Text  nur 
zwei  bis  drei  Strophen  mit  durchgehendem  reichen  Reim  vorhanden : 
Str.  86,  233  (zweifelhaft);  238.  Dagegen  sind  die  nicht  seltenen  Fälle, 
wo  zwei  oder  drei  Zeilen  reich  reimen  —  etwa  125  Fälle  — ,  weil  wohl 
zufällig,   für  die  Beurteilung  von  unseres  Dichters  Kunst  ohne  Belang. 

2.  Identischer  Reim. 
Im  allgemeinen  meiden  es  bekanntlich  die  sorgfältigen  altfranzösischen 
Dichter,  ein  Wort  mit  sich  selbst  reimen  zu  lassen,  es  sei  denn,  dass 
ein  gewisser  Bedeutungsunlerschied  vorliegt.  —  Keine  ganze  Strophe 
der  „Estoire  d'Eustachius"  bietet  diese  Erscheinung,  was  sich  daraus 
erklärt,  dass  solches  Reimen  nicht  gesucht,  sondern  gemieden  wurde. 
Wohl  aber  sind  viele  Fälle  zweier  Zeilen  mit  identischem  Reim,  ohne 
Bedeutnngsunterschied,  vorhanden,  so  dass  in  dieser  Hinsicht  unser 
Dichter  recht  nachlässig  erscheint.  Allerdings  muss  daran  erinnert 
werden,  dass  den  Kopisten  leicht  ein  Reimwort  von  einer  Zeile  in  die 
andere  geraten  konnte. 

a)  Identischer  Reim  mit  verschiedener  Bedeutung: 
V.  74:5  pas  („nicht")  : /;as  („Schritt"). 

V.  1117  :  18  pas  („nicht")  :  pas  („Überfahrt-). 

b)  Gleiche  Bedeutung: 

V.  234:6;  329:31;  258:60;  386:8;  494:6;  529:30;  581:4; 
721:2;  753:5;  826 :  8  (zu  emendieren);  845:6;  861:3;  887:8;  930:2; 
945  :  7;  1097  :  llOÖ;  1161 :  4  (emendiert);  1209  :  12;  1237  :  8  (emendiert); 


4:96  Andreas  C.  Ott 

1273  :  5;  1304  :  1304b  (unecht);  1309  :  12;  1321 :  3;  1326  :  7  (emendiert); 
1373  :  5  (emendiert);  1418  :  9;'  1497  :  1500. 

3.  Homonymer  Reim  (To.,  1.  c.,  p.  154s8.). 

V.  277  :  8 :  voiz  {vocem)  :  voiz  {vides). 

V.  679:80:  face  (faciaf)  -.face  (faciem). 

V.  998  :  1000:  voie  {viam) :  voie  {videat). 

V.  1033  :  36:  face  (faciem)  :  face  (faciat). 

V.  1309:10:  respondre  {respondere) :  respondre  [reponere). 

V,  1402:4:  face  {faciat) -.face  (faciem). 

V.  1434 :  6:  face  (faciem) :  face  (faciat). 

Ferner  einige  Keime  von  gleichen  Stämmen,   aber  andern  Formen 
(To.,  1.  c,  p.  158-9):  V.  227:8;  1357:60;  1470:71;  1501:4. 
4.  Reim  von  Simplex  und  Kompositum  (To.,  1.  c,  p.  161). 

V.  434 :  5 :  faire  :  afaire. 

V.  543  .  4:  mis  :  malmis. 

V.  549 :  50:  novelle  :  renovelle. 

V.  565 :  8 :  sevrS  :  desevre. 

V.  633 :  6 :  qiierre  :  conquerre. 

V.  801 :  3:  fait :  mesfaif. 

V.  1037  :  40:  venue  :  descovenue. 

V.  1297  :  8 :  honor  :  deshonor. 

V.  1405:7:  conf ort :  fort. 

V.  1483  :  4:  batre  :  conbatre. 

Ferner  einige  Reime  von  zwei,  drei  und  vier  Komposita:  V.  335:6; 
361  :  2  :  4;  561-4;  619  :  20;  741  :  4;  1310  :  11. 

Y.  Die  Sprache  des  Dichters. 
A.  Lautlehre. 

ü)  Vokalismus. 

§  1.  Betontes  freies  lateinisches  a  ist  nicht,  wie  üblich,  zu  e  ge- 
worden, sondern  als  a  erhalten  in  dem  Einsilbner  al  {*aliim)\  vasalial 
267  :  8.  - 

Lateinisches  -alem,  -ale  erscheint  als  -el  und  reimt  mit  -el  aus  lat. 
-ellum]  chastel :  sei :  hostet :  autretel  81—4.   — 

Ai  für  a  kommt  nicht  vor.  — 

Lat.  -all  +  s  reimt  mit  lat.  und  germ.  -ell^rS]  iniax  :  biax  :  cheviax  : 
damoisiax  249 — 52. 

§  2.   Nach  Palatalen  ergibt  freies  lat.  a  ie\ 

recovrier  :  travaillier  :  pescJüer :  trebuschier  13 — 16; 
ferner  Str.  5,  25,  28,  35,  121  u.  s.  w. 

-iee  erscheint  durchweg  als  -ie] 


Das  altfranzösische  Eustachiusleben  497 

convie  :  vie :  baptise  :  uta/itie  305 — 8; 

conpaignie  :  mie  :  covoitie  :  folie  1U09— 12. 

lue  :  esmarrie  :  baptisie  :  vergoyidie  1057 — GO. 

Die  Lit.aug.  zu  diesem  Wandel,  der  sich  von  der  Norinandie  Über 
den  ganzen  Norden  und  Osten  erstreckt,  macht  Frdw.,  V.  K.,  8.  XXXIV,  §  ^. 

§  3.  -ai  im  Wortauslaut  reimt  mit  sicli  selbst: 

cotimandai :  laisai  :  sai :  donai  573 — 6; 
ferner  V.  949—52. 

Es  reimt  mit  e  aus  lat.  a  in  Stroi)he  281; 

gu^  :  trove  :  albe  :  portai. 

Ai  +  Kons,  reimt  mit  e  +  Kons,  in 
forez :  regrez  :paiz  :  pcda/'s  93 — 96, 

terre  :  repaire  :  regiierre  :  conquerre  617 — 20,  uud 

estre  :  maisfre  :  desfre  :  pestre  V.  685  -  8. 

Fee.,  gr.  Cliges,  S.  LIX,  /?,  erwäbut  paiz  als  eine  der  wenigen 
Ausnahmen  bei  Christian,  wo  a/  +  Kons.  =  e. 

Ai  4-  2  Kons,  reimt  mit  e  in  Str.  G5 :  forest :  lait :  ahest :  hdt. 

§  4.  Lat.  -anum  reimt  nur  mit  sich  selbst; 

vilains  :  mains ;  t;ams  :  reclains  317—20. 

Ferner  Str.  134,  297,  347. 

§  5.  Lat.  an  +  Kons,  und  en  -j-  Kons,  werden  geschieden : 

1.  auf:  Str.  9,  32,  66,  111,  129,  226,  232,  236,  291,  332,  383. 

2.  anz:  Str.  44,  62,  93,  106,  127,  137,  182,  252,  272. 

3.  ent:  Str.  16,  82,  214,  308,  323,  327,  333,  354,  385,  390. 

4.  efiz:  Str.  123,  208. 

5.  ente:  Str.  124,  146,  207. 

Diese  strenge  Scheidung  vor  -aut  und  -ent  tritt  deutlich  hervor 
durch  die  Folge  zweier  Strophen  (332  und  333),  von  denen  die  erstere 
auf  -ant,  die  letztere  auf  -enf  reimt.  In  der  ganzen  Dichtung  findet  sich 
kein  Fall  von  zwei  aufeinanderfolgenden  Strophen  mit  gleichem  Keim, 
ausser,  scheinbar,  Strophe  31  und  32,  wo  es  sich  eben  fragt,  ob  man 
es  mit  Fragmenten  früherer  Strophen  oder,  was  wahrscheinlicher  ist, 
mit  überzähligen  Versen  zu  tun  hat,  die  wohl  nicht  dem  Dichter  ge- 
hören. Die  Tatsache,  dass  sonst  in  dieser  Dichtung  keine  Keimwieder- 
holung vorkommt,  dürfte  wohl  zugunsten  von  letzterem  sprechen.  Siehe 
auch  Anm.  V.  124  a  und  126  a  und  b. 

Bei  den  Wörtern  auf  a»/f/V/ und  -entia  tritt  bekanntlich  häufig  i'ber- 
gang  von  der  zweiten  zur  ersten  Klasse  ein  (Paul  Meyer,  ,.Memoire8  de 
la  Soci^te  de  Linguistique  de  Paris",  I,  Paris  1868,  S.  247): 

abondance  :  austinence  :  continence  :  apercevance  Str.  34. 

vengance  :  sorcuidance  :  menbrance  :  puissance  Str.  190. 

pesanse  :  lause  :  cnfance  :  cognoissance  Str.  225. 

Romanische  Forschungen  .\XXII.  32 


498  Andreas  C.  Ott 

conoissance  :  enfance  :  as^tinence  Str.  306. 

pesance  :  lance  :  dotance  :  peneance  Str.  349. 

Die  Wörter  austinence,  continence,  apercevance,  puissance^  cognoissance, 
peneance  reimen  also  auf  a. 

Vaülent,  das  Paul  Meyer,  1.  c,  p.  249,  weon  mit  -en  gebunden, 
als  Vermischung  beider  Ausgänge  deutet,  reimt  V.  832  auf  en  und 
V.  871  auf  an.  Vaillent  ist  schon  in  anderen  Texten,  die  sonst  streng 
■ant  und  -ent  schieden,  im  Reim  mit  -ent  festgestellt  worden:  siehe 
Frdw.,  V.  R.,  S.  LII— III.  Meines  Erachtens  gehört  vaillent  unter  die 
indifferenten  Wörter,  indem  darin  das  Resultat  von  lat.  valenfem,  unter 
Beeinflussung  durch  die  Verbalformen  mit  Jodelement,  neben  der  Neu- 
bildung vaill  +  ant  sich  erhalten  haben  würde.  Warum  sollte  sonst 
dieses  eine  Wort  sich  „zufällig'  bei  verschiedenen  Dichtern  als  einzige 
Ausnahme  finden? 

lerne  :  dame  553  :  5,  und  1189  :  91,  findet  sich  ausser  dem  Zentral- 
französischen  weit  verbreitet,  so  auch  im  Pikardischen. 

Strophe  89;  regne  :  destraf gne  :  compaigne  :  defaigyie,  zeigt,  dass 
'üigrie  und  -eigne  auf«  reimen,  also  e  (e)  „durch  den  Eiiifluss  des  Nasals 
in  a"  verwandelt  wurde.  Foe.,  gr.  Cliges,  S.  LXl,  14,  unten.  Solche 
Reime  sind  auch  dem  Pikardischen  nicht  fremd:  cf.  Appel,  ,,Gui  von 
Cambiai,  Baluham  und  Josaphas"  (Halle  a/S.  1907),  p.  LXI. 

§  6.  Lat.  betontes  e  in  freier  Stellung  und  vor  Nasal  ergibt  ie; 
biens  :  chresfiens  :  paiens :  chiens  Str.  23.  aaisie  :  lie  :  chacie  :  pie  Str.  25. 
Ferner  V.  159:60;  360,  430,  483,  498,  670:1;  689;  1066;  1198;  1516. 

Lat.  e  -\-  i  ergibt  /;  lit :  trestuit :  ]}>'ii  '■  delit  Str.  37. 

pire  :  lire  :  enpire  :  [lire]  Str.  177;  delit :  pr/7  :  lit :  nuit  Str.  256. 

Diese  Erscheinung  ist  dem  Osten  und  Westen  des  altfranzösischen 
Sprachgebietes  fremd  (Suchiers  Karte  XII  in  Gröbers  Grundriss  I). 

Deum  reimt  mit  e  aus  lat.  a: 

1.  De:  V.  1112,  1422. 

2.  Damede:  V.  9,  210,  567,  1542. 

§  7.  Freies  lat.  betontes  e  und  1  erscheint  als  oi  und  reimt  meist 
mit  sich  selbst,  einmal  mit  o  -\-  i: 

1.  reimt  mit  sich  selbst;  moii  loi\foi:  quoi  Str.  1. 
Ferner  Str.  47,  76,  81,  88,  202,  331,  360. 

2.  reimt  mit  q  -\-  i\  voiz  (vöcem) :  voiz  :  quoiz :  croiz  {crucem)  Str.  70. 
Der  Wandel    von    ei   zu    oi   ist    der   Normandie   fremd    (Suchiers 

Karte  X  in  Gröbers  Grundriss  Ij. 

Hinter  palatalisiertem  Konsonanten  wird  freies  lat.  betontes  e  und 
t  zu  «•;  merci  V.  294.  —  Ferner  V.  541,  701,  746,  857,  859,  985,  1020, 
1089,  1409. 


L)a8  altfianzösische  Eustacliiusleben  499 

§  vS.  Lat.  -IvHS  ergibt  is,  nicht  ins,  wie  oft  im  Pikardiseheu  (Su.. 
Aue.*,  S.  78);  chaitis  :  mendis  :  entrepris  :  aquis  Str.  2U.  —  Ferner  V.  702, 
704,  799,  1127,  1274,  1410,  1452,  1476. 

§  9.  Lat.  betontes  o  vor  einfachem  Nasal  ergibt  iie\ 

quens  :  biiens  :  siens  :  b/eas  Str.  50.  —  Die  })ikardi8che  Form  oi  (z.  B. 
boin)  kommt  nicht  vor. 

Lat.   betontes  freies  o  +  /  ergibt  iii-,   delit : prit :  lit  :  nuit  Str.  256. 

oi  reinit  nur  mit  sich  selbst:  bois :  chois  :  estois  :  vois  Str.  95. 

§  10.  Lat.  betontes  freies  ö  und  ü  ergibt  o; 

estros  :  sous :  plorous  :  Ions  Str.  118. 

escoKS  :  lous  :  nos  :  dous  Str.  234. 

Vor  r  ist  o  wohl  erhalten  ;  empereor  :  seignor  :  motor  :  vavasor  Str.  15. 
—  Ferner  Str.  17,  71,  100,  160,  191,  230,  239,  311,  325,  335,  .346,  358, 

Wie\Yohl  in  allen  diesen  Strophen  mit  o  -\-  r  kein  gedecktes  ö 
vorkommt,  dürften  «mor  (V.  67,  283,  762,  955,  1383)  und  coM^or  V.  1384 
für  0  sprechen,  abgesehen  davon,  dass  r  in  Texten,  die  sonst  g  in  eu 
wandeln,   o-erhaltend   wirkt.     Cf.  Foe.,  gr.   Cliges,   p.  LVII,  §  10,  aß. 

b)  Konsonantismus. 

§  11.  Liquide.  Den  pikardischen  Schwund  von  /  vor  Kon;^.  finden 
wir  in  Str.  276;  tost :  od  :  vout :  tot  (lat.  tollit).  —  R  aus  l  dürfen  wir 
vielleicht  nicht  für  den  Dichter  in  Anspruch  nehmen  in  e;<scr;<i;T  V.  554 ; 
fame  :  em^anbre  :  dcune  :  arme  Str.  139,  wohl  aber  in  V.  517  und  518; 
ensatible  :  resamble  :  teiidre  :  menbre  Str.  130. 

Im  Auslaut  wird  mouilliertes  l^\\l\  cortil :  geniil:  essil:ßl  Str  287. 

§  12.  Nasale.     Lat.  m  im  Auslaut  wird  zu  n : 

non  :  raison  :  tralson  :  confanon  Str.  12. 

baron  :  guiardon  :  pnss'ion  :  non  Str.  330. 

Ebenso  vor  Flexionss;  cilains  :  mains  :  vains  :  reclains  Str.  80; 
vilains  :  mains  :  pains  :  reclains  Str.  134;  fains  :  mains  :  pains  :  vains 
Str.  347. 

Ad  paisan  ist,  wie  öfters  in  pikardischen  Texten,  ein  t  angetreten 
in  V.  514.  — 

Die  Hilfslaute  (/  und  b  zwischen  gewissen  Kousouantengrupi)en 
(m  —  l,  m—r,  n  —  r)  fehlen  im  Pikardischen.  Dem  Urtext  dürften  sie  wohl 
angehören  in  Str.  130: 

ensanble  :  resamble  :  tendre  :  menbre,  nicht  aber  in  Str.  139:  fame  : 
ensanbre  :  dame  :  arme. 

§  13.  Dentale.  Isoliertes  lat.  i  und  isoliertes  t  aus  lat.  d  ist  ge- 
fallen in  Str.  74,  255,  277,  278,  386;  nach"  pikardischer  Art  erhalten 
ist  es  in  Str.  140;  petit  :  guerpit  :  vit  :  salsit,  wo  petit  und  vit  für  die 
Reimwörler  t  sichern,  ferner  in  V.  459.  —  Lat.  servitium  kommt  nur  in 
der  älteren  Form  servise  vor,  nicht  in  der  jUngern,  meist  pikardischen 

32* 


500  Andreas  C.  Ott 

Gestalt  Service  Foe.,  gr.  Cliges,  S.  LVU,  oben):  V.  208,  529,  530,  666,  752, 
817,  1196,  1272,  1446.  —  Cf.  indessen  §  14,  Ende.  — 

Die  Reimwörter  der  Strophen  259  und  364  dürften  vielleicht  fin- 
den Dichter  gelautet  haben: 

fache: menache :  sache : fache  und  Eustaches  ^) :  saches :  bamachesisaches. 
Zu  barnaches  verweise  ich  auf  Aue,*,  S.  78;  wo  Suchier  für  sauvaces  die 
Frage  aufwirft,  ob  man  es  mit  dem  Übergang  von  (j  zu  ch  im  modernen 
Pikardischeu  zusammenbringen  darf. 

Dass  die  stimmlose  Form  für  das  Suffix  -aticum  anderswo  im  Alt- 
französischen belegt  ist,  erwähnt  Suchier,  1.  c,  ebenso  Foerster,  Cliges^ 
p.  LXXIX,  unten.  —  Indessen  wäre  auch  der  Zwitterreim  nicht  un- 
möglich und  brauchte  nicht  unbedingt  pikardisch  zu  sein.  Cf.  Ebeling, 
Auberee,  p.  160,  Nr.  5.  —  Die  ersterwähnte  Strophe  bietet  uns  einen 
Fall  von  ci  +  Voc.  >  pikardischem  ich.  Da  in  den  vielen  andern  Keim- 
wörtern unserer  Dichtung,  wo  das  Pikardische  ich  hätte,  kein  Fall  vor- 
handen ist,  der  die  franzischen  Reime  ausschliesst,  ist  ein  Urteil,  was 
der  Dichter  gebrauchte,  unmöglich.  — 

§  14.  Gegenüber  den  sehr  zahlreichen  Reimen  auf  z  (Str.  5,  44, 
45,  62,  69,  70,  93,  94,  106,  108,  121,  123,  127,  137,  143,  145,  149,  168, 
179,  182,  192,  206,  208,  223,  252,  254,  267,  272,  294,  309,  316,  355, 
367,  374,  377,  378,  381,  384)  findet  sich  der  Reim  von  -s  :  -z  nur  in 
drei  Strophen: 

forez  :  regrez  :  paiz  :  palais  Str.  24  ; 

pris  :  guerpiz  :  mis  :  vis  Str.  363; 

2)ris  :  Esper iz  :  amis  :  vis  Str.  369,  wo  indessen  durch  Umstellung 
man  leicht  ein  Wort  auf  s  (mis)  in  den  Reim  bringen  kann. 

Doch  brauchen  diese  Reime  von  -s  :  -z  für  einen  Text,  der  nicht 
mehr  dem  12.  Jahrhundert  angehört,  kein  dialektischer  (pikardischer) 
Zug  zu  sein. 

S  vor  folgendem  stimmlosen  Konsonanten  ist  verstummt  in  asist : 
remist  :  perit  :  prist  Str.  115;  tost  :  ost  :  vout  :  tot  Str.  276.  Auch  Str.  65 
forest :  lait  :  abest  :  lait  beweist  dies,  da  von  laier  neben  laissier  m.  W. 
keine  Konjunktivformen  vorkommen.  — 

Stimmhaftes  und  stimmloses  s  reimen  nach  pikardischer  Art  zu- 
sammen in  Str.  167;  guise  :  servise  :  deguerpisse  :  mise. 


^)  Wiewohl  die  richtigere  Form  dieses  Namens  Eustathius,  frz.  Eustace, 
ist  (A.A.  S.S.  Sept.  VI,  p.  106,  §1;  G.Paris,  „La  litt.  fr.  au  m.  ä.  ''^  p.  234), 
gebrauche  ich  doch  Eustachius,  da  diese  Form  die  übliche  und  ausserdem  die 
von  unserem  Dichter  sowohl  im  Latein  (V.  309,  1570)  wie  im  Altfranzösischen 
(V.  1453)  verwendete  ist. 


Das  altfrauzösische  Eustachiusleben  5Ui 

B.  Formenlehre. 

a)  NouiiDalflexiou. 

Der  Dichter  ist  iu  der  Beobachtung  der  Dekliiiationsregeln  sehr  streng. 

§  15.  Substantiva.  a)  Mänuliche.  Frere  kommt  ohne  Nomin.  -s  im 
Reim  vor  in  V.  347.  Ebenso  pere  879,  1217;  sire  155,  381,  102(3,  1497, 
als  Voc.  1500;  messire  113,  Emperere  193,  1426;  Akkus,  empereor  761, 
1241,  1429.  Que7is  (comes)  197,  Nom.  Plur.  contor  1384.  —  Der  jüngere 
Nomin,  barons  steht  im  Innern  von  V.  641,  neben  bers  696  und  809. 

b)  Weibliehe.  Auch  die  Feminina  Nom.  Sing,  cruaufez  178,  clartez 
273,  volontez  373,  povretez  570,  vertez  1467  weisen  ohne  Ausnahme  das 
ursprüngliche  s  auf),  —  Ebenso  fain^  1385,  moillers  357  und  1253. 
Dagegen  Nom.  Sing,  mere  877,  1218,  1428,  wohl  wegen  seines  häufigen 
Vokativs.     Cf.  Foerster,  gr.  Clig^s,  p.  LXXV,  y,  s.  v.  suer. 

§  16.  Adjektiva  und  Partizi])ia.  a)  Männliche.  Moire  imaior)  1135. 
Nom.  Plur.  me)ior  59.    Nom.  Sing,  povres  (im  Innern  vor  et)  371. 

b)  Weibliche.  Die  lat.  xVdjektiva  mit  einer  Endung  für  Mask.  und 
Fem.  sind  noch  eingeschlechtig  und  haben  das  ursprüngliche  -s;  (fucranz  : 
avenanz  1006—7.  —  Im  Innern:  loial  QQ]  c/enf/l  (124a);  graut  149,  648, 
920,  1283,  1345;  tel  207;  itel  1294;  quel  528,  617;  quex  619.  —  Die 
neutrale  Form  bieten  die  Reime  aperceu  :  vertu  143 :  4  und  gue  :  trovS 
511  :  2. 

§  17.  Pronomina,  aj  Personalia.  i/o/,  nicht  mi^  gesichert  durch  die 
Reime,  in  Str.  1:  moi\loi\foi:quoi\  ferner  V.  324,  349,  1322  Toi,  be- 
tonter Akk.,  Str.  81;  toi:  otroi :  loi :  moi;  ferner  V.  352.  Sei  iuStr.  76; 
secroi :  soi  :  loi :  foi. 

h)  Possessiva.  Die  verkürzte  Form  no  des  Nordostens  braucht  der 
Dichter  in  Vers  530:  Et  no  talaut,  no  conmant,  no  servise.  Daneben 
findet  sich  nostre,  Akk.  Si.  F.  V.  1009. 

c)  Indefinita.  Lit  :  trestiiit  Nom.  Ms.  PI.  145  :  6. 

b)  Verbalflexion. 

§  18.  Präsens.  Die  1.  Person  Sing.  Ind.  hat  in  der  ersten  Kon- 
jugation kein  e;  toi  :  otroi  :  loi  :  moi  Str.  81.  Im  Innern:  pri  (vor 
Kons.)  504;  giieain  604  (Zäsur);  lais146  (vor  Kons.);  757  (Zäsur);  port 
1320  (vor  Kons.).  —  In  den  anderen  Konjugationen  hat  sie  kein  s; 
loi :  moi  :  foi :  doi  Str.  331 ;  soi  :  loi  :  doi  :  7Hoi  Str.  360.  — 

Mit  einer  einzigen  Ausnahme  {aporfe  V.  5)  hat  die  3.  P.  Sing. 
Konj.  Präs.  der  1.  Konjug.  kein  -e:  1.  \m 'Re\m]  forest :  lait  :  abest :  lait 
S<r.  65;  ferner  V.  451,  1326,  1548,  1550. 

2.  Im  Versinnern;  gart  V.  148;  aut  178;  doitit  207;  1108  (vor  Vok.); 
paust  488;  consoit  736  (Zäsur);  envoit  859;   parolt  1327;  ost  1356  (vor 

1)  Cf.  Foerster,  gr.  Cliges,  p.  LXXV,  y.  —  Dagegen  Sucbier,  Gr.  Gruud- 
riss  P,  p.  787—8. 


502  Andreas  C.  Ott 

Vok.);  corost  1497;  doini  1553,  1558;  maint  1564  (vor  Vok.);  otroit  1570 
(Zäsur).  —  Nach  Osten  weist  ramenoit  1556  (Inn.),  3.  Pers.  Sing.  Konj. 
Präs.  (M.-L.  Gr.  rom.  Spr.  ü,  §  147,  S.  188—9). 

Von  rover  lautet  sie  ruit ;  niiit :  ruit  1049  :  50;  von  doner  (neben 
dem  bereits  erwähnten  doint  207)  donge\  longe  :  donge  4'd9  :  40.  —  Un- 
entschieden bleibt,  ob  in  Str.  219  (refaigne:  apartine -.mantine  :  revigne) 
man  für  den  Dichter  pikardisches  retigne  u.  s.  w.  ansetzen  muss.  —  Der 
Reim  bois  :  chois  :  estois  :  vois  Str.  95  sichert  für  die  Verben  ester  und 
aller  die  1.  Pers.  Sing.  Ind.  Präs.  estois  und  vois.  —  Die  3.  Pers.  Sing. 
Ind  Präs.  von  aller  lautet  vait;  vait :  hrait  465  : 6.  —  Der  Pieim 
conmandemant  :  jugemant :  atant :  rant  Str.  82  sichert  diese  Verbalformen; 
also  nicht  pikardische  c-Formen.  —  Von  der  1.  Pers.  Plur.  kommt  keine 
Form  im  Reim  vor.     Zum  Versinnern  siehe  S.514,  §  19.  — 

§  19.  Futurum  und  Konditionalis.  Neben  enmenerai  861  (Inn.)  die 
sehr  verbreiteten  enmenroie  :  voie  997:8;  donroie  1336  (Inn.).  —  Con- 
santirez  :  blamer'iez  1013  :  16.  —  Einzig  averez  841  (Inn.)  zeigt  das  pikar- 
dische eingeschobene  e.  Diese  Form  ist  aber  wohl  einem  Schreiber 
zuzuweisen,  da  der  Sinn  kein  Futur,  sondern  ^,avez  ja'-''  verlangt. 

§  20.  Portot :  pooit :  ot :  aloit  Str.  301.  Wegen  des  für  den  Dichter 
anzusetzenden  poot  wird  es  sich  nicht  um  die  auch  ausserhalb  der 
Normandie  vorkommende  Form  -ot  aus  out  handeln  (Ebel.,  Aub.,  S.  134, 
unten),  sondern  um  -ot  aus  -oit,  Form,  die  sich  sowohl  im  Norden  wie 
im  Osten  findet  (Ebel,  I.e.,  p.  134).  —  Ob  diese  Bildung  auch  anderswo, 
z.  B.  Str.  54,  233,  303,  sowie  im  Innern  des  Verses  für  den  Dichter 
anzusetzen  ist,  lässt  sich  nicht  entscheiden.  Dem  nordfranzösischen 
Kopisten  ist  -ot  nicht  geläufig:  er  schreibt  1202  pooit  und  1204  aloit. 

§  21.  Beim  Imperf  Konj.  sind  die  endung.-betonteu  Formen  en- 
menesant  :  atant  :  [cogHoissant]:faucissant  Str.  236  zu  erwähnen.  Diese 
Erscheinung,  im  Pikardischen  selten,  ist  am  häufigsten  im  Osten  (M.-L., 
Frz.  Gr.,  §  288).    Christian  kennt  sie  im  Erec  1449  als  dialektischen  Zug 

§  22.  Infinitiv.  Neben  ursprünglichem  targer  :  arainer  1083 :  4 
findet  sich  das  jüngere  areisoner  :  parier  973  :  4. 

§  23.  ÄraisonS  :  temjJtS  1423  :  4.  —  Zur  Reduktion  von  -iee  zu  -ie 
im  Part.  Perf.  siehe  Lautlehre,  §  2  S.  496-7. 

C.  Ort  und  Zeit  der  Entstehung. 

Stellen  wir  die  Hauptresultate  der  sprachlichen  Untersuchung  zu- 
sammen, so  können  wir,  mit  dem  Vorbehalt,  der  bei  einer  kleineren, 
bloss  in  einer  Handschrift  erhalteneu,  einzelnen,  einem  unbekannten 
Verfasser  angehörenden  Dichtung  zu  machen  ist  (Ebel.,  Aub.,  p.  159), 
etwa  folgendes  sagen: 

1.  Trennung  von  an  +  Kons,  und  en  -f  Kons,  gehört  der  Pikardie, 
mit  Ausschluss  des  Beauvaisis,  an. 


Das  altfranzösiache  Eustachiusleben  50H 

2.  -iee  >  ie  erstreckt  sich  von  der  Normandie  über  den  ganzen 
Norden  und  Osten. 

3.  -ai  :  e  ist  nicht  pikardisoh  (Su.,  Aue.*,  S.  69 — 70),  dagegen  z.  B., 
ausser  dem  Franzischeu,  der  Charapngne  bekannt. 

4.  Wegen  e  +  /  >  /  scheidet  der  Oi^tcn  wie  der  Westen  aus.  /, 
nicht  ei,  findet  sich  in  der  östlichen  Normandie,  in  der  Pikardie,  Isle- 
de- France,  Cliampague  und  in  den  südlichen  Mundarten  (Suchiers, 
Karle  XII  in  Gröbers  Grundriss  I). 

5.  Ol  :  ei  (aus  lat,  ö  und  ii  +  i  und  lat.  e  +  /)  schliesst  das  Nor- 
mannische aus  (Karte  X,  1.  c),  ist  aber  pikardisch. 

6.  Der  Ausfall  von  /  vor  Kons,  ist  pikardisch. 

7.  Erhaltenes  isoliertes  t  ist  pikardisch. 

8.  In  face  :  menace  :  sage  '.face  Str.  259  und  in  Eusfaces  :  saches  : 
barNages:sagesStr.;\Q4:  wird  man  vielleicht  Pikardismen  erblicken  müssen. 

9.  -ot  im  Imperf.  aller  Konjugationen  findet  sich  im  Norden  wie  im 
Osten. 

10.  Die  endungsbetonten  Formen  der  3.  Pers.  Plur.  Imperf.  Konj. 
sind  im  Pikardischen  selten,  weisen  nach  dem  Osten  und  finden  sich 
auch  anfangs  bei  Christian  als  östliches  Champenois. 

Aus  dem  allem  werden  wir  wohl  für  den  Dichter  pikardische  Her- 
kunft, aber  nach  der  champagnischen  Grenze  hin,  annehmen  dürfen 
(Karten  IX,  X,  XII  in  Gröbers  Grundriss  I). 

Wie  es  meist  der  Fall  ist,  haben  wir  es  mit  einer  Mischsprache 
zu  tun:  es  fehlen  viele  pikardische  Charakteristika,  au  deren  Stelle 
franzisch-chiimpaguische  Formen  treten. 

Zeitlich  dürfte  die  Dichtung  in  das  Ende  des  12.  oder  in  die  ersten 
Jahre  des  13.  Jahrhundert  gehören,  da  die  Versturaniung  von  s  vor 
stimmlosen  Konsonanten  es  verbietet  weiter  zurückzugehen.  Jünger 
dürfte  die  „Estoire  d'Eustachius"  nicht  sein,  weil 

1.  Das  alte  Deklinationssystem  durchweg  erhalten  ist. 

2.  Die  1.  Person  Sing.  Ind.  Präs.  der  ersten  schwachen  Konjugation 
ohne  Ausnahme  kein  analogisches  -e  hat. 

3.  Die  3.  Pers.  Sing.  Konj.  Präs.  der  ersten  schwachen  Konjugation, 
mit  einer  Ausnahme,  nur  Formen  ohne  -e  aufweist. 

4  Das  vortonige  e  im  Hiatus  allgemein  erhalten  ist. 

VI.  Die  Sprache  der  ÜberHeferung. 
A. 

Wie  bereits  erwähnt,  ist  das  Eustachiusleben  der  Pariser  Hs.  B.  N. 
fr.  1374  in  seiner  überlieferten  Form  von  einem  Südfranzosen  geschrieben 
(cf.  p.482,  oben).  Im  allgemeinen  begnügt  er  sich  abzuschreiben,  und  zwar 
bisweilen  sinnlos,    weil    er  nicht  versteht.     Indessen    hat  er  doch  öfter 


504  Andreas  C.  Ott 

eiozelne  Laute^  Formen;  ja  ganze  Wörter  seiner  Muttersprache  durch- 
sehlüpfen lassen. 

Bevor  wir  uns  der  Sprache  des  uordfranzösisehen  Schreibers,  dessen 
Text  ihm  vorgelegen  hat,  zuwenden,  mag  kurz  das,  was  wohl  dem  Süd- 
franzosen an  der  Überlieferung  eignet,  hier  erwähnt  sein. 

I.  Einzelne  Laute  ^). 

a)  Vokale. 

1.  A. 

a)  Auslautendes  hit.  a  ist  als  a  erhalten: 

una  271,  273;  parora  oia  653;  norritura  894;  armeura  896;  barha 
1314;  terra  1531. 

ß)  Lat.  a  im  Wortinnern  ist  als  a  erhalten: 

crestiane  304;  emperaor  651,  761,  817,  820,  822,  850,  918,  947: 
chanuz  596,  chanue  673;  natural  893;  ancian  907;  ostal  929;  aäe  (lat. 
habutam)  1296;  parent  (3.  P.  PI.  Ind.  Pr.  v.  paroir)  1316. 

b)  Konsonanten. 
fuguent  (lat.  fugiunt)  229. 

II.  Provenzailsche  Formen  und  Wörter. 

Per  (statt  por):  bl,  58,  59,  780a,  918  u.  s.  w. 

Per  (statt  par):  72,  84,  212,  228,  587,  633,  934  u.  s.  w. 

Negune  67,  826,  negunm4:-,  nims  20,  246,  536,  794,  874,  1050;  los 
(Pron.)  168;  segu  (lat.  secutim)  253,  257;  segra  507;  vilans  533;  guat 
(frz.  gue)  566;  sas  (lat.  swas)  588;  quine  (Pron.  Interr.)  617;  solats  668; 
dotities  idominas)  1191;  segre  (=  prov.  segrai)  1308;  sanz  (lat.  sanctos) 
1539;  Eufachl  1570;  gloiri  1572. 

Für  verschiedene  Erscheinungen  bleibt  es  ungewiss,  ob  man  sie 
dem  Süd-  oder  dem  nordfranzösischen  Kopisten  zuschreiben  muss: 

1.  Fehlen  von  finalem  n. 

2.  Art,  die  Mouillierung  anzugeben. 

3.  Nichtdiphthongieren  von  freiem  betontem  lat.  e  >  ie. 

4.  „  „  „         „  „  V     b>ue. 

5.  Fall  von  finalem  s  in  der  1.  Person  Plur.  Präs.  der  Verba. 

6.  „       „  „         t   „     „     o.         „  „         „         }, 

In  diesen  zweifelhaften  Fällen  habe  ich,  dem  konservativen  Prinzip 
in  der  Behandlung  der  Hs.  entsprechend,  meist  keine  Änderung  vor- 
genommen. 


1)  Mehrere   dieser  Beispiele   köunten    ebensogut  auch  uuter  II   eiugereiht 
werden  und  umgekehrt. 


Das  alttVaiizösisuhe  Eustaohiuslebcn  505 

Im  folgenden  stelle  ich  die  wohl  dem  letzten  nordfranzösischen 
Schreiber  gehörenden  charakteristischen  Züge  in  ihrer  Hauptsache  zu- 
sammen. 

B    Lautlehre. 

a)  Vokalism  us. 

1.  Betonte  Vokale. 

§  1.  A. 

Pikardisches  le  flir  la  findet  sich  nur  V.  1031. 

Das  Suffix  -ahilis  erscheint  nur  in  der  gelehrten  Form  ahle:  semblable  : 
resplandisable  129:130:  perduroble  IDl;  durable  348. 

Das  Suffix  -alis  ergibt  sowohl  -aus  wie  -eus: 

z.  B.  ntortax  340;  loiauz  1329. 

Quex  373;  tex  1458,  1471.  - 

Während  das  Suffix  -aticum  sonst  -age  ergeben  hat  (z.  B.  Str.  10, 
196,  227,  261,  288,  310,  317)  steht  V.  924  vereinzelt  da  mit /«er3er(7(?.9e  = 
herber gaige,  also  mit  paraf^itischem  /.  Indessen  dürfte  dieser  vereinzelte 
Fall  wohl  eher  als  Schreibfehler  (wegen  der  vorhergehenden  e)  an- 
zusehen sein. 

Vor  ii  nimmt  a  ein  /  an  in  montaigne  561,  Espaigne  631.  —  Malede 
(=  malaide  statt  malade)  78,  1553.   Im  Konj.  Irap.  laissaissent  154.  — 

Mundartliches  (pikard. )  r/  für  a/ findet  sieh  in  mas  {magis)  17;  segra 
(für  slvrai)  507;  trova  526;  orra  769;  f>orta  1095:  fates  1153.  — 

Altfranzösisches  -iee  aus  lat.  i-\-ata  kommt  regelmässig,  im  Keim 
und  im  Versinnern,  als  -ie  vor:  enmaiie  951,  covoifie  1011;  [enbracie)  : 
liie  :  haptisie  :  vergondie  1056  :  7,  1059  :  60;  mainie  308,  1246,  1532. 

Bei  den  Verben  auf  -ier  und  sonst  bei  ie  aus  a  +  Pal.  ist  schon 
oft  ie  zu  e  reduziert:  z.  B.  V.  13—16,  17—20,  75,  112,  137—40,  183, 
374  u.  8.  w. 

Freies  a  vor  Nasal  ergibt  ai,  das  bereits  mit  ei  zusammengefallen 
ist,  was  Schreibungen  wie  z.B.  piain  (lat.  pleni)  144,  mainent  344,  351; 
maine  952,  p>l(tins  1287,  1485,  beweisen. 

Ä-\-  n  -\-  Kons,  und  e  -f  n  -j-  Kons,  werden  nicht  geschieden:  z.  1>. 
dampnemanz  13,  resplandisable  130,  menger  137,  essample  1.08,  sovanf 
165,  duremant  192,  espoantez  276,  revandras  287,  defant  368  u.  s.  w. 

Während  a  -+-  e  im  Pikardischen  meist  über  die  Mitte  des  13.  Jahr- 
hunderts als  Diphthong  erhalten  ist  (Aue.',  S.  69—70).  ist  es  in  unserer 
Hs.  bereits  zu  e  übergegangen;  z.  B.  abest  (3.  P.  Sing.  Konj.  Pr.  von 
abaissier)  259;  pestre  {pascere)  688;  e  (=  ai=habeo)  1122. 

§  2.  E. 

a)  Lat.  e. 

Fälle  von  pik.-wallonischem  ie  aus  gedecktem  e  sind  äusserst  selten  : 
iest  649;  /es^es  1007;  /^o  1359.  —  Nichtdiphthongierung  von  freiem  be- 


HUB  Andreas  C.  Ott 

tODtem  lat.  ^  ist  häufig;  z.B.  119,  124a,  211,  320,  654,  979,  1055,  1066, 
1126,  1196,  1198,  1327,  1352. 

1  für  ie^  ein  pikardisclier  Zug-,  der  besonders  vor  n  vorkommt  (Foe., 
Chev,  as  .II.  esp.,  S.  XXXVII),  findet  sich  in  den  Formen:  tint  281; 
maintin  499;  apartine  :  mantigne  :  revigne  874—6;  coniinent  887;  tinent 
917;  min  1102;  v/gnent  1325,  1555.  Daneben  z.  B.  revaine  877;  con- 
tient  889.  — 

Das  Suffix  -ellus  ergibt  meist  -iaus,  einmal  -eaiis: 

1.  -iaus:biax  333,  625,  854,  1523,  1533;  toriax  1481,  toriaux  \4Q?,. 
—  Biauti  130,  1000,  1001. 

2.  -eaus  :  beaux  1153. 
-celhis  >  ciaus  und  -ceaus: 

1.  donsimiz  224,  donsiaiix  1153;  Jovenciax  945. 

2.  oiseanz  92. 

il/g/ms  >  mzöws:  36,  484,  986,  1017,  1019,  m/aws  380. 

Melior  +  s  >  miaudres  696. 

Vexlus  pro  vetulus  ergibt  t?/rt»s  und  f/ß?/s: 

1.  «;/aMs;  715,  723,  725. 

2.  m>ws:  viex  596. 

£'  +  i  ergibt  /:  /?Y  145,  735,  1023;  delü  148;  esliz  380;  pr/se  437; 
J9nel034;  jr)/s  1362;  7;i/-?>>?^  1557.  —  Ferner  analog,  isoit  122,  ?ss/r  405, 
m/  (rxii)  755.    Cf.  Karte  XII  in  Gröbers  Grundriss  I. 

b)  Lat.  €  und  ^. 

Betontes  freies  lat.  e  und  ^  ergeben  oi:  z.  B.  wo^  1;  foi  3;  descroire 
18  u.  s.  w. 

Die  östliche,  speziell  burgundische  Entwicklung  e  (i)  +  w  >  oiu 
findet  sich  in  mehreren  Fällen:  z.  B.  poignes  (lat.  poenas)  546,  728; 
amo/'ne  1274;  pomes  1468.  Ferner  poindre  (lat.  phigere)  900,  901,  909. 
Daneben  z.  B.  p/am  144;  maine  952;  paines  1100. 

Ebenso  findet  sich  burgundisches  -o<7  <  ^//: 

csvoille  169,  1256;  mevvoille  459,  1260,  1365;  cowsozY  (3.  P.  Sing. 
Konj.  Präs.)  736,  742;  c'o>2so/^  1018,  1399.  —  Ferner  veoiller  734;  con- 
soillieiz  741.  —  Daneben  merveille  518. 

/  -f  ^  +  Kons,  ergibt  bald  aus  resp.  auz,  bald  ews  resp.  euz:  z.  B. 

1.  aws  resp.  auz  (resp.  a?/a;):  16,  19,  895,  1147,  1149,  1195,  1330, 
1428,  1432,  1484,  1490,  1491. 

2.  eus  resp.  euz:   26,  147,  156,  166,  185,  679,  767,  927,  938,  1543. 
Consilium  +  s  ergibt  consauz  1449,  comeux  1456. 

Solicidiim  +  s  ergibt  50^aa;259.  —  Consauz  und  solaus  weisen  nach 
Biirgund.     Cf.  Metzke,  Herrigs  Archiv  LXV,  80. 

Zu  soent  =  soient  858,  drot  =  droit  918,  wo  o  statt  o/,  weil  nach 
pikardischer  Art  der  erste  Teil  des  Diphthongs  Überwiegt,  cf.  Foerster, 
Chev.  as.  II.  esp.,  p.  XXXIX,  unten. 


Das  altfr;inzÖ8ieiehe  Kuslacliiueloheii  C^O? 

§  3.  Lat.  7. 

Lateiuisches  -tvus  ergibt  -is,  nicht,  wie  oft  im  IMkardischeu,  -iits 
oder  -ieus:  z.  B.  chaiti!<  77,  702,  1127,  1274;  bailliz  704;  poesteis  791); 
vis  1410,  1452,  147G. 

§  4.  0. 

a)  Lat.  0. 

Betontes  freies  Ö  ergibt  im  allgemeinen  ue:  z.  B,  euer  207,  330, 
382,  441,  994,  1028,  1099,  1279,  1402;  c«ers  480,  572,  1086,  llOO,  1142. 

Zu  eu  vorgescliritten  ist  ue  nur  in  treuce  440,  menrent  888  und 
geuent  932,  da  in  den  Formen  des  Verbums  voloir: 

veuz  i;-180,  1509;  veut  2bß,  427,  1212,  1310,  i<eu  zu  eu  reduziert  ist 
(cf.  Su.,  Afrz.  Gr.S  §  G6a).  —  Zu  viiez  (288,  335,  379)  und  vuet  (388, 
407-8,  821,  852,  9C2,  1029,  1031,  12G0,  1479)  cf.  Sucbier,  I.  c.,  p.  100 
und  M.-L.,  Frz.  Gr.  §  305. 

0  vor  lat.  m  bleibt  o,  während  es;  vor  n  diphthongiert: 

1.  hotn  „Mann,  Mensch",  116,  156,  209,  800,  912, 

om  „man",  240,  1406,  1552;  prodom  29,  prodoins  334. 

2.  que)is  (lat.  comes)  197. 

Zu  puent  1380  (3.  Pers.  PI.  Ind.  Pr.  v.  pooir)  cf.  Foe.,  Chev.  as  .11. 
esp.  p.  XLI  und  Frdw.,  V.  R.  ]>.  XXXVI,  §  12.  — 

Ecce  hoc  erscheint  als  ice  243,  349,  486,  543,  685,  1103;  als  <;o  4, 
175;  als  ce  12,  57,  58,  59,  259,  340,  352,  1017,  1019,  1365. 

Ego  ergibt  ieii  744,  sonst  >:  z.B.  576,  604,  744,  747,  748,  749,  755, 
760,  977  u.  s.  w.  — 

Lat.  0  +  i  ergibt  ui:  z.  B.  nuit  (nocfein)  391,  400,  510,  512,  538, 
789,  1024;  anu/f  729;  puis  (postius)  481,  984,  1008;  piiis  [*potco)  112, 
845;  nu/re  802;  pui  {podium)  834.  Enoie  417,  1367  erklärt  sich  wohl 
aus  den  endungsbetonten  Formen  (8uchicr,  I.  c,  §  26  b).  — 

Lat.  Ö  +  /  +  Kons,  ergibt,  mit  ])ikardischem  Wegfall  von  /,  duez 
550.  — 

Focum  ergibt  franzisches  /eu  1039,  1530. 

Locum  ergibt  franzisches  leii  1315;  Akk.  Plur.  leus  1510,  und 
pikardisches  Uu  684. 

Boscum  ergibt  nur  bois,  nicht  pikardisches  bos\  96,  110,  221,  254, 
377,  509. 

Lat.  6  +  ^4-  Kons,  ergibt: 

1.  pikardisch-champagnisches  -iaus  (Ebel.,  Aub.,  S.  152,  4;  S.  160, 
Mitte):  tax  (oculos)  441,  471,  475,  1028;  iauz  (id.)  382,  1098;  diax 
{doliu-\-s)  1048. 

2,  zentralfranzösisches  -lern-. 
ieuz  {pculos)  1404.  — 


508  Andreas  C.  Ott 

b)  Lat  ö  und  ü. 

Betontes  freies  lat.  ö  und  ü  ergibt  bald  o,  bald  ou:  z.  B. 

1.  dos  40;  orgoUlos  62;  sol  a  sol  145;  plore  441;  vos  622;  sol  835; 
«OS  935;  merveillos  1113.  —  Das  Suffix  -orew  ergibt  -or:  z.B.empereor: 
seignor :  minor :  vavasor  Str.  15;  seignor  :  paor  :  amor  :  losengeor  Str.  17, 
u.  s.  w. 

2.  coregons  471,  so^<s  (sohis)  470,  plorous  471,  /o?<s  {lupus  u.  lupos) 
472,  934,  c^oMS  936. 

§  5.  Au. 

Fauciim  ergibt  /jo^^  525,  i^o/  126  b,  /)o  268,  798,  799,  1495.  Wie 
das  durch  Verwechslung  mit  pooir  durch  ^we^  wiedergegebene  paucum 
V.  1021  anzusetzen  ist,  lässt  sich  nicht  entscheiden. 

2.  Zu  den  unbetonten  Vokalen. 

§  6.  Hiatus-^  ist  getilgt  in  henoit  (Var.)  1069.  Cf.  „Evang.  de 
Nie."  (S.  A.  T.  Fr.,  Paris  1885),  p.  XXIII,  Anm.  2  zu  p.  XXÜ;  Ebel., 
Aub.,  Anm.  V.  516.  —  Gaaignier  486  zählt  für  zwei  Silben.  — 

Vortoniges  lat.  Ö  und  it  ist  zu  e  abgeschwächt  in  volantiers  221; 
corecous  471;  atwr  (lat.  honorem)  762,  919;  seror  954. 

In  den  vortonigen  Diphthongen  «/,  au  fällt  gelegentlich  der  zweite 
Bestandteil  (pikardisch):  1. /«so/^  89,  lassiez  160,  rasen  912,  ansi  1135. 
—  2.  chevacha  225,  natonier  402,  410,  418. 

^2<  für  a,  das  besonders  dem  Anglonormaunischen  eignet,  findet 
sich  in  austinence  134. 

In  «?,  ei,  oi  findet  gelegentlieh  vor  palatalen  Konsonanten  und 
stimmlosem  s  (Frdw.,  V.  K.,  S.  XXXVII,  §  17)  pikardische  Reduktion 
zu  i  statt:  1.  grinor  81;  issi  293,  1053;  orison  bSl ;  faucissant  944.  — 
2.  vignant  128  (vielleicht  auch  analog,  zu  i;/^«e  etc.).  —  3.  coinnisanf 
935,  lial  1041. 

Umgekehrt  o/  statt  o  in  prevoiste  792.  Cf.  Foe.,  Chev.  as  .II.  esp., 
p.  XL. 

Pikardisches  u  statt  o  vor  Labialis  in  cuvert  834  (Foe.,  Z.  f.  r.  Ph. 
XXVIII,  S.  506).  U  für  o  vor  Nasalis  in  plungier  489,  conrunpue  750, 
volunte  1544. 

Zu  enmaiie  {en  statt  es)  951  siehe  Foe.,  Chev.  as  .11.  esp.,  S.  L  und 
Frdw.,  V.  R.,  S.  XXXVH,  §  17. 

b)  Konsonantismus. 

Die  pikardische  Erscheinung,  dass  Doppelkonsonanz  vereinfacht 
Avird,  und  umgekehrt  (Foe.,  Chev.  as  ,11.  esp.,  S.  XLVII),  findet  sich 
häufig,  besonders  d-as  erstere:  z.  B. 

1.  Einfacher  statt  doppeltem  Konsonanten:  guere  44,  ele  55,  vava- 
sor 60,  vile  85,  vilain  107,  317,   bele  112,   isoit  122,  resplandisable  130, 


Das  altfianzösisclie  Kustachiiisleben  509 

largese  131,  apehient  194-5.     Ferner  V.  22(3,  234,  428,  250,  264,  261, 
265,  267,  327,  3:n,  335  u.  s.  w. 

2.  Dopiielter  statt  eiDfachem  Konsonaiileu:  dessespevS  11 ;  ferrir  270; 
menacces  438;  fon^sier  885:  f errat  1044:  guisse  1138;  parolle  1405; 
//o>t/  1411;  guisses  1551. 

I.  Die  Liquiden. 

§  7.  Zu  /  ist  ausserdem  bereits  Gesagten  noch  zu  bemerken,  dass: 

1.  es  vor  Konsonant,  wie  im  Pikardischen  üblich,  gefallen  ist  in 
nus  482;  traias  622;  tot  (lat.  tollit)  1104;  co^J  1316. 

2.  es  ebenfalls  gefallen  ist  in  pus  (lat.  plus)  584  (Foe.,  Z.  f.  r.  Ph. 
XXVUI,  S.  504). 

3.  ^  +  r  in  unserem  Text  das  dem  Pikardischen  meist  fremde  ein- 
geschobene d  kennt:  z.  B.  voudrai  26,  27,  325,  332,  333,  453—4,  li85; 
voiidrn  28,  332,  333,  453,  996;  yowrfrf/s  333;  ^OR(/m  369:  faildront  848; 
asaudra  1248;  voudroient  1335. 

§  8.  Die  pikardische  Metathese  von  Vok.  +  r  zu  r  +  Vok.  ist 
unserem  Text  ausser  troner  =  torner  1207  —  wenn  es  nicht  auch  ein 
Schreibfehler  ist  —  fremd,  denn  in  eres  =  cers  261  und  öres  =  bers  Q9Q 
kann  man  wohl  bloss  Schreibfehler  erblicken.  Cf.  Cloetta,  Po.  mor., 
p.  95,  Nr.  51. 

Die  umgekehrte  Erscheinung  (cf.  Foe.,  Chev.  as  .11.  esp.,  p.  XLIX, 
unten)  findet  sich  in  onterporter  456,  permiere  616. 

Während  in  Fällen  wie  pandre  158,  enter  404,  toverons  644,  moster 
763,  peoiere  796,  fere  878  sich  das  Fehlen  von  r  durch  Dissimilation 
erklärt,  dürfte  sein  Ausbleiben  in  einer  ganzen  Anzahl  von  anderen 
Versen  nur  als  Schreibfehler  infolge  von  eines  Kojji.sten  Flüchtigkeit 
zu  deuten  sein:  ge  208,  761;  aide  496;  tetote  629;  Fatice  630,  881; 
Guece  (=  Grece)  631,  842;  enconte  787;  faudont  848;  plaindont  880; 
conoiste  906;  vindent  925;  fanchhe  948;  edange  957;  pove  960  u.  s.  w. 

II.  Die  Nasalen. 

§  9.  In  wenigen  Fällen  bleiben,  nach  pikardischer  und  sonstiger 
nichtfranzischer  Art,  zwischen  m  —  r,  n—r  und  ni  —  l  die  Hilfslaute  h 
und  d  weg:  zahlreich  sind  die  Fälle,  wo  sie  stehen: 

1.  ohne  Hilfslaut:  vanrez  607;  vinrent  774;  vanrai  959. 

2.  mit  Hilfslaut:  z.  B.,  ausser  den  Reimen  Str.  130  und  V.  554: 

a)  m  —  r:  menbre  520,  1211,  raimbre  739. 

b)  w  —  r:  revandras  287,  revendras  291;  tendre  519,  1033;  vandra 
704;  vindrent  925,  1146,  1158;  vandrez  1009,  vendrez  1075;  repondre 
1310,  espondre  1311. 

c)  m— /:  assemblee  221,  228,  833;  ensemble  302,  1369;  sem^/e^  621 : 
s<;w6;rtwni60,  1166,  1278,  1369;  semblent  122ß,  1228;  humblementim. 


510  Andreas  C.  Ott 

Die  besonders  im  Pikardischen  vorhandene  Verwechslung  von  n 
und  M  findet  sich  z.  B.  in  poignes  (=  poines)  546,  728,  neben  poines 
1468,  ferner  esperne  1506. 

III.  Die  Labialeu. 

§  10.  In  der  Lautgruppe  bl  kommt  der  pikardisehe  Wandel  zu  vi 
nicht  vor:  z.  B.  perdiirable  191,  durable  348. 

Populum  ergibt  pneple,  nicht  pikardischesp««^^  (Su..  Auc^^  p.  72,  u): 
1482,  1504,  1538. 

Fvorr  ist  nicht  ausgefallen:  z.  B.  avr'/ons  646;  avroiz  855;  avrons 
1176;  ferner  1272,  1304a. 

IV.  Die  Dentalen. 

§  11.  T  im  Auslaut,  besonders  hinter  Konsonanten,  aber  auch  hinter 
Vokalen,  ist  manchmal  nicht  geschrieben,  was  pikardisch  ist*):  z.  B. 
don  [deunde)  274,  617,  1156;  tin  (tenet)  281;  donas  756;  cnver  834; 
conman  949—50;  tan  1385. 

Insbesondere  fehlt  t  bei  der  dritten  Person  Pluralis  des  Verbs,  was 
vielleicht  dem  südfranzösischen  Kopisien  angehören  dürfte:  z.  B.  fo)i 
621,  936;  ajosten  776;  son  785;  feron  918;  atarderofi  1010;  requeron  1012; 
on  1568.  —  Dagegen  ergibt  inde  nicht  pikardisches  e??f,  sondern  en: 
z.  B.  17,  20,  495  u.  s.  w. 

An  finales«  tritt  öfters  t  an,  wiederum  eine  pikardisehe  Erscheinung: 
z.  B.  raisont  283;  ant  370;  paisant  514;  se/o«^  585,  serow^  (id.)  853; 
baront  617;  lontent  776;  ((?o>2^  {dommus,  dominum)  781,  794;  c?o«^  (pro 
(^owc)  1527. 

Ungestütztes  auslautendes  t  ist  da  und  dort,  nach  pikardischer  Art, 
erhalten :  viel  häufiger  aber  sind  die  Fälle,  wo  t  gefallen  ist.  Erhalten 
ist  es  z.  B.  in  perdit  340;  guerpit  558;  saislt  560;  oü  587;  entendit  654, 
849,  865;  connut%12\  respondit  I03b;  cormt  1216.  —  Bei  allen  Perfekt- 
formen aber  auf  -it,  die  gelegentlich  auch  -iet  (nach  dedi)  kennen, 
scheint  hinsichtlich  des  erhaltenen  f  ein  besonderer  Fall  vorzuliegen. 
Cf.  G.  Paris  et  Alphonse  Bos  „La  Vie  de  Saint  Gilles  par  Guillaume 
de  Berneville"  (Paris  1881,  S.  A.  T.  Fr.),  p.  XXXIII,  Anm.  3. 

2'  +  s  im  Auslaut  ergibt  meist  z,  seltener  s,  was  aber  nicht  ein 
mundartlicher  Zug  zu  sein  braucht,  sondern  zeitliche  Erscheinung  sein 
kann.  Diese  Tatsache,  dass  z  häutiger  vorkommt,  schliesst  nach  Wah- 
lund  „Die  altfranzösische  ProsaUbersetzung  von  Brendans  Meerfahrt 
nach    der  Pariser  Hdschr.  Nat.-Bibl.    fr.  1553"    (Upsala-Leipzig  1900), 


1)  Im  Text  habe  ich  öfters  t,  teils  der  Deutlichkeit  halber,  teils  weil 
vielleicht  da  und  dort  ein  Schreibfehler  vorlag,  wieder  eingesetzt.  Cf.  Anm. 
zu  V.  M. 


Dns  alttVanzösisclie  Eustachiiisleben  5lJ 

S.  LXXVni,  für  den  Kopisten  westpikardisclie  Schreibart  aus.  Z.  B. : 
entendez  1;  tenez  2;  senz  4;  dampnemanz  13;  sanz  13;  auz  IG,  19; 
traiz  20  u.  s.  w. 

«S  statt  s  steht  z.  B,  in:  travailles  17;  ä/^«  544,  578,  589,  766;  drus 
595,  892;  pars  812;  gs^o/-s  821,  864:  mors  823;  re/g««s  824;  pors  824; 
cÄe/ms  889,  1342;  retenus  890;  escws  900;  noris  1189;  espoantSs  1496; 
perdones  1500;  oes  1513. 

Z  statt  s  steht  z.  ß,  in:  voiz  488,  958;  se2  505;  noz  651;  hailliz 
704;  cAo/Y/^  1127;  s^^  1419. 

§  12.  S  ist  nicht  nur  vor  stimmhaften  Konsonanten  verstammt  und 
in  der  Schrift  gefallen  (z.  B.  we/?»e'285,  wa////e  308,  ewa/>  583;  mellerent 
639,  wo  //  eine  Spur  von  5  erhält  wie  n»  in  ainnez  \A?>\,  mainnie  1532), 
sondern  auch  vor  stimmlosen:  z.  B.  sopire  382;  c?/^  383,  431,  721 — 2; 
f^  (=gs^)  478;  pcnt  ASS :  f Utes  527  —  8;  croit  550;  fe'ifes  554,  737;  o;'6'/<? 
602;  repont  605;  /re^/e  629;  mg//gr634;  dechaiisier  659,  663;  senechauz 
690;  niaitre  693;  repondu  712;  mentites  740;  ajoten  776  u.  s.  w. 

Auch  im  Aushiut,  vor  Konsonanten,  ist  es  gefallen: 

1.  im  betonten  Auslaut:  z.  B.  p/vwe  {=  jJrenez)  1018;  rora  1256; 
samble  (=  samhlez)  621 ;  at'g  (=  örye^)  665  u.  s.  w. 

Das  Fehlen  von  s  in  der  ersten  Person  Pluralis  des  Verbums  dürfte 
vielleicht  dem  südfranzösischen  Kopisten  zuzuschreiben  sein,  da  die 
Endung  on  dem  Westen  des  altfranzösischen  Sprachgebietes  eignet 
(Lit.augaben  Frdw.,  V.  R.,  S.  LXX,  oben»:  z.B.  conteron  622;  troveron 
632;  avon  643.  —  Indessen  kann  man  auch  da  Nachlässigkeit  eines 
nordfranzösischen  Kopisten  annehmen. 

2.  nach  tonlosem  -e  in  /r,  z.  B.  659,  663,  1096,  1190,  1191;  in  de, 
z.  B.  916,  1539;  in  se,  z.B.  94,  571;  in  fe,  z.B.  279;  in  7ie,  z.B.  1138: 
in  a,  z.  B.  199. 

V.  Die  Gutturalen. 

§  13.  Die  Schreibung  c  für  .s  gehört  dem  Osten  au  und  tritt  ver- 
einzelt auch  in  pikardischen  Handschriften  auf  (Foe,,  Chev.  as  ii"  esp.. 
S.  LIII):  z.  B.  ce  (Reflex.  Fron.)  24,  234;  ce  (Konjunktion,  lat.  sl)  260, 
757,  c'il  1199,  1210.  —  Umgekehrt:  sers  264;  se  {vcce  hoc)  708,  716;  si 
{ecce  hie)  1196. 

§  14.  Scheinbar  pikardische  Behandlung  der  Gutturalen  hinsichtlich 
der  beiden  pikardischen  HaupteigentUmliehkeiten  auf  gutturalem  Gebiete 
ist  in  so  verschwindend  wenigen  Fällen  vorhanden,  wenn  überhaupt  man 
wegen  der  Verschiedenheit  der  Schreibung  in  diesen  Fällen  auch  auf 
Verschiedenheit  der  Aussprache  schliessen  darf,  dass  sie  wohl,  zum 
Teil  wenigstens,  dem  südfranzösischen  Kopisten  angehören  dürfte: 

carite  10  neben  charite  8,  186,  190,209,  238,  344,  347,  349  u.  s.  w.; 

Cef  1098  neben  chief  475,  1314  u.  s.  w.; 


512  Andreas  C.  Ott 

goie  {gaiidia)  126a,  neben  joie  786,  920,  1243,  1290,  1300b,  1370, 
und  Jarc^m  922.  Cf.  Suehier,  Z.  f.  r.  Ph.,  XXX,  p.  517,  4,  gegen  Foerster, 
ib.  XXVIII,  p.  504.  —  Gerredon  524,  gerpir  1457  sind  pikardische 
Schreibungen.  Vengance  Ibl  ist  wohl  mit  g  zu  sprechen.  Frange  < 
franha  1083,  wo  man  entweder  franzisches  franche  oder  pikardisches 
franke  erwarten  würde.  Man  könnte  an  einen  Schreibfehler  resp.  au 
ein  Lesversehen  für  franke  denken^  wenn  nicht  andere  pikardische  und 
sonstige  Texte  ähnliches  böten.  Cf.  Frdw.,  V.  R.,  p.  XLIV;  Suchiers 
Bemerkung  (Aue.*',  p.  78)  zur  umgekehrten  Erscheinung  saiwache  statt 
sauvage;  ferner  Fee.,  Chev.  as  -ii*  esp.  p.  LIV. 

C.  Formenlehre. 

§  15.  Im  grossen  und  ganzen  wird  die  Zweikasus-Deklination  auch 
vom  Kopisten  sorgfältig  beobachtet,  nur  ist  wohl  dadurch,  dass  der 
südfranzösische  Schreiber  oft  nicht  verstand,  etwas  Unordnung  ent- 
standen, so  dass  in  der  Überlieferung  hie  und  da  Akkusative  statt 
Nominativen  und  Nominative  statt  Akkusativen  stehen.  Der  Umstand 
aber,  dass  nicht  etwa  nur  fast  ausschliesslich  Akkusative  statt  Nominativen 
stehen,  lässt  erkennen,  dass  man  es  nicht  mit  den  ersten  Anzeichen  von 
Schwächung  der  Flexion  zu  tun  hat. 

Dem  letzten  nordfranzösischen  Kopisten  dürfte,  in  Anbetracht  seiner 
sonstigen  Korrektheit,  diese  Unsicherheit  nur  zum  kleinsten  Teil  gehören. 

1.  Akkus,  statt  Nomin.: 

quoi  279;  querant  371;  alaitant  423;  ferner  in  V.  424,  425,  429, 
613,  718,  752,  781,  880,  1006,  1322,  1474.    ■ 

2.  Nomin.  statt  Akkus.: 

cevs  278;  charz  354;  enfant  369;  ferner  in  V.  559,  561,  706,  711, 
860,  931,  954,  969,  1041,  1047,  1121,  1151  (zweimal),  1193,  1266. 

§  16.  Während  im  Reim,  von  seilen  des  Dichters,  nur  sire  als 
Nomin.  vorkommt,  findet  sich  (neben  sire  V.  43,  113,  155,  814,  1064, 
1077,  1097,  1497)  im  V.  381  sires  im  Reim  mit  sopire :  martire  :  desdlre^ 
eehört  also  sicher  dem  Schreiber.  —  V.  445  und  1029  steht  sires  vor 
Konsonant.  —  In  den  sehr  zahlreichen  Vokativen  (319,  321,  477,  497, 
499,  503,  553,  573,  601,  605,  621,  625,  661,  681,  685,  741,  814,  853, 
974,  977,  987,  1037,  1045,  1085,  1109,  1114,  1144,  1165,  1173,  1265, 
1313,  1454,  1500,  1501  j  kommt  nur  sire  vor.  —  Vok.  Eustace  373.  — 

Während  der  Dichter  im  Reim  nur  emperere  als  Nomin.  kennt, 
kommt  im  Innern  des  Verses  (neben  emperere  vor  Kons,  in  V.  42,  45, 
1257;  vor  Vokal  V.  1286  und  V.  1426  im  Reim)  empereres  vor: 

a)  fälschlich  im  Reim,  wo  die  Reimwörter  die  s-lose  Form  ver- 
langen: 

V.  193. 


Das  alttV.inzösischo  Eustacliiuslobon  513 

b)  sonst  im  Innern: 

V.  396,  633,  645,  697,  7U3,  707,  722,  787,  826,  829,  835,  S37  (vor 
Vok.),  865  (id.),  1261  (id.),  1277  (id.),  1289  (id.),  1437,  1479. 

Nom.  Sing.  ^je/-^s  425,  465;  neben  yere  879,  1213,  1217  und  mere 
5:?7,  877,  943,  1163,  1218.  —  Nomiu.  Hm^.  Jions  in  prodons  334,  neben 
häufigerem  älterem //ow  156,  209,  800,  912,  lUOO,  1406,  1420;  am  1552: 
prodom  20.  —  Kom.  Sing,  ber:  809,  barons  641.  —  Nom.  Sing,  autres 
470  und  maindres  {minor)  903  bewirken  eine  Silbe  zu  viel.  —  Bei  den 
Adjectiva  comuiunia  der  dritten  luteiuisclien  Deklination  kennt  der 
Kopist,  wie  der  Dichter,  nur  eine  Form,  ausser  bei  dolante  558  und 
itde  1294,  wodurch  letzterer  Vers  eine  Silbe  zu  viel  erhält :  z.  B.  69, 
124  a,  14U,  153,  161,  202,  207  u.  s.  w. 

Dui  Nom.  Flur.  Ms.  126,  285  u.  s.  w.;  dos,  dons,  Akk.  Piur.  Ms. 
40,  173  u.  s.  \\. 

§  17.  Artikel.  Gen.  Sing.  Mask.  dou  findet  sich  in  V.  32,  382, 
402,  441,  475,  1098.  —  Neben  dem  häufigeren  Akkus.  Sing.  Mask.  le 
steht  bisweilen  lo  (V.  104,  160,  429,  434,  448,  463,  509,  526,  639,  775, 
909  (zweimal),  1314,  1399,  1400,  1411,  1427,  1462,  1464,  1481,  1482, 
1525,  1527),  wo  dahingestellt  bleiben  muss,  ob  es  sich  um  die  alter- 
tümliche nordfranzösische  Form  oder  um  einen  Eingrift"  des  siidfianzö- 
sischen  Kopisten  handelt.  —  Akkus.  Sing.  Ms.  loa  160,  451,  454,  659. 

—  Nom.  Sing.  Fem.  //  findet  sich  einzig  in  li  dame  V.  155,  das  wohl, 
Avegen  des  darauffolgenden  //  sire^  ein  Schreibfehler  ist.  Cf.  Frdw., 
V.  K.,  p.  XLVl,  §  35.  — 

§  18.  Pronomina,  a)  Persönliche.  Lat.  ego  ergibt  immer  y'e,  auch 
ge  geschrieben  (cf.  Lautlehre,  p.  507,  §4),  einmal  ieu,  V.  741.  —  Pikaid. 
mi,  ti,  si,  statt  jnoi  (z.  B.  324,  349,  478,  1022,  1167),  toi  (z.  B.  320,  321, 
336,  352,  522  u.  s.  w.),   sol  (z.  B.  302,  1349,  1350)  komn;en  nicht  vor. 

—  Neben  häufigcrem  le  (Akkus.  Sing.  Mask.)  findet  sich  auch  lo  (181, 
451,  697,  738,  917,  1346,  1516)  —  vgl.  hierzu  die  Bemerkung  zur 
gleichen  Form  des  Artikels  —  und  lou  267.  —  Lui  und  //  sind  nur  in 
V.  802  verwechselt.  —  Wegen  des  Akkus.  Plur.  Mask.  aii.'i  resp.  eus 
siehe  Lautlehre,  S.  506.  —  11,  Nom.  Sing.  Fem.,  erscheint  einmal,  in 
V.  977.  Cf.  Frdw.,  V.  K.,  XLVI,  §  35.  —  Akkus.  Sing.  Fem.  le  statt 
la  findet  sich  nur  einmal,  V.  1031,  so  dass  auch  da  die  Aimahnie  eines 
Schreibfehlers  naheliegt. 

b)  Relative. 

Qtd  und  cui  werden  geschieden: 

V.  576,  766,  1152, 
dagegen  qiä  und  que    (Pron.  und  Adv.)    bisweilen  veiwech.selt:    \'.  32. 
362,  516,  679,  1204,  1209,  1.335,  1545. 

Uoinauiüolie  Foivc-luinm^ii  X.\XII  ,'i3 


514  Andreas  C.  Ott 

c)  Possessive. 

Die  unbetonten  weibliclien  Nominativ-  und  Akkusativformen  ine,  te, 
se  kommen  nicht  vor,  sondern  nur  ma  (z.  B.  289,  324,  328,  343,  345, 
1168),  ta  (z.  B,  285,  323,  327),  sa  (z.  B.  42,  49,  106,  301,  338,  437, 
1253,  1279).  —  Ebenso  nur  die  unbetonten  Akkus.  Mask.  mow,  ton,  son, 
nicht  men,  ten,  sen:  z.  B.  7non  278,  326,  335,  346,  1041;  ton  284,  326; 
so«  299,  301,  318,  383,  444-5,  580,  795—6,  1231.  —  Neben  häufigerem 
nostre  (z.B.  529,  626,  705,  1180,  1194)  und  vosfre  (z.B.  565,  608,  1144, 
1438)  findet  sich  in  einem  Vers  (530)  die  pikardische  gekürzte  Form 
no  dreimal ;  allerdings  ist  der  Vers  verderbt,  —  Lor  hat  das  analog,  -s 
nicht  (Wahlund,  1.  c,  p.  LXXXI,  §  27):  z.  B.  V.  536,  593,  767,  900, 
927,  1192,  1238,  1386,  1432,  1548.  —  Das  absolute  Possessivpronomen 
weist  die  weiblichen  Singularformen  moie2Q2;  toie'dll,  500;  [soie]  687, 
auf.  Cf.  M.-L.  „Eist.  Gr.  d.  frz.  Spr."  §  269.  -  Neben  miens  281,  480; 
tiens  436,  tien  325;  sieiis  1566,  sien  434,  807,  findet  sich  V.  1324 
pikard.  Hex. 

d)  Indefinita. 

Tuü  ist  nirgends  verdrängt:  z.B.  a)  tuit:  V.  106,  158,  194,  253 — 4, 
391,  627,  695,  777,  793,  917,  1082,  1230,  1429.  —  b)  toz:  V.  184,  252, 
690,  847,  1238,  1272,  1276,  1333,  1495. 

Verbum.  §  19.  Indikativ.  Die  1.  Person  Sing.  Präs.  hat  kein  -e: 
z.  B.  conmant  322,  otrol  322,  i^ri  336.  Ferner  V.  .3.52,  504,  604,  746, 
757,  1320. 

Mit  einer  Ausnahme  (sais  V.  964)  hat  sie  kein  s,  weder  im  Präsens 
noch  im  Perfekt:  a)  Präsens:  z.  B.  25,  283,  327,328,  378,  714,  715,  721, 
722,  723,  725,  743,  744,  751,  853  :  4,  976,  979,  999,  1019,  1133, 
1168,  1318,  1320,  1324,  1439;  b)  Perfekt:  z.  B.  1047,  1087,  1094, 
1105,  1106,  1118,  1121,  1130,  1134,  1156.  — 

Scheinbar  analog,  proi  in  V.  336  ist  wohl  ein  vom  folgenden  toi 
hervorgerufener  Schreibfehler,  neben  pri  .504.  — 

Als  Endung  der  1.  Person  Plur.  Präs.  und  Fut.  kommt  meist  -ons, 
selten -0«,  einige  Male  -omes\o\\  Z.B.  1.  ons:  201,  205,  206,  623,  624, 
644,  646,  649,  652,  681,  683,  1137,  1138,  1174,  1176,  1177,  1179, 
1180,  1184,  1191—2,  1196,  1197,  1198,  1200,  1201,  1204,  1205, 
1209,  1210,  1407,  1413,  1422,  1423,  1457,  1459,  1460,  1563,  1565. 
—  2.  -on:  622,  632,  643.  —  3.  -omes:  a)  somes  626,  627,  643,  682,  684, 
1265,  1421.  —  b)  sonst  -omes:  poomes  1139.  —  In  der  3.  Person  Sing. 
Imperf.  schreibt  der  Kopist  zwar  zweimal  -ot  {alot  221;  portot  1201), 
indessen  muss  es  ihm  nicht  sehr  geläufig  gewesen  sein,  da  er  es  im 
Reim  zweimal,  wo  für  den  Dichter  -ot  anzusetzen  ist,  durch -o/^  ersetzt: 

Str.  301  portot  :  pooit  :  ot  :  aloit. 


Das  altfranzösisclio  Eustacliiuslohcn  515 

Im  Perfekt  ist  pristrent  882,  1163,  1183,  also  nicht  pikardiseh 
häufiges  prisenf^  feruer  ß reut  387  zu  erwähnen. 

Fnturun).  In  der  2.  Person  Plural is  kommt  sowohl  die  Endung  -oiz 
wie  auch -f  2  vor:  z.B.  1.  -oiz :  i^eroiz  286,  1011.  1076,  1391,  1398,  1443; 
feroiz  176,  179;  avroiz^bb\  jwrroiz  1039,  1154.  —  2.  -ez:  z.B.  troverez 
708;  irez  729;  devrez  732;  porez  905;  avrez  1272;  serez  1400,  1444, 
1451;  vcrrez  1418.  —  Es  gehört  avera  (V.  841,  Varia  Icctio)  als  einzige 
Form  mit  eingeschobenem  e.  weil  nicht  in  den  Zusammenhang  passend, 
wohl  dem  Schreiber  an.  —  Daneben  die  üblichen  menra  1242,  enmenroie 
997,  ilonroie  1336.  —  Pikard.  ami  u.  s.  w.  findet  sich  nicht,  sondern 
z.  B.  avra^  367,  avroiz  855,  avrez  1272. 

§  20.  Konjunktiv. 

Pikardische  Formen  des  Konjunktivus  Präsens  auf  -ch  kommen  nicht 
vor.  —  Mit  einer  Ausnahme  (V.  5,  Reim  (qmrte)  lautet  die  3.  Pers.  Sing. 
Konj.  Präs.  I.  immer  -e  los:  z.B.  abesf2b'd;  lall  415;  päd  451;  a//^504: 
fit  724;  consoit  736;  envoit  859;  prit  1022;  ruit  1050;  demant  1326  :  7; 
parolt\?j21\  osn.356;  corosn497;  perdont  1548;  acorn551 ;  (/o//<M553, 
1558;  wa/^(^  1564;  otroit  1571.  —  liamenoit,  3,  Person  Sing.  Konj.  Präs. 
von  ramener,  gehört  dem  Osten  an  (M.-L.,  Gr.  rom.  Spr.,  II,  §  147, 
S.  188-9).  — 

Beim  Imperfektum  Konj.  ist  laissaisse  154  zu  erwähnen ;  ferner 
po'isse  426,  polst  564,  neben  peusse  346,  113(>. 

D.  Sprache  und  Zeit  der  nordfranzösischen  Überlieferung. 

Im  Laufe  dieser  Untersuchung  über  des  Schreibers  Sprache  be- 
gegneten wir  verschiedenen  dialektischen  Zügen,  die  teils  nach  der 
Pikardie,  teils  nach  dem  Osten  und  etwas  auch  nach  dem  Südosten  wiesen. 

Wir  konnten  feststellen,  dass,  wie  es  meistens  der  Fall  ist,  der 
Schreiber  nicht  etwa  einen  einheitlichen  Dialekt  schreibt,  sondern  dass 
er  stark  unter  dem  Einfluss  der  Literärsprache,  des  Franzischen,  steht, 
da  z.  B.  die  pikardischen  llaupterscheiuungen  bei  ihm  so  gut  wie  fehlen. 

Somit  werden  wir  wohl  annehmen  dürfen,  dass  derjenige  nord- 
französische  Schreiber,  der  vor  dem  südfranzösischen  Kopisten  abschrieb, 
ein  Pikarde  war,  der  an  der  champagnischen  Grenze  lebte.  — 

Wäre  nicht  die  Beduktion  von  -ie  (aus  a  +  Pal.)  zu  -e,  so  könnte 
man  den  letzten  nordfranzösischen  Kopisten,  wegen  der  gleichen  sjjruch- 
lich-chronologischen  Züge,  die  wir  beim  Dichter  feststellten,  in  den  An- 
fang des  13.  Jahrhunderts  setzen. 

Da  manche  östliche  Züge  uns  hindern,  in  ihm  einen  an  der  nor- 
mannischen Grenze  lobenden  Pikarden  zusehen  —  was  eine  viel  frühere 


516  Andreas  C.  Ott 

Ansetzung   gestattet  hätte  —  so    dürfte  wohl    das    letzte  Drittel    des 
13.  Jahrhunderts  das  Richtige  sein. 

Zum  Alter  des  südfranzösischen  Kopisten  siehe  S.  482. 

f  °  65,  reeto,     1     Seignor  et  dames,  entendez  tuit  a  moi, 
1-  Sp.  Vos  qui  tenez  la  crestiene  loi. 

*I1  est  escrit  que  bone  oevre  oevre  en  foi, 
*Et  foiz  senz  ovre  ne  vaut  ne  go  ne  quoi, 

2  Qui  vuelt  el  ciel  entrer,  force  est  Taporte,  5 
Et  bones  ovres,  mais  autremewt  est  morte. 

*Deables  croit,  mas  sa  creance  est  torte, 
Qtmnt  il  justise  ne  charite  n'aporte. 

3  Diable  croient  et  criement  Damedeu, 

Mais  eu  lor  foi  n'a   point  de  Carito.  10 

En  lor  duresse  se  sont  dessespere, 

Lor  seignor  heent  et  por  ce  sowt  dampne. 

4  Lor  dampnemanz  es^  sanz  nul  recovrer. 
Por  ce  ne  cessent  nul  temps  de  travailler, 
Cowment  il  facent  la  bone  gent  pescher  15 
Et  en  enfer  avuec  auz  trebuscher. 

5  *Plusors  en  ont  durement  travailles 

Et  fait  descroire  et  morir  eu  pechez 

Et  en  enfer  avuec  auz  trebuschez. 

N'an  ert  nuls  traiz  par  ami  ne  vengez.  20 

G    Plusor  de  nos  merci  Deu  l'ont  vencu: 
*Cil  qui  ont  fait  de  sainte  foi  escu 
Et  qui  cognoissent  en  la  croiz  lor  salu, 
0  lui  ce  sont  longement  conhata. 

1    Se  je  l'entent,  plusors  en  sai  nomer,  25 

Mais  a   i'  d'euz  me  voudrai  demorer. 
De  sa  bataille  voudrai  a  vos  parier: 
Aprendre  i  puet  qui  voudra  escouter. 

8     Cil  fu  prodom,  si  ot  non  Placidas. 

Entendez  i  et  li  haut  et  li  bas,  30 


1 — 4  Die  dreieinhalb  ersten  Verse  sind  eingerückt  für  eine  Initiale  zu  Seignor, 
dis   aber  fehlt.  —    V.  1  und  4  stehen  je  auf  zwei  Zeilen.  —  1.  Seignor]  eignor. 

—  3  bone  oevre  oevre]  bonere  eure.  —  4  foiz]  foi.  —  5  force]  forz.  —  7  torte] 
torne.  — 11  duresse]  dureste.  —  17  en  ont]  ennont.  —  19  trebuschez]  trebuscher. 

—  20  nuls]  nuns.  —  25  l'eiiteiit]  ientent.  —  26  on  in  voudrai  verunscht.  —  30  i]  'i* 


Das  altfiauzösische  Eustachiuslebcu  517 

*De  lu  bataille  fu  diables  ph<s  las 

*Que  n'est  li  anes  qui  vieut  doii  trot  a  i)as. 

9    Oiez  l'essemple,  li  i)etit  et  li  granl, 
Li  fol,  li  sage,  li  povre,  li  mana^it. 
Chascims  de  nos  i  puet  aprendre  tant,  35 

2.  Öp.  Miaux   Voü  sera  a  trestot  sou  vivaiit. 

lU    Dauz  Placidas  fu  de  mouM  giant  purage, 
Et  prist  moller  d'autresi  grawt  lignage, 
Qui  mou\t  fu  belle,  proz  et  cortoise  et  sage. 
Dos  enfauz  orent  de  leial  mariage.  40 

11  Placidas  fu  riches  de  manentie, 
Li  emperere  li  doua  sa  baillie, 
Que  il  fust  sire  sor  la  chivallerie, 
Et  par  Uli  fust  mainte  guere  fenie. 

12  '-Li  emperere,  qui  [Trangieus|  ot  uon,  45 

Vit  eu  Uli  seu  et  proesee  et  raison; 
Onques  eu  lui  ne  trova  traison, 
Conmauda  li  sou^maistre  co>ifanon. 

13  11  li  savoit  faire  fin  de  sa  guerre, 

II  li  savoit  ses  euemis  coiiquerve.  50 

Sovant  les  prant  et  destraint  et  enserre. 
II  tenoit  pais  et  justise  en  sa  terre. 

14  Tot  li  avoit  une  terre  co^quise, 
Lors  tenoit  pais  et  asseur  j?<sti8e. 

*Car  autrement  fust  ele  tot  aquise:  55 

*0n  ne  la  puet  tenir  en  autre  guise. 

15  Por  ce  plaisoit  moidt  a  l'empereor, 

Por  ee  estoit  moiiH  hien  de  son  seignor, 

Por  ce   l'amoient  li  haut  et  li  menor, 

Baron  et  prince,  borjois  et  vavasor.  60 

lö    II  tenoit  pais  entre  la  povre  ge«t, 
Les  orgoillos  justisoit  fereme^^t. 
Qf/ant  tenoit  plait  par  loial  jujement, 
Avoit  cbascuns  tot  son  desrainement. 


32  Qne]  qui.  —  35  puetj  pue.  —  38  autresi]  autre  si.  —  45  [Traugiensj] 
Graciene.  —  56  On  ne]  Ou  ne.,—  57  Por]  per.  —  58  Por]  per.  —  59  Por]  par. 
—  64  desraineme/tt]  desraniemeut. 


518  Andreas  C.  Ott 

17  II  iie  hiissast  por  crieme  de  seigiior  G5 
Droit  au  juger,  ne  por  autre  paor, 

Ne  por  hainiie  ue  por  nului  amor, 
Ne  por  loer  ne  por  loseng-eor. 

18  Aiuz  de  verte  ne  de  loial  justise 

Ne  se  parti  por  nulle  covoitise,  70 

Ne  la  vertez,  qwant  il   Tot  hien  euquise, 
Ne  fu  par  Ini  gauchie  ne  malmiBe. 

f*  65,  verso,   19    Povres  paissoit  et  as  nuz  donoit  dras, 

1-  Sp.  Et  les  enferms  ne  roblioit  il  pas. 

As  prisoners  aloit  \)\tis  que  le  pas,  75 

4t     

20  11  rechatoit  les  prisoners  cliaitis, 
II  visitoit  maledes  et  mendis, 

En  son  ostel  gardoit  les  entrepris, 

Et  relevoit  les  prodomes  aquis.  80 

21  As  plMS  prodomes  donoit  grinor  cbastel, 
A  veves  dames  donoit  et  pain  et  sei, 
Les  orfenius  norit  en  son  ostel, 

Et  sa  moillers  faisoit  i)ar  autretel. 

22  0  fust  a  bore  ou  il  fust  a  la  vile,  85 
B«>n  enseignoit  les  diz  de  l'avangile. 

*Mien  escient  de  la  mer  de  Saint  Gile 
*N'avoit  son  per  de  ci  [jusqu'Ja  Sezile. 

23  Ice  fasoit  et  plusors  autres  biens, 

Et  neporqrmnt  n'estoit  pas  crestiens,  90 

Angois  esloit  de  la  loi  a  paiens. 
^Desduit  amoit  et  d'oiseauz  et  de  chiens. 

24  Cbacier  aloit  es  parfoudes  forez, 
*Menoit  ses  cbieus  et  cornoit  ses  regrez. 

Beste  salvage  non  avoit  pas  sa  paiz;  95 

Es  bois  estoit  plus  sovent  qu'el   polais. 

25  Li  chien  estoient  bonement  aaisie, 
*Ja  ne  fussent  eucople  ne  Iie. 

Qnant  estoit  pris  ce  qu'avoient  cbacie, 

A  Icr  seignor  revenoient  au  pie.  100 


65  ne]  nel.  —  67  nului]  neguue,  —  71  Tot]  ot.  —  72  par]  per.  — 
74  roblioit]  reoblioit.  —  76  Hs.  keine  Lücke.  —  82  dames]  dame.  —  83  orfenins] 
orfenis.  —  84  moiller.  —  par]  per.  —  90  neporqt<ant]  nepor  qi/ant,  —  91  paiens] 
paies.  —  94  ses  {2mal)]  se,  —  96  qu'el]  q  le.  —  99  qu'avoient]  que  avoieut. 


D.MS  altfiauzösiscbe  Eustacliiiislobeii  519 

26  *Li  berseor  erent  amenevi, 

*Sovent  bersoient  sanz  abai  et  sauz  cri. 

Q/^aiit  il  tragoient,  ja  n'i  eust  failli, 
*Lo  soir  estoit  largement  desparti. 

27  Assez  avoit  Placidas  venoisou;  105 
*Tnit  avoient  plante  en  sa  maison, 

E  povre  genz  et  vilain  et  gargoii. 
Des  meillors  pieees  avoient  si  baron. 

28  De  biauz  desduiz  iert  sa  terre  pleniere. 

Q?<ant  il  venoit  de  bois  ou  de  riviere,  110 

2.  Sp.  Ja  n'i  eust  gargon  ne  chamberlierc, 

Que  uc  li  corre  eucoutre  o  bele  obere. 

29  ChascuHS  disoit:  „Bien  seit  venuz  messire! 
II  vient  toz  jorz  sanz  corroz  et  sa»z  Ire." 

Lors  descendoit,  si  conie^^goit  a  rire.  115 

Ja  ne  fust  hom  qui  li  oist  maldire. 

30  II  descendoit  a  pie  et  sanz  tengon. 
A  lui  regoivre  veuoient  li  baron^ 
L'uns  a  Testier,  l'autres  a  l'esperon. 

Au  desboser  estoiewt  li  g-argon.  120 

31  La  dame  estoit  a  reQoivre  s'espee, 
Qui  de  la  charabre  isoit  cotn'  ime  fee, 
De  lui  servir  afaitie  et  menbree. 

N'avoit  si  belle  en  tote  la  contree,  124 

*(Ne  si  gentil  ne  si  ben  fagonee).  124a 

32  Qwant  il  estoit  asin  a  son  talent,  125 
Adouc  venoient  si  dui  petit  enfant,  126 

*(A  graut  desduit  et  a  goie  menant,  126a 

*De  poi  d'aje,  n'estoieut  mie  grant.)  126b 

Lors  les  baisoit  pb/sors  foiz  en  riawt, 
Et  lors  disoit:  „Bien  soiez  vos  vignawt!" 

33  Li  dui  enfant  estoie«t  mowlt  semblable, 

Et  de  biaut6  eiere  et  replandisable.  130 

E  la  largese  q«i  estoit  a  sa  table, 
Se  la  disoie,  vos  resembleroit  fable. 


103  failli]  faille.  —  104  Lo  soir]  wegen  genahten  Bisses  schwer  leserlich.  — 
estoit]  cstoient.  —  107  gent.  —  108  meillors]  meillos.  —  109  deaduir]  desduiz 
deduit.  —  planiere. —  110  liviere]  rueire.  —  111  chamberlieie]  chambaileire.  — 
112  o]  ou.  —  111  jorz]  ior.  —  121  re^oivre]  rcoiure.  —  123  menbree]  nienbrer.  — 
127  plMsorsj  pli/sor.  •      121»  semblable]  sembable.  —  130  clere]  clor. 


520  Andreas  C.  Ott 

34  Car  par  les  tables  estoit  granz  l'aboudaiice. 

II  et  sa  ferne  avoient  austinence, 

JEt  por  ice  faisoient  cowtinence  135 

Qiie  as  baroDs  iie  fust  apercevance. 

35  E  q^ant  venoit  le  soir  apres  mewg-er. 
Danz  Placidas  aloit  \)ar  tems  coucber 
Dedanz  ses  ehambres  o  sa  belle  moiller. 

Ja  n'i  eust  serjant  au  deschaueer.  140 

36  Dehors  estoie«t  de  riehes  dras  vestu: 
Haires  avoient  a  la  cbar  du  a  nu, 

Et  ue  voloient  qite  fust  aperceu, 

Taut  par  estoient  piain  de  saiute  vertu. 

l'**  06,  recto,    37     Q/<aut  il  estoieut  sol  a  sol  eu  lor  lit,  145 

1-  ^P-  Et  l'autre  genz  se  dormoient  trestuit, 

N'i  a  cel  d'euz  qui  Damedeu  ne  ])rit 
Que  il  les  gart  tot  de  charnel  delit. 

38  Oez  quels  genz  et  de  con  graut  bonte! 

Car  abstinawce  avoieut  a  plante,  150 

Et  en  jovence  amereut  castie, 

Et  puis  refurent  mowlt  large  eu  povrete. 

39  En  tel  mesure  sosteuirent  martire. 
Ja  ue  laissaisseut  a  joer  ue  a  rire, 

Mowlt  s'antramoieut  et  li  dame  et  li  sire.  155 

Ja  ne  fust  bom  qui  eu  euz  meist  ire. 

40  Qwant  itel  biew  meuoient   ii*  payen, 
Essample  i  doivent  praudre  tuit  crestien, 
Qu'a  Damedeu  ne  mesfaceut  de  rieu. 

Lassiez  lo  mal  et  maintenez  lou  bleu.  IGO 

41  Mou\t  bet  diables  lor  mortel  coupaiguie,  * 
Perdre  les  ereint,  por  ce  en  a  euvie. 

Et  nonporce  en  sol  itaut  se  fie 

Que  il  ne  croient  el  [fil]  Saiute  Marie. 

42  Sovant  porquert  sor  samaine  et  feste,  165 
Comawt  il  ait  entr'euz  quelqwe  moleste; 


133  gra«z]  grant.  —  137  venoit]  n  verwischt,  —  141  riehes]  riche.  — 
146  gent.  —  dormoient]  doinoient.  —  148  gart  tot]  gart  de  tot  {nur  d  int  unter- 
punktiert).  —  149  qiiel  gent.  —  151  castie]  castiee.  —  153  tel]  tes.  —  158  prandre] 
pandre.  —  161  mortel]  motel.  —  162  por  ce]  porce.  —  163  nonporce]  nou  porce. 
—  165  feste]  faste. 


Das  altlranzösisclic  E\istacIiiiislcbon  ö'i  l 

Sovanl  lor  dit  qu'il  sont  plus  fol  que  beste, 
Et  de  te»cier  sovaiit  les  amoneste. 


43    Au  sciguor  vicut  la  uuit  i\unüi  il  s'esvoillc, 


170 


44  „Ja  avez  vos  dous  mouli  petiz  cnfanz, 
Que  deussiez  d'avoir  faire  mcuauz. 

Se  vos  tenez  eu  ^o  dcsqu'a  xii  aiiz,  175 

Vos  les  feroiz  povres  et  pain  quenmz. 

45  *  Tenez  le  vo.s7re  et  Tautrui  conquerez, 

Ne  n'aut  orniais  iceste  cruautez. 
Que  fol  feroiz  sc  vos  les  maiateuez. 
*Avoirs  perduz  est  a  tart  recovrez."  180 

46  Sovent  lo  fait  avoir  teniptat'ioii, 
Sovent  lor  vait  entor  et  envirou. 
Mais  11  sout  bien  afaitc  champiou, 
Toz  scs  assauz  ne  prisent  'i  boton. 

47  Mou\i  s'autreniet  diables  d'euz  de^oivre,  185 
2.  8p.                Com'  il  les  parte  de  cbarit^  et  soi[vrcJ: 

Mais  il  nel  volent  de  la  povre  g-ent  croire, 
Qu'il  ne  lor  doignent  a  maHgier  ne  a  boiv[re|. 

48  II  ne  puet  eslre  que  Dex  obliast  mic 

Lor  charite  ne  la  lor  conpaignie.  IIK) 

Por  ces  mcna  en  perdurable  vie, 
Mais  ain(;ois  l'orent  duremant  deservie. 

4Ü     Fornuuit  amoit  Placida?;/  l'empereres, 
Tuit  li  barou  l'ajjcloient  lor  frere, 
La  povre  genz  Tapeloient  lor  pere,  11 '5 

Car  il  avoit  pitie  de  lor  mesere. 

50    Dauz  Placidas  n'estoit  ne  rois  ne  quens, 
*Mai8  senescbauz  et  des  maus  et  des  buens. 
Et  as  estranges  faisoit  bie>»  et  as  siens. 
En  plusors  terres  pr/rloit  on  de  ses  biens.  200 


1G8  lee]  los.  —  170—2  Hs.  keine  Lücke.  —  173  doue]  dou.  —  175  deequ'a] 
des  qua.  —  178  Ne  n'aut  orinais]  N  enaat  ormant.  —  183  il]  is.  —  champion] 
Champion. —  181  assauz]  a.«8anz.  —  186  Com']  cu?h.  —  186  icnd  188  das  Zeilen- 
ende vom  Buchbinder  iceggcschnitten.  —  194  f'rere]  1.  r  mif  Basur,  undeutlich. 
—  195  genz]  gent.  —  196  mesere]  nieseres.  —  198  Ende  des  Wortes  maus  ver- 
icischt.  —  buens]  biens.  —  19!)   Zweites  as]  a. 


522  Andreas  C.  Ott 

51  Or  DOS  dirons,  se  vos  plait  a  oir, 

Ed  quel  mesure  Dex  les  vout  convertir, 
Et  quex  travauz  lor  estut  a  soffrir, 
Et  quel  loier  ea  ot  au  departir. 

52  *Ce  est  chose  que  vos  avons  promise.  205 

Depnons  Den,  lo  seignor  de  jostise, 
Qu'il  le  me  doint  esehevir  |en  tel  guise, 
Qwe  a  son  gre  i  face  son  servise. 

53  *Li  escrit  dient:  „Hom  qui  a  charite, 

*Dex  est  en  lui  et  il  en  Damede.  210 

?ar  li  revenent  a  voie  de  verte 
Tuit  eil  qui  l'aiment  et  par  li  sout  salve." 

54  Danz  Placidas  Tamoit  et  la  tenoit, 

En  maintes  guises  les  ovres  [De]  faisoit, 

Tant  i  failloit  qwe  baptisiez  n'estoit,  215 

Et  que  les  ovres  de  la  croiz  ne  creoit. 

55  Ne  ne  savoit  Placidas  escripture, 
Sainz  cuidoit  estre  par  la  loi  de  uature. 
Dex  li  mostra  la  forme  et  \si  mesure 

De  sauvemawt;  com'a  sa  creature.  220 

56  Es  bois  alot  Placidas  volantiers. 

A  'i*  matin  prist  brachez  et  levriers, 
Ensemble  "ilii'  de  ses  bons  chevaMerB, 
P  66,  verso,  1 .  Sp.    De  ses  donziauz  et  de  ses  bons  arcbiers. 

57  Tant  cbevacha  tote  la  matinee,  225 
Qw'an  la  forest  vient  a  une  valee. 

De  cers  trova  une  grant  assemblee, 
Qui  par  nature  s'i  estoit  assenblee. 

*58    Quani  li  cerf  fuient  la  trace  del  lion, 

Li  "i*  sostient  a  l'autre  le  menton.  230 


59    Q«/ant  li  premiers  est  las  de  lor  porter, 
Lors  ce  destorne,  les  autres  lait  aler, 


203  estut]  cstuet.  —  205  avons]  anous.  —  206  Den]  Den.  —207  esehevir]  eschuir, 
—  208  gre]  ge.  —  211  li]  lui.  —  revenent]  reneuent  (u  und  n,  die  oft  in  IIss. 
schwer  zu  unterscheiden  sind,  iverden  vom  Kopisten  tviederhoU  vertvechselt).  — 
212  par]  per.  —  li]  lui.  —  216  croiz]  croie.  —  217  escripture]  escripiture.  — 
224  doizianz.  —  228  par]  per.  —  229  fuguent.  —  del]  de.  —  231  —  2  Es.  keine 
Lücke. 


Das  altfianzüsischo  Kii«t;icliiüslolioii  5'23 

Et  eil  dericre  le  rclaissent  montev,  235 

Et  eil  tresi)asscnt  la  oii  volent  aler. 

60    Essample  doue  par  ee  la  beste  mue, 
*Q,ue  charitez  (ne)  doit  estrc  [bien]  tenuc, 
Et  qiie  li  -i'  doit  faire  a  l'autre  aiue, 
Qua^it  om  iios  fait  nulle  descovenue.  240 

Gl     Qwant  Placidae  ot  assez  esgarde, 
Comajit  li  cerf  se  sont  entreporte, 
A  ses  baroDS  a  tot  icc  mostre. 
Li  cliien  lors  corrent,  a  taut  sont  desevre. 

62  •!•  en  i  ot  ijui  fu  assez  plus  grauz  245 
Qiie  nul8  des  autres,  et  legiers  et  saillanz, 

*  Et  [moultj  vielz  est,  com  mostre  ses  semblauz; 

*  Et  a.  ses  cornes  qu'il  avoit  plusors  anz. 

63  *Placida8  vit  qu'il  estoit  mowlt  iniax, 

*  Et  nonporcant  si  li  scmbla  mo^lt  biax.  250 
Apres  celui  fist  corre  ses  cheviax, 

Celui  porseut  o  toz  ses  damoisiax. 

64  Taot  Tont  seu  que  tuit  furent  lasse, 
Et  {\ue  tnit  sont  pc/r  le  bois  esgarc, 

Fors  Placidam  qui  moiiM  Tot  aame:  255 

Nel  veut  laissier  dusqu'il  Tot  arestö. 

65  Tant  l'a  seu  par  re8))esse  forest, 

Que  mouM  fu  las,  ne  set  conmant  le  lait; 

Et  ja  soit  ce  q?/e  li  solax  s'abest, 

Ne  set  sei  scve  avant  ou  ee  le  lait.  260 

66  Li  cers  le  va  bellema^t  atendant, 
Et  Placidas  lui  de  pres  enchaucent. 
Por  lui  ferir  met  sou  espie  avant, 

2.  Sp.  *Li  cers  s'areste,  estal  li  done  grant. 

67  "Placidas  voit  que  li  cers  done  [estal],  265 

A  pie  descent,  aresne  son  cheval; 

Va  loa  recjuerre,  quar  euer  ot  de  vasal, 

Mais  jusqu'a  po  ])arlera  de  tot  al. 


235  le]  les.     —     23G  tres  passeut  la  on.     —     237  done]  dons.    —  par]  por. 

—  238  charitez]  charte.  —  239  autie]  aute.  —  242  entre  porte.  —  244  lors]  l(»r. 

—  de  sevre.  —  245  granz]  grant.  —  24G  nuls]  nuus.  —  247  Et  veiles  {verwischt) 
COJH.  —  250  non  porcant.  —  251  Bei  clieviax  fehlt  ein  Strich  von  u  and  das 
Abkürzungszeichen  (cheix).  —  252  porseut]  persent.  —  253  seu]  segu.  — 
256  du8  quil.  —  257  seu]  segu.  —  258  con  raant.  —  2G0  sene  avont  on.  — 
261  cers]  eres.    —    262  en  chaucent,    —   263  Por]  par.    —   265  [estal]]  atere. 


524  Andreas  C.  Ott 

68  Danz  Placidas  motdt  diiYemant  s'argue, 

Le  cerf  voloit  ferrir  en  la  char  Due,  270 

Mais  en  son  front  a  une  croiz  veue, 
Qui  devant  lui  est  del  ciel  descendue. 

69  Apres  la  croiz  desent  une  clartez, 
Dont  li  pais  fu  toz  enluminez. 

Danz  Placidas  fu  prouz  et  remenhrez,  275 

Et  nowporqwant  mo?^lt  fu  espoantez. 

70  En  la  elarte  desendi  une  voiz, 

Dit  au  baron:  Gart,  qiie  mon  cerf  ne  voiz? 

Remet  tes  armes  ariere  et  soies  quoiz. 

Je  sui  (li)  Jhesus  qui  fu  mis  en  la  croiz.  280 

71  Li  cers  est  miens,  si  me  tint  a  seignor. 
Tant  l'as  chacie,  si  m'as  fait  deshonor, 
Mais  je  te  met  a  raisout  par  amor, 

Si  me  fais  droit  com'a  ton  creator. 

72  Ti  dui  anfant  et  ta  fame  meime,  285 
Q«<ant  vos  seroiz  enolnt  de  sainte  cresme, 

Ci  revandras,  et  garde  ton  aesme, 

Se  tu  me  vuez  droit  faire  \>ar  bataesme. 

73  Je  te  vuel  bien  a  ma  loi  couvertir. 

Praut  Saint  batestme,  si  me  porras  servir.  290 

Ci  revendras,  apres  porras  oir, 
Qu'il  t'estovra  por  moie  amor  sofrir." 

74  Qwant  Placidas  l'oi  parier  issi, 

A  genoillons  li  vout  querre  merci. 

Jhesus  s'en  va,  li  cers  s'esvanoui,  295 

Et  la  clartez  a  tant  se  departi. 

75  Danz  Placidas  s'an  est  tornez  arriere, 
Ses  cowpaignons  trova  en  la  bruiere. 
A  son  ostel  en  vint  o  belle  chiere, 

Ne  laira  mais,  baptisme  ne  requiere.  300 


270  ferrir]  ferri.  —  271  une]  una,  —  273  deseut]  de  sent.  —  une]  una.  — 
274  Dont]  don.  —  enluminez]  en  luminez.  —  276  noMporqwant]  nonpar  qwant.  — 
277  desendi]  de  sendi.  —  278  Gart]  gar.  —  cerf]  cere.  —  279  tes]  te.  —  quoiz] 
quoi.  —  281  tint]  tin.  —  283  par  amor]  pamor.  —  284  fais]  fait.  —  286  enoint] 
en  oint.  —  cresme]  clesuie.  —  287  revandras]  reuaudras.  —  289  convertir] 
conuerti.  —  290  Prant]  pran.  —  porras]  porra.  —  292  sofrir]  sofir.  —  293  parier] 
par  1er,  —  295  sesuanui.  —  296  clartez]  chartez.  —  sede  parti.  —  297  tornez] 
torne. 


Das  altfranzösische  Eustachiusleben  525 

76    Q«{'.nt  a  sa  farae  ot  cont6  son  secroi, 
F  67,  recto,  Frist  ses  enfaiiz  ef  li  ensemble  o  soi, 

1-  Sp.  Vint  a  Juhai),  l'esvesque  de  la  loi, 

De  lui  a  prise  la  crestieiie  foi. 

*77  *Q«ant  il  ot  fait,  graut  piece  las  co/ivie,  305 

*Celeemant  les  leuiet  en  la  vie. 
Jehanz  ot  uon  l'esvesques  ques  baptise, 
Dam  Placidas  baptise  ef  sa  mainie. 

*78    Daiiz  Placidas  ot  non  Eustachius, 

*Elle  Tbepbite,  li    r  Agapit«s  310 

*De8  'ii'  enfanz,  lautres  Theophitus. 
Cil  fii  qiii  ot  XV  anz  apres  et  plus. 

79  *Qwant  Eutacbes  ot  receu  batisme 

Et  fu  enoinz  et  de  Toile  et  de  cresme. 
*Eü  la  forest  en  repaire  a  esme.  315 

Jbesus  revient  encontrc  lui  möesmes. 

80  Danz  Placidas  n'estoit  mies  vilains. 
Vers  son  seignor  estandi  ses  'ii-  maius: 
„Sire",  fait  il,  „je  sui  lacbes  et  vains, 

Merci  te  quer,  a  toi  est  nies  reclains.  320 

81  Sire",  fait  il,  ,.je  n'ai  seignor  que  toi, 
M'arme  et  mon  cors  te  conmant  et  otroi. 
J'ai  receu  ton  baptisme  ef  ta  loi, 

Et  ma  moilliers  et  m\  enfant  a  raoi. 

82  Or  voudrai  faire  le  tien  cowmawdeniant,  325 
A  mon  pooir  ferai  ton  jugema«t, 

Ne  sai  plus  dire,  mais  ta  merci  atant, 
Moi  et  ma  fame  et  mes  anfanz  te  rnnt". 

83  Li  rois  de  gloire  entendi  sa  raison, 

Et  vit  son  euer  et  sa  Konfusion.  330 

Ne  laissera  que  nel  mete  a  raison, 
De  lui  voudra  faire  son  cbanpioD. 

84  „Di,  biax  amis,  conmawt  le  voudras  faire? 
Tu  es  prodons,  sages  et  de  bon'aire; 

Se  tu  te  vuez  a  mon  servise  atraire,  335 

Conmenci^  l'as,  pri  toi  ne  t'an  retraire. 

302  li  ensemble]  lien  senible.  —  .'303  resvc8f|ue]  les  ucsquc.  —  304  crestiane. 

—  307  iheanz.    —   309  Enstacliius.    —    312  Ce  fu  cel  cel  (nur  e  untcrpunktiert). 

—  314   en   oinz  et  do  loie.  —  315  fo  lest  enre  paire/  —  320  reclains]  recliains. 

—  322  otroi]  otoi.  —  324  miest  fant.  —  330  co»fu8'ion]  co/isasion.  —  331  iiol]  ne. 

—  3;!3  cnn  üu\)it.  —  33.')  te  \  iioz]  losiiez.  —  33tj  pri]  proi. 


526  Andreas  C.  Ott 

85  *Del  ciel  chai  diables  par  envie, 

De  paradis  Adam  par  sa  folie, 
II  et  sa  fame,  ne  le  mescioire  mie, 
2.  Sp.  Par  ce  deviut  mortax  et  perdit  vie.  340 

86  Plus  que  eil  furent  de  paradis  gete, 
Ne  porent  estre  mi  enfant  erite, 

8e  ma  creance  ue  tienent  et  verte, 
Et  s'il  Dan  mainent  en  loi  de  charite. 

87  Por  ce  piis  char  en  Marie  ma  mere,  345 
(^ue  les  peusse  acorder  a  mon  pere, 

Et  (\ue  je  fasse  en  charite  lor  frere, 
Et  qiies  traississe  de  durable  misere. 

88  Por  ice  sont  eil  acorde  a  moi 

Qui  volent  prandre  la  crestiene  loi,  350 

Et  qui  bien  vivent  et  qui  mainent  ew  foi. 
Por  ee  la  lo  a  ta  fame  et  a  toi. 

89  Ne  puet  entrer  el  bieneure  regne 

En  quelque  guise  i\iii  sa  char  ne  destraigne, 

Et  ne  puet  pas  estre  de  ma  cowpaigne  355 

Qui  de  baptisme  re^oivre  se  defaigne. 

90  Receu  Tas  et  tu  et  ta  moilliers, 
Desores  soies   i"  de  mes  Chevaliers, 
En  charite  et  en  foi  bien  entier.?. 

Diables  contvo.  toi  mo^It  (par)  se  fera  fiers.  360 

91  Ne  laissera  por  toi  ne  se  co?>^bate 
A  son  pooir,  et  que  ne  te  debate. 
Mal  es  bailliz;  se  il  te  vaint  et  mate, 
Defant  toi  bien,  q//e  el  champ  ne  t'abate. 

92  II  en  a  pris  l'escu  et  le  baston,  365 
Or  estuet  estre  afaite  Champion. 

En  maintes  guises  avras  temptacion, 
Mais  defant  toi  a  foi  et  oraisou. 


337  di  ables.  —  339  ne  le]  nel.  —  342  mi]  si.  —  343  tienent]  tient.  — 
345  Por  ce]  porce.  —  349  acordö]  atorde.  —  350  prandre]  pandre.  —  crestiene] 
crestine.  —  351  vivent]  uoient.  ~  353  el]  en.  —  bien  eure.  —  354  Enquel 
que.  —  char]  charz.  —  356  regoivre]  reconuire.  —  358  Dos  ores.  —  cheuliers.  — 
360  coMtre]  cowte.  —  361  por  toi]  partoi.  —  362  que]  qui.  —  363  es]  est.  — 
364  tabate'.  —  366  testnit  estre  afaire.  —  368  defant]  de  fant. 


Das  altfranzösiselie  Eustachiusleben  527 

93  II  te  toudra  ta  fame  et  tes  eufanz. 

Ja  le  Veras,  ains  quc  passent  'ii-  an/,  870 

i^ue  tu  seras  povres  et  paiii  queranz, 
Par  povrel6  seras  autrui  serjanz. 

94  Di,  Eutace,  quex  est  ta  volontez'V 
"Viiez  estre  au  siegle  riches  et  asazös, 

Ou  por  m'amor  travailliez  et  penez,  .^75 

Et  puis  0  moi  estre  bieneurez? 

Ii5    Por  toie  amor  sui  venuz  en  cest  bois, 
f°  G7,  verso,  De  ces    ii*  choses  te  met  ici  a  chois, 

^-  ^'^P-  Sc  vnez  o  moi  estre  la  ou  j'estois. 

Esli  le  niiauz,  car  a  itant  m'a»  vois".  380 

96  A  taut  se  part  de  son  baron  li  sires. 
Placidas  ])lore  des  iauz,  dou  euer  soi)ire, 
E«  son  euer  dit  qu'aiuz  sofrera  martire 
Por  son  seiguor  qu'il  se  vuelle  desdire. 

97  Nel  set  diabies  mais  or  tant  assaillir,  385 
De  la  loi  Deu  se  vuelle  departir. 

Tant  sofrera  con  firent  li  martir, 
Son  loier  vuet  avoir  au  departir. 

98  Danz  Placidas  s'en  [vait]  a  sa  moiilier, 

Tot  li  reconte,  ne  li  vout  riens  noier.  390 

La  nuit  li  furent  enble  tuit  si  destrier, 
Et  tuit  si  nioble  tant  (\uix  'V  sol  Denier. 

99  Qwaut  son  avoir  ot  tot  perdu  issi, 
Tuit  si  serjant  l'ont  laissc  et  guerpi, 

Si  ahevaMev  se  sont  de  lui  parti,  395 

Et  rempereres  l'a  en  grant  Le  coilli. 

100  Q?/ant  ot  perdu  l'avoir  et  son  seignor, 
Tuit  si  ami  l'acoillent  a  haor. 

Ne  puet  plus  estre  en  ccst  siegle  a  honor, 

Var  nuit  en  enible  ses  enfanz  d  s'oxor.  400 

101  Errant  s'en  vout  droitema;<t  a  la  mer, 
Au  natonicr  perolent  dou  passer. 
Tant  furent  jiovre,  ne  li  out  (\ue  doner. 
Cil  ne  quiert  plus,  mais  laisse  les  entrer. 


369  toudra]  touda.  —  enfanz]  en  fant.  —  370  veras]  uera.  —  ains]  ain.  — 
anz]  ant.  —  371  queranz]  queiant.  —  376  o]  a.  —  bieneurez]  bien  eiircz.  — 
380  Bali]  Esliz.  —  382  iauz]  ianz.  —  392  tot  ses  mobles.  —  397  d  von  perdu 
fälschlich  unterpunktiert.  —  avoir]  anoir.  —  398  Tuit]  Tui.  —  400  nuit]  nut.  — 
enfanz]  en  fanz.  —  402  dou]  doD._—  4<t3  ont]  out.  —  404  (juiert]  que.  —  entrer]  euter. 


528  Andreas  C.  Ott 

102  Tant  ont  erre  que  il  durent  issir.  405 
Li  maroners  quiert  loier  au  parlir, 

Ed  gag-es  vuet  sa  moiller  reteoir. 
Illuec  se  vuet  dauz  Placidas  marrir. 

103  Dauz  Placidas  se  voloit  corrocier, 

Mais  il  n'en  fu  gaires  au  natonier.  410 

Dedanz  la  mer  le  voloit  trabuchier: 
Vousist  ou  non,  li  laissa  sa  moiller. 

104  Q?mnt  Placidas  ot  sa  inoille/-  guerpie, 
Plant  ses  enfanz,  antre  ses  bras  les  lie. 

MoiAt  pa/-  li  grieve  qu'il  lait  sa  co«paiguie,  415 

2.  Sp.  Mais  il  ue  set  que  face  ne  que  die. 

105  Mo?dt  li  euoie  qnant  laisse  sa  moillier, 
Mais  n'ose  plus  au  natonier  lancier, 
Qu'il  le  voloit  an  la  mer  trebuchier, 

Ef  ses  -ii'  fiz  ansamble  o  lui  noier.  420 

106  Danz  Placidas  s'en  vait  o  ses  awfanz. 

Li  ainez  d'ex  n'avoit  [mais]  que  'iü'  anz, 

Plore  de  fain  li  petiz  alaitanz, 

N'a  que  mangier  li  petiz  ne  li  granz. 

107  Qwaut  voit  li  peres  ses  -ii-  a^^fanz  plorer,  425 
Ne  set  conmani  les  poisse  cowforter. 

*Eu  'V  grant  [gaut]  ne  se  veut  reposer, 
Mo'dt  estoit  las,  mais  ne  fine  d'aler. 

108  Eu  mainies  guises  fu  lo  jor  essaiez, 

De  son  corrotz  fu  diables  moult  liez,  430 

Sovant  li  dit  por  qu'il  fu  aprosiez: 
„Or  trovaras  tes  antiens  pechiez. 

109  Or  te  restuet  a  mon  servise  atraire, 
Guerpi  ta  loi  et  tot  lo  sien  afaire. 

Se  a  moi  viens,  plus  t'en  porrai  bien  faire  435 

Que  li  tiens  dex  que  tiens  a  debonaire". 

110  Ne  prise  gaires  Placidas  sa  mencoDge 
Ne  ses  menaces  vaillaut  une  eschalonge. 


406  quiert  son  loi  anpartir.  —  407  vuet]  nnet.  —  408  id.  —  411  le  voloit] 
la  uoit.  —  412  ou]  ou.  —  laissa]  laussa.  —  414  antre]  autre.  —  415  grieve] 
guieue.  —  417  enoie]  enoit.  —  419  an]  au.  —  trebucliie.  —  423  Plorent  de 
fainz  li  petit  alaitant.  —  424  petit  ne  li  grant.  —  425  awfant.  —  427  [gaut] 
fu  (c/.  V.  1121).  —  429  fuessaiez  lo  ior.  —  431  por]  per.  —  432  tes  antiens] 
tesautiens.  —  434  Guerpi]  Guer  pi.  —  435  Se  anioi  ten  viont,  plus  porrai  Itien 
faire.  —  438  inenacesj  menacres. 


Das  altfranzöeische  Eustacliiusleben  51*9 

Son  chemin  va  qwa«que  la  voie  est  longo, 

Ne  treuve  riens  que  a  ses  aiifauz  doiige.  440 

111  Plore  des  iax,  dou  euer  va  soi)iraDt, 
Ne  set  que  face,  ne  il  ne  si  eufaut. 
Sovaut  regarde  ariere  [et]  iuaiit, 

Et  totes  ores  vait  son  chemin  erraut. 

112  Tant  a  li  sires  tot  son  chemin  errc,  445 
Qu'eu  la  forest  est  venuz  a  'i*  gue. 

üu  il  n'a  |)Out  ne  pasagc  trove. 
La  veissez  lo  p/odome  esgare. 

113  Ne  set  que  faire.    Arercs  s'en  alast, 

Mais  il  ne  set  ancui  [onj  retornast.  4r)(i 

Lou  gue  redoute,  ne  set  conmant  lo  past: 
Seust  a  cui,  iluec  se  herberjast. 

114  Comawt  qw'il  soit,  outre  voudra  passer, 
f« ()8,  recto,  Lou  gue  voudra  essaier  et  tempter. 

L  Sp.  "^L'un  des  enfanz  asit  soz  -i    albrer,  455 

Entre  ses  braz  vout  l'autre  outerporter. 

115  L'un  a  passe,  soz  "i"  arbre  l'asist, 
Ne  sot  plus  faire,  ariere  se  remist. 

Ce  fu  mervoille  qj/aut  el  gue  ne  perit, 

Q«<ant  vos  orrez  fo;/faitemaut  li  prist.  4()0 

HG    El  gue  sofri  mainte  temptacion, 
De  la  forest  vit  venir    i"  lion, 
Qui  prist  l'anfant  dedevaut  lo  baron  : 
A  tot  s'en  va,  n'i  a  rcscousion. 

117  Q«ant  voit  li  peres  que  li  lions  s'an  vait,  4r>r) 
Et  voit  son  fil  (\m  giümente  et  qui  brait, 

Ne  set  que  face,  mais  el  gue  se  retrait. 
Lors  se  noiast,  mais  por  l'autre  le  lait. 

118  *Lor8  se  noiast  el  gue  tot  a  estros, 

Mais  li  autre  enfes  est  a  la  rive  sous.  470 

Vers  lui  s'an  va  core^ous  et  plorous: 
Ainz  qu'il  i  soit,  Ten  a  portc    i'  lous. 

440  anfanzj  afanz.  —  441  sopiiant]  sapiiant.  —  443  iiiant]  i  uant.  ~  44G  Qu'on 
la]  Quen  en  la.  —  forest]  fores.  —  447  Qu]  on.  —  ne]  de  (cf.  v  1122).  — 
454  tempter]  teuipeter.  —  455  Lous  •ii*  efaiit.  —  456  sea  braz]  sos  baraz.  — 
outerporter]  outerporte.  —  460  orrez]  ourez.  —  461  maintes  tcniptacions.  — 
403  dedevaiitj  dede  uaut.  —  464  rescous'ion]  rcscousion.  —  46S  mais]  mai.  — 
469  estros]  restros.  —470  autre]  autres.  —  471  vors]  vor.  —  plorous]  plorous. 

Uouiauiache  Forsoliuuueii   XXXII.  •»4 


530  Andreas  C.  Ott 

119  Qwant  son  enfant  en  vit  ensi  porter, 
S'il  fu  dolanz,  ne  l'esluet  demander. 

Des  iax  dou  chief  conmenga  a  plorer,  475 

*Et  doucemant  se  prist  a  dementer: 

120  „Biax  sire  Dex,  mowlt  ai  g-rant  aventure, 
Or  m'est  avis  que  de  moi  n'avez  eure. 
Ha  mi  anfant,  belle  g-ente  faiture, 

MoiYlt  vos  amoit  li  miens  cuers  par  natwre.  480 

121  Las,  onques  puis  que  je  ful  baptisiez, 
Ne  fu  nus  jorz  qwe  [je]  ne  fuse  iriez. 
Se  Dex  ne  fait,  Jamals  ne  serai  liez, 
Miax  me  venist  que  fasse  en  mer  noiez. 

122  Je  me  porrai  duremant  esmaier,  485 
Mais  en  ice  ne  puis  (je)  riens  gaaignier. 

Tot  ai  perdu,  n'i  ai  nul  recovrier, 

Or  en  paust  Dex,  que  je  me  voiz  noier." 

123  Esgarde  l'aigue,  plungier  se  voloit  anz, 

Mais  apres  l'ire  11  rest  venuz  li  sauz.  490 

2.  Sp.  Del  gue  s'an  ist  o  granz  repautemawz, 

De  ceste  chose  fu  diables  dolanz. 

124  Qui  douc  oist  conmawt  il  se  demente: 
*  Ners  Damedeu  del  tot  a  mis  s'entente, 

Mowlt  a  perdu,  mais  n'ew  quiert  uule  rewte  495 

*En  icest  siegle,  mais  en  l'autre  a  s'entente. 

125  „Sire",  fait  il,  „quant  je  me  vous  noier, 
Je  fis  que  fous,  mais  merei  te  requier. 
Maintin  moi,  sire,  cowme  ton  ahevaMer^ 

Por  toie  amor  vuel  mon  cors  travaillier.  500 

126  Tu  me  manras  ne  sai  en  quel  contree, 
Mais  itant  sai  qwe  tu  l'as  esgardee, 

Si  je  muir,  sire,  en  iceste  vespree, 

P/i  toi  que  m'arme  ne  s'eu  aut  esgaree. 

127  Tu  sez  bien,  sire,  conmant  fui  tes  serjanz,  505 
Je  t'ai  livre  ma  fame  et  mes  enfanz. 


473  en  vit]  eniut.  —    475  chief]    chies.    —    476  dementer]    demder   {siehe 
V.  474).  —  478  in'est]  met.  —  479  faiture]  saiture.  —  485  duremant]  dure  mant. 

—  488  paust]  pant.  —  489  anz]  ant.  —  491  graut  repantemant.  —  494  del  tot] 
de  tot.  —  495  a]  as.  —  496  l'autre]  ante.  —  498  mais]  mai.  —  500  .amor]  airaor. 

—  504  aut]  ant.  —  505  tes]  fes.  - 


Das  altfianzösische  Eustachiusleben  531 

A  mon  pooir  sivrai  tes  covenauz, 

Et  tu  ii  moi,  je  ii'en  sui  pas  doutanz". 

128    A  ces  paroles  a  lo  bois  trespass^, 

*A  -r  hamel  l'ont  la  uuit  ostele,  510 

Qui  estoit  pres  de  l'issue  del  gue. 
Q«ant  qu'ot  mestier,  la  Duil  li  fu  trove. 

121)  Or  entendez  que  firent  li  eufaut: 
L'uu  ont  rescous  an  lion  paisant, 
L'autre  pastor,  qui  les  norireut  taut,  olö 

En  une  vile,  que  audui  fiirent  graut. 

130  En  une  vile  furent  nori  eusanble. 

N'est  pas  merveille,  li  uns  l'autre  resanible. 

Q«<ant  il  perdirent  pere  et  mere,  erent  teudre. 

Et  si  petit  que  il  ue  lor  en  menbre.  520 

131  Sovent  lor  dient  par  gabois  li  gargon: 
Toi  escousimes  au  louf,  toi  au  lion. 
Ne  savons  dire  qui  estes  ne  qui  nou, 
Mais  de  nos  mes  nos  devez  gerredon. 

132  Tant  estiez  enfant  de  pou  d'ae,  525 
*  Quant  vos  trova  el  g-aut  joste  lo  gue, 

Qjue  ne  seutes  dire  dont  futes  ne^ 
Ne  de  quel  terre  vos  futes  ai)or[te.] 

f"G8,  verso,     133  Por  ce  devez  faire  nostre  servise, 

^-  ^V-  Et  no  talant,  uo  conmant;  uo  servise.  530 

Assez  avons  vostre  lignee  enquise, 
Ne  peumes  trover  en  nulle  guisse." 

134    Por  ce  servoiient  li  enfant  les  vilains 
Par  usemant  et  as  piez  et  as  mains. 
A  lor  servise  gueaignoient  lor  pains.  535 

*'XII"  anz  fu  ainz  n'an  fu  nuls  reclains. 


507  sivrai]  scgrn.  —  510  liamcl]  cliauiel.  —  512  Quant  qu'ot]  Qwanquot.  — 
515  pnstor]  partor.  —  51G  que]  qui.  —  518  Is'est]  Ne.  —  520  petit]  pertit.  — 
522  toi]  et  toi.  —  523  Nc  savot  dires  quiestres.  —  52G  ^aut]  gant.  —  527  si'utes] 
sentes.  —  dout]  den.  —  528  quel]  que.  —  apoi[te]-,  te  vom  Buchbinder  iceg- 
geschnitten.  —  520  noutre  sevise.  —  530  Et  noz  talant  et  nos  con  niant  et  nos 
servise.  —  531  avont  nos  li  nages.  —  533  ce]  cen.  —  vilains]  uilans.  —  534  as 
piez]  popiez.  —  535  Bie  zweite  Hälfte  von  v.  534  {et  a  piez  et  as  mains)  ist  wieder- 
holt, und  gueaignoient  lor  pains  bildet  die  folgende  Zeile.  —  53(j  nuls]  nuns, 

34* 


532  Andreas  C.  Ott 

135*Lor  mere  estoit  en  une  autre  contree, 
*Del  maronier  estoit  par  nuit  emblee, 
En  chastee  soffri  sa  destinee, 
N'a  geus  acertes  ainz  ne  fu  adesee.  540 

136  Danz  Placidas  ere  en  autre  pais, 
Povres  estoit  et  d'avoir  et  d'amis. 
En  une  vile  estoit  a  ice  mis: 

Les  bles  gardoit,  qu'il  ne  fussent  nialmis. 

137  *  De  cest  mestier  servit  plus  de   xii"  aiiz,  545 

Moidt  i  presi  et  poignes  et  ahanz. 
De  sa  moiller  et  de  ses  'ii'  anfanz 
Portoit  le  duel,  qui  mowlt  li  est  pesanz. 

138  Ainz  par  nul  home  n'an  pot  oir  novelle, 

Sovant  li  eroit  ses  duez  et  renovelle,  550 

Sovant  en  met  ses  mains  a  sa  maisseile, 
Sovant  en  prie  Damedeu  et  apelle. 

139  „Biax  sire  Dex,  qui  me  donastes  fame, 
Et  batisier  nos  feites  ensanbre, 

Gardez  la  si,  Sainte  Marie  dame,  555 

P«r  son  pechiö  ne  soit  perdue  s'arme. 

140  Mi  dui  enfant,  moult  estiez  petit, 
MouU  fu  dolante  q?<ant  eile  vos  guerpit. 
Moidt  pout  avoir  grant  pitie  qui  nos  vit, 

Q«ant  li  l'ions  et  li  lous  vos  saisit.  560 

141  Le  lion  vi  de  la  montaigne  acorre, 
De  l'autre  part   v  lou  a  moi  recorre. 
Je  fui  el  gue  que  ne  vos  poi  recorre, 
Ne  nuls  autres  qui  vos  poist  secorre. 

142  De  vos/re  mere  futes  Jone  sevre.  565 
2.  Sp.                Le  gue  passai  et  vos  perdi  al  gue. 

Vos  armes  sont  el  regne  Damede: 
Icelle  chose  m'a  de  vos  desevre. 


537  contree]  contee.  —  539  soft'ri]  fosfri.  —  540  Nageus  nacertes.  —  541  pais] 
plais.  —  542  avoir]  avoit.  —  551  mains]  maiaf.  —  553  Dex]  Deu.  —  554  en- 
sanbre] en  sanbre.  —  556  pechie]  perchie.  —  557  enfant]  en  fant.  —  moult]  mit 
(Abkürzungszeichen  vergessen),  —  558  dolante]  do  lante.  —  559  piti6]  pities.  — 
560  saisit]  saisist.  —  561  Le  lion]  Li  lions.  —  562  moi]  ma.  —  recorre]  retorne. 
—  564  nuls]  negun.  —  565  futes]  fntef.  —  Jone]  iones.  —  566  gn6]  guat.  —  568  m'a 
de]  mades. 


Das  altfranzösieche  Eustachiuslobeu  533 

143  De  Dia  moillier  sui   i)lus  espuvuutez, 

Crien  qiie  mal  faire  li  face  povretez,  570 

Et  fame  change  sovaut  ses  volontez, 
Toi^t  est  ses  cuers  et  chaiigiez  et  muez. 

144  Biax  sire  Dex,  a  vos  la  conmandai, 
Vos  savez  bleu,  a  emvis  la  laisai: 

Ne  li  ponai  secorre  ue  ne  sai :       •  575 

Vos  la  gardeZ;  a  cui  je  la  donai." 

145  Q^miit  riacidas  s'est  einsi  dementez, 
Es  eliaus  aloit  et  reguardoit  ses  bh'S, 
Que  il  ne  fast  de  ses  voisins  blasmez, 

De  son  servise  corrociez  ne  chosez.  580 

146  *'XII'  auz  i  fii  einsi  en  celle  entente,' 

De  son  loier  vit  [et]  niant  de  rante. 
Öovant  s'emaie  et  sovant  sc  demente, 
A  Den  seivir  met  lo  pus  de  s'entente. 

147  8elont  sa  loi  vit  et  selon  raison,  585 
A  Deu  a  mis  tote  s'entencion. 

A  la  parfin  oit  Dex  s'orison, 

Et  vit  ses  larmes  et  sa  (Konfusion. 

148  •!•  vespre  estoit  a  ses  bles  en  chemin, 

Devant  lui  vienent  errant  "ii"  pelerin,  590 

Qui  jadis  furent  a  Bome  si  voisin. 
II  le  saluent  tot  solonc  lor  latin. 

14U     Dauz  Placidas  lor  rendi  lor  saluz, 
Ostel  requerent,  il  lee  a  retenuz. 
II  les  commt,  car  ce  fu  de  ses  drus,  5'J5 

Cil  ne  fönt  lui,  car  viex  est  et  chenuz. 

löU    Et  qiiant  il  furent  remes  i)or  h^rbergier, 
P/iveema;it  vint  son  oste  preier, 
Q»'il  li  q?/^sist  a  plante  a  mangier; 
Tot  li  rendra  tro  a  r  sol  denier.  600 

löl     „Sire",  fait  il,  ,,querez  nos  a  plante, 
II'  pelerin  sont  o  moi  otelö. 

üTl  change]  cliang.  —  ses]  se.  —  573  conma?Klai]  coii  nuuidai.  —  576  a  ciii| 
encui.  —  donai]  domai.  —  577  dementez]  domentez.  —  580  chosez]  cbose.  — 
582  loier]  lorier.  —  de  lante]  desiaute.  -  585  raieonj  raifon. —  586  a  mis]  ami. 
—  587  parfin]  pe  fin.  —  588  ses  larmes]  sas  hirme.  —  co/(fu8ion]  gsa  fusio  {ohne 
Unterpunltion).  —  593  saluz]  snlu.  —  504  les  a  retenuz]  lor  a  retenn.  —  59(j  viex] 
veix.  —  cheuuz]  clianuz.  -  599  plaut6]  panto.  —  601  ([uerez]  que.  —  a  plante]  apaiite. 


534  Andreas  C.  Ott 

El  mois  d'aost  retenez  de  rao>t  ble, 
P69,  recto,  l.Sp.  Que  je  g'ueain,  lant  con  vos  iert  a  gre." 

152    Repont  li  ostes:  „Sire,  mou]t  volantiers;  605 

Alez  aneie,  amenez  les  pauraiers. 
Quant  vos  vaiirez;  pres  sera  li  mawgiers. 
Vor  xostre  amor  iert  larges  et  pleniers. 
*153    -     —    __-     —     --     — 


Metez  les  tables  et  les  apareilliez." 


610 


154  Danz  Placidas  s'en  est  veuuz  arriere, 
Les  pelerins  salue  o  belle  chiere. 

Ne  laisera  que  il  dc  lor  enquiere  615 

Conmant  il  vont  en  Facaison  peimiere. 

155  „Dites,  baron,  dont  estes,  de  quel  terre? 
Alez  a  sainz  ou  estes  el  repaire? 

Et  quex  reliques  alastes  vos  requerre, 

Por  le  salu  de  vos  ames  couquerre?"  620 

156  ,.Sire",  fönt  il,  „vos  nos  samblez  prodonie. 
De  nos  travas  vos  conteron  la  some, 
N'an  mantirons  le  vaillant  d'une  ponie. 
Nous  dui  sons  ne  de  la  terre  de  Rome. 

157  Sachiez,  biax  sire,  que  'iü*  anz  a  passe  625 
Que  somes  bors  de  uos^re  na'ite. 

MomU  somes  [parj  travaille  et  peue, 

Por  querre   i*  horae  que  n'avons  pas  trove. 

158  Cerchie  avons  treslote  Lonbardie, 

Et  Alemaine  et  France  la  garnie,  630 

Et  tote  Espaigne  et  Greoe  et  Unguerie. 
Si  Dex  ne  fait,  ne  le  troveron  mie. 


605  li]  il.  —  606  arrere]  rr  verwischt.  —  paumiers]  paumieres.  —  608  pleniers] 
plenieres.  —  Nach  v.  608  sind  die  drei  leisten  Verse  folgendennassen  icieder- 
holt,  ohne  Unterpunktion:  Ale  areres  amenez  les  pauraiers  ||  Quant  uos  vanrcz 
prest  sera  li  lügiersH  por  no6Yre  amor  iert  largos  et  planiers.  —  609 — 10,  612 
Hs.  keine  Lücke.  —  611  Metez]  Metre.  —  613  Dauz]  dan.    —   s'en  est]  se  nest. 

—  venuz]  venu,  —  614  pelerins]  peletius.  —  616  l'acaison]  larairon.  —  617  baron] 
baront  {wegen  folg.  dont).  —  dont]  dou.  —  qnel]  quine.  —  618  sainz]  saint.  — 
estes]  ostes.    —    619  alastes]  alestes.  —   620  Por]  par.  —  conqnerre]  con  qurre. 

—  621  fontj  fon.  —  samblez]  samble.  —  623  mantirons]  mau  tirons.  —  624  nous] 
non.  —  625  pass6]  passez.  —  626  uait6]  uaitez.  —  627  [par]]  pluis.  —  628  querre] 
querres.  —  que  n'avons  pas  trove]  qui  nest  pas  trouez.  —  629  avons  trestote 
Lonbardie]  auont  tetote  Ion  bardie.  —  630  France]  fance.  —  631  Espaigne]  est 
paigue.  —  Grece]  guece,  —  Unguerie]  unguie.    —    632  le  troveron]  netroueron. 


Das  altfranzösische  Eustachiuslebeii  535 

159    Li  empereies  le  nos  fait  partot  querrc, 
Qui  mouU  en  a  grant  metier  en  sa  terre. 
II  li  soloit  faire  fin  de  sa  guerre,  635 

Si  li  savoit  ses  enemis  conquerre. 

IGO    Or  se  sont  trait  en  sus  li  traitor, 
Li  mensoDgier  et  li  losangeor, 
Qui  lo  baron  meilereut  au  seignor. 
Or  va  la  terre  a  honte  et  a  dolor.  G40 

IGl     Icil  barons  si  ot  uon  Placidas, 
2.  Sp.  Trestuit  l'amoieut,  et  li  aut  et  li  bas. 

Taut  l'avou  quis  que  tuit  en  somes  las^ 
Arriere  alons  que  uel  troverons  pas. 

162  Li  anpereres  nos  avoit  co^mande  645 
Qw'il  s'an  venist  q?<ant  ravrions  trove. 

II  li  rendroit  tot  [sa]  seignoritö, 
Et  sa  baillie  et  sa  grant  poeste. 

163  Or  iest  li  ternies  que  ne  porrons  passer, 

Or  nos  estuet  arrieres  retorner,  650 

Et  noz  uovelles  Tempereor  conter. 

Ne  savous  mais  por  lui  querre  ou  ale[r.]" 

164  Q?<ant  Placidas  ot  la  parole  oie, 
Ben  euteudit  que  nel  conmirent  niie. 

A  son  ostel  les  en  condiüt  et  guie,  655 

A  son  pooir  lor  fist  (cliere)  abergerie. 

165  Plante  lor  doue  Placidas  a  mangier. 
Müult  saintemeut,  [por]  lor  cors  aaisier, 
Lou  lit  lor  fait,  si  les  vait  dechausier, 

*—    —    —     -     —    —    —    —  660 


166    Quant  a  lor  piez  lo  virent  acliner: 
„Sire",  fönt  il,  „ice  laisez  ester, 
Laissez  les  nos  dechaueier  et  laver; 
De  eest  servise  faites  a  deporter. 


633  partot]  pertot.  —  634  en  a|  en  na.  —  686  coHquerre]  9 querere.  — 
640  va]  na.  —  642  et  li  bas  et  Haut.  —  643  la  uon  qui  que  tui  en  suinie  las.  — 
644  alone]  nrout.  —  troverons]  touerons.  —  645  anpereres]  an  pereres.  — 
646  l'avr'ions]  lauroint.  —  647  tot  [sa]  seignoritö]  trestot  aeuorite.  —  649  iest] 
iet.  —  ne  porrons]  nos  porrons.  —  651  lemperaor.  —  652  savons]  sauont.  — 
ale[r];  r  vom  Buchbinder  iceyyeschnilten.  —  603  parora  oia.  —  654  coHUurent] 
co/nurout.  —  656  lor]  lo.  —  658  [por]  lor  cors]  de  los  cos.  —  659  Lou  lit  lo  fait 
sile.  —  660  Hs.  keine  Lücke.  —  661  a  lor]  alo,  —  663  les]  le.  —   664  ade  porter. 


536  Andreas  C.  Ott 

167  Tant  dos  avez  serviz  en  autre  guise,  665 
Qiie  bien  devez  laisier  icest  servise." 

II  n'u  talant  que  il  lor  deguerpisse, 
Car  as  solers  avoit  ja  la  main  mise. 

168  Qwant  devant  aus  se  fu  agenoilliez, 

Et  il  tenoit  entre  ses  malus  lor  i)iez,  670 

El  Chief  avoit  ime  plaie  de  viez: 

Cil  la  conmwGüt,  quant  il  fu  abaissiez. 

169  Tant  s'abaisserent  sor  la  teste  ehenue, 
Qu'  apertemant  ont  la  plaie  veue. 

Des  qu'il  la  vireut,  bien  Tont  aperceue,  675 

A  haute  voiz  escrient:  „Dex  aiue!" 

170  [Alorsl  salirent  anbedui  eu  la  place, 
Li  'i'  l'acole  ef  li  autres  l'embrace. 
N'i  a  cel  d'ex  qui  joie  ne  li  face, 

Sovant  li  baiseut  et  les  iex  et  la  face.  680 

f"69,verbo,   171     „Sire",  fout  il,  ,^mou\t  poons  estre  lie, 
^-  '"'P-  Q?(ant  a  celui  nos  somes  abergie, 

Q?<'an  tantes  terres  avons  quis  et  serchie. 
*Par  lui  nos  somes  en  taut  liu  travaillie. 

172  Sire,"  fönt  il,  „co«ment  puet  ice  estre?  685 
Vos  soriez  estre  de  Rome  maistre, 

*Plu8  vos  auioit  li  rois  que  soe  [destrej: 
Or  menez  ei  autriii  oilles  pestre! 

173  Vos  fusles  ja  a  Rome  prox  et  fiers, 

Et  senesehauz  sor  toz  les  chetaMers^  690 

Sor  tot  l'empire  prevoz  et  justisiers: 
Or  estes  povres  et  autrui  n^rgoniers ! 

174  Vos  portiez  le  maitre  cowfenon, 

*  Ef  portiez  l'escu  point  [anvirou]. 
A  vos  estoient  enclin  tuit  li  baron,  695 

Ainz  miaudres  bers  ne  chauga  e^peron. 


665  avez  serviz  en  autre  guise]  aue  seruir  cn  ante  guisef.  —  668  solcrs] 
solara.  —  669  devant  aus  sc]  de  au  ses.  —  670  ses  mains  lor]  se  main  lou.  — 
673  sa  haisserent.— ehenue]  chanue.  —  675  Des]  de. — l'ont]  Ion.  —  676  escrient: 
„Dex  aiue!"]  estcrlent  biax  si  dex  aue.  —  677  [Alors]]  andni.  —  678  l'acole  et  li 
autrcs  Tenibrace]  lacore  et  liautes  lebaise.  —  679  qni]  que.  —  682  nos  souies] 
nosomes.  —  683  avons]  auont.  —  684  Par  luis  nosonics  en  tanliutraualiae  {l-ininkt 
auf  dem  letzten  a).  —  685  puet]  puit.  —  687  li  rois  que  soe  [destre]]  li  roi  que 
soimoiime.  —  688  pestre]  pestes.  —  694  [anviron]]  alron.  —  695  enclin]  en  quin. 
—  696  berfe]  bres. 


Das  ;iltfraiizö.si.sche  Eustacliluslcbon  b'Al 

175    Li  cnj)ererc8.  piiis  que  vos  lo  guci'intce, 
Tot  a  perdu  ce  (\uc  vos  conqucsites, 


17ü     Or  vuit  a  oute  la  terre  et  li  paTs, 
Robeor  preneut  cbaitives  et  ehaitis. 
Por  go  vos  a  l'eraperercs  requis, 
Ancor  vaiidra  (\ue  soiez  ses  bailliz. 

177  De  vosfvQ.  cssil  est  toz  li  pais  pire,  705 
Teiicz  cest  briet",  faites  les  letres  lirc. 

Li  enpereres  vos  conmaiide  l'enpire: 
Sc  troverez  en  rei)itre  a  lire." 

178  Piacidas  voil  qne  il  l'out  cotiüHu^ 

Et  par  les  [iex]  se  sont  aperceu.  710 

Le  brief  a  pris,  si  a  dedanz  veu; 
Q«aut  Tot  leu,  si  lor  a  repoudu  : 

179  „Seignor  baion,  graut  pechie  eu  avez, 
Je  ne  sui  pas  icil  que  vos  q?<^rez. 

Eusorq«etot  viax  sui  et  trespassez,  715 

N'est  pas  eu  moi  se  que  vos  i  cuidez. 

180  Taut  ai  vescu,  (jue  la  barbe  ai  ehenue^ 
Ma  wertuz  est  trespassee  et  ebene, 

De  graut  tormant  est  ma  chars  derom])UC, 

Ne  vos  porrai  uiais  faire  uulle  aiue.  720 

2.  iSp.        181     Je  croi  assez  ce  ([ite  li  briez  me  dit, 
Et  si  croi  bien  que  Pempereres  dit. 
Mais  je  sui  viax,  uc  vivrai  que  petit. 
Q/<iere  autre  aiue  meillor,  ou  plus  se  fit. 

182    Je  sui  toz  viax,  plus  ai  de  'Ix'  auz,  725 

Si  ai  perdu  nia  fame  et  mes  enfanz. 
Por  qncl  bcsoiug  seroie  nialtirautz 
Et  sosfreroie  poigues  et  granz  aliauzV 


697  en  perere?.  —  G98  aper  du.  —  conquesites]  comiuerites.  — 
(i99— 700  Hs.  keine  Lücke.  —  701  vait]  nait.  —  703  Tor]  par.  —  70.')  vos/re] 
uostre.  —  toz]  tot.  —  706  brief j  bries  [Querbalken  ivohl  vergessen).  —  Ictrcs 
lire]  Ictcs  riie.  —  707  Lenpercres.  —  708  en  l'epitre  a  lire]  eu  laprcretitre.  — 
710  par]  per.    —     711  lniof]    blies    [Querbalken  wohl  vergessen).    —    siadedaut. 

—  712  Tot]  Ins.  —   714  icil]  siior.     —    715  En  sor  qt/etot.  —  718  xeriuz]   wcriw. 

—  719  tormant]  toruian.  —  720  poirai]   por  rai.  —   aiue]  aue.    —  723  que]  con. 

—  72.")  pliisj  pius.  —  726  enfanz]  en  tanz.    -    727  bcsoing]  besoig.  —  inaltirantz] 
uiaif  tirantz.   —  728  g/anz]  grant. 


538  Andreas  C.  Ott 

183  Or  vos  irez  anuit  mais  reposer, 

Jusqu'a  demain  me  laissiez  porpenser,  730 

De  remanoir,  ou  d'avuec  vos  aler. 
Tant  en  ferai,  ne  m'en  devrez  blasmer." 

184  Quant  Placidas  se  fu  alez  couchier, 
Li  autre  dorment,  il  prist  a  veoiller, 

Et  en  son  lit  Damadeu  a  proier,  735 

Qw'il  le  conmM,  car  il  en  a  mestier. 

185  „Biax  sire  DeX;  qni  tot  le  mont  feiles, 
Homes  et  fames,  et  piiis  lo  rainsistes, 
Por  lui  raimbre  ehar  hiimaine  preisteS; 

Car  weriQz  est  et  onques  non  mewtites,  740 

186  Consoillieiz  moi,  sire,  en  cest  afaire, 
Qua  je  ne  fuce  qiii  vos  doie  deplaire. 
Se  je  remain,  mowlt  m'estovra  maltraire, 
Et  se  ieu  vois,  je  vos  recrien  mesfaire. 

187  Mais  neporhiiec  itunt  m'en  est  avis,  745 
Se  lais  malmetre  mon  uat/^;al  pais, 

Qu'a  Rome  perde  ce  que  je  ai  cowquis, 
Je  meferai  a  moi  et  mes  amis. 

188  Se  je  m'en  vois  por  maintenir  justise 

La  ou  eile  est  conruw/pue  et  malmise,  750 

Ne  sai  comant  soz  eiel  en  nulle  guise 
Je  puisse  a  Deu  rendre  melllor  servise. 

189  *Ensorquetot  mi  baron  et  mi  ome. 

Q^ant  oi  soffraile  en  la  terre  de  Rome, 
*QMant  j'en  issi,  n'i  ot  seignor  ne  [ome]  755 

Qul  me  donast  le  vaillant  d'une  pome. 

190  Por  ce,  [se]  lais,  ee  semblera  venganee, 
Ou  iert  orguex  ou  quelqwe  sorcuidance. 

f''70,recto,  l.Sp.    De  felonie  ne  doi  avoir  menbrance 

Que  nel  secorre,  se  j'an  ai  la  puissawce.  760 


729  reposer]  re  reposer.  —  731  reraanoir]  re  luanoir.  —  aler]  arele.  — 
734  dorairent  et  il  prist  a  ueoiller.  —  735  Et  en]  et  in  en.  —  737  sire]  si.  — 
738  hume  et  famestes  et.  —  743  maltraire]  maltrare.  —  745  ne  por  huec.  — 
746  malmetre]  mametre.  —  747  Qu'a]  Que  a.  —  748  meferai]  me  ferai.  —  750  ou] 
OD.  —  752  Deu]  dex.  —  753  E  sor  que  tot,  —  754  soifraite]  sosferaite.  — 
755  [ome]]  done.  —  756  douast]  donas.  —  757  Por  ce,  [se]]  E  porcc.  —  759  felonie] 
feronie,  —  doi]  doit. 


Das  altfianz-ösisclie  EiistacliiiLslobcn  b',\\) 

l'Jl     lici  n'irai  pus  por  gre  d'cnipcreor, 
Ne  po;-  riebece  d'uvüir  nc  ])or  anor, 
Ne  por  mostrer  iiioii  seil  uc  ma  valor, 
Mais  por  denfandre  mon  natival  seignor. 

192    Et  iiej)orhuee  j'ai  convcuauz  fermez  765 

A  ces  p>-odoDies,  cui  gardoie  lor  bles. 
Se  ne  pooie  d'ex  partir  a  lor  grez, 
Nes  guerpirai  tant  ([»'aoiiz  seit  passez. 

Iü3  *Encor  orra  les  mesagiers  parier, 

Se  a  lor  giv  me  ])Ooie  escuser.  770 

Je  n'ai  talant  da  Rome  retorncr, 
Assez  puis  ci  mesaises  endurer," 

194  A  randemain  se  leva  par  matin, 
Et  de  la  vinrent  11  prodome  voisio. 

Lo  soir  les  orent  mf/>^d6  li  pelerin:  775 

Davant  loncteüs  s'ajotent  en  chemin. 

195  Quant  li  veisin  furent  tuit  ajote, 
Et  li  mesage  orent  dit  lor  panse, 
Tant  ont  ensenble  o  les  vilains  parle, 

Que  Plaeidas  s'en  parti  a  lor  gre.  780 

*[Et  par  Ini  eiiide  faire  fin  de  sa  guerre.)  780a 

19G    Danz  Plaeidas  s'en  vait  o  les  mesages, 

Passent  les  monz,  les  vauz  et  les  boehages, 
Les  aigues  douces,  la  mer  et  les  rivages, 
Nes  puet  tenir  ponz  ne  guez  ne  pasages. 

197  Tant  ont  errö  qu'a  Rome  sont  venu,  785 
A  uiouh  grant  joie  i  furent  receu. 

Li  cnpereres  vait  euco^tre  et  si  dru, 
Son  erctagc  li  a  le  jor  rendu. 

198  La  nuit  li  fist  noble  herbergerie, 

Et  son  baldiv  li  ceint  p«r  druerie,  790 


7t)  1  gre]  gue.  —  empereorj  emperaor.  —  762  anor]  anior.  —  763  mostrer j 
raoster.  —  valor]  uolor.  —  764  por]  par,  —  765  ne  por  liuec.  —  771  talant] 
tarant.  —  77.3  lande  inain.  —  par]  per.  —  774  la  vinrent]  laiiire.  —  775  pelerin] 
pelelin.  —  776  lonctens]  loutcnt.  —  s'ajotent]  saioten.  —  clieniin]  chamin.  — 
779  parl6]  pale  (1  ibt  auf  r  (jeschricheii).  —  780  gr6]  guo.  —  780a  par]  per.  — 
Bs.  keine  Lücke.  —  7äl  Danz]  dant.  —  o]  a.  —  782  les  monz]  lemonz.  — 
785  qu'a  Rome]  que  arome.  —  sont]  son.  —  787  en  poreren.  —  e.icoHtre]  encoHte. 
—   788  eretages.  —   790  ceint]  teint. 


540  Andreas  C.  Ott 

Et  l'andemain  li  raudi  sa  baillie, 
Sa  prevoisfe  et  sa  seneschalie. 

199  Tuit  li  baroü  servent  o  belle  chiere 
Dant  Placidas,  ne  s'an  trait  duIs  arriere. 

N'i  a  cel  d'ex  qu'a  sod  pooir  ne  quiere  795 

2.  Sp.  Tot  son  servise,  amor  et  sa  pioiere. 

200  Tot  ansemaMt  com'il  perdi  jadis 

En  po  de  teus  ce  qu'il  avoit  cowquis, 

En  po  de  teiis  refu  poesteis, 

Et  riches  liom  et  d'avoir  et  d'arais.  800 

201  C'est  granz  assauz  que  diables  li  fait, 
Qui  de  lui  nuire  noiant  ne  s'an  retrait. 
Quant  en  poverte  voit  que  riens  ne  mesfait, 
Or  li  engiegue  en  lichoise  "i"  agait. 

202  Mais  Placidas  tres  bien  s'en  aper^oit,  805 
As  soudoiers  done  ce  qu'il  resoit, 

A  povre  geut  done  tot  le  sien  droit, 
Tant  solemawt  son  vivre  en  retenoit. 

203  HLoiiM  estoit  larges  li  bers  de  departir, 

Ne  tant  ne  quant  ne  voloit  retenir,  810 

Fors  solema«t  au  vivre  et  a  vestir. 
De  plusors  pars  le  venoient  servir. 

204  —     -----     --- 


Por  lui  servir  et  por  lui  avancier, 

Mowlt  iert  li  sire  sages  de  guerroier,  815 

Et  de  sa  gent  garder  et  enseiguier. 

205  L'empereor  a  rendu  grant  servise, 
Rendu  li  a  la  grant  terre  de  Pise, 
Et  desqw'a  Bar  a  la  iervQ  conquise, 

Puille  et  Calabre  l'empereor  sousmise.  820 

206  Sor  Grece  vuet  aler  o  ses  estors, 
C'on  i  faisoit  l'enpereor  granz  torz. 


792  senescbahie.  —  794  s'an  trait]  fautrait.  —  nuls]  iiuds.  —  796  proiere] 
l)eoieie.  —  797  ansema^t]  aiisema«t.  —  com']  con.  —  798  qu'il  avoit]  que!  lavoit. 
—  802  luij  li.  —  803  Quant]  Qnt.  —  en  poverte]  enpouerte,  —  luesfait] 
mesfrat.  —  805  s'en  apercoit]  sena  percoit.  —  808  retenoit]  retien.  —  809  de 
departir]  dede  partir.  —  810  voloit]  uoroit.  —  813  Hs.  keine  Lücfce.  —  814  et 
por]  et  par.  —  816  enseiguier]  eu  seignipr.  —  817  L'empereor]  Lemperaor.  — 
820  Calabre]  ca  labre.  —  lemperaor  sus  inise.  —  821  estors]  esfors.  —  822  len- 
peraor.  —  granz]  grant. 


Das  .altfraiizr)8ische  Eustacliiuslebeu  r)41 

*Plusors  foies  li  ont  ses  liouies  mors, 
*Et  retenus  les  pasages  des  pors. 

207  Et  ses  couturaes  retiegnent  et  fcu  rcnte.  .S25 
*Li  eupereres  ii'i  a  mis  nulle  enteute, 

Dauz  Placidas  n'a  taleut  quel  conseiite,  ■ 
*Au  reconqueire  iiietra  tote  s'antante. 

208  Li  anpereres  fait  semondre  ses  geuz, 

Et  Placidas  a  ses  eoDmandemeiiz.  8.^0 

Vienent  Romain  a  milliers  et  a  "c", 
Cex  couduira  Placidas  li  vaillanz, 

209  Or  sont  a  Rome  les  tres  granz  assemblees, 
Cuvert  en  sont  li  pui  et  les  valees. 

f°70,verso, l.Sp.     Q?/ant  l'empereres  les  ot  sol  esgardees,  Sßf) 

A  plus  de  "c"  milliers  les  a  esmees. 

210  Li  ampereres  a  dit  a  son  baroii: 
„Amis",  fait  il,  „entendez  ma  raison, 
Vos  devez  bien  porter  le  confanon, 

Et  li  empires  vos  doit  grant  guerredon.  840 

211  *Mainte  baptaille  vos  [avez  ja]  vaincue. 

Se  vos  poez  de  Grece  faire  aiue, 
Qu'elle  nos  soit  par  vostre  seu  rendue, 
De  "iü*  citez  iert  vos/'re  bonors  creue. 

212  Je  sui  malades,  ne  puis  cest  ost  mener,  84;") 
Nos  les  savez  et  couduire  et  mener. 

A  voö^  ferai  toz  les  barons  jurer, 

Ne  vos  faudront  por  les  manbres  couper." 

213  Quant  Placidas  entendit  la  novelle, 

L'eupcreor  a  pris  pro-  la  gonelle,  850 

A  uue  part  privecniant  l'apelle, 
Dire  li  vuet  cliose  qui  li  soit  belle. 

214  „Sire",  fait  il,  „selont  ce  que  j'antant, 
Biax  est  li  dons,  grant  merci  vos  en  rant- 

825  retiegnent]  retiegnes.  —  82G  Li  enpcicrcs  nimet  iiegune  entente.  —  829  ser- 
mondre  sa  gent.  —  830  a  son  con  niandenient.  —    s.'U  vionct.  —  832  con  duira. 

—  833  g/-ant.  —  834  Cuver,  —  83G  milliers]  millier.    —  a  esmees]  ena  asemees. 

—  839  confanon]  con  faion.  —   840  vos  doit]  uodoit.    —    841  [avez  ja]]  auorez. 

—  842  de  GreceJ  deguece.  —  843  nos]  iios.  —  par  vostre]  perure.  —  844  vostre] 
nos^re.  —  84(j  conduires,  —  847  baron.     —    848  faudront]  faudont.  —  por]  par. 

—  8.Ö0  Len  peraor.  —  8r)3  selont]  seront. 


542  Andreas  C.  Ott 

Sor  Grece  avroiz  tot  le  conmanäemant,  855 

Mais  au  co^«querre  m'estuet  avoir  mouM  gant 

215  L'ariere  him  ma^dez  par  le  pais, 
Par  Yosire  terre  en  soent  tuit  requis. 

*Chascime  ville  vos  envoist  "ii"  marcbis, 
Prodome  soieut  et  en  wostre  biief  mis.  860 

216  J'enmenerai  toz  ices  Chevaliers, 

*  Et  s'en  ferai  maitres  co/?fanoniers. 
En  eiax  avra  de  hardiz  Q\ievaUe\'&, 
Cil  forniront  les  granz  estors  pleniers." 

217  Li  enpereres  enteudit  del  baron  865 
Qu'il  li  dit  sen  et  proece  et  raison. 

Le  brief  fit  faire  de  la  semontion, 
Li  mesagier  s'en  vont  a  esperon. 

218  En  la  semonse  vindrent  li  dui  enfant, 

Que  Placidas  perdi  au  gue  passant,  870 

i^ui  ja  estoient  grant  damoisel  vaillant. 
N'an  connut  nuls  nullui  ne  tant  ne  q«/ant. 

2.  Sp.       219    Vieueut  au  pere,  priewt  li  ques  retaigne. 
Ne  set  nuls  d'ax  que  il  lor  apartine, 
*Ne  il  maiimeS;  Damedex  lor  mantigne.  875 

Conoistra  les  einz  que  de  l'ost  revigne. 

220  Ainz  que  revaine  les  conoistra  lor  mere, 
Et  savront  bleu  que  il  estoient  frere, 

Et  Placidas  dira  qu'il  est  lor  pere, 

Et  mainte  genz  plaindront  de  lor  misere.  880 

221  Or  vont  aissi  de  France  la  garuie, 
Defors  Brandis  pristrent  h(?rbergerie. 
La  veissez  tante  chevalerie, 

De  ahevaMer^  mainte  joste  fornie. 

222  *La  veissiez  tante  haste  forssier,  885 
*Tant  escu  fandre,  tant  hauberc  desmailler. 


855  9  ma»äe  maot.  —  856  ni'cstuet]  mest  iiet.  —  858  per.  nosire.  — 
859  envoist]  en  vois.  —  860  brief]  brles  {Querbalken  wohl  vergessen).  — 
862  9  fanoiers.  —  864  fornirons.  —  865  en  ten  dit.  —  867  brief]  bries  (c/.  V.  860). 
—  868  a  esperon]  acsperon.  —  869  vindrent]  uindront.  —  871  da  moisel.  — 
872  connut]  conniit.  —  nuls]  nul.  —  nullui]  nillui.  —  874  nuls]  nuns.  —  8761*081] 
lorst.  -  877  les  conoistra]  lor  cor  noistra.  —  878  frere]  fere.  —  879  dira] 
dires.  —  880  genz]  gent.  —  plaindront]  plaindont.  —  881  aissi]  eses.  —  France] 
fance.  —   882  Defors]  desont  (c/.  F.  913).    —   886  hauberc]  laubers.  • 


Das  altfranzösische  J>u8tachiusleben  543 

Bien  se  continoni  li  novel  chevaMer, 

A  honte  meurent  mtiint  baron  cherulier. 

223  Bien  se  eontient  Placidas  li  chenus, 

Et  li  diii  anfallt  qite  il  out  retenu8  890 

Et  adobez  aiuz  ques  alt  conneiiz. 
For  lor  proece  les  ajoste  a  ses  drus. 

224  Li  'ii*  aufant  s'antr'aiment  par  nature, 
Et  se  connoisent  d'uevre  et  de  norriture. 

Moiih  ot  en  aux  proesse  et  mesure,  895 

Et  d'un  semblant  esloit  lor  armeiire. 

225  A  eex  de  Grece  faisoient  grant  pesanse, 
Sovant  lor  fönt  sentir  lor  fer  de  lanse. 
Mais  ce  qu'ofrent  retraire  en  lor  eufance, 

En  lor  escus  fönt  poindre  a  cognoissause.  900 

226  Li  graindre  fait  poindre  'i-  lion  devant, 
Qui  en  sa  boche  enporte   i*  enfant; 

Li  maindre  'i*  louf  qui  s'an  aloit  fuiant, 
Entre  ses  dauz  porte  "i"  anfant  braiant. 

227  Oir  porez  com'il  estoient  sage:  905 
Q?<ant  il  ne  seveut  conoistre  lor  lignage, 

A  rem(?»?brance  de  l'ancien  pasage 
Font  cognoissance  de  la  beste  salvage. 

228  Por  ce  fönt  poindre  lo  Ion  et  lo  iTon, 

Que  il  eusseut  sinificaciou  910 

f"71,recto, I.Sp.    Et  remen?brance  de  lor  escous'ion, 
S'il  estoit  hom  ques  meist  a  rason. 

229  Defors  Brandis  en  la  grant  praerie 
Ot  Placidas  prise  li^  rbergerie. 

Tant  i  sejorne  o  sa  grant  ost  banie,  915 

Qn'il  ot  des  Greuz  o  soi  la  baronie. 

230  Tuit  eil  de  Grece  lo  tinent  a  seignor, 
Por  Uli  feront  drot  a  Penpereor, 

888  honte]  honte.  —  889  Bien]  bient.  —  891  connöuz]  conneuz.  —  892  les 
iostas  alor  drus.  —  893  per  natural.  —  894  nonitura.  —  89G  armeiira.  — 
897  Grece]  grace.  —  898  fönt  seutir]  fon  scnti.  —  de]  des.  —  899  en- 
fances.  —  900  cognoissanses.  —  901  graindre]  des  g>'ant.  —  902  enporte]  en 
porte.  —  903  inaindres.  —  904  ses  dane]  aedanz.  —  porte]  por  toite.  —  905  com'] 
con.  —  90B  conoistre]  conoistc.  —  907  ancien]  anciau.  —  'ßOS  porce.  —  Ion] 
Ions.  —  911  remewibrance]  re  mewibrance.  —  913  Defors]  def<»r.  —  915  i  sejorne] 
ise  iorne.  —  9H;  des]  de.  —  918  Por]  per.  —  feront]  feron.  —  l'enpereor]  len 
peraor. 


544  Andreas  C.  Ott 

'*  Et  ses  treves  li  randront  et  s'anor. 
Var  l'ost  eu  ont  grant  joie  et  gvant  buudor.  920 

231  L'oz  est  assise  en  -i*  riebe  rivage, 
Ou  li  jardin  sont  et  li  cortillage. 
Une  chaitive  i  gardoit  "i*  maiuage, 
Joste  li  prist  Placidas  herbergege. 

232  A  -i'  matiu  vindrent  li  dui  anfant,  925 
Var  cel  vfrgier  s'aloient  deduisant. 

Et  de  kr  armes  se  vout  entr'ex  gaba^^t, 
Et  del  lion  et  del  lou  racontant. 

233  Joste  l'ostel  ou  la  chaitive  estoit, 

*Se  sont  assis;  eile  les  escoutoit.  930 

Del  lou  et  del  lioii  q?<es  enportoit 
Geuent  et  rient;  eile  les  escoutoit, 

234  De  ce  se  gabent  qu'ainsi  furent  eseous 
Par  les  vilains  as  hons  et  as  lous. 

„De  DOS  linages  nc  coinnisant  que  nos,  935 

Or  seioüs  frere",  fönt  il,  „entre  nos  dous". 

235  Quant  la  chaitive  les  ot  isi  parier, 
De  pitie  d'ex  conmenc^  a  plorer. 
En  son  pa'is  s'en  voloit  retornei', 

Mais  ne  savoit  ou  s'ew  peust  fier.  940 

236  Elle  priast  que  il  Ten  menesant, 

Se  eile  osast,  mais  ne  se  fie  a  tant. 
C'estoit  lor  mere,  ne  [la  vont]  coguoissant; 
Mien  esciant;  ja  ne  le  faucissant. 

237  N'ose  la  dame  as  jovenciax  parier,  945 
Porpense  soi  qu'elle  devroit  aler 

Au  seneschal  l'enpereor  porler, 

Por  sa  franchise,  q?('il  Ten  feist  mener. 

2.  Sp.      238     „He  Dex",  fait  eile,  „conmant  a  lui  irai, 

A  si  riebe  home,  conmant  i  parlerai?  950 

Si  m'eeondit,  enmaiie  en  serai, 

Et  s'il  m'an  maine,  a  cui  repairerai? 


923  mainage]  mainge.  —  925  vindrent]  uindent.  —  927  gabant]  gaba«.  — 
929  l'ostel]  lostal.  —  930  Se  sont  assis]  Sessont  assi.  —  931  lou]  lous.  —  qwes 
enportoit]  q«<e  il  les  en  portoit.  —  934  Par]  per.  —  936  frere]  feie.  —  fönt]  fon.  — 
dous]  dou.  —  940  ou]  on.  —  941  que  il]  quil.  —  942  fie  a  tant]  fiatant.  — 
943  mere,  ne  [la  vont]  cognoissant]  mere  mais  il  ne  cogoissant.  —  945  as 
jovenciax]  asiove  nciax.  —  946  Porpense]  par  penser.  —  947  lenperaor.  — 
948  franchise]  fanchise.  —  949  conmant]  conman.  —  950  conmant]  conman.  — 
951  m'eeondit]  niecon  dit,  —  enmaiie]  en  maiie. 


Das  altfranzösisclie  Kusrachiuslelton  54f) 

239  Je  n'ai  a  Rome  mes  fiz  ne  mo)i  seiguor, 
Pere  ne  mere  ne  freie  ne  seror, 

Ne  nnl  parent  ou  truisse  nulle  amor,  955 

Ne  coiunoissance  qui  ja  me  fnce  onor. 

240  Je  sui  ci  sole  en  estrange  contree, 
|Et|  se  voiz  la,  plus  serai  esgaree, 
Qj<ant  je  vanrai  ou  pais  ou  fui  nee. 

Et  ge  serai  povre  maleuree.  900 

241  Et  Donpoihueo  a  lui  irai  parier; 
Et  si  me  vuet  en  mon  pais  mener, 
La  porrai  vivre  d'autrui  dras  co;neer: 
Je  8ai  bien  coudre  en  toiles  et  filer. 

242  Je  u'avrai  mais  baren  tant  que  je  vive,  905 
Ne  ne  serai  mais  |a]  autrui  chailive. 


243    Tot  droit  au  tref  Placidas  est  venue, 

Au  pie  li  chiet,  doucemant  le  salue.  970 

11  l'esgarda;  ne  l'a  pas  coinueue, 


244    Cortoisemant  le  sot  areisoner: 

„Sire",  fait  eile,  „je  ves  a  vos  parier. 

Se  vos  me  plait  o'ir  et  esconter,  975 

J'avrai  tost  dit,  ne  vos  quier  demorer. 

245*Sire",  fait  il,  „je  sui  une  chailive, 
*Qin  'xiv  anz  ai  este  an  eeste  rive ; 
*Ne  sai  mais  ren  de  quoi    i*  sol  jor  vive, 
Et  fui  a  Kome  jadis  poesteive.  980 

246    Ge  m'en  issi    xiiii*  anz  a  passe, 

0  mow  seiner  que  Dex  m'avoit  done. 
En  mer  li  fui  tolue  outre  son  gre, 
Assez  ai  puis  mesaises  endure. 


954  Pere]  Peres.  —  955  ou]  on.  —  956  com  iioissnncc.  —  957  estrauge] 
CBtaiige.  —  9GÜ  mal  auree.  —  JJ61  non  per  huet'.  —  ÜG3  vivre]  uiue.  —  co;«reei  ] 
geer.  —  9G4  en  toiles  et  filer]  enteres  et  enfirer.  —  967—8  Hs.  keine  Lücke. 
—  969  tref]  tres  {Querbalken  tcohl  vergessen).  —  971  coinncue]  coin  neue.  — 
972  Us.  keine  Lücke.  —  974  ves]  uet.  —  975  et  escoHter]  te  esgter.  —  9S0  jadis] 
ia  dis.     -     981  a  passe]  apassez.  —  983  tolue]  tolne. 

Komaniiche  Forschungen  XXXII.  35 


546  Andreas  C.  Ott 

247  Ol"  m'en  voudroie  raler  eu  mon  ])ais,  985 
Miax  me  seroit  illuec,  ce  m'est  avis. 

Por  cest  besoin,  sire,  vos  ai  requis, 

Que  an  cest  ost  oe  soit  mes  cors  malmis. 

248  Se  je  pooie  venir  en  raa  coütree, 

f"71,verso,  l.Sp.    Et  que  par  vos  i  fusse  remenee,  990 

Que  en  la  voie  ne  soie  esgaree, 
Toz  jorz  seroie  vos^re  ancelle  juree." 

249  Quant  Placidas  Toi"  issi  parier, 

El  euer  li  chiet  que  trovee  a  sa  per. 

Mais  ainz  que  il  se  vousist  demostrer,  995 

La  voudra  mowlt  essaier  et  tenpter. 

250  „Dame",  fait  il,  „asez  vos  en  mewroie, 
Et  troveroie  tot  le  eost  et  la  voie, 
Mais  je  ne  sai  cowfeitemant  vos  croie, 

Ne  je  ne  hom  qui  vos^re  biaute  voie.  1000 

251  Fame  qui  est  de  la  vos^re  biaute, 
Ainz  qu'elle  sosfre  si  longue  povrete, 


252  Dame,  or  avez  isi  este  'xü*  anz,  1005 
Si  con  vos  dites,  et  povre  et  pain  quersiüz. 

*Vos  iestes  auques  (et)  cortoise  et  avenanz, 
Ou  puis  ou  ainz  eutes  vos  anfanz. 

253  Dame,  or  vandrez  en  nostre  eonpaignie: 

eist  ostoior  ne  s'atarderont  mie,  1010 

Vos  i  seroiz  assez  tost  covoitie, 
De  vostre  cors  vos  requeront  folie. 

254  Et  puet  cel  estre,  vos  le  consantirez, 


Ou  droit  feroie  ou  me  blamer'iez. 


1015 


98(3  ce  m'est]  cemet.  —  987  besoin]  besoit.  —  988  malmis]  mal  mis.  — 
992  jorz]  ioz.  —  994  trovee]  tonee.  —  995  Mais]  Mains.  —  demostrer]  demostre. 
—  997  il,  „asez]  ihsse.  —  998  troveroie]  toueroie.  —  la  voie]  lanoie.  —  999  con- 
feitemant]  co»fertemant.  —  1002  Ainz]  ain.  —  1003—4  Hs.  keine  Lücke.  — 
1005  isi  est6]  i  sieste.    —    1006  qtieranz]  qwerant.     —    1007   iestes]   ietes.     — 

1009  vandrez]   uaudrez.    —     nostre]    iiostes.    —    eonpaignie]   con   paignie.    — 

1010  s'atarderont]  sartardertm.  —  1012  vostre]  uontre.  —  requeront]  requeron.  — 
1014—5  Hs.  keine  Lücke.  —  lOlG  droit]  drois. 


Das  altfranzösische  Eiistachiuslebeii  047 

255  Por  c'est  li  miaiis  que  remaigniez  ici, 
Par  niüu  consoil,  et  si  preuez  mari. 
Ce  est  li  miax,  dame,  que  je  vos  di : 

*Oneor  vos  puet  Dex  faire  grant  merci,  102(» 

256  Or  vos  dirai  •!•  pue  de  mon  delit: 
Veiiez  a  nioi  ainz  ((u'autre  vos  eu  prit. 
A  l'avesprant  en  venez  en  mon  lit, 

Je  vos  dourai  "xx-  soi(z  por  une  nuit. 

257  Ne  me  devez  ore  pas  cscowdire,  1025 
Que  de  cest  ost  sui  seucschauz  et  sire." 

La  dame  Tot,  niais  n'a  talant  de  rire, 
De  ses  lax  plore  et  de  son  euer  sopire, 

258  Li  sires  voit  que  conmence  a  plorer, 

Monh  li  promet  et  plus  li  vuet  doner.  lOHO 

En  niaintes  guises  le  vuet  e»\)ermenter, 
2.  Sp.  S'il  la  porroit  a  folie  atorner. 

259  La  dame  est  belle,  si  a  tendre  la  face. 
Or  li  promet,  or  la  prie,  or  (la)  menace. 

Mais  Tlieophitc  respondit  conme  sage  1035 

Que  n'a  talant  que  dcsloiaute  face. 

260  „Sire",  fait  eile,  „j'estoie  a  vos  venue 
Com'a  franc  home,  vos  requeroie  aiue. 
Ainz  me  porroiz  ardoir  en    i*  feu  nue 

Que  de  mon  cors  face  descovenue.  1040 

261  J'ai    ii'  anfanz  de  lial  mariage, 

De  mo?dt  prodonie,  de  loial  ef  de  sage. 
Puis  que  li  fui  toloitc  el  rivage, 
Certes  ne  fis  ne  ue  ferrai  ]iutage. 

262  Grant  i)ec'liie  fait,  sirc,  (jui  m'eu  apelle:  1045 
Anrois  serai  toz  jorz  autrui  ancelle. 

Mes    ii"  anfanz  uori  de  ma  mamelle, 
Sovant  ni'en  croit  li  diax  et  renovelle. 


1017  Force  est  li  uiaau  {ersten  a  mit  i-punkt).    —    lemaigniez]  re  maigiez. 

—  1018  co^soil]  co^isoit.  —  prenez]  preue.  —  1021  i)uej  puet.  —  mon  delit] 
inonde  lit.  —  1022  ciirautre]  qiie  autre.  —  1023  l'avesprant]  la  uer  prant.  — 
1024  donrai]  dou  rai.  —  por]  per.  —  nuit]  niut.  —    1020  escoudire]  es  co/jdire. 

—  1U27  talant]  traraiit.  —  1020  conmence]  con  mence.  —  1030  vuet]  uet.  — 
1034  la  prie]  lapie.  —  1036  desloiautö]  des  luiantc.  —  1037  j'estoie]  ie  es 
toie.  —  1040  cors]  cor.  —  face]  farce.  —  1041  anfanz]  anfant.  —  1<I42  pro<l(»me] 
prodoment.  —  1043  toloite]  tolite.  —  1014  no  ne]  ne  nes.  —  1045  ni'en  apelle] 
mena  pelle.  —  1040  Angois]  ancoi.  —  autnii]  artriii.  —  1047  anfanz]  anfant.  — 
1048  ni'on  croit]  mes  croit. 

H5  * 


548  Andreas  C.  Ott 

263  N'avrai  mais  joie  ne  de  jor  ne  de  nuit, 

West  avenant  qiie  desor  nuls  me  ruit.  1050 

* 

%_     _     ,« 

264  Quant  Placidas  l'oi  issi  parier, 

•    Se  il  fu  liez,  ne  l'estuet  demander. 

Ne  la  quert  plus  essaier  ne  tenpter,  1055 

*En  piez  se  leve,  la  prit  a  [acoler]. 

265  Et  quant  il  Tot  entre  ses  bras  lue, 
Elle  s'escrie  come  fame  esmarrie: 
„Sainte  Marie,  ja  sui  je  baptisie, 

Gardez  moi,  dame,  ne  soie  vergondie."  1060 

266  Placidas  voit  qu'ele  torna  a  ire, 

II  est  moult  liez  et  se  se  tient  [de  rire]. 
Cortoisemant  li  conmenga  a  dire: 
*„Ne  eriez,  dame,  ja  sui  je  vos^re  sire. 

267  Mien  esciant,  vos  ne  me  cownoissez.  1065 
Je  sui  chenuz  et  travalliez  et  vez, 

Et  de  mes  armes  porter  toz  cowbrisiez, 
Mais  esgarder  a  mes  plaies  deviez. 

268  *Beneoiz  soit  Dex  qui  vos  m'a  rendue, 

Et  qui  vos  a  gardee  et  maintenue.  1070 

Ja  nul  jor  ne  vos  eusse  creue, 
f»72,recto,  l.Sp.    Se  p«r  proiere  vos  eusse  veincue. 

269  Dame,  or  vos  ai  essaiee  et  temptee, 
La  Deu  bontö  vos  ai  espermeutee. 

Or  en  vendrez  o  moi  en  ma  contree,  1075 

lluee  seroiz  riebe  dume  bonoree." 

270  Or  a  li  sire  sa  moiller  coneue, 

Et  ele  lui,  q?^ant  la  plaie  ot  veue. 

De  desoz  l'eaume  en  la  teste  cbenue. 

Par  Tost  en  est  la  novelle  espandue.  1080 


1050  desor]  des  or.  —  nuls]  nuns.  —  1051—2  Es.  keine  Lücke.  —  1054  ne 
l'estuet]  nelestuit.  —  demander]  de  niande.  —  1055  quert]  quer.  —  ne  tenpter] 
nemenpter.  —  1056  la  prit  a  [acoler]]  si  la  prit  enbracie  {von  einem  Kopisten  in 
die  folgende  Strophe  einbezogen).  —  1057  quant]  quan.  —  entre  ses]  en  treses. 
—  1058  come]  con.  —  1059  Sainte]  Saintes.  —  1061  qu'ele]  quel  e  \e  {kleines  Loch 
in  Hs.  zwischen  1.  1  und  e).  —  1064  criez]  tire.  —  ja]  ie.  —  1065  ne]  nos.  — 
1068  esgarder]  est  gardee.  —  1069  Benoit  soit  dex  qui  mois  uos  a  rendue.  — 
1070  maintenue]  mainte  uue.  —  1071  ia  au  nl  ior  ne  fui  si  mais  creue.  — 
1073  essaiee]  essaie.  —  1074  La  Den]  de  deu. 


I)a8  altfniiizösisclie  Eiistaehiuslcbou  049 

271  Placidas  fait  joie  de  sa  nioller, 
E  si  baron  et  tiiit  si  Chevalier. 

La  frauge  dame  ne  se  vout  plM.s  turger, 
De  ses  enfanz  vait  le  pere  arainer. 

272  „Sire",  fait  ele,  „mostrez  moi  mes  eufanz,  1085 
Car  del  veoir  es^  nies  cuers  desirauz. 

Ja  nes  vi  ge  pass^  a  'xiiü*  anz, 
Desqw'an  la  mer  me  prist  11  estorma^iz. 

273  Moutrez  les  moi,  la  vosfre  graut  merei, 

Car  passe  a  •xiiii-  aoz  je  nes  vi.  1090 

Desqiie  de  vos  et  de  moi  despaiti 
Li  estormanz  qwi  a  vos  me  toli. 

274  Mo»lt  en  desir  a  oir  la  novelle, 

Car  jes  uorri  del  hiit  de  [ma]  mamelle; 
*Miiinte8  foies  les  porta  sor  m'aisele:  1095 

Moustrez  les  moi,  je  serai  vosfre  ancele." 

275  Quant  li  sire  ot  de  ses  enfanz  parier, 
Des  iauz  dou  cef  co^mienga  a  plorer, 
Et  de  son  euer  griement  a  sosj)irer. 

*Li  cuers  li  sere,  a  paines  puet  parier.  1100 

276  „Dame",  fait  il,  „trop  les  demandez  tost, 
Min  eseient  nen  n'a  nul  en  eest  ost. 
Dex  en  a  fait  tot  ice  que  il  vout, 

Qui  done  a  home  ce  que  il  volt  et  tot. 

277  'Xllir  [anz]  a  passö  que  je  nes  vi.  1105 
Des  icel  jor  qu'en  la  mer  vos  guerpi, 

Sont  li  enfant  trespasse  et  feni. 

Dex  nos  doiiit  autres,  a  cels  avo«8  failli." 

278  „Sire",  fait  ele,  dites  moi  verite, 

2.  Sp.  Se  il  vos  furent  ou  tollu  ou  emble,  1110 

Ou  ses  vendites  por  vosfre  povrete. 
Et  s'il  sont  mort,  ses  comandows  a  De." 

279  La  dame  fu  de  merveillos  cowfort. 
„Sire",  fait  ele,  „q?<ant  je  ramainz  a  port, 

Li  maroniers  q/n  de  moi  vos  fist  tort,  1115 

Nes  retint  mie.     C'owment  furewt  il  mort?" 


1081  ga]  si.  —  1087  Ja]  Je.  —  1088  Desqw'an]  des  qwant.  —  estorma»z] 
csturmaHZ.  —  1089  les  moi]  lauioi.  —  1094  jes]  jel.  —  109G  les  moi]  lenioi.  — 
1100  li  sere]  lisre.  —  1102  eseient]  estient.  —  1104  a]  ha.  —  1108  doint] 
dont.  —  1110  outuliu.  —  1112  s'il]  seil.  —  1115  Vor  tort  steht  tost,  nur  o 
und  8  unterpunktiert. 


550  Andreas  C.  Ott 

280  „Ma  foi",  fait  il,  „nel  vos  celerai  pas. 
Le  jor  meisme  qiie  \os  guerpi  el  pas, 
Les  portal  tant  que  toz  estoie  las, 

Et  que  del  jor  estoit  li  vespres  bas.  1120 

281  Par  "i"  g-raiJt  gaut  vin  errawt  a  'i*  gue, 
Oll  n'e  poi  pont  ue  passage  trov6. 

*L'un  des  enfaiiz  assis  soz  -i'  albe, 
Eotre  mes  braz  l'autre  outre  portai. 

282  Ne  soi  plMs  faire,  soz  -i*  arbre  l'asis,  1125 
Por  l'autre  enfunt  arrere  el  gue  me  mis, 

Qni  a  la  rive  ploroit,  qui  ert  chaitiz. 
Aiiiz  que  g'i  fusse,  Ten  ot  "i*  lions  pris. 

283  Ainz  tant  ue  soi  ne  corre  ne  erier, 

Que  je  peusse  a  mon  euhmt  aider.  1130 

Vers  l'autre  enfant  comewgai  a  errer: 
Gel  revi  prendre,  a  "i-  lof  anporter. 

284  Yerte  qtiercz,  ne  !a  yos  doi  pas  taire. 
Si  les  ])erd\,  seeors  ne  lor  poi  faire. 

Ans!  niorirent  li  petis  et  li  maire.  1135 

Dolauz  en  sui,  q^<ant  moi  l'estuet  retraire. 

285  De  CCS  enfanz  lait^ons  le  duel  ester, 
Far  nulle  guisse  nes  poons  recovrer. 
Mais  se  a  Eome  poomes  retorner, 

Ancor  nos  puet  Dex  des  autres  doner."  1140 

286  Quant  ot  lu  dame  de  ses  filz  tel  novelle, 
Toz  li  fremit  li  cuers  soz  la  mamelle. 

Ne  set  (|ue  face,  mais  son  seignor  apelle: 
„Sire",  fait  ele,  „enlendez  vos^re  aucele. 

287  *Hui  matinewt  estoie  en  mon  cortil.  1145 

Devant  moi  vindrent  'ii*  damoisel  gentil, 
Qui  niowlt  parloiewt  eiitr'aux  de  lor  essil: 
f*'72,verso,l.Sp.    Mien  escient,  eil  estoient  nii  fil. 

Entr'ax  parloient  de  lor  enfantillage, 

Qu'il  ne  savoient  le  uom  de  lor  lignage.  1150 


1121  gaut]  gauz.  —  gii6]  guez.  —  1122  trove]  trovor.  —  1124  Entre]  Etre, 
—  portai]  portoi.  -—  1129  ne  crier]  iiecrie.  —  1131  errev]  erre.  —  1132  an- 
porter] aporter.  —  113G  eii  s'.ii]  euliii.  —  Testuet]  estuct.  —  1138  nes  poons] 
nepoons.  —  1140  autres]  hautres.  —  1146  gentil]  getil.  —  1149  enfantillage] 
en  fantillonge.  —   1150  le  nom]  uomer. 


I);i8  altfijuizösisclic  Eustaeliiusleben  551 

Ne  mais  c'iui  lou  et  'i-  hon  salvage, 
A  cui  il  furcDt  escous  en  r  bouchagc. 

289  Fates,  beaux  sire,  les  donsiaux  apeler, 
A  euz  porroiz  enquerre  et  demander 

*DoDt  il  »oiil  [ne],  uel  vos  doiveut  celer,  1155 

E  qua  ce  fu,  dont  jes  oi  parier.-' 

290  A  ces  paroles  sont  raande  li  doncel, 
Devant  lor  pere  vindrent  li  jovencel. 
Chevalier  fuient  adobe  de  novel, 

Ambedui  sont  d'un  semblant  e  mowlt  bei.  1100 

291  Devant  le  pere  sont  venu  li  enfant, 
En  mainte  guise  les  va  espermenta/it, 
Tant  que  la  mere  se  va  apercevant 

A  lor  viaire  que  moidt  erent  [semblant]. 

292  „Sire",  fait  ele,  „ne  puet  niner  nature,  1165 
Moidt  vos  resemblent  de  forme  et  de  mesure, 

Et  moi  del  vis  et  de  l'esgardeure: 
Je  croi  enfiu  que  c'est  ma  porteure." 

293  La  ou  li  pere  met  se.<4  filz  a  raison, 

Tot  environ  escoutent  li  baron,  UTO 

Ce  que  eil  dient  del  lou  et  del  lion, 
E  des  vilains  et  de  l'eseousion. 

294  „Sire",  fönt  il,  „vos  uos  avez  maudez. 
Nos  vos  dirons,  des  que  xos  le  volez, 

De  quel  gent  fumes  et  de  quels  parentez.  1175 

Tost  avrons  dit,  se  vos  nos  escoutez. 

295  Nos  ne  savons  pas  que  nos  soions  freie, 
Fors  de  mesaise  soffrir  et  de  misere; 
Ne  ne  savons  ([ue  nos  eussons  pere: 

Ne  cognoisons  ne  lui  ne  nos^re  mere.  1180 

296  Mais  en    i*  gaut  a  l'isue  d'un  gue 
Fumes  petit  ou  laissie  ou  gite. 
Bestes  salvages  nos  pristrewt  en  vertö, 
Assez  avons  mesaises  endur^. 


1151  c'un  lou  et    i*  lion]  cuns  lous  et    i.  lions.  —  1153  donsiaux]  douaiaux. 

—  1156  doutj  doD.  —  1158  vindrent]   vindre.    —   1164   [semblant]]  en  fant  {von 
V.  1161).—  1167  de  resg.'irdeuro]  dclea  gardeuie.  —  1170  escoutent]  es  coutent. 

—  1172  de  l'eseousion]  deles    eousion.    —    1175  de  quels]  dequel.    —    1177  nos 
soions]  \08  soiez.  —  1179  eussons]  eussos.  —  1184  endui'6]  endurez. 


552  Andreas  C.  Ott 

297  La  DOS  escoutrent  et  pastor  et  vilain,  1185 
2.  Sp.              *Moi  d'un  hon  et  cestui  d'im  varaiD. 

Puis  DOS  norirewt  et  au  soir  et  au  main, 
Et  DOS  douereut  assez  et  drap  et  pain. 

298  Noris  nos  out  li  vilain  et  les  famea, 

Por  euz  venimes  ^a  qwant  uos  les  laisames.  1190 

Nos  les  teuons  por  seignors  et  por  dames, 
Car  guerredon  lor  devons  de  lor  armes. 

299  Si,  con  Deu  plait,  la  terre  avez  conq^ise, 
Et  a  l'empire  nos^re  seignor  sosmise, 

Por  auz  venismes  (ga)  et  por  vos^re  justise,  1195 

De  si  irons  arrer  en  lor  servise. 

300  Et  ja  soit  ce  que  soious  ohevalieY, 

Ja  n'en  serons  vers  les  vilains  pl?<s  fer. 

Et  c'il  est  lioni  ques  veille  guerroier, 

Deffendrons  les  au  fer  et  a  l'acer.  1200 

301  Ce  savons  Vien  que  eil  qui  uos  portot 
Ne  nos  savoit  secorre  ne  pooit, 

Ainz  s'eu  noia  el  gue,  tel  duel  en  ot. 
Ne  savons  dire  qui  iert  ne  [ou]  aloit. 

302  Ce  savons  b/eu,   qwant  il  entra  en  mer,  1205 
Que  il  i  mist  o  nos  soi  et  sa  per. 

Mais  a  leisir  n'an  pot  mie  torner, 
D'iceste  chose  Poimes  dementer. 

303  Nos  ne  savons  dire  qui  il  estoit, 

Ne  ne  savons  c'il  nos  apertenoit.  1210 

De  ce  nos  menbre  que  grant  duel  desmeuoit 
En  la  forest  ou  esgarez  estoit." 

304  Q?<ant  ot  li  pere  ses  filz  einsi  parier, 
Se  il  fu  liez,  ne  l'estuet  demander. 

Ne  pot  plws  qw^rre  ne  nons  epermenter,  1215 

En  piez  se  leve,  ses  eorrut  [acoler]. 

305  Qui  donc  veist  quel  joie  fait  li  pere, 
Con  doucement  les  acolle  la  mere, 


1190  Por]  pa/-.  —  les]  le.  —   1191  les  tenons]  letenous.  —  daraes]  dunues, 

—  1192  gnerredon]  guerererdon,    —  1193  Den]  dex.  —   1194  sosmisej  sns  mise. 

—  1195  pov]  par.  —  1196  en  lor  servise]  enlors  ervise.  —  1199  qnes]  quel.  — 
1200  a  l'acer]  al  acer.  —  1202  savoit]  savons  {vom  vorhergehenden  Vers).  — 
1203  noia]  voia.  —  en  ot]  ennot.  —  1204  qui]  que.  —  ne  [ou]]  neqne.  —  1206  o 
nos]  ouos.  —  1207  torner]  trouei*.  —  1209  qui]  que.  — 1211  ce]  ce  ce.  —  1215  ne 
nons]  ennos.  —  1216  [acoler]]  embracier.  —  1217  donc]  adonc. 


I 


Das  altliHU^usiaclic  Eubtaebiuslebcii  bbo 

*Ef  il  meismes,  ([Uixut  »ovcnt  ([irü  sunt  frerc, 

*Plus  doucement  letraient  lor  miserc.  1220 

306    Q<amt  li  baroii  voicut  la  conoissauce, 
As  enfans  oient  reconicr  lor  enfauce, 
Plore  chascons,  n'i  a  nulle  astinence, 
* 

f''73,recto,    307     „Veez",  fönt  il,  ,.con  gente  creature!  1225 

1-  '^P-  Lor  pere  semblent  de  forme  et  de  faiture, 

Et  de!  visage  et  de  rcsgardeiire 
Semblent  lor  mere,  u'en  set  nie^tir  nat/ne. 

308  Mowlt  par  est  Dex  loiauz  en  jugemc»t. 

Tait  lor  faillerewt  et  ami  et  parent,  1230 

Et  Dex  les  ])rist  eu  son  maintenemcnt: 
II  e»  a  fait  icest  ajostement.'- 

309  Placidas  ot  ses  enfanz  ronneuz 

Et  sa  moiller,  Dex  les  li  a  rendnz. 

Lors  a  mande  sea  barons  et  ses  druz  1235 

Et  les  ostages  de  Grece  receiiz. 

310  Reeeu  a  de  Grece  les  ostages, 

*Lor  sairemenz  et  trestoz  lor  [omages]. 
Aquite  a  les  porz  et  les  pasages, 
Et  or  envoie  a  Korne  ses  mesages.  1240 

311  A  Rome  ira  veoir  l'empereor, 

0  soi  menra  ses  anfanz  et  s'oixor. 
Or  est  en  joie,  diables  en  tristor, 
Tresqu'a  petit  li  troblera  s'onor. 

312  Mo«lt  est  dolanz  qwant  le  voit  rajoste  1245 
0  sa  mainie,  dont  il  l'avoit  sevre. 

*N'i  pot  riens  faire  en  sa  grant  povrete, 
Or  l'asaiidra  en  sa  prosperite. 

313  L'empereor  fait  encroire  par  senge 

Dem  Placidum  iine  estrange  mengonge:  1250 

Qu'il  l'a  trai,  et  si  garde  si  donge. 
De  faire  droit  li  dit  (|^('il  le  semonge. 


1222  enfans]  es  fans.  —  1224  Hs.  keine  Lücke,  —  1220  Veez]  yrossc 
Initialis  V,  deren  unterer  Teil  den  Platz  für  1  in  lor  V.  1226  versperrt.  — 
1226  Lor]  or.  —  1238  Lor]  Lo.  —  [omages]]  ostages  (c/.  V.  1237).  —  1244  Tres- 
qu'a] Tres  qua.  —  1246  il]  1.  —  1248  l'asaudra]  la  saudra.  —  1249  par)  per.  — 
1250  une  estrange]  vnestragc.  — 


554  Andreas  C.  Ott 

314  „  0  Uli  revieuent  si  fil  et  sa  moillers, 
II  les  a  fait  de  Dovel  Chevaliers. 

Cil  t'ocirout  et  vandront  a  deniers.  1255 

Ja  ne  verras  passer  trois  jorz  enters". 

315  A  tant  se  tait,  l'emperere  s'esvoille. 
Li  aversiers  s'asist  desor  s'oroille, 
Qui  mowlt  sovant  li  redit  et  comeWle 

Que  Placidas  vuet  faire  tel  mervoille.  1260 

316  Li  empereres*  est  •)•  matin  levez. 

Ez  vos  les  mes  qui  montent  les  degrez. 
En  son  palais  a  ses  barous  mandez, 
2.  Sp.  Que  Placidas  est  a  port  arivez. 

317  „Sire",  fout  il,  „nos  vos  somes  mesage  1265 
Dam  Plaeidam,  qu\  est  a  cel  rivage. 

Avuec  lui  sont  de  Grece  li  ostage, 
Aquite  sowt  li  port  et  li  pasage. 

318  lee  sachiez:  Grece  \os  a  cowquise, 

Et  a  Tempire  de  Rome  l'a  sozmise.  1270 

N'i  a  cite  ue  chastel  ne  soit  prise, 
A  toz  jorz  mais  en  avrez  le  servise. 

319  Assez  i  a  or  et  argent  cowquis, 
Assez  amoine  chaitives  et  chaitis. 

Far  sa  proesce  a  si  granz  los  conqu\a  1275 

Que  renomez  en  sara  mais  toz  dis." 

320  Li  empereres  a  la  novelle  oie, 

Et  fait  semblant  qw'il  ne  li  poise  mie. 

Dedauz  son  quer  repont  sa  felonie, 

0  ses  barons  s'an  va  [a]  la  navie.  1280 

*321     A  joie  va  encotttre  son  baion,  1281 

Receu  l'a  a  grant  procession.  1283 

Mais  en  son  euer  dote  la  traison,  1284 

Tot  droit  au  temple  Apolin  et  Noiron.  1282 

322    Devant  le  temple  sont  a  pie  descendn.  1285 

La  vont  offrir  Tenipfrere  et  si  dru. 
Mais  Placidas,  qui  est  plains  de  vertu, 
N'i  vout  entrer,  devant  l'a  ateudu. 


1253  si  filj  sefil.  —  1256  venasj  iierra,  —  trois]  trea.  —  1257  s'esvoille] 
ses  voille.  —  1260  nieivoille]  nieuoille.  —  126G  DamJ  danz.  —  1270  l'a  sozmise] 
Ijisoz  raise.  —  1276  dis]  die.  —  1280  [a]]  eu.  -  1283  Eeceu]  Re  ceu.  —  1287  plains] 
plais. 


Das  altfiMuzöfiselio  Kiistachiuölcbcn  555 

323  Qv/aut  l'einperercs  ot  otlcrt  son  prt'saut 

Et  faite  joie  del  graut  cowqwncuiCDt,  12110 

Vient  au  barou  qui  as  portes  Tate/it, 
Met  l'a  raison  devant  tote  8a  geut. 

324  ,,Di,  Placidas  o  la  burbe  clieuue, 
Por  quoi  as  fuit  itel  descoveuue, 

Qu'as  dauiedex  u'as  lor  grace  renduc,  1295 

Por  quoi  tu  as  ceste  victoire  eue? 

325  Li  damedeu  t'ont  fait  yi  g-rant  honor, 
Tu  lor  as  fait  et  honte  et  deshonor. 


1300 


32G     Euco>Jtre  toi  fuuies  lajus  au  port, 

Et  demanames  graut  joie  et  graut  desp<»rt. 
Del  sacrefice  as  fait  a  mes  dex  tort: 
P«r  jugement  as  deservi  la  mort.  1304 

f"  73,   verso,       *(Et  tu  l'avras  certes  sanz  uul  resort,  1304a 

1.  Sp.  *0ci8  seras  certes  de  male  mort.)  1304b 

327  Or  t'eu  estuet  respondre  apertema//t,  1305 
Por  quoi  as  fait  icest  avilemant 

As  dex,  iet)  a  moi,  et  a  tote  ma  gent. 
Et  se  l'estuet.  sivrai  mou  jugement." 

328  Placidas  voit  (pi'ü  li  estut  respondre, 

Crestieus  est,  ne  se  veut  pas  repondre.  1310 

La  verite  li  co^micuce  a  espondre, 
De  fauccte  n'i  veut  uiant  respondre. 

329  „Sire",  fait  ii,  ,.j'ai  longuemaMt  vescu, 

Taut  quo  la  barbe  et  lo  eliicf  ai  cbenu. 

Eu  niaint  leu  l'"ai  gent  servise  rendii:  1315 

Encor  en  perent  li  cop  eu  mow  escu. 

330  Ce  saches  tu  et  eil  autre  baron, 
Que  a  cex  dex  ne  doi  nul  iiuiardon, 
Mais  a  celui  qui  soflri  pasbion, 

Cui  erestiens  je  sui  et  port  son  non.  1320 


1293  barboj  babe.  —  1294  itel]  itele.  —  descovemie]  des  couenue.  — 
1296  eue]  aiie.  —  1298  dcslionorj  des  hoüor.  —  1299—1300  Hs.  keine  Lücke.  — 
130.3  sacrefi'-e]  pa  cieficc.  —  as  fait]  afait.  —  1.304a  resort]  retor.  —  1307  As] 
A.  —  1308  Testuef]  testiier.  —  sivrai]  segrc.  —  1310  repmidre]  respondre.  — 
1314  barbe]  barba.    —    1310  pereut]  parent. 


55G  Andreas  C.  Ott 

331  Xnil.  anz  [a]  que  je  regiii  siv  loi, 
Et  ma  moillers  et  mi  enfant  o  moi. 
Ne  viiel  encor  mie  laissier  raa[foi], 
Ne  as  tiex  dex  sacrefier  ne  doi. 

332  Et  se  te  plait,  vignent  ti  deu  avant:  1325 
W\  a  cel  d'eus  qui  niant  me  deraawt, 

*Ne  qui  parolt  ne  qui  ren  faut  sentant], 
Ne  qui  responde:  „Ge  ferai  ton  cowmant." 

333  Ti  damedeu  sowt  tuit  d'or  et  d'argent, 

li  n'a  eu  aux  raison  n'entendemant.  1330 

Se  il  estoient  en  mow  cowmandement, 
Mowlt  en  feroie  graut  Wen  a  povre  gewt. 

334  Toz  les  vandroie  tro  a  i*  sol  dener, 
En  autres  guises  les  feroie  forger. 

Qwant  que  voudroient  doner  li  monoier,  1335 

Donroie  as  povres  Damedeu  a  nienger. 

335  Je  ne  leiroie  por  crime  de  seiguor, 
Ne  por  loier  ne  ])or  losengeor, 

Qw'a  povres  genz  ne  fussent  del  meillor. 


1340 


2.  Sp.      336    Q?^ant  les  paroles  entendi  Tranglens, 
Que  Placidas  li  ehenus  anciens 
Est  en  apert  devenuz  crestiens, 
De  son  baudre  li  roumpi  les  Mens. 

337  11  Ten  avoit  §aint  par  graut  druerie,  1345 
Quant  il  lo  mist  en  sa  chivallerie. 

Or  li  deseeint  par  mowlt  grant  felonie, 
Les  poilz  li  ront  de  la  barbe  florie. 

338  Dedevawt  soi  le  fait  nu  despoiller, 

*Et  ses  anfanz  o  soi  et  sa  moller.  1350 

Tant  les  fait  batre,  derompre  et  destacher, 
Que  sor  ax  n'ot  de  cuir  "i*  doi  enter. 


1322  mi  enfant]  mes  enfanz.  —  1323  maloi  laissier.  —  [foi]]  loi.  — 
1324  nedoi  sacrefier.  —  1326  d'eus]  deu.  —  1327  parolt]  parol.  —  [ant  sentant]] 
medemant  (cf.  V.  1326).  —  1331  Der  ganze  Vers  ist  in  der  Es.  unederhoU,  mit 
der  graphischen  Variante:  co«raandemant,  —  1335  Quant  que]  Qwan  qui.  — 
1336  as]  au.  —  1339  fusse  demeillor.  —  1340  Hs.  keine  Lücke.  —  1348  poilz] 
poinz.  —  barbe]  babe.  —  1349  Dedevant]  deuantc.  —  1351  derompre]  de  rorapre. 
—  1352  cuir]  euer. 


Das  aitfratizösiache  Eustachiiisleben  557 

339  Apres  Ics  fail  en  la  chartre  giter, 
Uoi<\t  lor  i  fjiit  mesaises  endurer. 

Vn.  jorz  entiers  les  i  fait  jeuuer:  1355 

II  n'ont  ami  qui  les  ost  esgarder. 

340  Qui  douc  veist  con  diables  l'asaut, 
Cow'il  li  dit:  „Mis  t'ai  eu  bas  de  haut. 
MomU  par  ies  durs,  mais  noiant  iie  te  vaut, 

Or  t'ai  conquis  a  cest  derein  asBaut.  1360 

341  Tu  es  mou\t  reides,  mais  je  te  ferai  clop. 
Pis  te  ferai  que  je  ae  tis  a  Job 

N'a  Jsrael,  qui  avoit  no«  Jacob. 
Desore  dure  nos^re  bataille  trop. 

342  Ce  est  mervoille  que  tu  neu  as  pitie  1365 
De  tes  eufanz,  (|ui  taut  soni  travaillie. 

Mouh  lor  enoie  qwant  furent  baptisiö, 
Et  de  ta  ferne  avras  mo«lt  grant  pecbi^. 

343  Des  que  peustes  eusemblc  rajoster, 

Deussiez  vos  joie  et  baudor  mener,  1370 

Et  deussiez  Apolin  aorer. 

Nel  volsis  faire,  toi  Testuet  cowparer. 

344  Ta  duretez  a  sormonte  uature. 
Cest  contre  loi  et  encontre  mesure, 

*Mien  esciant,  et  encowtre  [escriture],  1375 

Que  tu  de  toi  et  de  ta  char  n'as  eure. 

345  Voiz  tes  enfauz:  nel  ])üent  mais  sottrir, 
Et  ta  moillers  est  pres  de  repe«tir. 

f*  74,  recto,  Trop  aspremeut  les  faiz  de  fain  morir, 

1-  Sp.  Mais  se  tu  veuz,  encor  puent  garir.  1380 

346  Se  mc  voloies  cownoitre  a  ton  seignor, 
(Je)  T'acordcroie  tout  a  l'empereor. 
8e  te  feroie  encor  avoir  s'amor, 

Se  seras  dux  et  ti  enfant  co«tor. 

347  Voiz  tes  anfanz:  tant  les  destraint  la  fains,         1385 
A  bien  petit  nc  manjuent  lor  mains. 


1353  en  la  chartre]  enlartre.  —  1357  asaut]  asaust.  —  1360  derein]  tlerlen. 

—  13G4  Desore]  des  ore.  —  1367  baptisi^]  baptisier.  —    1373  duretez]  duresse. 

—  u  sormonte]  asor  monte.  —  1374  euco«tre  mesure]  en  contremesure.  — 
1375  esciant]  es  ciant.  —  [escriturej]  nature  (c/.  V.  1373).  —  13H4  enfant]  en 
fant.  —  1385  tant]  tan.    —  1.38G  manjuent]  miniuent. 


558  Andreas  C.  Ott 

Or  saches  bien:  mesters  lor  enst  pains, 
Et  tu  meismes  es  de  jeuner  vaius, 

348  Estout  estes  de  jeuuer  et  ivre. 

*Vieu  fen  a  moi  et  si  te  reu  [arive],  1890 

Je  querrai  tost  eoment  seroiz  delivre. 
Se  ce  ne  faiteS;  ne  poez  un  jor  vivre. 

349  De  tes  enfanz  por  quoi  now  as  pesance? 
*Mo?dt  a  li  glaives  de  fain  ague  lance. 

Tu  les  ocis  por  voir  et  sanz  dotance,  1395 

Ja  n'eii  verras  faite  la  peneance. 

350  Je  t'en  ai  or  assez  amoneste, 

Leissez  vos  vaincre,  de  moi  seroiz  prive. 
*Et  se  ce  non,  j'a  lo  co^soil  done: 
*Le  matinewt  serez  ars  et  vente."  1400 

351  *Sainz  Eustaces  entendi  la  menace, 

Mais  n'a  talent  qiie  por  lui  [nul]  mal  face, 
Car  Dex  Tavoit  raempli  de  sa  grace. 
Ses  enfanz  baise  et  les  ieuz  et  la  face. 

352  Apres  lor  dit  paroUe  de  co^^fort:  1405 
„Seignor  anfant,  hom  a  \evB  xos  graut  tort, 

Mais  se  volons  estre  en  no^^re  loi  fort, 


353  Des  qn'a  petit  verrons  le  bei  pais, 

Le  riebe  regne  et  la  terre  des  vis,  1410 

Et  champ  florri  et  lo  saint  paradis, 
Ou  Dex  esta,  et  le  nos  a  promis. 

354  Lui  et  sa  mere  verrons  apertemewt. 

Et  les  sainz  angels  et  tot  le  firmame??t. 

Et  les  aposires,  qui  nos  seront  presefit,  1415 

Et  les  martirs  ei  l'autre  bone  gent. 

355  JbfSKS  meismes  q?^i  nos  a  cowjurez, 
2.  Sp.  lUuec  verrez  les  granz  bieneurez, 

Qu'il  a  promis  a  ses  hieu  eiirez. 

Iliuec  ne  pot  nus  hom  estre  aburtez.  1420 


1389  Estout]  Estord.  —  1390  [nrive]]  aliure.  —  1394  glaives]  gliues.  — 
1398  pnv6]  priuez.  —  1401  !a  menace]  lesmenaces.  —  1402  [nul]  mal]  mat.  — 
1408  Hs.  keine  Lücke.  —  1411  florri]  forri.  —  1419  a  ses]  assez. 


Dns  alttVanzösisclie  Eustacliiiislebcn  559 

356  A  icel  regne  somes  nos  ai)ele, 
Soioiis  p;-odome,  si  nos  teno»8  ii  De. 

*Le  matinent  serons  araison^, 
En  maintes  gnises  essai^  et  tempte." 

357  De  ees  paroles  se  coufovient  li  frcre.  1425 
A  l'andemuin  les  nianda  rempercre 

Dedevant  soi,  les  enfauz  et  lo  pere. 
Avuec  ax  vait  Theophite  la  mere. 

358  Tiiit   iiii'  vienent  dcvant  l'empereor, 

Por  la  main  tint  danz  Eustaces  s'uxor,  1430 

Et  des  entanz  li  ainnez  le  menor. 
De  lor  amis  ot  apres  ax  g/ant  plor. 

359  Devant  le  roi  sont  venu  eu  la  place, 
La  veissez  inaiute  mollie  face. 

L'empereor  dotent  et  sa  menace,  1435 

N'i  ot  anii  (lui  nnl  secors  lor  face. 

360  Qjmut  Tempereres  les  vit  dedevant  soi: 
,,Di  va",  fait  il,  „car  laissez  vos^re  loi. 
Je  V08  rendrai  pb/s  que  je  ne  vos  doi, 

Aeordez  \os  a  mes  dex  et  a  moi.  1440 

361  Se  vos  volez  as  dex  sacrefier, 
Encor  poez  estre  mi  vhevah'er, 
Encor  seroiz  maitre  cowfanonier, 
Et  si  serez  mi  prive  cowseiller. 

362  Venez  avant,  rendez  lor  sacrefice  1445 
As  damedex,  et  a  moi  mo«  servise. 

Ne  poez  mais  garir  en  autre  guise, 
De  vos  toz    iiii-  ferai  ja  la  justise. 

363  Se  vos  nel  faites,  toz  est  li  commxz  p^-is, 

Qui  ne  sera  ne  muez  ne  guerpiz.  1450 

En   i-  torel  d'arain  serez  la  mis, 
Se  yos  ferai  illuec  ardoir  toz  vis." 

364  *A  icest  [mot  sij  li  respont  Eustaces: 

„Sire",  fait  il,  „ice  vucl  quo  tu  saclies 
Apertema;/t,  et  tu  et  tes  baruages,  1455 

f°74,  verso,  l.Sp.  Que  eist  co»seux  ne  vos  est  mie  sages. 


1437  dedevant]  de  dciiat. —  1443  co«f:inonicr]  co;<f.ini»ier.  —  14'i3  [mot  .si]] 
mouU. 


^ 


560  Andreas  0.  Ott 

365  Ne  voloDS  mie  la  nostre  loi  gerpir, 

Ne  a  tes  dex  nul  sacrefice  offrir, 

Ne  toi  meismes  ne  volons  plus  servir, 

Por  amor  Den  volons  estre  martir.  1460 

366  Tant  vueil  que  saches  et  tu  [et]  tl  baron, 
Que  tu  as  moidt  lo  euer  dur  et  felon. 
Mais  por  noiant  te  feroie  sermon, 
Car  perdu  as  lo  sen  et  la  raison. 

367  Tant  as  diables  serviz  et  honorez,  1465 
Que  |tu]  es  toz  chang-iez  et  afolez, 
Et  de  toi  est  esloignie  vertez, 
A  mouU  grauz  poines  i  seras  atornez. 

368  Dex  nos  raaint  par  sa  misericorde, 
Et  de  nos  fit  vers  son  pere  l'acorde.  1470 
Tes  fouz  corages  mant  [ne]  ne  s'i  acorde, 

*Lie  te  tient  diables  eu  sa  corde. 

369  En  ton  pechie  te  tient  lie  et  pris,  ^ 
^■Se  t'a  mis  hors  del  cel  Sainz  Esperiz,  | 

Que  Dex  lendi  en  terre  a  ses  amis  1475  i 

En  icel  jor  que  il  fu  morz  et  vis."  | 

370  *  Sainz  Eustaces  le  voloit  sermoner,  ^ 

Qm'ü  se  feist  baptisier  et  lever.  'y 

Mais  l'empereres  nel  vuet  plMs  escouter, 

Droit  au  torel  les  en  a  fait  mener.  1480 

371  Li  toriax  est  dedevant  lo  teatre, 

Voiant  lo  pueple  1  sont  mene  tuit  'iiii-.  £; 

Illuec  les  fit  nuz  despoiller  et  batre,  ^ 

Et  -r  lion  aler  a  ax  cowbalre.  j^ 

372  Li  lions  est  plains  de  moult  grant  fierte,  1485 
*Ne  l'osoit  on  ateudre  en  la  cite. 

*Q?«ant  qu'il  encontre  estoit  tot  devore,  ; 

Mais  an  cel  jor  perdi  sa  poeste. 

373  Or  entendez  qiie  fist  la  mue  beste:  -^t' 
Vers  auz  s'aproche  et  devant  auz  s'areste^            1490  ' 
Mowlt  humblema??t  vers  ax  cline  la  teste,                               * 


1457  nostre]  wostre.  —  1458  tesj  tex.  —  1466  Que  [tu]  es]  Ques.  —  1471  Tes] 

Tex.  —  1474  del]  de.  —  Sainz  Esperiz]  saint  esperit.  — "  1480  Über  enfait  ist  a 

nachgetragen.  —  1486  en  la  cit6]  enlatite.  —   1490  auz]  hauz.  —  1492  Hs.' keine 

Lücke, 


Das  altfranzöaische  Eustachiiisleben  561 

374  Q?<ant  li  toriaux  fu  durement  chaufez, 
*Li  lions  est  as  meuistres  alez. 

Sj).  "  Eu  })0  de  tens  les  a  toz  devorez,  14t»r) 

Voit  ce  Eustaces,  nio//lt  est  espaontes. 

375  Crieut  quo  vcis  liii  se  corost  nos^re  siie, 
Et  porloigiier  li  face  son  martire, 

Car  li  baron  cowmencereiit  a  dire 

L'empercor:  „Qwar  li  perdones,  sire.  15C0 

37C)    Sire",  fönt  il,  „veez  estra»ge  chose 
^■De  cest  lion,  qu'adeser  ue  les  ose. 
*Granz  vcitez  [est],  t\ue  sa  wertw/.  est  dose, 
Et  toz  eist  pueples  vos  en  blasnie  et  chose. 

377  Li  lious  a  \os  serjaus  devorez,  1505 
Et  cex  esperue,  qu'il  nes  a  adesez. 

Avis  nos  est  qiie  a  tort  les  ardez. 
S'il  sont  niesfait,  autre  droit  en  p/enez. 

378  *Ardoir  le  veuz,  ja  il  estoit  tes  druz, 

Em  plusors  leus  s'est  por  vos  cowbatuz,  1510 

De  felonie  n'est  atainz  ne  vaiiciiz: 
*Cist  jugemenz  n'est  oiz  ne  veuz," 

379  ^„Oes,  seig-uor-',  ce  lor  dist  [Trangiens], 

„11  nos  a  dit  que  il  est  crestieus. 

Por  ce  Tai  pris  et  mis  en  lues  liens,  1515 

Por  ce  l'ardrai,  ue  lo  puet  garir  [riens]. 

380  Je  Tai  ataiut  assez  de  felonie, 
Q«ant  il  sor  moi  met  autre  seignorie. 
Et  mes  dex  het  et  ue  lor  sacrefie. 

Por  ce  Tardrai,  n'est  qui  le  me  desdie.  loiO 

381  Et  vos-  rueismes  qui  por  lui  plaidoiez, 
Faites  m'e«  droit,  ([lami  \os  mc  desjuge/." 
A  ces  paroles  fu  li  toriaux  dreciez, 
Dedanz  les  fait  geter  nuz  et  liez. 

382  Et  quaut  il  furent  mis  dedanz  lo  torcl,  1525 
11  et  la  dame  et  li  dui  jovcucel, 

Dont  loent  Dcu  disant  lo  cbant  uovcl 
*De3  "üü'  eufanz  qui  est  en  Daniel. 


1498  poiloigner]  por  loigner.  —  1502  qu'udeserj  que  adeser.  —  1503  Granz 
votuz  q?<e  lavertez  est  close.  —  1508  mesfait]  mes  fait.  —  1509  estoit]  este. 
—  1513  [Tiang'icns]]  Gratiens.  —  1515  mis]  mes.  —  1516  [riens]]  nus. 

Honianiäclie  rdrscliuiigon  XXXII.  36 


562  Andreas  C.  Ott 

*383    Lors  fu  mervoille  qwant  il  leveut  lor  chant, 

Qiie  il  ne  senteut  le  feu  ne  tant  ne  q?<ant.  1530 

*La  terre  tramble,  li  cieux  vait  espartawt, 
*Et  la  mainnie  s'en  tornerewt  fuiant. 

P75,rectO;  *384    Li  toriaux  est  de  metail  trajetez, 

1- Sp-  *I1  brait  et  bruit  conme  s'il  fast  desvez. 

Li  airs  eispese,  troble  en  est  la  citez,  1535 

Tote  eu  tenebres  qwant  midis  fu  passez. 

*385    Illaec  mouterent  tuit  li  -ilii'  elemawt, 
Voiant  le  pueple,  assez  appertemawt, 
Que  de  la  mort  des  sainz  erent  dolant, 
_________  1540 


386    Et  qu&nt  il  orent  lor  loange  chante, 
En  lor  proiere  appellent  Damedeu, 
Que  a  toz  euz  rende  lor  herite 
Ques  requerout  eu  bone  volunte. 


387    A  toz  icex  qui  lor  feste  feront,  1545 

Et  qui  en  terre  honov  lor  peteront, 
Et  as  besoignz  de  mort  les  requerowt, 
Que  Damedex  lor  pecbez  lor  perdont. 

*388    Et  por  toz  ceuz  qui  avront  deBcontort,  1549 

S'il  sotit  en  mer,  que  Dex  les  mete  a  port;  1551 

De  qwdque  guisse  que  Jh^sü^s  les  aeort:  1550 

S'il  sont  en  guerre  dont  om  lor  face  tort.  1552 

389  S'il  sont  malede,  que  Dex  lor  doint  sawte, 
Et  alegier  de  lor  enfermete. 

A  droit  chemin  vigneut  li  esgare,  1555 

La  povre  gent  ramenoit  em  plante. 

390  [Aissi]  se  prient  por  tote  cele  gent, 
Que  Dex  lor  doint  verai  repenteme><t. 
A  tant  fenirent,  li  angel  sont  pr^sa^^t, 

Ques  emporterent  moMlt  gloriosement.  1560 

391  Issi  passerent  de  ceste  mortel  vie. 
En  cele  so«t  que  il  ont  deservie. 


1530  Que  il]  Q?n].  —  1531  tene]  terra.  —  espartant]  esparnant.  — 
1534  bruit]  nuiit.  —  1539  des  sainz]  desanz.  —  1540  Hs.  keine  Lücke.  — 
1545  qui]  que.  —  1547  besoignz]  besoign.  —  les]  los.  —  1549  toz]  tou.  —  des- 
coHfort]  des  cojifort.  —  1550  qttelque]  (\ue\  que.  —  guisse]  guisses.  —  1552  dont] 
dorn.  —  1557  [Aissi]]  Rasur.  —  prient]  pient. 


Das  altfranzösische  Eiistachiiislobcn  50?^ 

Or  p/ions  D6,  le  fil  Saiute  Marie, 
Qne  il  nos  niniiit  en  la  lo"  coni)aignie. 

392  Kos  devons  dire  ameu,  ce  m'est  avis,  l'Sb 
FA  De  proier  tt  toz  le.-^  sieus  auli^^, 

Que  il  nos  mete  en  icel  paradis 
Oa  icil  sont  et  (\ue  il  ont  con^iih. 

393  Amen,  amew,  chasciins  de  nos  en  die. 

Ci  est  Tesloiie  d'Eustacliius  faillie.  ir)7<> 

Dex  nos  otroit,  li  filz  Sainte  Marie, 
2.  Sp.  Part  en  la  gloire  <\ue  il  a  deservie. 

Diis  luteinisehe  Eiislachiusleben  der  Acta  Saiictoriim. 

Acta  Sanctorum  Septembris  Tomus  Sextus. 
[p.  123]  Acta  Fabulosa. 

Ex  Ms.  Medicaeo  regis  Franciae,  aiietore  auonymo,  qui  se  coae- 
viim  profitetur,  cum  versione  ex  Mss.  nostris  anticjuis  cum  aliis  collata, 
suppleta,  et  hinc  inde  emendata'). 

Caput  I. 

S.  Eustatbius  mirabili  Salvatoris  inter  cornua  cervi  apparitione  vo- 
calur  ad  fidem,  bai)tizalur  cum  Uxorc  ac  filiis,  ad  cgestateni  rodigitur, 
et  profugus  Uxorem  et  Filios  amitiii*). 

In  diebus  Trajani   iraperatoris,    d.ienionum   praevalente      y.  Eusta- 

fallacia,    erat    o,uidani   magister   niilituni    nomine    Placidas,      huc  "-enti- 

genere  sccundüm  carnem  insignis,  opibus  pollens  et  cunctis      lis.miscri- 

in  lionore  [tam  in  animalibus,    quam    in  auro  et    argento  et      ^^^f  ^'"^^ 

niiscros 
niancij)ii8  ac  universis  rebus  substantiae  suae]  praccellens,  sed 

et  daeraonum  captus  errore.   Operibus  verö  juslitiae  et  cunctis  virtuiibus 

erat  praeditus  et   mcritis.     Subveniebat  oppressis,    patrocinabatur  gra- 

vatis  judicii),    plures    ctiam  ä  judicibus    injustr    danmatos    suis  Ojjibus 

relevabat,  nudos  vestiebat,  esurientcs  satiabat:  et  ut  vere  dicam,  cunctis 

indigentibus  in  vita  sua  dispcn-[p.  1241isan8,  ut  (sicut  in  Actibus  Aposto- 

lorum  legi  tun  etiam  in  bis   teniporibus  Cornelius  esse  videretur.   llabe- 

bat  verö    et  Conjugem  eadem    sub  daeraonum  cultura   existentem,    sed 

similem    moribus    Mariti    scnlentiae.     Procreantur    eis    Filii  duo,    qiios 


1566  D6]  dex.  —  siens]  sens.  —  1568  ont]  on.  —  1570  d'Eustachius]  deii- 
taclii.  —  1572  la  gloiie]  lagloiri. 

1)  Den  Prologus  lasse  ich  weg,    da  er   für   unsern  Text  nidit  in  Betracht 
kommt,  und  ausserdem  allen  lateinischen  Hdss.  unbekannt  ist. 

2)  Der  Inhalt  der  eckigen  Klammern  ist  von  den  I'ollandisten  dem  giicchi- 
sclien  Text  entnommen. 

36  * 


564  Andreas  C.  Ott 

educabant  paies  propiiae  voluiitati.  [Erat  autem  Vir  tarn  clariis  et  ce- 
lebris  ob  egregia  facinora  et  gestoriim  miineium  dignitates,  ut  et  ipsis 
barbaris  solum  nomeD  ejus  terrori  esset,  atque  bello  fortissimi  prospe- 
räque  in  omnibus  fortiinä  utentis  aestimationem  apud  omnes  haberet. 
Venationi  etiam  phirimam  dabat  operam,  gaudebatque  indies  feras  in- 
sequi.]  Sed  misericors  Dens,  qui  seuiper  et  ubique  ad  se  sibi  dignos 
voeat,  bona  hujus  iion  despexit  opera:  nee  voluit  benignam  et  Deo 
dignam  mentem  sine  mercede  deseri  idololalriae  contectam  tenebris,  sed 
secundüm  quod  scriptum  est,  quod  in  omni  gente,  qui  operatur  justitiam, 
acceptus  est  ei,  pervenit  ad  istum  benigna  misericordia  et  eum  salvari 
tali  voluit  modo. 

in  Vena-  3  Exeunte  eo  una  die  cousueto  more  ad  mouten  venari 

ChTs'tcf  cum  exercitu  et  omni  gloria,  apparuit  ei  grex  cervorum  de- 
pascens;  et  dispouens  solito  more  exercitnm,  conabatur  eos 
insequi.  Cunctis  verö  militibus  circa  captionem  cervorum  occupatis, 
apparuit  unus  cervorum  vastus  ultra  mensuram  totins  gregis  et  specio- 
sus,  qui  resiliens  ä  grege,  impetum  fecit  in  sylvam  et  spissioribus  locis™: 
quem  videns  Placidas  et  desiderans  eum  capere,  relinquens  omnes,  cum 
paucis  militibus  eum  insequitur.  Omnibus  veiö  lassatis,  qui  cum  illo 
fueraut,  solus  perseveravit  ad  insequendum.  Providentia  verö  Dei  nee 
equo  lassante,  nee  ipso  propter  difficultatem  loci  desistente,  sed  diu 
insequente,  longiüs  remotus  est  a  suo  exercitu:  cervus  autem  ille  rupis 
occupans  altitudiuem  stellt  desuper.  Propiüs  verö  Magister  militum 
veniens  sine  comite,  stetit,  circumspiciens  undique  et  considerans,  quem- 
admodum  posset  capere  cervum.  Sed  totius  sapientiae  et  misericordiae 
Dens,  qui  cunctas  vias  ad  salutem  Lomiuum  providet,  venantem  venatus 
est:  non  sicut  Cornelium  per  Petrum,  sed  sicut  Paulum  insequentem  per 
suam  ostensionem.  Diu  verö  stante  Placida,  et  aspiciente  cervum,  et 
admirante  vastitatem  ejus,  et  deficiente  circa  captionem,  demonstrat 
illi  Deus  indicium  tale,  quod  non  timeret,  neque  supra  suae  virtutis  esset 
magnitudinem:  sed  sicut  sub  Balaam,  tribuens  asinae  verbum,  arguit 
ejus  insipientiam,  sie  et  huic  demonstravit  inter  cornua  cervi  formam 
sacrae  Crucis  supra  claritatem  solis  splendentem,  et  in  medio  cornuum 
imagiuem  Domini  uostri  Salvatoris  Jesu  Christi.  Qui  etiam  humanam 
vocem  imponens  cervo,  advocat  Placidam,  dicens  ei: 
ipsi  appa-  4  0  Piacida,  quid  me  insequeris?   Ecce  tui  gratiä  veni, 

"^^^^^  in  aniniali  isto  ut  appaream  tibi.  Ego  sum  Christus,  quem 
ignorans  colis;  e'.eemosynae,  quas  facis  indigentibus,  coram  me  steteruut, 
et  veni  me  ostendere  tibi  per  istum  cervum  et  venari  te  et  capere  te 
retibus  misericordiae  meae:  non  enim  justum  est,  dilectum  meum  propter 
bona  opera,  servire  daemoniis  immundis  et  vitä  carentibus  et  vacuis 
et  insensatis.  Ob  hoc  ergo  veni  in  terram  in  hac  specie,  sicut  nunc 
me  vides,   salvare  genus   humanuni.     Haec  audiens  Magister  militum, 


Das  altfranzösisclie  Eiif^tacliiiislebfn  565 

liniore  repletus  est  maximo,  et  cecidit  de  equo  in  terrnni.  Horfi  verö 
trausactri,  ad  se  rediit  et  surrexit,  et  cautius  voleus  videre,  quod  ap- 
parnerat  ei  speetaculum,  ait  iutra  se:  Quiieestista  [vox,  quam  [p  125] 
audio?]  Kevela  te  iiiibi,  qui  lo(|iieris,  ut  sie  credani  in  te.  Et  dixit 
ad  eum  Dominus:  Intende  Placida.  Ego  .s um  Jesus  Christus,  qui  eaelum 
et  terram  ex  nihilo  feci,  qui  indiseretam  materiam  distinxi,  qui  lucem 
oriri  feci,  tt  tenebras  diviei.  Ego  sum,  qui  [solem  ad  lucem  diei  creavi 
i't  lunam  cum  stellis  ad  lumeu  uoctis  formavi]  Ego  sum,  qiii  tempora 
et  dies  et  aniios  constitui.  Ego  sum,  qui  liominem  formavi  de  limo  terrae, 
qui  propter  salutcm  generis  humaui  in  terris  apparui  in  earne,  qui  cruci- 
fixus  et  sepultus,  tertia  die  resurrexi.  Haec  audieus  Magister  militum 
cecidit  iterum  in  terram,  dicens:  Credo  Domine,  (juia  tu  es,  qui  fecisli 
omnin,  qui  convertis  errantes  [qui  Ia])sos  erigis]  et  vivificas  mortuos. 
Dicit  ad  eum  Dominus:  Si  credis,  perge  ad  civitafem  et  audi  ponti. 
ficem  Cbristiauorum,  et  quaere  ab  ipso  ba])ti,smura  gratiae. 

5  Respondit  Placidas:  Domine,  si  jubes  me,  ut  renuntiem  ista  prodigiose 
Conjugi  mcae  et  Eiliis  meis,  ut  et  ipsi  credsnit  in  te?  Dixit  ad  eum  j^^^^g^e"^ 
Dominus:  Reuuntia  illis,  et  accipientes  Signum  bajitismi  mundamini  ü 
pollutioue  idoloriim,  et  veni  hue,  et  rursus  apparebo  tibi  et  demonstrabo 
tibi  futura,  et  patcfaciam  tibi  salutis  mysteria.  Descendens  ergo  de 
moute,  nocte  facta,  coepit  exponere  Conjugi  suae  omnia,  quae  vidit. 
Postquam  verö  explevit  omnia,  exponens  visionem  et  quae  ei  dicta 
sunt,  exclamavit  Uxor  ejus,  dicens:  Domine  mi,  Crucifixum  Dominum 
vidlsti,  quem  Christian!  coluut,  ille  enim  solus  est  verus  Deus,  qui  per 
talia  Signa  vocat  ad  se  credeutes:  [et  altiiis  exclamans,  dixit:  Miserere 
mei.  Domine  Jesu  Christe,  et  duoriun  Parviilorum  nieorum.]  Tunc  dicit 
Viro  suo:  Transacta  noele  et  ego  vidi  eum  dicenlcni  mihi:  Crastina  tu 
et  Vir  tuus  et  Filii  tili  venietis;  ad  me,  [et  cognoscetis,  quoniam  ego 
sum]  Jesus  Christus.  Voluit  ergo  sub  tali  figiira  niirandi  spectaculi  per 
cervuni  tibi  apparere,  ut  ejus  mirari  posses  ])otentiam,  credens  in  eum. 
Veni  igitur  hac  nocte  et  eamus  et  impetremus  sanclum  baptismum  Christia- 
norum;  ])er  hoc  enim  ejus  |troj)rii  fiunt,  qui  in  illum  credunt.  Dixit  ad 
illam  Placidas:  Hoc  et  mihi  dixit  ille,  qui  visus  est  mihi.  Medio  vero 
noctis  spatio  [clauculüm  assumptis  duobus  Liberis  et  paucis  h  famulis] 
abierunt  ad  sacerdotcm  Christianorum. 

i)  [Et  soIi  facti,  relictis  ad  fores  servis],  uarraverunt  ei      Ke    Uxoii 

omuia,  quae  facta   fnerant  vel    dicta   ad   eo-s    et    confestim      "amata  c< 
'  '  piobata, 

credere    se  in  Dominum  Jesum  Christum,    dicentes,    suppli-       baptizan- 

caverunt  ab  eo,    ut   daret   eis  signaculum  baj)tismati8.     Qui       ^'if.,?."™ 

alacri  gaudio   repletus  et    glorificans  Dominum   Deum,    qui 

vult  omnes  salvos  fieri  et  ad  agnitionem  veritatis  venire,  aceipieus  catc- 

chizavit  cos,  et  exponens  eis  mysterium  fidci,   baptizavit  cos  in  nomine 

Sanctissimae    Trinitatis.      Et    Placidam     quidem    vocavil    Eustathium, 


566  Andreas  C.  Ott 

iixorem  veiö  ejus  Theopistam,  et  filios  eorum,  primogcnitum  vocavit 
Agapium,  et  alteium  Thcopistum.  Et  contulit  eis  sanctura  Saerameu- 
tum  Domiui  uostri  Jesu  Christi  et  dimisit  eos,  dicens:  Dominus  et  Jesus 
Christus  Filius  Dei  sit  vobiscnni,  et  donet  vobis  aeterna  regna;  cognovi 
uamque,  quöd  maiius  Domini  vobiscum  sit.  Vos  autem  cum  fruemini 
paradiso  [voluptatis,]  manentote  auimae  meae  Joannis,  ita  postulo  vos. 
Mane  verö  facto,  accipiens  Eustathius  paucos  eqiiites  seeum,  perrexit 
ad  mon-[p.  126]temj  et  prope  locum  veuiens,  ubi  visionem  viderat,  misit 
milites  suos,  quasi  sub  obtentu  investigandae  venationis,  et  solus  re- 
manens,  adpropiavit  ad  locum,  et  vidit  furmam  sibi  ostensae  visionis 
))riorem;  et  cadens  in  faciem,  clamavit,  dicens: 

Eustatbio  7    Supplico    te,    Domine,    cognovi,    quia    tu    es    Jesus 

^prodiSr      Christus   filius  Dei   vivi,  et    credo    in   Patrem    et   Filium    et 
leverso       Spiritum  sanctura,  g/ nunc  veni  supplicans  intemeratam  tuam 
praedi-        Divinitatem,  ut  manifestes,   quae  promiseras  mihi.     Et  dicit 
minentes       ad  cum  Dominus:  Beatus  es  Eustathi,  qui  accepisti  lavacrum 
calami-        gratiae  meae,  et  qui  induisti  te  immoitalita  te.     Modo  siii)e- 
*  ^^'         rastidiabolum,  modo  conciilcästi  eum,  qui  te  deceperat,  modo 
spoliästi  te  corruptibilem  hominem  et  indutus  es    incorruplibilem,    per- 
manentem in  secula  seculorum :  modo  fidei  tuae  demonstrabuntur  opera, 
quoniam   invidia  commovebilur  contra  te  diaboli,    eö    quöd    illum  reli- 
quisti,  f <  festinat  omuem  adinventionem  circa  te  movere;  oportet  enim  te 
multa  sustinere,  ut  accipias  coronam  victoriae.    Ecce  enim  exaltatus  es 
usque  modo  negotiis  hujus  seculi  et  temporalibus  opibus.    Oportet  ergo, 
te   humiliari   de   alta  tua   vanitate,    et  rursus  exaltari  in   spiritualibus 
divitiis.     Non  ergo  lua  virtus  deficiat,  nee  respicias   ad  gloriam,    quae 
tibi  fuerat  priüs,  sed  quemadmodum  rei)ugnans  hominibns  cupiebasvictor 
ostendi,    mortali    imperatori  festinans  placere,    sie   et  contra  diabolum 
strenue   agere    festina,    et  mihi,    immortali  imperatori,    fidem  servare: 
oportet  enim  et  in  his  temporibus  alterum  Job  demonstrari  per  tempta- 
tiones  et  victorem  diaboli    te  ostendi   per  tolerantiam.     Vide  ergo,  ne 
forte  in  corde  tuo   cogitatio  blasphemiae  asceudat;    cum    enim  humili- 
tatus  fueris,  veniam  ad  te,  et  rursus  restituam  te  in  propriam  gloriam. 
Et  postquam  haec  dixit  Dominus,  ascendit  in  caelos,  dicens  Eustatbio: 
Modo  vis  accipere  imminentem  tibi  temptationem,  au  in  extremis  diebus? 
8  Dicit  Eustathius:   Supplico  te,    Domiue  Jesu,    si  non 
^tim  ex^       ^^*  possibile  evitare,    quae  ä   te   nobis   decreta  sunt,   modo 
peritur        uos  magis  accipere  temptationem  jube,  et  da  nobis  virtutem 
sustinere,  quae  promi.ssa  sunt,  ne  aliquod  malignum  verbnm  adinvcniens 
adversarius,   commoveat   scusum  nostrum  ä  tua  fide.    Et  ait  Dominus: 
Concertare  Eustathi,  gratia  enim  mea  vobiscum  est,  cuslodieus  animas 
vestras.  Desceudens  verö  de  moute  et  ingressus  in  domum,  reuuntiavit 
üxori  suae  omnia,    quae  ei  dicta  fuerant  n  Domino,  et  simul  flecteutes 


Das  alt  französische  Eustacliiuslebeu  5G7 

geuiui,  jNiijjplicabaut  Dominum,  diceutes:  Domine  Jesu  Cbriste,  iiut  vo- 
luutas  tua.  Paucis  verö  diebus  transactis,  contigit  aegritudine  pestifera 
affligi  domum  ejus,  et  raoii  omnes  servos  ejus  et  ancillas.  Hoc  facto, 
sentieus  Eustatbius  praedictam  sibi  temptationem  fuisse,  et  gratificc 
8U8eii)ien8,  poscebat  Uxorem  suani,  iit  non  defieeret  tribulans,  et  post 
ali(iuod  tempus  oceupavit  equos  ejus  et  alia  pecora  aer  (piidam  raortifer: 
et  mortua  sunt  omnia,  quae  fuerant  illi.  Et  excipiens  et  istam  tempta- 
tionem [cum  gratiarum  actione]  discessit  occulte  de  domo  sua,  unä  cum 
IJxore  (t  Filiis  (ad  semotiorem  locum].  Videntes  autem  quidam  de 
malignis  [discessum|  eorum,  aggressi  i)er  noctera,  diripuerunt  omnia, 
quae  ])Ossidebant:  aurum  ^/argentum  \et  mancipiaj  et  vestes;  ita  ut  nibil 
relinqueretur  de  substnntia  corum,  praeter  ea,  quibus  amicti  fuerant. 
Cum  essent  ergo  in  ejusmodi  tristitia,  reliqua  illorum  possessio  et  sub- 
stantia  ad  nibil  um  pervenit  per  fraudcs  inimici. 

[p.  1271  y  In  illis  diebus.  omni  populo  eelebrante  festi-  foitunis 
vitatem  cum  imperatore  pro  victoria,  quae  in  Perside  facta  spoliatus. 
fuerat,  oportebat  etiam  et  Placidam  festivitatem  suam  fa-  Fuglens 
cere  in  praesentia,  quippe  cum  esset  magister  militura  et  princeps  seuatüs. 
Quaercbatur,  et  inveniri  non  poterat.  [Omnes  itaque  tenebat  Stupor, 
quöd  uno  temporis  momento  ita  res  illorum  dilapsae  essent,  ut  nibil 
illis  superesset  eorum,  quae  possederaut]  nee  ipse  posset  inveniri.  Moerore 
perculsus  est  imperator,  et  omnis  senatus  de  eo,  et  omnes  stupebant 
de  bis,  quae  acciderant  ei.  Tunc  dicit  ei  Uxor  sua:  Quousque  exspec- 
tamus  bic?  Veni  et  accipiamus  dnos  Infantes  nostros,  ipsi  enim  tantüm 
relicli  sunt  nobis.  et  recedamus  binc,  in  opprobrium  enim  facti  sumus 
Omnibus  coguoscentibus  no.s.  Et  uocte  superveniente,  accipientes  duos 
Infantes,  pergebant  ad  Aegypium.  Postquam  verö  duorum  facerent 
dierum  iter,  aj»nropinqiiantes  mari,  et  invenientes  navim  adplicatam, 
volebant  ingredi  in  eam  et  navigare.  Contigit  autem,  ut  dominus  uavis 
illius  barbarus  esset  et  immitis.  Ingressi  ergo  navigabant,  et  videns 
dominus  navis  Uxorem  Eustatbii,  quöd  esset  decora  facie,  valde  con- 
cupivit  eam.  Et  cum  transfretässent  mare,  exigebat  ab  eis  naulum. 
Non  babentibus  autem  illis,  uude  redderent,  retinuit  Uxorem  ejus,  tam- 
quam  pro  naulo,  [boc  enim  consilium  coeperat,  cum  primiim  illam  con- 
templatus  esset,  et  noluit  eam  reddere.  Cum  verö  multum  contra  mo- 
veret  et  obniteretur  Eustatbius]  innuit  dominus  navis  nautis  suis,  ut  in 
medium  mare  illum  projicerent. 

10  At,    ubi    sensit    Eustatbius    iusidias    eorum,    reliquit        Uxorem 
Uxorem  suam,  et  accipiens  duos  Infantes  suos,  ibat  ingemis-      ''  ywIob, 
cens  et  dicens:  Vue  mibi  et  vobis,  quia  Mater  vestra  Iradita 
est  alienigenac  marito.     Pergens  verö  cum  genitu  et  lacrimis,  pervenit 
ad  quemdam  fluvium,  et  propter  abundautiam  aquarum  non  est  ausus 
ingredi  cum  duobus  Filiis  in  a(iuam.    Portaus  verö  unum  Infantem  super 


568  Andreas  C.  Ott 

humeros  8U0S,  reliqiiit  alterum  circa  ripani,  et  trausposnit  lufantem,  quem 
portaverat,  super  teriani;  et  ibat  ut  reportaret  et  alterum.  Cum  venisset 
autem  in  medium  fluminis,  (nimis  autem  fluvius  dilatatus  erat)  intendens 
vidit,  et  ecce  leo  rapuit  Filium  ejus,  et  abiit  in  sylvas.  Et  desperans 
de  eo,  reversus  est  in  patientia,  spem  habens  alterius,  et  cum  abiret, 
vidit,  et  ecce  similiter  lupus  rapuit  alterum  Filium  ejus,  et  abiit,  et  non 
potuit  eum  consequi.  Et  cum  esset  in  medio  fluminis,  coepit  evellere 
capillos  capitis  sui,  plangens  et  ululans,  voluit  se  projicere  in  aquam, 
sed  constantem  eum  reddidit  Providentia  Dei,  quae  futura  providebat; 
[victoque  eo  doloris  impetu,  aquis  exivit.]  Leo  verö  rapiens  Puerum, 
servabat  inlaesum  per  providentiam  Dei  [et  trnusiens  superiüs  fluvium, 
abiit  in  desertum.]  Videntes  autem  pastores,  Puerum  portari  a  leone 
vivum,  [nuUoque  malo  affectum,  et  judicantes,  diviuä  Providentia  Puerum 
illum  servatum  incolumem,eademqueauxiliante,erepturos  se  illum  bestiae,] 
insecuti  sunt  leonem  cum  canibus.  Per  dispensationem  vero  Dei  rugiens 
leo,  projecit  Infantem  incolumem,  et  recessit.  Alterum  verö  Infantem, 
qui  raptus  fuerat  a  lupo  [illum  quoque  divina  Providentia  servavit:] 
namque  videntes  quidam  aratores  et  insequentes  lupum,  liberaverunt 
inlaesum. 

et  raerce-  H  Utrique  ergo,    sive  pastores,    sive  aratores    de    uno 

a"At"an-  fuerunt  vico;  et  accipientes  Pueros  ediicaverunt  apud  se. 
nis  15.  Haec  vero  Eustatbius  nesciebat,  sed  pergebut,  plangens  et 
lugens  pariter  et  haec  dicens:  Heu  [p.  128]  mihi  quondam  pollenti,  ut 
arboreS;  modo  verö  nudatus  sum!  Heu  mihi,  qui  in  abundantia  nimia 
fueram,  modo  captivitatis  more  desolatus  ^^um.  Heu  mihi,  qui  magisler 
militum,  multitudine  exercituum  circumdalus  fueram,  modo  solus  relictus 
sum,  nee  Filios  concessus  sum  habere!  Sed  tn,  Domine,  ne  in  finem 
derelinquas  me,  nee  despicias  lacrimas  meas.  Memini,  Domine,  dicen- 
tem  te,  quoniam  oportet  te  temptari,  sicut  Job.  Sed  ecce  plus  aliquid  in 
me  fieri  video.  Ille  enim,  etsi  possessionibus  caruit,  tarnen  stercus  habuit, 
supra  quod  sedere  concessum  est  illi:  ego  verö  pevegre  eadem  patior 
tormenta.  Hie  amicos  habuit  compatientes  ei,  ego  verö  in  deserto  im- 
mites  feras  habeo  in  consolationem,  quae  Filios  meos  rapuerunt.  Tlle 
etsi  ramis  caruit,  sed  radicem  uxoris  respiciens  secum  consolabatnr;  ego 
verö  infelix  undique  sine  radice  factns  sum  [nullam  scintillam  generis 
mei  videns?]  sed  sum  similis  ramis  in  deserfo,  qui  undique  procellis 
conquassantur.  Ne  execreris,  Domine,  tui  servi  multiloquia,  doleo  enim, 
dum  dico,  quae  non  oportet.  Pone,  Domice,  custodiam  ori  mco  [et 
ostium  muuitionis  circa  labia  mea,]  ut  non  declinet  cor  meum  in  verba 
malitiae,  et  ejiciar  ä  facie  tua.  Da  verö  jam,  Domine,  requiem  de  multis 
tribulationibus  meis.  Et  haec  dicens  cum  lacrymis  et  gemitu  animi, 
abiit  ad  quemdam  vicum,  qui  dicebatur  Badyssus,  et  Ingrediens  in  eum 
operabatur  et  acguirebat  victum.    Commorans  verö  in  eo  per  plurimum 


Das  altlVauzösiselie  Kiistacliiuslcboii  ÖG9 

tempus.  i)Oslulavit  cju.sdeiii    vici    bomincs,    et  pü.sucrmit   cum  custodirc 
agros  suos,  et  nierccdeui  n(C'ij)ieiis,  degebut  ibi  aniiis  quiudcciui. 

[p.l29]  A  m  Verle  cum  Combefisio:  Per  jiraenipta  et  dcnsioia  seiitis  et  duuietis 
luca  ac  ])lai!b  iiiacccssa  eninipit  etc. 

[p.   130j  Caput  IT. 

Euslatbius  imperatoris  jussu  ubique  quaesitus,  iiivcnitur,  copiis 
j)raefic'itur,  Uxorem  et  Liberos  recupcrai,  bello(|ue  feliciter  functus, 
(|uöd  idolis  sacrificare  uollet,    raartyrio  cum  Uxorc   et  Filiis  coronatur. 

Filii  autcm  cju;?  educati  sunt,  sicut  sui)ia  diximus,  iu  Imniinciitc 
altcro  vico.  iion  cognoscentcs  ülteiutrum.  quöd  esseiit  fratres.  peratoris 
Dominus  verö  uavis  illc  alieuigcna,  accipiens  Uxorem  Eustathii, 
perdnxit  ad  suam  patriam.  Domini  verö  gratia  obumbravit  Mulieiem, 
ut  non  se  illi  commisccret  alienigeua  in  omni  ülo  tempore:  boe  cnim 
et  postulabat  ä  Dco,  ut  custodiretur  ab  alienigenae  communione.  Con- 
tigit  verö,  illum  alicnigenam  mori,  vt  ipsam  esse  suae  ])otestati^;.  Post 
hos  autem  dies  factus  est  incursus  bostium  in  illam  terram,  ubi  erat 
Uxor  Eustatbii;  qui  exeuntes  plurimas  invaserunt  terra«  Romanorum. 
In  nimio  ergo  tumultu  consistebat  imperatov  de  invasioue  hostium,  et 
commemoratus  est  Placidam,  eö  quöd  plerumque  strenuö  egisset  contra 
ipsos  bestes  [et  renovata  saepius  de  eo  meutione]  tristabatur  de  subita 
ejus  mutatione.  Colligens  autem  exercitum,  et  inspicieus  omnes  milites, 
de  Placida  exquircbat^  qui  coguovissent  de  eo,  vivere,  an  mori'?  Et 
dabat  raandatum  unicuique  militum,  ut  inquirerent  cum.  Et  misit  per 
uuamquamque  civitatem  et  terram,  quae  erat  sub  imperio  suo,  ut  re- 
quirereut  cum,  dicens:  Si  quis  cum  invenerit  et  indicaverit  mibi,  am- 
pliorcs  addam  ei  honores  et  emolumentorum  augebo  solatia.  Duo  verö 
(|uidam  milites,  nomine  Antiocbus  et  AchaciuB,  qui  aliquando  ministra- 
verunt  Placidae,  pcrrexerunt  ad  iuqnircndum  eum:  et  peragrantes  omnem 
terram,  quae  sub  Pomanorum  esset  imperio,  veuerunt  in  vicum  illum, 
ubi  degebat  Eu^tatliius.  [Praetcreuntes  autem  locum  illum,  ubi  custodis 
mnuus  obibat  Eustathius.  dubitabant,  an  illum  interrogarent.] 

13  Eustatbius  verö  ä  longo  considerans,  ex  consuetudine  n,;intlato 
incessus  eorum  recognovit  eos,  f/ veniens  in  memoriam  ])rioris  quaeritur 
suae  conversationis,  coepit  pertiirbari,  et  orans  diccre:  Domiue  Deus 
noster,  qui  de  omni  tribulatione  cruis  s})erantes  in  te,  quemadmodum  istos 
praeter  spem  vidi,  qui  aliquando  mecum  fuerunt,  jube,  ut  videam  an- 
cillam  tuam  Conjugcm  meam;  nam  Tufantes  mei,  scio,  quöd  propter 
meam  jiravitatem  a  feris  commesti  sunt.  Da  ergo,  Domine  [Deus  mi- 
sericors,  qui  solus  es  verus  Deus  et  Jesus  Cbristus,]  ut  vcl  in  die  resur- 
rectionis  videam  Filios  mcos.  Et  bacc  dicente  eo,  audivit  vocem  de 
caelo,  dicentom  sibi :  Confide,  Kustatbi,  in  praesenti  enim  tempore 
remeabis   ad  tuum  prio;em  statum,    [p.   131]    et  accipies  Uxorem  tuam 


570  Audreas  C.  Ott 

et  Filios.  In  resurrectione  veiö  majora  hornm  videbis,  et  aeterDorum 
bonorum  delectationem  reperies,  et  noiuen  tuum  magnificabitur  in  geiie- 
rationem  et  geiierationem.  Haec  aiidiens  Eustathius,  teirore  perculsus 
sedebat.  [Videns  veiö  appropinquantes  sibi  milites,  descendens  e  loco, 
ubi  sedebat,  in  via  contra  ipsos  stetit,  et  propior  illis  factus]  amplius 
cognovit  eos.  Uli  aiitem  cum  non  cognoveiuut:  qiii  dixerunt  ad  euni: 
Ave  frater.  At  ille  ait:  Pax  vobiscum,  fratres.  At  illi  rursus  dicunt 
ci:  Die  nobis,  si  nosti  hie  peregrinum  aliquem,  nomine  Placidam,  cum 
Uxore  et  diiobus  Filiis?  Et  si  demonstraveris  nobis  enm,  damus  tibi 
pecunias.  Quibus  ille  dixit:  Quapropter  eum  quaeritis?  Qui  dixerunt  ei: 
Amicus  noster  fuerat,  et  volumus  eum  videre  post  multos  annos.  Dieifc 
ad  eos  Eustathius:  Talem  bie  virum  non  cognovi.  [Attamen  huc  sueee- 
dite,  in  domum,  in  qua  hospitorjj  uam  et  ego  peregrinus  sum.  Et  as- 
sumens  eos  duxit  in  hospitium  suum,  et  abiit  emere  vinum,  ut  potaret 
eos  propter  aeslum. 

inveuitur,  14  Et  dixit  ad  dominum  domüs,  in  qua  hospitabat:  Noti 

11  um  jjjjjjj  g^Q|.  jg^j  homines,  et  propter  hoc  huc  venerunt:  praebe 
ergo  mihi  cibos  et  vinum,  ut  frnantur,  et  reddam  ea  tibi  in  tempore  de 
mercede  mea.  Ille  veiö  alacriter  praebuit  eis,  quae  fuerant  necessaria, 
Keficiens  autem  eos  Eustathius,  non  poterat  sustinere,  recolens  priorem 
vitam  suam,  sed  perfundebatur  lacrimis:  plorabat  autem  foras  egrediens, 
et  lavabat  faciem  suam,  rursusque  ingrediebatur  et  ministrabat  eis. 
Illi  verö  considerantes  eum,  eoeperunt  paulatim  ad  aguitionem  visionis 
ejus  venire,  et  ad  alterum  dicebant:  Quam  similis  est  iste  bomo  illi, 
quem  quaerinius!  Unus  autem  ait  socio  suo:  Valde  similis  est  illi:  scio 
autem  ego,  quöd  habet  Signum  aliquod  cicatricis  in  cervice  sua  ex  ictu 
belli.  Consideremus  ergo:  si  habet  Signum  in  cervice  sua,  ipse  est,  qui 
quaeritur  ä  nobis.  Considerantes  verö  cautiüs,  vident  cicatricem  in 
cervice  ejus,  et  confestim  exilieutes  osculabantur  eum,  et  cum  lacrymis 
interrogabant,  si  ipse  esset,  qui  aliquando  magister  militum  eorum  fuerat. 
Ille  verö,  profusis  lacrymis,  dicebat:  Non  sum  ego.  Demonstrantes 
verö  illi  signuni  in  cervice  ejus  et  jurantes,  quod  ipse  esset  magister 
militum  Placidas.  Et  de  Uxore  ejus  et  Filiis  interrogabant  eum  et 
alia  plura  c^mmemorabant  ei.  Tunc  confessus  est,  quöd  ipse  esset: 
et  de  Uxore  et  Filiis  dixit  illis,  quomodo  mortui  essent.  Et  dum  haec 
dicuutur,  omnes  illius  viel  homines,  quasi  ad  Signum  et  spectaculum 
veuiebant.  Tunc  ergo  milites  [sedato  tuniultu]  exponebant  eis  de  virtute 
\'iri  et  de  priori  ejus  gloria.  Audientes  autem  flebant,  dicentes: 
Quanta  exaltatio  Viri,  qui  nobis  mercede  servivit! 
adductiie,  15  Tunc  milites  insinuavcrunt  ei  praeceptum  imperatoris, 

^TcUur'^^'    ^^  iiiduentes  illum  vestibus  optimis,  accipientes  illum  perge- 
bant  in  viara  suam.    Omnes  verö  de  vico  [procedebant  cum 
eo:]  ille  verö  osculans  diniisit  eos.    Ambulautibus  verö  illis  exposuit  eis, 
quomodo   vidit   Christum,    et  quomodo    denominatus   est  Eustathius  in 


Das  .iltfraiizüjiiöelic  Euhstacliiusklicu  5*11 

baptismo,  vt  ([Uac  contig-eruut  ci,  onmiu  exposuit  eis.  Traiisactu  vcrö 
quiudcciiii  dieruin  itinerC;  vcneruDt  ad  iniperatorcm,  et  iugressi  niilitcs 
uuutiaveiimt  ei,  quenuidnioduni  invcneruut  Placidam.  Et  egressus  im- 
pcrator  in  occurj*iiiii  ejus,  o!?t'ulatiis  e.>?t  euni,  [et  multüm  lacnmans] 
iuteiTogavit  eum  suac  di.secssiouis  causam:  [p.  132J  qui  ])er  siiigula 
exjiosuit  imperatori  et  cimeto  senatni.  Et  de  Uxore  siia,  [et  Filiis;  illa] 
quoniodo  in  mari  relicta  esset,  et  quomodo  Filii  sui  ;i  feris  capti  sunt, 
et  totiini  nioeioicni  siium  exposuit.  Facta  est  autem  magna  lactitia 
in  inventione  ejus.  [Porrö  imperator  eum  cousolatus  est]  et  cingitur  ut 
ante  niagister  militum.  Qui  discutieus  militiam,  et  cognoscens,  non 
sufliccre  ad  cunipcsccudum  Lostinm  incursiis.  jussit  tyrones  colligere, 
{et  missi  sunt  per  onines  civitates  et  op])ida  Komani  imperii,  qui  tyrones 
conscriberent.J  Coutigit  autem,  et  illam  tciram,  in  qua  educati  sunt 
Filii  ejus,  describi,  ut  darent  duos  tyrones.  Cuncti  vcrö  illius  vici 
cultores  illos  duos  Juveues,  quippe  ut  peregrinos  decernentes,  tradunt 
expeditionem  facieutibus.  Eraut  autem  grandi  statiira  et  decora  faeie 
valde,  Congregatis  vcrö  cunctis  tyronibus  et  adductis  coram  Magistro 
militum,  qui  omnes  considerans  taxavit  in  numeris.  Videns  verö  illos 
duos  Aduiescentcs,  quöd  essent  super  omnes  dcoori  specie  et  staturä, 
constituit  eos  primos  in  minislerio  suo,  et  videns  in  eis  generositatem 
morum,  uaturali  affectu  impulsus  in  amorem  eorum,  jussit  inter  eonvivas 
mensae  suae  eos  adnumerari. 

16  Et  post  disi)Ositam  militiam,  ut  .solitiim  est,  ])rofectus  Contra 
est  ad  bellum,  et  terram  quidem,  quam  abstuleraut  barbari,  nroficis*-** 
liberavit;  ipsis  ver6  subjectis.  tninsiit  fluvium,  qui  dicitur  citur, 
Hydaspis.  Et  [reclo  itinere  ])rücedeiites  peuetrarunt  in  interiorcm  terram 
barbarorum,  quos  bello  supcratos,  late  vastata  corum  regione,  penitus 
delere  decrevit.  Et,  jirovidenfia  utiquc  Dei  illuni  evocante,  eö  pervenit, 
ubi  erat  Uxor  ejus,  quae.  sicut  dixinms,  üeo  protegente,  ab  alienigcnae 
illius  tyrannide  ])rae!?ervata  fucrat,  atijue,  co  mortuo,  discesserat,  et 
sola  habitabat  in  hortulo  alicujus  ex  indigenis,  cujus  gcrcbat  curam, 
iibiquc,  structo  tabcinaculo,  fructus  custodiebat.  Cum  igitur  ])crvonisset 
in  illum  vicum  Magister  militum,  cah^tra  metatus  est  et  liabitavit  ibi 
tribus  diebus  ropausans  exercilum,  oportuna  enim  erat  possessio  ad 
omnem  delectationem.  Contigit  autem,  ut  tentoria  ejus  figercntur  propc 
hortulum  illum,  quem  custodiebat  Mulier.  Uli  ergo  duo  Adulesceutes 
hospitaverunt  in  tabcinaculo  Matris  suae,  nescientes,  quöd  ipsa  esset 
Genitrix  eorum.  Et,  facto  meridie,  scdentes  exi)onebant  sibi  inviccm 
de  infantia  sua:  babebant  enim  [subobscurc]  in  memoria  eorum,  quae 
contigerant  ei^-  Mater  vcrö  eorum  sedens  c  contra,  intcntiiis  audiebat, 
quae  illi  exponebant.  Diccbat  ergu  frater  major  juniori:  Ego,  dum 
infans  ess-em,  uibil  aliud  in  memoria  babco,  nisi  lioc,  quia  Pater  meus 
magister  militum  fuerat,  Mater  veiöspcciosa  valde,  et  duos  filios  liabe- 
baut,  me,  et  alterum  juniorem  [flavis  capillis]  speciosum  et  ipsum  uimis. 


572  Andreas  C.  Ott 

Accipientes  verö  uos  utrosque,  eg-ressi  8uut  de  domo  uoctu,  et  iDg-ressi 
sunt  in  navim  nobisciim,  nescio,  quo  volentes  ire.  Cum  autem  egrede- 
remur  de  navi,  Mater  nostra  uobiscum  non  erat:  uescio,  quemadmodum 
in  mari  relicta  est. 

17  Pater  verö  noster  portaus  nos  duos,  flens  perg-ebat. 
feliciter  Perveniens  autem  ad  quemdam  fluvium,  transmeavit  cum 
gesto,  fratrc  meo  juniore,  et  me  dereliquit  supra  ripam  fluminis. 
Cum  autem  reverteretur,  ut  et  me  acciperet,  [lupus  veniens  rapuit  illum 
minorem  fratrcm  meum,  et  antequam  ad  me  appropinquässet]  subito  de 
sylva  exiliens  leo  rapuit  me,  et  duxit  me  in  sylvam:  pastores  verö 
eruerunt  me  de  ore  leonis:,  et  nutritus  som  in  possessione,  in  [p.  133] 
qua  et  ipse  scis,  et  non  potui  scire  de  Patre  meo  quid  sit  factum,  neque 
de  Infante.  Haec  audieus  junior,  majore  fratre  dicente,  exiliens  coe- 
pit  flere  et  dicere:  Per  Deum  Christianorum,  ut  audio,  frater  tuus  sum 
ego!  [Novi  enim,  quae  narrasti  mihi,]  quoniam  et  qui  educaverunt 
me,  haec  dicebant,  Quoniam  de  luj)0  te  eruimu?.  Et  amplexi  oscula- 
bantur  se  invicem.  Audiens  verö  haec  Mater  eorum,  et  considerans, 
quae  exposuerant  usque  ad  uavigium,  [conjectansque  ita  circa  illos  con- 
tigisse  omnia,  valde  animo  movebatur]  et  perturbabatur  in  visceribus 
suis;  ampliüs  etiam  videns  Adulescentes  amplectentes  se  invicem  et 
osculautes  et  flentes.  Et  tum  considerans,  diu  tractare  apud  se  coepit, 
si  forte  ipsi  essent  Filii  sui,  maxime  propterea,  quöd  de  Patre  dixerint, 
quöd  magister  militum  fuerat,  et  quia  in  mari  Mater  relicta  est.  Altera 
autem  die  interpellavit  Magistrum  militum,  dicens:  Deprecor  te,  Domine, 
ego  de  terra  Romanorum  sum,  et  captiva  adducta  huc:  perduc  me  ad 
patriam  meam.  Et  haec  dicens,  eonsiderans,  vidit  signa,  quae  erant  in 
Marito  suo;  et  cognoscens,  formidabat  cum  interrogare.  Cum  verö  diu 
continere  se  non  posset,  procidens  ante  eum,  dicebat:  Precorte,  Domine, 
ne  indigneris  contra  Ancillam  tuam,.  sed  propitius  audi  me,  et  expone 
mihi  priorem  vi  (am  tuam. 

Uxoreni  -[^g  £g.Q  qt^\yq  puto,  te  esse  magistrnm  militum  Placidam, 

qui  sub  eo  q^^^i  cognominatus  est  Eustathius  [in  baptismo.J  quem  etiam 
ignoti  dignatus  est  Salvator  ipse  per  cervum  ad  se  vocare,  ut 
crederet  in  eum,  et  incidens  in  temptationes,  et  accipiens  üxorem  suam, 
quae  sum  ego,  et  duos  Filios,  Agapium  et  Theopistum,  perrexit  ad 
Aegyptum;  et  cum  navigaremus,  perdidit  me,  propter  quod  dominus  navis 
barbarus  esset  [et  me  retineret,  qui  me  in  haue  patriam  perduxit].  Et 
teslis  est  mihi  Christus,  quia  nee  ipse  polluit  me,  nee  alter;  sed  usque 
hodie  servavit  Dominus  castitatem  meam.  Et  ecce,  ego  dixi  tibi  signa, 
et  tu  cognoscens  indica  mihi  per  virtutem  Christi  Salvatoris.  Audiens 
autem  haec  Eustathius,  et  ipse  similiter  cousideraus  speciem  ejus,  re- 
cognovit  eam,  et  incontinenti  laetitia  lacrimas  eflundens,  [inquit:  Ego 
ipse  sum,  quem  dicis:  et  surgens  ruit  in  amplexus,  et  osculati  sunt  se 


Das  altfranzösisclio  Eustaclüusleben  573 

invicem,]  et  dabant  gloriam  Salvatori  Christo,  qui  iu  omni  parte  prodest 
servis  suis,  et  revocat  et  consolatur  de  multis  tribulalioiiibiis.  Tunc 
dieit  ei  Uxor  sua:  Domiue  uii,  ubi  sunt  Filii  nostri?  Ciii  dixit:  A  feris 
rapli  sunt:  et  exposuit  ei  quemaduiodum  perdidit  eos.  Et  dixit  ad  eum 
Uxor  ejus:  Gratias  agamus  Christo,  puto  enim,  (luemadniodum  Deus 
douavit,  ut  inveniremus  uos  invieeui,  douavit  ctiam  recognoscere  Fiiios 
nostros.  Dixit  ad  eam  Eustathiu.s:  Dixi  tibi,  quia  ä  feris  capti  sunt. 
Dieit  ad  eum  Uxor  ejus :  Hestcnia  die  sedens  in  horto,  audivi  quosdam 
duos  Juveues  ad  invicem  ioqucntes  [et  narrjintes|  de  intantia  sua;  et 
scio,  quöd  Filii  nostri  sunt:  nee  ipsi  invicem  sciebant,  quia  fratres 
sunt,  nisi  per  expositionem  majoris  fratiis  [agnovissent  se  hesterna  die]. 

19  Nunc  ergo  [cum  hoc  hactenus  ignoras]  cognosce  quanta  luilita- 
sit  pietas  Christi,  qui  utrisque  douavit  agnitionem.  Disce  igitur  Jj)"!'*  "^^ 
ab  eis,  et  diceut  tibi.  Convocans  igitur  Mag-ister  militiini  que 
Adulesceutes,  sciscitatus  est  ab  eis,  qui  essent,  [et  (juae  victor 
illis  accidissent?]  Et  exposuerunt  ei  omnia,  quae  facta  fuerant,  sicut 
suprä  exposuimus,  et  recognovit  eos,  quia  ipsi  essent  Filii  sui.  Et  am- 
plexus  Eustathius  osculatus  est  eos:  similiter  et  Maler  amplexu  oscu- 
lata  est,  et  [incumbentes  super  cervices  Filiorum  suorum,  cum  lacry- 
mis  gratias  agebant  benignissimo  Deo  de  [p.  134]  miranda  agnitione  sua. 
Ab  hora  autem  secuuda  usque  ad  hcxtam  castra  latc  percurrit  rumor 
eorum,  quae  acciderant,  ita  ut  miraretur  congregatiis  exercitus  et  exul- 
taret  propter  eorum  inventioncm  magis,  quam  propter  victoriam  de 
barbaris  relatam.  Maximam  verö  ccicbritatem  pro])ter  agnitionem  suorum 
instituit  Eustathius.  Et  postero  die,  Deo  invocato,  cum  laude  gratias 
referebat  Domino  Christo  de  muxima  ejus  benignitate  et  dementia.]  Post- 
quani  verö  subjeccrunt  universam  circum  terram  barbarorum,  reversi 
sunt  cum  victoria  magna,  et  spolia  multa  i)ortantes  f^  captivos  plurimos 
ducentcs.  Contigit  igitur,  antequam  rcverteretur  Eustathius  de  hello, 
obiisse  Trajanum  impcratorcm,  et  surgere  alteruni  pro  eo  imperatorem, 
nomine  Adrianum,  gentilem  ipsum  pejorem  impietatibus.  Keverso  ergo 
Eustathio  occunit  ei  imjjcrator,  ut  mos  est  IJomauis,  d  victoriae  festi- 
vitatem  celcbravit.  Et  interrogans,  quomodo  in  praelio  viriliter  gesserit, 
de  agnitione  Uxoris  et  Filiorum  ejus,  prolixiüs  extendit  convivium. 
Altera  die  perrexit  in  templum  idoloruni  pro  victoria  sacrificium  idolis 
oblaturus.  Intrante  verö  imperatore  in  temi)Ium  Apollinis,  non  cum 
illo  ingressus  est  Eustathius,  sed  retrocedens  foris  stetit. 

20  Imperator  verö   convocans  eum,  intcrrogavit,  quare  Romam  re- 

non   sacrificaverit   diis  propter    victoriam,    et  victimas    non   pngVue^^dMs 

obtulisset  eis.  maximö  propter  Uxoris  inventionem  et  Filiorum,    sacriHcare, 

Qui  dixit  ad  imperatorem:  Ego  supplico  Christum  Domimini   ^fstiis  cum 

L  xorc  €t 
meum  et  offero  incessanler  ei  preces,   qui  misertus   est  hu-     y\\\\^  f,i,. 

milifati  meae,    et   revocavit  me   de  captivitate,   et  restituit       jicitur. 


574  Andreas  C.  Ott 

mihi  Uxorem  et  Fi  Mos:  alium  verö  Denm  neqiie  scio,  neque  colo,  uisi 
Deum  caelestem,  qui  fecit  mirabilia.  Tuuc  imperalor  irä  repletus, 
jussit  ei  solvi  cingulum,  et  velut  transgiessorem  astare  pariter  cum 
Uxore  et  Filiis,  et  sie  faciebat  contra  euni  quaestiouem.  Coü- 
siderans  igitur  imperator  immutabilem  ejus  in  Ciiristo  fidem,  jussit 
eum  cum  Uxore  et  Filiis  introduci  in  arenam,  et  dimitti  eis  leonem. 
Accurrens  verö  leo,  et  stans  prope  Beatos,  submittens  Caput  et  quasi 
adorans  recessit,  et  coepit  egredi  de  arena.  Tunc  ergo  imperator  videns 
mirabile  spectaculum,  quöd  non  tetigisset  eos  fera,  praecepit  accendi 
bovem  aereum,  et  ibi  introduci  Sanctos.  Convenit  verö  universa  plebs 
Fidelium  et  paganorum,  exspectare  Sanctos,  quomodo  introducerentur  in 
aereum  bovem,  Introducti  verö  in  machinam,  supplicaverunt  carnifices, 
ut  darent  orandi  spatium.  Et  exstendentes  manus  suas  [in  caelum] 
oraverunt,  dicentes:  Domine  Deus  virtutum,  qui  cunctis  invisibilis,  nobis 
verö  Visus  esse  voluisti,  exaudi  nos  deprecantes  te.  Ecce  enim  votum 
nostrum  peractum  est,  quia  recipieutes  nos  invicem,  et  [uniti]  admerui- 
mus  sortem  Öanctorum  tuorum  recipere. 

lüde  il-  21  Sicut  tres  pueri  [Babyloue]  per  ignem  probati  sunt, 

t  -es  in  ^^  "^'^  *®  deuegaverunt,  sie  et  nos  finire  jube  per  istum 
boveai  ignem,  [Et  suscipiamur  hoc  igne  in  hostiam  tibi  toti  con- 
canden-  sumptij  Da  verö;  Domine,  reliquiis  nostris  gratiam,  ut  omnis, 
jecti,niai-  q^i  memor  nostri  fuerit,  partem  nostri  habeat  in  regno  cae- 
tyiii  lornm,  et  super  terram  abundantiam;  vel  si  in  mari,  aut 
in  fluvio  periclitati  fuerint,  et  invoeaverint  te  in  nomine  nostro,  libe- 
rentur  de  periculo,  et  si  in  peccatis  inciderint,  ])er  humih'tatem  nostram 
supplicantibus  veiiiam  jjraesta  peccatorum,  ('/  o-[p.  i;^5]mnibnsmemoriam 
nostri  habentibus  et  glorifieautibus  te,  auxilium  praesta  et  subveni.  Da 
verö,  Domine,  et  comminationem  ignis  in  terrorem  transferri,  et  in  hoc 
finire  nos  jube.  Et  complace  in  corporibus  nostris,  ut  non  separentur, 
sed  sie  simul  reponi  ea  jube.  Et  haec  illis  dicentibus,  vox  ad  eos  venit 
de  caelo,  dicens:  Ita  erit  vobis,  sicut  supplicastis,  et  ampliüs  ab  his 
fiet.  Quia  certatores  per  bonani  vitam  facti  estis,  nmllas  et  magnas 
sustinentes  temptationes,  et  non  vidi  estis,  venite  in  pace  recepturi 
Coronas  victoriae,  et  pro  temporalibus  malis  in  saecula  saeculorum  fruimini 
praeparatis  bouis  [Sanctis.]  Et  haec  audientes  Beatissimi,  alacriter 
semet  ipsos  tradideruut  igni,  [et  illis  immissis  in  aeneam  machinam] 
statim  comminatio  ignis  compressa  est.  Et  glorificantes  intemeratam, 
et  laudabilem  Triuitatem,  et  cautautes  hymnum,  reddiderunt  cum  pace 
animas  suas;  et  non"  tetigit  eos  ignis,  neque  capillus  capitis  sensit 
odorem  ignis,  Post  tres  autem  dies  venit  impiissimus  imperator  in  locum, 
et  praecepit  aperiri  aeream  machinam,  utvideret,  quid  factum  esset  de 
reliquiis  Sanctorum,  et  videutes  corpora  eorum,  putaverunt  eos  adhnc 
vivere,  et  ejicientes,  posuerunt  eos  super  terram. 


Das  altfranzösische  Eustachiusleben  575 

22  Admiratio  auteni  eiinctos  habuit  circumstantes,  quia  laurcä  co- 
neque  ad  capilluni  doniinatns  fuerat  iu  eis  ignis,  sed  craiit  '"(tnaniiii. 
Corpora  spleiulentia  sujicr  iiivem.  Et  forniidnns  impcrator  nbiit  in  pa- 
latiiim  siium;  multitudo  vero,  quae  circumstabat,  cxcianuivcrunt,  di- 
centes:  Magnus  Deus  Cliristiauorum,  unus  et  verus  Dens  Jesus  Christus, 
et  non  est  aliuS;  quia  [servavit  Sanctos  suos,  et\  nee  in  cajjillis  eoruni 
dominatus  est  ignis.  Occulte  verö  Christiani  tollentes  corpora  Sanctoruni, 
deposuerunt  in  celeberrinio  loco,  et  i)0stquani  scdata  est  persecutio, 
ibidem  Oratorium  construxerunt,  et  dei)08uerunt  eos,  celebrantes  memo- 
riam  reliquiarum  Sanctorum  Kai.  Novemb.  lila  est  vita  [sanctorum  ac 
inclylorum  Martyrum]  et  hie  finis  gloriosi  corum  certaminis.  Omnes 
ergo,  qui  mereutur  eelebrare  memoriam  eorum  et  invocare  eos  in  prae- 
sidium,  impetrant,  quae  promissa  sunt  Sanclis.  per  gratiam  Domini  nostri 
Salvatoris  Jesu  Christi,  cui  est  gloria  et  potestas  in  saecula  saeculorum. 
Amen. 

Bibliotheea  Casinensis,  III,  Florilegium,  p.  351— 4:  Passio  sancti 
Eustasii  et  uxoris  et  filiorum  ejus*). 

[p.  351,  1.  Sp.)  In  diebus  Irajani  imperatoris,  idolorum  cultura  ipso 
auctore  pollebat.  P^rat  autem  ea  tempestate  magister  militum  quidam 
nomine  placidas,  uobiiissimus  et  ditissimus  valde,  tarn  in  animalibns 
quam  in  auro  et  argento  et  manei|)iis,  ac  universis  rebus  substantiae 
suae.  Qui  quamvis  i)aganus  existens  studebat  subvenire  miseris,  et 
necessitatem  patientibus  vivendi  substantiam  niinistrare,  ita  ut  accep- 
tabilis  fieret  coram  domiuo  deo  in  operibus  suis.  Erat  autem  idcni 
placidas  magister  militum  slrenuus  bcllator,  et  in  praeliis  triumj)hator, 
ita  ut  audito  nomine  eins  contremiscerent  et  etlugarentur  saepius  ad- 
versarii  eius.  Erat  vero  ei  consuetudo  vcnandi,  et  dum  exisset  seeun- 
dum  cousuetudinem  suam  ad  venanduni,  apparuit  ei  grex  cervorum. 
inter  quos  erat  unus  ]iuh-lierrimus,  et  omni  dccore  mirabilis.  Quem 
videns  praedictus  magister  militum,  relictis  omnibus  qui  apparuerant 
ei  ipsum  lantum  ])ersequebatur.  Et  dcficientibus  ad  perse(iuendum 
secum  euntibus  ipse  solus  persecutus  est  cum  in  silvam  condensam,  et 
pertransivit  cervus  in  verticem  montis,  et  stetit  super  saxum  iu  loco 
altissimo,  et  non  jiraovaluit  placidas  apjn'opinqua  [2.  Sp.]  re  ad  ccrvuni. 
stetitque  cogitaus  qualiter  posset  ca])crc  cum.  Et  dum  cousidcraret 
magnitudinem  eius  ostendit  deus  magnum  miraculum  super  cornua 
eiusdem  cervi,  et  apparuit  Signum  sanctae  crucis  super  claritatem  solis 
illustrans  eum,  et  vidit  inter  media  cornua  eius  imaginem  salvatoris, 
cuius  vocem  audivit  dicentem  sibi  :  0  placidas,  ut  quid  me  persequeris? 


1)  Ich  scheide  zwischen  Punkten,  Doppelpunkten  und  Kommata;  dor  Druck 
bringt  überall  erstere,  ausser  einigen  Strichpunkten  am  S(;hhiss. 


576  Andrens  C.  Ott 

eg'O  sum  ihesiis ,  quem  tu  ignoras ,  in  elemosinis  et  actibus  bonis, 
Visus  es  venerari.  Propter  qiiod  apparui  tibi,  ut  per  cervum  venarer 
te,  et  mitterem  in  retia  venationis  meae. 

Quo  audito  magister  militura  expavit,  et  pre  timore  ceeidit  in 
terram.  Et  iterum  elevans  caput,  iutueri  coepit  mysterium  visionis 
suae.  Et  dixit  ei  dominus:  noli  timere,  sed  eonsei va  quae  dico  tibi, 
credens  fiducialiter,  ut  non  pereas  sed  habeas  vilam  aeternam.  Et 
dixit  placidas:  credo  doniine  quia  tu  es  qni  revocas  errantes,  et  erigis 
cadentes,  et  resuscitas  mortuos.  Et  dixit  ei  dominus:  si  ergo  credis, 
vade  et  exqnire  sacerdotem  christianorum  qui  te  abluat  a  sordibus 
paganorum  per  lavacri  foutem  et  baptismum  regenerationis.  At  ipse 
dixit:  si  vis  domine  indicabo  haee  filiis  meis  et  raatri  corum.  Et  dixit 
dominus:  vade  et  indica  eis,  ut  et  ipsi  credant,  et  habeant  vitam 
aeternam.  Et  veniens  magister  militum  indicavit  baec  uxori  suae  et 
filiis.  Et  dixit  ei  uxor  sua:  0  domiue,  tu  vere  deum  vidisti  quem 
cbristiani  venerantur.  Nam  et  ego  praeterita  noete  in  visu  aguovi 
magnitudinem  mysterii  buins.  Vidi  enim  gloriosissimam  speciem  viri 
dicentis  michi:  ecee  vir  tuus  et  filii  tui  una  tecum  adhaerebunt  michi 
per  baptismum,  ut  non  pereatis,  sed  aeternam  vitam  possideatis. 
Credo  ergo  quod  ipse  ad  me  locutus  est,  qui  et  tibi  apparuit,  festine- 
mus  itaque  adimplere  quaecumque  nobis  praecepit.  Et  mox  inquirentes 
iuvenerunt  quendam  sacerdotem  cbristiauorum,  eui  dum  occulte  iudi- 
casseut  mysterium  visionis  suae  baptizuti  sunt  ab  eo  in  nomine  patris 
et  filii  et  Spiritus  sancti.  Qui  videilcet  sacerdos  placidam  nominavit 
eustasium,  et  primogenitum  filium  eins  nominavit  agapitum,  et  fratrem 
eins  tbeopistum,  matrem  vero  eorum  nominavit  tbeopisten,  et  facti  sunt 
participes  communionis  corporis  et  sanguinis  christi. 

Deinde  post  baptismum  abiit  beatns  eustasius  in  locum  montis  ubi 
apparuerat  ei  dominus,  in  quo  loco  oranti  iterum  locutus  est  salvator 
dicens  :  bea-[p.  35-^?  1-  öp.]tus  es  vere  quia  suscepisti  baptismum  salutis, 
et  regeneratus  es  in  nomine  patris  et  filii  et  spiritus  sancti  ad  vitam 
aeternam.  Sed  dico  tibi  quia  in  hoc  praescnti  saeculo  supervenient  tibi 
tribulationes,  temptationes,  et  pericula  multa,  donec  pereant  omnia  quae 
habere  in  hoc  mundo  iuventus  es.  Oportet  enim  te  in  bis  tempta- 
tionibus  existere  similem  iob.  Et  iterum  cum  humiliatus  fueris  in  temp- 
tationibus  tuis,  visitabo  te  in  bonis,  et  restaurabo  te  in  consola- 
tionibus  multis,  donec  pervenias  ad  martyrii  trinmpbalcm  corouam. 
Deinde  cum  redisset  eustasius  in  domum  suam,  coepit  decidere  familia 
eins  in  aegritudinem,  et  in  lauguores  multos,  donec  consumpti  sunt 
omnes  in  mortem,  similiter  et  omnia  animalia  eins.  Latrones  etiam 
venerunt  diripientes  omnia  de  domo  eins,  aurum  scilicet  et  argentum 
ac  vestes  multas,  et  nichil  aliud  remansit  ei  nisi  duo  filii  sui  et  mater 
eorum.    Unde  non  sr  "erentes  inter  quos  noti  fuerant  confusionem  vere- 


Das  altfranzösisclie  Enstachiuslohon  f)77 

cnndiae  suae,  recesscrunt  occulte  noctu  ut  trau^irent  in  aeg:yptuiii,  et 
peiTenerunt  ad  mare,  et  ingrcssi  sunt  iiavcni  ubi  eiant  barbari  et  ir- 
rationabiles  homiiies. 

Et  cum  pcrveiiisseut  ad  portimi,  cocpit  dicerc  iiaiiclerius  (jnia  con- 
cupierat  mulierem  eins:  da  mihi  naulum  meum.  Et  (piia  noii  habe- 
bat quod  daret,  teuuit  uaucierius  iixorem  eins.  Sed  dum  nou  »luies- 
ccret  eustasius  i)ostulare  eiim  pro  uxore  sua,  i)raecepil  uautis  suis  ut 
iaetarent  eum  ia  mare.  Et  quouiam  sensit  eustasius  uaucleriiim  insidi- 
antem  sibi,  subito  accipiens  occulte  duos  filios  suos  dereliquit  matrem 
eoruni  a})ud  nauclerium,  et  fugiebat,  plorans  et  gemens,  dicensquc: 
ve  Vobis  lilii  mei,  quia  mater  vestra  derelicla  est  viro  alienigeuae  et 
irrationabili  homini.  Et  euntes  cum  lacrymis  et  tristitia  multa,  per- 
vencrunt  ad  ([uoddani  flumcn.  Et  dubitavit  eustasius  introire  in  flumen 
cum  filiis  proj)tcr  abuudantiam  aquae,  et  reliquit  unum  eoium  ad  ii])am, 
et  alterum  super  humeros  suos  deportavit  ad  alteram  ripam,  et  coepit 
reverti  ad  filium  quem  reliqucrat.  »Sed  autequam  perveniiet  ad  ripam, 
prospiciens  vidit  leouem  rapere  filium  suum,  ad  quem  pergebat,  et  coe])it 
redire  post  se  cum  gemitu  et  fletu  et  gravi  dolore  ad  filium  quem  de- 
portaverat  ad  alteram  ripam,  et  prius  quam  exiret  de  fiumine  ut  per- 
veniret  ad  euu),  venit  lupus  et  rapuit  eumdem  filium  eius.  Egressus 
[2.  Sp.]  vero  eustasius  de  fiumine,  erat  trahens  capillos  suoS;  et  plorabat 
amarissime  filios  suos,  et  cogitabat  semetipsum  in  aquam  praecipitare, 
sed  nou  permisit  eum  dominus  deus,  providens  illi  bona  quae  erant  ei 
futura,  Tunc  leo  qui  rajmerat  filium  eius  cum  deportaret  eum,  fugatus 
est  a  pastoribus  et  a  canibus  et  reliquit  puerum  illesum,  et  ipse  ignorans 
quid  actum  esset  de  patre  eius  habitabat  cum  pastoribus  temporibus  multis. 
Et  trater  eius  qui  laptus  erat  a  lupo  liberatus  est  ab  aratoribus,  ignorans 
quid  actum  esset  de  patre  vel  fratre,  et  habitavit  cum  illis  a  quibus 
liberatus  est  multis  temporibus.  Eustasius  vero  dum  esset  in  amari- 
tudine  et  doloribus  multis,  dicebat:  ve  michi  qui  aliquando  flurcbam 
sicut  arbor  florida  et  fiuctificaus,  et  ecce  duuc  expoliatus  sum  et  de- 
uudatus  Omnibus  bonis.  8cd  tu  domine  omnij)olens  et  misericors  non 
derelinquas  me,  ueque  despicias  in  tribulatiouibus  meis.  Kecordalus 
sum  enim  (luod  dixisti,  (|uia  oporterct  me  velut  iob  sustiuere  tribu- 
lationes  et  temptationes  multas,  sed  consideravi  quia  iob  quanquam  a 
facultatibus  suis  exiuaniuis  fuisset,  habuit  tamen  amicos  qui  cunsola- 
reutur  eum.  Ego  vero  agrestes  feras  inveni  quae  |)ro  consolatione  de- 
voraverunt  filios  meos.  Job  et  si  privatus  fuit  filiis  et  omni  substantia, 
tameu  uxorem  suam  secum  habuit  pro  aliqua  consolatione  tenqjtationis 
suae.  Ego  vero  et  ab  uxore  viduatus  sum.  8cd  quid  dicamV  Nisi  tu 
domine  tolerantiam  et  sufTereutiam  concedas  michi,  et  ponas  custodiam 
ori  meo  ut  non  peccem  tibi.  Deinde  beatus  eustasius  vcniens  in  quen- 
dam  locum,  coepit  ibi  operari  manibus  suis,  donec  fpperunt  eum  homincs 

Romanische  For.iclningen  XXXII.  |'57 


5t8  Andreas  C.  Ott 

eiusdem  loci  custodem  agrorum  suorum,  et  vivebat  ex  iis  mereedibus 
per  singulos  annos,  quod  faciens  adimplevit  in  eodem  loco  quindecim 
annos.  Nauclerius  vero  peiduxit  mulierem  eius  in  patriam  suam,  sed 
talem  feeit  dominus  deus  virtutem  cum  ea,  ut  uon  prevaleret  violare 
eam.  Deinde  contigit  ut  in  brevi  tempore  nauclerius  moreretur,  et 
mulier  absoluta  est  ad  faciendum  quod  illi  placeret.  Post  aliquot  vero 
tempus  dum  a  barbaris  eiusdem  loci  vastarentur  fines  romanorum,  coepit 
Imperator  inquirere  quid  actum  esset  de  placida  qui  fuit  magister  mili- 
tum,  cuius  fortitudine  et  industria  saepius  effugati  fuissent  alienigenae, 
et  misit  idem  imperator  duos  milites  qui  vocabantur  antiochus  et  agarius 
ad  inquiren-[p.  353,  1.  Sp.]  dum  eum  per  omues  provincias  sub  imperio 
eius,  At  ipsi  euntes  dei  nutu  ])ervenerunt  ad  vicum  in  quo  eustasius 
erat  custos  agrorum,  et  viderunt  eum  sed  non  cognoverunt.  Ipse  vero 
cognovit  eos,  et  salutatus  ab  iis  resalutavit  eos  dicens:  paxvobis  amici 
et  fratres.  At  ipsi  dixerunt  ei:  Rogamus  te  ut  dicas  nobis  si  forte  vidisti 
vel  audisti  aliquid  de  magistro  militum  qui  piacidas  vocabatur.  Et  ipse 
dixit:  et  quae  causa  est  vobis  ad  inquirendum  eum?  Et  dixerunt  ei: 
quia  magnus  amicus  noster  fuit.  Unde  qui  iudicaverit  ipsum  nobis, 
remunerabimus  eum  magno  dono.  At  ipse  dixit:  ego  hie  peregrinus 
sum,  et  quomodo  novi  quem  quaeritis?  Sed  rogo  vos  venite  et  reficite 
apud  me.  Qos  consentientes  sibi  perduxit  in  hospitium  suum  et  prae- 
paravit  quod  comederent  ipsi  apud  eum.  Qui  dum  reficerentur,  paulatim 
in  corde  suo  cogitare  coeperunt  quod  hie  esset  consimilis  illi  qui  ab  eis 
quaerebatur.  Et  dixerunt  ad  iuvicem:  Si  hie  homo  Signum  cicatricis 
habet  in  collo  suo  quod  nos  scimus,  vere  ipse  est.  Quo  dicto,  erigentes 
se  viderant  in  collo  eius  Signum,  et  exclamaverunt  cum  gaudio  magno 
dicentes:  Vere  tu  es  magister  militum  piacidas  quem  nos  quaerebamus. 
Quae  omnia  nota  facta  sunt  in  illis  locis.  Tunc  vero  quamvis  nolentem 
et  recusantem  honorem  saeculi  huius,  perduxerunt  eum  ad  imperatorem, 
de  quo  imperator  valde  laetus  eö'ectus,  constituit  eum  esse  caput  exer- 
cituS;  et  congregati  sunt  ad  ipsum  ex  omni  provincia  milites,  inter 
quos  venerunt  et  duo  filii  eius  qui  a  feris  fueraut  liberati,  nescientes 
inter  se  quod  fratres  essent,  et  erant  consimiles,  rufi  capillis  et  facie 
supra  ceteros  pulcriores.  Et  placuerunt  eustasio  in  decore  aspectus  et 
in  eloquentia  oris  sui,  et  fecit  eos  ceuturiones,  ignorans  quod  fratres 
essent  vel  filii  sui.  Et  audita  est  inter  barbaros  opinio  quod  piacidas 
preliator  exisset  in  bellum  contra  eos,  et  nocte  recesserunt  barbari  in 
solum  proprium.  At  ipse  profectus  cum  exercitu  transivit  danuvium, 
et  occupavit  provincias  multas,  donec  pervenit  in  quoddam  oppidum, 
quod  se  tradidit  ei  ne  cum  pereuntibus  damnaretur.  Et  erat  in  ipso  loco 
mulier  ei  assistens  ad  fenestram  tabernaculi,  ut  videret  exercitum  appli- 
cantem.  Et  ecee  illi  duo  iuvenes  qui  erant  centuriones,  ingressi  sunt 
in    quendam   hortum    qui   erat   iuxta   tabernaculum    in   quo  assistebat 


Das  altfranzösisclie  Eiistacliiiisleben  570 

miilier  supradicta,  qnae  per  feneslram  intue-  [2,  Sp.]  batur  eos,  et 
igiiorabunt  quod  esset  mater  eoruni.  Sed  et  ipsi  inter  86  uesciebant 
cognationem  siiam,  vel  quod  essent  fratres  et  filii  eiusdeni  mulieris.  Et 
dum  ibidem  colloquerentur  de  iufautia  mn  ad  invicem,  referebat  iinus 
ad  alterum:  ego  recolo  quod  pater  mcus  magister  militum  fuit,  et  mater 
mea  pulcra  faeie  et  magno  decore,  et  fratcr  mens  rufus  capillis  et  facie 
piilcbra.  Egressi  aiitem  occulte  uocturnis  boris,  nescio  quo  nos  pater 
iioster  cum  matre  ducebat,  donee  iolroivimus  navem.  Deinde  exeuntes 
de  navi  matrem  iiostram  non  vidimus,  nescientes  qnid  actum  esset  de 
ea,  et  ibat  pater  meus  cum  fletu  et  gemitu,  donee  pervenimus  ad  quod- 
dam  flumeii.  Et  reli(iuit  nie  pater  meus  in  ripa,  et  portans  fratrem 
meum  minorem  ad  aliam  partem  tran^ivit.  Qui  dum  ad  mc  rediret  iit 
similiter  me  transportaret.  rapuit  me  leO;  sed  liberatus  sum  a  pasloribus 
et  babitavi  cum  eis  temporibus  multis.  Quo  audito  frater  eins,  erigeus 
se  et  exultans  cum  lacrimis  dixit:  per  virtutem  cbristi  ego  sum  frater 
tuus,  quia  qnae  recitasti  omiiium  memoror,  et  ({uia  me  pater  meus  trans 
flumen  deportavit,  et  dum  ad  te  ipse  rediret,  ego  a  iupo  raptus  sum, 
sed  liberaverunt  me  aratores,  et  babitavi  cum  eis  multis  temporibus. 
Quibus  dictis  erant  in  gaudio  magno,  amplectentes  se  et  osculantes  in 
magna  caritate  fratcrnitatis,  quia  post  longum  tempus  invicem  se  re- 
cognoscere  meruernnt.  Tunc  praedicta  mulier  mater  eorum  assistens 
ad  fenestram  tabernaculi,  valde  mirabatur  si  ipsi  essent,  vel  si  viverent 
filii  eins.  Et  exiens  cito  mulier  de  tabernaculo  ad  interpellandum  pro 
se  principem  excrcitus  romanorum,  eo  quod  ibidem  captiva  detineretur. 
Ut  vidit  eustasium  recognovit  cum,  et  proiecit  se  ad  pedes  ciusdiceus: 
ego  sum  quae  derelicta  sum  in  navi  apud  nauclerium,  et  alienigena  non 
tardavit,  sed  cum  omni  celeritate  defunctus  est.  Et  testis  est  mihi 
dominus  qui  operatus  est  mecum  banc  virtutem,  quia  neque  ipse  neque 
alius  me  contaminavit.  Quo  audito  custasius,  recogiiovit  eam,  et  con- 
versus  in  gaudium  benedixit  dominum  propter  praesentiam  eins,  et  dixit 
ad  eam:  filii  nostri  a  feris  comesti  sunt.  At  ipsa  dixit:  sicut  et  nobis- 
cum  ita  et  cum  filiis  nostris  fecit  dominus  virtutem  suam.  Nam  et  audivi 
et  vidi  duos  iuvenes  loquentes  et  agnovi  quia  et  tu  pater  eorum  es  et 
ego  sum  [p.  354,  1.  S[).]  mater  ipsorum.  Quo  dicto  fccerunt  eos  venire 
in  praesentia  et  referentes  sibi  ad  invicem  quae  illis  contigerant. 
Agnoverunt  se  et  exultavcrunt  in  magno  gaudio  pater  et  mater  cum 
filiis  suis.  Et  admiratus  est  omnis  excrcitus  romanorum  de  iis  quae 
illis  contigerant.  Deinde  circumeuntes  provincias,  regressi  sunt  romam 
cum  magno  triumi)bo  et  gaudio,  reducentes  secum  plurcs  caj)tivos,  et 
spolia  multa.  Sed  dum  rcgredcrentur  mortuus  est  traianus  imperator, 
et  successit  illi  in  Imperium  adrianus  paganissimus,  qui  venit  obviam 
eustasio  redeunti  de  praelio.  Eo  quod  fecisset  victoriam,  et  con- 
gratulabatur  ei  cum  exercitu  suo  pro  triumi)ho  victoriae  eins,  et  pro 
inventinne  uxoris  et  filiorum  eins. 

37* 


580  Andreas  C.  Ott 

Post  haec  ingressns  est  imperator  in  templum  idolorum,  et  im- 
molavit  victimas  diis  suis.  Eustasius  vero  non  est  ingressus  in  templnm, 
sed  neque  uxor  eins  neque  filii  ipsius.  Quo  audito  imperator,  iudig-- 
natus  ad  eustasium  dixit:  quare  non  introisti  in  templnm  ad  offerenda 
libamina  diis  nostris?  Et  dixit  eustasius:  qnia  ego  christianus  sum^  et 
Christum  regem  cuelestem  adoro,  qui  me  triumphare  fecit,  et  nxorem 
et  filios  meos  de  multis  perieulis  liberavit.  Tunc  iratus  imperator, 
fecit  eum  cum  uxore  et  filiis  suis  in  arena  recludi,  et  leouem  ad  eos 
devorandos  diraitti.  Quos  videns  leo,  territus  capite  inclinato  recedebat 
ab  eis.  Et  videns  imperator  tule  miraculum,  amplius  est  indignatus, 
et  fecit  bovem  aereum  igne  succendi  ut  in  eo  recluderentur  ad  com- 
burendum.  Sed  prius  quam  in  vase  aereo  igne  succenso  recluderentur, 
oravit  eustasius  dicens:  Domine  dens  omnipotens  ad  te  clamamus, 
tuamque  clementiam  deprecamur,  ut  fiant  corpora  nostra  per  hunc  ignem 
velut  incensum  in  conspectu  tuo,  et  omnes  qui  nostri  memoriam  fecerint 
percipiant  hubertatem  in  terris,  et  cousequantur  de  coelis  tuae  gratiae 
largitatem.  Et  hoc  nobis  domine  praestare  digneris,  ut  in  uno  loco 
recondautur  corpora  nostra.  Ut  qui  viximus  separati  temporibus  multis, 
amodo  in  uno  sepulcro  adunati  praevaleamus  subvenire  languentibus 
vel  aegrotiS;  et  omnibus  qui  in  quacumque  tribulatione  fuerint  constituti 
et  nostri  memoriam  fecerint,  ut  ex  hoc  cognoscant  omnes  quia  recepisti 
nos  in  gloria  regni  tui.  Quo  dicto,  facta  est  vox  de  caelo  dicens: 
exaudita  est  eustasi  oratio  tua,  et  ita  facio  omnia  [2.  Sp.]  sicut  postu- 
lasti,  ut  sciant  omnes  quia  dedi  vobis  coronam  victoriae,  et  palmam 
triumphalem  in  coelis.  Deinde  missi  sunt  a  paganis  in  vas  aereum 
igne  succensum.  Et  sie  3-mnum  deo  dicentes,  suscepti  sunt  ab  angelis 
in  coelum  et  de  corpore  recesserunt.  Sed  nee  capillus  de  capite  eorum, 
nee  ulla  pars  vestimentorum  aut  corporum  ab  igne  combusta  est,  sed 
illesi  de  vase  aer€0  educti  sunt.  Quos  videns  imperator  cum  ministris 
suis'),  valde  sunt  admirati,  quod  neque  vestimentu  corporis'),  neque 
capillos  capitis'),  nee  ullam  partem  membrorum  incendia  contingere 
praesumpsissent.  Et  dicebat  imperator:  Vere  hoc  magicis  artibus  actum 
est  ut  ab  igne  non  cremarentur.  8ed  multitudo  magna  ex  populo 
dixerunt^:  vere  magnus  est  deus  christianorum.  Deinde  superveniente 
nocte^),  occulte  de  loeo  illo  a  christianis  sublati  sunt,  et  in  uno  loco 
sepulti.  Ubi  pacis  tempore  quiescente  perseculione  basilica  fabricata 
est,  quorum  natalicia  sacra  devotione  mensis  maii  die  vicesima  cele- 
bramus,  ut  ipsorum  intercessionibus  adiuti'),  ad  perpetua  gaudia  per- 
venire  mereamur.  Per  ihesum  christum  dominum  nostrum,  cui  est 
gloria  et  imperium  in  saecula  sacculorum.    Amen. 


1)  Im  Druck  steht  ein  Strichpunkt. 


Das  alttraUiiöäiselic  L^ustacliiiislcljuu  öJSl 


Anmerkungen. 


3.  Zu  oe  im  Wortaulaut  cf.  C.  Wahlund,  „Die  altfrauzösische  Prosa- 
übersetzuug  vou  Breiidans  Mcerfalirt  (Upsala   1900),  p.  XLIX,   Aum.  2. 

3  SS.    Der  Gedanke,  dass  der  Glaube    ohne   eutspreclieude  Werke  nichts 
gilt,   findet   sich  Jac.  2,   i4,   i7,   20;   Matth.  7,  2u,  •>:. 
7  SS.  Vom  Glauben  des  Teufels  Jac.  2,   id. 
17.  Grioni,   £*•  1  —  1,  v.  21:  Pluxor  ue  a  c.a  conduti  a  morto. 
22.  de  sainte  foiescu:  i.  B.  Ps,  18,  ;t;  Ps.  3,  4;  Ps.  7,  11:  Eph.  6,  m. 
31 — 2.    Vou  dieser  wohl  sprichwörtlichen  Redensart    habe  ich  iu  dou 
mir  zur  Verfügung    stehenden   Abhandlungen   Ulrichs    und   Stengels    (cf.   Z. 
f.   frz.   Spr.   und   Lit.,   XXVII 1,   p.  2ü7  ss.)   kein   Beispiel   gefunden. 
45.   Grioni,  f  2 — 2,  v.  115:   E  perro  Tinperador  traiem. 
55 — 6.    Muss  verderbt    sein:    indessen   sehe  ich  nicht,    was  an  Stelle 
davon  zu  setzen   wäre.      Grioni  gibt  den  Passus   folgendermassen: 
f0  2_l    V.  77        Si  ch'el  feva  de  tutta  la  terra 
AI   so  voler  paxe  et  verra. 
Molto  agraudy  l'iuperador 

En  flu  ch'el  fo  so  Recedor  80 

E  conquista  molti  paysi 
E  soto  messe  li  suo  iuuemisi. 
Pluxor  ue  al(,'ideva  in  bataia 
Et  altri  lo  menava  in  seraia, 

In  grossi  ferry  et  in  chadeue  85 

Ch^elly  sofria  molto  grau  pene. 
76.    ber   Vers   scheint  auch   in   der   Vorlage  Grionis  gefehlt  zu   haben, 
da  er  die  ganze  Stelle  (ausser  V.  74)  so  wiedergibt: 
f^  3 — 1,  V.  127      Poveri  el  paseva   soveute 

E  si  dava  ally  nudy  vestiraente; 
Ally   prixoniery  molto  spesso 

Elly   andava  luy   instesso,  130 

Si'nde  trareva  li   sconseiady 
E  visitava  li  amalady. 
87 — 8.     Zu    dieser    iu    den    Chansons   de   (jesie  vorkommendeu  Formel 
cf.  Langlois,  1.  c.,  p.  584,   s.   v.   Saint  Gile. 

92.  Der  Dichter  scheint  damit  sagen  zu  wollen,  dass  die  Jagd  (die 
lateinischen  Texte  drücken  es  neutral  aus)  nicht  Saclie  eines  guten  Christen 
ist.  Dieser  Gedanke  findet  sich  auch  anderswo  im  Altfranzösischeu,  z.  B. 
Po.  Mor.   (ed.   Cloctta),  Str.  18. 

94.  Wiewohl  der  Wegfall  von  Schlusskonsouanteu  vor  folgendem  Kon- 
sonanten eine  dialektisch  belegte  Erscheinung  ist,  setze  ich  sie  doch  zumeist 
ein,  weil  sie  aus  „Unachtsamkeit"  des  Schreibers  weggelassen  worden  sein 
können.  So  auch  Snchier,  Z.  f.  r.  Ph.  XXX,  S.  517  —  8,  entgegen  Foerster. 
98.  Die  lyrische  Z<äsur,  die  doch  eine  Nachlässigkeit  bedeutet  (To., 
I.e.,  p.  100),  wird  durch  die  Umstellung  Ja  encopU  ne  fussent  behoben. 

101 — 2.  God.  kennt  berseor  nicht  als  Bezeichnung  eines  Hundes  (cf. 
dagegen  berseret):  ebensowenig  bcrser  ,.jagen-',  vom  Hunde  gebraucht.  — 
Zu  amenevir  cf.  God.  s.  v.  amenuir. 


582  Andreas  C.  Ott 

104.   Eiu  lauger,  grob  zusammengenäbter  Riss  der  Hs.  Avirkt  für  diese 
Stelle  störend,  sodass  icb  das  eine  Wort  —  das  zweite  im  Vers  —  nicbt 
lesen  konnte.   —   Grioni  scbreibt  an  dieser  Stelle,   £"4 — 1,  V.  183 — 4: 
La  sera  tutto  larga  mente 
Departia  poy  in  fra  soa  centc. 
106.   Die  lyriscbe  Zäsur  wird  durcb  das  aucb  vom  Sinn  verlangte  [en] 
behoben. 

124a.  Strophe  31  zählt  eine  Zeile  zuviel.  Wir  werden  wohl  in  dem 
von  mir  mit  124a  bezeichneten  Vers  die  Interpolation  sehen,  da  er  als 
Gemeinplatz  dem  Schreiber  nach  V.  124  leicht  in  die  Feder  fliesseu  konnte 
und  der  Rest  der  Strophe  sich  so  ziemlich  bei  Grioni  findet  (f°  4 — 1, 
V.  201—4): 

La  donua   sua  molto   honorada 
Vegniva  a  re(;ever  la  spada, 
Che  d'una  9aubra  fuora  insiva, 
Flu  bella  de  aguana  pareva. 
126 a — 1).     Diese  zwei  Zeilen    dürften  wohl  dem   Dichter   fremd  sein, 
da   von   ihnen   bei   Grioni  jede  Spur  fehlt: 

f°  4 — 1         E  quando  Tera  al  sso  talento  205 

fo  4  _  2        Asexo  et  al  so   plaquimento, 
Poy   li  vegnia  intranbi  doy 
Soy  fijoly  davanti  luy, 
Et  ello  spesse  volte  li  abra(,'ava 
E  dolce  mente  li  baxava.  210 

Entranbi  era  molto  somieuti, 
En  beltä  clari  e  resplendenti. 
170 — 2.    Für    die    fehlenden    drei    Zeilen    dürfte    Grioni    kaum  Auf- 
schi uss  bieten : 

f"  5 — 2        De  note  parea  spesso  a  lur,  270 

Allo  signor  et  alla  donna, 
La  quäl  era  molto  honesta  e  bona, 
E  si  lly  reveiava  digaudo 
Per  maginayion   mostrando: 

„Che  ovre  fe-vu  e  che  fati?  275 

Plu  de  bestie  me  pari  mati 

u.   s.  w.  —  Cf.  Str.  315. 
177.    Zu   dieser   wohl   sprichwörtlichen   Redensart    cf.   Aum.   V.  31 — 2. 
180.   Cf.   Aum.  V.  31— 2. 
198.  Grioni,  f°6— 2,  V.  320-4: 

Placidas  non  fo  doxe  ni  Rex, 
Prin(;ipo  ui  conte  ni  marchex, 
Mo  fo  seschalcho  dello  inperador, 
Chavo  del  sso  Regno  et  fator, 
Sovra  tuti  quauti  rie  et  bony. 
205.  Grioni,  f«  7—1,  V.  348—9: 

Che  al  so  grado  benedetto 
Jo   possa  fenir  questo  detto. 
209—10.    lJoh.4,  10. 


Das  jiltlVauzö&iöclic  Eustachi uslebcu  ;")8o 

229  SS.  Zu  dieser  Schilderung  vom  Verhalten  versammelter  Hirsche 
verweist  Mouteverdi,  1.  c,  p.  432  auf  Beda  „In  Psalmur.  lib.  exegesis'', 
Ps.  XLl,  iu  Migue,  ,.Patrologia  Latina",  XCIII  (niclit  XCII),  p.  702,  I): 
„Est  etiam  aliud  quod  et  de  ccrvis  dicitur,  et  in  cervis  videtur.  Quoniam 
enim  longiuquas  regioues  petunt,  aut  per  mare  uaudo,  aut  in  agmine  euudo, 
alter  onus  cai)itis  superponit  clunibus  alterius,  sicquo  se  invicem  portaut, 
nee  se  deserunt,  sed  propositum  iter  peragunt.  IIos  tales  cervos  alloquitur 
Apostülus  dicens:   Alter  alterius  onera  portate. 

231 — 2.  Die  für  diese  Strophe  iu  Betracht  kommenden  Verse  Grionis 
(f°8— 1,  V.  396— 403)  lauten: 

Ogn'  omo  sepa  per  engual 

Che  IIa  natura  del  <,ervo  6  tal, 

Che  quando   la  tra(,e  dco   lion 

Fu^o  per  foresta  abaudon, 

Et  iu  schiera  va  tutty  ordeuady,  400 

Ensembre  streti  et  serady 

L'un  con  l'altro  per  la  foresta, 

Tignando   sulla  cropa  la  testa. 
233—6.   Griüui,   f^'8— 1,  V.  404— 11: 

Quando   lo   primo  ch'6  davanti, 

Ch'a  dosso  porta  tutti  quanti,  405 

E  stancho  del  portar  et  lasse, 

El  se  viem  allora  a  passo  a  passe 

A  quel   da  driedo,   con   vuy   aldite, 

La  testa  sulla  cropa  li  mete, 

E  quello  lo  lassa  bem  far,  410 

E  cos'i  passa  o  chi  vol  andar. 
238.   Grioni,  f"8  — 1,   V.  414— 5: 

(,'o  e  che  charitä  die  serapre 

L'un   l'altro  tegnir    insembre, 
247 — 8.    Anakoluth,    der    durch   Einsetzen    von    a  vor    ses  in   V.  247 
behoben  würde.  —   Grioni,   f  8— 2,  V.  430— 5: 

Un  molto  grande  in  quella  schiera 

En   compagnia  con   quelly  cervy  era: 

Li<;ier  parea  forte  et  isnello 

Et  intro  tutti  lo  plu  hello, 

Et  alle  chorne  so  parea 

Che  pluxor  anny  ello  avea. 
249 — 50.    Dieser  Gegensatz    ist    etwas   seltsam.      Vielleicht    stand   ur- 
sprünglich  an  Stelle  von   iniax  ein  anderes  Wort  (vielleicht  viax  und   nocli 
ein  Einsilbner).  —  Grioni,  fS— 2,  V.  436— 9: 

Pla^idas  vete  li  prexente 

Lo  (,'ervo  si  hello  e  corente, 

Folly  chaQudo   a  plaquimento 

E  Iu  a  tuto  lo  cuor  atento. 
264—5.   Grioni,   f»  9—1,  V.  463—5: 

Guardando   innanti   tutta  via, 

Vete  che'l  yervo  sovra  Iu  venne 

Ad  una  fontaua  c  llv  se  artcuue.  465 


584  Andreas  C.  Ott 

305 — 6.  Der  Keim  convieivie  kauu  nur  =  erwartetem  convole:  voie  seiu. 
Also  latiuisiereude  Formen  wegen  des  Reimzwaugs.  —  Grioni,  f°12 — Ir  15, 
V.  634—7,  bietet  nichts. 

305 — 12.   Hysteron   —   Proteron. 
310—11.  Grioni,   fMO-1,  V.  507— 9: 

E  IIa  donna  Teofista  noma^ 
Et  un   delly  fijoli   agabito, 
Et  Taltro  menor  teofisto. 
zeigt,   dass   in   Grionis  altfrauzösischer  Vorlage  die  Namen   wohl  Theopläsie^ 
Ägapihis    und    Theophiskis    lauteten.   —    Cf.  A.  A.  S.  S.,  §  6,    p.  125    und 
Anm.  y,   p.  129:    „  •  •   •   Christiauum  ejus   nomen    in  aliquibus  Mss.  Actis 
et    Fastis    sacris    Theospite    scribitur,    pro    Theopiste,    seu    Theopista,     sed 
mendose:    uti    et  Agapitus   pro  Agapio,    et  Theospitus  pro  Theopisto''.  — 
An  den  zwei   andern   Stellen  (V.  1035,   1428)  heisst  des  Placidas  getaufte 
Frau   Theophite,   sodass  der  Dichter  vielleicht  in   V.  310 

El  Theophite,  li   "i-  Agapitus 
geschrieben  hatte. 

313.  Hier,  sowie  V.  1401,  1477,  bildet  das  Wort  Eustadies  lyrische 
Zäsur.  Ob  der  Dichter  bei  diesem  Wort,  vielleicht  wegen  Eustachius,  ge- 
legentlich auch  die  letzte  Silbe  als  volltouige,  nicht  unbetonte,  behandelte? 
Ist  es  ein  blosser  Zufall,  wenn  bei  To.,  „Versbau"^,  p.  99,  die  zwei  ersten 
Beispiele  Eigennamen  sind?  Oder  Hesse  sich  bei  Eigennamen  auf  eigent- 
lich unbetonte  Schlussilbe  in  der  Zäsur  eine  abweichende  Behandlung 
feststellen  ? 

315.  Grioni,   f«  12—2,  r  15,  V.  658—9: 

Ben  ave  la  via  in  merauoria 
Segondo  chemo  dixe  la  ystoria. 
337.   Von  des  Teufels  Neid:    Wsh.  2,  24. 

374.  Da  asaxes  (das  ich  in  keiner  Liste  als  doppelformig  finde  * : 
penex  etc.  im  Reim  der  einzige  Verstoss  gegen  die  vom  Dichter  beobachtete 
Scheidung  von  e  und  ie  ist,  dürfte  wohl  asazes  nicht  dem  Dichter  gehören. 
Ein  pikardischer  Kopist  wird  es  an  Stelle  eines  Wortes  mit  ähnlicher  Be- 
deutung (cf.  z.  B.  Cloetta,  Po,  mor.,  p.  253,  Anm.  zu  Str.  196  b)  gesetzt 
haben,   vielleicht  an   Stelle   von   onorex. 

427.    Für  das  fu  der   Hs.,   das  ich   nicht  zu    ergänzen   —  forest  passt 
niclit   —  resp.   korrigieren  weiss,   setze  ich  gaut.     Cf.  V.  1121.   - —  Grioni, 
fo  17 — 2,    —    18  —  1,  V.  943— 50:   E  puo  intra  in   una  chanpagna, 
f°   18  —  1      La  quäl   s'iera  vesin   de  un   gran   boschacjo 

E  s'iera  molto  salvaco.  945 

A  questo  luogo  heustadio 
Consse  alla  Ventura  de    dio, 
Si  como  homo  che  nou  savea 
Tegnir  sentier,  strada  ne  via. 

Per  entro  se  messe  ad  andare,  950 

455.     Albrer  der   Hs.,  das   wohl   einen   Baum   oder   „Bauvi"'    bezeichnet 

(cf.  V.  457),   finde  ich  nicht  bei  God.  —   Ich   dachte  an   eine   andere  Form 

von  cmbier  „Wasserholunder".      Cf.  auber  im  Dict.  Gen.  s.  v.  aubier.  —  Vgl. 

V.  1128   albe.  —  Grioni,  fM9  —  1,  V.  1021 : 

Sotto  uno  alboro   bella  mente. 


Das  altfrnuzÖHiyelic  Mu^lactiiiislrlioii  fj^f) 

469.  Restros  der  11s.  habe  ich  uicht  gefuudeu.  Dagegeu  jiasst  a  cslroa 
„sofort",  hierher.  Cf.  Foe.,  Erec,  Aura,  zu  V,  5592.  —  M.-L.,  ,.Kom, 
Et.  Wtb.",  Art.3104.—  Grioui,  flQ— 2,  V.1048,  übersetzt  das  Wort  nicht. 

476.  Hern  Sclirciber  ist  aus  V.  174  ilcDinndrr  statt  doiiriücr  iu  die 
Feder  getiossou.  In  seiner  ganzen  folgenden  Rede  stellt  Placidas  keine 
Frage.  —   Grioui,   f"20  — 1,   V.  1066: 

Poy  se  comeu(;a  a  lementar. 

494,  496.  l)ie  Wiederholung  von  entcnte  ist,  wenn  sie  vom  Dichter 
herrührt,  eiue  Naclilässigkeit.  Es  liegt  nahe,  weil  diese  zwei  lautlich  und 
begrifflich  sehr  nahen  Wörter  oft  verwechselt  werden  (Ebel.,  Aub.  V.  64, 
p.  70)^  für  den  Dichter  einmal  a/oi/e  anzusetzen.  Cf.  V.  826:  8.  — Grioni, 
f"  20—2,  —  f  21  —  1,   \\.  1101—3)  bietet  nichts. 

510.  Der  Kopist  begann  cha^  als  ob  cliastd,  nicht  haincL  stünde,  und 
unterpunkticrte   niciit  c.   —    Grioni,   f'^  21  — 2,   V.  1149  —  56: 

Ch'el   venne   sul   dreto  chamiu 

Ad  una  villa  li   a   vixin  1150 

Che  in   chavo   di  quel   boscho   era : 
La   eousse  heustadio  la  sera. 
Un   richo  villan  trova  e  vette 
In   sulia   strada,   con   dio   plaxete. 
Quelü   li   fe  deniandaxon,  1155 

8e  albergar  vol   iu   sua  maxou. 
526.    Trova,  pikardisch,  = /romi :  cf.  Einl.  p.  505,   ij  1. 

536.  Die  Zahl  xii  der  Hs.  entspricht  nicht  der  benötigten  Silbenzahl: 
für  Hiatus  liegt  kein  ersiclitliclier  Grund  vor.  —  Grioni,  f"  24— 2,  V.  128.8, 
bietet  die  Zahl  virrwlni,  die  wohl  auch   unscrm  Dichter  gehören  dürfte: 

Quatordexe   anni  cossi   stete 
Intraiibi   fratelly,   con   vuy   alditc. 
Che  may   no   sc  pote   lamentar  1285 

Alguu   de  lor  ni   blaxemar. 
Cf.  V.  981,   1087,   1090,  1105,  1321. 

537.  Da  ich  ein  contee  {comitntu'^eo))ii6  war  bekanntlich  laug  fem., 
und  ist  es  noch  z.  B.  iu  Franelic- Comic)  uicht  gefunden  habe,  setze  ich 
contree.   —   Grioui  gibt,    f*' 25  —  1,   V.  1335,    m\t  paijxe    keinen  Aufschluss. 

538.  Die  Angabe  der  lateinischen  J'ita  {I.e.,  p.  130,  Anfang  Kap.  II) 
und  Passiü  (p.  352,  Sp.  2)  ist  durch  diesen  Vers  recht  ungeschickt  wieder- 
gegeben. Indessen  würde  ich  niclit,  wie  Monteverdi  (1.  c,  p.  433)  ev.  Ver- 
derbtheit annehmen.  —  Darf  man  dem  Dichter  ein  so  grobes  Missver- 
stäudnis,  obumbrare  der  Vita  mit  par  mal  enibler  wiedergeben  zu  wollen, 
zutrauen?  —  Grioni,  f"  25 — 1, — 2,  V.  1333ss.,  gibt  eiue  freie,  vom  latei- 
nischen Text  der    VUa  und   Passio  gauz   abweichende  Schilderung. 

545.  Zur  Zahlenangabe  cf.  Anm.  zu  V.536.  —  Grioni,  f"  26 — 1,  V.  1361 : 

Quatordexe   anny  cossi   stete. 
581.    Cf.   Anm.    V.  536. 

609  —  10,  612.  Nach  den  Versen  1665  —  71  (f"31— 2),  die  ungefähr 
die   Strophe  152   wiedergeben,   sagt   Grioni: 


586  Audreas  C.  Ott  ^ 

E  grando  honor  io  li  fare. 
Or  va  tostü  e  si  lli  tneua, 
Che  apariar  färb  da  cena 

AI  to  plaxer  plena  e  grande  1675 

Con  plena  de  molte  viande." 
Eustadio  lo  Reugra(;iä 
De  questo  dito  e  mercia. 
Die    einzig    erbalteue     Zeile    der     Strophe    153     setze    ich     iu     ungefährer 
Schätzuug    als  zweitletzte    an,    da    Eustachiiis^  Dank    bei    unserm    Dichter 
wohl   nicht  fehlte. 

660.    Grioni  bietet  wohl  nichts  Sicheres: 

f°  32—2     Eustadio  si  lli  mena,  1738 

Sovra  un  bancho  li  fe  asentar 
fo  33_i      E  poy  li  volse  deschol(,-ar.  1740 

684,   Zu  tant  mit  dem  Singular  eines  Substantivs  cf.  To.,  V.  B.  II',  49. 
687,  Grioni,  f°  34  — 2,  V.  1825—6: 

Pill  vu  amava  Vinperador 
Cha  la  soa  destra  man  tutor. 
694.  Victor  Schirling,  „Die  AngriffswafFen  im  altfranzösischen  Epos" 
(Marburg  1887,  Ausg.  und  Abhdlgen),  p.  18,  §  56,  bietet  kein  Beispiel, 
das  die  Kicken-  oder  eher  fehlerhafte  Überlieferung  „point  alron"  be- 
stimmt erklärte.  Ich  setze  anviron  ein,  das  alron  einigermassen  ver- 
wendet.  —  Eine  andere  Deutung  wäre  al  l'ion. 

699 — 700.  Grioni  paraphrasiert  weitläufig  seine  Vorlage,  was  zur 
Kenntnis  der  fehlenden  zwei  Verse  nichts  Bestimmtes  liefert  (f°  34 — 2 
bis  f°  35  —  1,   V.  1833  —  57). 

753.  Dieser  Vers  fällt  aus  der  voi'hergeheuden  Konstruktion  heraus, 
und  steht  anderseits  mit  dem  Folgenden  in  keiner  direkten  Verbindung. 
Dem  Sinn  nach  muss  er  wohl  mit  dem  Vorhergehenden  so  verknüpft 
werden:  „Ich  weiss  nicht,  wie  ich  unter  dem  Himmel  in  irgend  einer 
Weise  Gott  einen  bessern  Dienst  erweisen  könnte.  Ganz  besonders  aber 
meinen  Baronen   und  meinen   Mannen". 

755.  Grioni,  f«  35—2  bis  f°  36—1,  V.  1907-8: 
El  non  fo  femena  ni   homo, 
Che  mi  desse  lo  valor  d'un  pomo. 
769.   Zu  pikardischem  orra  =  orrai  siehe  Einl.  S.  505,  §  1. 
780a.    Vielleicht  ist  diese  Zeile  von  einem  Kopist  von  einer    andern 
Stelle  her  irrtümlich  hierher  geschrieben  worden.    Bei  Grioni  schildern  die 
Boten  zuerst  ausführlich,  was  unser  Dichter  V.  778—9  kurz    abtut  (f°  37 — 2 
bis  f°  38 — 1,V.2  015 — 41),  ihr  eigenes  Suchen,  dann  des  Placidas  frühere 
Stellung  und  plötzliches  Verschwinden. 

Immerhin  möglich  wäre  es,  dass  die  V.  2042  —  51  Grionis  ungefähr  die 
Strophe  wiedergeben,  von  der  V.  780  a  unserer  Dichtung  der  letzte  Rest 
wäre.  Allerdings  würde  dann  ein  ziemlich  plumpes  Hysteron-Proteron 
vorliegen : 

f*'  38  —  1      Ancora  li  conta  la  vera 
Che  fexe  poy  i  persiany 
A  l'inperio   et  ally  romany, 
E  con  li  nemixi  dello  inperio  2045 


Das  alliiaiizüsisi^lif  Kust;Kliiii8lebi.'ii  587 

f*^  38—2     S'afui\a  cou  grau   dexederio 
De  far  sempre  tuto  '1  mal, 
Si  como  cente   deslial 
Che   al  tenipo   che   n'era  lo   baron 
Stava  tuti  in   3ubie(,ion.  2050 

Perco  lo  dexira  molto   forte. 

823.  Durch  Eiusetzen  von  foiccs  anstatt  foics  wird  die  lyrische  Zäsur 
behoben. 

I  2  824.  Bei  der  etwas  phantastischen  Kriegsschilderuug  unseres  Dichters 
ist  die  an  dieser  Stelle  für  pasayc  zu  wühlende  Bedeutung  nicht  von  vorn- 
liereiu  ersichtlich.  Man  kann  sowohl  an  „droit  de  passage",  God.  VI,  22'', 
„Weggeld,  Passierabgabe'',  wie  an  „endroit  par  oü  Ton  passe",  God.  X, 
288"=,  „Durchgang,  Pass",  denken.  Für  letzteres  spricht  V.  825,  die  Ver- 
bindung mit  pors  (cf.  God.  X,  288^  das  Beispiel  Rol.  741),  sowie  aqnitcr 
V.  1239,   1268. 

826.  Nach  Ausschaltung  des  [)roveuzalischeii  ncjjunc  zählt  der  Vers 
eine  Silbe  zu  wenig.  Für  Annahme  von  nuH'r  mit  Hiatus  ist  kein  Grund 
ersichtlich:   es  dürfte  eine  Konjektur  am   Platze  sein,  etwa 

Li  enpereres  n'i  met  mie  s'entente 
=   „der  Kaiser    ist    damit   keineswegs   einverstanden-'.     Cf.  God.  IX,  s.  v. 
cntente,  p.  482.  —  Grioui,  f«  42—1,  V.  2268—9: 
Per(,'o  al  cor  raolto  me'u  doio 
S^io  non  abato  el  so  argoio. 

828.  Zu  der  Wiederholung  des  Reimwortes  antaate  cf.  Anm.  V.  494, 
496.  —  Ist  indessen  die  Übersetzung  von  entente  V.  826  mit  „Einver- 
ständnis" richtig,  so  ist  diese  Wiederholung  wegen  der  Bedeutungsverschieden- 
heit zulässig.     Cf.  p.  495,  s.   v.    „Identischer  Reim-'. 

841.  Das  Fut.  avcra  der  Überlieferung  passt  nicht  in  den  Zusammen- 
hang:  vielmehr  verlaugt  derselbe  eine  Präsensform.  —  Grioni   bietet  nichts. 

859.  Marchis  kann  unmöglicli  liier  „Markgraf"  heissen,  da  es  sich 
doch  um  die  von  der  Landbevölkerung  gestellten  llilfstruppen  handelt. 
Grioni  schreibt  denn  auch  V.  2362  (f"  44  —  1),  daraus  würde  dann  das 
Fussvolk  gebildet  werden :  E  quellor  sora  vostra  pedonaia.  —  God.  X, 
p.  123^,  bietet  nichts.  —  Ich  setze   „Krieger  aus  der  Mark"   an. 

862.  Hier,  wie  auch  V.  1443,  bietet  die  Überlieferung  confanoier. 
Auch  God.  gibt  davon  Beispiele.  Indessen  muss  darin  sicherlich  ein  Schreib- 
fehler für  ronfaiionirr  (Ausfall  der   n-Abkürzuug)   erblickt   werden. 

875.  Der  Akk.  des  Personalpronomens  ist  hier  beim  Dativ,  wie  oft 
im   Altfranzösischen,   weggelassen. 

885—6.  Cf.  Anm.  zu  V.  684. 

919.  Die  lyrische  Zäsur  lässt  sich  durch  die  kleine  Änderung  „Totes 
ses  treves"   leicht  beheben. 

930.  Das  zweimalige  escontoit  (siehe  V.  932)  ist  verdächtig.  Setzt  mau 
in  V.  930  esgardoit  ein,  so  passt  dieses  Verb  besser  in  den  Zusammenhang 
xmd  findet  eine  Stütze  an  der  Pnssio,  Bibl.  Casin.  1.  c,  p.  353,  Sp.  1 — 2: 
„Et  ecce  —  intuebatur  eos".  —  Grioni,  f"  50 — 2,  V.  2740  ss,   bietet  nichts. 

%7— 8.   Grioui  (f"  51  —  1,  V.  2762—75)  bietet  nichts. 

972.    Grioui  (f«  51—2,  V.  2781  ss.)  bietet  nichts. 


588  Aadicas  C.  Ott 

977.  Zu  i/  =  lat.  üla  cf.  Frdw.,  V.  R.,  p.  XLVI,  §  35. 

978.  Hier  spricht  Theopiste  von  einem  zwölfjährigen  Aufenthalt  au 
dieser  Küste,  und  V.  981  sagt  sie,  seit  14  Jahren  von  ihrer  Heimat  weg 
zu  sein,  sodass  sie  für  unseru  Dichter,  wenn  er  bei  diesem  Zahlen  Wechsel 
überhaupt  an  etwas  anderes  als  an  die  benötigte  Silbenzahl  gedacht  hat, 
2  Jahre  beim  Schiffer  geblieben  wäre. 

979.  Diese  Bemerkung  Theopistes  stimmt  nicht  mit  dem  früher  Ge- 
sagten (V.  923). 

1003—4.   Grioni,  f«  54—2,  V.  2946—59: 

Perco  el  disse:    „bella  amiga, 

Se  cou  verita  vollfe  ch'io  diga, 

Je  no  SSO  chom'io  possa  crere 

Le  parole  ch'io  ve  aldo  dire, 

Ne  io,  ni  homo  che  vedesse  2950 

La  gran  beltä  che  de  vu  avesse, 

A  dir  cossi  se  stada  in  tal  mayniera, 

Sofrando  povertade  e  pena, 

Possando  esser   Stada  vu 

A  cotal  asio  cou  altrü,  2955 

Ch'el  uon  e  Re  ni  inperador, 

Che  refudasse  lo  vostro  amor, 

Vegaudo  la  vostra  persona 

D'ongny  belle<ja  cossi  adorna. 
1007.   Zu  auques  ,,sehr",  siehe  Ebel.,  Z.  f,  frz.  Spr.  u.  Lit.  XXV,  p.  36. 
1020.   Zu  oncor  siehe  Suchier,  Z.   f.  rom.  Phil.  XXX,  518,  Anm.  2. 
1051 — 2.     Es  lässt    sich   nicht  sagen,    ob    die  Schlussverse  Grionis  in 
Theopistes  Rede  etc.  etwas  zu  dieser  Lücke  Gehöriges  enthalten: 
f°  56  —  1      Or  nou   voio  plu  demorar, 

Misier,   con   vuy,   ni  tiuconar. 

Da  poy  che  ben  non  trovo  in   vu, 

May  no  demauderb  ad  altrii 

Altro  secorsso,   se  no  a  die,  3060 

f°  56 — 2      Lo  benedeto  pare  mio. 

Alle  quäl  h  forsi  de  plaxer 

Ch'io  debia  sempre  romaguer 

In   queste  con  trade   in   chi   a  la  liu". 

Poy  lo   (,ita  lo  chavo   iuclin :  3065 

Le  lagrime  li  venne  allora 

A  grau    fuson   delly   ochi   fora : 

Partir   se  vollea  de  prexente, 
1056.     Ein  Kopist,    der  V.  1056   irrtümlich    als    zu  Str.  265    gehörig 
betrachtete,    hat    ihn    des  Reimes    wegen  geändert.    —     Grioui,    f''   56 — 2, 
V.  3072— 4: 

Viaya  mente  a  lie  se'u  vene 

El   bra(^o   al  collo   si  lly   tenue, 

E  ssi   Ha  baxa  por  grando  amor. 
1064.  Grioui,  f^  57  —  1,  V.  3100:  Madonna  mia,   non  cride  plu. 


Das  altfranzösisclio  KustachiuHlebcn  nSO 

1069.  Zu  heneoir  statt  des  lis.  hcnoil  muss  bemerkt  werden,  dass  die 
koiitraliierte  Form  zwar  früh  vorkommt  (Paul  Meyer,  Fra;;iiu'iits  d'uue  Vie 
de  Saint  Tliomas  de  Cantorbery,  Paris  1880  [Soc.  Aue.  T.  Fr.j,  p.  XXX: 
Ebel.,  Aub.,  Anm.  zu  V.  5 IG),  auch  in  nicht  normannisclien  Texten,  dass 
aber  doch   die  volle  Form   dem  Dichter  vielleicht  zugesprochen  werden  darf. 

1095.  Zur  lyrischen  Zäsin-  cf.  Anm.  zu  V.  823.  —  Zu  /lor/a  =  /lorln/ 
cf.   Einl.   p.  505,   ij  1. 

1100.   Grioni,  f^'  59— 1,   V.  3205-  ü  : 

Lo  cor  si  11  i  stren(,'e  e  serra, 
Che   ella   non    pote   dir   parola, 

1123.    Zu   albr  cf.   Anm.   zu   V.  455. 

1145.  Matinent^  hier  powie  V.  1400,  1423,  tinde  ich  weder  bei  God. 
noch  anderswo.  Matiurt  ist  ja  weitverbreitet,  indes  lasse  ich  die  Form 
der  Überlieferung  stehen,  da  sie  vielleicht  in  Analogie  an  a  laves-praitl 
erklärlich   wäre. 

1155.  IHe  fehlende  Silbe  kann  so,  wie  ich  es  augesetzt  habe,  ergänzt 
werden,  da  der  Kopist  wegen  des  folgenden  nel  das  erste  )ie  leicht  weg- 
lassen  konnte:   oder  auch  durch   Auflösung   von   nrl  iu   )ip  Ic. 

1186.  God.  kennt  von  romi)/  nur  dieses  eine  Beispiel^  übersetzt  es 
mit  „sorte  de  crocodile''  und  verweist  auf  Littre,  s.  v.  varan.  —  Siebe  dort. 
—  Diese  Deutung  dürfte  recht  unwahrs:;heiulich  sein,  da  doch  überall  von 
einem  Wolf  die  Rede  ist.  Ich  vermute  darin  eine  mit  rarou  „Wi'lirwolf  ■ 
verwandte  Form.  —  Grioni,  f"  G5  —  2,  V.  3567: 

Ch'ellv   schösse  da  un   lovo  corente. 
1219—20.     Anakoluth. 
1224.    Grioni  übersetzt  Str.  306  ziemlich  frei: 

f"*  66-1      Quelly  che  IIa  ve,  pic^-olly  e  grandy,  3611 

f'^  66 — 2      N'avea  al  cor  pietade, 
Go   sapie  per  veritade, 
Vegando  lo  pluro  della  legrecja, 
Che   ella  si   k  cotanta  dolceya.  3615 

1238.  Während  oshu/e  iu  V.  1237  das  gleiche  Wort  des  vorhergehen- 
den Verses  in  epischer  Weise  wieder  aufnimmt,  ist  in  V.  1238  das  oslac/r 
der  Überlieferung  sicherlich  nicht  dem  Dichter  zuzuschreiben,  sundern  ein 
Kopist  muss  verseheutlich  zweimal  das  gleiche  Wort  gesetzt  haben. 
1247.  Zu  rieuf!  cf.  Foe.,  Aiol,  p.  435.  zu  V.  578. 
1281-4.  Entgegen  der  Überlieferung  setze  ich  die  Reihenfolge  der 
Verse  an,  wie  rechts  angedeutet  ist.  —  Grioni,  f"  70  —  2,  V.  3829  —  46, 
übersetzt  frei. 

1299—1300.  Der  Inhalt  der  Strophen  324,  325  und  320  wird  von 
Grioni  nur  zum  Teil,  und  zwar  frei  und  in  anderer  Folge  wiedergegeben, 
sodass  sich  nicht  leicht  vermuten  lässt,  was  unser  Dichter  Str.  325  sagte. 
Vielleicht   spielte  er  auf  das   Wiederfinden   von   Weib  und   Kindern   an: 

Grioni,  f"  72  —  1      Et  ancor  te  ally   ma(,'or  mente  3905 

Plena  grayia  donada 
Che  toa  muier  tu  as  trovada 
E   toy   fijolly   intraubi   do, 
Che  (,'a  perdes-tu  tempo  fo  ?  3909 


590  Aiulroas  C.  Ott 

1304a  uud  b.  lu  dieser  Strophe  mit  zwei  überzähligen  Versen  sind 
die  zwei  letzten  Zeilen  eines  der  vielen  Clich6s  aus  der  epischen  Rüst- 
kammer der  Dichter,  wie  sie  einem  Dichter  von  selbst  in  die  Feder  fliessen 
konnten.  —  Grioni,  f"  72 — 1,  gibt  den  ersten  Teil  der  Str.  326  nicht, 
sondern   sagt   nur  am  Schluss   von   Trajaus  Worten : 

fo  72 — 1      Malvaxio  guiderdou  li  rendis  3910 

Quando  a  llor  tu   no  ateudis(i). 

Or  dy  adoncha,  per  quäl  argoio 

As-tu   fato  cotanto   iunoio 

A  llor  et  a  vuy  desenor? 

Te  tiens-tu  plu  alt(r)o  e  ma(;or  3915 

Di  uostri  die,   e  plu   possente? 

Or  ne  respondy  studiosa  meute, 

Aldando  tuti  rie  e   bony, 

Ch'io  te   inprometo   per  raxoii, 

Tu  as  ca  meritado   la  morte,  3920 

Tanto  e  la  onfexa  grande  et  forte". 
1327.  Wiederum  hat  ein  Kopist  das  gleiche  Reimwort  zweimal  ge- 
setzt. —  Uuserm  Dichter  schwebte  die  Stelle  vor,  aus  dem  Alten  Testa- 
ment, wo  Elias  die  Baalspriester  verspottet  (1.  Buch  der  Könige,  XVIII, 
20  SS. ).  Ähnlich  Elie  de  Baiut-Gille  (ed.  Raynaud,  Soc.  Aue.  T.  Fr., 
Paris   1881,  V.  748  ss.,  926  ss.).  —  Grioni,  f  76—1,  bis  f«  76—2: 

Perco   non   adoro  li  vostri  die,  4165 

Che  lle  ydolle  xe  taiade 

Dell'oro  e  d'ar(;ento  lavorade. 

Che  non  po   andar   ni   vegnir, 

Ben   ui  mal  far   ni   aldir, 

Li  quäl   si  a  man  pie  e  bocha  4170 

f"   70 — 2      E  no  po  sentir  chi  lo  tocha, 

Ni  came  olde  ni  entende, 

Ni  se  algun  li  serve  ni  onfende. 
1350._Zum  Gebrauch  von    soi  statt  lin  siehe  Frdw.,  V.  R.,  Anm.  zu 
V.   838. 

1375.  Natiire  dürfte  aus  V.  1373  hierher  geraten  sein.  —  Grioni, 
f°  78—2,  V.  4282-5: 

Toa  grau  dure<,a  che   xe   si  foi'ta 

Si  passa   natura  e   sormonta 

Et  iucontra  la  scritura 

Et  ongna  raxon  e  dretura.  4285 

1390.  Das  alivre  der  Überlieferung  bietet  keinen  Sinn,  ist  vielmehr 
wohl  ein  Schreibfehler  unter  dem  Einfluss  von  delivre  V.  1391,  —  Eine 
andere  Konjektur   wäre    „et   si   t'a  moi   delivre-'. 

1394.  Zu  glaives  siehe  Frdw.,  V.  R.,   Anm.  zu  V.  864. 

1399.  Zu  fa=fai  siehe  Einl.  S.  505,  §  1. 

1400.  Zu  matinent  siehe  Anm.  zu  V.  1145. 

1401.  Zur  lyrischen  Zäsur  siehe  Anm.   zu  V.  313. 

1408.  Aus  den  Zeilen,  die  bei  Grioni  ungefähr  der  Str.  352  ent- 
sprechen, ist  nicht  ersichtlich,   wie  etwa  der  fehlende  V.  1408   lautete: 


Das  nltfranzösische  Kustacliiiisleben  591 

f"   79  —  2       Fijolly   niie,   non    ve   temc  iiieuto,  4323 

l>iill()r  ui   famo   ui   fatiga, 
'l'ormento,  passiou   ui  briga,  4325 

1423.   Zu  »laiineni  siehe  Anm.  zu  V.  1145. 

1453.  Grioui,  f°  81 — 2,  ¥.4444:  Questo  moto  li  rositoxe.  —  Zu 
a  tceat  mal  vgl.  Ebel.  Aub..   Aiini.  zu  V.  315. 

1472.   Zu  diesem  Bilde    vgl.  Ähidielies   Ebel.,   Aub..   Anm.  zu   V.  111. 

1474.  Durch  Umstellung  (Sainz  Esperiz  se  t'a  hors  del  cel  mis)  köuute 
ein  Reim  auf  -s  geschaften  werden.  ludesscn  braucht,  wie  gesagt  (Einl. 
S.  500,  i?  14),  das  Reimen  von  6^  und  r  in  unserm  Text  nicht  dialektisch 
zu   sein. 

1477.   Zur   lyrischen   Zäsur  siehe   Aum.   zu  V.  313. 

1486 — 7.   Stümperhafte  Fiillverse  von  des  Dichters  eigener  Erfindung. 

1492.  Bei  Grioui  fehlt  infolge  einer  Lücke  (f"  83  2)  die  Schilderung 
vom   N'erhalteu  des   Löwen  gegenüber  Placidas   und  den  Seinen. 

1494 — 5.    Sehr   schwache   Verse   von    des   Dichters    eigener   p]rfinduiig. 

1502.  P]iue  andere  Art,  die  richtige  Silbeuzahl  herzustellen,  wäre,  die 
kontrahierte  Form   tici  =  ne  Ics  einzusetzen. 

1503.  Ich  verstehe  diesen  Vers  so:  ,. Es  ist  eine  grosse  Wahrheit, 
denn  seine  (des  Löwen)  Gewalt  ist  bezwungen-.  Eine  andere  Interpreta- 
tion, die  ebenfalls  eine  kleine  Änderung  an  der  Überlieferung  verlangte, 
wäre:  „Es  ist  ein  grosses  Wunder,  dessen  wahre  Bedeutung  nicht  ver- 
borgen ist  (Granz  vertuz  est,  que  la  vertez  u'est  close)"'.  —  Grioni,  f"  84 — 1, 
bis   f'^  84—2,  bietet  nichts. 

1509.   Sehr   unmittelbarer   Wechsel  der   Person   in   der  Anrede. 

1512.  Juristische  Formel. 

1513.  Cf.   V.  1341.     Grioni,  f»  84— 2,  V.  4610: 

Disse   lo   imperador  traiem. 
1528.    Dan.  III,    lüss. 

1531 — 2.  Die  Schilderung  der  Naturereignisse,  von  denen  die  latei- 
nischen Texte  nichts  wissen,  ist  eine  freie  teilweise  Nachbildung  von 
Ev.  Matth.  XXVIl,  51 — 4,  wo  die  Naturereignisse  bei  Christi  Tod  be- 
schrieben  sind. 

Str.  383 — 4—  5.  Der  Dichter  hat  hier  eiue  sehr  unpassende  Änderung 
in  der  Folge  der  Ereignisse  vorgenommen,  indem  diese  ganze  Schilderung 
verfrüht  ist.  —  Die  Ausdehnung  des  Passu.-;  verbietet  es,  darin  die  Figur 
des  Hysteron-Proteron  zu  erblicken. 

1534.   Grioni,  f'^  86— 2,  V.  4715— 6: 

Comen(,a  a  bray  e  cridar 
E   tal   enbastia  menar, 
Str.  388.   Entgegen  der  Überlieferung  dürfte  sich  die  angedeutete  Vers- 
folge  empfehlen,  da   Zeile  3   der   Überlieferung   Zeile  1    ergänzt. 


592 


Andreas  C.  Ott 


Glossar 


app.  onit  126a,  G76,  1281,  1283. 

aaisier  v.  tr.,  verspJieii,  es  jcm.  he- 
quem  machen  97,   658. 

aamer  v.  tr.   liebgewinnen  255. 

abai  s.  m.  Bellen   102. 

abaissier  v.  refl.  sielt  bücken  672. 

abergerie  s.  f.  Herberge ;  faire  ab.  a 
jemand  logiren  656. 

abergier  v.  refl.  absteigen,  Nacht- 
herberge nehmen  682. 

abest  259,  3.  P.  Sing.  Conj.  Praes. 
von  abessier,  v.  refl.  sich  senken 
{von  der  Sonne). 

acaisou  s.  f.   GelegenJteii  616. 

acertes  adv.  sicherlich  540. 

acliner  v.  n.  sich  beugen  661. 

acoillir  v.  tr.  emiifangen  398 ;  a.  a 
haor  gegen  jem.  Hass  fassen. 

acorde  s.  f.    Versöhnung   1470. 

acorder  v.  tr.  {verschied.  Constr.)  ver- 
söhnen 346,  349,  1382,  1440, 
1550;  V.  refl.   hcisiimmen   1471. 

acorre  v.  n.  herbeilaufen  561. 

adeser  v.  tr.  berühren  540,  1502, 
1506. 

adober  v.  tr.  ivaffnen,  'xvm  Ritter 
schlagen  891,   1159. 

adonc  adv.  dann  126. 

ae  s.  f.   und  m.  Alter  525. 

aesme  s.  f.   Ziel  287. 

afaitie  123,  afaite  183,  Part.  Perf. 
von  afaiticr,  v.  fr.:  wohlgeübt^  ge- 
schickt. 

afoler  v.  tr.  übel  anrichten   1466. 

agait  s.  m.  Hinterhalt  804. 

agu  adj.  spitz  1394. 

ahan  s.  ')n.  Mühe,  Beschwerde  546, 
728. 

aliurte  1420,  j>.  perf.  von  ahurter, 
V.  n.,  anstosscn. 

aigue  s.  f.    Wasser,     Gewässer    489, 

783. 
aiu^ois,  an^ois  adv.  vorher.^  eher,  viel- 
mehr 192,  91,   1046. 


aiiiue  adj.  erstgeboren,  älter   1431. 
ains  que   370,    ainz  que    383,    472 

u.  s.  w.,  ])raep.  7mt   Conj.  bevor. 
aiuz  adv.  vorher  540,   549,   696, 
aire,  -s'.  /.  Horst,  Sippe,  Art;    de  boii' 

aire  von  guter  Art  334. 
aisele  s.  f.   Achsel  1095. 
aissi  adv.  so  881. 
aiue    s.   f.    Hülfe   239      676,     720, 

724,  842. 
ajostement  .s.  m.  Vereinigung.,  Wieder- 
finden  1232. 
ajoter  v.  tr.  und  refl.  sich  vereinigen 

mit  776,  777,  892,  896. 
al  neutr.  Pron.  anderes  268. 
alaitaut  s.  Part.    m.   Säugling    423. 
albe  (?)  s.  m.   1123.   Cf.  Anmerkung 

%u   V.  455. 
albrer  (?)    s.  m.    Wasserholunder  (?) 

455.    Cf.  Anm.  %u   V.  455. 
alegier  subst.  Inf.  Erleichterung  1554. 
aler  v.  n.  gehen'.    Praes.  Ind.    1.  vois 

380,    744,     voiz    488,    958.    — 

2.  ves  974.  —  3.  vait  389,  421, 

444,  465.  —   6.  voiit  868. 
ambcdui  aubedui  2)ron.  ms.  pl.  beide 

677,   1160. 
amenevir  v.  tr.  dressieren   101. 
amonester  v.  tr.  ermahne^i  168,  1397. 
ampereres  s.  m.  Kaiser  837. 
ancelle  s.  f  Magd  992,  1046,  1096, 

1144. 
aucui  adr.  noch  liente  450. 
aiidemaiu  (1')  5.  m.   der  folgende  Tag 

11^,  791. 
audui  pron.  ms.  pl.  beide  516. 
angcl  s.   m.  Engel   1414,   1559. 
anor    s.    m.    Elire,    Ehrenhe%eugung 

762 ;     reudre    s'anor    a   jem.    als 

Lehensherrn  anerkennen  919. 
anpereres  s.  m.  Kaiser  645,   829. 
ansemant  adv.  also,  ebenso  1^1. 
ausi  eidv.  so   1135. 
aiitraimer  v.refl.  einander  lieben  \hh ^ 

893. 
autremetre  v.refl,  sich  bemühen  185. 


Das  alt  französische  Eustacliiusleben 


59-i 


anuit  adv.  diese  Nacht;  n.  mais  diese 
Nacht  noch  729. 

anz  adv.  hinein  489, 

apareillier  v.   tr.  decken  612. 

apartiiie  874;  3.  Pers.  Sing.  Conj. 
Praes.  von  apartenir,  v.  n.  an- 
gehören. 

apeler  (en  a.)  v.  tr.  auffordern  xu 
1045. 

apercevaiice  s.  f.  Bemerken  136. 

apert  (en)  adv.  offen  1343. 

apertemaut  adv.  deutlich  674,  1305, 
1413,   1455. 

aquis,  adj.  part.  perf.  von  aquerre 
bewährt  80. 

aquiter   v.tr.   freimachen  1239.  1268. 

araiii   .s-.   ni.   Erx    1451. 

arainier  v.  tr.  anreden   1084. 

ardoir  r.  tr.  verbrennen  1039,  1452, 
1507,   1509,   1516,   1520. 

areisoner    r.  tr.    anreden  973,    1423. 

aresiier  v.  tr.  mit  dem  Zügel  an- 
binden 266. 

arguer  v.  refl.  sich  bemühen,  an- 
strengen 269. 

arme(=  anrae)  s.  f.  Seele  322,  504, 
567. 

arriere  bau,  s.  m.  Heerbann  857. 

ars   1400  part.  per  f.  von  ardoir. 

asaiadra  1248,  3.  Pers.  Sing.  Fut.  von 
asaillir  v.  tr.  angreifen. 

asaze  adj.  begütert  374. 

atorner  v.  tr.  xuwemlen  1032,    1468. 

atraire  v.  refl.  sich  begehen  335,  433. 

auqiies  adv.  etwas,  sehr  {Ti.  f.  frz. 
Spr.  und  Lit.  XXV,   36)   1007. 

anstinence  s.  f.  Enthaltsamkeit   134. 

ai;t  3.  Pers.  Sing.  Conj.  Praes.  von 
aller  178,   504,   1327. 

autresi  adv.  ebenso  38. 

antrete]  (para.)  adv.  in  ehensokJier 
Weise  84. 

avancier  v.  tr.  unterstützen,  fördern 
814. 

avant  (vonir  a.)  v.  n.  vortreten  1445. 

aventuro  s.  f.  Begebenheit.^  unglück- 
liches   Vorkommnis  4J11 . 

aversiers.  w.  Widersacher,  Teufel  \2o%. 

Romanische  Forschungen  XXXH. 


avesprant  (a  l'a.)  1023,  von  avesprer 
V.  n.  Abend  werden. 

avilemant  s.  m.  Erniedrigung^  Be- 
leidigung  1306. 

avnec  prp.  mit  731. 

B. 

baillie  s.  f  Macht  42,   648,   791. 

baillif  s.  m.  Verwalter,  Verweser  704. 

baillir  v.tr.  in  eine  Lage  hingen,  be- 
handeln 363. 

baldr6  .v.    //^    Gürtel  790. 

banir  v.  tr.  berufen,  aufbieten  915. 

barnage  s.  m.  Gesellschaft,  Gesamt- 
heit von  Baronen,  Kriegern  1455. 

baron  s.  m.    Gatte  965. 

baudür  s.  f  Freude  920,   1370. 

baudie  s.  m.    1344,   siehe  baldre. 

bers  s.  m.  [Noin.  voti  baron)  Edler, 
Kriegsmann,  Baron  696,  809. 

berseor,  s.  m.  {Bogenschütze,  Jäger) 
Jagdhund  101. 

berser  r.  n.  mit  dem  Bogen  schiessen  ; 
jagen  102. 

biaute  s.  f.   Schönheit  130. 

biaujj  Nom.  Sing.  Ms.  von  bei  adj. 
schön  109. 

bieniüire  adj.  glücklich,  glückselig  BbS, 
376,  1418. 

bocliage,  boucbage  s.m.  Gehölz  7S2, 
1152. 

bois  s.  m.    Waldjagd  110. 

boivre  v.  tr.   trinken   188. 

bore  s.  m.  Dorffleclcen  85. 

boten  s.  m.  Knopf;  bei  Neg.  {m\  prisior 
un   boton   184)  nichts. 

brächet  s.   m.  Bracke  222. 

braiant   904  .5.   braire. 

braire  v.  n.  schreien  466,  904;,  1534, 

brief  s.  m.  Brief  700.  711,  721, 
860,   867, 

bruiere  s.  f.   Heide  298. 

bruire  v.  n.  rauschen    1534. 

buen  adj.  gut  198, 

C. 

(,'a  adv.  hierlmr   1190. 
car  adv.  {Anfford.  mit  Imperal.)  doch 
1438.  • 

38 


594 


Andreas  C.  Ott 


carite  s.  f.   10  siehe  charite. 
ca8ti6  s.  f.  Keuschheit  151. 
celeemant  adv.  heimlich  306. 
cerchier  v.  tr.  durchforschen  629. 
cerf    s.  m.    Hirsch    227,    229,    242 

U.  S.  10. 

chai  337,    3.  Pers.  Sing.  Ind.  Perf. 

von  chai'r,  v.  n.  fallen. 
chB.\tii' adj .  elend,  unglücklich  77,1127. 
chaitif  s.  m.   Gefangener  702,  1274. 
cbaitive    5.  /.    Gefangene  702,    923, 

929  u.  s.  w. 
chamberliere    s.  f.     Zimmermädchen 

111.     {Cf    God.   Compl.    B.  IX, 

p,  32  s.  V.  chamberiere.) 
champ  s.  m.  Kamjyfplatx,  364. 
char    s.  f.    Fleisch    142,    270,    345 

u.  s.  w.'^  Kinder  1376. 
charit6  s.  f  Liebe  209,  344,  359. 
chartre  s.  f.  Kerker  1353. 
cbastee    s.    f.    Keuschheit  539.     Cf. 

casti6. 
chenu,  cbenue  adj.  ergraut  596,  673, 

889,   1066. 
cbief  s.  m.  Kopf  475,   671. 
cbiere,  chere  s.  f.  Miene  112,  614, 

793. 
cbiet  994,    5.  Pers.   Sing.  Ind.   Pr. 

von  cbeoir  fallen. 
cboser  v.  tr.  tadeln  580,   1504. 
ci  adv.  hier  688,   1572. 
cliner  v.  tr.  neigen,  senken  1491. 
clop  adj.  hinkend  1361. 
cognoissance  s.  f.  Kenntnis  900,  908. 
coillir    V.    tr.;    coillir    en    be    Hass 

fassen  gegen  jemand  396. 
compaignie  s.  f.    Gesellschaft  415. 
conbrisier  v.   tr.  brechen   1067. 
coufaitemant,    confeitemant   adv.   auf 

welche   Weise  460,  999. 
confanon  s.  m.  Standarte  839  ;  maistre 

coofanon  Hauptstandarte  48, 
confanonier  s.  m.  Standartenträger  ^&2. 
confort  s.  m.  Trost,  Zuversicht  HIB. 
couforter  v.  refl.  sich  trösten  1425. 
conjurer  v.  tr.  beschwören  1417. 
conmauder  v.  tr.  empfehlen,  anver- 
trauen ^%,  322,  573,   707,   1112. 


conmant  s.  m.  Befehl  530,  1328. 
counoitre    a    v.    tr.     anerkennen    als 

1381. 
conoissance  {cf.    cognoissauce)    s.    f. 

Erkemien  1221. 
coupaigne  s.  f.   Gefolge  355. 
conparer  v.  tr.  bezahlen  1372. 
conquerement  s.  m.  Eroberung  1290. 
conquesites   698,    2.  Pers.    PI.  Perf. 

Ind.  von  couquerre. 
conquerre  v.  tr.   gewinnen^    besiegen, 

erobern  620,  636,   698. 
conreer  v.  tr.   zurechtmachen  963. 
consoil  [Nom.  cousaux  1449,  conseux 

1456)  s.  m.  Rat,  Beschluss  1018. 
consoit  736,  3.  Pers.  Sing.  Conj.  Pr. 

von  consoillier,  v.  tr.  beratest. 
coutinence  s.  f.     Verhalten;    faire  c. 

sich  eine  Haltung  geben  135. 
continent  887,   3.  Pers.  PL  Ind.  Pr. 

von  conteuir,  v.  refl.  sich  verhalten. 
contor  s.  m.  Graf  1384  [cf.  indessen 

Ducange  s.  v.  comitores). 
convenant,    covenaut    s.    m.     Verab- 
redung,    VersprecJien    507,     765; 

fermer  c.  eine  Verabr.  treffen  765. 
convier  v.  tr.  begleiten  305. 
corage  s.  m.  Sinn  1471. 
core(;ou8  adj.  betrübt  471. 
corre  v.  n.  laufen  251,   1129. 
corrocier  v.  refl.  zornig  werden  409; 

V.  tr.  erzürnen,  ärgern  580. 
corrotz,  corroz,  s.  m.  Zorn,  Kummer 

114,  430. 
cortil  s.  m.    Obstgarten  1145. 
cortillage  s.  m.  eingefriedigter  Garten 

922. 
cost  s.  m.  Aufivand  998. 
couper  V.  tr.  abhauen;  por  les  mau- 

bres  couper  utiter  der  Androhung, 

es  würden    einem    die  Glieder  ab- 
gehauen 848. 
coutume  s.  f.  Steuer,   Tribut  825. 
covoitier  v.  tr.  begehren  1011. 
covoitise  s.  f.  Begier  70. 
creance  s.  f.    Glaube  343. 
cresme  s.  f.  Salbe  286,  314. 
crieme,  crime,  s.  f.  Furcht  65,  1387. 


Das  altfranzösische  Eustachinsleben 


595 


criement  9  3.  Pers.  PI.  Ind.  P): 
von  creiudre,   v.  ir.  fiirchfcn.. 

crien  570.  7,  Pers.  Sintj.  Ind.  Pr. 
von  creiudre  fürchten. 

euer  s.  m.  Herx  382,   441,   1462. 

cnir  .V.  m.  Haut  1352. 

eure  s.  f.  Sorge;  n'avoir  c.  de  sieh 
nicht  kümmern  lon  478,  1370. 

D. 

dam  .S-.   ni.  Herr  308. 

damoisel     s.    ni.    junger    Edelmann., 

Knappe  252,  871,   1146. 
danipuenieut  s.  m.    Verurteilung,   Ver- 
dammnis  13. 
daut  {cf.  dam)  s.  m.  Herr  794. 
debatre  v.  tr.  schlagen  862. 
debonaire  adj.  freundlich,  gütig  486. 
de(,'oivre   r.  tr.  betrügen   185. 
dechausier     r.    tr.    die     Schuhe    aus- 

xiclien  659,   663. 
dedevant  j;;7>.  wr  1349,  1427,  1437, 

1481. 
deduire  r.  refl.  sich  ergötzen  926. 
defaigue  356,  3.  Pers.  Sing.  Conj.  Pr. 

von  defendre,  v.  refl.  sich  weigern. 
defors  prp.  ausserlialh  882,   913. 
deguerpir  v.  tr.  überlassen  667. 
delit  s.  yn.    Wollust.,    Vergnügen  148, 

1021. 
delivre  adj.  befreit   1391. 
deinener  (joie  et  desport)  r.   tr.   sich. 

hingeben j  äusserfi  1302. 
dementer   v.  refl.    Idagen   493,     577, 

583,    1208. 
demorer  v.  tr.  aufhalten  976;  v.refl. 

verweilen  26. 
demostrer   v.   refl.    sich  xu    erkennen 

geben  995. 
departir  v.  tr.  austeilen  809:   v.refl. 

'Weichen,    sich    trennen   296,    380; 

subst.  Inf.   Hinscheiden  204. 
deporter  (faire  a  d.)  vcrxichten  müssen 

auf  664. 
deprier  v.  tr.  eindringlich  bitten  206. 
derain  adj.  Ictxi   1360. 
derompre  v.  tr.  verbrechen,  xerfleisclien 

719,   1351. 


deschaucer   140  siehe  dechausier. 
desceiiidre    r.   tr.     lösen,     abschnallen 

1347. 
desconfort    s.   m.    Mutlosigkeit   1549. 
descoveuue    s.  f.     Unglück,     ScJuulen, 

Ungehörigkeit    240,    1040,    1294. 
descroire  v.  n.  nici/t  glauben   18. 
desdire  v.  tr.   wider spreclien,  ausreden 

1520;    V.   refl.  sich  lossagen  384. 
desduit  .<?. in.  Vergnügen,  Ireude  126a; 

Jagdvergnügen  9  2 . 
deservir  r.  tr.  verdienen   192,   1304. 

1562,   1570. 
desevrerr.  tr.  Ironien  h^%'.,   loskoppeln 

244. 
deslioser    r.  u.    die    Ledergamaschen 

aiisxiehen  120. 
desjuger   v.  tr.    ungünstig  beurteilen, 

verurteilen   1522. 
desloiaute   s.  f.   Treulosigkeit,    Unehr- 
lichkeit  1036. 
dcsmaillier  v.tr.  die  Ringe  lösen.  886. 
desmener  1211  siehe  demener. 
desore,   desores    adv.    nunmehr   364, 

358. 
despartir   v.  tr.   verteilen  104;    v.  n. 

sich  trennen  1091. 
desport  s.  in.    Vergnügen;     demener 

grant    d.    grosse    Freude    äussern 

1302. 
desque    conj.    seitdem   1091;    da  ja 

1174;    desqu'a  prp.   bis   xu   175, 

819. 
de.srainemeiit  .v.  7n.  Verteidigung,  Recht 

[God.   s.v.  der.    „action  de  prouver 

son  droit'")  64. 
destacher  v.  ir.  u-erfen,  xerfleisclien  (?) 

1351. 
destraigne  354,  .').  Pers.  Sing.  Conj. 

Pr.   voti  destreindre  v.  tr.  beengen, 

bedrängen,  peinigen  51,   1385. 
destre  s.  f.  rechte  Hand  687. 
destrier  s.  m.   Schlachtpferd  391. 
desve  adj.  pari,  per  f.  walinsinniy  1534. 
di  s.  m.  Tag:   in  toz  dis  immer  1276. 
diax   1048"  f/.  duel. 
di   va    (Imperal.   von    dire    und  aler) 

wohlan,  nun  1438. 


596 


Andreas  C,  Ott 


die  416,   1569.   3.  Pers.  Sing.  Conj. 

Praes.  von  dire  sagen. 
dient  (lat.  dicunt)  521,   1171. 
dit  s.  m.   Wort,   Vorschrift  86. 
doignent    188.     3.  Pers.    PI.    Conj. 

Praes.  von  doner  v.  tr.  geben. 
doint    207,    1108.      3.  Pers.    Sing. 

Conj.  Praes.  von  doner. 
dolant   adj.  betrübt  474,    492,   1136 

u.  s.  w. 
dolor    s.  m.  in  aler  a  d.    ins  Elend 

geraten  640. 
don  adv.  woher  527. 
doncel    s.  m.  junger  Mann,   Knappe 

1157. 
donge    440,    1251.     3.  Pers.    Sing. 

Conj.   Praes.  von  doner  v.  tr.  gehen. 
donsiaux  1153,  Äcc.  Plnr.   Cf,  doncel. 
dont  adv.  da  1527. 
donziauz   224,  cf.  doncel. 
dos,    dous    Acc.   PI.    zwei    40,    173 

u.  S.  IV. 

dotance  s.  f.   Zweifel  1395. 
doter  V.  tr.  fürchten  1284,    1435. 
drap    s.  m.    Tuch,    Kleid    73,    141, 

963,   1188. 
droit  s.  m.  rechtmässiger  Anteil  807; 

faire  dr.  a  jem.  sein  Recht  zuteil 

iverden   lassen    284,    918,    1252, 

1522;    prendre  dr.    sich   schadlos 

halten,  ahnden  1508. 
droitemaut  adv.  geradesivegs  401. 
dru  s.  m.    Vertrauter,    Getreuer  595, 

787,  892,  1286,   1509. 
druerie  s.  f.  Liebe,  Freundschaft  790, 

1345. 
duel  s.m.   Trauer  b 4:8,   1137,1203. 
duez   550  cf.  duel. 
dui    Nom.    Plur.    Num.   zwei    126, 

285,  557  u.  s.  w. 
duremeot  adv.  sehr  1493. 
duresse  s.  f.  Härte  11. 
dusque  conj.  bis  256. 

E. 

ecoudire  v.  tr.  zurückweisen  951. 
einsi   adv.  so    581,   1213  {cf.  aissi). 
einz  adv.  eJie  876  {cf.  ainz). 


emaier  v.  refl.  ausser  Fassung  ge- 
raten 583. 

embler  v.  tr.  wegnehmen,  stehlen  400, 
538,   1110. 

empereor  s.  m.  Acc.  Sing.  Kaiser 
651,   761,  517  u.  s.  w. 

emvis  (a  e.)  adv.  ungern  574. 

enbler  391   cf.  embler. 

euchaucier  v.  tr.  verfolgen  262. 

enclin  adj.  geneigt  695. 

encopler  v.  tr.  zusammenkoppeln  98. 

eucontre  ]?rp.  entgegen,  gegen  316, 
1281,   1374;    adv.    entgegen  787. 

encroire  v.  tr.  (faire  e.)  aufbinden  12 A.^. 

enfantillage  s.  m.  Kindheit   1149. 

enferm  adj.  krank  74. 

enfermete  s.  f.  Krankheit  1554. 

enfes  s.  m.  {Nom.  Sing.)  Kind,  Sohn 
470. 

engignierv.  tr.  trügerisch  ersinnen  804. 

euluminer  v.  tr.  erleuchten  274. 

enmaiie  951  cf.  esmaier. 

euoier  v.  tr.  verdriessen   417,    1367. 

enoindre  v.  tr.  salben  286,   314. 

euquerre  v.  tr.  fragen,  forschen  rmch 
71,  531,   1154. 

ensanbre  adv.  zusammen  554. 

enserrer  v.  tr.  einschliessen  51. 

ensi  adv.  so  473   {cf.  aissi  und  einsi). 

ensorquetot  adv.  vor  allem  715,  753. 

entenciou  s.  f.  Absicht,  Verlangen 
586. 

entendemant  s.  m.   Verständnis  1330. 

eutendre  a  v.  n.  hören  auf  1. 

entente,  antante  s.  f.  Sinn,  Bestreben 
494,  496,   581,   584,  828. 

entier  adj.  aufrichtig  359. 

eutor  adv.  herum   182. 

entre  (nos  dous)  prp.  ivir  beide  zu- 
sammen 936. 

entremetre  v.  refl.  sich  bemüJien  185. 

entreporter  v.  refl.  sich  gegenseitig 
tragen  242. 

entrepris  adj.  Part.  Perf.  von  entre- 
prendre  in  Not  geraten  79. 

euvoist  859.  3.  Pefrs.  Sing.  Conj, 
Pr.  von  envoier  senden  859. 

ere  (lat,   erat)  541. 


Das  altfranzösjsche  Eustachiusleben 


597 


eretnge  .v.  ))i.  Erbe,  Eigentum  788. 
erite    adj.    Part.     Perf.,    im     Besitx, 

einer  Erbschaft  342. 
errant  adv.  sofort  401,   590. 
errer  r.  tr.   und  n.  gehen  405,   445, 

785,   1121,   1131. 
eschalonge  s.  f.   Zwiebel  aus  Ascalon 

438. 
eschevir  v.  tr.  xu  Ende  führen  207. 
escmnt,     escient     s.     ni.     Verstand; 

mieu  e.  soviel  ich   weiss  87,   944, 

1065,   1148. 
escondire  1025  siehe  ecoudire. 
escous  933,     1152,    Part.  Perf  von 

escorre  v.  tr.  entreissen,  befreien. 
escoiisimes  522,    1.  Pers.  Pliir.  Ind. 

Perf.  von  escorre.  6/.  ,9.  v.  escous. 
esfousiou  s.  f.  Befreiung  911,  1172. 
escoutreut  1185,  3.  Pers.  PI.  Ind. Perf 

von  escorre.      Cf.  s.  v.  escous. 
escrlptnre,  escritixre  s.  f.  heilige  Schrift 

217,   1375. 
esgarder  v.  tr.   sehen,    ansehen   241, 

489,    502     u.  s.  M". ;     esgarder   a 

sehen  auf  1068. 
esgardeure  s.  f.  Blick,  Aussehen  1167. 
esgarer    v.  tr.     irreleiten,     vericirren 

448,  504,  991,  1212. 
esgarc   subst.    Part.    Perf.     Verinier 

1555. 
esmaier  485,  v.  refl.  cf.  emaier. 
esmarrir  v.  tr.  in  Bestürzung  bringen 

1058. 
esme  (a  esme)  s.  f.  Scliätxung  315. 
espandre  v.  tr.  verbreiten   1080. 
espaonte   1496  cf.  espavanter. 
espartir  v.  n.  blitzen  1531. 
espavanter  r.  tr.  erschrecken  569. 
espermenter    r.  tr.    versuchen,    erfor- 
schen 1031,    1074,    1162,    1215. 
csperner  v.  tr.  verschonen   1506. 
csperou  s.  m.   Sporn;  a  e.  eilig 'd^'^. 
espie  s.  m.   Spiess  263. 
espoante  276   siehe  espavanter, 
espondre  r.  tr.  auseinandersetzen,  dar- 
stellen  1311. 
essaier  v.  tr.    in    Versuchung  bringen 

429. 


essil  s.  m.    Unglück  705,   1147. 

esta  5.  Pers.  Sing.  Ind.  Pr.  von 
ester  v.  n.sein,  sich  befinden  1412. 

estal  s.  m.  Stellung ;  douer  e.  stehen 
bleiben,  Widerstand  leisten2G4:,  265. 

ester  v.  n.  sein  662. 

estor  s.  m.  Kampf,  Heer  821,   864. 

estout  adj.  betäubt  1389. 

estorman  s.  m.  Steuermann,  Schiffer 
1088,   1092. 

estovoir  v.  n.  nötig  sein,  müssen: 
3.  Pers.  Sing.  Iiui.  Pr.  estuet  474, 
650,  856  ti.  s.  w.;  3.  Pers.  Sing. 
Ind.  Perf  estut  203 ;  3.  Pers.  Sing. 
Fut.  estovra  292,   743. 

estrange  adj.  imd  s.  m.  fremd,  selt- 
sam. Fremder  199,  957,   1501. 

estre;  estrebiende  gut  stehen  mit  h%. 

estrer  s.  m.  Steigbügel  119. 

estros  (a  e.)  adv.  sofort,    sicher  469. 

esvanuir    v.  refl.    verschwinden   295. 

ez  {lat.  ecce)  sielte  da;  ez  vos  seht 
da  1262. 


fa(;one  adj.  geformt  124  a. 

faillir     v.    n.    ausbleiben    103;      im 

Stiche  lassen  848,    1108,     1230; 

enden  1572. 
faiture  s.  f.   Geschöpf,    Art,     Wesen 

479,  1226. 
fausser  v.  tr.  nicht  halten  944. 
folon  adj.  treulos  1462. 
felouie  s.  f.   Treulosigkeit,  Schlechtig- 
keit 759,  1279,  1347,  1511. 
fenir  v.  tr.   beendigen   44,   1559;    v. 

n.  sterben  1107. 
fereraent  ac?r.  unzugänglich,  streng  G2. 
ferir  v.  tr.  treffen  263,   270. 
ferraer  v.  tr.  schhessen,    treffen   (eine 

Verabredung)  765. 
fier  adj.  furchtbar,    stolz  360,    689, 

1198. 
fierte  s.  f.    Wildheit  1485. 
finer  v.   n.  aufhören  428. 
fit  724.   3.  Pers.   Sing.    Conj.   P-aes. 

von  fier  v.  reß.    Vertrauen  haben. 
flori  adj.  part.  blütenweiss\^i%,  1411. 


598 


Andreas  C.  Ott 


foie  s.  f.  Mal  823,   1095. 

fol    adj.  töricht    179,     1471:    s.  m. 

Narr:   faire  que  fons  wie  ein  Narr 

handeln  498. 
folie  s.  f.    Torheit   338;    unsittliches 

Benehmen  1012,   1032. 
furce  s.  f.  Notwendigkeit  5. 
formaut  adv.  sehr  193. 
foruir  (joste)  v.  tr.   liefern  884. 
for ssier  v.  tr.  zertrümmern  885. 
frauclnse  s.  f.  Edelmut  948. 
frauge  adj.  fem.  frei,  edel  1083. 

G. 

gaber  v.  refl.  scherzen  927,  933. 
gabois  s.  m.  ^cherz  521. 
gai meuter  v.  n.  wehklagen  466.- 
gaires  adv.  sehr;    il    n'en   est  gaires 

es  liegt  nicht  viel  daran  410. 
gavQon  s.  m.  Diener  107,    111,   120: 

junger  Bauer  521. 
garir  v.  n.  sich  retten  1447- 
garnir  v.  tr.  befestigen,  wohl  schützen 

680,  881. 
gart     2.   Pers.    Sing.     Imj^erat.    von 

garder  v.  n.  gib  acht!  278. 
gavicliir  v.  tr.  ablenken,  verstellen  72. 
gaut  s.  m.   Wald  427,    526,    1121, 

1181. 
gent  adj.  hübsch  479. 
gentil  adj.  edd.,  anmutig  124  a. 
gerpir   1457   siehe  guerpir. 
gerredou   524  siehe  gnerredou. 
glave  s.  m.   Speer  1394. 
goie  (=:  joie)  s.  f.  Ft'eude;  meuer  g. 

Freude  äussern  126  a. 
gonelle  s.  f.  langes    Wams  850. 
graiudre   {lat.  graudior)    adj.  grösser 

901. 
grever  (5.  Sing.  Ind.  Pr.  grieve  415) 

V.  n.  unangenehm  sein. 
griement  adv.  schwer,  sehr  1099. 
griuor    adj.     (^Accus.     von    graiudre) 

grösser  81. 

H. 

baire  s.  f.  härenes   Getvand,  Büsser- 
hemd  142. 


liamel  s.  m.    Weiler  510. 

haor     s.    f.    Ilass ;     acoillir    a    baor 

Hass  fassen  gegen  jemand  398. 
haste  s.  f.   Spiess  885. 
hauberc  s.  m.  Panzerhemd  886. 
he  s.  m.  Hass  396.      Cf.  coillir. 
herbergage      s.     m.     Nachtherberge; 

preudre  h.  übernachten, woh)ien 9 2 4:. 
herbergerie   s.  f.    Nachtherberge  789, 

882,   914. 
herbergier  v.  refl.  und  n.  übernachten, 

ivohnen  452,  597. 
herite  s.  f.  Erbe   1548. 
honor  s.  /.  Lehen  844. 
heute    (oute)     in    aler    a    heute    in 

schmachvollen  Zustand  geraten  640, 

701. 

I. 

iauz  s.m.  pl.  obl.  Augen  382,  1098. 
iax  s.  m.  pl.  obl.  Augen   441,  475, 

1028. 
iex  s,  m.  pl.  obl.  Augen  680,   710. 
ice  neutr.  pron.  demonstr.  dieses  89, 

135,  205  u.  s.  w. 
icest  p)ron.  demonstr.    ms.    obl.    sing. 

dieser  496,  666,   1306. 
iceste  pron.  demonstr.  fem.  nom.  und 

obl.  sing,  diese  178,  503. 
\ces pron.  demonstr.  ins.  obl.  diese  861. 
icil  pron.  demonstr.    ms.  sing.  nom. 

dieser  641,  714;  plur.  1568:  icel 

obl.  sing.  ?»s.  1106,   1421,   1476, 

1567;  icelle  wow.  sing.  fem.  568; 

icex  obl.  plur.  ms.   1545. 
iert    3.  Pers.    Sing.    Fut.    von    estre 

sein  604. 
iestes    2.  Pers.   Plur.  Ind.  Praes.  von 

estre  sein  1007. 
illuee,  iluec  adv.  da,  dort  408,  452, 

986,   1076,   1452,   1483. 
inaut  ad^.  vorwärts  443. 
iuel  {nom.  sing.  ms.  iuiax)  adj.  schnell 

249. 
ire  s.  f.   Zorn,  Kummer    114,    156, 

490. 
irie  adj.  p)art.  perf.  traurig,  bekümmert 

482. 


Das  altfranzösische  fiustachiusleben 


599 


isoit  122  3.  Pers.  Sing.  Imperf.  Ind. 
von  issir  herausgelien. 

is8i  adv.  so  293,  393,  993,  1053, 
1561. 

issir  v.n.  JterausgeJien,  aussteigen  405. 

ist  491  S.  Pers.  Sing.  Per  f.  Lid. 
von   issir  heraussteigot. 

itaiit  adj.n.  soviel  502;  a  \isiat  nun- 
mehr 380. 

itel  adj.  pron.  solch    157,   1294. 

ivre  adj.  betrunken^  verwirrt  1389. 

J. 

ja  adv.  schon  668;    früher  689:  Ja, 

doch  1059,  1064,  1087;  je  1256; 

jetzt,  sofort  1448. 
joie  s.  f.  l^ycude:  faire  joie  de  seine 

Freude  äussern    über    679,    1081, 

1217,   1290. 
Jone  adj.  jtmg  565. 
jovence  s.  f.  Jugend  151. 
jovoncel  s.  m.  Ji'mgling    945,   1158. 
joste  s.  f.  Einxelkampf  884. 
joste  prp.  neben,  bei  526,  924,  929. 
justisier   s.  m.   oberster    Gerichtshen; 

Lenker  691. 

L. 

laira,  3.  Pers.    Sing.  Fut.   von    laier 

lassen,  unterlassen  300. 
lait,    5.  Pers.   Sing.  Ind.  Praes.    von 

laier  v.  tr.  lassen,  unterlassen  234, 

468. 
lait,  3.  Pers.  Sing.   Conj.  P-aes.  von 

laissier  v.  tr.  lassen  258,  260,  415. 
lajus  adv.  da  unten  1301. 
lance  s.  f.  Lanxenspitxe  1394. 
largese  s.  f.  Freigebigkeit,  Fülle  131. 
las  interj.  ivehe!  481. 
latin  s.   m.   Sprache  592. 
leial  adj.  gesetzlich,  legitim   40, 
leiroie   1337,    /.  Pers.     Sing.    Cond. 

von  laier  v.  n.  unterlassen. 
leu  s.  m.   Ort  1315,   1510. 
lever  v.  tr.  aus  der  Taufe  heben  1478; 

anheben,  beginnen   1529. 
levrier  s.  m.    Windhund  222. 
lie  adj.  froh  430,  483,  681,   1054. 


liguage   .9.  m.     Geschlecht    38,    906, 

935,    1150. 
lignee  s.  /'.    Geschlecht  531. 
liu  s.  m.   Ort  684. 
loer  v.  tr.  loben  352. 
loi  s.  f.   Glaube  2,    91,    303,    323, 

434,  1321,   1407,  1438. 
loial    adj.  zuveiiäs&ig ,  treu  63,    69, 

1042,   1229. 
loier    s.  m.    Lohn,    Belohnung    204, 

388,  406,  582,  1338. 
loiige  adj.  fem.   lang  439. 
loiigemeut  adv.  lange  24. 
los  s.  m.  Lob,  Ruhm  1275. 
losengeor  i.\  m.  Schmeichler,  Betrüger 

68,  638,   1338. 
lou  s.m.   Wolf  4:72,   903,  909,  928 

u.  s.  w. 

M. 

main  5.  tn.  Morgen   1187. 
mainage  s.  m.  Haushalt  923. 
maindre  {lat.    minor)    nom.    compar. 

kleiner,  jünger  903. 
mainent  344,  351.   3.  Pers.  PI.  Ind. 

Praes.  von    manoir    v.  n.    bleiben, 

verhmren,  leben. 
maiuie  (mainnie)    s.  f.  Familie  308, 

1246;   Schar,   Gefolge  1532. 
maiut    1564.     3.  Pers.     Sing.     Conj. 

Pr.  von  mener  v.   tr.  führen. 
maiutenement  s.  m.  Führung,  Schutz 

1231. 
mainteuir  v.  tr.  beobachten  160  ;  unter- 
stützen  1070. 
maire     (lat.     maior)     nom.     compar. 

grösser,  älter  1135. 
mais  adv.  mehr  422. 
maisselle  6".  f.    Wange  551. 
maitre  confanonier  magister  militum 

862,   1443. 
mal  adj.  und  subst.    böse,    schlimm; 

Böser  198,   1304  b. 
malede  adj.  und  sidjst.  krank,  Kranker 

78,   1553. 
maleure  adj.   unglücklich  960. 
malmetre  v.  tr.  misshandeln,  übel  tw- 

rkhten  72,   544,   746,  750,  988. 


60U 


Andreas  C.  Ott 


maltirer  v.  n.   Schaden  haben,    leiden 

727. 
inaltraire  v.  n.  leiden  743. 
man  an  t  adj.  reich  34. 
maneutie  s.  f.  Besitz  41. 
mauras  501,   2.  Pers.  Sing.  Fut.  von 

meuer  v.  tr.  führen. 
mautigne  875    3.  Pers.    Sing.    Conj. 

Praes.  von  manteuir  v.  tr.  erhalten. 
marchis    s.  m.  Krieger  aus  der  Mark 

859. 
maroner    s.  m.    Matrose    406,    538, 

1115. 
marrir  v.  refl.  betrübt  sein  408. 
mater  v.  tr.  besiegen  363. 
matiu  (par)  frühmorgens  173. 
matiuent   (matinet?    Cf.  Anm.)   adv. 

frühmorgens    1145,    1400,    1423. 
melier  v.  tr.  zerwerfen,  entzweien  639. 
menant  adj.   174  siehe  manaut. 
menbrauce    s.   f.   Erinnerung;     avoir 

m.  de  sich  erinnern  an  759. 
menbre  adj.  part.  per  f.  verständig  123. 
meubrer    v.  n.    impers.    in    der    Er- 
innerung sein  520,   1211, 
mendic  s.  m.   Bettler  78. 
mener  v.  tr. ;   m.joie  Freude  äussern 

126a;     m.    itel    bien     beobachten^ 

zeigen  157. 
meuesaut  941,    3.  Pers.    PI.  Imperf. 

Conj.  von  meuer  v.   tr.  führen. 
menistre  s.  m.  Diener  1494. 
meuor  adj.  kleiner,  gering  h^,   1431. 
meuroie  997,    1.  Pers.  Sing.   Condit. 

von  mener  v.  tr.  führen. 
mensougier  s.  m.  Lügner  638. 
merci  s.f    Gnade21,  294,  820,  327, 

498,   1020:  Dank  854. 
mer9onier   s.  m.   Lohnarbeiter^   Miet- 
ling 692. 
mes  s.  m.  Bote  1262. 
mesage  s.  m.  Bote  11'^,  781,   1240, 

1265. 
mesaise  s.  f.    Unbehagen,    Pein  772, 

984,   1178,   1184  u.  s.  w. 
mescroire  v.   tr.  nicht  glauben  339. 
mesere  .s.  f.    Elend  196. 
mesfaire  v.  tr.  und  refl.  schlecht  han- 


deln, sich  vergelten  159,  744,  748, 

803,   1508. 
messire  s.  m.  fmein]  Herr  113. 
metail  s.  in.  Metall  1533. 
mestier     s.    m.    Dienst^     Bedürfnis; 

avoir    m.    a    nützlich,    nötig    sein 

512;  avoir  m.  de  bedürfen  634, 736 ; 

estre  mestiers  nötig  sein  1387. 
miaudres696  {lat.  melior)  Nom.  Sing. 

Covip)ar.  von  buens  besser. 
miaus,  miauz  adv.   (lat.  melius)  besser 

36,    li   m.   das   Beste,    am    besten 

380,   1017. 
miax  986,   1019  siehe  miaus. 
mie,  mies  Verstärkung  der  Neg.  126  b, 

189,  317,   339,  1278  nicht. 
moble  s.  m.  bewegliches   Gut  392. 
moiller,   moillier,  mollier  s.  f.  Oattin 

139,    324,    357,    389,   407,  412, 

413,   417,   547. 
moleste    s.    /'.     Schaden,      Kummer, 

Schwierigkeit  166. 
mollier  v.  tr.  benetzen   1434. 
mouoier  s.  m.  Münzer  1335. 
mortax  Nom.  Sing.  Ms.  adj.  sterblich 

340. 
mostrer  v.  tr.  zeigen  219. 
moult  adv.  sehr  S7,   173,  249  u.  s.  w. 
mu  adj.  stumm  237,   1489. 
muer  v.  tr.  und  n.  ändern,  sich  ver- 
ändern 572,   1165,   1450. 
muir   503.    1.  Pers.    Sing.    Ind.   Pr. 

von  morir  sterben. 

N. 

uaite  s.  f.    Geburtsort  626. 

natival    adj.    heimatlich     746,     764. 

Fehlt  bei  God. 
natonier  s.  m.  Schiffer  402,410,  418, 
nature  (par  n.)  der  Geivohnheit  gemäss 

228,  480,  893. 
navie  s.  f  Flotte  1280. 
ue  {lat.    uec)    und    8,    20,    69,    71, 

188  u.  s.  w. 
ueporbuec  adv.  doch   745,   765. 
neporquaut  adv.  trotzdem  90. 
niaut    adv.    nichts,    keineswegs    582, 

1312,      Cf.  noiaut. 


Das  altfrunzösisclie  Eustachiiislebeu 


ÜOi 


noiant  adv.  durchaus  nicht  ^02  \  por 
n.  umsonst  1463. 

uoier  (lat.  uegare)  y.  tr.  leugnen,  ver- 
hehlen 390. 

uouporcant  250  adv.  siehe  noiipor- 
quaut. 

uouporhuec  adv.  dennoch  961. 

nonporquant  adv.   trotzdem   276. 

uorir  v.  tr.  ernähren,  aufziehen  83, 
515,   517,    1187. 

norriture  s.  f.  Erziehung  894. 

nuit  (par  n.)  adv.  bei  Nacht  538. 

0. 

o  jirp-  mit  299,  376,   379   u  s.w. 

oevre  s.  f.    Werk  3,  4,   6. 

oez   149,     2.  Pers.  PL  Ind.    Pr.    von 

oir  hören. 
oflPrir  v.n.ein  Opfer  darbringen  12SQ. 
oiez   33,    2.  Pers.    PL    Imperat.    von 

oir  v.  tr.  hören. 
oile  s.  f    Öl  314. 
oille  s.  f.   Schaf  688. 
oiseaux,  desduit  fl'o.    Vogel,   Falken- 
jagd 92. 
oist  493,  5.  Pers.  Sing.  Imperf.  Conj. 

von  oir  v.  n.  hören. 
oisor  s.   f.    Gattin  400,   1242. 
oncor  adv.   noch   1020. 
oiiqaes    adv.  je   47,    481;     mit  Neg. 

nie  740. 
or  adv.  nun  1021. 
ores   in   totes   ores    die    ganze    Zeit, 

immerfort  444. 
orfeniu   s.  m.    Waise  83. 
orgiieil  s.  m.   Stolz  758. 
oi'ison  s.   /".    Gebet   587. 
orrez  460,   2.  Pers.  PL  Fut.  von  oir, 

V.  n.  höi'en. 
ost    s.  ?n.    und    f.  Heer    845,    876, 

915,  920,  988  «.  s.  w. 
ostage  s.m.  Geisel  12SC),  1237,  1267. 
ostel  s.  m.    Quartier,    Wohnung  594. 
osteler  v.  tr.  beherbergen  510. 
ostoior    s.  m.   Krieger,    Soldat   1010. 
oteler  602  siehe  osteler. 
otroier  v.  tr.  zu  eigen  geben,  beivilligen 

322,  1570. 


outre  prp.  gegen  983. 
ovrer  v.  n.  wirken  3. 


r 


paisaut  s.  m.  Bauer  514. 

paistre  v.  tr.  ernähren  73 ;  weiden  688. 

panse  s.  m.    Gedanke  11^. 

par  verstärk,  adv.  seJir  144,   627. 

parage  s.  m.   vornehme  Abkunft  37. 

parfiu  s.  f.  Ende  (a  la  p.)  587. 

pariont  adj.  tief  93. 

partir  v.  tr.  trennen  186;  v.  refl.  sich 

trennen  881,  395,  780:  an  partir 

beim   Scheiden  406. 
pas  s.  ni.   Schritt;    aler    plus  que  le 

pas   schnell  gehen  75;    Durchgang 

1118. 
pasage  s.  in.    Übergang  907 ;   Durch- 
gang, Pass  824,   1289,   1268. 
paumier  s.  rn.   Pilger  606. 
peneance  s.  f.  Busse   1396. 
pener  v.  refl.  sich  bemühen.^  abmühen 

375,   627. 
Tper  adj.  sei7iesgleicJien  88;  s.  f.  Gattin 

994,   1206. 
perdnrable  adj.  ewig   191. 
perent   1316,    3.  Pers.   PL   Ind.  Pr. 

von   paroir    v.  n.    erscheinen,    sich- 

zeigen. 
perolent  402,    3.  Pers.  PL  Ind.  Pr. 

von  parier  v.  n.  sprechen. 
pesance  s.  f.  Kummer  897,   1393. 
pestre  688  siehe  paistre. 
petit    adj.    klein  423;    neutr.   ivenig, 

kurz    723;    a    bien  petit    beinahe 

1386;    desqn'a   petit   1409,    tres- 

qu'a  petit   1244  binnen  kurzem. 
peter  v.  tr.  erstreben   1546. 
plaidoier  v.  n.  p)lädieren  1521. 
plaiu  adj.  voll  144. 
plaiudre  v.  n.  klagen  880. 
plait  s.  m.     Gerichtsverhandlung  63. 
plante  s.  f  Überfluss  106,  657,  1556; 

a  plante   im   Überfluss  150,   599, 

601. 
plenier  adj .  voll,  vollständig  1^^ ,  608. 
plorons  adj.  in   Tränen  471. 


602 


Andreas  C.  Ott 


plungier  v.  refl.  sich  eintauchen,  sich 

hineinstürzen  489. 
po,  poi,   poii,  piie  adv.  ivenig  126  b, 

525,  798—9;  suhst.  kurze  Zeit  268. 
poeste  s.  f.  Macht,  Gewalt  Qi'^,  1488. 
poesteif  adj.  mächtig  799,  980. 
poigne  546,   728    siehe  poine. 
poiudre  v.  tr.  malen  694,  900,  901, 

909. 
poine  (poigne)  s.  f.  Mühe,   Last  1468. 
pome    s.    f. ;    (le    vaillant  d'uue    p.) 

Verstärkung  der  Neg.  623,   756. 
poise  1278     3.  Pers.  Sing.  Ind.  Pr. 

von  peser  v.  n.  impers.  lästig  sein, 

missfallen. 
pooir  V.  n.  und  tr,  können :   4.  P.  Ind. 

Pr.    poomes     1139^     poons     681; 

l.P.  Imperf.  Indic.pooie  767,  989; 

l.P.  Ind.  Per  f.    poi    563;     3.  P. 

pout  559;  •if.  peumes532;  ^.  porent 

342;    4.  Pers.  Fut.    porrons  649; 

l.P.    Conj.  Pr.  poisse  426;  l.P. 

Imperf.    Conj.    pensse  346;    3.  P. 

poist    564;     subst.    in  f.    Können, 

Macht:     a    mon    pooir    soviel    ich 

kann   326,    507;    a  son  p.   soviel 

er  kann  656,  795. 
porloigner  v.  tr.  verschieben  1498. 
porpenser  v.refl.  überlegen  ISO,  946. 
porquerre  v.  n.  suchen  165. 
porseut  252,  3.  Pers.  ting.  Ind.  Pr. 

von  porsiure  v.   tr.  verfolgen. 
por teure   s.    f.    Leibes fruchtj     Kinder 

1168. 
poverte  s.  f.  Armut  803. 
praerie  s.  f.    Wiese  913. 
prendre    v.   tr.    nehmen,    tvegnehmen 

546,  882,    1183;    impers.    eiyiem 

ergehen  460. 
prevoiste  s.  f.  Oberrichteramt,  oberstes 

Richteramt  792. 

Q. 

quanque  conj.  so  sehr  auch  439. 
quant  ivieviel\    quant    que    alles  was 

512,   1487. 
quar  conj.  denn  267  ;  adv.  doch!  [mit 

Impierat.)  1500.      Cf.  car. 


quens  {lat.  comes)  s.  m.  Graf  197. 

querre  v.  tr.  suchen,  bitten,  betteln 
294,  628,  633  :  quer  1.  Pers.  Sing. 
Ind.  Pr.  320;  quiert  3.  Pers.  404, 
406,  495;  quesist  3.  Pers.  Sing. 
Imperf.  Conj.  599 :  pain  querant 
mn  Brot  bittend,  bettelnd  176,  371. 

quoi  adj.  ruhig  279. 

B. 

raaiut   1460  siehe  raimbre. 

raemplir  v.  tr.  erfüllen  1403. 

raimbre  v.  tr.  erlösen  739:  raaint 
3.  Pers.  Ind.  Per  f.  1469;  raiusistes 
2.  Pers.  PL  738. 

raiusistes   738  siehe  raimbre. 

raison  s.  f.  Wort,  Rede;  metre  a  r. 
anreden  283,  331,  912,  1169, 
1292. 

raj oster  v.tr.  wieder  vereinigen  I24:b, 
1369. 

raler  v.  n.  zurückkehrett  985. 

ramenoit  1556,  3.  Pers.  Sing.  Conj. 
P\  von  ramener  v.  tr.  zurück- 
führen. 

randre  v.   tr.  übergeben  328. 

rante,  rente  s.  f.  Rente,  Belohnung, 
Tribut  495,  582,   825. 

rechater  v.  tr.  zurückkaufen  77. 

reclain  s.  m.  Ruf,  Klage,  Reklama- 
tion 320,   536. 

recjoivre  v.  tr.  empfangen  118,  121, 
356,   1321. 

reconter  v.  tr.  erzählen  390,   1222. 

recorre  v.  n.  ivieder  laufen  562. 

recorre  (=  rescorre)  v.  tr.  helfen,  be- 
freien 563. 

recovrer  v.  tr.  wiedererlangeil  180, 
1138. 

recovrier  s.  m.  Rettung  13,  487. 

recrieu  744,  1.  Pers.  Sing.  Ind.  Pr.  von 
recreindre  v.  n.  tviederum  fürchten. 

regres  s.  m.  Rückkehr  94. 

reide  adj.  hart,  fest   1361. 

reraanoir  v.  n.  zurückbleiben,  bleiben 
731;  reraain  1.  Pers.  Sing.  Ind. 
Pr.  743 ;  reraainz  1.  Pers.  Sing. 
Ind.  Per  f.  1114;  remaiguiez  2.  Pers. 


Das  altfranzösische  Eiistachiusleben 


603 


PL    Conj.  Pr.   1017;    veraes  Nom. 

PL  3Is.  Part.   Per  f.  597. 
remeubrauce    s.  f.    Erinnerung    907^ 

911. 
reraenbre    adj.   Part.  Per  f.   klug,   ver- 
ständig 275. 
renoveler  r.   n.    sich    erneuern    550, 

1048. 
repaire  s.  m.  Rückkehr  618. 
repairier  v.n.  zurückkehren  Z\h ,  952. 
repantemant,  repentement  s.  m.  Rene 

491,    1558. 
replaudisable  adj.  strahlend  130. 
repondre,   rcspoudre    v.  tr.    verbergen 

1279;  V,  refl.  sich  verbergen  ISIO. 
requcrre  v.  tr.  angreifen  267;  bitten, 

verlangen  300,    594,    987,    1012; 

aufsuclien  619;  auf  bieten!  OS  u.  s.  w. 
rescorre  {lat.  reexcutere)  v.  tr.  rettend 

abnehmen^  befreien:  Acc.  Sing.  Ms. 

Part.   Per  f.  rescons  514. 
rescousion  s.f  Befreitmg^ Rettung 4:Q4:. 
resembler  v.   imp.  scheinen  132. 
resort  s.  m.  Einrede,  Eitispruch,  Be- 

rufung    an    ein    höheres     Gericht 

1304  a. 
restre  v.  n.  wieder  sein  152,  490,  799, 
restovoir    v.   n.    wieder    nötig    sein, 

müssen:    3.  Pers.    Sing.    Ind.  Pr. 

restuet  433. 
retraire   v.  tr.    erxählen    899,    1136, 

1220;     V.  refl.    sich    zurückziehen 

336,  467,  802. 
riebe  adj.  mächtig  374,    950;     reicJt, 

41,  800. 
richece,   ricboise  s.f.   Reichtum   762, 

804. 
rivage  5.  m.    üßr  783,    921,    1043, 

1266. 
rive  s.  f    Ufer  978. 
riviere  s.  f.  LandscJiaft  an  den  Ufern 

eines  Flusses  ;  Jagd  in  einer  solchen 

Landschaft  110. 
robeor  s.  m.  Räuber  702. 
roblier  v.  tr.  wiederum  vergessen  74. 

Fehlt  bei  God. 
mit   1050,   3.  Pers.  Sing.    Conj.   Pr. 

von  rover  v.  tr.  bitten. 


S. 

saillaut  adj.  springend  246. 

paiut  .'f.  ?».  pl.  nom.  Reliquien.;  aler 
a  sainz  zu  einem  Wallfahrtsort  p)il- 
gern  618. 

sairemeut  s.  m.  Schwur   1238. 

salir  V.  n.  aufspringen  Gl 7. 

samaine  (sor  s.)   wochentags   165. 

sauvenieut  s.  m.  Rettung  220. 

savoir  v.  tr.  'wissen:  sai  1.  Pers.  Sing. 
Ind.  Pr.  25,  502,  575;  sez  2.  Pers. 
505;  set  3.  Pers.  450;  seveut 
3.  Pers.  PL  906  ;  soi  l.Pers.  Sing. 
Ind.  Per f  1125,  1129;  sot  5.  Pers. 
973;   seutes   2.   Pers.  PL   527. 

secorre  v.  tr.  helfen  564,   575,   760. 

secroi  s.  m.    Geheimnis  301. 

seignor  s.  m.  Herr  1,  321  ;  Gemahl 
953,  982,  1143. 

seigiiorite  s.  f.  Herrschaft,  Macht 
647.     Fehlt  bei  God. 

selont  prp.  gemäss  585. 

semblable  adj.  ähnlich  129. 

semblaut  adj.  ähnlich  1164;  s.  m. 
Aussehen  247,  896,   1160. 

semondre  v.  tr.  auffordern,  aufbieten 
829 ;  semoDge  1252,  3.  Pers.  Sing. 
Conj.  Pr. 

semouse  s.  f.  Aufforderung,  Auf- 
gebot 869. 

semontion  s.  f.  Aufforderung,  Auf- 
gebot 867. 

seu  s.  m.  Vernunft,  Klugheit,  Ver- 
nünftiges ^G,  763,  843,866,  1464. 

seueschal  s.  m.  Seneschall  (cf.  God. 
tmd  Dict.  Geu.)  198,  690,  947, 
1026.  Übersetzt  lat.  magister  mi- 
litum. 

seuescbalie  s.  f.  Würde,  Amt  eines 
Seneschalls  792. 

sercliier  v.  tr.  suchen  683. 

serjant  .s.  m.  Diester  140,   505. 

seu   253,  257   siehe  siure. 

seve   260  siehe  siure. 

sevrer  v.  tr.  tre?inen  565,  1246; 
soivre  186,  3.  Pers.  Sing.  Conj.Pr. 

siegle  s.  m.  Welt,  pro fanes  Leben  374, 
399,   496. 


604 


Andreas  C.  Ott 


siguificatiou  s.  f.  Bedeutung  910, 
sire,   sires  s.m.Herr  43,   445,  1026, 

1029,   1037;    Gemahl  1064. 
siure  v.  tr.  folgen,  befolgen,  verfolgen; 

sivrai   1.  Pers.  Sing.  Ind.  Fut.  507, 

1308;    seve    3.  Pers.    Sing.    Conj. 

Pr.  260;  seu  Äce.  Sing.  Ms.  Part. 

Per  f.   257. 
sivrai   507,    1308,  siehe  siure. 
soffraite  s.  f.  Mangel,  Eletid  754. 
soi   1125,   1129  siehe  savoir. 
soivre   186  siehe  sevrer. 
sol      adj.    einzig,    allein    392,    470, 

600;  adv.  allein,  bloss  163,  835; 

sol  a  sol  beide  allein  145. 
soloir  V.  intr.  jiflegen  635. 
solonc  592  siehe  seloot. 
some  s.  f.  Summe,  Inhalt  622. 
soreuidauce  s.  f.    Vermessenheit,    An- 

massung  758. 
sot  973  siehe  savoir. 
soudoier  s.  m.   Söldner  806. 
sus  adv.  hinauf;    soi    traire   eu    sus 

sich  zurüekziehen  637. 

T. 

talent  s.  m.  Sinn,  Wunsch,  Lust 
125,  530,  667,  771,  827,  1027, 
1036  11.  s.  w. 

tancier  418  siehe  teucier. 

taut  adj.  soviel  885,  886;  neutr. 
und  adv.  soviel  174,  779;  adv.  mtr 
808,  solange  915;  a  taut  da,  dann 
244,  296,  381,  942,  1257,  1559; 
taut  qu'a  bis  auf  392;  taut  ue 
quaut  gar  nichts,  gar  nicht  810, 
872,   1530. 

targer  v.  refl.  säumen   1083. 

tart  adv.  spät;  a  tart  mit  Mühe, 
schwerlich  180. 

teucier,  taucier'2;.  n.  zankenl%%,  418. 

teu(,'ou  s.  f.   Zank  117. 

teudre  adj.  zart,  jung  519. 

teuir  V.  tr.  halten,  beobachten  2;  v. 
11.  verharren  175;  tenir  a  v.  tr. 
lialtenfür,  betrachten  als  281,  436, 
917. 

toldre     V.    tr.    nehmen,     entreissen; 


3.  Pers.   Sing.  Ind.  Pr.  tot  1104; 

3.  Pers.  Sing.  Perf  Ind.  toli  1092  ; 

3.  Pers.    Sing.    Fut.    toudra   369 ; 

tollu    1110,     tolue    983,     toloite 

1043,  Part.   Perf 
tollu   1110  siehe  toldre. 
toloite   1043  siehe  toldre. 
tolue  983  siehe  toldre. 
torel  s.  m.   Stier  1451,  1480,   1481 

u.  s.  w. 
torner  v.  n.  sich  verändern;  t.  a   zu 

etwas  werden :  t.  a  Ire  zornig  wer- 
den 1061. 
tort  adj.  krimim,  tvertlos  7   {feidt  bei 

God.);    s.  m.    Unrecht;  faire  t.  a. 

...  de  jem.  an  etwas  Unrecht  tun 

1115,  1303,  1552. 
tot  1104  siehe  toldre. 
tot  691,    807,    998,    toz  681,    tote 

586,  631,    neutr.  tot    600;    nom. 

plur.  ms.  tuit  1,  158,  212  u.  s.w.; 

adj.  all,  jeder,  ganz,  alles ;  adv.  tot 

ganz  148,  393 ;  a  tot  mitsamt  464 ; 

del   tot   gänzlich  494;    totes   eres 

immerfort  444. 
toudra  369  siehe  toldre. 
tracier  v.  tr.    verfolgen,    erjagen  103. 
traire  v.  tr.  ziehen,  herausziehen  20, 

348;    reß.    soi    tr.  en    sus    637, 

soi  tr.    arriere  794    sich    zurück- 
ziehen. 
traississe    348    1.  Pers.   Sing.   Conj. 

Imperf.  von  traire. 
tra'itnr  s.  m.    Verräter  637. 
traiz   20  Nom.  Sing.  Ms.  Part.  Perf. 

von  traire. 
trajeter  v.  tr.  giessen  1533. 
travail  s.  m.  Mühsal  203,  622. 
travaillier    v.    tr.   anstrengen,    quälen 

17,  375,  500  u.  s.  w. ;  v.  n.  sich 

Mühe  geben    14. 
trebuschier  v.  tr.  niederwerfen  16,  19. 
tref  s.  m.  Zelt  969. 
trespasser  v.  tr.  durchkommen   durch 

509;    V.    n.    vorüberziehen    286; 

fig.  vorübergehen,    schwinden  715, 

718;  sterben  1107. 
tresque  adv.  bis  1244. 


Das  altfranzösische  Eustaehiusleben 


605 


trestot  pron.  all,  ganz  36;  fem.  sing. 
trestote  629;  Ms.  PI.  Nom.  trestiiit 
642. 

treuve  440,  3.  Pers.  Sing.  Ind.  Pr. 
von  trovev  v.  tr.  finden. 

treve  (reudre  treves)  .f.  f.  Waffenstill- 
stand, Friede  919, 

tristor  s.  f.  Traurigkeit  1243. 

tro  a  prp.  bis  auf  600,   1333. 

troble  adj.   trübe  1535. 

truisse  955,  1.  Pers.  Sing.  Conj. 
Pr.  von  trover,  v.  tr.  finden. 

tuit   1,   158,  212    U.S.  w.  siehe  tot. 

tollu   1110  siehe  toldre. 

u. 

uevre  s.  f.    Werk,  Arbeit  894. 
useinaut  s.  m.   GeirohnJteit,  Sitte  534. 
uxor  s.  f.   Gattin  1430. 

V. 

vaillant  adj.  tapfer  832,  871 ;  part.  pr. 

V.  valoir  438  im  Werte  vo?i,  tvert  ; 

subst.  le  vaillant    Wert  Q23,   756. 
vain  adj.  schwach  319,   1388. 
vait    389,  421,    444    u.  s.  w.    siehe 

aler. 
varain  1186  s.  ni.  Wolf{?)    Cf.  Anm. 
vasal  s.  m.  mutiger  Mann  267. 
vavasor  s.  m.  niederer    Vasall  60. 
veuir    v.    n.     kommen;      Per  f.    Ind. 

G.  vindrent     925,     1146,     1158; 

Fut.     1.     vanrai     959;     5.  vandra 

704;  ö.  vaurez607,  vandrez  1009, 

veudrez  1075;  Imperf.  Conj.  3.  ve- 

uist  646;     Part.    Praes.    viguaiit; 

bien     viguaut     ivillkomnien     128; 

miax  veuir  besser  sein  484 ;  v.  re/l. 

(en)  V.  herkonwien  646. 


veuoison  s.  f.  Hochuuld,  Wildpret  105. 

venter  v.  tr.  in  den  Wind  streuen 
{die  Asche)  1400. 

veoiller  v.  n.  wachen  734. 

vergondier  v.  tr.  entehre)i   1060. 

verte  s.f.  Wahrheit  69,  7 1 ,  21 1  w.  s.  iv. 

vertu  s.  f.  Kraft   1503. 

vespre  s.  m.  Abend  589,   1120. 

vespree  s.  f.  Abend  503. 

veve  adj.  fem.  verwitivet  82. 

viaire  s.  m.    Gesicht   1164. 

vio  s.  f.   [Latinismus)    Weg  306. 

vieil,  nom.  viax,  viex,  vielz,  adj.  alt 
247,  596,  715,  723,  725. 

viez  adj.  alt  1066;  de  viez  adv.  von 
Alters  Jter,  schon  lange  671. 

vif  s.  VI.  der  Lebende,  Glückselige 
1410. 

vilain  adj.  niedrig^  gemeiji'^ll ]  s.m. 
Paner  107,  533,   779  u.  s.  w. 

vile  s.  f.  Dorf  516,   517,   543. 

vis  s.  m.    Gesicht  1167. 

vivre  v.  n.  leben ;  sid^st.  inf.  Lebens- 
unterhalt 808;  Ger.  a  trestot  son 
vivant   für  sein  ganzes  Leben  36. 

vois  380,   744  siehe  aler. 

voiz  488,  958  siehe  aler. 

voloir  V.  tr.  ivollen :  Praes.  Ind. 
7.  vueill461,  vuel289,  500,  1454; 
2.  vuez  335,  374,  379;  3.  vuelt 
5,  viiet  852,  1030,  1031,  1479; 
6'.  voleut  187,  236,350;  Imperf 
Ind.  3.  voloit  409,  411,  419; 
Per  f.  Ind.  1.  vous  497;  3.  vout 
202,  294,  390  u.  s.  iv.^  vot  1103; 
Co)ij.  Pr.  3.  vuelle  384,  386, 
veille   1199. 


Eigennamen. 


Adam  338. 

Agapitus   310. 
Alemaine  630. 
Apoliu   1282,   1371. 
Bar  (la  terre  de  Bar)  819. 
Braudis  882,  913. 


Calabre  820. 

Damadeu  735. 

Damede  9,  210,   567,   1542. 

Damedeu  147,  159,494,   552,  1336. 

Daraedex  875,   1548. 

Daniel   1528. 


60Ö 


Andreas  C.  Ott 


D6  214,  1112,  1422,  1563,  1566. 

Deu21,  206,  386,  553,  584,  586, 
752,  1074,  1193,  1460,  1527. 

Dex  189,  202,210,219,477,  483, 
488,  573,  587,  632,  737,  982, 
1020,  1069,  1103,  1108,  1140, 
1229,  1231,  1403,  1412,  1469, 
1475,  1551,  1553,  1558,  1570. 

Espaigne  631. 

Eustaco  373;  Eustaces  1401,  1430, 
1453;   (saiuz  Eustaces)   1477. 

Eustaches   1496. 

Eustacbius  309,   1572. 

Eutace  373. 

Eutaches   313. 

Frauce  630,   881. 

Grece  631,  821,  842,  855,  897,  917, 

1236,   1237,  1267,  1269. 
Greuz  (les)  916. 
Israel   1368. 
Jacob  1363. 
Jehanz   307. 

Jhesus280,  295,  316,   1417,   1550. 
Job   1362. 
Juhan   303. 
Loubartlie   629.- 


Marie  345;  Hainte  Marie  164,  555, 
1059,   1563,   1570. 

Noiron    1282. 

Pise  818. 

Placidam   193,   255,   1250,    1266. 

Placidas  29,  37,  41,  105,  138,  197, 
213,  217,  221,  241,  249,  262, 
265,  269,  275,  293,  297,  308, 
309,  317,  382,  389,  408—9, 
413,  421,  437,  541,  577,  593. 
613,  641,  653,  657,  709,  733, 
780—1,  794,  805,  827,  830, 
832,  849,  870,  879,  889,  914, 
924,  969,  993,  1053,  1061,  1081, 
1233,  1260,  1264,  1287,  1293, 
1309,    1342. 

PuiUe  820. 

Romaiu  (li)  831. 

Roma  591,  624,  686,  689,  747, 
754,  771,  785,  833,  953,  980, 
1139,   1240-1,    1270. 

Saint  Gile   87. 

Sezile  88. 

Theopbite,   1035,    1428. 

Tbeopbitus   311. 

Tbephite  310. 

Uuguerie   631. 


Nachtrüge  und  Berichtigiiiigeii. 

S.  483,  la.  Die  Behandlung  des  Textes,  Absatz  3,  Zeile  8:  nacb  dem  Satz 
„Klammern,  u.  s.  w.",  ist  binzuzufügen  „ferner  da,  wo  der  Buchbinder 
zu  viel  abgeschnitten  hat." 

S.  481,  Absatz  4,  Zeile  3:  bei  Jedoch  ohne  die  Anmerkungen"  ist  nach  „jedoch" 
„mit  einer  Ausnahme"  einzuschalten. 

S.  490,  Zeile  12,  Mitte  ist  einzuschalten:  Während  die  Vita  nichts  davon  er- 
wähnt, erzählt  unser  Dichter  (V.  1559—60),  wie  die  Passio  (S.  354, 
2.  Sp.,  Zeile  4—5),  Engel  hätten  die  Seelen  der  Heiligen  in  den  Himmel 
getragen. 

S.  494,  nach  Zeile  2:  1.  V.  165:  Sovant  porquert  sor  samaine  et  feste,  welcher 
Hiatus  sich  wie  im  Vers  895  erklärt. 

S.  495,  zweitletzte  Zeile:  nach  „826:8"  muss  in  Klammern  als  erstes  Wort 
„event."  stehen. 

S.  499,  §  10,  Zeile  4:  lies  empereor  statt  empereor. 

S.  499,  §  13,  Zeile  1—4:  die  Bemerkung  von  S.  510,  §  11,  Absatz  4,  Teil  2, 
gehört  auch  hierher. 

S.  508,  letztes  Wort:  1.  replandisable 


Das  altfranzösische  Eustachiusleben  öO? 

S.  512,  §  15,  1,  Zeile  2:  es  kommen  noch  hinzu  die  Beispiele: /oi  4,  moiller  Si, 
gent  107,  146,  149,  195,  quel  149,  Charte  238. 

S.  532,  V,  542:  da  der  Schreiber  bisweilen  ein  dem  t  sehr  ähnliches  r  schreibt, 
80  ist  die  Lesart  avoit  (unter  dem  Strich)  vielleicht  überflüssig. 

S.  534,  V.  614:  Zu  peletins  (unter  dem  Strich)  vgl.  die  vorhergehende  Be- 
merkung. 

S.  537,  V.  708:  eine  andere,  der  Überlieferung  noch  nähere  Deutung,  die  aller- 
dings Assonanz  bedingen  würde,  wäre:  en  la  premiere  epitre. 

S.  537,  V.  722:  Um  nicht  das  gleiche  Reimwort  wie  im  vorhergehenden  Vers  zu 
haben,  könnte  man  lesen:  que  l'emperere  escrit, 

S.  540,  V.  792:  Trotz  God.  (s.  v.  seneschalie)  dürfte  es  besser  sein,  seneschalcie 
(=  seneschalciee)  anzusetzen. 

S.  543,  zu  V.  894,  unterm  Strich:  con  n eisen t. 

S.  597,  1.  Sp.,  esmer  v.  tr.  schätzen  836. 


Inhaltsverzeichnis. 


Seite 

Vorwort 481 

Einleitung 482 

I.  Die  Handschrift 482 

la.  Die  Behandlung  des  Textes 483 

II.  Die  Quellen .  483 

III.  Der  Verfasser  und  sein  Verhältnis  zu  seinen  Quellen      ....  484 

IV.  Metrik 490 

V.  Die  Sprache  des  Dichters 496 

A.  Lautlehre 496 

B.  Formenlehre 501 

C.  Ort  und  Zeit  der  Entstehung 502 

VI.  Die  Sprache  der  Überlieferung 503 

A.  Der  mutmassliche  Anteil  des  südfranzösischen  Kopisten    .     .  503 

B.  Lautlehre 505 

C.  Formenlehre 512 

D.  Sprache  und  Zeit  der  uordfranzösischen  Überlieferung  .    .     .  515 

Deralt französische  Text 516 

Der  lateinische  Text  der   A.  A.  S.  S 563 

Der  lateinische  Text  der   „Bibliotheca  Casinensis" 575 

Anmerkungen 581 

Glossar 592 

VerzeichnisderEigennamen 605 

Nachträge  und  Berichtigungen 606 


Herkunft  des  altfranzösischen  Wortes  tafur. 

Von 
Michael  Schmitz. 


Das  von  einigen  Lexikographen  [Raynou  ard'),  Engelmann^), 
Körting^)]  als  Etymon  zu  altfrz.,  piov.,  altspan.  ^a/;<r,  neuf^pan.  fahur, 
ptg.  tafid  aufgestellte  arabische  Wort  dahül  (JJ^Ci.o)  „Betrüger"  h'A 
bereits  Dozy*)  mit  Recht  verworfen,  weil  1.  f?«Ä?7^  nicht  der  arabischen 
Umgangssprache  angehört  und  2.  arabisches  anlautendes  d  französisch 
und  spanisch  nicht  zu  t  wird;  ein  anderes  Etymon  aber  weiss  Dozy  nicht  an- 
zugeben. Diez^)  vermutet  ebenfalls  arabischen  Ursprung,  ohne  jedoch 
die  Frage  „aber  welches  ist  das  arabische  Wort?"  beantworten  zu 
können.  Ich  selbst  hatte  altspan.  f(/fiir  als  Metathese  von  arab  hatür 
(j  yCä-)  „Betrüger"  zu  erklären  versucht^),  allein  wie  Herr  Prof.  Daist 
mich  auf  eine  diesbezügliche  Aufrage  überzeugte,  „steht  dieser  Erklärung 
im  Wege,  dass  tafur  nicht  aus  Spanien,  sondern  von  den  Kreuzfahrern 
des  ersten  Kreuzzugs  herrührt,  die  Wiedergabe  von  arab.  Ij  ich)  durch 
/  sich  aber  nur  im  Spanischen,  nicht  im  Altfranzösischen  findet". 

In  den  altfranzösischen  Kreiizzugsliedern  (Chanson  d'Antioche  und 
Chanson  de  Jerusalem)  begegnet  uns  Tafur  zunächst  substantivisch  als 
Bezeichnung  einer  freiwillig  dienenden  Truppe  von  raublustigen,  ver- 
wegenen Gesellen,  die  meist  nur  mit  Keule  oder  Sichel  bewaffnet 
überall  voranstürmten  und  dem  Kreuzheere  den  Weg  bahnten,  ihren 
eigenen  „König"  hatten  und  von  Christen  ebenso  wie  von  Sarazenen 
gefürchtet  waren  (//  Tafur:  Ant.  I,  S.  135,  219;  II,  13;  Jer.,  VersGl53, 
7397;  dafür  auch  la  gent  tafure:  Jer.  621,  18b5;  Charroi  deNimes,  512). 
Sie  bildeten  grösstenteils  die  Reste  der  zuchtlosen,  zersprengten  Scharen, 
die  Peter  der  Eremite  im  Frühjahr  1096  vor  Aufbruch  des  Hauptheeres 


1)  Raynouard,  Lexique  romaii,  V  (1843),  294. 

2)  Engel  mann,    Glossaive    des    niots  espiignols    et  portugais    derivös   de 
l'arabe  (Leyde  1861),  s.  v.  tafur. 

3)  Körting,  Lat.-rom.  Wörterb.  (^907),  Nr.  2739. 

4)  Dozy  et  Engelmann,  Glossaire  des  mots  espagnols  et  portugais  d6- 
riv68  de  l'arabe  (2.  ed.,  Leyde  1869),  S.  386. 

5)  Diez,  Etymolog.  Wörterb.  der  roman.  Sprachen  (1887),  S.  313. 

6)  S.  Körting,  a.  a.  0.,  Nr.  2739. 


Herkunft  des  altfranzösischen  Wortes  tafiir  609 

nach  Kleinasien  geführt  hatte.  Ausserdem  erscheint  Tafur  adjektivisch 
als  stehendes  Attribut  des  Führers  oder  „Königs"  jener  Truppe  {li  rols 
Tafurs:  Ant.  I,  S.  2J8,  259;  11,  3—9,  19,  20,  27,  127,  221,  222,  254, 
294;  Jer.,  Vers  1756,  1765, 1792)  i).  Guibert  von  Nogent  (1053-1124), 
der  einzige  Geschichtschreiber,  der  uns  über  die  Tafurs  genauere 
Kunde  gibt,  schildert  sie  in  seiner  Geschichte  des  ersten  Kreuzzugs 
(Buch  Vn,  Kap.  23) '^),  nachdem  er  die  Eroberung  Jerusalems  erzählt 
und  einen  Rückblick  auf  die  Belagerung  Antiochiens  geworfen,  als 
schmutziges,  barfuss  herumziehendes  Bettelvolk,  an  dessen  Spitze  sich 
ein  vom  Ritter  zum  Fusssoldaten  herabgesunkener  normannischer  Krieger 
stellte,  der  darauf  den  Titel  „roi  Tafur'-'-  erhielt.  Dieser  nahm  jeden 
unter  seine  Mannschaft  auf,  der  sich  verpflichtete,  kein  Geld  bei  sich 
zu  tragen;  wurde  dennoch  solches  bei  ihm  gefunden,  so  bewirkte  dies 
seinen  sofortigen  Ausschluss  aus  der  Tafurtruppe.  Sodann  berichtet 
Guibert  über  die  Lebensweise  der  I'ö/wrs  und  die  guten  Dienste,  die 
sie  dem  Kreuzheere  namentlich  als  Lastträger,  Marodeure,  Steuerein- 
treiber und  in  der  Bedienung  der  Wurfmaschinen  leisteten  und  belehrt 
uns  gleichzeitig  über  die  ursprüngliche  Bedeutung  des  Fremdwortes. 
Er  sagt:  ^Erat  praeterea  et  aliud  quoddam  in  exercitu  illo  hominum 
genus,  quod  mtdipes  quidem  incederet,  armanidlaportaret,  mdlam  ipsius 
prorsus  pecuniae  quantitatem  habere  liceret;  sed  nuditate  ac  indigentia 
omnino  squalidum,  universos  praecederet^  radicibus  herbarum,  et  vilibus 
quibusque  nascentiis  victitaret.  Hos^  quum  quidam  ex  Northmannia 
oriiindus,  haud  obscuro,  ut  ferunt,  loco  natus,  ex  equite  tarnen  pedes 
factus,  sine  domino  oberrare  videret,  depositis  armis  et  quibus  utebatur 
induviis,  eorum  se  regem  iwofiteri  voluit.  Inde  rex  Tafur  barbarica 
lingua  coepit  vocari.  Tafur  autem  apud  gentUes  dicuntur^  quos  nos,  ut 
minus  litteraliter  loquar,  trudemies  vocamus,  qui  ex  eo  sie  appellantur^ 
quin  trudunt,  id  est  leviter  transigunt  quaquaversum  peragrantes  annos^^. 
Tatsächlich  hat  das  Stammwort,  wie  wir  weiter  unten  sehen  werden, 
die  Bedeutung  „herumirrend,  Landstreicher",  gehört  aber  nicht, 
wie  Guibert  meint,  den  Sprachen  der  gentiles,  d.  h,  der  Sarazenen,  also 
etwa  dem  Arabischen,  Persischen  oder  Türkischen,  sondern  dem 
Armenischen  an.  Armenische  Herkunft  vermutet  auch  Paul  in 
Paris,  gerät  aber  infolge  einer  irrtümlichen  Deutung  obiger,  aus  Guibert 
zitierten  Stelle,  namentlich  des  Satzes  ,^Inde  rex  Tafur  barbarica 
lingua  coepit  vocari"'  auf  eine  falsche  Fährte.   Er  sagt  nämlich  in  seiner 

1)  Vgl.  Ernest  Langlois,  Table  des  noms  propres  dans  les  chansons  de 
geste  (Par.  1904),  S.  629;  Godefroy,  Dict.  de  Tancicnne  langiie  frau^aise,  VII, 
623;  H.  Pigeonneau,  Le  cycle  de  la  croisade  et  de  la  famille  de  Bouillon  (Saint- 
Cloud  1877),  S.  67  und  77;  Hagenmeyer,  Peter  der  Eremite  (1879),  S.  212, 
Anin.  2;  Kugler,  Gesch.  der  Kreuzzuge  (1880),  S.  52  f. 

2)  Recueil  des  historiens  des  croisades,  Historiens  occidentaux,  IV,  S.  242. 

Romanische  Forschungen  XXXII,  o9 


ßj^Q  Michael  Schmitz 

Einleitung  zur  Chanson  d'Antioche,  S.  XVI:  „Le  bon  prince  avait  pris 
le  nom  de  Tafur^  sans  doute  apres  avoir  entendu  les  Armeniens  designer 
ainsi  dans  leur  langue  Tempereur  gree".  Nach  seiner  Auffassung  wäre 
also  in  dem  angeführten  Satze  rex  Subjekt  und  To/wr  Prädikatsnomen. 
Wie  aber  aus  dem  Zusammenhang  des  ganzen  Kapitels  klar  hervorgeht, 
ist  das  Subjekt  zu  coepit  vocari  der  im  vorhergehenden  Satze 
genannte  eques  ex  Northmannia  oriundus  und  rex  Tafur  dazu  das 
Prädikatsnomen.  Wäre  rex  Subjekt,  so  hätte  Guibert  jedenfalls  noch 
iste  hinzugefügt^).  P.  Paris  kommt  sodann  zu  dem  falschen  Schlüsse: 
„Guibert  de  Nogent  confond  sous  un  meme  nom  les  sujets  et  le  souverain; 
mais  notre  Chanson,  bien  plus  exacte,  presente  les  truands  et  les  ribauds 
de  l'armee  comme  les  vassaux,  et  Tafur  comme  le  roi".  Letzteres  ist 
offenbar  unzutreffend,  denn  die  truands  werden  in  der  Chanson  d'Antioche 
ebenso  gut  Tafur  genannt  wie  ihr  König,  und  mit  roi  verbunden  ist 
Tafur  ebenso  wie  in  rex  Tafur  nicht  Eigenname,  sondern  Adjektiv.  In 
seinen  weiteren  Studien  über  die  Chanson  d'Antioche  2),  wo  er  die  Tafurs 
und  ihre  Verwendung  im  Heeresdienst  eingehender  behandelt,  wieder- 
holt P.  Paris  seinen  Irrtum  bezüglich  des  roi  Tafm\  indem  er  von 
Guibert  sagt^):  „Cet  historien  nous  apprend  que  leur  roi  senommait 
Thafur,  mot  qui  chez  les  barbares,  ajoute-t-il,  repond  a  ce  que  nous 
appelons  vulgairement  truand".  Wider  Erwarten  aber  kommt  P.  Paris 
hier  auf  die  in  seiner  Einleitung  zur  Chanson  d'Antioche  (S.  XVI)  ver- 
mutete Abstammung  des  Fremdwortes  nicht  zurück  und  lässt  uns  somit 
über  das  angedeutete  armenische  Stammwort,  das  den  griechischen 
Kaiser  bezeichnet  haben  soll,  gänzlich  im  Unklaren.  Der  griechische 
Kaiser  heisst  bei  den  armenischen  Geschicbtschreibern  gewöhnlich 
Junätz  thakavor^)^  „König  der  Griechen",  vereinzelt  auch  mer  thakavör^)^ 
„unser  König".  Aus  thakavör^)  (eigentlich  „Kronenträger")  aber  konnte 
französisch  nie  tafur  werden.  Offenbar  hat  P.  Paris  an  die  persisch- 
arabische Wiedergabe  von  thakavor,  an  takfur  gedacht,  das  allerdings 
französisch  tafw\  wenn  nicht  eher  taifur  hätte  ergeben  können.  Wenn 
aber,  wie  P.  Paris  meint,  der  Führer  des  Bettelvolks  sich  selbst  jenen 


1)  In  denselben  Irrtum  wie  P.  Paris  scheinen  auch  Hagenmeyer  und  Kugler 
(vgl.  die  oben  angeführten  Stellen)  verfallen  zu  sein. 

2)  Eist,  littöraire  de  la  France,  XXII,  353—370;  XXV,  519—526. 

3)  Eist.  litt,  de  la  France,  XXII,  363. 

4)  So  heisst  z.  B.  der  zur  Zeit  des  ersten  Kreuzzugs  regierende  Alexius  I. 
Comnenus  bei  Mattheos  von  Edessa  (11 — 12.  Jahrh.),  s.  Recueil  des  hlstoriens 
des  croisades,  Documenta  armöniens  I  (Par.  1869),  S.  26,  Z.  7 — 8. 

5)  So  wird  Alexius'  I.  Sohn  Johannes  11.  in  der  Chronik  des  Priesters 
G rigor  (12.  Jahrh.)  genannt,  s.  Documents   armön.  I,  S.  154,  Z.  3  und  Anm.  2. 

6)  Altarmenisch ^Äa^/arö/-;  s.  Hübschmann,  Armen.  Gramm.,  1.  Teil,  Armen. 
Etymologie  (1897),  S.  153. 


Herkunft  des  altfranzösisehen  Wortes  tafur  ßll 

l'itel  jjeigelegt  hätte,  so  würde  er  nur  Tafur,  nicht  roi  Tafur  geheissen 
haben,  und  Tafur  wäre  nicht  so  ohne  weiteres  auf  seine  Untertanen, 
die  truands,  übertragen  worden.  Warum  aber  sollte  er  schliesslich  bei 
der  Übernahme  des  armenischen  Königstitels  der  einheimischen  Form 
thakavor  die  persische  takfür  vorgezogen  haben,  die  ihm  ausserdem 
schwerlich  bekannt  war?  Takfür  begegnet  uns  nämlich  zum  erstenmal 
als  Titel  Leos  IL,  ersten  Königs  von  Kleinarmenien  (1198—1219),  im 
persischen  Seljökname  des  Ihn  Blbl,  das  die  Geschichte  der  Sel- 
dschukensultane  Kleinasiens  von  1192  bis  um  1225  behandelt.  Dort  heisst 
König  Leo  IL  (armen.  Levön)  Llfön  takfur^)  oder  takür.  Als  Bezeich- 
nung des  griechischen  Kaisers  aber  findet  sich  takfür  zuerst  bei  dem 
arabischen  Reiseschriftsteller  Ibu  Batüta'-^)  (gest.  1377),  dem  jedoch 
Bedeutung  und  Herkunft  des  Wortes  unbekannt  sind,  indem  er  takfür 
für  den  Namen  des  Kaisers  [Andronicus  IlL]  hält. 

Ist  demnach  eine  Abstammung  des  altfranzösischen  tafur  von 
armenisch-persisch  takfür  vollständig  ausgeschlossen,  so  finden  wir 
doch  im  armenischen  Wortschatz  und  zwar  in  voller  Übereinstimmung 
mit  der  von  Guibert  mitgeteilten  Bedeutung  des  Fremdwortes  ein 
anderes,  tafur  fast  gleichlautendes  Wort  thaphur,  ein  altes  echt- 
armenisches Adjektiv,  wovon  Ciakciak(Tschacht8chach),  Dizionario 
armeno-italiano  (Venedig  1837;  S.  566^^,  Z.  2  ff.)  folgende  Bedeutungen 
gibt:  „vuoto,  oacuo;  ahbandonnto^  derelitto ;  solitario,  ramingo ;  privo, 
orbo,  ignudo,  libero'-'',  also  fast  sämtlich,  besonders  ramingo  („umher- 
irrend, unstät")  und  privo  („beraubt,  entblössf)  zu  tafur  passend^). 
Von  derselben  Wurzel  thaph,  die  „ausleeren,  entblössen,  berauben,  ver- 
einsamen" bedeutet,  ist  thaphdrh  gebildet,  das  Ciakciak  (a.  a.  0., 
S.  565*)  mit  ,,vagabo>ido,  vago^  erranfe'-'  übersetzt.  Guibert  irrt  also,  wie 
bereits  oben  bemerkt,  nur  darin,  6.i\.&b  er  tafur  als  Yon  den  gentiles,  d.h. 
den  Sarazenen  herrührend  bezeichnet,  indem  die  arabischen,  persischen 
und  türkischen  Ausdrücke  für  „Landstreicher,  Bettler"  alle  nichts  mit 
tafur  gemein  haben*). 

Wahrscheinlich  hat  sich  armenisch  thaphur  bei  den  Kreuzfahrern 
während  der  Belagerung  Antiochiens  eingebürgert,  weil  in  der  Umgegend 


1)  Houtsma,  Recueil  de  textes  relatifs  ä  l'hist.  des  Seldjoucides,  Bd.  IV 
(Leide  1902),  S.  9,  40,  60,  61  u.  ö. 

2)  Voyages  d'Ibn  Batoutah  par  Defröinery  et  Sanguinetti,  Bd.  II 
(Par.  1877),  S.  393  und  427;  vgl.  auch  Doz  y,  Supplement  nux  dictionnaires  arabes 
(Leyde  1881),  I,  149^,  s.  v.  ^ ^9^3  ,  Barbier  de  Meynard,  Dict.  turc.  — 
fran5ais    (Par.  1881/86),    Bd.  I,    479»    s.v.     -Ö. 

3)  Vgl.  Hüb  8  eh  m  au  u,  a.  a.  0.,  S.  448,  Nr.  154. 

4)  Guibert  war  ,wie  besouders  aus  seinem  über  Muhammed  (bei  ihm  Mathonncs 
oder  Machonms)    handelnden    Kapitel    (Buch  I,  3)    hervorgeht,    des    Arabischen 

39* 


612 


Michael  Schmitz 


dieser  Stadt  viele  Armenier  wohnten,  welche  die  Kreuzfahrer  eifrig 
unterstützten.  Der  armenische  Fürst  Konstantin  I.  (1092—1100),  Sohn 
Rhupens  (Rubens);  des  Gründers  eines  neuarmenischen  Fürstentums 
in  Kilikien  (Kleinarmenien)  und  der  Dynastie  der  Rubeniden,  erhielt 
von  den  Kreuzfahrern  für  den  ihnen  1097  vor  Antiochien  besonders 
durch  Zufuhr  von  Lebensmitteln  geleisteten  Beistand  den  Titel  baron^\ 
den  seine  Nachfolger  bis  auf  König  Leo  11.  weiterführten.  Infolge  des 
engen  Anschlusses  der  Rubeniden  an  die  Kreuzfahrerstaaten  drangen 
im  12.— 13.  Jahrhundert  viele  französische  Wörter,  namentlich  Adels- 
und Beamtentitel  wie  duc,  mens  (armen,  kunts)^  marchis  (markiz)^ 
conestable  (kuntstabl),  bau,  sire  (sir)  u.  a.^)  ins  Armenische  ein,  und 
es  müsste  uns  demnach  verwundern,  wenn  nicht  wenigstens  auch  ein 
armenisches  Wort  von  den  Kreuzfahrern  in  den  französischen  Wortschatz 
eingeführt  worden  wäre. 

Auffallenderweise  enthalten  weder  die  armenischen  Kreuzzugs- 
berichte 3)  noch  diejenigen  der  arabischen  Chronisten  Ihn  al-Athir, 
Abu'1-Fida',  Kemäl  ed-diu*)  u.  a.  irgendwelche  auf  die  Tafurs 
bezügliche  Angaben,  was  uns  um  so  mehr  befremdet,  wenn  diese  wirk- 
lich, wie  Guibert  und  die  Chanson  d'Antioche  erzählen,  ein  Schrecken 
der  Sarazenen  waren  und  während  der  Hungersnot,  z.  B.  vor  Marra 
(arab.  Mdarret  en-Nu^mön)  die  Leiber  gefallener  Türken  zu  rösten  und 
zu  verzehren  pflegten. 

Im  Altfranzösischen  und  Provenzalischen^)  erhielt  tafiir  bald  die 
weitere  Bedeutung  „Gauner,  Dieb,  Betrüger,  treulos",  aber  nur  das 
Spanische  und  Portugiesische  haben  tafiir  (neuspan.  tahw\  ptg.  tafid) 
als  französisches  Lehnwort  in  der  Bedeutung  „falscher  Spieler"^)  bis 
heute  aufbewahrt. 


gänzlich  unkundig  und  hatte  wohl  noch  weniger  Gelegenheit  sich  mit  dem 
Armenischen  bekannt  zu  machen.  Irregeleitet  durch  Guibert  schreibt  auch 
Eöhricht  in  seiner  Geschichte  des  ersten  Kreazzugs  (Innsbr.  1901),  S.  220, 
Anm.:  „Sie  (die  Truands)  hiessen  bei  den  Muslimen  Tafurs." 

1)  S.  Ed.  Dulaurier,  Le  royaume  de  la  Petite- Arraenie  im  Journ.  asiatique, 
5.  Ser.,  Bd.  XVII,  S.  399  f.  und  in  Documents  armöniens,  Einl.,  S.  LI. 

2)  S.  Hübschmann,  a.  a.  0.,  S.  389—91;  Victor  Langlois,  L'Armenie 
sous  les  Roup6niens  in  den  M6moires  de  l'acad.  de  St.  Petersbourg,  7.  Ser.,  Bd.  III 
(1860),  S.  54  f. 

8)  Documents  arraßniens  I,  s.  o.  . 

4)  Recueil  des  historiens  des  croisades,  Historiens  orientanx,  Bd.  I— V  (Par. 
1872—1906). 

5)  Z.  B.  bei  Marcabrun,  Bertran  de  Born  und  G.  Figueira;  s.  Bartsch, 
Crestom.  prov.,  Glossaire,  s.  v.  tafur. 

6)  Dieselbe  Bedeutimg  hat  auch  schon  altspan.  tafur,  z.  B.  in  den  Cantarea 
des  Erzpriesters  von  Hita,  Str.  444  und  1594. 


La  „giema  laziosa"  di  Ciacco  deir  Anguillaia. 

Von 
Enrico  Sicardi. 

La  cauzonetta  a  dialogo  ,,Giema  laziosa"  che  il  codice  Vat.  3793 
attribuisce  a  Ciacco  dell'  Anguillaia  di  Firenze,  che  ormai  si  puö  ri- 
teuere  tutt'  uno  col  Ciacco  fanioso  dannato  da  Dante  nel  suo  Inferno 
per  il  vizio  della  gola,  senza  che  per  questo  cessi  punto  d'essere  una 
nobile  figiira  d'  uomo  e  di  cittadino,  6  riuscita  sempre,  in  piii  d'nu  verso, 
e  specialmente  nella  chiusa,  di  difficile  intelligenza  a  quanti  hanno 
cercato  di  penetrarne  il  senso.  Cosi  e  avvenuto  che  un  valente  cultore 
di  questi  studi,  or  non  e  molto,  ha  proposto  di  essa  una  nuova  inter- 
pretazione,  che  non  so  bene  quäle  accoglienza  abbia  avuta  da  coloro 
che  studiano  con  Interesse  e  simpatia  la  nostra  antica  lirica,  su  cui  per 
vero  si  sogliono  ripetere  tuttavia  giudizi  un  po'  troppo  sommart.  II  let- 
tore  ha  giä  compreso  che  io  voglio  alludere  al  Professore  P.  Savj-Lopez 
deir  UniversitcX  di  Catania  e  al  suo  scritto  „La  villanella  di  Ciacco", 
comparso  una  prima  volta  nel  volume  in  onore  di  Arturo  Graf,  Bergamo, 
1903,  p.  385e  sqq.;  e  poi  ripubblicato,  con  altri  bei  saggi,  in  un  volume 
a  parte  „Trovatori  e  Poeti",  Palermo,  1906,  col  titolo  di  „Mistica  pro- 
fana".  In  quanto  a  me,  se  io  non  travedo,  la  nuova  ipotesi  del  Savj- 
Lopez  attesta  bene  la  sua  larga  conoscenza  dell'  antica  lirica  nel  terri- 
torio  romanzo,  raa  non  risulta  in  fine  tale  da  acquetar  i  nostri  dubb! 
e  riuscire  veramente  persuasiva.  In  sostanza,  secondo  il  suddetto  pro- 
fessore, codesta  di  Ciacco  verrebbe  ad  essere  una  canzone  pia,  mo- 
dellata  su  quel  genere  particolare  di  antiche  pastoreile,  francesi  e  pro- 
venzali,  dove  il  sacro  e  mescolato  col  profano,  o  che,  sotto  veste  profana 
cd  espressioni  d'  amore,  celano  talvolta  un  contenuto  religioso.  Or  io 
confesso  cheun  siffattosospetto  mi  sorprendenon  poco  in  chi  ha  pur  con- 
futato  cosi  bene  una  simile  interpretazione  mistica  tentata,  per  le  poche 
poesie  superstiti  di  Jaufre  Rudel,  dall'  Appel,  che  volle  scorgere  li  can- 
tata,  al  posto  della  contessa  Melisenda,  la  stessa  Vergine  Maria,  come 
giii  aveva  fatto  1'  Eichelkraut  con  le  sei  canzoni  di  Folquet  de  Lunel. 
Ma  ad  ogui  modo,  esaminiamo  un  po'  davvicino  la  nuova  ipotesi,  che 
puö  pur  riuscire  a  qualcuno,    per  piü  d'un  lato,  assai    seducente.    Noi 


ßj^4r  Enrico  Sicardi 

conseutiamo  col  Savj-Lopez,  qiiando  ci  dice  ehe  se  codesto  contrasto  e 
proprio  da  attribuirsi,  come  ormai  si  ritieue  e  ci  conferma  anche  col 
resto  il  suo  baon  toscano,  al  Ciacco  a  cui  Dante  si  mostra  tanto  pie- 
toso  e  deferente,  il  non  sapersi  punto  che  costui  sia  stato  mai  un  beghino, 
uon  e  poi  im  argomento  tale  che  ci  debba  indnrre  a  negare  seüz'  altro 
che  codesto  arguto  uomo  di  corte  non  possa  qualche  volta  aver  trattato 
im  argomento  non  profano.  Diventar  magari  bigotti  anche  se  giä  s'  e 
fntto  d'ogni  erba  fascio,  e  cosa  che  si  b  ripetuta  non  solo  a'  nostri  giorni. 
E  neppure  questo  e  argomento  a  dirittura  inoppugnabile  :  che  codesto 
contrasto,  in  tutta  la  nostra  lirica  antica  sia,  se  non  m'  inganno,  rimico 
a  rappresentarci  codesto  genere  di  contaminazione  tra  contenuto  sacro 
e  forma  profana  di  fronte  agli  esempi  d'  oltr'  alpe,  per  vero  neppiir  essi 
molto  numerosi  e  sicuri.  Perche  infatti  si  potrebbe  pur  sempreobiettare: 
Ma  che  forse  noi  possediamo  intera  1'  enorme  prodiizione  lirica  italiana 
del  due  e  trecento?  0  non  piü  tosto  una  piccola,  scarsissima  parte? 
Insomma,  non  c'  b  ima  ragione  logica  che  possa  vietarci  di  credere  che 
un  antico  nostro  rimatore,  Ciacco  o  altri,  non  abbia  potuto  pensarc  ad 
imitar  qualcuna  di  quelle  curiose  poesie  d'oltre  monti,  sacre  sotto  vesti 
profane,  di  cui  il  SavjLopez  cita  pure  nel  suo  scritto  qualche  esempio. 
Quel  che  invece  sta  di  contro  a  una  interpretazione  si  fatta  della  „giema", 
e  sia  pure  messa  avanti  eon  ragionevole  cautela,  e  codesta  canzone  di 
per  se  stessa ;  b  cioe  il  linguaggio  delle  persone  che  vi  interloquiscono, 
e  che  non  mi  pare,  una  volta  che  si  sia  convenientemente  inteso,  che 
possa  lasciar  dubbi  sul  carattere  del  suo  contenuto.  Che  vuole  in  con- 
clusione  il  cavaliere  che  qui  s' introduce  a  parlare?  che  cosa  richiede 
egli  dalla  villanella  geutile  a  cui  rivolge  le  sue  parole  cosi  lusinga- 
trici?  Ascoltiamolo  im  po'": 

I.  —  Giema  laziosa 

adorna  villanella, 

che  se'  piü  vertudiosa 

che  non  se  ne  favella; 

per  la  vertute  c'  äi 

per  (la)  graza  del  Sengnorc, 

ajutami,  cli6  sai ; 

che  son(o)  tiio  servo,  amore  — 

—  Aiutami,  che  saifarlo;  aiutami  per  la  virtü  che  ne  hai,  per  la  grazia 
che  ti  e  conceduta  da  Dio.  Che  cosa  sarä  qiiesta  virtü  o  facoltä  che  Dio 
concede  a  costei?  A  me  uon  pare  affatto  dubbio  che  essa  non  derivi  dalle 
sue  qualita  fisiche,  che  non  si  tratti  appunto  di  que'  pregi  estrinseci,  di 
quelle  bellezze  e  grazie  corporee,  che  la  gentile  creatura  ha  ricevuto 
in  dono  dal  Cielo,  e  per  cui  essa  puö  dare  a  lui,  il  cavaliere  cosi  ac- 
corto  nel  lusiugarla,  quel  desideratissimo  refrigerio  che  e'  le  chiede,  e 


La  „giema  laziosa"  di  Ciacco  dell'  Anguillaia  615 

che  solo  potra  togliergli  il  bruciore  d'  addosso,  e  che  si  sente  pur  cosi 
bene  neue  sue  parole.  —  Aiutami  —  le  dice  —  aiutami,  poiche  puoi  farlo 
agevolmente.  lo  son  tuo  servo,  sono  cioe  tue  amante;  e  quiudi  —  le 
lascia  intendere  —  e  quindi,  ho  un  tal  quäle  diritto  d'  avere  da  te  ciö 
che  ti  chiedo.  Ma  la  donna,  che  non  e  punto  quell'  ingeuua  forosetta 
che  forse  vorrebbe  parere  (ma  auzi !)  finge,  per  stuzzicar  di  piü  1'  altro, 
di  non  capire  affatto  il  latiuo,  di  uon  aver  punto  quella  cosi  fatta  voglia 
di  levarlo  di  peue,  come  fa  appunto  qnel  fiore  d'  iugenua  verginella 
che  e  la  „rosa  aulentissima"  di  Ciullo  dal  Camo,  il  cui  contrasto  ha 
parecchi  riscontri  particolari  singolarissimi  con  questo  del  nostro  Ciacco 
toscauo.     Gli  risponde  infatti : 

II.  —  Asai  8on(o)  gieme  iu  terra 
ed  im  fiume  ed  in  mare, 
c'  ä.nno  vertute  in  guerra 
e  fanno  altrui  alegrare; 
amico,  io  nom  8on(o)  essa, 
di  que[lle]  tre  nesuna; 
altrove  va  per  essa, 
e  ciercha  altra  persona.  — 

A  cui  l'altro,  accorto: 

III.  —  Madonna,  trop'  6  grave 

la  vostra  rispomsione, 

cad  io  non  agio  nave 

ne  non  8on(o)  maragone, 

ch'  io  sappia  audar(e)  ciercaudo 

colä  ove  mi  dite: 

per  voi  perisco  amando, 

86  no  mi  socorete!  — 

Eccolo  dunque  qui  codesto  cavaliere  a  chiederle  di  nuovo  „soc- 
corso",  e  a  dirle  che  il  suo  bisogno  e  di  quelli  che  non  soffrouo  indugi. 
E  la  donna,  con  un'  irouia  beflfarda  che  non  e  poi  che  un  giuoco  d'astu- 
zia  e  di  civetteria,  benche  l'altro  le  abbia  dichiarato  ben  chiaro  che  non 
e  punto  disposto  a  muoversi  senz'  altro  di  li,  per  ricercare  qualsiasi 
altra  „gemma"  del  mondo,  pure  gli  protesta: 

IV.  —  Se  perir(e)  ti  dovessi 

per  questo  ciercbamento, 

non  crederia  ch'  avessi  [=  ci  fosse] 

in  te  namoramento; 

ma  Stil  credi  morire, 

'nanzi  ch'  esca  l'anno 

per  te  fo  messe  dire, 

come  altre  donne  fanno.  — 


Q\Q  Enrico  Sicaräi 

Ma  punto  scoraggiato  da  codeste  apparenti  ripuhe,  il  cavaliere 
intiapiendeute  continua  ad  insistere  ed  a  piaggiare  la  proterva: 

V.  —  Oi  villanella  adorna, 

fa'  81  ch'  io  nom  perisca, 
che  l'omm(o)  morto  aon  torna, 
per  far(e)  poi  cantar(e)  messa. 
Di  voi  mi  da'  comforto 
madonna,  non  tardare ; 
quand'  odi  ch'e'  sia  morto, 
non  far(e)  messa  cantare!  — 

Pur  sotto  il  velo  delle  sue  parole,  codesto  amatore,  nella  sua  richiesta 
appassionata,  nou  potrebbe  essere  piü  esplicito.  Cosi  che  Dessun  dubbio, 
per  chi  voglia  intenderlo,  puö  cadere  su  quel  che  egli  vnole :  e'  vuole 
ciö  che  ha  giä  detto  di  volere,  in  im  linguaggio  che  a  me  appare  assai 
concitato  e  reulistico.  „Madonna  —  le  dice  —  deh,  non  tardate  a  darmi 
conforto  DI  VOI,  ossia  —  e  Ipossibile  frantendere?  — :  datemi  subito 
quel  conforto  che  puö  dare  ad  un  uomo  la  vostra  stessa  persona.  Ossia, 
come  le  ha  giä  detto: 

per  la  vertute  c'  äi 

per  (la)  graza  del  Singnore, 

AIVTAMI,  ch6  sai  .  .  . 

Codesta  „virtü"  dunque,  non  e  altro,  se  non  s'  e  giä  detto,  non  altro 
che  la  possibilitä  intrinseca  da  parte  della  donna,  di  offrire  all'  amante 
cavaliere  quel  particolare  aiuto  che  egli  le  chiede,  e  che  essa,  giovane 
e  piacente,  puö  bene  dargli,  appena  lo  voglia.  Ne  in  vita  ne  in  morte 
non  si  cura  ne  curerä  punto  d'altro  codesto  volterriano  del  trecento ! 

Quand'  odi  ch'  e'  sia  morto, 
non  far  mesa  cantare! 

Ma  la  donna  continua,  ancora  per  un  po',  a  finger  di  non  capire,  e 
torna  a  bella  posta  a  divagare  beffarda  (vv.  1—4);  uia  poi  (vv.  5—8) 
fiualmeute  vien  da  se  stessa  a  quel  che  e,  giu.sto  appunto,  il  uodo  stesso 
della  questione: 

VI.  —  Se  morir(e)  non  ti  credi 

molt'  äi  foUe  credenza, 
se  quanto  in  tera  vedi 
trapassi  per  sentenza. 
Ma  tu  se'  Dio  tereni, 
non  ti  posso  scampare: 
guarda  che  legie  tieni, 
se  non  credi  a  1'  altare!  — 

lusomma  —  gli  dice  in  fine  —  chiunque  tu  sia,  io  non  posso  far 
nuUa  per  te.  Se  tu  credi  che  una  donna  non  sia  punto  legata  da'  voti 
di  fedeltä  fatti,  a  Dio  e  al  marito;  al  marito,  all' altare  (nessun  dubbio 


La  „giema  lazlosa"  di  Ciacco  dell'  Anguillaia  617 

che  la  villanella  non  siauna  sposa!)  se  questo  tu  uon  credi,  che  legge 
crediV  che  legge  morale  e  la  tua?  Che  conta  nulla  la  religione  per  te? 
Ma  anzi,  rincalza  1'  altro  per  cui  ogni  argomento,  in  buona  o  mala 
fede,  e  sempre  ottimo;  ma  anzi  la  religioue  cristiana  comanda  appunto 
di  venire  in  aiuto  di  chi  e  in  bisogno  estremo;  e  quiudi  io,  giusto  in  forza 
dl  codesta  stessa  legge,  vi  chiedo  „merce" : 

VII.  —  Per  l'altar(e)  mi  richiamo 

ch' adoran(o)  li  cristiani; 
perö  merce  vi  chiarno: 
poi  sono  in  vostre  man!, 
pregovi  in  cortesia 
che  m'  aitate  per  Dio, 
perch'  io  la  vita  mia 
da  voi  conoscha  im  fio.  — 

Poi  ch'  egli  e  tutto  nelle  sue  mani,  che  essa  sia  buona  e  Io  aiuti, 
in  nome  di  Dio !  Solo  cosi  non  io  costringerä  a  morire  quel  suo  estremo 
bisogno,  e  poträ  dire  a  ragione  d'aver  riavuto  la  vita,  e  come  in  dono, 
da  lei.  Ed  ecco  che  a  questo  punto  codesta  „giema",  da  donna  ben  pratica 
di  simili  faccende,  s'aecorge  bene  che  l'uomo  non  potrebbe  piü  essere 
impunemente  eccitato  nel  suo  desiderio,  e  che  non  giova  quindi  tirar 
ancora  piü  a  lungo  la  fune.  E  cosi  la  faceenda  ha  la  fine  che  era  da 
prevedere : 

VIII.  —  Sl  sai  chieder(e)  mer^ede 

cou  amiltä  piagiente; 

giovar(e)  d6ti  la  fede; 

si  ami  coral(e)mente. 

A'  mi  tanto  predichata 

e  si  saputo  dire, 

ch'  io  mi  sono  acordata : 

dimmi  che(n)  t'fe  im  piaciere.  — 

L'uomo  non  se  Io  lascia  dir  due  volte,  e  risponde  a  qucUu  domanda 
tanto  categorica  e  precisa,  spiattellandole  chiaro  e  tondo  ciö  che  e'  vuole 
da  lei.  Proprio  cosi,  se  io  intendo  rettamente  il  valorc  di  cerle  es- 
pressioni : 

IX.  —  Madonna,  a  me  non  piacie 

chastella  n4  monete: 

fatemi  far(e)  la  pacie 

com  que(lli)  che  vi  sapete: 

questo  adimando  a  voi 

e  facciovi  fenita; 

donna  siete  di  lui, 

ed  elgli  e  la  mia  vita.  — 

„Fatemi  far  la  pace  |  con  quelli  che  vi  sapete".  La  perifrasi 
„quelli  che  sapete"  riesce    qui  a  velare  appena  appena  1'  ultimo  rima- 


Q±g  Enrico  Sicardi 

siiglio  di  pudore  in  una  ricbiesta  di  qnella  tal  natura.  Ma  era  ormai 
forsc  necessariü  davvero  che  codesto  sfacciato  amatore  chiamasse,  fa- 
cendo  getto  di  ogni  decenza,  col  suo  nome  crudo  e  proprio  qtiella  tal  cosa 
di  lei  cui  egli  accenna  parlando  di  „pace",  perche  la  donna  riuscisse  a 
capire  ciö  che  lui  inteudeva  dire  con  quelle  parole?  Ma  forse  c'e  da 
dubitare  che  colei  non  avesse  ancora  capito?  0  non  sapeva  forse, 
l'ingenua,  cio  che  un  uonio  vuole  da  una  donna,  quaudo  le  parla 
d'amore?  Ma  pol  non  era  chiaro  per  tutto  il  discorso  fattole  in  pre- 
cedenza?  E  da  quel  destro  e  pratico  Don  Giovanni  che  e,  ii  nostro 
ardito  cavaliere  non  conclude  da  maestro,  che  „elgli",  cioe  quella  lale 
iunominabile  cosa  che  ella  gli  puö  liberamente  oftrire,  e  la  sua  vita 
stessa?  ossia  e  ciö  per  cui,  avutala,  potrji  conservare  la  vita  sua,  ora 
che  per  codesto  suo  impellente,  speciosissimo  bisogno,  corre  gravis- 
simo  pericolo  di  sentirsela  mancare?  Ma  avuto  quel  tal  pietoso  soc- 
corso  da  lei,  oh  si  che  egli  poträ  ben  dire  di  esser  rinato,  di  tenerla, 
la  vita,  come  un  suo  grazioso  dono ! 

poi  [=  poiche]  sono  in  vostre  mani, 
pregovi  in  cortesia 
che  m'aitate  per  Dio, 
perch'  io  la  vita  mia 
da  voi  conoscha  im  fio. 

Ma  pure,  come  se  fosse  necessario  essere  ancora  piü  chiaro,  egli  con- 
tinua,  dicendole  che  di  quella  tal  cosa  „che  essa  sa",  ossia  di  cui  essa 
intende  bene  che  egli  parli,  senza  che  a  lui  occorra  proprio  nominarla,  lei 
e  „donna";  cioe,  in  altri  termini,  ne  puo  ben  disporre  in  tutto  come  a 
lei  piace,  sol  che  voglia,  e  aggiunge  ancora,  che  e  ciö  che  unicamente 
poträ  dar  pace  a'  suoi  infocati  desideri.  Cosi  Ciacco  toscano  riescenelle 
sue  richieste  d'amore,  ancora  piü  esplicito  de!  siciliano  Ciullo;  e  non 
men  pronta  ad  intendere  il  suo  linguaggio  e  la  sua  adorna  villanella, 
di  quel  che  non  fosse  giä  stata  lesta  a  compreudere  il  latino  del  „can- 
zoneri"  dell'  isola  la  „rosa  fresca",  eroina  nascosta,  ma  nascosta  assai 
meno  di  quel  che  lei  non  immaginasse,  di  non  incruente  battaglie  d'  a- 
more.  Fu  dunque  un  uscir  dal  seminato  V  aver  supposto,  come  credet- 
tero  costamente  parecchi  degli  antichi  editori  di  questo  nostro  contrasto, 
che  con  „quelli"  Ciacco  voglia  alludere  ad  „Amore".  Ne  mancaron  di 
quelli  che  a  dirittura  sostituirono  a  „quelli"  il  nome  „Amore"  in  que' 
versi,  e  intesero,  nulla  di  chiaro  intendendovi  in  realtä,  che  si  parlasse 
proprio  del  dio,  del  „nobile  Signore"  d'amore,  cosi  come  fu  poi  coucepito 
da'  poeti  del  „dolce  stil  nuovo".  Dando  un  significato  ancora  piü  spirituale 
a  quelle  espressioni,  il  Savj-Lopez  sospetta  ora  che  qui  si  possa  invece 
intendere  diDio;  cosa  che,  oltre  che  con  la  necessitä  di  dare  un  signifi- 
cato, che  non  posso  indurmi  a  creder  vero,  a  parecchi  passi  della  can- 
zoue,  mi  pare  anche  in  contrasto  con  tutto  il  contenuto  di  essa,  quäle  ci  e 


La  „giema  laziosa"  di  Ciacco  dell'  Anguillaia  619 

permesso  di  rilevare  agevolmeiite.  Forse  m'  inganno,  niu  tutto  ciö  credo 
sia  derivato  priucipalmente  dal  non  aver  attribuito  il  suo  giusto  valore 
alla  fräse  „donna  siete  di  lui",  che  esprime  qui,  non  gia  Tidea  della 
dipendenza  o  soggezione  rispetto  a  qualciino  —  qui,  col  Savj  Lopez, 
di  uua  beghina  verso  Dio  —  ma  bensi,  com'  e  naturale,  quella  opposta 
deir  assoluta  pouronanza  su  qualcuno  o  qualche  cosa.  Qualche  esempio 
in  cui  e  agevole  rilevare  1'  identica  fräse  col  significato  ideutico,  renderä 
forse  piü  cbiare  le  mie  parole.  Qiiesti:  Malispiui,  St.  fior.^  c.  XVII: 
„Allora  la  reina  andö  a  Catelina,  e  chiesegli  di  grazia  di  lasciargli 
Centurione  con  tutta  !a  sua  gente.  Kispuose  Catelina:  Siate  donna  dl 
ciö  che  vi  piace";  Zucchero  Benciveuni,  Paternosfro,  ed.  Rigoli, 
p,  36:  „.  .  .  si  che  in  noi  non  abbia  [=  ci  sia]  proprio  senno,  ne  pro- 
pria  voluntade,  ma  la  sua  [=  dello  Spirito  Santo]  tauto  [=.  soltanto], 
solamente  sia  domui  dl  tutto  il  cuore,  interamente,  e  faccia  in  noi  ciö 
ch'ella  vuole":  Dante,  Vita  Nuova,  §  XXIV:  „...una  gentilissima  donna, 
la  quäle  era  di  famosa  beltate,  et  fu  giti  molte  volte  donna  dl  questo 
mio  amico  primo".  E  non  aggiungo  altri  esempi,  che  potrebbero  essere 
infiniti,  quanto  inutili;  a  dimostrare  il  significato  preciso  di  quella  fräse 
finora  non  intesa  uel  linguaggio  di  Ciacco. 

Altra  causa  che  deve  aver  spinto  i  critici  a  frantendere  lo  sfacciato 
linguaggio  di  codesto  cosi  focoso  amatore,  e  stata  la  necessitä  che  egli 
ha  sentito  di  servirsi  del  velo  pur  trasparente  della  metafora  a  indicare 
un  atto  0  funzione  oscena.  Dico  la  fräse  „far  pace  con  qualcuno", 
neppure  essa  intesa  da'  critici.  Infatti,  poiche  „pace"  non  puö  farsi  che 
tra  esseri  auimali,  e  non  tra  un  uomo  e  una  cosa,  sia  pur  questa  cosa 
una  parte  del  corpo  muliebre;  quella  cui  Ciacco  voleva  alludere;  questi, 
volendo  usar  codesta  fräse,  e  stato  costretto  a  dare  a  quella  tal  cosa 
con  cui  desidera  di  far  la  pace  (quella  sua  speciosa  pace !)  la  parvenza  di 
una  Vera  e  propria  persona.  E  cosi  ha  dovuto  completare  quella  sua 
metafora,  non  poi  strana  ne  iusolifa,  con  le  parole:  „con  quellt  che  vi 
sapete",  e  continuare  poi  con  le  altre  „donna  siete  di  lui",  in  stretta 
relazione  con  quelle  primc,  perche  sia  chiaro  che  egli  continua  a  parlar 
tuttavia  d'una  cosa  medesima:  quella  che  gli  preme  avere  da  lei  e  che 
CiuUo  chiama  eufemisticamente  „lo  frutto  de  lo  tuo  giardino".  Com- 
preso  bene  il  valore  di  queste  frasi  metaforiche,  scompare,  s'  io  non 
m'  iuganno,  ogni  difficoltä  d'  intendere  il  significato  ascoso  di  quest' 
ultima  strofa,  che  e  la  chiave  di  volta  per  tutto  il  resto.  Che  se  egli 
avesse  detto  piü  pulitameute  di  voler  pace  dalla  sua  vaga  contadi- 
notta,  come  fa  per  esempio  l' autore  del  Fecorone  in  una  delle  ballate 
da  lui  comprese  in  quel  suo  novelliere,  co'  versi  seguenti,  nessun  dubbio 
sarebbe  stato  possibile  sulle  sue  non  per  certo  castissime  intenzioni! 
Dice  Ser  Giovanni: 


620  Enrico  Sicardi 

Troverö  io  pace  in  te,  donna,  giammai, 
che  sai  ch'io  t'amo  piü  di  me  assai? 


Tu  se'  sola  colei  che  puoi  dar  pace 
a  l'anima  fedel  che  tanto  t'ama. 
Adunque  apri  le  braccia,  se  ti  place, 
al  servo  tuo  ecc. 


Cosi  che  le  parole  „Dio",  „altare",  „fede",  „cristiani"  che  appa- 
iono  qua  lä  nella  nostra  canzone  e  ci  richiamano  a  cose  e  idee  di  re- 
ligione,  oltre  le  altre  dell' ultima  stofe,  eioe  „quelli",  „pace",  „donna", 
„Uli"  che  s'  e  voluto  intendere  che  vi  si  riferissero,  sappiamo  oia  bene 
quäle  parte  sostanzialmente  opposta  stiano  a  rappresentare  nel  liu- 
guaggio  qua  e  lä  figurato  del  contrasto  della  „giema",  su  cui  ci  siamo 
forse  un  po'  Iroppo  indugiati.  In  conclusione,  esso  ci  appare  a  dir  vero 
una  delle  poesie  piü  realistiche,  se  non  si  vuol  dire  piü  oscene,  della 
nostra  antica  Urica:  poesia  schietta,  vivace,  popolaresca,  quäle  pote- 
vamo  bene  aspettarcela  da  quel  sollazzevole  ed  arguto  novellatore  e 
buontempone,  che  sappiamo  dal  Boccaccio  che  fu  di  fatti  Ciacco  dell' 
Anguillaia,  concittadino  di  Dante. 

Enrico  Sicardi 

OSSERVAZIONI  AL  TESTO. 
I,  1.  Se  il  codice,  unico,  ha  „laziosa"  e  non  „leziosa",  come  hauno 
parecchie  edizioni,  avranno  le  due  voci  un  medesimo  etimo  e  signifi- 
cato?  E  che  cosa  vale  „laziosa"?  Inquanto  a  me,  non  arrischio  con- 
getture.  5  vertute  =  facoltä,  potere,  risultante  dalla  natura  stessa  dell' 
organismo.  Cfr.  Dante,  Furg.  IV,  2,  e  i  dizionari  del  Blanc  e  dello 
Sheldon,  s.v.  II,  3  "guerra"  per  difficoltä,  travaglio  e  comune  negli 
antichi;  Ee  Federico:  Dolze  meo  drudo,  vv.  9  —  10:  „Membrandome  che 
ten  vai,  lo  core  mi  mena  grande  guerra";  cfr.  anche  Dante,  Inf. 
4—5:  la  guerra  Si  del  cammino  e  si  della  pietate.  6 — 7.  E  la 
risposta  di  prammatica.  La  „rosa  fresca"  di  Ciullo:  Cerca  la  terra, 
ch'  este  granne  assai;  Chiü  bella  donna  di  me  troverai.  III,  3  ne;  cosi 
gli  editori;  ma  essendo  qui  il  ,,ne"  uient'  altro  che  la  congiunzione 
„e"  preceduta  da  una  consonante  di  sostegno,  che  comparisce  come 
tale  in  tanti  altri  casi  neu'  italiano  arcaico  (cfr.  il  comunissimo  win- 
ferno)  non  credo  sia  opportune  sovrapporci  V  accento,  come  si  fa  nel 
caso  del  „nc"  negazione.  1—6.  Anche  questa  risposta  fa  pensare  alla 
risposta  del  cavaliere  del  constrasto  di  Ciullo.  Qui  l'uomo  obietta  che 
non  e  uno  che  faccia  il  mestiere  di  andare  sui  mari ;  lä  s'  inventa  di 
aver  cercato  invano  in  tutti  i  siti  del  mondo  una  donna  piü  bella;  e 
1'  uno  e  r  altro,  in  fondo,  non  mirano  che  a  farsi  beffe  della  donna. 
IV,  3.  avesse  =  ci  fosse.  v.  6.  Ho  staccato  questo  verso  dal  precedente 
per  legarlo  al  seguente,  come  a  me  par  che  suggerisca  il  senso.    V,  2. 


La  „giema  laziosa"  di  Ciacco  dell'  Anguillaia  621 

Qiii  non  si  troverä  strano  che  „perisca"  rimi  con  „messa".  Si  sa  ormai 
che  simili  incongrueoze  sono  tutt'  ultro  che  rare  nell'  antica  poesia  ita- 
liana,  dove  spesso  alla  rimu  era  sostituita  1'  assonanza.  5  da'  =  dar; 
cosi  iutendo  il  „da"  del  Codice,  e  iiou  da' =  dai,  cog-li  editori;  e  iiou  giä 
perche  il  „voi"  e  il  „tu"  non  si  alteruino  spessissimo  in  iino  stesso 
componimento,  ma  non  cosi,  nello  stesso  periodo:  e  qui  il  „da"  h  prece- 
duto  immediatamente  da  „voi".  Inteudo  percio:  Madonna,  non  tardare 
a  darmi  conforto  di  voi.  Simili  apocopi,  tuttora  frequenti  ne'dialetti, 
sono  tuit'  altro  che  rari  nell'  antica  nostra  poesia.  Ne  mancano  neppnre 
nella  prosa  di  carattere  popolare,  non  escluso  il  toscano.  VI,  1—4. 
Legg-o  „trapassi"  col  Codice,  e  non  „trapassa",  come  giä  il  Nannucci 
Manuale,  e  il  Carducci,  Cantilene  e  ballate  ecc,  e  intendo  diversa- 
mente  da  essi :  „Se  tu  trapassi  per  sentenzia"  cioe  „se  osservi  quanto 
in  terra  vedi,  ossia  tutte  le  cose  create  dalla  natura,  e  tu  (seil,  che  sei, 
come  uomo,  parte  di  essa)  non  credi  morire,  „molto  t'  inganui"  ecc. 
5.  „Ma  tu  se".  Cosi  nel  Codice,  e  non  „ma  stu"  correzione  che  credo 
inutiie,  sopprimendosi  il  „se"  un  numero  infinito  di  volte  nelle  proposi- 
zioni  del  genere,  specie  quando,  come  qui,  si  voleva  evitare  la  vici- 
nanza  spiacevole  di  altra  sibilaute:  stu  se.  Non  credo  perciö  necessario 
chiudere  il  verso  con  un  interrogativo,  come  propone  ilMonaci,  Crest. 
273.  VII,  2  „Perö"  =  per  questo,  cioe:  per  questo  altare.  4.  Con  questo 
verso  comincia,  secondo  me,  un  nuovo  periodo.  Do  quindi  a  „poi"  il 
valore  che  ha  frequentemente  di  „poiche",  e  lego  questo  verso  col  se- 
guente,  cosi:  Poiche  sono  in  vostre  mani,  pregovi  ecc.  8.  „fio";  con- 
tratto  per  „feudo",  sicil.  feu,  ha  altri  esempi  nell'  antico  volgare.  Mali- 
spini, St.  fior.  c.  LXII :  „e  assolse  [papa  Gregorio]  tutti  i  suoi  baroni 
[quelli  di  Arrigo  VII]  di  fio  e  di  sagramento",  cioe  li  esentö  di  dare 
air  imperatore  le  rendite  per  i  feudi  da  hii  avuti  con  investitura. 
Vm,  1.  „Si'  come  semplice  rafforzativo,  col  valore  avverbiale  di  „bene" 
ha  frequentissimi  esempi,  in  prosa  ein  versi,  del  due  e  trecento;  cosi 
che  riteago  chiuso  il  senso  dopo  „piagente"  del  verso  seguente.  8.  „ac- 
cordata"  =  concorde,  d'uno  stesso  volere.  VIII,  3.  „far  la  pacie".  Lo 
stesso  significato  osceno  di  codesta  fräse  troviamo  in  altri  versi  del 
Fecorone,  giä  citato.  In  quest'  opera  per  esempio  si  legge,  Ball.  Un' 
angioletta,  vv.  15— 18:  „Quando  m' apparve  pria  questa  angioletta,  Con 
gli  occhi  al  cor  mi  trasse  una  saetta;  Poi  fece  pace  meco  lascivetta; 
r  mi  partii  da  lei  con  hello  iuchino".  4.  „quelli  che  voi  sapete". 
Questa  o  simile  espressione  e  sempre  servita  ad  accennare  a  cosa  oscena, 
che  non  si  vuole  o  non  si  osa  nominare,  e  in  ispecie  a  quelle  parti  del 
corpo  umano,  che  tanto  la  donna  che  l'uomo  curau  piü  di  celare.  Per 
un  esempio,  l'Aretino,  Ragionamenti^  Firenze  1892,  p.  69:  „e  data  la 
benedizione  con  uno  di  quelli  tu  m'intendi  di  vetro,  lungo  tre  spanne, 
scese  giußo";  e  p.  233:  „Et  assaggiando  il  mele  che  usciva  da  la  mia 


622  G.fBaist 

tu  m'intendi,  ginrava  che  il  suo  zucchero  era  amaro  a  compara- 
zione".  E  il  Belli,  Soti.  romaueschi,  v.  VI,  170,  uel  „La  niadre  de  le 
sante",  a  questa  iiiadre  de  le  sante  da,  fra  i  tanti  nomi  che  le  suole 
dare  il  popolo,  queili  di  „quer  fatto"  e  „quela  cosa",  in  cui  non  c'e  chi 
uou  i'iconosca  due  gemelli  di  „queili  che  vi  sapete"  del  nostro  Ciacco. 
6.  „fenita"  =fine,  e  uno  de'  tanti  sostantivi  femminili  derivati  da  par- 
ticipi  passati  latini  di  cui  niolti  sono  tuttora  vivi  ne'  dialetti,  anche  se 
scomparsi  nella  lingua.  Cfr.  E.  Sicardi,  Per  due  luoghi  della  „Vita 
Nuova"  in  Zeitschr.  f.rom.Philol.  XXXV,  532e  sg.  E.  S. 


Ferropea. 

Von 
G.  Batst. 


Das  Wort  ist  in  dieser  Form  und  mit  der  Erklärung  der  Akademie 
als  Fusseisen  von  Diez  11^  eingestellt.  Covarrubias  schreibt  arropzas, 
definiert  sie  als  Handschellen,  sonst  auch  pierdeam/go  genannt,  die  mit 
dem  Halseisen  durch  Stäbe  verbunden  sind,  und  von  den  Mauren,  den 
Gefangenen  in  den  Mühlen  angelegt  wurden;  seine  griechische  Ety- 
mologie ist  absurd,  aber  im  übrigen  weiss  er,  was  er  sagt.  Der  Dic- 
cion.  Aut.  bezeichnet  farropea  als  asturisch,  ferropea  als  galizisch; 
die  ältesten  Belege  bietet  Berceo  Vida  de  Sto.  Domingo  433b:  avia  en 
SU  eglesia  moros  harropeados  die  varia  lectio  erropeados,  herropeados, 
in  denselben  Hss.  des  14.  Jahrh.  ib.  664  b  Ve  al  mi  monesterio  con  es- 
tas  ferropeas  —  erropeas  —  herropeas,  in  der  ersten  Hs.  735c  Elli  los  mena- 
zava  de  meter  en  ferropeas,  eine  vierte  Hs.  farropeas.  Die  Stellen 
zeigen  uns  die  Fessel  so  gut  in  Nordspanien  wie  bei  den  Mauren  im 
Gebrauch,  über  ihre  Beschaffenheit  geben  sie  keine  Auskunft,  über 
arr  neben  err  s.  Grundr.  T,  893,  das  Schwanken  des  Anlauts  deutet 
sehr  entschieden  auf  ein  arabisches  A,  dieselbe  Stelle  von  der  auch 
das  für  Körting  noch  immer  lateinische  Halseisen,  argolla  kommt,  etwas 
entsprechendes  kann  ich  nicht  finden,  wobei  allerdings  zu  berücksichtigen 
ist,  dass  der  Name  der  vergänglichen  niederen  Sprache  angehören 
konnte;  aber  auch  intervokalisches^?  für  arabisches  5  ist  schwierig,  sonst 
nur  im  Auslaut  und  Anlaut  zu  belegen.  Dass  die  spanischen  so  gut 
wie  die  französischen  Basken  im  frühen  Mittelalter  ein  h  besassen,  ist 
möglich  aber  unerweislich.  Für  die  herkömmliche  Deutung  scheint 
portug.  ferropeia  zu  sprechen,  da  peia  für  sich  Fussfessel  des  Tieres 
bedeutet  („Schlinge"  bei  Sta  Rosa),  von  Cornu,  Grdr.  I,  988  als  pedica- 


Ferropea  —  Beffe  653 

pegida  erklärt,  mit  der  sonst  nicht  gestützten  und  nicht  unbedenklichen 
Annahme,  dass  exidosives  g  vor  i  auch  nach  stimmloser  zu  stimmhafter 
noch  gefallen  sei.  Nur  ist  die  Zusammensetzung  unverständlich.  Vor 
allem  aber  die  Überlieferung.  Bei  Covarrubias  ist  der  Abfall  eines 
anlautenden  h  befremdlich ,  aber  nicht  unmöglich ,  die  Hs.  H.  Filz- 
Geralds  ist  zwar  nicht,  wie  dieser  meint,  sec.  XIV,  sondern  sec.  XV, 
damit  aber  doch  viel  zu  alt,  um  diesen  Schwund  zuzulassen,  und  sie 
bewahrt  sonst  durchweg  altes  /.  Das  Wort  ist  also  dunkel  und  nur 
sicher,  dass  es  nicht  zu  ferrum  gehört. 


Beffe. 

Dass  heff  onomatopoetisch  den  Schall  wiedergebe,  der  ertöne, 
wenn  man  höhnisch  die  Lippen  gegen  einen  zuspitze  Z.  10,  171  hätte 
nicht  wiederholt  werden  sollen ,  da  auf  diese  Weise  ein  merklicher 
Laut  überhaupt  nicht  entsteht;  woneben  weder  bei  ital.  beffa  noch 
der  ganzen  Verwandtschaft  eine  Spur  von  Lippenspitzen  zu  finden  ist. 
Bifidus  li.  F.  1,  111  liesse  sich  lautlich  und  morphologisch  über  süd- 
franz,  befe,  befi  für  den  grössten  Teil  der  Sippe  allerdings  konstruieren, 
aber  unter  komplizierten  Voraussetzungen,  die  zu  erwägen  nur  dann 
einen  Zweck  hätte,  wenn  das  lateinische  Wort  in  Bedeutung  und  Ge- 
schichte entschieden  auf  das  römische  hinwiese.  An  beiden  Stellen  un- 
beachtetes, von  Diez  immerhin  berührtes  portug.  span.  belfo  habe  ich 
inzwischen  wiederholt  betont,  Grundr.  P,  706  und  P,  906. 

Wir  haben  zwei  Gruppen  zu  unterscheiden.  Neuprovenz.  befi  {befe, 
befio,  befo^  hefro,  katal.  bifi)^  embefi^  span.  (seit  Covarrubias)  belfo,  pg. 
belfo  bezeichnen  adjektivisch  die  vorstehende  dicke  oder  hängende 
Unterlippe,  den  vorstehenden  Unterkiefer,  span.,  galiz.  belfo  auch  den 
Eai^zahn,  span.  angeblich  vom  Krummbeinigen,  prov.  „hässlich''  über- 
haupt. Noch  der  Dicciou.  Aut.  hält^e/V/  „Spott*  und  belfo  auch  formal  aus- 
einander ;  befo  tritt  erst  in  den  Wörterbüchern  auf,  nachdem  beide  un- 
tiblich  geworden  sind.  Für  den  Vokal  würde  provenzalische  Herkunft 
am  bequemsten  sein,  die  Konsonanz  ist  unverständlich.  Afranz.  beffe 
früh  12.  bis  E.  13.  Jahrb.,  beferie  einmal  16.,  prov.  befar  spät  13.  (üb- 
lich dort  bafa,  bafar),  ital.  beffa,  beffare  14.  Jahrb.  und  dauernd,  span. 
befa  und  befar  in  den  Wörterbüchern  ca.  1600,  der  Entlehnung  aus 
dem  Italienischen  verdächtig,  ])ortugiesisch  fehlend,  heisst  immer  Posse, 
ohne  Spuren  eines  konkreten  Sinnes.  Labialisierte  franz.  Formen  sind 
im  13.  Jahrb.  biifeor,  bufois,  buferle,  daher  unter  Einfluss  von  triife 
rückgebildet  biife,  die  von  bufe  Ohrfeige  zu  scheiden  sind;  mit  dem 
Beginn  des  16.  tritt  auf  (s.  Gdf.  s.  v.  Bemißer,  Dict.  gen.,  Lacurne  de 
Sie  Palaye)  und  geht  dem  17.  wieder  verloren,  beßer,  bufler,  von  dem 
man  das  schon  von  Diez  dazu  genannte  engl,  bafle  auch  nach  der  Zeit 


ß24  G.  Baist 

des  Auftretens  schwer  ablösen  kann,  ohne  dass  doch  das  Lautverhält- 
uis  klar  wäre.  Sehr  wohl  möglich,  dass  die  Gruppe  überhaupt  aus 
Frankreich  kommt. 

Wahrscheinlich,  wie  man  sieht,  haben  beide  Dioge  gar  nichts  mit- 
einander zu  tun.  Trotzdem  wird  man  zweckmässig  sie  zusammen  ver- 
zeichnen.    Und  sich  des  Umhervermutens  enthalten. 

Calina. 

Gegen  Zts.  28,  108  hat  Meyer-Lübke  ib.  32,  498  und  REW.  1516, 
1517  das  spanische  Wort  zu  caligo  gestellt,  es  bedeute  dichten  Nebel, 
namentlich  auf  dem  Meer.  Es  bedeutet  das  nie,  ist  vielmehr  die  bei 
Windstille  und  Hochstand  der  Sonne  überhitzte  zitternde  Sommerluft, 
vielmehr  ein  Land-  als  ein  Seewort.  Provenz.  fortlebend  gleichbe- 
deutend calina^  npr.  auch  calinas  zeigt  toulousanisch  die  abweichende 
SuffigieruDg  calimas,  die  sich  nicht  nur  ins  Katalanische  {calima)^  son- 
dern auch  in  das  Spanische  erstreckt  hat,  wo  der  Ausläufer  asturisch 
calisma  verzeichnet  ist.  Letzterer  Ersatz  einer  ganz  seltenen  durch 
eine  seltene  hochsprachliche  Endung  bezeichnet  das  Lehnwort,  ima  für 
ina  wird  wohl  auch  von  einer  Stelle  ausgegangen  sein  an  welcher 
-im  und  •in  im  Streit  standen.  Für  altfranz.  chaline  „Hitze"  (besser 
als  „Wärme")  verzeichnet  Gdf.  einmal  chalin,  vermutlich  ein  Fehler. 

Katalanisch  calitja  wird  von  Labernia  mit  calina  übersetzt,  die 
Defiuition  aber  lässt  vielmehr  Entlehnung  von  caligine  annehmen,  dessen 
eigentliche  Bedeutung  nach  Tommaseo  ja  der  Höhenrauch  ist. 

Verandah. 

Die  Herleitung  des  Wortes  aus  Indien  hat  schon  bei  dem  gewissen- 
haften Weigand  (2.  Aufl.)  Bedenken  erregt,  dem  die  Vorkommen  an 
der  Westküste  Indiens  und  im  Malayischen  eher  portugiesisch  zu  sein 
schienen.  Inzwischen  ist  im  Petersburger  Wörterbuch  veranda  aus 
einem  alten  Grammatiker  belegt  worden,  der  vor  jeder  Möglichkeit 
europäischen  Einflusses  liegt.  Dem  gegenüber  aber  ist  span.  baranda 
zweifellos  älter  als  die  Entdeckungsreisen,  es  steht  wiederholt  in  der 
Crönica  de  Alvaro  de  Luna  vom  Wehrgang;  und  ebenso  hat  es  schon 
längst  ßaynouard  aus  Peire  Cardinal  belegt.  Also  ist  es  aus  Süd- 
frankreich nach  Spanien  und  Portugal  gekommen.  Die  spirantische 
Aussprache  des  Anlauts  ist  kastilisch  seit  dem  16.  Jh.,  in  Nordportugal 
wohl  schon  früher  möglich,  übrigens  zeigt  malayisch  baranda  auch  für 
Portugal  noch  den  älteren  Anlaut.  Die  Engländer  haben  es  wohl  aus 
den  Kolonien,  aber  von  den  portugiesischen  oder  spanischen  Herrn, 
nicht  von  den  indischen  Dienern.  Das  «tt«?  Xeyof-isvov  im  Sanskrit 
aber  muss  anderweit  untergebracht  werden. 


^\ 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bernard  de  Menthon 
mit  einer  Einleitung  über  seine  Überlieferung. 

Von 
•lakob  Fourmann. 


Literatur. 

(Nur  die  für  die  vorliegende  Arbeit  benutzten  Werke  sind  im  folgenden  angegeben.) 

Brächet,  F.  Dictionnaire  du  patois  savoyard  tel  qu'il  est  parle  dans  le  cauton 
d'Albertville.     (Albertville  1883.) 

Chatelain,  Henri.  Recherches  sur  le  vers  frang-ais  au  XVi6™e  si6cle.  (Paris 
1908.) 

C16dat,  L.  Le  patois  de  Coligny  [Ain]  et  de  Saint-Amour  [Jura],  in  Revue 
des  patois,  p.  p.  L.  Clöciat,  I.  Grammatik  und  Glossar.  Auf  letzteres  be- 
ziehen sich  die  im  folgenden  angegebenen  Vokabeln.     (==  C16d.) 

Constantin,  A.  —  D^sormaux,  J.  Dictionnaire  savoyard  (Paris- Annecy, 
1902).    (=  Const.) 

Degen,  W.  Die  Konjugation  im  Patois  von  Cremines  (Berner  Jura);  in  „Aus 
romanischen  Sprachen  und  Literaturen",    Festschrift  für  H.  Morf,  S.  97 if 

Dur  et,  Grammaire  savoyarde. 

Fertiault,  F.  Dictionnaire  du  langage  populaire  Verduno-Chalonnais  (Saöue- 
et-Loire).    (Paris  1896.)     (=  Fert.) 

Gaue  hat,  L.  Encore  manducatum-manducatam,  in  Romania  XXVII,  270 — 280; 
cf.  Zeitschrift  für  romanische  Philologie  23,  351  (Meyer-Lübke). 

[Gaudy-Lefort.]     Glossaire  genevois  (Genf  1827). 

Gillieron,  J.    Patois    de   la  commune  de  Viounaz  (Bas-Valais).     (Paris  1880.) 

Gillieron,  J.     Petit  atlas  phou6tique  du  Valais  Roman  (Sud  du  Rhone).  (Paris.) 

Gillieron,  J.     Atlas  linguistique  de  la  France.     (=  Atl.  ling.) 

Girardin,  J.  Le  fribourgeois  au  XV^^^ne  siöcle,  in  Zeitschrift  für  romanische 
Philologie  24,  199—248. 

Godefroy,  F.    Dictionnaire  de  l'ancience  langue  frangaise. 

Goerlich,  E.  Der  burguudische  Dialekt  im  XIIL  und  XIV.  Jahrhundert,  in 
Frz.  Studien,  VII  (auch  Sonderabdruck).     (=  Goerl.) 

Horning,  A.  Zur  Lautgeschichte  der  ostfianzösischen  Mundarten,  in  Zeitschrift 
für  romanische  Philologie  XIV,  376  ff. 

Jeanjaquet.  Un  Docnment  inedit  du  fran^ais  dialectal  de  Fribourg  au 
XVi^™e  siecle,  in  „Aus  romanischen  Sprachen  und  Literaturen",  Fest- 
schrift für  H.  Morf. 

Ledieu,  A.    Petit  glossaire  du  patois  de  Dömouin  (Picardie).    (Paris  1893.) 

Levy,  E.  Provenzalisches  Supplementwörtorbuch  (zu  Raynouard).  (Leipzig 
1894—1907). 

Komauisclie  FurseUuugen  XXXII.  40 


626 


Jakob  Fourmann 


Philipon,  E.     Phonötique  lyoniiaise  au  XIV«*  siöcle,  Romania  13,  542 — 590.  — 

Morphologie  du  dialecte  lyonnais  aux  Xllle  et  XIV«  sifecles,  Romania  30, 

213  ff. 
Piat.    Dictionnaire  frangais-occitanien  (Montpellier  1893), 
Raynouajd.    Lexique  roman  (Paris  1838—1844). 
Roussey,  Ch.    Glossaire  du  parier  de  Bournois  (Canton  de  l'Isle-sur-le-Doubs, 

arrondissement  de  Beaume-les-Dames).     (Paris  1894.) 
Thurot,  Cb.    De  la  prononciation  frangaise  depuis  le  commeucement  du  XVIe 

si^cle  d'aprös  les  t^moignages  des  grammairiens  (Paris  1881  und  1883). 

Für  diese  Werke  wird  in  der  folgenden  Arbeit  nur  der  Name  des  Ver- 
fassers angegeben.  Dabei  wird  Constantin  nicht  besonders  genannt,  wenn  die 
nachstehend  verzeichneten  Abkürzungen  für  savoyische  Ortschaften  ihn  als 
Verfasser  voraussetzen. 

Zum  sprachlichen  Vergleich  werden  in  dieser  Arbeit  Teile  der  als  Bruch- 
stück im  Schloss  von  Menthon  aufbewahrten  alten  epischen  Legende  heran- 
gezogen, die  sich  selbst  „roraans,  romant"  nennt  und  im  folgenden  als  „Roman" 
bezeichnet  wird'). 


Abkürzungen. 

Bourg. 

=  Bourgogne; 

Morv. 

= 

Morv  an; 

bürg. 

=  burgundisch; 

pik. 

= 

pikardisch; 

Fr.-Cte. 

=  Franche-Comtfe; 

prov. 

z=. 

provenzalisch; 

frz. 

=  französisch; 

sav. 

= 

savoyardisch ; 

germ. 

=  germanisch; 

Verd.-Chal 

= 

Verduno-Chalnnnais 

lat. 

=  lateinisch; 

wall. 

= 

wallonisch. 

lothr. 

=  lothringisch; 

Adj. 

=  Adjektiv; 

Ms. 

— 

Manuskript; 

Adv. 

=  Adverb; 

N.,  Nom. 

= 

Nominativ ; 

Art. 

=  Artikel; 

0.,  Obl. 

= 

Obliquus; 

F. 

=  Femininum; 

F. 

= 

Partizipium ; 

Ind. 

=  Indikativ; 

P.P. 

=r 

Partizip.  Praeterit. 

Inf, 

=  Infinitiv; 

Pl.,Plur. 

^ 

Plural; 

Jh. 

=  Jahrhundert; 

Rubr.  n. 

= 

Rubrik  nach; 

Konj. 

=  Konjunktiv; 

S.,  Sing. 

= 

Singular; 

M. 

=  Maskulinum; 

Subst. 

= 

Substantivum. 

mod. 

=  modern; 

Der  Bogen  '"^  über  zwei  Vokalen  gibt  an,  dass  beide  für  den  Vers  nur 
eine  Silbe  bilden ;  zwischen  zwei  Wörtern,  dass  Elision  von  Schluss-e  des  ersten 
Wortes  stattfindet. 


^)  S.  Lecoy  de  la  Marche,  Einleitung  zu  seiner  Ausgabe  des  Mystöres, 
S.  XXI  f.,  wo  er  einen  Teil  dieses  „Romans"  wiedergibt.  Ein  anderer  Teil 
konnte  ebenfalls  für  diese  Arbeit  verwertet  werden  infolge  der  Gefälligkeit  der 
Grafen  von  Menthon  und  von  Vivy  (H*e-Savoie).  Auf  eine  eingehende  Dar- 
stellnng  der  Sprache  dieses  „Romans"  wurde  verziehtet,  da  das  ganze  Bruch- 
stück nicht  zur  Verfügung  stand. 


über  die  Sprache  des  Mysteie  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  027 

Der  senkrechte  Strich  |  dient  in  Verszitaten  dazu,  das  Ende  eines  Verses 
anzudeuten-,  zwischen  zwei  Vokalen  gibt  er  an,  dass  jeder  derselben  für  den 
Vers  eine  Silbe  bildet  (dass  sie  also  nicht  als  Diphthong  zu  sprechen  sind); 
zwischen  zwei  Wörtern,  dass  keine  Elision  des  Schluss-e  des  ersten  Wortes 
stattfindet  vor  vokalischem  Anlaut. 

Die  Zeichen  „:"  und  „r."  bedeuten:  reimt  mit,  reimend  mit. 

Eckige  Klammern  []  in  Textzitaten  geben  an,  dass  die  von  den  Klammern 
eingefaesten  Buchstaben  vom  Herausgeber  des  Mysteres  in  den  Text  eingefügt 
wurden. 

„Korr."  bezeichnet  die  vom  Herausgeber  gegebene  Korrektur  des  Textes. 
Nicht  näher  bezeichnete  Korrekturen  stammen  vom  Herausgeber. 

Der  Akut  (')  auf  lateinischen  und  phonetisch  geschriebenen  Vokalen  be- 
deutet den  Hauptton,  der  Gravis  (")  den  Nebenton. 

Die  Tilde  (~)  über  Vokalen  bezeichnet  die  Nasalierung. 

Ein  Punkt  unter  Vokalen  bezeichnet  ihre  geschlossene,  ein  nach  rechts 
geöffnetes  Häkchen  die  offene  Aussprache;  f  ist  das  sogenannte  stumme 
(labiale)  e;  e  bedeutet  f  mit  Nachdruck  und  unter  dem  Akzent. 

a  =  zu  e  hinneigendes  a; 

^  =  zu  0  hinneigendes  o; 

u  =  deutsches  u; 

ä  =  englisches  dh; 

p  =  englisches  </«; 

s  =  stimmloses  s; 

z  =  stimmhaftes  s] 

X  =  deutsches  ch  in  „Milch"; 

s  =  deutsches  sch-^ 

s 

s  =:  zwischen  s  und  I  liegender  Laut; 

n  =  mouilliertes  w; 

i  =  mouilliertes  l;  r'  =  mouUiertes  r; 

10=  Semivokal  in  französischem  loi  (=  Iwa); 

ib  =  Semivokal  in  französischem  lui  (=  libi) ; 

k\  g^  —  k,  g  vor  e,  i; 

k^,  g^  =:  k,  g  vor  a,  au-, 

k^,  g"  =:  k,  g  vor  0,  u. 

Abkürzungen  für  Ortschaften 

nach  Constantin  (nur  die  im  folgenden  vorkommenden  Abkürzungen  werden 
hier  angeführt).  Constantin  erklärt  seine  Abkürzungen  folgendermassen:  „Tont 
monogramme  renferme  nn  chiffre  et  nne  majuscule:  l'un  repvesente  l'arroudisse- 
ment  et  l'autre,  le  canton.  Ainsi  1  T,  2  J,  8  M  sont  l'abrßviatiou  de  Thonon, 
Saint-Julien,  Moütiers.  Lorsque  la  majuscule  est  suivie  d'une  minuscule,  celle- 
ci  d^signe  une  commune  ruralc  de  tel  ou  tel  cantou.  Cos  lettres  sont  les  ini- 
tiales des  noms  du  canton  et  de  la  commune.  Pour  le  canton  de  Genöve,  les 
monogi'ammes  n'ont  «.neun  chift're:  G,  Go,  Gv. 

40- 


628 


Jakob  Fouvmann 


Quand  on  cite  plusienrs  comraunes  de  suite  appartenant  äu  meme  arron- 
dissement,  on  supprime  le  chiffre.  Ainsi  on  6crit:  „4  A,  Aa,  Ab,  Ac,  Ad, 
As,  etc.  au  Heu  de  4  A,  4  Aa,  4  Ab,  4  Ac,  4  Ad,  4  As." 


Liste  der  im  folgenden  zitierten  Ortschaften  Savoyens. 

1.  —  Kreis  Thonon. 


1  A  Abondance 

1  Dl  Lully 

1  Ab  Bernex 

1  Dm  Massongy 

1  B  Le  Biot 

1  E  Evian-les-Bains 

1  Bm  Morzine 

1  Em  Meillerie 

1  B'  Boege 

1  Ep  Saint-Paul 

1  D  Douvaine 

1  T  Thonon-lea-Bains 

1  Db  Ballaison 

2.  - 

Kreis  Saint- Julien. 

2  A  Annemasse 

2  Js  Savigny 

2  Aj  Juvigny 

2  Jv  Valleiry 

2  C  Cruseilles 

2  Ka  Arbusigny 

2  F  Frangy 

2  S  Seyssel 

2  Fe  Chaumont 

2  Sc  Clermout 

3.  - 

Kreis  B 

onneville. 

3  B  Bonneville 

3  Re  Etaux 

3  C  Chamonix 

3  S  Sallanches 

3  Ca  Argentiferes 

3  Sd  Demi-Quartier 

3  Gp  Passy 

3  S'  Samoens 

3  J  Saint-Jeoire 

3  T  Taninges 

3  Jt  La  Tour 

4. 

—  Kreis 

Annecy. 

4  A  Annecy 

4  A'g  Gruflfy 

4  Aa  Alex 

4  A'm  Müres 

4  Aa"  Argonnex 

4  F  Faverges 

4  Ab  Balme-de-Sillingy 

4  Fd  Düussard 

4  Ac  Chapelle  St-Mauiice 

4  Ff  Saint-Ferr6ol 

4  AC"  Choisy 

4  Fm  Montmin 

4  Ad  Dingy-Parmelan 

4  R  Rumilly 

4  Ag  St-Germain 

4  T  Thönes 

4  Aj  Saint-Jorioz 

4  Tb  Balme-de-Thuy 

4  AI  Leschaux 

4  Tc  Les  Clefs 

4  Ap  Pringy 

4  Tc'  La  Clusaz 

4  Aq  Quintal 

4  Tg  Grand-Bornand 

4  As  Sevrier 

4  Tj  Saint-Jean-de-Sixt 

4  As'  SallenOves 

4  T'  Thorens 

4  Av'  Vieugy 

4  T'g  Groisy 

4  A'c  Cusy 

4  T'o  Les  Oliiferes 

über  die  Sprache  des  Mystcre  de  St.  Bernard  de  Menthon  etc. 


629 


Kreis  Chambery. 


5  A  Aix-les-Bains 
5  At  Trevignin 
5  A'  Albens 
5  A'e  Epersy 
5  A'in  Mognard 


5  C  Chambery 
5  C  Le  Chätelard 
5  C'e  Ecole 
5  M  Montmölian 


Kreis  Albertville. 


6  A  Albertville 
6  Ac  Contians 
6  Am  Marthod 
6  As  St-Sigismond 
6  B  Beaufort 


6  Bv  Villard-sur  Doron 

6  Bq  Queige 

6  U  Ugines 

6  Un  St-Nicolas-la-Chapelle 


7.  —  Kreis  Saint- Jean-de-Maurienne. 


7  A  Aiguebelle 

7  Ag  Montgilbert 

7  C  La  Chambre 

7  J  St-Jean-de-Maurienue 

7  Jr  Montrichier 


7  Lb  Bessans 

7  M  Modane 

7  Ma'  Avrieux 

7  M'  Saint-Michel-de-Maurienne 


8.  —  Kreis  Moütiers-en-Tarentaise. 


8  AI  Longefoy 

8  Bf  Sainte-Foy 

8  Bs  Seez 

8  B'  Bozel 

8  B'a  Les  AUures 


8  B'm  Montagny 
8  M  Moütiers 
8  Ma  Les  Avanchers 
8  Mc  Celliers 


G  Genf; 


Kanton  Genf. 
Go  Onex; 


Gv  Versoie. 


Anordnung  der  einzelnen  Paragraphen. 

Jeder  Paragraph  gibt  in  Kegelform  zuerst  die  Schreibungen  für  das  Pro- 
dukt des  lateinischen  Lautes,  die  dann  durch  Beispiele  aus  dem  Texte  belegt 
werden.  Dabei  werden  zugleich  die  für  die  Aussprache  wichtigen  Reime  an- 
gegeben, und  zwar  gilt  der  Reim  nur  für  das  Zitat  aus  dem  unmittelbar  vorher 
angegebenen  Vers,  falls  nicht  durch  „und"  angezeigt  wird,  dass  weitere  Zitate 
ebenfalls  für  den  Reim  in  Betracht  kommen ;  z.  B.  „maniere,  magniere  958 
r.  ßevre,  3103,  3356  r.  priere,  567  und  3419  r.  chiere'^  bedeutet:  maniere  oder 
magniere  reimt  im  Vers  958  mit  fievre,  in  V.  3103  hat  es  keinen  Reim  (weil  es 
im  Versinnern  vorkommt),  in  den  V.V.  567  und  3419  reimt  es  mit  chierc.  An 
die  Beispiele  anschliessend  wird  versucht,  die  Aussprache  der  an  der  Spitze 
des  Paragraphen  stehenden  Schreibungen  festzustellen. 


ß30  Jakob  Founnanii 

Über  die  Überlieferung  des  Mystere  de  S.  Bernard 

de  Menthon. 

I. 

Ausgaben  und  Handschriften. 

Das  Mystere  de  S.  Bernard  de  Menthon  wurde  nach  einer  in  den 
Archiven  des  Grafen  von  Menthon  (Haufe-Savoie)  aufbewahrten  Abschrift 
des  15.  Jahrhunderts  herausgegeben  von  A.  Lecoy  de  la  Marche  in  der 
Sammlung  der  Societe  des  anciens  textes,  1888  (Paris,  Librairie  de 
Firmin  Didot  &  Co.).  Diese  Abschrift  ist  aber  nicht,  wie  der  Heraus- 
geber meint,  das  einzige  Manuskript.  Es  existiert  noch  eine  Handschrift 
aus  dem  Anfang  des  17,  Jahrhunderts,  von  der  ich  durch  die  gütige 
Vermittlung  des  Herrn  Grafen  von  Menthon  eine  teilweise  Abschrift  be- 
kam. Nach  einer  Korrespondenz  mit  dem  Herrn  Kanonikus  Frutaz  in 
Aosta  hätte  Lecoy  de  la  Marche  nur  eine  der  zahlreichen  dramatischen 
Kompositionen  des  15.  Jahrhunderts  über  den  hl.  Bernhard  wieder- 
gegeben, die  durch  die  vielen  Pilger,  die  das  Tal  von  Aosta  aufsuchten, 
kolportiert  wurden.  Noch  heute  ist  in  jener  Gegend  der  Kult  des 
Heiligen  sehr  verbreitet. 

Lecoy  de  la  Marche  spricht  in  der  Einleitung  zu  seiner  Ausgabe  von 
dem  Inhalt  des  Mysteres  und,  was  damit  zusammenhängt,  dem  Autor, 
der  Abfassungszeit,  den  Aufführungen,  dem  Ausseren  des  Manuskripts 
und  gibt  eine  übersichtliche,  nach  Szenen  geordnete  Inhaltsangabe  des 
Stückes.  Für  das  Folgende  sei  auf  diese  Einleitung  verwiesen,  auf  die 
besonders  einzugehen  sein  wird,  um  sie  zu  verbessern  und  zu  ergänzen; 
im  übrigen  ist  die  Kenntnis  der  Angaben  von  Lecoy  de  la  Marche 
in  den  folgenden  Ausführungen  vorausgesetzt. 

Wie  schon  angedeutet,  hatte  mir  Herr  Graf  von  Menthon  eine 
partielle  Abschrift  einer  jüngeren  Handschrift  des  Mysteres  leihweise 
zugeschickt,  und  zwar  mit  der  ausdrücklichen  Bemerkung,  dass  mit 
der  zeitweiligen  Überlassung  der  Abschrift  nicht  auch  die  Erlaubnis  zur 
Herausgabe  verbunden  sei.  Ich  habe  sie  daher  für  das  Folgende  nur 
so  weit  benutzt,  als  ich  dadurch  nicht  gegen  die  Rechte,  die  der  Herr 
Graf  sich  reserviert  hat,  zu  Verstössen  glaubte.  So  werde  ich  auch  bei 
Zitaten  im  allgemeinen  nur  eine  deutsche  Übersetzung  geben.  Auch 
auf  eine  nähere  Untersuchung  der  Sprache,  die  fast  durchweg  schrift- 
französisch ist  und  nur  vereinzelte  Dialektspuren  aufweist,  habe  ich 
verzichtet,  da  ich  keine  Kopie  des  Ganzen  zur  Verfügung  hatte.  Die 
Metrik  wird  im  Schluss  des  Abschnitts  IV  dieser  Einleitung  behandelt 
werden. 

Die  Teilabschrift  umfasst  die  in  dem  von  Lecoy  de  la  Marche  her- 
ausgegebenen Manuskript  nicht  enthaltenen,  verloren  gegangenen  Par- 


über  die  Sprache  des  Myst^re  de  S.  ßeraard  de  Menthon  etc.  631 

tieD,    uämlich  deu  Aufang-  des  Mystcres  und  die  der  Lücke  auf  S.  70f. 
der  Ausgabe  von  Lecoy  de  la  Marche  entsprechenden  Teile. 

Im  folgenden  ist  eine  Beschreibung  des  neuen  Manuskriptes  ge- 
geben an  der  Hand  der  Teilabschrift  und  nach  den  Angaben  des 
Grafen  von  Menthon  und  des  Grafen  Pierre  de  Viry,  sowie  zweier  mir 
zur  Verfügung  gestellten  Darchzeichnungen.  Dabei  wird  das  von  Lecoy 
de  la  Marche  gedruckte  Manuskript  mit  M  nach  dem  Aufbewahrungs- 
ort Schloss  Menthon  bezeichnet  und  das  jüngere  Manuskript  mit  B  nach 
der  Bibliothek  des  Grossen  St.  Bernhard;  es  ist  im  Besitze  der  chanoines 
reguliers  von  Martigny  in  Savoyen. 

Im  Gegensatz  zu  der  Einfachheit  von  M  (cf.  Lecoy  de  Ja  Marche 
S.  XXV  f.),  das  keine  Verzierungen  und  keine  dekorierten  Buchstaben 
aufweist,  ist  dem  Ms.  B  mehr  Sorgfalt  in  bezug  auf  das  Äussere  zuge- 
wandt worden.  Es  enthält  eine  Anzahl  dekorierter  Blätter  mit  farbigen 
und  ornamentierten  Buchstaben.  Zeichnungen  und  Dekorationen  sind 
bemerkenswert;  obschon  sie  zum  Teil  ziemlich  grob  und  kunstlos  in 
grell  voneinander  abstechenden  Wasserfarben  ausgeführt  sind  (rot,  blau, 
grau,  schwarz  u.  s.  w.).  Originell  sind  die  Köpfe,  die  an  und  in  den 
grossen  gezierten  Buchstaben  angebracht  und  manchmal  gleichsam  an- 
einander gewachsen  sind.  Die  Ornamente  sind  Federzeichnungen,  wie 
sie  gegen  das  Ende  des  16.  Jahrhunderts  üblich  waren  und  besonders 
häufig  in  den  dicken  Bänden  der  Recounaissances  feodales  in  Savoyen 
vorkommen.  Das  Format  von  B  ist  10  :  13,5  cm;  manche  Blätter  sind  von 
Arabesken,  Weinlaub-  und  Traubenzeichnungeu  umgeben,  so  Fol.  4  und  9. 
Das  Ms.  enthält  nach  dem  Mystere  vom  hl.  Bernhard  noch  eine  grosse 
Anzahl  von  Noels,  Weihnachtslieder,  die  die  umfangreichere  zweite 
Hälfte  des  Mss.  einnehmen.  Diese  Noels  sind  in  derselben  Schrift  ge- 
schrieben und  haben  ähnliche  farbige  Buchstaben  wie  das  Mystere. 
Die  Abschrift  des  letzteren  endet  auf  Fol.  112  v°,  ein  Blatt  mit  nicht 
ausgefüllten,  weiss  gebliebenen  Zeilen,  ein  Anzeichen  dafür,  dass  die 
Vorlage  von  B  den  Schluss  des  Mysteres  nicht  enthielt.  M  geht  weiter 
als  B,  ist  also  nicht  dessen  Vorlage.  B  schliesst  mit  den  Worten: 
A  Dieu  je  vous  dict. 

Diese  Worte  scheinen  später  hinzugefügt  worden  zu  sein,  da  die  Tinte 
schwärzer  ist  als  auf  den  übrigen  Blättern  des  Mss.  Die  beiden  vor- 
ausgehenden Verse  lauten: 

Sainct  Nicolas  est  le  droict  patron 

et  Sainct  Beroard  tient  le  renom-, 

sie  entsprechen  den  VV.  4275/76  von  M,  das  erst  64  Verse  später 
schliesst. 

Am  Ende  des  Manuskriptes  B  befindet  sich  ein  Inhaltsverzeichnis 
nach  Fol.  407,  in  dem  der  Inhalt  von  406  Folia  angegeben  ist.  Dieses 
Inhaltsverzeichnis  beginnt  folgendermassen :  Table  du  pnt  (present)  livre] 


ßg2  Jakob  Fourmann 

diese  Worte  stebeu  in  einer  Zeichuinig,  die  ein  schwertdurchbohites  Herz 
darstellt;  darauf  folgt:  Et  premierement  La  vic  de  Monsieur  S.  Bernard 
mit  einem  grossen  dekorierten  L;  das  Verzeichnis  fährt  fort  mit  der 
Angabe:  fol.  117  . .  . 

Vor  dem  mit  1  numerierten  Folium  von  B  befinden  ssich  noch  vier 
nicht  numerierte  Blätter,  von  denen  die  Rektoseite  des  ersten  die  Be- 
merkung trägt:  Georgius  Perrefus,  s±  Augusta  Renngü  Curatus-^  es  folgt 
eine  von  derselben  Hand  stammende  Abkürzung,  die  (wie  mir  der 
Herr  Graf  Pierre  de  Viry  mitteilt)  folgendermassen  zu  lesen  ist:  Ao  mo 
seximo  quad"^  tertio  (=  Anno  millesimo  sexcentesimo  quadragesimo 
tertio).  Darüber  stehen  Abkürzungszeichen  in  der  gegen  Ende  des 
16.  Jahrhunderts  üblichen  Form,  die  weniger  genau  ist,  als  in  den  Jahr- 
hunderten vorher.  Die  Keversseite  des  ersten  Blattes  ist  unbeschrieben. 
Auf  der  Rektoseite  des  zweiten  steht :  La  uie  de  S.  Bernard  de  Menton. 
Das  L  ist  gross  und  mit  Zeichnungen  geziert;  in  seinem  Schaft  stehen 
in  zwei  senkrechten  Kolonnen  die  Worte: 

Le 

Jean 
|)nt 

Bap 
est 

tiste 
A 

Per 
De 

ret 
vot 

diacre 
sub 

&  R 

die  zu  lesen  sind  (wie  Herr  Graf  Pierrede  Viry  vorschlägt):  Le  present  est 
ä  Devot  Jean  Baptiste  Ferret  snb  diacre  et  Religienx  Die  Reversseite 
des  zweiten  Blattes  ist  leer.  Das  dritte  Blatt  enthält  auf  der  Rekto- 
seite wieder  den  Titel:  La  vie  de  Monsieur  Sainct  Bernard  mit  der 
Jahreszahl  1615.  Diese  Seite  ist  umgeben  von  einer  Titelblattzeichnung. 
Auf  der  Reversseite  beginnt  das  Personenverzeichnis  des  Mysteres,  das 
sich  auf  dem  4.  Blatt  fortsetzt  und  bis  zur  Zahl  50  gelangt.  Dann 
kommt  eine  Lücke,  ein  Blatt  fehlt,  und  so  wird  das  Personenverzeich- 
nis unterbrochen.  Alsdann  folgt  das  numerierte  Fol.  1  mit  der  Ein- 
leitung zum  Mystere. 

Aus  den  Rektoseiten   des   ersten  und  zweiten  Blattes  erfährt  man 
die  Namen   und    die  gesellschaftliche  Stellung   zweier  Besitzer  von  B. 


über  die  Sprache  des  Mystfeie  de  S.  Rertiard  de  Menthon  etc.  633 

„Georges  Perrel  dstait  eure  de  St-Remy;  Jean  Baptiste  Perret  n'etait 
que  sons-diacre  et  religieux,  probablement  a  l'hospice  du  g-rand  St-Bcr- 
nard.  (Un  des  cantiqnes  de  la  fin  du  mauuscrit  commence  par  uiie 
lettre  ornee  avec  enroulement  de  ruban  sur  lequel  est  ecrit:  Joannes- 
Baptista  Perretus,  canonlciis  montis-Jovis).  La  date  de  1615  mise  au 
frontispice  correspond  ä  Jcan-Baptiste;  celle  de  1643,  ä  Georges.  Ce 
dernier  etait  jieut-etre  le  neveu  du  i)remier  et  avait  berite  le  manuscrit 
de  son  oncle.  II  y  porta,  sur  la  premiere  page  de  garde,  sod  nom  et 
la  date  de  sa  prise  de  possession"  (Couite  de  Viry).  Das  Ms.  gelangte 
schliesslicb  in  den  Besitz  des  Malers  Joseph  Favre,  der  es  181>9  der 
Bibliothek  des  Grossen  St.  Bernhard  schenkte,  wie  die  Bemerkung  am 
Schluss  des  Mss.  lehrt:  Donnee  par  AI.  Joseph  Favre,  peintre,  d  la 
ßibliotheque  du  grand  St-Beinard.     Äoste^  Novembre  1899. 


II. 
Inhalt  nach  B. 

Anschliessend  an  obige  Bemerkungen  ist  der  Inhalt  derjenigen  Partien 
in  B  anzugeben,  die  nicht  in  M  enthalten  sind.  B  hat  zwei  Einleitungen, 
von  denen  die  erste  eine  für  Leser  bestimmte  Bucheinleitung,  die  zweite 
ein  für  den  Vortrag  berechneter  Prolog  ist  (siehe  unter  III).  Die  erste 
spricht  von  der  Abstammung  des  Heiligen,  dem  Stande  und  den  Eigen- 
schaften seines  Vaters  Richard  von  Menthon,  von  der  Herkunft  seiner 
Mutter  Bernoline  de  Duingt,  von  seiner  Flucht  am  Tage  seiner  ihm 
aufgedrängten  Hochzeit  nach  Aosta,  wo  er  Kanonikus  und  Archi- 
diakon  wird,  um  schliesslich  die  Teufel  von  den  Bergen  Mont-Joux 
und  Colonne-Joux  (Grosser  und  Kleiner  St.  Bernhard)  zu  vertreiben  und 
daselbst  zwei  Spitäler  zu  gründen,  die  er  der  Verwaltung  von  chanoines 
reguliers  unterstellt.  Dann  werden  die  Obliegenheiten  dieser  chanoines 
aufgezählt,  ihre  Liebestätigkeit  gelobt,  und  daran  schliesst  sich  die  Bitte, 
das  Werk  der  Nächstenliebe  des  Heiligen  zu  unterstützen.  Der  Schluss 
dieser  Einleitung  fehlt;  Fol.  3  ist  aus  dem  Ms.  herausgerissen.  Als  Vor- 
lage kommt  Richard  de  la  Val  d'Isere  (Acta  Sanctorum  Junii,  II, 
1074 tf.)  in  Betracht  (cf.  Einleitung  von  Lecoy  de  laMarche,  p.  HflP.;  XX). 

Hiernach  beginnt  auf  Fol.  4  die  zweite  Einleitung,  die  wie  andere 
Mysteres  aus  dem  15.  Jahrhundert  mit  einem  Spruch  aus  der  Liturgie 
eröffnet  wird,  an  den  sich  die  Ankündigung  des  Themas  schliesst; 
darauf  wird  die  Genealogie  des  Heiligen  gegeben,  die  vollständiger  ist 
als  in  der  ersten  Einleitung.  Der  hl.  Bernhard  stammt  aus  edlem  Ge- 
schlechtc;  sein  Vater  war  Richard,  ein  weithin  geachteter  Ritter;  die 
Mutter  war  Bernoline  de  Duingt,  die  von  Ol i vier,  dem  Pair  Karls  des 
Grossen    abstammte;   schon    in    seiner  Jugend    zeigte    sich  Bernhards 


634  Jakob  Foiiriuann 

ausseri^ewübnlicbe  Begubimg-  und  Frömmigkeii;  seinen  Eltern  war  er 
sehr  gehorsam;  sein  Pate  war  sein  Onkel  Beruard  de  Beaufort.  Seinen 
Studien  lag  er  in  Paris  ob,  wo  er  Doktor  der  Tbeologie  {en  la  loij 
divinne ;  an  der  korrespondierenden  Stelle  nach  Riehard  de  la  Val 
d'Isere  steht:  Professor  eximius  in  sacra  Theologid)  wurde;  er  lernte  die 
sieben  freien  Künste,  und  in  der  heiligen  Schrift  war  er  wohl  be- 
wandert. Seine  einzige  Sehnsucht  ging  dahin,  Gott  zu  dienen,  und  auf 
Eingebung  des  hl.  Geistes  wandte  er  sich  nach  Aosta,  wo  er  in  den 
Kirchendienst  eingeweiht  wurde;  bald  wurde  er  Kanonikus  und  kurz 
darauf  Archidiakon:  als  solcher  exorzierte  er  die  Juppiterstatue  auf 
dem  Mont-Joux  und  vertrieb  die  Teufel  daselbst.  Sein  Leben  w^ar  ein 
heiliges.  Er  hat  die  Gegend  von  Aosta  mit  Wundern  beglückt.  Zu 
Novara,  im  Kloster  des  hl.  Laureutius,  erkrankte  und  starb  er.  Ein 
besonderes  Verdienst  erwarb  er  sich  durch  Gründung  der  Hospize  auf 
dem  Mont-Joux  und  dem  Berge  Colonne-Joux.  Das  Kloster  auf  dem 
Mont-Joux  ist  noch  heute  sehr  nötig,  da  es  den  armen  Pilgern  zu  jeder 
Jahreszeit  beisteht.  Aus  diesem  Grunde  poll  auch  der  Heilige  geehrt 
werden,  dem  mau  diese  Gründung  verdankt;  und  daher  soll  man  Gott 
danken  und  ihn  bitten,  uns  in  das  himmlische  Jerusalem  zu  führen  . .  . 
Darauf  folgen  noch  einige  fromme  Ermahnungen;  der  Schluss  besteht 
in  der  Verheissung  des  Paradieses,  wohin  wir  unter  den  bekannt  ge- 
gebenen Bedingungen  gelangen  können  avec  U  Pere.  le  filz,  et  le  Sainct 
Esprit.    Ainsi  soit  ill     Diese  Einleitung  reicht  bis  Fol.  8  inkl. 

Alsdann  beginnt  die  eigentliche  Handlung,  die  sich  in  dem  (in  M 
fehlenden)  Anfang  in  vier  Szenen  abspielt,  und  zwar  abwechselnd  in 
Paris  und  auf  dem  Schlosse  Menthon. 

I.  Szene.  Paris.  Fromme  Unterredung  zwischen  dem  hl.  Bernhard 
und  seinem  Lehrer.  Dieser  zieht  Vergleiche  zwischen  dem  tätigen  und 
dem  beschaulichen  Leben,  von  denen  das  erste  gefährlich,  das  zweite 
dagegen  ein  glückseliges  ist.  Auf  die  Frage  seines  Schülers,  wie  er 
sich  am  besten  dem  beschaulichen  Leben  widmen  könne,  rät  ihm  der 
Lehrer,  dem  Beispiele  des  hl.  Nikolaus  zu  folgen,  zu  dem  sich  Bernhard 
auch  sofort  hingezogen  fühlt  und  den  er  neben  der  Jungfrau  Maria  zu 
seinem  Patron  erwählt;  er  gibt  seinen  Willen  kund,  sich  dem  Dienste 
Gottes  zu  widmen.  Sein  Lehrer  macht  ihn  aber  auf  seine  Pflichten 
den  Eltern  und  seinem  Stamme  gegenüber  aufmerksam,  indem  er  ihm 
zu  bedenken  gibt,  dass  er  der  einzige  Sohn  sei,  worauf  Bernhard  sich 
dem  Schutze  des  hl.  Nikolaus  empfiehlt,  der  ihm  den  richtigen  Weg 
zeigen  soll. 

H.  Szene.  Schloss  Menthon.  Kichard  von  Menthon  und  seine 
Gemahlin  Beruoline  beschliesseu,  ihren  Sohn  aus  Paris  zurückzuberufen; 
er  habe  jetzt  genug  studiert,   er  sei  Doktor  in  der  Wissenschaft,    klug 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Beruard  de  Menthon  etc.  635 

uud  tugendhaft,  es  sei  Zeit,    dass  man  den  einzigen  Erben  verheirate. 
Der  Bote  Menthon  zieht  daher  nach  Paris. 

III.  Szene.  Paris.  Während  Bernhard  seiner  Sehnsucht  Ausdruck 
gibt,  etwas  aus  der  Heimat  zu  hören,  nähert  sich  der  Bote  Menthon, 
der  dem  Docteur  und  seinem  Schüler  die  Griisse  vom  Grafen  von 
Menthon  bringt  und  zugleich  die  Botschaft,  Bernhard  solle  sofort  nach 
Hause  kommen.  Bernhard,  für  den  ein  sofortiger  Aufbruch  eine  Unter- 
brechung in  seinen  Studien  bedeutet,  fragt  seinen  Lehrer  um  Rat,  der 
ihn  auf  die  Pflicht  des  Gehorsams  seinen  Eltern  gegenüber  aufmerksam 
macht  und  ihn  so  zur  Abreise  nach  Schloss  Menthon  bestimmt. 

IV.  Szene.  Schloss  Menthon.  Nach  vorheriger  Anmeldung  durch 
Menthon  begrüssen  Bernhard  und  sein  Lehrer  den  Seigneur  Richard 
und  Dame  Bernoline.  Der  Docteur  erstattet  nun  dem  Schlossherrn 
Bericht  über  den  Studiengang  und  die  Erfolge  seines  Sohnes ;  Richard 
ist  mit  ihnen  sehr  zufrieden  und  gibt  seine  Zufriedenheit  durch  ein 
reiches  Mahl  mit  Tafelmusik  kund.  Unter  vier  Augen  mit  ihrem  Ge- 
mahl spricht  dann  Frau  Bernoline  den  Wunsch  aus,  Bernhard  zu 
verheiraten.  Der  Schlossherr  teilt  seinem  Sohne  den  Wunsch  der 
Mutter  mit  und  macht  ihn  auf  die  Notwendigkeit  des  Schrittes  auf- 
merksam: er  sei  der  einzige  Erbe  und  füglich  der  Stammhalter  des 
Geschlechtes.  Bernhard  bittet  um  Bedenkzeit.  —  Hier  setzt  das  ältere 
Ms.  M  ein.  Der  Vater  drängt,  der  Sohn  bittet  wieder  und  wieder  um 
Bedenkzeit,  und  auf  weiteres  Dräugen  hin  erklärt  er  seine  Absicht, 
sich  dem  Dienste  Gottes  zu  widmen,  worauf  Richard  den  Docteur  be- 
schuldigt, seinem  Sohne  „diese  Hirngespinste"  in  den  Kopf  gesetzt  zu 
haben,  was  der  Docteur  jedoch  von  sich  abweist  mit  der  Bemerkung, 
er  habe  Beruhard  auf  seine  Pflichten  als  Stammhalter  eines  grossen 
Geschlechtes  aufmerksam  gemacht.  Nun  verlangt  Richard  kategorisch 
von  seinem  Sohne,  er  müsse  heiraten,  worauf  sich  dieser  dem  väter- 
lichen Willen  unterwirft.  Darauf  erhält  der  Bote  Menthon  den  Auf- 
trag, den  Ritter  Bernard  de  Beaufort  und  den  Seigneur  de  Duingt, 
den  Schwager  des  Grafen,  zu  rufen.  Die  weitere  Inhaltsangabe  nach 
dem  Ms.  M  siehe  Einleitung  von  Lecoy  de  la  Marche  S.  XXV.  — 

Die  der  Lücke  auf  S.  70 f.  in  der  Ausgabe  von  M  entsprechende 
Stelle  ist  in  B  zuerst  eine  Paraphrase  des  lateinischen  Hymnus  auf  den 
hl.  Nikolaus.  Darauf  wendet  sich  dieser  an  die  Mutter  Gottes,  die  nun 
seinem  Schützling  Vorwürfe  darüber  macht,  dass  er  sich  eine  andere 
Braut  neben  ihr  ausgesucht  habe.  Nikolaus  entgegnet,  Bernhard  habe 
dies  nur  aus  Gehorsam  gegen  seinen  Vater  getan,  worauf  die  Jungfrau 
ihm  ihre  Hilfe  verspricht  unter  der  Bedingung,  dass  er  ihr  treu  bleibe. 
Darauf  wendet  sie  sich  an  Gott,  der  ihr  seine  Hilfe  zusagt.  Nikolaus 
wird  dann  zu  Bernhard  geschickt  mit  dem  Auftrag,  ihm  zu  befehlen, 
sofort    nach  Aosta    zu    gehen,    wo    er    den   Archidiakon  Pierre    finden 


636  Jakob  Fourmann 

werde,  Dach  desöcu  Weisiiugcn  er  sich  zu  richten  habe,  Nikolaus 
führt  diesen  Auftrag  aus  und  verspricht  seinem  Schützling  auf  immer 
seinen  Beistand.  Bernhard  ist  entschlossen,  dem  göttlichen  Befehle 
Folge  zu  leisten,  und  schreibt  den  Abschiedsbrief  an  Eltern,  Verwandte 
und  Braut,  in  dem  er  ihnen  seinen  Entschluss  mitteilt,  nie  zu  heiraten, 
sondern  einzig  und  allein  seinem  Seelenheil  nachzugehen.  Unterdessen 
geht  der  hl.  Nikolaus  zu  dem  Archidiakon  Pierre  in  Aosta,  dem  er  die 
Erhörung  seiner  Bitte  verheisst;  er  spricht  zu  ihm  von  Bernhard 
von  Menthon,  der  nach  Aosta  kommen  werde.  —  Hier  setzt  Ms.  M 
wieder  ein  (V.  1603 if.);  den  Rest  des  Inhalts  siehe  in  der  Einleitung 
von  Lecoy  de  la  Marche  S.  XXVII  fif. 


IIL 

1.  Yerhältnis  der  beiden  Prologe  in  B  zueinander  und  zum 
ganzen  Mystfere. 

Auf  der  sechsten  nicht  numerierten  Seite  der  Handschrift  B  gibt 
der  Kopist  ein  Personenverzeichnis,  wie  er  es  gefunden  hat  im  registre 
vievx\  an  erster  Stelle  steht:  Le  Prologue,  Daraus  folgt,  dass  das 
Myst^re  tatsächlich  einen  Prolog  hatte. 

Für  die  beiden  Einleitungen  der  Handschrift  B  (cf.  unter  H)  sind 
Vorlagen  die  Vita  nach  Richard  de  la  Val  d'Isfere  und  die  Sequenz 
(cf.  Einleitung  von  Lecoy  de  la  Marche  S.  XX).  Hauptvorlage  ist 
Richard  de  la  Val  d'Isere,  die  Sequenz  kommt  nur  in  Frage  für  die 
erste  Einleitung. 

Im  grossen  und  ganzen  geben  beide  Einleitungen  dasselbe  und 
decken  sich  manchmal  sogar  im  Ausdruck.    So,  wenn  es  heisst: 

ä  Dieu  servil-  il  east  sa  voye  dressöe 
in  der  ersten  Einleitung  (Fol.  1  v"  19)  und 

k  Dieu  servir  il  mettait  sa  eure 
in  der  zweiten  (Fol.  5  v"  14); 

fust  enseignie  aux  Offices  divins 
in  der  ersten  Einleitung  (Fol.  2  r"  3)  und 

au  divin  office  fust  enseignie 
in  der  zweiten  (Fol.  6  r"  6); 

lilec  toutes  maniöres  de  gents  son  lepeus 
erste  Einleitung  (Fol.  2  v"  9)  und 

. .  .  sont  logös  ... 
touttes  maniöres  de  gens 

zweite  (Fol.  7  v»  6fif.). 


über  die  Sprache  des  Myst^re  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  ßp»? 

Aus  dem  Gesagten  ist  zu  schliessen,  dass  eine  der  beiden  Einlei- 
tungen von  der  anderen  abhängig  ist,  und  zwar  ist  die  erstere  von  einem 
späteren  Schreiber,  wahrscheinlich  dem  Kopisten  von  B  (wie  im  folgen- 
den zu  zeigen  ist),  dem  von  ihm  abgeschriebenen  Mystere  vorangestellt 
worden,  während  die  zweite  Einleitung  als  Prolog  zum  Mystere  und 
als  von  dem  Autor  desselben  herstammend  zu  betrachten  ist,  also  den 
Prolog  darstellt,  den  der  Kopist  im  regidre  vievx  gefunden  hat.  Den 
Beweis  für  diese  Ansicht  geben  die  folgenden  im  einzelnen  nachher  zu 
erörternden  Punkte: 

a)  Sowohl  die  erste  wie  die  zweite  Einleitung  hat  dieselbe  Quelle 
(Richard  de  la  Val  d'Isöre).  Die  durch  Vergleich  beider  Einleitungen 
zu  ermittelnden  Angaben  der  ersten  Einleitung,  die  nicht  in  der 
zweiten  enthalten  sind,  finden  sich  sämtlich  im  Mystere  (in  der  Hand- 
schrift M),  so  dass  sie  aus  diesem  herübergenommen  sein  werden  und 
nicht  unmittelbar  aus  Richard  de  la  Val  d'Isere.  Dagegen  findet 
sich  eine  Anzahl  Angaben  in  der  zweiten  Einleitung,  die  weder  in 
der  ersten  noch  auch  im  Mystere  stehen,  die  vielmehr  direkt  aus  Richard 
de  la  Val  d'Isere  genommen  sind.  Daraus  folgt,  dass  das  Mystere  und 
die  zweite  Einleitung  in  B,  da  sie  unmittelbar  auf  derselben  Vorlage 
beruhen,  denselben  Verfasser  haben,  während  die  erste  Einleitung, 
deren  Angaben  aus  dem  Mystere  stammen,  einen  späteren  Verfasser 
voraussetzt. 

b)  Die  zweite  Einleitung  hat  Schreibfehler,  die  bekunden,  dass  sie 
eine  Abschrift  ist;  die  erste  dagegen  ist  fehlerfrei;  es  ist  daher  anzu- 
nehmen, dass  ihr  Schreiber  auch  ihr  Verfasser  ist,  d.  h.  der  Kopist  der 
Handschrift  B  ist  der  Autor  der  ersten  Einleitung,  mithin  stellt  die 
zweite  Einleitung  die  ältere  dar. 

c)  Die  zweite  Einleitung  gibt  als  Gewähr  für  ihre  Angaben  mehr- 
mals die  legende  (d.  h.  die  Legende  des  Heiligen  nach  Richard  de  la 
Val  d'Isere)  an,  wie  auch  der  Intermede  im  Mystere  selbst,  was  die 
erste  Einleitung  aber  nicht  tut. 

d)  Die  zweite  Einleitung  ist  für  die  Rezitation  bestimmt  und  ganz 
im  Tone  der  im  15.  Jahrhundert  üblichen  Prologe  gehalten,  während 
die  erste  Einleitung  sich  selbst  als  zur  Lektüre  bestimmt  kundgibt, 
demnach  eine  für  Leser  berechnete  Bucheinleituug  darstellt  und  sich  nicht 
als    integrierenden  Bestandteil   der  dramatischen  Dichtung  betrachtet. 

Diese  vier  Punkte  sollen    im    folgenden   genauer  erörtert  werden. 

a)  Wie  schon  angedeutet,  ist  der  Gang  der  Erzählung  in  beiden 
Einleitungen  streng  parallel.  Nur  ist  die  erstere  kürzer  gehalten  und 
erzählt  die  Begebenheiten  mehr  chronikenmässig,  während  die  zweite, 
längere,  sich  mehr  in  Reflexionen  bewegt  nach  Art  der  sonstigen  Pro- 
loge in  unserem  Stücke,  besonders  des  Epiloges  zur  zweiten  Journöe, 


ß38  Jakob  Fourmann 

der  das  Stück  abschliesst.  Die  erste  ist  insofern  vollständiger,  als  sie 
die  Hochzeit  und  Flucht  des  bl.  Bernhard  erwähnt,  was  die  zweite  Ein- 
leitung übergeht,  indem  sie  nur  erzählt,  dass  er  auf  Eingebung  des 
hl.  Geistes  nach  Aosta  gegangen  sei.  Diese  vollständigere  Notiz  kann 
jedoch  aus  dem  Mystere  selbst  von  einem  jüngeren  Schreiber  herüber- 
genommen worden  sein.  —  Die  erste  Einleitung  enthält  noch  eine 
weitere  Angabe,  die  nicht  in  der  zweiten  vorkommt,  wenn  sie  sagt, 
dass  Bernhard  von  einem  Archidiacre,  einem  bon  Seigneur,  unterrichtet 
worden  sei;  die  zweite  Einleitung  spricht  nur  allgemein  von  einer  Unter- 
weisung Bernhards  im  göttlichen  Dienste  zu  Aosta.  Diese  Angabe,  die 
Richard  de  la  Val  d'Isöre  entnommen  ist  (vgl.  die  Stelle,  wo  dem  hl. 
Bernhard  der  Rat  des  ehrwürdigen  Pierre  versprochen  wird:  Petri 
archidlaconi  honitatem  prqfessus,  qui  te  in  Ulis  votis  perficiendis  yerfecte 
diriget),  steht  auch  im  Mystere  selber,  vgl.  B  Fol.  45  r"  Iff: 

.  .  .  la  citte 

lä  Oll  vous  treuverez 

l'Archidiacre  qne  Pierre  est  nomme 

qui  vous  enseigneraz  la  mariniere 

et  Testat  de  genta  d'esglise; 

auch  die  Angabe,  dass  er  ein  „guter  Herr"  sei,  findet  sich  im  Stücke 
selber,  z.  B.  wenn  V.  1632  der  Landmann  dem  hl.  Bernhard  zur  Ant- 
wort gibt: 

Mais  OD  dist  quil  est  bien  prodon  (sc.  l'archidiacre). 

Eine  weitere  spezielle  Angabe  der  ersten  Einleitung,  die  sich  nicht  in 
der  zweiten  findet,  ist  der  Name  der  Braut,  Marguerite,  der  jedenfalls 
dem  Mystere  entnommen  ist.  Noch  eine  Notiz  hat  die  erste  Einleitung, 
die  der  zweiten  fehlt  und  die  aus  der  Sequenz  des  hl.  Bernhard  stammt, 
nämlich  die  Stelle  Fol.  2  v"  5 ff.: 

Appres  vous  y  treuverez  le  procureur 
qui  a  Charge  comme  gouverneur 
de  distribuer  vivres  au  cusinier 
pour  les  pauvres  passants  subvennir; 

Vgl.  dazu  die  Sequenz:  Procurator  numquam  latet  propinans  cibaria. 
Diese  Stelle  einzufügen  war  für  den  Kopisten  leicht,  da  vorauszu- 
setzen ist,  dass  die  Bernhardsequenz  unter  der  Geistlichkeit  Savoyeus 
allgemein  bekannt  war.  Andere  Stellen  der  ersten  Einleitung,  die 
offenbar  nach  einer  der  genannten  Vorlagen  gegeben  sind,  befinden 
sich  auch  in  der  zweiten  Einleitung,  so  dass  sie  weder  für  die  Ursprüng- 
lichkeit der  einen  noch  der  anderen  sprechen.  Solche  Stellen  sind  z.  B. 
Fol.  2  v"  14  der  ersten  Einleitung: 

.  .  .  ceste  maison 

qui  est  ouvevte  ä  toiittes  salsous 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bevnard  de  Mciithon  etc.  (339 

und  Fol.  7  V"  7  der  zweiten: 

Soit  eil  yvcr  coiiime  cn  este; 

Vgl.  die  Sequenz:  lUa  domus  ^cmper  patet;  ferner  Fol.  1  v"  17  der 
ersten  Einleitung-:   Bernhard  war  auf  nichts  anderes  bedacht 

sinon  pour  obeir  ä  son  p6rc  et  uiere 

und  in  der  zweiten  Fol.  5  v*'2ff. : 

a  son  seignieur  moiiis  (?)  ü  sa  dauie 
Jamais  ne  fust  desobeissaut; 
A  son  seigneur  pere  obeist  humblemcnt 
et  de  sa  möre  fist  le  commandeinent; 

beide  Stelleu  sind  die  Paraphrase  des  bei  Richard  de  la  Val  d'Isere 
gegebenen  nndtuni  ohoedientem,  bezw.  des  in  mehreren  Manuskripten 
stehenden  domino  pafri  sito  niatriqne  humiliter  obedivit.  Ferner  sind 
die  genealogischen  Angaben  zum  grossen  Teil  gleicher  Art  in  beiden 
Einleitungen.  Nur  ist  die  zweite  Einleitung  hier  vollständiger  und 
führt  Begebenheiten  an,  die  nicht  in  der  ersten  Einleitung  und  nicht 
im  Mystere  stehen,  sondern  nur  von  Richard  de  la  Val  d'Isere  darge- 
boten werden,  woran  man  merkt,  dass  der  Verfasser  dieser  Einleitung 
Tatsachen  mitteilen  wollte,  die  das  Mystere  selber  nicht  hat,  gerade 
wie  in  dem  Epilog  der  zweiten  Journee  solche  Begebenheiten  angeführt 
werden,  die  im  Mystere  nicht  behandelt  wurden  bezw.  nicht  behandelt 
werden  konnten,  in  der  Absicht,  in  didaktisch- epischer  Form  die  dra- 
matische Erzählung  des  Mysteres  zu  ergänzen  und  so  den  Zuhörern 
ein  möglichst  vollständiges  Bild  vom  Leben  des  Heiligen  zu  geben. 
Dasselbe  kann  man  nicht  von  der  ersten  Einleitung  sagen,  da  sie  nur 
solche  Tatsachen  wiedergibt,  die  man  aus  dem  Mystere  selbst  erfährt. 
Als  Beispiel  hierfür  mögen  folgende  Stellen  dienen,  die  nicht  in  der 
ersten  Einleitung  stehen.  Die  zweite  Einleitung  nennt  den  Stamm- 
vater des  Geschlechts  von  Duiugt,  welchem  die  Mutter  Bernhards  an- 
gehört, nämlich  Olivier;  die  Stelle  lautet:  (Fol.  5  r°2): 

.  .  .  daiue  Bernollinne 
De  Duin  noble  parentiie 
L'on  ne  seaurait  raieux  Dire 
car  par  verite  je  peux  dire 
Que  d'Olivier  preux  et  hardy 
De  part  mere  sans  contredict 
Sainct  Bernard  si  fenst  sorti. 

Vgl.  Richard  de  ia  Val  d'Isere:  conceptus  fitit  in  utero  le(jitimac  uxoris 
snae,  inclilne  Bcr)io!lnae  de  Duyno,   ortae  ex  proscqyia  /7/nsfr/s  Oliverlif 


ß40  Jakob  Fourmariu 

ex  paribus  Francormn.  Diese  Angabe  steht  nicht  im  Mystere.  Ferner 
Fol.  5  r"  13: 

Car  j'ai  treuve  avant  qu'il  fuat  ne 
II  fust  desja  sanctifi6; 

die  Stelle,  wo  der  Verfasser  diese  Angabe  gefunden  hat,  findet  sich 
bei  Richard  de  la  Val  d'Isere:  I?i  ipso  namque  utero  inclitae  BernoUnae ... 
sanctificafus  et  natiis  est.  (Wegen  Änderung  des  handschriftlichen 
illumine  in  ne  s.  weiter  unten  in  diesem  Abschnitt.)  Dann  ist  die  Ge- 
schichte der  Kindheit  Bernhards  nach  der  Erzählung  von  Richard  de 
la  Val  d'Is6re  in  kürzerer  Form  wiedergegeben  in  der  zweiten  Ein- 
ifclcUng;  in  deutscher  Übersetzung  lautet  die  Stelle  in  derselben  folgender- 
massen:  „Seine  ganze  Kindheit  gibt  den  Beweis  dafür,  dass  er  von 
Gott  dieses  \  orrecht  hatte  (nämlich  von  Geburt  an  schon  geheiligt  zu 
sein);  für  die  Tugenden  war  er  sehr  begabt  in  seiner  Kindheit;  unter 
den  Jugendlichen  könnte  mau  wohl  keine  Kinder  finden,  die  mehr  Ver- 
stand hätten".  Auch  diese  Stelle  fehlt  im  Mystere.  Ferner  ist  die  Be- 
zeichnung des  Vaters  des  hl.  Bernhard  (Fol.  4  v"  3)  als  monlt  notable 
chevallier  die  Übersetzung  von  ordine  militari  insignitum  der  Biographie 
Richards.    Ebenso  ist  Fol.  5  r"  21  und  5  v"  1: 

perseverant  fust  humblemcnt 
au  Service  de  Dien  puissant 

die  Übertragung  von  in  sanctitate  persittens;  ferner  ist  die  Stelle  Fol.  5 
v"  6  und  7  (in  deutscher  Übersetzung):  „Bernhard  von  Beaufort  war 
sein  Pate  und  hielt  dieses  Kind  über  die  Taufe"  eine  Übertragung  des 
lateinischen:  tentus  in  baptismo  etlevatus per Bernardum  militem,  dominum 
Bellifortis,  eins  patrinum.  Desgleichen  ist  die  Geschichte  seiner  Studien- 
zeit^ die  in  deutscher  Übersetzung  folgendermassen  lautet:  „Zu  Paris 
studierte  er  und  wurde  ein  sehr  gelehrter  Doktor;  im  göttlichen  Rechte 
wurde  er  unterrichtet,  und  er  erlangte  gründliche  Kenntnisse  in  den 
sieben  freien  Künsten;  von  der  heiligen  Schrift  war  er  erfüllt",  die 
Übertragung  von:  stadiosus  valde^  magistratus  in  Septem  artibus,  et  post 
in  divinis  stndiis  generalibus  per  successus  temporum  Doctor  utriusque 
juris,  postremo  Professor  eximius  in  Sacra  theologia^  non  cessabat  verba 
Dei  praedicationibus  enarrare.  Für  die  angegebene  Stelle  vergleiche 
man  auch  Fol.  17  r"  11  ff.,  wo  der  Docteur  dem  Vater  seines  Schülers 
Rechenschaft  gibt  von  dem  Studiengang  seines  Sohnes:  „Doktor  im 
Recht  ist  euer  Sohn  und  in  der  heiligen  Theologie,  und  von  den  sieben 
freien  Künsten  wird  er  ein  gut  Teil  mehr  wissen  als  ich  jetzt."  Ferner 
ist  Fol.  7  r"  5  ff.,  wo  von  dem  Tode  des  Heiligen  zu  Novara  im  Kloster 
des  hl.  Laurcntius  die  Rede  ist,  wo  er  „nach  der  Legende"  (comme  la 
legende  le  dit)  sein  Grab  auserwählte,  parallel  zu  dem  lateinischen 
Text  des  Richard:   Cuius  corpus  sepultum  est  in  devota  ecclesia  famosi 


über  die  Sprache  des  Mystfere  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  G41 

monasterü  S.  Laurentii  Diaconi  iuxta  muros  civitatis  Novariensis ;  cf. 
VV.  4321  ff.  (Epilog): 

.  .  .  le  Corps 

de  sainct  Bernard,  qui  est  dehora 

Le  pais,  en  la  Lombardie 

A  Novarre,  ou  fenist  sa  vie. 

Diese  Angaben  finden  sich,  wie  gesagt,  nicht  in  der  ersten  Ein- 
leitung. Zum  Teil  ergänzen  sie,  wie  die  übrigen  Pro-  und  Epiloge  auch, 
die  dramatische  Handlung.  Das  soll  der  Prolog  bezw.  der  Epilog  nach 
Absicht  des  Autors,  der  in  VV.  4199  ff.  den  meneur  sagen  lässt: 

Messeignieur,  actend6s  an  po: 

Se  vous  dirons  de  la  legende 

Le  surplus.    Ung  n'a  peu  coinprendre 

En  cestuy  jeu  tonte  l'ystoyre. 

Pour  la  briesvetß  de  la  memoyre, 

Avons  ceste  ystoire  abergiez, 

Et  sembleinent  avons  queuliö 

La  partie  plus  evidente; 

Car  je  cuyde,  scelon  m'entente, 

Que  de  .VIIL  jour  ung  n'eut  concleu 

Entierenient  trestout  le  jeu. 

Also  weil  es  nicht  möglich  ist,  im  Drama  das  ganze  Leben  vorzuführen, 
soll  der  Pro-  bezw.  Epilog  die  Vor-  bezw.  Nachgeschichte  zu  der  Hand- 
lung selbst  geben  und  Ereignisse  episch-didaktisch  erzählen,  die  im 
eigentlichen  Mystere  nicht  berücksichtigt  werden  konnten. 

b)  Ein  weiteres  Element,  das  für  die  Ursprünglichkeit  der  zweiten 
Einleitung  zeugt,  sind  die  in  ihr  vorkommenden  Schreibfehler,  die  zeigen? 
dass  wir  es  mit  einer  Kopie  zu  tun  haben,  während  Schreibfehler  in 
der  ersten  Einleitung  nicht  vorkommen.  In  der  zweiten  Einleitung 
entstellen  diese  Schreibfehler  geradezu  den  Sinn;  so  z.  B.  wenn  es  heisst: 

Car  j'ai  treuvö  avant  qu'il  fust  illumine 
II  feust  desja  sanctifie, 

wo  das  illumine  statt  ne  auf  der  Identität  des  nS  mit  der  letzten  Silbe 
von  illumine  beruht  und  auf  das  Vorkommen  dieses  illumine  am  Schluss 
des  vorhergehenden  Verses  zurückzuführen  ist,  wodurch  das  Auge  des 
Schreibers  getäuscht  w^irde,  so  dass  er  das  Schlusswort  dieses  Verses 
illumine  statt  ne  setzte;  auch  die  schon  zitierte  lateinische  Vorlage 
dieser  Stelle  zeugt  für  ne:  sanctificatus  et  natus  est.  Ferner  sind 
manche  Wiederholungen  auf  die  Zerstreutheit  des  Schreibers  zurück- 
zuführen; so  wenn  in  drei  aufeinander  folgenden  Versen  der  Satz: 
que  chascung  Ventende  zweimal  vorkommt;  ebenso  Unverständlichkeiten 
im  Text,  wie  z.  B.  Fol.  5  r"  1: 

Romanische  Forschungen  XXXII.  41 


ß42  Jakob  Fourmann 

Car  de  Menton  si  tennait  la  baronnie 
qui  fust  dame  Bernollinne 
Dö  Duin  .  .  ., 

WO  offenbar  ein  Vers  übersprungen  ist,  der  auf  das  folgende  qui  fust 
dame  Bernollinne  vorbereiten  sollte.  Ein  Schreibfehler  liegt  wohl  auch 
vor  Fol.  6  rM  ff. : 

Remply  fust  du  Sainct  Esprit 

qui  doucement  L'IUuminast 

Tant  que  en  Aouste  estant  conduict 

qui  sainctement  il  vesquit, 

was  wohl  heißsen  sollte:  oü  sainctement  il  vesquit.  Desgleichen  ist  ein 
Wort  einzuschieben  in  Vers  9  von  Fol.  8  r": 

que  La  chose  plus  dissolue 
de  mal  en  bien  convertie, 

statt  de  mal  en  bien  fust  convertie.  Die  erste  Einleitung  hat  solche 
Mängel  nicht;  man  kann  daraus  den  Schluss  ziehen,  dass  der  Schreiber 
der  ersten  Einleitung  ihr  Verfasser  war,  dass  mithin  die  erste  Einleitung 
ein  Produkt  des  Jahres  1615  ist. 

c)  Ein  Vergleich  zwischen  der  ersten  und  zweiten  Einleitung  bezw. 
Prolog  mit  den  übrigen  Pro-  und  Epilogen  spricht  zugunsten  der  Ur- 
sprünglichkeit der  zweiten  Einleitung.  Wie  dort,  gibt  in  der  zweiten 
der  meneur  häufig  als  Gewähr  für  seine  Worte  die  Ugende  an,  was 
nicht  in  der  ersten  Einleitung  der  Fall  ist.    So  z.  B. 

Fol.  5  r"  13:  Car  j'ai  treuv^  .  .  .,  sc.  dana  la  legende; 
Fol.  6  v"  14:  .  .  .  en  aa  16gende  pourront  voir  plusieurs; 
Fol.  7  r"  13  und  14:  comme  sa  legende  le  dit; 
sa  legende  faict  utention; 

Vgl.  den  Intermede  in  M 

V.  3740  En  sa  legende  est  r6cit6; 

den  Epilog 

V.  4200  Se  vous  dirons  de  la  legende 
le  surplus  .  .  .; 
4277:  En  sa  16gende  regardö. 

d)  Ferner  ist  die  Ausführung  der  ersten  Einleitung  kürzer  und 
chronikenmässiger  als  die  der  zweiten,  in  der  die  Belehrung  einen 
grösseren  Raum  hat;  ihr  Ton,  ihre  Anlage  passt  besser  zu  den  übrigen 
Pro-  und  Epilogen.  Wie  dort  merkt  man,  dass  der  meneur  zum  Volke 
spricht.  So  gebraucht  er  gleich  auf  der  ersten  Seite  dieser  Einleitung 
dreimal  des  Wort  reciter:  Je  vous  veux  recitter^  il  sera  recifS^  reciter 
vous  voulons  en  maternel  langage.  Dieser  Konversationston,  dieses  An- 
reden der  Zuhörerschaft  kommt  in  der  ersten  Einleitung  erst  gegen 
Schluss  vor,  wo  der  Schreiber  um  Almosen  für  das  Kloster  bittet,  eine 


über  die  Sprache  des  Mystfere  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  64?» 

Parallele  zu  dem  Schlussepilog',  Ja,  wir  erfahren  geradezu,  dass  die 
erste  Einleitiiog  nicht  für  eine  Zuhörerschaft  geschrieben  ist,  sondern 
für  Leser,  aus  Vers  16  des  Fol.  2  v". : 

peu  ä  peu  en  lisant  vous  trouverez  .  .  . 
Die  erste  Einleitung  ist  am  Anfang  des  17.  Jahrhunderts  geschrieben, 
wo  die  Blütezeit  der  Mysteres  vorbei  war,  so  dass  für  J-B.  Perret  das 
Mystere  de  S.  Bernard  de  Menthon  gleichsam  nur  mehr  ein  Lesedrama 
war,  während  die  zweite  Einleitung-  eine  Zuhörerschaft  voraussetzt. 
Die  erste  Einleitung  macht  überhaupt  mehr  den  Eindruck  eines  ausge- 
führten und  erklärten  Titels,  ohne  dass  der  Einleitungssatz  ein  Haupt- 
verbum  hätte:  „Das  Leben  des  glorreichen  Freundes  Gottes,  des 
hl.  Bernhard,  welcher  ein  Sohn  des  Eichard  von  Menthon  war"  etc., 
ohne  Hauptverbum.  Die  zweite  Einleitung-  dagegen  ist  in  der  Form 
der  im  15.  Jahrhundert  üblichen  Prologe  gehalten.  Eingeleitet  wird  sie 
durch  die  Übertragung  einer  Psalmstelle,  die  so  frei  ist,  dass  man 
zwischen  mehreren  Stellen   schwanken   kann.     Die   französische  Stelle 

lautet: 

Dieu  tout  puissant,  roy  glorienx 

par  sa  boute  si  nous  deffende 

contra  les  cruelz  enemis 

De  leurs  desseins  nous  veuillie  garentir. 

Die  in  Betracht  kommenden  Bibelstellen  sind  folgende:  Ps.  70,  4: 
Dens  meus  eripe  nie  de  manu  peccatoris,  et  de  manu  contra  legem 
agentis  et  inigui.  Ps.  42, 1 :  Jiidica  me,  Deus^  et  discerne  causam  meam 
de  gente  non  sancta;  ab  homine  biiquo  et  doloso  [eriie  me.  Ps.  17,  48 
und  49:  Liberator  meus  de  mimtcis  meis  iracundis.  Et  ab  insurgenti- 
bus  in  me  exaltabis  me ;  a  viro  iniqiio  eripies  me.  Ps.  140,  9:  Custodi 
me  a  laqueo.,  quem  statuerunt  mihi:  et  a  scandalis  operantium  iniqui- 
tatem.  Ps.  139,5:  Custodi  me,  Dom  ine,  de  manu  peccatoris:  et  abhomi- 
nibus  iniquis  eripe  me. 

Der  Anfang:  Dieu  tout  puissant,  roy  glorieux  kommt  in  der  Liturgie 
oft  vor  und  begegnet  auch  häufig  in  ähnlichen  Bibelstellen,  z.  B. 
Tobiae  13,  4:  Quia  non  est  alius  deus  otnnipotens;  cf.  auch  Judith  16,7: 
Esther  13,  9;  16,21;  Apocalypsis  4,  8^  11,  17  etc.,  s.  Concordantia  der 
hl.  Schrift.  Dieser  Anfang  kommt  aber  auch  zu  Anfang  der  Vita  nach 
Richard  de  la  Val  d'lsere  vor:  Deus  virtutum,  rex  gloriae.  Auch  das 
Ende  dieser  Einleitung  ist  eine  Stelle  aus  der  Liturgie,  ähnlich  wie  in 
mehreren  Miracles  de  Notre  Dame,  wie  z.  B.  im  Miracle  de  la  Nativit^ 
Nostre  Seignieur  Jhesu  Christ.  Die  betr.  Schlusstelle  in  unserer  Ein- 
leitung ist  die  Anrufung  der  Dreifaltigkeit.  Sie  kommt  auch  vor  in 
der  Einleitung  der  Vita  nach  Richard:  Deus  Virtutum  rex  gloriae, 
sanctissima  Trinitas;  Pater  omni  potentia ;  Filius  cui  omnis  sapientia, 
Spiritus  sanctus. 

41* 


64 i  Jakob  fouimann 

Nach  dem  Gesagten  wird  man  anzunehmen  haben,  dass  die  erste 
Einleitung  nicht  ursprünglich  ist,  dass  dagegen  der  zweiten  diese 
Eigenschaft  zuzustehen  ist,  so  dass  sie  den  Prolog  für  die  erste  Journee 
des  Mysteres  darstellt  und  mit  dem  Prolog,  den  der  Kopist  von  B  im 
registre  vieux  gefunden  hat,  identisch  ist.  Auch  die  Handschrift  M  hat 
diesen  Prolog  gehabt,  wie  in  diesem  Paragraphen  am  Schluss  des 
zweiten  Abschnittes  noch  gezeigt  werden  soll. 

2.  Verhältnis   des  Mystereanfanges  in  B  zum  Myst^re  in  M.  — 
Verhältnis  der  beiden  Handschriften  M  und  B  zueinander. 

Wie  die  zweite  Einleitung  in  B  als  Prolog  zur  ersten  Journee  an- 
zusehen ist,  so  ist  auch  anzunehmen,  dass  der  unmittelbar  an  diesen 
Prolog  sich  anschliessende  Anfang  der  dramatischen  Handlung  in  B 
vom  Autor  des  übrigen  Teiles  des  Mysteres  stammt,  also  auch  in  der 
Handschrift  M,  der  der  Anfang  fehlt,  gestanden  hat.  Zwar  meint  Lecoy 
de  la  Marche,  dass  nur  wenige  Verse  zu  Anfang  fehlen  können  (cf. 
seine  Einleitung  p.  XXHI  und  Anmerkung  zu  V.  1),  da  die  Handlung 
keine  grössere  Szenenreihe  vermissen  lasse.  Aber  der  Herausgeber 
von  M  hat  B  nicht  gekannt.  Der  Beweis  kann  erbracht  werden,  dass 
der  Anfang  der  Handlung  nach  B  für  die  Originalhandschrift  voraus- 
zusetzen ist,  und  durch  rein  äusserliche  Vergleichung  der  Handschriften 
M  und  B  kann  mit  grosser  Wahrscheinlichkeit  gezeigt  werden,  dass 
auch  M  jenen  Mystereanfang  und  den  zweiten  Prolog  hatte. 

Betrachtet  man  den  Anfang  des  Mysteres,  wie  er  uns  vorliegt  in 
der  Ausgabe  von  Lecoy  de  la  Marche,  so  kommt  man  zu  folgender 
Erkenntnis:  Es  müssen  Verse  vorausgegangen  sein,  die  den  Heirats- 
vorschlag des  Grafen  von  Menthon  enthielten;  denn  V.  7  ff.  bittet 
Bernhard  um  Bedenkzeit,  um  die  er  nur  bitten  kann,  wenn  er  weiss, 
um  was  es  sich  handelt.  Diesen  Vorschlag  finden  wir  in  den  unmittel- 
bar vorausgehenden  Versen  in  B.  Zum  besseren  Verständnis  der  folgen- 
den Ausführungen  sei  der  Anfang  der  Szene  nach  B  hier  in  freier 
Übersetzung  wiedergegeben  (Fol.  18,  r"  14ff.).  Der  Graf  von  Menthon 
sagt:  „Kaum  kann  ich  mich  halten  vor  Lachen;  daran  zu  denken  macht 
mir  wirklich  Spass,  so  wahr  mir  Gott  helfe!  Komme  einmal  her,  Bern- 
hard, und  auch  Ihr,  lieber  Doktor!  Ich  möchte  gern  mit  Euch  reden." 
Bernhard:  „Herr  Vater,  hier  bin  ich:  ich  bin  ganz  Ohr!"  Graf 
vonMenthon:  „Bernhard,  ich  habe  Euch  etwas  mitzuteilen:  es  handelt 
sich  um  ein  Thema,  für  das  Eure  Mutter  eingetreten  ist;  sie  sagte,  ich 
solle  mein  Augenmerk  darauf  richten,  mit  Gottes  Hilfe  für  Euch  eine 
Frau  zu  suchen,  die  unserem  Stande  ebenbürtig  ist.  Und  wenn  ich  es 
überlege,  ist  es  so  richtig;  ich  habe  keine  anderen  Nachkommen  als 
Euch;    Ihr  seid  unser  einziger  Erbe.     Sagt   uns   daher    Eure  Meinung 


über  die  Sprache  des  Mystfere  de  S.  Beruaid  de  Menthon  etc.  045 

hierüber  und  gebt  iius  kund,  was  Ihr  zu  tun  gedenkt!"  Bernhard: 
„Herr  Vater,  ich  habe  Eure  Worte  wohl  gehört  und  Eure  liebe  Sprache. 
Ihr  wollet  mir  zu  meinen  Gunsten  Euer  Eigentum  lassen.  Ich  schätze 
mich  glücklich,  dass  ich  einen  so  gütigen  Vater  habe,  und  sage  Euch 
Dank,  besonders  deshalb,  weil  Ihr  mich  jetzt  verheiraten  wollt.  Ich 
bitte  aber,  lasset  mir  etwas  Zeit,  mit  mir  selbst  diesen  Schritt  zu  über- 
legen, dann  werde  ich  Euch  meinen  Entschluss  kundtun."  (Hier  setzt 
das  Ms.  M  ein;  vgl.  die  dem  Anfang  von  M  entsprechenden  Verse  aus 
B  am  Schlüsse  des  Abschnittes  IV  dieser  Abhandlung  mit  denen  von 
M.)  Der  Graf  von  Menthon:  „Bernhard,  Ihr  seid  mein  Kind,  und 
deshalb  dürft  Ihr  mir  glauben,  dass  Eure  Ehre  mir  sehr  am  Herzen 
liegt.  .  ."     Die  Fortsetzung  siehe  Ausgabe  von  M. 

Diese  Verse  sind  geradezu  unentbehrlich ;  sie  müssen  für  den  An- 
fang der  Handlung,  wie  er  uns  in  dem  verstümmelten  M  vorliegt,  vor- 
ausgesetzt werden.  Mit  guter  j)sychologischer  Beobachtung  wird  der 
Versuch  der  Einwirkung  des  Grafen  auf  seinen  Sohn  geschildert.  Auf 
die  Bitte  seiner  Gemahlin  hin  soll  er  einen  Angriff  auf  das  Herz  seines 
Sohnes  versuchen.  Mit  Anstrengung  vertritt  er  seine  Sache;  sein  Un- 
behagen verbirgt  er  unter  erzwungener  Heiterkeit,  und  zögernd  klingt 
es  am  Schluss  seiner  Rede,  wenn  er  sagt:  „Daher  gebt  uns  Eure  An- 
sicht hierüber  an,  gebt  uns  kund,  was  Ihr  zu  tun  gedenkt."  Die  Rede 
Bernhards  entspricht  der  des  Grafen.  Anstrengung  kostet  es  auch  dem 
jungen  Mönchszögliiig,  auf  das  eigentliche  Thema  zukommen  und  dem 
Vater  indirekt  klar  zu  macheu,  dass  er  nur  aus  Dankbarkeit  gegen 
die  Eltern  den  für  ihn  so  schweren  Schritt  werde  tun  können.  Wir 
hören  auch  aus  der  Antwort,  die  der  Graf  gibt:  „Bernhard,  Ihr  seid 
mein  Kind  .  .  ."  die  Enttäuschung  heraus  und  zu  gleicher  Zeit  ein  un- 
geduldiges Drängen.  Auf  die  nochmalige  ausweichende  Antwort  des 
Sohnes  folgt  dann  ein  bestimmter,  befehlender  Ton  in  der  Rede  des 
Grafen  (V.  11  ff.  in  M),  der  seine  Wirkung  auf  Bernhard  nicht  verfehlt; 
er  gibt  nach,  und  wie  Verzweiflung  klingt  sein: 

Je  vous  prie  que  ayes  pacience  (V.  18). 
Den  Grafen  verlässt  dann  die  geduldige  Haltung;  der  herrische  Ritter, 
der  keine  Widerrede  duldet,  kommt  zur  Geltung;  barsch  verlangt  er 
nun  auf  der  Stelle  eine  positive  Antwort  (V.  19ff.).  So  wird  Bernhard 
gezwungen,  sein  Herz  zu  öffnen.  Wie  rührend  einfach  ist  das  zaghafte 
Bekenntnis  seines  Verlangens  im  Gegensatz  zu  der  geschraubten  Ant- 
wort im  Anfang,  als  er  diesem  Bekenntnis  auszuweichen  suchte!  Der 
Graf  merkt,  dass  er  auf  diese  Art  seinen  Sohn  zu  einem  anderen  Ent- 
schluss bringen  werde;  daher  lässt  er  seinen  Zorn  losbrechen;  er  er- 
geht sich  in  Schimpf  weiten  und  beschuldigt  den  Erzieher  seines  Sohnes; 
was  die  liebevolle  Zurede  nicht  erreichte,  bringt  der  Zornesausbruch 
zustande,  und  sogleich  macht  er   sich  die  demütige  Fügsamkeit  seines 


ß^ß  Jakob  Founuanu 

Sohnes  zu  NiitzeD,  indem  er  seineu  Boten  ausschickt;  um  den  Familien- 
rat zusammenzurufen. 

Mau  sieht,  B  ergänzt  das  verstümmelte M  auf  das  Beste;  die  oben 
üTbersetzten  Verse  haben  demnach  auf  den  verlorenen  Blättern  im  Ein- 
gang- von  M  gestanden.  Aber  uicht  nur  diese  Verse,  der  ganze  Beginn 
der  Handlung,  wie  er  in  der  Inhaltsangabe  im  Abschnitt  E  kurz  skizziert 
ist,  muss  im  Original  gestanden  haben.  Man  vergegenwärtige  sich  die 
epische  Darstellung  unseres  Mysteres,  das  Verfahren,  die  einzelnen 
dramatischen  Szenen  zu  verknüpfen,  die  Ereignisse  in  der  chronologi- 
schen Reihenfolge  gewissenhaft  zu  erzählen,  wie  sie  die  Quelle  Richard 
de  la  Val  d'Isere  bietet,  ohne  ein  Moment  auszulassen!  Dazu  beruht  diese 
Szene  zwischen  Vater  und  Sohn  auf  den  vorausgehenden  Szenen.  Der 
Graf  von  Menthon  tritt  uns  hier  sicher  nicht  zuerst  entgegen,  um  uns 
sein  gezwungenes  Lachen  zu  zeigen;  dazu  ist  das  Stück  zu  naiv;  viel- 
mehr muss  uns  vorerst  mitgeteilt  sein,  was  die  Ursache  seiner  Heiter- 
keit ist,  die  Unterredung  mit  der  Gräfin  von  Menthon  über  das  Heirats- 
projekt. In  dieser  Unterredung  kommen  wieder  Voraussetzungen  vor, 
die  auf  vorhergehende  Szenen  deuten.  Tatsächlich  wird  die  Exposition 
der  Handlung  mit  der  Exposition  des  Hauptcharakters  begonnen  haben, 
und  dieser  Hauptcharakter  wird  uns  mit  seinen  Eigenschaften,  seinem 
Wünschen  und  Fürchten  vor  Augen  geführt  in  der  ersten  Szene  des 
Mystfereanfangs  in  B. 

Wie  schon  diese  Erwägungen  dafür  sprechen,  dass  der  Anfang 
des  Mysteres  in  B  in  M  gestanden  hat,  so  wird  dieser  Schluss  be- 
stätigt durch  folgende  im  einzelnen  noch  näher  zu  besprechenden  Punkte: 

a)  Text  und  Inhalt  von  M  und  B  stimmen  in  den  in  beiden  Hand- 
schriften überlieferten  Teilen  im  wesentlichen  übereiu; 

b)  wie  für  M  ist  auch  für  B  Richard  de  la  Val  d'Isere  als  Vorlage 
benutzt ; 

c)  die  Anlage  der  Handlung,  der  dramatische  Aufbau  und  die 
Charaktere  in  beiden  Handschriften  sind  dieselben; 

d)  es  gibt  in  M  Verse,  die  gewisse  Stellen  im  Mystereanfang 
nach  B  geradezu  voraussetzen  und  für  die  Ursprünglichkeit  desselben 
zeugen ; 

e)  die  rein  äusserliche  Vergleichuug  zwischen  M  und  B  spricht 
dafür,  dass  in  M  sowohl  der  Prolog  (=  zweite  Einleitung  in  B)  als 
auch  der  Mystereanfang  in  B  enthalten  waren. 

Diese  fünf  Punkte  sollen   im   folgenden   genauer   erörtert  werden. 

a)  Der  Anfang  der  Handlung  in  B  muss  in  M  und  der  Vorlage  für 
B  gestanden  haben;  denn  Text  und  Inhalt  von  M  und  B  stimmen  im 
ganzen,  abgesehen  von  der  Verschiedenheit  der  Sprache,  die  in  B  um 
zwei  Jahrhunderte  jünger  ist,  soweit  sich  beides  nach  den  zugänglichen 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Beruard  de  Menthon  etc.  (j47 

Vergleichsstellen  beurteilen  lässt,  miteinander  tibereiu  (vgl.  Textprobe 
im  Abschnitt  IV),  so  dass  man  von  vornherein  zur  Annahme  geneigt 
sein  muss,  dass  auch  die  in  der  Handschrift  M  nicht  befindlichen  Stellen 
von  B  in  M  vorhanden  gewesen  sein  müssen. 

b)  Ferner  trifift  man,  wie  im  übrigen  Mystere,  so  auch  im  Anfang 
des  Mysteres  in  B  auf  die  lateinische  Vorlage.  Im  Prologe  wurde 
schon  eine  Anzahl  von  Übertragungen  aus  Richard  de  la  Val  d'Isere 
festgestellt,  und  auch  für  die  Handlung  in  den  Anfangsszenen  kann  man 
Belege  daraus  erbringen.  So  entsprechen  z.  B.  folgende  Stellen  des 
Mysteres  (in  deutscher  Übersetzung)  Parallelstellen  der  lateinischen 
Vorlage:  Fol.  11  v"  8  und  9:  „Durch  ihn  (sc.  den  hl.  Nikolaus)  sind 
schon  viele  getröstet  worden  auf  dem  Land  und  auf  dem  Meer"  spielt 
an  auf  die  Stelle  der  Vita  von  Richard,  wo  St.  Nikolaus  die  Göttin 
Digna  von  Myra  vertrieb,  die  es  sich  zur  Aufgabe  gemacht  hatte, 
attentans  naufragiis  navigia  et  nautas  gurgitibus  maxime  profundare ; 
Fol.  11  v"  15ff.:  „Sobald  ihr  von  ihm  sprächet  (d.  h.  vom  hl.  Nikolaus), 
hatte  ich  ihn  in  meiner  Verehrung"  und  die  Antwort  des  Docteur: 
„Bernhard,  Ihr  habt  Euch  einen  sehr  guten  Schutzpatron  erwählt"  ent- 
spricht der  lateinischen  Stelle:  Et  suscepit  ipsmn  (sc.  S.  Nicolaum)  in 
sui  patronum  et  direcforetn ;  Fol.  13  v"  7  ff.,  die  Stelle,  wo  der  Bote 
den  Auftrag  erhält,  Bernhard  zurückzurufen  von  Paris,  entspricht  dem 
Texte  des  Biographen:  tandem  ad  eum,  mtiltum  ohoedientem,  ad  opu- 
lentum  Menthonis  palntium  .  .  .,  revocatum;  Fol.  17  r"  lOff.,  die  Rede 
des  Docteur:  „Doktor  der  Rechte  ist  Euer  Sohn  und  in  der  hl.  Theo- 
logie, und  von  den  sieben  freien  Künsten  wird  er  ein  gut  Teil  mehr 
wissen  als  ich  jetzt"  (vgl.  V.  1782  f.  in  M: 

Or  pleust  a  Dieu  que  je  sceus  tant 
De  drois  et  de  theologie!) 

entspricht  dem  lateinischen :  magistratus  in  Septem  artibus^  et  . ..  Doc.tor 
utriusque  juris,  postremo  Professor  in  sacra  theologia;  Fol.  17  v"  13ff., 
die  Rede  des  Grafen  von  Menthon:  „Ich  will,  dass  die  Musikanten  laut 
spielen  mit  Trompeten,  Lauten,  Zithern  und  anderen  Instrumenten 
länger  als  vier  Monate"  entspricht  der  Stelle:  diversis  vestimentis 
mutatoriis,  et  labiorum  suavitatibus,  cantica  canticorum^  in  tripudiis 
citharisque  et  epulis  abiindantibus  concinentium  .  . .  Auch  sonst  stimmt 
der  Inhalt  der  Handlung  zu  der  Erzählung  nach  Richard  de  la 
Val  d'Isere,  wie  in  den  übrigen  in  M  und  B  erhaltenen  Teilen  des 
Mysteres. 

c)  Wie  in  letzteren  erstrecken  sich  auch  im  Anfang  des  Stückes 
in  B  eigene  Zutaten  des  Verfassers  hauptsächlich  auf  die  dramatische 
Inszenierung;  wie  dort,  finden  wir  gleich  zu  Anfang  Zechgelage,  mit 
denen  freudige  Ereignisse  gefeiert  werden,  wie  die  Ankunft  Bernhards 
von  Menthon;  und  die  ganze  Szene  zur  Vorbereitung  des  Gelages  ent- 


ß48  Jakob  Fourniaiin 

spricht  in  ihrer  Anltige  derjenigen  in  M,  in  welcher  die  Vorbereitungen 
zur  Hochzeit  getroffen  werden  (VV.  1400ff.).  Auch  die  Charaktere  im 
Anfnng  und  in  der  späteren  Handlung  sind  völlig  dieselben,  z.  B.  der 
leichtfüssige,  sorgenfreie  Bote  Menthon,  wenn  er  Fol.  14  r"  6  und  7 
sagt:  „Ich  werde  wie  der  Wind  eilen,  aber  meine  Flasche  muss  ge- 
füllt sein";  in  M  V.  65  sagt  er:  „Weil  Ihr  denn  so  befehlt,  soll  es  von 
mir  ohne  Verweilen  ausgeführt  werden.  Meine  Flasche  und  meine  Lanze 
werde  ich  mein  Lebtag  nicht  vergessen."  Denselben  leichten  Sinn 
offenbart  der  Bote  V.  2064,  wo  er  die  traurige  Botschaft  von  der  Flucht 
Bernhards  nach  Miolan  bringen  soll:  „So  will  ich  denn  gehen,  leichten 
FustjeS;  traurige  Botschaft  verkündend" ;  und  in  V.  421 :  „Es  ist  nicht 
mehr  weit;  ich  werde  in  zwei  Schritten  da  sein." 

d)  Es  kommen  auch  in  M  Verse  vor,  die  sich  auf  Stellen  im  An- 
fang des  Mysteres  in  B  beziehen  und  sie  geradezu  voraussetzen;  z.B. 
wenn  der  Graf  von  Menthon  mit  seinem  Sohne  über  dessen  Heirat 
spricht  und  dabei  sagt:  „Eure  Mutter  erinnert  mich  oft  daran;  sie 
wünscht,  dass  die  Hochzeit  vollzogen  werde,  dass  ich  Euch  verheirate, 
und  sie  hört  Tag  und  Nacht  nicht  damit  auf"  (W.  21  ff.),  so  bezieht 
er  sich  auf  die  Worte  von  Frau  Bernoline  auf  Fol.  18  r«  2 ff.  in  B,  wo 
sie  ihren  Gemahl  bittet,  Bernhard  zu  verheiraten,  und  ihm  die  Gründe 
aufzählt,  die  diesen  Schritt  nötig  macheu.  Ferner  weist  die  Stelle  in 
M,  wo  der  Graf  dem  Docteur  vorwirft,  er  habe  seinem  Sohne  diese 
Hirngespinste  in  den  Kopf  gesetzt  und  wo  der  Docteur  sich  entschuldigt 
mit  den  Worten:  „Es  ist  schon  lange  her,  dass  ich  ihm  sagte,  er  solle 
heiraten,  um  euer  Geschlecht  und  euren  grossen  Namen  zu  erhöhen" 
(VV.  35ff.),  direkt  hin  auf  die  Stelle  des  Mystfereanfangs  in  B  (Fol.  12 
v"  7  ff.),  wo  der  Docteur  Bernhard  auf  dessen  Vorzüge  und  seine  Fähig- 
keiten, sein  Geschlecht  zu  heben,  aufmerksam  macht  und  ihn  daran 
erinnert,  dass  er  der  einzige  Sohn  und  Erbe  sei  und  dass  seine  Eltern 
ihn  wohl  verheiraten  wollten.  Dazu  entspricht  auch  der  Ausdruck  in 
B  völlig  dem  von  M,  und  die  Handlung  schreitet  hier  wie  dort  rasch 
voran.  Nach  dem  Gesagten  kann  es  nicht  mehr  zweifelhaft  sein,  dass 
wir  in  B  von  dem  zweiten  Prolog  ab  eine  die  Sprache  modernisierende 
Abschrift  einer  älteren  Pavallelhandschrift  zu  M  vor  uns  haben. 

e)  Zum  Schlüsse  soll  noch  durch  eine  äusserliche  Vergleichung 
der  Handschriften  M  und  B  die  Ansicht  als  zutreffend  erwiesen  werden, 
dass  M  den  Prolog  {=  zweite  Einleitung  in  B)  und  den  ganzen  Mystere- 
anfang  wie  in  B  hatte. 

Das  Manuskript  M  (cf.  Lecoy  de  la  Merche  p.  XXIII)  trägt  eine 
Pergumeutdecke,  auf  der  in  Ziffern  des  18.  Jahrhunderts  geschrieben 
steht:  677.  Partie  du  livre  mantiscript  de  la  vie  de  S.  Bernard  de  Men- 
thon. Das  Manuskript  besteht  aus  8  Heften,  von  denen  jedes  12  Folia 
umfasst  ausser  dem  letzten  Heft,  das  nur  10  Blätter  hat.    Von  V.  1563 


über  die  Sprache  des  Mystfere  de  S.  Uernard  de  Menthon  etc.  (349 

ab  bind  eiuige  Blätter  zervissen:  aus  dieser  Lücke  sind  40  zum  grös^ten 
Teile  verstümmelte  Verse  erhalten  (die  VV.  1563 — 1604),  während  eine 
Anzahl  Verse  ganz  verloren  sind.  Die  Handschrift  B  bietet  an  der 
dieser  Lücke  in  M  entsprechenden  Stelle,  Fol.  43— 46  inkl.,  176  Verse; 
demnach  würden,  da  im  grossen  und  ganzen  die  Verszahl  in  B  mit 
der  in  M  übereinstimmt  (cf.  Text|)robe  am  Schluss  des  Abschnittes  IV), 
ca.  136  Verse  in  M  an  dieser  Stelle  verloren  sein,  während  40  zum 
Teil  verstümmelt  erhalten  blieben.  Zählt  man  diese  136  Verse  zu  der 
vom  Herausgeber  angezeigten  Verszahl  4340,  so  erhält  man  4476  Verse, 
die  sich  nach  dem  von  Lecoy  de  la  Marche  angegebeneu  Umfang  von 
M  also  auf  94  Folia  verteilten,  so  dass  jedes  Folium  in  M  im  Durch- 
schnitt nicht  ganz  48  Verse  zählt.  Die  Handschrift  B  enthält,  wenn 
man  nur  den  zweiten  (ursprünglichen)  Prolog  und  den  sich  daran  an- 
schliessenden, in  M  nicht  vorhandenen  Mystcreanfang  (Fol.  4 — 19  Mitte) 
in  Betracht  zieht,  noch  weitere  541  Verse,  die  etwa  IIV3  Folia  von  M 
einnehmen  würden,  da,  wie  bemerkt,  ein  Folium  in  M  ca.  48  Verse 
hat.  Da  das  Manuskript  M  aus  7  Heften  von  je  12  Folia  und  einem 
von  10  Folia  besteht,  ihm  der  Anfang  fehlt,  das  erste  Heft  vollständig 
ist  (es  zählt  12  Folia),  so  fehlt  M  ein  ganzes  Heft  von  12  Folia.  Die 
erwähnten  541  Verse  von  B  (=  zweite  Einleitung  und  Mystcreanfang) 
würden  gerade  12  (bezw.  IIV3)  Folia  von  M  ausfüllen,  also  ein  im 
Anfang  von  M  fehlendes  Heft.  Wir  haben  demnach  anzunehmen,  dass 
die  betreffenden  541  Verse  in  dem  verlorenen  Heft  von  M  gestanden 
haben.  Der  Rest  des  nur  zum  dritten  Teil  vom  Text  eingenommenen 
ersten  Foliums  des  verlorenen  Heftes  wird  den  Titel  (=  Rektoseite)  und 
einen  verzierten  grossen  Anfangsbuchstaben,  der  sicherlich  trotz  der 
sonstigen  Einfachheit  der  Handschrift  nicht  unterlassen  wurde  und  das 
erste  Drittel  der  Versoseite  einnahm,  enthalten  haben,  abgesehen  davon, 
dass  der  Versbestand  der  beiden  Handschriften  immerhin  etwas  diffe- 
riert (ef.  Textprobe  am  Schluss  des  Abschnittes  IV). 

Während  also  die  zweite  Einleitung  und  der  Mystcreanfang  in  B 
auch  in  M  gestanden  haben,  ist  es  unmöglich,  auch  die  erste  Einleitung 
von  B  in  M  unterzubringen.  Sie  enthält  74  Verse  (Fol.  1  und  2;  ist 
aber  unvollständig,  da  Fol.  3  fehlt),  ent8j)richt  also  keinem  Heft  von 
12  Folien,  und  es  ist  abzulehnen,  dass  der  Kopist  des  Manuskriptes  M 
für  den  Anfang  der  Abschrift  zwei  oder  drei  einzelne  Folia  benutzt 
haben  sollte.  Auch  dies  spricht  dafür,  dass  die  erste  Einleitung  von 
B  jünger  ist  (cf.  unter  1  in  diesem  Abschnitt  Hl). 

Ist  nun  die  ältere  Handschrift,  auf  die  B  zurückgeht,  diejenige,  die 
uns  verstümmelt  vorliegt  in  der  Ausgabe  von  Lecoy  de  la  Marche? 
Wohl  nicht!  Denn,  wie  schon  gesagt,  auf  der  Reversseite  des  112.  Blattes 
versagt  B;  freigelassene  Zeilen  deuten  darauf  hin,  dass  der  Kopist  von 
B  es  mit  einem  dort  unvollständigen  Manuskript  zu  tun  hatte,  während 


650  Jakob  Fourmann 

das  Manuskript  M  weitergehl.  So  hätten  wir  zwei  Handschriften  M 
und  B,  die  nicht  direkt  voneinander  abhängig  sind,  d.  h.  nicht  in  der 
Weise,  dass  die  jüngere  eine  direkte  Abschrift  der  älteren  wäre, 
sondern  beide  gehen  auf  eine  bis  jetzt  nicht  aufgefundene  Urhandschrift 
zurlick. 

IV. 

Verfasser  und  Sprache. 

Über  die  Frage  nach  dem  Verfasser  siehe  die  Ausführungen  von 
Lecoy  de  la  Marche  p.  XVIfP.j  die  Annahmen  des  Herausgebers  sind 
sicher  zutreffend.  Der  Geist,  den  das  Stück  atmet,  zwingt,  einen 
Geistlichen  als  Verfasser  zu  vermuten;  die  speziellen  von  Lecoy  de  la 
Marche  angeführten  Zitate  lassen  uns  in  diesem  Geistlichen  einen  Mönch 
des  Grossen  St.  Bernhard  erblicken;  eine  Angabe  des  Autors  oder  eine 
Namensnennung  fehlt.  Betreffs  der  Nationalität  des  Autors  schliesst 
Lecoy  de  la  Marche  aus  dialektischen  Eigentümlichkeiten  der  Dichtung 
und  ihrer  Ortskenntnis,  dass  er  ein  Savoyarde  war.  „Non  seulement 
l'auteur  etait  un  des  religieux  du  Mont-Joux,  mais  c'etait  aussi  un  en- 
fant  du  pays:  la  langue  dont  il  s'est  servi  est,  en  effet,  l'idiome  lit- 
teraire  de  la  Savoie,  du  Valais  et  du  Val  d'Aoste.  C'est  du  fran^ais 
quelque  peu  mitige  par  l'introduction  de  certains  mots  ou  de  certains 
tours  de  phrase  appartenant  au  dialecte  local,  qui  parait  n'avoir  Jamals 
et6  employ^  comme  langue  ecrite.  H  resulte  de  la  que  les  habitants 
de  cette  region,  tout  en  parlant  un  patois  particulier,  comprenaient 
egalement  le  fran^ais  pur,  puisque  l'ouvrage  a  etö  compose  pour  eux" 
(S.  XVUIf).  Chateiain,  Le  vers  fran^ais  au  XV«  siecle,  hält  dagegen 
den  Autor  für  einen  Pikarden.  „C'est  pour  le  Saint  Bernard  de  Men- 
thon  que  les  faits  sont  les  plus  complexes.  II  a  plusieurs  catögories 
de  rimes  qui  apparient  ce  texte  aux  textes  picards,  mais  d'autre  part 
il  n'est  pas  sans  rapport  avec  les  textes  lorrains  et  bourguignons,  le 
Saint  Clement,  la  Passion  de  Semur,  le  Saint  Laurent;  assurement 
l'auteur  a  traverse  diverses  provinces  et  il  a  adopte  des  prononciations 
de  la  region  du  sud-est  oü  il  s'est  etabli  et  oü  il  a  compose  le  Myst6re." 
Unter  den  Reimen,  die  nach  ihm  den  Dichter  als  Pikarden  erscheinen 
lassen,  zitiert  er  auf  S.  30  estrainne :  fine  (V.  568/69),  wo  estrine  ge- 
fordert wird,  das  nach  Chateiain  pikardisch  ist  ^) ;  auf  S.  68  unter  3 
mieulx  :  fieulx  (V.  2460/61)');  erege  :  sortiliege  (V.  2798/99).  Unter 
den  Reimen,  bezw.  Assonanzen,  die  auch  in  lothringischen  und  bur- 
gundischen  Texten  vorkommen,  zitiert  Chateiain  auf  S.  66  die  Assonanz 


1)  §  48. 

2)  §  62. 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  651 

age  :  able^)^  die  auch  im  Saint  Clement  und  in  der  Passion  de  Semiir  zu 
finden  ist;  ferner  das  Verstummen  des  r  vor  frz.  Schluss-^,  Schluss-c?'*), 
das  auch  der  Passion  de  Semur  eignet  (S.  81,  Schluss  von  2)  etc.  Be- 
treffs dieser  Reime  und  Lautentwicklungen  im  Mystere  de  S.  Bernard 
bemerkt  Chatelain  S.  57 :  „On  peut  admettre  que  c'est  apres  avoir  s^- 
journe  dans  d'autres  provinces  qu'il  a  pratique  ces  sortes  de  rimes  in- 
connues  au  Picards."  Weiter  erklärt  er  das  Verstummen  von  End- 
konsonanten, die  sonst  noch  gesprochen  wurden,  dadurch,  dass  der 
Autor  „probablement  originaire  de  Picardie,  a  accommode  son  parier 
au  parier  de  la  r^gion  oü  il  habita  et  composa  son  Mystere,  region 
oü  certaines  finales  s'amuissent  completement"^). 

Die  von  Chatelain  als  pikardiseh  bezeichneten  Dialekterschei- 
nungen kommen  aber  auch  im  Südosten  vor  und  lassen  sich  aus  anderen 
mittelalterlichen  Texten  des  frankoprovenzalischen  Gebietes  belegen, 
resp.  erkennt  man  in  der  modernen  Mundart  dieser  Gegend  jene  alten 
Formen  wieder.  Die  näheren  Ausführungen  sind  in  der  sprachlichen 
Untersuchung  über  das  Mystere  de  S.  Bernard  de  Menthon  gegeben, 
in  der  auf  die  Darstellungen  von  Chatelain  näher  eingegangen  und  die 
Ansicht,  dass  wir  im  Mystere  ein  südostfranzösisches  Denkmal  haben, 
gestutzt  wird. 

Wie  Lecoy  de  la  Marche  in  den  oben  zitierten  Worten  angibt,  ist 
das  Mystere  in  dem  damaligen  in  der  Schrift  gebrauchten  Idiom 
Savoyens  für  die  Bewohner  dieses  Landes  geschrieben  und  setzt  dem- 
nach voraus,  dass  diese  neben  ihrem  Patois  das  Gemeinfranzösisch 
jener  Zeit  verstanden.  (Cf.  Gröbers  Grundriss  I,  754:  „So  wird  in  der 
Grafschaft  Savoyen  schon  im  Mittelalter  beständig  in  der  Schriftsprache 
geurkundet,  nicht  in  der  heimischen  Mundart".)  Der  Dialekt  scheint 
jedoch  noch  mehr  in  der  ürhandschrift  vertreten  gewesen  zu  sein,  als 
uns  die  in  der  Ausgabe  von  Lecoy  de  la  Marche  vorliegende  Kopie 
bekundet.  Der  Kopist  hat  ziemlich  willkürlich  mit  den  Sprachformen 
geschaltet;  die  verstechnisehen  Fehler  sind  wohl  zumeist  ihm  zuzu- 
schreiben. Er  hat  ohne  Rücksicht  auf  Vers  und  Reim  dem  Gemein- 
französischen Zugeständnisse  gemacht,  und  es  gelingt  noch,  Reime  und 
Verse,  wie  sie  ursprünglich  gelautet  haben,  wiederherzustellen.  Viele 
Reime  erscheinen  rein,  wenn  man  dialektische  Formen  einsetzt  statt 
der  gemeinfranzösischen,  und  nicht  reimende  Verse  werden  oft  dadurch 
reimend.  Diese  Wiederherstellungen  werden  im  sprachlichen  Teil  unter 
den  entsprechenden  Lautverbindungen  begründet  werden. 

Von  der  Sprache  des  Manuskriptes  B  soll  der  folgende  den  ersten 
104  Versen  vonM  entsprechende  Teil  eine  Vorstellung  geben.  Man  beachte, 


1)  §  16. 

2)  S.  die  betreffenden  Laute  im  „Konsunantismus"  dieser  Abhandlung. 


g52  Jnkob  Foiirruunn 

indem  man  die  Auisgabe  von  M  zum  Vergleich  lierauziebt,  die  Vers- 
iimstellungen,  -aui^lassuiigen  und  -liinzufüguugen,  die  willkürliche  Keim- 
art und  Silbenzäblung,  durch  die  hindurch  immer  noch  der  ursprüng- 
liche Acbtsilbner  gleichsam  durcbscbimmert.  Die  Zahlen  stellen  die  kor- 
respondierenden Verszablen  von  M  dar. 

Le  Seignieur  de  Mentou. 

1.  Bernard  vous  estes  niön  enfant 

2.  et  parce  ponves  croiie  entiereraent 
iQiie  bien  pvea  ine  toucbe  vostre  bonneur 

'iTant  vous  ay  je  dans  mon  coour. 
(4— (3  feblen.) 

Sainct  Bernard. 

7.  Monseignieur  ne  vous  desplaise 

8.  si  je  vous  demande  de  giace 

0.  que  me  donnes  ung  peu  d'espace 

10.  et  le  teuips  pour  nous  bien  adviser. 

Le  Seignieur  de  Menton. 

11.  Bernard  raarier  je  vous  veux 

13.  Je  vous  donneray  dame  de  pris 

12.  Maintenant  je  lay  entrepris 

14.  respondes  moy  vostre  advis. 

Sainct  Bernard. 
iDemay  je  vous  respondray 
'iMouseignieur  et  luon  advis  vous  direy 


17.  au  plaisir  de  Dieu  de  paradis 

jje  vous  prie  qu  ung  peu  de  patience 
vous  plaise  dhavoir. 


< 


Le  Seignieur  de  Menton. 

19.  Par  nostre  Dame  de  Hesse 

20.  cntcndre  vous  fault  ä  la  besognie 

21.  vostre  uiere  tant  me  presse 

22.  desireroit  quil  tust  aecomply 

23.  et  que  vous  prennics  une  partie 

24.  nuict  et  jour  eile  ne  cesse 

25.  or  me  respondes  sans  nul  attente 

26.  et  que  votre  volonte  jentende. 

Sainct  Bernard. 

iMon  beau  sire  et  seignieur 
aultre  entente  j'avois  en  mou  coeur 
un  aultre  estat  j'avois  esleu 
pour  fere  service  ä  Dieu 
29.  s'il  ne  fust  pour  havoir  debat 

noises  ou  dissention 
32.  je  serais  de  religion. 


über  die  Sprache  des  Mystfere  de  S.  Bemard  de  Menthon  etc.  653 

Le  Seignienr  de  Menton. 

33.  Cest  le  Docteur  qni  vous  a  mise 

34.  an  eerveau  ceste  fantasie 

35.  Bien  Bcaves  bI  n'eetes  bestes 

36.  Qo'aultie  filz  je  n  ay  que  voob 

37.  fere  moarir  me  voulez  voas 

38.  Sans  herittiers  ou  successeurs. 

Sainct  Bemard. 

39.  Mon  Seignienr  ne  vons  courroneez 

jCar  veritablement  je  voas  dicts  la  verite 
■(Tont  le  eontraire  le  Doeteur  m'a  ensei^ie 

41.  mais  grand  peine  il  y  a 

42.  de  me  conduire  a  cella. 

Le  Docteur. 

43.  Par  ma  foy  grand  temps  haz 

Sqne  je  lui  dictz 
que  en  manage  il  entrast 
poor  votre  ligniage  estants 
4ö.  et  pouT  accroistre  Tostre  renommee. 

Le  Seignienr  de  Menton. 

47.  Bemard  pour  tontte  conclusion 
4S.  de  vous  marier  jay  intenrion 

49.  Tantost  ou  me  feres  mal  content 

50.  Car  entreprins  je  lay  a  present. 

Sainct  Bemard. 

51.  II  eonviendra  de  moy  marier 

52.  pour  obeir  a  vostre  voionie. 

Le  Seigniear  de  Menton. 

53.  Mentons  cheminne  sans  cesse 

54.  de  Beaufort  va  querir  le  seignienr 

55.  Bernard  qui  est  chenvallier  d'honneur 

56.  mon  compeie  et  mon  cousin 

57.  Beau  fil  il  est  vostre  parrein 
j.    ivons  luy  djsre«  secrettemeni 

""'que  de  bon  coenr  je  luy  prie 

59.  qnil  vienne  sonpper  de  compagnie 

60.  et  d'Illecq  menton  secrettement  partiras 

61.  et  bon  compagnion  tu  t'en  iras 

62.  par  lenvers  dröiet  a  duyn 

,    jvers  mon  firere  et  luy  feras  entendre  en  fin 
■'quil  se  trenve  demain  mattin 
et  plus  Sans  plus  tarder 
64.  quil  soit  iey  demain  a  disner. 


ß54  Jakob  Fourraann 

Menton  messager. 

65.  Puis  quil  vous  piaist  me  Commander 

66.  II  sera  faict  sans  desmeurer 
67-69  fehlen 

70.  Je  m'en  tire  devers  Beaufort 

71.  Je  vois  la  le  chasteau  fort 

72.  et  le  seignieur  qui  est  a  la  porte 

73.  Je  prie  a  Dieu  quil  vous  conduise 

74.  Monseignieur  Dieu  vous  dont  bonjour 

ßernard  Seig^  de  Beaufort. 

75.  Menton  Dieu  vous  gard  de  douleur  amere 

76.  que  faist  vostre  mre  (=  maistre)  mon  amis  et  uion  compere 

Menton  messager. 

77.  Je  viens  de  par  luy  entierement 

78.  si  vous  prie  tres  cherement 

79.  que  vous  veues  tout  incontinent 

80.  a  Menton  car  II  vous  veult  parier 

81.  et  vostre  conseil  vous  veult  demauder 

82.  dünne  mattiere  bien  secrette 

Bernard  Seig'  de  Beaufort 

83.  Mentons  pouves  fere  vostre  retraicte 

84.  devers  luy  car  le  bon  mattin 

85.  de  son  vin  je  yroy  boire 
s'il  plaict  a  Dieu 


■  '  II  ny  aura  poinct  de  faulte 

Menton  messager. 

87.  Mon  seignieur  je  ue  vous  dictz  aultre 

88.  sinon  a  Dieu  vous  eomment 

89.  chemminner  me  fault  comme  le  vent 

90.  jusquea  a  duin  dessus  le  lac 

91.  et  lUecq  mon  message  ferey 

92.  car  bonne  obere  je  y  auray 

Bernard  Seignieur  de  Beaufort. 

93.  Complairre  je  veux  a  la  priere 

94.  de  mon  compere  de  menton 

95.  et  ny  mesnerey  qu'un  compagnion 

96.  avec  moy  et  mon  eseuier 

97.  penses  de  vous  apprester 

98.  car  dehors  nous  convient  aller 

L  eseuier  du  Seig'.  de  Beaufort. 

99.  Arne  et  corps  je  suis  tout  prest 

100.  pour  vous  servir  honnestement 

101.  quand  vouldres  fere  departement 

102.  mettes  vous  devant  et  moy  appres 


über  die  Sprache  des  Myst^re  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  655 

Bernard  Seig'.  de  Beaufort. 

103.  AUons  doncques  puisque  nous  sommes  prest 

104.  jusques  a  Menton  nostre  voye, 

Aucb  die  beiden  Prologe  in  B  haben  die  in  obigen  Versen  zu  be- 
obachtende willkürliche  Reimart  und  Silbenzählung'.  Versprobeu  finden 
sich  im  Abschnitt  III  dieser  Einleitung. 

V. 
Aufführang  des  Myst^res. 

Zu  erörtern  ist  noch  die  Frage,  ob  das  Mystere  aufgeführt  worden 
ist  und  an  welchen  Orten.  Lecoy  de  la  Marche  ist  der  Ansicht,  dass 
der  Grosse  St.  Beruhard  selbst  in  Betracht  komme,  und  er  sucht  diese 
Ansicht  zu  begründen,  indem  er  sich  auf  die  VV.  4152  ff.  stützt  (s. 
seine  Einleitung  p.  XVII ff.):  „A  la  fete  de  Tapotre  et  du  patron  de  la 
montagne,  qui  tombait  le  15  juin,  c'est-ä-dire  apres  la  fönte  des  der- 
uiöres  neiges  de  l'hiver,  au  moment  oü  la  vie  renaissait  avec  la  belle 
taison,  oü  les  chemins  devenaient  plus  praticables  et  l'ascension  moins 
dangereuse,  les  habitants  des  vall^es  voisines  venaient  celebrer  avec 
les  moines  la  memoire  de  celui  qui  avait  delivrö  leurs  peres  d'un  joug 
odieux.  (Cf.  auch  V.  3691,  wo  der  alte  Graf  von  Menthon  die  schöne 
Jahreszeit  abwartet,  um  seinen  Sohn  auf  dem  Mont-Joux  aufzusuchen: 

Je  yray  a  cestui^printeraps.)  .  .  . 
On  leur  offrait  des  rejouissances  variees,  et  certainement  le  ,,jeu  de 
Saint  Bernard"  devait  faire  partie  duprogramme:  en  plus  d'un  endroit, 
le  texte  indique  que  la  representation  se  dounait  devant  les  'bonnes 
gens'  de  la  contree"  (s.  Einleitung  des  Herausgebers  p.  XVIII).  Posi- 
tive Beweise  für  diese  Ansicht  sind  nicht  erbracht;  im  Archiv  des 
Grossen  St.  Bernhard  finden  sich  keine  diesbezüglichen  Schriftstücke 
(wie  mir  von  dort  versichert  wurde).  Es  kann  noch  die  Frage  ge- 
stellt werden,  ob  zur  Inszenierung  nötige  Gegenstände  auf  den  Grossen 
St.  Bernhard  geschafft  werden  konnten.  Doch  scheint  eine  solche 
Frage  müssig,  da  die  Aufführung  des  Mystferes  keiner  ausserordentlichen 
Szenerie  bedarf,  namentlich  nicht  des  Höllenapparates,  der  in  vielen 
ähnlichen  Stücken  gebraucht  wird. 

Aber  auch  die  zu  Füssen  des  Grossen  St.  Bernhard  liegenden 
Täler  kommen  in  Betracht,  speziell  Aosta.  Und  darauf  weist  hin  die 
direkte  Anrede  an  diese  Stadt  in  VV.  4285ft\: 

Oste  aussy,  tu  doibs  bien  servir 
Sainct  Bernard,  et  toy  resjoir, 
Qui  as  e8t6  ainsy  servie 
D'ung  homme  de  si  sancte  vie, 
Qui  te  delivra  da  servage 
Et  asseura  celluy  passage 


ß5ß  Jakob  Fouimann 

(nämlich  über  den  Gr.  St.  Bernhard).  Hier  sei  auch  ein  beachtens- 
wertes Zitat  aus  einem  Briefe  des  Grafen  Pierre  de  Viry  wiedergegeben: 
„Le  Mystere,  au  debut,  etait  sans  doute  represente  dans  un  but  uni- 
quement  pieux,  comme  une  distraction  edifiante,  un  jour  de  fete  reli- 
gieuse,  mais  assurement  dans  la  suite,  sa  reprösentation  etait  l'occasion 
d'une  collecte  faite  parmi  les  assistants  en  faveur  des  oeuvres  fondees 
par  S.  Bernard  et  que  les  aumones  des  voyageurs  ne  devaient  pas  aider 
suffisammeut  ä  vivre.  Le  prologue  du  Mystere  tel  qu'il  figure  dans 
le  manuscrit  de  Jean-Baptiste  Perret  le   prouve  suffisamment  : 

Et  pour  ce  je  vous  prie  par  charit6 

que  l'ausmonne  poinct  ne  refusez 

Pour  l'eDtretennement  de  ceste  maison. 

Une  pareille  queie  avait-elle  grand  raison  d'etre  faite  au  grand  Saint- 
Beruard  meme,  alors  que  les  gens  ä  bourse  bien  garnie  n'y  pouvaient 
assurement  monter  comme  aujourd'hui  en  partie  de  plaisir?  —  Non. 
Je  ne  crois  pas;  eile  avait  bien  plus  de  chauce  de  rdussir  dans  la 
vallee. 

Mais,  dira-t-on,  ce  prologue  a  peut-etre  ete  interpole  auXVIT'^™«  siede, 
du  temps  de  Jean-Baptiste  Perret.  Le  manuscrit  du  Mystere  existant 
ä  Menthon  et  qui  date  du  XV'^™^  siecle  n'a  pas  de  prologue,  puisque 
tout  le  debut  manque;  mais  la  conclusiou  y  figure  —  eile  y  est  plus 
complete  qu'au  manuscrit  de  J-B.  Perret,  et  des  derniers  vers  (No.  4299 
et  suiv.)  on  peut  conclure  I)"  que,  au  XV»^™^  siecle  dejä,  on  profitait  de 
la  representatiou  du  Mystere  pour  faire  la  quete  dans  l'assistance; 
donc  que  le  lieu  de  cette  representatiou  devait  etre  Aoste  ou  les  en- 
virons;  II)  que  cette  representatiou  etait  faite  en  dehors  d'un  couvent 
de  Chanoines  augustins.     Gar  on  n'eüt  pas  dit  en  pareil  lieu 

.  . .  aus  ujoines  de  son  couvent 

Qui  furent  ass6s  uegligent  (vers  4327  et  suiv.) 

(pour  ne  pas,  saus  doute,  avoir  reclame  en  temps  voulu  le  corps  de 
S.  Bernard).  Ce  u'etait  pas  seulement  Thospice  du  grand  Saint-Beruard 
qui  röclamait  ces  precieux  restes;  c'etait  aussi 

. .  .  grünt  vergoine  et  grant  domage  (v.  4325) 
Au  paus  et  a  son  ligniage  .  .  ., 

de  voir  le  corps  du  saint  conserve  ä  Novarre.  Comme  le  dit  Mr.  Le- 
coy  de  la  Marche,  le  manuscrit  de  Menthon  n'est  pas  l'original  et  la 
Conclusion"  n'existait  pas  dans  celui-ci.  —  II  n'en  est  pas  moins 
vrai  que,  dfes  le  XV'^™«  siecle,  les  representalious  du  Mystöre  donnees 
dans  le  but  de  subvenir  aux  besoins  des  hospices,  voire  meme  de 
rauiasser  une  somme  süffisante  pour  racheter  ä  la  Basilique  de  No- 
varre les  restes  du  saint  —  ...  mille  mars  cl'or  fin  .  . .  dit  le  dernier 
vers  "    devaient  avoir  lieu  dans  les  vallees." 


über  die  Sprache  des  Mystöre  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  657 

Diesen  Ansichteü  gegenüber  steht  das  Buch  von  F.  Mugnier, 
Le  theätre  en  Savoie  (Paris  Champion  ed.  1887).  Der  Verfasser  zitiert 
eine  grosse  Anzahl  von  Mysteres,  die  in  Aunecy  und  in  Savoyen  auf- 
geführt wurden,  und  erklärt  auf  Seite  148  bezüglich  des  Mystere  de 
S.  Bernard,  „qu'il  ne  paratt  pas  qu'il  ait  ete  representö  en  Savoie, 
malgre  le  grand  attrait  qu'il  devait  avoir  pour  les  compatriotes  du  saint." 
Und  nach  einer  Mitteilung  des  Herrn  Archivdirektors  Joseph  Serand 
(Annecy)  enthalten  die  Archives  döpartementales  von  Haute-Savoie  und 
die  Archive  in  Annecy  nichts  in  bezug  auf  das  Mystere  de  S.  Bernard. 
Dasselbe  bestätigt  auch  das  Stillschweigen  von  Lecoy  de  la  Marche, 
der  als  Archiviste  departemental  der  Haute-Savoie  im  Jahre  1861  das 
Ms.  M  entdeckte. 

Dem  gegenüber  verdanken  wir  dem  Herrn  Kanonikus  Frutaz  (Aosta) 
eine  wertvolle  positive  Mitteilung:  „Le  Mystere  de  Monseigneur  S.  Ber- 
nard de  Menthon  a  ete  joue  plusieurs  fois  a  Aoste  ä  la  Maison  de 
Saint-Jaqueme,  oü  residaient  le  prevot,  les  novices  et  douze  religieux 
du  Saint-Bernard.  II  a  ete  represente  entre  autres  en  1656  par  les 
eleves  du  College  d'Aoste  dans  le  verger  du  Palais  Roncas  en  presence 
de  la  Duchesse  Jeanne-Baptiste  de  Savoie-Nemours  et  de  sou  fils  le 
prince  Charles-Emauuel  de  Savoie." 

Auch  in  Genf  war  das  Mystere  de  S.  Bernard  nicht  unbekannt.  Durch 
die  gütige  Vermittlung  des  Herrn  Privatdozenten  Dr.  Sechehaye  (Genf) 
übersandte  mir  Herr  Professor  Dr.  Ritter  (Genf)  einen  seiner  Artikel  „Vieux 
rimailleurs  genevois"  (im  Almanaeh  de  la  Suisse  romande  industriel,  agri- 
cole  et  litteraire,  Geneve,  Aunee  1888),  in  dem  er  eine  französische  Über- 
setzung eines  Teiles  der  lateinisch  geschriebenen  Auszüge  aus  den  Genfer 
Ratsregistern  wiedergibt,  die  von  Jacques  Flournois,  Pastor  von  Jussy, 
gest.  1693,  besorgt  wurden.  Der  uns  interessierende  Passus  lautet  in 
der  französischen  Übersetzung:  7  decembre  1484.  P.  Mantillon^  ser- 
rurier.  On  liä  paie.,  pour  la  depense  qu'il  a  faite  le  Jour  de  la  venue 
de  M.  Frangois  de  Savoie,  eveque  de  Geneve,  en  l'histoire  qu'il  a  faite 
devant  la  place  Longemalle,  pour  representer  Montjoux,  six  fiorins. 
Henri  Bordier  bemerkt  betretls  derartiger  histoires  in  der  „Ecole 
historique  de  Jerome  Bolsec"  p.  29:  „Dans  les  fetes  genevoises,  nom- 
breuses  d'ailleurs,  qui  etaient  donnees  aux  eutrees  d'eveques  ou  de 
princes  de  Savoie  ou  de  notabilites  diverses,  figuraient  seulement  des 
histoires,  c'est-a-dire  des  tableaux  vivants,  de  pompeuses  allegories, 
des  scenes  machinees  oü  d'ordinaire  quelqu'uu  des  personnages  etait 
chargö  de  röciter  un  compliment  ou  une  piece  de  vers."  Auch  die 
histoire  pour  reprhenter  Montjoux  war  ein  solches  „lebendes  Bild",  das 
im  engen  Zusammenhang  mit  dem  Mystere  de  S.  Bernard,  des  Heiligen 
vom  Montjoux,  stand  und  vielleicht  eine  Darstellung  einer  oder  mehrerer 
Szenen  aus  diesem  Mystere  war.    Diese  zufällige  Geschäftsnotiz  nennt 

Romanische  Forschungen  XXXJI.  42 


558  Jakob  Fourmann 

nur  der  Ordnung  halber  das  Objekt,  für  das  die  6  Gulden  bezahlt 
wurden;  aber  sie  beweist  doch,  dass  Darstellungen  das  Leben  des 
hl.  Bernhard  zum  Gegenstand  hatten.  Es  wird  nur  Zufall  sein,  dass 
uns  nicht  mehr  Nachrichten  über  Theateraufführungen  des  Mystere  de 
S.  Bernard  erhalten  sind,  oder  sollte  gerade  die  Popularität  des  Gegen- 
standes in  Savoyen  die  Vernachlässigung  diesbezüglicher  Aufzeich- 
nungen zur  Folge  gehabt  haben?  Denn  nur  das  Seltene  hat  einen 
Reiz  für  den  Chronikenschreiber,  das  für  seine  Zeit  Gewöhnliche  dünkt 
ihm  des  Niederschreibens  nicht  wert. 


Über  den  Versbau  im  Mystere  de  S.  Bernard  de  Menthon. 
Keime  und  Assonanzen. 

§  1.  Die  Reime  sind  im  allgemeinen  rein.  Der  einfache  Vokal 
kann  mit  dem  zweiten  Vokal  eines  steigenden  Diphthongen  reimen 
(cf.  Tobler  S.  149^)):  ycy.huy  219/20;  jobeis -Je  puis  390/93;  noblesse: 
gentiliesse  1911/12  u.  dergl. 

§  2.  Besteht  der  Reim  in  zwei  gleichlautenden  Wörtern,  so  liegt 
ein  Bedeutungsunterschied  vor  mit  Ausnahme  von  apert  1420/21  = 
„flink" ;  lä  2588/89  (passer  pour  lä  und  rectrecte  vous  en  la).  Homo- 
nyme sind:  point  1W14  =  SubBtanüv  und  NegationsfUllwort ;  point 
1384/85  mectre  a  point  (in  Ordnung  bringen)  und  im  seult  point  (ein 
bisschen);  voir  185/86  <videre  und  verum;  gens  426/27  und  2996/97 
<gentes  und  geniti;  pourte  (<  portat)  :  por^e  (<  porta,  Substantiv) 
1933/34;  desert  3230/31  =  Adjektiv  (öde)  und  Part.  Präterit.  (zerstört); 
penne  (Mühe)  :a  painne  (kaum)  4020/21;  sains  4086/87  <sanctum  und 
Sanum;  fort  4154/55  =  Substantiv  (eine  Münze)  und  Adverb;  Hoste 
(Aosta):  oste  (<  obstat)  4249/50;  fim  4339/40  <  finem  und  finum2). 

§  3.  Die  FällC;  in  denen  eine  weibliche  Endung  mit  einer  männ- 
lichen reimt,  lassen  sich  korrigieren:  oheissant:  gründe  916/17;  hier  ist 
zu  korrigieren  grant^  das  als  Femininform  noch  neben  grande  vorkommt 
(z.B.  in  VV.  410,  452,  538  u.  s.  w.);  Gabriel  :  nouvelle  1340/41,  zu  ver- 
bessern in  nouvel  (Neuigkeit),  cf.  Mal  nouvel  vous  ay  appourte  2082, 
so  dass  V.  1341  zu  korrigieren  wäre:  De  dire  a  nully  cest  nouvel  (be- 
treffs der  Änderung  von  nul  in  nully  s.  VV.  1555,  3189);  fourmee-.de- 
moures  1038/39,   zu   ändern,   wie    der  Herausgeber  vorschlägt,    in   ont 


1)  Tobler,  Vom  französischen  Versbau  alter  und  neuer  Zeit;  5.  Aufl. 
Leipzig  1910.  Der  im  folgenden  noch  öfters  begegnende  Name  „Tobler"  weist 
ebenfalls  auf  diese  Schrift  hin. 

2)  Nicht  hierher  gehört  ma  mie :  mie  {<^  mica)  1872/73,  da  in  1872  m'amte 
zu  schreiben  ist. 


über  die  Sprache  des  Mystöre  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  659 

demouree.  In  V.  1862/63  barafelivespree  liegt  Textverderbnis  vor^  oder 
es  fehlen  zwei  Verse. 

§  4.  Korrespondierende  Reimwörter  fehlen  öfters,  was  auf  Zerstreut- 
heit des  Kopisten  zurückzuführen  ist ;  er  vergisst  Verse  und  hat  die  Nei- 
gung, zu  seiner  Zeit  bereits  veraltete  Ausdrücke  durch  neue  zu  er- 
setzen ohne  Rücksicht  auf  den  Reim.  Es  ist  in  den  meisten  Fällen 
nicht  möglich,  mit  Sicherheit  ein  Reimwort  einzusetzen,  da  schwer  zu 
unterscheiden  ist,  ob  Änderung  des  Reimwortes  durch  den  Kopisten 
oder  Auslassung  von  Versen  vorliegt.  Eine  Reimwortänderung  findet 
sich  in  V.  1943:  chambre,  wo  der  Herausgeber  mit  Recht  celle  (r. 
escandelle)  einsetzt;  ebenso  ist  das  Reimwort  in  2414  verdorben :  (2413) 
Garde  que  la  ßame  \  (2414)  D'inffer  ne  Vatiegnie.  Nach  dem  Schema 
der  vorausgehenden  und  folgenden  Strophe,  nach  dem  die  Strophe 
2404—2414  gebaut  ist,  soll  2414  mit  2413,  2411,  2410,  2409,  2406 
reimen,  also  mit  -ame^  so  dass  2414  etwa  lauten  soll:  D'infferne  l'en- 
fame  (cf.  §6d).  In  3845/46  subit:cuer  ist  nach  dem  Herausgeber  siibit 
verdorben  oder  es  fehlen  zwei  Verse;  vielleicht  ist  aber  3846  so  umzu- 
stellen: De  bon  euer  Je  vous  remarcy  (r.  subit) ;  betreffs  7 e  remarcy  cf. 
je  pry  2238  r.  qiii.  Das  Reimwort  in  2427,  condiire^  ist  vielleicht  in 
conclore  <  cum  +  claudere  umzuändern,  reimend  mit  memoyre^  ylf>y^ß 
aus  der  vorausgehenden  Strophe,  die  selbst  wäe^^^or^,  (//ore  ausgesprochen 
werden  können').  Dieser  Anschluss  der  gewöhnlichen  paarweis 
reimenden  dramatischen  Form  an  den  letzten  Vers  der  vorausgehenden 
lyrischen  Strophe  begegnet  noch  in  VV.  403,  779,  1273,  3989  (cf.  §  6).  — 
Der  korrespondierende  Reim  fehlt  nach  bezw.  vor  2166,  2882,  3024, 
3213,  3630.  —  Ausser  den  oben  vorgeschlagenen  Reimkorrekturen  seien 
noch  folgende  erwähnt,  die  vom  Herausgeber  übergangen  wurden.  Der 
Herausgeber  schreibt  die  VV.  1002/1003:  A  Saint  Rem/\  qu'h  bleu  )ionie\ 
Je  vouldroy  boire  a  tonte  sonime.  Die  Handschrift  kennt  keine  Akzen- 
tuation,  keine  Interpunktion  (s.  Einleitung  des  Herausgebers  S.  XXIV). 
Das  im  Ms.  stehende  que  ist  beizubehalten  (nicht  qii'e  zu  schreiben), 
ein  se  ist  einzufügen,  nome  nicht  zu  akzentuieren,  so  dass  der  Vers 
lautet:  A  Saint  Rani  que  (=qui2))  bien  se  nome  (==  nomme,  r.  sotnme). 

§  5.  In  unserem  Mystere  kommen  Assonanzen  vor,  weshalb  den 
Schlüssen  aus  „Reimen"  etwas  Unsicheres  anhaftet,  da  in  den  be- 
treffenden  Fällen  Assonanz  vorliegen   kann').    Derartige   Assonanzen 


1)  S.  im  „Vokalismus"  unter  0  -f-  ^• 

2)  Cf.  §  65. 

3)  Von  diesem  Standpunkt  aus  sind  die  Schlüsse  aus  „Reimen"  besonders 
im  Konsonantismus  von  „Über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bernard  de 
Menthon"  zu  betrachten. 

42* 


ßßO  Jakob  Fourinann 

sind  ymage  :  deahle  1036/37 ;  lengaige  :  damageahle  2594/95 ;  garde  :  grave 
2355/56;  archidgaque  :  place  1627/28;  Service  :  hypocrite  1643/44;  eves- 
que  :  prebstres  1056/57,  1649/50;  evesque  :  messe  2620/21.  —  Besonderer 
Fall :  ouvrage  :  large  3248/49  und  Saturne :  fortune  3468/69  (cf.  Tobler 
S.  133). 

Strophenformen. 

§  6.  Das  Mystere  ist  in  paarweis  reimenden  Achtsilbnern  geschrieben. 
Ausserdem  kommen  zweimal  einreimige  Partien  in  Achtsilbnern  vor, 
nämlich  3923—3934  und  4230—4242,  und  ferner  lyrische  Partien  (Ge- 
bete) in  verschiedenen  Formen;  diese  sind: 

a)  370—402. 

I.  a'  a3  b^  I  a^  a^  b^  ||  b^  b'  c''  |  b''  b'  c'  |1 

IL  d'  d3  e'  1  d'  d«  e'  ||  e'  e^  P  \  e'  e»   V  \\ 

m.  g'  g'  h'  II  g'  g»    i'  II  h'  h3   \\ 

Bemerkenswert  ist  der  Umstand,  dass  der  Endvers  einer  Strophe 
zum  Teil  oder  ganz  in  anderer  Form  den  Anfangsvers  der  folgenden 
Strophe  bildet:  Schluss  von  I:  Je  entre  contre  mon  playsir\  Anfang 
von  II:  Mon  playsir,  hiau  sire  Dieu]  Schluss  von  II:  Contredire  je  ne 
puis'^  Anfang  von  in :  Je  ne  puis  pas  contredire^).  Der  erste  Versschluss 
von  I  bildet  mit  dem  des  vorausgehenden  Achtsilbners  ein  Reimpaar, 
ebenso  der  des  letzten  Verses  von  DI  mit  dem  des  folgenden  Acht- 
silbners. 

b)  730—774.  Diese  Verse  sind  in  Sieben-  und  Dreisilbnern  ge- 
schrieben bis  auf  die  VV.  730  und  734,  die  Achtsilbner  sind;  daher  ist 
eine  Korrektur  angängig,  und  zwar  lässt  sich  in  730  der  Ausruf  ha\ 
und  in  734  das  unbetonte  Pronomen  Je  streichen,  wodurch  das  Vers- 
schema einheitlich  wird.  Aus  demselben  Grunde  zählt  man  V.  775 
besser  nicht  zum  Versschema,  da  dieser  Vers  Überzählig  wäre;  viel- 
mehr bildet  er  als  Achtsilbner  (indem  soye  =  Konjunktiv  2.  Sing,  zwei- 
silbig zu  rechnen  ist)  2)  mit  den  folgenden  drei  Versen  eine  Versgruppe 
von  Achtsilbnern:  ab  ab.  Zwischen  750  und  751  ist  das  Versschema 
durch  einen  fehlenden  Vers  unterbrochen;  in  nachstehender  Aufstellung 
des  Schemas  ist  die  Lücke  nicht  berücksichtigt;  es  hat  mit  den  nötigen 
Verbesserungen  die  Form : 

a'  a'  a^  b'  (zweimal)  |  b'  b^  b^  a''  (zweimal)  || 
c'  c^  d'  (zweimal)  |  d^  d^  c''  (zweimal)  || 
e'  e^   V       (zweimal)  |   P  P  g"^        (zweimal)  |  g'  g'  h'  (zweimal). 


1)  Man  vergleiche  damit  die  mos  €C[uivoques  et  retrogrades  der  Art  de 
dictier  in  Oeuvres  complötes  d'Eustache  Deschamps,  Bd.  VII,  S,  277,  hsg, 
V.  Gaston  Raynaud  in  der  Societe  des  auciens  textea  fran9ai8,  1891. 

2)  Vgl.  die  Formenlehre  in  dieser  Abhandlung. 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bcruard  de  Menthon  etc.  661 

Der  Scbluss  des  ersten  resp.  letzten  Verses  bildet  mit  dem  des  vor- 
ausgehenden bezw.  folgenden  Acbtsilbners  den  Paarreim. 

c)  1225—1272.  Diese  Partie  besteht  aus  sechs  parallelen  Strophen 
aus  achtsilbigen  Versen  mit  folgendem  Schema:  abab  |  bebe.  Der 
Schluss  des  ersten  resp.  letzten  Verses  bildet  mit  dem  des  voraus- 
gehenden bezw.  folgenden  Acbtsilbners  den  Paarreim. 

d)  2392 — 2426  =  drei  Strophen  (Fünfsilbner),  von  denen  die  erste 
(2392—2403)  und  dritte  (2415—2426)  das  Reimschema  haben:  aab| 
aab||bbc|bbc.  Die  zweite  Strophe  hat  denselben  Bau  bis  auf 
V.  2413,  der  als  Reimwort  atiegnie  hat  statt  des  nach  dem  Reimschema 
zu  erwartenden  Schlusswortes  auf  -ame.  Wahrscheinlich  ist  einzusetzen 
entame  (statt  atiegnie)  \).  Ferner  fehlt  der' zweiten  Strophe  der  Schluss- 
vers, der  vom  Schema  verlangt  wird  und  zwischen  2414  und  2415  ein- 
zuschieben wäre,  so  dass  etwa  folgende  Konjektur  (in  eckigen  Klammern) 
notwendig  wird,  um  den  Schluss  der  zweiten  Strophe  mit  dem  voraus- 
zusetzenden obigen  Schema  in  Einklang  zu  bringen: 

Garde  que  la  flame 
D'inffer  ne  r[eiitame! 
Je  t'en  pry,  Jhesus !] 

Wegen  prt/  s.  Vers  2238,  r.  qtti.  —  Der  Schluss  des  ersten  Verses 
der  ersten  Strophe  bildet  mit  dem  des  vorhergehenden  Verses  nicht 
den  Paarreim.  Betreffs  des  letzten  Verses  und  des  folgenden  Acht- 
silbners  s.  conclure,  §  4. 

e)  2641—2688.  Diese  Partie  besteht  aus  vier  Strophen  (acht 
Strophen  im  Druck  der  Ausgabe)  aus  je  12  fünfsilbigen  Versen  mit 
dem  Reimschema  aab  |  aab||bbc  |  bbc.  Der  Schluss  des  ersten 
Verses  bildet  mit  dem  des  vorhergebenden  Acbtsilbners  einen  Paarreim, 
was  nicht  der  Fall  ist  beim  letzten  Vers,  denn  es  folgt  unmittelbar 

f)  2689—2700,  ein  Gebet  in  Achtsilbnern  mit  dem  Reimschema 
a  a  b  I  a  a  b  II  b  bc  i  c  d  d.  Der  Schluss  des  letzten  Verses  bildet  mit 
dem  des  folgenden  den  Paarreim. 

g)  3965—3988.  Diese  Verse  bestehen  aus  zwei  parallel  gebauten 
Strophen  von  je  12  fünfsilbigen  Versen  mit  dem  Reimschema  aab| 
aab||bbc|bbc,  also  wie  unter  e.  Der  Schluss  des  ersten  resp. 
letzten  Verses  bildet  mit  dem  des  vorausgehenden  bezw.  folgenden  Acbt- 
silbners einen  Paarreim. 

Dieses  Prinzip  der  Reimverbinduug,  das  wir  zwischen  lyrischer 
Einlage  und  Text  beobachten  können  und  das  auch  in  anderen  gleich- 
zeitigen Mysteres  und  Miracles  vorkommt,  findet  sich  in  der  Regel 
auch  zwischen  Rede  und  Gegenrede,  wie  in  ähnlichen  Stücken  jener  Zeit. 

1)  Cf.  oben  §  4. 


ßß2  Jakob  Fourmann 


Silbenzählung  im  Vers.    Hiat. 

§  7.  Betreffs  der  Silbenzählung  g-ilt  in  der  Regel  der  Satz,  dass 
zwei  aufeinauderstossende  Vokale  im  Wortiunern  auch  als  zwei  Silben 
zählen,  wenn  dieses  im  Lateinischen  schon  der  Fall  war  (cf.  Tobler  S.  79). 
Ausnahmen:  deMe  1031,  dy abieis)  1039,  1060,  1126,  2700,  2707;  da- 
neben c?ß/o^/e  1045,  dylable  2910;  in  letzteren  Vers  fügt  unnötigerweise  der 
Herausgeber  ein  donc  ein,  wodurch  dyable  gelesen  werden  muss  (cf.  Tobler 
S.  82).  —  archidyaconS  3903 ;  daneben  häufiger  archidijaque,  archedi\aqiie 
1149,  1183,  1191,  2304  u.  s.w.,  arcA/c?«//oco>«e  2315  (cf.  Tobler  S.82). — 
crestfens  4246,  cJiristtante  2594,  3556,  ancien  3467;  dagegen  paci\ence 
1166,  pacilense  2062,  scilence  1771  (cf.  Tobler  B.  S3).—  avaricieux  4233 
neben  glorileulx  3916,  4086,  luxurileux  4234.  —  relegTon  3907,  3913 
neben  religilon,  relegijon  3102,  3289,  3322  u.  s.  w.;  delyheracion  530; 
confacwn  1125;  devocton  706  neben  devoci\on  1124,  1193.  —  2^erpetuelle 
3355  neben  perpefujellement  3992.  —  MarTocte  1870,  1872;  dagegen 
Gabr/'jel  1301,  1337;  Dm/ng  320  neben  Duigng  62,  90,  105  u.  8.  w.;  in 
471  fügt  der  Herausgeber  ein  le  ein  und  lässt  äadmch  Diigng  einsilbig 
erscheinen;  das  le  ist  aber  überflüssig,  da  dgra  absolut  gebraucht  sein 
kann :  Mon  seignieur  de  Duyng  \le]  dyra  \  S'ü  Imj  piaist,  que  a  luy 
appartient.  —  leissijer  4088  (neben  laissfer  1712,  2226,  leissier  2331, 
3579)  und  chaissijer  (<  captiare)  1391  beruhen  auf  der  Verderbtheit  der 
betreffenden  Verse ;  vielleicht  sind  die  beiden  Verse  folgendermassen  zu 
verbessern:  4088  Le  crosses  [cy]je  veult  leissier;  1391  II  [nous\  faiidra 
faire  chaissier. 

Hiat  besteht  auch  in  den  Vokalverbindnngeu,  die  durch  Ausfall 
eines  (lat.)  Konsonanten  entstanden  sind  (cf.  Tobler  S.  74):  fulyr  2980 
u.  a.;  edifiler  314A\  daneben  edifier  4^29,  das  sich  leicht  in  edifiler  kor- 
rigieren lässt,  wenn  man  die  1.  Fut.  ayderay  in  den  Inf.  (abhängig 
von  Je  me  vay)  verwandelt:  Pour  Dien  je  me  vay  travaillier  /  Et 
m'aydier  az  edifiler  I  Vospital  . .  .  —  eu  <  Vortonvokal  +  utum  in  den 
Partiz.  Praeterit.  wird  ein-  und  zweisilbig  gebraucht  je  nach  dem  Vers- 
bedürfnis: eue  <  *habutam  4093  r.  veue  <*vidutam;  der  Herausgeber 
lässt  durch  Hiuzufüguug  einer  Silbe  in  4093,  zweier  Silben  in  4092 
das  eu  einsilbig  werden,  während  der  Sinn  für  4093  keinen  Zusatz,  für 
4092  den  Zusatz  von  nur  einer  Silbe  (ai)  verlangt,  so  dass  noch  eine, 
Deine  zu  lesen  ist;  velhiie  289;  porvellieu  4224,  dessen  Dreisilbigkeit  der 
Herausgeber  erreicht  durch  Streichen  eines  y  im  Ms.;  daneben  proveheu 
(zweisilbig)  3494^  vai  929,  2761,  4225  u.  s.  w.;    rechelu  (<  *reciputum) 


über  die  Sprache  des  Mystöre  de  S.  Bcrnard  de  Menthon  etc.  663 

1689  im  Ms,;  der  Herausgeber  setzt  unnötigerweise  par  in  den  Vers 
ein,  wodurch  recheu  erseheint;  recheu  432,  receu  458,  504  r.  surplus, 
1177, 1378  r.  entendu,  3291  r.  dessus;  meu  (<  *movutum)  112,  emetiz  3684, 
emus  3477  r.  viertiis;  peidt  (<  *potutum)  4201  (der  Herausgeber  kor- 
rigiert: peti).  —  dmssent  1919,  deiist  1930,  2066,  deustes  2018  neben 
delusse  2330,  dejussons  2565.  —  Die  2.  PI.  Präs.  Ind.  von  voir  lautet 
velez  3886,  vele  3581 ;  daneben  veez  2306,  vels  996,  vie  2102,  2475, 
3248,  vez  4008.  —  cred(ere)  +  antia  >  crejance  1545,  2667  neben  creance 
1254  (s.  §  10).  —  ecce  hac  intus  >  cejans  183,  3756,  sejans  444,  852, 
3642;  daneben  ceans  3832,  das  der  Herausgeber  zweisilbig  erscheinen 
lässt  durch  Auslassung  von   nous  im  Verse;   st/lans  2331,  Si/ans  2160. 

§  8.  Schluss-e  nach  Vokal  vor  folgendem  Konsonanten  zählt  als 
Silbe,  z.  B.  vile  1566,  2394,  wie  im  Gemeinfranzösischen.  Scheinbare 
Ausnahmen  sind  nur  graphisch,  indem  eine  moderne  Schreibung  mit 
analogischem  e  eine  ältere  lautgerechte  Aussprache  voraussetzt;  so 
ist  vor  konsonantischem  Anlaut  zu  lesen  prie  (=  1.  Sing.  Präs.  Ind.) 
in  den  VV.  112,  206,  734,  1027,  1211,  1922,  2271  u.  s.  w.  für  laut- 
gerechtes pr/,  das  als  j;r«/ (reimend  mit  gut)  vorkommt  in  V.  2238; 
ebenso  (je)  marcle  1835,  (je)  remarcTe  317,  1333,  (je)  crie  1674,  1975, 
2867,  2982,  (je)  supplie  1551,  (je)  regracTe  2377,  2547,  3429;  daneben 
erscheint  bereits  (je)  2Jn7e  819,  863,  1410,  1777,  3377;  (je)  7«am>  443, 
665;  (je)  supplilel242,  2845  u.  dergl.  —  Unetymologisches  Schluss-e  in 
vmj/e  (sich  beziehend  auf  Dieu)  391,  3058  ist  zu  streichen. 

§  9.  Das  e  am  Ende  der  Wörter  vor  vokalischem  Anlaute  des 
nächsten  Wortes  hat  der  Regel  nach  keine  Geltung,  sondern  wird 
elidiert  (cf.  Tobler  S.  55).  Die  Elision  ist  für  einen  Teil  der  ein- 
silbigen Wörter  überhaupt  fakultativ  (s.  Tobler  S.  60),  so  für  Je,  ce,  ne 
«nee),  que,  se  (<  si  und  sie).  Satzunbetontes  je:je\tjray  123, 
3691;ie/y  voye,  vois,  ai  u.  dergl.  141,  1147,  1732,  2613,  3327;  soy 
ge  l  en  943;  dagegen  Jel/roy  85,  fay  790  u.  s.w.;  jeyl  (=y)  ay  791; 
jTy  seray  422;  suy  gfarivez  1621.  —  Satzbetontes  >  elidiert  nicht 
vor  vokalischem  Anlaut:  je  I  missy  1804,  3H1,  Je  I  ossy  1222.  —  Sinn- 
betontes  ce(=mod.  cela):  ce  \y  301,  pour  ce  \  estre  2132,  poiir  cejay 
2813,  aber  pour  cfen  642.  —  ne{<neG,  mod.  ni):  ü  n'a  remede  ne  j  ex- 
cuse  2436,  aber  ne'aussy  (we  =  ni)  1969,  2133;  n'en  .  .  .  n'en  (=  ni 
en  ..  .  ni  en)  2135.  Auch  ne^a  1896,  wowß  =  et  ist  in  negativem  Satz. 
—  que  (Konjunktion):  que,  j  avant  que  il  1035;  que  j  d  1134;  que  j  ü 
2456,  2796,  3409,  aber  quil  999;  que  I  honnor^s  161Q,  que  I  entrepris  3344, 
quejavec  3964,  aber  que'^a  472,  2470;  que  j  aultre  36  u.  s.w.;  auch  in 
Zusammensetzungen :    avant  que  j  il  1035,    tarn  (tant)  que  I  a  moy  1796, 


ßß4  Jakob  Fouiinann 

2114,  2599,  aber  tem  qii'ä  714.  —  Präposition  jusque  :  jusque  \  au  3432, 
3500;  der  Herausgeber  korrigiert  beidemal  jws^wes  aw,  cf.  auch  ^i/s- 
qiies  au  922;  daneben  jusque  a,  jusque  au  104,  868, 1180.  —  ^we  Relati  v- 
pronomen:  (Nom.  Sing.  Masc.)  que\  az  4fd(}2\  (Nom.  Sing.  Fem.)  Vame 
qiie  I  ou  Corps  1493,  ramequeja  3966;  que  j  il  (que  =Ge(im)  2191"; 
(Nom.  PI.  Fem.)  que  \  ont  3610;  (Acc.  PI.  Fem.)  qu  [e]  /  aves  faictes  1486; 
aber  quPavesque  2834  (que  =  Acc.  Sing.  Masc).  —  se  «  si) :  se  /  U 
1079,  3831,  aber  setl  931,  s'il  (korrigiert  aus  eil)  472,  sfon  1630,  s'on 
1945,  4143;  s'^w  2221,  korrigiert  aus  cen  in  V.  2206.  — se  «sie) :  se/?/^ 
(korrigiert  aus  ce  yl-,  yl  =  y)  3220,  aber  s'm  967.  —  Der  Artikel  li 
bildet  vor  vokalischem  Anlaut  in  unserem  Mystere  immer  Hiat:  lylung 
(Nom.  Sing.)  1161;  lilennemis  (Nom.  PI.)  1156,  ly  j  aiiltre  (Nom.  PI.) 
998.     Ebenso  das  Pronomen  poss.  PL  my  in  V.  1173:  my  \  enfant. 

Anmerkungen.  Nach  Tobler  S.  60  („Für  die  tonlosen  Pronomina 
me,  te^  se,  le,  la  ist  die  Elision  fakultativ  nur,  wenn  sie  einem  Verbum 
nachfolgen';  stehen  sie  dagegen  dem  Verbum  voran,  so  ist  die  Elision 
unerlässlich,  V70  sie  überhaupt  möglich  ist")  ist  der  Hiat  se  /  euvre 
(„öffne  sich")  in  V.  2022  unerlaubt;  sonst  steht  nur  s\  z.B.  s'apelle 
3661,  s'appelloit  4220.  Ebenso  verstösst  gegen  die  Toblersche  Regel 
je  le  { ay  954,  doch  ist  dieser  Hiat  erklärbar  wegen  des  folgenden  ein- 
silbigen Wortes  (s.  unten!);  sonst  findet  Elision  nach  ^e  vor  vokalischem 
Anlaut  statt:  leides  trouver  121,  on  Va-pelle  1630.  —  Unbetontes  ce 
(mod.  cet)  vor  Vokal  bildet  Hiat  in  dem  dunklen  Vers  1028:  cejestre; 
vielleicht  ist  celluy  einzusetzen.  —  Ebenso  müsste  Elision  eintreten 
nach  Tobler  S.  60  („Für  die  Artikel  le,  la  und  für  de  tritt  sie  vor 
Vokalen  immer  ein",  s.  auch  seine  Fussnote)  in  folgenden  Fällen:  Et 
les  noms  de  l  aultre  plusieursldbd]  J'oy  bleu  fait  de  j  aultre  voeage  1371; 
De  I  ydolatrie  2645;  De  I  ung  ydonne  et  bleu  propice  2442,  falls  hier 
nicht  der  Hiat  ydonne  \  et  anzunehmen  ist;  au  jour  de  l  huy  1681;  hier 
hat  der  Herausgeber  den  Vers  verbessert,  und  zwar  wohl  mit  Recht: 
Au  jour  de  huy  [mesme]  de  feyreorde;  cf.  au  jour  de  huy  130,  220, 
deycy  651.  Hiat  vor  Infinitiv:  de\accomplir  3126  (vielleicht  ist  der 
Vers  zu  korrigieren:  Et  [je]  te  promet  de  acomplir);  dejesser  3336  (viel- 
leicht ist  der  Vers  zu  verbessern:  Deesser  [i]cy  avesque  moy);  d.deestre 
384.  —  Sonst  ist  die  Toblersche  Regel  befolgt:  la  assemblee  3581, 
laliaquenee  337;  ebenso  beim  femin.  Pron.  poss.  (s.  Tobler  S.  59): 
m'entention  1692,  1796,  3360,  m'amie  2032,  m'entente  2208,  2813,  3349, 
4207,  tn'ame  2378,  m^aleimie  3009,  s'ameurs  1655,  s'egleyse  3693,  aber 
auch  mon  ame  3888,  mou  [son)  entente  3327,  3695.  —  Auch  das  dia- 
lektische Schluss-a,  das  auf  lat.  Schluss-a  zurückgeht,  erleidet  im  Hiat 
das  ß-ewöhnliche  Schicksal  von  e :  en  chartossa,  oü  2280. 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bernard  de  Meuthon  etc.  665 

Hiat  findet  ferner  statt  bei  umgestelltem  pronominalem  Subjekt 
hinter  dem  Verbum  (cf.  Tobler  S.69ff.):  pourte  I  Uz  188,  passe  j  il  908, 
passe  j  on  3281. 

Weiterhin  beg-eg-net  Hiat  nach  Mehrkonsonanz,  vor  einsilbigen 
Wörtern  und  vor  Pause.  Cf.  Tobler  S.  65,  Piaget^).  Letzterer  bemerkt: 
„On  accorde  .  .  .  que  certains  poetes  de  la  rögion  entre  le  provengal 
et  le  frangais  tolerent  Thiatus  de  Ve  feminin."  In  unserem  (südostfrz.) 
Denkmal  begegnen  folgende  Fälle:  Le  monde  \  habandonner  753  (Mehr- 
konsonanz); OureJ /ioste,  combien  vous  faidt  849  (Pause);  Giierrir  le 
monde  I  au  jour  de  huy  1029  (Mehrkonsonanz  und  vor  einsilb.  Wort).  — 
Die  übrigen  hierher  gehörigen  Hiatbeispiele  hat  der  Herausgeber  durch 
Korrektur  des  handschriftlichen  Textes  getilgt,  meistens  unnötigerweise : 

En  cest  monde  ung  \bien]  grant  espace  236  statt  des  handschriftlichen 
En  cest  monde  /  ung  grant  espace,  das  zu  belassen  ist  wegen  der  Mehr- 
konsonanz und  des  folgenden  einsilbigen  Wortes.  Nostre  mestre,  et  [puis] 
nous  apres  968,  wo  puis  überflüssig  ist  wegen  des  folgenden  apres^  so 
dass  mestre,  /  et  wegen  Mehrkonsonanz,  Einsilbigkeit  des  folgenden 
Wortes  und  Pause  zu  belassen  ist.  Nostre  evesque  oure  vous  demande 
1144  statt  des  handschriftlichen  L'' evesque  /  oure.  Je  m'en  [re]tourne  en 
paradix  1338;  tourne  \  en  ist  zu  belassen  wegen  Mehrkonsonanz  und 
Einsilbigkeit  des  folgenden  Wortes.  Du  bien  \et\  a  l'ame  et  ou  corps 
1515;  l'ame  l  et  darf  bleiben  wegen  des  einsilbigen  et.  Au  jour  dehuij 
[mesme]  de  feyre  orde  1681 :  hier  scheint  die  Korrektur  berechtigt  zu 
sein.  [Et^  moti  meistre  aussy  est  present  1737;  der  Hiat  meistre  l  aussy 
ist  wegen  der  vorausgehenden  Mehrkonsonanz  gestattet.  11  vous  ac- 
tende[nt]  au  dist  lyeulx  17P)9;  der  Plural  ist  berechtigt  (=:man  er- 
wartet euch);  wegen  der  Form  actende  als  3.  Plur.  Ind.  Präs.  cf. 
VV.  1025 f.  Ha!  Jhesusf  il  Font  devorez,  j  Les  ennemis  qui  l\a\  abite,  im 
Reim  mit  dicte  (2.  Plur.);  V.  2803  ciiyde^  korrigiert  vom  Herausgeber  zu 
cuyde[nt].  Seignieur  a  [la  r^encontre  aussy  1909;  hier  würde  aber  schon 
a  \P]encontre  \  aussy  genügen;  der  Hiat  ist  wegen  Mehrkonsonanz  ge- 
stattet. Je  ne  sgay  comme[nt]  il  se  pourte  1933;  comme  j  il  darf  stehen 
bleiben  wegen  des  einsilbigen  il.  ...en  la  eitel D'Oste^ et  \nous\  avon 
tout  passe  l  La  Lombardie  .  .  .  2561 ;  der  Hiat  Oste,  I  et  ist  wegen  der 
Pause  und  des  einsilbigen  et  erlaubt.  Dyable.,  a  quoy  [donc]  este  vous 
bofis  2910;  die  Korrektur  ist  überflüssig,  der  Hiat  in  Dyjabie  voraus- 
zusetzen (cf.   §  7).     Je  te  [re]guiere,  et  tes  complice  2948;    wegen    des 


1)  A.Piaget,    Le  chemin  de  vaillance  de  Jean  de  Courcy   et   l'hiatus  de 
Ve  final   des  polysyllabes  aux  XIV^  et  XVe  sifeeles,  in  Komania  XXVII,  S.  591. 


66(3  Jakob  Fourmaun 

einsilbigen  et  ist  quiere,\et  korrekt.  Une  egleyse  et  [imis]  nn(]  couvant 
3134;  das  einsilbige  et  erlaubt  den  Hiat  egleyse  \  et.  Deßevreil  [ä\ 
gariz  pluseurs  3731;  zu  belassen  ist  fievre  /  il  gariz  (==  3.  Perf.)  wegen 

Mebrkonsonanz  und  des  einsilbigen  ü.  Car  si  bon  mei/geü  [y]  esto/'t 
3844;  hier  ist  die  Ergänzung  von  y  durch  den  Sinn  gefordert;  meyge  I  il 
wäre  an  und  für  sieh  wegen  des  einsilbigen  il  möglieh.  Par  toy  [le] 
femme  enfanteront  3925;  es  muss  femme  \  enfanteront  gelesen  werden; 
/Vmme  ist  Plural  und  event. /ipwwes  zu  sehreiben;  der  Artikel  ist  unnötig 
(cf.VV.  3930f.  Par  toy  mortalite  cherront  j  Far  toy  tempeste  cesseront;  3927 
Par  toy  hoyteus  se  dresseront).  Poiir  quelque  grace[en]  impetrer  4054; 
die  Einfügung  eines  fw  (auf  eine  Person  bezogen,  cf.  Godefroy  III,  245b 
und  c)  scheint  hier  der  Sinn  zu  verlangen. 

Im  allgemeinen  entsprechen  die  Hiatverhältnisse  in 
diesem  Denkmal  den  Gesetzen,  die  die  ganze  mittelalter- 
liche frz.  Dichtung  beherrschen;    vgl.  Tob  1er,  Vom  frz.  Versbau. 

§  10.  Im  Ansehluss  an  den  vorigen  Paragraphen  seien  noch 
folgende  vom  Herausgeber  übergangene  Korrekturen  unregelmässiger 
Verse  gegeben.  Es  handelt  sich  um  neunsilbige  Verse,  die  in  Acht- 
silbner  zu  verbessern  sind.  —  Salve  voz  grace^  car  a  voiis  tient  473; 
korrigiere  salf.  —  //  se  pourteras  bien,  mon  seignieur  713  kann  durch 
Auslassung  des  e  <  nachnebentonigem  a  in  pourteras  korrigiert  werden. 
—  V.  1238  lautet  mit  1237:  Car  le  dyable  se  veult  comprandre  (=  s'em- 
loarer  nach  Godefroy;  se  ist  Füllwort")  /  Ton  (korrigiert  aus  toust) 
peuple,  decepvoir  et  dampner\  zu  ändern  in  Ton  peuple  decu,  et  dampner 
(=  denn  der  Teufel  will  dein  getäuschtes  Volk  an  sich  ziehen  und  ver- 
dammen). —  V.  1254  ist  zu  lesen  De  jour  en  jour  pour  folle  creance:, 
cf.  Tobler  S.  75;  Godefroy:  creance,  crance.  —  1895  lautet  mit  dem 
Schluss  von  1894:  ...  au  monde  n'a  fal  I  Plus  neccessaire,  ne  mieulx 
faisnnt-^  verbessere:  Plus  neccessaire  ou.  ...  —  Pourquoy  ne  suyje  mors 
ou  tue  2006;  je  ist  wegzulassen.  —  . .  .  va  diffier  j  Le  seignieur  de 
Menfon  et  ses  gens209l;  verbessere:  De  Menton  le  sire  et  ses  gens.  — 
Gel  escandelle,  tel  desplaisir  2709;  verbessere  escandel;  s.  Fussnote  des 
Herausgebers.  —  Contre  celle  personne  mauldicte  2839;  korrigiere  ces 
personne{s),  da  der  Vernichtungsplan  Bernhards  allen  Teufeln  gilt.  — 
Maintenant  sera  a  Jhesu  Crist  3114;  a  ist  überflüssig.  —  Pour  la  bries- 
vete  de  la  memoyre  4203;  briesvete  ist  zweisilbig  zu  lesen. 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Beruard  de  Mcntbon  etc.  667 

Über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bernard  de  Menthon. 

Laiiilelire, 
Vokalismus. 
Lateinisches  a. 

Hochtoniges  a. 

§  11.     Freies  a  >  e,  ey\  a\  ie. 

parem  >  per  3124  r.  demonstrer;  patrem  >  ijere  273*J  r.  maliere; 
amaram  >  awere  1153  r.  mafcre;  ameyre  2507  r.  matire:  cleretnentdllS; 
cleyre  (mod.  frz.  clairet  „bleichrot",  Diminutiviim  von  clair)  1464;  ob- 
statum  >  osfei/  1574;  sonst  geht  das  P.  P.  der  1.  schwachen  Konju- 
gation auf  e,  ez.,  es  aus  (s,  §  154);  talem  >  tel  4018  r.  tnoriel;  >  ial 
1894  r.  hospital\  *sindale  >  gelehrt  cendalz  1427  r.  damas  <  damas- 
cum ;  specialem  >  especial  2376.  —  Im  „Roman" :  ala  (=  alle,  P. 
P.  M.)  r.  acoita  (3.  Sing.  Präterit.  Indikativ).  —  alem  +  s  >  -ieulx  in 
des  quieulx  3146  neben  qnclz  1451;  cf.  Goeriich  S.  12:  lesquieulx  u.  dergl.; 
quieulx  kommt  auch  vor  bei  J.  d'Arras  und  dem  Normannen  A.  Chartier 
(+  1458),  auch  sonst  noch  vielfach  bei  Dichtern  aus  fast  allen  Sprach- 
gebieten. 

Betreffs  der  Entwicklung  des  ä  zu  etj  und  a  cf.  Jeanjaquet  S.  282: 
„a  libre  est  rendu  tantot  par  a  et  tantut  par  ei.  Le  premier  traitement 
est  celui  du  parier  local,  tandis  que  le  seeond  est  emprunte  aux  dialectes 
frangais  de  Test  et  correspondait  probablement  ä  la  prononciation  habi- 
tuelle du  fran^ais  ä  Fribourg."  Das  gilt  auch  für  unseren  Text;  vgl. 
mit  obigem  tal  r.  hospital  das  mod.  sav.  teil  4  T,  A;  tälo  4  T,  A,  R; 
amö.,  amäre  (=  amer,  -ere)  4  A,  A'g.  —  Der  Reim  ameyre :  matire  ver- 
langt für  matire  die  Schreibung  matiere  oder  niatere.  Das  Frz.  kennt 
im  Mittelalter  matere,  -ire^  -iere,  alle  drei  Formen  durch  Reime  beleg- 
bar. Die  Schreibung  ey  neben  e  setzt  eine  e-Aussprache  voraus,  da  auch 
für  ai  <  a  +  i  die  Schreibung  ey  und  e  vorkommt   (z.  B.  fetjre^  fere). 

§  12.    Freies  ä  nach  i  oder  Palatal  >  ie,  i,  e. 

carum  >  cÄ /er  3836  r.  mestier\  cadit  >  chiet  Ruhr.  n.  4058;  baju- 
lare  >  irt//^/er  3888  r.  iravaillier]  ad -|-  *pariculare  >  appareillier  96r. 
escuir  <  *scutarium;  baseare  >  baysir  460,  baisier  455  r.  festi\er\ 
baissier  2390  r.  psaltier  (korr.  aus  psalmiter);  pacare  >  pa'ir  (korr. 
paier)  813  r.  mengier;  gamba  -i-  icare  >  jambe'ir  1640;  laxate  >  laissir 
(korr.  laissiez)  2976,  laissies,  laissie,  laisses,  laisse  (s.  §  152);  medietatem 
>  moytie  3895  r.  je  supplie-^  caram  >  chiere  332  r.  derrire  (so  im  Ms.), 
1608  r.   manire^   690   und   898  r.   fievre(s) ;    lineatam  >  lignie  743  r. 


668  Jakob  Fourmanu 

malencorie,  ai/e^  Marie^  je  suppUe^  je  maric,  il  guerrie]  Ugnie  1269  r. 
Marie^  partie  (P,  P.  F.),  1313  r.acomplie,  1784  r.  theologie;  dragata  > 
draygie  214  r.  seigniorie;  dragie  1433  r.  especerie-,  *clericatam  >  clergie 
1212;  cum  +  initiatam  >  commancie,  so  zu  korrigieren  aus  commancee 
1488  r.  lye  <  laetam;  der  Herausgeber  korrigiert  commanc[i]ee'.ly[e]e 
(cf.  unten,  Bemerkungen);  commancie  3616  r.  aije,  3899  r.  je  notifte\ 
laxatam  >  leissie,  korr,  aus  leissiez,  2171  r.  je  pm;  leissie  2189  (P.  P. 
F.)  durch  et  einem  faicte  <  faetam  koordiniert,  auf  lettre  sich  beziehend; 
in  +  rabiatam  >  enragie  2285  r.  il  marie;  pauticem  +  atam  >  pancie 
2290  r.  complie;  ad  +  *bassiatam  >  abaissie,  korr.  aus  aba/'ssier^  2664  r. 
acomplie]  ad  +  *pariculatam  >  appareülie  3989  r.  follie.  —  Im  „Roman" : 
dirigi  (=  dirige)  r.  merChy  <  mercedem  (s.  Einleitung  von  Lecoy  de  la 
Marche,  S.  XXI).  —  pietatem  >  pite  996  r.  eschape  neben  pifie  1276  r. 
mamene,  2768  u.  s.  w. 

Die  durch  obige  Beispiele  gekennzeichnete  Entwicklung  des  freien 
a  nach  Palatal  findet  sich  auch  im  mod.  Sav.,  z.  B.  pacare  >>  pfJ  4  T,  pfi 
4  A,  Aa,  pa'i  4  R;  payi  3B';  manducare  >  w«?/  1  D,  Dl;  Degen  S.  98: 
medzlfi.  Vom  mod.  Dialekt  und  den  anderen  Beispielen  (den  Reimen,  die 
für  die  Betonung  ie  sprechen)  ausgehend,  kann  man  daher  obiges  pa'ir, 
das  der  Herausgeber  des  korrespondierenden  Reimwortes  mengier  wegen 
zu  paier  korrigiert,  belassen  und  in  mengier  den  Hauptton  auf  i  voraus- 
setzen =  mengier^  ebenso  in  V,  97  ein  appareil/ier  r.  escutr  (s.  dazu 
§  13);  auf  ähnliche  Weise  darf  man  in  V.  455  für  festiler  ein  dialek- 
tisches *feste'ir  <C  festa  +  icare  voraussetzen  (wie  jambe'ir  <C  garaba 
+  icare)  und  das  korresjiondierende  Reimwort  baisier  als  baisier  an- 
nehmen, das  in  V.  460  baysir  geschrieben  ist;  ebenso  darf  ein  dialek- 
tisches baissier,  baissir  in  V.  2390  angenommen  werden,  da  ein  dialek- 
tisches psaltier,  psaltir  vorausgesetzt  werden  kann  (cf.  §  13).  Cf.  Girardin 
S.  210:  „La  simple  graphie  par  i  dans  megir  <C  medicare  et  charreyr 
<C  carru  +  izare  ...  est  un  indice  que  la  diphtongue  te  tendait  .  .  . 
ä  se  reduire  ä  ^  .  .  .",  indem  wohl  e  an  i  assimiliert  wurde.  Von  der 
mit  unorganischem  r  (cf.  §  122)  im  Ms.  geschriebenen  Form  laissir 
<C  laxate  2976  aus,  die  der  Herausgeber  zu  laissiez  korrigiert,  Hesse 
sich  die  Vermutung  rechtfertigen,  dass  die  übrigen  Formen  von  laxate 
und  überhaupt  der  2.  PI.  Ind.  Präs.  und  Imper.  der  1.  schwachen  Kon- 
jugation mit  einer  Endbetonung  -ie  zu  lesen  wären  und  nicht,  wie  der 
Herausgeber  akzentuiert,  laissies,  laissie  (cf.  Philipon,  Romania  XXX,  268: 
„2^^  personnes  du  pluriel  .  .  .  laissies  .  .  .  Dans  les  patois  actuels  du 
canton  de  Vaugneray  -es  a  fait  place  ä  ?,  probablement  apres  avoir 
passe  par  ie:  devi^  bevi  .  .  .  Cette  transformation  de  -es  en  -1  est 
ancienne:  on  la  constate  dejä  dans  la  Bernarda  Buyandiri:  dependi... 
avi  .  .  .";  Degen,  S.  98:  injdzl^  =  2.  PI.  Präs.  Ind.  und  Imper.  — 
Daneben  besteht  auch  die  gemeinfranzösische  Aussprache,  wie  dies  die 


Über  die  Sprache  des  Mystfere  de  S  Bernard  de  Menthon  etc.  669 

Imperativformen  laisses,  laisse,  aijde  (s.  §  152)  andeuten,  in  denen  das 
J-Element  bereits  geschwunden  erscheint, 

Betreft's  moitie  spricht  Chatelain  S.  12  die  Ansicht  ans,  dass  diese 
Form  anstatt  moitie  nur  bei  pikardischen  Autoren  begegnet,  zu  denen 
er  auch  den  Verfasser  unseres  Mysteres  rechnet.  Aber  die  Endung  -ie^ 
auf  die  es  ankommt,  begegnet  auch  im  Südosten  im  15.  Jahrhundert 
in  dem  Produkt  von  medietatem,  in  mettie,  zitiert  von  Jeanjaquet  8.283: 
,^Bachie  .  .  .  ä  cOte  de  bachiez,  indique  que  la  prononciation  etait  dejä 
comme  aujourd'hui  (sc.  im  Kanton  Freiburg)  -7,  ou  plus  anciennement 
-te.  Cf.  les  iufinitifs  renuncie,  .  .  .  logie,  .  .  .  etc.  De  meme  clochie  < 
*cloccarium  . . ,,  mettie  <  medietatem,  paie  <  pacatum  .  .  ."  (die  Beleg- 
stellen s.  Jeanjaquet).  Die  lateinische  Lautfoige  -jalum  wird  -m  in  2  F,  Jv: 
meäiä  <  manducatum;  medzle  nach  Degen  S.  107 :  „In  der  überwiegenden 
Mehrzahl  der  Verben  ergab...  -iare(Inf.)und-iatum(P.P.):  -If."  Cf.  Gauchat 
284:  pedia  <  pietatem  in  Ain  und  Genf:  hier  auch  meytia  (=  moitie);  nach 
Roussey  wM^e^t.  Cf.  Girardin  S.  208:  „a  sous  l'iufluence  d'un  son  palatal 
precedent  =  au  XV^  siecle:  ie^  probablement  en  train  de  se  reduire  ä 
t  par  une  etape  ~ie  ou  dejä  reduit  ä  i\  medietatem >  w£?^/e  .  .  ."  Hier- 
nach kann  moytie  keinen  Beweis  für  pikardischen  Ursprung  unseres 
Mysteres  abgeben.  —  Betreffs  der  Reime  chiere  mit  derrire,  manire 
\\\idi  ßevre  s.  §§  13;  32.  —  Das  Ergebnis  ie  <  Palatal-f  ata,  das  auch 
pikardisch  ist,  kommt  nach  Goerlich  S.  16 f.  im  ganzen  Osten  als  dia- 
lektische Eigentümlichkeit  vor;  cf.  Foerster,  Yzopet  §  11.  Goerlich 
führt  eine  Anzahl  Beispiele  für  diese  Entwicklung  an. 

Diese  dialektische  Entwicklung  von  iS  zu  i  beruht  auf  Assimilation 
des  e  an  das  vorhergehende  i  und  Verschmelzung  der  beiden  so  ent- 
standenen i:  manducatum  >  mangie  >  durch  Assimilation  (=  Beibe- 
haltung der  Zungenstelhing  bei  e,  die  bei  vorangehendem  y  stattfand, 
daher  yi)  mangii'^  mangi  infolge  von  Verschmelzung  d.  i.  Aussprechen 
des  yi  in  einem  Atemzug;  ebenso  manducatam  >  mangiee  >  mangiie 
durch  Assimilation,  >>  mangie  durch  Verschmelzung;  manducare  > 
mangier  ^  mangiir  durch  Assimilation,  >•  mangir. 

§  13.  Anschliessend  au  das  Vorstehende  ist  die  Entwicklung 
des  Suffixes  -arium,  -ariam  vorzuführen  (für  das  man  wohl  schon 
von  frühester  Zeit  an  erium  eingesetzt  hat),  dextrarium  >  (^es^mr  337; 
*ministerarium  >  menestrier  580,  >  menestry  201 ;  scutarium  >  escuir 
96  r.  appareillier;  Ruhr.  n.  98;  escuier  363  r.  voluntier,  1375,  1469, 
1905,  2193;  *precariam  >  ^r/ere  93  r.  chiere^  3357  r.  magniere;  *manu- 
ariam  >  maniere,  magniere  958  r.  fievre^  3103,  3356  r.  i^riere,  567  und 
3419  r.  chiere^  martere  2146  r.  chiere'^  manires  (korr.  durch  den  Heraus- 
geber manifejres)  1494  r.  fievres;  manire  1608  r.  chiere-^  *viaticum  -f- 
ariam  ^  viagiere  316  r.  chiere-    *laminariam  >  lumiere  1544  r.  entire 


570  Jakob  Foiumann 

(korr.  durch  den  Herausgeber  in  enti[e]re)^  3771  r.  fievre\  cuysiner  1445 
neben  cuisinier  966. 

FUr  das  Produkt  aus  -arium,  -ariam  kennt  das  Ms.  demnach  die 
Schreibungen  -ier,  -er,  -ir  resp.  -ij,  -iere,  -ere^  ire^  die  reimen  mit  den 
Ergebnissen  von  Palatal  -f-  are,  -etrO;  -^brem  (s.  die  betreffenden 
Vokale  §§  12;  32).  -«r,  -ire  sind  dialektisch:  cf.  Goerlich  37,  der 
mauere  und  manire  u.  s.  w,  anführt,  ebenso  escuyr  (S.  38),  wobei  er 
auf  die  Möglichkeit  eines  Schreibfehlers  (oder  Druckfehlers)  aufmerk- 
sam macht.  Nach  Girardin  213  wird  -arium  im  15.  Jahrhundert  -ie, 
'ye\  -ariam  >  -ire^  -iere\  im  Neufreiburgischen  -1,  Ire. 

Über  den  Reim  esciiir :  apareilUer  s.  §  12,  wonach  apareillir  ein- 
gesetzt werden  kann;  betreffs  escuier :  voluntier  lässt  sich  bemerken, 
dass  beide  Formen  eine  modernisierte  bezw.  gemeinfrz.  Schreibweise 
zeigen,  wobei  ähnlich  wie  in  apareilUer  der  Ton  auf  dem  i  liegen  kann. 
Cf.  das  mod.  apareyi  4  Ag,  aparlyi  4  T,  Das  Suffix  -arium,  -ariam 
wird  in  neusüdostfrz.  Dialekten  zu  -i,  -ire :  bfriti,  -ire  (=  berger,  -ere) 
4  T,  A,  R;  vasi,  -irf  (=  berger,  ere)  Clöd.;  cordani  (=  cordonnier) 
4T,  A,  A',  AI,  A'g;  barbl  (=  barbier)  Cled.;  Imire  (=  lumiere)  4T,  A; 
manire  (=  maniere)  4  T,  A,  R;  prrtre  {==  priere)  4  T,  prfire  4  A; 
barrire  (=  barriere)  4  T,  A,  Cled.;  tahaüre  (=  tabatiere)  4T,  A,  Ab;  salJre 
(=  saliere)  4  T,  A;  prfml,  -~ir^.  (premier,  -ere)  4  A;  j}'ivrä  (=  chevre, 
<  capram)  4  T,  Tc,  Tj,  Tl,  Aj,  AI;  plevrä  4  Fm  zeigt  den  Übergang  'ifi 
von  ie  zu  7. 

Die  Schreibung  manere  wird  von  Goerlich  S.  37  erwähnt;  nach 
Jeanjaquet  284  wird  freiburgisch  im  15.  Jahrhundert  -arium  zu  -ei,  -ey, 
-e\  -ariam  zu  -eire\  nach  Gillieron  (Valais  Roman,  Planche  8)  wird 
-arium,  -ariam  zu  -ei  (e)^  eire-^  e,  -erf]  -i,  ire;  ä1,  -air^\  -ä,  -ärf. 

§  14.    a)  Freies  ä  vor  Nasal  im  frz.  Auslaut  >  am,  en,  an: 

*patranum  >  parain  bl  r.  cusim^  189  r.  Duyng  <  Dulnum ;  >  parent 

192;    *superanum  >  Souveräns    772  r.  plains  <  plenus,    je   complains^ 

humains,  nioins^  cerfains;  >  souverain  4119  r.  sam^<sanum;  Miolanum 

(so  in  den  Acta  Sanctorum  Juuii)   >  Myolans  279  r.  ans,  361  r.  enfans. 

—  Das  gelehrte  caint  1868  (mod.  frz.  khan,  türkisch  =  Fürst)  hat  wohl 
die  mod.  Aussprache  kä^  so  dass  ain  also  auch  ä  gelesen  werden  kann. 

—  In  V.  16  korrigiert  der  Herausgeber  das  im  Ms.  stehende  deviant 
(wie  der  Herausgeber  liest)  zu  devant.  Der  Punkt  auf  dem  angeb- 
lichen i  fehlt  wahrscheinlich  im  Ms.  (cf.  Einleitung  des  Herausgebers, 
p.  XXIV:  les  i  sont  eux-memes  assezrarement  point^s);  wahrscheinlich 
bildet  das  angebliche  u  (der  Herausgeber  schreibt  v)  mit  dem  angeb- 
lichen i  zusammen  ein  jh,  so  dass  zu  lesen  ist  deniant  <  de  +  mane; 
im  Ms.  B  steht  (nach  der  mir  zur  Verfügung  stehenden  Teilabschrift) 
deman,  wie  statt  des  in  der  Kopie  stehenden  demay  zu  lesen  sein  wird. 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  671 

Der  Begriff  „morgen"  passt  besser  in  den  Zusammenhaag  als  der  des 
„vorher"  (devant). 

b)  Palatal  oder  i  -\~  freies  a  vor  Nasal  im  frz.  Auslaut 
>  ietif  ian : 

medianum  >  moyent  688  r,  mains  <  minus;  >  moyen  625  und  3541  r, 
bien ;  crest/'ens  4246  r.  bien ;  *antianum  >  ancien  3467,  anchiens  1034  r. 
crestiens]  daneben  ancians  295. 

Die  Produkte  von  ä  -j-  u  kommen  in  folgenden  Reimkombinationen 
vor:  mit  i^  +  n  (pamin:  cusi?n);  mit  a  +  ni  {pain  igams  SOO)-^  mite  +  n: 
i  +  a  +  n:^  +  n:i+n  {certains  :  moins ;  mains  :  moyent :  bien  :  chemin)\ 
mit  gedecktem  a  +  Palatal  +  n  {sains  :  sains  <  sanetum  4086). 

FUr  die  Aussprache  von  ain  als  e  spricht  die  Schreibung  parent 
(ähnlich  wie  plent=  pleiu,  s.  §  48a)  und  das  mod.  sav.  pari  in  4  T_,  A, 
wo  es  mit  parentem  zusammenfällt.  Constantiu  sagt  zwar  unter  joaren: 
„On  voit  que  parentem  et  le  latin  populaire  patranum  ont  abouti  ä  une 
forme  unique  (cf.  ä  Vionnaz,  j'Jare),  qui  peut  signifier  parent  ou  parrain. 
Dans  une  scene  du  Mystere  de  8.  ßernard  de  Menthon,  Dame  Bernoline, 
epouse  du  seigneur  de  Menthon,  s'adresse  ainsi  a  saint  Beruard: 
„Beruard,  venös  voir  vous  parain  /  Et  vers  vostre  oncle  de  Duyng." 
Bernard  repond:  „Bien  veiguant,  parent;  et  comment  vous  est  ilz?" 
(v.  189).  Parent  a  ici  le  sens  de  parrain.  M.  Lecoy  de  la  Marche, 
dans  le  Vocabulaire  qui  termine  le  Mystere,  se  demande  si  parent  n'est 
pas  une  faute  pour  parrain.  On  peut  croire  que  parent  est  simplement 
une  notation  du  mot  qui  en  sav.  est  acluellement  paren  {=pare)^  issu 
de  patranum.  Sans  doute  cette  forme  pouvait  dejä  s'entendre  dans  les 
deux  sens  indiques  plus  haut."  Dieses  Zusammenfallen  von  patranum 
und  parentem  in  eine  Wortform  ist  nicht  in  einer  lautgerechten  Ent- 
wicklung von  patranum  zu  suchen,  vielmehr  in  einer  Angleichung  der 
beiden  Wörter  mit  ähnlichem  Lautbestand  und  ähnlicher  Bedeutung 
(ähnlich  wie  ßjü  4  Ab  =  fiUeul,  4  T  =  fils)  begründet.  Denn  die 
regelrechte  Entwicklung  von  -änum  ist  im  mod.  Sav.  -äimä  <manum 
4  T,  A,  Ab,  AI,  A'g,  K;  dma  <  de  +  mane  4  A;  pä  K  panem  3  B; 
4  A,  Ab,  AI,  Aa,  T,  Tc,  Tg,  F,  T',  K;  6  A,  Am,  B,  U;  po  3  J  u.  s.  w. 
Diese  dialektische  Entwicklung  liegtauch  vor  in  ancia}is2'db.  Cf.  Goerl.  18: 
„Lat.  a  vor  m  und  n  in  männlichem  Ausgang  erscheint  sporadisch  als  a; 
reclam  .  .  ."  u.  s.  w.  Cf.  auch  Jeanjaquet  284,  der  auch  -anum>  ain 
hat  und  die  EinzeUor men  ancians,  anciannemant,  neben  ancien,  anciains'^ 
neufreiburgisch  «x«-  Girardiu  214:  a  +  Nasal  >  cm  im  15.  Jahrhundert, 
jetzt  ä:  *antianum  >  ancian  .  .  .  panem  >  pan  .  .  . 

Die  Form  Souveräns  (das  auch  als  souverain  vorkommt)  im  Reim 
mit  -ain  ist  wohl  zu  souverains  umzuändern,  obwohl  diese  Form  Souve- 
räns an  und  für  sich  für  den  Südosten  nach  den  zitierten  Stellen  und 
nach  dem  mod.  Sav.  annehmbar  ist.     Die  Form  Myolans   ist   eine  ge 


672  Jakob  Fourmann 

lehrte  Bildung,  die  mit  -ans  aus  gedecktem  a  +  n  reimt,  nicht  aber  niit 
den  Produkten  aus  obiger  lleimzusammenstellung. 

§  15.    Freies  ä  vor  Nasal  in  frz.  Inlaut  y  ai,  a. 

humanam  >  humainne  3478  r,  painne  <  penam,  3033  r.  Je  trainne, 
1575  r.  iüenne\  *superanam  >  sowi'^rame  3873  r. /^crmwc,  3141r.  pe/nwe; 
sepmainne  667  r.  penne ;  in  2653  ff.  reimen  miteinander  humainne^  vainne, 
masaßjnne  <  male  -j-  sanam,  niainne  <  minat ;  humanam  >  humane  2652 
im  Versinneru,  humatine  ^bdS  r.  painne;  certüna -|- mente  >  certo«»e- 
ment  2348;  la  pourte  vendainne  1603;  der  Herausgeber  in  einer  Fuss- 
note:  „II  faut  sans  doute  corriger  Vaudane.  C'est  le  nom  de  la  porte 
occidentale  d'Aoste."  —  Im  „Roman" :  vane  (Adjektiv  Fem.  Nom.  PI.) 
r.  'profane. 

Die  Formen  masanne,  humanne  sind  wegen  der  Reime  in  masainne 
und  humainne  umzuändern,  da  z.  B.  das  mit  ihnen  reimende  painne, 
pe««e<  penam  heute  z=penä  4  A,  AI;  R  ist;  an  und  für  sich  befremden 
die  betreffenden  Formen  nicht;  cf.  Goerl.  18:  „a  vor  m  und  n  in  weib- 
lichem Ausgange  .  .  .  vereinzelt  finden  sich  Formen  mit  a:  remanet, 
huitanes,  clame,  planes,  clament,  remanent.^^  Auch  das  mod.  Sav.  spricht 
für  obige  Formen,  indem  in  gewissen  Teilen  Savoyens  regelmässig 
freies  ä  -|-  Nasal  zu  (7,  resp.  annä  wird :  planam  >  plannu  4  A,  piannä 
4  R  {piennä  4  T);  sanum  >  sä,  Fem.  santiä  4  T,  A;  septimanam  >smawwa 
4  T,  A,  R;  snannä  IB';  4R;  8  B'm.  Die  Schreibung  ist  immerhin 
dialektisch. 

§  16.  Gedecktes  a. 

a)  -aticum,  -adicum  y  -age,  -aige.  muriage  399  x.  farai  ge\  'iAA:  r. 
saige\  couraige  14  \.  ferai  ge\  coraige  283  r.  sage^  2934  r.  fesrage, 
924  r.  rage\  passage  3331  r.  saige,  830  r.  gaige  <*vadicum;  passaige 
1330  r.  image,  3060  r.  saige'^  paissaige  3524  r.  saige \  visaige  1791  r. 
saige;  payage  1162  r.  gage;  lengaige  2595  r.  damageahle;  ouvrage  3248 
r.  large;  voeage  1371  r.  message,  2791;  voege  2559. 

Obige  Beispiele  zeigen,  dass  -age,  -aige  promiscue  reimen  und  dass 
ein  und  dasselbe  Wort  die  beiden  Schreibweisen  hat.  Dieser  Umstand 
spricht  für  eine  gleiche  Aussprache  beider  Schreibarten.  Dazu  kommen 
die  Assonanzen  -aige  :  -able^  -age  :  large,  die  gegen  eine  e- Aussprache 
sind.  Die  Reime  mit  Produkten  von  -abium,  -abiem  (saige,  sage^  t'ctge), 
-aginem  (image),  *vadicum  (gaige,  gage),  -ayo  -f-  ego  (fera[i  je],  farai 
ge)  können  an  und  für  sich  wegen  des  auch  zweideutig  geschriebenen 
Resultates  keinen  sicheren  Anhaltspunkt  geben,  indem  die  Endung  der 
1.  Sing.  Fut.  I.  an  anderen  Stellen  unseres  Mysteres  blosses  a  auf- 
weisst  (§  150).  Vermutlich  haben  wir  hier  ein  dem  a  nachtönendes  i, 
das  auch  unter  Umständen  ausgelassen  werden  konnte.  Zu  demselben 
Resultat  gelangte  Goerlich  S.  29  in  betreff  -age  und  -aige.  Das  heutige 
Sav.  kennt  ein  -adu   und   -eze  <  -aticum  :  uiar7adT>  (=  niariage)  4  T,  A, 


über  die  Sprache  des  Mystöre  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  G78 

Ab;  marieze  6  Am;  koraäo  (=courage)  4  T,  A,  Ab,  R;  sado  (=  sage), 
sade  4T,  A,  Ab,  AI,  R. 

Chatelain  S.  66  bemerkt:  „Le  Saint  Bernard  de  Menthon,  qui 
presente  im  certain  nombre  de  traits  eommuns  avec  le  picard,  s'ae- 
corde  avec  le  Saint  Clement  et  la  Passion  de  Semur  (Texte  des  Ostens) 
pour  la  rime  -age  :  a^/e." 

In  voege  scheint  der  Kopist  das  a  vergessen  zu  haben,  das  in 
voeage^  das  zweimal  vorkommt,  geschrieben  ist. 

§  17.  ä  in  -abilem,  -abolum>a,  ai.  faissaihle  229  r.  lion- 
nerable^  *damnaticum-|- abilem  >  (faw/a^ea^/e  2594  r.  lengaige;  deable 
1037  r.  image. 

Faissaible  ist  wohl  Schreibfehler  für  faissahle.  Thnrot,  Goerlich, 
Godefroy  haben  kein  Beispiel  für  eine  derartige  Bildung  von  -abilem. 
Beachte  die  Assonanzen  mit  den  Produkten  von  -aginem,  -aticum; 
cf.  §  16. 

§  18.    Gedecktes  a  vor  Nasal 

a)  im  frz.  Wortinnern:  >r/,  o  in  Lausanna  914,  Lausonne  2112  r. 
J90^ne  <  pugnet ;  wird  an  in  gelehrtem  christiante,  chrestiante  1156, 
2594,  3556; 

b)  im  frz.  Auslaut :  >  ain,  en  in  *manti  >  maint  1200,  4099,  mains 
4004  u.  s.  w. ;  mente  (Fem.)  3076  spricht  für  e'-Aussprache  des  ai  in 
maint.  Ausser  dieser  in  Anlehnung  an  magnum  erfolgten  Entwicklung 
bleibt  sonst  gedecktes  4  vor  Nasal  in  frz.  Auslaut  a  mit  nasaler  Aus- 
sprache: tant  2099  r.  saing  (korr.  sang)^  semblant  310  r.  saing,  aoant 
1087,  1687,  4134  u.  s.  w. ;  926  und  1354  r.  grant;  cf.  mod.  sav.  tä  4  T, 
A,  R;  avä  4  T,  A  etc.  sanguem  >  sam^  310  r.  semblant,  2099  (korr. 
sang)  r.  tant.,  2159,  4149,  4167,  sains  2036  (korr.  sang).  Cf.  mod.  sav. 
sä  4  T,  A  Diese  «-Aussprache  für  saing^  sains  verlangen  die  Reime. 
Ähnlich  dieser  Schreibung  ist  die  von  Jeanjaquet  zitierte  (S.  284): 
,.L'auteur,  habitue  ä  rendre  par  ain  le  an  de  son  dialecte  s'est  meme 
laisse  entrainer  ä  ecrire  ^^am  <blancu,  ä  cote  de  blan.^' 

§  19.     4 -{-Palatal  oderi>a,  a/,  et/,  e;  oy. 

a)  magistrum  >  wa«s^re  208,  414,  911,  2978,  4140  r.  cÄ^yes^re  <  ca- 
pistrum,  meistre  1423,  1510,  1737  u.s.  w.,  meytre  772,  w/es^re  968,  Ruhr. 
n.  1927;  magis  >ma/s  794,  958  u.  s.  w.,  mays  1811,  4320  u.  s.  w.,  mes 
792,  961,  1483,  3333  (hier  ohne  Akzent  in  der  Ausgabe  von  L.  de  la 
Marche);  mas  796;  cf.  mä  nach  Fert.  im  Verd.-Chal.,  Burg.;  mä  6  B, 
me  3S;  4T,  A,  R;  Cled.;  pacem  >  y^a/s  3875  r.  prest  < pressuni ; /a/re 
670,  854,  1391,  3260,  4106,  fayre  826  r.  Äerre  <iter;  parfaire  3606  r. 
herre  <\tQr;  feyre  1399,  1681,  2408  r.  contrayre,  4003,  4026;  fereimi 
r.  debonnayre,  2105;  P.  P.  =  fait  111,  851,  3745  r.  Cornei;  fet  4004, 
4174;  deffest  1677,  deffet  4180;  bienfait  3875  r.  pre.s^  <  pressum ;  *tra- 
gere  >  traire  168,    atrayre  703,   2405  r.  debonnayre,   contrayre.^    feyre; 

Romanlsclie  Forschungen  XXXII,  43 


ß74  Jakob  Fourmann 

*tr agat  ^trahie  (zweisilbig,  vor  Kons.)  1259;  das  h  ist  etymologisch 
(nach  trahere,  cf.  confraire,  korr.  aus  contrahire,  1500  r.  affayre)  ein- 
geschoben; a  und  /  sind  zusammen  einsilbig  zu  sprechen  und  stellen 
ein  a?  =  e  vor.  Man  könnte  hier  auch  vom  mod.  Dialekt  aus  an  eine 
di-Aussprache  denken ;  cf.  mod.  sav.  fäire  <  facere  4  R,  mit  Schwund 
des  J-Elementes  und  Dehnung  des  a\färe  4  AI,  füre  3S';  6A,  Am; 
8  Bf,  B'm  ;  daneben  fere  6  Ac,  Bq;  Gv.  (Eine  Rückbildung  aus  e  vor  r 
zur  Erklärung  des  a  in  fär§  ist  nicht  anzunehmen,  da  auch  vor  anderen 
Konsonanten  als  r  bei  folgendem  J-Laul  in  manchen  Gegenden  des 
frz.  Südostens  a  (bezw.  cd)  <  a  -4-  Kons,  -f-  J  vorkommt,  vgl.  aizq,  Uze 
u.  dergl.  unter  c  in  diesem  Paragraphen.  —  aquam  >  aygue  107,  1463, 
3956;  cf.  Goerl.  33:  aigue(s),  taue,  eaue^  aue  .  .  .  Nach  der  von  ihm 
gewonnenen  Übersicht  „ist  a/'gue  als  die  der  Franche-Comte  und  der 
Bourgogne  gemeinsame  regelmässige  Entwicklung  des  lat.  aqua  anzu- 
sehen. Hiermit  stimmt  auch  die  Sprache  des  Yzopet  übereiu,  der  nach 
Foerster  §  17  regelmässig  aigue  hat  .  .  ."  Cf.  Jeanjaquet  284:  aigue 
(7mal);  mod.  sav.  egä  4T;  Tc,  A,  Ab,  Aj,  A'g,  Ap,  Aq,  R;  5  A';  6  Ac, 
Am;  7Jr;  8B';  edyä2Sc]  4T'o;  edij^  4.  ko,'" ,  As',T';  2A,  Aj;  evä  7Jr; 
8  Bf ;  ev^-,  ewe  1  A;  yakä  8  B'm.  Dieses  aigue  findet  sich  im  Südosten 
in  einer  grossen  Anzahl  von  Ortsnamen  (s.  Godefroy  unter  aigue).  Die 
Erhaltung  des  Gutturals  ist  nach  Constantin  (cf.  oben  auch  Goerl.)  ein 
spezielles  Merkmal  für  den  Süden.  — ^daga  >  daygue  (Art  Dolch)  353; 
Godefroy:  dague,  t\nmsi[  daygue  (bei  J.  Aubrian,  um  1490,  lothringischer 
Chronist;  das  Lothringische  hat  Neigung  zur  J-Bildung). 

b)  a  -{-  k.i  :  ex  -|-  faciam  >  effaisse  764  r.  fallasse,  espace,  trasse, 
casse. 

c)  ä  -h  s  i  >  as  in  Nicasium  >  Nichase  797  r.  ayse.  Entweder  ist 
die  gemeinfrz.  gelehrte  Form  Nicaise,  event.  Nichaise,  oder  ein  dialek- 
tisches *a.se  <  *a(n)sium  einzusetzen;  cf.  dizo  8  Bf,  aiza  (=  aise)  8  B', 
neben  ezo  4T,  A,  A'g;  7  Jr;  ezo  8B';  Fert.  Verd.-Chal.,  bürg.,  Fr.-Cte. 
=  äzf,  Morv.  ääye,  wall,  äe;  „Malgrö  cette  prouonciation,  le  Verduuois 
dit  eze  dans  un  autre  cas:  ezf  =  \es  etres  d'un  appartement;  Geneve: 
äze,  Morv.  ääyuse  (aisance)  etc." 

d)  ä-\-\i:  *tripalium  >  travail  3575  r.  hospital;  hier  scheint  die 
Mouillierung  aufgegeben  zu  sein;  cf.  auch  mod.  sav.  trava  5C;  da- 
gegen hat  Cled.  travaie. 

§  20.     ä-|-Palatal  oder  i  vor  Nasal. 

a)  sanctum  >  sains  4047,  4086  r.  sains  <  sanum,  4094;  saint  4098 
r.  maint;  >  sans  4095;  Fem.  sancte  2426,  2628,  2943,  3186,  3551,  3934, 
4288;  sanctement  3981,  sanctite  3789;  mod.  sav.  sä,  satu  3J;  4T,  A; 
se,  setä  4T;  complango  durch  Stammesaustausch  >  complai.  768  r. 
jplains  u.  s.  w. ;  plangere  >  ^^/«wc^re  1977;  mod.  sav.  jiiädre  3S',  pledre 
4T,  A. 


über  die  Sprache  des  Mystöre  de  S.  Bernaid  de  Menthon  etc.  675 

Cf.  Goeil.  37:  „Id  der  Gruppe  a -f- " -|- Gutt.  ist  a  regelrecht  zu 
ai,  ei,  e  entwickelt  ....  AusDahmen:  plante,  Tossam.^^  Die  letz- 
teren Formen  scheinen  dialektische  Formen  zu  sein,  wie  in  unserem 
Mystere  pkmdre,  saus,  sancte^  was  durch  das  mod.  Sav.  gestützt  wird; 
doch  ist  die  (7-Aussprache  durch  keinen  Reim  gesichert. 

b)  Die  entsprechenden  Formen  des  mod.  ahisi  sind:  ainsz  990, 
1078,  ainst/  3488,  4287,  amssi  3055,  ainsst/  1994,  2017,  2091,  2757; 
onssi/  1337,  1442,  1753,  1759,  2039,  2778,  ausst/  12,  692,  1182,  2227. 
Cf.  Godefroy  I,  238  b  und  a :  ausi  (Ruteb.  Griesche  d'Yver),  aiisi 
(1290,  Ch.  des  compt.  de  Dole,  Arch.  Doubs);  Godefroy  führte  der- 
artige Formen  auf  ein  Durcheinandergehen  mit  *ale  -f-  sie  zurück. 

c)äH-ni:  extranesim  <.  est  ränge  4317  r.  painne,  1203  r.  mon- 
taignie^  3676  r.  montaigne ;  montagnie  Rubr.  n.  2866;  montaignie  2564 
r.  Alamagnie,  808  und  3306  r.  painne  {p'enä  4  A,  AI,  ß),  879  r.  estrain- 
ne  <  strenam,  3089  r.  plenne  <  plenam  (plennä  4  T,  A),  3218  r.  Mag- 
delenne  {Madlennä  4  T,  R). 

Das  frz.  inlautende  Produkt  von  a  -f-  nl,  nni  >  -ange,  -agnie,  -aigne, 
-aignie  verlaugt  wegen  derselben  Herkunft  und  der  Reime  eine  ein- 
heitliche Aussprache.  Für  estrange  ist  das  altfrz.  estraigne  einzusetzen, 
das  der  Kopist,  ohne  den  Reim  zu  beachten^  zu  estrange  modernisiert 
hat;  cf.  mod.  sav.  drääi  (=  etranger)  4T,  A,  R;  gmite  (<  graneam) 
4T,  A.  Der  Laut  wert  von  -aignie  muss  e/ie  sein  wegen  der  Reime  mit 
-ainne^  ewwe<-enam;  cf.  auch  Goerl.  35,  der  ausführt,  dass  -aigne  die 
regelmässige  Entwicklung  von  ä  -f-  ni  ist  und  dass  das  i  in  -aigne 
nicht  etwa  zur  Bezeichnung  der  Mouillierung  allein  dient,  sondern  auch 
mit  dem  a  zu  einem  Laut  ei,  resp.  e,  verschmolzen  ist.  Er  zitiert 
Formen  wie  Allemegne^  Champegne  u,  s.  w.  auf  S,  34. 

§  21.     a -f- 1  Kons.  >  «^^(T;^  0- 

aulcime  426,  aucune  687,  690,  1522;  *ale  H- sie  >  rt2fi;s/ 1424,  1787, 
aussy  1426,  1430,  ossij  1222,  3325;  au  hat  demnach  den  Lautwert  o. 
Betreffs  des  quieidx  s.  §  11;  regäl(em)  -\- \mQYiy  reauhne  2406  r.  ame, 
diffame,  Dame,  3939  r.  ame;  3969  r.  reclame,  diffame^  ame,  Dame; 
2210  r.  dame,  2552.  Es  ist  also  rea^ne  in  den  Reim  einzusetzen,  d.  h. 
spurloser  Schwund  des  1  in  der  Aussprache,  was  mit  eine  der  dialek- 
tischen Eigentümlichkeiten  des  Ostens  ist,  anzunehmen.  Reame  im 
Reim  mit  obigen  Wörtern   erscheint    in   mehreren    altfrz.  Denkmälern. 

Vortoniges  a. 

§  22.  Freies  ä  bleibt,  auch  vor  einfachem  Nasal;  vor 
Labial  erscheint  auch  au. 

garir  3804,  3823,  3845,  4083  u.  s.  w.  neben  guerir  2810,  4056 
(gari  4  T,  A,  R);  es. -{- paventare  >  espavente  2927.  —  Der  folgende 
Labial   scheint   den  Vortonvokal  beeinflusst   zu    haben   in  Snbaudia> 

43^ 


Q'^Q  Jakob  Fourmanü 

Sauvoye  259;  daneben  Savoye  295,  1357,  1912;  2093,  4218.  In  Sauvoye 
ist  aber  eine  irrtümliche  Doppelschreibung  des  u  (Saiiuoye-^  cf.  ennmiy 
3543)  durch  den  Kopisten  möglich,  die  nur  einfach  gelten  sollte.  — 
Entwicklung  von  pävorem  s.  unter  o  (§  76).  —  Die  endungsbetonten 
Formen  von  amare  haben  noch  a :  ame  (P.  P.)  962,  2531,  3698,  fame- 
ray  2902,  -oy  1491,  il  amera  706;  cf.  mod.  sav.  ämä  4T,  A,  A'g,  R; 
ämä  3  S'.  —  Präfix  tra(n)8  >  tra(s)-^  tres-,  frans-  :  trapasse  (gestorben) 
413,  traspassez  3995;  le  trapas  (Übergang)  985  neben  trespasse  4074, 
trespassez  4008,  2434,  trespassa  im  verstümmelten  Y,  4331.  Von  trans- 
mittere :  tramis  (P.  P.)  204,  1293,  1473,  1660;  tramecte  2731  (wahr- 
scheinlich für  tramectre\  wahrscheinlich  ist  2730 f.  zu  lesen:  A  Bernard 
je  commecte  /  La  puissance  de  tout  tramecte  (=  tramectre)  /  Et  des- 
truire  celle  estatue  =  „Ich  übergebe  Beruhard  die  Macht,  diese  Statue 
ganz  und  gar  hinwegzuschafien  und  zu  vernichten",  wobei  du  in  de 
umzuändern  und  das  vom  Herausgeber  korrigierte  Et  in  2732  bestehen 
zu  lassen  ist;  der  Reim  tramect[r]e  :  commecte  ist  möglich,  cf.  §  120); 
transmise  2bQib'^  trans -f- follem  >  ^re//b//e  3474.  —  Cf.  Godefroy:  trapas 
(Droit  de  la  cort  li  rois  d'Alam.,  ms.  Berne),  trappassant  (1413,  1^*"'' 
Coli,  de  lois,  Arch.  Fribourg)  u.  dergl. 

§  23.    Freies  ä  wird  nach  Palatal  e,  i,  gelehrt  a,  ay. 

chenus  2034,  3798;  chemin  1207,  1355,  2986  u.  s.w.,  cheminer  369, 
921,  chiminer  53,  89,  115,  145,631.  Cf.  Girardin  235:  chimin,  chemyns; 
Philipon  580:  chimins.  —  *canonium  >  gelehrt  chanoinne  1823,  chay- 
nonne  1688  (zeigt  parasitisches  i),  *canoniam  >  chanonie  1761. 

§  24.  ä  -4-  unmittelbar  folgendes  nachnebentoniges  ü  wird  über 
eu  zu  e,  i  abgeschwächt  in  male  +  *agurosum  >  malereux  902,  mali- 
reux  1989.     Cf.  mod.  sav.  malerö  4  Ab  neben  mäloroü  4  T. 

§  25,  Gedecktes  a  >  a  und  ai  (mit  parasitischem  i)  und  erhält 
vor  gedecktem  Nasal  nasale  Färbung;  passage,  passaige  830,  1330  u.s.  w,, 
paissaige  1187,  2604,  3524;  *captiare  >  c/m/ss/^r  1391;  *dispactiare  > 
despachier  1243,  1423,  3242,  3867,  despacie  335,  neben  despechies  1007 
(cf.  s-depapi  3S;  4  T,  A,  Ab,  R;  depape  Cled.,  s-depädzi  Roussey); 
sapiate  >  sacÄ/e's  2348,  sache  3331,  saiches  2040;  manu -f- teuere  wird 
nach  Analogie  zu  mänum  maintenir  248,  2037,  2280;  daneben  mantenir 
674,  4301,  mantient  291;  8änitatem>  sa««^<?  2328,  2359  mit  Angleichung 
an  sain\  cf.  Cled.  setq\  aber  sätä  4  T,  A,  AI,  R. 

§  26.  ä-{-l^on8.  y  au(l),  ou(l)  in  välere -|- Endung:  il  vauldroyt 
683,  je  vauldrolt  1519  u.  s.  w.  neben  il  üOu(l)droit  944,  2965,  vous 
voudrSs  (korr.  vaudres)  3885  (cf.  Formenlehre  §  189),  Das  Durchein- 
andergehen der  Formen  von  v^lere  -|-  Endung  und  väle*  4-  Endung 
beruht  auf  der  Ähnlichkeit  der  Aussprache  von  ou  =  u  und  uu  =  g.  — 
ä  -\-  1  ^°^^-  ^  au,  eu  in  ex  -\-  *altiare  >  exaussier  46,  exaucier  3523, 
3555,  4247 ;  euseroit  (=  hausseroit)  1648 ;  der  Herausgeber  schlägt  für 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  677 

die  letztere  Form    in   seinem  Glossar    eine  Änderung   in   auseroit   vor, 
was  wohl  zu  billigen  ist. 

§  27.  ä -1- i  >  ai,  ei,  e;  oy ;  a.  desplayra  2349;  despley- 
sans  2065;  minus -|- *ä[n]siatum  >  mesms/es  4012,  mesesUs  3757;  re- 
^rec^^  < re  4- traetate  2589;  leissier  2P)31,  4088,  leissie  (P.P. F.)  2171, 
2189  u.  dergl.  (s.  loissier  §  144);  plaisir  482,  526,  1468  u.  s.  w.,  pleisir 
21d2,pleysir  3559,  3769,  plesir  2438,  2814,  3082,  3333,  3493;  mayson 
199,  466,  504  u.  s.  w.,  daneben  moyson  279;  oroyson(s)  1192,  1227, 
1323,  2601  u.  s.  w.,  venoyson  1392;  /e^/^Mmr  <  *faeturarium  971;  nml- 
fecteiir  3072;  faire  (2.  PI.  Fut.)  530  u.  dergl.,  feijra  1438,  3157,  4005; 
fera  1451,  1460  u.  s.  w.,  f€ra[i  je]  14;  farai  ge  399,  402;  \q  fassoies 
(Impf.)  3023;  plasant  (Part.  Präs.  von  plaire)  2764  (s.  Formenlehre, 
§  182) ;  sanctitS  3739  (s.  §  20  a). 

ai  <  a  +  i  hat  nach  obigen  Schreibungen  den  Lautwert  e.  Die 
Schreibung  oi  hat  denselben  Wert,  da  auch  sonst  öfters  zwischen  oi  = 
ive  und  ai  =  e  in  unserem  Mystere  kein  Unterschied  besteht,  vgl.  §  44 
und  §  47.  Man  braucht  daher  z.  B.  in  oroyson  keinen  Suffixtausch 
anzunehmen.  —  Dialektisch  ist  der  Schwund  des  i  in  fassoies^  farai, 
plasant]  cf.  Devaux  S.  469:  fasit  (Impf.),  fasiant  (Impf.)  neben  fessiet, 
f esset,  fesiant,  fessiant\  faront  (Fut.). 

k  +  i^ali  in  ^ra//w«a  < *traginavit  1890  n^hen  ay  m  trayner  944, 
traynne  3015,  trainne  3034  r.  humainne;  die  Zweisilbigkeit  von  ai  in 
trajinna  beruht  auf  Analogie  nach  dem  altfrz.  zweisilbigen  tra'in  <*tra- 
glnum  und  tragino, 

§28.  Freies  ä+l>e  (über  ai,  ei)  in  we/s  <  nativus  1773 
(cf.  Godefroy:  naif,  neyf;  nay  r.  tablez  in  den  Remed.  amoris,  ed.  Kör- 
ting, neben  Reimen  mit  pa'is,  pris  u.  s.  w.). 

Nachnebentoniges  a. 

§  29.  Nachnebentoniges  a 

a)  y  e,  i  und  schwindet  im  Hiat  vor  folgendem  Vokal: 
Stamm  all  4-  atura  >  alleure  928 ;  germ.  fodr +atura>/orrewre  1428 ;  pla- 
cui8set>  pleiist  1782  neben  phtsffj  500 ;  demouressies  (Konj.  der  Vergangen- 
heit, 2.  PI.)  3546;  de  +  ex  +  hora -f- magis  >  (fßsorewflf«/s  3111;  de + 
hora-fmagis>  oforcways  3334,  c?onwes  3031 ;  ]'aydiray  (Fut.)  1727; 
jiigiment  3500,  3811;  testamentum  >  ^es^ewe/«^  3878;  sacrameutum> 
serement  599,  1830,  das  in  den  V.V.  619,  795,  809,  2109  vom  Heraus- 
geber zu  serment  korrigiert  wird  des  Versmasses  wegen.  —  i  statt  e 
Avird  alltägliche  Aussprache  zur  Geltung  bringen.  —  Wegen  e  in  de- 
mouressies s.  die  Erklärung  von  Goerlich  S.  28,  Altfranzösisch  lautet 
die  Endung  der  2.  PI.  des  Konj..  Präterit.  -isseiz,  -issies  (cf.  Schwan- 
Behrens,  Gramm.,  §  343); 


678  Jakob  Fourmann 

b)  bleibt  a  (dialektisch  und  in  gelehrten  Wörtern):  fanfasie  34, 
Alamagnie  2565;  hahiindament  1453:  firmament  (=  fermenient)  5;  hon- 
nestament  191  neben  honnesfement  460,  2638,  3403,  4028;  com(m)anda- 
ment  2925,  3339  neben  com (m) andement  1175,  1209,  1356,  1756  u.  s.  w., 
fondament  4210;  edifiament  (cf.  Raynouard :  edificament)  3210,  lamenta- 
ment  2011.  Cf.  mod,  sav.  etarame  =  enterrement  nach  Brächet  (S.  191 
im  dritten  Sprichwort). 

c)  Nachuebentoniges  a  -}-  n  >  a«  und  en  (in  der  Aussprache  wohl  ä) 
im  Produkt  von  melancholia,  cf.  §  40. 

d)  e  aus  nachnebentonigem  a  kann  zwischen  rr,  n-r  ausfallen  in 
der  1.  schwachen  Konjugation:  demorroH,  korr.  aus  demoreroit  des 
Versmasses  wegen,  331,  tu  comparras^  korr.  aus  compareras  des  Vers- 
masses  wegen,  3031;  je  donray,  je  menray  (cf.  §  182);  wohl  auch 
pourtras  statt  pourteras  des  Versmasses  wegen  in  V.  713  (cf.  §  10). 

Auslautendes  a. 

§30.  Auslautendes  la t.  a  wird  gewöhnlich  e,  wie  im  Gemeinfrz. ; 
es  bleibt  dialektisch  in  einigen  Fällen  auch  a: 

Lausnnna  914  r.  Morianna  915;  Colompna  3516;  heura  1734, 
chartossa  (=  chartreuse)  2280;  laquella  3431 ;  cf.  auch  den  Ausruf 
Jiara  und  haro  2995.  Diese  Endung  -a  weist  auf  das  frankoproven- 
zalische  Gebiet  hin.  Es  ist  leicht  möglich,  dass  der  die  Sprache 
modernisierende  Kopist  die  meisten  vom  Autor  dialektisch  gegebenen 
Endungen  getilgt  hat,  so  dass  wir  in  den, angegebenen  nur  noch  spär- 
liche Reste  haben.  Cf.  Jeanjaquet,  der  für  das  freiburgische  Dokument 
aus  dem  15.  Jahrhundert  gleichfalls  sporadisch  das  End-a  belegt  (S.  287); 
Devaux  221:  ceta.,  chandela,  umana,  autra,  cella.  Cf.  mod.  sav.  örä 
(=  heure)  4  A,  eürä  4  T,  R;  u.  dergl. 

Satzunbetontes  a. 

§  31.  Satzunbetontes  a  >  a,  e  in  ad  illos  >  as  3890,  es  1034, 
1358,  1730,  2120,  3486,  4012,  ez  1919;  daneben  aux.  Cf.  Goerl.  122; 
Constantin  e  4  T,  A  u.  s.  w. ;  que  dames  in  V.  506  (der  Herausgeber 
korrigiert  qu'aiix  dames^  ist  als  qu^e  dames  zu  lesen;  der  „Roman"  hat 
ebenfalls  es.  o  <  ad  lehnt  sich  proklitisch  an  das  folgende  Wort  an, 
wobei  öfters  dessen  Anfangskonsonant  verdoppelt  wird:  affaire  =  ä 
faire  1348,  asses  =  ä  ces  (so  ist  korrigiert  vom  Herausgeber)  1286; 
assa,  korr.  ä  sa  2189;  alliiy  =  ä  lui  2389.  Cf.  ital.  z.  B.  accanto.  — 
Das  d  ist  etymologisch  beibehalten  in  ad  dimenche  (viei.  '^ht  gehört  es 
zu  den  vorhin  zitierten  Beispielen,  indem  ad  und  dimeticn^  im  Ms.  zu- 
sammengeschrieben waren)  1362,  ad  mode  1462  (Einfluss  des  latei- 
nischen ad). 


über  die  Sprache  des  Mystöre  de  S.  Beraard  de  Menthou  etc.          679 

Lateinisches  e. 

Hochtoniges  e. 

§  32.    Freies  ^  >  ie^  i,  e,  ei. 

laetum  >//<?' 21 18  r.  retourne;  Fem./^el489r,  cowmawcee,  zu  korrigieren 
commancie{ci.  §  12) ;  de H-retro>  derrire  3044  (korr. aus derree)  v.  dire ;  der- 
rire  331  (korr,  f/^rmre  vom  Herausgeber)  r.  chiere^  1629;  Petrum  >  Pi'ere 
1630 r.  cemete)'ei  Pi erre 4061  r.fievre;  PereRubr.3271  scheint  Schreibfehler 
zu  sein  für  Piere,  Pierre;  fievre  958  r.  maniere\  fievres  1494  r.  manires 
(der  Herausgeber  korrigiert  mani[e]res)\  fievre(s)  690  u.  899  r.  chiere(s)^ 
3772  r.  lumiere,  4050  r.  Pierre-^  leporem  >  lyvres  1393,  livre  1460; 
brevem  >  brief  1023,  1128,  1292;  briefment  1314,  2894;  briesment  590; 
briesvete  4203;  daneben  bref  1858;  m^dicum  >  meyge  3821,  3844; 
cf.  Brächet:  mieze,  mieze.  —  *alecrem  >  gelehrt  alegre  673,  aleigre  621 ; 
davon  alegret  1011,  alegrement  432,  554,  alegrance  46H;  *8ortilegium  > 
sortiliege2l9d  Y.  erege  <haereticum;  re^/e3362,  m^^e  3514,  reygle3b\?>. 

Für  die  Schreibung  ie  haben  wir  eine  doppelte  Aussprache  anzu- 
nehmen: «V,  wie  dies  der  Keim  lie  :  refourne  lehrt,  und  ie  wie  dies  sich 
aus  ßeimen  z.  B.  Ige :  commancie  ergibt.  Auch  die  Schreibungen  -ire 
und  Reime  von  -iere,  -ire  in  den  Kombinationen  -^tro  :  Teere,  -ebrem  :  -aria 
(cf.  §  13),  ebenso  -eriam  (s.  §  37  b):  syre  lassen  auf  ein  im  Hochton 
stehendes  i  in  ie  schliessen,  wenn  man  nicht  die  Möglichkeit  des  völligen 
Schwundes  von  e  annehmen  will.  Cf.  das  mod.  sav.  deri  (=  derriere) 
3  S';  Cled.;  dari,  -ire  (=  dernier,  -ere)  4  T,  A,  R;  /f  dari  4  T;  fivrä 
(=fiövre)  ID;  4  T,  A;  Cled.;  ptru  (=  pien-e)  4T,  A,  R,  Fd  (während 
der  männliche  Eigenname  gelehrt  Pyerq  lautet);  llvrä  (=  liövre)  IDb; 
2  A;  4  T,  Tc,  A,  Ab,  A'g,  Av',  Y^^'i.-,'  lievrä  5  At.  Betreffs  der  Pro- 
dukte anderer  Lautverbindungen  (-eriam,  -ariam,  -leere),  die  im  mod. 
Sav.  ebenfalls  ein  /  aufweisen,  s.  unter  den  betreffenden  Hochtonvokalen. 
Cf.  auch  Goerl.  47 :  ,.Der  Übergang  von  ie  zu  i  ist  im  Südosten  gerade 
nicht  etwas  Seltenes;  vgl.  nible  (neben  nieble),  nices  (=nieces)  .  .  .  pie 
(pedem)  r.  7nie  (micam);  barbarie  r.  pie...  Andere  Fälle  eines  solchen 
Überganges  haben  wir  in  escuyr.,  virge^  lie  (leuca)  r.  niie  .  .  .  mauere 
r.  dire  ..."  —  Die  eigentlich  pikardische  Reduktion  von  iee  >  le  ist 
eine  Zeitlang  gemeiufrz.  gewesen;  dialektisch  ist  /  für  frz.  ie  in  den 
anderen  Fällen.  —  Dass  in  unserem  Text  ein  Durcheinandergehen  der 
Schreibungen  ie  und  i  (für  zu  erwartendes  /)  vorkommt,  zeigen  die 
Schreibungen  liere.^  liese,  lieses  neben  eslire  (s.  unter  e  +  i,  §  36). 

§  33.    Freies  ^  vor  Nasal 

a)  frz.  auslautend  >  ien: 

bien  625  und  3542  r.  moyew  <  *medianum,  3311  r.  chemin;  le  syans 
(in  Analogie  nach  meum),  korr.  syens21Q0  r.  bien:,  riens  \i02  r.  pelerins, 
3832  r.  Celans. 


630  Jakob  Fourmann 

Wegen  riens :  cejans  cf.  §  50.  Cf.  mod.  sav.  re  (=  rien)  4  T,  A; 
re  4  A,  Ab,  AI;  m  1  T,  D;  2  A,  Aj;  3  B;  4  Aa,  Tj,  T';  be  (=  bien) 
4  T,  A,  R,  seltener  öi/e  4  T,  A;  bi  3  S;  a  be  {=  eh  bien!)  4  R.  — 
Das  Neusav.  und  die  Reime  lassen  für  das  Produkt  von  frz.  auslautendem 
e  vor  Nasal  die  Aussprache  ije  annehmen. 

b)  frz.  inlautend: 

Freies  ^  vor  Nasal  >  ie  in  niienne  2457  r.  d/'gne,  das  seinerseits 
mit  divine,  benigne  reimt.  Es  ist  demnach  minne  in  den  Reim  einzu- 
setzen; cf.  mod.  minnO  (=  mien)  4  T,  A;  minnf  3  S';  ebenso  sinuo 
(=  sien);  cf.  ähnliche  Formen  bei  Goerl.  45f. :  „Lat.  e  vor  n  erscheint 
...  als  /  in  Urkunden  aus  Cote  d'Or  und  Saone-et-Loire:  revigne,  avigne, 
la  sme  chose." 

§  34.  Gedecktes  e;  das  Suffix  -ellam  >  eile,  eille,  eile-.danwy- 
selle  1380  r.  belle,  damoisselle  2257  r.  imcelle,  damoisseille  281,  damois- 
seile  325. 

Auch  bei  Goerl.  48  ist  einige  Male  e  vor  1  (r  und  s)  durch  ei 
wiedergegeben;  er  führt  an:  chapeile,  apeile,  nouveillement  u.  s.  w.  Im 
mod.  Dialekt  Savoyens  besteht  damivezelä  nach  Brächet;  damivezelä 
6  A,  -ivezlä  5  A'e,  A'm. 

§  35.    Gedecktes  ^+  Nasal 

a)  frz.  auslautend  >  «n,  ain,  an: 

centum  ^cens  3285,  4279  r.  gens\  sams2766.  Letztere  Schreibung 
deutet  auf  eine  e-Aussprache  hin,  so  dass  auch  e  in  cent  den  e  Laut 
ausdrücken  kann,  wie  in  plent  <  plenum  (s.  §  48).  Cf  mod.  sav.  se. 
(=  cent)  4  T;  6  Ac;  se  4  A,  Ab,  As,  AI,  R;  6  B;  S(f  4  A;  3  B,  T; 
di  (=  gens)  4  T,  A;  zi  4  F;  ze  &  A;  de  4  A,  Ab,  R;  de  4  AI;  da 
i't,  D;  3  B,  S',  T;  4  Äa;  zde  6  B;  dze  8  M.  —  Nach  Girardin  219 
wird  gedecktes  ^  vor  Nasal  im  15.  Jahrhundert  ä,  oft  e,  jetzt  ä,  oft  e, 
also  dieselbe  Doppelbildung,  wie  im  mod.  Sav.  —  Über  parent  cf  §  14. 
—  Gemeinfrz.  Aussprache  wird  vorausgesetzt  in  temps  3691  r.  frans 
(=  francs);  contant  <C  contentum  605,  1291  r.  devotemant]  -mente, 
meutum  >  -ment  und  -mant:  hiimblemant  2233  r.  saulvemant,  1261, 
1300  r.  incontinant\  hmnblement  3792  r.  convant\  noblemant  1470  r. 
parement^  1480  r.  parlemant^  4288  r.  souvant;  talent  275,  464,  tala)it2Q. 

b)  frz.  inlautend.  Hier  gilt  dasselbe  wie  unter  a.  mambre  4118 
neben  membres  4087;  cf.  mod.  sav.  etedre  (=  eutendre)  4  T;  sftr^ 
(==  sentir)  4  T,  A,  R;  sftre  8  Bf.  Siehe  diese  Verba  in  der  Formen- 
lehre. 

§  36.     ^  +  i  oder  Palatal  >  /,  ie  {==  i),  abgeschwächt  zu  e: 
int^gram  >  entire  1544  r.  lumyere ;  der  Herausgeber  setzt  unnötiger- 
weise enti[e]re  ein;    der  Reim  ist  bereits  in  §  13  besprochen.  —  liere 
<  legere  Ruhr.  n.  1971   und  2193,    esliere  271,    lier-  2192,    lieses  2193 
neben    esliir^   2451  r.    contredyre   zeigen    ein  Durchd     jdergehen  der 


über  die  Sprache  des  Mystfere  de  S.  Bcihard  de  Menthon  etc.  681 

Schreibungen  i  und  ie  für  die  Lautung  i  (cf.  §  32).  —  decimus  >  disme 
2837  r.  meisme,  2942  r.  divine^  2958;  dyjetne  887;  dixiesme  939.  Der 
Herausgeber  korrigiert  disme  wegen  des  Versmasses  zu  dis[is]me  in 
2942,  2958,  während  er  den  unvollständigen  Vers  2837  durch  Hinzu- 
fiiguug  eines  Je  ergänzt;  ebensogut  hätte  er  auch  hier  disfisjme  ein- 
setzen können.  Ahnliche  Formen  auf  -isme^  wie  die  hier  neben  dem 
frz.  dixiesme  vorkommenden  und  durch  die  Reime  bezw.  Assonanzen 
gesicherten,  werden  auch  für  die  Franche-Comte  zitiert  von  Goerl.  67: 
uitisme:  novisme^  septisme :  rime  u.  s.w.  Mod,  sav.  lautet  dixieme  =  dylzeme 
6  A,  treizieme  =  trpzyemo  4  A;  sixieme  =  ^ezeme  nach  Brächet; 
dieses  -eine  kommt  in  obigem  (nicht  ganz  sicherem)  di/leme  vor  und 
geht  auf  -esimus  zurück.  Wegen  des  Reimes  disme :  meisme  cf.  §  49.  — 
m^i  >  my  457,  1173,  4165  neben  nies  465  u.  s.  w.  —  Satzunbetontes 
nee  >  7ie  (abgeschwächt  aus  ni)  154,  1020,  1969  u.  s.  w.,  ne  .  .  .  ne 
24,  1895/96,  2921  u.  s.  w. 

§  37.    ^  4-  Konsonant  +  i- 

a)  ^  -f-  ni:  veniat  >  vignie  3861,  viegnie^  veignie  (s.  venir,  §  188); 
cf.  Goerl.  45 f.:  „revigne,  avigne'-^. 

b)  ^  +  rj:  -eriam  >  -iere^  -ire,  ere:  materiam  >  matiere  481, 
1856  r.  mystere^  2738  r.  pere^  2844  r.  syre,  matire,  matyre  S2,  229,  518, 
583,  2320,  2596  r.  ameyre  <  amaram,  matere  1152  r.  amere\  ministe- 
rium  >  mestier  3836  r.  chier  <  carum,  *cimeterium  (coemeterium) 
^  cemetere  1629  r.  Piere;  meieat  >  mire  1810  r.  contredyre^  3785  und 
3870  r.  sire.  —  Wir  haben  hier  geraeinfrz.  und  dialektische  Ansprachen 
zu  unterscheiden.  Die  Schreibung  matire  und  die  Reime  matiere :  sire 
deuten  auf  die  dialektische  Aussprache  matire  hin;  auch  matere,  ceme- 
tere scheint  dialektisch  und  aus  anderen  Dialekten  des  Ostens  herüber- 
genommen zu  sein.  Die  ie  und  e-Aussprache  ist  gesichert  durch  die 
Reime  mit  pere  (mod.  sav.  päre  4  T,  A,  R,  päre  4  A,  Ab,  Fm)  und 
amh'e  (mod.  sav.  amäre  4  A,  A'g).  Betreffs  -ire  <  -eriam  cf.  das  mod. 
sav.  semtiro  (=  cimetiere)  4T,  A;  Roussey:  metl  (=  metier).  Cf.  Girar- 
din  218:  15,  Jahrh.  cymetiero  und  simitierut^  mod.  s/mf^7r/^  (halbgelehrt); 
ministerium  >  15.  Jahrh.  mistir,  niistiers  (PI),  mistier;  mod.  miti; 
*monasterium  >  15.  Juhrh.  motie,  mostier^  mod.  moti;  aus  diesen 
Schreibungen  schliesst  Girardin  auf  einen  fallenden  Diphthongen  tf. 
Im  Reim  mestier  :  chier  dürfen  wir  demnach  auch  eine  Aussprache  auf 
I  annehmen;  cf.  chier  unter  Palatal  +  ä,  §  12. 

c)  e-fsi:  ecclesia  >  egleyse  2780,  2882,  3100,  3134;  es  reimt  mit 
guise  in  den  V.V.  2628,  3238,  4226,  mit  assise  in  2734,  mit  devise  in 
3100  und  3127,  mit  mise  in  2812  und  3327,  mit  inese  <.  missäm  in  3693; 
esglise  1255,  eglise  1609  und  1717  r.  mise,  1689  r.  prise  (P.  P.  F.),  1705, 
2147  r.  misse  <missam;  eglissed2  r.  7}tise.  —  Cf.  mod.  sav.  eglizf  4T,  A; 
egtize  4  Tj.     Die  Form  egleyse  ist  eine  Dialektform,  da  im  Osten  e+i 


682  Jakob  Fourmann 

zu  ei  wird;  vgl.  Goerl.  52:  „Lat.  ^  vor  J-Element  wird  dem  Gemein  frz. 
entsprechend  zu  ?';  doch  stehen  den  Formen  mit  i  zahlreiche  mit  e^  ei, 
selten  solche  mit  ie  zur  Seite."  Ist  egleyse  also  auch  mit  E-Laut  zu 
sprechen,  so  ist  nichts  gegen  den  Reim  egleyse :  mese  einzuwenden, 
indem  in  diesem  Fall  mese  regulär  aus  missam  entwickelt  ist.  Wegen 
s :  SS  {eglisse :  mise^  eglise :  misse)  cf.  §  105. 

d)  e  +  li  oder  cl  vor  Konsonant  >  ieu(l),  ie{l).  melius  > 
myeiilx  lbl9r.  Dien;  2460  r.  filz;  mieulx  3S8bY.  vieux  <*vec\\\s,  41921', 
ijeux  <  oculos;  vielz  (Acc.  PI.)  552,  viel  (N.  S.)  1397  r.  festiez  3798; 
vieulx  (N.  S.M.)  237,  vieux  (N.  S.  M.)  3886  r.  mieulx.  —  Cf.  mod.  sav. 
vy'e  und  'vyq^  Fem.  vit^  3  S'.  Betreffs  der  Nichtvokalisation  des  l,  die 
dialektisch  ist  und  hier  durch  den  Reim  vielz  :  festiez  gestützt  wird, 
8.  §  128.  Daneben  kommt  das  gemeinfrz.  Produkt  ieu  vor.  Das  in 
2460  vorkommende  mit  myeulx  reimende  filz  ist  in  fieulx  umzuändern, 
das  382  mit  Heu  und  Bieu^  655  mit  Bieu  reimt  (s.  §  62).  Demnach 
können  die  Produkte  von  e  +  li  +  Kons,  (myeulx),  e  +  u  (Dieu)  und 
osum  (pieux)  miteinander  reimen. 

§  38.     §  +  u  >  ieu^  i. 

Deum  >  Dieu  r.  Heu  in  den  V.V.  1075,  1703,  3709,  4120;  x.lyeulx 
1740;  r.  yeulx  4079;  r.  myeulx  1520;  r.  pieux,  fieulx  <  filius  und  lieux 
382,  655;  *leguam  > //e  1625  r.  ai]e.  Cf.  Foerster,  Chevalier  as  II  esp. : 
lies-,  cf.  W.  Meyer  in  Gröbers  Ztschr.  XI,  539;  Goerl.  44:  liues^  lie{s); 
Floovant:  liues  neben  Heues. 

§  39.     e  +  Föns.  >  eau(lj,  iau(l). 

Hier  hat  innerhalb  der  Deklination  das  Gesetz  der  Analogie  ge- 
wirkt. —  noveaulx  (N.  S.)  183  r.  biaulx  (N.  S.);  nouveaulx  (Obl.  PI.) 
595;  beau  (Obl.  S.)  244;  heanx  (Vok.  S.)  1067;  hiau  (N.  oder  Vok.  S.) 
170,  172,  382,  402,  655,  1273  u.  s.  w.  (Obl.  S.)  404;  (N.  oder  Vok.  PI.) 
465,  3284,  3587;  (Obl.  PI.)  427,  3681,  4262;  biaux  (N.  S.)  1636,  (Vok. 
PI.)  3779;  biaus  (Vok.  PI.)  3239;  biaulx  (N.  oder  Vok.  S.)  57,  184  r. 
noveaulx,  395,  1657,  2385;  (Obl.  PI.)  670,  2761  r.  hospitaulx;  biaulz 
(Vok.  S.)  2362,  2366;  *hasterellos  (s.  Körting  4508)  >  haster iaul x  UbS, 
hateriaulx  967;  chastiaux  1420.  Daneben  bei  334  r.  chastel  (Obl.  S.) 
575,  628,  821  r.  muscadel  u.  ß.  w.,  chastel  333,  2150,  4270,  chatel  312, 
castel  71,  105;  nouvel  128,  2082,  4075  r.  bei,  42bl.  —  Cf,  mod.  sav. 
novyo  4  A,  A'c,  AI,  T;  5  C'e,  M;  6  As,  Uu;  7  C;  8  AI,  B  a,  Ma,  Mc; 
nüvyo  7  Ag,  nove  1  Ab,  B;  2  S;  4  Aa,  Ab,  T' ;  ätrw  (=  obiges  hasteri- 
aulx  =  heute  nach  Const.r  boulettes  de  foie  de  cochon  hache  fin  et 
plie  dans  le  peritoine)  1  B'. 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  ßeruard  de  Menthon  etc.  683 

Vortoniges  e. 

§  40.    Vortoniges  e  erscheint  sl\b  e,  ai/,  /;  analogisches  ie;  a. 

*pedaticum  >  peage  932,  1231;  payage  1162,  piage  3490;  eglise^ 
s.  §  37  c;  iglise  2541;  haeresia  >  heresie  2608,  hirisie  1308;  quaerere, 
nach  den  Infinitiven  der  4.  Konjugation  umgebildet,  >  qiierir  3819, 
requerir  3820,  acquirir  1181.  —  Das  Präf.  r^-  >  re-^  ra-  (nach  Ana- 
logie von  re  +  ad-):  refuser  307,  1666  u.  dergl.,  rannjs  (P.  P.  von 
re  +  mittere)  1883,  —  Cf.  Fert.  Verd.-Chal.  ratur  und  rf;tur\  raturne] 
Berry:  ratur^  ratiirne  u.  dergl.  —  Auch  vor  einfachem  Nasal :  t/'ni/r  <C 
tenere  704;  niod.  sav.  f/n  4T,  A;  nach  Fert.  v^'all.  tini,  füni;  Godefroy: 
apartiner  (=  appartenir,  in  Pr.  de  l'hist,  de  Bourg.,  1289).  —  Vor  cl: 
*veclum  +  ard  y  velliart  2308,  vilUars  2034.  —  Vor  ni:  viegnant  3428, 
veignant  904  (hier  gehört  das  i  zur  Gruppe  ign  =■  i'i).  —  ^  >  ie  in 
lyevrier  1422,  analogisiert  nach  lievre.  —  Gedecktes  ^  vor  r  >  a  in 
mercedem  >  marcy  1674,  1975,  2554  u.  s.  w.,  marcier  443,  575,  1835 
u.  s.  w.  neben  merchy  1072,  mercier  221,  555.  —  Cf.  marsi  4  T,  A; 
mersi  1  D;  Fert.:  marsi  in  Berry,  Burg.  —  Melancholia  >  malencorie 
773,  mallencolieux  692  neben  mellencorie  582,  metancolie  1160,  melen- 
colie  2031,  melencoliouse  2170.  Hier  liegt  Dissimilation  des  /  und  wohl 
auch  Volksetymologie  vor,  indem  das  Fremdwort  als  male  +  in  + 
cor  +  ia  („Schwermut")  aufgefasst  wurde;  cf.  ital.  malinconia  (s.  Zauner, 
Romanische  Sprachwissenschaft  I,  S.  20). 

§  41.  ^  vor  gedecktem  Nasal  >  en,  an,  vor  Labial  am  :  pendu 
943,  2912,  pandu  1859;  aframpez 210Q.  —  Im  Futur  von  venir  kommt  in 
der  ersten  Silbe  analogisches  /e  vor  wie  im  Neufranzösischen,  daneben 
e,  l  in  den  dialektischen  Formen  venras,  venrez,  vindront  (s.  §  188). 

Nachnebentoniges  e. 
§  42.  Nachnebentoniges  e,  das  nach  den  allgemeinen  Lautregeln 
als  Silbe  erhalten  bleibt,  erscheint  als  e,  i  in  benefice  2325,  2329,  2443, 
bennifices  1121\  Jieresie  2608,  hirisie  1308;  pouvritd  3116;  surpellis  < 
*superpellicium,  korr.  in  neufrz.  surplis,  wie  das  Versmass  verlangt, 
1837.  —  Nachnebentouiges  ^  erscheint  als  a  in  dem  gelehrten  con- 
facion  <  confessionem  1125  (nach  dem  Herausgeber  ist  vielleicht  pro- 
cession  zu  verbessern).  Mod.  sav.  Jfofesö  4  T,  A,  köfesyö  3  S'.  —  Vor 
gedecktem  Nasal;  aventure  928,  avanture  2059,  3300. 

Satzunbetontes  e. 
§  43.  Satzunbetontes  e :  per  >  par  40  u.  s.  w.,  per  2704:  er- 
scheint als  pour  (in  Analogie  nach  i)Our  <  pro,  das  sich  in  der  Be- 
deutung oft  dem  p)ar  nähert)  151,  617,  1230,  1254  u.  s.  w.  Cf.  mod. 
sav.  pe,  p^,  pe-r  (vor  Vok.),  p-,  p-r  (==  par)  IT;  3  S' ;  4  T,  A,  R; 
(=pour)  4T,  A,  Ab,  AI,  R,  A'g;  C16d.:  per  (vor  Vok.)  =  par  und  pour. 


684  Jakob  Foiumami 

Lateinisches  e. 

Hochtoniges  e. 

§  44.     Freies  e  >  oi,  oe^  ue,  ai,  ei,  e,  (/?),  (o  ?). 

secretuin  >  secrois  1969,  secroyte  82  r,  retraite^  secroytement  60; 
Viani  >  voie,  voye  1356  und  4219  r.  Savoye  <  Sabaudia;  3314  r.joye; 
boyre  642  und  798  r.  voyre  <  veram;  cortoise  2288  r.  noyse  <i  nausea; 
moneta  >  monoye  647  w  joye\  ])e(n)sat  >  yoise  2039  und  yahe  4170, 
beides  r.  noyse  \  verum  >  ^;o^>  186,  2495,  yoer  3826  r.  8oir\  videre>yo^V 
186  r.  mir  <  verum,  521  r.  voloir,  694,  1029,  voer  3831  (foer  ist  ein- 
silbig wie  voir\  zwischen  se  und  il  IstHiat,  wie  in  1079);  *stelam  (für 
stellam)  >  eüuelle\b4^.  —  iter'^ herre  827  r.  fayre,  3607  r.  parfaire, 
hayre  1349  r.  affaire\  herre  u.  der  gl.  steht  unter  dem  Eiufluss  von 
errer  <  iterare.  —  vide  >  voy  in  voyci  569,  1948,  2074,  3643 ;  vey  950, 
3976;  vecy  3234.  -esem  (<  -ensem)  <  -eys,  -es  (geschrieben  -es,  -es)^ 
-ez  in  Compds  257  (=  Compois)  r.  Geneveys  258;  Geneveys  1404,  Gene 
vez  1911,  Geneve  1535  r.  honore;  Valez  817  r.  frh'>  *friscum;  cf.  Com- 
2)eys  in  Fussnote  zu  257;  heres  >  heir  712,  2035,  neben  hoir  38.  Cf. 
Goerl.  59  f.:  ,Jiers,  her,  heir,  heirs,  .  .  .  hoer,  hoers,  heoirs  .  .  ." ;  Jean- 
jaquet  285:  ,^haveir,  aveir,  avoir  ..." 

Hier  gehen  gemeinfrz.  und  dialektische  Schreibungen  durcheinander. 
Das  gemeinfrz.  oi  ist  in  der  Aussprache  we,  wie  die  Schreibungen  oe 
und  ue  und  die  Reime  zeigen.  Das  dialektische  ei  ist  in  der  Aussprache 
bereits  zu  e  reduziert,  wie  die  Schreibungen  e  und  ai  beweisen.  Vgl.  auch 
§47. 

§  45.  me  >  moy  2295  r.  je  vois  <  va(d)o  +  is;  in  mi  (a  mi^ 
korr.  aus  amis)  2046,  my  352,  2174  r.  verny  haben  wir  entweder  einen 
alten  Dativ  mihi  oder  Wandel  von  nie  zu  w?  anzunehmen;  cf.  Goerl.  61: 
„Der  Wandel  des  lat.  e  zu  /,  den  Foerster,  Yzopet  §  31  in  vie  =  voie 
und  Wendelborn  §  31  in  v/e  =  foie  und  vies :  desempachies  belegt,  ist  in 
den  Urkunden  der  Bourgogne  nur  vereinzelt  nachzuweisen  . . ."  Cf.  Duret, 
Gramm,  savoyarde:  mi  (Dativ  und  Accus,  des  unbetonten  Pronomens). 

§  46.  Von  eco  in  preco  >  prie  ist  beeinflusst  -Fco,  das  zu  -ie  wurde 
neben  lautgesetzlichem  -oie:  *supplTco  >  supplie  740  r.  je  prie,  marie, 
Ugnie,  guerrie  <  werra  +  fcat;  *auctorico  >  octroye  544;  ht  m  octrye 
zu  korrigieren  wegen  des  Reimes  mit  je  remarcie-,  in  2880  korrigiert 
der  Herausgeber  octrye,  wie  der  Reim  mit  ydolatrie  verlangt.  — 
Analogisch  sind  die  Formen  festijer  4bA,  686,  festiles  191,  festilez  13%'^ 
dimeheu  festoyer^  festoie  in  163,  203;  festoyrons  462. 

§  47.  In  V.  610  reimt  revoir  <  re  +  videre  mit  anieurs^  in  2425 
savoir  mit  Bedemptcur,  doulceur,  seignieur,  Saulveiir.  Der  Herausgeber 
korrigiert  610  retour  :  ameur  (=  amour),  2425  saveur  :  RedempAeur.  Der 
Sinn  verlangt  diese  Änderungen  nicht,  schei. '  'r  aber  der  Reim.    Nun 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  685 

lässt  sich  nach  Goerl.  60  die  Annahme  rechtfertigen,  dass  im  Südosten 
im  13.  und  14.  Jahrh.  oi  <  e  den  Laiitwert  6i  oder  öe  hatte;  für  den 
Osten  ist  nach  Meyer-Lübke,  Gramm.  I,  §  76  die  Reduktion  von  oi  zu 
0  in  mittelalterlichen  Denkmälern  zu  belegen;  er  zitiert  z.  B.  avor, 
savor  u.a.  und  für  Plancher-les-Mines  (H*«-Sa6ne)  «;ore  <  verum  (s.  Index 
zu  seiner  Gramm.);  cf.  Roussey:  vor  (=  voir),  vormä  (=  vraiment), 
rvör  (=  revoir);  nach  Fert.  wird  videre  in  Doubs  wörf;  Const.  hat  rvi 
(=  revoir)  4  A;  save  (=  savoir)  4  T,  A;  av^  (=  avoir)  4  T,  A,  A'g; 
auch  avai  4  R;  8  M;  avä  2C;  6  A.  Nach  dem  Gesagten  lassen  sich 
die  beireffenden  Reime  in  der  Form  revor  :  amor^  savbr  :  Bedemptor 
halten  (cf.  o,  §  76);   so  dass  ein  Ersatz  der  Reimworte  unnötig  ist. 

Die  vorhin  zitierten  mod.  sav.  Formen  avP,  savf  repräsentieren  die 
Aussprache  e  <  we  (in  oi)  des  ausgehenden  Mittelalters  (cf.  Thurot  I, 
374  ff.)  oder  aber  die  dialektische  Aussprache  des  Ostens  ei  mit  Re- 
duktion zu  e;  cf.  obiges //e/r  (§  44);  vgl.  Girardin  220:  „Freies  e  >  im 
15.  Jahrh.  e  oder  e?,  jetzt  p  oder  f\-^  Dann  würde  aves  3397  die  Aus- 
sprache avf'  darstellen  und  bedürfte  der  Korrektur  des  Herausgebers 
zu  avoir  nicht,  da  auch  Schluss-r  dialektisch  bereits  verstummt  war 
(s.  §  119)  und  s  leicht  unorganisch  augefügt  wird.  Auch  mouve  3763 
<  movere  darf  hierher  gezählt  werden;  da  dessen  sonstige  Formen 
nach  der  starken  Konjugation  gehen  (vgl.  §  181)  und  daher  ein  Übergang 
des  Inf.  in  die  1.  Klasse  der  schwachen  Verba  nicht  anzunehmen  ist. 

§  48.    Freies  e  vor  Nasal 

a)  frz.  auslautend  >  ein,  ain,  en,  an.  minus  >  moins  770  r.  mit 
Produkten  von  -anum  {humains,  certains,  Souveräns)^  mit  complains  < 
complangO;  mit  plains  <  plenum;  >  mains  688  r.  moyent  <  medianum ; 
plenum  >  2^/am  1848  r.  c?ewam  <  de  +  mane ;  plaint  379,  754;  plaiii 
1329,  2249  u.  s.  w.,  plent  733;  sine  >  sains  1670,  1678,  1694,  2111, 
2408,  2446,  2562  u.  s.  w.,  sens  2035,  san  2660,  sans  1048,  2063,  2410, 
2724  u.  s.  w.,  sanz  3192,  4298;  in  >  en  267,  291  u.  s.  w.,  au  2029. 

Das  lautliche  Ergebnis  von  freiem  e  +  n  in  frz.  Wortschluss  ist 
ein  f  bezw.  tve]  das  zeigen  die  Schreibungen  plain^  plains^  plaint,  plent, 
sowie  die  Reime  mit  den  Ergebnissen  von  -anum,  -ane,  -ango.  Die 
Schreibung  en  in  j^^^nt  drückt  also  auch  den  Lautwert  f  aus.  Die 
Schreibung  oin  ist  wohl  =  ivf,  das  in  mains,  der  normalen  Form  aus 
minus,  als  f  erscheint.  Die  Schreibung  sains,  sens  <  sine  repräsentiert 
den  Lautwert  Sf ,  ähnlich  wie  plaiii,  plent  <  plenum,  während  san, 
Sans,  sanz  gemeinfrz.  (aus  satzunbetontem  sine)  sind;  die  Schreibung 
sain  <  sine  auch  bei  Jeanjaquet  286.  Cf.  mod.  sav.  sf  (=  sans)  4  T,  A; 
Sf  4  A,  Ab,  AI,  R;  r.n  (vor  Vok.),  f,  f/  {==  en).  ßetreff's  plaint  und 
2)lent,  sains  und  sens  vgl.  auch  luingaige  3601  und  lencjaiye  1226,  2595; 
mod.  sav.  h'yä  (=  laugue)  4  T,  A;  6B;  l(gü  4  A,  Ab,  AI,  As,  R,  6A. 


ß36  Jakob  Fourmann 

b)  frz.  inlautend  >  f/,  a/,  e.  penam  >  j9emwe  3140  r.  soiwe- 
ra/«we  < -anaiii ;  ^  penne  4020  r.  painne,  666  r.  se/JwmzH^^e  < -anam; 
'^  pamne  115  und  3426  r.  il  mainne  <  minat;  3598  r.  himianne  <  hu- 
manam,  3478  r.  hiwiainne,  809  und  3307  r.  motitaignie;  4318  r.  estrange 
<-aneam;  plenam  >  ^:'/f«?ie  1576  r.  humainne:  3089  r.  montaignie\ 
minat  >  ?«ayne  3037;  maitine  3427,  4070,  4073;  116  und  3426  r.  yainne, 
2653  r.  humainne-^  amene  466;  Magdalena  >  Magdelenne  3218  r.  ^»ow- 
taignie;  streun'^  estr ahme  (=  origine)  878  r.  montaignie'^  estrainne 
{—  don)  568  r.  /?«e  <  finam,  —  Cf.  mod.  sav.  ppui  4  A,  AI,  K;  plfunä 
4  T,  A;  Madlmnä  4  T,  ß.  —  Das  Ergebnis  von  freiem  e  vor  n  in 
frz.  Inlaut  ist  nach  obigen  Beispielen  ein  e-Laut.  Das  bezeugen  die 
Schreibungen  a/,  ei,  e  und  die  Reime  mit  Ergebnissen  von  -anam, 
-aneam.  Wegen  der  Reime  mit  estrange^  humanne,  montaignie^  cf.  §  15, 
§  20  c.  Betreffs  des  Reimes  estrainne :  fine  cf.  auch  das  altfrz.  chaine 
<  catena.  Der  Reim  verlangt  hier  estrine,  das  sonst  belegt  wird,  z.  B. 
Bovelles  {estrines,  estriner),  Froiss.  {estrine  :  doctrine),  Lai  du  Conseil 
p.  117,  Huon  de  Bordeaux;  Froissart  hat  auch  estrainne  (II,  2,  108); 
Partenopeus  V.  21 :  estrine.  Diese  Autoren  bezw.  Texte  sind  alle  pikar- 
disch  oder  doch  aus  dem  Norden;  Littre  gibt  für  etrenne  ein  wallo- 
nisches strinie.  Ausserdem  kommt  estrine  vor  in  den  Actes  des  Apostres, 
r.  mit  doctrine.  Die  Autoren  dieses  Mysteres  Arnoul  und  Simon  Greban 
(15.  Jahrh.)  wurden  in  Le  Maus  geboren,  waren  daselbst  Domherren 
und  standen  in  Diensten  des  Grafen  von  Maine;  ihr  Stück  wurde  vor 
König  Rene  und  in  Bourges  (Dep.  Cher)  aufgeführt;  keine  bekannte 
Spur  weist  nach  der  Pikardie,  so  dass  estrine  im  15.  Jahrh.  nicht  aus- 
schliesslich pikardisch  ist.  Wenn  Cbatelain  S.  30  bemerkt,  die  Form 
estrine  sei  nur  für  die  Pikardie  bezeugt,  und  wenn  er  auf  S.  230 
Greban  unter  den  Autoren  der  Pikardie  zitiert  und  sieh  dabei  auf  den 
Reim  eu  :  ti  in  feu :  tu  beruft,  um  anzunehmen,  „ou  qu'il  a  vecu  en 
Picardie,  ou  qu'il  a  fr6quente  des  gens  de  cette  province",  so  ist  dieser 
Annahme  entgegen  zu  halten,  dass  jene  Reime  eu  :  u  nicht  ausschliess- 
lich pikardisch  sind;  auch  z.  B.  im  Südosten  finden  sich  nach  Goerl. 
85  Belege  für  einen  Wechsel  von  vlt.  o  -f-  cum  zu  iu,  welches  Produkt 
mit  ?<  <  ü  reimen  kann,  z.  B.  liu  <  locum,  und  noch  heute  wird  in 
manchen  Gegenden  Savoyens  füa  gesprochen  (cf.  §  71).  Aus  dem 
Gesagten  ergibt  sich,  dass  estrine  nicht  eine  ausschliesslich  pikardische 
Form  ist.  Ihr  Vorkommen  in  einem  nicht-pikardischen  Text  ist,  falls 
die  Form  ursprünglich  pikardisch  wäre  (was  sie  jedoch  nach  pikar- 
dischen  Lautgesetzen  nicht  ist,  cf.  unten)  um  so  weniger  befremdlich, 
als  im  15,  Jahrh.  die  Sprache  einer  einheitlichen  Schriftsprache  zu- 
strebt, wobei  pikardische  Formen  und  Lautbildungen  über  die  ur- 
sprüngliche Grenze  wanderten.  —  Die  Form  estrainne  ist  eine  Kon- 
zession des  Kopisten  im  das  Gemeinfrz.  (etrenne). 


über  die  Sprache  des  Mystdre  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.          087 

Wie  vorhin  angedeutet,  ist  die  Form  estrine  nicht  in  pikardiseher 
Lautregel  begründet;  cf.  etrane  {=  etrenne)  im  Glossaire  du  patois  du 
val  de  Saire  (Manche),  p.  Axel  Romdal  (1881).  Die  Form  mit  l  konnte 
ich  nicht  in  einem  mod.  Mundartenwörterbuch  finden  (cf.  etrener  in 
Grangier,  Gloss.  fribourgeois,  etrena  C16d.;  Herne  Guerlin  de  Guer,  Le 
parier  pop.  de  Thaon  S,  103;  ßaynouard  hat  estrena,  Devaux  S.  59, 
Nr.  57  estrennes,  Goerl,  64  estroines);  avena  >  pik.  avfne  nach  Fert. 
(geschrieben  avhie)  und  Ledieu  (geschrieben  aveine);  in  Savoyen  avfnä 
4  A,  AI  u.  s.  w,,  nvnina  1  Dm,  4  Aa;  daneben  aber  auch  avinnäb  k\. 
Diese  letztere  Form  zitiert  auch  Goerl.  63  als  avhia  aus  einer  Ur- 
kunde des  Bourbonnais.  Von  beiden  Formen  ausgehend  liesse  sich  in 
estrine  <  *strena  eine  Dialektform  des  Südostens  vermuten. 

Anm.  Meyer-Lübke  erklärt  in  seiner  Gramm.  I,  §  116:  „Zweifel- 
haft ist,  ob  altfrz,  estrine  <  *streua  hierher  (d.  i.  zu  den  Fällen  der 
Vertauschuug  des  Suffixes  -enus  mit  dem  häufigeren  -inus)  gehört, 
oder  ob  etwa  primus,  prima  eingewirkt  haben." 

§  49.  Gedecktes  e  verhält  sich  im  allgemeinen  wie  im  Gemeinfrz. 
—  fiima  +  mente  >  gelehrt  firmament  5.  —  mfssam  >  mese  3694  r. 
egleyse]  sonst  erscheint  missam  als  mise^  misse^  s.  §  37  c.  —  Wie  im 
Altfranzösischen  wird  gedecktes  e  zu  i  in  ecce  illi  (+  Nom.-s)  "> 
cilz  (Nom.)  1328,  sil  (Acc.)  3060,  (Nom.)  3331  neben  cel  3303  (Nom.), 
Celle  (zu  verbessern  cel)  2995.  —  In  *metip8imum  >  meisme  2836  r, 
disme  <  decimus  haben  wir  einen  «-Reim,  der  zeigt,  dass  die  Super- 
lative auf  -isme  (sa/nfisme  u.  dergl.)  zu  meesme  ein  mejismey  inetsme 
entstehen  liessen;  cf.  Chans.  deRol.  592:  melisme=  gewöhnliche  altfrz. 
Form;  Goerl.  67  führt  aus  Floovant  mol'lmes  an;  s.  Godefroy:  mejisme. 
Das  mod.  Sav.  kennt  neben  memo  4  T,  A,  R  auch  mJmo  2Aj;  SB, 
welche  Form  die  Weiterentwicklung  von  meisme  ist,  cf.  Girardin  222: 
„15.  Jahrh.  mesme,  mod.  mimiü^ 

§50.  Gedecktes  e  vor  Nasal  >m,  an,  ain:  sensus  >  sews 
911  r.  gent^  3883;  senz  513  r.  gens,  sains  (korr.  sans)  853  r.  seanz  < 
ecce  hac  intus;  cel  ans  3832  r.  riens  <  lem,  936  r.  dedens;  dedans  2707 
r.  gens\  inde  >  «»  419,  am  2063,  ant  3194  r.  alegremeut;  findis  (2.  S.) 
y  fant  1992  r.  malement.  Von  pensare  kommt  gelehrtes  pense  1206, 
pause  5,  3161  (cf.  §  55);  feminam  > /emwe  325  und  2009  r.  dame-^  alt- 
engl.  Engle  +  terra  >  Engleterre  4267.  —  Cf.  mod.  sav.  sf  (=  sens) 
4T,  A;  sf  4  A,  R;  sr  (=  ceans)  4  A,  sf  4T;  de  (^dans)  6B;  dye 
(=dans)  lA,  E;  4T,  A;  dye.  4A,  Ab,  AI,  A'g,  R;  5C;  6A;  daneben 
dyä  IT;  2A;  3B,  T;  4  Aa,  während  in  4  T  f?«  =  donc  ist;  %o(<lin- 
guam)_4T,  A;  6B;  legä  4A,  Ab,  AI,  As,  R;  6A;  daneben  läga  IT; 
3  S;  s^biä  (=  semblant)  4  R,  seblä  4  T,  A.  —  Wir  dürfen  nach  der  Schrei- 
bung sains,  dem  Reim  ceans  :  riens,  dem  mod.  Sav.  und  dem  unter  freiem 
e  vor  Nasal  (§  48  a)  Gesagten  eine  e- Aussprache  für  sains,  dedens  au- 


ßg,^  Jakob  Föurmann 

nehmen  und  für  ceans  ein  ceens^  parallel  zu  dedens  einsetzen,  so  dass 
e  vor  gedecktem  Nasal  die  Lautung  f  bekam.  Der  Reim  senible : 
chambre  verlangt  allerdings  eine  a-Aussprache,  die  aber  als  gemeinfrz. 
neben  der  dialektischen  f -Aussprache  bestehen  kann  gemäss  dem  all- 
gemeinen Charakter  der  Sprache  des  Mysteres. 

§  5.T.  e  +  Palatal  oder  i  wird  zu  oi  und  (analogisiertem)  i: 
TegGm''S>roi/  1233,  1395  u.  s.  w.,  r. /oy<fidem;  benedictum  >  i^wo/^ 
654,  2833;  begnoy  4090,  begnoäe  1891,  neben  analogisiertem  begni^ 
hegny  775,  997,  1615,  begnie  3400.  —  Cf.  mod.  sav.  beni^  benf  4  AI; 
betif,  -f<«4R;  egä  benetu  (=  eau  benite)  4T,  Ab. 

§  52.    e  +  Kons.  + 1 

a)  e  +  U,  cl>  oi(l),  ai(l),  ei(l),  (e)l^  i(l):  bot-f  ilium  >  botaille  67, 
boutaille  3268  r.  nouvelle]  demnach  hat  hier  ai  eine  ^'-Aussprache ; 
cf.  Godefroy:  botele,  boistele;  mirahUia. '^  7nerveille  2729  r.  travaille 
<  *tripaliat,  3296,3665;  consilium  >■  co«se?7  317  r.  appareK. -\ciyx)\um\ 
*habilia  {Im^QV. )'>  abillie  347  (s.  §58);  *soliculum  <.soloil  2180,  solois 
1540,  solail  848.  —  Cf.  sulivc  und  sulof  4T,  A;  5A',  At;  sqlwe  4  R; 
sqliwe  6  Ac,  u.  dergl.  neben  sTdä  6  B.  —  vermiculum  >  vennel  1010. 
Nach  diesem  und  dem  vorhin  zitierten  apparel  scheint  das  J-Element 
(die  Mouillierung)  schwach  gewesen  zu  sein;  cf.  auch  parellement 
(=  pareillement)  im  „Roman".  In  solois  haben  wir  bereits  das  mod. 
sav.  sqlw^  mit  verstummtem  /. 

b)  e  +  ni>  -oignie,  -eigne,  -igne:  insigna  (Imper.)  >  ensoignie  1608; 
in8ignia>  ansigne  3266  neben  enseigne  3372;  cf.  Goerl.  62:  ^ipigne  neben 
regelmässigem  peigne'-^  und  S.  78:  ,.pignolt,  ensignanz"\  cf.  §  56.  — 
Gelehrtes  digne  436,  1683,  2343  r.  benigne,  3435  r.  divine,  2456  r.  vii- 
enne  (s.  §  33  b),  1213  r.  commune  (betreffs  des  Reimes  i :  ü  cf.  benefice : 
delusse  2329/30);  signe  2490  und  2532  r.  divine. 

§  53.     e  +  1  K«°«- 

a)  illos  >  eidx  H582  r.  religioiix.  —  Es  ist  die  Vermutung  nahe- 
liegend, dass  religioux  als  dialektische  Form  zu  lassen  (cf.  §  76)  und 
für  eidx  ein  oidx  einzusetzen  ist  (das  wohl  von  ellos  über  eis,  eals, 
eols,  eos  entsteht,  wie  beaux  über  bels^  beals,  beols^  beos).  Godefroy  be- 
legt Formen  wie  oms,  oux^  ouls  u.  s.  w.;  Goerl.  123:  „eaus^  eaiix,  aux^ 
hos  .  .  .",  S.  129:  „ecce  illos  >cfaws,  ceos^  ceoz.'^  Cf.  Vignon,  Rev.  de 
phil.  frQ.  XIV,  3,  u.  a.:  o,  «,  M<ille;  mod.  sav.  qt  (=  il,  ils)  7  Lb. ; 
u  (=cela)  5C;  6B;  4T,  A. 

b)  Nach  Palatal  wird  e  + 1  ^°"^-  zu  ieu(l)  neben  eu(l):  ecce  illos 
y  cieulx^  cyeulx  217,  1545,2722  neben  ceulx  533,1136,3305  r.  religieux 
3933.      Cf.  Goerl.  128,  u.  a. :  ceu(l)x,  ciaus,  ciaux. 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  089 

Vortoniges  e. 

§  54.  Vor  folgendem  frz.  ü  erscheint  e  noch  als  silbenbildendes  e 
oder  kann  als  Silbe  für  den  Vers  unberücksichtigt  bleiben;  s.  §  7.  — 
e  +  1  ^  zweisilbiges  o'i  in  rohjne,  roline  1395  r.  sauvagine^  2012,  3064; 
hier  haben  wir  Anlehnung  an  roi  <  regem.  —  e  >  e,  /,  ie  in  vertus  293, 
viertn(s)  1542,  2415,  2745,  2805,  2853,  2859  u.'s.  w.,  virtus  2400,  vir- 
tuose 282;  ßrmament  1820,  2012  u.  s.  w.  neben  fiermament  3064;  ie 
kann  hier  nur  gleichwertig  mit  /  oder  ^  sein;  presonnier  2984  {cf.prrzo 
=  prison  4T,  A);  cristiens  1200,  christiante  2594,3556  neben  chrestiens 
902,  crestiens  1035,  4245,  crestianU  1156;  pTetatem  >  pitie  1276,  2768, 
petie  2588,  pite  996;  divine  2190,  2533,  3435  neben  devim  3515,  devln 
2784;  drabolum  >  gelehrt  delable  1045  neben  deable  1037,  dmhle  1131, 
dyable(s)  941,  1039  u.  s.  w.,  cf.  §  7.  ~  Präfix  dis->(/es-,  dis-\  Präfix 
de->(/e-,  di- :  destrihuSs  3420,3893;  despousez  1961,3628;  de/ßer  2099, 
2157;  difßer  2096,  deffiance  (korr.  aus  deffance)  2101;  d/ffiement  211b ; 
diffmdte  4240,  diffinemant  1208;  devers  70,  132  u.  s.  w.  neben  fZ/«;ers 
84,  127,  131,  1603,  2882,  3093,  4070.  —  e  schwindet  in  (dis)jejunare 
>  desjuner  64,  2070;  W  junoit  4016.  —  quTsque  unum  >  chescun  1219, 
2350,  3370,  chescum  3882,  3954,  4025  u.  s.  w.,  chescung  604,  chescune 
2606;  kontaminiert  mit  xard  unum  ;  chascun(s)  545,  663,  1069  u.  s.  w.  — 
e  in  labialer  Umgebung>  o  :  je  6o2/n/y  <  bibere  +  ayo  2126;  daneben 
il  bevoit  4015,  nous  bevons  566,  nous  beurens  (^korr.  beverons^  cf.  §  96)  783. 

§  55.  e  vor  Nasal  >^  ßw,  «w,  am,  in: pensh  1476,  -^  2342,  3557, 
-ons  825,  penssez  901;  panser  2050,  pansez  97;  annoyeuse  2169,  angt/m 
2800,  ansigne  3266,  commencie  1488,  commensiez  2103,  couiaucier  1900, 
3143,  Commander  3358,  ramply  2944;  fw/er^  941,  2972,  infer(t)  1030, 
1606,  2713  u.  s.  w.,  inipefrer  4054;  lengalye  1228,  2595,  laingage  3601. 
—  Die  Doppelschreibung  lengaige  und  laingage,  vencu  2970  und  vaincu 
3096,  3664,  3972  lässt  eine  ^Aussprache  des  en  in  lengaige^  vencu  an- 
nehmen ;  cf.  mod.  sav.  /Jfsä  (==  pensee)  4  T,  A ;  komfsi  und  Ä;wf s/ 
(=  commencer)  4T;  fcmfs«  4R;  Ames^J  6  A,  u.  dergi.  Cf.  e  vor  Nasal 
§  50. 

§56.    e  +  Kons. +  i. 

e  +  Di>  ߫5'**j  egn  :  ensei gnant  4219,  ensegnoit  4237;  cf.  e  +  ni, 
§52b.  —  e+U>  ß^^i)  ß*^^j  ^«^^i  :  evellies  1920,  esvellieraz  1925,  6?s- 
veeY/cr  1935,  esveillier  2073,  ye^//er  4024,  veillions  4030. 

Nachnebentoniges  e. 
§  57.  Nachnebentoniges  e  erscheint  als  e,  «  in  gelehrtem 
archidiaque  1140,  1183,  1191,  1289,  1741  u.  s.  w.,  archediaque  1149; 
clarete  1542;  ennemg,  -is  1244,  2(i79,  1065  u.  s.  w  neben  emümy  2800; 
gelehrt  es^^r/^  3375,  korr.  in  1789  aus  esper it,  3938;  esper it  1827,  3859, 
esperitz  1120,  2946;    medecin  4120   neben   medicin  3818,  3853;   sanctitc 

Romanische  Forschuugen  XXXII.  44 


ß9()  Jakob  Fourmann 

3739;  visiter  3584,  visitez  (P.  P.)  3830  ueben  viseferent  (3.  PI.  Peif.)  3723; 
relegion  3289,  3322,  3361,  3678  u.  s.  w.  neben  religion  707,  2213,  3102; 
relegien(l)x  3292,  3620  neben  religieu(l)x  3304,  3338,  3372;  von  i)Os 
sidere  das  P.  P.  yossidi  3027  (s.  §  142). 

§  58.  Nachnebentoniges  e  vor  li  >  eilll^  ilU,  iU  :  abeillie  355  neben 
habilliez  1477,  habillienient  1475,  ahilliemens  594,  670,  mervilieux  1187, 
3657,  mervilliousse  3482,  mervillieuse  3398.  i  ist  Reduktion  von  ei  vor 
#  in  zwischentoniger  Stellung. 

Unorganisches  e. 
§  59.  Hinzufügung  eines  e.  e  ist  unorganisch  angefügt  in 
vrai/e  (=:Masc.)  391,  3058  neben  vray  749  u.  s.  w.  Beidemal  steht  es 
vor  Kons.,  ohne  dass  es  für  den  Vers  als  Silbe  zählte ;  es  ist  demnach 
nur  graphisch.  —  Schluss-e  ist  hinzugefügt  zu  las  (=  helas),  <  lassum 
in  dem  Ausruf  lasse  moy,  wo  es  als  Silbe  zählt,  in  den  V.V.  1049,  1990, 
2128;  in  1997  ist  lasae  in  las  korrigiert  des  Versmasses  wegen.  Die 
Hinzufugung  des  e  ist  hier  psychologisch  begründbar:  las  als  Ausruf, 
Aufseufzen  hat  ein  gedehnt  gesprochenes  s,  bei  dessen  Aussprache  sich 
ein  Stütz-f  einstellen  konnte,  besonders  da  zwischen  dem  Ausruf  und 
der  Fortsetzung  der  Rede  eine  Pause  ist. 

Lateinisches  i. 

Hochtoniges  i. 

§  60.  I  wird  behandelt  wie  im  Gemeinfrz.:  ire  394,  dire  233,  301 
u.  s.  w.  —  Lat.  i  verliert  den  Hochtou  und  wird  e,  das  auch  ausfällt 
je  nach  der  Silbenzahl  des  Verses,  in  gelehrtem  esperitz  (N.  PI.)  1120, 
es2)erit  1827,  2946,  3859;  korr.  zu  esprit  wegen  des  Versmasses  1789, 
3938;  esprit  3375,  —  t~>  ie  im  Inf.  revestier  2786  r.  partir]  cf.  liere 
u.  dergl.,  §  36. 

§  61.  Das  Produkt  von  2  +  n  =  m,  im  in  frz.  Auslaut  reimt 
mit  den  Produkten  von  freiem  ä  +  n,  f +  n  (cf.  die  Zusammenstellung 
§  14),  so  dass  hier  eine  ^"-Aussprache  anzunehmen  ist:  cusim  56  r. 
parain,  Duyng  (<  Duluum)  189  r.  parain,  chemin  3310  r.  bien  u.  dergl. 
Diese  e-Aussprache  hat  auch  das  mod.  sav.  /e<lfinem  4  T,  A,  /f  ■< 
finum  4  T,  A,  R  u.  dergl. 

§  62.  i  +  \  Kon8.>  11^  if^u  .  fiiius>^/s  450,  487  u.  s.  w.,  3705 
und  3995  r.  paradis,  1701  r.  resjoi/,  3074  r.  Cr  ist;  3667  r.  puis,  3688  r. 
pais]  fils  1652;  in  V.  2461  reimt  ßlz  mit  mieiilx,  wo  ficulx  einzusetzen 
ist ;  fieulx  385  r.  licux,  pieulx  (<C  *piosum),  Dien ;  655  r.  Dien.  Wir 
haben  hier  ein  Beispiel  dafür,  dass  gemeinfrz.  Formen  und  dialektische 
nebeinander  vorkommen  und  vom  Dichter  benutzt  werden,  je  nachdem 
sie  ihm  für  den  Reim  j)assen.    Die  dialektische  Form  ßenlx  ist  für  den 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  ßernard  de  Menthon  etc.  ()!)[ 

Südosten  belegt  von  Goerl.  1021:  ßeux,  ferner  fiu,  fiuz,  fiul\  daneben 
ülz,  fiz.  Med.  sav.  wird  filius  tm.  fijü  4T;  nach  Fert.  Verd.-Chul. /yö, 
bürg.  ^,  lothr.  f'ö,  rom.  Schweiz  fy'6,  fyu,  fe,  Kouchi  fyö,  pik.  ///cJ,  fyil, 
ebenso  Artoin.  Die  im  Mystere  mit  fieulx  reimenden  Wörter  lauten  im 
mod.  Dialekt:  T>ewm>  Dyü  3S';  4  T,  A,  R;  2Ka;  Fert.  Verd.-Cbal. 
Dyu\  basnorm.  Z)/i;  Fr.-Cte  Dwf,  Montret  (Saone-et  Loire)  D^/ü;  St-Amour 
(SaOue  et- Loire)  Dye,  any.  Dyü,  \)\k.  Dyü^  zyi'i\  Gillieron  (Vionnaz)  i)//^; 
melius  >  w2/e7i  4T,  A,  R;  myü  5C;  6A;  mü  GB  (neben  myoi  7  J; 
myo  4  Ab);  myö  Cled. ;  l9cum  s.  §  71.  —  Von  hier  aus  ist  auch  die 
Ansicht  Chatelains  S.  68  (unter  3)  abzuweisen,  dass  ein  Reim  wie 
mteulx  :  fieulx  im  Mystfere  de  S.  Beruard  betreffs  dessen  Autor  zeige, 
„que  cet  auteur  et  celui  de  la  Passion  d'Arras  parlaieut  le  meme 
dialecte,"  Man  kann  nur  konstatieren,  dass  ein  in  der  Fikardie  vor- 
kommender Lautwandel  auch  dem  Südosten  eigen  ist. 

Vortoniges  l. 

§  63.  Vortoniges  l  bleibt  i  oder  wird  e  (Dissimilation)  in  *prima- 
rium  >  piimier  2749,  woneben  prem/er  1271,  41ß0;  dlvisare  >  deviser 
1446,  1448  u.  8.  w.  neben  diviser  136;  finivit  >  fenist  4324. 

Nachnebentoniges  T. 

§  64.  Nachnebentoniges  I  schwindet  im  Produkt  von  *oblitare: 
yombleray  68,  tu  omhle  (Konj.)  734,  daneben  tu  omblie  (Konj.)  2381, 
omhlier  (Inf.)  1485,  ombli^  (P.  P.)  726,  oinblier  (P.  P.)  1631.  Dieses 
Verschwinden  des  sonst  analogisch  bleibenden  i  in  ombleray^  omble 
erklärt  sich  dadurch,  dass  nachnebentoniges  i  zu  e  geschwächt  wird 
und  mit  dem  folgenden  e  <  a  (der  Endung  -are  bezw.  -as  von  -obli- 
tare  +  habeo  bezw.  ^oblitas)  zu  einem  e  verschmilzt.  Eine  derartige 
Schwächung  des  nachnebentonigen  i  zu  e  findet  auch  statt  in  je  die- 
meneray  1369  neben  cheminer  369  u.  s.  w. ;  je  vesteray  1837;  nons 
aconiplerons  2341,  je  conipleray  1370,  je /urner ay  788  uchen /um ii'es 
3640,  furnyres  1425. 

§65.  Satzunbetontes  I  erscheint  als  e  in  sie  >  se  (Füllwort) 
1396,  4200  u.  s.  w.,  ce  339,  2716,  4189  neben  s/,  sy  179,  284  u.  s.  w., 
apostrophiert  s'  3605;  6l>se  (=wenn)  896,  1256,  1266  u.  s.w.  neben 
si  3844  u.  s.  w.;  se  {=  ob)  931,  981,  3831  u.  s.  w.  neben  si  1650 
u.  s.  w. ;  senon  297,  1166  neben  synon  1189.  Vor  Vokal  kann  der  Vokal 
im  Produkt  von  sie,  sl  elidiert  werden  (s.  §9);  qui  >  que  (Nom.  Masc. 
undj'em.,  S.  und  PI.)  33,  147,  1493  (quelou),  2705,  2915,  2998,  3450 
(que  a),  3610, 3637  (quelest),  3923,  3966  (quela),  4002  (quelaz),  ce  que  =  ce 
qui  304,  que  =  ce  qui  4065,  daneben  qui  1174,  1184,  1275  u.  s.  w. 

44-^ 


(392  Jakob  Fourraaim 

§  66.  Unorganisches  i  im  gelehrten  destruiction  (Analogie  zum 
Infinitiv  destruire)  2807  neben  destruction  1065,  1288  u.  s.  w.  (Godefroy 
zitiert  destruiction  ebenfalls);  vailoit  «  valere  -[-  habebat,  Analogie 
nach  vaillant)  4271  neben  valoit  4291;  charboniee  (Rostbraten)  1015  < 
*carboniata  (Godefroy  zitiert  nur  Beispiele  ohne  /)  reimend  mit  saUe\ 
der  Reim  ist  erlaubt  nach  §  1. 


Lateinisches  o. 
Hochtoniges  o. 

§  67.    Freies  o  >  eu,  ue,  ueu^  o: 

a)  soror  >  seur  174;  cor  >  euer  3  r.  honnenr,  303  und  1697  r. 
seignieur,  1593  r.  servHew\  3334  r.  asseur  <  ad  +  securum;  cueiir^ 
korr.  mer,  1092  r.  seigneur]  chorum  >  c?<ß20's  2543;  (mod.  sav.  wird  cor 
zu  kö  4  A,  Ab,  Aj;  kör  4  T;  kufi(r)  8  B'm);  filiolum  >  filliole  588 
neben  filieurs  (ef.  §  122)  249  r.  veul  <  *volo  (mod.  sav.  ßülä  4  R; 
Fert.fi/qle  im  Verd.-Chal.; /^oZf  in  Berry,  Bresse,  Genf).  —  Die  Reime 
euer  :  konneur  u.  s.  w.  sowie  die  Schreibungen  eti,  ue  setzen  eine  ö-Aus- 
sprache  voraus,  die  bereits  im  13.  Jahrhundert  aufkam. 

b)  Besondere  Beachtung  verlangt  freies  o  vor  Labial;  es  wird 
zu  0,  OH  (Lautung  ü)  in  Jo,  Jou,  Jonx  (<  Jovem)  1186,  1894,  2585, 
3389  u.  s.  w.  (s.  Glossar  des  Herausgebers);  Jou  3635  r.  viertus  <vir- 
tülem,  3907  r.  Jus  <  deQ[r]sum,  4269  r.  Cornu  <  Cornutum,  4130  r. 
jouz  =  betontes  Pron.  der  1.  Sing.  Dasselbe  o  wird  als  eu,  ou  dar- 
gestellt in  movet  y  niem  1614  r.  veiilt  <  *V9let,  operam  >  euvre  ^24:2, 
3383,  3344  r.  pouvre  <  pauperem;  >  ouvre  3616;  6perat>  ouvre  3594, 
*9perat  (für  aperiat)  y  euvre  2022;  tropo>je  treuve  3467,  4196;  aber 
*J9vene  >  Joennes  1636,  Jouene,  korr.  aus  jouneur  238;  cf.  mod.  sav. 
äoenq  4  Ab,  dqe.nno  2  Fe;  dpwZno  4  A,  AI,  R;  dwannq  4  Aa;  zweno 
6  A;  zwf7if  4  A;  dywanno  ID.—  Was  lehren  die  Reime  Jou:-ü 
(viertus,  Jus,  Cornu)?  Ist  es  erlaubt,  Jü  einzusetzen?  Wie  erklärt  sich 
dann  der  Reim  mit  Jouz?  Cf.  Goerl.  79:  „Einige  Male  begegnen  wir 
Formen  mit  u:  vult,  murt,  muttre  (=  neufrz.  meurtre),  murtre,  June{s) 
(neufrz.  jeune),  aluf,  nuf  ...  Es  ist  hier  zur  Erklärung  des  Über- 
ganges von  'ue  zu  u  an  die  parallele  Entwicklung  von  ie  zu  i  zu  er- 
innern. Ilorning,  Die  ostfranzös.  Grenzdialekte  §  78  und  Gröbers  Zeit- 
schrift XI,  414  erklärt  diesen  Wandel  durch  progressive  Assimilation". 
Vgl.  deis  Jovis  >  mod.  sav.  ddü  4  Tc,  dzü  4  T  neben  ddu  5  A,  dzu  7  J,  dzu 
8  B'm ;  C16d.  hat  züdi.  Vgl.  auch  bovem  >  mod.  sav.  bü  4  T,  A,  Ab,  AI,  R; 
1  Bm ;  5  A',  At;  1  B,  B',  Em;  3  Gp,  Jt;  4  T';  daneben  i«  3  Ca ;  5  M;  8  Bs, 
Mc;  5  A;  6  A;    8  M.    Dazu  belegt  Goerl.  122  für  den  Südosten  auch 


über  die  Sprache  des  Mystöre  de  S.  ßeruard  de  Menthon  etc.  693 

ein  ju  <  ego  {jn  ai  fait).  Nach  alledem  steht  der  Annahme,  dass 
wohl  Jü  einzusetzen  ist,  nichts  im  Wege.  —  Der  Reim  euvre :  pouvre 
lässt  in  euvre  eine  modernisierte  Form  für  ouvre^  das  selbst  3616  vor- 
kommt, vermuten;  cf.  Goerl.  80:  „In  gar  nicht  seltenen  Fällen  kommt 
0  oder  ou  als  Vertreter  des  lat.  o  vor,  und  zwar  besonders  vor  v,  selten 
vor  anderen  Konsonanten  (r  und  l) :  prove,  ovre,  ouvres  .  .  ." ;  cf.  auch 
mod.  sav.  uvrä  5  C,  üvrä  3  S';  4  T,  A;  Girardiu  226:  ouvra  im 
15.  Jh.;  mod.  ouvrä. 

c)  Hieran  anschliessend  sei  die  Entwickl  ung  von  ego  erwähnt. 
Vit.  Substrat  ist  eo  (cf.  Gröber,  ALL  VI^,  386),  das  in  unserem  Mystcre 
als  y^,  ge,  Jouz,  Joje  erscheint.  Betreffs  yoN2;.-Jo((  s.  diesen  §  unter  b; 
Joje  1041  r.  synagogue  stellt  wohl  eine  Verdoppelung  des  jo  dar: 
jojo^joje  ('?).     Mod.  sav.  du  3  C,  an  4  T,  A;  sonst  d'r. 

§  68.  Gedektes  0  >  0,  ou:  propositum  >  prepos  645  r.  folz 
<folli8  (mod.  sav.  j^^'opu  3  S';  prupö  4  T,  A;  parpu  4  AI,  purp u  Ali; 
fii,  fidä  4  T,  A;  8  B'm);  aumonne  3157,  3751  r.  Romme;  aiimone 
3608  und  4295  r.  personne,  4106  r.  komme;  aidmone  3511  r.  colompne 
(<  columnam);  aumosne3116{armonnä  AT,  AI,  A'g;  7Jr;  armönä  3T; 
8  M) ;  ad  +  *follat  >  affole  1307  r.  idole ;  Verbalsubstantiv  zu  reprocher < 
*repropiare:  reproche  1479  r.  nopce  <  *noptiae  (cf.  §  115);  mod.  sav. 
rpropo  4  T,  A,  R;  rpruto  4  Aa);  Collum  >  col  3004  r.  fol  <  foUem ; 
fol  829  r.  repos,  2286,  2293,  2811,  3062 ;  floccum  >  froc  3370,  3381 
r.  po<paucum;  *cloppum  >  dop  Ruhr.  n.  4050,  4084,  4104;  *clocca 
>  clouche  2770  r.  croce  <  *croccea,  2775;  nostrum  >  noustre  1658, 
2357,  2904  neben  nostre  938.  967  u.  s.  w.  (nufrn^  -ä  4  T;  nütrö  1  Db  u.  s.w.). 
Kurzformen  noz^  nos^  no,  noiis  s.  Formenlehre,  §  139;  Verbalsubstantiv 
zu  accorder:  acours  (korr.  aus  appourt)  584  r.  court,  accoiirt  1217  r. 
confort  (Verbalsubstantiv),  und  Fem.  accorde  1230  r.  misericorde^  con- 
f9rta(t)  >  confourte  1316  r.  apourte  <  ad  +  porta,  confourte  1603  r. 
pourfe  <  portam;  conforte  72  r.  pourfe;  pourte  188,  285,  1792,  1933 
r.  porte  <  portam.  Cf.  Goerl.  87:  „Lat.  o  in  geschlossener  Silbe  geht 
vor  r  gern  in  ou  über:  fourme  .  .  .";  Girardin  226  führt  für  das 
15.  .Jh.  an:  porta,  pourte,  mod.  pwartä,  und  meint,  bei  pourte  handele 
es  sich  um  eine  „fausse  francisation"  nach  dem  Muster  tor,  frz.  tour. 
Doch  haben  wir  in  o  >  ou  eine  dialektische  Entwicklung  des  Süd- 
ostens, was  aus  den  obigen  Zitaten  und  dem  mod.  Sav.  hervorgeht: 
purtä  (=porte)4T;  5C;  6B;  daneben ^^wr^«  3S';  pörtä  1  Db;  3C;4A, 
R;  dagegen  Inf. /)or^rt  4  T,  A,  R ;  doch  c?f  pörtö  (=je  porte)  4  A,  R,  de 
purtö  4  T.  Nach  diesen  Beispielen  scheint  gedecktes  haupttoniges  o  zu 
u  zu  werden  und  von  hier  aus  auf  dem  "Wege  der  Stammesausgleichung 
auch  vortoniges  o  (cf.  dieses,  §  73  b). 


ß94  Jakob  Fourmann 

§  69.  o  +  Palatal  oder  i  >  ttl  {uuy)  ==  normale  frz.  Entwick- 
lung: noctem  >  nuit  1517  r.  tuit  <  *tücti;  in  odio  >  ennimtj  3543  r. 
ennemy]  *cogito  >  cmjde  3034,  3176,  4207. 

§  70.     o  4-  Kons.  +  i. 

a)  6  +  ri  >  oir  in  memoyre  4116  r.  poiivre,  2796  r.  encore,  r.  mit 
gloyre  in  den  VV.  2373,  2423,  3355,  3883;  r.  mit  victoyre  in  2861  und 
3430;  r.  mit  {h)ystoire  in  1845  und  4202.  -  Das  Ergebnis  von  6  +  r i  in 
-oyre  reimt  also  mit  den  Ergebnissen  von  puuperem  {pouvre),  hanc  ad 
horam  {ei^core),  -oriam  {victoyre,  [h)ystoire,  gloyre).  Der  Reim  mit 
-oiivre,  ore  lässt  Schwund  des  J-Elementes  vermuten.  Betreffs  des 
Reimes  r :  vr  s.  §  96.  Beachtenswert  ist  ferner,  dass  kein  Reim  oh\e) 
aus  o  (und  o)  +  ri  mit  oir{e)  aus  e  +  r  vorkommt.  Das  lässt  eine 
Verschiedenheit  der  Aussprache  des  oi  beider  Provenienzen  vermuten. 
Thurot  I,  370  sagt:  „En  un  certain  nombre  de  mots,  oü  oi  ne  vient 
pas  de  ei,  et  ne  sc  trouve  pas  devant  une  l  ou  une  n  mouillees  il  per- 
mute seulement  soit  avec  ou,  soit  avec  o,  soit  avec  i,  soit  avec  eu}'' 
Tabourot  gibt  z.  B.  an:  douzil  (dezil)  d'uu  tonneau,  mot  bourguignon; 
Nicot  gibt  an:  doisil.  Andere  Beispiele  s.  Thurot.  ,,Babiloine,  Bahy- 
lone:  Tabourot  (geb.  1547  zu  Dijon;  studierte  in  Paris  am  College  de 
Bourgogne,  dann  in  Toulouse,  verbrachte  sein  weiteres  Leben  in  Dijon, 
also  auf  südöstlichem  Gebiet).  Betreffs  memore  s.  Godefroy.  Goerl.94 
zitiert  diese  Reduktion  von  oi  zu  o  u.a.  für  das  Suffix  -oria:  terretores 
zweimal,  terretore,  memore,  glore.  —  Gestützt  auf  diese  Zeugnisse  und  die 
Reime  dürfen  wir  auch  einen  Schwund  des  i  für  die  Aussprache  in  me- 
moyre annehmen;  ebenso  in  gloyre,  victoyre,  hystoyre,  alles  gelehrte 
Wörter,  ursprünglich  glorie  u.  s.  w.  >  glor'e  >  glore;  -oire  gehört  erst 
der  Schriftsprache  an. 

b)  6  +  li>  eul,  oeul,  yeu(l),  uel^  uil,  uys,  iieil:  9culum> e«//4220 (eben- 
so im  „Roman")  oeiil  910,  9CUI0S  >  yeulx  4078  r.  Dieu,  4193  r.  nujeulx :  do- 
lium  >  duel  37  r.  seid^  2028  r.  seuz  (korr.  seul),  dneil  2032;  *9rgolium  > 
orguel  2Sb2',  or^weV  2949;  danach  orguiUieux  2851  neben  orgiiellieux 42S0] 
*volio  >  vueil,  vugl,  vuys  neben  Formen  von  V9I0,  z.  B.  je  veul  250 
r.  filieurs  >  fili9lum;  s.  Formenlehre,  §  189.  —  Nach  Goerl.  85  ist  die 
regelmässige  Entwicklung  von  9  vor  li  im  Südosten  ui,  indem  das 
J-Element  in  li  sich  mit  dem  vorausgehenden  Vokal  verbindet  zu 
nei  >  ui,  das  wir  in  je  vuys  und  in  orguil,  orguillleiix  haben.  Goerl. 
führt  an:  vuil,  fuille  .  .  .  orguil.,  orguel.,  orguilleux  u.  s.  w.,  vueil  .  .  , 
veul  .  .  ,  voil  .  .  .  vuel  .  .  .;  cf.  auch  das  mod.  sav.  düi  7  A,  neben 
döi  7  Ma',  dato  4  T;  orgive  (=  orgueil)  3  S'.  Auf  ein  Ausfallen  oder 
doch  schwaches  Aussprechen  des  J-Elementes  deutet  duel  (neben  dueil)., 
reimend  mit  seul,  seuz  hin;  beweiseud  ist  diese  Schreibung  aber  nicht, 
da  ein  Reim  i :  /  {düt :  sül)  in  unserem  Text  korrekt  ist. 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bernard  de  Meuthon  etc.  695 

c)  ü  vor  ni  >  oin{g)^  oong,  onr.  vlt.  lonye  >  loing  150,  635  r. 
Menton;  loongs  (im  Ms.  zweisilbig-;  der  Herausgeber  lässt  es  einsilbig- 
erscheinen  durch  Hinzufügen  einer  Silbe)  421  und  438  r.  baron  und 
venons'^  *canonium  >  c7/ano»me  1823  r.  personne-^  chanogne{s),  chanoinne 
1725,  1730,  1733  u.  s.  w. ;  chaynonne  1688  r.  norme  <  nonam;  *ca- 
noniam  >■  chanonie  1761  r.  bonne  <i  bonam;  *bis  +  sonium  >  besoig- 
nie  20  r.  soignie  <  soniat;  idoneum  >  ydonne  (gelehrt)  2442.  —  Die 
Produkte  von  6  +  ni  reimen  demnach  mit  denen  aus  6  in  freier  Stel- 
lung vor  Nasal  in  frz.  Inlaut,  wie  diese  ihrerseits  wieder  mit  ge- 
decktem o  mit  folgendem  Nasal  reimen,  woraus  sich  (cf.  das  über 
o+ri  Gesagte!)  eine  o-Aussprache  ergibt,  vielleicht  mit  Mouillierung 
des  folgenden  n,  worauf  ein  Eeim  wie  chanonie. -bonne  hinzudeuten 
scheint.  Für  die  o-Aussprache  sprechen  auch  die  Schreibungen  chog- 
nonne  (r.  bonne),  ydonne,  loongs  (r.  Menton,  venons,  baron)  und  auch 
das  mod.  sav.  Iwä  {=  loin)  4  Ad,  liwä  4  Aa  (sonst  sind  die  Endungen 
auf  f,  f,  also  mit  Beibehaltung  des  ursprünglichen  J-Elemeutes);  vgl. 
auch  Babiloinne^  §  79.    Der  „Roman"  schreibt:  chanones. 

d)  0  +  si  :  *capp[onem]  +  osium  >  chaimis  (Zimmermann)  3196, 
3214,  chappu/'s  3235,  Ruhr.  Seite  142  und  144;  angeführt  bei  Godefroy 
(Guiot  de  Provins,  Champagne;  1294,  Plait.  gen.  de  Dijon;  Dit  des 
rues  de  Paris;  1348,  Comte,  Ch.  des  comptes  de  Dole,  Arch.  Doubs; 
Du  Pinet,  Pline).  „Au  temps  de  Menage,  chapuis  continuait  d'etre  eu 
usage  pour  dire  charpentier,  dans  l'Auvergne  et  dans  le  Dauphine. 
Dans  le  patois  lyonn.,  un  charpentier  s'appellc  eneore  chaptiis;  Mont- 
böliard,  Beaume-les-Dames,  Poutarlier,  chapu,  tsapu.^'  Devaux  462: 
chapuis,  -HS.    Mod.  sav.  pajnve  3  S;  jjapwi  4  T,  A,  AI,  R. 

§  71.     6  +u. 

J9Cum>7>M  1877  r.  venns,  4208  r.  fOMc/^;«  < conclusum,  4224  r. 
porveheu  <  *provedutum :  Heu  1074,  1703,  3710,  4120  r.  Dieu,  lieux  386 
r.  pieulx  <  *piosum  und  -fieidx  <  filius.  —  Die  3  ersten  Reime  bezeugen 
eine  ?7-Aussprache  va  jeu\  betreffs  porveheu,  s.  §  87.  Cf.  Goerl.  84  f. : 
„o  +  cum  .  .  .  Neben  eu  und  ue  ist  gar  nicht  selten  ieu  und  einige 
Male  auch  in  Cote  d'Or  und  Haute-Marne  iu  anzutreffen  ,  .  .  Uns 
(mehrere  Male);  Floovant  hat  auch  Uu  931."  Godefroy  zitiert  für 
focum  u.  a.  fu,  fus,  fuc\  für  jocum  u.  a.  ju,  jus,  giu;  für  locum  u.  a. 
Uli,  lins.  Cf.  mod.  nav.  füa  (=feu)  in  Semine;  füwä  2  F;  fwd  4  T, 
A,  R;  8M.  Nach  Girardin  227:  locum  > /'w  im  15  Jb.,  mod.  yü.  Nach 
Jeanjaquet  287  ist  locum  neufreiburgisch  iü  oder  yü.  Cf.  Devaux  190: 
„Les  vieux  textes  du  Dauphin^  montrent  lue,  fue,  aussi  lua^';  S.  191: 
„Dans  la  region  grenobloise  /wf,  fyo,  dans  les  arrondissements  de 
Vienne  et  de  La-Tour-dn-Pin:  ftcä,  fyu,  fy'^i,  fiV''  Nach  Fert.  in  Artois 
fii\  hwx^.  feil,  Bresse /%,  Montret  (Saoue-et-Loire)  /ü;  Lille  fü;  pik. 
fü]    bürg,  zni  (=^jeu),    Lille  zu.    Wegen    der   Erklärung    der    mod. 


ß96  Jakob  Fourmann 

FormeD  cf.  Gauchat  281,  Horniug,  Gröbers  Ztschr.  XIV,  388  flf.,  Meyer- 
Lübke,  Gramm.  I,  §  198. 

§   7  2.      y  -flKong. 

solidos  >  80^0  855  r.  ^ros  <  grossum,  1069;  colpiim  >  co^j  856  r. 
trop,  1450.  —  In  diesen  Beispielen  ist  das  /  einmal  etymologisch  ge- 
schrieben, wie  der  Reim  zeigt;  das  andere  Mal  ist  es  auch  in  der 
Schrift  unterdrückt,  ohne  vokaiisiert  zu  erscheinen,  wie  ebenfalls  der 
Reim  zeigt;  cf.  §  127. 

Vortoniges  9. 
Vor  ton.  o  >  0,  ou,  e,  n. 
§  73.  a)  Freies  0  :  C9raticum  >  coraige  283  u.  s.  w,  coumige 
14;  columna  >  co/owpwe  3510,  4212,  4222,  columime  2757,  colomp)ia 
3516;  doleur  2647,  douleur(s)  380,  2712;  coleurs  4007;  noveaulx  183, 
nouvel  128,  2082,  4075;  nouveaulx  595;  *tropare  >  trouver  121;  voloir 
520,  2298,  vouloir  396,  nous  volons,  nous  voulons  u.  dergl.  s.  §  189; 
il  moroit  1525,  mourir  2028,  2032,  2342  u.  s.  w.,  botaille  67,  boutaille 
3268,  u.  dergl. 

b)  Gedecktes  o:  *cloccarium  >  c/om6'Ä/«?4147;  vous /ornem  1176, 
tornent  (Part.  Präs )  3484,  fourneront  2894,  tourneres  1855,  torment 
2029,  2362,  2696,  3486;  confourter,  -e  2018,  2722,  3093  u.  s.  w. ;  des- 
conf orter  2081;  appourte  2082;  empourtevons  2463,  emportons  2898, 
porter  965,  2485,  pourte  u.  dergl.  213,  713,  1405  u.  s.  w.,  fourme(e) 
750,  1038;  couste  352. 

c)  0  >  u  in  altnfrk.  *mor^r  +  Endung  >  murtrir  901  (cf.  Thurot 
I,  450).' 

Anmerkung.  Wegen  cronner  4030  <  Corona re  s.  §  195.  Wegen 
des  analogischen  e  <  o  in  Hiat  vor  ü  s.  §  7. 

§  7  4.     0  +  i  >  «y ,  oy,  u : 

cusine  1917,  cuysine  2908,  cuisine  964.  Davon  cuisinier  966,  cw?/- 
slner  1445;  annoijeuse  2169;  cögitatum  >  cuidiez  975;  je  cuydoye  1497, 
cudoye  153,  cuidefntj  2803;  nuysable  3805,  noysable  2598;  coctum  -[- 
osum  >  coiteux,  coyteux  1483,  2075,  coiteusement  2782;  *coctare  >  c//?/- 
^/er  2454.  —  Betreffs  der  Formen  mit  ?/  (ohne  ?)  cf.  Goerl,  87,  nach 
dem  0  +  i  einige  Male  als  ?^  und  tie  im  Südosten  erscheint,  z.  B,  puesf-e 
neben  pu/esse^  je  ^wes,  ^rue  <  troia,  cwere  <  cokere  u.  s.  w.  Betreffs 
cusine  cf.  Cled.  küzfnä  (=  cuisine),  küz^ni  (=  cuisinier). 

§  7  5.     Nachnebentoniges  o 

>  e,  i  in  orguellienx^  orguillieux ;  cf.  unter  0  +  li,  §  70  b. 


über  die  Sprache  des  Mystfere  de  S.  Berliaid  de  Menthon  etc.  697 

Lateinisches  o. 

Hochtouiges  o 

§  7  6.     F  r  e  i  e  s  ö  >  om,  eu^  o ;  ü. 

-orem:  -orem  in  erreurs  1158  r.  doleurs;  meillenr  lUi8  r.  servi- 
tetir;  ameur(s)'öll,  611,  675,  1655  r.  Jmmeiir,  1924,  2174,  2272;  3709; 
scignieur  1547  r.  redemptor,  2867  r.  lat.  Creator,  1941  r.  paour  (ein- 
silbig) <  pavorem;  ;jal^r  <  pavorem  840,  846.  —  -oiam  (-orat): 
-oram  (-orat)  in  demeure  (Verbalsubst.)  2724  r.  il  labeure\  horam> 
(h)eure  1690,  1732;  1725  und  3220  r.  il  demeure;  heura  1734;  houre 
3341  r.  demeure  (Verbalsubst.);  il  demoure  3853  —  -orem  : -ürnum 
in  palour  988  und  2912  r.  jour,  977;  paour  397,  831,  926,  2754,  2921, 
2934;  doleur^  douleurs  i' .  jour(s)  in  V.V.  74,  3711,  3814;  onneur  r.  jour(s) 
in  V.V.  2004,  2151,  3538;  d/shonneur  2967  r.  jour;  maiorem  >  wm^owr 
1525  r.  Jour  (wegen  nia/our  s.  Glossar  des  Herausgebers;  Godefroy: 
maior,  maiour  =  superieur,  ancetre,  parent,  maire  .  .  .).  —  orem: 
seeurum  in  seignieur  3287  r.  seurt^  paour  3226  r.  seurt.  —  -oram 
(-orat)  :  securam  in  il  demeure220b  r.  seure.  —  -oremror;  mit  euer 
reimen  createur  3153,  serviteur  1593,  monseignieur  1092.  —  -orem: 
-osum  m  fo7ideurs  3905  r.  religieux;  pluseurs  1008  und  2646  r.  avan- 
tageux.  —  -osum: -osum  in  perillieux  1186  r.  mervilieux^  glorieulx 
4094  r.  eureiix]  piteuse  1251  r.  glorieuse-^  fructuose  3382  r.  gracieuse\ 
virtuose  281  r.  gracieuse\  religloulx  3504  r.  glorieulx\  doleroux  1990  r. 
malireux\  dangeroux  3622;  velous  <  vTllosum  1427  (mod.  velours); 
fyevroux  Rubr.  n.  3764;  jottyouse  (*gaudiosam)  480  r.  gracieuse-,  mer- 
villiousse  3482  r.  eutrageuse  (ultra  +  aticum  +  osam);  melencoliouse  2170 
r.  annoyeuse.  —  -osum  :  e -f  1^°°^-  in  reUgieux  3304  r.  ceulx;  religioux 
3582  r.  eulx  (cf.  §  53  a).  —  -osumisolus  in  piteux  1645  r.  seuz.  — 
düos>  doulx  2691  neben  deulx  2760,  2761,  3523,  4078,  deux  422,  854, 
3457  u.  s.  w.;  satzuubetontes  super  >sow  4151  (Godefroy:  sor,  sour), 
sur  347,  4016  u.  s.  w.,  su  4016.  -  übi>  z*  2084  r.  perdu;  s.  §  85. 

Die  Schreibungen  und  Reime  weisen  zum  Teil  auf  eine  o-  und 
«-Aussprache  hin  (vgl.  die  Reime  -orem  mit  latein.  crcator,  mit  -ürnum), 
die  dialektisch  ist  gegenüber  einer  ö-Aussprache  (Reime  mit  dem  Pro- 
dukt von  cor,  seeurum,  s.  dieses,  §  87).  Betreffs  der  Reime  -osum  : 
e  +  lKons.  cf.  §  53  a.  Cf.  Goerl.89:  „Lat.  o  in  offener  Silbe  widersteht 
im  ganzen  Südosten  der  Weiterentwickeluug  zu  eu;  es  wird  in  den 
Urkunden  regelmässig,  ausser  vor  m  und  w,  durch  o  und  o«  dargestellt; 
0  ist  natürlich  die  ältere  Lautstufc  .  .  .  Neben  den  regelmässigen 
Formen  mit  o  und  ou  taucht  nun  schon  früh  in  den  Dokumenten  auch 
cu  auf..."  Cf.  Jeanjaquet  286:  „o  libre  devient  ou  (o'^),  representant 
la  diphthongue  qui  a  persiste  jusqu'ä  nos  jours  dans  une  partie  des 
parlers  fribourgeois:  houre  <  hora,  houres,  espous,  espouses,  segniour  .  .  . 


ß98  Jakob  Fourmann 

loin%  plusom^  plnsours,  soulemant,  souleman  .  .  .;  la  graphic  oii  est 
appliqucc  d'nne  faQOU  cousequente  et  le  traitement  frangais  eii  n'a  pas 
trouve  acces  dans  la  langne  de  la  chancellerie  fribourgeoise,  Sans 
doute  parce  que  ou  6tait  aussi  la  regle  dans  les  documents  de  Test  et 
du  sud-est."  Cf.  auch  mod.  sav.  amqr  4  T,  amur  7  Jr;  8  Bf.;  dolor 
4T,  AI;  dolo  4A;  ono  (=lionueur)  4A,  R;  grä  (=  heure)  Cled. ;  da- 
neben örä  4  A;  'Mira  4  T,  R,  pavorem  >  pur  4  Aa ;  pu  4  Tb;  pur  3  S',  T ; 
P'h  4A;  auch  pör  4T,  pö  4  A,  Ab,  R;  pä  4  AI;  punrp  IDb;  duos  >  c?/^ 
{du-z  vor  Vok.)  4T,  A,  Aa,  AI,  Av',  R;  3S',  Sd;  7  M';  dyqn  6  B; 
dzqil  6  Ac,  —  Nach  dem  mod,  Dialekt  und  der  im  Mystere  vorkommen- 
den Doppelschreibung  doidx,  deulx,  deux  lässt  sich  auch  eine  Doppel- 
aussprache für  unser  Mystere  voraussetzen,  eine  dialektische  und  eine 
gemeinfranzösische.  Cf.  Goerl.  90:  „duos  ...  die  regelmässig  anzu- 
treffende Form  ist  dous-^  daneben  begegnet  dann  deus  .  .  ."  Möglich 
ist  auch  eine  Verschreibung,  indem  das  ou  in  doidx  in  die  Schlusssilbe 
des  folgenden  Wortes  geneux  gehört,  damit  dieses  in  der  Form  genoux 
(genoulx)  mit  nous^  trestout  reime,  während  das  eu  in  geneux  in  dem 
Zahlwort  einzusetzen  wäre  (was  jedoch  nach  dem  vorhin  Angeführten 
nicht  nötig  ist),  so  dass  devx  genoulx  zu  schreiben  wäre  (oder  auch 
doux  genoidx).  Betreffs  geneux  cf.  §  79.  —  Nach  dem  Gesagten  können 
wir  in  der  o-  resp.  «-Aussprache  des  Produktes  aus  lat.  freiem  haupt- 
tonigen  o  eine  dialektische  Eigentümlichkeit  unseres  Mysteres  sehen, 
ohne  eine  dichterische  Freiheit  vorauszusetzen,  die  allerdings  im 
15.  Jahrhundert  in  ähnlichen  Fällen  stattfindet  und  selbst  da  ou  statt 
eu  zu  schreiben  erlaubt,  wo  jedes  o  zu  ö  geworden  war. 

§  77.  Gedecktes  <}  >  o,  ou,  u;  (ui):  s^cors  1204  r.  cours  <cürtum, 
3526  r.  cors  <cürtum,  3911  v.  jours;  jour  1374  und  2580  r.  retour(s)^ 
r.  mit  den  Produkten  von  -orem,  s.  §  76:  co[ho]rt.em  >^  co?-^  1913,  cotirt 
1462  r.  co/Y<currit;  cor<<currit2608;  müttum>»/o^4198  r.po<paucum; 
*Agosta>  Oste  1304  und  4249  r.  os/e<*obstat,  2502  r.  noustre,?>b^Q  r.  hoste-, 
roge  817,  rouge  4217;  subtus  >  s^/^^-  3362;  curtaio  >  c^r^e  Ruhr.  n.  347 
neben  court  585  r.  accoiirs,  cours  1205  r.  secors;  cors  3527  r.  secors; 
*tottum>/OM^  1402  r.  vous;  tonte  271  r.  je  esconte;  tont  (PI.)  642,  672 
u.  s.  w.,  *tottT  (oder  "'tucti)  >  tu/t  1518  r.  nut/t,  trestuit  893  r.  nnyt.  — 
Die  Doppelschreibung  o  und  ou  setzt  wohl  dieselbe  Lautung  u  oder 
sehr  geschlossenes  q  voraus.  Das  mod.  Sav.  hat  äqr  (=  jour)  3  S'; 
4  T,  AI;  dq  2  Js;  4  A,  Ab,  R;  dö  1  Db;  2  Aj;  shqr  '{=  secours)  4  T; 
skq  4  A,  R. 

§  78.  Freies  und  gedecktes  6  vor  Nasal:  wie  im  Gemeinfrz.: 
nomen  >wows  1359,  non  13.35  u.  s.  w.,  nonam  >  nonne  1687  r.  chay- 
«o//«e  <  *canonium;  personne  1823  r.  chanoinne,  1967  und  2816  r. 
hoinme,  4222  r.  colompne  <  columnam,  3608  und  4295  r.  aiimone,  Romme 
1868  r.  Babiloinne,  3158  r.  aumonne\    colompne  3510  r.  aulmone,    4223 


über  die  Sprache  des  Mystüie  de  S.  Beniard  de  Meiithou  etc.  699 

r.  personne;  Colompna  3516.  —  Dieses  ö,  wie  auch  ö  (cf.  §  83),  wird 
vor  gedecktem  Nasal  in  der  Schrift  gern  zu  u:  columpne  909  r.  homme, 
2757;  summe  1361  r.  komme;  niimbre  1048  r.  encombre;  confunde  (Konj.  3.) 
1988,  2916  r.  monde;  habimde  4274  r.  monde-^  sunt  2938;  dunt  H485 
neben  dont  129,  221  u.  s.  w.,  habundament  1453.  —  Cf.  Goerl.  93: 
„Vor  n  und  m  wird  häufig  auf  dem  südöstlichen  Sprachgebiet  o  durch 
H  dargestellt."  Jeanjaquet  287:  ,,iruuc^  frunck,  munde^  voluntei,  se- 
cnnde,  assmnption,  simf.^^  —  q urbüncuhim.  ^  charbiicle  4216  mit  Verlust 
des  n  (Volksetymologie  nach  boucle);  im  „Roman":  cavboude. 

§  79.  o  +  Kons. +  i. 

0  +  r  i  >  oir-^  ver. 

escriptotjre  353  r.  encore;  victoyre  2860,  3430  r.  memoyre;  (floyre 
M'IQr.  memoire  \  territorium  > /err/^er  256  (=terroir,  'Aih-z.  terreoir).  — 

Die  nicht  durcü  den  Reim  gesicherte  Schreibung  ue  für  oi  deutet 
auf  die  im  15.  Jh.  übliche  gemeinfrz.  Aussprache  des  oi,  nämlich  we, 
hin.  Eine  dialektische  Aussprache  ergibt  sich  aus  dem  Reime  escrip- 
toyre  :  encore,  der  in  oi  eine  Aussprache  o  entweder  mit  geschwundenem 
oder  doch  wenig  zur  Geltung  kommendem  J-Element  erkennen  lässt. 
Cf.  o+ri,  §  70a.  Nach  Girardin  231  wurde  -orium  im  15.  Jh.  om, 
jetzt  0«.  —  o-{-\i>  oill  in  boiili/  (von  büUio  +  itum)  1456.  —  6  +  cl 
+  s  > -e<<ic,  -eulx,  -oulx  in  geneiix  2691  r.  nous  und  trestout\  geneulx 
Ruhr.  3057,  genoulx  Rubr.  n.  2640  und  3117.  Der  Reim  mit  nous, 
trestout  verlangt  eine  Form  genou(l)x  statt  geneux  (cf.  §  76).  Mod.  sav. 
ä^neii  4  T,  R  neben  denwj  4  A,  d^nä  4  AI.  —  6  +  n,i:  ^iignet  ">  poigne 
2111  r.  Lausonne;  vergoine  4325,  vergoinez  1998;  Babiloinne  1868  r. 
Romme.  Cf.  Thurot  I:  ,.,Babiloinne.,  Babylone:  Tabourot."  Der  Reim 
poigne  :  Lausonne  deutet  auf  Artikulation  des  J-Elementes  hinter  o  hin 
(jigti)]  cf.  o  +  ni,  §  70  c.  —  ö  +  si>o?^ss,  oss  in  gelehrtem  chartroussc 
2252,  chartossa  2280  <  cartusia. 

§  80.     0  +  1^°"^- 

je  escoiite  272  r.  toute\  esode  1227,  1548;  escuient  (3.  PI.)  Rubr.  n. 
2952;  Inf.  escuter  2615,  3459;  daneben  escoutez  (P.P.)  3998;  culpam  > 
culpe  2135;  AvAcQm  >  deulx  396,  doulx  383,  524,  824  u.  s.  w.,  Fem. 
doulcebll,  1251  u.  s.  w.;  multum  >  wo?^/^  282,  310,  401  u.  s.  w.,  molt 
3661,  4079.  —  Cf.  mod.  sav.  dulcem  >  dö,  Fem.  döfä  3  S;  dö,  dlhä 
4  A,  neben  dqii^  doüsä  4  T,  A,  R;  demnach  lässt  sich  obige  Form 
dculx  als  dialektisch  halten,  doch  sichern  die  Reime  nur  doulx.  Weitere 
Dialektbeispiele  cf.  §  85. 

Vortoniges  o. 
§  81.     Freies  9  >o,  o/^,  e^  u: 

prodomme  1620,  3752,  prodon  1289,  1632,  plorer  2216,  courroucier 
30,    -sier  1496,  2186,   -ssier  2197,   2269,    courrocier  3'J,    courosier  2123, 


700  Jakob  Fouriuaun 

courrousier  2223;  öo/rts  <  sölatiiim  745,  soulas  2024,  2128,  3715,  soide 
747,  desole,  -ez  3111,  4122,  desouUe  1661,  2013,  consoU  2274,  4123, 
consoule  746;  deslorhe,  -er  2235,  3169;  co/?ßi  <ahd.  *kupphja  +  ittum 
3308  (=soramet);  cf.  ital.  coppa,  spao.  und  port.  copa;  solum  +  ittum 
'>  soullet  1511;  espouser  3962;  adourer  904,  adouroint  (3.  PI.  Impf.) 
4223;  Präfix  prö-y  por-,  pour-^  pro-^  prou-  :  porvoir  606  (korr.  aus 
povoir),  1292,  pourvoie  1190,  proveheu  3494,  porveheu  4224,  proumit 
(=  ponrvoit)  1815;  co[n]s[obr]inum  >  cmsw  340,  ci(;s/w  56,  143,  cusines 
2254,  neben  cousins  2253;  von  altnfrk.  *bötan  (oder  lat.  St.  bot[t])  buta 
(Perf.)  3480,  3956,  neben  boiicter  1455,  bouferas  2759,  Z'Om^c'  2967,  6oM/e 
3078;  (cf.  Godefroy:  buter  und  bouter\  im  Neufrz.  gehen  auf  denselben 
Stamm  sowohl  bouter  wie  buter  zurück);  *romarium  >  rem?>r  2748, 
2829,  neben  romier  1097,  2872;  cf.  Godefroy:  „Dans  l'Isere  romie 
desig-ne  encore  un  pelerin  qui  vient  de  Rome" ;  liropositum  >  prepos 
{e  durch  Dissimilation)  645,  1390,  3243,  3456. 

§  82.  Gedecktes  o  >  o,  o//,  «,  <?,  a;  gedecktes  ö  +  1^°°^- auch  ^m. 

cortoyse  2287;  *frrimjan  >  furnir  {u  =  ou)  1469,  2439,  furnires 
3640,  funujres  1425,  furnyray  3711,  fiirneray  788;  Präfix  sub-:  sof- 
fisant  2440,  2459,  so?/;5^re  556,  691,  1781,  2521,  Süffisance  3046,  je 
sumecte  475,  je  submecte  3538,  souvenir  (=  subvenir)  196,  sousvenir 
(korr.  aus  soustenir)  3778;  il  sovient  2583,  2587;  sospicion  3175;  se- 
niondre  668,  segmonies  1361,  la  samonsse  (e  wurde  a  wegen  des  folgen- 
den Nasals?)  511,  soubtilz  1139,  soubtis  1051,  soubtif  1295,  subtifz 
2563,  Präfix  subtus-:  sonbstenir  3898,  4022,  je  soubstendray  3036,  somJ- 
s^e»«(  3948,  3974,  soustenir  3777;  il  sustenoit  4238  (cf.  subtus  >  s«fe 
3362).  —  ö  bleibt  graphisch  in  dem  einsilbigen  Johan  1631.  —  ultra 
+  aticum  +  o^am  >  eidrageuse  (mechanische  Yerschreibung  des  Kopisten 
für  outrageuse?)  3483;  daneben  oUrmjge  (korr.  aus  octrayge)  3032,  om/- 
traige  3491. 

§  83.  f) -f- Nasal  ^Mr«  (lediglich  Schreibung  für  oh)  in  funderas 
2760,  wwnc/Jr  425,  pronunciez  (P.P.)  3321;  habimdance  627,  1398.  Cf. 
9 -f- Nasal,  §  78. 

Nachuebentoniges  o. 
§  84.  Nachnebentoniges  o  >  o,  o«,  t<,  ?.  —  In  escoutez  (P.P.) 
3998,  escuter  2615,  3459  (s.  §  80)  und  den  Produkten  von  corroptiare 
(s.  §  81)  ist  nachnebentoniges  o  analog  den  stammbetonten  Formen 
gebildet;  nach  seniörem  bildet  sich  seigniorie  213,  1774,  2644;  doleroux 
1990,  honnerable  230  neben  honnorable(s)  255,  427,  2397;  baboyuum 
(s.  Ducange)  >  gelehrt  babnyn  2140  (mod,  babouin).  —  Vor  Nasal 
wird  es  zu  un,  an,  en:  voluntier  1727,  vokmtier(s)  1214,  2194,  2340, 
3035  u.  s.  w.;  volunte  1499,  1719,  2301,  volant^  2445,  3847,  volente 
1071,  1081;  volentiers  ist  die  gewöhnliche  altfrz.  Form. 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  '7(>t 

§  85.  Die  Produkte  vod  o  (ö,  ö,  nacbnebentonigem  o)  hnben  oft 
die  Schreibung  u,  wie  die  Produkte  von  lat.  ü,  so  dass  mau  geneigt 
sein  könnte,  eine  dialektische  Aussprache  //'  neben  einer  gemeintVz,  p- 
oder  ?/-Aussprache  anzunehmen.  Eine  Bestärkung  dieser  Ansieht  bringen 
der  Keim  u  <  übi :  perdu  <  *perdutum  (20;^2/84)  und  die  südostfrz.  Dia- 
lekte. So  wird  übi  im  mod.  Sav.  zu  yü  4  A  neben  yqü  4  T,  A;  5  C; 
6  A;  Cled.  «';  *asculto  erscheint  als  d-ekiho  4  T,  A,  R  neben  dem 
Infinitiv  ekotä  4  T,  A,  R  und  ekutä  G  B;  Cled.  hat  als  Inf.  ekufe\  pa- 
YOYQmypl  4  A,  pnr  3  T,  S',  pwire  1  Db  neben  pör  4  T,  p«  4  AI, 
pu  4  Tb,  pur  4  Aa;  Fert.  bürg,  peü,  Dauph.  p)bu;  \)u\\QrQm~>  püdrä 
4  T,  As,  püträ  8  B'm,  *pulsam>  p(/'ssa  (=  poussiere)  5  C,  piifä  4  T; 
cürtum,  -am  >  kü<^^  kürtä  nach  Cled.,  dagegen  A-o,  kortä  4  A,  R 
(cf.  Schreibweise  curte^  §  77);  *cortilem  >  Ä'/7r/«,  knlti,  kurtil  u.  s.  w. 
in  der  Franche-Comte,  kurtil,  kürtil  im  Lyonnes.,  Forez.,  knrtl  in 
Bresse,  kurtil,  kurtil  in  Savoyeu  [kurti ,  korti  in  der  Pikardie) 
nach  Godefroy.  Coustantin  bestätigt  die  Angabe  Godcfroys  für 
Savoyen  und  zitiert  Onofrio  (Essai  d'un  glossaire  des  patois  du 
Lyonnais,  Forez  et  Beaujolais,  Lyon  1864) :  „curtil,  courtil  (spr.  kürti^ 
kurti)  .  .  .  en  Savoie" ;  cülter  -j-  -atum  >>  kutrü  4  AI,  6  A,  Ac,  da- 
gegen cultellum>  küte  4  T,  A,  As,  R;  6  U;  kotl  6  Bq  u.  dergl. ;  nach 
Fert.  (unter  coutiau):  kiitt/d  in  der  Franche-Comte,  küte  in  St-Amour 
(pik.  ktityj  nach  Fert.,  kuft/ö  nach  Ledieu).  Im  Valais  Roman  (Iserable) 
nach  Gillierou  dzalü  (<  zelosum),  lü  (<  lupum)  neben  Formen  auf  ö 
u.  s.  w.;  ebenso  erscheinen  in  Iserable  die  Verbindungen  ul,  ol,  al  als  ü. 
Nach  Fert.  wird  *pul!icinuni  >  p'usse  (und  p-sse)  in  Saoue-et-Loire, 
pnssf  in  Genf;  2^Htd  in  Macon,  j^uzf!  in  St-Amour  (wallon.  poyd);  puäf 
3  S';  4  T,  A,  Aa,  AI;  consobrinum,  -am>A;wsf,  küzenä  nach  Cled., 
aber  kozf^  kozna  4  T,  A,  Ab,  AI,  R  (cf.  die  Schreibungen  cusin,  cusim 
u.  s.  w.  §  86);  •p\xh{i\VQ) -\- ixx\diVL\  >  püflrr  4  T.  —  Kanu  man  von 
dem  einen  Reime  ii  <  libi  -.pjerdu  ausgehend  behaupten,  dass  die  in  den 
angegebenen  Diaiektbcispielen  vorkommende  Entwicklung  des  o  zu  n 
bereits  im  15.  Jh.  für  unser  Mystere  galt?  Immerhin  sei  auf  diese  Mög- 
lichkeit aufmerksam  gemacht,  die  noch  gestützt  wird  durch  die  Reime  der 
Produkte  von  q  vor  Labial  mit  -/^'<ri,  s.  §67b.  —  Girardin  nimmt  an, 
dass  vortoniges  o  und  o  vor  haupttonigem  i  bereits  im  15.  Jh.  zu  ü 
werden  konnte.  Philipou,  Ro.  XIII,  551  ist  der  Ansicht,  indem  er 
sich  auf  P.  Meyer  beruft,  dass  die  Schreibung  u  (in  curtil,  cultil,  pngins 
<  *pullicinum,  miitons  u.  s.  w.)  einen  p-Laut  ausdrücke,  wie  o,  ou. 
Derselben  Ansicht  ist  Devaux  S.  197  und  258  f.  Er  zieht  für  cusin^ 
ctivert,  die  in  den  von  ihm  herausgegebenen  Texten  nur  in  dieser  u- 
Schreibung  vorkommen  und  heute  kozf  und  kuze,  kove  und  küve  in 
der  Dauphiue  lauten,  vergleichsweise  pwü.,  inva,  pyq  <  pütare  (=  schnei- 
den) heran,    die  bei  Demptezieu  vorkommen,  wo  man  1401  poar  (ein- 


YQC)  Jakob  Fourmann 

oder  zweisilbig?)  schrieb.  Daraus  schliesst  D.,  dass  i^wa  die  ältere 
Lautstufe  darstellt  und  dass  pyo  in  späterer  Zeit  (nach  Abfassung  der 
Texte)  vorkommt.  Dieser  Vergleich  mit  cusin,  ciwert  ist  iosoferu  nicht 
angebracht,  als  wir  in  dem  Produkt  von  pütare  es  mit  zwei  im  Hiat 
stehenden  Vokalen  zu  tun  haben,  für  die  die  Entwieklungsbedingungeu 
naturgeraäss  andere  sind,  als  für  zwei  durch  einen  bleibenden  Konso- 
nanten getrennte  Vokale,  wie  in  cusin,  cuvert. 

Lateinisches  u. 
Hochtoniges  u. 

§  86.  Freies  und  gedecktes  ü,  auch  vor  Nasal  in  frz. 
intervokaler  Stellung,  wird  im  allgemeinen  u.  Die  Aussprache 
ist  ü,  was  bewiesen  wird  durch  die  (unreinen)  Reime  deusse  (cf.  C16d. 
de  dynsä=  1.  Konj.  Prät.)  <  debu(i)ssem  2329  r.  benefice;  commune  <^ 
communem  (Fem.)  1213  r.  digrie.  —  Zu  beachten  ist  culcu  1529  (=  cou- 
cou),  mod.  sav.  kYjkü  4  T,  A,  Ab;  5  A'. 

Neben  ii  kommt  die  Schreibung  e«  <ü  vor:  mutet >;weMß  2733  r. 
estatue  neben  mue  <mritam  2808  r.  estatue,  remue  2992;  male4-astr(um) 
+  utum>  malestreu  4152  r.  batu;  conclusum  >  concleu  4208  r.  jeu  < 
jocum;  jeu  mit  w-Laut,  cf.  o  +  u  §  71  und  den  Keim  venu:  jeu  1877/78; 
sücrum  >  seucres  1433.  —  Die  Reime  zeigen,  dass  es  sich  um  ein  para- 
sitisches e  handelt  in  ewCn;  ebenso  wohl  auch  in  deseur,  cf.  mod. 
sav.  sü  (=sur)  3  S';  4  T,  A;  d>^sü  (=  sur)  Cled.;  sü,  dem  Brächet. 
Vom  mod.  Dialekt  ausgehend  könnte  man  dagegen  in  eu  von  seucres 
einen  ö-Laut  sehen:  sekrü  Cled.;  nach  Fert.  im  Verd.-Chal.  sökr^  und 
söke,  bürg,  sökrr^  lothr.  sök,  (pik.  sük,  sük);  suhr  1  A,  sokrä  (=  sucrer) 
4  T.    Vgl.  auch  den  (>-Laut  im  Produkt  von  securum,  §  87. 

§  87.  Vortonvokal  im  Hiat  mit  ü.  Es  ergibt  sich  u  und  eu, 
letzteres  mit  dem  Lautwert  f/w  und  fü;  Beispiele  {emus,  weu,  deussent^ 
delusse  u.  s.  w.)  s.  §  7.  Ferner  securam  >  seure  2205  r.  demeure  <  de- 
morat, securum  >  seurt  3287  r.  seignieur^  3226  r.  paour  (einsilbig) 
<pavorem;  seiir  2139,  2488,  2496,  seure  131,  760;  seurement  2986, 
3165,  3191.  —  In  sem%  seure  <  securum,  -am  haben  wir  eine  dialek- 
tische ö- Aussprache,  wie  die  Reime  mit  den  Produkten  von  -örat,  -orem 
lehren,  die  selbst  mit  keinem  anderen  Ergebnis  von  -ürum,  -uram 
reimen  (cf.  §  76).  Diese  ci- Aussprache  findet  sich  auch  im  mod.  Dialekt: 
so  1  Ep;  so  4  A,  Ab;  das  Fem.  sürä  kommt  selten  vor  statl  des  in- 
variablen so;  Fert.:  Verd.-Chal.  sör,  Berry  und  Burg,  sör;  St-Amour 
(Jura)  süi'y  pik,  nach  Ledieu:  sör\  cf.  seucres,  §  86. 

§  88.  ü  vor  Nasal  in  unum,  -am:  unum>  ung  970,  1036,  1659 
u.  s.  w.  Artikel  -\- imnm  >  long  {=Vong)  3267;  der  Herausgeber  kor- 
rigiert Vung;  nach  que  steht  7o»  <unum:  9.5,240.     Die  Form  un  2917, 


•  über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bernard  de  Mentlion  etc.  70^ 

ung  342,  515,  652  n.  s.  w.  steht  für  das  mod,  frz.  o)i  (das  vorkommt 
iu  V.  1337,  1451),  das  aber  uicbt  den  Lautwert  ö  liaben  kana,  wie 
das  mod.  frz.  un;  daher  ist  aus  der  Verwechslung-  des  pronomiDal 
gebrauchten  nng  (für  on)  mit  dem  Zahlwort  wig  und  aus  den  dialek- 
tischen Formen  /o»,  ong  (in  l'oiig)  auf  eine  ö-Aussprache  in  ung  zu 
schliessen,  wie  denn  auch  o  vor  Nasal  gern  u  geschrieben  wird  (cf. 
§  78);  diese  Folgerung  wird  gestützt  durch  das  mod.  sav.  ö  =  un- 
bestimmter Artikel  <unum  und  Fürwort  <  homo,  3^0  =  Zahlwort  unum. 
Cf.  auch  Jeanjaquet  287 :  „nnum  >  o?i" ;  nach  Girardin  233  wird  alique 
-[-unus  im  15.  Jh.  aulcons,  unum  >  «m^,  mod.  ö:  „La  graphie  ung... 
peut  bien  quelquefois  representer  une  forme  patoise  ö  (<?)."  (Pikardisch 
nach  Ledieu  =  im.,  spr.  ö).  —  Das  Femininum  ist  unne  685,  1651, 
tine  709,  1152;  nach  que  steht  hinne  2178.  Cf.  yen(\  yeno.,  tfinä 
(^  Fem.  des  Zahlwortes  =  une),  daneben  auch  unä  und  mä\  cf.  Gi- 
rardin 233:  una,  mod.  öna.,  y'nna,  alique  +  unas  >  a«/con«es,  n^'cune  \m 
15.  Jh.  —  Der  ^-Vorschlag,  dem  wir  im  mod.  Dialekt  wie  im  Mystöre 
begegnen,  findet  sich  auch  sonst  im  Neusav.,  z.  B.  y7)  =  haut  4  T,  A. 
§  89.     u4-^>  "^    ^  i'i  ^iUuiy  luy  u.  s.  w.,    ly  354,  449  u.  s.  w. 

Vortoniges  ö. 

§  90.     ü>  u,  e,  0,  a. 

conclüdere  +  ons  >  conchlrons  3742,  conclerons  1857 ;  *urtare  ~^- 
hurte  1934,  *8ucratum  >  socrez  1461,  s.  Ergänzungen  zum  Glossar. 
§  195);  *büra  (grober  Stoff)  -\- i^Wumy  haratel  1862;  prov.  harutel, 
altfrz.  huretel  (=  Mehlbeutel);  s.  Glossar  des  Herausgebers  S.  192. 


Lateinisches  au. 

Hochtonig-es  au. 

§  91,    Vit.  äo  und  äu>o,  au,  ou,  eu. 

a[d  h]oram  >  or  176,  217,  263  u.  s.  w.,  ore  1133,  1147,  1422  u.  s.  w., 
oure  331,  465,  573,  650  u.  s.  w.,  e?icore  415,  421  u.  s.  w.;  encor  (korr. 
aus  encore  des  Versmasses  wegen)  3707,  encoure  4005,  4063,  3436  r. 
ore;  aure  12,  167,  2963;  je  response  3839;  rejws  828  r.  fol;  Paulum  > 
Pol  529;  povre  991,  pouvre  1343,  1659,  1896,  1990,  2026  u.  s.  w.,  4013 
r.  euvre<.6peri.\m  (s.  §  67  b),  4116  r.  memoyre  (§  70a);  paucum>^e?< 
8,  59,  207  u.  8.  w.,  po  a  poc  703  r.  devoz;  po  1317,  1934,  2018,  2788; 
po  a  po  3381  r.  froc,  3781,  4198  r.  mot\  pou  2070,  2589;  causam > 
chouse  603,  643,  799,  1434,  2168  u.  s.  w.,  cJiousse  1801,  2657.  —  Die 
Schreibung  0  für  das  Produkt  aus  au  weist  auf  eine  o-Aussprache  hin 
für  a}t  in  aure]  ou  ist  dialektisch;  cf.  mod.  sav.  puvre  {=  pauvre) 
nach  Brächet,  puvro  4  T,  A,  R,  puro  (=  pauvre)  4  T,  A,  R;  suzä  5  C; 


704  Jakob  Fourmann 

7  J;  tsiizä  8  B'm  {süzä  3  S';  4  T,  A,  Ab,  AI,  R;  styözä  6  A);  hq 
(z=  encore)  3  R;  6  B;  äkure  (=encore)  C!6d. ;  örä  (=  altfrz.  ore)  3  B, 
S';  yqre  4  A,  R.  Cf.  Goeil.  101:  „Lat.  au  iu  offener  Silbe  erscheint 
als  0,  das  jedoch  bereits  in  der  Mitte  des  13.  Jahrlmnderts  anfängt, 
iu  ou  überzugehen:  chouse(s),  cloiis^  loux,  lous^  cloure,  clourre  .  .  .  pau- 
cum  wurde  auf  dem  ganzen  südöstlichen  Gebiet  zu  po  und  jjow,  nicht 
wie  im  Gemeinfrz,  zu  poi  .  . .  Paulum  ergibt  Paul^  Poul,  Pol^  Poii . . .". 

§  92,  Das  im  Satze  tonlose  aut>«?<  (korr.  om)  2566;  ou  . . .  au 
(korr.  ou  . ..  ou)  2636;  ou  .  .  .  ou  1063,  3589.  —  Obiges  au  hat,  falls  es 
zu  belassen  ist,  den  Lautwert  p,  der  sich  ja  dem  n  nähert;  cf.  die  Ex- 
klamation  oh!  in  der  Form  au  (korr.  o)  2420. 

§  93.     au  +  i  >oi. 

nausea  >  noi/se  2039  r.  poise  <  pe(n)sat,  4170  r.  jx^ise  <  pe(n)sat, 
2287  r.  cortoyse\  joye  646  r.  monoye  <moneta,  3314  r.  voye  <  vta,  3704 
r.  «;o«/e  <  videam  u.  s.  w.  —  Das  Produkt  von  au  4- j  reimt  mit  dem 
von  haupttonigem  e,  was  auf  eine  i<jf-Aussprache  schliessen  lässt. 

Vortoniges  au, 

§  94.    Vortoniges  au  >  o,  ou,  oy: 

lolir  (korr.  loer)  1635;  loe  4126,  3006  u.  s.  \v, ;  loyant  (Part.  v. 
louer)  2883;  daneben  louer  172,  775  u.  s.  av.  (cf.  Godefroy:  loier  neben 
louer)',  audltum>  o\y  1319,  1343  u.  s.  w.,  oiily  1273,  1976,  2744;  au- 
dire  +  Endung  >  orra  3407,  ores  233,  ovrez  1867,  ourh  467,  Inf.  o'lr 
1105,  3665,  oij  (Perf.  1.)  979,  2530;  pouvrlU  3116,  poser,  -e  1131,  3371, 
3963,  pousez  (P.P.)  1583,  despouse,  -ez  1961,  3628;  entrepoiiser  1847, 
espouser  (=  exposer)  1749,  repouser  207,  2623;  germ.  säur  +  ittum  > 
soret  (vin  soret)  1010  (cf.  Godefroy:  soref,  fiouret)-,  cf.  das  Glossar  des 
Herausgebers. 

§  95.  Vortoniges  aii  +  i>  o//,  ouy  in  Joyeulx  118  u.  s.  w.,  Jou- 
youse  481. 


Eousonautlsnms. 

Betreffs  der  Schlüsse  aus  Reimen  für  den  Konsonantismus    s.  §  5. 

Labiale. 

Sie  werden  wie  im  Gemeinfrz.  behandelt. 

§  96.  p,  b  vor  r^ok.  >y,  das  schwach  artikuliert  wurde,  falls  es 
nicht  völlig  aus  der  Aussprache  geschwunden  war,  worauf  Reime  hindeuten: 
pouvre  r.  memoyre  (s.  §  70  a);  deliure  4082  r.  sire^  ßevre(s)  691  und 
899  r.  clu'ere,  959  r.  maniere,  1495  r.  mani[ejres,  3772  r.  lumiere,  4050 
r.  Pierre.  —  Im  mod.  Sav.  ist  das  v  geschwunden  in  2iitf'o  (=  pauvre) 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bernard  de  Mentbon  etc.  705 

4  T,  A,  R,  pure  3  S'  neben  2^Mvro  4  T,  A,  -R.  Der  Herausgeber  stellt 
lat.  b  vor  r  vokalisiert  dar  in  je  bonray  <  bibere  +  ayo  2126,  das  auch 
bovray  gelesen  werden  könnte;  wie  es  der  Herausgeber  im  Glossar  an- 
deutet; in  783  schreibt  er  beverons  für  das  im  Ms.  stehende  beurens, 
das  gleichfalls  bevrens  gelesen  werden  kann.  Entweder  ist  mit  dem 
Herausgeber  wegen  des  Versmasses  beverons  (oder  beverens,  cf.  §  145, 4) 
zu  schreiben,  oder  aber  der  Öilbenbesland  des  Verses  anders  herzu- 
stellen, etwa  durch  Änderung  des  ce  in  cestut/  (cf.  4202  en  cestui/  Jeu); 
vor  Vokal  bleibt  v :  il  bevoit  4015,  bevons  566  (cf.  §  54). 

§  97,  Frz.  auslautend  ist  nachkonsouantisches  p  in  der  Aus- 
sprache geschwunden:  campum  >  chams  (Obl.  ISing.)  2066  r.  desjjleysmis] 
ebenso  lat.  intervokaler  Labial,  der  in  der  Schrift  meist  zu  /  (wie  im 
Gemeinfrz.)  wird,  dessen  unorganische  Ersetzung  durch  andere  Konso- 
nanten aber,  wie  auch  die  Keime,  auf  Nichtaussprache  schliesseu  lassen: 
minus  +  *capum>  meschief  2054,  mechiest  2876  r.  priez;  vifdlb  r.  amis, 
vifz  2371  r.  advis^  2931  r.  irris-,  contemplatif  3145  r.  serviz.  Für  die 
Nichtaussprache  dieses  frz.  öchluss-/  spricht  auch  seine  unorganische 
Anfügung  in  soubtif  (nach  -ivum)  <  subtilem  1295  r,  peril  neben  soub- 
tiiz  1139,  soubtis  1051. 

§  98.  Labial  als  Übergangslaut.  Zwischen  m  und  n  er- 
scheint p,  das  aber  nicht  gesprochen  wurde,  wie  die  Keime  zeigen: 
colompne  3075  r.  personne^  3084,  3131  r.  ordonne,  3510  r.  aubnone^ 
4212,  4223  r.  personne;  columpne  909  r.  komme,  2757;  colompna  3516; 
dampnez  (P.P.)  3060,  -er  1238;  condampne  2Sb4:]  ö?am^  <  damnum  2756 
r,  gratn  <.  grandem,  —  Zwischen  n  und  t  erscheint  p,  wobei  n  zu  m 
wird:  comptens  <.  coüieuium  2191  (korr.  aus  comptes),  contemps  300; 
daneben  content  714,  2266  u.  s.  w.;  das  p  isc  also  stumm.  —  Zwischen 
m  und  r  erscheint  i,  wie  im  Gemeinfrz,:  remembrance  2Q11.  —  v  ist  ein- 
geschoben (wie  gemeinfrz.)  unter  dem  Einfluss  labialer  Vokale  in  nous 
Ijovon(s)  3439,  3618;  il  povait  4022;  daneben  pouoir  1218,  3127;  vous 
Ijoe  2980;  je  pouoye  2166.  Vielleicht  ist  in  pouoir,  pouoye  das  u  als  v 
zu  lesen,  wie  in  povoit,  povons^  so  dass  v  zwischen  labialen  Vokalen 
eingefügt  wird,  wähi-end  in  poe  der  zweite,  palatale  Vokal  den  Ein- 
schiebekonsonanten V  entbehrlich  macht;  cl  die  Produkte  von  bibere 
§  96.  Mod.  sav.  ist  pouvoir  =  povdi  4  AI,  K,  'pov^  4  T,  A. 

§  99.  Das  Präfix  sub- >  sowi-,  sub-,  su- '.  soubtilz  1139,  soubtis 
1051,  soubtif  1295,  je  sumecte  475,  submecte  2538;  >  sous  in  sousvenir, 
assimiliert  in  soffisant,  souffire  u.  s.  w.  s.  §  82 ;  subtus-  >  soubs-,  sous-, 
.SMS-,  s.  §  82.  —  Die  Willkür,  mit  der  b  in  Wörtern  wie  submecte,  su- 
mecte  geschrieben  oder  ausgelassen  wird,  deutet  darauf  hin,  dass  nur 
eine  etymologische  Schreibung  in  submecte  vorliegt,  ohne  dass  das  b 
ausgesprochen  worden  wäre. 

Romanische  Forschungen  X.VXII.  40 


706  Jakob  Fourmann 

§  100.  Schreibungen,  Frz.  p  und  /  im  Inlaut  können  einfach 
oder  doppelt  geschrieben  sein  ohne  Unterschied  der  Lautung:  chapltre 
1690,  1723  u.  s.  w.,  chappUre  1735,  2295;  c/^o^^;6  <  cappani  3001  r.  tu 
eschape;  chapuis  3196,  3214,  chappuls  3235;  apourU  581,  888,  appourte 
209,  880;  aprh  738  u.  s.  w.,  apprest  (=  apres)  710;  infer(t)  1030, 
1606  u.  s.w.,  inffer  2414;  il  soufnj  1225,  il  souffrit  3563;  refuser  307, 
1666  u.  s.  w.,  reffuser  536;  u.  dergl.  —  p  und  b  können  etymologi- 
sierend vor  das  aus  ihnen  entstandene  v  treten,  ohne  gesprochen  zu 
werden:  ensepvelly  4023  neben  ensevelly  1993;  nepveu  335,  628,  nep- 
veulx  133,  170;  debvoir  604,  1219,  1362  u.  s.  w.,  vous  debves  3522, 
4280  u.  s.  w. ;  u.  dergl.  —  Vor  anderen  Konsonanten  als  r,  l  wird  der 
Labial  gern  etymologisch  beibehalten,  ohne  gesprochen  zu  werden, 
wie  die  Reime  und  unorganischen  Schreibungen  lehren:  sepmamne  667, 
4016;  nopce(s)  1352,  1451,  1478  r.  reproche,  niepce  610;  escrip  1970, 
3467  r.  maiddisf ;  prebstre  {b  ist  hier  an  unrichtiger  Stelle  etymologisch 
eingefügt)  1057  und  1650  r.  evesgiie,  1274  und  1302  r.  reste,  1638  und 
2941  r.  estre]  u.  dergl.;  mit  unorganischem  c,  das  die  geschlossene 
Aussprache  andeuten  soll:  doctS  698  neben  doubter  834,  1454,  3223 
u.  8.  w. ;  briefment  (Analogie  nach  brief)  1314,  2894  neben  briesment 
590,  briesvete  4203;  in  letzterem  ist  des  Versmasses  wegen  das  f  zu 
tilgen,  parallel  zu  briefment,  briesment,  so  dass  brieste  zu  lesen  und 
briete  zu  sprechen  wäre;  cf.  Godefroy :  briete  (Brunet  Latin  p.  253), 
bretez  (Oresmes).  —  Ähnlich  verhält  es  sich  mit  ursprünglich  inter- 
konsonantischem p  :  temps  1384,  2498,  3767  r.  puissant]  compte  1023 
r.  encontre,  li^65,  2243  r.  monfe;  compter  2065,  3261;  daneben  contons 
982,  conteras  2059,  sogar  conde  651  (Inf.),  2076  (2.  PI.)  mit  unorga- 
nischem c.  —  Latinisierend  ist  die  Schreibung  princeps  769  neben 
prince  2856. 


Dentale. 

A.  Verschlusslaute. 

§  101.  Die  allgemeinen  frz.  Lautregeln  finden  hier  ihre  Anwen- 
dung. Einzelheiten:  '''pitt +antia>  ^^/c^a/ice  894,2892  (frz. pitance). 
—  d  fällt  nach  ??,  das  verdoppelt  wird,  in  *intendutum  >  entennu(s) 
2198,  2595,  2727,  2744  u.  s.  w.;  d  nach  n  wird  t  in  prente  2771,  korr. 
prende  (2.  PI.  von  prendre).  —  Das  Verbalsubstantiv  von  adiutare  er- 
scheint als  alyde  2572  (korr.  aus  quelque  ayde  des  Reimwortes  wegen) 
r.  guide-  alye  737  r.  Marie,  je  prie,  je  supplie,  1266  r.  Marie,  pa'is, 
1626  (korr.  aus  ayde  des  Reimwortes  wegen)  r.  lie  <  leuca,  2642  r.  je 
p)ie,  seigniorie,  3617  r.  conimancie.  —  d  in  deffendeur  (=  defeuseur) 
2651,  in  Analogie  zum  Inf. 


über  die  Sprache  des  Myst^re  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  707 

§  102.  Dental  als  Übergangslaut,  t  tritt  zwischen  s  und  r 
wie  im  Gemeinfrz. :  estre;  daneben  esser  3336  (s.  Formenleiire,  §  156). 
—  d  als  Übergangshiut  zwischen  n  und  r  wie  im  Gemeinfrz.;  es  wird 
aber  auch  nicht  eingeschaltet:  il  viendra  563,  1313  u.  s.  w.  (s.  §  188); 
tu  venras  3035;  vous  venres  2991.  Im  Futur  der  Verba  auf  -er  fällt  in 
unserem  Texte  (wie  auch  oft  im  Gemeinfrz.)  das  e  aus  lat.  nachneben- 
touigem  a  leicht  aus  zwischen  n  und  r,  ohne  dass  d  als  Übergangs- 
laut eintritt:  il  amenra  562,  je  donray  4150,  in  V.  13  korrigiert  aus 
donneray  des  Versmasses  wegen;  je  donre  570,  il  donra  1350,  2369; 
vous  donre  548,  vous  donres  493;  in  V.  2335  ist  doneres  (statt  donrh, 
wie  das  Ms.  schreibt)  eingesetzt  wegen  des  Versmasses;  ils  douront 
3255;  daneben  kommen  die  regelmässigen  Formen  vor. 

§  103.  Schreibungen.  Frz.  t  im  Inlaut  wird  einfach  und 
doppelt  geschrieben  ohne  Unterschied  der  Lautung:  batn  3015,  3971, 
4144  u.  s.  w.,  comhütre  861,  1062,  rabbattre  860;  sogar  mit  unorga- 
nischem c'.bactre  4172,  vous  bactrez  4145,  bactaUle  3638;  ebenso  at- 
tendu  2311,  atendre  715  u.  s.  w.  —  Frz.  Öchluss-^  jeglicher  Provenienz 
nach  Vokal  oder  Konsonant  ist  stumm,  wie  die  Schreibungen  und 
Heime  zeigen;  dieses  t  fehlt  oft  oder  ist  in  der  Schrift  ersetzt  durch 
s,  z  :  S(du  <  salutem  2154  r.  venu,  saluz  3329;  mot  4198  r.  po  <ipauciim, 
mos  (Obl.  PI.)  3457;  je  pi'om^s  1465  neben  je  promet  3126;  fällt  nach 
11  das  t  völlig  aus  ohne  unorganischen  Ersatz  in  der  Schrift,  so  wird 
71  leicht  zu  dem  im  Auslaut  gleichwertigen  vi,  und  zwar  ohne  beson- 
deren Grund:  tantum  >  ^«n  1016,  4316,  tarn  763,  1172,  1196,  1251,  tem 
714,  sogar  tarnt  2756;  daneben  tmit  1318,  2100  u.  s.  w.;  gram  2757  r. 
damp  neben  grant  (Masc.  und  Fem.)  195,  831  u.  s.  w.,  grans  (N.S.M.) 
1384,  (O.S.F.)  2647,  (O.S.M.)  2757  u.  dergl.;  gwa^;/ <  quaudo  138,  -590 
u.  s.  w.  neben  quant  444  u.  s.  w. ;  je  und  il  rem  1580,  1972  neben  je 
rent  2766;  u.  dergl.  —  t  tritt  unorganisch  an,  ohne  artikuliert  zu 
werden,  in  dont  <  dunque  103,  157,  237  u.  s.  w.  neben  donqiie  3585 
(gleichsam  mit  angehängtem  Produkt  aus  lat.  -que);  adottt  1849,  3723; 
2}rest  <  pressum  162,  779,  3876  r.  fait  u.  s.  w.  neben  jjres  2144  r.  n2)res, 
apprest  710  neben  apres  738,  968  u.  s.  w.;  seult<.&o\\\m  1385  neben 
seid;  fault  <  falsum  962,  2954;  in  den  V.V.  2941,  2947,  2968,  2994, 
3002,  3532  korrigiert  der  Herausgeber  das  fault  des  Manuskriptes  in 
faidx,  das  im  Ms,  vorkommt  in  1120,  2679,  faux  1197;  ^^r/s^  <  prehen- 
sum  1554  r.  perll,  daneben  pris  223  u.  s.  w.,  plent  <  plenum  733, 
plaint  379,  754  neben  plalii  1329  u.  s.  w.,  je  veuU  3304;  romant  <i\'o- 
manum  3363;  sam^<  Sanum  4118  r.  souverain,  daneben  sains  4086; 
seurt  <  securum  3226  r.  paour^  3286  r.  seignieur,  daneben  seur  2139 
u.  s.  w.;  enfert  941  r.  Jupiter,  2972;  infert  1606,  2713,  2825  u.  s.  w. 
■neben  inffer,  infer  1030,  2414.  —  t  bleibt  in  der  Schrift  in  der  Gruppe 
kt'¥  in  flectier  <  *flecticare  374,  wohl  zu  korrigieren  in  altfrz.  flechier. 

45* 


708  Jakob  Fourmann 

—  Lat.  d  erscheint  in  ad  vor  d  und  m  :  ad  dimenche  1362,  ad  mode 
1462  (s.  §  31);  auch  sonst  erscheint  im  Frz.  vielfach  lat.  ad  für  a.  — 
Die  Verbindung  ts  und  ds  kommt  am  Wortschluss  nicht  vor;  gewöhn- 
lich wird  sie  durch  s,  seltener  z  ersetzt;  oft  fällt  sie  spurlos  aus: 
«sse's  <  ad  +  satis  1502,  1927  u.  s.  w.,  asse  41,  624  u.  s.  w.;  grans 
(=  grands)  1377  u.s.  w. ;  die  2.  PI.  geht  aus  auf  -e,  -^s,  -ez  (s.  Formen- 
lehre, §  145). 

B.  Spiranten. 
§  104.  Sie  folgen  im  allgemeinen  den  frz.  Lautregeln.  —  s  er- 
scheint als  r  in  dem  (eigentlich  pikardischen)  varlet  (<  Diminutiv  von 
*va8allum)  4059,  4064,  4139.  —  s  impurum  erhält  «'-Prosthese  wie  im 
Gemeinf rz. ;  ebenso  in  escandeUe  (=  scandale)  1944,  2709;  especial 
(=  special)  2376;  estaiiie  1154,  2732,  2808,  3612  neben  stattie  2992, 
4220.     Im  „Roman":  estatue. 

§  105.     Schreibungen   und  Aussprache.      Im   Anlaut   wird 
der  Laut   s  neben  s   auch  c   und  sc   geschrieben :   ceuz  (=  seul)  1874 ; 
cest  (=  ses)  4259,  4299;  eil  (korr.  s'il)  1070;  cestnon  (korr.  senon)  293; 
ce  <  sie  29;  239,  2716,  4189;  ce  <  se  342  (cf.  die  umgekehrte  Schreibung 
mit  s  bei  Produkten  aus  P,  §  106);   scavoir  (nach  lat.  scire)  s.  §  111; 
§  185.  —  Frz.  inlautend  kommt  die  Schreibung  c  für  zu  erwartendes  s 
vor    in   ahucion   2806   neben    abusion    1279.     s  und  ss   stehen    gleich- 
berechtigt nebeneinander,  wenn  auch  die  regelmässigen  Formen  in  der 
Mehrzahl  sind,    gleichviel  welche  Stellung  das  s  im  Etymon   hat    und 
welcher  Provenienz  es  ist:  mervil/ioiisse  3482  r.  eutrageuse,  neben  ein- 
fachem s,  8.  -osum,  §  76;  j^essa«^  <pe[n]santem  1932,  2353;   plusseurs 
3485,  3488,  3522  u.  s.  w.  neben  pluseiirs  258  u.  s.  w. ;   refussoye  (korr. 
aus  ressoye)  2519  neben  refiiser  307  u.  s.  w.;   conclussion  47;  repousser 
(korr.  repouser)  677  neben  repouser  207  u.  s.  w.  (=reposer);    chousse 
1801,  2657    neben    chouse  603  u.  s.  w.   {=chose)-^    devise  107  r.  assisse 
neben  assise  2735  r.  egleyse;    eglisse  32   r.   mise'^    eglise  2147    r.   misse 
(=  mise);  baseare  >  baissier  2390  neben  baisier  455,  baysir  460  u.  dergl.; 
ausy  3442  neben    uussi,  aussy  67,    238,    692    u.  s.  w. ;   succesenrs  1611 
neben    successeur  712,    2309;   pareseux  4236;    nach    n    dargestellt 
durch  s,  SS,  c:  response  510  r.  samonsse,  responce  2179  r.  esconse\  def- 
fence  1256;  panssl^e  1182,  penssez  901,  je  pause  5,  panser  2öb0  u.  s.  w.; 
ainssy  1994,  2017,  2091  u.  s.  w.,    ainssi  3055,    anssy  1337,  1442,  1753 
u.  s.  w.,  daneben  ai7isy,  ainsi  990,  1078,  3488  u.  s.  w.;  il  dansera  341, 
dance  2102;    das  Präfix  ad-  assimiliert  sich  vor  s;    dieses  erscheint 
einfach  und  doppelt:    asemblee  638,  3382,    assemblee  3413   u.  dergl.   — 
Die  Inkonsequenz  der  Schreibweise  lässt  keinen  sicheren  Schluss  ziehen 
für   die  Aussprache   des  s  verschiedener  Provenienz.    Doch  geht  mau 
kaum  fehl,  wenn  man  die  heute  im  Neufrz.  und  Neusav.  geltende  Aus- 


über  die  Sprache  des  Myetere  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  709 

spräche  voraussetzt;  cf.  die  neuf'rz.  und  neusav.  Produkte  vou  causam 
>•  säzä  =  chose  3  S';  4  T,  A,  Ab,  AI,  R,  styözä  6  A,  suzä  5  C;  7  J; 
>>  ^•ö^rt  =  cause  (gelehrt)  4  T,  A;  cessare  >  sessä  =  cesser  4  T,  R; 
passare  >  passä  =  passer  3  S';  4  T;  A;  u.  dergl.  —  Frz.  auslauten- 
des s,  X,  z  jeglicher  Provenienz  ist  stumm,  wie  die  Schreibungen  und 
Reime  zeigen.  In  der  Deklination  ist  der  Unterschied  zwischen  den 
einzelnen  Kasus  verwischt  und  tritt  das  s  willkürlich  im  Sing,  ein, 
während  es  im  Plur.  fehlen  kann;  Schluss-s,  -x,  -z  treten  ohne  Unter- 
schied für  einander  ein:  crucem  >  crot/s  3266,  croix  2390;  paradis 
2522,  2827,  j^aradix  863,  1338  r.  hardy,  1814  r.  dis  u.  s.  w.;  nulz  (KS.) 
1188,  1940  r.  sits,  u.  s.  w.,  (Obl.  S.)  1360,  2041,  4097,  (Neutr.)  1943; 
lud  (Nom.)  1206,  2351;  wee  =  mets  1451 ;  ne/z  <  nativus  1773;  sainctz 
(PI.)  1871;  Uz  =  il  51,  57,  64  u.  s.  w.  neben  U  =  ils  1395,  1396  u.  s.  w.; 
z  wird  besonders  leicht  an  das  P.  P.,  neben  s,  angefügt;  beides  kann 
auch  fehlen;  zwischen  Nom.  und  Obl.  wird  kein  Unterschied  gemacht: 
trapassez  (K.  S.)  2434  r.  nez  (N.  PI.)  <nati;  nez  (N.  S.)  1669  r.  vous 
Celle,  2530  r.  mne,  u.  dergl.  —  Auch  in  der  Konjugation  findet  sich  z 
in  den  verschiedeneu  Endungen  vor:  je  rem  3125  neben  je  rem  1972, 
je  rent  2766;  tu  meiiz  1614  r.  il  veult;  il  peulz  1188;  besonders  häufig 
in  der  3.  Fut.  und  der  2.  PI.,  die  ausgeht  auf  -ez,  -es,  -e-^  habet  >  az 
41,  43,  109  u.  s.  w.,  vgl.  die  Formenlehre  unter  den  betreffenden 
Endungen.  —  Dieses  frz.  auslautende  s  kann  stehen  und  fehlen 
ohne  Unterschied:  mngis  >  way  1968,  mais  794,  958  u.  s.  w. ;  jamay 
2324,  jamais  960;  sine  >  san  2660  neben  sans,  sains  3454,  4298  u.  s.  w, ; 
vices»^  690  neben  fot/s  (Sing.)  687;  Mem  >  foi/s  (0.  S.)  927,  1221 
u.  8.  w.  neben  foy  1115,  1141  u.  s.  w.;  le  =  les  159,  431,  435  u.  s.  w.  — 
Augenreime  liegen  vor  in:  cas  716  r.  helas;  pas  2856  r.  Sathanas, 
1974  r.  helas:  reffus  1841  und  3454  r.  Te  Benin  laiidamus;  plus  2557 
r.  Te  Deiim  laudamus:  /?^0  <  fuit  4214  r.  PolUcarpus;  lassus  1154  r. 
Saturnus;  pris  (P.  P.)  1680  r.  in  sacris;  Jhesiis  2883  r.  Veni  Sande 
Spiritus.  —  Ebenso  ist  s  stumm  im  frz.  Wortinnern  in  den  Gruppen 
sf,  sp,  sm,  sw,  was  sich  aus  Reimen  und  Schreibungen  schliessen  lässt: 
demonstre  286  r.  gontrex  feste  606  r.  retrmjte,  1487  r.  faides,  2292  r. 
faide^  1900  r.  trompetes:  hopltal  3502  neben  hospital  4257  u,  s.  w. ; 
chatel  312  neben  chastel  333,  429,  636;  meytre  772  neben  maystre 
meistre  208,  414  n.  s.  w.;  daneben  reimt  Itonneste  2496  mit  Celeste^  das 
im  Neufrz.  mit  s  gesprochen  wird  (AugeureimI),  während  es  4003 
m\{  feste  reimt,  das  selbst  mit  retrayte^  fcncte(s),  trompetes  {i^\Qh.Q  o\>Qn\) 
reimt;  ähnlich  reimt  eccsque  2621  mit  wesse  <missam  ;  in  beiden  Fällen 
liegt  nur  Assonanz  vor,  während  s  in  oste  <  obstat  r.  Oste,  Hoste 
(<Augusta,  heute  Aoste,  ital.  Aosta)  1305  und  4250  als  nicht  ge- 
sprochen vorauszusetzen  ist,  da  der  Ort  in  der  sav.  Mundart  Otä  (s. 
Gillieron,  Atl.  ling.)  heisst.  Der  moderne  Dialekt  entspricht  in  der  Nicht- 


7X0  Jaküb  Fourmann 

ausspräche  dieses  s  dem  Neufrz.:  fefä  (fete)  4  A,  As;  ätä  <  hastam, 
Gillieroii,  Yionnaz  8.  18;  u.  dergl.  • —  blasmera  2136  neben  il  blammoit 
4235 ;  ebenso  ist  s  stumm  in  dem  Suffix  -hme  <  -^kimus  (s  hier  un- 
etymologisch in  Analogie  nach  dh  <  decem),  wie  es  der  Eeim  disfisjme 
2943  r.  divine  zeigt.  —  aumosne  3776,  aimionne  3158  und  3751  r.  Romme 
u.  s.  w.  (s.  §  68).  —  Ebenso  ist  s  aus  lat.  vorkonsonantischem  s  in 
Präfixen  stumm,  wie  es  der  Schwund  des  s  oder  seine  Assimilierung 
an  den  folgenden  Konsonanten  zeigen:  despartir  2071,  In  despart ie  339 
neben  departir  629,  departie  2189;  deffier  2099,  2157,  diffier  2096, 
diffiement  2115;  u.  dergl.;  minus- >  ?^?(?s-,  me- :  mespris  2553;  meschant 
3021;  mechief^  mechiest  2054,  2876;  trans  :  trestout,  trestous  u.  s.  w. 
306,  360,  973  u,  s.  w.,  tretout  1066;  treffolle  3474;  traspassS,  trapasse 
(s.  §  22);  ex->fs-,  e- :  eschaperaz  2900,  eschape  997  u.  s.  w.  neben 
cchape  2897,  3000;  esveillier  2073,  esveiller  1935,  esvellieraz  1925,  c'd^e/- 
Z/e's  1920.  —  s  wird  eingeschoben  ohne  artikuliert  zu  werden  in 
je  response  <re  +  pauso  38o9  neben  repouser  207  n.  s.  w.;  rescon forter 
1164  neben  reconfourte  3147  n.  s.  w.;  ecclesia  >  <'6(;//i.ß  1255,  esgleyses 
2761  neben  eglisse  32,  egleyse  2629  u.  s.  w.;  mitlere  >  mes^re  352,  1064, 
1083  u.  s.  w.;  altnfrk.  happa  >  hasper  886. 

Palatale. 

Die  Produkte  der  Palatale  werden  in  der  Schrift  entsprechend  den 
aligemeinen  französischen  Lautregeln  dargestellt.  Im  folgenden  sollen 
Besonderheiten  angeführt  werden,  k"^  bezeichnet  lat.  c  vor  e,  i;  k^  lat. 
c  vor  a,  au;  A;"  lat.  c  vor  o,  u. 

§  106.  Anlautendes  k'^'>  c,s  in  centum  >  cens  3285,  sains  2766 ; 
mod.  sav.  sf,  s^,  sä  (s.  §  35  a);  ^  c,  s,  ch  in  re  +  *cipntum  >  receu 
458,  504,  1177  u.  s.  w.;  rechen  432,  1689;  Schreibung  mit  s  in  resois 
(Imperat.)  1607,  Cf.  mod.  sav.  rsevre  (=  recevoir)  4  T,  A;  rsälvre 
4  R,  i'esätvre  8  B'  u.  s.  w.  Cled.  r(^sevü^  Ind.  Präs.  z^-  r^savu,  te  resa, 
P.P.  resü.  Die  Schreibung  ch  erklärt  sich  aus  savoyisch- dialektischer 
Entwicklung. 

Inter  vokal  es  k-  wird  dem  Gemeinfrz.  entsprechend  zu  ?8,  iss  in 
pacem>|9rtes  3164  r.  hienfalt^  decem  >  6?/a;  982  r.  hardi^  1528  u.  s.  w., 
dominicclla  >  c?awo?/sf//f,  damoysselle,  -eille,  -eile  (s.  §  34);  >  s  in  *co- 
kina>  cusine  neben  cuysine  (s.  §  74,  wo  auch  die  dialektischen  Formen 
angeführt  sind);  >  c,  cc  in  dem  gelehrten  necessite  774  neben  ^^eccessüVe 
565,  3109,  3651,  3756,  neccessaire,  neccessayre  1434,  1895,  2500,  4249, 
wo  cc  tonloses  s  bezeichnet. 

Nachkonsouantisches  k'^^c,  s,  cz;  er,  ch:  ecce  istum  >  cest 
181,  236,  399  u.  s.  w.,  ce  240,  379,  572  u.  s.w.,  se  1619,  1813;  che 
1153;  ecce  hin  >icy  64,  1407;  yci  153,  ^c«/  219,  947  u.  s.  w.,  cy  CO, 
162  u.  s.  w.,  s/  3244,  sy  61,  162,  1789,  1808,  2153;  ecce  \\\oa>  yceidx 


über  die  Sprache  des  Mystfere  de  S.  Beruard  de  Meuthon  etc,  7  Li 

1102,  ceulx  533;  cieulx,  cyeitlx  270,  1545,  2722  (s.  §  53);  ecce  hac  > 
cza  133;  200,  212,  423,  454,  561  u.  s.  w.,  sa  2539;  cha  1005,  1012; 
ecce  bac  intus  >  ceans  183,  936  u.  s.  w..  seans  444,  852  u.  s.  w.;  sijans, 
korr,  cyans^  2160;  mereedem  >  ?;?(e>'c%  1072  nebeu  marcy  1674  ii.  s.  w. 
(s.  §  40  unter  ^  vor  r);  mod.  sav.  marsl  4  T,  A,  mT'rsi  1  D  etc.,  se 
(=  ici),  SP  4  A,  x'e  3  S';  ^e  4  T;  6  B;  Cled.  dei^a  (=  degä).  —  Im 
„Roman"  merchy  (s.  Einleitung'  von  Lecoy  de  la  Marche  S.  XXI).  — 
Sekundär  nachkonsonautisches  hr'  wird  in  der  Schrift  zu  ss:  soiissy 
1223,  2684  (von  sollicitare). 

§  107.  Aulautendes  ä;^  bleibt  in  gelehrtem  castell\,\Ob  neben 
erbwörtlichem  chastel  333,  429,  636,  chatel  312;  gelehrt  cause  1670 
nebeu  lautgesetzlichem  chouse  603,  643,  799  u.  s.  w.;  cas  699,  735 
u.  s.  w.,  caint  (==  khan,  persischer  oder  türkischer  Fürst)  1868  —  Cf. 
süzä  =  Ghose  3  S';  4  T,  A,  Ab,  AI,  R;  sfyözä  6A;  siizä  5  C;  7  J; 
Jcözä  =  cause  4  T,  A. 

Int  er  vokales  g^,  k\  (f  verschwindet  in  legalem  >  lealQll  neben 
loyal  711;  synagoga  >  gelehrt  syfiagogue  1040  t.  joje  (Assonanz).  — 
k^  >  ch  (graphisch  für  c)  in  Nichase  <  Nicasium  (frz.  gelehrt  Nicaise) 
797 ;  cf.  §  19  c.  Lat.  ch  in  Michaelem  entwickelt  ein  i,  das  auch 
fehlt:  Michiel  2502,  Ruhr.  S.  173  und  174,  Michel  2382,  3940. 

Nachkonsonantisches  g\  k\    g^^  gu  in  der  Schrift  in  longam 

>  longue  343  r.  songe  (2.  Konj.  von  *soniare);  hier  ist  statt  des  nach 
dem  Masc.  lonc,  long  gebildeten  longue  das  altfrz.  lautgesetzliche  longe 
des  Reimes  wegen  einzusetzen;  longuemant  2347  ist  gleichfalls  nach 
dem  Masc.  gebildet;  cf.  mod.  sav.  lade  =  Fem.  von  lä  (=  long)  4  T, 
Aa.  —  k"^  vor  ä  in  der  sekundären  Lautfolge  Konsonant  +  (i)care  >  g, 
s  :  *tardicare >  i'ar^/er  836,  2063  (=  altfrz.);  dialektisch  tarsier  M^^ 
2985.  Mod.  sav.  wird  dieses  k'^  zu  d,  auch  i>;  ebenso  bei  Cidsdat,  bei 
dem  die  Ausnahmeform  parze  <  carrum  +  icare  wohl  ein  Druckfehler 
ist,  wie  meze  im  alphabetischen  Register,  während  er  S.  170  mede 
schreibt  —  "'^tardicare  >  ter(?e  Cled.  (tardare  >  tarda  4  T);    vindicare 

>  veäe  Cled.;  de  +  gurg(a)  +  icare  >  degurde  Cled.;  praedicare>  prepi 
4  T,  pr'hti  4  A,  Aa,  prede  Ci^d. ;  fa  bri  ca  re  > /on?«  4  k^  für  de  Cled.; 
judicare  >  düde  Cled.;  manducare  >  wMe  ID,  Dl;  2F,  Jv,  mede  Cled.; 
carrum  +  icare  >  pardi  4  T,  A,  Ab.  Cf.  Godefroy :  tarzer,  tarser.  — 
Eine  Schreibung  ohne  /  kommt  vor  in  messager  2074,  2095  neben  mes- 
sagier 1336.  —  A;'  >  qu  im  Verbalsubstantiv  zu  ad  +  *figicare :  affiques 
(PI.)  1430;  cf.  Dict.  de  la  langue  frangaise  (Hatzfeldt  und  Darmesteter) 
wnidx  affiquet :  «affique,  forme  uormanno-picardc  de  „affiche"»;  die  Form 
ist  auch  belegt  von  Fert.  für  das  Verd.-Chal.:  «.afike  (epingle),  qui  sert 
tant  lorsqu'on  s'ajuste;  aiike  =  to\xi  objet  de  toilette;  \)\k.afik!j,  Rouchi 
afike* ;  ebenso  im  Gloss.  genevois  unter  affits:  ''affiques,  affiches,  epingles, 
boucles.*     Godefroy  u.  a.    affike   (Baudouin  de  Sebourg),    affique  (ib.), 


'7^2  Jakob  Fourraann 

afßqiie  (Myst.  de  S'^  Barbe),  afficqiies  (Poes,  attrib.  ä  Villon)  etc.  — 
h^  in  der  Gruppe  Wk^  vor  a  erscheint  als  c^/  in  *flecticare>/ec^«er 
374  r.  pechier  (wohl  Fehler  für  ßechier). 

§  108.  Anlautendes  k'>>c  im  allgemeinen  (colomjme  u.  s.  w.) ; 
daneben  qu  vor  ew  in  qiienlie  P.  P.  4205  von  colligere. 

Intervokales  h"  schwindet,  wie  im  Gemeinfrz.,  in  paucum  >  ^jo 
3381  r.  froc  ;    mit  etymologischem  c  :  poc  702  r.  devoz  <  devotum  -j-  s. 

—  A;°>  ^■  in  lacum  >  /ay  90  r.  je  ferey,  Imjs  134  r.  moy  (mod.  sav. 
/(^  4  A,  Ab,  As,  T).  —  Gelehrt  erscheint  k"  als  c,  cÄ  in  Nicolas  730, 
Nijcholas  3106,  3136,  3367,  3505,  4275.  Cf.  Goerl.  26:  Nicholais]  im 
„  Roma  n  " :  Nich  olay. 

Na  eh  konsonantisch  es  cf,  k\  g"^  im  frz.  Auslaut  bleibt  in  der 
Schrift  und  wird  auch  ersetzt  durch  stummes  t:  germ.  bürg- >  Z>o/oy/ 
Ruhr.  n.  3282,  bourt  Vi\\\)v .  n.  802,  n.  3277,  n.  3292;  longum  > /on/ 3248. 

—  A;"  im  frz.  Auslaut  bleibt,  fällt,  wird  ersetzt  durch  stummes  f,  s:  clericum 
y  clerc  2769,  3646,  4238;  der  1618,  Ruhr.  n.  2823,  clers  (PI.  und  S.) 
1057,  1650,  2900,  clert  1802;  />-a»s  (=  francs)  3697;  hlanc  2939,  ^»/««^ 
1457;  mars  (PI.)  4248  (<germ.  (?)  mark).  —  kk«>  c:  floccum  (s.  Kör- 
ting) yfroc  3380  r.  po  <  paucum.  Das  auslautende  c  wurde  also  nicht 
mehr  gesprochen.  —  k'^  frz.  inlautend  in  der  sekundären  Lautfolge 
Kons.  +  (i)cu  >  f/,  s:  haereticum  >  Ä^/Vf/e  971,  1197,  erege  2798  r.  sorü- 
Uege,  3522,  herese  1041;  medicum  >  7w<'?/_r/e  3821,  3844;  -aticum  > -««/g, 
-aige  s.  §  16.  Das  doppelte  Produkt  herege,  herese  hat  seine  Parallele 
im  mod.  Sav.  äzq  <  *aetaticum  4  T,  A,  A'g,  rato  7  Jr,  so  dass  s  in 
herese  ein  ä  vorstellt,  falls  dieser  Laut  nicht  erst  das  Ergebnis  einer 
späteren  Zeit  ist.  Brächet  zitiert  mieze  (für  miede?  Brächet  erwähnt 
einen  ^-Laut  nicht,  auch  nicht  in  seiner  Einleitung!)  und  mieze. 

Aus  dem  Reime  herege  :  sortiliege  will  Chatelain  68  (unter  3)  in 
betreff  des  Autors  unseres  Mysteres  schliessen,  „que  cet  auteur  et  celui 
de  la  Passion  d'Arras  parlaient  le  meme  dialecte."  Dem  gegenüber  ist 
ausser  dem  vorhin  Ausgeführten  zu  bemerken,  dass  herege  auch  sonst 
ausserhalb  der  Pikardie  vorkommt  (z.  B.  im  Reg.  des  Arrets  du  Parlc- 
ment  de  Paris;  herege  und  herese  in  der  Cbron.  de  S.-Den.,  Ms.  S^'^-Gen.) 
und  dass  herese  auch  von  Pikarden  angewandt  wurde  (z.  B.  von  Mon- 
strelet,  Chron.,  15.  Jh.;  in  Compt.  de  P.  Le  Franc,  1447—1448,  Arch. 
Seine-Inf. ;  s.  Godefroy). 

§  109.  Vorkonsonantischer  Palatal.  (/ wird  noch  geschrieben 
in  cognosco>je  cognois  1633,  2047,  2767,  tu  cognoij  1627  und  wird 
mit  dem  folgenden  n  ein  n  darstellen,  wie  im  mod.  Sav.,  cf.  §  133; 
es  wird  assimiliert  in  resignare  >  r£'.s/«Her  (korr.  aus  resonner)  2448; 
neben  diesem  Beispiel  zitiert  Godefroy  resiner  (=  renoncer)  aus  Gef- 
froy,  Chron.  —  ä;  in  der  Gruppe  kr  >  f/  in  dem  halbgelehrten  alegre  < 
*al^crem  673,  aleigre  621,  alegret  1011,  alegrement,  -ant  432,  554,  618, 


über  die  Sprache  des  Mystöre  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  713 

3193,  3993,  aleyrance  458,  1399,  2303,  3427.  —  Lat.  ch  vor  r>  c,  ch 
in  chrestiens  902,  christiante  2594,  3556;  crestiens  1035,  cristiens  1200, 
cresUanU  1157.     Der  Lautwert  des  ch  vor  r  ist  demnach  k. 

§  110.  Auslautendes  k  erhält  sich  in  avec  3921,  231  (korr, 
aus  cwesques  des  Versmasses  wegen),  1707  (korr.  aus  avesque  des  Vers- 
masses  wegen);  daneben  aves  (korr.  zu  avec)  3964;  gleichsam  apud + 
hoa -{- (\\\Q>  avecqm  96,  1097,  1906:  avecques  1618;  avesqite  1663,  2296, 
3943;  avesques  2305,  2834. 

§  1 1 1.     Schreibungen. 

c  wird  etymologisch  eingefügt  vor  /  in  parfaicte  737  neben  parfait 
3154,  3521;  malfecteiir  3072:  in  verschiedenen  Formen  von  faire  und 
dire^  s.  §§  161;  165;  maiddicte  2839  r.  conduite,  maldicte  2994  r.  ypo- 
crite^  lict  3815  r.  derd\  auetonte  1058,  auctorisier  4281  neben  haiitorite 
489,  saM2Ci5  1141,  1401,  3935  u.  s.  w.,  saincte  1871,  3948,  sawcife  2426, 
2628,  2943  u.  s.  w.  neben  saint  529,  787,  2210  u.  s.  w.,  sainte  2355; 
um  tonloses  s  anzuzeigen  in  je  srais  2195,  2486  u.  s.  w.,  aravoir,  s.  §  185; 
c  in  falscher  Etymologie  oder  um  geschlossene  Silbe  anzudeuten  ein- 
gefügt vor  t  in  quicte  3542,  3761,  Mariocte  1870  neben  Mariote  1872; 
in  Formen  von  mectre  (s.  §  166)  102,  166,  212,  318  u.  s.  w.  neben 
mettre,  tu  met\  houcter  <C\iöisi\i  1455  neben  bouteras  2759  u.  s.  w. ; 
odrayge  3022,  korr.  zu  oltrayge\  ?<oc/(' <  notam  9bl  r.  gargote,  nociifier 
2053  neben  je  notifie  3900,  ledre  Ruhr.  n.  1971  neben  lettre  2170,  2187; 
s^wc/«  <  sentitum  4071,  je  sende  4123  neben  sentu  2524,  je  se?«ie  2360; 
docte  <C  dubitate  698  neben  il  douhte  699,  doubter  830,  834  u.  s,  w., 
actendre  1094,  1210,  1738,  2004  u.  s.  w.,  vous  ^-ac^res  4145,  bactve  4172, 
bactaille  3638  u.  dergl.  —  y  unetymologisch  oder  um  geschlossene 
Silbe  anzudeuten  eingefügt  in  segmonies  1361  neben  semondre  668;  ung 
4,  8,  9,  28  u.  s.  w.  neben  an  2917,  chescu7ig 60i  neben  chescim,  chescum-^ 
cliascimg  920  (s.  §§  54,  88);  soing  <C*&onmm  2383  r.  bessoing;  groing 
(Vbsbst.  V.  *gruniare)  3054  r.  poi7it.  —  Bemerkenswert  ist  die  Schrei- 
bung aceptons  (1.  PI.)  546  neben  accepter  2335;  sie  ist  nachge- 
bildet den  Doppelschreibuugen  der  Wörter  mit  Präf.  ad-f^"  und  k^ 
[aconipaignier  2611,  acompaignie  2849,  2864,  acompainer  2992;  aconi- 
plir  527,  589,  592,  1901  u.  s.  w.  acomplie  3616),  falls  sie  nicht  einfach 
fehlerhaft  ist. 

§112.  Anlautendes  qu  bleibt  in  der  Schrift  wie  im  Gemeinfrz.: 
qitatre  1063,  3729,  4244,  quarante  4243,  quartier  2929,  u.  dergl.,  da- 
neben cars  <  quartum  (Münze)  4127,  wonach  qu  den  Lautwert  k  hatte. 

lutervokales  qu  >  </?<  vor  frz.  e\  i\ quam  '^ nggue  107,  1463, 
3956,  s.  §  19.  —  gu  erscheint  in  der  Schrift  als  g  in  langir  2029  < 
*languire;  der  Lautwert  dieses  g  ist  der  gemeinfranzösische. 


714  Jakob  Fourmauu 

NachkoDSouantiscbes  qu:  diinque >  f?o?;^  (Mst  stumm)  103, 
157,  237,  1738  ii.  s.  w.;  ad ont  1849,  2723;  gleichs.  dimque4- que> 
donque  3585. 

§  113.  y  in  dem  Verbalsubstautivum  v,  adiutare  wird  zur  selb- 
stäDdigeu  Silbe:  al>jde  2572  (korr.  aus  ayde  des  Reimes  wegen)  r. 
guide]  a\ije  737  r.  Marie,  ]e  prie,  ]Q  supplie,  1266  r.  Marie,  pa'is  u.  s.  w., 
2642  r.  je  pr/e,  seigniorie,  3617  r.  commancie\,  1626  (korr.  aus  ayde  des 
des  Reimes  wegen)  r,  lie  <  leuca ;  adiutet  >  a\U  273  neben  aide  (Konj. 
3.  S.)  999  r.  remede-,  cf.  mod.  sav.  ä^dä  4  AI  (=  aide),  ätda  (=  aider) 
4  AI,  cuddr  8  Bf,  neben  r^dä  4  T,  A,  A'g;  edä  4  R,  eda  4  Ab;  8B'm; 
edi  3  S';  ädä  6  A;  ädä  6  Am.  —  ij  in  *eo  (=  ego)  cf.  viendra[ije]  •. 
deplayse  §  114.  —  Über  «/-Vorsehlag  s.  §  88. 

§  1 14.  A;/>  c^ss,  ch-,  auslautend  s.  in  +  brachinm  +  are>  embracier 
4089,  juv(are) +  acium>yHtas  (Hilfe)  741,  *laceum  (für  klass.  laqueum) 
y  las  1553;  machionem  >  wasson  3196,  3207,  3235;  orbum  +  aceum> 
orbache  4196  r.  face  <  faciam  (Konj.) ;  *croccea  >  crosses  4088,  croce 
2771  r.  f/oMcÄe  <C  *clocea ;  Francm  ^  Franche  1111,  France  919  r.  obeis- 
sance,  1109,  2893  r.  p/c/awce  <  *pett  +  antia;  displacent  y  desplayse  7 
r.  viendrafijej.  —  Die  Endung  -as  <  -aceum  ist  mehr  südfranzösisch 
als  nordfrauzösiscb,  cf.  Meyer-Lübke,  Gramm.  II,  §  414.  —  Nach  Gil- 
lieron  (Valais  Roman,  Planche  27  u.  28)  wird  ki  vor  d  zu  s,  s,  yt-,  xy-, 
p,  /;  vor  anderen  Vokalen  zu  s,  s,  yl,  p,  f:  glaciam  >  iase,  -se  etc. ; 
nach  Girardin  231:  parocbia  >  ^^f >TOc/?e(^s),  mod.  pfroUe  (mot  savaut), 
Jeanjaquet  295:  perroche.  Nacb  Cled.  wird  glaciam  zu  iase,  ^bisac- 
cium>  besäsf;,  *calceare>  pöse,  +  itta  "^  pö^'td,  +  uram  >  pösera 
(=  cbaussure);  ex  +  faciem  +  are  >•  efasS:  in  +brachium+are>e6r«sf ; 
nach  Fert.  glaci(em)  +  onem  >  ^^a.^'o  im  Verd.-Chal.;  pik.  glasö;  glaciem 
"y  gles^,  ital.  ghiaccia:  Montret  (Saone-et-Loire)  giesp  (?;Fert.  schreibt: 
glliaiche),  Const.  giäf'e  4  T,  A,  Ab,  gldffi  8  B'm;  dtax^  3  S',  gtaso 
(^  glagon)  6  Am,  glaso  8  B'm,  giafö  4  T,  Ab;  giasö  6  A;  machionem 
>  mapo  3  S',  T;  ma§ä  Cled.  —  Betreffs  orbache  cf.  ital.  orbaccio 
(=  Pejorativum  von  orbo,  in  Tommaseo,  Dizionario  della  lingua  ita- 
liana) ;  faciam  >>  de  fasä  Cled.  S.  175  (=je  fasse).  Nach  dem  mod. 
Dialekt  und  den  Schreibungen  im  Mystere  lässt  sich  also  ein  Wandel 
kl  >  s  annehmen  für  unsern  Text.  Vom  mod.  Sav.  ausgehend  könnte 
man  auch  einen  s-Laut  für  den  Reim  croce :  clouche  annehmen,  da 
croce  =  mod.  sav.  krose  4  T,  A,  R,  clo(u)che  =  kiope  4  T,  A,  Fm, 
kiosie  6  A,  iiipo  C16d.  neben  kiösö  4  R,  HTjse  3  S'.  Cf.  die  Reime 
unter  /"/.  —  Zu  dem  Reime  viendra[ije] :  desplayse  ist  folgendes  zu  be- 
merken: Altfrz.  wird  placeat  regelrecht  y^i/ace;  nach  den  obigen  Dialekt- 
beispielen kann  in  unserem  Mystere  dafür  plasr  eingesetzt  werden,  in- 
dem man  einen  Reim  desplache :  viendraje  (cf.  1.  Fut.  je  dansera,  §  150) 
annimmt;  also  s:z  reimen  lässt;   oder  man   lässt  die  moderne  Schrei- 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.Beriiard  de  Menthou  etc.  715 

bnng  und  Aussprache  desplmjse  und  verlegt  das  heutige  sav.  Produkt 
vüu  ego  ins  15.  Jh.  (ego  >  c?f  1  D,  Ep ;  2  Aj ;  Cled.),  so  dass  z :  d 
reimen.  —  Alle  diese  Annahmen  sind  mit  Vorsicht  aufzunehmen,  da 
bei  dem  allgemeinen  Charakter  des  Textes  es  schwer  zu  entscheiden 
ist,  ob  in  einem  gegebenen  Falle  ein  reiner  Reim,  der  mit  Hilfe  des 
alten  und  mod.  Dialektes  zu  rekonstruieren  wäre,  oder  aber  bloss 
Assonanz  vorliegt  (cf.  §  5). 

§  115.    tu 

Intervokales  tl  entwickelt  sich  regelmässig:  orationem  >  oroyson 
1192,  1227  u.  s.  w.,  veuationem  ~^  venoijfion  1392  (s.  §  27),  pretium  > 
pris  1875  r.  pays,  3201,  3211  u.  dergl.  Gelehrt:  devocion  706,  1064, 
nacion  2663,  consolacion  1334,  2717,  recrcasion  3411.  —  Die  Endung 
-itia  ergibt  -esse,  {-eche)  :  *largitia  >  largesse  2277  r.  y?^cÄe  <  ^vliscam, 
807  r. /re^cÄß  <*frescam;  j)igritia  +  osum  >  ^)«rese2<a7.  —  Wegen  des 
Reimes  largesse :  ükhe  s.  die  Bemerkungen  am  Schluss  dieses  Para- 
graphen. —  Nachkons  0  nautisch  es  ^/ (ausser  nach  s)>  c,  s,  SS,  ch,  g  \ 
*corruptiare  >  courrouder  30,  courrocier  39,  courroussier  2197,  2269, 
courrousier  1496,  2186,  corrousier  2223,  courosier  2123;  *exaltiare> 
exaucier  3523,  2555,  4247 ;  exaiissier  46,  euseroit  (=  hausseroit)  1648 
(cf.  §  26) ;  *dispactiare  >  despachier  3242,  3867,  despachiS  1243,  -iez  1423, 
despechies  1007  neben  despacie  335;  ad  + *directiare  >  «c^r^cA/^rs  (Inf.) 
1356  neben  adresier  371;  dis  +  "pett+ iare  >  f/espec/^/er  954  (=  de- 
pecer,  zerstückeln);  cum -{- '^m'itvät^  coitimance  1411  r.  dimenche,  Inf, 
=  com(m)ancicr  3143,  3358,  3600;  P.  P.  =  conimansiez  2103,  *aban- 
i\jKYQ'>  avancier  3551,  avangier  3537,  avanciez  (F.F.)  3320;  avance 
(Konj.  3)  3267  r.  blanche  (Adj.  F.);  *antianum  >  «rtdrtws  295,  ancie.n 
3467,  anchiens  1034  (im  „Roman":  ancliien)-.  patientia >  pac/ence  1166, 
paciense  2062,  2367;  neptia>  ;««>/)ce  610,  nuptiae  >  ?20/;cg(sj  1352,  1451, 
1901,  2094,  1478  r.  re^^rocÄe  <  ^reprobicam,  7iopse  718;  factionem  > 
fosson  187,  fassonne  351.  —  Gelehrt:  entention  1692,  3360,  entencion 
263,  1796,  2213  etc.,  destniction  1065,  1288  u.  s.  w.,  destruktion  2807, 
destriicion  2635,  —  Nach  Gillieron  (Valais  Roman,  Planche  27  u.  28) 
wird  tl^  vor  a>s,  s',  ;f^,  yrl,  y\j^  /;,  /,  z.  B.  *cuminitiare  ^-  konifsi,  -si 
u.  s.  w.;  vor  anderen  Vokalen  als  ä  erscheint  es  daselbst  als  s,/l^j),f; 
-tionem  >  -so.  Der  Atlas  lingnistique  gibt  für  *fortia  im  iSüdösten  von 
Savoyen  fiirse,  in  Aosta  försY',  Norden  der  H^ß-Savoie  förse,  in  der  an- 
grenzenden frz.  Schweiz  /os?,  forsf  u.  s.  w.  an;  die  Form  kommt  mit 
einem  s  vor  in  Isere,  Doubs,  H.-Saone,  H.-Marne,  Vosges,  Aube,  Oise, 
Somme,  Nord,  Pas-de  Cal ,  »Seine-Inf.,  Calvad.,  Manche,  als  s  in  Arden., 
nicht  als  s  in  Meuse  und  Marne,  durch  welche  Departements  die  Reihe 
der  Departements  mit  s  im  Produkt  von  *fortia  unterbrochen  wird; 
sonst  vermerkt  der  Atlas  für  Haute-Savoie  und  Savoie  Formen  wie 
försf,  fürrse^  ßi'/'se,  försf  u.  s.  w.    Das  mod.  Sav.  zeigt  demnach  eine 


716  Jakob  Fourmann 

doppelte  Eutwicklimg  des  ti  in  *fortia.  Cf.  auch  Cled.:  *plattea> 
plai^^,  +  are  >  plase\  *fbrtiare  >  furs'f,  Ind.  Präs.  ttf  f'ösu^  vii  fösö, 
Imper.  fiir sä  lu-^  *fortia > /ose ;  Const.  förs^  4  A,  A'g,  *captia  >  ^ja.s^' 
nach  Cled,,  *neptia  >  mese  Cled.,  nuptiae  >  j?w%  Cled.;  Const.  nöse 
4  R,  ntjfe  4  T,  nöfe  4  AI;  distantia >  (f/s^äsf  Cled.,  demorare  +  antia 
y  dftnuyäsf  C16d.;  flebilem  +  itia  >/äi/a%  Cled.;  germ,  rikja  +  itia>" 
r^päse  Cled.;  factionem  >  fasä  Cled.,  cantionem  >■  jfjf so  Cled.;  ad  + 
*directiare  >  «c?resf  Cled.;  *abantiare  >  ayes«,  Verbalsubstantiv  avesu; 
Const.  aväsi  4  A,  AI,  T;  avdspr  7  Jr;  Gillieron  (Valais  Roman)  aväsi^ 
aväsi  n.  s.  w.;  Verbalsubstantiv  aväse  4  T,  A,  AI,  A'g;  7  Jr;  *cumini- 
tiare  >  Ä;m^sr'  6  A,  kmesi  4  A,  Ab,  hnfsi  4  T,  A;  *cuminitiat>  homT'srt 
8  Bf  (s.  Constantiu  unter  j^?e);  antianum  >  asf ,  Fem.  äsinä  4  AI,  A'g; 
7  Jr;  in  Freiburg  äxä  (nach  Jeanjaquet). 

Der  Wandel  ti  >  s  lässt  sieh  nach  den  Schreibungen  und  Reimen 
in  unserem  Text  bis  ins  15.  Jh.  zurückverlegen:  anchiens,  despachier, 
despecJtier  (=  depecer),  commance  r.  dimenche,  avance  r.  blanche^  lar- 
gesse  r.  fleche  und  freyche\  nopce  r.  reproche.  Vom  mod.  Dialekt  aus 
liegt  aber  auch  die  Möglichkeit  vor,  in  avance,  largesse,  nopce  eine 
gemeinfrz.  Aussprache  und  für  ch  in  blanche,  dimenche,  reproche  einen 
s-Laut  (vielleici)t  p,  ä)  vorauszusetzen.  Denn  es  wird  domenica>  de- 
lufze  nach  Brächet  (=demede?  Brächet  si)richt  nicht  von  einem  d- 
Laut!),  dfmäd^  3  S',  d/'mepf'  Cled.;  nach  dem  Atlas  linguistique  in 
den  nördlichen  H.-Alpes  d2i/aniö''dza,  in  Aosta  dfämoze,  in  Savoyen 
dem f de,  demede,  dmtzfi  u.  s.  w. ;  *blancam  >  bläpe  4  T,  A;  CI6d. ; 
reprobicam  >  rpropT)  4  T,  A,  R,  rprödo  4  Aa;  *viisca  >  im  Lokal- 
französischen zw  flesp  4  A,  R  unter  frz.  Einfluss;  das  lautlich  parallele 
*frescam  >  frepe  4  A,  T,  R,  aber  frese  Cled.  —  Die  Schreibungen 
anchien,  adrechiers,  despachier,  despechier  u.  s.  w.  lassen  annehmen, 
dass  in  den  vorhin  genannten  Reimen  avanche,  commanche,  largeche, 
nopclie  eingesetzt  werden  darf.  Im  übrigen  sei  auf  die  Bemerkung 
am  Schluss  des  §  114  verwiesen. 

§  116.  mi  1>  ?{.  *8ummionem  !>  sc»« /ons;  3677  r.  relegion,  4216  r. 
charbon.  So  ist  mit  Constantin  das  in  der  Ausgabe  von  Lecoy  de  la 
Marche  vorkommende  somonz  zu  verbessern,  indem  man  sich  auf  das 
mod.  sav.  södö  {=  sommet)  4  A,  srntö  3  S';  4  T,  Aa;  sözö  6  A,  Av' 
stützt. 

§117.  bi  in  camhistYQ  "^  changier  345,  645;  mit  g  vor  o  ge- 
schrieben in  changons  (Im])er.  1.  PI.)  600, 

Anmerkung.  Andere  Konsonantenverbindungen  mit  i  bieten 
keine  Besonderheiten  und  sind  unter  den  einzelnen  Vokalen  in  ihrer 
Verbinduns;  mit  diesen  behandelt. 


über  die  Sprache  des  Mysti-re  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  717 

Die  Liquiden, 
r. 

§  118.  lutervokales  r,  tr,  rr>  r  und  rr:  perilleux  1186  ii.s.w., 
23errilieux  3260;  *warire  >  (/«r/r  4083,  4090  u.  s.  w.,  garriront  3928, 
fera  (Fiit.  3.)  neben  ferra  (s.  Formenlehre,  §  161);  nouris  695  neben 
nourris.  —  P  r  ä  f  i  x  +  r.  ad  +  r-  >  ar-^  arr- :  ariere  2694,  arestez  (P.  P.) 
3389,  arez  (=  arret)  1191,  arest  144,  1417;  1678,  1816,  2111;  anvez 
(P.P.)  1621,  1770,  arrivez  (P..P.)  1746.  —  cum +  r->  cor-,  corr-'.cor- 
roucier  30,  courr-  39,  2197,  2269;  courrousier  1496,  2186,  corr-  2223; 
courosier  2123.  —  rr  hat,  da  es  ohne  Unterschied  in  denselben  Formen 
vorkommt  wie  r,  den  Lautwert  eines  einfachen  r. 

§  119.  Frz.  Schlu8S-r  fällt  leicht  ab,  bezw.  es  wird  durch  die 
Reime  als  nicht  auszusprechen  vorausgesetzt;  so  fällt  es  im  Infinitiv 
der  -er-  und  -/r-Konjugation  ab  in  marie  11  und  265  r.  adviser,  249; 
commande  65,  demande  81  r.  parier^  trouve  153,  destorbe  2235  r.  niarie 
(Inf.),  toc/iie  4146  r.  clouchie  (<  *cloccarium);  augmenter  3449  r.  ap- 
preste  (P.  P.)  u.  dergl.  —  converty  42,  3566,  3572,  ensepvelly  4023  r. 
soubstenir,  failly  3493  r.  piesir,  parfy  Ruhr.  365;  dormi  1504,  1960, 
dormy  2072  r.  desparfir^  2888  r.  mourir',  perir  2563  r.  sm^^//^;  <  sub- 
tilem. —  Ebenso  schwindet  sonstiges  Schluss-r:  c';o?i<  super  4154,  su 
<  super  401 7,  ße///a/ Rubr.  S.  43  (zweimal)  und  45,  neben  Belliart,  Bel- 
liar  Ruhr.  S.  42  und  45;  volantier  3035  r.  pies  <  pedes,  volantievs  3641 
r.  logiez  (P.  P.) ;  pluseurs  1009  r.  avantagetix,  plnsieurs  903  r.  malereux, 
fondeurs  3906  r.  religieulx;  Bernard  2507  r.  debat^  c/crs  <  clericum 
2900  r.  Brimet.  —  S.  §  125. 

§  120.  r  nach  Konsonant  und  vor  Schluss-f  fällt  leicht  aus,  wie 
Schreibungen  und  Reime  beweisen:  prende  (korr.  prendre,  =  Inf.)  3275 
r.  despendre,  archediaque,  archidyaque  1140  r.  Jacque^  1149,  1183,  1191, 
2304,  3990,  im  Reim  mit  miracle  in  den  V.V.  3658,  4045  und  4076, 
mit  tabernacle  3590  und  39^0,  mit  quotre  4243,  prebstre  1057  und  1650 
r.  evesqiie,  1274  und  1302  r.  reste;  orde  «  ordinem,  frz.  ordre)  1592  r. 
misericorde,  1681  r.  acorde,  neben  ordre  1679;  chapitre  1729  und  2.090 
r.  dicte  (2.  PI.);  quatre  3730  r.  miracle\  noustre  2503  r.  Oste  (heute  = 
Öta,  =  Aosta);  estre  1731  r.  ?jrß6'^e  <  *prestam,  mectr e  <im\itei'e  1188 
r.  je  remecte)  lettre  2187  r.  faide  <  factam;  encontre  1023  r.  compte; 
rencontre  602  r.  monte]  descendre  2511  r.  prende  (Konj.);  prendre  3891 
r.  je  rende]  comprendre  4201  r.  legende]  ren dre  3S91  r.  ]e  rende;  aidtre 
87  r.  faulte,  ebenso  in  V.V.  2175,  2458,  2466;  Chambre  260  r.  il  semble; 
delivre  <  deliberat  3936  r.  convive. 

§  121.  Bemerkenswert  sind  die  Reime:  infernum  >  infert  1606 
r.  enchaissier  (Inf.),  3040  r.  rebiter  (zu  korrigieren  rehifer)  neben  Reimen 
mit  Jupiter  2713,  2825,  2965,  enfert  941  und  1889  r.  Jupiter;   chier  < 


718  Jakob  Foiu'raann 

carum  164  r.  festoyer^  3836  r.  mestie r  <im\mi>,it\'mm,  per  <parem  3124 
r.  demonstrer,  je  requiers  8754  r.  hospitalier.     S.  §  125. 

§  122.  r  unorganisch  an  den  Wortschliiss  angefügt: 
cer^  korr.  c^est  3685,  pechier(s)  <C  peccatum  2016^  3279,  neben  pechie(s) 
765,  1240;  1241  ii.  s.  w.,  ariver  {=  P.P.,  korr.  arive)  119  r.  gre;  com- 
pllr,  korr.  coniplie  (P.  P.  F.)  22  r.  je  marie,  fuyr  2003  (=  P.  P.  Masc.: 
Qni  celluy  qui  croyre  pourroit  I  Qu^i  fust  fuyr  a  celhiy  jours-^  viel- 
leicht ist  aber  pust^  statt //^s^,  einzusetzen,  wodurch  fuyr  Inf.  bliebe); 
fillieur(s),  filieur(s)  <  filiolum  185,  249  r.  je  venl,  266,  417,  423,  495, 
673,  neben  filliole  <"  filiolam  588;  laissir  2976,  korr.  laissiez. 

§  123.  Das  r  wird  unorganisch  in  ein  Wort  eingeschoben:  diar- 
trousse  <  cartusia  2252  neben  chartossa  2280;  in  +  dum  +  interea  > 
entrementier  210  (altfrz.  endementres  <  in  +  dum  +  interim,  dcmentier(s) 
<dum+ interea  u.  dergl.).  Hier  hat  Analogisierung  in  der  ersten  Silbe 
stattgefunden  (nach  entre-^  gleichs.  iuter -f- [d] um -J- interea). 

§  124.  Saturne  3468  i\  fortune\  r  vor  Kons,  wurde  wahrschein- 
lich schwach  artikuliert,  oder  es  liegt  hier  Assonanz  vor. 

§  125.  Folgerungen  aus  dem  über  r  Festgestellten.  Die  Reime 
und  Schreibungen,  wie  auch  die  unorganische  Anfügung  des  r,  be- 
zeugen eine  Nichtaussprache  oder  schwache  Aussprache  des  Schluss-r 
der  Verba  der  -er-  und  -/r-Konjugatiou,  sowie  des  r  in  der  Sehluss-silbe 
vor  f  und  nach  Konsonant.  Der  Schwund  des  aushiutenden  r  wird 
für  den  Südosten  von  Goerl.  106  schon  für  das  ausgehende  13.  Jh. 
beobachtet,  ebenso  das  Antreten  eines  unorganischen  r  an  den  Schluss 
eines  Wortes.  Den  Ausfall  der  r  nach  Konsonant  und  vor  Schluss  f, 
den  gewisse  Reime  in  unserem  Mystere  für  die  Aussprache  voraus- 
setzen lassen  und  der  uns  in  einigen  Schreibungen,  wie  prende  für 
lyrendre,  orde  für  ordre,  archidiaque  begegnet,  belegt  Goerlich  eben- 
falls, z.  B.  chambes^  prestes  etc.  Das  Schluss-r  wurde  nach  Thurot  im 
16.  Jh.  stets  gesprochen.  Für  das  17.  Jh.  bietet  Andry  folgendes 
Zeugnis:  «11  (=  Saint-Real,  geb.  in  Chambery,  H^^  Savoie,  1639)  croit 
apparemment  qü'il  faut  prononcer  lege  sans  faire  sonner  Vr,  et  c'est  la 
prononciation  des  Lyonuais,  des  Picards  et  de  quelques  autres  provinces, 
je  ne  sgay  si  ce  n'est  point  celle  des  Savoyards.»  Betreffs  der  Aus- 
sprache des  r  im  Inf.  wurde  nach  Sylvius  (1531;  geb.  zu  Amiens) 
in  manchen  Provinzen,  wie  z.  B.  im  Lyonnais,  in  der  Bourgogne,  «oü 
l'infinitif  est  en  -ar»,  das  r  kaum  gesprochen.  Betreffs  fer^  enfer  sagt 
nur  Fremont  d'Ablancourt  (1654,  geb.  zu  Paris),  dass  das  r  in  diesen 
Wörtern  fast  nicht  mehr  wahrgenommen  wurde.  Im  Infinitiv  herrschte 
nach  Tabourot  (1587,  geb.  zu  Dijon)  die  Tendenz,  das  r  überall  zu 
unterdrücken.  —  Das  mod.  Frankoprovenzalische  hat  im  allgemeinen 
dieselbe  Tendenz.  Infinitive:  ämä  4  T,  A,  A'g,  R,  äm'i  3  S'  neben 
amär  8  Bf;  apareyi  <  *adpariculare  4  Ag;  aparti  4  T  neben  apareyer 


über  die  Sprache  des  Mystöre  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  719 

8  Bf,  apareier  7  Jr;  ^ar/ <  *warire  4  T,  A,  R;  ^ne  <  finire  4  A,  R; 
forni  8  B'  neben  förnlr  und  furnir  7  Jr;  Cled.  hat  ame  <  amarC; 
w/ff?f  <  raanducare,  (/ar/  <  ^warire;  Fert.:  gärJ  im  Verd.-Chal.;  in 
Bourg.  geri,  Morvan  gUri  (pik.  gar/r).  Auch  in  Würtein  wie  amaruui 
'7>  amä  4  A,  A'g  neben  amär  4  T;  8  Bf;  7  Jr;  Cled.  ama',  carum  > 
pe  4  T,  R,  A;  stie  6  Ac,  Cled.  [fe,  Fem.  p'erä,  Roussey  tsi\  iuferuum 
y  efä  Cled.;  Const.  zitiert  kein  Beispiel  für  infernum;  in  derselben 
Lautfolge  steht  r  in  djurnum  >  f?o  2  Js;  4A,  Ab,  R;  dor  3  S';  4T,  AI. 

Nach  diesen  Ausführungen  ist  das  Schluss-r  nur  graphisch  in 
unserem  Mystere,  und  das  r  nach  Konsonant  und  vor  Schluss-f  ist 
ebenfalls  entweder  aus  .der  Sprache  geschwunden  oder  doch  nur 
schwach  artikuliert. 

]. 

§  126.  Intervokales  1;  11.  Im  frz.  Auslaut  zeigt  die  Schrift 
oft  Sch\vund  oder  unorganischen  Ersatz  des  l:  <\\\Si\Q,m>que  465, 
2122  (Fem.),  que[l]  3759  neben  quel  116,  1108,  1880,  2076  u.  s.  w.; 
malum  >  »/a  (korr.  mal]  49;  subtilem  >  sö?/i</s  1051  r.  perilz]  souhtif 
1295  r.  perll;  soubtifz  2563  r.  perir-^  daneben  soubtilz  1139  r.  perilz-^ 
solum  >  seuz  2027  (korr.  seid)  r.  duel  <.do\mm,  ^eiiz  1646  r.  piteux, 
ceiiz  1874  (korr.  seuz)  neben  sevU  1385.  —  Lat.  11:  illum  >  /  nach 
que:  Sing,  in  den  V.V.  112,  251,  287,  336,  644,  1259  u.  s.  w.;  Flur,  in 
den  V.V.  1104,  1407,  3897;  daneben  qii'il  1276;  ohne  vorausgehendes 
que  steht  ij  (=  il)  4232,  4241;  sonst  il  80,  118,  160  u.  s.  w.,  Uz  (=  Sing.) 
57,  64,  66,  78,  86,  109  u.  s.  w.;  ad  illos  >  as  3890;  es<in  illos  (für  as 
eingetreten)  1034,  1358,  1730,  2120,  3486,  4012,  ez  1919,  neben  aux; 
ad  illum  >  au  130  u.  s.  w.;  o\i  <in  illum  505,  621,  673  u.  s.  w.  — 
Wörter  mit  frz.  auslautenden  l  reimen  mit  solchen  ohne  /  :  *sindale  > 
cendalz  1427  r.  c/awas  <  damascum ;  hospitalem  >  Aos/uVa^  4258  r.  cas] 
follem>/o^2^  (Obl.  Sing.)  644  r.  prepos]  *volet>  veult  1613  r.  tu  tueiiz-, 
solides  >  so^2;  1069,  855  r.  gros;  nullus  >  nz<^^  1940  r.  sms;  baratel  (cf. 
§  90)  1862  r.  vespree.  — 

Das  frz.  Schluss-/  hat  also  die  Tendenz,  in  der  Aussprache  zu 
verstummen;  cf.  den  mod.  Dialekt:  malum  >  mä  3  S';  4  T,  A,  Aa,  R; 
md  IT;  4  Ab;  luö  Cled.;  /  =  il  und  ils  nach  Const.  und  Cled.;  follem 
>/w  4  T,  A,  R;  k  Cled.,  Fert.;  bellum  >  %ö  4  T,  A;  3  S';  6  Ac,  B, 
Bv;  Cled.;  6ö  4  Ab;  Collum  >  Ä««  4  T,  A,  Ab,  R;  /w  6  A;  8  M;  Cled. 
Im  mod.  Dialekt  ist  also  Schluss-^  verstummt  und  Vokalisatiou  des 
1  bezw.  Dehnung  des  voraufgehenden  Vokals  eingetreten. 

§  127.  Vorkonsonantisches  1  (aus  lat.  1,  11).  Vokalisation 
des  /  findet  nur  teilweise  statt;  das  /  bleibt  meistens  in  der  Schrift 
beibehalten,  auch  nach  entwickeltem  u.  —  Frz.  auslautend:  falsum 
>  fault  902,  2941,  2947 ;  faulx  1120, 2679;  /rtMa;1197  r.  wa?<7a;  <*malos(für 
mala);  maulx\()4A;  /m?^/M6, 31 1,848, 3722  u.s.w.  hcmUement20\,2h\\\.8.\\. 


720  Jakob  Fourmaun 

dulcem  >  doulx  3838  r.  nous,  3868  r.  vous.  Entwicklung  von  bellum  8.  §39; 
von  filius  s.  §  62.  —  Frz.  inlautend:  qualem  +  que >  jz^egwe  1647 
(Fem.),  quesque  568  (Fem.)  neben  quelque(s)  707,  729  u.  s.  w.  male  + 
minatum>  mamene  1277  neben  malmene(s)  2584,  3766;  male -f-  *vatiu8 
y  mavay  2799,  mavaise  1279  neben  malvais  2959,  3282,  malvaise  3463; 
male  -{-  sanam  >  masafijnne  2657 ;  von  album  albade  (Morgenständeben) 
1923;  maldire  653,  2947,  3054,  3466,  maudire  2627,  mauldire  2839, 
3028,  3465,  3466;  aulmo)ie(s)  3511,  3420,  aumone^  aiimonne,  aumosne 
3157,  3751,  3776,  3812  u.  s.  w.;  aultre(s)  2451,  2458  r.  faulte,  3049 
u.  s.  w.;  aulcune  426,  auctine  687,  690,  1522;  *ale  +  sic  >  aussi/  1426, 
1430,  a«ss/  1424,  ossy  1222,  3325;  *ultra  +  aticum  >  oultmige  3491 
neben  octra^/ge  3032  {kovr.  oltratjge),  eutrageuse  3483;  oultre  298b,  3177, 
saulvemant  2234;  saulveur  2120  neben  sauvemant  3631;  W  fault,  \\  faut, 
il  fauldra  u.  dergl.  s.  Formenlehre  falloir  und  vouloir,  §§  177,  189; 
falsam  > /aif/ce  2746,  2798,  2815,  2881  neben /öi^sse  3736;  salvam> 
salve  473,  sa?^/^;e  771;  salve  473  ist  in  sa//  (adverbial!)  umzuändern 
wegen  des  Versmasses;  s.  §  10;  wegen  reaulme,  wofür  reame  einzu- 
setzen ist,  8.  §  21. 

§  128.  NacbkoDsou antisches  1.  (Cf.  §  37  d.)  1  in  der  Laut- 
folge Palatal  + 1 4-  Vokal  wird  in  der  Schrift  durch  l  ausgedrückt,  ist 
aber  in  der  Aussprache  ohne  Vokalisation  geschwunden,  was  die  Reime 
lehren  (=  dialektisch),  oder  es  ist  vokalisiert  worden,  zum  Teil  mit 
wiederhergestelltem  l  (=  frz.  Einfluss) :  *veclum  >  viel  1397  (0.  S.) 
x.festiez(?.?.),  3798,  neben  vieulx231  (N.S.  M.),  y/ewo;  3886  (N.  S.  M.)  r. 
mieulx  (cf.  §  37  d);  periculum  >  peril  3937  r.  esprit,  4251  r.  fit  (Perf.). 
—  Gelehrt  sind :  miracle  <  miraculum  3657,  3729  r.  quatre,  4044,  4077 ; 
tabernacle  2741  r.  archidyaque,  ebenso  in  2591  und  3991;  diese  Keime 
zeigen  eine  dialektische  Vernachlässigung  des  /  nach  Konsonant  und 
vor  Schluss-f  an  (s.  §  120). 

§  129.  l>r  in:  filiolum  > ßl(l)ieur(s)  185,  249  r.  je  veul,  266, 
417,  423,  673,  495;  der  Reim  mit  je  veul  beweist  die  Nichtaussprache 
des  Schlusskonsonanten  {l  und  r).  Daneben  ^7/«o/e  <  filiolam  588;  in 
Fremdwörtern:  mellencorie  582,  malencorie  733,  neben  melancolie  1160 
u.  8.  w.  (Dissimilation;  cf.  auch  §  40).  Permutation  von  /  und  r  in 
dem  Eigennamen  Bellial  Ruhr.  S.  43  (zweimal),  S.  45,  Belliar(t)  S.  42 
und  45. 

§  130.  l  etymologisierend  hinzugefügt:  angel  1341  neben 
anges  3088,  3993,  3997.  —  /  unorganisch  hinzugefügt:  peril 
(=  peri,  P.P.)  2686,  korr.  peri,  r.  soussy,  resjog;  Ymtsii'ey  visitel  122 
(korr.  Visite)  r.  trouver;  hlc  >  y/,  il  791,  1808,  2734,  3220,  4106,  4132; 
hospitem  >  hostel  (Analogie  nach  hospitalem)  802,  819  r.  Oste  (=  Aosta); 
cf.  hoste  =  Gasthaus,  für  hostel,  1177;  die  Schreibungen  (hjoste  und 
(hjostel  in  der  Bedeutung  „Gast"  und  „Gastwirt"   werden  ohne  Unter- 


über  die  Sprache  des  Myst^re  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  721 

schied  gebraucht:  oste  1096,  hoste  1C05,  1019,  1067  u.  s.  w.  neben  ostel 
802,  3170  u.  s.  w.,  hostel  3181,  3271  u.  s.  w.;  -OBMmy -eulx  \ pieulx  383, 
joijeulx  118  u.  s.  w.,  glorieulx  3333  r.  perillieux,  3916,  4086,  4094  r. 
eureiix]  religieiilx  3292  r.  gracieulx^  3338,  3905  v.  fo?ideiirs ;  religioulx 
3504  r.  glorieulx,  neben  relegieux  3620,  religieux  3304  r.  ce«/^;  <  ecce 
illos,  3372  r.  eiireux^  3675,  religioux  3583  r.  eM^a;<illo8;  yreulx  4232; 
locum  >  lijeulx  (0.  S.)  1739  r.  A'ew,  neben  lyeu  2316,  ^/ei<  1948,  lieux 
(PI,)  4266  u.  8.  w.;  nepotem  >  Me;>^;eM/a•  133,  170  neben  we^J^e?«  335,  628 ; 
il  j>^ult  <  *potet  2371,  3802  r.  il  oeult;  peult  (P.P.),  korr.  pew  <  *po- 
tutum,  4201 ;  duos  >  deiilx  433,  560,  2670  u.  s.  w.,  doulx  2691  neben 
detix  422,  854,  3457  u.  s.  w. 

§  131,  Schreibungen.  Lat,  intervokales  1  >  ^,  U:  mellencorie 
582,  malencorie  733  (s,  §  129),  pelerins  (<1  *pelerinum  mit  Differenzierung 
für  peregrinum)  930,  1102,  pellerin(s)  1176,  2893,  2938;  ense(p)veUy 
1993,  4023;  vous  celle  1670;  estolle  1891,  2747  neben  fs/o^e  3008,  3186, 
ydolle  1046  neben  ydole  1280,  2822  u,  s.  w.,  escolle  1047  neben  escole 
2823,  3481 ;  se?<7/e  709  neben  seule  759,  abillitoit  (gelehrtes  Impf,  von 
habilitare)  4236,  habilem  >  gelehrt  abille  491,  u.  dergl.  —  Lat.  11  >  II,  l: 
aller  1403,  4062,  4107  u.  s.  w.,  aler  61,  103,  122  u.  s.  w  ;  celluy  110, 
843,  1185,  1605  u.  s.  w.,  celuy  961,  1030,  1032  u.  s.  w.,  ceUü(s)  42, 
793,  2194  u.  s.  w.;  eile  174  u.  s.  w.,  ele  22;  chapellain  1713,  2771, 
chapelain  1090;  die  Produkte  von  *dominicella  mit  II  und  ^  s.  §  34; 
u.  dergl,  —  Die  einfache  oder  doppelte  Schreibung  des  l  <  lat,  1  oder 
11  spricht  für  einfache  Aussprache  des  l  oder  II  jeglicher  Provenienz, 
wie  im  Neufrz.  und  Neusav,  —  Schreibungen  von  i  =  11^  ill,  lli^  Uli,  li: 
bailiier  2715,  3888,  baillez  (Imper.)  2390,  je  baille  322,  on  buille  2544, 
baille  3499  (P.P.),  3276  (Imper.  2.  PL);  ballier  1418;  fally  (3.  Perf.) 
3743,  faillir  2384,  defaillir  2351  u.  s.  w.,  galliars,  -t  834,  993,  galiart 
1503,  2^ai^icirs,  -t  942,  2966;  taillie  1649,  talie  1803  (der  Herausgeber 
korrigiert  den  Vers  durch  Hinzufügung  von  est,  um  talie  zweisilbig  er- 
scheinen zu  lassen) ;  travaille  (3.  Präs,  Ind.)  2728,  travaille  3538,  tra- 
vaillier  3550,  3887,  4128,  travallier  4025;  apparellie  (P.  P.  F.)  3989; 
apparelier,  -ez  (P.  P.  und  Imper.)  336,  647,  3215;  appareillie,  -ez  (P.  P. 
M.)  356,  4191,  appareillier  97;  esveiller  1935,  veillions  (Imper.  1.  PI.) 
4030,  vellier  A024:,  evellies  1920,  esvellieraz  (3.  Fut.)  1925;  meilleur  W&Q, 
meillieur(s)  722,  4186  u.  s.  w.,  melUeur(e)  690,  798,  abillie  (Imper.  2.) 
347,  abillier  347,  habilliez  1477,  habilliement  1475,  abilliemens  594,  670 
u.  s.  w.,  abeillie  355  (=  abeip)-^  perillieux  1186,  2850,  3332,  pcrilieux 
3260,  fille(s)  269,  404,  2087,  fillie  280,  288,  490,  550  r.  mille,  1400  r. 
Gile  <  Aegidium,  1408,  2025  r.  ville,  filie  4108,  filiete  1647,  fillieur(sj 
185,  266,  495,  673,  ßlieurs  249,  417,  423,  filliole  588. 

Roiuauische  Forschungen  XXXII.  4o 


»2^22  Jakob  Fourmann 


Hauchlaut  h. 


§  132.  Wie  im  Gemeinfrz.  —  Hiat  s.  §  7.  —  Das  Zeichen  h 
fehlt  oft,  wo  es  etymologisch  berechtigt  wäre,  und  andererseits  steht 
es  oft  ohne  etymologische  Berechtigung:  hardy,  -i  784,  995  u.  s.  w.; 
ardist  2950,  ardiement  3063;  erminne  1469  <  germ.  harmo  +  frz. 
Endung.  —  komme  991,  905  u.  s.  w.,  omme  1230,  2008;  humains  769 
u.  s.  w.,  umanite  1543;  heure  3220,  heura  1734,  hoiire  3341,  eure  1690, 
1725,  1732.  —  Augusta  >  i^os^e  1076,  2514,  4249  neben  Oste  1056, 
1136,  1623  u.  8.  w.;  *abbreviare  >  Äaier(/«er,  -ie  3726,  3741  neben  aber- 
gie,  -iez  475,  4204;  iter  > /lerre  3607  u.  dergl.  —  Crist  3114  u.  s.  w., 
Antecrist  2847,  3113;  Jhesus  1225,  1514  u.  s.  w. ;  Sathanas  2857,  thyrer 
321,  thyre  4052,  /Ä2>gr  630,  je  tJnjre  70  neben  il  ^/re  301,  tyrer  2781, 
3312,  je  tyre  3854.  —  A  ist  nur  graphisch  und  hindert  die  Zusamraen- 
ziehung  zweier  Vokale  zu  einer  Silbe  nicht:  Johan  (einsilbig)  1631 
(cf.  §  82);  \n-oveheu  (zweisilbig)  3494  (cf.  §  7). 

Nasale. 

§  133.  Sie  folgen  im  allgemeinen  den  gemeinfrz.  Lautregeln.  — 
In  unserem  Text  herrscht  eine  Tendenz,  frz.  intervokales  n  zu  mouil- 
lieren, was  vielleicht  ein  Analogieprozess  ist  nach  Wörtern  mit  etymo- 
logisch berechtigtem  n :  pugni  <  punitum  1991,  2636,  begni,  begny  338, 
775,  997,  1344,  1615,  1718  u.  s.  w.,  begnoy  4090,  begnoite  1891,  begnye 
(P.  P.  F.)  1577,  3400;  daneben  benite  3065,  benoit  654,  2833,  benije 
(Konj.)  3564;  f?/^^ier  <  *disjejunare  135,  211,  1412;  impregnable  108; 
magniere  567,  3103,  3356,  3419  neben  mani(e)re(s)  958,  1494  u.  s.  w. 
(cf.  §  13);  cognus  150,  mescognius  3589;  veignant  (Part.  Praes.)  164, 
veniant  151,  pregniez  (=  prenez)  3205,  pregnie  (Konj.)  2329,  3411,  4297 
neben  prende  (Konj.)  2510  r.  descendre;  ils  tieignont  (==  ils  tiennent) 
1040;  il  tiegnie  (Konj.)  3714.  —  Diese  Tendenz  ist  auch  von  Goerl.  107 
beobachtet:  „n  zwischen  Vokalen  wird,  wie  auch  sonst,  häufig  im 
Südosten  zu  //."  Das  mod.  Sav.  hat  diese  Mouillierung  ebenfalls:  hqnil 
(=  counu)  4  T,  A,  Ab,  R,  kqifdre  (=  connaitre)  4  T,  A,  R;  kunUire 
Cled  ;  benütrp  {=\iim\'),  beim  {■=\)h\i\)  neben  6ewä,  benätf  Cled.;  aber 
beni  (=  benir)  4  T,  A,  Ab,  AI,  bfnetrp  (=  benir)  4  T;  dinnä  (=  diner) 
4  T;  6  A,  U;  4  R;  8  B'  u.  s.  w.,  denne  Cled.;  vmi,  vnütä  (=venu,  -e) 
4  As,  Aa'";  viiil  (Masc.  und  Fem.)  4  T,  A,  A'm;  vno  3  Rr  neben  vnü 
4  T'g,  Ab;  vrnü  8  Bf;  Go;  vni  {==  venir)  4  T,  Tj,  A,  Ab,  Ad,  AI  neben 
vni  4  Ab,  Tc',  T'g,  vmi  2  Js;  6  Am;  8  B'm,  venir  7  M,  vne  3  S', 
u.  dergl. 

Ebenso  ist  „der  umgekehrte  Wandel  eines  h  zu  n  nicht  weniger 
oft  im  Südosten  zu  belegen"  (Goerl.  107);  das  kommt  vor  in  acompainer 
2992,    was  jedoch   nur  eine   mangelhafte  Schreibung  für  acompaignier 


über  die  Sprache  des  Mystfere  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  723 

zu  sein  scheint;  letzteres  kommt  (in  verschiedeneu  Konjugationsformen) 
vor  in  2611,  2849,  2864  u.  s.  w.  —  Im  „Roman"  steht  dinite  (=  di- 
g-nite). 

§  134.  Eins  Chi  ebung  von  Nasalen,  m  eingeschoben  vor  h 
in  *oblitare  >  om^/Zer  1485,  yombleray  68,  tu  omblie  (Konj.)  2381,  tu 
omhle  (Konj.)  734,  ^ay  omblie  726,  omblier  {F.  P.)  1631;  rombe  (=  robe) 
1466,  2173  neben  robesM^.  —  n  vor  t  in  ???a«^/w/e;'s  2077  <  matutinum 
+  arium.  —  Schwund  von  Nasalen,  n  fällt  in  *de  +  retro  +  an + 
arium  ^  derrier  2750,  2928 ;  in  844  korr.  zu  derr[en]ler  wegen  des 
Versmasses;  hier  liegt  Analogie  zu  c?ermre  <  de  +  r^tro  vor;  recontrer 
435  für  das  Produkt  von  re  +  in  +  contrare,  neben  rencontre  602;  car- 
bunculum  '^  charbucle  (Analogie  zu  boiicle)  4216;  im  „Roman":  car- 
boucle.  —  Schluss-w  schwand,  wie  gemeinfrz.,  in  satzunbetontem  jam 
>ja  216,  237  u.  s.  w.;  es  bleibt  in  ^aw  1373. 

§135.  Schreibungen.  Frz.  intervokaler  Nasal  jeglicher  Pro- 
venienz erscheint  einfach  oder  doppelt  ohne  Unterschied:  famme  3662 
(frz.  veraltet  fäme);  debonnayre  495  u.  s.  w.,  debonayre  1668;  komme 
905,  991  u.  s.w.,  home  993,  1139;  trayner  944,  traynne  3015;  u.  dergl. 
—  n  und  m  vor  Konsonant  bezeichnen  nur  die  Nasalierung  des  voraus- 
gehenden Vokals  und  treten  in  der  Schrift  oft  für  eiuander  ein: 
compter  3261,  racomtier  227;  compris  664,  conpris  658;  antier  4118, 
amtier  4125.  —  Auch  im  Auslaut  erscheint  m  und  n  gleichwertig:  fain 
<fameml007,  1091,  2890;  porc/ow  <  prode  +  homo  1829;  kons  <hoino 
681,  4001;  om  (=  frz.  on)  1922,  2441  neben  on  1337  u.  s.  w.;  riem 
292,  2167  neben  rien(s)  654  u.  s.  w.,  now  <  nomen  1335,  1631  u.  s.  w. 
neben  nom(s)  1354,  3011  u.  s.  w.;  renons  (=renom)  3738;  inde  >  em 
2273,  am  2063;  Mediolanum  >  il/e^aw<  3737,  Melan  3578;  vim  783,  786, 
805  u.  s.  w. ;  neben  vin  641,  1006,  1008  u.  s.  w. ;  tantum  >  tam  763, 
1172,  1196  u.  s.  w.,  tem  714,  tarnt  2756,  daneben  tan  1016,  4316,  taut 
1318,  2100,  3342  u.  s.  w.;  u.  dergl.  —  Darstellung  des  Lautes  n  in 
der  Schrift:  gn,  rgn,  gni,  igni,  ngn,  ngni^  ni  und  n:  gaignieiir  405,  in  der 
Ruhr.  S.  72  und  73;  gaignier  3216,  seignieur  27,  43,  404  u.  s.  w., 
ieigneur  39,  segnieurs  159,  monseigneur  1092,  1102,  monseignieur  1202; 
ensoignie  {lm\)ei'.  2.  S.)  IQOS,  enseignant  421'i),  ensegnoit4221;  compagnon(s) 
938,  4109,  compaignon(s)  1077,  1107,  1119,  comimignion(s)  61,  95,  349, 
compaignie  59,  69,  157;  besongnier  4:24:,  besongne  1145,  bessoignie  2055, 
3213,  bessoigne  1751,  bessognier  1743,  1828  (korr.  aus  messognier),  bes- 
sognie  3864,  besognie  20  r.  sognie  <  *souiat;  digne  436,  1683,  2343, 
benigne  437,  1684,  2344;  ansigne  3266;  montaigne  878,  2758,  3306,3675, 
montaignie  1202,  3089,  3218;  esparniera  (Fut.  3.)  653,  esparnie  3843; 
acompainer  2992  (cf.  Schluss  von  §  133). 

§  136.     Bemerkenswerte  Reime. 

m:n',  dis[is]me  2942  r.  flivine-,  regime  2540  r.  discipline, 

46* 


724  Jakob  Fourmanu 

mminn,  n;  komme  1968  und  2817  r.  personne;  3200  r.  mimonne; 
4107  r.  aumone\  prodomme  3752  r,  amnonne;  Bomme  1SG9  r.  Babiloinne 
(cf.  §  79),  3158  r.  aumonne]  primme  1918  r.  cusine. 

mmimpn;  komme  908  r.  cohimpne  (cf.  §  98). 

nn^  n:mpn'^  aulmone  3511  r.  colompne;  personne  4222  r.  colom^me] 
ordonne  3131  r.  colompne  (cf.  §  98). 

?in,  n:n;  divlne  3434  r.  digne,  2491  und  2533  r.  signe;  commune 
1212  r.  digne  (cf.  §  86);  mienne  2456  r.  digne  (cf.  §  33  b);  Lausonne 
2111  r.poigne;  bonne  1162  r.  ckanonie  {et  %10c,);  painne  4311  r.estrange 
(zu  korrigieren  in  estraigne),  808  und  3306  r.  montaign(i)e\  estrainne 
879  r.  montaigne]  plenne  3089  r.  montaignie;  Magdelenne  3218  r,  wo>«- 
taignie-^  die  letzteren  Beispiele  cf.  §  21c. 

Es  können  demnach  m,  n,  n  miteinander  reimen.  Die  erwähnten 
Reime  sind  im  einzelnen  in  den  angegebenen  Paragraphen  besprochen. 


For^nenlelire, 

Substantiv  und  Adjektiv. 

§  137.  Eine  eigentliche  Flexion  gibt  es  nicht  mehr.  Singular 
wie  Plural,  Nominativ  wie  Obliquus  haben  das  fiexivische  s  (x,  s) 
oder  auch  nicht,  ohne  Unterschied  (cf,  unter  auslautendem  .s,  ar,  z, 
§  105).  Der  organische  Nominativ  compains  <  companio  +  Nominativ-s 
wird  vokativisch  gebraucht  1786,  4171,  wie  in  altfrz,  Texten.  Das 
Produkt  von  homo  wird  nur  nominativisch  gebraucht:  kons  GSl  r.ferons, 
1636  r.  bons,  4001  r.  avons.  Die  Adjektiva  der  lateinischen  3.  Dekli- 
nation; die  die  gleiche  Form  für  Masc.  und  Fem.  haben,  kommen  vor 
in  der  organischen  oder  analogischen  Form  mit  Ende,  je  nachdem  der 
Autor  die  eine  oder  die  andere  Form  für  das  Versmass  braucht:  grant 
=  N.  F.  410,  Obl.  452,  538,  637  u.  s.  w.;  gründe  Obl.  S.  1145  r.  je 
demande,  1246,  3864  u.  s.  w.:  tel  =  N.  S.  F.  315,  Obl.  897  (korr.  aus 
teile  wegen  des  Versmasses),  1494,  2469  u.  s.  w.  teile  =  Nom.  407, 
415;  =  Obl.  958,  972  u.  s.  w.  qualem  >  qiiel  =  Obl.  F.  1880,  2076; 
que  =  Obl.  F.  2122;  despleysans  =  Obl.  F.  S.  2065  r.  chams  <C  cam- 
pum  -\~  s;  legalem  >  leal  N.  S.  F.  611;  puissante  3434  ist  des  Vers- 
masses  wegen  in  puissant  zu  korrigieren.  —  Die  organische  Feminin- 
form macht  sich  auch  noch  in  der  Bildung  der  Adverbia  auf  -mcnt 
geltend:  brevi  +  mente '^  briesment  590,  briefmant  1314;  loyalment 
365,  576;  in  365  ist  loijalment  aus  /oj/a^ewewi5  korrigiert  des  Versmasses 
wegen. 

Anm.  In  671  Vostre  amijs  et  vosfre  parens  j  Vons  viendront  .  .  . 
ist  vostre  <C  *vostri  noch  ein  organischer  Nom.  PI.  (cf.  §  139).  —  Be- 
treffs 3925  Par  toy[le]  femme  enfanteront,  s.  §  9.  —  In  den  unsicheren 


1 


über  die  Sprache  des  Myst^re  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.         725 

V.V.  1381/2  Qu'elles  soient  i)arces  et  helle,  j  Les  chambre,  et  courline 
tendue  (korr.  aus  tendre)  ist  wohl  chamhres  zu  lesen  und  der  Artikel 
les  auszulassen :  „Schön  und  geziert  sollen  Kammern  und  ausgespannte 
Vorhänge  sein."     Betreffs  Auslassung  des  Artikels  s.  Schluss  von  §  0. 

Pronomen. 

§138.  Personalia.  Im  allgemeinen  wie  im  Gemeinfranzösischen 
des  15.  Jahrhunderts.  —  Der  Nom.  Sing,  der  betonten  1.  Person  hat 
die  Formen:  je  1222,  1804,  2725,  3347;  jouz  und  iq/e  (s.  §  67  c).  — 
Toy  wird  satzunbetont  gebraucht  für  das  gewöhnliche  tu  im  Nominativ 
in  V.  741 ;  je  te  prie  que  toy  soyes  au  jiwas.  —  Der  Obliquus  moy, 
toy  kommt  in  satzunbetonter  Stellung  vor  neben  me,  te :  pour  moy  bieu 
adviser  10,  de  moy  converty  (=  convertir)  42;  (tu)  as  voulu  .  .  .  toy 
demonstret'  3123  (in  diesen  Beispielen  ist  moy,  toy  vor  Inf.  = 
normal!);  je  toy  remarcie  1333,  je  vous  prie  que  moy  pardonnez  484, 
mu  lignie  me  guerrie,  a  moy  (für  mod.  me)  oste  mon  solas  745, 
neben  je  panse  que  me  croyrc  6,  vostre  honneur  me  touche  3.  In  der 
Imperativkonstruktion  kommen  die  regelrecht  entwickelten  Formen 
neben  den  in  satzunbetonter  Stellung  entstandenen  vor:  Donne  moy 
la  seure  voye  .  .  .  et  me  donne  tarn  espace  .  .  .  760  ff.;  alles  de  grant 
et  me  laisses  928;  or  me  dicfes  1113.  —  Das  Personalpronomen  der 
3.  Person  hat  ly  und  luy  als  betonte  und  unbetonte  Formen  neben- 
einander; z.  B.  luy  (betont)  125  {a  luy),  2237  {par  luy)  u.  s.  w.,  ly 
(betont)  184  (divers  ly),  1346  (a  ly);  luy  (unbetont,  Dativ)  44,  58,  128; 
ly  (unbetont,  Dativ)  570,  (unbetont,  Accussativ)  573  u.  dergl.  —  Be- 
achte mi,  my  (cf.  §  45);  unbetont:  my  fault  352;  betont:  a  mi  2046  r. 
huy]  de  my  2174  r.  verny.  —  Beachtenswert  sind  manche  Formen  des 
unbetonten  Personalpronomens  der  3.  Person:  Sing.  Nom.  Masc.  il 
80,  118  u.  s.  w.,  Hz  bl,  64,  78  u.  s.  w.,  i  nach  que  112,  251,  1259, 
1318  u.  s.  w.;  il  nach  que  1276;  ly  2478,  3861;  Fem.  eile  286,  ele  22; 
Neutr.  il  160,  163  u.  s.  w.,  Hz  51,  66,  86;  i  nach  que  287,  336,  644, 
1373  u.  s.  w.;  Dativ  /^  354,  449,  548,  1089  u.  s.  w.,  list  3660  (korr. 
It);  lui  551,  luy  44,  472,  655  u  s.  w.  Accus.  Masc.  le,  l'  109,  121, 
122,  323  u.  s.  w.,  ly  573,  3105,  3825  (mod.  sav.  /f  unbetont,  iüi  be- 
tont nach  Duret,  Grammaire  savoyarde),  Fem.  la,  V  289,  290  u.  s.  w., 
ly  544;  Neutr.  le,  l  12,  364,  546  u.  s.w.,  ly  1769,  2176;  Plur.Nom. 
Masc.  Hz  2636,  il  162,  931,  1059,  1063  u.  s.  w.,  /  nach  que  1104,  3897; 
Accus.  Masc.  les  536,  le  460,  553,  ly  554.  —  Die  Endkonsonanten  z 
(in  Hz)  und  st  (in  list)  sind  nur  graphisch;  cf.  §  105. 

§139.  Possessiva.  Im  allgemeinen  wie  im  Gemeinfranzösischen. 
Betrefifs  mienne  s.  §  33  b.  Der  Nom  PI.  der  1.  Person  der  unbetonten 
Form  lautet  mes  465  u.  s.  w.  und  my  457,  1173,  4165;    der  3.  Person: 


1^26  Jakob  Fourmann 

ce  1345  (zu  lesen  se\  der  Herausgeber  korrigiert  ses]  das  s  ist  stumm, 
s.  §  105),  ces  971,  \est  (st  ist  nur  graphisch,  s.  §  103)  4299,  sp  971 
(cf.  Goerl.  125).  —  Das  Prouomen  der  Mehrheit  der  1.  und  2.  Person 
hat  neben  den  Langformen  auch  die  Kurzformen:  Sing.  Nom.  Masc 
und  Fem.  nostre  938,  968,  1620  u.  s.  w.;  noustre  1205,  1920,  1926 
u.  8.  w.;  vostre  1481;  voz  4139;  vos  (korr.  aus  vostre  des  Versmasses 
wegen)  77;  vous  476,  2229;  Obl.  noustre  1527,  1705;  notre  1880;  vostre 
1221,  1284,  1320  u.  s.  w.,  voustre  188,  1657,  2357,  2904  u.  s.  w. ;  noz 
2297,  3438,  no  1400;  nous  3653;  voz  1499,  1756,  2874,  3872;  vo  (korr. 
aus  vostre  des  Versmasses  wegen)  2107,  vous  189,  309,  1175,  1364, 
1478,  2037,  2986;  Fl.  Nom.  vostre  mmjs  671  (cf.  §  137  Anm.);  nous 
2289,  3712;  Obl.  nostres  1353,  1472;  vostres  493;  vostre  3378;  nous 
1240,  1406,  1416,  2586;  vous  177,  1388,  2212,  2446,  3836.  In  der 
heutigen  Mundart:  nutro^  -rä  (Sing.  Masc.  bezw.  Fem.),  nutro,  -re  (Plur. 
Masc.  bezw.  Fem)  4  T;  ntrö  =  notre  4  T,  A,  R,  wwiro  1  Db,  Fem. 
nüträ  1  Db,  nträ  vor  Konsonant  4  T,  A,  R,  7itro-n  vor  Vokal;  Plur. 
Masc.  ntru  4  T,  AI,  ntro  4  Ä,  R,  wm^/^^  1  Db;  Plur.  Fem.  ntre  4  T, 
A,  R,  nütre  1  Db.    Ähnlich  sind  die  Formen  der  2.  Person. 

§  140.    Demonstrativa. 

Sing.  Nom.  Masc.  cel  3303;  in  2995  ist  celle  ypocrite  in  cel  i/po- 
crite  zu  korrigieren;  cilz  1328,  sü  (korr.  eil)  3331;  c^^^?/«/  HO,  843, 
1605,  1820,  celuy  961,  1135.  —  ce  bl%  1086;  ces^wy  938,  1036,  1832, 
2487,  4045;  Fem.  celle  1032.  —  ceste  339,  518;  Obl.  Masc.  cel  1492, 
2593;  celluy  1185,  2398,  2824,  3002,  3108  u,  s.  w.,  celuy  1030,  1032, 
2452,  2941.  —  ce  240,  379,  783,  1116  u.  s.  w.,  cest  181,  236,  399,  681 
u.  s.  w.,  che  1153;  cestuy  1441,  1501,  1755,  2421  u.  s.  w.,  cestui  942, 
3067,3691.  Fem.  celle  346,  353,  453,  762  u.  s.  w.,  tjcelle  1046;  —  ceste 
214,  321,  466,  667  u.  s.  w.  Plur.  Nom.  Masc.  ceulx  533,  cieulx  270 
(cf.  §  53  b),  yceulx  1102;  ces  1151,  1823,  ce^  2933,  cest  1131,  1091.  — 
Fem.  celle  718,  2711,  3474.  Obl.  Masc.  ceulx  3305,  c/eu^ic  1545, 
cyeulx  2722,  s/^  3060  (korr.  eil) ;  —  ces  810,  1066,  cest  1060,  1420,  902, 
ce  891;  Fem.  ce/^e  512,  3523.  —  Die  Formen  celluy,  cestuy  sind  sub- 
stantivisch und  adjektivisch  gebraucht. 

§  141.     Artikel. 

Sing.  Nom.  Masc.  le,  t  33  u.  s.  w.,  ly  681,  lyjuny  1161;  1728, 
2140,  3206,  4181;  Fem.  la,  l'  409,  720  u.  s.  w.  Obl.  Masc  le  54 
u.  s.  w.,  ly  3429,  4187;  Fem.  la  215  u.  s.  w.  PI.  Nom.  Masc.  les 
171  u.  s.  w.,  le  (auch  le,  U  vom  Herausgeber  geschrieben)  431,  3932, 
3934  u.  s.  w.;  li  ennemis  1156,  ly  fol  et  li  saige  3062,  ly  aultre  998, 
ly  pellerin  Ruhr.  n.  1182;  Fem.  les  1380  u.  s.  w.  Obl.  Masc.  les  765 
u.  s.  w.,  le  (auch  le,  U  vom  Herausgeber  geschrieben)  159,  435,  3813; 
ly  2700;  Fem.  les  269  u.  s.  w.,  le  1495.  —  Über  le  rives  {le  =  Accus. 
Sing.  Fem.)  s.  §  227  unter  rives.    —   Der  unbestimmte  Artikel  ist  wie 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bernard  de  Meiithon  etc.  727 

im  Gemelnfrz.  im  2917,  iinc/  4,  8,  9  u.  s.  w.,  iine  709,  1152,  mine  685, 
1651 ;  Dach  que  auch  ion  95,  240,  iimne  2178.  Mod.  Dialektbeispiele 
s.  unter  ü,  §  88. 

Verbum. 

§  142.  Übertritt  aus  der  1.  schwachen  Konjugation  in 
die  III.  Manche  sonst  zur  1.  schwachen  Konjugation  gehörigen  Verba 
sind  im  Infinitiv  und  anderen  Formen  in  die  III.  Klasse  übergetreten : 
forsenir  2890;  cf.  Godefroy : /ors^wer;  Raynouard  und  Levy:  forsenar, 
von  foris -f- *8innare;  lol'ir  1635  (korr.  /o?/ßr)  <  laudare;  in  3012  ist 
resistir,  statt  resister,  r.  oheir  einzusetzen;  cf.  Raynouard  II,  136,  1, 
Nr.  2:  resistir \  Piat  gibt  ein  resisti  neben  resista  an;  Godefroy:  resistir 
(1407,  Arch.  Fribourg,  Afif.  de  la  ville,  Nr.  322);  diese  Zitate  verweisen 
uns  also  mit  resistir  nach  dem  Süden  und  Südosten;  possidi  (P.  P.)  3027 
r.  wa?7/c?/ <  maledietum;  cf.  Godefroy:  posseßr,  belegt  für  die  Provinz 
Namur  (1260),  poursiiyr  (1372)  und  pouseir  (1377)  in  D6p.  Manche; 
Raynouard:  possedir  in  Terrier  de  la  Confr^rie  du  Saint-Esprit  de  Bor- 
deaux; possezir  bei  G.  Riquier,  etc.  (cf.  Raynouard).  Auf  palatalen 
Einfluss  sind  die  Infinitive  pa\'ir,  baijsir,  jamhel'ir  zurückzuführen  (cf. 
§  12),  und  von  derartigen  Verben  aus  hat  sich  die  -«>-Form  wohl  weiter 
ausgedehnt,  so  dass  ursprüügliche  Verba  der  1.  schwachen  Konjug.  als 
zur  Klasse  III  gehörig  angesehen  wurden.  Vgl.  auch  Zitate  bei  Jean- 
jaquet  292:  atribulr,  insfiti(ir,  destituir,  exercir,  coinpellir)  Girardin 
210:  *tirare  >  15.  Jh.  tirie^  mod.  teri,  *virare  >  i?fr/.  Auch  diese 
modernen  und  mittelalterlichen  Formen  entstanden  durch  den  Einfluss 
solcher  Verba  der  1.  schwachen  Klasse,  bei  denen  ein  der  Infinitiv- 
endung voraufgehender  Palatal  im  Frankoprovenzalischen  ein  i  ent- 
wickelt, wodurch  infolge  von  Assimilation  die  Infinitivendung  /  <  -iare 
entsteht.    Beispiele  und  nähere  Erklärung  s.  §  12. 

Übersicht  über  die  Verbalendungen. 

§  143.  Die  Verbalendungen  sind  im  allgemeinen  die  gemein- 
französischen des  15.  Jahrhunderts.  Die  nicht  mehr  gesprochenen  Kon- 
sonanten fallen  in  der  Schrift  leicht  aus  und  werden  oft  unorganisch 
ersetzt;  vgl.  den  Konsonantismus.  Im  folgenden  werden  die  einzelnen 
Endungen  allgemein  besprochen  und  die  Verba,  die  besondere  Bildungen 
haben,  im  besonderen  angeführt.  —  In  den  Endungen  hat  die  Analogie 
stark  gewirkt,  wie  an  den  betreffenden  Stellen  hervorzuheben  ist.  — 
Die  folgenden  Beispiele  sind  so  gewählt,  dass  sie  einen  Überblick  über 
die  im  Mystere  vorkommenden  Verbalendungen  gewähren;  der  moderne 
Dialekt  ist  nur  da  herangezogen,  wo  er  einen  Vergleich  zulässt  und 
dialektische  Formen   als  solche   charakterisieren   hilft.  —  Die  einzeln 


728  Jakob  Fourmanu 

ZU   besprecheüden   starken  Verba   werden   in   der  folgenden  Übersicht 
der  Endungen  nur  da  angeführt,    wo   die    schwachen  Verba  nicht  ge- 
nügend Material   bieten   oder   wo    die  starken  infolge  ihrer  Endungen 
bemerkenswert  sind. 
§  144.    Infinitiv. 

I.  donner  3780  r.  grS-,  donne  2486;  adviser  10,  (der  98,  parier  80 
r.  demande  (Inf.)  81;  visife  122;  commmide  65;  marle  11;  sauve  1226; 
—  changier  345;  tarsier  346  (=  tarder),  targier  836,  flectier  (=ßechicr, 
cf.  §  107),  374,  adresier  371,  aydier  837,  exaussier  46  (ex  +  *altiare), 
courroiicier  30,  esveiller  1935,  pronuncier  31,  employer  1093,  conseillie 
228,  InissTer  1712,  2226,  /e?/ss/er  2331,  3579;  %sier  3350;  /^/ss//er  4088, 
dem  Ms.  nach  dreisilbig;  wahrscheinlich  hat  der  Kopist  ein  Wort  im 
Verse  vergessen;  vielleicht  ist  zu  lesen:  Le  crosses  cy  je  veidt  leissier\ 
chaissiler  <.csiptiiive  1391;  der  Vers  ist  vielleicht  zu  korrigieren  in:  II 
nous  faudra  faire  chaissier;  —  appareilUer  97  r.  esciur  (s.  §  12);  palr 
813,  korr.  paier,  neben  paier  854;  bai/sir  460  neben  baisier  Abb  r. 
festijer]  baissier  2390  r.  psaltier  (korr.  ans  psalmiter)-,  Janibe7r  1640.  — 
Wie  sonst,  so  sind  auch  hier  gemeinfrz.  und  dialektische  Formen  neben- 
einander gebraucht,  worauf  die  Schreibungen  und  Reime  hindeuten; 
8.  §  12.  —  Das  r  war  bereits  verstummt;  s.  §  119. 

II.  rendre  3346,  3448,  4069;  entendre  20,  bactre  A112.  —  Betreffs 
des  r  vgl.  unter  prendre  §  120. 

III^  couvrir  2428,  3252,  4028;  partir  138,  848,  2429,  party  130. 
III  b.  obeir  378,    526,    2621   u.  s.  w.     compUr  399,    converfy  3566, 
3572.  —  Betreffs  des  Schluss-r  s.  §  119. 

§  145.    Präsens  Indikativ. 

1.  I.  je  donne  543,  1799,  2452;  laisse  3022;  commant  88,  1172, 
1642,  2354,  3160,  3423;  conwians  2261  r.  puissans\  comment  69;  com- 
mande  2989;  recomande  2378,  3414;  pry  2238  r,  qui-^  prie  112,  206, 
734,  1027,  1211,  1922,  2271  u.  s.  w.;  marcTe  1835;  remarcTe  317,  1333; 
crVe  1674,  1975,  2867,  2982;  siipplfe  1551;  reg rac/e  2311,  2547,  3429; 
daneben  prije  819,  863,  1410,  1777,  3377;  marcile  443,  665;  supplile 
1242,  2845;  octryle  (<  *auctorico)  542;  lou\e  661. 

U.    je  rent  2766,  renz  3125  neben  rende  3892  r.  prendre  (Inf.),  3822. 

m*.  }Qsans  3814  neben  sen^e  2360,  consente  514  r.  entente\  sencfe 
4123. 

III  **.  j'oi(^/s  390  (korr.  aus  j'o«/  obeis);  fesbayle  (analogisch  ge- 
bildet) 696. 

Die  1.  Person  hat  lautgerecht  und  analogisch  gebildete  Endungen, 
und  zwar  in  allen  Konjugationen;  betreffs  der  starken  Verba  s.  diese 
(z.  B.  je  remecte,  sumecte,  submecte,  [rejquiere,  taise  u.  s.  w.  neben  den 
lautgerechten  Bildungen).     Cf.  auch  Nyrop,  Gramm,  histor.  de  la  langue 


über  die  Sprache  des  Mystöre  de  S.  Beruard  de  Mentbon  etc.  729 

frangaise,  11,  §  118,  1,  Aum.  1:  „Plusieurs  vieux  textes  moutrent  im 
emploi  plus  general  de  Ve  final.  Dans  le  Myst.  de  S.  B.  de  Menthon  on 
trouve  Je  consente  (v.  514),  je  me  sente  bien  aggrave  (2360,  4123),  je 
rende  (v.  3892),  etc.  La  meme  generalisation  de  Ve  se  trouve  dans 
quelques  patois  modernes,  surtout  le  wallon." 

2.  I.  tu  parle  685,  786;  laisse  2013.  —  Auslautendes  s  ist  ver- 
stummt (s.  §  105). 

U.    (Vgl.  die  betreffenden  Formen  von  prendre,  §  167.) 

3.  1.  il  mande  2116,  2185,  recomande  2184,  commande  2617, 
amainne  (<ad  +  mmat)  116,  amene  466;  donne  1580;  prilclS;  envogle 
2187;  t/arde  4251;  daneben  analog-isch  (nach  der  1.  Person)  gar  1345; 
defg  2157. 

II.    il  atant  1936,  atens  3935,  rein  1580. 
III  ^    il  consent  1808  r,  preseni. 

4.  I.  uous  layssons  3726;  mercions  555;  accptons  546;  regardon 
557;  along  (korr.  alons)  3582;  demorent  357  (korr.  -ons);  vgl.  mit  de- 
morent  die  Formen  ^fi/r^ws  (1.  PI,  Fut.  von  boyre),  deussent  (l.Pl.Konj. 
Prät.  von  debvoir),  dcbves  (1.  PI.  Präs.  Ind.),  korrigiert  vom  Heraus- 
geber in  debvons;  wahrscheinlich  ist  aber  zu  korrigieren:  debvens. 
Diese  Endung  der  1.  PI.  korrespondiert  mit  dem  mod.  sav.  -|  =  Endung 
der  1.  PL,  herstammend  von  -emus;  cf.  Brächet,  Cledat. 

II.     (Cf.  prendre,  §  167.)  " 

III  b.  acomplesons  592.  Das  e  in  -esons  beruht  auf  der  öfters 
vorkommenden  Verdumpfung  des  i  (cf.  Fnt.  von  III*,  Präs.  Konj.  von 
III ",  3.  PI.  Präs.  Ind.  von  IIP). 

6.  1.  vous  conseillies  299;  sembU  348;  advis6  1130;  laisses  2889; 
laisse  3041.  —  Schluss-s  ist  stumm  (s.  §  105). 

II.    (Cf.  prendre,  §  167.) 

III  ^.     vous  soffres  3765. 

Von  avoir-.avez,  -es,  -e,  -est,  -aii,  (wegen  dieser  Endungen  s.§  155); 
von  vouloir :  voulloit.  Vgl.  mit  dieser  Endung  -oit  das  in  allgemeinerer 
Verwendung  in  ostfranzösischen  Denkmälern  noch  in  der  2.  Periode 
des  Altfranzösischen  vorkommende  -oiz,  -o/'s  <  -eiz  (cf.  Schwan-Behrens, 
Grammatik  des  Altfranzösischen,  §  339,  Anm.  4). 

6.  I.  ils  habitcnt  1120;  abite  1026;  cmjdefntj  2803;  agmont  972: 
payont  1078;  demandont  1098. 

n.    actendefntj  1739. 

III  b.    ils  soufricent  2721. 

Formen  auf  -ont  bei  den  starken  Verben:  sravont  1059,  ticgnont 
1040,  volont  1104. 

Neb'en  lautgerechtem  -ent  der  3.  PI.  findet  sich  also  auch  dialek- 
tisches -ont  vor  (<-aut,  -ent,  -unt);   cf.   das   mod.  Sav.  nach  Brächet 


730  Jakob  Fourmann 

S.  185:  ^rö/jö  =  trompeut;  S.  190:  ediko=:  mdiqaeni;  S.  191:  merito  = 
meritent;  S.  194:  wf2o=  mangeut;  S.  198:  ^/r5  =  tirent;  S.  199:  kito 
=  qiiittent;  Roussey,  S.  XLVI:  tsätä=  chanteut;  Cled.  pö7iä  =  portent. 
Diese  Endung-  findet  sich  auch  in  anderen  Zeiten  und  Modis  vor,  wo 
sie  ebenfalls  -ant,  -eut,  -unt  vertritt,  z.  B.  Kouj.  Prät.  (s.  §  149).  Be- 
treffs der  Endung  ant  in  der  3.  PI.  Konj.  Präs.  neben  gewöhnlichem 
•cnf,  s.  §  146,  Gegen  einen  eventuellen  Schluss,  die  Endung  -ent  habe 
parallel  zu  -ont  die  Geltung  eines  -ä  gehabt,  sprechen  die  Formen 
abtte,  cuyde[iU],  actende [nt] .  Wir  haben  auch  hier  ein  Nebeneinander 
von  dialektischen  und  gemeinfranzösischen  Formen.  —  Bemerkenswert 
ist  die  Form  soiiffrkent  =  Übergang  aus  der  III*  in  die  IIP. 

§  146.    Präsens  Konjunktiv. 

1.  I.  je  marie  (abhän'gig  von  vouloir)  23,  742;  pardonne  (ab- 
hängig von  vouloir)  1285  r.  bonne. 

2.  I.  tu  donnes  (abhängig  von  prier)  2642;  omhle  (=  oublies,  ab- 
hängig von  prier)  734. 

3.  I.  il  avance  459;  envoyle  1216,  2490;  von  garder  und  donner 
kommen  die  lautgerechten  und  analogischen  Formen  vor:  gart  75,  453, 
870,  1077,  2134,  3752,  gar  3342,  daneben  garde  1174,  1224,  2876;  dont 
158,  424,  612,  1620,  1643,  1698,  1700  u.  s.  w.,  doint  74,  864,  1743,  da- 
neben donne  112,  1652  r.  personne. 

11.    il  rende  3435,  3649,  3785,  3875. 

III ^  il  veste  342  x.  feste;  euvre  (von  ouvrir;  lautgerechte  Form) 
2022. 

III''.     il  obeisse  387  r.  Service. 

4.  I.  nous  laissons  (abhängig  von  avoir  paour)  831.  Von  starken 
Verben:  nous  puisson  3358.  Das  Fehlen  des  i  in  der  Endung  kommt 
auch  in  der  2.  PL  und  im  mod.  Dialekt  des  Südostens  in  der  1.  und 
2.  PI.  vor  (s.  in  diesem  §  unter  5).  —  Von  estre :  nous  soyens  3529 
neben  soyons  1243  beruht  auf  lautgerechter  Entwicklung  von  *siamus 
und  stellt  die  dialektische  (ostfrauzösische)  Form  dar  (cf.  Schwan- 
Behrens,  Grammatik  des  Altfranzösischen,  §  340).  Cf.  mod.  saye  Cled., 
saye  oder  seye  (nach  Victor  Duret,  Grammaire  savoyarde),  sage  nach 
Brächet. 

6.  I.  vous  donne  (abhängig  von  demander)  9;  appourie  (in  einem 
Relativsatz,  der  abhängig  ist  von  negativem  Hauptsatz;  cf  933/34,  wo 
dieselbe  Konstruktion  vorliegt)  906;  resfe  (abhängig  von  prier)  3548; 
pardonnez  (abhängig  von  prier)  484,  3549;  ales  121;  menne  323;  de- 
mande  324;  recomande  325. 

III*.  avant  que  parte  4134.  —  Von  starken  Verben:  vous  tciies 
814;  venes  79,  2620,  3171;  voulez  (nach  p-e'er)  2265;  vuelle[z]  4164; 
puissiis  3354,  3566. 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bemard  de  Menthon  etc.  731 

Die  Formen  ohne  /  haben  (wie  im  Gemeinaltfranzösischen)  die 
Überhand;  cf.  die  1.  Pers.  PI.  Koiij.  Präs.  Überhaupt  scheint  das  Be- 
dürfnis für  Konjunl^tivformen  in  geringem  Masse  vorhanden  gewesen 
zu  sein,  da  Indikativformen  auch  sonst  die  Konjunktivformen  ersetzt 
haben,  z.  B.  bei  dire:  vons  dictes,  dicie  (uach  prier)  1027,  3851,  während 
in  anderen  Fällen  deutlich  ausgeprägte  Konjunktivforraeu  vorhanden 
sind  (z.  B.  bei  plaire,  faire  u,  dergl.).  —  Vergl.  auch  den  mod.  Dialekt, 
der  auch  in  der  1.  und  2.  PI.  zwischen  Konj.  und  Ind.  keinen  Unter- 
schied macht:  Clöd.  nu  petf  =  nous  chantons  und  chantions  (Konj.), 
vu  jyetö  =  V0U8  chantez  und  chantiez  (Konj.);  daneben  vu  jjeta  = 
2.  PI.  Konj. 

6.  ils  veignent  3897 ;  veignant  904.  Parallel  zu  beiden  Endungen 
sind  die  Indikativendungen  -ent,  -ont\  dialektisch  endet  die  3.  PI,  Konj. 
auf  -ä  nach  Cledat,  wie  beim  Ind.,  z.  B.  äsä  und  aya  (=  aieut). 

§  147.    Imperfektum. 

1.  I.  je  cudoye  153;  alloyes  (zweisilbig,  vor  Konsonant)  614;  trou- 
üoy\e  3324. 

Von  estre:  yestoys  1805,  ^estoy  1869,  yestoyes  896  r.  proie,  j'esto/'le 
1676.  Von  starken  Verben:  je  fassoijes  3023,  je  poiwoye  (zweisilbig; 
vor  Konsonant)  2166;  je  sgavoie  978  ist  im  Ms.  dreisilbig;  der  Heraus- 
geber fügt  plus  in  den  Vers  ein,  wodurch  sgavoie  zweisilbig  erscheint; 
je  tenoye  (zweisilbig)  2048. 

Es  kommen  also  die  jüngeren  Formen  neben  den  alten  auf  -e  vor; 
cf.  d.  1.  Sing,  vom  Fut.  11,  §  151. 

2.  tu  estoiie  3669;  (Cled.  ^erf  <eras;  Brächet  t-etya). 

3.  I.     il  doubtoit  995;  trouvoit  1945,  trouvoyt  1646;  appellait  421ö. 
Von   starken  Verben:    faisoit  3471  u.  s.  w.    povait  4022.    —    Die 

Aussprache  von  ol  ist  we,  das  in  ai  zu  e  reduziert  erscheint;  cf.  §  47. 

4.  I.  nous  desirilent  3614;  von  avoir:  avient  3182;  von  faire: 
faisiens  3444. 

Die  Endung  -iens,  -tent  ist  demnach  ein-  oder  zweisilbig,  falls 
3614,  welcher  Vers  im  Ms.  nicht  die  richtige  Silbenzahl  hat,  vom 
Herausgeber  richtig  ergänzt  ist.  —  Die  Endung  geht  auf  -eamus  zurück. 
Cf.  Cled.:  }iu2-ere  (lat.  eravamus),  nuz-ave  ==  noxx^  avions,  nujjetT)vf  = 
nous  chantions,  nu  devf'  =  nous  devions    u.  s.  w. 

5.  vous  est/h  1480. 

6.  I.  ils  chantoi[e]nt  3998  muss  dreisilbig  sein  wegen  des  Vers- 
masses;  adouroint  4223  ist  wohl  auch  in  adouroient  zu  ändern  und 
das  im  Ms.  stehende  (vom  Herausgeber  zu  ceste  korrigierte)  la  zu  be- 
lassen. 

§  148.    Perfekt. 

1.  I.  je  regarday  2144;  demandc  3659.  —  Über  die -£/- Aussprache 
der  Endung  ai  cf.  §  19. 


732  Jakob  F(Kiimann 

111"".    je  partiz  3222.  —   SchUiss-0  ist  uur  graphisch  (cf.  §  105). 

2.  I.     tu  jjcit/as  1231;  parkt  3368.  —  Schhiss-s  ist  stumm  (cf.  §  105). 
„^     3.  I.     il  crea  110;    confia  1556;  fonda  1893;    sembla  2145;    laissa 

2388;  compta  3670,  3719;  commenga  3719;  creas;  4081.  —  Schluss-«  ist 
stumm  (cf.  §  105). 

II.     il  respandi  4149  r.  hardi. 

III  a.  il  soußrit  3784,  soufry  1225,  so?/#r/s  2983.  —  Schluss-s,  -z,  -t 
siud  stumm  (cf.  §§  103,  105). 

5.  I.    vous  alaste  1956.  —  s  ist  stumm  (cf.  §  105). 

6.  I.  ils  viseterent  3723;  fonderent  4263;  donneront  4264,  korr. 
-erent,  r.  fonderent;  visiteront  4261,  korr.  -erent. 

II.    perdlrent  2830. 
III«.    offrirent  4262. 
§  149.    Konjunktiv  Präterit. 

1.  I.  yallasse  1004;  alaisses  1960,  korr.  alasse.  Das  «  in  alaisse 
ist  parasitisch;  cf.  auch  §  25. 

3.  I.  enmenas  2365;  entraus  45  (<  intrav(i)s8et  mit  vokalisiertem 
V  V).  —  Im  mod.  Dialekt  endigt  die  3.  Sing,  auf  -ise  nach  Cledat. 

4.  deussent  2565  (korr.  -ows) ;  die  Form  des  Manuskriptes  ist  eine 
dialektische  und  als  solche  beizubehalten;  cf.  Konj.  Präs.  1.  PI.,  §  146. 

6.  I.  demouressies  3546;  —  von  estre:  fusses  1721;  venessSs  von 
venlr  634.  —  Hier  bestehen  die  Formen  mit  und  ohne  i  in  der  Endung 
nebeneinander.  Die  altfrz.  Endungen  sind  -isseiz,  -issiez  (cf.  Schwan- 
Behrens,  Grammatik  des  Altfranzösischen,  §  343).  —  Wegen  demoures- 
sies s.  §  29. 

6.  deussent  1919;  deussont  1063.  —  Wegen  der  Endungen  s.  3.  PI. 
Präs.  Konj.  und  Ind.  (§§  145  und  146).  Das  mod.  Patois  hat  -isa 
nach  Cledat.  Die  dialektische  Endung  -ont,  die  im  Südosten  weit  ver- 
breitet ist,  hat  sich  nach  Schwan-Behrens  (Grammatik  des  Altfranzö- 
sischen, §  343)  unter  dem  Einfluss  der  1.  Plur.  herausgebildet. 

§  150.    Futur  I. 

Das  e  aus  nachnebentonigem  a  der  I.  kann  als  Silbe  für  den 
Vers  zählen  oder  als  solche  nicht  in  Betracht  kommen,  in  welchem 
Falle  es  auch  in  der  Schrift  leicht  ausfällt,  und  zwar  ist  dies  der  Fall, 
wie  auch  im  Gemeinfrz.,  nach  Vokal  und  in  den  Verben,  in  denen  das 
c  zwischen  n-r,  r-r  steht  (s.  §  29  d).  —  Das  ursprüngliche  i  in  der 
III.  wird  im  Fut.  leicht  zu  e,  z.  B.  furneray  neben  furnyres  (cf.  l.Plur. 
Ind.  Präs.  der  III.  §  145). 

1,  1.  yombleray  (=  oublierai)  68;  laisseray  2248;  prieray  2241, 
pri\eray  1223;  employray  1093,  employfeJrS  (das  Versmass  verlangt 
4  Silben!)  2113;  pay r e  AlQl;  aydere  3692;  layssere^^Ol]  garderoy  blQ-, 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  733 

menray  95  (korr.  aus  menermj  des  Versmasses  wegen);  donray  13 
(korr.  aus  donneray  des  Versmasses  wegen),  4150;  donre  570;  dansera  341. 

II,    je  rendray  2243. 

III  =*.    je  partiray  124;  je  vesteray  1837. 

III  ^    je  furneray  788;  compleray  1370. 

Von  estre:  je  serai,  -ay,  -oit,  -a  (korr.  ai);  von  poiwoir:  ]e  pourroy. 

Neben  der  gemeinfrz.  Endung  -ay^  -^,  -oy,  -o/^  (aualogisiert  nach 
dem  Fut.  II)  findet  sieh  eine  dialektische  auf  -a  vor;  cf.  Brächet,  gram- 
matische Einleitung:  sara  (=  serai),  ara  (=  aurai),  purtera  (=  por- 
terai);     dagegen  bei  Cled. :  sere,  are^  purtn-'e. 

2.  I.  tu  iyri\eras  1261 ;  emyetreras  1257 ;  comparras  3031  (korr. 
aus  compareras  des  Versmasses  wegen).  —  Von  avoir:  tu  auras  1465, 
auraz  3140,  «/<ra  2768;  von  estre:  tu  sems  1252,  1260,  tu  seret  890 
(korr.  seras)-^  von  fZ/re:  tu  c?«/ray  1309  (korr.  -as)  neben  c?j/ms  2726 
r.  cas. 

Die  (nicht  durch  den  Reim  gestützte)  Endung  -et  und  -ay  in  der 
2.  Fut.  ist  vielleicht  eine  dialektische  mit  einer  ^'-Aussprache,  so  dass 
die  Korrektur  in  -as  unnötig  wäre;  cf.  mod.  t-are  (=  tu  auras),  te 
purtfre  (=  tu  porteras)  nach  C16d.  und  Brächet.  Das  Schluss-^  ist 
nur  graphisch  (cf.  §  103). 

3.  I.  il  payjera  1068;  esparnjera  653;  midtiplyera  3915;  envoyra 
3422;  donra  1315,  2369;  amenra  562,  652;  mengeraz  1450  w  fera. 

II.    il  rendra  920. 

III*.     servlra  1013. 

III^.    gariraz  3823.  —  Schluss-s;  ist  nur  graphisch  (cf.  §  105). 

Von  aller:  il  yrat  61;  von  estre:  il  sera  211  u.  s.  w,  serat  ßi].  — 
Schluss-/  ist  nur  graphisch  (cf.  §  103). 

4.  I.  nous  Hserons  660;  parlerons  1663;  prierons  2697;  festoyron 
462;  chanteron  1840,  emplogrojit  3708  (korr.  in  employeroiit  des  Vers- 
masses wegen);  s  und  ;!  sind  stumm  (cf.  §§  103,  105).  Betreffs  e  < 
nachnebentouigem  a,  cf.  1.  und  3.  Sing. 

III '^.    servirons  365;  servironz  3652. 

III '\     acomplerons  2341. 

Von  esi're:  serons  922  u.  s.  w.,  serow^  784  u.  s.  w. 

5.  I.  vous  paires  4164,  payre  4144,  paieres  4154,  pay[e]res  (drei- 
silbig wegen  des  Versmasses)  858;  c/o« res  493,  c?o?/n' 548,  f/owcr/s  (korr. 
aus  donres  wegen  des  Versmasses)  2335. 

II.     vous  bactrez  4145. 

III  •».    vous  furnyres  1425;  acomplires  3639. 

Von  faire:  feres,  -e,  -ay  (korr.  -es)  s.  §  161.  Schluss-.'?  ist  stumm 
(s.  §  105). 


734  Jakob  Fourmann 

6.  I.  tourneronf  2894;  passeront  3306;  multiplieront  3813;  fieront 
3933;  donront  3255. 

III''.    garriront  3928. 

§  151.    Futur  n. 

1.  I.  yameroy  1491;  —  von  aller:  \'yroie  (zweisilbig)  4062;  von 
avoir:  yaroi/e  3615,  aroy/e  1720;  von  sravoir:  sgaiiroy/e  860,  serotjje 
292;  von  dire:  je  dyroje  (wahrscheinlich  zu  korrigieren  in  di/ioije) 
2599;  von  estre:  je  s^ro/s  633,  je  seroit  746,  je  s^r««/  4056,  je  seroye 
(zweisilbig)  2207,  2365;  je  layroie  (zweisilbig)  3865  (s.  die  betr.  Verba). 

Hier  bestehen  die  alten  zweisilbigen  Formen  der  Endung  neben 
den  modernen,  analogischen  einsilbigen,  wie  im  Impf. 

2.  I.  tu  pecheroi'lejs  (so  korrigiert  wegen  des  Versmasses)  2520, 
ayderoy  719.    (Cf.  Anm.  zur  1.  Sing.). 

3.  I.  il  doubteroit  830;  demorroit  (korr.  aus  demoreroit  wegen 
des  Versmasses)  331.  —  Von  avoir:  aroit  1724;  von  estre:  seroit  384 
u.  s.  w. ;  von  pouvoir:  pourroy  1846. 

4.  Von  avoir:  nous  aresine  3443;  von  estre:  seriesmes  3291;  von 
sgavoir:  sariesmes  3449,  korr.  sariesme  (wegen  des  folgenden  Vokals, 
um  den  Vers  achtsilbig  erscheinen  zu  lassen;  s.  unter  sgavoir,  §  185); 
von  pouvoir : pourriens  3438.  —  Die  Endung  -iens  ist  die  altfranzösische; 
sie  begegnet  im  mod.  Patois  bei  Cled.:  niiz-are  {■=  nous  aurions); 
Brächet  hat  dagegen  dem  mod.  Gemeinfrz.  entsprechend  arö  (ohne  i- 
Laut).  —  In  -iesme(s),  -esme(s)  liegt  wohl  eine  -Wies-Bildung  vor  für 
-iens  (vgl.  somes  für  soms)  wie  im  Perf.  und  in  faimes,  dimes. 

6.    Von  avoir  :i\a  aroient  2717. 

§  152.    Imperativ. 

2.  1.  escoute  1227;  donne  760,  2383  u.  s.  w.;  ahillie  347;  garde 
2413;  prile  2262,  2691. 

III*.    vest  (korr.  aus  veste  des  Versmasses  wegen)  346. 

4.  I.    alons  103,  alon  635;  montons  2919. 
111«^.    partons  360. 

5.  1.  chiminez  53;  pansez  97;  priez  1170;  donnes  3421;  aUs  358, 
-e  362;  pourte  213;  appoiirte  209;  ^«rt/e  574,  2429,  2895,  3247;  we//- 
giez  815;  courrociez  39;  approchies  176,  456;  despechih  1006,  despacie 
335;  jjöye's  1072;  laissiez  905,  ^ö/ss?e's  2219,  /am^■e  935,  /a/sse's  582,  928, 
2011,  /a/ss('  1360;  f/«/r^^  4166. 

Die  Formen  «//rf^',  laisses-,  -&  neben  laissiez,  -ies,  -ie  deuten  auf 
den  beginnenden  Schwund  des  i  mit  palatalem  Ursprung  hin  (cf.  2.  PI. 
Ind.  und  Konj.  Präs.,  Part.  Perf.).     In  2976  ist  laissiez  korr.  aus  lays- 


über  die  Sprache  des  Mystöre  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  735 

s/r  mit  unorganischem  r;  von  hier  aus  Hesse  sich  vermuten,  dasa  die 
Formen  laissies,  -ie  (der  Herausgeber  setzt  die  Akzente)  laissle  [fesifj 
lauten  sollen,  so  dass  diese  Formen  die  dialektische  Aussprache  dar- 
stellten neben  einer  gemeinfranzosischeu  der  handschriftlichen  Formen 
laisses,  -6  (cf.  §  12,  wo  näher  hierauf  eingegangen  ist). 

§  153.    Partizipium  Präsens  (resp.  Gerund.). 

I.  desyrant  22;  priant  2049;  convoiant  614;  tornent  3484. 

II.  rendant  3858;  actendant  1210. 
lllb.    perlssant  1253;  obeissant  916. 

§  154.     Partizipium  Präterit. 

I.  entente  27,  mariS  48,  advise  290,  Imjse  (=  laisse)  4210,  abeil- 
lie  355  (=  habille),  accusez  1675,  trouvez  1676,  prisiez  451,534;  i^aiez 
850,  imssez  1018;  laisse  2200,  laissiez  2270,  leissiez  2156;  betreffs  des 
palatalen  /  s.  unter  Imperativ  2.  PI.,  §  152;  omhlier  (==  oublie)  1631; 
ostey  1574.  —  Betreffs  der  femininen  Endung  von  Palatal  -\-  ata, 
s.  §  12;  betreffs  ostey  s.  §  11. 

II.  actetidu  2004;  bafu  4144,  4153;  rendu  3939,  4039;  descendu 
1767  (N.  PI.  Masc.) ;  corrompue  (Fem.)  1199. 

IIK  parti  (N.  S.  M.)  311,  partis  (N.  PI.  M.)  1108,  partie  (F.)  1271. 
—  Beachte  die  auch  sonst  im  Altfrz.  vorkommenden  Doppelformen 
sencti  4071  und  sentu  2524,  vesti  2939  r.  icy  und  vestu  1480.  —  Laut- 
gerecht entwickelt  ist  coiivers  1969  (N.  S.  M. ;  ist  Adj.  =  verschlossen, 
von  Personen),  ouver  (Acc.  S.  M.)  1970;  daneben  nach  der  I.  ouvres 
1729,  wenn  wir  hier  nicht  einen  Schreibfehler  des  Kopisten  haben. 

IIl".  rejoij  129  (N.  PI.  M.),  160  (N.  S.M.);  guery  4056  (N.  S.  M.), 
^anY4084,  gariz  (N.  M.  S.  und  PI.)  4050,  4090,  4100,  4194;  acomplh 
(N.  S.  M.)  3082;  co7nplie  (N.  S.  F.)  23,  acomplie  1312,  2661. 

Anmerkungen.  Betreffs  der  Stellung  des  P.P.  gelten  die  alt- 
französischen  Regeln;  cf.  z.  B.  die  Stellung  des  P.P.  vor  dem  Hilfs- 
zeitwort im  gewöhnlichen  Aussagesatz:  617  Poiir  le  corps  Dien,  receu 
nous  ont  .  .  .;  1199  Tont  corrompue  U  ont  la  loy,  ferner  die  Stellung 
eines  substantivischen  Bestimmungswortes  oder  Objektes  zwischen  Hilfs- 
zeitwort und  P.P.:  657  f.:  Onqites  ne  fust  myeulx  mariage  |  Conpris  st 
bien  a  mon  talent\  2813  Pour  ce  ay  je  m'entente  mise;  2637  Vous  avez 
bien  la  crie  oy  (r.  piigni).  Das  P.  P.  kann  im  Genus  u.  s.  w.  mit  dem 
zugehörigen  Substantiv  übereinstimmen,  auch  wenn  es  dem  Substantiv 
vorangeht,  z.  B.  33  f.:  Cest  le  docteur  que  (=  qui)  voks  a  mise  (r. 
Eglisse)  \  Celle  fantasie  en  la  teste-,  1309  f.  j'ay  oije  (r.  hirisie)  \  Sa 
priire  ,  .  .;    3694 f.  Dieu  soif  loe,    quam  il    (sc.  Bernard)   az  mese   (r. 


736 


Jakob  Fourix,anü 


egUyse)  \  Son  entente  a  le  bien  servir;  1199  Tout  corrompue  il  ont  la  loy. 
Audererseils  vergleiche  dag-egeu:  2637  Vous  avez  bien  la  crie  oij  (r, 
■pugnij;  3059  quam  vietoyre  tu  m'a  donnez  (r,  damnez);  4255  (il)  nous 
a  garcU  et  deffendu. 

Hilfszeitwörter. 

§  155.  avoir  622,  ]276  u.  s.  w.  —  Präs.  Ind.  1.  ^ay  290,  497 
u.  s.  w.,  j'e  2781;  j'm  y  a  (korr.  mj)  3061;  j'a  (korr.  a[y]  3227^); 
2.  tu  as  749,  1228  u.  s.  w.,  a^)  2021,  3059,  3066;  3.  a  1868,  1966,  az^) 
1264,  4103;  ait  mal,  korr.  a  il  mal  3829;  4.  avons  921,  1117  u.  s.  w.; 

5.  avez  926,  3607,  aves  246,  511  u.  8.  w.,  ave  801,  1957,  avest  223, 
am/i  1823,  korr.  aye^"^).  6.  ont  617,  1092,  p«  1824.  —  Präs.  Konj. 
2.  tu  aije  2101,  2754;  3.  ayt  179,  a?Y  924,  1742,  aye  (einsilbig)  1215, 
1262,  3301;  4.  ayons  2630;  5.  a//es  1778,  2367,  aies  3369;  6.  aijent 
(zweisilbig)  3174.  —  Impf.  1.  avoye  27,  403  (zweisilbig),  2552  (zwei- 
silbig), 3323  (zweisilbig);  3.  avoit  702,  3390;  4.  avVent  31825).  — 
Per  f.  3.  ot  1036,  4216;  6.  enrent  1854.  —  Konj.  Prät.  2.  eusses  955, 
1495;  3.  eust  691,  eiit  1963,  4208,  Ae?^  330.  —  Fut.  I.  1.  auray  3138, 
-oy  283;  2.  aras  1465,  2756,  -«^3140,  -a2768;  3.  aiira  86,  267;  4.  an- 
rons  894,  918;  5.  aures  159,590;  6.  auront  3934.  —  Fut.  II.  1.  aroy\e 
1720,    (korr.  aus  avoye),    aroi\e  3615;    3.  aroit  1724;    4.  aresme  3443; 

6.  amm^  2717«).  —  Imper.  2.  ay\es  2423;  a?|es  3154;  6.  ayh  2385, 
a«Vs  3868.  —  P.P.  eu  1022,  1117. 

1)  Cf.  Clecl.  z-a  {■=■  j'ai);  Gloss.  genev.  S.  331:  z-ä  (=  j'ai),  i-ä  avü  (= 
j'ai  eu);  dagegen  d-'e  oder  ft-e  (=  j'ai)  4  T,  A,  R  u.  s.  w.;  t-e  (=  tu  es)  4  T, 
A,  R;  5  C  u.  s.  w.;  e  (=  est)  4  A,  Aa  u.  s.  w.;  f-ä  (=  tu  as)  4  T,  A,  R;  t-h 
(=r  tu  as)  4  A,  Ab.  —  2)  ^«  a:  s  ist  verstummt  uud  hier  auch  in  der  Schrift 
gefallen  (cf.  §  105).  —  3)  il  az:  Schluss-^;  ist  nur  graphisch  (cf.  §  105).  — 
4)  Schluss-s,  -z  sind  verstummt  (cf.  §105);  Schluss-si  ist  nur  graphisch  (cf.  §  103). 
Die  Schreibung  avait  ist  eine  pseudophonetische,  indem  ai  einen  J57-Laut  dar- 
stellt (cf.  §§  19,  47);  insofern  wäre  eine  Korrektur  zu  avez  unnötig.  —  5)  Cf. 
Cled.  nuz-ave  =  nous  avions.  —  6)  Cf.  Cled.  z-are  =  1.  S.  Fut.  I.,  z-arä  = 
1.  S.  Fut.  II.';  nuz-are  =  1.  PI.  Fat.  II. 

§  156.  es^re  51,  621;  1731  r.  preste;  este  4152  «  stare),  ester 
3726;  esser  3336  (in  einer  Fussnote:  „corr.  ester?^^).  —  Präs.  Ind. 
1.  suis  237,  469,  suys  1209,  1298,  sui  990,  1129,  suy  728,  1621;  soy 
1623;  2.  es  785,  907,  est^)  1266;  3.  est  491,  583,  766  r.  pres;  es  4155, 
4315,  ^  162,  238  u.  s.  w.  ^)  4.  sonimes  225,  356,  somme  3542,  dummes 
1116,  sumes  226,  492,  779  u.  s.  w.,  sume  103 2);  5.  estes  437,  833,  este 
1,  35;    6.  sont  162,  270,   so«  436,  883,   sunt  2938 3).   —   Präs.  Konj. 

1.  soile  4050,  soyle  761,  2430,  3378,  so^^  777,  943,  soit^)  796,  s^02/e  1675; 

2.  i.-02//es  1615,  so^z/e  775,  2518,  soile  4085;  3.  soit  251,  336,  so«/i!  2302, 


über  die  Sprache  des  Mystfere  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  737 

soye  2127;  4.  soijons  1243,  soijens  3529^);  5.  soySs  48,  440,  soyez  2950, 
soU"^)  2239,  soys,  korr.  soyes,  wie  das  Versmass  es  verlangt  in  149,  198; 
6.  soient  1381,  2895,  so^e>«M31,  1378,  1411  (einsilbig),  1407  (einsilbig).  — 
Imp f.  1.  estoys  1805,  -oy  1869,  -oyes  896  r.  proie^  -oile  1675 ;  2.  es^o//e3669; 

3.  estoit  29,  413;  5.  esties  1480;  —  Per  f.  1.  fus  1019,  4125,  fu  976, 
2633,  /MSiJ  2527,  2530^)2);  3.  fust  994,  995,  ^s  3469,  4243,  fuz  2660, 
4214,  fu  991,  3743;  4. /«sme  2584;  5.  /"«s^e  1669,  1877;  6.  furent 
3473,  3485.  —  Konj.  Prät.  2.  fusses  114;  3. /MSiJ  22,  412,  fuz  3632; 
5.  /wss^s  1721;  6.  fiissent  1518.  —  Fut.  I.  1.  je  serai  2737,  sera?/  422, 
949,  seroit  508,  korr.  sero/;  saray  2837^),  sera  1367,  korr.  seray^)] 
2.  seras  1252,  1260,  seret  890,  korr.  seras  vom  Herausgeber'');  3.  sera 
211,  416,  serat  66;  4.  seyons  922,  1084,  seront^)  784,  2574,  3226.  6.  seres 
714,  811,  sere^  851,  2358,  sere  1089,  sm-ö's  1693,  3642.  6.  seront  432, 
718,  1396,  3115,  saront  8896).  _  p^t  jj.  I.  sero/s«)  653^  .^^^  4056^ 
-o?e  613,  -oyle  2207,  2365;  3.  s^ro«^  384,  414;  4.  seriesmes^)  3291.  — 
Im  per.  2.  so/e  391,  soye  (einsilbig)  3141,  soyles  1339,  2401,  2403,  2650; 

4.  soyons  847;  5.  soyis  329,  673,  soije  2357,  so^e's  1112,  1137.  —  P.  P. 
in  fay  este  4095,  il  a(z)  este  985,  1351,  3110,  3982,  nous  avons  este 
servi  1074. 

Bemerke:  La  grant  puissance  Dieu  est  eue  493  (=  a  ete),  il  y  est 
260  (=ilya);  ef.  Const.  unter  u:  „w  (=  m)  part.  passe  du  verbe  avoir; 
precede  du  verbe  etre,  il  aä  Samoens  le  sens  de  ete:  cZ-se-^-M  =  j'ai  6te." 

1)  Schlus8-Äi  ist  mir  graphisch  (cf,  §  103).  —  2)  Schluss  s  ist  verstumiot 
(cf.  §  105).  —  3)  Schluss-«  ist  verstummt  (cf.  §  103).  —  4)  Schluss-i  ist  nur 
graphisch  (cf.  §  103)  —  5)  Betreffs  soyens  s.  §  146,  4.  —  6)  Cf.  Brächet :  sara 
=  1.  Fut.  I.,  saro  =  3.  PI.  Fut.  I.  (S.  193);  C16d.  äf  sfrf  =  1.  Fut.  I.,  de 
sfrä  =  1.  Fut.  II.  Betreffs  des  a  der  Stammsilbe  cf.  Const.  sar,  sarf,  saif 
(formes  differentes,  suivant  las  localites)  =  il  serait;  cf.  das  Ital.  —  7)  Cf.  unter 
Fut.,  2.  Sing.  (§  150).  —  8)  Cf.  §  151. 


Verba  mit  besonderen  Formen. 

A.  Schwache  Konjugation. 

§  157.  I.  aller  135,  163,  aler  131,  1404,  nie  154.  Präs.  Ind. 
1.  vay  677,  1513,  3423  (r.  quotj);  ves  1321,  voy  1094,  1147,2295  (r.  moy), 
vois  1220  (r.  foys  <  fidem),  voijs  367,  2613,  voye  2299,  voijie  156,  voir 
1143,  vayre  (wohl  Fehler  wegen  des  folgenden  faire)  3917,  korr.  vais^)', 
3.  va  147,  1255,  1296;  4.  along  3582,  korr.  alons;  5.  ale  1865;  6.  vont 
1046,  2811.  —  Präs.  Konj.  1.  voye  141;  3.  aille,  korr,  aus  ales,  2104 
r.  esmodaillies;  5.  ales  121.  —  Impf.  1.  alloyes  (zweisilbig)  614;  6.  aloyenf 
3489.  —  Per  f.  5.  alaste  1956.  —  Konj.  Prät.  1.  alaisses  1960,  korr. 
a/asse,  rt/asse  10042).  _  Fut.  I.  1.  t/ray  122, 1081;  3.  yras  2748;  3.  yrat 

RomanUche  Forschungen  XXXII.  47 


738  Jakob  Fourmann 

61;  4.  tjrons  328,  2638;  5.  ijre  615,  yres  1424;  6.  «/ron^  1908.  —  Fut.  II. 
1.  ^Jroie  (zweisilbig-)  4062.  —  Im  per.  2.  va  419,  1301;  4.  alons  103, 
423,  o^w  635;  5.  a^e^  1504,  2770,  -t's  358,  1126,  alles  ^21,  a/e  362,  445, 
rt//e366.  -  P.  P.  alez(==  N.  S.  M.)  1951,  1979,  1999,  2199,  ales  (N.  S.  M  ) 
1964. 

1)  Die  verschiedenen  Formen  auf  oi,  ai,  e  beruhen  auf  der  Erscheinung, 
dass  die  drei  Schreibweisen  eine  ähnliche  Aussprache  voraussetzen  (pseudo- 
phonetische Schreibung),  cf.  §§  19,  47.  —  2)  Cf.  §  149. 

§  158.  I.  Von  einem  im  Mystere  nicht  vorkommenden  Inf.  laier 
die  Formen:  Fut.  I.  6.  layront  3280  neben  je  layssere  3801,  -ay  2248. 
—  Fut.  n.  1.  layroie  (zv^eisilbig)  3865.  —  Im  per.  2.  lais,  korr.  aus 
laisse  des  Versmasses  wegen,  4162,  neben  laisse  1239,  2981,  3009;  s. 
die  Formen  von  laissier  §  144  if, 

§  159.     111  ^   faillir  628,    1442.    —    Präs.    Ind.    1,  faiit  953; 

3.  fault  3070.  —  Präs.  Konj.  1.  faillisse  388.  —  Fut.  I.  3.  fauldra 
1385,  3809;  4.  fauldrons  601. 

§  160.  111.  otr  1105,  3665.  —  Per  f.  1.  oij  979,  2530.  —  Fut.  I. 
(Ausfall  des  nachuebeutonigeu  /);  3.  orra  3407;  5.  ores  233,  orvh  1867, 
oures  467,  aures  1736,  1849,  aurez  1843,  aurrez  1753.  —  P.  P.  oy  1034, 
1319  r.  resjoij,  ouy  1273,  2744;  Fem.  oije  1309. 

B.  Starke  Konjugation. 

§  161.  J.  faire  670,  854,  fayre  305,  606,  feyre  1399,  1681,  fere 
(ßre)  1667,  2105 1).  —  Präs.  Ind.  1.  fais  3166,  3953,  fay  537,  fait 
118,  2973,  3339,  fa?jt  12282);  2.  fait  3025;  3. /«?Y  76,  644,  fef  4295, 
/■«  756^);  4.  /a//.so;«s  2462,  /"^y-so^s  3978;  5.  faites  3558,  /*0!2c/e  195,308, 
877.  —  Präs.  Konj.  1.  face  4197  r.  orbache  (cf.  §  114);  2.  /«me*) 
2517,  fasses  3Ö0b,  face  2698;  3. /ossß  1415,  2494,  2905,4294,  face  1149 
r.  grace,  1514  r.  pi^ace,  1654,  1922  r.  jjlace,  2056  r.  passe-,  faisse  1915, 
/a/se  1219*).  —  Impf.  1.  faissoiles  3023 s);  3.  faisoit  3471,  3476,  3673; 

4.  faisi7ns  3444«).  —  Per  f.  2.  ^/^  1232,  korr.  ^«;  3.  fist  1820,  2190, 
3961,  3988,  ßt  1811,  4252  (r.  peril),  fis  4167  (r.  desconfis,  P.  P.),  ^ 
4245');  6.  >reni!  3474,  /m'«/ 42608).  ...  Konj.  Prät.  3. /y  689.  — 
Fut.  I.  1.  feray  789,  1214,  ferey  91,  2473,  /a/r^  530,  fayre  2176,  /ara^ 
^£>  402  r,  mariage')]  2.  /eras  736,  1469;  3.  fera  604,  898,  -as  332,  -a^ 
92,  /erm  966,  fayra  1438,  3157,  /e«//Y/  4005;  4.  /^roHS  364,  563, 
feronz  3418;  5.  /em  101,  895,  -S  1496,  3625,  -ay  1755  (korr. 
-ez\  feyrh  49 9);  6.  feront  3019,  3236.  —  Fut.  II.  3.  feroit  1524.  — 
Imper.  2.  /««s  1362,  1607,  fay  2683,  /oi7  2902,  3107  (korr.  fais)\ 
4.  faysons  200,  316,  606,  /a2/so«  566;  5.  fayte  917,  /a/c^e  528,  1494, 
/rt/cf^s  903,  1099.  —  P.  Präs. /a/san^  1895.  -  P.  P. /a/M17,  vS51, 
3201  r.  plest,   3745  r.  Cornet,  fais  3032  r.  dorimk,  fay  2021,  fet  4004 


über  die  Sprache  des  Mystfere  de  S,  Bernard  de  Menthon  etc.  7P)9 

r.  plest^  4174  r.  varlet]  faicte  (F.)  1310  r.  requeste,  1853,  2187;  faictes 
(F.  PI )  1486. 

1)  Betreffs  der  SchreibuDg  ay,  ey,  c  cf.  §  19.  —  2)  Schlass-i  ist  nur  gra- 
phisch (cf.  §  103).  —  3)  Cf.  Const.  unter  fere:  o  fa  {=  on  fait)  4  A;  CI6d. 
S.  174:  i  fä  (=  il  fait).  —  4)  Das  i  in  faisse  ist  parasitisch,  cf.  §  19b.  — 
b)  Das  a  in  der  ersten  Silbe  von  fassoies,  farai  ist  dialektisch,  cf.  §  27;  wegen 
des  Reimes  farai  ge:  mariage  s.  §  16.  —  6)  Cf,  §  147,  4.  —  7)  Schluss-f  und 
-st  sind  stumm,  cf.  §  103.  —  8)  ie  in  fierent  ist  nur  Schreibung  für  i ;  cf.  §  32 
und  §  36.  —  9)  Cf.  §  155,  Note  4  wegen  der  Endung  -ay. 

§  162.  \.  voir  185,  521,  694,  voet-  3831 1).  —  Fräs.  Ind.  1.  voij 
71,105,146,  voyt  161,  vofjs  1800  (y.  voix  <\ocem),  32662);  2.  voi/s  376, 
1253;  voijt  774') ;_ 3.  prouvoit  (=  pourvoit)  1815;  5.  voyh  242,  velez 
3886,  vele  3581,  veez  2306,  vees  996,  v7e  2102,  2475,  3248,  vez  4008.  — 
Präs.  KoDJ.  1.  votje  142  (r.  voye.,  Konj.  1.  S.  v.  aller),  3703  (r.  Joye); 
3.  pourvoile  (korr.  aus  pouroie)  1168,  pourvoyle  1190.  —  Per  f.  1.  vi/ 
181,  2291;  4137,  vis  109,  288,  vit  1968,  v/^  1928  r.  donmj;  3.  t^y^  1984; 
5.  victes  18793).  —  Konj.  Prät.  1.  z;mse  3773,  4068.  —  Fut.  I.  4.  ver- 
ront  3707;  5.  verres  1438,  1856;  6.  verront  3926.  —  Fut.  II.  1.  ver- 
royle  175.  —  Imper.  2.  yo?/  in  voycy  569,  1948,  2074,  3643,  vey  950, 
3976,  ^Jß  in  vecy  3234;  5.  ye/e  3581,  vei  177,  636,  946,  1436  u.  s.  w., 
vels  1447,  vez  1358,  1818.  —  P.  P.  vm  929,  2781,  4225;  proveheu  (zwei- 
silbig) 3494,  porveheu  4224  ist  im  Ms.  zweisilbig;  der  Herausgeber 
streicht  y  im  Verse,  wodurch  porveheu  dreisilbig  erscheint;  velhuje  {F.) 
289*).  Cf.  unter  e,  §  57a).  Mod.  sav.  vyü  3S';  4  T,  Am;  vyo  4  AI; 
5  C,  6  B,  7  J;  yü  6  Ac. 

1)  Cf.  §  44.   —   2)  Schluss-5  und  -t  sind  nur  graphisch  (cf.  §§  103  u.  105). 

—  3)  Betreft's  des  c  in  victes  cf.  §  111.  —  4)  Cf.  §  7.  Mod.  sav.  vyü  3  S';  4  T, 
A'm;  vyg  4  AI;  5  C;  6  B;  7  J;  ?/«  6  Ac. 

§  163.    n.  ardoir.    Präs.  Konj.  3.  arde  3955. 

§  164.  n.  conduire.  Präs.  Konj.  3.  conduie  1000,  2875.  — 
Fut.  I.  1.  conduiray  2755;  3.  conduira  2778. 

§  165.  n.  dire  302,  2079.  —  Präs.  Ind.  1.  dy  126,  1673,  4317, 
dis  1813,3117,4047,  dist  278,3654,3760;  dile  in  dem  allerdings  (wegen 
Joje)  unsicheren  Vers  1041  (cf.  §  145,  1).  2.  dis  4131,  dist  1634,  1794, 
2089  r.  paradix,  dy  1336,  die  1996;  3.  dit  Rubr.  n.  2514,  di[t]  Kubr. 
u.  3169,  dy  Rubr.  n.  4118,  dist  449,  1632,  3282;  5.  dides  2000,  dicie 
513,  517  Y.Marguerite,  523,  619,  2319  r.  jje^/^e.  —  Präs.  Konj.  S.nKtnl- 
die  3465  r.  ydolafrie-,  benie,  korr.  aus  benigne^  802  r.  compaignie,  benyle 
3564;  5.  dictes,  dicte  (nach  prier)  1027,3851.  —  Impf.  3.  disoit  2141. 

—  Per  f.  3.  dist  1960,  3670.  —  Fut.  I.  1.  dyray  2391;  2.  dyms  2726 
r.  cas,  dyray,  korr.  dyras  1309  (cf.  §  150,  2);  3,  dira  1751,  dyra  471, 
2446;    4.  f//ro;?.><  468,  4200;    5.  dires  58,  2162,    dyres  1754.  —  Fut.  II. 

47* 


-y^Q  Jakob  Fourmann 

1.  dyrole,  2599,  wohl  zu  korrigieren:  dyroile.  —  Im  per.  4^c?/soms 
3309,  4031 ;  5.  dictes  309,  522  (dictes  omj),  935,  dicte  263, 523  (dictPaussy) , 
547,1730.  —  Part.  Präs.  resp.  Gerund,  disant  3476,  endisans  20^1. 

—  P.P.  dist  44,  599,  797,  mauldist  653;  dicte  (F.)  3128,  3903;  begnij 
338,  benoit  654. 

§  166.  U.  metfre  397,  mectre  318,  1188,  1192,  m<?s^re  352,  1064, 
1138.  —  Präs.  Ind.  1.  promet  697,  2240,  3126,  promes  1465,  remecte 
AIAl  r.  (je)  sumecte  (Ind.)  475;  remecte  1189  r.  mectre  (Inf.),  submecte 
3538  r.  remecte  (Konj.);  wegen  des  analogischen  Schluss-e  8.  §  145,  1; 

2.  »we^  1256;  3.  met  1308.  —  Präs.  Konj.  1.  remecte  2539  r.  (je)  sub- 
mecte  (Ind.);    3.   mecte  2292.    —    Impf.   3.  mectoit  3479.    —    Fut  I. 

1.  mectre  3379,  mesiray  1083;  5.  wec^r^  2920.  —  Im  per.  2.  mete  2699 
(korr.  aus  met  des  Versmasses  wegen);  4.  mecton  2482;  5.  ?>?e^^^'s  1005, 
1124,  mecte  102,  166,  212.  —  P.P.  mis  748,  762,  2375,  mys  2120;  m/s« 
(F.)  2813  r.  egleyse^  1610  u.  1718  r.  eyl/'se,  misse  2148  r.  eglise;  mese 
3694  r.  egleyse  (s.  unter  ^  +  si,  §  37  c.  —  Betreffs  des  vor  t  erschei- 
nenden c  s.  §  111. 

§  167.     II.   prendre  275,    313.    —    Präs.  Ind.    2.  prent   3026; 

3.  prend  2936,  j^re«^  2287,  2932,  3957;  4.  prendons  939;  5.  pregniez 
3205.  —  Präs.  Konj.  1.  pregnie  2329;  3.  prende  2510  r.  descendre, 
3954;  pregnie  3411,  4297.  —  Fut.  I.  3.  prendra  3201;  4.  prendrons 
253,  832;  5.  prendra  1679.  —  Im  per.  2.  ^^rews  214;  5.  /^rewes;  3781, 
prendez  2941,  prendS  965  (der  Herausgeber  schreibt  hier  2??'ßw  rfe  /a ; 
wahrscheinlich- ist  prendS  la  zu  schreiben),  prente  2771  (korr.  prende). 

—  P.  P.  ^;r/s  223,  597 ;  pr/s<  1554  r.  jjer/7. 

§  168.  n.  querre  4101;  requerre  4100;  jMßr/r  54,  137, 1140, 1150 
u.  8.  w.  requer ir  1046,  2811,  requirer,  korr.  requerir  900  r.  murtrir.  — 
Präs.  Ind.  1.  requier  370  r.  adresier  (Inf.),  2265  r.  octroier,  reqiders 
2233,  3562,  3754  r.  hospitalier,  4075;  [rejquiere  2948  (wegen  des  Schluss-r 
s.  §  119;  wegen  des  analogischen  Schluss-e  s.  §  145,  1);  3.  reqiiiert 
1290,  requier  496;  5.  queres  3330.  —  Fut  I.  1.  quer ray  4,121  \  4.  reg'?^/- 
rons  875;  6.  requerront  3923.  —  Im  per.  requier  1250.  —  P.  P.  regzi/s 
1805  r.  amys. 

§  169.    II.  seoir.    Imper.  5.  soyesvous  811,  1747,  selesvotis  1012. 

—  P.  P.  F.  assise  2735,  assisse  106  r.  devise.  —  Über  s  und  ss  cf.  §  105. 

§  170.  II.  traire  168.  —  Präs.  Konj.  3.  trahie  1259  (s.  ä  +  i, 
§  19  a). 

§  171.  III.  apparoir.    Präs.  Ind.  3,  appart  1781. 

§  172.  III.  boyre  581,642,  boire  1003.  —  Impf.  3.  bevoit  4015. 

—  Fut.  I.  4.  beverons,    korr.   aus  beurens  783    (s.  §  96).    ■ —    Imper. 

2.  boit  823;  4.  6e^•ons  566,  823;  5.  beuves  815.  —   Cf.  §  96. 

§  173.  III.  chaloir.  Präs.  Ind.  3.  chault  5.50,  795,  2104.  - 
Präs.  Konj.  3.  chaillie  1678. 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.         741 

§  174.    III.  connoistre.    Präs.  Ind.  1.  cognois  268,  1633,  2047; 

2.  cognoij  1627.    —    P.  P.  cognus  (Obl.  S.  M.)  150,  cognue  (F.)  290.  — 
Wegen  der  Aussprache  des  gn  cf.  §  133. 

§  175.  III.  cropre  2716,  4020.  —  Präs.  Ind.  1.  crog  953,  993, 
1053,  crogs  1793.  —  Part.  Präs.  creant  1246.  —  Im  „Roman":  ils 
crelent  (Präs.  Ind.). 

§  176.  III.  debvoir  (als  Substantiv)  1362,  1613,  2297.  —  Präs. 
Ind.  1.  dog  3162,  do/bs  1716,  doibt  30,  307,  378,  dogle  2118  mit  ana- 
log, e  (cf.  §  145,  1);  wahrscheinlich  ist  aber  dogje  in  dog  je  zu  korri- 
gieren; 2.  doibs  4285,  doibt  3385;  3.  doit  1635,  doibt  663,  711,  787; 
4.  debvons  2433,  2498,  4034,  debves  2842,  korr.  debvons;  Avahrscheinlich 
ist  aber  zu  korrigieren:  debvetts;  s.  §  145,4;  5.  deves  1489,  debves  224, 
676,  1963;  6.  dogvent  4246.  —  Konj.  Prät.  1.  delusse  2330;  3.  c?eMSi5 
1930,  2066;  4.  delussent  2565,  korr.  -o»8;  die  Form  des  Manuskrj|i{es 
ist  eine  dialektische  und  als  solche  beizubehalten;  cf.  149,  4;  5.  deustes 
2018,  deusses  2067;  6.  deussent  1919,  deussont  1063.  —  Betreffs  der 
Endung  -ont  cf.  §  149,  6. 

§  177.  III.  falloir.  Präs.  Ind.  3.  /«m^  266,  965,  fault  302,  834, 
faul  3039;    Schluss-^  und  -^  sind  stumm;    cf.  §§  103;   126.    —    Fut.  I. 

3.  fauldra  51,  134,  305.  —  Fut.  IT.  S.  faiddroit  952,  1139. 

§  178.  in.  gesir  1956.  —  Präs.  Ind.  3.  Wgiest  SOÖ,  die  Schrei- 
bung ie  hat  den  Lautwert  /;  cf.  §§  32  und  36;  5.  gesiez  3758. 

§  179.  m.  eslire  2451,  liere  Ruhr.  n.  1971,  esliere211.  —  Präs. 
Ind.  3.  eslit  2139.  —  Präs.  Konj.  3.  liese  2192.  —  Fut.  T.  5.  eslircz 
2466.  —  Im  per.  2.  lg  1971;  5.  lieses  2193.  —  Die  Schreibung  ie  hat 
den  Lautwert  /;  cf.  §§  32  und  36. 

§  180.  III.  mourir  2028,  2032,  2889  r.  dornig  (Infinitiv).  —  Präs. 
Ind.  1.  meure  (zweisilbig)  2023,  2909;  (wegen  des  analogischen  e  s. 
§  145,  1).  —  3.  meurt  1523.  ~  Präs.  Konj.  1.  meure  37.  —  Impf. 
3.  moroit  1525.  —  P.  P.  mort  1986;  in  3174  bedeutet  mort  =  „tue": 
ils  ont  mort  ou  pris. 

§  181.  III.  mouvoir;  mouve  (Inf.)  3763  (cf.  unter  e,  §  47).  — 
Präs.  Ind.  2.  meuz  1614  r.  veult.  —  P.  P.  meu  1113  r.  venu,  emeuz 
(Acc.  S.  M.)  3684  r.  receu,  emus  (N.  PI.  M.)  3477, 

§  182.  UI.  2}lagre  2318.  —  Präs.  Ind.  3.  piaist  230,  335,  339, 
3594  r.  parfait,  plest  4A4,  838  r.  est,  1190  r.  arez,  1958  r.  fait,  3366 
r.  apres,  3308  r.  copet,  4004  r.  fet  «  factum),  platt  52  r.  arest,  4065 
r.  varlet,  plais  655.  jylag  141.  —  Präs.  Konj.  3.  plaise  206,  1234,  des- 
plaise  591,  desplagse  368  —  Impf.  3.  plaisoit  2364,  3328.  —  Konj. 
Prät.  3.  pleust\1^2,plus[t]m^.  —  Fut.  I.  3.  plairaAlQ),m2%  plagra 
138,  304.  —  Part  Präs.  desplegsans  (Fem.)  2065;  plasant21Q4:  {=  dia- 
lektische Form;  s.  §  27). 


742 


Jakob  Founuann 


§  183.  III.  pouvoir  (substaDtivisch  pouoir  3218,  3127).  —  Präs. 
Ind.  1.  puis  393  r.  fobeis,  394,  2167,  pw/s  3780,  puij  2001;  3.  peut 
4299,  peu  3191,  peuU  314,  720,  2351,  2941,  3165,  3802,  peulz  1188; 
4.  povons  3043,  3439,  3618;  5.  poiwe  231,  poves  628,  2962,  iwues  2,  83, 
521,  1363,  j^o/e  2980.  —  Präs.  Konj.  1.  imisse  2551,  3789,  4078; 
3.  puisse  1443,  jmist  2858  (nach  je  ne  double  pas)^  3013,  puis  876  (nach 
Verb,  des  Bittens);  4.  puisson  3358;  5.  imissies  3.354,  3566.  —  Impf. 
1.  pouvoye  (zweisilbig)  2166;  3.  povoit  4022.  —  Fut.  I.  1.  pourroy 
3142;  2.  pon-as  3038;  3.  pourra  3803;  4.  pourrons  463,  1858,  3416, 
yorrons  3645;  5.  pourrh  313,  2^^^^"^^  14A2,  4063,  powres  274,  1409, 
porres  1105;  6.  porront  3062.  —  Fut.  H.  1.  porroye  757,  pourroy  845; 
3.  pourrolt  3667,  4104,  pourroy  1846,  ^;orro/#  3963,  4020,  4055;  4.  _po?<r- 
mws  3438.  —  P.  P.  ^^w/^  (korr.  jje?^  4201. 

§  184.  III.  recepvoir  (wegen  des  ^  cf.  §  100)  1388,  1472,  1715. 
—  Präs.  Ind.  4.  recepvons  1839.  —  Fut.  1.  4.  recepvrons  3417.  — 
Imper.  2.  resois  (wegen  Schreibung  mit  s  cf.  §  106)  1607;  5.  receve 
573.  —  P.  P.  receu  504  r.  surplus,  458,  1177,  1378  r.  entendti,  3291  r. 
dessus,  3683;  recheii  432  (N.  PI.  M.),  cf.  §  7. 

§  185.  ni.  s^ttiJoeV  (wegen  des  anlautenden  sc  s.  §  105)  1363, 
1605.  —  Präs.  Ind.  1.  sray  254,  289,  680,  sces  140,  scet  3204;  3.  sgay 
1951,  2084;  4.  sayo»s  1118,  sra«'o«s  3311;  5.  .srot;^«  35,  217,  218,  241; 
6.  sgavont  1059  (wegen  der  dialektischen  Endung  s.  §  145,  6).  Präs. 
Konj.  1.  Sache  934;  3.  sache  515  (korr.  aus  sachtes)'^  5.  sachiez  4013.  — 
Impf.  1.  sQttvoie  978;  im  Ms.  dreisilbig;  der  Herausgeber  fügt  ein  ^9/?^s 
in  den  Vers  ein  und  lässt  so  sqavoie  zweisilbig  erscheinen.  —  Konj. 
Prät.  1.  sceus  1782.  —  Fut.  I.  4.  serons  3179,  korr.  sarons  (die 
Schwächung  des  a  zu  e  in  der  ersten  Silbe  findet  sich  im  Ms.  auch 
in  der  1.  Sing.  Fut.  II);  5.  sgares  2969;  cf.  mod.  sav.  vö  sari  (=  vous 
saurez)  3  S.  —  Fut.  11.  1.  sraiiroyje  860,  scaroye  296,  sgaroye  2450 
(Ms.  Je  ne  scaroyle  contredire\  der  Herausgeber  verbessert:  Je  ne  sga- 
royefyj  contredire),  2451  {sgaroye  aidtre),  seroyle  (vgl.  oben  nous  serons) 
292;  4.  sariesmes  (wegen  der  dialektischen  Endung  s.  §  151,  4)  3449, 
korr.  sariesme  vor  asses  des  Versmasses  wegen';  man  könnte  aber  auch 
nous  auslassen;  im  Ms.  steht:  Nous  ne  sariesmes  asses  comprendre.  — 
Imper.  5.  sachi^  2348,  sacM  3331,  saighes  2040. 

§  186.  ni.  taire  2953.  —  Präs.  Ind.  1.  je  m'en  tais  2^ZT2  r. 
pays  (■<  pacem),  je  m'en  taise  1807  (wegen  des  analogischen  e  s. 
§  145,  1).  —  Imper.  2.  taise  toy  2891,  2959. 

§  187.  III.  tenir  1490,  2999;  mantenir  4301,  tinyr  (wegen  i  in 
der  ersten  Silbe  s.  §  40)  704.  —  Präs.  Ind.  1.  tient  298  r.  bien-, 
3.  tient  3044,  3451,  4143;  4.  tenons  913,  3373;  6.  tiegnont  1040  (wegen 
der  dialektischen  Endung  s.  §  145,  6).  —  Präs.  Konj.  3.  fiegnie  3714, 
tiengne  1148,    tiegne  2256;    5.  tenes  814.    —    Impf.     1.  tenoye    (zwei- 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.  743 

silbig)  2048;  3.  tenoit  3481,  sustenoit  4238.  —  Fut.  I.  1.  tiendray  3050, 
mayntlcndray  2280,    soubstendray  3036;    4.  fyendrou  625.    —    Imper. 

2.  tien  4152;  4.  tenons  202;  5.  tenes  1441,  3425,  tene  862.  ~  P.  Präs. 
tenant  3246.  —  P.  P.  ienu  (N.  S.  M.)  441,  796,  fenus  (N.  S.  M.)  294; 
tenue  (N.  S.  F.)  4221. 

§  188.  III.  venir  637,  1062,  devenir  .^326.  -  Präs.  Ind.  1.  viens 
11,  vient  425;  3.  vient  216,  2075,  convient  987;  4  vmons  420,  1110; 
6.  viegnent  4169.  -  -  Präs.  Konj.  3.  viegnie  1738,  1817,  2611,  veignie 
59,  vignie  3861  (cf.  §  37  ii);  5.  venes  (nach  prier,  Commander)  79,  2620, 
3171;  6.  veignent  3897,  veignant  904  (wegen  der  dialektischen  Endung 
s.  §  146,  6).  —  Im  per  f.  3.  venoit  3733,  convenoit  1079;  6.  venoyent 
1395.  —  Per  f.  avin  2169.  —  Konj.  Prät.  3.  venist  500;  5.  venesses 
634.  —  Fut.  1.  2.  venras  mSb;  3.  mwc/m  563,  1313;  5.  viendre  1662, 
vendres  1080,  venrez  2991;  6.  viendront  672,  vindront  900  (wegen  der 
ersten  Silbe  der  Fnturformen  s.  §41).  —  Imper.  2.  ^J/e«  4060;  5.  yenes 
133,  189,  433,  veiu'  1953,  2769.  —  P.  Präs.  venhint  151,  veignant  164, 
169,  192,  viegnant  3428  (ef.  §  40)  —  P.  P.  venu  1103,  2516,  venus 
(PI.)  149,  492. 

§  189.  III.  vouloir  (substantivisch  396,  voloir  520).  —  Präs. 
Ind.  1.  veul  2.50  fr.  ßUeurs),  233,  630,  631,  veidz  93,  veult  48,  2224, 
2788,  3304,  ven  1378,  ?r?<^  2252,  2479,  vuel  135,  228,  2389,  «J?/e?7  11, 
306,  435,  524.  vmjl  3197,  viiys  203,  z;o?^^  842,  voye  (korr.  yoyO  459, 
2;o?/s  (korr.  vuel)  4183,  ?;o/;!  185  (korr.  voil)\  venlle  3253  mit  analogi- 
schem e,  s  §  145,  1.  Die  Formen  mit  oi,  die  in  keinem  Reim  vor- 
kommen, sind  dialektische  Formen  des  Kopisten;  cf.  mod.  sav.  de  vicf 
(=  je  veux)  4  T,  A,  Ab,  dr  vw'e  3  S';  betrefifs  je  vuyl,  viiys  cf.  de  vwi 
6B;  —  3.  veut  2334,  3209,  veidt  23,80,  1237,  1613  r.  meuz  «  movet), 
veul  1028,  2448,  3347,  ven  742,  veuz  3212;  4.  voulons  632,  813,  3130, 
volons  1127,  3300,  4304;  5.  voidez  1866,  2236,  voule  37,  597,  1637, 
vonles  1712,  3316,  3335,  voulles  3272:  voulloU,  korr.  voullez,  2309,  die 
handschriftliche  Form  darf  stehen  bleiben,  s.  §  145,  5;  6.  volont  1104 
(s.  §  145).  —  Präs.  Konj.  2.  veulles  4077,  2J^^^//es  1241,  vuelle  372, 
1236,  t;o/7/es4116;  3.  vuellie8?jl,  vueillie  2(jQ3,  vueille  nbi,  vuelle  2Q94, 
veulle  1164,  1442,  3778,  voellie  1787;  5.  voulez  (nach  prier)  2265,  vuel- 
le[z]  4164.  —  Impf.  1.  vonloilemi^,  vo^/e  2493;  3.  vouloUl02;  6.  vo- 
loijent  2716.  —  Ful.  T.  1.  vonldray  3371,   -oy  1809;    2.  vouldras  3037; 

3.  t^owMra  3884;  4.  vouldront  2578;  5.  vouldres  101,  264.  —  Fut.  II. 
1.  vouldroy  1003,  -o/.s  3325,  -o?7  1518,  3761,  -oie  (einsilbig)  3772,  4067, 
■oye  (einsilbig)  205,  411,  2282,  -oyle  689,  2235  (korr.  aus  -oyf  wegen 
des  Versmasse^),  -oile  3545  (korr.  aus  -oient),  2220  (korr.  aus  -oit 
wegen  des  Versmasses);  vaiddroyle  (wegen  des  au  in  der  ersten  Hübe 
cf.  §  26)  196;  3.  vouldroit  4173;  5.  voudries  ?)'i2\.  —  Imper.  2.  vuelle 
3702;  5.  veulle  507,  vuellez  2708;  vueilles  3313.  —  P.  P.  mit  Hilfszeit- 


Y44  Jakob  Fourmaan 

wort:  il  az  voulii  4035,  il  a  voulu  3094;  daneben  je  suis  voulu  venir 
3092,  ils  sont  volu  venir  1151  (vom  Herausgeber  korr.  in  ont  volu, 
während  er  suis  in  3092  belässt);  das  P.  P.  ist  hier  adjektivisch  ge- 
fasst  (=  „gewillt"). 

§  190.  Unregelmässiges  naistre.  P.  P.  nez  (lautgerecht 
entwickelt)  1669  und  2530  (N.  S.  M.),  2435  (N.  PI.  M.);  Fem.  nee 
2014,  2897. 

§  191.  Unregelmässiges  vivre  2347.  —  Perf.  3.  vesqui  4244. 
—  P.  Präs.  vivant  2328,  2527.  —  P.  P.  vescu  2412,  3967. 


Anhang. 

§  192.    Präfixe  und  Suffixe. 

a)  Wechsel  von  Präfixen;  Doppelformen:  re-  statt  in-: 
re  +  combr(um)  +  Endung  >  recombrie  3193  =  altfrz.  encomhrier  {re- 
comhre  in  Godefroy-Bonnard-Salmon,  Lexique  de  Tancien  frangais); 
re-  statt  re  +  in-:  reconire  (wohl  Schreibfehler)  435  neben  rencontre 
602;  ad-  und  ex-  für  in-:  arage  (korr.  aus  aragie)  2109,  aragier  91b, 
esragier  2934,  neben  enragie  (P.  P.  F.)  2285,  yenrage  2931;  ex-  für 
ad-;  estachie  (P.  P.)  1860,  3016,  estachier  3000  neben  atachiez,  -e,  -er 
1892,  3004,  3051,  2229  u.  s.  w.  ad-  für  ex-  und  kontaminiert 
mit  -ex:  assaier  4132  (=  essaj^er). 

b)  Suffixe. 

-antia,  -itia:  alegrance  458  r.  il  s'avance,  1399  r.  habtmdance, 
2303  r.  puissance,  3427;  liance  19  r.  pacience;  daneben:  lilesse  2256  r. 
noblesse^  3714  r.  alegresse;  alegrance  zitiert  von  Godefroy  (Ben.,  D.  de 
Norm,  etc.,  Bersuire,  T.  Liv.  ms.  St.-Gen.);  prov.  alegransa;  Piat:  ale- 
granso]  für  Hesse  gibt  Piat  nur  liesso  an;  liance  kommt  auch  nicht  bei 
Godefroy  vor;  es  scheint  lokaldialektisch  zu  sein,  da  es  in  Verbindung 
mit  einem  sav.  Orte  vorkommt;  cf.  die  Fussnote  des  Herausgebers  zu 
V.  19:  „Notre  Dame  de  Liesse  est  le  nom  d'une  eglise  d'Annecy,  autre- 
fois  trfes  veneree";  -ittam  für  -ariam:  tahleie  1648  (=  Schürze, 
tabliere)  r.  filiete-^  in  dieser  Bedeutung  nicht  in  Godefroy;  -  ab  i  lern 
für  -ibilem:  noysable  2598,  nugsable  3805  (cf.  Godefroy;  bei  Ben.,  D. 
de  Norm.;  Marie,  Ysopet  u.  s.  w.);  -ald  für  -ard  in  gaillaut  1645, 
gaillaiis  32d]  beides  bedeutet  wohl  gaillard  <C  kelt.  *gal -f-i -f- germ. 
Suffix  hard;  für  letzteres  ist  Suffix  -aldum  eingetreten,  gleichs.  *gali- 
aldum.  Die  Übersetzung  „gaillard"  passt  für  beide  Stellen,  während 
die  vom  Herausgeber  im  Glossar  vorgeschlagene  („mauvais  plaisant") 
nicht  für  329  passt;  -alium  für  -aticum  in  parail  (=  parage)  277, 
falls  das  Wort  nicht  verdorben  ist  (s.  Glossar  des  Herausgebers); 
-Hern  für  -Tcium  in  ceril  4014  (für  cilice):  *cri-|-ilem  für  cilicium  > 
ceril  mit  Dissimilation  des  ersten  l\    -^11  um    für    -alem    in    der  ge- 


über  die  Sprache  des  Mystere  de  S.  Bernard  de  Menthon  etc.          745 

lehrten  Form  escandelle  1944  {ting  grant  escandelle)  r.  celle  (konjiziert 
für  chambre);  2709  (korr.  zu  escaudel  des  Versmasses  wegen);  -osum 
für  -elem  in  crueux  1191,  crueuse  2Q9d;  diese  Bildung-  ist  gemeinaltfrz. 

§  193.  Verdoppelung  von  Anfangskonsonanten.  Nach 
einem  proklitischen  Wort  verdoppelt  sich  leicht  der  Anfaugskonsonant 
des  folgenden  Wortes  (wie  im  Italienischen,  z.  B.  accanto),  so  dass 
man  an  eine  dem  Italienischen  entsprechende  Aussprache  denken  kann: 
allui/,  affayre,  asses,  assa  s.  §  31;  enss//  (korr.  en  sy)  173,  illet  418 
(korr.  il  est). 

§194.  Methatesen.  prouvoH  1815,  proveheu  3494  neben  poiir- 
voie  1190,  porveheu  4224,  porvoir  1292,  606  (korr.  aus  povoir);  abergie 
(von  *abbreviare)  475,  habergie  3726,  habergier  3741,  abergiez  (P.  P.) 
4204;  forment  805  neben  froment  1397. 

§  195.    Ergänzungen  zum  Glossar  des  Herausgebers. 

atire  2680.  Der  Herausgeber  setzt  im  Glossar  ein  Fragezeichen 
nach  diesem  Wort.  Die  Gleichstellung  mit  niedre  lässt  in  atire  einen 
Infinitiv  vermuten:  Delivre  . ..  ton  peuple  de  Vire  /  Bu  faulx  ennemy  / 
que  {=  qui)  ne  fait  qu atire  \  Et  mectre  a  martire  /  Ton  peuple  .  .  .; 
atire  ist  eine  volkstümliche  Kontamination  von  attraire  und  attirer. 

comant  3796:  Mon  bei ßlz,  Je  voiis  ay  comant  (r.  convant)  /  Qu'eni 
ce  monde  je  ne  puis  plus  /  Demoure  ...  ist  wohl  zu  korr.  in:  Mon 
bei  filz,  je  vous  recomant  .  .  . 

cronner  4030  (cf  Godefroy  coronner,  queronner)-,  das  vortonige  o 
von  coronare,  das  in  queronner  (s.  Godefroy)  zu  e  geschwächt  er- 
scheint, ist  in  cronner  völlig  geschwunden;  cf.  croller  <  corrutulare, 
Ärrörtf  <  coronare  in  Pontoy  (Kreis  Metz-Land)  =  mit  dem  Bein  einen 
Bogen  über  einen  kleineren  Schulkameraden  schlagen  (Kinderspiel); 
ebenda  kqrqn^  de  se  Bernar  =  Regenbogen.  In  unserem  Text  be- 
deutet cronner  wohl  „aufbahren"  =  mit  dem  Leichentuch  einen 
Bogen  über  die  Leiche  schlagen,  oder  einfach:  die  Leiche  bekränzen, 
schmücken.  Der  Herausgeber  übersetzt:  celebrer  avec  pompe  les  ob- 
scques  (mit  ?). 

Mariocte^  Mar o teile.  Der  Herausgeber  sieht  in  beiden  Wörtern 
weibliche  Personennamen,  die  sie  ihrer  Ableitung  nach  (von  Maria) 
auch  sind.  Marotte  ist  der  Narrenstab,  an  dessen  Spitze  ein  Gesicht 
geschnitzt  ist  (cf.  Sciences  et  lettres  au  moyen  äge,  p.  Paul  Lecroy, 
p.  265).    Cf.  Godefroy  unter  marotte. 

rebiter  3039.  Der  Herausgeber:  „faute  pour  regiber,  regimber, 
ruer?"  Einfacher  wäre  die  Konjektur  rebifer.,  rebiffer^  da  t  und  / 
durch  den  Kopisten  beim  Abschreiben  verwechselt  werden  konnten; 
rebijfer  ist  nach  Godefroy  =  se  rengorger,  sich  brüsten.  Diese  Bedeu- 
tung   passt    in   den    Zusammenhang;  in  V.  3035 f.  sagt  Juppiter:   „Ich 


746  Jakob  Fourmann 

werde  mich  gut  auf  meinen  Beinen  halten;  führe  mich  [nun]  hin, 
wohin  Du  willst!"  Und  Beruhard  antwortet:  „Entwischen  kannst  Du 
mir  nicht;  du  brauchst  Dich  gar  nicht  so  zu  brüsten!" 

rives  62.  Ptiis  s'en  yratle  compaignon  I  Par  le  rives  droit  a  Dnijng^^ 
=  am  Ufer  entlang  geradezu  nach  Du3mg.  Bive  <  ripa  ist  nur  weib- 
lich (s.  Godefroy).  In  le  haben  wir  den  weiblichen  Artikel  zu  sehen, 
wie  im  Pikardischen  und  heute  in  gewissen  Gegenden  des  Südostens, 
z.  B.  im  Dep.  Doubs;  cf.  Gillieron,  Atl.  ling.,  Tafel  „force":  l^  =  la. 
Vielleicht  haben  wir  aber  einfach  einen  Schreibfehler  in  le  anzu- 
nehmen, vielleicht  wegen  rivage.  —  Douleiir,  das  in  V.  4033  mit  dem 
Artikel  le  und  in  V.  1885  einem  emnj  gleichgesetzt  erscheint,  ist  im 
15.  Jahrhundert  auch  männlich;  in  V.V.  2721  und  3814  ist  es  weiblich: 
la  doletirs,  grande  doleurs. 

Syon  (=  Sion,  Stadt  in  der  Schweiz  mit  Bischofssitz),  wie  in  der 
Handschrift  steht  (statt  Lyon)  ist  einzusetzen  in  dem  von  Lecoy  de 
la  Marche  in  der  Fussnote  von  S.  131  gegebenen  Zitat  aus  dem  „Ro- 
man". Eine  Verbesserung  in  Lyon  ist  unangebracht,  da  Lyon  zu  weit 
westlich  und  Sion  näher  am  St.  Bernhard  liegt. 

so6•re^  <  sucratum  1461;  trestnoulletes  en  socres;  tresmoulletes  sind 
ein  Gericht,  zu  dem  Zucker  verwendet  wird;  cf.  Godefroy  VIII,  52,  c; 
socrez  bedeutet  eine  zuckrige  Masse  oder  Frucht;  cf.  Littr6  IV,  2068,  b : 
Sucre  unter  4":  sucre  vert  ou  sucrin  vert;  sucrin  =  süsse  Melone 
(melon  sucrin),  sucrin  vert=:sorte  de  poire  d'Angleterre  verte,  juteuse 
et  sucree. 

somonz  s.  unter  mi,  §  116. 

rzce  <  Vitium  2338.  Der  Herausgeber:  „satisfaction,  avantageV" 
Godefroy  hat  diese  Übersetzung  übernommen;  sein  einziges  Beispiel 
ist  die  betr.  Stelle  aus  unserem  Mystere.  Der  Herausgeber  deutet  in 
einer  Fussnote  zu  2338  die  Korrektur  ,^malice^^  für  „ma  vice^'  an.  Das 
italienische  vezio,  vezzo  „Lüsternheit"  kann  mit  der  Übersetzung  von 
vice  „eigener  Vorteil"  in  Zusammenhang  gebracht  werden:  Lüsternheit, 
Sinnen  auf  eigenen  Vorteil,  Egoismus. 

In  der  vorliegenden  Arbeit  wurde  nach  einer  Einleitung  über  die 
Überlieferung  des  Mystere  de  S.  Bernard  de  Menthon  seine  Laut-  und 
Formenlehre  dargestellt  und  zugleich  versucht,  ans  Schreibungen  und 
Reimen  und  mit  Zuhilfenahme  des  modernen  Dialektes  die  Aussprache 
zu  ermitteln.  Dabei  wurde  festgestellt,  dass  eine  Anzahl  von  Korrek- 
turen des  Herausgebers  zu  Unrecht  gemacht  wurden,  dass  vielmehr 
viele  in  der  Ausgabe  verbesserten  Wörter  des  Manuskriptes  dialek- 
tische Schreibungen  sind,  dass  also  der  Dialekt  doch  mehr  vertreten 
ist,  als  der  Herausgeber  in  seiner  Einleitung  zum  Mystere  annimmt. 
Ferner  wurde  durch  Vergleich  der  in  Frage  kommenden  dialektischen 
Eigentümlichkeiten   des  Textes   mit  der  alten    und   modernen  Mundart 


über  die  Sdiache  des  Mystke  de  S.  Beinard  de  Meuthon  etc.  747 

Savoyens  und  der  Pikardie  der  Versucb  gemacht  zu  zeigeu;  dass  die 
Sprache  unseres  Mysteres  das  im  15.  Jahrhundert  in  Savoyeu  ge- 
brauchte literarische  Idiom  ist,  das,  der  Hauptsache  nach  gemein- 
französisch, eine  Anzahl  dialektischer  Besonderheiten  hat,  die  wir  alle 
in  anderen  Denkmälern  und  im  heutigen  Patois  des  Südostens  wieder- 
finden, indem  diejenigen,  die  Chatelain  als  pikardisch  beanspruchen 
möchte,  ebenso  gut  im  frankoprovenzalischen  Gebiet  vorkommen  konnten, 
während  die  anderen,  die  nicht  pikardisch  sein  können,  gerade  als 
südostfranzösische  sich  dartun. 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben. 

Eiue  DichtuDg-  aus  dem  12.  Jahrhundert. 

Nach  dem  Manuskript   19867   der  Nationalbibliothek  zu  Paris 
mit  Einleitung  und  Anmerkungen   neu  herausgegeben 

von 

Ferdinand  Danne. 

Die  Abschrift  von  dem  vorliegenden  altfranzösischen  Ebrulfusleben 
habe  ich  während  meines  Aufenthaltes  in  Paris  im  W.-S.  1909/10  und 
S.-S.  1910  in  der  Nationalbibliothek  dortselbst  nach  der  einzigen  bisher 
bekannten  Handschrift  (Man.  frau^.  19867,  14.  Jahrh.)  angefertigt,  nach- 
dem Herr  Geh.  Reg.-Rat  Prof.  Dr.  Andresen  mir  in  überaus  liebens- 
würdiger Weise  einige  Texte  zur  Auswahl  angezeigt  hatte.  Erst  als 
ich  die  Kopie  der  Handschrift  beendigt  hatte,  erhielt  ich  Kenntnis  von 
der  1887  in  Bulletin  de  la  societe  historique  et  arch^ologique  de  l'Orne, 
tome  VI,  erschienenen  Edition  desEbrulfuslebens  des  Abb6  J.  B.  N.  Blin, 
die  in  Gräbers  Grundriss  H,  1,  1902,  p.  933,  wo  die  Ebrulfuslegende 
erwähnt  wird,  nicht  angemerkt  ist.  Aus  Gründen,  die  ich  in  der  Ein- 
leitung (vgl.  p.  756)  näher  ausführe,  bestärkt  auch  durch  das  Urteil  des 
Herrn  Prof.  Dr.  Joseph  Bedier  über  die  Blinsche  Ausgabe,  sowie  dessen 
freundlichen  Zuspruch,  beschloss  ich  dieses  m.  E.  durchaus  beachtens- 
werte Heiligenleben  in  möglichst  genauster  Anlehnung  an  die  Hand- 
schrift zu  veröffentlichen. 

Bevor  ich  mit  dem  Werke  beginne,  kann  ich  es  mir  nicht  versagen, 
meinen  sehr  verehrten  Herren  Lehrern  Geh.  Reg.-Rat  Prof.  Dr.  Andresen 
und  Prof.  Dr.  J.  Bedier  an  dieser  Stelle  meinen  tief  empfundenen  Dank 
auszusprechen.  Zu  besonderer  Dankbarkeit  bin  ich  auch  Herrn  Prof. 
Dr.  Alfred  Pillet  verj)flichtet,  der  mich  bei  der  Ausführung  wesentlich 
unterstützt  hat. 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  749 


Einleitung. 


Weun  wir  uns  den  durchaus  richtigen  Gesichtspunkten,  unter  denen 
P.  Meyer  (H ist.  litt.  XXXIII,  p.  328 ff.)  die  altfranzösischen  hagio- 
graphischen  Legenden  betrachtet  und  gruppiert,  anschliessen,  so  unter- 
scheiden wir  deren  folgende  3  Gruppen: 

1.  Legenden  der  ersten  christlichen  Jahrhunderte,  die  vielfach  unter 
die  Offizien  der  Breviere  aufgenommen  worden  sind;  sie  sind  reich  an 
wunderbaren,  nicht  selten  dramatisch  bewegten  Ereignissen; 

2.  Legenden  von  sogenannten  Lokalheiligen,  deren  Verehrung  auf 
einzelne  Diözesen  beschränkt  war; 

3.  Legenden  späterer  Jahrhunderte,  nicht  selten  von  Zeitgenossen 
der  betreffenden  Heiligen  durgestellt. 

Die  meisten  dieser  legendarischen  Bearbeitungen  sind  entstanden 
in  der  Normandie,  der  Ile  de  France,  der  Picardie  und  der 
Champagne. 

Der  Normandie  entstammt  das  altfranzösische  Ebrulfusleben,  das  uns 
das  Man.  fr.  19867  der  Nationalbibliothek  zu  Paris  in  einer  Hand- 
schrift des  14.  Jahrh.  tiberliefert.  Diese  Legende,  die  nach  P.  Meyer 
der  Gruppe  2  zuzurechnen  wäre,  hat  ihren  Ursprung  in  jener  Gegend, 
wo  der  grosse  GrUnder  und  Ordner  des  Klosterlebens  in  Neustrien, 
Ebrulfus,  gelebt  und  gewirkt  hat,  das  ist  dort,  wo  noch  heute  die 
Ruinen  des  Klosters  St.  Evroult  d'Ouche  (bei  Argentan,  Dep.  Orne) 
von  einstiger  Grösse  und  Pracht  Zeugnis  ablegen. 

Der  Kult  des  hl.  Ebrulfus  scheint  sich  unmittelbar  nach  dessen 
Tode,  der  nach  den  Annalen  von  St.  Evroult  und  nach  der  An- 
nahme der  meisten  Historiker^)  596  erfolgte,  entwickelt  zu  haben. 
Denn  es  heisst  in  dem  Man.  11  der  Bibliothek  zu  Alengon,  wohl 
dem  ältesten  der  bisher  bekannten  Ebrulfusmanuskripte,  das  uns  nach 
L.  Hommey,  (Bullet,  de  la  societe  histor.  et  archeol.  de  l'Orne  1887 
VI,  3,  p.  261  ff.)  den  Bericht  eines  Augenzeugen  der  letzten  Jahre  des 
Heiligen  überliefert:  „Qitetn  fratres  cum  mag)w  decore  comjjositunt, 
feretro^  et  in  oratorio  deportatum,  atqiie  tridiio  custodientes  corims 
sanctum  psalmorum  ymnos  per  ordinem  concinebant,  expedans  (wohl 
exspectantes)  donec  et  episcopus  adveniret  atque  servoruni  Dei  magnus 
congregarettir  conventtis.  Sed  cum  sepidturae  protelaretur  ofßcia,  ad 
demonstrandum  mundo  meritum  servi  Dei,  qnod  seqicitur  miraculum  est 
demonstratum.^^ 


1)  Näheres   darüber  Blin,    Vies    des    saints    du   diocöse    de    Seez  I,    255, 
(Laigle  1873)  ferner  Bullet,  de  la  soo.  bist,  et  arch.  de  l'Orne  VI,  3,  260  (1887). 


750 


Ferdinand  Danne 


Schon  bald  nach  dem  Tode  des  Heiligen  pilgerte  das  Volk  von 
fernher  zu  seinem  Grabe,  wo  Jahrhunderte  hindurch  Wunder  geschahen. 
Das  Fest  des  hl.  Ebrulfus  wurde  am  29.  Dezember  jeden  Jahres  ge- 
feiert vor  einer  grossen  Versammlung  von  Gläubigen;  nach  Blin  (vgl.  Vies 
des  saints  du  diocese  de  Seez)  findet  sich  in  den  ältesten  Misseis 
der  Diözese  Lisieux  sowie  der  Abtei  St.  Martin  de  Seez  ein 
Offizium  zu  seiner  Ehre. 

Schon  früh  scheint  der  Ebrulfuskult  sich  auch  in  anderen  Diözesen 
verbreitet  zu  haben,  in  Bayeux,  der  Geburtsstätte  des  Heiligen,  Chart  res, 
Meaux,  Orleans,  Blois,  Le  Mans,  Angers. 

Die  Verehrung  scheint  auch  im  Laufe  der  Jahrhunderte  nicht  er- 
loschen zu  sein;  denn  zu  Ordericus  Vitalis  Zeit  im  12.  Jahrh.  war 
sie  noch  in  hoher  Blüte.  Freilich  war  zur  Zeit  der  Normanneneinfälle 
die  herrliche  Abtei  St.  Evroult  von  rohen  Kriegern  fast  zerstört 
worden;  allein  ca.  1050  wurde  sie  restauriert  und  war  nun  herrlicher 
denn  je.   Der  wackere  Thierri  de  Mathonville  wurde  Abt  von  St.  Evroult. 

Zu  dieser  Zeit  begannen  auch  wohl  schon  gelehrte  Mönche  sich 
mit  den  zahlreichen  Erzählungen,  die  über  den  grossen  Heiligen  im  Volks- 
munde kursierten,  und  die  zum  Teil  auch  zweifelsohne  in  einer  Bio- 
graphie des  Klosters  aufgezeichnet  waren,  näher  zu  befassen.  So  schrieb 
Jean  von  Reims  (gest.  1125),  Mönch  zu  St.  Evroult,  um  1108  eine 
Vita  sti.  Ebrulfi  in  lat.  Versen,  die  er  dem  damaligen  Erzbischofe 
Raoul  le  verd  von  Reims  widmete'). 

Nicht  viel  später  bekam  auch  der  grosse  Geschichtsschreiber 
Ordericus  Vitalis  von  seinem  Abte  Roger  den  ehrenvollen  Auf- 
trag, eine  Kirchengeschichte  zu  schreiben  und  insbesondere  auch  eine 
umfassende  Darstellung  von  dem  Leben  und  Wirken  des  hl.  Ebrulfus 
zugeben.  Ordericus  schrieb  nwn  aeme  berühmte  Historia  ecclesia- 
stica,  die  er  selbst  in  3  grössere  Abschnitte  zerlegt  hat: 

1.  de  quibusdam  amicis  dei,  dominisque  ac  rectoribus  populi  sui 
(2  Bücher); 

2.  plurima  de  monasterio  in  Uticensi  saltu  tempore  Guillelmi  ducis, 
postea  regis,  honorifice  restaurato  (4  Bücher); 

3.  de  morte  Guillelmi  regis  et  de  filiis  eins  et  iter  Hyerosolimitanum 
eventusque  varios  nostris  temporibus  contingenles    addidit    (7  Bücher). 

Von  dem  Werke  ist  besonders  der  zweite  Teil,  der  unsere  Legende 
in  umfassender  Darstellung  darbietet,  authentisch;  dieser  wie  auch  der 
dritte  Teil  des  Werkes  bilden  trotz  mancher  Mängel  eine  reiche  Quelle 
für  die  mittelalterliche  Geschichte. 

Da  der  Dichter  unserer  vorliegenden  altfranzösischen 
Legende  in  der  Hauptsache  aus  der  Historia  ecclesiastica  des 


1)  Vgl.  darüber  Histoire  litt,  de  la  France  XI,  p.  19. 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  7ril 

Ord.  Vit.  —  er  neunt  ihn  Viel  und  erwähnt  ihn  Vers  681  fit'.,  833, 
1262,  1565,  1741,  1816,  1922,  3201  ii.  a.  —  geschöpft  bat,  so  werden 
wir  uns  vorerst  mit  den  Quellen  beschäftigen  müssen,  die  Ordericus 
bei  der  Abfassung  der  Ebrii Ifaslegende  benutzt  hat. 

Nach  Leopold  Delisle  (vgl.  Preface  de  l'hist.  ecclesiastique)  lag 
ihm  eine  Sammlung  älteren  Datums  vor,  deren  Inhalt  uns  eine  Hand- 
schrift des  13.  Jahrb.  (anc.  fonds  lat.  1864  de  la  Bibl.  Nat.)  überliefert, 
die  Mahillon  mit  den  Man.  von  Bec  und  Conches  in  Händen  gehabt 
hat,  bei  Abfassung  seiner  Acta  sanctorum  ordinis  sancti  Benedict!. 
Diese  Sammlung  hat  zweifelsohne  aus  jenem  alten  Berichte  geschüiift, 
den  das  Man.  11  zu  Alengon  (12.  Jahrb.)  uns  daiHbietet^. 

Wenn  der  Schreiber  des  Mau.  1864  sehr  frei  über  seiner  Quelle 
arbeitete,  indem  er  die  Berichte  über  die  letzten  Lebensjahre  des  Heiligen 
willkürlich  abkürzte,  im  übrigen  aber  wichtige  Momente  hinzufügte,  wie 
den  Aufenthalt  des  Heiligen  zu  St.  Evroult  de  Montfort  beiGace, 
bevor  er  die  Einsamkeit  des  Ouchewaldes  aufsuchte  (V.  829 ff.), 
ferner  die  Berufung  des  jungen  Ebrulfus  an  den  Königshof  (V.  180), 
so  nahm  Ordericus  diese  Einzelheiten  naturgemäss  in  seine Historia 
eeclesiastica  auf,  da  er  einen  besonders  ausführlichen  Bericht 
über  das  Leben  und  Wirken  des  Gründers  seines  Klosters  geben 
wollte. 

Ordericus  kannte  zum  wenigsten  auch  die  oben  erwähnte  Vita 
des  Jean  von  Reims,  benutzte  auch  eine  in  der  Abtei  damals  vor- 
handene Sammlung  von  Wundern,  der  er  wohl  die  Geschichte  des 
llualdus  entnommen  hat,  der  wunderbarerweise  mit  Hilfe  des  hl.  Ebrulfus 
aus  dem  Gefängnisse  zu  Domfront  entsprang  (Vers  4300 ff.).  Er  hat 
auch  aus  den  äusserst  fabelhaften  „Gesta  antiqua  Roraanorum", 
die  heute  verloren  sind,  geschöpft,  insbesondere  bei  der  Darstellung 
kriegerischer  Ereignisse.  Manches  zeichnete  er  endlich  auf  aus  den  Er- 
zählungen, die  er  als  Knabe  von  Greisen  gehört  hatte.  So  erklären  sich 
Episoden,  wie  die  Gründung  der  Abtei  Deux  Jumeaux  (V.681{i'.), 
das  Alter  der  Schlösser  Uism es  und  Gace  (V.  835 ff.),  der  wunder- 
bare Ursprung  der  Quelle  St.  Evroult  (V.  1274 ff.),  der  Besuch 
des  Königs  Childebert  und  seiner  Gemahlin  zu  St.  Evroult 
(V.  1573ff.),  die  Geschichte  des  Teufels  von  Eschaufour 
(V.  1795  ff.). 

Man  darf  diesen  Zutaten  des  Ordericus  wohl  Zweifel  entgegen- 
bringen, sie  jedoch  nicht,  wie  auch  Leoj)old  Delisle  (zu  Ord.  Vit., 
Preface)  meint,    vernachlässigen;    denn   die  Wahrheit  mancher  solcher 


1)  Vgl.  L.  Hommey,  Bullet,  de  la  soc.  bist,  et  arch.  de  l'Orne  VI,  3,  2ßl; 
Das  Man.  1337  (public,  von  Blin,  Bull,  de  1.  Soc.  b.  et  arcli.  de  rOrne  VI,  1,  p.  72) 
scheint  ein  Abriss  des  Ms.  11  v,  Alen^on  zu  sein. 


'^r)0  Kci'din.'UHl  Dnim« 

l<ir'/,JiliIunf::(ni  (Ich  VolkHinimdoH  IhI  von  (ImcliauH  ^•|jiul)wllr(lif!;cn  (JlnouiHtcii 
vcrbllrj;!.  worden. 

Was  (lio  Zeit  der  AhfuHKUnj!;  dos  (>.  lUicbos  der  llistoriu 
(M'cIcHi  iiKÜ  (' «,  (Ins  uns  di(^  FibriilfuHlc^f^cindo  in  der  llnuplsnclio  djir- 
Hlcllt,  nnj;('lit,  ho  ist  duH  .lalirzclml,  von  ll.'ll  1141  an/ust^l/cii;  wcdd 
j^ügcn  Il.»r)  bcf^ann  OrdoricuH  djiniil.  II  b  c  r  1  i  c  f  c  r  I,  iH(,  uns  die 
lÜHtoriu  ('(M'lcsiiislicji  in  TJ  lIundHcdiriftcn.  \)cr  Arc^bciypnM  (lut.nnoC) 
|2  Vol.l  nnd  bil.  lOlHH  |1  Vol.J)  bildet  :\  Voluniinu,  die  der  Diebter 
iniBCror  «lifriinzÜHiacben  Lo^^eudo  unter  Au^en  gobubt  bat. 

Am  l'esle  do^  bl.  KbrulfnK,  <biH  man  aHjalirlicb  zu  St.  lOvroult, 
wie  Hcbon  oiu'n  f;eHa^l,  mit  {;roHser  Keierlicbkeit  be^inp,  strümten 
}j;ronHe  Scbaren  VoIUch  zur  Abt(M,  wo  n>an  Bieberlicb  in  Predigten 
ancb  daH  li(d)en  und  Wirken  deH  Heiligen  zur  i'^rbauunf;-  und  Nacb- 
eiferunj;' vortrug".  Da  ma^  wob!  einer  der  Möncbe,  der  diebleriHcboH 
Talent  in  Hieb  l'llldU^  den  KntHeblusK  {i^efasöt  baben  oder  vielleiebt  nueb 
von  Meinen  Oberen  den  lUilcdd  eriialten  baben,  die  l<i  brnl  fusie^ende 
(liebteriHcb  /u  beliandeln.  Mii^lieberweiHe  wusnle  OrdericuH  f^ur 
darum,  docb  blitte  daH  der  Diebler  wobl  niebl  unerwäbnt  geblasen'). 
Sei  dem  wie  ibm  w(dle!  I'iin  Mi) neb  oder  Oeistliebcr  war  unser 
Diebter;  daa  j^ebl.  deullieb  aus  dem  («ejjrägc  des  Werkes  sowie  den 
kürzeren  und  längeren  religiösen  netracbiungen  und  Bemerkungen,  die 
er  auf  eigene  l*'au  st  seiner  (Quelle  beigelllgl  bat,  bervor.  Dass  er  ferner 
ein  reebt  gebildeter  Mann  war,  zeigt  uns  seine  genaiie  Kenntnis  der 
lateiniseben  und  franzöHiseben  Sjjrnebe  und  der  bl.  Sebrift. 

Aus  den  Worten,  die  den  ersten  'l'eil  der  Legende  besebliessen 
(vgl.  V.  L*()(>r)):  „AÄr/'//V/7  ri/a  sdnc/i  rd/ris  itostrl  Khnilji  In  j/a/ico''', 
könnten  wir  mit  lUin  (IJull.  de  la  soeiete  bist,  et  ureb.  de  TOrne  VI,  I, 
I».  1  (ISS?)  sebliessen,  dass  vv  sogar  —  was  obnebin  sebr  wubr- 
seiieinlieb  ist  —  ein  Mönc^b  von  St.  KvrouH  war.  Doeb  wäre  es 
gewagt,  IdosH  auf  Orund  des  Ztisatzes  nostri  einen  sideben  Sebluss 
zu  zielien.  llbrigens  lesen  wir  am  Seblusso  seiner  Diebtung:  Kv/iiiciunt 
mir((nil(i  saue//  ilhnilfi  obne  nostri.  Seinen  NamcMi  sowie  die  Zeit 
der  Abfassung  versebweigt  der  Diebter  gänzlieli;  doeb  können  wir  aus 
einigen  Versen  (vgl.  V.  420111.)  wenigstens  fllr  die  Zeit  einen  wiebtigen 
Aiduiltspunkt  gewinnen. 

•l^f)!^)  sagt  er:     .  .  .  <\\w  ie  nü  ll»>iiri, 

lil/,   (iiiilloiiiio  doiit  io  ni'onri, 

(|uant  luu  Hoiiviüiit  liien  (io  h:i  vi(«, 

(liroiit  a  HOulVrir  pur  tiirhorio, 

(pii  iilz  fii  dou  roy  lo  iiioiioiir  .  .  . 


1)  VfvI.  VoiH  l'.tCl,  t;2n'. 


Das  .'iltlVanzfisiaclio  Kbniirii.sloli(Mi  ']'t)',\ 

(|ui  hicn  (mi  HHioit  In  toiiour, 
il  liouvmct  bi(Mi  l;i  in.inioro, 
coniiiu'iit.  il  fiit  lioiitö  !in'i(M'0 
üt  vil  ((Hill  Uli«!  f;ran(   picco;  .  .  . 

Der  Kcinif^,  (losson  iiiiHcr  Dichter  sich  orinnort,  isl  Heinrich  I., 
zweilcr  Sohn  Wilhelms  <h'H  Krohcrcrs.  Kr  fllhrlo.  im  U!t/t(Mi  Jjihr- 
zchnt  (Ich  ILJahrh.  mil,  seinem  UruchM-  Koh.  II.,  der  hcü  1(»H7  llorzo^^ 
der  Nonnundie  wjir,  Kric^j;  und  hatte  nsuncnilich  in  den  .Inhren  lOill 
und  1()*.»'2,  als  er  auf  dem  Munt  St.  Michol  l)(>lji^''erl,  wurde,  viele 
DcmUtigun^^en  zu  erleiden ');  scddiesHlich  jedoch  f;in^-  er  auH  den«  Krie^^-e 
ttJB  Sieger  hervor  und  vereinigte  die  Normandie  mit  «ler  Krone  von 
England;  er  stnrl)  1 1  af)  (vgl.  Anni.  zu  i:Mt'.>i.  In  <ler  Aht<'i  St.  Kvroult 
war  er  im  Jahre   111.'$  zu  UchucIi. 

Unser  Dichter,  der,  wie  man  auH  den  V.  IL'f)!  11'.  hes.  —  „(plant  nie 
souvicnt   bien   de    sa  vi(^"    schiicHsen  künnle,    Heinrichs   Jüngerer  Zeit 
genösse    war,    gedenkt  zweif(ds(>hne    der  .Inline   lOlll   und   10'.>2,   die  er 
allerdings   kaum  erlebt    bat,    von    denen    aber    dor  Volksnnind  ihm  zu 
berichten  vvusste. 

So  wllrdc  denn  unsere  Dichtung,  die  erst  nach  IM!  d.  i.  nach  der 
Beendigung  der  llistoria  e(M'le8iastica  abgcifasbt  H(Mn  kann,  in  der  zweitiin 
llälfl(>  (l(!s  rj.  .lalirh.  enistanden  sein.  Nehnuiu  wir  an,  dass  der  Dichter 
sein  Werk  Behuf,  als  er  in  der  „«x/ui)  /^/oi»"  stand,  so  kommt  der  ZcMt- 
raum  von   llOf)  -1180  in  lietraeht. 

Die  :ing(!rnhrUMi  Verse  bicHiMi  wohl  den  einzigen  sicluiren  Anhalts 
punkt  rilr  die  pJitstehungHzeit  unserer  Dichtung;  er  mag  Ubrigxms  ;uich 
genügen. 

Man  könnte   ferner    noch  restHtelhüi,    dass    der  Dichter  nicht  über 
1211   hinaus  hibte.    in  diesem  Jahre  hatt(^  nändich  (;in(!  feicirliclu!  (llxir 
i'übruug    von  Keli<iuien    des    hl.  Kbrullus    statt,     die    auch    in    der 


1)  Vgl.  darllbcr  auch  lUin,  Hull.  do  ia  hoc  liin(.  ttt,  ardi,  ^U^  l'Orii«!  VI.l.p.Ü. 
lilin  i\\t!;i  liiii/ii,  (InNH  <lio  KriniKüUii^''  .-ni  dio  Ii<;i<l(;n  IIciiiricIiM  „un  protoiid  iii«''priH 
))our  li'H  lioiiiHMiiH  du  iiiondü"  in  dem  DicIiUM'  oi/.ciigt,  li:ilic,  whh  man  jcdocli 
in.  K.  auB  don  Worten  do»  Ttixt««  nicht  oliii«  weiteren  (;ntnelinien  l<;inn.  VV;ih 
IJlin  dann  ferner  p.  2  der  lOdition  hji^I:  „»dies  (die  oben  an/^el'iiluten  Vorne) 
inontront  aiiHui  quo  i'e])0(|we,  ä  la({uelle  il  6crivait,  (Jlait  HBHez  öloif^nöe  d<!  l:i 
niort  d(!  CO  princc;,  \)(>u\-  (\n'U  pfit  eii  parier  «ur  lui  ton  auHHi  lftg<!r,  n!inH  oxciler 
loH  HMH(;oplil»iliteH  de»  priiiccH  de  hh  lüniiilo,  (pii  re^^iiHioiil  eneore  Hur  l;i  N<»riii;indiü; 
C'OHt  donc  'i  la  fin  du  l'A"  Hieehi  tpi'il  coiivieiil  (b«  rapjxntejr  Ia,  eonipoMiUon 
du  CO  itoönio,"  kann  ich  niclit  aln  riclitif^  aiiorl<(!nneii.  Di«;  Nacbl<<»rnMi<!n  lleiiir.  I. 
rogierton  bis  V2(>\)  über  dio  Norniandii;  und  würden  Mieiierli<-Ii  un^(;ru(;lilferliglu 
AngrifFo  und  lieicidigiuigen,  die;  man  tilw.a  K<'K«n  einen  ihrer  Ahnen  rii-hlote, 
um   l'JOO  nii'lit  wonif^or  H)ren}^«i  t^ealindet  haben  alu  olwa  inn  IKK). 

Uiiiiiuiilnrlii)   l''orHf.liiiii|{<)ii   XXXII.  4o 


754  Ferdinand  Dai:>ne 

Chronik  der  Abtei  erwähnt  wird.  Man  kann  mit  Blin  schllessen, 
dass  der  Dichter  diese  Feierlichkeit  nicht  übergangen  haben  würde, 
wenn  er  sie  erlebt  hätte;  er  berichtet  ja  aie  Überführung  von  ßeliquien 
des  Heiligen,  die  im  Jahre  1130  stattfand.  (Vgl.  V.  4093  if.)  Wenn  Blin 
aber  daraus,  dass  ihm  unser  Dichter  den  Normannen  mehr  zugetan 
scheint  als  den  Franzosen,  schliessen  will,  dass  dieser,  wenn  er  sein 
Werk  nach  der  Eroberung  Philipp  Augusts  abgefasst  hätte,  sich 
vorsichtiger  und  zurückhaltender  ausgedrückt  haben  würde, 
so  müssen  wir  einem  solchen  Schlüsse  grosse  Bedenken  entgegen- 
bringen. Zweifelsohne  liebte  unser  Dichter,  der  Normanne  war  (vgl.  p.  23  ff.), 
die  Normandie  als  sein  engeres  Vaterland  mehr  als  Frankreich.  Keines- 
wegs aber  können  wir,  wie  Blin  es  möchte,  aus  VV.  2625 — 2629  und 
2804ff.  die  Gesinnung  des  Dichters  erkennen,  der  hier  wie  durchweg 
in  der  Dichtung  nur  der  Dolmetsch  von  Ordericus  Vitalis  Ge- 
fühlen und  Worten  ist. 

Unsere  altfranzösische  Ebrulfuslegende  wurde  also  zufolge  dem 
Gesagten  wahrscheinlich  in  der  zweiten  Hälfte  des  12.  Jahrb.  verfasst 
und  seit  dieser  Zeit  insbesondere  am  Feste  des  Heiligen  vorgetragen; 
das  sagt  —  wollen  wir  nur  ein  wenig  zwischen  den.  Zeilen  lesen  — 
uns  der  Dichter  ja  selbst  V.  29 ff.: 

„Pour  ce  fet  Ten  des  saina  memoires 
es  eglises,  et  les  histoires 
list  Pen  .  .  .",  sowie  V.  1959. 

Auch  die  zahlreichen  Pilger,  Ritter  und  Fahrenden  mögen,  soweit 
es  angängig  war,  von  der  Dichtung  auf  die  eine  oder  andere  Art  und 
Weise  Kenntnis  bekommen  haben.  Sie,  die  alljährlich  unausgesetzt  die 
Abtei  St.  Evroult  besuchten  und  dann  auf  der  Pilgerstrasse  nach  Süden 
zogen,  werden  auch  viel  dazu  beigetragen  haben,  dass  der  Ebrulfuskult 
sich  so  weit  nach  Süden  verbreitet  hat  (vgl.  p.  750). 

Unser  Dichter  wollte  mit  seiner  Dichtung  ein  erbaliliches,  gott- 
gefälliges Werk  schaffen;  diese  Absicht  ist  deutlich  aus  dem  Ganzen 
ersichtlich.  Wenn  schon  bei  Ordericus  hie  und  da  eine  fromme 
Mahnung  eingeflochten  ist,  so  ist  dies  bei  dem  Verfasser  unserer 
Legende  noch  weit  häutiger  der  Fall.  An  Ausführlichkeit  wollte  er 
Ordericus  keineswegs  nachstehen;  daher  können  wir  uns  die  oft  breite, 
umständliche  Art  seiner  Übersetzung  der  Hist.  eccl.  erklären,  die  uns 
häufig  wenig  angenehm  berührt^). 


1)  Bezüglich  der  Art  der  Übersetzung  im  einzelnen  vgl.  die  beigefügten 
Anm.  zum  Texte! 


Daa  altfranzösische  Ebrulfusleben  755 

Einen  geeigneten  Prolog  schien  seine  Quelle  ihm  nicht  zu  bieten; 
darum  nahm  er  „ab  auetore  perantiquo"  einen  sehr  gedanken- 
reichen und  doch  nicht  allzu  langen  Prolog  zum  Gegenstande  s.  Ein- 
leitung (vgl.  V.  1—70)'}.  V.  70ff.  folgt  der  Dichter  in  der  Biographie 
des  Heiligen  sowie  auch  in  der  Darstellung  von  dessen  Wundern  im  all- 
gemeinen der  Geschichte  des  Order.  Vitalis^),  fligt  jedoch  seinem 
Berichte  über  die  Jugend  des  Heiligen,  dessen  Verehelichung, 
Trennung  von  seiner  Gemahlin,  Abschied  von  der  Welt  viele 
Einzelheiten  bei,  die  sich  weder  bei  Ord.  noch  in  den  übrigen  erhaltenen 
Ebrulfushandschriften  finden,  die  er  also  auf  eigene  Faust,  um  sein 
Werk  recht  interessant  zu  gestalten,  beifügte.  (Über  s.  Sprache  etc. 
vgl.  p.  766.) 

Von  unserem  altfranzösischen  Ebrulfusleben  scheint  nur  ein  ein- 
ziges Manuskript  zu  St.  Evroult  vorhanden  gewesen  zu  sein.  Es 
musste  wohl  zwei  Jahrhunderte  hindurch  seine  Dienste  tun  und  war 
dann  abgenutzt.    Darum  und  vielleicht  auch,   um  das  Werk,    das  nun- 


1)  Übrigens  setzte  Mab.  diesen  Prolog,  den  er  in  den  MM.  von  Bec  und 
Conches  gefunden  hatte,  —  vgl.  Acta  sanctorum  ord.  sancti  Benedicti  1668,  I, 
p.  354  —  seiner  Vita  sancti  Ebrulfi  voran. 

2)  Hier  drängte  sich  mir  unwillkürlich  die  Frage  auf,  ob  noch  andere  alt- 
französische Dichter  das  Geschichtswerk  des  Ordericus  Vitalis  bei  Abfassung 
ihrer  Dichtungen  benutzt  haben.  In  der  Tat  war  dieser  so  „zeitgemässe"  Ge- 
schichtsschreiber wenig  oder  gar  nicht  bekannt  unter  seinen  Zeitgenossen;  von 
den  Historikern  des  12.,  13.,  ja  14.  Jahrh.  wird  er  kaum  erwähnt,  —  Gerechtig- 
keit widerfuhr  ihm,  wie  L.  Delisle  sagt,  erst  nach  vollen  4  Jahrhunderten. 
Benoit  in  seiner  normannischen  Chronik  bat  neben  den  Hauptquellen  Dudo 
und  Wilh.  von  Jumieges  auch  Ordericus  benutzt  und  zwar  besonders  in 
der  Darstellung  der  Geschichte  Wilh.  des  Eroberers.  Andresen  (Rom. 
Forsch.  II,  p.  515)  handelt  ausführlich  über  die  von  Benoit  benutzten  Quellen 
und  führt  die  zahlreichen  diesbezüglichen  Stellen  an,  von  denen  ich  die  folgende 
zitiere : 

Ord.  Vit.  II,  249.  0  saecularis  pompa,  quam  despiciabilis  es!  qua  minus 
vana  et  labilis  es!  Recte  pluvlabilibus  bullis  aequanda  diceris,  quae  in  momento 
valde  turgida  erigeris  subitoque  in  nihilum  redigeris.  (Vgl.  Benoit  IH,  292; 
V,  39  699—39  704.) 

„Ahi  terriene  noblece 

e  tote  mundaine  richesce, 

gloire,  seignoremenz  d'enpire 

tant  par  fereiz  a  despire  (Andr.  will  „fereie") 

que  tot  vostre  sol  haucement 

repaire  e  revert  a  neient. 
V.  39715-16. 

nule  riens  n'est  joie  mondaine 

que  le  ballon  on  la  fontaine," 

48* 


756  Ferdinand  Danne 

mehr  sicherlich  schon  manche  dem  Volke  ungeläufige,  wenn  nicht  gar 
fremde  Ausdrücke  enthielt,  zum  besseren  Verständnisse  zu  „verjüngen", 
liess  man  im  14,  Jahrh.  eine  Kopie  anfertigen.  Der  Schreiber,  der  da- 
mit beauftragt  war,  veränderte  nun  leider  die  Orthographie  des  Werkes, 
liess  einzelne  Wörter  aus  u.  s.  w.  (vgl.  weiter  unten  p.  764)  und  be- 
einträchtigte so  die  Dichtung  nicht  wenig.  So  manche  Verse,  die  uns 
verstümmelt  vorliegen,  so  manche  Reime,  die  gegen  die  Flexion  Ver- 
stössen u.  a.,  hat  er  so  gestaltet. 

In  Anbetracht  dieser  Tatsachen  hat  sich  nun  der  Abb6  Blin  ver- 
anlasst gesehen,  den  vorliegenden  Text  in  seiner  Edition  zu  etablieren 
nach  der  Sprache  des  Dichters  (12.  Jahrh.);  er  glaubt  das  dem  letzteren 
schuldig  zu  sein  —  „qui  aurait  lieu  de  se  plaindre,  si  nous  agissions 
autrement";  fürwahr  ein  schwieriges  Unterfangen,  weil  nur  eine 
einzige  Handschrift  vorhanden  ist,  ein  glänzendes  allerdings,  wenn 
gelungen.  Als  gelungen  aber  können  wir  das  Unternehmen  Blins 
durchaus  nicht  bezeichnen.  Die  Änderungen,  die  er  vornimmt,  ganz 
uubegreiflicherweise,  ohne  sie  dem  Leser  als  solche  kenntlich  zu  machen, 
der  somit  jegliche  Fühlung  mit  der  Handschrift  verlieren  muss,  mögen 
wohl  zum  ganz  geringen  Teile  das  Richtige  treffen;  zum  grössten 
Teile  sind  sie  nichts  weiter  als  höchst  unsichere  Konjekturen, 
die  sich,  wie  angedeutet,  ohne  weiteres  nicht  einmal  nachprüfen  lassen. 
Vgl.  Blinsche  Edit.  VV.  1. 122,  135,  213,  283,  565,  603,  941  u.a.;  H.  191, 
518,  519,  599  u.a.;  IH.  200,  220,  519,  684,  765;  IV.  55,  691,  829  und 
viele  andere.  Eine  genaue  Untersuchung  der  Handschrift  sowie  ein 
Vergleich  seines  Textes  mit  der  lateinischen  Quelle  würde  Blin  vor 
mancher  falschen  Schreibung  und  Auslegung  bewahrt  haben,  manch- 
mal auch  andere  Interpunktionen  bedingt  haben.  Die  Absicht,  den 
Text  zu  etablieren  im  Sinne  des  Dichters,  hat  Blin  auch  keineswegs 
konsequent  durchgeführt;  manche  Stellen,  an  denen  er  den  Hebel 
der  Verbesserung  hätte  ansetzen  müssen,    lässt   er  unberücksichtigt  — 


Im  übrigen  ist  Ord.  II,  178  —  III,  250  benutzt  worden  von  Benoit  III,  244 
V.  38347— III,  293  V.  39735,  wenn  auch,  wie  oben  bemerkt,  neben  den  Haupt- 
quellen. 

Ferner  hat  der  Dichter  der  altfranzösischen  „Estoire  de  saint  Aedwart  le 
Kei"  (vgl.  R.  Fritz,  Über  Verfasser  und  Quellen  d.  altfr.  Est.  de  s.  Aedw.  le  rei, 
Diss.  Heidelbg.  1910)  einiges  aus  der  Eist.  eccl.  frei  übersetzt.  Es  sind  im 
wesentlichen  die  Verse: 

4067—4102  vgl.  Patrol.  lat.  188,  283, 
4305—4308  vgl.  Patrol.  lat.  188,  284. 

Auch  die  Verse  (3615—3634)  —  (3895—3922)  —  (4066-4102)  —  (4265-4310) 
sowie  (4445 — 4510)  sind  wahrscheinlich  unter  dem  Einflüsse  der  Hist.  eccl. 
entstanden. 


Das  altfranzösische  Ebrulfiisleben  757 

warum  sonst  die  zahlreichen  Schreibungen  in  seiner  Edition,  die  erst 
im  14.  Jahrh.  gebräuchlich  sind?  —  andere,  durchaus  richtige  ver- 
ändert er.  Wie  er  selbst  sagt,  wollte  Blin  das  Ebrulfusleben  für  die 
Priester  der  Diözese  Seez  in  erster  Linie  veröffentlichen;  das  hätte  ihn 
veranlassen  sollen,  sich  genau  an  die  Handschrift  zu  halten,  weil  die 
Sprache  des  14.  Jahrhundert  leichter  zu  verstehen  ist  als  die  des 
12.  Jahrh.  0. 

Mein  Bestreben  wird  es  min  sein,  die  Ebrulfuslegende  in  mög- 
lichster Anlehnung  an  die  Handschrift  zu  veröffentlichen; 
grössere  Konjekturen,  die  übrigens  nur  ganz  selten  notwendig  sind, 
unterlasse  ich,  führe  hingegen  jede  —  wenn  auch  falsche  —  Schreibung 
des  Man.  au:  so  kann  der  Leser,  der  ein  genaues  Bild  der  Handschrift 
vor  Augen  haben  soll,  nach  freiem  Ermessen  den  Text  auffassen.  Die 
Sprache  des  Autors  sowie  des  Kopisten  werde  ich  einer  knappen 
Betrachtung  unterziehen,  auch  das  Metrum  kurz  behandeln.  Dem  Wort- 
laute des  Textes,  der  unschwer  zu  verstehen  ist,  füge  ich  nur  selten 
erläuternde  Bemerkungen  bei;  hingegen  werde  ich  bezüglich  der 
vorkommenden  Personen-  und  Ortsbezeichuungen  anmerken,  was  mir 
geboten  schien;  in  Klammern  füge  ich  jedesmal  die  betreffende  lateinische 
Bezeichnung  des  Ordericus  bei,  auch  Abweichungen  von  diesem  notiere 
ich  gelegentlich. 

Zuvor  jedoch  gebe  ich  eine  kurze  Beschreibung  des  „Manu- 
scrit  fr.  19867"  der  Nationalbibliothek  zu  Paris,  das  uns,  wie  gesagt, 
das  Ebrulfusleben  überliefert.  Es  ist  eine  Pergamenthandschrift 
im  kleinen  Quartformat,  enthält  insgesamt  131  folios,  die 
ca,  2  Dezimeter  hoch  und  16  cm  breit  sind.   Auf 

fol.  1.  steht:  Hie  continetur  catalogus  abbatum  sancti  Ebrulfi  et  benefici- 
orum  ad  hoc  monasterium  peitinentium  •  es  folgt  dann 

fol.  2.  die  Liste  der  Äbte  von  St.  Evroult  seit  Thierri  de 
Mathonville  1050 — 1366  =von  einem  Schreiber;  —  von  anderer 
Hand  dann  fortgesetzt  bis  1586.  — 

fol.  3.  Bemerkung  über  Robert  von  Grentemesnil,  Restau- 
ra teur  der  Abtei. 


1)  Wenn  ich  so  das  Verfahren  Blins  verwerfen  muss,  auch  seine  Behand- 
lung der  Legende  kritisieren  muss,  so  verkenne  ich  doch  nicht  die  Mühe,  die  er, 
der  sich  namentlich  um  die  Forschung  der  Heiligenleben  der  Diözese 
S6ez  grosse  Verdienste  erwarb,  auf  die  Ausgabe  des  altfranzösischen Ebrul- 
fuslebens  verwandt,  auch  nicht  die  zahlreichen  durchaus  richtigen  Bemerkungen 
der  Einleitung.  Den  schönen  Zweck,  das  Leben  des  grossen  Kiostergrüuders  in 
Gestalt  der  dichterischen  altfranz.  Behandlung  seinen  Confratres  sowie  den 
Freunden  der  Literatur  des  Mittelalters  näher  zu  bringen,  hat  er  gänzlich  er- 
reicht. 


758  Ferdinand  Danne 

fol.  4 ff.  Verzeichnis  der  Kirchen  und  Kapellen,  über  welche  der 
jeweilge  Abt  von  St.  Evroult  das  Patrouat  hatte*). 

fol.  8 ff.— 68.  Leben  des  hl,  Ebrulfiis\ 

fol.  69(^-)ff-— 108.  Wunder  des  hl.  Ehrulf iis. 

fol.  llOff.  Regel    des  hl.  Benediktus  in  französischer  Sprache. 

fol.  131ff.  Katechese,  Zwiegespräch  zwischen  Lehrer  und  Schüler 
(unvollständig). 

Auf  fol.  l'-  der  Handschrift  steht  oben  4 mal  (nicht  wie  Blin  meint 
3  mal)  und  sogar  ein  fünftes  Mal,  wenn  auch  fast  unlesbar,  der  Name 
„Jehan  de  Pluvies",  darunter  links:  „il  a  este  abbe  pesiblement" 
von  derselben  Hand,  die  auf  eine  andere  zum  Teil  abgerissene  Seite 
schrieb;  „quand  Aub.  fiist  il  abbe." 

Auf  fol.  1^-  steht  mit  roter  Tinte  ein  Name  geschrieben,  wohl  der 
des  Illuminators. 

Zu  verschiedenen,  wenigstens  Jahrzehnte  von  einander  getrennten 
Zeiten  sind  Eintragungen  in  das  Man.  gemacht  worden.  Die  Regel  des 
hl.  Benediktus  ist  wohl  ältesten  Datums. 

Das  Ebrulfu sieben,  das  für  uns  in  erster  Linie  in  Betracht 
kommt,  ist  mit  tiefschwarzer  Tinte  in  Lettern  von  ca.  5  mm  Höhe 
künstlerisch  gemalt.  Die  Verse  Iff. — 344  sind  von  einem  Hluminator 
mit  roten,  verzierten  Initialen  versehen  worden;  die  folgenden, 
bei  denen  der  Kopist  ebenfalls  Raum  dafür  gelassen  und  kleine,  fast 
unlesbare  Buchstaben  aufgezeichnet  hatte,  entbehren  leider  der  ver- 
zierten grossen  Anfangsbuchstaben. 


Der  Versbau. 

Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  ist  abgefasst  in  dem  paarweise 
gereimten  Achtsilbner,  jenem  in  der  aitfraazösischen  Poesie  bei  der 
zum  Vorlesen  bestimmten  metrischen  Erzählung  und  lehrhaften  Dich- 
tung so  häufig  angewandten  Verse.  Der  Dichter  hat  insbesondere  nach 
der  metrischen  Seite  hin  die  grösste  Sorgfalt  auf  sein  Werk  verwandt; 
das  zeigen  uns  —  richtig  betrachtet  —  die  durchweg  korrekt  gebauten 
Verse,  insbesondere  aber  der  mit  vieler  Mühe  behandelte  Reim.  Wenn 
auch  bei  der  Herstellung  der  Silbenzahl  mitunter  grössere  Frei- 
heit herrscht,  so  sind  doch  fast  nur  Wörter  gebunden,  die  gleiche 
Bildungsbedingungen  haben;  der  Reim  allerdings  wird  häufig  sozu- 
sagen „künstlich"  auf  Kosten  der  Satzkonstruktion  und  des  Flusses  der 
Rede  geschaffen.  Caesuren  scheint  unser  Dichter  nicht  beabsichtigt  zu 
haben,    wie   es    bei    der  Kürze  des  Achtsilbners  auch  verständlich  ist; 


1)  Vgl.  Bull,  de  la  soc.   bist,  et  archeol.    de  l'Orne  VI.  1,  p.  74,   wo  Blin 
dieses  Verzeichnis  veröffentlicht. 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  759 

wenn  man  in  manchen  Versen  einen  Einschnitt  entdeckt,  so  ist  er  wohl 
mehr  oder  weniger  das  Ergebnis  des  Zufalls. 

Unzulänglichkeiten  sind  ihm  auch  unterlaufen;  denn  wenn  der 
Schreiber  auch  manche  Verse  entstellt  haben  mag,  so  sind  doch  auch 
manche  andere,  insbesondere  wohl  solche,  die  zu  lang  sind,  vom  Dichter 
inkorrekt  behandelt  worden.  (Vgl.  V.  580,  2602  (!),  2823,  3168,  3998.) 
Solche  Verse  begegnen  verhältnismässig  selten;  in  weit  grösserer  An- 
zahl aber  finden  wir  zu  kurze  oder  zu  lange  Verse,  die  der  Schreiber 
durch  Verlängerung  bezw.  Kürzung  von  Silben  oder  Wörtern  so  ge- 
staltet hat.  Manchen  korrekt  gebauten  Vers  entstellte  er  dadurch,  dass 
er  sich  durch  Silben  des  vorhergehenden  Satzes  verleiten  Hess,  diese 
zu  wiederholen  (vgl.  3472),  was  besonders  dann  eintrat,  wenn  diese 
Silbe  oder  dieses  Wort  des  vorhergehenden  Satzes  ein  ähnliches  war 
(vgl.  165),  oder  dass  er,  dessen  Gehörseindrücke  —  wie  ans  zahlreichen 
Schreibungen  hervorgeht  —  grösser  waren  als  die  Gesichtseindrücke, 
sich  einen  Vers  vorlas  oder  vorlesen  liess,  vgl.  V.  443,  4350,  und  dann 
manches  Wort  so  niederschrieb,  wie  er  es  auszusprechen  pflegte  (vgl.  die 
Verwechselungen  von  s  und  c).  Die  vom  Schreiber  verursachten  Ent- 
stellungen betreffen  glücklicherweise  nur  einzelne  Wörter,  selten  ganze 
Sätze  (vgl.  p.  764)»). 


1)  Der  Schreiber  hat  dreimal  infolge  Unaufmerksamkeit  einen  Vers  aus- 
gelassen (vgl.  2537,  3146,  3518).  Blln  konstatiert  (edition  p.  6),  dass  der  Schreiber 
ferner  V.  2924  eine  Anzahl  Verse  absichtlich  überschlagen  habe,  die  die  Rede 
des  Herzogs  Hngo  von  Orleans  enthielten,  die  dieser  voll  Zorn  an  seine  Krieger 
hielt,  als  der  König  von  Frankreich  seinem  selbstherrischen  Vorgehen  Einhalt 
gebot,  eine  Kede,  in  der  er  sogar  Lästerungen  gegen  seinen  König  auszustossen 
wagte.  (Vgl.  Ord.  Vit.  VI.  10.)  Die  Tatsache,  dass  einige  Verse  an  dieser  Stelle 
fehlen,  ist  unbestreitbar.  Doch  hat  m.  E.  einzig  und  allein  die  Unaufmerk- 
samkeit des  Kopisten  deren  Verlust  verschuldet,  nicht  aber  die  Furcht,  unehr- 
erbietige Worte  gegen  den  König  von  Frankreich  vor  dem  Volke  zu  rezitieren. 
Unrichtig  ist  die  Behauptung  Blins  (6d.  p.  6),  dass  man  aus  V.  2925tf.  nicht 
erkennen  könne,  dass  der  Herzog  von  Orleans  den  Befehl  zur  Plünderung  ge- 
geben hatte.  Schon  die  nächsten  Verse  lassen  uns  darüber  nicht  im  Zweifel. 
Es  heisst  2925  fi".: 

„Donc  sont  fourriers  partout  alez 

et  ont  ceulz  du  pais  malez, 

qui  cuidoient  estre  a  seur 

souz  le  duc,  or  ont  grant  peur ; 

quer  lez  larrons  partout  courrirent 

et  lez  commanz  leur  mestre  firent," 

vgl.  Ord.  Vit.  VI.  10.  Eis  ita  dictis  (d.  i.  die  Rede  des  Herzogs)  dissoluti  prae- 
dones  per  provinciam  dift'usi  sunt,  improvisos  pagenses;  qui  iam  sub  tutela 
Hugonis  tuti  esse  putabaut,  circumdederuDt[,]  et  absque  raisericordia  ducis 
iussa  peregerunt.  Es  folgt  dann  die  Schilderung  der  Plünderung  —  nach  Ord.  Vit. 


760  Ferdinand  Danne 

Eine  kurze  metrische  Untersuebung  der  Verse  wird  uns  über  unseres 
Dichters  Versbau  eine  Übersicht  verschaffen. 

I.  Elision  und  Miat. 

Die  Hiatverhältnisse  sind  sowohl  im  Wortinnern  als  auch  zwischen 
Wörtern  keine  festgeregelten;  zudem  ist  der  Brauch  des  Dichters  vom 
Schreiber  vielfach  entstellt  worden.  Im  grossen  und  ganzen  findet 
sich  Hiat  bezw.  Elision 

1.  bei  einsilbigen  Wörtern  und  zwar: 

a)  bei  de,  le,  me,  te,  se,  (lat.  se),  la,  bei  ma,  ta,  sa  stets  Elision; 
jedoch  ist  sie  fakultativ  bei  me,  te,  se,  le,  la,  wenn  diese  einem  Verbum 
folgen; 

b)  bei  que  (Conj.)  (im  allgemeinen  mehr  Elision  als  Hiat).  Hiate: 
618,  788,  1476,  1636,  1862,  1902,  1955,  1956,  2779,  3051,  3516  u.  a.; 
ferner  bei  que  (quam)  1125  que  el; 

c)  bei  que  (pron.  rel.)  Hiate:  299,  333,  711,  1469,  1479,  1531, 
3542  u.  a; 

d)  bei  qui  (pron.  rel.)  (im  allgemeinen  nicht  elidiert)  Hiate:  997, 
1330,  3408,  1162  u.  a.    Elision:  778  u.  a. 

An  manchen  Stellen  hätte  der  Hiat  sehr  leicht  vermieden  werden 
können;  einigemale  elidiert  der  Schreiber  da,  wo  der  Vers  Hiat  ver- 
langt; 1450,  2845; 

fj  bei  se  (lat.  si)  Hiate:  639(!),  786,  1096 (!)  Elision  ist  häufiger 
als  Hiat ; 

g)  bei  si  (lat,  sie);  mehr  Hiat  als  Elision  findet  statt:  Hiate  1454 
einsi,  936  si  ont; 

h)  bei  je,  ce  ist  durchweg  elidiert,  desgl.  le  (Art.  u.  Pron.) ; 

i)  bei  li  (als  Pron.)  —  als  Artikel  kommt  es  kaum  vor,  obgleich 
der  Dichter  es  wohl  immer  schrieb;  der  Kopist  verwechselt  es  fort- 
während mit  lui  —  begegnet  stets  Hiat;  Elision  findet  sich  nur 
vor  en; 

k)  bei  ne  (lat.  nee)  zeigt  sich  häufiger  Hiat  als  Elision  (vgl.  Hiat: 
213),  während  ne  (lat.  non)  durchweg  elidiert  wird. 

2.  Bei  mehrsilbigen  Wörtern: 

a)  bei  Wörtern  mit  einfacher  Konsonanz  vor  e  ist  wohl  Elision 
vorwiegend.     Doch  sind  noch  relativ  zahlreiche  Hiate  vorhanden,  eine 


Blin  rügt  ferner  eine  „trausposition  maladroite"  von  selten  des  Kopisten, 
der  irrtümlicherweise  V.  802  dem  V.  805  folgen  Hess,  diesen  Irrtum  jedoch  am 
Rande  durch  die  Zeichen  a,  b  berichtigte,  was  Blin  wohl  übersehen  hat. 

V.  97,  den  Blin  als  zu  kurz  bezeichnet  —  der  Cop.  habe  hier  jeunerent  für 
ieunowerent  des  Dichters  geschrieben  —  wird  wohl  vom  Schreiber  richtig  über- 
liefert sein;   jeunerent  ist  3 silbig  in  V.  97  wie  sehr  häufig  im  Altfranzösischen. 

Die  V.2027  und  2028  stehen,  wie  Blin  richtig  anmerkt,  fälschlich  vor  2025- 


Das  altfranzösische  Ebrulfaslebeu  761 

für  unser  Denkmal  charakteristische  Erscheinung.  1559  ore  en,  1596 
roiue  en,  2083  moine  et,  2121  frere  est,  2125  paine  et,  346  fame  ou, 
451  cele  eschieie,  2187  Farne  assez,  2336  malade  ou,  3181  fere  au,(!) 
2546  bele  et,  3691  l'eglise  est,  3976  ele  est  od.  juste  et,  4231  grace  a; 
einige  von  diesen  Hiaten  wären  durch  eine  leichte  Konjektur  zu  be- 
seitigen. —  Auffallend  war  mir,  dass  in  der  Mehrzahl  bei  derartigen 
Hiaten  Liquide  im  Spiele  sind. 

b)  Bei  mehrfacher  Konsonanz  vor  e  herrscht  Elision  vor.  Hiate: 
315  comme  escript,  475  estrange  et  oder  une  estr.,  479  mettre  et, 
1017  estre  en,  1167  siecle  a,  1421  ceste  euvre,  1488  monde  aille,  1519 
puisse  et,  2601  regne  et,  2645  conte  einsois,  2913  terre  au,  3401  France 
ala,  3399  autre  usage  od.  vie  en,  3671  pierre  a,  3754  d'ordre  et,  3855 
angoisse  a,  3682  escripre  a,  4125  Hildeburge  a  od.  prise  a,  4221 
miracle  out;  wie  ersichtlich  geht  dem  e  sehr  häufig  muta  cum  liquida 
voran,  was  auch  sonst  im  Altfranzösichen,  wenn  uns  derartige  Hiate 
begegnen,  meistens  der  Fall  ist. 

c)  Das  auslautende  dem  Touvokale  unmittelbar  folgende  e  hat 
meistens  vollen  Silbenwert;  folgt  darauf  ein  mit  Vokal  beginnendes 
Wort,  so  tritt  Elision  ein.  237  joie^n.  Hiate:  21  obvie  a,  1398  voie 
aprestee,  2673  Normendie  et,  2726  Hue  oi.  Inklination  findet 
sich  in  unserer  Dichtung  sehr  häufig.  Aphairese  begegnet  insbesondere 
bei  ce  häufig. 

Silbenzahl  einiger  Wörter. 

Neben  ele,  eile  erscheint  auch  el  655,  666,  1627,  3942;  neben  eles 
finden  wir  eulz  1630,  1872,  2730,  3338  u.  a.  und  eis  bezw.  elz  1387,  1452 
(masc). 

come,  comme,  com,  cou  (1024  con  il)  begegnen  nebeneinander, 
ohne  dass  man  eine  Anwendung  im  Sinne  Försters  (Z.  f.  rom.  Phil. 
XXVni,  507)  erkennen  könnte.  Der  Kopist  hat  an  derartigen  Wörtern 
wohl  manches  verändert. 

Analoges  e  findet  sich  nicht  allzu  häufig  bei  grande,  tele,  quele; 
sonst  grant,  tel,  quel-;  1822  nul  ame. 

oncques,  doncques,  ouc  sind  ohne  Unterschied  gebraucht. 

Die  Verbaleiidung  ions  (Imp.  Ind.)  ist  meistens  zweisilbig  3279, 
1231,  3303,  3298,  iez  Ind.  Imp.  meistens  wohl  einsilbig  640,  642. 

Sonstige  Endungen  ion  sind,  wie  es  der  Vers  erfordert,  ein-  oder 
zweisilbig  angewandt :  Vgl.  547  devocion :  vivon,  2297/98  region :  devocYon, 
893/94  devocion :  mansion,  2261/62  devocion :  entencion,  1 101  /02  habitation : 
mansion,  2525/26  permission:circoncision,  2605 /06succes8ion:incarnacion, 
3324  dedicacion  im  Versiunern,  desgl.  1750  devocion.  Wie  die  Beispiele 
zeigen,  begegnet  i/on  weit  häufiger  als  ion. 

Für  veez  findet  sich  ganz  selten  vez;  2285. 


762  Ferdinand  Danne 

ueis  ist  häufiger  zweisilbig (533)  als  einsilbig  gebraucht;  desgl. meisme 
zwei-  bezw.  dreisilbig.     V,  599  zweisilbig,  2791  dreisilbig. 

realme  erweckt  merkwürdigerweise  oft  den  Anschein  zweisilbig  zu 
sein :  2457,  2602,  2877,  3218,  3221.     Dreisilbig  3219,  4004,  bew.  Hiat 

roine  1581,  roine  1596,  1619,  reine  1633,  1673,  1710. 

Mit  der  Silbenzählung  der  Eigennamen  verfährt  unser  Dichter  — 
manches  mag  der  Kopist  freilich  entstellt  haben  —  sehr  willkürlich. 
Rju)l  einsilbig  2815,  3290,  (Rollo),  zweisilbig  3033,  3160-75—84,  ein- 
silbig 3133,  (Radulfus). 

Die  Reime. 

1.  Homonyme  Reime:    212  prive;    647,  149,  3757  monde;   517, 

eir 

2443  issi;  525  acort;  799,  1013  desert;  2585  avoir;  1755  emble;  1775 
este;  2103  tempeste;  2231,  2981  estre;  2285  loer;  2219  reprins;  2668, 
3555,  4005  conte;  2854  conseillier;  3297  mains;  3895  couvent;  3931 
estoit  (!);  1055  face;  2579  St.  Pierre:  pierre;  2305  enfers;    1601  place. 

2.  Identische  Reime  (Reime  mit  sich  selbst):  200  mainteuir; 
3393  a;  4045  lui;  4325  durement;  3149  partie;  3523  fame;  2792  va; 
3897  refusez. 

3.  Reiche  sowie  leoninische  Reime  sind  in  sehr  grosser  Anzahl 
vorhanden,  während  genügende  Reime  verhältnismässig  selten  be- 
gegnen. 

4.  Zahlreich  sind  die  Fälle,  in  denen  Simplex  mit  Compositum 
(991  retourne  :  tourne)  oder  Compositum  mit  Compositum  (2473 
mespreneit :  enpreneit)  reimt,  weniger  zahlreich  hingegen  die  Fälle,  in 
denen  an  Stelle  des  einen  Reimwortes  ein  zusammengesetzter  Wort- 
komplex tritt:  3164  donna  :  don  a;  272  amis:a  mis;  1235  rachata: 
rachat  a;  1731  en  la  valee  :  avale  (sog.  rimes  equivoques). 

5.  Es  begegnen  auch  Beispiele  des  Verfahrens,  von  dem  Tobler 
Versbau  152  handelt.  Einem  weiblichen  Reime  (diligence)  ist  ein 
einsilbiges  Wort  mit  einer  vorhergehenden  Silbe  (en  c6)  so  gegenüber 
gestellt,  dass  der  mit  diesem  einsilbigen  Worte  schliessende  Vers  um 
eine  Silbe  kürzer  i8t[,]  als  der  damit  reimende,  so  dass  also  im  Grunde 
ein  weibl.  Reim  einem  männlichen  gegenübersteht:  vgl.  2123  Les  freres 
0  grant  diligence  sont  apreste  tost  et  en  ce,  8.  S.  Ferner:  V.  17  pro- 
vidence :  en  ce;  113  grace :  a  ce;  1283  negligence  :  en  ce;  785/6  consci- 
ence:  en  ce. 

6.  Sogar  Fälle,  in  denen  der  oder  den  eigentlichen  Reimsilben 
noch  andere  voraufgeheu,  die  untereinander  assonieren,  sind  mir  hin 
und  wieder  begegnet,  (nach  Tobler  135  „Doppelreim",  nach  Freymond 
Z.  f.  rom.  Phil.  VI.  35  „paronymer  Reim",  nach  Stengel,  Gröbers 
Grundr.  II.  1,  66  „Assonanzreim")  423/4  nous  pouirona  cc  avcnii-  quepuisson 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  763 

a  dieu  parvenir;  1429/30  qui  a  li  s'en  vousist  vcnir,  s'il  en  bien  se  voiisist  tenir; 
3910  mcz  entr'elz  si  bei  se  portereiit,  et  o  eulz  si  bei  se  boutercnt.  Aber  waren 
solche  Reimspielereien  vom  Dichter  beabsichtigt? 

7.  Ich  führe  noch  einzelne  Reimverbindungen  an,  die  wohl  zum 
grössten  Teile  als  korrekt  bezeichnet  werden  können,  die  uns  aber, 
—  mehr  oder  weniger  infolge  der  Schreibung  des  Kopisten  —  auffallen, 
und  von  denen  manche  wichtig  und  beachtenswert  sind. 

ä:e,  die  schon  gleichlauteten;  negligence  :  muence  1561;  non- 
chalence  :  oubliance  1953;    relaschance  :  penitance  1093. 

ai  +  mouillierter  Nasal:  ei+n.  remaignent  :  feignent  3345; 
deingne  :  refraingne  3863;  ouvragne  :  fengne  2019. 

e:ai  (wie  oft  im  Altfr.)  jedoch  nicht  immer  auf  gleicher  Grundlage: 
(1009,  3367.  3251). 

e  reimt  auch  mit  e  aus  lat.  a.  afere :  pere  265,  3227,  3211; 
fere:rere  2209;  peres  :  giieres  439,  3395;  freres :  gueres ,  3729; 
fere  :  frere  2319  u.  a. 

ieerie  acompagnie  (Part,  fem.):  a  vostre  compagnie  513;  cerchie: 
mie  3439  u.  a. 

Das  Bartschsche  Gesetz  ist  in  unserer  Dichtung  durchaus  nicht 
gleichmässig  durchgeführt.  Es  herrschen  allerdings  die  Formen  auf  ie 
noch  vor.     Gereimt  ist 

ie  (lat.  a):  e  (lat.  a)  oft,  donne:  resongne  101;  ierrer.  maniere  : 
mere  503;  lessierent  :  cesserent  3315;  bouterent :  amolierent  3911;  vgl. 
auch  3506,  4049,  2650.  —  Neben  pitie  findet  sich  vereinzelt  auch 
pite  2276. 

Für  ier  findet  sich  äusserst  selten  ir;  3546  sentir;  —  2477  hingegen 
mouster  für  moustier. 

Eine  besondere  Beachtung  verdient  der  dialektische  Reim 
lumiere  :  piere  (peior)  2878.  — 

ei  :  ei  (lat.  e,  T  in  offener  Silbe);  der  Kopist  schrieb  häufig  ei :  oi 
3261,  3264,  3821,' 4143  fpassim^,  desgl.  oi :  ei  3171  u.  a.,  vgl.  3263. 
ei  reimt  jedoch  nicht  immer  mit  sich  selbst:  9/10  voie:  joie,  desgl.  1303; 
1655  u.  a.  Eigentümlich  ist  haie :  voie  1325;  retraie :  voie  2898;  praie: 
donroie  3134.  —  ai  ist  verhältnismässig  selten  für  oi  geschrieben.  — 
Vgl.  auch  Reime  wie  grevoient :  povaient  u.  a.,  desgl.  oe  :  oe  (vlt.  fr.  9, 
bezw.  o  [u]  vor  Labialen)  auch  ue  :  ue  (351,  2363  u.a.);  sehr  auffällig 
ist  der  Reim  böen:Röen  3191;  —  zu  bemerken  ist  auch  jenne : 
ahenne  2708. 

afr.  our :  our  begegnet  sehr  häufig,  dafür  auch  sehr  oft  die  franzische 
Schreibung  eur. 

afr.  euse:ouse  merveilleuse :  joiouse  2487  u.  a. 


764  Ferdinand  Danne 

Als  beachtenswerte  Reime  merke  ich  noch  an:  fiout :  out  1763; 
gardoit:gardeeit  2989;  grace  :  aiace  1273;  viiide  :  multitude  2706;  en- 
voie :  ioie  3959 ;  Andren  :  envieu  4065;  prientraient  4055;  commen^on: 
ten^on  65  (westfrauz.);  ceuz  :  esmeuz  3187;  prisme  (proxim.) :  abisme 
455;   senripeur  2927;   schliesslich  den  Reim   traitre :  chapitre  2852*). 

Der  Schreiber. 

Schon  mehrfach  wurde  im  Laufe  unserer  Abhandlung  darauf  hin- 
gewiesen, wie  der  Schreiber,  der  im  14.  Jahrh.  von  unserer  Dichtung 
das  Manuskript  19867  anfertigte,  durch  die  zahlreichen  Veränderungen, 
die  er  insbesondere  durch  die  Anwendung  der  Orthographie  seiner  Zeit 
an  dem  Werke  vornahm,  es  nicht  wenig  entstellte.  Seine  Absicht,  die 
Ebrulfuslegende  zwecks  leichteren  Verständnisses  zu  verjüngen,  hat  er 
durchaus  nicht  konsequent  durchgeführt.  Das  zeigen  uns  die  äusserst 
zahlreich  vorhandenen  älteren  Formen  des  12.  Jahrh.,  solche,  die  im 
14.  Jahrh.  in  anderer  Gestalt  uns  begegnen  müssten,  als  es  der  Fall  ist. 
Infolge  seines  Verfahrens,  die  Worte  vielfach  „phonetisch"  niederzu- 
schreiben (vgl.  p.  759)  ist  seine  Orthographie  sehr  inkonstant.  Sehr 
häufig  schreibt  er  etymologisch.  Das  Zweikasussystem,  das  schon  ein 
Jahrhundert  vor  seiner  Zeit  in  Auflösung  begriffen  war,  ist  bei  ihm  mit 
wenigen  Ausnahmen  (vgl.  91,  261,  195)  aufgelöst.  S  im  Singular  fehlt 
bei  ihm  durchweg,  während  es  sich  im  Plural  als  s  und  z  meistens 
findet.  Das  feminine  e  behandelt  er  nicht  konsequent.  1  und  u,  ie  und  e, 
0,  ou  (besonders  zahlreich)  und  a,  oft  auch  eu,  oe,  ue  und  eu,  eau  und 
iau,  m  und  n  (am  Ende  des  Wortes),  ene  und  egne,  aine  und  eine,  ei, 
ai,  oi,  und  e  —  und  dafür  namentlich  bei  Verbalendungen  die  nor- 
mannische Schreibung  e  —  setzt  er  fast  ohne  Unterschied.  Ferner  be- 
gegnet uns  r  nach  der  Gruppe  st  —  für  die  Aussprache  s  bezw.  st 
unwirksam  —  häufig,  auch  wohl  p  vor  r  (escripre);  ent  ist  von  ant 
geschieden,  bei  ie,  e  ee  liegt  der  Ton  auf  e;  (vgl.  dazu  p.  763). 

celui  kommt  als  Adjektiv  vor  1234,  1317;  für  veeir  begegnet  veier 
3397,  4250;  veoir  und  voier  3182,  3374,  3770/71;  voeir  2234;  ich  finde 
ferner  veil  643,  644,  799,  2118;  vel  488,  4118;  vuil  508;  proier  1747; 
orgueil  156;  orgueill  157,  2430;  tielz  194,  1517,  2282;  telz  1523; 
tieulx  69;  quieulx  3037;  suimes  3284;  suimez  3308;  sommez  1229; 
summez  3036.  Subjonktiv  auf  ge  3558,  3563,  3564,  2796,  2797;  c  in 
der  1.  Pers.  Sing.  Praes.  Indik.;  vinc  483;    ot,  oient  (Imp.  Ind.)  (passim). 

Diejenigen  speziell  franzischen  Charakteristika  kommen  für  uns 
besonders  in  Betracht,    die   zur  Zeit,    wo  unser  Manuskript  angefertigt 

1)  Nicht  uninteressant  ist  es,  dass  in  der  Mus.  norm,  de  Louis  Petit  de 
Kouen  en  patois  normand  3658,  publiee  par  Alph.  Chassant,  Ronen  1853,  p.  28 
und  95  tritre  steht  neben  sonstigem  traistre. 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  765 

wurde,  noch  zu  wenig  iu  die  Schriftsprache  des  Normannischen  einge- 
drungen waren,  als  dass  ein  Schreiber,  der  mit  der  Ile  de  France  nicht 
in  Berührung  gekommen  war,  sie  so  durchgehend  hätte  anwenden 
können,  wie  es  in  unserem  Ebrulfusleben  der  Fall  ist.  Vor  allem  fallen 
uns  die  zahlreichen  Formen  auf  oi  für  normannisches  ei  aus  klass.  lat. 
e  und  1  auf,  sodann  die  Endung  oie  des  Imperf.  Indik.  aller  Konju- 
gationen 417/18,  421/22,  1227,  1356,  1357,  1849/50  u.  a.  —  was  Metzke 
(Herrigs  Arch.  65,  p.  96)  als  eine  Eigentümlichkeit  des  Franzischen 
gegenüber  dem  Normannischen  insbesondere  bezeichnet.  Ferner  begegnet 
uns  die  Schreibung  ai  für  norm,  e,  (vgl.  fere  necessaire  etc.,  laissier), 
die  in  Dokumenten  der  Ile  de  France  schon  zu  Beginn  des  13.  Jahrh. 
vorkam  und  sich  dann  allmählich  nach  Westen  verbreitete,  aber  im 
14.  Jahrh.  noch  nicht  allzu  häufig  in  normannischen  Urkunden  sich  fand, 
auf  Schritt  und  Tritt.  Jedoch  kann  weder  diese  letztere  Schreibung 
des  Kopisten,  noch  können  die  folgenden,  wenn  sie  auch  grösstenteils 
franzischer  Herkunft  sind,  für  die  Entscheidung  unserer  Frage  nach 
der  Heimat  des  Schreibers  ausschlaggebend  sein,  weil  sie  schon  im 
13.  Jahrh.  begegnen. 

ö  (lat.  5,  u  und  o  vor  Nasalen  =  normannisch  o,  ou,  u  (ou  am 
häufigsten  im  Ebrulfusleben)  ist  vielfach  durch  eu  (franzische  Schreibung) 
ersetzt,  besonders  im  Versinnern,  während  am  Versende  ou  steht,  wohl 
um  den  alten  Reim  zu  erhalten. 

eau  aus  el  +  Kons,  und  il  +  Kons,  treten  zahlreich  auf,  auch  iuu 
(franzische  Schreibung)  imperiaux  2823. 

s  und  z  am  Wortende  werden  beliebig  gesetzt  und  gereimt  —  wie 
im  Franzischen  — . 

ene  für  egne  (creniez  1007)  ist  franzisch. 

celui  als  Adjektiv  findet  sich  auch  vielfach  bei  franzischen  Dichtern. 
Formen  vueil,  orgueil,  veoir  (vgl.  p.  21)  sind  mehr  franzisch. 

Man  könnte  auf  Grund  solcher  und  ähnlicher  Schreibungen  des 
Kopisten,  die  weniger  normannischer  als  franzischer  Art  entsprechen, 
geneigt  sein  zu  behaupten,  dieser  sei  mit  der  Ile  de  France  in  engere 
Berührung  gekommen,  wenn  er  nicht  sogar  ein  Franzier  sei.  Doch  darf 
mau  diese  Behauptung  nur  mit  grösster  Vorsicht  aussprechen  ange- 
sichts der  Tatsache,  dass  im  14.  Jahrh.  franzische  Art  mehr  und  mehr 
durchdrang  in  der  altfranzösischen  Literatur  und  die  dialektischen  Eigen- 
heiten der  einzelnen  Stämme,  namentlich  in  der  Schriftsprache  zuerst, 
beseitigte;  und  das  kommt  für  die  Normandie  in  erster  Linie  in  Betracht. 
Bezüglich  unseres  Ebrulfuslebens  würden  die  durchaus  normannischen 
Formen,  die  so  überaus  zahlreich  im  Versinnern  wie  auch  am  Versende 
begegnen  und  das  normannische  Gegräge  des  Ganzen  uns  bewahrt  haben, 
gar  sehr  gegen  einen  frauzischen  Schreiber  sprechen. 


'^ß(3  Ferdinand  Danne 


Der  Dichter. 

Wie  wir  oben  gezeigt  habeo,  schrieb  unser  Dichter  das  Ebrulfus- 
leben  in  der  zweiten  Hälfte  des  12.  Jahrh.  Er  war  Normanne;  darüber 
lassen  uns  die  zahlreichen  speziell  normannischen  Formen  nicht  im  Zweifel. 
Eine  nähere  Abgrenzung  innerhalb  des  normannischen  Sprachgebietes 
lässt  sich  vielleicht  auf  Grund  gewisser  Erscheinungen  vornehmen  mit 
Hilfe  der  Karten  von  Suchier  in  Gröbers  Grundriss  I ;  auch  durch  Rück- 
schlüsse aus  den  modernen  Patois  auf  den  ehemaligen  Dialekt  lässt 
sich  hin  und  wieder  ein  Einblick  gewinnen  (vgl.  Atlas  linguistique). 

Ich  führe  kurz  einige  wichtige  Erscheinungen  an,  die  in  der  öst- 
lichen Normandie  begegnen. 

Lat.  freies    o    (ausgenommen   vor  Nasal)  >  oe   bezw.   ue.  puet, 

oevre. 

Für  aveuC;  illeuc  sind  die  vereinfachten  Formen  ovec,  illec  und 
recht  häufig  (wohl  vom  Kopisten)  die  paragogischen  avecques  illecques 
anzutreffen;  heute  in  der  östl.  Norm.  ö. 

Lat.  fr.  ö  vor  Labial  >  oe,  ue,eu;  meubles;  für  juene begegnet 
einmal  die  vereinfachte  Form  jenne2708;  heute  findet  sich  in  den  Patois 
des  Ostens  der  Normandie  durchweg  ö. 

Lat.  fr.  Ö  vor  Nasal  ist  zum  Teil  als  o  erhalten,  zum  Teil 
ue  bew.  oe  geworden,  boens,  soens  (oft);  heute  ö,  abgesehen  von 
einigen  Wörtern  (z.  B.  bon),  die  von  der  Schriftsprache  beinfliisst  wurden. 

Lat.  freies  ö  und  ü  (ausgenommen  vor  Nasal)  >  ou,  o,  ganz 
vereinzelt  zu  u.  seignour,  merveillouse  plusors,  —  der  Kopist  schrieb 
nach  franzischer  Art  oft  eu. 

In  den  heutigen  Patois  der  östl.  Normandie  ist  vielfach  noch  die 
Entwicklung  ou  neben  eu. 

Besonders  bemerkenswert  ist  die  Entwicklung  des  o  vor  r.  Die  Tat- 
sache, dass  0  vor  r  bleibt  oder  zu  ou  wird,  weist  uns  nach  St.  Evroult ; 
im  Pays  d'Ouche,  Evreux,  Dreux  wird  es  nämlich  zu  eu  wie  im 
Franzischen. 

Heute  ist  altfr.  o  (lat.  ö  (u)  in  freier  Silbe  zu  ö,  selten  zu  ou  ge- 
worden. 

Lat.  ö,  0  und  ü  vor  Nasal  >  o,  u  (seltener),  ou  (ganz  verein- 
zelt), contre,  homme,  sunt,  Roume.  Für  on  (homo)  findet  sich  en,  für 
volonte,  volonte.   Für  Domfront  ist  Damfront  geschrieben. 

o  +  i>ui  in  St.  Evroult.  puis,  huit  und  weiter  zu  i  wie  auch 
heute.    Zu  bemerken  ist  prisme  (proximus). 

ö  (ü)  +  i  (u)  +  i  >  oi.    croiz  (passim)  wie  heute. 

e  (i)  meistens  >  ei,  e,  daneben  ai,  oi.  devaient,  devoient,  deveit, 
(St.  Evroult) ;  die  phonetische  Schreibung  et  für  eit  findet  sich  sehr  oft, 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  767 

—  heute  im  Auslaut   geschlossenes   e;    ete    (ötait),     im    Inlaut    halb- 
offenes e;  fere  (faire). 

e  +  i>  ie,  selten  vereinfacht  zu  i;  —  aber  piere  (peior)  steht  im 
Reim  mit  lumiere  2878. 

Heute  durchweg  i  in  der  östlichen  Normandie.    decem  (dix). 

e  in  freier  Silbe  >  ie,  (piez,  pielz)  daneben  einfaches  e.  pez, 
Andreu  4065  — ;  heute  ist  in  der  östl.  Normandie  le  aus  lat.  e  in  freier 
Silbe  geblieben. 

Lat.  fr.  a  >  e  vor  1  ist  teils  erhalten,  teils  zu  e  gewandelt,  leau- 
ment,  perpetuel,  einige  Male  auch  ie  (tielz);  heute  ähnlich. 

Lat  fr.  a  unter  den  Bedingungen  des  Bartsch-Gesetzes  siehe 
p.  7G3.  —  Die  heutige  östl.  Norm,  folgt  im  allgem.  der  Schriftsprache. 

Lat.  ged.  a  bleibt,  aber  „lermes". 

Lat.  a  +  i>ai,  ei,  e,  wie  heute  ai  vorwiegend  geschrieben,  ge- 
sprochen e.  (Weiteres  s.  unter  Metrik !)  Demnach  käme  die  östliche  Nor- 
mandie, wahrscheinlich  (vgl.  o  vor  r  bleibt  oder  wird  ou)  die  Gegend 
von  St.  Evroult  und  Bernay  als  die  Heimat  unseres  Dichters  in  Betracht. 

Was  den  Stil  des  Dichters  angeht,  so  ist  er  ziemlich  ausgeprägt; 
die  Sprache  ist  sehr  schlicht  und  nicht  besonders  gewählt,  oft  auch 
nicht  gerade  klar.  Neben  Schilderungen  von  umständlicher  Breite,  ins- 
besondere den  oft  unangenehm  ausgedehnten  Erzählungen  der  Wunder 
des  Heiligen  erfreuen  uns  auch  Darstellungen  voll  poetischer  Schönheit 
und  kindlicher  Einfachheit  (vgl.  2403 ff.,  973 ff.,  2973ff.,  376 ff.  u.  a.). 
Bei  der  letzteren  (d.  i.  376  ff.),  sowie  bei  der  Darstellung  der  Jugend 
des  Heiligen  und  dessen  Herkunft  finden  wir  den  Dichter  selbständig 
schaffend,  während  er  sonst  im  allgemeinen  das  Werk  des  Ordericus 
Vitalis  übersetzt  (vgl.  p.  755 ff).  Zu  dessen  Berichten  macht  er  selten 
grössere  Zusätze,  umschreibt  sie  aber  häufig  mehr  oder  weniger  breit 
(vgl.  die  Anmerkungen  dazu) ;  er  bedient  sich,  um  interessanter  und 
lebendiger  schildern  zu  können,  auch  rhetorischer  Kunstmittel,  wie  Fragen, 
Ausrufe,  direkter  Reden  u.  s.  w.  Ein  wahrhaftes  dichterisches  Talent 
können  wir  ihm  nicht  absprechen,  müssen  gestehen,  dass  er  für  seine 
Zeit  ein  ganz  beachtenswertes  Werk  geschaffen  hat. 

Um  zu  zeigen,  wie  unser  Dichter  seine  lateinische  Quelle  behandelte, 
führe  ich  einige  Stellen  aus  der  Historia  ecclesiastica  nebst  den  be- 
treffenden Versen   unserer  Dichtung  hier  an.     (Im  übr.  die  Anm.) 

Ord.  Vit.  VI,  9. 

.  .  .  pauper  veniens  ad  januam,  eleemosynam  postulare  coepit.  Qui 
cum  deuegantem  se  habere  quod  largiri  posset,  ministrum  inclamaret, 
venerabilis  pater  ait:  „Frater,  quare  negligis  clamorem  pauperis?  Da 
quaeso  eleemosynam  inopi!  At  ille:  „Non  habeo,  inquit,  pater,  nisi 
dimidium  panis,  quem  reservo  parvulis  nostris.  Nam  cetera  secundum 
iussum  tuum  erogavi.     Cui  ille:  „Non  debes  haesitare,  fili!  xrA. 


768  Ferdinand  Danne 

Vers  1219ff. 

II  vint  un  povre  en  icel  Heu, 
qui  du  pain  demanda,  pour  dieu; 
haut  cria,  Saint  Evroul  l'oy, 
qui  en  dieu  mult  s'en  esjoy; 
donquez  a  dit  au  celerier: 
«N'os-tu  pas  ce  povre  crier?» 
«Oil,  Sire,  par  Saint  Germain; 
mes  ceens  n'a  que  demie  pain 
que  je  a  nos  jeonez  gens  gardoie, 
je  ne  sei  quant  mez  pain  aroie. 
Nous  sommez  ci  en  cest  boscage 
loinB  de  touz  biens;  de  male  rage 
pourrion  raourir  et  de  fain, 
se  nous  n'avion  aucun  pain.» 
1233    Saint  Evroul  respondu  li  a: 
< .  .  .  vgl.  1242 
va  tantost  et  fe  si,  t'avance! 

Ord.  Vit.  VI.  10. 

Anno  ab  Incarnatione  Domini  DCCDC^XL^'in;  postquam  Arnulfus, 
Flandrensis  satrapa,  Guillelmum  ducem  Normannorum,  cognomento 
Longam-Spatam,  per  proditionem  occidit(,)  et  Ricardus  Sprotaides,  filius 
eius  decennis,  ducatum  Normanniae  suscepit  hominiumque  et  fidelitateni 
cunetorum  optimatum  ante  humationem  patris  Rotomagi  aeeepit,  Ludo- 
vicus,  rex  Franeorum,  cognomento  Ultramarinus,  in  Normanniam  cum 
exercitu  venit  puerumque  ducem  secum  fraudulenter  Lauduuum  duxit, 
sub  iure  iurando  Normannis  promittens,  quod  eum  velnti  filium  suum 
educaret  ac  ad  regendam  rem  publicam  in  aula  regali  erudiret. 


Vers  2605  ff. 


Donc  avint  par  succession 
de  temps  l'an  d'Incarnaciou 
de  dieu  IX^XL  treis, 
apres  ce  qu'  Ernoul-le-Flandreis 
ocist  par  traison  prouvöe 
le  duc  Guillaume-Longue-Esp^e, 
que  son  filz  Ricart,  qui  fu  sages, 
a  Roen  prenoit  eez  hommages 
que  le  roy  Loys,  dons  de  France, 
vint  a  Roen,  et  pour  l'esfance, 
dist,  que  l'esfant  en  menereit 
et  a  sa  court  l'enseignereit 
et  aprendre  senz  et  douctrine 
du  siecle  et  de  la  lei  diviue, 
tant  que  bien  gouverner  seust 
et  que  porter  armes  peust. 


Das  altfranzösiselie  Ebrulftislebeü  769 


La  vie  de  saint  Evroul. 

Le  haut  conseil  et  l'ordenance 
de  hl  divine  pourveance 
com  veult  a  ceulz  fere  secours 
qui  a  lui  courent  tout  le  cours, 
5    et  qui  bleu  sont  eutalente 
de  parfere  sa  volenti; 
auxi  veult  il  monstrer  a  ceulz 
qu'a  bien  fere  sont  pereceulz, 
monstrer  parfetement  la  voie 

10    de  parvenir  a  la  g-rant  joie 

par  exaraple  des  sains  haus  hommes, 
qui  de  penitence  grans  sonimez 
portoient  pour  leur  sauvement, 
que  auxi  facent  bonnement 

15    et  ne  recraient  de  bien  fere 

si  qu'a  dieu  puissent  touz  jors  plere; 

einsi  divine  providence 

humaine  frairete  en  ce 

par  sa  tresgrant  misericorde 

20    et  pecheours  a  sei  acorde, 
et  obvie  a  leur  pechiez 
dont  piusours  sont  trop  entechiez, 
pour  ceu  que  de  male  peresce 
par  bonue  example  les  adresce 

25    a  fuire  a  rincliuacion 
de  l'enferme  condiction, 
et  que  seurs,  tout  sans  paour, 
soieut  80UZ  tel  empereour. 
Pour  ce  fet  Ten  des  sains  memoires 

30    es  eglises,  et  les  histoires 

list  Ten,  que  de  la  douce  gloire 
ait  Ten  dedens  le  coer  memoire, 


Vers  1  —  70  iat  gedichtet  nach  dem  Pioh)ge,  den  wir  iu  Acta  sanctoium 
ordinis  sancti  Benedicti  (von  Mabillou  16G8,  I.  354)  finden.  Es  heisst  da: 
„Sublime  diviuitatis  consilium  sicut  velle  semper  habere  fideliter  certantibus 
succunere,  ita  nimquam  destitit  male  torpentibus,  ut  securius  dimicarent, 
fiuctnosi  laboris  exoiuphi  proponere  u.  s.  w."  Ein  Ver^ileich  mit  unseren  Vei-sen 
zeigt  uns,  dass  der  Dichter  bei  seiner  Übersetzung  —  nicht  gerade  glücklich  — 
die  lateinische  Konstruktion  beibehalten  hat. 

Romanische  Forschungen  XXXII.  49 


770 


Feidinaufl  Daune 

et  leur  fes,  que  iie  tardon  mie 

a  venir  en  leur  compagnie. 
35    Que  vaut  loer  lez  tressaius  bommez 

qui  pas  ne  furent  ce  que  sommez,  H.  „fireut" 

einz  out  ja  gloire  deservie, 

se  ne  voulon  sieuvre  leur  vie? 

A  ensieuvi'e  leur  examplaire 
40    fut  sains  Evroul  grant  luminaire 

au  monde  der  et  reluisant, 

de  fez,  de  diz  a  nul  nuisant, 

dedenz  divinenient  ardant, 

dehors  de  pechie  soy  gardan-t, 
45    qu'en  l'abit  de  religion 

demonstra  par  devotion, 

par  euvres  monstra  et  par  signes, 

que  de  dieu  avoir  ert  bien  dignes; 

doDC  fu  droit  qu'aparust  au  moude 
50    que  eil;  qui  estoit  uet  et  monde, 

et  resplendist  tout  saus  fumee, 

D'avoit  nul  mal  en  sa  pensee. 

Tout  tendoit  au  regne  celestre 

vivant  en  cbar;  tant  qu'on  puet  estre, 
55    ert  tout  en  contemplacion 

de  la  celestel  region. 

II  monstret  conveuablement 

au  monde  tout  espertement, 

que  valoit  sa  religion 
60    envers  dieu  o  devocion. 

Mes  avant  ce  que  parvenir 

de  son  adret  cbemin  tenir, 

de  dire  convenablement 

eomment  il  vesqui  saintement, 
65    de  sa  vie  si  commengon 

Sans  noise,  sanz  plet,  sanz  tenQon, 

et  Uli  prion,  que  nos  pechiez 

vers  dieu  .soient  tous  eflPaciez, 

et  que  il  nous  face  touz  eieulx 
70    qu'ovec  lui  puisson  estre  es  eieulx. 

Saint  Evroul,  le  pere  honorable, 
fut  uns  hons  douz  et  amiable, 


71flf,    Hier  beginnt    die  Anlehnung   des  Dichters  an  Ordericus  Vit.  VI.  9. 
Während  dieser   nur  mit  wenigen  Worten    über  die  Herkunft   des    hl.  Ebrulfus 


Das  altfianzösische  Ebrulfusleben  77t 

qui  fu  de  Bayenx  lu  cite 

de  gens  de  noble  antiquite, 
75    des  plus  nobles  d'ieel  pais; 

et  si  n'estoient  pas  hais 

de  leur  veisins,  mes  mout  ames, 

de  bonne  vie  reclamös. 

Mes  einssüls  que  l'esfant  eussent, 
80    a  ce  qu'enpetrer  le  peussent, 

vers  dieu  moult  souvent  deprierent 

devotement,  et  si  dounerent 

du  leur  aus  povres  largement, 

et  prierent  devotement 
85    dieu  que  itel  fruit  leur  donnast,  H.  „tel" 

qu'en  son  servise  abandonnast 

euer  et  courage  tout  ensenable, 

—  et  si  fist  il,  si  com  moy  semble  — 

et  successour  fust  de  leur  biens 
90    espirituelx  et  terrieus. 

Le  pere  fut  uns  bons  moult  sage, 

s'aveit  fame  de  baut  parage. 

Par  bien  lonc  temps  ensemble  fureut 

en  mariage  comme  il  durent. 
95    Tant  prierent  devotement 

dieu  par  lonc  temps  moult  doucement, 

et  mout  souvent  en  jeunerent, 


sowie  dessen  Jugend,  Erziehung,  Fähigkeiten  berichtet,  entwirft  jener  eine 
breite  Schilderung.  Dass  die  Eitern  lange  kinderlos  waren  und  dann  infolge 
ihres  Betens,  Fastens  und  Almosengebens  ein  Knäblein  bekamen  (vgl.  V.  93flf.), 
erinnert  übrigens  an  die  Eltern  Johannes  des  Täufers  und  vieler  anderer 
Heiligen.  —  Ferner  das  Fest  der  Tauie  (115),  die  Erwähnung  der  Worte  des 
hl.  Gregor  (21ü),  die  Werbung  des  Vaters  um  eine  Gemaiilin  für  den  jungen 
Ebrnlfus  (260),  die  Hochzeit  (282),  das  lange  Gespräch  der  beiden  Gatten  vor 
ihrer  Trennung  (397  ff.  bis  656)  und  zuvorder  innere  Kampf  des  Heiligen  (376  ff.); 
das  alles  fügt  der  Dichter  dem  Berichte  des  Ord.,  dessen  Ordnung  er  jedoch 
dabei  berücksichtigt,  bei. 

73.  Bayeux  (Baiocasina  nrbs)  —  hier  wie  stets  bei  Orts-  und  Personen- 
namen füge  ich  in  runder  Klammer  die  betr.  lat.  Bezeichnung  d.  Hist.  ecclesiast. 
bei  —  la  cit6,  bis  zum  4.  Jahrh.  Augustodorus  genannt,  ist  eine  der  ältesten 
Städte  Frankreichs.  Sie  liegt  ca.  28  km  nordwestlich  von  Caen  und  ist  Haupt- 
stadt eines  Arr.  von  Calvados;  sie  hat  über  8000  Einwohner. 

91.  uns  hons  (vgl.  40,  184,  194  und  zahlreiche  andere  Fälle  gleicher  Art) 
ist  ein  Rest  der  Orthographie  des  Dichters,  die  der  Schreiber  ja  nicht  voll- 
kommen zerstört  hat;  vgl.  Einleitung  p.  764. 

49* 


772  Ferdinand  Danne 

et  souvent  aumosnes  donnerent, 

qiie  dieu  oist  leur  oreisons 
100    et  de  leur  plours  les  achesons. 

Un  bei  enfant  leur  a  donn6, 

que  la  dame  n'a  resongnö. 

Tout  le  temps  que  dut  le  porta, 

et  le  prodom  la  conforta; 
105    dieu  louerent  et  mercierent 

et  de  la  grace  moult  liez  erent. 

Quant  temps  fu,  la  dame  enfanta; 

moult  fu  liee  quant  l'esfant  a. 

Liez  en  furent  touz  leur  amis 
110    du  filz,  que  dieu  leur  a  tramis. 

Pere,  mere  moult  chier  l'avoient, 

quer  bien  de  veritö  gavoient 

que  dieu  leur  avet  de  sa  grace 

donü6;  et  quant  il  vint  a  ce 
115    que  es  sainz  fons  fu  baptiziez, 

touz  lez  parens  en  furent  liez. 

Evroul  par  non  Tont  apele, 

et  cel  non  ne  fu  pas  celö. 

Et  l'esfant  crut  et  amenda, 
120    le  pere  a  dieu  le  commanda. 

Quant  ala  et  parla  assez 

et  out  ja  pres  *Vn-  ans  passez, 

et  entendit  toute  parole, 

envoiö  Ten  ont  a  l'escole; 
125    et  dieu  tant  de  sens  lui  donna 

que  sen8,  avis  et  reson  a. 

Touzjours  aprent,  point  ne  se  lasse, 

ses  compaignons  tantost  trespasse 

et  en  assez  petit  d'espasse 
130    de  temps  ovecques  la  dieu  grace, 

qui  pourveeit  a  son  eglise  H.  „pourveit" 

itel,  qui  aprint  son  servise  H.  „tel" 

a  celz  qui  en  temps  a  venir 

peussent  a  lui  parvenir. 
135    De  vout  fu  bei  et  agreable 

et  en  parole  si  resnable 

qu'en  lui  n'avet  nule  rien  fole, 


102.  resongner  bedeutet  hier  wohl  renoncer  ä  qu.  eh.,    vgl.  3830  repousser 
zurückweisen. 

131.  son  eglise  für  altes  s'eglise;   vgl.  dazu  147  s'esfance,   539  son  raison. 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  773 

ja  nul  ne  grevet  ga  parole. 

Tant  apiint  il  et  si  monta  H.  „il"  fehlt 

140    que  tous  sez  mestres  soarmonta 

de  sens,  de  bien  et  de  clergie, 

et  si  mena  si  douee  vie, 

et  ert  si  apre  en  son  courage,  H.  „ert"  fehlt 

con  s'il  fust  nioine  en  hermitage.  H.  „fut" 

145    Einsi  se  contint  en  esfanee 

fernie  en  la  divine  creance, 

einsi  s'esfance  demena 

et  de  bien  fere  se  pena 

que  il  plut  a  dieu  et  au  monde, 
150    et  de  pechie  se  garda  monde, 

que  einsi  vint  a  joennesce 

juqu'a  quinze  anz  plein  de  simplesce. 

Et  ja  soit  ce  qu'en  cel  aage 

ne  sont  pas  jouvenceaux  en  cage, 
155    mes  voulentiers  en  lascivie 

et  en  orgueil  meinnent  leur  vie, 

onc  orgueill  ne  le  sourmonta, 

mes  toutez  foiz  bien  le  douta; 

ne  onquez  n'ama  tricherie 
160    ne  fausete  ne  ribaudie, 

mes  ert  tout  en  devocion, 

con  s'il  fust  en  religion. 

Et  dieu  si  grant  don  ii  douna 

qu'a  touz  si  bei  s'abandonna 
165    et  si  sagement  chascun  fere 

que  a  cheseun  devoit  bien  plere. 

Des  gentilz  hommes  du  pais 

n'estoit  il  pas  certes  hais; 

quer  moult  grant  bonnour  leur  portoit 
170    et  conseillout  et  confortoit. 

Les  orgueillouS;  ou  les  trouva, 

abessa  moult  et  reprouva; 

les  boens  partout,  ou  les  trouveit, 

ceulz  honnourout  et  exauceit. 


165.  Übersetze  ich:  er  gab  sich  dem  hin,  gegen  alle  so  schön  nnd  jeden  so 
weise  zu  handeln,  dass  . . ." ;  Blin  setzt:  „et  si  sagement  sout  tout  fere",  was  wohl 
nicht  ohne  weiteres  von  der  Hand  zu  weisen  wäre.  Man  könnte  auch  an  eine 
Form  von  atraire  denken,  weil  chascun  dasteht  —  Rol.  Gast.  Paris  521  steht 
homes  atraire—;  oder  an  traire;  etwa  „si  sagement  sout  chascun  traire"  — 
oder  „et  si  sagement  soloit  fere". 


Y74  Ferdinand  Danne 

175    Qu'isi  com  ert,  si  resplendist  H.  „esf* 

vers  dieu  et  tout  a  lui  tendist; 
et  fut  en  la  dieu  prescience  H.  „fust" 

son  bieo  et  sa  noble  science. 

Com  le  roy  Clotaire  envoya  querir  St.  Evroul 
et  qiie  le  fist*). 

De  Uli  ala  la  renommee 
180    au  roy  Clotaire  en  sa  contree, 

qui  donques  estoit  roy  de  France. 

Adonc  vint  en  sa  cong-noissance, 

qu'auxi  ert  roy  de  Normendie.  H.  „que" 

Bons  hon  fu  et  de  bonne  vie, 
185    filz  Clodovieu,  le  preniier  roy, 

qui  en  France  regut  la  loy 

crestienne  et  fu  crestien; 

et  la  maintint  et  garda  bien, 

et  Saint  Remy  le  baptiza; 
190    dieu  congnut,  deable  ne*. 

Quant  ot  parier  du  bon  Evroul, 

si  ne  le  tint  il  pas  pour  foul;  H.  „il"  fehlt 

eins  li  sembla  que  bien  deveit 

tielz  hons,  que  dieu  si  esleveit 
195    en  tel  sens  et  en  tel  noblesce, 

servir  a  la  real  hautesce. 

II  luy  manda  qu'a  lui  venist 

et  qu'o  lui  du  tout  se  tenist. 

Sa  court  lui  baille  a  maintenir; 
200    et  il  s'i  sout  si  maintenir, 

qu'a  dieu  et  au  monde  pleseit, 

quancque  il  disoit  et  feseit. 

Oratour  noble  de  parole 

et  de  sens  fu  si  qu'en  l'escole 
205     de  grans  biens  o  les  autrez  sages 


*)  Diese  marginale  Inhaltsangabe  ist  wie  die  übrigen  (Vers  424  u.  a.)  von 
späterer  Hand  am  Rande  des  M.  gemacht,  jedoch  nur  für  gewisse  Abschnitte. 

175.  Blin  setzt  „Qui  si  com  est,  les  choses  en  6tant  lä,  en  latin  (jedoch 
nicht  bei  Ord):  „quaecum  ita  sint",  was  jedoch  za  dem,  was  folgt,  nicht  be- 
sonders passt.   „Qu'isi  com  est"  oder  besser  „ert"  scheint  mir  das  Richtige  zu  sein. 

185.  Filz  Clodovien  ,  .  .  Vgl.  Benoit,  clnonique  des  ducs  de  Norman- 
die  I.  294,  wo  es  heisst:  „Ceo  truis  lisant  de  Clodov6e,  Reis  fu  de  France, 
crestiens  senz  faille,  tout  li  premcreins,  et  si  l'baptiz  saint  Romis  eis!  cum  jeo'n 
l'estorie  truis." 


Das  altfranzösische  Ebrulfiisleben 


775 


savoit  et  disoit  les  langages; 

et  en  siecle  si  sc  meneit, 

de  dieu  touz  jours  li  souveneit. 

Au  roy  fut  mestre  consei liier, 
210    seneschal  fu  et  tresorier. 

Vers  le  roy  n'avet  plus  priv6, 

De  en  apert,  ne  a  prive. 

Mes  comment  qu'il  eust  eur, 

n'ert-il  pas  touz  jours  a  seur; 
215    quer  il  n'avoit  pas  oubli^ 

que  Saint  Gregoire  avet  criö 

„que  ceulz  qui  ont  honnours  en  monde, 

et  qui  plus  en  honnours  habonde 

graignour  reson  convendra  rendre". 
220    Pour  ce,  s'il  puet,  s'en  velt  desfendre 

du  perillous  jour  de  juise; 

quer  si  com  la  letre  devise, 

dieu  rendra  cbascun  sa  merite; 

s'il  peut,  du  mal  s'en  ira  quite. 
225    Si  sc  maintint  en  cel  servise 

que  dieu  n'oblia  ne  l'eglise. 

Mes  en  ce  que  fere  saveit, 

a  ses  ieuz  dieu  touz  temps  aveit. 

Et  par  sa  grant  humilite 
230    li  donna  dieu  tel  dignite 

envers  le  prince  terrien 

qu'il  le  lia  de  fort  lien, 

qu'il  l'esleva  si  et  bauga 

que  par  devant  touz  l'essau^a. 
235    Quant  en  cel  poiut  le  veit  son  pere, 

grant  joie  en  out,  si  out  sa  mere, 

et  dient  que  bien  fust  seson, 

que  il  tenist  de  soy  meson 

et  que  se  deust  marier; 
240    le  temps  se  pourroit  varier; 

temps  fust  que  il  eust  lignie 

d'une  fame  bien  enlignie. 

Si  li  ont  monströ  et  prie, 

et  il  a  ceulz  s'est  otrie 
245    et  dist  que  de  leur  volonte 

fere  est  touz  jours  entalente, 

et  leur  dist  qu'ilz  deivent  savoir, 

s'entente  n'e^t  de  fame  avoir 


H.  „et  si" 


H.  „maintist" 


H.  „qu'il" 


H.  „devient" 


776  Ferdinand  Daune 

pour  cause  d'acomplir  liixure: 
250    quer  la  cause  seroit  trop  dure. 

Mes  a  eulz  veult  il  obeir 

et  fere  que  leur  deit  seir. 

Touz  ses  parens  auxi  Teu  prient 

et  si  li  raonstrent  bieu  et  dient 
255     que  sens  et  grant  honuour  sera, 

et  qu'a  dien  et  au  mout  plera. 

Et  il  otrie  tout  a  fere, 

si  que  il  leur  voudra  bien  plere.  H.  „se" 

Adonc  estoit  en  Beesin 
260    uns  hons  mult  liehe,  leur  veisin, 

et  mult  noble,  de  grant  puissance. 

Une  fiUe  avoit  en  esfance, 

mout  graciouse  dameisele, 

sage,  vaillant,  plesant  et  bele. 
265    Si  parla  Ten  de  cel  afere 

et  ala  Ten  devers  son  pere. 

Le  pere  Evroul  Tala  requerre, 

et  il  ne  perdi  pas  ßon  erre. 

Einz  s'acorderent  les   ii*  peres, 
270    et  auxi  firent  lez    ii'  meres, 

et  des  "ii"  pars  touz  les  amis; 

et  dieu  acort  entr'elz  a  mis. 

Tant  ont  parl6,  tant  ont  tretie 

que  ce  conseil  ont  espletie. 
275    A  Evroul  ferme  la  pucele, 

a  lei  s'aeorde,  et  a  li  ele.  H.  ,,le"  od.  „li' 

Les  amis  en  ont  fet  grant  feste; 

quer  c'est  une  assemblee  honeste, 

et  prient  dieu  que  par  sa  grace 
280    en  bien,  en  honnour  les  perface. 

Grant  feste  fönt  et  mult  grant  joie: 

cbascun  a  festoier  s'emploie, 

beivres,  mengiers  i  out  assez.  H.  „seivres" 

Quant  les  mengiers  furent  passez, 


259.  Beesin,  Baiocensis  ager  od.  Baiocassinus  tractus,  Le  Bessin,  Umgebung 
von  Bayeux  (pays  de  Bayeux). 

283.  beivres  scheint  hier  vom  Dichter  gesetzt  zu  sein,  zumal  da  die  Hand- 
schrift seivres  (s  ist  nicht  gut  zu  unterscheiden)  hat,  vgl.  Godefroi  Dict.  „mut 
nus  done  volenters,  bons  beiveres  et  bons  luangers.  Letabundus,  Ms.  Brit. 
M.  16  E.  VIII.  f.  102r'*.  Blin  setzt  seuves  =  jus  (Brühe)  sauce,  was  mir  nicht 
recht  zusagen  will. 


Das  altfr.anzösische  Ebrnlfusleben  777 

285    et  la  feste  fu  departie, 

chascun  s'en  va  de  sa  partie. 

Aj)re8  graut  temps  si  devieient 

ses  amis  et  a  dien  alerent, 

et  le  cors  de  nature  emplirent 
290    et  lez  ames  a  dieu  rendireiit. 

Evroul  a  l'ostel  demoura 

et  ses  veisins  moiit  honnora, 

et  porta  bonne  compagoie 

a  sa  fame,  comme  a  s'amie  H.  „sa  mie" 

295    et  espousee  leaiiment, 

a  qui  vout  porter  feaument 

fei  et  leautö,  com  dit  l'Apostre, 

qui  bien  savoit  sa  patenostre, 

apres  ice  que  en  avis 
300    fu  es  cielz  port6  et  ravis. 

En  ame,  en  corps  —  ne  set  a  dire  — 

on  ne  vout  que  son  bien  empire.  H.  „nempire" 

Aus  hommes  amer  commanda 

leur  fames,  auxi  remauda 
305    aus  fames  leur  seignours  amer,  H.  „au" 

honourer  et  seignours  clamer; 

quer  dieu  si  est  le  chief  de  l'omme 

et  l'om  de  fame  —  c'est  la  somme. 

Evroul  si  vout  amer  sa  fame 
310    et  garder  li  le  corps  et  Tarne, 

et  ensengner  le  bien  a  fere 

et  de  mal  fere  la  retrere. 

Et  ailleurs  dit  saint  Pol  meismes: 

—  si  comme  escript  le  veismes  — 
315     „Le  temps  est  brief  de  ceste  vie. 

Qui  ara  fame,  ne  l'ait  mie, 

mes  seit  auxi,  com  ne  l'eust; 

et  qui  du  siecle  user  deust, 

seit  auxi,  com  s'il  n'i  fust  mie; 
320    quer  la  fourme  en  est  tost  faillie". 

Einsi  pensa  mout  lunguement, 

ne  ne  dist  son  proposement 

n'a  parent,  n'ami,  n'a  sa  fame; 


300.  Es  handelt  sich  hier  um  Paulus,    der  lebend    in  den  Himmel  entrückt 
sein  soll.     Vgl.  dazu  Dante,  Inferno  IL  28. 
313.  I.  Korintherbrief  VII.  19. 


778  Ferdinand  Danne 

mes  touz  joars  pensoit  il  de  s'ame, 
325    comment  qu'eust  des  biens  assez, 

qu'ourent  ses  pareuz  amassez,  H.  „que" 

dont  il  avoit  mout  grandement 

et  ü'en  usout  pas  folement, 

du  bien  fet  plus  s'esjoisset 
330    que  du  temporel,  s'il  croisset; 

et  les  fes  des  sainz  anciens 

retint  et  n'en  oublia  riens, 

que  es  livres  avoit  veuz, 

et  les  avoit  souvent  leuz. 
335    Comment  en  soi  peust  torner 

pensout  touz  jours  sanz  sejorner, 

comment  il  peust  mettre  a  euvre 

ce  que  la  lettre  lui  deseoevre. 

8i  comme  estoit  en  tel  pensee, 
340    il  avint  en  une  journee, 

que  il  ala  oir  la  messe. 

En  l'evangile  ot  la  pramesse, 

que  dieu  fet  a  ses  bons  amis; 

quer  de  piega  leur  a  promis 
345    que,  qui  lera  ou  pere,  ou  mere 

ou  fame,  ou  sa  seur,  ou  son  frere,     „sa'' fehlt  in  der  H. 

esfans,  mesons,  champs,  il  rendra     ™^°  könnte  auch 

a  Cent  doubles  qu'il  despendra,  ^^^^^  ^®*^®°- 

et  aura  vie  pardurable. 
350    Evroul  ce  ne  tint  pas  a  fable 

ne  n'oublia,  ne  geta  puer, 

ains  le  retint  bien  en  son  euer. 

Mout  ama  dieu  et  sainte  eglise 

et  ceulz  qui  fönt  le  dieu  servise; 
355    voeves,  orfelins  conforta, 

les  pouvres  soustint  et  porta 

et  de  ses  biens  mout  leur  donna, 

que  dieu  tout  11  guerredonna.  H.  „dieu  li" 


345.  Bei  Ordericus  steht  zuvor  Luc.  IX.  23:  „Qui  vult  venire  post  me,  ab- 
neget  Bemetipsum,  et  tollat  ciucem  suam,  et  sequatur  me."  Das  übergeht  der 
Dichter  anscheinend  während  er  Matth.  XIX.  2  9  wieder  übersetzt  (V.  345 — 350). 

351.  .  .  .  ne  geta  l'eur  gibt  das  Man.;  ne  geta  puer  schlage  ich  vor;  vgl. 
Vers  2364  „et  qu'o  tres  grant  desir  de  euer 

avoit  servi,  et  gete  puer". 
Blin  meint  fuer  (foer),  was  vielleicht  ebenso    gut  wäre;  aber  warum  setzt  er  in 
sein  Glossar  fuer  =:  prix,  valeur? 


Das  altfranzösische  Ebvulfusleben  779 

Dil  8oen  vesqui  mout  noblement 
360    et  se  contint  mout  sagement. 

Autii  mal  fere  ne  voulet, 

il  ue  triebet  ne  ne  boulet; 

mes  iuste  vie  demena 

et  de  bien  fere  se  pena, 
365    et  n'oblia  pas  la  promesse, 

qu'il  avoit  oie  a  la  messe. 

Dedens  son  euer  mult  bien  se  coevre 

et  dit  que  il  mestra  a  euvre, 

et  que  le  loier  veult  avoir, 
370    et  qu'il  lera  fame  et  avoir  H.  „qui  lera" 

et  moebles  et  possessions 

pour  aquerre  les  manssions 

du  ciel,  que  dieu  bien  a  promises      H,  „bien"  fehlt 

a  ceulz  qui  feront  ses  servises.  H.  viell.  „iceulz" 

375    Einsi  commencha  a  penser 

et  en  son  euer  a  retenser, 

ou  sa  compaigne  le  dira,  H.  „a"  nach  ou 

ou  Sans  son  seu  s'en  ira; 

quer  fere  vousist,  s'il  peust, 
380    qu'elle  ne  autre  nel  seust, 

et  ainsi  fere  le  vousist 

que  nul  des  soens  ne  le  suivist.        H.  „suevist" 

Mes  ovecques  ce  bien  saveit  H.  „ovec" 

qu'a  sa  fame  promis  aveit 
385    a  porter  fei  et  leaut^. 

Ne  seroit  donc  pas  egaute, 

s'il  s'en  aloit  sans  son  seu, 

comment  qu'il  eust  esleu 

de  aler  s'en  priveement 
390    —  il  fauceret  son  serement  — 

en  desert  fere  penitance; 

mout  tart  seroit  la  repentance. 

Donc  s'otrie  que  li  dira, 

ne  ja  ne  li  en  mentira 
395    de  ce  qu'il  a  en  sa  peusee. 

Donc  l'apela  uue  journee 

et  li  dit:  „Bele  douce  amie, 

mon  pense  ne  celere  mie;  H.  „selere" 

ains  V0U8  dire  ma  volente; 
400    mon  euer  ai  en  dieu  tout  enle  H.  „euer  e  en" 

et  ai  pense  que  ceste  vie  H.  „e  ai" 


780  Ferdinand  Danne 

lonc  tenips  ne  nous  durera  mie, 

mes  a  court  terme  passera; 

et  pour  ice,  qui  ne  fera 
405    aucun  bien,  tant  com  i  demeure,  H.  ,;Com  l'en" 

il  sera  ne  de  trop  povre  heure. 

Mon  pense  est  d'aucun  bien  fere, 

tant  com  vif  en  ceste  misere, 

qn'apres  la  mort  me  puist  valoir. 
410    Miez  vaut  paradis  que  mal  heir. 

Or  V0U8  ai  dit  ma  volente 

de  ce  dont  sui  entalente; 

et  V0U8  le  vostre  me  direz, 

n'en  soit  ia  vostre  euer  irez!" 
415     „Sire,  dist  ele,  bien  me  semble 

que  un  pense  avon  ensemble. 

Pie^'a  que  volenti  avoie 

de  parier  en,  mes  ne  savoie 

comment  peusse  commencier. 
420    Mes  or  vous  di  tout  sanz  tencier: 

vostre  volente  est  la  moie. 

Or  ditez  donc,  par  quele  voie 

nous  pourron  a  ce  avenir 

que  puisson  a  dieu  parvenir." 

Cotnfnent  monseign.  St.  JEvroiU  print  congie 
d'avecquez  sa  femtne. 

425     „Douce  seur,  dist  il,  entendez 

et  vos  oreilles  me  tendez! 

En  la  vie  que  nous  menon, 

sc  plus  en  siecle  nous  tenou, 

ames  et  corps  perdron  ensemble; 
430    et  pour  ce  est  bien,  ce  me  semble,    H.  ,,e8t  il  bien  se" 

que  le  faus  siecle  tout  lesson 

et  que  vers  dieu  nous  eslesson 

et  qu'a  li  couron  —  c'est  la  somme  — .     H.  „e  qua" 

Ne  donrroie  pas  une  pomme 
435     en  trestouz  nos  biens  temporielz, 

se  perdon  lez  esperitielz. 

Que  nous  vaudreit  si  longues  estre, 

se  perdon  la  joie  celestre!  H.  „la"  fehlt 

Se  plus  i  sommes  que  nos  peres, 


433.    li  und  lui  verwechselt  wohl    der  Kopist. 


Das  altfianzösische  Ebrulfusleben  781 

440    certes  il  ne  nous  vaudra  gueres. 

Miez  nous  vaudret  si  aprester 

et  fuir  tout  saos  arrester. 

L'eschiele  dont  j'oY  conter,  H.  „le  ciecle" 

par  quoy  Ten  puet  aus  eielz  monter;      H.  „ciel" 
445    qui  si  haut  se  veult  eslessier, 

11  ne  doit  ja  nul  temps  cessier 

de  eele  eschiele  apareillier. 

Or  se  convient  donc  conselllier,  * 

comment  pourron  lä,  parvenir 
450    et  quel  veie  voudron  tenir; 

quer  cele  escblele  n'est  mie 

de  grans  fus,  ne  de  gros  forgie, 

eins  est  fete  de  cbarite, 

sobrietö  et  castite, 
455    de  l'amour  dieu  et  de  son  prisme;    H.  „et  de  Tamour" 

autrement  va  tout  en  abisme, 

tout  en  enfer,  tout  en  parfont  H.  „en  enfer" 

de  celz,  qui  leur  desiriers  fönt.         H.  „desirs" 

„Sire,  dist  el,  ne  doutez  mie  H.  „ele" 

460    a  dire  comme  a  vostre  amie 

ce  que  pensez  entierement. 

Savoir  devez  certainement: 

a  vos  vouloirs  m'acorderö 

et  vostre  volente  ferö. 
465    Donc  dltez  ce  que  vous  plera, 

par  moy  destourbö  ne  sera. 

Autel  mestier  a  vostre  amie, 

s'ele  peut,  d'amender  sa  vie, 

et  plus  encor  que  vous  n'avez. 
470    Et  vous  qui  mout  de  bien  savez, 

ditez  ce  que  vous  plest  a  feie: 

je  n'en  sere  ja  du  contrere. 

Pie^'a  que  j'ai  apercßu 

que  vous  aviez  esleu 
475    une  estrange  et  sainte  vie, 

et  pour  ce  ne  me  celez  mie.  H.  „selez" 

Vous  me  savez  bien  conselllier, 

et  pour  ce  y  vuillez  veillier 


443.  l'eschiele  dont  kann  hier  nur  richtig  sein.  Blin  sagt  dazu  p.  21 
seiner  Edition:  „l'6chelle  mystique  des  vertus,  döerite  par  saint  Jean  Cliraaque, 
dans  un  ouvrage  qu'il  composa  pour  ses  religieux.    11  vivait  au  VI.  siecle". 


Y'gO  Ferdinand  Danne 

u  mon  euer  mettre  et  })Ie8sier 
480    a  bien  fere  et  a  mal  lessier. 

Je  say  de  veir,  qui  vous  erena, 

que  dieu  eu  la  face  verra. 

Quant  0  vous  viac  premierement, 

sens  avoie  petitement; 
485    mes  or  sai  ie,  la  merclii  dieu 

et  la  vostre,  en  tout  bon  lieu 
*  sens,  avis  et  le  dieu  servise. 

Pour  ee  vel  ie,  qu'en  cele  eglise  H.  „cel" 

que  voudrez,  a  vous  obeir 
490    a  mon  povair  tost  et  d'air. 

Vostre  mal  conseil  onc  n'oy, 

si  en  ay  le  euer  esioy. 

Quant  a  compagne  me  preistes, 

fei  et  leaute  me  premeistes 
495    a  porter  le  temps  de  ma  vie, 

et  ie  a  vous  — ,  ie  n'en  dout  niie  — 

et  ie  croy  bien  certainement, 

que  fet  Tavon  entierement, 

se  dieu  plest,  juquez  a  ees  houres. 
500    Sire,  donques  pas  ne  demoures, 

mes  par  ieele  leaute,  H.  ,,me"  [C.  Blin] 

que  promeis  devant  Taute, 

enseigue  mei,  en  quel  maniere 

pourre  dieu  servir  et  sa  mere, 
505    si  que  je  puisse  avoir  sa  grace; 

ditez,  que  voulez  que  je  face! 

A  cele  eschiele  apareillier 

vuil  mettre  grant  peine  et  veillier, 

comment  el  pourra  estre  fecte; 
510    quer  a  grant  merveille  me  hete, 

que  par  l'escliieie  aler  puisson 

lä  ou  bien  et  gloire  truisson. 

Puisque  dieu  m'out  aeompagnie 

0  vous,  a  vostre  compagnie 
515    touz  jours  m'avez  vous  hounouree, 

vostre  merci,  nonquez  troublee, 

se  la  cause  de  moy  n'issi. 

Si  ay  este  o  vous  issi. 


489.   obeir  hier:  „Den  Schleier  nehmen",    Blin    entrer,    —    a    könnte   wohl 
verschrieben  sein  für  o  =  ovec. 


Das  .-Utfranzösische  Ebrulfusleben  733 

Puisqu'homme  et  fame  sont  eusemble, 
520    une  chose  sont,  —  ce  me  semble  — ;  H,  „se" 

et  ne  pourquant  plus  digoe  est  homme 

que  u'est  la  fame,  —  c'est  la  somme; 

si  doit  son  couseil  estre  avant, 

de  tant  comme  il  est  plus  savant. 
525    Ponr  ce  du  tout  a  tel  acort, 

que  vous  voudrez,  du  tout  m'aeort, 

et  si  vei  ei  tout  eest  pais 

a  vous  enclin  et  envais 

a  vous  servir  et  honnourer ; 
530    ne  ne  se  veut  pas  labourer, 

lern-  besoDgnes  ne  demener. 

11  les  vous  convient  assener, 

Neis  le  roy,  vostre  seignour, 

qui  est  dez  autres  le  greignour, 
535    et  lez  barons  et  lez  contez 

avez  de  sens  touz  sourmontez. 

Ol*  me  ditez  donc  que  feray: 

et  ie  a  vous  obeiray." 


Comme  monseigneur  sainct  Evroiil  dit  a  sa  feine  ce  qu'll 

y  iwolt    longuement   cele,    qu'il»   se    nietent    eii   religion 

an  delaissant  le  nionde. 

Quant  eile  out  son  reison  finee, 
540    le  bon  Evroul  l'a  escoutee, 

et  parfont  du  euer  soupira, 

et  li  a  dit  qu'or  li  dira 

ce  que  avet  avant  cele, 

et  que  dieu  luy  a  revele. 
545    Puls  li  a  dit  „Ma  douce  suer! 

puisque  dieu  vous  a  mis  en  euer 

et  menee  a  devocion, 

la  vie  dune  que  nous  vivon  H,  „que"  fehlt 

est  bonne,  ains  l'autre  est  plus  saiucte, 
555    eile  a  essillie  ame  mainte. 

Bele  suer,  ma  tresdouce  amie! 

veez  ceste  chetive  vie, 

comment  est  fraire,  qu'est  chetive! 


528.  envais  (vgl.   1396);  hier  „bereit,  beflissen". 


784 


Ferdiaand  Danne 

11  n'est  nul  qui  tresbien  i  vive. 
bbb    Le  monde  est  piain  d'iniquitö: 

il  n'i  a  fey  ne  veritö,  H.  „i  nia" 

n'est  ou  Ten  se  puisse  fier, 

mes  Tun  l'autre  velt  conchier; 

lez  bommez  guillent  leur  seiguours 
560    chascun  jour,  celz  qui  sunt  graignours; 

et  lez  seignours  grievent  leur  bommez, 

et  si  leur  ostent  lez  grans  sommez 

d'aveir,  et  einsi  lez  afolent, 

lez  amez  grievent,  lez  bieus  tolent. 
565    Auxi  ravient  il:  quant  lez  peres 

ont  lez  filz  nourriz  et  lez  meres, 

ceulz  qui  lez  ont  mult  bieu  nourriz  H.  „qui"  fehlt 

voudroient  qu'eulz  fussent  porriz 

et  mors,  pour  leur  grans  beritagez 
570    aveir,  —  si  ne  fönt  pas  que  sages  — 

et  que  eulz  fussent  enfoiz, 

ou  que  s'en  fussent  loing  foiz, 

ou  que  eulz  fussent  hors  boutö 

pour  ee  qu'ilz  fussent  redoute, 
575    comme  Absalon  fist  a  son  pere 

David;  mes  mult  cbier  le  compere! 

Quer  dieu  cbierement  ly  rendi; 

quer  par  ses  ebevex  se  pendi 

a  "i"  arbre  en  sievant  son  pere, 
580    et  fu  ocis,  qni  deust  desplere. 

se  bien  i  voulon  esgarder, 

si  pouvon  bien,  sans  belarder, 

peres  trouver  en  ceste  vie,  H.  „troiivon" 

a  qui  de  leur  filz  ne  cbaut  mie, 
585    s'elz  sont  povres  ou  mendians, 

ou  sont  hors  du  pais  fuians: 

pour  ce  veit  Ten  de  verite 

qu'eu  elz  a  poy  de  charite 

et  poy  d'amour,  si  con  deust, 
590    et  comme  fere  leur  leust. 

Et  quant  "ii*  hommes  sont  ensemble 

par  convenant  d'amour,  me  semble 

que  fei  se  deussent  porter, 

et  Tim  l'autre  reconforter;  H.  ,,conforter" 

595    mes  Tun  vers  l'autre  penssera, 

comment  plus  tost  le  guillera, 


Das  altlVanzösische  Ebrulfusleben  785 

neis  la  fame  a  son  seignour 

deust  leaut6  mult  greignour, 

qui  de  lie  meismes  se  hounist, 
600    et  quenquez  il  la  comburist; 

ne  di  qiie  toutez  teles  soient, 

mes  de  teles  pinsours  gens  voient.       H.  „pulsourg" 

Qui  plus  le  monde  soufferra, 

ceulz  et  autres  maus  trouvera; 
605    pour  ce  le  di,  ma  chiere  amie, 

que  plus  ue  nos  oblion  mie; 

con  ainz  poou,  nous  enfuion 

que  nous  attra|)ez  n'i  seon. 

De  ce  poour  avoir  devon 
610    que  ceci  bien  ne  nous  prouvon 

et  ne  plouron  ici  dez  lermes; 

quer  de  nos  viez  n'avon  termes, 

ne  savon,  quant  en  partiron,  H.  „emp" 

ne  quel  paitie  nous  iron. 
615    Pour  ce  nous  convient  si  ouvrer, 

que  U0U8  puisson  lä  recouvrer 

aucun  bieufet  de  ceste  vie, 

que  esbahiz  ne  seon  mie, 

que  Ten  ne  nous  puist  reprover 
620    nos  maus,  mes  bon  hostel  trouver 

en  paradis,  en  la  grant  joie: 

dieu  par  sa  grace  nous  en  oie!" 

„Amen,  dist  el,  par  charite  H.  „ele" 

or  ditez  donc  la  verite 
625    du  tout  en  tout.    Que  voulez  fere? 

Quer  ce  que  voulez,  me  doit  plere!" 

Comnie  monseigneur  sainct  Evroul  et  sa  feninie  donnent 
tout   pour   Vainour   de  dien  et  puys  entrent  en  religion 

tous  deux. 

Le  bon  Evroul  adonc  respont 
et  son  vouleir  tout  li  espont: 

603.  „souflferra"  hat  die  Handschrift,  nicht  wie  Blin  angibt  soflferra.  Wie 
Bliu  sieuvra  zu  setzen,  halte  ich  für  unangebracht. 

610.  Nach  „bien  ne"  ist  eine  Partie  durclilöchert-,  Bl.  schreibt  „bientost 
n'esproYons". 

623.  Ist  zu  lang,  wollte  man  nicht  für  ele  „el"  setzen.  Der  Dichter  schrieb 
auch  wohl  el  wie  655.     Vgl.  p.  761. 

Boinanisclie  Forscliungen  XXXII.  50 


786 


Ferdinand  Danne 

„Tout  mon  vouleir  et  ma  pensee, 
630    que  vous  ai  longuement  celee, 

est  de  vendre  trestouz  iios  biens, 

si  que  noiis  ne  remagae  lieus,  H.  „ne"  fehlt 

et  puis  tout  aus  povres  donner 

pour  celui  qui  guerre  donner 
635    le  nous  pourra,  et  puis  mei  rendre 

en  religion,  pour  aprendre 

a  dieu  servir  devotement; 

mes  tout  avant  premierement, 

se  il  vous  plest,  mult  bien  voudroie, 
640    que  vous  prensissiez  autel  voie,  H.  „preuissez" 

en  religion  entrissiez, 

a  dieu  servir  vous  tenissiez." 

„Sire,  fet  ele,  je  veil  bien, 

contredire  ne  veil  de  rien." 
645    „Bele  seor,  dieu  en  soit  loe, 

que  voulez  que  vostre  avoue 

soit  le  seigueur  de  tout  le  monde! 

Nete  vie  et  sainte  et  monde 

manrez  et  vivrez  saintement 
650    pour  Tamour  de  cel  qui  ne  ment.         H,  „deeelui" 

Vostre  ami  ert,  et  vous  s'amie, 

et  il  ne  vous  lessera  mie; 

einz  vous  gardera  seurement, 

se  le  servez  devotement." 
655    „Sire,  fet  el,  par  saint  Germain! 

quer  j'aim  miex  ennuit  que  demain."     H.  „que  j'aim" 

A  cel  conseil  se  sunt  tenus. 

Touz  leurs  biens,  et  grans  et  meuus, 

ont  vendu  et  donne  pour  dieu. 
660    Et  s'eu  vindrent  en  "i    saint  Heu, 

a  uue  grant  bele  abeie 

de  nonnains.    L'abeesse  en  prie 

Evroul,  que  la  dame  reveste 

de  ses  dras  et  que  snr  la  teste 
665    mete  veil  de  religion,  H.  „vel" 

qu'el  requiert  en  devocion. 


649.  m'aurez  könnte  man  auch  lesen. 

660 ft'.  Aus  den  Worten  des  Ordeiicus  Vit:  „Conjugem,  quam  ut  patiis 
nomen  haberet,  accepeiat,  sacro  velamine  consecrans  coeleati  sponso  condo- 
navit"  macht  unser  Dichter  12  Verse. 


Das  altfrauzösische  Ebrulfuslebeu  787 

Et  Tabeesse  li  otrie. 
En  cloestre  mena  saiute  vie; 
sa  vie  en  bieufet  despendi, 
670    une  bele  ame  a  dieu  rendi 
devotement  apres  sa  vie. 

Conmie,  quatit  la  fenitne  monseUjneur  sainct 
Evroul  fut  en  fellgion,   il   se  rendit  a  Deiix  Jwneauioc 

et  se  fist  reiigeux. 

Et  Evroul  ne  s'oublia  mie; 

einz  devint  moine  et  se  rendi 

en  T  Heu,  si  con  j'entendi, 
675    en  une  mult  riebe  abbeie 

se  mist  et  mena  sainte  vie. 

lluee  a  dieu  se  commanda, 

chascun  jour  sa  vie  amenda; 

perfet  fut  en  devocion 
680    et  en  sainte  religion. 

Celui  qui  nous  escript  sa  vie, 

par  uon  si  ue  nous  nomma  mie 

le  liu,  ou  a  dieu  se  rendi; 

mes  par  anciens  eutendi, 
685    qui  ee  devoient  savoir  bien,  H.  „de  ce" 

meutir  n'en  vousissent  pour  rien, 

si  con  je  croi  bien  fermement, 

que  il  fut  anciennement 

une  abbeie  a  dieu  sacree, 
6^0    qui  Denx  Jumeaux  fu  apelee, 

pour  ce  que  "ii"  esfans  jumeaux, 

mout  nobles  et  riches  et  beaux, 

filz  d'un  noble  homme,  avant  baptesme 

ne  que  enoinz  fussent  de  cresme, 
695    furent  mors  trop  soudainement 

du  vouloir  a  eil  qui  ne  ment, 

072 ff.  Der  Dichter  lehnt  sich  von  nun  an  enger  an  seine  Quelle;  eine 
lange  Umschreibung  der  Worte  des  Ord.  unterlässt  er. 

690.  Deux-Juuieaux  (Duos-Gemellos).  D6p.  Calvados,  arrond.  Bayeux, 
canton  Isigny.  Nach  Prövost  zu  Ord.  Vit.  (in  Soc.  de  l'Hist.  de  France)  t.  6,  p.  53, 
Anm.  6  stand  hier  eine  Abtei  gleichen  Namens.  Jedoch  ist  sie  schwerlich  vora 
hl.  Martin  (cfr.  701)  gegründet,  dessen  Klostergründungen  nicht  früher  erfolgt 
sein  können  als  die  des  lil.  Ebrulfns.  Martin  aus  Nantes  war  Abt  von  Vertou, 
(Martinus  Vertavensis  abbas),  Loire  inf^rieure,  südw.  von  Nantes;  gegen  tOO 
gründete  er  die  Abtei  Vertou.  Vgl.  darüber  Acta  SS.  Ordin.  Sti  Benedicti 
saec.  I,  p.  371,  ferner  Gallia  ehristiana  XI,  818. 

50* 


Ferdinand  Danne 
« 

bien  pres  de  Baieux  la  cite, 

qiu  est  de  grant  antiquitö, 

qu'un  Saint  par  don  iluec  fonda,  H.  „que  im" 

700    qui  de  saint6  mout  abonda, 

qui  Saint  Martin  fut  apele, 

a  qui  par  dieu  fut  revelö, 

que  il  revenist  d'Engleterre,  H.  „revensist" 

pour  visiter  et  pour  enquerre, 
705    comment  ses  gens  fönt  en  pais, 

ou  il  n'estoit  mie  haiz.  H.  „pas  haiz  mie  haiz" 

La  Vision  tost  esprouva; 

au  paiz  vint.    Lors  si  trouva 

dolenz  et  marriz  ses  amis,  H.  „martiz" 

710    a  reson  donques  lez  a  mis 

et  demanda  que  eulz  avoient 

et  pourqaoy  tendrement  plouroient. 

Eulz  li  ont  conto  l'aventure 

des  deux  esfans,  qui  fut  trop  dure: 
715    comment  avant  crestiente 

furent  morz.     Celui,  qui  ente  H.  „celi" 

avoit  en  dieu  trestout  sou  coer, 

ne  poet  soufrir,  com  a  nul  foer 

soient  lez  fruiz  perdus,  qu'il  puisse. 
720    Or  convient  donc,  ce  dit,  qu'il  truisse, 

comment  il  les  suscitera; 

grans  prieres  a  dieu  fera. 

Adonc  s'est  mis  en  oreison  H.  „cest" 

et  prie  dieu,  comme  est  reison, 
725    et  requiert  mout  devotement. 

Quant  out  ourö  mout  longuement 

et  80ut  que  dieu  le  visita, 

les  enfans  adonc  suscita 

et  lez  fist  tantost  crestiens 
730    et  leur  ensengna  mout  de  biens 

et  lez  fist  moines,  comme  sage, 

en  lieu  ou  leur  propre  heritage, 

en  l'abbeie,  qu'ot  fondee, 

qui  Deux  Jumeaux  est  apelee, 
735    pour  lez  jumeaux,  qu'out  suscitez, 

quant  out  ses  amis  visitez.  H.  „ces" 

Encor  pert  aus  granz  fondemenz 


719.  Blin  liest  „soient  li  fruit  perdu.  Qu'il  quisse,  On  convient;  donc  se  dit . . 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  789 

et  aus  moDs  de  pierre,  ossemeuz, 

que  de  sains  habitacion  H.  „ce  qu'il" 

740    ennora  cele  region. 

Apres  ce  que  il  l'out  fondee, 

ne  sei,  ou  fu  sa  demouree, 

ne  mon  livre  ne  me  dist  mie 

commeut  parti  de  ceste  vie. 
745    A  ieel  temps  qu'il  la  fonda, 

le  bon  Evroul  mult  habunda 

en  biens  et  en  mult  de  richescea 

et  en  honnours  et  en  noblesces, 

et  i  mist  du  soen  largement 
750    et  aida  devotement 

aus  fondeours,  qui  la  fonderent 

et  qui  de  leurs  biens  i  donnerent, 

et  afda  et  conseilla 

et  au  parfere  mout  veilla; 
755    et  pour  ce  qu'il  l'avet  fondee 

en  partie,  sa  demouree 

i  out  et  sa  devocion 

et  eslut  s'abitacion 

et  print  l'abit  de  moniage 
760    et  le  maintint  tout  son  aage  H.  „maintist" 

et  mena  si  parfete  vie, 

que  tant  con  fut  en  l'abbäie, 

touzjours  fu  si  obedient 

a  l'abbe,  n'i  failli  neent; 
765    et  la  rieulle  parfetement  H.  „et  a  la" 

Saint  Beneest  tint  saintement, 

si  qu'onc,  qu'il  peust,  n'i  faussa, 

mes  touz  les  autres  trespassa; 

et  tant  con  fu  en  l'abbaie, 
770    par  lui  noise  n'i  out  öie, 

ne  teuQon,  ne  lede  parole; 

mes  ou  lez  autres  a  Tescole 

et  au  moustier  touzjours  estoit 

et  lez  servet  et  deportoit; 
775    l'abbe  servet  bien  et  souveut 

et  ennourout  tout  le  couvent: 


759.  l'abit  de  moniage.  St.  Evroul  war  kein  Priester,  wenngleich  später 
Abt.  Im  Cap.  40  und  42  der  Regel  des  hl.  Benediktus,  der  selbst  auch  nur 
Diakon  war,  sind  derartige  Fälle  vorgesehen  und  behandelt. 


790 


Ferdinand  Danne 


et  pour  la  grande  sapience, 

qn'en  lui  ert,  mnlt  graut  levereoce 

li  portoit  Tabbe  et  les  freres, 

780    si  que  a  peine  estet  il  gueres, 

qn'il  n'eust  bien  grant  compagnie 
de  grant  gent  de  chevalerie, 
qui  toiiz  a  lui  se  conseilloicDt 
et  son  coDseil  lui  demandoient 

785    et  troubloient  sa  conscience; 
et  pour  ce,  se  il  ]ioet,  en  ce 
conseil  et  remede  mettra. 
Taut  a  fet  que  il  empetra 
vers  trois  moines,  qu'il  apelu 

790    et  son  conseil  leur  revela. 
II  savoit  bien  leur  volente, 
qu'il  les  avoit  avant  tente. 
Pieee  avoit  de  ceste  besongne: 
Si  les  trouva  pres  sans  essongne. 

795    „Seigneurs,  dist  il,  er  m'entendez, 
or  j'ai  en  tout  lez  ieux  bendez 
d'honnour  et  de  la  seignorie, 
qu'en  me  fet  en  ceste  abbeie; 
aler  m'en  veil  en  t  desert; 

800    quer  qui  a  dieu  de  coer  desert, 
deit  foir  le  bonban  du  monde; 
quer  qui  en  telz  honnors  habende, 
ne  poet  estre  ne  s'i  delite. 
Cil  qui  loing  en  desert  habite, 

805    il  poet  vivre  plus  saintement. 
Or  me  dites  donc  vroiement, 
se  vous  voulez  o  mei  venir 
et  mou  conseil  voulez  tenir; 
quer  je  m'en  veil  de  ci  aler 

810    priveement  et  avaler 

en  bois  ou  en  une  forest, 
pour  habiter,  pour  voir  or  est 
a  vous  a  dire  vo  plesir, 


H. 


consience 


H.  „je  eu  touz" 
H.  „de  honnour" 


H.  „poest" 


H.  „vos' 


788.  impetra  vers  .  .  .  God.  reclamer,  obtenir! 

796.  or  j'ai  en  tout  lez  ieux  bendez."  Der  Blinsche  Vers  ^j'ai  en  tout 
lez  ieux  bandez"  ist  zu  kurz.  Der  Inhalt  der  Rede  an  die  3  Brüder  (vgl.  V.  795 flf.), 
steht  nicht  bei  Ord.,  der  nur  sagt:  „quos  sibi  familiari  coUocutione  coniunxe- 
rat."  —  Desgl.  steht  bei  Ord.  nicht  der  Inhalt  von  817-823  d.  i.  die  freudige 
Zustimmung  der  Brüder. 


Das  altfraiizösische  Ebrulfiisleben  791 

que  je  n'i  ai  plus  de  lesir; 
815    par  nuit  m'en  irai  viaiement. 

Eulz  li  responnent  doucement 

et  li  dient:  „Mult  grant  merci, 

DOS  somes  comme  en  enfeir  ci 

pour  le  hant  des  gens,  qui  ci  viennent 
820    et  a  parole  trop  vous  tiennent. 

Alez  devant!  nous  vous  suivron         H.  ^suirron" 

et  ovec  vous  nous  en  fuiron". 

A  ce  conseii  sc  sunt  tenuz 

et  en  fuiant  s'ensunt  venuz 
825    par  le  pais,  que  Uismes  apelent, 

et  vont  avant;  point  ne  rapelent 

leur  propos  et  vont  a  Montfort, 

en  beau  lieu,  mult  bei  et  mult  fort. 

Conitne  rtions.  st.  JEvroul,    apres  quHl  fu  parti  de  Deuoc 
Jiimeaudc  avecquez  troys   des  religleux,    quHls  vindrent 

a  Montfort, 

Iluec  ont  un  poi  demoure 
830    et  prie  dieu  et  mout  oure. 

Mes  'ii'  cliasteaux  a  envirou, 

de  quoy  un  petit  vous  diron, 

si  comme  Viel  nous  raconte, 

qui  en  son  livre  en  fet  un  conte. 
835    Uismes  et  Gace,  deux  chasteaux,  H.  „ces  deux" 

qui  erent  mult  fors  et  mult  beaux,       H,  „erent  mult" 

qui  au  temps  Cesar  adonc  erent, 

mout  ferment  a  li  resisterent. 

Iluec  par  grant  siede  habiterent 
840    les  grans  seignours,  a  qui  elz  erent, 

si  que  souvent  au  lieu  venoient 

et  a  lui  mult  se  conseilloient; 


825.  Uismes  (Oximensis  pagus),  Exmes  (Dep.  Orue,  Arrond.  Argentan), 
früher  Hauptstadt  der  alten  Sesuvii. 

827.  Moutfort  (Montis  fortis),  Saint-Evro«l-de-Montfort,  Va  Meile  nördlich 
von  Gace,  Arrondissement  Argentao. 

835.  Gace  (Gaceium)  Arrond.  Argentan,  an  einem  Hügel,  der  das  frucht- 
bare Touquetal  beherrscht;  heute  eines  der  schönsten  Städtchen  des  Dep.  Orne. 
Das  Kastell  Gac^  mag  in  der  Tat  schon  im  6.  Jahrhundert  vorhanden  gewesen 
sein.  Bezüglich  „gesta  Rora;inorum  antiqna"  vgl.  p.  751  und  Prevost  zu  Ord. 
t.  VI,  p.  55. 


'j'g2  Ferdinand  Daune 

quer  par  la  tresgrant  renommee 

du  prodon,  qii'ert  partout  nommee, 
845    quant  ert  en  siecle,  a  sa  science 

couroient  touz,  a  sa  presence, 

pour  conseil  a  si  sage  hom  querre,  H.  „homme" 

qui  fu  seigneur  de  mult  grant  terre; 

Mes  pour  ce  que  trop  i  hanterent, 
850    trop  louguement  l'enquieterent ; 

pour  ce  lessait  il  le  pais,  H.  ,.il"   fehlt 

—  quer  pour  eulz  Tavoit  enhaiz,  — 

et  leur  maneir  et  la  chapele, 

qu'elz  avoient  fete  mult  bele, 
855    en  Tenneur  saiot  Evroul,  leur  mestre, 

et  en  l'enneur  du  roy  celestre, 

qu'eucor  i  est  et  i  demourent 

ceulz  qui  dieu  servent  et  aourent.  H.  „ceuz" 

Et  quant  de  Beesin  issirent, 
860    vers  Uismes  leur  erre  acuillirent 

et  ont  Olne  a  un  gu6  passee, 

d'antiquite  mult  leur  agree; 

et  des  que  l'eve  pass^  ourent, 

par  lez  plaines  d'Uismes  s'encourent; 
865    et  quant  grant  piece  ourent  erre, 

vindrent  a  un  chemiu  perrö 

d'ancien  temps,  qui  lez  mena 

a  Huismes,  bien  lez  assena ; 

iluee  cele  nuit  ont  geu. 
870    L'endemain,  qu'ont  le  jour  veu, 

d'ilec  donquez  se  sunt  alez, 

en  la  forest  sunt  avalez, 

qui  Ouehe  partout  est  nommee, 

d'antiquite  si  apelee. 
875    Touque  sont  a  Gace  passez. 


847.  Der  Vers  ist  zu  lang;  aber  der  Dichter  schrieb  wohl  hom,  was  auf 
angängige  Weise  den  AcLtsilbner  herstellt. 

860flf.  Die  ausführliche  Schilderung  des  Weges  steht  nicht  bei  Ordericus; 
auch  870  flf,  hat  der  Dichter  sehr  erweitert. 

861.  Olue,  Orne,  ein  Fluss,  der  bei  Ord.  hier  nicht  erwähnt  ist. 
„Deinde  silvam  ingressi  sunt  araatores  eremi,  quam  Uticura  proteetantur 
incolae." 

873.  Ouche  (Uticensis  pagus)  bildet  einen  Teil  der  Hochnormandie  zwischen 
der  Risle  und  der  Charentonne.     Heute  gehört  es  zu    deu  D6p.  Eure  und  Orne. 

875.  Touque,  Fluss  bei  Gac6, 


Das  altfranzösische  EbrulfuslebeD  793 

mes  ne  sunt  pas  pour  ce  lassez,  H.  „se  sunt" 

outre  passeut,  partout  garerent, 

lieu  n'i  avoit,  n'i  demourerent; 

tant  ont  par  le  desert  al6 
880    qu'a  un  der  doet  sunt  avale; 

l'eve  virent  et  bele  et  eiere; 

ilequez  segont  leur  manjere 

ont  fet  une  habitacion; 

poi  leur  plut  cele  region. 
885    Puls  ont  le  desert  mult  cerchi^ 

et  mult  quis  et  mult  encerchie; 

et  leur  dras  a  leur  cous  pourtoient 

comme  travailliez  qu'elz  estoient 

partout  querant  mult  a  lesir, 
890    ne  troevent  rien  a  leur  plesir; 

et  puis  qu'orent  erre  assez 

et  que  eulz  furent  mult  laesez, 

ne  trouvent  lieu  a  devocion, 

ou  puissent  avoir  mansion. 
895    Lors  ont  prie  mult  Dame-dieu, 

que  monstrer  leur  veille  un  bon  lieu, 

ou  elz  puissent  bien  demourer 

et  dieu  devotement  ourer; 

et  Saint  Evroul  secreement 
900    apela  dieu  devotement:  H.  „dieu  dieu" 

„Douz  dieu,  bon  rey,  Emmanuel, 

qui  ton  bon  pueple  Israel  H.  „quia" 

par  le  desert  bien  demenas 

et  a  bon  lieu  les  amenas, 
905    par  jour  lez  menas  0  la  nue, 

par  nuit  0  feu,  0  grant  veue, 

si  que  il  ne  leur  failloit  rien, 

einz  habundoient  en  tout  bien, 

dengne  nous  monstrer  par  ta  grace 
910    dedens  cest  bois  aucune  place, 

ou  reposer  nous  nous  puisson, 

aucun  lieu  en  aueun  buisson 

graabl'a  nos  fragilite! 

Ce  te  requier  en  charite, 
915    si  que  te  puisson  ci  servir, 

que  t'amour  puisson  deservir, 

d'Egypte  fuion  le  service,  H.  „de  Eg." 

c'est  de  cest  monde  la  malice." 


-^9^  Ferdinand  Daune 

Si  comme  ici  dien  pria, 
920    un  aogre  dieu  li  envoia, 

qui  li  monstra  o  mult  grant  joie^, 

ou  il  devoit  prendre  sa  voie. 

L'angre  si  ala  par  devant, 

et  eulz  le  vont  apres  suivant; 
925    en  tel  point  et  einsi  lez  maine, 

qu'elz  vindrent  a  ime  fontaine 

dont  Teve  ert  bonne  et  douce  et  cliere.    H.  „donc" 

De  la  fontaine  ert  la  maniere, 

que  mult  tresloing  pas  ne  couret, 
930    mes  en  un  estanc  demouret. 

Pres  d'ilec  lors  ont  lo6  dieu, 

qui  leur  daigna  monstrer  le  lieu; 

l'eise  de  l'eve  ont  esgardee 

et  la  place  consideree; 
935    et  l'angre  si  lez  a  lessiez. 

Si  ont  lez  arbres  donc  plessiez 

et  brisiez  et  fet  la  meson, 

ou  eulz  furent  cele  seson; 

de  branches  firent  leur  maneir,        H.  „furent" 
940    ou  eulz  devoient  lors  maneir, 

itel  qu'assez  leur  souffiset; 

Saint  Evroul  pas  ue  despriset;         H.  „despuiset" 

closture  i  fist  et  forte  et  fiere    H.  „fist  fort  et  fiere" 

et  cloistre  de  cele  maniere.  H.  „closture" 

945    Iluec  ordrenent  leur  demoure, 

ou  dieu  servirent  chascune  oure 

et  chascun  jour,  et  jour  et  nuit 

ensemble,  que  ne  leur  ennuit;  H.  „qui" 

quer  quant  plus  leur  est  delitable, 
950    a  dieu  est  il  plus  agreable; 

et  quant  plus  est  franc  et  delivre, 

poent  miez  a  dieu  vouleir  vivre. 

Tout  le  monde  ont  mis  souz  leur  piez; 

ne  sunt  mes  fors  a  dieu  sougiez. 
955    La  lei  dieu  souverain  gardoient 

et  pour  part  avoir  la  vouloient; 


941.  Ist  zu  lesen:  „itel,  qu'assez  leur  souffiset,  St.  Evroul  pas  ne  despriset" 
in  Übereinstimmung  mit  dem  Ms.;  nicht  etwa,  wie  Blin  meint:  „Itiex  quasses 
(lor  souftiseit),  Sainz  Evrous  pas  ne  desprisait."  B.  sagt  im  Glossar:  quasse  = 
case,  chaumifere? 


Das  altfianzösische  Ebriiltusleben  795 

adoDC  se  povaient  vanter 

et  la  changon  David  chanter: 

„Sire,  tu  es  ma  porcion, 
960    en  tei  est  ma  devocion; 

ta  lei  voulon  touzjours  garder; 

tu  nous  veilles  donc  regarder!" 

Endementiers  qu'ilec  estoient 

et  dieu  devotenient  servoient, 
965    gueres  n'i  ourent  sejourne, 

qu'un  larron  est  vers  eulz  tourue: 

„Ahi,  dist,  nioines,  que  querez? 

Vostre  preü  poiDt  ei  ne  ferez, 

ci  n'a  pas  bonne  demouree 
970    a  gens  de  vostre  renommee, 

n'est  pas  demeure  a  bermitez, 

mes  a  larrons  qui  frans  et  quitez 

demourent  ei,  quant  ont  robez 

lez  gens,  et  se  sont  enrobez  H.  „se  son  eur." 

975    leur  corps  de  leur  dras,  qu'ilz  leur  tolent, 

eu  cest  bois  ici  lez  afolent 

et  tuent  et  tolent  leur  biens, 

si  qu'il  ne  leur  demeure  riens. 

Certez,  se  vous  me  voulez  crerre, 
980    vous  prendrez  tost  ailleurs  vostre  erre; 

vous  ne  poez  ci  labourer, 

quer  tout  voudrion  devourer; 

lez  terres  sunt  povres,  cheitives,       H.  „et  ebeit" 

par  lonctemps  vuides  et  oisives, 
985    si  ne  poent  nul  fruit  porter, 

qui  vous  peust  recouforter. 

Forcenerie  vous  mena, 

quant  en  cest  bois  vous  amena." 

Quant  le  larron  out  ice  dit, 
990    Saint  Evroul  a  tout  contredit; 

son  propos  a  tout  retourne 

et  dit,   que  pas  ne  sunt  tourne 

en  ce  bois  par  forcenerie, 

mes  pour  miez  amender  leur  vie, 
995    non  pas  pour  usurper  leur  terre, 

mes  pour  dieu  devotement  querre, 


959.  D.  i.  der  Psalm  118,  57.     „l'urtio  uiea,  doniiiie,  dixi,    custodive  legem 
tuam!" 


796 


Ferdinand  Danne 


1000 


1005 


1010 


1015 


1020 


1025 


1030 


qui  ici  nous  a  amenez 

et  pous  a  mult  bien  assenez; 

et  quant  nous  sommez  en  sa  garde, 

ne  douton  blasme  ne  rafarde; 

ne  de  ceulz,  qui  la  geut  oeient, 

n'avon  paour,  que  qua  il  dient; 

quer  le  vray  dieu  en  l'evangile 

a  ses  amis  set  mult  bien  dire: 

„Ne  crengnez  ceulz  qui  lez  gens  tuent, 

quer  de  bien  en  mieuz  les  transmuent; 


mes  cel  cremez,  qui  oeist  Tarne 
et  met  en  pardurable  flame; 
le  Corps  tuent  qui  est  tout  fraire, 
a  Tarne  ne  poent  mesfere. 
Du  labour  done  as  propose, 
comme  nous  sommes  ci  ose 
de  demourer  en  cest  desert. 
Sachez  de  voir:  eil  qui  desert 
la  grace  dieu,  assez  ara, 
assez  de  biens;  ja  ne  sara 
estre  en  si  trespovre  lieu; 
tout  puissant  est  le  veray  dieu: 
Aus  soens  donne  refection  H. 

en  desert  et  en  mansion, 
pour  ses  amis  a  biens  assez, 
n'est  onc  de  biens  donuer  lassez 
a  toutes  mains  a  sez  amis, 
einsi  con  il  leur  a  pramis; 
des  quiex  biens  tost  assez  aroies, 
se  tu  tes  maus  lessier  vouloies 
et  servir  dieu  devotement 
et  lessier  touz  maus  ensement. 
Beau  filz,  dieu  dist  en  Tevangile, 
que  quant  pecheour  voudra  fuire 
le  mal  et  se  convertira, 
quanqu'a  mal  fet,  oubliera. 


H.  „ciT' 


H.  „et  a" 


H.  „vray« 
,au  soens  donner" 


H.  „ileur" 


H.  „vouloiez" 


997.  Solch  unvermittelter  Übergang  von  indirekter  zu  direkter  Rede  findet 
sich  häufig  im  Altfranzösischen. 

1005.  D.  i.  Matth.  X,  18. 

1007.  Wohl  infolge  Unaufmerksamkeit  des  Schreibers  ist  eil  von  cel  nicht 
immer  geschieden. 

1011  breit  übersetzt  und  erweitert. 

1029.  Vgl.  Ezechiel  XVIII,  21. 


Das  altfranzösiache  Ebrulfusleben  797 

Filz,  s'as  mal  fet  oiUreement,  H.  „se  as" 

n'aiez  paour:  eil  qui  ne  nient, 
1035    est  tout  puissant  de  pardonner, 

Sans  jamez  plus  aresonner. 

Beau  filz,  dez  pechiez  la  grant  somme 

ne  doute  pas;  mos  le  prodomme 

David  crei,  qui  dit  en  son  livre: 
1040    „Lesse  le  mal,  apren  bien  vivre! 

et  que  le  bien  doit  Ten  ensuivre; 

quer  lez  ieux  dieu,  tout  a  delivre, 

sunt  susjustez,  que  il  lez  voient 

et  que  tost  leur  proieres  oient." 
1045    Et  apres  il  nous  certefie 

—  que  ne  veil  pas  que  Ten  l'oublie  —  H.  „veeil" 

terriblement;  et  si  menaee  H.  „ci" 

et  dit,  que  dieu  tourne  sa  face 

arriere  de  ceulz  qui  mesfont 
1050    et  le  rend  a  ceulz,  qui  le  fönt.  H.  „lez"  „lez" 

Donquez  pert  il  sensibiement 

issi  par  cest  arguement, 

quant  aus  bons  se  tourne  et  fet  joie 

a  ce  que  leur  prieres  oie, 
1055    que  aus  mauves  tourne  sa  face,  H.  „au" 

que  segont  leur  pechiez  leur  face 

et  lez  pugnisse  duremeut." 

Le  larron  donc  isnelement 

dedens  soi  out  componction 
lOGO    et  out  mult  grant  devocion; 

a  tant  s'en  est  d'ilec  tourne, 

a  sa  meson  est  retournö; 

toute  nuit  fu  en  grant  pensee. 

L'endemain,  a  Taube  crevee, 
1065    iluec  neent  plus  ne  sejourne;  H.  „ne"  fehlt 

trois  pains  alis  prent  —  et  retourne  — 


1040,  Psalm  33,  15.     Diverte  a  raalo,  fac  bonum! 

1048.  Psalm  33,  17.  „Vultus  autem  domini  super  facientes  mala,  ut  peidat 
de  terra  memoriam  eorum." 

1066.  „pains  alis"  übersetzt  das  Wort  „subcinerii  panes"  (unter  der  Asche 
gebacken).  Pains  alis  ist  im  Altfranzösischen  die  geläufige  Bezeichnung  für 
Brot,  „qui  n'est  pas  leve"  Godefr  Bliu  übersetzt:  serre,  compacte.  —  Vgl. 
Godefr.:  pain  d'orges  li  faisoit  mangier  tres  tüut  alis.  (Sept  sages)  Keller. 
Prövost  zu  Ord.  t.  6,  59  sagt:  „Les  eulogies  6taient  dans  la  primitive  ^glise 
des  pains  oflferts  par  les  fidöles  et    bönis  par  le  pretre,    dont   on   röservait  une 


-798  Ferdinand  Danne 

et  -i*  re  de  niiel  ensement; 

a  eulz  retoiirne  isnelement; 

quant  saint  Evroul  le  vit,  s'est  liez,       H.  „c'est" 
1070    et  celui  li  chei  aus  piez 

et  leur  baille  ce  que  il  porte; 

et  Saint  Evroul  le  recon forte. 

Le  larron  prie  en  charite 

que  dieu  prit,  que  l'iniquite  H.  „que  a  dieu" 

1075    qu'a  fet  et  lez  mesfagons  toutes        H.  „que  a" 

lui  pardoDt.     A  genouz  acoutes 

s'est  lonc  temps  devant  lui  tenu; 

et  Saint  Evroul  l'a  retenu; 

et  si  pramet  qu'il  servira 
1080    de  tout  ce  que  Ten  11  dira 

devotement  toute  sa  vie 

seurement;  n'en  doute  mie! 

Dist  Saint  Evroul:   „Le  prames  tu?" 

„Oil,  sire".    Adonc  l'a  vestu 
1085    de  telz  dras,  dout  eulz  se  vestoient      H.  „donc" 

comme  religious  qu'estoieut; 

et  luy  ont  rez  et  barbe  et  teste, 

moine  l'out  fet  a  mult  grant  feste.        H.  „Ion" 

Puis  il  a  dit  et  preeschie, 
1090    que  d'or  mes  se  gart  de  pechie 

et  Sache  bien  ceitainemeut, 

quant  se  repent  devotement  H.  „quant  il  se" 

et  prent  a  gre  la  penitance, 

de  ses  pechiez  a  relaschance 
1095    et  en  est  assous  devant  dieu, 

se  il  se  tient  bien  en  son  veu." 

Et  il  pramet  qu'ainsi  fera  H.  „qu'insi" 

et  que  rieu  n'en  oubliera. 

Donc  fu  la  propliecie  qnite, 
1100    que  Saint  Evroul  a  devant  dite, 

que  cel  lieu  n'ert  habitation 

a  larrons,  ains  ert  mansion 

a  moines  et  a  sains  bermites, 

pour  fere  eulz  de  leur  pechiez  quitez. 


part  pour  la  communion,    et    dont    le  reste    etait  k  la  fiu  de  la  messe  distribue 
aux  assistants"  etc.     Ord.  sagt:  „eulogiae  benedictionis". 

1083.  bei  Ord.  keine  direkte  Rede, 

1090ff.  1100  bei  Ord.  steht  nur:  „amendatiorem  vitam  pollicitus". 


L»a8  altfranzösische  Ebrulfusleben  799 

1105    Eiüsi  fu  mome  le  premier 

le  larron,  qui  estoit  mult  fier. 

Quant  lez  autres  oirent  dire 

que  dedens  le  bois  ert  tel  sire, 

qui  avoit  tele  compagnie 
1110    et  qui  menet  si  sainte  vie, 

a  lui  venoient  mult  souvent, 

et  il  lern*  met  bien  eu  couvent, 

que  ceulz  se  prenuent  a  bieu  fere, 

a  mal  lessier  et  a  dieu  plere. 
1115    De  touz  leur  pechiez  saus  seront 

et  a  dieu  et  aus  gens  pleront; 

assez  leur  dit  et  lez  adresce  H.  „adrece" 

a  bien  fere,  et  dit,  Sans  peresce 

se  veuleut  de  mal  repentir, 
1120    et  adonc  pourront  eulz  sentir 

la  grant  dougor,  qu'est  eu  bien  fere, 

qui  plus  soef  que  basme  flere; 

assez  plus  se  deliteront 

a  bienfet,  quant  le  mal  leront, 
1125    que  a  malfet  ne  firent  onques.  H,  „que  el" 

Lez  larrons  lesserent  adonques 

le  malfet  et  au  bien  se  prindrent, 

et  lez  uns  sez  moines  devindrent, 

et  lez  autrez  labourours  furent 
1130    et  vesquirent  si  comme  il  durent, 

et  furent  puis  bou  crestiens 

et  ourent  dez  biens  terrieus 

et  cremirent  dieu  et  amerent 

et  honestement  se  porterent. 
1135    Quant  fu  seu  en  la  contree, 

qu'ilec  avet  tele  assemblee 

de  moines,  qui  bien  dieu  servoient, 

mult  de  grans  gens  a  lui  venoient, 

qui  venoient,  pour  lui  requerre, 
1140    que  il  sembloit  un  angre  en  terre; 

quer  il  parloit  si  doucement 

et  si  tres  amiablement, 


1105.  le  premier  ist  hier  wohl  adverbiell  zu  gebrauchen,  wie  häufig  im 
Afr.  3107  (vgl.  longues  1407). 

1138 ff.  Vgl.  Ord.  „desitlerantes  eius  angelicam  faciem  contemplare  et 
iocundissimum  sermonem  audire". 


8(X) 


Ferdinand  Danue 

que  leur  sembloit,  quant  il  parloit, 

qae  'i*  angres  enti'eulz  voloit;  H.  „un  angre" 

1145    qui  uue  feiz  l'avet  veu 

et  de  son  parier  ert  peu, 

raout  i  revenoit  voulentiers: 

—  un  jour  i  ert  oii  'ii-  entiers;  — 

quer  de  parier  lez  rasazie, 
1150    et  de  son  vout  et  de  sa  vie 

et  de  son  sermon  lez  conforte; 

chaseun  de  sez  biens  li  aporte; 

et  li  donnent  mult  largement, 

et  il  lez  redonne  ensement. 
1155    Tant  i  sunt  alez  et  venuz 

richez,  povres,  grans  et  menuz, 

et  ont  donnö  si  a  bondö, 

que  'v  moustier  i  ont  foud6 

et  penduz  sains  et  fet  clochier, 
1160    si  fort  que  nul  nel  pout  hochier. 

Mis  ont  lez  moines  en  l'eglise, 

qui  ilec  fönt  mult  bei  servise, 

qui  touzjours  sunt  o  saint  Evroul, 

qui  n'est  pas  ne  remis  ne  moul. 
1165    Einz  vet  touzjours  de  bien  en  mieuz;      H.  „mez" 

bele  example  ont  devant  leur  ieuz; 

le  siecle  a  tout  mis  arriere, 

a  dieu  servir  a  sa  maniere 

mise  toute  et  souvent  se  plesse, 
1170    a  ourer  jour  et  nuit  ne  cesse;  ; 

itel  estat  a  esleu.  } 

Quant  lez  bonnes  gens  l'ont  veu  j 

et  sa  vie,  qu'est  sainte  et  eoie,  H.  „qui  est"  | 

si  s'en  retournent  a  grant  joie;  \ 

1175    a  ses  proieres  se  commandent, 


1157  ff.  Von  der  Klostergründung,  die  der  Dichter  so  ausführlich  darstellt, 
sagt  Ord.  kein  Wort.  Ebenso  fehlt  bei  Ord.  die  Überleitung  zu  dem  Berichte 
der  Wunder  (V.  1195-1210). 

1167.  Ist  wohl  zu  lesen:  „le  siecle  a  tout  mis  arriere;  a  dieu  servir  a  sa 
maniere  mise  toute  et  souvent  se  plesse,  a  ourer  jour  et  nuit  ne  cesse",  was 
auch  überliefert  ist.  Man  könnte  auch  lesen:  ...  et  souvent  se  plesse  a  ourer; 
jour  et  nuit  ne  cesse     Blin  schreibt: 

„Le  söcle  a  tout  mis  ariöre, 

ä  dieu  servir  ä  sa  maniere; 

mes  tost  et  souvent  il  se  plesse 

a  ourer,  jour  et  nuit  ne  cesse". 


Das  altfranzösische  Ebi'ulfusleben  80t 

de  li  paroles  mult  s'espandent 

pur  le  paiz,  si  qu'a  plante 

est  ja  le  paiz  si  hante 

qu'a  perdu  le  non  d'ermitage, 
1180    et  le  prodom  si  est  si  sage, 

que  quant  lez  frerez  plus  espeissent, 

et  vertuz  plus  en  li  escreissent; 

singulier  fu  en  pacience 

et  preeschable  en  abstinence, 
1185    assiduel  en  oreisons, 

liez  et  baut  en  saintes  resons;  H.  „et"  fehlt 

prosperite  ne  l'esleveit, 

aversite  ne  le  fraignet, 

et  les  biens  que  Ten  .lui  aporte,  H.  ,,e  les" 

1190    a  ceulz  qui  viennent  a  sa  porte 

tantost  a  douner  recommande 

et  dit,  que  garder  la  viande 

ne  deit  Ten  fors  a  la  journee, 

Ten  n'i  deit  mettre  sa  pensee. 
1195    De  Saint  Evroul  öi  avez 

et  l'istoire  assez  en  savez: 

d'ou  il  fu  et  de  quel  lignage 

et  comme  il  fu  vaillant  et  sage  H.  „vaülan" 

et  comment  vesqui  saiutemeut 
1200    et  con  sa  fanie  sagement 

fist  nonnain  en  une  abbeie; 

et  tout  pour  amender  sa  vie 

comme  il  fu  moine  et  demoura 

el  bois,  üu  mult  grant  labour  a 
1205    eu;  comment  il  i  demeure.  H.  „demoura" 

II  est  donquez  et  temps  et  eure  H.  „donc" 

de  ses  miracles  raconter: 

comment  dieu  par  lui  fet  monter 

lez  bons  en  bien,  lez  maus  descendre; 
1210    bien  le  poet  i'en  ici  aprendre. 
11  avint  eu  une  journee, 

que  soulement  fu  demouree 

une  piece  taut  soulement 

de  paiu,  que  tout  proprement 


1193.  Ord.  sagt:  „non  oportere  monachos  aliqna  de  crastinosoUicitudineangi." 
1214.  Der  Vers  ist  zu  kurz;    vielleicht    könnte  man  für  proprement  „prive- 
ement"  setzen. 

Romanische  Forsctiangen  XXXII.  51 


802 


Ferdinand  Danne 

1215    gardoit  vers  soi  le  celerier  H.  „selerier" 

pour  lez  jeunes  moines  lietier 

au  matin  pour  desjeuner. 

II  n'en  poet  plus  en  aver. 

II  vint  un  povre  en  icel  Heu, 
1220     qui  du  pain  demanda  pour  dieu. 

Haut  cria;  Saint  Evroul  l'oy, 

qui  en  dieu  mult  s'en  esjoy; 

donquez  a  dit  au  celerier: 

„N'os  tu  pas  ce  povre  crier?" 
1225     „Oil,  sire,  par  Saint  Germain ; 

mes  ceens  n'a  que  demie  pain,  H.  „seens" 

que  a  nos  jeunez  gens  gardoie;         H.  „que  ie  u" 

je  ne  sei  quant  mez  pain  aroie. 

Nous  sommez  ci  en  cest  boscage 
1230    loins  de  touz  biens;  de  male  rage 

pourrion  mourir  et  de  fain, 

se  nous  n'avion  aucun  pain," 

Saint  Evroul  respondu  li  a: 

„Celui  seigneur,  qui  nous  cria 
1235    et  de  son  sang  nous  rachata, 

einsi  con  si  grant  rachat  a, 

ne  nous  lera  de  fain  perir; 

assez  tost  nous  pourra  merir, 

et  tant  et  plus,  quant  li  plera; 
1240    ja  de  fain  mourir  ne  lera  H.  „ia"  oder  „la" 

homme,  qui  en  lui  ait  fiance;  H.  „qui  qui" 

va  tantost  et  fe  si,  t'avance! 

N'as  tu  pas  en  psautier  leu 

que  ceulz  sunt  a  dieu  esleu 
1245    et  benoiz,  qui  tost  secourent 

lez  povres?  —  quer  dieu  pour  eulz  ourent. 

Donne  a  cel,  qui  tant  a  crie,  H.  ,.cil" 

de  dieu  en  seras  mercie!" 

Et  quant  il  out  dit  ces  paroles, 
1250    au  moine  ne  scmbleut  pas  foles; 

il  ala  et  si  print  le  pain, 

a  "i"  valet  mist  en  sa  main 

et  dist:  „Va  tost  sanz  sejourner 

apres  le  povre  et  retourner 


1219.  Vgl.  p.  767. 

1244.  Vgl,  Psalm  40,  1. 


Das  altfranzüsische  Ebrulfuslebeii  803 

1255    iiel  fe  pas,  mes  le  pain  li  baille! 

Haste  tei  avant  qu'il  s'en  aille!  IT.  „qui  s'eii" 

En  demeutiers  que  il  pailoit, 

le  povre  touzjours  s'en  aloit. 

Le  serjant  ala  une  mile 
12G0    eoiirant  apres  hors  de  la  ville. 

—  Ce  qii'eiisieut  n'est  pas  en  sa  vie 

trouve,  ains  Viel^  qui  n'oblie 

rien  qu'ii  puisse,  le  nous  raconte 

en  son  livre;  n'en  a  pas  honte; 
1265    aus  anciens  l'oi  retrere 

et  pour  ce  ne  le  vout  pas  tere.  — 

La  le  treuve;  le  pain  li  baille 

et  si  li  a  dit,  que  sanz  faille 

Saint  Evroul  le  pain  li  envoie; 
1270    et  eil  s'eresta  en  la  voie  H.  „s'esreta" 

et  son  baston  en  terre  fiche. 

A  'ii*  poins  la  demie  miche 

prent  et  rent  a  dieu  mult  g-rant  grace. 

Coninie  la  fontaine  st.  Evroul  fut  faicte 
iniraculeusement. 

Son  bourdou  reprent  et  l'arace; 
1275    si  eomme  il  l'out  hoste  de  terre, 

einsois  qu'il  eust  prins  son  erre, 

une  fontaine  en  est  issue, 

si  que  le  serjant  l'a  veue, 

qui  encore  present  estoit, 
1280     qui  le  pain  porte  li  avoit. 

Miraclez  i  sunt  aveuuz 

mout  grants,  que  trestouz  retenuz       IL  „tres"  fehlt 

n'ai  pas  par  lua  grant  negligeucC; 

ne  n'ai  pas  mis  ma  eure  en  ce. 


1261— G7.  Stellt  nicht  bei  Oidericus.  Aua  den  Worten  „u'est  pas  en  sa 
vie  tiüuv6"  könnte  man  schliesseu,  dass  der  Dichter  ausser  Ordericus  noch  eine 
andere  Vita  Ebriilfi  vor  sicii  Latte.  Das  mag  dann  dieselbe  Quelle  gewesen 
sein,  aus  der  Ordericus  geschöpft  hat.    (Vgl.  Einleitung  p.  751.) 

1277.  Die  Fontaine  St.  Evroul  in  der  Nähe  der  alten  Abtei  ist  noch  heute 
bekannt  unter  diesem  Namen ,  und  die  zahlreichen  Pilger  und  Kranken,  die 
alljährlich  zu  den  Gebeinen  des  hl.  Ebrulfus  wallfahrten,  versäumen  nicht,  diese 
wunderbare  Quelle  autzusuchen,  wo  man  noch  in  jüngster  Zeit  wunderbare 
Heilungen  konstatieren  konnte.  (Vgl.  darüber  Letarg  in  Bull,  de  la  societö  bist, 
et  archeologique  de  TOrne  XVI.) 

51* 


g()4  Ferdinand  Dauue 

1285    A  plusours  en  avisioD 

a  I'en  dit,  qu'a  la  mansion 

de  Saint  Evroul  tantost  alassent       H.  „st.  Evr,  que" 

et  que  devotement  priassent 

et  qu'en  un  bois  une  fontaine  H.  „qiieu  eu" 

1290    trouveront  clere,  nete  et  saine, 

qui  en  Ouche  est;  eulz  en  bevront 

et  tantost  sante  recevront. 

Plusours  geus  i  sunt  de  Bourgongue 

venuz  et  de  pres  de  Gascongne; 
12>5    de  France  et  de  lointegne  terre 

i  sunt  venuz  pour  sante  querre, 

et  ont  pourqui  ce  oscur  lieu 

pour  le  bois  o  l'aide  de  dieu; 

quant  la  fontaine  ont  trouvee 
1300    et  ont  gouste,  ou  ont  lavee 

leur  face,  ou  en  ont  beu, 

de  tous  lez  maus  qu'elz  ont  eu, 

delivrez  sont  et,  o  grant  joie, 

louant  dieu,  s'en  revont  leur  voie 
1305    —  et  le  saint  o  devocion  — 

et  revont  a  leur  mansion. 

Ce  dura  en  mult  grant  puissauce 

juque  au  temps  a  "i"  roy  de  France, 

qui  Henri  estoit  apel6; 
1310    adone  estoit  le  lieu  cele 

et  deserte  par  lez  Danois; 

quer  tout  estoit  forest  et  bois,  H.  „que" 

que  pou  de  gent  i  habiteit. 

Adonquez  en  pais  estoit 
1315    Berengier,  'i*  home  mult  sage, 

a  qui  avint  a  heritage 

celui  lieu;  pour  ce  li  pesa, 

et  par  plusours  feiz  entesa 


1297.  In  der  Lücke  des  Mauuskripts  hii;ter  et  stand  waluschcinlich  „ont". 

1305.  Hier  wird  die  Erzählung  des  Wunders  unterbrochen;  bei  Ord.  Vit. 
übrigens  ebenso,  bis  1343. 

1309.  Henri  I.  (Henricus)  war  König  von  Frankreich  vom  20.  Juli  1031  bis 
29.  August  1060. 

1310  .  .  .  dum  post  devastationem  Danorum  raro  enltore  Uticensis  pagus 
incolebatur. 

1315.  Berengier  (Berengarius)8age  ist  ironisch  gemeint;  der  Dichter  ge- 
brauclit  das  Adj.  sehr  häufig  und  verschieden. 


Das  altfranzösisehe  Ebrulfusleben  805 

a  estouper  cele  foutaine; 
1320    quer  ele  estoit  en  son  demaine, 

Si  lui  desplesoit  malement, 

qu'en  i  aloit  solempnement; 

quer  blez  et  prez  tout  defouloient 

ceulz  qui  si  souvent  i  aloient. 
1325    Pour  ce   la  fist  clorre  de  huie, 

pour  estouper  a  touz  la  voie, 

Donc  fist  dieu  lez  vertuz  cessier 

au  temps  d'ieelui  Berengier 

et  de  ses  hers,  tant  con  vesquirent, 
1330    qui  ilec  leur  mansions  firent. 

L'un  out  non  Lothier,  et  Gerveise 

out  non  lautre;  le  tiers,  —  qui  plese  — 

Guillem  out  non;  le  lieu  maintindrent 

et  ilec  maindre  a  (ouzjours  vindrent, 
1335     et  lez  miraclez  si  cesserent  H.  „sesserent" 

tant  comme  en  paiz  demourerent, 

Ces  vertuz  ci  desor  enditez,        H,  „ees  vertuz  et  od.  ci 

si  avindrent  par  lez  meritez  desraem  ditez 

Saint  Evroul,  qu'ert  ja  en  la  gloire 
1340    de  paradis,  seron  l'istoire. 

Or  delesson  ceste  matere 

et  venon  au  propos  arriere, 

Quant  au  povre  out  le  pain  donne, 

tantost  leur  fu  gueriedonne. 
1345    Quer  einsque  soleil  fust  couchie, 

de  la  porte  s'est  aprochie  H.  „c'est" 

un  homme,  qui    i*  sommier  maine, 

si  chargie  que  a  mult  grant  peine 

poet  aler  —  de  pain  et  de  vin  — ; 
1350    ce  pert  -'v  mesage  devin; 

le  celerier  fet  apeler, 

et  eil  ne  se  voult  pas  celer, 

L'omme  si  ne  l'a  pas  gäbe; 

einz  li  dist:  „Va  a  ton  abbe 


1331.  Lothier  (Leterius),  Gervaise  (Gervasius). 

1337.  Oder:  „C.  v.  desor  ai  enditez",  was  der  Überlieferung  entspricht.  Blin 
liest:   „et  les  vertuz  ci  desor  dites  ..." 

1344.  leur  scheint  auffällig  (Blin  setzt  dafür  11);  aber  der  Dichter  hatte 
die  Mönche  des  Klosters  im  Sinne,  die  ja  in  der  Tat  die  Gabe  des  Fremden 
erhielten  und  schrieb  darum  leur. 

1354ff.  ürd.  sagt  nur:  „Vade  frater  et  da  tuo  abbati!" 


gQg  Ferdinand  Danne 

1355    et  li  di  que  marcheant  sui, 

venir  ne  vouloie  pas  vui; 

ne  savoie,  s'il  li  failloit 

pain  ne  via,  ne  qiii  li  bailloit 

sa  despeuse  a  lui  et  aus  freres". 
1360    Donc  s'en  va,  ne  demonra  gueres; 

tost  est  monte  sus  son  sommier. 

A  Tabbe  vint  le  celerier 

et  si  bei  present  li  presente, 

et  Saint  Evroul  i  met  s'entente; 
1365    au  celerier  tantost  demande, 

qui  li  bailla  tant  de  viaude, 

et  ou  est,  et  qu'est  devenu, 

et  pourquoy  ne  l'a  retenu? 

II  respont  que  hativement 
1370    s'enfoy  et  mult  simplement 

a  lui  s'estoit  reeommande. 

Lors  a  saint  Evroul  commande 

que  dieu  mercit  hativement 

chascun  d'eulz  et  il  ensement; 
1375    il  entent  que  dieu  li  envoie 

tout  cela  et  li  mouteploie  H.  „et  si  li" 

ses  biens  par  sa  misericorde 

et  rent,  a  qui  en  li  s'acorde, 

et  donne  assez  por  poi  de  chose, 
1380    assez  plus  que  nul  peuser  n'ose. 

D'ilec  en  avant  sans  doutance 

ne  leur  failli  leur  soustenanee; 

assez  oureut  puls  sans  outrage; 

ne  onques  puis  de  leur  aage 
1385    ne  failli,  qu'ert  necessiie 

a  rhumaine  fragilit6. 

Apres  comment  qu'elz  s'accreussent 


1355.  marcheant  gibt  das  lat.  „foeneratorem"  des  Ord.  wieder.  Prevost 
zu  Ord.  t.  6,  62  sagt:  „Ce  niot,  dans  son  acception  habituelle,  signifie  usurier, 
preteur  ä  usure.  Nous  pensons  qu'il  faut  le  preudre  ici  dans  celle  d'einprun- 
teur,  qui  venait  rendre  avec  usure  ce  qu'il  avait  regu  quelques  raomeuts 
auparavant."  Unser  Dichter  scheint  das  Wort  nicht  im  Sinne  Pr.  aufgefasst 
zu  haben. 

1384.  Ich  lese  dem  Ms.  genau  ent&prcchend:  ne  onques  puis  de  leur 
aage  ne  failli,  qu'ert  necessite  a  Thuniaine  fragilite;  Blin :  ...  et  »onqucz 
puis  de  leur  aage  failli  querte  necessite  (=  curla,  stricte)  ä  l'humaine  frairete. 
Ordericiis  sagt:  ...  nunquam  defuit  illi.s,  quod  poscit  usus  huvnanae  fragilitatis 


Das  altfranzösische  Ebrulfuslebeu  §07 

et  dez  biens  temporielz  eiissent, 

dez  biens  que  ceiilz  leur  apoitoient, 
1390    qui  devocioD  i  avoient, 

nourrirent  une  porcherie, 

ussez  petite,  a  leur  mesnie 

süustenir.    Tost  en  fu  seue 

des  larrons  lointuins  et  meiie 
1395     hl  renommee  en  paiz; 

et  pour  ce  i  sunt  envaiz  H.  „pour  ce  sunt" 

deus  fels  larrons  d'autre  contree     H.  „feus  od.  fius" 

et  out  leur  voie  aprestee. 

Si  s'en  sunt  a  l'ostel  venuz. 
1400    Lez  pors  trestouz  grans  et  menuz 

ont  aculliz  et  lez  ameinent 

et  d'errer  grandement  se  painent; 

mes  pour  nient;  veirement  faillent 

a  leur  propos  et  se  travaillent; 
1405    entour  le  bois  ont  tant  erre, 

que  il  fu  ja  pres  d'ajourne. 

Quant  ourent  lougues  tournie 

et  ourent  ja  bien  espie 

temps  d'Jssir  du  bois,  —  ce  leur  semble  — ;  H,  „se  leur" 
1410    si  comme  eulz  parolent  ensemble, 

—  l'un  voulet  l'autre  aresonner  — 

si  oirent  le  saint  sonner, 

que  se  levoient  a  niatines       H.  „que  se  vo  levoient" 

lez  freres  aus  euvres  deviues 
1415    acomplir;  adonc  s'esbahissent; 

a  Saint  Evroul  vont  et  geissent 

leur  larrecin,  leur  mauvestiez, 

qu'avoient  fet  et  que  hetiez 

estoient  d'enbler  leur  substance, 
1420    que  venus  estoient  de  France  H.  „et  que" 

iluec  pour  fere  cele  euvre. 

Adonc  Saint  Evroul  leur  descueuvre 

sa  volente  et  leur  pardonne 

leur  mesfez  com  sainte  personne. 


1397.  .  .  .  diio  saevi  latrones  . , .  sagt  Ord.,  weshalb  ich  das  Blinsche  „fin" 
verwerfe. 

1412.  saint  statt  saiu  =  signuni    (Volksetyraologie),    vgl.  Foerster,    „Erec 
und  P^nide",  Glossar. 

1413.  Mau  wird  hier  wohl  mit  Blin  quer  für  que  setzen;  que  und  quer  sind 
übrigens  in  der  Handschrift  häufig  in  gleicher  AVeise  geschrieben. 


808 


Ferdinand  Danne 


H.  „qui  estoient" 

H.  „ces" 

H.  „reffetonr" 


1425    Tant  leiir  dist  que  se  convertirent 

et  leur  penitance  o  li  firent; 

et  les  fist  moines  sanz  delai, 

ne  refusout  ni  clerc  ni  lai. 

qui  a  li  s'en  vousist  veuir, 
1430    s'ir  en  bien  se  vousist  tenir. 

A  la  recommandacion 

de  la  sainte  religion 

et  de  la  gloriouse  vie 

du  treshouorable  homme  mie 
1435    De  devon  trespasser  ne  tere, 

ce  que  dieu  vout  pour  s'amour  fere 

par  un  de  ces  moines  premier, 

qui  estoit  son  refectourier. 

Empres  eulz  un  corbin  mennoit, 
1440    qui  pres  du  refectour  avoit 

son  ni  fet  a  ses  coibineaux, 

qui  li  sembloient  assez  beaux. 

En  refectour  par  la  fenestre 

mal  elose  entrout  et  troublet  l'estre. 
1445    Les  oes  chascun  jour  emportoit 

et  ses  poucins  en  confortoit; 

au  refectourier  ennnuia, 

de  Saint  Evroul  mout  s'afia 

et  pria  dieu  devotemcnt, 
1450    que  il  leur  envoit  veugement 

de  cel,  qui  si  leur  biens  enporte; 

assez  tost  elz  trouverent  morte 

l'oisel  souz  Tarbre  avec  son  ni. 

Einsi  i  est  mort  et  honni, 
1455    quiconquez  soit,  qui  leur  vult  uuire, 

ne  puet  durer  que  tost  ne  muire, 

ou  tost  perist,  ou  sanz  essoinne 

se  convertist  et  devient  moine. 

Douc  eil  qui  tout  set  et  esgarde 
1460    et  vcit  bien,  que  pas  ne  se  tarde 

de  bien  fere  son  champion, 

de  maintenir  religiou, 

son  euenr  lui  aferme  et  conforte, 

1437.  Ord,  sagt:  per  (luenidam  discipiiloniin  honorificentissimi  viri  . 
Dichter  schrieb :  »par  uu  de  ces  moiues  preiniers 

qui  estoit  ses  refectourier«"! 
1452.  l'oisel  .  .  .  morte  ist  durch  den  Reim  gesichert. 


H.  „empörte" 


H.  „veust" 


.    Der 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  809 

commeiit  qu'il  ait  bjitaille  forte, 
1465    qu'il  veille  en  bien  perseverer, 

poiir  moDSitrer  et  pour  reveler 

a  ceulz  qiii  apres  lui  vendront, 

comment  en  bien  se  coutendront. 

Ja  soit  ce  que  il  plus  desire, 
1470     la  com]){ignie  des  gens  fuire 

et  en  un  desert  demourer, 

pour  dieu  plus  en  pez  aourer,  H.  „empez" 

si  veut  il  estre  ou  son  couvent; 

quer  il  avient  trop  bien  souvent: 
1475    quant  le  fondement  d'une  chose 

a  desfaut,  que  a  la  parclose 

s'en  vet  decheant  l'edefice. 

Pour  ce  vout  il  en  son  office 

demourer.  que  il  commenga 
1480    et  maintenu  juqu'en  ci  a:  H.  „maintenue" 

il  doute,  s'il  s'en  partireit, 

Tedefice  vacillereit,  H.  „vacillerent" 

et  se  doute,  se  il  queist 

son  aise  et  son  vouloir  fäist, 
1485     qu'aus  autres  ne  feist  domage.         H.  „que  aus" 

Pour  ce  demeure  comme  sage 

le  prince  de  Tost  qui  bataille  ; 

contre  la  char,  le  monde  aille, 

o  Tost  est  prest  bataille  prendre, 
1490    et  hors  Tost  set  niult  bien  enteudre        H,  „soit^' 

a  j)roier  dieu  secreeuient 

et  monter  viguerousement 

de  vertu  en  vertu  drechant 

et  a  dieu  touzjours  aprecbant. 
1495     De  sa  seiute  la  reuomuiee 

a  couru  par  mainte  contrec  H.  „conti  e" 

et  de  sa  grant  religion 

le  nun  j)ar  mainte  region 

et  ala  par  maintes  i)roviuccs, 
1500    si  que  l'oirent  reis  et  priuces; 

et  pour  c'a  li  souvent  venoient 

et  a  lui  se  recommandoicnt. 


148t>.  Vgl.  Ord.  „Persiptit  ergo  piinceps  ngoiiizaütis  exercitiis,  et  in  acie 
ut  luiles  pugnans  et  extra  aciem  ut  furtis  ductor  per  iiicrenuiita  virtutuui  sese 
proferendo  flublimans". 


g|Q  Ferdinand  Danne 

Sa  sainte  conversation 

les  emout  a  devocion; 
1505    mout  de  nobles  a  lui  venoient 

pour  le  bien^  que  en  lui  savoient, 

et  lui  prient  devotement: 

qu'en  non  du  sire  qui  ne  ment  H.  „que  en' 

veille  a  leur  prieies  entendre 
1510    et  eulz  de  l'anemi  desfendie! 

Et  de  leur  biens  mout  li  donnerent 

et  de  leur  heritages  erent 

pres  de  donner,  de  leur  mesons 

et  de  leur  grans  possessions; 
1515    et  par  cbarite  mout  li  prient, 

pour  ce  que  mout  en  li  se  fient : 

que  il  veille  tielz  Ileus  fonder, 

ou  religion  habender 

puisse,  et  fere  tel  servise, 
1520    qui  a  dieu  plese,  a  sainte  eglise, 

et  veille  fonder  abbeies 

et  mettre  i  gent  de  saintes  vies, 

telz  gens  con  bon  li  semblera 

et  tele  ordre  con  lui  plera, 
1525     hommes  ou  fames,  qui  voudra, 

—  quer  ja  nul  d'eulz  ne  s'en  doudra  — 

et  tielz  personnes  abbes  face,  H.  „abbe" 

qui  plesent  a  dieu  par  sa  grace, 

et  leur  sougiez  gouverner  puissent 
1530    et  enseigner,  si  que  elz  truissent 

les  biens  fez,  que  issi  feront, 

tant  eomme  en  vie  seront. 

Saint  Evroul  recet  leur  prieres 

et  fist  tant,  —  ne  demoura  gueres  — 
1535    que  quinze  abbaies  fonda, 

ou  mout  de  bien  puis  abonda: 

hommes  et  fames  i  asenne; 

cbascune  gent  par  soi  ordeune  H.  „gens" 

et  mist  prelaz  a  s'ordenance, 
1540     qui  sachent  boune  connoissance 

meuer  et  gouverner  si  bien 

leur  sougiez,  que  n'i  faille  rien.  H.  „qui" 

Quant  ordene  out  bien  ses  cboses 

et  out  bien  lez  mesons  encloses 
1545    et  ordenees  les  personnes, 


Das  altfranzösische  Ebrultusleben  811 

les  moines  et  auxi  les  nonnes, 

il  en  son  moustier  demoura, 

ou  dieu  devotement  oura 

et  ses  moines  mout  amoneste, 
1550    que  leur  vie  soit  bien  honeste, 

et  que  de  bien  en  mieux  profitent        H.  ,,qne  bien" 

et  en  bien  fere  se  delitent 

et  de  l'tmemi  bien  se  gardent 

niiit  et  jonr  —  et  point  ne  se  tardent  — 
1555    de  ßou  enging,  de  sa  malice 

et  soient  nez  de  chascun  vice. 

Le  nons  dez  lieus  que  il  fonda, 

ou  mout  de  granz  biens  abonda, 

n'avon  pas  ore  en  memoire; 
1560    quer  par  lonctemps  en  fu  l'lstoire 

oubliee  par  negligence  H.  „oublie" 

et  de  lonctemps  par  la  rauence. 

Par  'üü*  cens  ans  demoura 

desert,  que  nul  ne  restora; 
1565    Mes  öez  que  Viel  nous  conte, 

qui  a  mout  grant  chose  se  monte; 

quant  jeune  esfant  pieg'a  estoit, 

que  mout  volentiers  s'aprestoit 

et  pour  öir  et  pour  aprendre 
1570    et  pour  bien  lez  biens  fez  aprendre 

des  anciens,  qui  jadis  virent 

les  fez  dez  sains  et  lez  escrirent. 

Conmie  le  roy  Cliildehert  et  la   roine  viudreut  voir 
St.  Evroul  a  l'eglise  Notre-Dame-dii-hoys. 

A  cel  temps  que  la  renommee 
del  Saint  fu  par  maiute  contree 
1575     espandue  et  mouteplia, 

aus  oreilles  de  molz  cria, 

si  vint  juquez  au  roy  de  France 

Childebert  de  lui  congnoissance; 


1551.  „de"  nach  Blin  hinzugefügt. 

1576.  crier  ist  hier  in  auffallender  Weise  gebraucht. 

1578.  Childebert  11.  (Childebcrtns),  Sohn  Sigeberts  und  der  berühmten 
Brunehaut,  war  König  von  Aiistrieii  570—596.  Die  Königin  hiess  Faileube.  Der 
Besuch  des  Königs  zu  St.Evroult  hat  nach  Prev.  zu  Ord.  Vit.  t. 6,  61)  nach  dem 
28.  März  593  stattgefunden,  weil  in  die.scr  Zeit  Childeb.  von  seite-n  seines  Onkels 
Gontran  grosse  Landstrecken  im  westl.  Frankreich  zufielen,  die  er  wohl  in  Be- 


812  Ferdinand  Danne 

si  out  de  veer  le  prodomme 
1580    mout  grünt  tulent  —  ce  est  la  somme  — 

et  aatressi  out  la  roine;  H.  „aiitressi  si" 

le  roy  pria  et  s'i  eneline; 

il  lui  otrie  bonnement. 

Eulz  s'apareillent  vistement 
1585     et  au  chemin  mout  tost  se  mestent 

et  d'errer  briement  s'entiemetent 

et  ou  eulz  meinnent  leur  mesnie; 

en  Ouche  vindrent  sanz  tardie, 

en  lieu,  ou  est  ore  l'eglise 
1590    de  Notre-dame  bien  assise. 

Ilec  est  le  roy  descendu 

de  son  cJieval  et  deffendu, 

qu'au  Saint  moleste  nul  ne  face, 

mes  se  painnent  touz  en  la  place 
1595    d'atorner  sei  devotement, 

et  la  ro'ine  ensement, 

pour  encontrer  le  serjant  dien, 

qui  demouret  en  icel  lieu. 

Donc  sont  lez  clers  appareilliez 
1600    dez  sainz  vestemenz  et  bailliez 

ont  reliques  et  mis  en  place  H.  „reliquis" 

sus  dras  de  soie,  si  que  place 

a  dieu  leur  appareillement 

et  la  croiz  et  l'encensement.  H.  „ensensement" 

1605    Illuec  veulent  le  saint  attendre; 

mes  le  roy  coramanda  a  prendre 

les  reliques  et  a  porter 

contre  le  saint,  pour  conforter 


sitz  nehmen  wollte.  Einige  meinen,  es  handle  sich  hier  um  Childeb.  I.  (511— .558) 
und  dessen  Gemahlin  Ultrogote,  was  jedoch  sehr  unwahrscheinlich  ist;  andere 
dachten  an  Childebert  TIT.,  der  unter  der  Vormundschaft  des  Meiers  Pipin  von 
Heristal  von  695 — 711  regierte,  was  ebenso  unwahrscheinlich  ist.  Übrigens  sagt 
das  Ms.  von  Alen^on  Nr.  11  ausdrücklich:  „Childebert,  Sohn  Sigeberts".  Vgl. 
darüber  Bull,  de  1.  soc.  bist,  et  areh.  de  l'Orne  VI.  3,  268  und  p.  290.  „Hilde- 
berto,  Sigeberti  filio". 

1590.  Notre-Dame-du-Bois  auf  dem  rechten  Ufer  der  Charentonne,  nicht 
weit  von  der  alten  Abtei,  wird  hier  wohl  gemeint  sein,  obgleich  in  dieser 
Gegend  mehrere  Kirchen  „Unserer  lieben  Frau"  geweiht  sind.  Nach  Prövost 
zu  Ord.  Soc.  de  l'hist.  de  Fr.  6,  p.  70  weist  die  V.  1675  bezeichnete  Örtlichkeit 
gleichfalls  auf  diese  Stelle.     Heute  steht  unweit  N.-D.-du-Bois  eine  Kirche. 

1602.  place  ist  Subj.  Pres,  von  plaire  neben  plaise  und  pleise.  (Vgl. 
Bartsch-Wiese,  Chrestomathie  9.  Aufl.  p.  344.) 


Das  altfrauzösische  Ebrulfusleben  Si3 

sei  miez  assez,  quant  les  verra;        H.  „sei   oder  lei" 
1610    quer  bien  croit  que  mout  li  serra;       "^'es  verra" 

au  chemin  ae  met  sanz  attendre, 

et  les  clers  lez  reliques  prendre 

veulent;  mes  remuer  nes  pourent; 

touz  esbahiz  ilec  demoureut. 
1615    A  terre  a  ouraison  se  mettent, 

de  prier  dieu  mout  s'entremettent, 

qui  les  puisse  d'icele  place  H.  „puisse" 

porter  avant  par  soue  grace. 

La  reine  devotement 
1620    a  dieu  pria  mout  humblement, 

que  s'il  lez  deugne  conforter 

et  les  reliques  transporter 

let  ovec  eulz,  qu'eu  icel  lieu 

fera  fere  en  l'enneur  de  dieu 
1625    et  de  sa  mere  bele  eglise, 

grant  et  large,  de  bele  guise; 

et  quant  el  out  einsi  oure, 

eulz  n'i  ont  gueres  demoure; 

aus  reliques  ont  lez  mains  mises; 
16.H0    mes  eulz  sont  si  a  terre  prinses, 

que  ne  lez  pourent  remuer: 

atant  se  pourroient  tuer, 

Adone  fu  triste  la  reine 

et  bat  mout  forment  sa  petrine 
1635    et  dit,  que  c'est  par  ses  pechiez,      H.  „ces  pecbiez" 

que  ilec  sont  issi  fichiez, 

que  veer  ne  peut  le  saint  homme; 

doncquez  a  dit  et  le  consomme: 

que,  se  dieu  consent  par  sa  grace 
1640    et  cele  au  seint,  que  de  la  place 

leur  reliques  puisseut  mouvoir, 

qu'a  dieu  pramet,  et  iert  tout  voir, 

que  de  marbre  une  bele  pierre 

fera  tost,  por    v  autel  qiierre; 
1645    et  si  le  lui  presentera 

et  un  autel  fere  en  fera. 

Sitost  qu'out  la  parole  dite, 


1618.  par  soue  grace;  soue,  das  um  die  Mitte  des  13.  Jahrh.  verdrängt 
wurde  (vgl.  Meyer-Lübke,  Gramm.  I.  194)  findet  sich  nur  dieses  einemal  und 
4101  im  Ebrulfusleben.    Der  Dichter  schrieb  es  wohl  häufiger. 


814 


Ferdinand  Danne 

pour  voier  du  Saint  la  merite, 

les  reliques  se  remnerent 
1650    par  eulz;  udonques  les  porterent 

et  vout  vers  le  saint  a  Tencontre; 

et  le  prodou  si  lez  rencontre 

et  des  moines  grant  compag-nie, 

qu'il  avoit  ja  o  sei  cuillie, 
1655    et  de  peuple  grant  multitude,  H.  „peiiple  rault" 

qui  mestent  grant  eure  et  estude 

a  recevoir  le  roy  a  joie; 

encontre  Tont  enmi  la  voie; 

et  Saint  Evroul  o  li  l'enmaine, 
1660    a  hennourer  lei  met  graut  peine; 

trois  jours  ilecques  sejourna 

et  au  quart  si  s'eu  retourna; 

Mes  souz  seel  avant  il  donne  H.  „avant  donne" 

a  Saint  Evroul  en  sa  persouue 
1665    quatre-vins  et  dis  et  noef  villes, 

tielz  choses  ne  tient  pas  a  viles  H.  „villes" 

Saint  Evroul,  mes  mout  le  niercie. 

Et  le  roy  et  sa  compagnie 

a  Saint  Evroul  se  recommande, 
1670    a  chemiuer  sa  gent  commande. 

Donc  s'en  revont  en  leur  contree 

sainz  et  liez  touz,  sanz  demouree. 

La  reine  pas  ue  s'oblie, 

son  veu  oublier  ne  veut  mie. 
1675    En  tertre  qui  au  bois  s'adonne, 

pres  du  ruissel  de  Cherentonne 

et  du  bois  de  l'autre  partie, 

a  madame  sainte  Marie 

a  fondee  mout  bele  eglise, 
1680    grant  et  bele  a  grant  devise, 

et  si  a  fet  parmi  la  terre 

un  bei  autel  de  marbre  querre, 

pour  emplir  son  veu  et  s'eutente. 

A  Saint  Evroul  tost  le  presente,  S 

1685    et  il  l'a  fet  en  euvre  metlre;  * 

et  si  con  Ten  trouve  en  la  lettre, 

ilecquez  par  mout  d'ans  dura; 

mes  apres,  quaut  nul  n'en  cura, 

que  le  lieu  si  fut  tout  lessie 
1690    et  ert  desert  et  tout  plessie 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  815 

le  bois  et  chai  la  chappele 

—  qui  avoit  este  jadis  bele,  — 

et  l'autel  quasse  et  brise 

et  par  pieces  tout  debrise, 
1G95    il  avint  qiie  'i'  chettif  bomme, 

qui  pas  ne  priseit  ime  poinme, 

une  grant  piece  en  enporta,  H.  „emporta" 

en  autre  lieu  la  transporta; 

et  Uli  chai  par  aventure 
1700    la  pierre,  qui  estoit  mout  dure, 

et  par  le  milieu  la  brisa;  H.  „melieii" 

et  de  ce  pas  ne  s'avisa, 

qu'a  dien  malement  despleseit 

ce  que  de  la  pierre  feseit; 
1705    quer  il  en  print  mout  tost  veujance;       II.  „empriut" 

ilec  demonstra  sa  puissance: 

quer  tost  avant  que  l'an  passa, 

romme  du  siecle  trespassa. 

En  l'eglise  qu'oez  retrere, 
1710    la  reine  si  a  fet  fere 

deus  autex  en  bele  maniere: 

Tun  devant  et  l'autre  derriere; 

eil  derrier  de  la  trinite 

est  fonde  par  humilite; 
1715    l'antre  est  de  la  virge  Marie, 

vers  qui  tost  le  mond  s'umilie 

par  reson  en  subjection 

et  par  droite  devocion. 

Et  si  a  l'en  dit  mout  souvent, 
1720    que  de  nonnains  i  out  couvent; 

et  ilec  avet  cimetiere  H.  „eimetere" 

et  i  porta  Ten  mainte  biere, 

et  Corps  de  moineS;  qui  mouroient, 

que  ilecquez  touz  enterroient; 
1725    et  mout  de  nobles  la  reposent, 

hommes  et  fames  ilec  posent. 

Mout  i  a  de  sarquex  de  pierre, 

que  Ten  treuve,  qui  lez  veult  querre. 

La  cause,  pourquoy  lez  portoient 


1699/1701.  Ord.  „sed  casu  illud  per  medium  fregit". 

1729.  Ich  lese:  „La  cause  pourquoy  lez  portoient  haut  en  terre;  pour  ce 
fesoient,  que  trop  d'eve  a  en  la  valee".  Blin  liest:  „La  cause  pourquoy  les 
portoient,     haut    cnterrer   pour  ce  fesoient,    est    que    trop    d'eve  a  la  va]6e". 


816  Ferdinand  Danne 

1730    haut  en  terre;  pour  ce  fesoieut,  H.  „enterrer" 

que  trop  d'eve  a  en  la  valee, 

qiii  du  bois  i  est  avalee. 

Sitost  que  la  fosse  estoit  feie, 

Teve  i  sourdet  et  ert  implete. 
17r,5    En  yver  especiaument 

i  court  eve  coramunalement; 

si  que  Ten  treuve  en  cele  eglise 

mout  beaus  serqueus  a  grant  devise, 

si  qu'ilec  lez  serqueus  sont  signes  H.  ,.ilet" 

1740    qu'elz  furent  a  personnes  dignes. 

Viel  ces  ehoses  nous  raconte 

et  en  son  livre  en  fet  grant  conte. 

Apres  avint  que  le  saint  homme, 

qui  ne  prisoit  pas  uue  pomme 
1745    tout  le  bonban  de  ceste  vie, 

a  son  vouloir  ne  poet  mie 

dieu  proier  a  sa  volenti,  H.  „proir" 

que  de  gens  n'eust  a  plante 

touzjüurs  0  lui,  qui  le  troubloient 
1750    et  de  sa  devocion  mouvoient. 

De  son  moustier  a  ordene 

mout  bien;  puls  ne  fut  homme  n6, 

qui  seust  quel  part  il  ala;  11.  „que  part" 

en  une  croupte  s'avala^ 
1755    quant  fu  de  son  moustier  embl6 

et  s'enfui  tout  en  emble, 

si  qu'a  nuli  nel  revela,  H.  „null  un  revela" 

fors  qu'a  un  moine  qu'apela, 

et  si  li  a  tout  revele, 
1760    et  celui  l'a  mout  bien  cele. 

Marc  out  uon,  son  filleul  estoit, 

si  que  de  lui  ne  se  quetoit, 

mes  du  tout  en  lui  se  fiout 

pour  la  graut  amour  qu'a  lui  out.     H.  „aniour"  fehlt 
1765     II  mout  de  ces  seerez  savoit, 

que  Saint  Evroul  diz  lui  avoit. 


Ord.  .  .  .  quoium    illnc    cadavera   bajulabantur    ad    sepeliendum,    quia    in  valle 
palustris  huinus  erat. 

1757.  Der  Handschrift  entsprechend  wäre  zu  lesen:  si  qu'a  nul  il  n'en  re- 
vela, H.  „si  qua  nuli  =  nn  oder  uu".  —  Und  doch  könnte  man  mit  Blin 
schreiben:  „si  qu'a  nul  il  uel  revela".     Ich  schreibe  nuli  nel. 


Das  altfranzÖsisehe  Ebnilfuslehen  ^{' 

La  croupte  la,  ou  s'est  teuii, 

qu'u  s'abbaie  n'e.st  venu, 

est  soulz  -i*  mout  uuilt  plaiu  de  brauelies 
1770     il  u'i  a  ue  mesou  ue  g-ranches, 

pres  d'uu  ruissel,  qui  pas  ue  grieve; 

auxi  comme  a  demie  lieve 

pres  du  moustier  estoit  la  croupte. 

Ilec  va  et  dedeus  se  boute 
1775    et  a  illec  trois  ans  este 

et  en  yver  et  en  este, 

que  ne  le  sout  homme  vivaut, 

excepte  Marc;  donc  estrivant 

sont  lez  moines  communemeut, 
1780     Fun  vers  l'autre  trop  malemeut. 

L'ennemi  entr'elz  a  treuiis 

si  g-rant  envie  et  anuis 

et  si  grant  heigne  et  tele  noise,  H.  „beige" 

que  quelque  part  que  Tun  s'eu  voise, 
1785     l'autre  si  le  sieut  par  envie 

et  Tun  a  l'autre  ne  fuit  mie, 

chascun  de  mal  a  l'autre  fere; 

si  que  taut  monta  cel  afere, 

et  gourgoucerent  longnenient, 
1790    que  la  chose  ala  malemeut. 

Taut  ont  tencic  et  gourgoucie, 

que  elz  se  sont  entreblecie, 

et  tant  ja  sont  en  cous  ruez,      H.  „ia  en  coum  ruez' 

que    ii"  se  sont  entretuez. 


Cotnuie  apres  que  1i  dyahJe  euf  fait  entrettiet*  deii.r 
rellgieu.r  en  Vahsence  de  m.  st.  livvoiil,  le  hon  sainf 
j/otirsiiivit  le  üyahle  a  liJch((ttfoiir  si  le  honUi  en 
nne  four  ehante;    et  puis    apres   resuscita  ses  üeux 

relif/ieujc. 

1795    Les  autres  couroucicz  en  furent; 
ou  leur  nicstre  fu,  pas  ne  sureut. 


1772.  Heisst  hier  wohl  „ungefähr".   Vgl.  dazu  Z.  f.  r.  Phil.  35,  1911,  p.  733. 
tont  aussi  con  iu  der  Bedeutung  „so  gut  wie"  liegt  vor  im  V.  2380. 

1773.  la  croupte  war    in    der    Nähe    der  Quelle  St.  Kvroult,     (S.  zu  1277). 
1793.  Blin  liest   „et  tant  ja  cnconstre  ruß"? 

Ilomanische  Forschungen  XXXII.  52 


g|§  Ferdinand  Danne 

Quant  enlz  fureut  touz  assemblez, 

Marc  s'en  est  tantost  d'eulz  eiublez     H.  „Marcc'est 

et  a  son  mestre  va  plourant.  tantost" 

1800    Quant  il  le  voit  venir  eourant, 

il  pense  bien,  que  sans  resou 

n'est  il  pas  parti  de  meson; 

contre  lui  va,  si  li  enquiert 

pourquoy  il  court  et  que  il  quiert  ? 
1805    Donc  li  a  Marc  tantost  eonte: 

que  le  contens  est  tant  monte 

entre  lez  moines  qu'ont  tue, 

tous  entr'elz  tant  se  sont  rue 

et  fern  Tun  l'autre  et  batuz, 
1810    que  "ii"  en  sont  mors  abatuz. 

Quant  a  ce  oi,  si  fremi 

et  puis  a  ploure  et  gemi 

et  vint  tost  la,  ou  euJz  estoient 

et  grantment  couroueiez  sembloient;  H.  „grantement'' 
1815     et  quant  il  vint  pres  de  l'eglise 

—  si  comme  Viel  le  devise  — 

en  Heu,  ou  l'eglise  est  fondee 

et  est  de  nouvel  restoree, 

trestouz  lez  saiuz  par  eulz  sonneient, 
1820    mout  tres  bou  son  en  bois  donnerent, 

et  ceulz  du  moustier  Nostre-Dame, 

sans  ce  que  i  toucbast  nul'  ame, 

et  de  Saint  Martin  ensement, 

qui  jadis  ancieuuement 
1825    Elegant  estoit  apelee, 

par  excellence  einsi  nommee. 

Ilec  lez  bonues  genz  venoient 

et  le  servise  dieu  ouoient 

en  cel  lieu,  qui  d'ancessourie  H.  „daneesourie" 

1830    fu  apele  Bercoterie. 


1798.  Marc  (Malchus). 

1814.  Der  Dichter  schrieb  wohl  grantment  (vgl.  V.  2133,  '2730,  385(5),  das 
ihm  besser  in  den  Vers  passte. 

1825.  Elegant  (basilica  S.  Martini,  qui  Elegaus  dicebatur). 

1829.  Ea  liegt  nahe,  der  Handschrift  gemäss  zu  schreiben  „d'ancessourie" ; 
aber  Ord.  sagt:  „in  loco  qui  Bercoteria  vulgo  nuncupatur";  und  demzufolge 
könnte  man  wohl  dans  ce  sourie  setzen.     Blin:  „dans  la  Sourie". 

1830.  Bercoterie  (Bercoteria);  dazu  führe  ich  an,  was  Prevost  zu  Ord.  t.  6, 
p.  72  sagt:  „II  existe  sur  la  commune  de  St.  Evroult  nn  hameau  de  la  Blotti6re, 


Das  altfranzösischc  EbrulfiiHleben  SIVI 

Quant  reunemi  a  ce  veu 

et  a  poiir  voir  aperceu 

que  saiut  Evroul  ilec  retorne, 

tautost  fet  et  pas  iie  sejoiirue 
1835    et  se  met  en  ime  autre  giiise 

et  a  tost  forme  d'omnie  prinse 

et  plus  ilecqiies  ue  sejourue; 

s'eufuit  trouble  et  mat  et  moine, 

Saiut  Evroul  sou  filleul  apele 
1840    et  lui  a  dit  paiole  tele: 

„Veiz-tu,  dist  il,  cel  homme  la, 

qui  la  s'eufuit,  qui  se  cela  II.  „sela" 

avant  que  ci  veuuz  fussou, 

ue  que  ci  raperceusson"? 
1845    Celui  a  dit:  „Je  nel  vei  mie". 

Donc  a  dit:  „C'est  eil  qui  l'euvle 

eutre  nos  freres  a  meu^ 

et  il  s'est  bien  apperceu,  H,  „ccst" 

que  ci  pour  lui  chacier  venoie; 
1850    pour  ce  s'est  il  luis  a  la  voie        H.  „pour  ce  cestil" 

et  a  pris  huraaiue  figure; 

quer  demourer  o  mei  n'a  eure".     H.  „o  met" 

Donc  s'eu  va  l'ennemi  fuiant; 

Saint  Evroul  le  va  parsuiaut; 
1855    de  foir  ert  mout  apreste, 

mes  par  force  s'est  arresle;  H.  „c'est" 

(juer  de  foir  n'a  plus  congie, 

si  a  graut  piece  ilec  sougie 

tant  que  saint  Evroul  est  veuu ; 
1860    ilecques  la  pres  atendu 


dans  le  iioni  duquel  M.  Stapleton  croit  reconnaitre  uiie  alteiation  de  la  Ber- 
coterie.  Nous  regrettons  de  ue  pouvoir  nous  associer  ;i  cette  conviction-,  uiais 
nous  pensons  avec  lui  qu'au  Xle  sifecle  l'emplacement  de  l'abbaye  faisait 
partie  du  teiiitoiie  de  Bocquence,  et  les  ciicoiiscriptions  feudales  ue  uüus 
paraissent  laisser  aucun  doute  ;i  cet  egard.  L'6glise  de  Bocquence  est  dediee 
ä  ,St.  Martin,  et  11  ue  serait  peut-etre  pas  impossible,  malgrö  la  distance  d'une 
lieue,  que  ce  ne  ffit  lä  qu'il  fallüt  placer  Saint-Martin-rElegaut,  si  notre  auteur 
(d.  i.  Ord.  Vit.)  ne  donnait  un  d6inenti  formel  ä  cette  opiuiou  en  disaut  que  de 
son  temps  le  teiritoire  oii  devait  etre  situeo  cette  6glise  s'appelait  la  Ber- 
coterie." 

1860.  Ich  lese  gemäss  der  H  : 

ilecques  l'a  pres  atendu, 

et  si  couit,  est  si  ecliaute  H.  „e<" 

52* 


gOQ  Ferdinand  Danne 

et  si  coiirt,  est  si  escliaufö  H.  „et  sl  eschaufö" 

que  il  a  boute  le  malfe 
en  'i-  four,  tout  prest  de  pain  cuire, 
Sans  ce  qne  a  rien  peust  uuire, 
1865    ne  aus  peins  ne  aus  femmes  qu'ierent,     H.  „au  femmes, 
qui  a  cuire  le  pain  porterent.  Q^^i  ^  erent" 

Un  liuis  de  feir  ilec  trouva, 

le  prist  tan  tost  et  aucrouva,  H.  „a  pris  tantost 

0  l'uis  de  feir  enferme  l'a.  et  ancrova" 


Conitne  apres   qtie  m,  st,  Bvroiil    eut  rnys  le   dyahle  en 

four  ehaultef  le  pain  fnt  miranileusenient  euyt  a  terre 

devant  la  four,  et  ne  fist  dyahle  mal  a  rien. 

1870    Et  puis  lez  femmes  apela, 

qui  estoient  mout  tormentees; 

quer  eulz  perdoient  leur  fornees. 

Si  leur  dist:  „Ne  vous  esmoiez, 

mes  devant  le  four  netoiez 
1875    la  terre  et  lez  peins  i  metez 

dessus,  ne  vous  entremelez  H.  „dessus  et  ne" 

de  rien  plus;  quer  en  ceste  place 

vous  fera  dieu  mout  bele  graee." 

Einssi  fönt  comme  il  leur  commandC; 
1880    et  eu  apres  si  leur  remande, 

quaut  a  dieu  out  fete  proiere,  H.  „fet" 

que  chascune  ses  pains  arriere 

repregnent  et  si  lez  enportent; 

et  Celles  mout  se  reconfortent, 
1885    quant  leurs  pains  beaus  et  bien  cuiz  voieut 

saus  feu;  adonc  le  saint  deproient, 

que  du  malfe  bien  lez  desfende 

et  aus  ostieux  sauves  lez  reude. 

Et  il  a  dieu  tost  lez  envoie.     Tl.  „a  dieu  lez  euvoie" 
1890    N'i  a  celui,  qui  ce  fet  voie, 

que  ne  rende  graces  a  dieu. 

Pour  ce  miracle  jcelui  lieu 


que  il  a  boutö  le  malfö. 
Blin:     ilec  l'a  pris  et  ateindu. 

Est  si  courous,  si  eschaufö 
qu'ilec  a  boutö  le  malfö  .  . 


Das  altfranzöaische  Ebrulfusleben  821 

fut  donc  apele  Eschaufour 

poiir  lu  cause  de  cel  ehaut  four, 
1895    ou  rennerai  fu  enserre 

et  enclos  ovec  l'uis  ferro. 

Apres  au  moustier  retourna 

et  longues  pas  üe  sejourna, 

que  les  "ii'  mors  tost  demanda 
1900    et  aporter  lez  commända 

devant  lui;  lors  fist  sa  priere 

a  dien,  que  eulz  en  vie  arriere 

revenissent;  et  eulz  si  firent. 

Et  adoDC,  quant  saint  Evroul  virent, 
1905    eulz  fireut  leur  confession. 

Apres  0  g-rant  devocion 

il  les  a  tost  commeniez  H.  „il"  fehlt 

du  Corps  dieu  et  rasaziez; 

et  apres  lez  ames  rendirent 
1910    a  dieu;  et  touz  ceulz,  qui  ee  virent, 

0  grant  joie  ont  dieu  mercie 

et  ont  a  dieu  merei  crie; 

et  Saint  Evroul  sans  plus  errer, 

les  -ii"  Corps  a  fet  enterrer; 
1915    et  si  qu'est  cert  leur  sauvement,         H.  „et  qu'est" 

a  dieu  rent  graces  bonnement. 

Comment  qu'escript  ce  ne  seit  mie     H.  „qu'escript  ne 

eoniraunement  tout  en  sa  vie,  seit" 

lez  anciens  qui  apres  erent, 
1920    aus  jeunes  freres  le  noncierent; 

ovecques  tout  cela  il  dirent      H.  „ovec  tout  celadireut" 

a  Viel,  que  un  ancien  virent,        H.  „que  V.  un  ancien" 

qui  avet  un  mult  tres  bei  livre, 

ou  tout  a  piain  et  au  delivre 
1925     ses  bons  fez  touz  escripz  estoient 

et  tout  a  piain  bleu  i  paroient. 
Un  jour  avint,  qu'apres  la  messe 

—  i  avoit  dez  gens  mout  grant  presse  — 


1893.  Eschaufour  (Escalfou)  uach  unserem  Dichter  so  genannt  „a  cause  de 
cel  chaut  four".  Demnach  wäre  die  Etymologie  des  Wortes  klar,  wie  auch 
M.  Stapleton  zugibt  nach  Prevost  zu  Ord.  Vit.  Prevost  meint,  das  r  sei  später 
hinzugefügt  ähnlich  wie  bei  Velours  und  den  Ortsnamen  auf  fleur.  —  Richtig 
wird  man  allerdings  von  der  Zeit  an,  wo  man  lat.  furnum  mit  four  wiedergab, 
auch  Eschalfour  bezw.  Eschaufour  gesprochen  und  geschrieben  haben.  Das  mag 
zu  Oidericus  Zeiten  wohl  noch  nicht  der  Fall  gewesen  sein. 


822 


Ferdinand  Danne 

remest  iine  chandele  ardant, 
1930    nul  ne  s'ala  de  ce  gardant; 

et  le  feu  art,  —  pas  nc  se  tarde  — 

et  nul  de  ce  De  se  prent  garde; 

eulz  erent  en  devocion. 

Le  feu  et  la  coaibustion 
1935    tuntost  aus  touallles  se  prent 

et  art  tantost  tout  et  esprent; 

et  le  livre  dessus  estoit, 

Tant  comrae  chascun  s'ajjrestoit, 

sont  arses  touailles  et  livre, 
1940    sique  tout  fut  ars  a  delivre, 

sique  du  livre  l'exemplaire 

ne  pout  nul  puis  trouver  ne  fere. 

Quant  lez  moines  ont  ce  veu, 

grandement  leur  a  despleu; 
1945    quer  des  fez  anciens  l'isloire 

et  des  miracles  ert  menaoire; 

et  pour  ce  que  ceuz  poi  savoient, 

qui  donc  ilecques  habitoient, 

en  livre  rien  de  ce  n'escripstrent, 
19öO    mes  aus  jeunes  d'apres  le  distrent        H.  ,.geunes' 

que  veu  et  oi  avoient. 

Et  ceuz  qui  poi  de  bieu  savoient, 

par  peresce  et  par  nonchalence 

ont  trestout  mis  en  oubliance, 
1955     fors  que  itaut  tout  souleinent 

que  un  grant  clerc  mult  soutimeut 

mist  en  escript  briement  sa  vie. 

Ice  temps  u'oblie  Ten  niie. 

Eins  le  list  Ten  en  sainte  eglise 
1960     tout  auxi  couime  il  devise. 

Juques  ci  Viel  nous  raconte, 

ce  qiie  oi  dire  par  conte: 

en  escript  pas  ne  le  trouva, 

par  lez  anciens  le  prouva. 
1965     Or  tournou  donc  a  la  matire, 

que  nous  avon  lessie  arriere, 

ce  qn'en  la  legende  trouvon 

et  par  le  livre  le  prouvon 

de  ce,  dout  nous  avon  memoire,        H.  „donc" 

195G.  un  grant  clerc  —  quidam  aophisla. 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  823 

1070    de  vie,  de  mort  tout  l'istoire 

saus  rien  fausser,  que  nous  puissou 

de  ricD,  que  el  livre  truisson. 

Quant  "xx-  et  'ii*  anz  passez  furent,      H.  „  xxii-  auz" 

puisque  de  'ii-  Jumeaux  s'esmurent 
1975    Saint  Evroul  et  sa  compagnie 

el  ont  mene  mout  sainte  vie, 

et  il  ont  vesquu  saintement 

et  miracles  fez  proprement, 

l'ennemi,  qui  pas  ne  s'oublie, 
1980    de  ses  biens  fez  a  grant  euvie. 

et  du  lieu  la,  ou  il  habite, 

a  tant  fet  que  la  mort  subite 

par  la  soufrance  dien  s'est  mise  H.  „c'est  mise" 

—  si  con  le  livre  le  devise,  — 
1985    en  plus  dez  freres  du  couvent, 

si  que  il  en  mourent  souvent; 

mes  Saint  Evroul  n'en  fuit  mie 

con  le  faus  pastour,  quant  il  guie 

les  bestes  qui  ne  sont  pas  soves,     H.  „lui'  od.  „hui" 
1990    et  de  garder  les  fet  granz  moves; 

mes  quant  il  veit  le  lou  venir, 

ne  se  veult  pas  o  eus  tenir;  H.  „et  eus" 

eins  s'enfuit  et  lesse  lez  bestes, 

et  le  lou  si  leur  croist  lez  testes. 
1995    Mes  con  vrai  pastour  demoura 

o  eulz  et  ou  eulz  laboura 

et  0  eulz  en  print  la  bataille, 

comment  que  le  lou  lez  assaille; 

et  o  eulz  veut  niourir  et  vivre, 
2000    et  pour  lez  diz  l'Apostr'ensuivre. 

Lie  ert  o  ceulz,  qui  joissoient, 

et  plorout  0  ceulz,  qui  ploroient; 

confort  et  exortacion 

leur  fist  par  grant  devocion: 
2005     „Freres,  en  dieu  vous  confortez 

et  tribulacions  portez 

en  pacience;  et  s'apareille 


1982.  la  mort  subite  wohl  die  Pest;    nach  Prevost   zu   Ord.  Vit.    dieselbe, 
die  Gregor  von  Tours  für  das  Jahr  582  erwähnt. 

2001.  Vgl.  Rom.  XII.  13,  gaudebat  cum  gaudentibus,    flebat  cum  flentibus. 
2006.  Vgl.  Rom.  V.  3. 


824 


Ferdinand  Danne 

chasciin  tres  bieo;  nul  ne  sommeille! 

Renouvelon  iios  esperiz, 
2010    les  biens  fez  dos  seront  meriz! 

Bataillon  contre  le  nialfe, 

qiii  si  est  vers  dous  eschaufe. 

Tribulacion  par  sentence 

fet  hom  parfet  en  pacience. 
2015    Un  euer  et  une  ame  soiez 

en  dieu  et  devant  vous  voiez, 

que  dieu  chascun  de  nous  apele; 

chascun  de  nous  ara  autele 

merite,  comme  fu  l'ouvragne; 
2020    pour  ce  donques  nul  ne  se  fengne 

de  veiller;  quer  ne  savon  l'oure 

ne  le  jour,  que  nous  courra  soure 

la  mort.    Beneoit  eil  sera,  H.  „beuoit'' 

que  dieu  veillant  bien  trouvera; 
2025    et  Teur  de  bons,  qui  est  merites,    H.  „et  leur  de  bons 

arout  et  les  maus  oiout  despites."  quiex  merites 

ry-     -^       c  c    ^  arontet  les  maus  ni 

Ems,  lez  freres  conforta,  ^^^  despites" 

et  a  bien  fere  exorta. 

Quant  einsi  soudement  mouroient, 
2030    au  secour  saint  Evroul  couroient: 

et  pour  ce  que  plus  clerement 

apparust,  que  dieu  proprement 

miracles  pour  lui  fet  souvent, 

il  avint,  que  de  son  couvent 
2035    un  moiue  sanz  confession 

mourut  et  sanz  communion. 

Le  moiue  Aubert  fut  apele; 

son  gardain  ne  l'a  pas  cele; 

a  Saint  Evroul  est  tost  couru 
2040    et  dist  que  le  nioine  est  mouru, 

n'est  confes,  n'a  communie; 

einz  est  soudement  devie. 


2025  und  2026  sind  infolge  Unaut'im'iksauikeit  des  Sclireibers  in  der  H. 
nach  dem  Verse  2028  gesetzt;  aber  auch,  wenn  wir  diesen  Schaden  ausbessern, 
befriedigt  uns  die  Überlieferung  nicht  ohne  weiteres.  Man  könnte  vielleicht 
schreiben: 

et  l'eur  des  bons,  qui  est  merites, 
aront,  et  les  maus  mout  despites. 
2010.  Die  Form  mouru  ist  durch  Keim  gesichert.  Vgl.  Desch,  f.  135  peuple 
de  fain  avez  mouru  (Nyrop.  Gr.  lii&t.  II,  90,  5). 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  825 

„Et  pour  ce,  beau  pere,  criez, 

que  de  pechie  soit  desliez! 
2045    Yostre  oreisou  conduit  lui  face, 

qui  de  communion  n'out  grace, 

et  le  maiut  tost  a  saiivement, 

qui  de  dien  n'out  garDissement!" 

De  laquel  chose  mout  s'aeuse  H.  ,.l:iquele" 

2050    Saint  Evroul,  mes  pas  ue  refuse 

pour  luy  prier  et  a  sei  teuce 

et  dit  que  c'est  sa  negligence. 

Au  iiet  au  mort  est  tost  venu, 

de  plourer  ne  s'est  pas  lenu;  H.  „c'est" 

2055     lez  armes  d'oureison  a  prinses, 

que  il  pieg'a  avoit  aprises; 

a  terre  couchie  mout  oura, 

en  oreison  tant  demoura, 

que  bien  par  Saint-Esprit  senti 
2060     que  Cil,  qui  onques  ne  menti, 

ses  oreisons  a  entendues. 

Donques  a  dieu  graces  rendues 

et  a  haute  voiz  apela 

le  mort  par  non  —  pas  ne  cela  — :       H.  „sela" 
2065     „Aubert,  lieve  sus  prestement'' ! 

Cil  qui  ert  mort  ja  longuement, 

se  lieve  tout  sain  et  beste, 

con  se  mort  n'eust  point  este, 

et  veit  cel,  qui  l'a  delivre  H.  .,cil" 

2070    des  mains,  ou  il  avoit  este, 

et  dist:  „Bien  viengez-vous,  beau  pere; 

quer  de  senteuce  mout  5!mere 

suy  delivre;  sentence  avoie, 

pour  ce  que  commungie  n'estoie, 
2075    d'estre  de  faiu  mout  tormente; 

pour  ce  sui  mout  entalente, 

beau  pere,  qu'acommegnie  soie, 

si  ert  plus  seure  ma  voie," 

Saint  Evroul  l'a  donc  conforte 
2080     et  commande,  que  aporte 

soit  le  Corps-Dieu  sauz  demource. 

L'Eucharistie  a  donc  douncc 

au  moine;  et  quaut  il  Tont  prinse 

de  sa  niain,  en  nouvcio  giiise 
2085    son  esperit  rendit  h  dieu, 


^26  Ferdinand  Danne 

veaut  tonz  qui  erent  el  lieu, 

qiii  mout  esmerveilliez  estoient, 

qu'ert  resuscite  si  con  voient. 

Saint  Evroul  est  lie,  le  bon  pere,     H.  „est  ue  lie" 
2090    certain  du  salnt  de  son  frere; 

toiiz  soDt  liez  ceulz  de  l'ubitacle 

pour  hl  nouveaute  du  miracle. 

II  est  lie  qn'il  seit  a  decertes^ 

que  rennemi  a  fet  Mi-  peites; 
2095    quer  le  moine  lui  a  tolu 

et  de  paine  l'a  absolu 

par  la  prise  du  pain  de  vie, 

et  va  en  pardurable  vie. 

Les  freres  veulent  joie  fere, 
2100    quer  eulz  voient  bien  qu'ont  tel  pere, 

qui  enfer  a  eonfusion 

met  par  sa  grant  devocion, 

et  s'ont  paour  de  la  tempeste, 

qui  chascun  jour  trop  lez  tampeste, 
2105    de  la  mort,  qui  est  si  soudaine. 

Süuz  le  duttour,  qui  bien  lez  maine, 

ont  moins  de  paour  et  de  deute; 

en  lui  est  leur  fiance  toute. 

Taut  dura  la  mortalite 
2110     et  tant  a  fet  d'iniquite, 

et  tant  est  l'efifort  enviez, 

que  dez  moiues  sont  deiviez 

LXXVIII  par  compte, 

et  dez  serjans  conbien  se  monte 
2115    le  nombre,  n'ai  pas  par  estude, 

qu'il  en  mourut  grant  multitude. 

Que  d'un  aviut  en  leur  presence, 

ue  veil  pas  passer  sous  sillence. 

Le  jour  de  la  nativite 
2120    Nostre  Seigneur,  pour  verite, 

d'un  frere  est  Tarne  ravie, 

dont  necessaire  estoit  la  vie.  H.  „donc'' 

Lez  freres  o  graut  diligence 

sout  apreste  tost;  et  en  ce 


2114 — 17.  Ord.  sagt:  „sed  et  fanuiloruiu  non  niiniiua  itiultitudo'' 
211G,  que  =  parce  que  wie  häutig  in  unserer  Dichtung. 


Das  altfranzösische  Ebrulfuslebou 


827 


.lei" 


H.  „diligement" 


2125    mestent  grant  paine  et  graut  eure: 

bors  du  moustier  a  sepoulture 

l'oDt  porte  et  si  atendoieut, 

que  les  messes  parditez  soient, 

pour  mettre  lui  en  son  dret  lieu, 
2130    et  pour  commauder  lui  a  dieu. 

Touz  plourerent  ceulz  du  couvent, 

quer  mult  de  biens  leur  fist  souvent. 

Tres  diligent  procuratour 

fu  et  bon  administratour; 
2135    et  pour  ee  tendrement  l'emoient:        H.  „enmoient" 

quer  en  lui  mout  de  bien  savoient. 

Quant  Saint  Evroul  lez  vit  plourer, 

pitie  Ten  prist  sanz  demourer. 

De  la  pitie,  qu'il  a  eu, 
2140    Saint-Esperit  a  conceu 

en  son  euer  et  en  sa  i)ensee. 

En  oreison  sanz  demouree 

86  met  et  si  longuement  prie 

a  dieU;  que  tost  revint  en  vie 
2145    le  moine,  que  eulz  tant  emoient, 

pour  qui  si  tendrement  plouroient; 

sa  couppe  bat  et  sa  petrine 

et  de  prior  a  dieu  ne  fine. 

Tant  pria  dieu  et  excita, 
2150    que  le  moine  ressuscita; 

et  quant  saint  Evroul  l'a  veu, 

tantost  li  est  aus  piez  cheu 

et  mout  grandement  le  mercie; 

quer  il  li  a  rendu  la  vie. 
2155     Quant  cele  chose  fu  veue 

des  freres,  ue  fii  pas  teue, 

chascun  a  baute  voiz  s'escrie: 

„Beneet  seit  le  filz  Marie, 

la  virge  dame  gloriouse, 
2160    qui  de  sa  grace  nous  arouse! 

Bien  veon,  que  par  lez  merites 

de  nostre  pere  est  cestui  quitez 


H.  „dieu  que" 


H.  „de  prier  dieu" 


H.  „sef 


2133.  Für  tres  diligemcnt  (vgl.  zu  1814)  schreibt  Blin  „diligent",  dem  man 
wohl  beistimmen  könnte.     Ord.  „Procurator  qnippc  diiigentissiraus". 

2158.  Beneet.  vgl.V.  '2023  und  2218  benoit,  was  in  Beneoit  zu  verwandeln 
ist.    Bei  Ord.  ist  hier  keine  direkte  Rede. 


828  Ferdinand  Danne 

de  mort;  partout  va  la  nouvele 

de  hl  chose,  qui  est  si  bele, 
2165    que  saint  Evroul  lez  mors  suscite 

et  si  garde  de  mort  soubite, 

que  c'est  veir  comme  patenostres 

qu'il  fet  lez  euvres  aus  Apostres. 

Et  pour  c'est  veir,  —  tont  sans  celer,  —    H.  „ce  est"  | 

2170    qu'en  le  doit  TApostre  apeler.  | 

Le  moine,  qui  fut  suscite,  \ 

n'est  pas  de  l'office  quite.  ■ 

Eins  est  mis  arriere  en  l'office 

qu'il  ne  fesoit  pas  comme  iiice. 
2175    L'office  fist  mout  humblement 

et  vesqui  puis  mout  longueraent.  H.  „chout" 

Adonc  la  mortelte  cessa, 

qui  tant  le  convent  abessa. 

Comment  que  cessast  renvaie 
2180    de  la  mort,  ne  cessout  il  mie  H.  „sessout" 

de  prier  pour  lez  trespassez. 

Si  estoit  il  ja  mout  lassez 

de  veillier,  de  plourer,  d'ourer;  H,  de  ourer" 

mout  Uli  plesoit  a  demourer 
2185    o  dieu  en  grant  humilite; 

bien  soit  que  vraie  charite 

pour  Tarne  assez  plus  laboure 

que  pour  le  corps  en  chascune  houre; 

que  ja  soit  ce  que  par  viellesce 
2190    de  droit  aage  et  par  feblesce 

fust  tout  blanc  de  chanisseure; 

resplendissant  noble  figure 

avoit  et  bele  et  graciouse; 

ne  se  donnout  pas  a  oesuse, 
2195    point  espargnier  ne  se  savoit 

pour  tout  l'aage  qu'il  avoit;  1 

touzjours  estoit  en  oreisons, 

jour  et  nuit  en  toutes  scsons, 

jouste  David,  qui  du  prodomme 


2174.  Blin  schreibt:  nice  =  uovice  — ?  aber  nice  ist  -gleich  sot,  dumm, 
närrisch,  einfältig,  was  hier  einen  guten  Siun  gibt. 

2186.  soit  der  Handschrift  ist  wohl  in  seit  oder  besser  sot,  bezw.  sout  zu 
verwandeln.  Onl.  „intelligens  quia  vera  charitas  ampHus  laborat  pro  anima 
quam  pro  corpore"  (vgl.  2305  sait). 


Das  altfianzüsische  Ebnilftisloben  829 

2200    (list  eu  sauter  eu  itel  soninie: 

que  le  prodou  jour  et  iiuit  veille 
•    eu  In  lei  dien,  poiut  iie  sonraeille! 

Tout  ardant  fu  en  cbarite, 

en  toutes  vertiiz  excite. 
2205    Aus  pecheours  mont  doucemeDt 

pardonnout  leur  fol  errement; 

sa  boiiche  gardoit  de  frivole, 

ja  n'en  issi  male  parole, 

de  son  corps  ne  vout  conte  fere; 
2210    trois  feiz  en  l'an  se  fesoit  rere, 

])Our  mesfet,  ue  pour  sourcuidance, 

par  lui  n'out  niil  male  veiijauce. 

S'aucim  lui  aportout  la  perte  H.  „Aiicuu" 

sez  bienz  temporielz  tout  aperte, 
2215    auxi  corame  Job  responnoit 

et  sez  parolez  exponnoit: 

„Diex  nous  douna  graut  et  greignour, 

beuoet  soit  nostre  seignour! 

II  douua  et  il  a  reprius, 
2220    ja  par  moy  n'en  sera  reprins!" 

Taut  de  grace  et  vertu  avoit, 

que  si  tres  bei  parier  savoit,  H.  „paler" 

que  quiconquez  a  deseort  fusseut, 

pour  taut  qu'a  lui  parier  peussent, 
2225    qu'acordez  touz  ue  s'en  ralassent 

et  touzjours  mes  ue  s'entramasseut. 

Trestouz  ceuz  qui  a  lui  veuoieut, 

nobles  et  autres,  quelz  quil  estoient, 

povres,  pelerins,  o  graut  chiere 
2230    reeevoit  —  c'estoit  sa  maniere  — , 

et  ceulz  qui  hantoieut  son  estre 

liez  trestouz  touzjours  voulet  estre.         H.  „Iie" 

Poi  ou  a  paine  avenoit, 

se  aucuu  voeir  le  venoit, 
2235    que  de  lui  le  lessast  partir,    H,  „que  de  lui  lessast" 

qu'il  ue  lui  vousist  departir 

et  donner  dou  graut  ou  petit 

par  amour,  o  graut  apetit. 


2201.  Psalm  I.  2.     „Et  in  lege  domini  meditabitiir  die  ac  nocte." 
2228.  Der  Dichter  schrieb  wohl  noble  et  aiitie,  danu  hatte  er  eiuen  Acht- 
silbner. 


g30  Ferdinand  Danne 

Cortois  fii  et  abandonne 
2240    de  ce  que  dien  lui  out  donne. 

Quant  malades  a  lui  venoient 

et  sa  beneigon  avoient, 

s'en  raloient  sainz  et  joianz  H,  „si  s'eu'' 

et  dieu  le  creatour  loanz. 
2245    Touz  ceulz,  qui  bien  li  enqueioient,    H.  ,.bieu  l'euq  . . ." 

sautö,  salu  tantost  avoient; 

mout  ierent  que  fievres  grevoient, 

si  fort  que  aler  ne  povaient 

a  lui,  pour  leur  sante  conquerre, 
2250    pour  feblesce,  pour  le  lonc  erre.         H.  „flebesce'' 

Si  li  envoient  leur  amis,  H.  ,,si  env." 

depreans  que  le  bien,  qu'a  mis 

Dieu  en  lui,  en  ce  point  leur  vaille, 

et  aucun  poi  de  sa  vestaille, 
2255     ou  aucun  poi  de  sa  saintiire, 

qui  estoit  d'une  corde  dure, 

par  charite  leur  envoiast 

et  que  pas  ne  leur  deneasl, 

ou  d'entour  lui  aucune  chose;  H.  „fn  dentour" 

22()0     quer  s'aucun  tenist  une  pose 

de  lui  rien  o  devocion 

de  fei,  o  bonne  entenciou, 

tost  aveit  leesce  et  sante, 

ja  tant  ne  fust  espuante. 
2265        Apres  avint  qu'en  la  contree, 

qu'une  dame  mout  renommee, 

qui  riebe  ert  et  de  grant  lignage, 

souffret  de  fievre  si  grant  rage, 

que  poi  failleit  que  ne  moureit, 
2270    Nul  miere  ne  la  secoureit 

pour  chose  que  donner  seust, 

ne  saveit  que  fere  deust. 

En  la  parfin  la  renommee 

de  Saint  Evroul  lui  fu  i)ortee; 
2275    donc  lui  requist  en  charite, 

que  d'elle  veille  avoir  pite, 

et  l'ourle  de  sa  vesteure 


2258.  Neben  deneast  könnte  man  auch  wolil  an  deveast  denken.  V^gl. 
289G/97. 

2259 — 2265.  Ord.  „Qui  ex  fide  lioe  ipsum  contingebant,  et  pristina  dona- 
bautur  sanitate". 


Das  altfrnnzösische  Ebrulfiisleben  831 

Uli  envoit  pour  oster  raidure 

de  la  fivre,  qui  la  tourmente. 
2280    Aussitost  qiie  Ten  lui  presente,  H.  „sitost'' 

tantost  fu  seine  et  bien  garie. 

Et  miilt  d'autrez  tielz  maladie 

oDt  escbive  parfetement 

et  en  loent  dien  bonnement. 
2285    „Vez-ci  miere  bien  a  loer,  H.  „Voez" 

qui  tout  Sans  don  et  sans  loer, 

aus  preseus  donue  tost  sante, 

et  ceulz  qui  point  ne  l'ont  bante, 

neis  en  sentent  prestement  H.  „ne  nensentent" 

2290    de  touz  leur  maus  alegement!-' 

Quant  donc  touz  si  a  lui  venoieut 

et  devotement  le  preoient 

pour  certainez  necessitez 

et  fusseut  de  leur  maus  quitez, 
2295    entre  lez  autrez,  qui  i  vindrent 

et  de  sez  biens  aumosnes  priudrent, 

de  bien  lointaigne  regiou 

i  vint  o  grant  devocion 

un  povrC;  piain  de  maladie, 
2300    si  povre  qu'il  ne  poet  mie 

dessus  sez  piez  tout  dret  aler. 

Sou  Chief  couvenet  avaler 

et  sez  mains  sur  sez  genouz  mettre. 

Le  dous  viellart,  qui  entremettre 
2305    se  Salt  de  garir  lez  enfers,  • 

quant  sont  liez  ou  sont  en  fers, 

piti^  Ten  prent  et  dit  lui  a: 

„Frere,  quant  ce  mal  te  lia, 

commeut  peus-tu  ci  venir? 
2310    Qu'il  ne  te  convint  de  feuir       H.  „qu'il  ne  ne  te  convint" 

ta  vie  avant  que  ci  venisses, 

ne  que  Taumosne  ci  preisses!" 

„Sire,  dist  il,  par  cburitC; 

ci  par  double  necessite 
2315    sui  venu  de  lointaigne  terre, 

pour  "ii-  proieres  vous  requerre: 

que  le  fameillous  säulez 


2289.  Ich  möchte  schreiben;  neis  en  sentent  prestement .  .  .  was  der  Über- 
lieferung näher  kommt    als  „neis  ressentent"    (Blin). 


,S30  Ferdinand  Daune 

et  me  garissez,  se  voulez; 

bleu  croi  qiie  bleu  le  pourrez  fere." 
2320     „Or  te  suesfre  im  petit,  beau  frere; 

ilec  t'asie,  ne  t'enmiit  mie!"  — 

Saint  Evroul  donc  a  dieu  supplie 

pour  le  povre.    Saute  lui  douue 

et  a  mengier  lui  abaudonne 
2325    et  le  fet  moiue  et  lui  commaude, 

que  pour  gaaguier  sa  viande, 

eourtillier  soit  donc  et  ei  face 

dez  bles  et  dez  chous  en  la  place! 

Eiusi  con  •ii*  choses  requerre 
2330    i  viut,  bien  emploia  son  erre;  H.  „i"  fehlt 

quer  trois  choses  lui  sont  donueez: 

saute,  aie,  et  sont  mueez 

ses  mours,  et  de  plus  sainte  vie 

icil  abit  et  si  n'a  mie  H.  „eil" 

2335    pour,  d'avoir  faute  de  pain, 

ou  seit  malade  ou  seit  sain, 
Un  autre  hom  i  vint  ensemeut,  H.  „r-' 

qui  sembloit  que  trop  raalement 

malade  fust,  qui  se  faignoit 
2340    contret;  einsi  se  restraiguoit. 

Pour  ce  le  fesoit,  qu'il  peust  , 

avoir  plus  de  pain,  s'il  seust.  \ 

Quant  Saint  Evroul  lui  ot  baillie  i 

l'aumosne,  qu'il  avoit  taillie  ! 

2345    greigneur,  sitost  comme  il  l'out  prise,  f 

une  fievre  en  lui  s'est  mise:  H.  „c'ctjt  mise"  r 

Que  faignet,  lui  est  aveuu  j 

a  certes;  illec  s'est  tenu  H.  „a"  fehlt  „c'est"         } 

et  a  donc  confesse  la  chose,  *, 

2350    la  mauveste,  qui  fu  enclose 

dedenz  lui,  et  assez  briement  i 

kl 
vint  de  vie  a  defiuement,  | 


2337.  Trotz  der  Überlieferung  „e"  nach  un  autre  schreibt  ]?liu  un  autres 
i  .  .  .  „un  autre  om"  scheint  mir  der  Dichter  geschrieben  zu  habeu. 

2352.  Nicht  Orderic,  aber  der  Verfasser  der  Vita  s.  Ebr.  von  Alen9()n 
knüpft  an  die  Erzählung  dieses  Wunders  folgende  beherzigenswerte  Mahnung: 
„Habeaut  ab  hac  poeua  exemplum,  qui  de  rebus  servorum  Dei,  seu  vi,  sive 
fraude,  subripere  quodlibet  temptaverunt!"  (Zu  vgl.  Text  der  Handschrift  11 
(Alengon)  in  Bull,  de  la  soc.  bist,  et  archeologique  de  l'Urne  VI,  p.  296).  Unser 
Dichter  berücksichtigt  sie  nicht  für  sein  Werk. 


I 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben 


833 


Donc  entre  ces  aournemens 
de  vertuz  en  acieissemens 
2355    le  baron,  tres  bien  esprouve, 

s'est  ßi  bien  envers  dieu  prouve,  H.  „ci  bien" 

XX 

que,  quant  •iiii"  ans  aveit 

et  eraet  mout  bien  et  saveit, 

que  bou  sereit  Celui  veoir, 
2360    a  qui  tout  bien  plere  et  seoir  H.  „soier" 

savoit,  et  pour  ee  desiroit 

Celui  veoir,  ou  se  miroit  H.  „uoir" 

et  qu'o  tres  grant  desir  de  euer 

avoit  servi,  et  gete  puer 
2365    tout  le  mont  pour  s'amour  aveir; 

le  desleal  serjant  a  veir 

repreneit,  qui  ne  veut  pas  estre 

en  la  prescnee  de  son  mestre. 

Donc  ehalt  il  en  maladie 
2370    de  fievre,  qu'abreja  sa  vie, 

et  fut   xl*  joura  entiers, 

que  onques  vaillant  -ii-  deniers, 

ne  'i ,  ne  denier  ne  maaille 

ne  menja  de  mortel  vitaille, 
2375    n'autre  chose  fors  soulement 

du  vrai  Corps  Dieu  le  saerement. 

Et  jaseit  ee  qu'il  fust  mout  feble 

de  maladie  et  mout  endeble, 

ne  cessout  d'enseiguer  lez  freres  H.  „sessout" 

2380    tout  aussi  eon  ne  sentist  gueres 

ou  poi  ou  rien  de  maladie; 

einsi  voulet  finer  sa  vie. 

Et  quant  freres  d'ailieurs  venoient 

pour  visiter  lei  et  disoient 
2385    en  preiiunt,  que  par  charite  H.  „preuant" 

eulz  l'ont  ileques  visitö, 

en  plorant,  pour  ce  qu'il  est  tendre, 

qu'il  veille  uucune  chose  prendre, 

pour  miez  soustenir  sa  nature, 
2390    il  responneit:  „Je  n'en  ai  eure; 

tesiez,  tesiez-vous,  beau  douz  frere, 

ne  me  veillies  pas  eunui  fere 


H.  „denier  maaille" 


2385.  Ord.  „dum  precarentur". 

Romanische  Forschungen  XXXII. 


53 


334  Ferdinand  Danne 

n'amonester  de  chose  prendre, 

a  ma  natuie,  qui  est  tendre, 
2395    coDtraire,  qui  me  grevereit, 

a  Tame  et  au  corps  mal  feroit". 

Par  dehors  fain  pas  ne  presseit, 

que  Saint  Esperit  dedens  pesseit. 

Peu  'estoit  de  Tesperance  H.  „pou" 

2400    de  l'esperital  substance; 

certain  estoit,  que  pour  sa  paine 

avret  il  merite  certaine. 
En  la  parfin  tout  l'espira 

Saint  Espir,  et  il  desira 
2405    issir  de  ceste  mortei  vie; 

8on  eieatour  n'oblia  mie. 

Quant  sont  le  jour  certainement 

que  partir  vout,  devotement 

desirout  de  tout  son  atour 
2410    user  dieu  vout,  son  creatour, 

adonc  les  freies  apela, 

son  deces  pas  ne  leur  cela. 

Adonc  commencent  a  plourer, 

qu'o  eulz  ne  voust  plus  demourer, 
2415    dient,  qu'apres  sa  mort  feront? 

Dolenz  et  esbahiz  seront.  — 

Donc  leur  a  commencie  a  dire: 

„Beaus  dous  fiz,  or  lessiez  vostre  ire! 

Soiez  tout  un  en  unite, 
2420    joins  du  lien  de  charite; 

entramez  vous  parfetement 

en  dieu,  esperitelement. 

Gardez  vous  de  la  tricberie 

l'ennemi,  qui  touz  jours  espie; 


2400.  esperitable  oder  esperitele  (vgl.  2422)  wäre  hier  wohl  zu  setzen. 

2402.  Blin  bemerkt  Ed.  p.  46:  „Certaine.  Ün  lit  dans  le  M.S.  ainsi;  mais 
il  est  bien  probable  que  dans  le  texte  originalen  lisait  „centaine",  c'est-ä-dire, 
une  rßcompense  magnifique.  Voir  Math.  XIII. 8."  Ordericua  sagt:  „certus  donari 
pro  labori  commercio  beatae  immortalitatis". 

2407.  Ich  lese  in  Übereinstimmung  mit  der  Überlieferung:  „Quant  sont  le 
jour  certainement  que  partir  vout,  devotement  desirout  de  tout  son  atour  user 
dieu  vout,  son  creatour".  Dazu  Ord.:  „Deuique  instante  die,  qua  ei  voluntas  erat 
dissolvi,  et  optato  perfrui  vultu  creatoris,  convocavit  fratres."  Blin  schreibt: 
„Quant  sout  le  jour  certainement,  que  TpsiYtirout,  devotement  desirout  de  tout  son 
atour  veoir  dieu,  vout  son  Criatour." 


i 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  836 

2425    et  ce  qu'a  dieu  avez  pramis, 

peDsez  de  rendre,  douz  amis. 

Amez  tousjours  sobriete 

et  si  gardez  bien  castete.  H.  „gardes" 

Tenez  touzjours  humilite, 
2430    eschivez  d'orgueill  la  vite. 

L'un  l'autie  en  bien  fesant  avance, 

et  en  dieu  aiez  grant  fiance! 

Pelerins,  hostez  recevez 

devotement  si  con  devez, 
2435    tout  pour  Tamour  d'icelui  Sire, 

qui  V0U8  dit  en  son  Evaugire: 

„Hoste  fui,  vous  me  receustes 

et  abevrastes  et  peustes." 

Quant  c'out  dit  et  mult  d'autres  choses,    H.  „ce  out" 
2440    qui  dedenz  lui  erent  encloses, 

adonques  lez  fieres  besä 

et  de  }»arler  donc  s'aquesa;  H.  „paler" 

et  en  cel  point  qu'estet  ici, 

sa  sainte  ame  du  Corps  issi, 
2445    et  au  Creatour  la  rendi. 

Et  adonc  son  vout  resplendi 

si  der  que  ne  fu  nule  doute, 

qu'es  cielz  n'en  alast  Tame  toute, 

Le  temps  que  Saint  JEvroul  deceda» 

II  trespassa  de  cest  cendrier 
2450    quart  jour  kalendes  eu  jenvier, 

en  icel  temps  qu'a  Ses  avoit 

un  evesque,  qui  mout  savoifc 

de  bien;  et  si  fu  mout  prodomme. 

Robert  out  non;  issi  le  nomme 
2455    tout  le  pais.     Le  roi  de  France 

lldebert  out  non,  —  sanz  doutance  — 


2437.  Math.  XXV,  43.  —  „Hospes  fui,  et  suscepistis  me!"  „et  abrevastes  et 
peustes"  nahm  der  Dichter  nicht  aus  der  Historia  eccies. 

2451.  S^es  (früher  Seez),  Arrond.  d'Alen^on,  D6p.  Orne,  alter  Bischofssitz. 
Über  4000  E. 

2454.  Robert  (Rodobertus  Sagiensis)  war  Bischof  von  Söes  (ungef.  584—628). 
Er  wird  nur  in  der  Hist.  des  Ord.  erwähnt. 

2456.  lldebert,  1578  lesen  wir  Childebert.  Prevost  zu  Ord.  glaubt,  CIo- 
taire  II.  sei  hier  gemeint,  weil  Ebrulfus  im  12.  Jahre  seiner  Regierung  gestorben 

53* 


§36  Ferdinand  Danne 

en  Tan  douziesme  de  son  realme, 

que  le  septre  tint  en  sa  palme. 

Donc  les  freres  o  grant  reverence 
2460    l'en  portent,  non  pas  en  silence.  H.  „emportent" 

Eins  chautent  loenges  a  dien, 

psealmes  et  hymnes  en  cel  Heu, 

et  le  gardent  devotement 

et  atendent  l'avenement 
2465    des  serjans  dieu,  que  en  eglise 

0  eulz  faeeut  le  dieu  servise. 

Trois  jours  et  trois  nuiz  l'ont  garde, 

de  dieu  iogr  ne  sont  tarde; 

et  puls  qu'en  la  ditte  cite 
2470    il  fu  seu  pour  verite,  H.  .,i  fu  seu" 

que  eil  qui  tout  reconforteit 

le  pais  et  si  se  porteit 

que  il  vers  nul  ne  mespreneit, 

mes  grans  biens  a  touz  en  prenoit, 
2475    est  de  cest  siecle  trespasse, 

couroucez  sont,  maz  et  lasse. 

Au  mouster  saint  Evroul  acourent  — 

lez  povres  le  povre  en  dieu  plourent    H.  „povre  dieu" 

et  lez  riehes  le  riebe  en  dieu, 
2480    lez  elfans  leur  pere  en  cel  lieu 

et  lez  anciens  l'ancien; 

et  ont  joie  sur  toute  rien 

d'estre  a  i'oseque  au  prodomme, 

qui  a  touz  bien  feseit  —  c'est  somme  — , 
2485    qui  a  touz  biens  commun  estoit. 

Cbaiscun  par  droit  si  le  plagnoit.        H.  „droit  le" 


sei.  Aber  da  das  Man.  von  St.  Evroult  sowie  das  von  Alen^on  „Ildebert"  über- 
liefern, unser  Dichter  —  was  jedoch  trotz  seiner  Versicherung,  „sanz  dou- 
tance"  nicht  in  die  Wagschale  fallen  darf  —  auch  Ildebert  schrieb,  so  werden 
wir  am  besten  daran  festhalten.  Der  Abb6  L.  Hommey  (vgl.  Bull,  de  la  Soc. 
ling.  et  arch.  de  TOrne,  t.  VI.  3,  268)  deutet  übrigens  sehr  richtig,  dass  die 
Mönche  bei  der  Feststellung  der  Zahl  12  nicht  vom  Anfange  der  Regierung 
Childeberts  II,  575  rechneten,  sondern  von  dem  Jahre,  wo  dieser  Herr  von  St. 
Evroult  wurde,  ausgingen,  d.  i.  584. 

2459  flf.  Vgl.  Ord.  VI,  9  und  Einl.  p.  749.     Der  Vers  hat  eine  Silbe  zuviel. 

2469.  la  ditte  cite  (praedicta  civitas):  nach  Prövost  ist  damit  das  Terri- 
torium der  Diözese  gemeint. 

2478.  „en"  ist  wohl  hinter  „le  pauvre"  beizufügen,  da  auch  im  folgenden 
Verse  steht:     „le  riebe  en  dieu". 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  837 

Donc  une  chose  merveilleuse 

et  a  raconter  bien  joiouse,  H.  „etraconter" 

que  le  saint  fist  apres  sa  vie, 
2490    que  s'ame  fu  en  ciel  ravie, 

n'est  paß  a  nule  fin  a  tere, 

mes  a  oir  doit  a  touz  plere. 

II  avet  dedens  l'abbaie 

un  moine  de  mout  bonoe  vie, 
2495    que  saint  Evroul  mout  cbier  avoit 

pour  le  grant  bien  qu'en  lui  savoit. 

Humble,  devot,  reiigious, 

n'ert  de  bien  d'autri  envious. 

D'ordre  de  diacre  serveit 
2500    et  la  grace  dieu  deserveit.  H.  „est  la  grace" 

Quant  il  veit  qu'est  sl  abessie 

et  que  son  mestre  l'a  lessie, 

s'il  fu  dolent  et  tout  piain  d'ire, 

il  ne  le  convient  a  nul  dire. 
2505    Dolent  fu  et  si  lamenta 

et  plouie  mout  longuement  a       H.  „plouie  ei  mout" 

et  dist:  ,,Helas,  que  puis-je  fere? 

Pourquoy  me  lessez-vons,  beau  pere? 

Helas,  pourquoi  si  m'entrobliez, 
2510    pour  quoi  me  lessez  et  oblies? 

Qui  tes  conselz  me  reveleies, 

pourquoi  me  lesses,  qui  ameies, 

que  treteies  comme  ton  filz,  H.  „tretoos" 

pourquoi  me  lessez  et  t'en  fuiz? 
2515    A  deservir  ne  mis  one  eure? 

Que  vousisses  a  sepouture 

avantque  raei  estre  pose? 

Je  ne  sere  jaraes  ose 

de  Toel  lever  ne  de  mot  dire; 
2520    dolent  et  mat  et  tout  piain  d'ire 

sere  mes  tant  com  j'aure  vie;     H.  „com  je  aure  vie" 

se  dien  plest,  plus  ne  vivrai  mie." 

Einsi  regretout  et  plourout, 


2517  que  scheint  hier  auffällig  and  man  könnte  es  beseitigen,  wenn  man 
schreiben  wollte  „avant  mei  estre  reposß"  —  aber  der  Dichter  scheint  hier 
„avant"  komparativ  gef.isst  und  darum  que  gesetzt  zu  haben. 

2523.  Ord.  sagt  hier  „Talia  peratabat  memorans".  Vgl.  Aneis  II,  650; 
ferner  Aen.  VI,  468. 


gßg  Ferdinand  Danne 

que  vuiz  apres  lui  demourout. 

2525    Donc  par  la  dieu  permission 
la  nuit  de  la  Circoncision 
avint  que  trespassa  le  frere 
par  les  proieres  du  saint  pere. 
Ce  apparut  apertement: 

2530    c'avint  par  devin  jugeraent 
que  celui,  qu'avet  tant  ame 
en  cest  siecle  et  ami  clame, 
ne  demourast  pas  en  l'ordure 
du  siecle  n'en  la  pourreture  — 

2535    et  apparut  appertement, 

que  a  ceulz  qui  devotement 
le  prieront  il  aeourra. 


Et  einsi  en  cele  maniere 

0  le  Saint  qui  giset  en  biere 
2540    le  moine  mort  donc  aporterent 

et  jouste  le  saint  le  poserent, 

pour  estre  jouste  lui  en  terre, 

einsi  comme  il  le  volt  requerre;  H.  „voit" 

et  l'endemain  enterrez  fiirent 

2545    l'un  empres  l'autre  comme  il  durent. 

0  mort  bele  et  gloriouse, 

plus  que  la  vie  preciouse! 

Et  pour  voir  eil  qu'osta  du  monde 

est  delivre  de  mort  segonde, 
2550    et  qui  estoit  en  mont  jadis, 

seur  est  d'avoir  paradis; 

vroiement  je  croi  sans  doutance, 

que  Ten  doit  avoir  congnoissance, 
2555     que  miez  lui  fut  issi  fenir, 

qu'a  vie  de  mort  revenir. 

Or  est  tout  cert  de  sauvement, 

ne  poet  pechier  plus  louguement;        H.  ,,nn  poet" 

s'en  vie  arriere  revensist, 
2560    a  mout  grant  peine  se  tensist 

de  pechier  en  mout  de  pechiez 

et  en  fust  mult  tost  entechiez. 
Qui  cest  miracle  considere, 

que  dieu  pour  saint  Evroul  vout  fere, 
2565    dira  que  plus  legierement 

ne  deit  Ten  prendre  veirement 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  839 

de  eil  qu'il  apela  de  vie 

a  venir  a  sa  compagnie, 

le  bon  abbe,  qui  tant  l'ama 
2570    et  pour  son  ami  le  clama, 

que  de  ceulz  qu'il  ressuscita 

et  de  mort  a  vie  excita. 

Quer  autretele  seignourie 

avoit  sur  mort  comme  sur  vie. 
2575    Donc  doit  l'en  Tun  com  l'autre  prendre 

egaus,  qui  bien  i  velt  entendre. 

Et  einsi  Tenaourable  pere 

en  l'eglise,  qu'avet  fet  fere 

Saint  Evroul  en  l'ennor  saint  Pierre, 
2580    en  "i-  sarquel,  mult  bei  de  pierre 

de  marbre,  ont  mis  en  sepouture 

et  enclos  en  la  pierre  dure 

mout  tres  bien  honnorablement 

et  commande  devotement 
2585    a  eil,  pour  qui  amour  avoir 

metoit  touzjours  sens  et  aveir. 

Ilec  diverses  maladies 

sont  par  lui  mult  souvent  garies. 

Fait  grace  dieu  par  ses  prieres  H,  „la  grace" 

2590    juques  ei  et  en  temps  arrieres  „fait"  fehlt 

a  touz  qui  de  bon  euer  le  prient 

et  a  dieu  par  lui  raerci  crient. 

De  leur  mals  absolueion 

ont  et  grant  consolacion. 
2595    Ce  donne  le  souverain  pere 

a  la  requeste,  a  la  priere 

de  Saint  Evroul,  son  bon  amis, 

que  ja  es  chielz  o  sei  a  mis, 

qui  Vit  en  regne,  en  trinilö. 
2600    Par  touz  lez  temps  d'antiquite 

regna,  regne  et  regnera,  — 

ja  son  realme  ne  finera; 

qui  du  bon  saint  par  lez  meritez, 
2604    uous  face  de  nos  pechiez  quitez! 

Amen.     Explicit  vita  sanc- 

ti  patris  nostri  Ebrulfi  in  galico. 


2563—2576.    Ord.    „Non  ergo    istud    levius   accipiendnm    est    suprascripta 
mortuornm  vivificatione". 

2571.  Vgl.  2085  und  2150. 


840 


Ferdinand  Danne 

2605        Donc  avint  par  succession 

de  temps,  l'an  d'Incarnacion 

de  dieu  IX«   XL  treis, 

apres  ce  qu'Ernoul-le-Flandreis 

ocist  par  traison  prouvee 
2610    le  duc  Guillaume-Longue-espee,  H.  „Guille" 

quo  son  filz  Ricart,  qiii  fu  sages, 

a  Roen  prenoit  sez  hommages, 

que  le  roy  Loys,  dons  de  France, 

vint  a  Roen,  et  pour  l'esfance 
2615    dist  que  l'esfant  en  menereit 

et  a  sa  court  l'enseignereit 

et  aprendre  senz  et  douctrine 

du  siecle  et  de  la  lei  divine 

tant  que  bien  gouverner  seust 
2620    et  que  porter  armes  penst. 

Mes  le  livre  dit  qui  le  glose, 

que  il  pensoit  mult  autre  chose, 

et  que  pour  ce  le  voulet  fere 

qu'a  nul  ne  peust  james  plere. 
2625    Tout  ce  fesoit  le  roy  Franceis 

pour  le  conte  Evnoul-le-Flandreis, 

qui  le  voulet  desconforter, 

qu'il  ne  peust  armes  porter. 

A  Loon  l'esfant  en  mena 
2630    et  du  desfere  se  pena; 

s'avoit  il  aus  Normans  pramis 


2608.  Ernoul-le-FIandreis  (Ainulfus,  Flandrensis  satrapa  (918—965)  tötete 
Wilhelm  Langschwert  (Guillauiue-Longue-eapöe,  Longara-Spatam  (927—942)  am 
17.  Dezember  942  durch  die  Hand  seines  Kämmerers  Baltfou  oder  ßlason  le 
Court,  dem  943  zur  Strafe  vom  Schwager  des  Ermordeten  die  Hände  abge- 
schnitten wurden.  Nach  Ord.  Vit.  geschah  dieser  Mord  943,  was  jedoch  nach 
den  Darlegungen  des  Historikers  Prfevost  zu  Ord.  t.  VI.  87  unrichtig  ist.  Louis 
d'Outremer  (Ludovicus  Transmarinus,  König  von  Frankreich  (936—954),  sehr 
zornig  wegen  dieses  Mordes,  kam  nach  Rouen  und  belehnte  den  Sohn  des  Toten, 
den  jungen  Richard  Ohnefurcht  (943 — 996),  mit  der  Normandie.  Wahrscheinlich 
im  Sommer  943  kam  er  wiederum  nach  Rouen,  mit  Heeresmacht,  um  gegen  die 
heidnischen  Normannen  zu  kämpfen.  Er  siegte  und  führte  nunmehr  (oder  944) 
den  jungen  Herzog  mit  sich  nach  Laon  (Laudunum),  vorgeblich  um  ihn  den 
Händen  der  Heiden  zu  entreissen,  tatsächlich,  um  ihn  beiseite  zu  schaffen.  Mit 
Arnulf  von  Flandern  söhnte  sich  der  König  im  Jahre  944  wieder  aus. 

2617.  „aprendreit"  oder  „aprendret"  wäre  hier  vielleicht  zu  setzen. 

2626  f.  instinctu  Arnulfi  proditoris. 

2631.  Blin  sagt:  „Et  de  ce  fere  se  paina,  qu'aveit  il  .  .  ." 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben 


841 


H.  „roy  a  l'arbalestier" 


et  jnr6,  qu'ovec  sez  amis 

garder  et  norrir  le  fereit. 

Un.  Ol,  qu'autiement  seroit: 
2635    Ivon  de  Creoill  non  avoit 
2635a  et  des  segrez  au  roy  savoit. 

II  ert  au  roy  Tarbalestier. 

Si  le  vout  a  Osmont  noncier, 

qui  de  l'esfunt  esteit  tout  mestre. 

A  l'esfaut  a  dit,  si  puet  estre, 
2640    que  un  poi  malade  se  face 

et  mestier  a  de  la  dieu  grace 

et  se  voudreit  bien  reposer. 

Einsi  le  fist,  si  que  gloser 

autrement  lez  gardes  ne  sourent, 
2645    et  n'en  fönt  conte,  einsois  courent 

ca  et  la  pour  eulz  pourcbacier. 

Un  jour  vint  le  roi  de  cbacier 

et  tantost  au  souper  ala; 

chaseun  des  gardez  s'avala 
2650    de  la  tour  et  souper  alerent; 

quer  de  rien  point  ne  se  guetterent.    H.  „guetierent" 

Et  Osmont  s'en  va  en  la  ville, 

un  fes  d'erbe  aehata  par  guille, 

con  vousist  la  chanibre  son  mestre 
2655    coucbier  pour  amender  son  estre. 

Et  eil  la  porta  en  la  tour, 

et  du  fes  d'erbe  bei  atour 

en  fet  a  l'esfiint,  et  Ten  porte  H.  „empörte" 

de  la  tour;  einsi  par  la  porte 
2660    a  son  ostel  a  l'erbe  mise 

devant  son  cheval,  —  qu'avet  prise,  — 

et  donques  a  l'enfant  mucie 

tant  que  le  soleil  fu  couchie. 

Adonc  prent  Tenfant  si  Ten  porte       H.  „empörte" 
2665    et  s'en  va  courant  par  la  porte 

juqu'a  Cocie.    La  l'a  mene 


2635.  Ivon  de  Creoill  (Ivo  de  Credolio),  Creil  bei  Senlis,  D6p.  Oiee. 

2636.  arbalestier,  (balistarius)  Armbrustschütze. 

2666.  Cocie  (Codiciacuni),  heute  das  berühmte  Coucy-Ie-chäteau,  eine  der 
grössten  Burgen  der  Welt  mit  einem  gewaltigen  Turme,  im  D6p.  Aisne  un- 
weit Laon.  . 


842  Ferdinand  Danne 

et  a  Bernart  l'a  assenö, 

qui  de  Sanliz  estoit  lors  conte, 

et  tout  le  fet  tantost  liü  conte.  , 
2670    Et  il  Va  garde  comme  sage, 

quer  il  estoit  de  son  lignage. 

Bernart-le-Daneis  qui  gardoit 

Normendie  et  tout  ardoit 

de  l'amour  de  l'esfaut,  sans  doute, 
2675    et  qui  mout  la  trai'son  doute, 

tantost  au  roi  Danois  envoie 

et  lui  mande  toute  la  voie, 

comment  Guillaume-Longue-espee  H.  „Guille" 

avoit  sa  vie  tost  finee,  H.  „fin6" 

2680    et  de  son  filz  est  esbahi, 

qui  est  par  lez  Flaudreis  trahi, 

Ernoul,  le  conte  des  Flandreis, 

Adonc  a  fet  le  roy  Danois 

mult  grant  menie  apareillier, 
2685    qui  veut  son  ami  conseillier, 

s'il  puet,  et  rendre  l'eritage. 

Done  s'est  mis  a  la  voie  a  nage  H.  „cest" 

mult  grant  et  s'en  vint  a  Coustances, 

mult  i  out  et  escuz  et  lances; 
2690    les  Coustentineiz  le  regurent 

courtoisement,  si  comme  il  durent; 

et  ilec  'ii*  anz  sejourna 


2667.  Bernard,  Graf  von  Senlis  und  Valois,  war  ein  Sohn  Pipins  des 
Zweiten  und  durch  seinen  Ur-Urgrossvater  Pipin,  den  König  von  Italien,  mit 
Karl  dem  Grossen  verwandt.  Ord.  sagt:  „sub  tutela  Bernardi  Silvanectensis 
comitis,  qui  patruus  erat  .  .  ."  Vgl.  2671.  „quer  il  estoit  de  son  lignage",  was 
jedoch  unrichtig  ist.  Aber  Bernard,  Gegner  der  Könige  Arnulf  und  Harluin, 
gewährte  dem  jungen  Prinzen  Schutz  und  Zuflucht. 

2672.  Bernart-le-D:meis  (Bernardus  Danus)  ist  nur  den  normannischen 
Historikern  bekannt,  denen  er  wegen  seiner  List  als  zweiter  Odysseus  gilt. 
Unser  Dichter  schreibt  von  ihm  „et  tout  ardoit  de  l'amour  de  l'esfant,  sans 
doute",  wovon  Ord.  nicht  ein  Wort  erwähnt. 

2G76.  roi  Danois:  Harold  war  König  von  Norwegen  und  Dänemark  von  933 
bis  980,  wo  er  von  seinem  Sohne  entthront  wurde.  945  kam  er  nach  Frank- 
reich, um  gegen  Ludwig  Transmarinus  zugunsten  des  jungen  Richard  zu 
kämpfen. 

2688.  Coutances,  (Cosedia,  dann  Constantia),  Stadt  von  ca.  7000  Einwohnern 
im  D6p.  Manche,  südwestlich  von  St.  L6  gelegen. 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  843 

et  se  pourvit  et  atourna 

sa  gent  et  bon  temps  atendi, 
2695    que  la  mort  son  cousiu  vendi 

ans  Franceis,  et  pour  sa  lignie,        H.  „au  Franc." 

qui  estoit  eiusi  essilie; 

quer  eulz  vindrent  a  parlement 

lez  -ii*  reis,  et  tost  soudement 
2700    mut  contens  entre  les  parties,  H.  „mout" 

et  ont  paraoles  departies 

entre  lez  Danois  et  Franceis. 

Et  adonc  print  le  roi  Daneis 

le  roy  et  "ii*  de  ses  consules    H.  „le  roy  en  ii*  de  .  .  ." 
2705    Herloin,  Lambert,  n'i  a  nules 

des  gens  franceis  qui  tost  ne  vuide;  H.  „qui  ne  vvide'' 

quer  mors  en  ont  grant  multitude. 

Entre  ce  que  Richart-Ie-jeune 

fu  hors  de  terre,  —  mult  abenne,  — 
2710    par  trois  ans  a  este  cbacie, 

et  le  roy  se  fu  pouichacie 

et  quida  bien,  que  Normendie 

toute  fust  en  sa  seignourie. 

Mes  il  douta  sur  toute  riens 
2715    que  Hue,  le  duc  d'Orliens, 

lez  Normans  o  lui  n'assemblast      H.  „nasemblast" 

et  tout  le  pais  lui  emblast: 

Vismes  et  tout  Coustentinois 

et  Bayex,  juquez  aus  Mareis, 
2720    juque  au  mont  Saint-Micbel  lui  donne 

et  lui  mande,  qu'en  sa  personne 

0  grant  est  lez  Normans  requiere 

et  lez  face  foir  arriere; 


2698.  Die  beiden  Könige  trafen  sieb  wahrscheinlich  zu  Bayeux  im 
Jahre  94.5. 

2708  flf.  Vgl.  die  lat.  Konstruktion  bei  Ord.-,  s.  auch  die  historische  Be- 
merkung von  Pr6vost  z.  Ord.  VI,  10,  p.  91. 

2715.  Hue,  le  duc  d'Orliens,  Graf  von  Paris,  Herzog  von  Frankreich,  (Hugo 
magnus  Aurelianorum  dux)  war  der  Vater  von  Hugo  Capet.  Er  besaß  großen 
Einfluß  unter  den  letzten  Karoliugern.     Er  starb  956. 

27 18 ff.  Vgl.  Ord.  „Oximos  et  ßajocas  cum  toto  Constantiensi  pago  usque 
ad  Montem  Sancti  Michaelis  in  Periculo  Maris  eidem  donavit". 

2720.  Mont  St.  Michel,  17  km  östl.  von  Avranches,  2  km  von  der  Küste 
entfernt,  (ca.  200  Einwohner)  mit  einer  alten  Abtei,  die  709  von  St.  Aubert  ge- 
gründet war.  Im  10.  Jahrb.  bildete  der  M.  St,  Michel  eine  starke  Feste  gegen 
die  Normanneneinfälle. 


844  Ferdinand  Danne 

et  eulz  a  lui  touz  les  soumette 
2725    et  fierement  s'en  entremette.        H.  „senetremente" 

Quant  Hue  oi  ces  nouveles, 

eulz  lui  semblerent  mult  tres  beles, 

et  va  rompre  lez  aliances, 

qu'out  aus  Normans,  et  lez  fiauees 
2730    et  va  sur  eulz  mult  cruelment 

0  graus  esfors  et  mult  griement. 

A  Gacie  vint  et  demoura 

et  ileques  mult  laboura 

mult  mal  labour,  et  sa  mesnie 
2735    s'est  9a  et  la  tost  espartie. 

Et  va  chascun  son  ostel  querre, 

et  lez  autres  vont  en  fuerre. 

Adonques  ieii  son  chaneelier 

Herloin;  si  vint  hebergier,  H.  „si  vinst" 

2740    et  0  lui  Raol  de  Dragiö. 

A  Saint  Evroul  se  sont  lougi6 

chies  les  moines  en  Tabbaie; 

eulz  erent  geuz  de  bonne  vie 

et  amoient  dieu  et  cremeient; 
2745    pour  ce  chies  lez  moines  veneient;     H.  „et  pour  ce" 

et  eulz  mult  tres  grant  joie  en  ourent 

et  leur  firent  le  miez  qu'il  pourent. 

Par  le  moustier,  par  lez  chapeles 

et  par  leur  mesons  lez  plus  beles 
2750    et  plus  secretes  lez  menerent 

et  leur  reliques  leur  monstrerent 

et  leur  plus  beles  filastieres. 

Mes  quant  retournerent  arrieres, 

mout  leur  tourna  a  grant  damage, 
2755    a  grant  dolour  et  a  grant  rage. 

Quant  orent  fetes  leur  prieres 

et  ont  offert  aus  pbilastieres, 

d'ilecquez  s'en  sont  tost  tournez 

et  a  leur  mestre  retournez. 
2760    Hue  assist  Vismes  fierement 

et  eulz  desfendent  fortement, 


2737.  Eine  Silbe  zu  wenig. 

2740.  Raoul  de  Dragie  (Radulfus  de  Dragiaco)  wahrscheinlich  von  Drachi 
bei  Soisson. 

2760.  Orderic.  berichtet  über  den  Raub  der  kostbaren  Gefässe,  was  der 
Dichter  nur  andeutet. 


Das  altfranzösische  Ebrnlfusleben  845 

siqu'  outre  ne  pourent  passer, 

ne  lez  muvs  nulement  quasser. 

Le  roy  a  Evreux  son  ost  maine 
2765     et  de  tont  gaster  mult  se  paine; 

Normendie  veut  tonte  prendre, 

ardre  et  gaster,  sanz  plus  atendre. 

Quant  le  boo  Bernart  reotendi, 

a  lui  ala;  plus  n'atendi. 
2770    Si  lui  a  dit:  „Que  fetes,  sire? 

Pour  dieu,  quer  refrengnez  vostre  ire! 

Vous  gastez  vostre  Normendie, 

qu'est  toute  en  vostre  seignourie; 

ßoen  et  lez  autrez  citez, 
2775    grans  et  petiz,  touz  heritez, 

vous  tienneot  touz  pour  leur  seignour, 

autre  n'ont  mendre  ne  greignour. 

Mal  conseil  vous  a  Ten  donne, 

que  eulz  qui  sont  abandonne 
2780    a  vous  servir  si  destruiez. 

Se  cest  mal  conseil  ne  fuiez,  H.  „ce  cest" 

ce  sera  vostre  grant  damage. 

De  foul  sens  et  de  male  rage 

fut  piain  qui  ce  vous  conseilla, 
2785    et  pour  vous  bien  pas  ne  veilla, 

a  vostre  terre  issi  destruire. 

Refreingnez  vous,  beau  tresdouz  sire!" 

Einsi  a  Bernart  taut  prie 

le  roy,  que  il  s'est  amolie  H.  „quil" 

2790    et  veut  que  Tost  soit  departi ; 

et  lui  mei:>mes  s'est  parti  H.  „c'est" 

et  0  Bernart  a  Roen  va. 

De  l'üst  einsi  chascun  se  va. 

Bernart  fet  a  Roen  savoir 
2795    a  touz,  que  pour  la  grace  avoir 

du  roy,  que  encontre  lui  viengent      H.  „quencontre" 

et  touz  pour  leur  seigneur  le  tiengent. 

Einsi  le  fönt . .  Bernart  le  maiue 

enz  en  paleis  et  si  se  paine 
2800    de  fere  feste  a  son  povair. 

Plusours  jours  i  fu  sans  mouvair 

a  grans  honnours  et  a  grans  festes:      H.  „et  grans" 

trestouz  li  enclinent  lez  testes. 


2764.  Evreux  (Ebroicensis  pagus)  Hauptstadt  des  Dep.  Eure  (18000  Einw.). 


g^g  Ferdinand  Danne 


Come  troys  corps  mons.  st.  furent  oste^:  st.  Evroul,  saint 
JEvremont  et  saint  Aubert,  et  portes  a  Orleans. 

Un  jour  se  sist  le  roy  en  sale 
2805    quant  out  digne;  ne  fu  pas  pale, 

mes  colourö  et  baut  et  lie. 

adonc  s'est  Bernart  esdrecie         H.  „c'est  Beinart" 

et  dist  en  haut,  que  touz  l'öirent, 

—  et  de  ce  mult  grant  joie  firent  — : 
2810     „Seignours,  barons  de  Normendie, 

grant  joie  vous  est  hui  bastiC; 

de  quoi  devon  dieu  gracier. 

Juqu'au  jour  d'ui  soulet  guier 

et  gouverner  tout  cest  pais 
2815    la  lignie  Raol,  qui  hais 

fu  mout  et  a  bonne  reson. 

Or  est,  dieu  merci,  la  seson, 

que  nous  suimes  au  roy  de  France, 

en  qui  avon  grant  esperance; 
2820    quer  il  est  de  noble  lignie  • 

de  roy,  d'emperiere  enlignie; 

nous  soulion  estre  ducheaux, 

reaus  sommes  et  emperiaux." 

Quant  Franceis  c'oent,  fönt  grant  feste,    H.  „ce  oent" 
2825    et  hocha  donc  chascun  la  teste; 

et  Bernart  donc  s'en  esjoi, 

prie,  qu'il  soit  un  poi  oi, 

Lors  dist:  „J'aprouve  en  mult  dez  choses 

le  senz  dez  Franceis-,  quer  encloscs 
2830    sont  bont6  en  eulz  et  value. 

Toutez  voies  si  me  remue 

tout  le  sanc,  quant  mes  convient  dire 

ce  qu'a  fet  le  roy,  nostre  sire, 


2813.  Für  guier  setzt  Blin  gnier  (regnare)  regner;  aber  guier  =  conduire 
scheint  mir  hier  gemeint  zu  sein. 

2815.  „la  lignie  Raol,  qui  hais  fu  mout  et  a  bonne  reson";  Ord.  sagt  ein- 
fach: „Hactenus  servivimus  duci  de  progenie  Kollonis." 

2821.  d'emperiere  enlignie.     Ord.    „de  prosapia  Caroli  Magni  imperatoris". 

2832.  Blin  liest  „le  sanc,  qu'ont  .  .  .  mes  comment  dire",  während  die 
Handschrift  überliefert  „mes  convient  dire",  was  gutem  Sinn  gibt.  Ord.  „In 
multis  sagacitatera  Francorum  approbo  \  verumtamen  Dominus  meus  rex  unam 
fecit  rem  quam  non  laude  ..." 


Das  altfranzösische  Ebrulfuslebea  847 

qne  pas  ne  lo;  quer  grant  damage 
2835    i  vei  pour  lui  et  grant  hontage. 

Touz  sevent,  que  le  grant  duc  Hue 

est   i'  teulz  hons,  qui  pas  ne  mue 

son  euer,  que  il  ne  soit  trichierre;       H.  „quil  ne" 

Ten  a  fet  faus  au  roy  aererre. 
2840    Ce  fesoit  Hue  par  lui  fere; 

pour  lui  devoit  le  roy  retrere, 

pour  sauver  mieuz  sou  serement, 

qu'il  avoit  fet  premierement 

au  duc  Riebart  en  son  esfance, 
2845    tout  avant  que  au  roy  de  France.  H.  „qu'au" 

Or  lui  a  sez  honnours  creuz 

a  son  grant  mal  s'est  deceuz;  H.  „cest" 

Oismes  trestout  lui  a  donne 

et  Costantin  abandonne, 
2850    et  de  bonnes  gens  grant  foeson, 

de  qui  il  lieuve  la  toeson. 

Fei  conseillier  est  et  traitre, 

qui  a  son  seigneur  tel  chapitre 

fet,  et  qui  li  veult  conseillier        H.  „et  qui  veult" 
2855    et  qui  se  fet  faus  conseillier 

vers  son  seigneur  en  tricherie, 

itel  son  seigneur  n'ainie  mie. 

Sire  roy,  trop  sui  merveilliö, 

s'a  oubliance  avez  baillie 
2860    ja  lez  fez  du  temps  ancien. 

Touz  ceulz  qui  vivent  seveut  bien, 

que  Robert,  le  pere  a  cest  Hue, 

contraire  fut  —  n'out  souz  la  nue 

graigneur  — ;  a  Challes  vostre  pere 
2865    se  rebella  et  si  vout  fere 

con  malus  leal  a  son  seigneur, 

contraire  ne  fut  onc  graigneur; 

son  diadesme  lui  embla 

et  grant  ost  vers  lui  assembla 
2870    et  fut  tu6  en  la  bataille. 


2851.  Das  Blinsche  „livre"  ist  hier  sehr  angebracht. 

2862.  Robert  L,  Sohu  Roberts  des  Starken  war  König  von  Frankreich  vom 
29.  Juni  922  bis  15.  Juni  923-,  er  fiel  im  Kampfe  gegen  Karl  den  Einfältigen 
bei  Soissons. 

2863.  Contraire:  Ord.  „traditor". 


848 


Ferdinand  Danne 


A  bon  droit  fu,  comment  qu'il  aille. 

Hue  i  fut,  quant  en  Engleterre 

voas  convint  aler,  pour  requerre 

vostre  oncle  Edelstan,  si  fustes  H. 

2875    -vü*  ans  o  lui  —  onc  ne  meiistes  — . 

Hue  en  cel  temps  par  s'arrogance 

troubla  muU  le  realme  de  France. 

II  est  plus  cler  que  n'est  lumiere, 

que  eil  de  mauves  homs  est  piere, 
2880    qui  au  roy  tel  chose  amoneste, 

que  de  sa  terre  se  desveste 

et  descroisse  sa  seignourie, 

pour  son  anemi  fere  aie; 

ja  n'avienge  qu'en  Normendie 
2885    prengne  uul  o  le  roy  partie! 

Mes  le  roy  soul  en  soit  seignour, 

ja  n'i  ait  mendre  ne  graignour! 

Soul  la  gouverne,  a  lui  s'otroie, 

a  lui  se  sommet  o  grant  joie!" 
2890    Adonc  fu  le  roy  couroueie, 

qu'avet  Hue  si  avancie 

et  que  tel  don  lui  out  donne. 

Donc  a  Bernart  a  resonne; 

conseil  demande,  et  eil  lui  donne 
2895    et  dit;  que  a  tele  personne 

poet  et  doit  tel  don  deneer, 

et  si  lui  face  deveer 

d'asseer  Vismes;  se  retraie 

et  s'en  revoise  tost  sa  voie 
2900    par  ou  vint,  et  s'il  est  rebelle, 

que  Vismes  neent  plus  empelle, 

vos  ostes  sur  lui  envoierez 

et  d'ilec  fouir  le  ferez. 

Le  roy  dist:     „Jel  veil  volentiers." 
2905    Donc  print  Bernart  deus  Chevaliers, 


,ci  fustes" 


H.  „homest" 


H. 
H. 


,ia  niet" 
„sotrie" 


H.  „si  lui" 


H.  „envoires" 
H.  „feres" 


2875.  Louis  d'Outremer  war  nach  Prevost  ungefähr  13  Jahre  bei  seinem 
Onkel  Adelstan  in  England,  nämlich  von  923 — 936,  d.  i.  von  der  Gefangennahme 
seines  Vaters  Karl  bis  zu  seiner  Krönung  in  Laon  19,  Juni  936. 

2879.  Ord.  sagt:  „Numquid  luce  clarius  omni  senaato  patescit,  qnod  regiae 
majestatis  reus  existit  qui  regi  malitiose  suggeret"  .  .  . 

2900  flF.  Vgl.  Ord.  „  .  •  .  et  si  praecepto  adhuc  rebellis  persisteret,  com- 
munis omnium  virtus  hello  ibidem  illura  impeteret". 

2902,  Hier  wäre  vielleicht  zu  set/.en:  „vos  l'ost  sur    .    .    ." 


I)a8  altfranzösische  Ebrulfusleben  849 

leur  message  leur  a  chargie; 

et  ceulz  ne  se  sont  pas  targie; 

a  Hue  vont  isnelement 
2910    et  si  lui  out  dit  fiereraent, 

que  par  fole  presumpsion 

a  fet  itele  invasion 

en  la  terra  au  roy  de  France, 

et  sourquiert  par  graut  sourquidance 
2915    son  seignour  en  sa  seiguourie; 

c'est  chose,  qui  ne  lui  plest  mie. 

Vismes,  qu'est  sa  proprietö, 

et  ou  a  malus  et  habite 

tousjours,  mande,  qu'assise  lesses  H.  „qnassisaslesses" 
2920    et  d'aseer  dez  ore  cesses. 

Va-t-en  avant  soleill  couehie, 

se  non,  ja  seras  aprochie;  H.  „ce" 

et  pour  ce  qu'as  vers  lui  mesprins, 

ne  soies  pas  plus  malesprins!  .  .  . 
2925    —  Donc  sont  fourriers  partout  alez 

et  ont  ceulz  du  pais  malez, 

qui  cuidoient  estre  a  seur 

souz  le  duc,  or  ont  grant  peur; 

quer  lez  larrons  partout  courrirent 
2930    et  lez  commanz  leur  mestre  firent. 

Donc  Herloin,  le  chancelier, 

et  Raol  de  Dragie,  chamberier, 

eure  n'ont  onquez  de  leur  praie, 

a  Saint  Evroul  prenent  leur  vaie; 
2935    et  soudement  ens  se  bouterent, 

eulz  et  leur  gens  qui  tont  gasterent. 

En  l'eglise  s'en  sont  venuz, 

touz  armez  et  grans  et  menuz. 

Lez  moines  nul  mal  ne  pensserent 
2940    ne  de  ceulz  pas  ne  se  gardereut. 


2910.  Hier  wie  sonst  nicht  selten  berichtet  der  Dichter  in  indirekter  Rede, 
wo  Ord.  nur  direkte  Rede  anwendet.  Auch  das  umgekehrte  Verfahren  begegnet. 
Vgl.  Anm.  zu  V.  997. 

2917.  Prevost  zu  Ord.  t.  VI.  95  sagt:  „Cette  Substitution  d'Exmes  ä 
Bayeux  est  du  chef  de  notre  auteur,  (d,  i.  Ord.)  qui  a  cru  en  avoir  besoin  pour 
motiver  la  presence  de  Hugue  aux  environs  de  Saint- Evroult.  C'est  encore  k 
lui  qu'on  doit  l'elevation  toute  gratuite  (2918)  d'Exmes  au  rang  de  residence 
royale". 

2925.  Vgl.  Einleitung  p.  759  Anmerkung. 

Romanische  Forschungen  XXXII,  04 


350  Ferdinand  Danne 

Ou  lez  sains  gesoient,  alerent; 

trois  Corps  sains  o  eulz  emporterent: 

Saint  Evioul  et  saint  Evremont       H.  „Evrremont" 

et  Saint  Aubert,  qui  par  le  mont 
2945    n'estoient  g-ueres  congneuz; 

en  cuirs  de  cerfs  bien  esleuz  H.  „serfs" 

lez  ont  cousuz  et  lez  en  portent;     H.  „emportent" 

lez  nioines  mult  s'en  desconfortent. 

Leur  gens  se  sont  partout  boutez 
2950    et  ont  leur  biens  touz  desroutez; 

prins  ont  toute  leur  soustenanee, 

a  nul  ne  portent  reverence; 

mes  tout  quanque  trouver  i  pourent       H.  „trouver 

livres,  vesteure,  quanqu'ourent,  pourent." 

2955    eulz  et  leur  genz  touz  en  porterent     H.  „emporterent" 

ce  que  lez  moinez  leur  monstrerent 

autrez  foiz,  quant  par  eulz  passerent 

et  de  rien  lors  ne  lez  grevereut. 
Quant  oreut  prins  et  despoullie 
2960    et  le  sainctuaire  souUie, 

au  chemin  maintenant  se  mestent 

0  leur  mestres  et  s'entremettent  H.  „et  leur" 

de  cheminer  isnelement. 

Adonc  s'en  vont  mout  liement. 
2965    Lez  moines  donquez,  quant  ce  virent, 

que  illec  leur  mestres  perdirent, 

courouciez,  dolenz,  ne  savoient; 

comment  eulz  chevir;  quer  bien  voient 

perduz  sont,  ne  savent  que  fere 
2970    ne  couseil  mettre  en  leur  afere. 

Leur  conseil  est  qu'apres  iront 

et  0  leur  mestre  essilleront.  H.  „esissilleront" 


2943.  St.  Evreuiond  stammte  aus  Bayeux.  Seine  Lebensgeschichte  ähnelt 
sehr  der  des  hl.  Ebrulfus-,  er  lebte  im  7.  Jahrhundert,  gründete  das  Kloster 
Saint-Didier-sur-Ecouve  (Dioz.  Seez),  das  er  jedoch  auf  Befehl  seines  Bischofs 
verlassen  musste.  Er  siedelte  wahrscheinlich  nach  dem  Kloster  Mons  major, 
vielleicht  Montraöre  zwischen  Argeutan  und  Seez,  über,  wo  er  gegen  720 
starb  (Prßvost). 

2944.  St.  Aubert  ist  wohl  jener  Mönch,  den  St.  Evroult,  weil  er  ohne  Weg- 
zehrung gestorben  war,  zum  Leben  erweckte,  (vgl.  V.  2035 ff.)  nicht  aber  Ans- 
bert, Erzbischof  von  Ronen  (vgl.  3191). 

29ri2.  „lenr  mestres",  Ord.  „Denique  iuncti  reliquaemultitndine"  .  .  .  festina- 
verunt. 


t)as  altfranzösische  Ebrulfusleben  851 

Un  priour  i  out  ancien, 

Ascelin,  un  bon  crestien; 
2975    quaut  lez  vit  plourer  touz  ensemble, 

si  va  donc  et  si  lez  assemble 

et  dist:  „Bien  marriz  ressemblez 

pour  nostre  mestre,  qu'est  emblez. 

Bien  vei  que  le  voulez  suir 
2980    et  ovec  lui  voulez  fuir; 

en  non  de  dieu  puist  ce  estre, 

et  je  demourre  en  eest  estre; 

puisqu'o  lui  veillez  essillier, 

je  dout  ne  vous  facez  puillier 
2985    ne  vous  puis  pas  beau  retenir. 

A  tel  lieu  vous  dont  dieu  venir 

et  parvenir  a  si  bon  estre, 

qu'enpez  soiez  o  vostre  mestre! 

Et  qui  en  eest  lieu  nous  gardoit 
2990    et  nourrist,  de  vous  la  garde  eit! 

Icest  lieu  ne  lerai  je  mie, 

j'i  remaindr^  toute  ma  vie;       H.  „ie  i  remaindre" 

j'i  ai  eu  mout  de  granz  biens; 

or  n'i  a  il  mez  nule  riens; 
2995    bien  ou  mal,  con  vendra,  prendrei, 

de  dieu  servir  ne  me  feindrei. 

Bien  sai,  que  ci  a  'i*  saint  lieu: 

Corps  sains  i  a  plusours;  et  dieu 

par  Tangre  au  saint  le  demonstra 
3000    et  mout  de  bien  i  demonstra 

a  ceulz  qui  o  lui  demourerent. 

Mout  de  sains  ci  dieu  aourerent 

et  servirent;  et  pour  c'es  cieulz      H.  „pour  ce  es" 

0  lui  lez  en  a  menez  dieulz. 
3005    En  eest  desert  demourere 

et  mes  pechiez  si  plourere, 

juqu'a  tant  que  dieu  par  sa  grace 

meillour  fortune  et  temps  nous  face." 

Atant  sont  departiz  plourant, 


2977  ff.  Diese  Kede  des  Mönches  Ascelin  ist  bei  Orderic.  erheblich  länger 
ausgefallen  als  bei  unserem  Dichter,  namentlich  im  Anfange,  wo  der  Redner 
ein  Beispiel  aus  der  hl.  Schrift  heranzieht,  was  unser  Verfasser  nicht  berücksichtigt. 

2991.  Ord.  „Ego  autemüticensem  locuranonrelinquam,  sedhic,  ubimultisbonis 
potitus  sum,  Creatori  meo  serviam,  nee  inde  quamdiu  vitalis  color  in  me  fuerit, 
non  recedam". 

54* 


852 


Ferdinand  Danne 

3010    apres  leur  raeslre  vont  courant 

lez  moines,  ou  eulz  leur  mesnie; 

entour  xxx,  ne  cessent  mie. 

Puis  vont  apres  lez  chapelains; 

0  eulz  se  tiennent;  mes  vilains 
3015    sont  trop;  quer  point  ne  lez  connoiss'ent:  — 

cefontsemblant;  que  trops'angoissent,     H.  „sangnois- 

que  de  si  pres  lez  vont  suiant  sent" 

et  vont  0  eulz  partout  fuiant. 

Et  lez  FranceiS;  qui  eulz  pas  n'aiment, 
3020    pour  le  tresor  qu'eulz  portent,  ereiment. 
Premiere  nuit,  que  la  mesnie 

et  l'ost  issi  de  Normendie, 

au  seir  le  duc  soupe  avoit 

et  de  tout  ce  rien  ne  savoit, 
3025    avint,  qu'entre  la  ribaudaille, 

qui  pas  ne  doutoient  maaille 

ne  Saint,  ne  sainte,  noise  murent 

et  vont  gabant  plus  que  ne  durent; 

et  dist  au  duc  un  jugleour, 
3030    qui  estoit  mult  grant  moqueour: 

„Ne  savez,  sire,  qu'avant  ier 

trousserent  vostre  chancelier 

et  Raol,  vostre  chanberier, 

—  bien  se  cuiderent  avancier  — 
3035    en  leu  de  trois  corps  sains  abbez 

—  pourquoy  nous  en  summez  gabez  — 
lez  OS  de  ne  sai  quieulz  vilains 

et  baillerent  aus  chapelains 

pour  reliquez  si  con  disoient 
3040    et  mult  tres  grant  feste  en  fesoient 

et  sont  dedenz  vostre  chapele". 

„Di-mei,  comraent  Ten  lez  apele!" 

„Evroul,  Evremont  et  Aubert." 

„J'öi  parier  de  saint  Lambert," 
3045    ce  dist  un,  qui  ne  saveit  mie 

leur  saintee  n'auxi  leur  vie. 

Einssi  grant  piece  s'en  janglerent 

et  de  ces  nons  mult  se  gaberent.      H.  „ce  gaberent" 

Donc  avint  il  dreit  apres  somme. 


3015.  Oid.  „PoiTO  ipsi  eosdem  bene  cognoscebant,  sed  millam  illis  famili- 
aritatem  impendebant,  quia  suspectos  formidabaut,  et  ne  pretioso  furtim  priva- 
rent  Francos,  metnebant." 


Das  altfianzösische  Ebriilfusleben  853 

3050    que  doit  reposer  chascun  liomme, 

que  il  esclera  et  tonna 

et  tempeste  fort  resonna 

et  si  fort  temps  fist  a  eele  oure, 

que  chascim  ne  seit  quel  part  coure. 
3055    Et  du  plesir  au  sauveour 

il  avint,  que  le  jugleour 

et  ceulz  qui  tant  moques  se  furent 

dez  sains,  de  cel  temps  touz  moururent. 
Quant  le  duc  le  sout  et  ensemble 
3060    toat  Tost,  chascun  de  päor  tremble 
3060a  pour  ceulz,  qui  ainsi  tost  mors  furent; 

donc  prierent  dieu  comme  il  durent. 

L'endemain  matin  apela 

le  duc  l'ost  et  pas  ne  cela 

ce  que  la  nuit  ert  avenu, 
3065    et  ne  s'ert  pas  a  tant  tenu. 

Le  chaucelier  fist  apeler: 

il  vint  tost,  ne  se  vout  celer. 

Lors  lui  dist  que  il  venir  face 

lez  reliques  en  cele  place; 
3070    et  quant  eulz  furent  aportees, 

il  lez  a  premier  aourees 

et  puis  apres  a  commande, 

que  tout  l'ost  soit  illec  mande, 

et  cbascun  face  sou  offrende  H.  „osfereude" 

3075    et  sa  devocion  i  rende. 

Lez  moines  et  leur  gens  manda 

et  la  vie  leur  demanda 

de  Saint  Evroul  et  dez  'ii-  autres. 

Lez  moines,  qui  ne  sont  pas  viautres, 
3080    mez  simples,  lui  ont  tost  conte       H.  „lui  ont  coute" 

des  sains  la  vie  et  la  bonte. 

Et  il  volontiers  lez  o'i 

et  d'öir  lez  mout  s'esjöi. 

A  öir  sez  gens  excita: 
3085    chascun  de  moines  recita.  H.  „cascun" 

Adonques  a  considere 

lez  moines,  qu'ont  desidere 


3084.  Bei Ord.  steht  noch:  „ac  ad  jiiuliencluiu  optimatesBelgicae  alacriterasci- 
vit".  Belgier  gab  es  jedoch  nach  Prevost  zu  Ord.  VI,  10,  p.  100  im  Heere  des  Her- 
zogs nicht. 


854 


Ferdinand  Daune 


0  leur  mestre  touz  jours  venir. 

Pitie  out,  ne  se  pout  tenir. 
3090    Ains  dist:  „Lez  os  de  vostre  mestre 

ai;  eiüz  sont  ci  et  en  cest  estre, 

et  pour  lui  vous  ai  en  favour. 

Poiir  l'araour  et  pour  la  savour 

de  lui  commant  au  chancelier, 
3095    qu'o  lui  vous  face  herbergier; 

et  quauque  aus  reliques  vendra,    H.  „quanquez  aurel." 

entierement  11  vous  reudra 

juqu'a  tant  qu'a  Orliens  vendray,        H.  „Oreliens" 

qu'est  ma  cite,  la  vous  rendray 
3100    et  pourverre  de  vostre  vivre, 

puisque  le  saint  vous  voulez  suivre." 

Lez  moines  en  l'estrange  terre 

se  fönt  amer,  —  et  va  requerre 

tout  le  pais  le  saint  prodomme;  — 
3105    or  et  argent  offreut  grant  somme, 

si  que  le  bleu,  qu'en  lui  aporte, 

lez  moiues  grandement  conforte. 

Mez  quant  sont  a  Orliens  venuz, 

et  l'ost  chaseuD,  grans  et  menuz, 
3110    ont  lez  Ileus  pris  et  encombrez, 

lez  moineS;  qu'a  poi  sont  nombrez, 

n'ont  pas  trouve  ou  hebergier; 

eulz  alereut  partout  cerchier: 

un  foruil  a  paine  ont  trouv6. 
3115    Done  n'ont  pas  autre  anstel  rouve; 

cele  uuit  ilec  reposerent, 

quer  autre  lieu  pas  ne  trouverent. 

En  cel  lieu  ceulz  de  la  cite, 

pour  ce  qu'eiilz  i  ont  habite 
3120    et  lez  corps  sains,  i  ont  fondee         H.  „lez  corps" 

une  egiise  en  la  renommee 

du  Saint  et  en  l'eunour  de  lui. 

Par  lez  merites  d'icelui 

mout  de  miracles  i  aviennent 


3098.  Orliens  (Aureliani),  war  nicht,  wie  imser  Dichter  sagt,  Hauptstadt 
des  Herzogtums  Frankreich,  sondern  der  Grafschaft  Orleans,  die  damals  Hugo 
dem  Grossen  gehörte. 

3114.  Ord.  „  ...  in  clibanum  quemdam  diverterunt." 

3121.  Der  Name  dieser  Kirche  ist  nicht  bekannt;  nach  Prevost  weiss  man 
auch  nicht,  wo  sie  gestanden  hat. 


Das  altfrauzösische  Ebrulfusleben  855 

3125    snr  lez  malades  qui  la  vieuneut. 

Lors  Herloiu  le  chaücelier, 

qui  amoit  mout  et  teneit  chier 

Saint  Evroul,  et  SaiDt-Pere-en-Pont 

abbe  estoit,  la  le  repont 
3130    de  par  expres  eommandement 

du  duc,  mout  honorablemeut. 

Adonques  fu  le  chamberier  H.  „adouc  fu" 

Kaol  de  Dragie,  fort  et  fier. 

Sa  part  demande  de  la  praie 
3135    et  dist:  „Je  ne  la  vous  donroie 

pour  or,  argent,  ne  autre  cliose." 

Et  celui  plus  fere  n'eu  ose; 

quer  de  Sessons  fut  ce  noble  homme;      H.  ,.futse" 

envers  lui  u'i  a  cel  qui  gromme;  H.  „eil  qui" 

3140    riche,  puissant,  et  chauberier 

le  duc  estoit  tout  le  premier. 

Pour  ce  ne  vout  pas  l'abbe  fere 

chose,  qui  lui  deust  desplere; 

mez  par  commun  asseutement 
3145    aporta  Ten  piesentement 

lez  reliques,  et  fiirent  parties, 


Herloin  ert  abbe  et  prestre, 
dez  chapelains  au  duc  le  mestre. 
Le  Chief  out  et  mult  grant  partie 
3150    des  OS  Saint  Evroul  en  partie, 
et  out  le  livre  et  Tantelet 


3128.  Saint-Pere-en-Pont  (Sauctns  Petrus  de  Puncto)  war  ursprünglich  eine 
Abtei,  später  eine  Stiftskirche,  wo  der  Jahrestag  der  Überführung  der  Reliquien 
des  Heiligen  alljährlich  am  1.  August  gefeiert  wurde  bis  zur  grossen  Revolution. 
Heute  steht  au  der  Stelle  eine  Eotunde  für  den  protestantischen  Kult,  (Vgl. 
Prevost  zu  Ord.  t.  VI.  101.) 

3129.  repont  =  cacher,  placer  ä  l'ecart  (Godefr.).  Ord.  „ibique  coUocavit". 
8138-  de  Sessons  =^  Soissons  (Suessionensinm  civitas)  im  Dep.  Aisne. 
3139.  grommer  =  grouder.     Vgl.  groniraeler. 

3146.  Hier  felilt  ein  Vers.  Ord.  sagt:  „in  couspectu  judicum  allatae  sunt 
et  divisae  reliquiae". 

3151.  autelet  =  petit  autel  (God.).  Zu  „arula"  (Ord.)  sagt  Prev.  a.  a.  0. 
p.  101:  „Ce  raot  a  deux  siguifications.  Dans  la  premi^re  il  indique  un  vase 
contenantungriilage  pour  y  faire  evaporer  des  parfums  sur  des  charbons;  dans  la  se- 
conde,  un  autel  portatif.  DuCange  est  d'avis  qu'il  doit  etre  pris  ici  dans  la  premiöre 
de  ces  acceptions.  Si  nous  osions  emettre  une  opinion  aupres  de  la  sienne,  nous 
prefererions  la  seconde".  Die  zweite  Bedeutung  scheint  mir  hier  am  Platze  zu  sein. 


g56  Ferdinand  Danne 

coiivert  d'argent  mout  cointelet,  H.  „couvrert" 

et  sa  croce  et  sa  saintare 

et  lettres,  ou  il  mist  grant  eure. 
3155    Des  dons  fnrent,  qiie  lui  donnerent 

lez  bonnes  gens  qui  mout  ramerent. 

Dez  untres  pas  force  ne  firent: 

lez  08  Saint  Evremont  ciiillirent 

ceulz  d'Orliens  et  bien  lez  garderent; 
3160    et  a  Kaol  pour  part  donnerent 

lez  OS  Saint  Aubert,  qu'il  porta 

a  Rebez;  et  mout  conforta 

lez  moines,  quant  il  leur  donna; 

—  n'est  pas  povre  qui  tel  don  a.  — 
3165    Leur  ami  ert  especial. 

Abbe  n'i  ot,  n'oficial, 

qui  ne  voist  contre  lez  reliques, 

mult  de  personues  autentiques  H.  „et  mult" 

a  procession  ordenee 
■  3170    cierges,  eucensiers,  croiz  portee        H.  „ensensiers" 

ont  encontre,  a  mult  grant  joie 

ont  receue  cele  preie. 

Et  juques  au  jour  d'ui  la  gardent, 

cierges  et  lampes  devant  ardeut. 
3175    Raol  donc  pour  l'eglise  a  croistre, 

pour  estre  enterre  en  leur  cloistre, 

ou  en  mou stier  apres  sa  mort, 


3152.  Ord.  „  .  .  .  arulam  argento  coopertam  .  .  ." 

3154.  lettres  (chartasqne  douationum  nach  Ord.).  Es  soll  sich  hier  nach 
Prövost  um  eine  Charte  Karls  des  Einfältigen  vom  Jahre  900  zugunsten  der 
Abtei  St.  Evroult  gehandelt  haben,  die  Eob.  von  Grentemesnil,  Abt  von 
St.  Evroult,  1061  gefunden  habe.  Näheres  darüber  siehe  bei  Prevost  zu  Ord. 
t  VI.  p.  102. 

8162.  Rebez,  Rebais  (Resbacum)  im  Arr.  Couloramiers,  D6p.  Seine-et-Marne. 
Die  Gebeine  des  Heiligen  wurden  niedergelegt  in  der  alten  Abtei,  die  634  von 
St.  Ouen  gegründet  worden  war. 

3168.  Blin  liest:        „Mult   de   personnes  authentiques 
a  procession  ord6nees 
(cierges ,  encensiers,  croix  portees) 
ont  encontre  o  mult  grant  joie, 
et   ont  receu  cele  proie". 
Ord.     „  .  .  processerunt,    cum  cereis  ardentibus   et  thuvibulis   fumantibus 
reliquias  tripudiantes  ausceperunt  .  .  ." 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  857 

d'  Avmei  leur  a  doune  le  port 

et  Bonnoill,  ime  bonne  ville, 
3180    d'or  et  d'argent  uue  graut  pile, 

pour  refere  au  saint  corps  la  chasse.    H.  „pour  fere" 

Tout  ce  puet  voier  qui  la  passe, 

qu'en  leur  moustier  fu  enterre 

Raol  en  uu  tonbel  perre. 
3185    En  celez  permutacions 

et  de  temps  et  de  regions 

poent  estre  aucun  deceuz, 

qui  de  folour  sont  esmeuz 

et  cuident  pour  voir  et  si  faillent: 
3190    par  ou  elz  veuleut,  si  eutaillent, 

que  cest  Aubert  qu'ert  hom  böen 

fust  arcevesque  de  Röen. 

Pour  voir  vous  est,  ce  n'est-il  mie: 

c'est  celui,  qui  de  mort  a  vie 
3195    fist  Saint  Evroiil  donc  revenir, 

quant  son  Heu  souleit  maintenir; 

et  puis  quant  l'out  commenie, 

est  tost  arriere  deviö 

et  ala  en  la  gloire  Dieu; 
3200    en  terre  avoit  tenu  bon  lieu. 

Viel  ci  nous  fet  icest  conte, 

de  partir  ces  sains  nous  raeonte, 

et  si  nous  dit  pour  verite 

que  gens  de  grant  auetorite 


3178.  Aunei  (Aimois)  (portus  Alnonis).  Vielleicht  ist  der  Weiler  Aunois 
zwischen  dem  Chäteau-Thierry  und  Bonneil  an  der  Marne  gemeint,  wie  Pr^vost 
aus  einer  Bulle  von  1135  schliessen  will,  wo  er  den  Namen  Portelnon  lesen  will 
für  das  korrupte  Porteion. 

3179.  Bonnoill  (Bonolium):  wahrscheinlich  Bonneuil  zwischen  Chäteau- 
Thierry  und  Drachi. 

3187.  Blin  schreibt:  „Poent  si  estre  aucun  de  ceuz,  qui  de  folour  sont  es- 
vieuz  (egare)",  was  wohl  dem  Sinne  entspräche,  wenn  die  Form  esvieuz  nach- 
gewiesen und  hier  möglich  wäre.  God.  führt  wohl  esvoiö  =  egare  an,  was  von 
esvoier  kommt,  aber  nicht  esvieu.  Desgleichen  ist  esvieu  dem  Dict.  La  Curne 
de  Ste.-Palaye  unbekannt.  Und  doch  kann  man  aus  der  Handschrift  so  gut 
esvieuz  wie  esmeuz  lesen.  Esmeuz  ==  en  dösordre  würde  dem  Sinne  übrigens 
entsprechen  und  ist  zweifellos  richtig. 

3200.  Ord.  berichtet  hier  weiter  über  den  Erzbischof  von  Röuen;  der 
Dichter  übergeht  das. 


858 


Ferdinand  Daune 


3205    l'öit  pour  voir  conter  et  dire, 
et  pour  ce  le  vout  il  escripre. 

II  aviüt  apres  ce  tempore, 
que  Hue-le-Grant  de  sa  gloire 
et  de  cest  siecle  trespassa. 

3210    Et  Hue,  son  filz,  si  passa 

le  temps  et  fu  apres  son  pere 
duc  et  fu  de  mout  grant  afere 
A  ce  temps  mut  dissensions 
vers  le  roy  Challes  et  ses  hons, 

3215    ses  Chevaliers,  sa  baronnie 
si  que  par  leur  sourquiderie 
ont  tant  fet  et  taut  pourchacie 
que  Challes  du  reaume  est  chacie. 
Et  Hue  tint  tout  le  reaume, 

3220    et  sez  hers  tindrent  eu  leur  paume 
du  reaume  le  gouvernement. 
Donc  estoit  adonc  eusement 
Gefroy,  filz  au  conte  d'Angiers, 
filleul  au  duc,  fors  et  legiers, 

3225    qu'avet  norri  et  aleve 

en  sa  court;  si  fu  mult  greve 
et  marri  de  la  mort  son  pere. 
Au  roy  requiert  qu'il  veille  fere 
droit  et  que  il  lui  veille  rendre 

3230    son  droit,  s'il  lui  plest,  sanz  attendre, 


H.  „de  grant  af" 
H.  „Kalles  et  si  hons" 


H.  „plame" 


H, 


H. 


„quil" 
,si  lui" 


3210.  Ordericus  nennt  den  Sohn  Hugos  des  Grossen  ebenfalls  Magnus;  ein 
Beiname,  den  Hugo  Capet  nie  gehabt  hat.  Unser  Dichter  gebraueht  bei  ihm 
die  Bezeichnung  le  Graut  nicht,  sagt  aber  von  ihm  „et  fu  de  grant  afere". 

3218.  Der  Dichter  schrieb  wohl  „regne"  oder  vielmehr  „realme"  (regalimen) 
—  Ordericus  schreibt  ,,regnura". 

3218.  Karl  HI.  der  Einfältige  war  923  von  Hugo  dem  Grossen,  nicht  dessen 
Sohne,  wie  es  nach  dem  Berichte  unseres  Dichters  scheinen  könnte,  bekämpft 
und  besiegt  worden.  929  war  er  in  der  Gefangenschaft  bei  Herbert,  dem  Grafen 
von  Vermandois,  zu  dem  er  geflohen  war,  gestorben. 

3223.  Gefroy  (Goisfredus,  Andegavorum  comitis  filius)  konnte  nicht,  wie 
Ord.  und  unser  Dichter  es  annehmen,  das  Patenkind  Hugos,  des  Sohnes  Hugos 
des  Grossen,  sein,  da  dieser  ja  jünger  war  als  er.  Er  mag  aber  zu  Hugo  in 
freundschaftlichen  Beziehungen  gestanden  haben,  da  er  erst  am  21.  Juli  987 
starb  und  Hugo  schon  lange  vorher  als  Herzog  von  Frankreich  und  Graf  von 
Paris  und  dann  als  König  von  Frankreich  (1.  Juni  987—996)  grossen  Ein- 
fluss  besass.  Wenn  er  die  Reliquien  des  hl.  Ebrulfus  von  ihm  erhalten  hat,  so 
ist  das  nicht  vor  dem  3.  Juli  987  geschehen.    Vgl.  Prev.  a.  a.  0.  p.  105. 

3223.  Anglers  (Augers),  v.  lat.  Andegavum  (Maine-et-Loire). 


Das  altfrauzösischc  Ebrulfuslebeu  859 

et  des  OS  saint  Evroul  luy  face 

douner  aucun  pou,  de  sa  grace, 

qu'il  avoit  a  Orliens  veuz, 

quant  lez  moines  lez  ODt  seuz. 
3235    Hue  donc  a  lui  entendi;  H.  „a  lui  a  eutendi" 

son  heritage  lui  rendi; 

et  dez  reliques  lui  otrie 

qu'il  en  ait  aucune  partie; 

quer  il  l'amoit  et  tenoit  chier. 
3240    Aus  Angevius  en  fist  premier 

Gefroy  dou,  et  sont  autentiquez 

de  Saint  Evroul  la  lez  reliquez 

en  moustier  saint  Mainbot  gardees 

et  devotement  aourees. 
3245    Lez  moines  qui  lez  sains  suirent 

bien  longuement  ilec  vesquirent, 

et  ourent  bonne  affeetion 

vers  eulz  ceulz  de  la  region; 

et  si  ourent  gvant  babundance 
3250    de  pain,  de  vin,  d'autre  substance, 

de  poissons  qui  croissent  en  Laire. 

Donc  amenda  mult  leur  afere. 

Ilec  prouverent  de  fortune 

que  touz  n'est  pas  egal  ne  une. 
3255    Ilec  longuement  demourerent 

et  en  bien  leurs  vies  finerent. 
Ascelin,  raucieu  prodomme, 

en  desert  demoura,  si  comme 

dessus  est  dit,  o  gent  petite 
3260    et  fu  ilec  comme  un  hermite; 

Ascelin,  son  nevou,  aveit 

et  Guibert  de  Gace  ravoit 

et  Hamon,  qu'ert  de  la  Teilleie, 


3240.  Angevins  (Andegavenses)  Einw.  von  Angers. 

3243.  moustier  saint  Mainbot  (Mainbodus):    beute  Stiftskirche    zu  Angers. 

3251.  Laire  (Loir)  (Ligeris):  kleiner  Fluss  in  der  Nähe  von  Angers,  Neben- 
fluss  der  Sarthe. 

3253.  Ord.  „  .  .  multiuiodasque  mobilis  fortunae  varietates  experti." 

3259.  Vgl.  V.  2974  ff. 

3262.  Hamon  de  la  Teilleie  (Haimon  de  Telleia).  Hamon  ist  ein  Weiler 
östlich  von  Heugon. 


860 


Ferdinand  Daune 


et  aiitres,  qu'  eDseigner  la  voie 
3265    de  bien  fere,  —  quer  esfans  erent, 

et  0  lui  g-rant  temps  demourerent  — ; 
aprint  leur  le  servise  Dieu 
a  fere  chaseun  jour  en  lieu. 

En  une  journee  apela 

3270    Ascelin  de  ca  et  dela 

trestouz  sez  veisins  a  la  feste 
Saint  Evroul  et  leur  mist  eu  teste, 
qu'a  ce  jour  au  moustier  venissent 
et  le  servise  Dieu  öissent. 

3275    Et  eulz  mout  volentiers  le  fireut 
et  le  servise  Dieu  oirent. 
Donc  leur  a  dit  apres  l'offreude, 
que  chaseun  d'eulz  a  lui  entende: 
„Bonnes  gens,  dist,  nous  devion 

3280    creiudre  la  comminaeion 

divine;  aius  o  l'oil  occursi, 
et  0  le  mal  euer  endurci 
si  avon  nous  tout  oblie; 
donc  nous  nous  suimes  conchiö; 

3285    quer  la  verge  est  sus  nous  venue 
du  baston,  qui  trop  durs  cous  rue; 
jadis  Daneis  qui  paiens  erent 
0  Hainge  cest  pais  gasterent 


H.  „une  iournee' 


H.  „osferende" 


H.  „ains  oill" 


H.  „avon  nous' 


3264.  enseiguer  —  offenbarer  Irrtum  des  Schreibers,  —  ist  durch  „euseig- 
neit"  zu  verbessern. 

3286.  ßlin  schreibt:  „du  baston,  qui  trop  durs  consrue  (cousruö  =:  frappe)"; 
CS  heisst:  „qui  trop  durs  cous  rue". 

3288.  Die  Worte  des  Ord.:  „Olim  dum  Daei  —  qui  adhuc  pagani  erant  — 
cum  Hastingo  Neustriam  vastaverunt"  zeigen  deutlich,  dass  „Haingue"  (Hdschr. 
„Haing")  —  Blin  schreibt  „o  haing  ne"  —  geraeint  ist.  Der  Name  scheint  in- 
dessen verschrieben  zu  sein  für  Hasting  —  wie  der  Held  auch  bei  Wace 
heisst.  —  Das  (Kürze)-Zeichen  am  Ende  des  Wortes  zeigt  uns  ja  an,  dass  etwas 
fehlt.  Hasting  war  einer  jener  Normannenfürsten,  die  im  9.  Jahrhundert  un- 
ausgesetzt in  Frankreich  einfielen;  aber  in  St.  Evroult  ist  er  wohl  nicht  ge- 
wesen. Besonders  die  normannischen  Schriftsteller  —  unser  Dichter  folgt 
Ordericus  —  im  12.  Jahrhundert  vermischen  seine  Geschichte  mit  der  Rollos, 
in  unserer  Dichtung  (3290)  Raol  genannt.  Er  war  ein  verbannter  norwegischer 
Fürst,  raubte  an  den  Küsten  Frankreichs  von  876—911,  eroberte  Ronen,  erhielt 
durch  Vertrag  einen  Teil  von  Neustrien,  der  Normandie  genannt  wurde,  starb 
912  (?)     Seine  Geschichte  ist  sehr  legendenhaft. 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  861 

et  Normendie  autressi  toate, 
3290    et  Raol  i  revint  o  grant  roate, 

qui  gasta  et  moustiers  et  villes  H.  „viles" 

et  mesoDs,  et  riches  et  viles;  H.  ,  villes" 

mez  merci  Dieu  ei  nous  rausasmes, 

a  paine  de  mort  eschapasmes. 
3295    Or  est  pis;  quer  Tire  est  venue 

sur  nous,  —  qui  s'eit  un  poi  tenue  — 

au  criatour,  quer  par  lez  malus 

de  eeulz;  que  nous  eremiou  mains, 

pour  ce  que  nos  hostes  lors  furent, 
3300    lez  OS  saint  Evroul  qui  leur  plurent 

nous  ont  emblez  et  plusours  autres; 

donc  eus  ont  fet  comme  feus  veautres; 

nous  lez  avion  hostelez 

et  nos  secrez  touz  revelez. 
3305    Lez  os  de  nos  sains  nous  tolirent 

et  nos  compagnons  lez  suirent 

et  sont,  ou  eulz  sont  aourez; 

et  nous  suimez  ci  demourez, 

povres,  chetis  et  raendians. 
3310    Le  duc  d'Orliens  sa  gent  vuiaus 

pas  n'alerent,  lez  corps  porterent, 

livres,  vestemenz  nous  osterent 

et  quanque  de  bien  avion. 

Mez  eneore  eu  ce  nous  fion, 
3315    que  la  poudre  dez  chars  lessierent 

et  lez  sepulcres  la  cesserent 

et  autres  choses,  que  ne  pourent 

empörter,  ne  taut  d'avis  n'ourent, 

que  ne  devon  en  negligenee 
3320    mettre,  mez  o  grant  revereuce 

trectier  et  mettre  honestement 

et  garder  curiousement. 

Un  peil  de  la  barbe  saint  Pere 

avon,  qu'a  dedicacion  fere 
3325    a  son  moustier  Pape  de  Romme  H.  „Roume" 


3304.  Ord.  zitiert  bier  den  Psalm  77,  60,  den  unser  Dichter  jedoch  nicht 
berücksichtigt. 

3310.  Blin  schreibt:  „Duc  d'Orliens  les  genz  wianz,  praierent,  les  corps 
porterent  .  .  ."  Die  Handschrift  überliefert:  „Le  duc  d'Orliens  sagent  vuians  pas 
n'alerent,  lez  corps  porterent",  was  m.  E.  vollkommen  einwandfrei  ist. 


862 


Ferdinand  ßatine 


trasmist  a  Evroul,  le  prodomme. 
Autres  reliqaes  bieii  savon 
que  dedenz  cest  moustier  avou, 
que  lez  anciens  i  mucerent, 

3330    qui  ci  pie^a  lors  demourerent. 
Je  lo,  que  nous  partout  veon 
et  plus  seurs  donc  en  seon. 
Pour  lez  mauves  gentilz  paieus 
et  pour  autres  faus  crestiens 

3335    metton  lez  si  seurement, 

qu'estre  ue  puissent  nulement 
perdues  en  temps  a  venir, 
mes  que  eulz  puissent  parvenir 
a  nos  successours  qui  vendront 

3340    et  mult  grant  profit  leur  rendront." 
Quant  c'ont  o'i,  mult  le  loerent 
et  grandement  dieu  adourerent. 
Aseelin  a  chante  la  messe 
et  le  peuple  a  Dieu  aler  lesse; 

3345    et  trois  esfans  o  lui  remaignent, 
qui  de  servir  pas  ne  se  faignent: 
lez  eierges  et  l'encensier  portent 
si  qu'Ascelin  mult  recoufortent. 
II  print  un  machon  et  le  maine 

3350    au  tombel  saint  Evroul,-  et  paine 
mettent  grant  aus  pierres  lever. 
Quant  ont  fet  cela  saus  grever, 
Aseelin  va  la  poudre  prendre 
de  la  sainte  char  qui  ert  tendre; 

3355    auxi  comme  tourteaux  l'assemble 
et  la  eonjoint  et  met  ensemble; 
plusours  boetes  et  philatieres 
i  print,  qu'il  ne  mist  pas  arrieres, 
ou  il  aveit  mult  de  reliques 

3360    de  mult  de  sains  mult  autentiques. 
Et  i  estoient  lez  cedulez, 
de  quoy  Ten  ne  trouva  puis  nules. 


H.  „seursen" 


H.  „ce  ont" 


H.  „sierges 
Tensensier" 


3349.  raachon  kommt  von  machio  =  Gerüstarbeiter;  maceria  gibt  maislere 
(3371.)  Fachwand.  Prevost  sagt:  „magou.  Ce  mot  barbare,  qui  vient  de  maceria, 
est  fort  ancien".    Orderic.  sagt:  „cum   caementario  quodam"  und  „cum  macione". 

3355.  Comme  tourteaux  (instar  tortellorum),  nach  Pr6vost  Brötchen  oder 
runde  Kuchen. 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben 


863 


Adonc  aus  enfans  commanda 

qa'aillent  mengier,  et  demaiida 
3365    le  machon  et  o  sei  le  maine 

—  et  de  bien  oiivrer  mult  se  paine,  — 

et  des  vieuz  aiicuns  necessaires 

de  ses  privez,  —  mes  ne  fii  gueres,  — 

et  vont  croiser  une  mesiere; 
3370    la  mucent  tout  et  fönt  arriere 

la  mesiere  comme  devant, 

que  nul  ne  seit  apercevaut. 

Lez  esfans  mengier  envoier 

vout,  que  eulz  ne  puissent  voier. 
3375    L'en  le  lour  ooit  puis  bien  dire,      H.  „le  lourroit" 

mez  le  lieu  ne  sourent  eslire; 

du  lieu  propre  sont  desvoiez, 

quer  iceulz  furent  envoiez.  H.  „eulz" 

C'avint  en  temps  et  a  la  vie  H.  „Ce  avint" 

3380    du  duc  Richart  de  Normendie, 

premier  Richart,  qui  vesqui  bien 

'lii'  ans,  n'en  faut  rien. 

Tant  fu  duc,  mez  premierement 

out  a  souffrir  mout  grandemeut. 
3385    Mez  en  la  fin  tout  sourmonta 

ses  anemis  et  tout  donta. 

En  trestoutes  cez  tourmentines  H.  „ses" 

le  bon  viellart  dans  Asselines 

vesqui  louc  temps  devotement 
3390    et  vint  vers  son  definement. 

Ascelin  son  nies  apela, 

un  jeune  clerc,  ne  lui  cela  H.  „sela" 


3367.  Blin  sagt:  „et  des  riens  aucuus  necessaires,  ne  s'est  privez,  ines  ne 
fii  gueres";  die  Handschrift  hat  et  oder  „ot  (o  bezw.  e  ist  vorgezeichnet  für  den 
Illuminator,  also,  weil  kleiner  als  die  übrigen  Buchstaben,  schlecht  zu  entziffern) 
(vgl.  p,  758)  des  vieuz  aucuns  necessaires  de  ses  privez  —  mes  ne  fu  gueres  — ". 
Ord.  sagt:  „et  ipse  cum  macione  et  maturis  necessariisque  ministris  reliquias 
in  maceria  recondit". 

3375.  Ord.  „Ab  ipsis  (id.  est  pueris)  nimirum  post  multos  annos  liaec  audivi- 
mus,  sed  certum  locum,  ubi  reliqniae  positae  fuerint,  scire  nequivimus".  Blin 
schreibt  ohne  Rücksicht  auf  die  H.  und  Ord.  „Quer  Tuns  le  pourrait  puis  bien 
dire".  Es  heisst  hier  wohl:  man  hörte  es  sie  danach  wohl  sagen  .  ..;  über  den 
Dat.  vgl.  Tobler,  Verm.  Beiträge  P  202.    Vgl.  auch  V.  3703. 


864 


t'erdinand  Üanne 

pas  sa  mort  et  commis  lui  a 

tout  le  lieu  et  quanqu'il  i  a  H.  „quanque  il" 

3395    et  mourut,  ne  demoura  gueres, 

et  ala  ovecques  ses  peres. 

Adonc  Ascelin,  qui  veier 

voulet  le  monde  et  emploier 

sa  vie  en  mult  autre  usage 
3400    que  demourer  en  hermitage, 

en  France  ala  pour  aprendre, 

qu'il  vouleit  sens  et  bien  entendre, 

llee    l*  ans  demoura, 

en  divers  labours  laboura 
3405    et  monta  tant  et  crut  son  estre, 

que  en  la  fin  devint  il  prestre. 

El  siecle  tant  se  delita 

0  ceulz,  a  qui  il  habita 

par  trestout  le  temps  de  sa  vie, 
3410    que  puis  il  ne  lui  süuvint  mie, 

ne  qu'en  memoire  avoir  peust 

de  rien  qu'en  Normendie  eust, 

ne  de  chose,  que  lui  deist 

son  onele  Ascelin,  ne  feist. 
3415    Entre  ce  lez  gens  se  moururent, 

et  lez  autres  si  s'en  courureut 

en  autres  lieus;  si  demoura 

le  lieu  desert;  nel  laboura 

nul  lonc  tempS;  ne  n'i  habita. 
3420    Et  le  bois  crut,  resuscita  H.  „crut  et  res" 

en  moustier  et  par  lez  mesons, 

quer  desert  fu  mult  grant  sesons, 

et  les  bestes  i  habiterent, 

cerfs  et  pors,  et  tout  defoulerent. 


3401.  „en  France  ala  pour  aprendre  etc.  .  .  ."  ist  etwas  eigenartig,  aber 
durchaus  verständlich.  Es  bedurfte  nicht  der  Blinschen  Schreibung:  „En  France 
ala  pour  sens  aprendre;  quer  il  voleit  le  bien  entendre". 

3405.  Blin  schreibt:  „Et  mult  atant  accreut  sonestre";  ich  lese:  „et  monta 
tant  et  crut  son  estre,  que  .  .  ."  Ord.  „et  per  diversos  gradus  usque  ad  sacer- 
dotium  ascendit." 

3420.  Ord.  „in  oratoriis  et  domibus  ingens  silva  crevit." 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  865 

Conie  Vahbaye  denioiira  seulle  et  en  destor, 

3425    En  Beauvesin  aveit  im  prestre, 

cui  dit  fut,  qu'il  lessast  son  estre 

—  en  songe,  —  et  presist  son  erre        H.  „preint" 

en  Normendie,  pour  enquerre 

en  pais  d'Ouche,  ou  demoura 
3430    Saint  Evroul  et  o  Dieu  ouia, 

et  ou  estoit  son  abbäie 

en  temps,  que  il  estoit  en  vie, 

et  que  la  alast  demonrer, 

pour  Dieu  servir  et  adourer, 
3435    et  que  loiig-uement  i  vivroit 

et  bonne  fin  ilec  prendroit. 

Done  s'est  parti  de  sa  contree        H.  „c'est  partie" 

et  Normendie  a  encontree, 

si  l'a  visitee  et  cerchie 
3440    par  mult  de  temps,  ne  treuve  mie 

qui  le  lieu  lui  puisse  ensengner. 

Adonc  il  n'osa  desdengnier 

la  Vision,  qu'avet  veue; 

mes  par  l'erre,  qu'aveit  meue, 
3445    vint  a  Saint-Evroul-de-Montfort. 

La  lui  donna  mult  grant  confort 

un  viel  moustier,  que  la  trouva. 

Et  lui  sembla,  que  ce    prouva 

que  ce  fa  Tabitacion 
3450    a  geus  donc  de  religion, 

et  cuida  que  ce  fust  le  lieu, 

qui  lui  ert  nomme  de  par  Dieu. 

Ilec  demoura  longuement 

et  servit  Dieu  devotement. 
3455        A  Bauquencey  avet  un  homme 

lors,  qui  de  bestes  out  grant  some; 

un  tor  i  out,  qu'avet  nom  Fale, 


3425.  Beauvesin  (provincia  Belvacensis)  Le  Beauvaisis,  Umgebung  von 
Beauvais,  Dep,  Oise. 

3426.  Bei  Drei,    steht   direkte  Rede,    was  wirkungsvoller  ist. 

3430 — 36.  Ord.  ,,In  Normanniam  ad  sanctum  Ebrulfum  vade,  ibique  per- 
frueris  dieriim  longitudine  et  felicis  vitae  jocunditate"-, 

3445.  Vgl.  Anm.  zu  V.  827. 

3447.  Des  Ordericus  „basilica"  übersetzt  der  Dichter  hier  durch  „moustier". 

3455.  A  Bauquencey  (in  territorio  Balgenzaii)  Bocquence,  canton  de  la 
Fert6-Fr§nel,  Arrond.  Argentan,  Dep.  Orne. 

Romanische  Forscliuugen  XXXII.  55 


866 


Ferdinand  Danne 


qui  fiere  beste  estoit  et  male, 
qui  lez  bestes  lessout  souvent, 

3460    eure  n'avoit  de  leur  couvent; 
du  parfout  du  bois  lez  lessout, 
l'en  ne  savoit,  ou  il  alout. 
0  gens  et  o  chiens  le  queroient 
par  mult  de  feiz;  rien  ne  fesoient. 

3465    Apres  'vi*  jours  ou  -vii*  venoit 
sain  et  hetie  et  se  tenoit 
a  l'ostel  0  lez  autres  bestez. 
Puis  raloit  et  fesoit  sez  festez 
dedens  le  bois  comme  devant. 

3470    Lez  pastours  l'alöent  sevant: 
ne  savoient  que  devenoit. 
Tel  vie  trop  souvent  menoit 
tant  que  mult  grant  gieu  en  fesoient 
ceulz  du  pais  qui  ce  veoient. 

3475    Et  pour  ce  de  querre  cesserent 
et  ou  vout  aler  le  lesserent. 
Apres  grant  temps  lez  pastoureaux, 
qui  erent  jeunez  jouvenceaux, 
oureut  eschar  de  cele  beste, 

3480    et  jura  chascun  par  sa  teste 

que  eulz  saront,  quel  part  il  va, 
qui  tantesfeiz  lez  eschiva. 
Parmi  le  boys  espes  se  metent 
et  de  querre  mult  s'entremetent; 

3485    et  s'ont  prins  ou  eulz  Diulet, 
qui  vet  en  chascun  reculet 
et  se  boute  parmi  le  bois 
auxi  comme  'I"  chenet  cortois, 
qui  les  bestes  va  encerchant 

3489a  et  s'en  va  partout  recerchant. 

3490    Tant  ala  et  tant  esprova 
que  le  torel  gesant  trouva 


H.  Jalouet« 


H.  „demenoit" 


H.  „i  va' 


H,  „son  prins' 
H.  „parme' 


3465.  Ord.  „post  V  vel  VII  dies  .  .  ." 

3479.  Blin  setzt  für  das  handschriftliche  „eschar",  was  hier  guten  Sinn 
gibt,  „discors"  ein. 

3485.  Diulet  scheint  mir  die  Handschrift  zu  überliefern;  Duilet  würde  es 
nach  Ordericus  (Duiletum)  heissen. 

3488.  Ich  sehe  nicht  ein,  warum  Blin  das  handschriftliche  „chenet"  (Hünd- 
chen) durch  „chevreus"  ersetzt. 


i 

4 


Das  altf'ranzööische  Ebrulfusleben  867 

em  pez  devant  l'autel  Saint  Pierre, 

qui  estoit  ja  tout  couvert  d'yerre. 

Lez  mesieres  sont  descouvertes, 
3495    lez  ruines  toutes  apertes 

fors  que  d'yerre  n'out  couverture: 

bien  pert  que  a  descoufiture. 

Grant  bois  i  a,  que  uul  n'i  haute, 

ne  ne  hanta  par  ans  ehinquante. 
3500    Quant  lez  anciens  ce  öirent, 

mult  grandement  s'en  esbahirent; 

mez  assez  tost  se  ravisserent, 

comment  leur  peres  leur  conterent, 

que  Saint  Evroul  out  mansion 
3505    et  plusours  de  relig-ion 

ilec,  et  si  ja  habiterent 

par  mout  de  temps  et  Dieu  proierent. 
De  rechief  cele  avision 

reprent  o  admonitiou 
3510    Restout,  qui  n'a  pas  plainement 

obei  au  commandement. 

Donc  requiert  eil  qui  Tamoneste, 

en  quel  maniere  plus  honneste 

aemplir  pourra  ce  que  mande. 
3515     Adonquez  la  voiz  Uli  commande, 

que  il  s'en  voist  tout  dreit  en  Ouehe 

et  quiere  bien  du  bois  la  couche, 

la,  ou  Saint  Evroul  demoura  .  .  . 

et  i  mena  mult  sainte  vie; 
3520    face  auxi,  ne  se  fagne  mie! 

Restout  a  donc  Montfort  lessie 

et  vers  Ouehe  s'est  eslessiö 

et  mena  son  filz  et  sa  fame. 

Albert  out  non  le  filz,  la  fame 
3525    ne  sai  comment  a  nom  avoit, 

ne  eil  qui  escripst  ne  saveit.  H.  „sil" 

La  demoura  toute  sa  vie 

Restout  0  poi  de  compagnie. 


3518.  Ein  Vers  fehlt  in  der  H. ;  nach  V.  1548  muss  etwa  ergänzt  werden: 
„ou  dieu  devotement  oura^^. 

3521.  Restout  (Restoldus). 

3524—3528.  Ord.    „  .  .  .  ibique  cum  conjuge    et   Ilberto    filio    suo,    prinius 
habitavit". 

55* 


868 


Ferdinand  Danne 


Adonquez  a  Montfort  aveit 
3530    Gasce,  un  Chevalier,  qui  saveit 

mult  de  bien  et  de  bonne  vie 

estoit  et  dieu  n'oublia  mie. 

Dedens  son  euer  souvent  pensa 

et  de  bon  euer  se  pourpenssa 
3535    et  dist,  que  toutes  lez  eglises 

d'entour  lui,  qui  a  nieut  sont  mises 

et  cheues,  relevera 

et  que  tant,  se  Dex  plest,  fera 

et  i  mestra  taut  de  sa  paine 
3540    et  de  sez  biens  sanz  chose  vaine, 

que,  se  il  peut,  a  Dieu  plera 

ce  que  il  pour  s'amour  fera. 

Donc  refist  le  moustier  Saiut-Pere, 

quer  il  cuida  pour  c'a  Dieu  plere. 
3545    Uu  jour  avint  que  un  bouvier 

ses  boefs  gardeit  en  un  sentier; 

le  meillour  lieu  leur  abandonne 

sur  le  ruisel  de  Cherentonne ; 

entre  lez  murs  l'erbe  croisset 
3550    graignour;  pour  c'ilec  lez  pesseit. 

A  lui  s'eu  vint  un  pelerin, 

ue  sai  o  Guillelme,  o  Guerin 

avoit  non;  jouste  lui  s'acoute; 

travailli^  estoit,  ne  se  doute. 
3555    0  lui  si  sist  et  si  lui  conte 

mult  de  cbosez,  dont  ne  tint  conte.    H.  „don  ne  tint" 

Adone  lui  dist:  „Va  a  ton  mestre, 

di  lui,  qu'a  mei  vienge  en  cest  estre! 

Je  lui  dire  un  tel  message, 
3560    dont  mieuz  ert  a  tout  son  lignage." 

Donc  va  le  bouvier  a  son  mestre 

si  lui  a  dit  que,  s'il  puet  estre, 

qu'a  cel  homme  parier  tost  vienge, 

et  que  peresce  pas  nel  tienge! 
3565    Mez  si  fist  que  pas  n'i  ala 

et  dist  au  bouvier,  que  ja  la 

n'ireit,  mes  que  a  lui  vendreit 


H.  „ce  a" 


H.  „sentir" 


H.  „ce  ilec" 


H.  „Guille« 


H.  „donc  mieuz" 
H.  „paler" 
H.  „qui  ia" 


3530.  Gasce  (Guaszo  de  Montfortl). 

3538.  „et  que  tant  —  se  dex  plest  —  fera"  verwandelt  Blin  in  „et  que  tant 
d'esploits  il  fera".  Ord.  „.  .  .  et  ad  tarn  laudabile  Studium  omne  Ingenium  suum 
cum  tota  possibilitate  et  substantia  medullitus  applicaret". 


Das  altfranzösische  Ebrulfuslebeu  869 

et  sez  choses  lui  aprendreit. 

Donc  est  le  bouvier  revenu 
3570    au  pelerin ;  aiuz  pas  tenu 

ne  s'est  a  tant;  eins  lui  remaiide      H.  „ne  c'est  a" 

deus  foiz,  "iü'    foiz  et  lui  commande 

au  bouvier,  que  le  lui  ameine; 

mez  ce  fu  parole  mult  vaiue. 
3575    Oeeupe  fu,  n'i  ala  mie 

si  s'en  repenti  a  sa  vie. 

Le  bouvier  revient  au  prodomme 

et  lui  a  dit,  —  ce  est  la  sorame  — 

que  son  seigneur  pas  ne  veudra. 
3580    Et  l'autre  dit,  plus  n'atendra. 

Donc  le  bouvier  a  apele 

et  lui  dist,  ne  li  a  cele: 

„Or  m'entent  et  i  met  ta  eure; 

je  te  di  en  verit6  pure: 
3585    cest  lieu  de  Dieu  santifie 

est  de  piece  a  et  dedi6; 

et  i  a  mult  de  saintez  chosez, 

qui  sont  muciez  et  enclosez." 

Quant  out  ce  dit,  si  se  leva 
3590    ester,  enme  l'estre  s'en  va 

et  dist:  „Bouvier,  ne  doute  mie, 

ci  est  l'autel  Sainte  Marie, 

la  mere  Dieu,  virge  pucele, 

et  ga,  en  bout  de  la  chapele, 
3595    c'est  l'autel  de  la  Trinite, 

a  Orient,  pour  verite." 

Donc  dist  au  bouvier:  „Se  venu 

fust  ci  ton  mestre,  avenu 

lui  fust  bJen,  quant  je  lui  mandö; 
3600    ainz  qu'il  m'eust  rien  demande, 

tel  chose  lui  eusse  ensengnie  H,  „euse" 

dontmieuzluifustetsalingnie;    H.  „doncmieuzluietsa" 

tel  tresor  lui  eusse  ensengnie, 

dont  bien  eust  apareillie  H.  „donc  bien" 

3605    cest  moustier  et  d'autrez  assez 

3592.  Vgl.  1678fif.,  1715. 

3595.  Vgl.  1713. 

3602.  Blin:  „Dont  miez  il  fust  o  sa  liguee".  Man  wird  nach  der  H.  lesen 
müssen  „dont  mieuz  lui  fust  et  sa  lingnie"  (vgl.  3560  dazu).  Dieser  Gedanke, 
wie  auch  3559/60,  steht  nicht  bei  Ordericus. 


g-^Q  Ferdinand  Danne 

et  tel  segre  du  temps  passez; 

qu'eust  valu  en  Normendie 

honnour,  et  joie  acuillie 

i  eust  tres  gi'ant,  c'est  sanz  doute, 
3610    et  prou  en  Normendie  toute." 

Quant  le  bouvier  ot  tel  novele, 

a  son  mestre  eouit  ne  hii  cele.  H.  ^sele" 

Adonc  prent  celui  son  cheval 

et  s'en  court  de  mont  et  de  val: 
3615    le  pelerin  quist  longuement. 

Quant  vint  au  lieu,  ou  proprement 

Taveit  donc  le  bouvier  lessie, 

ale  s'en  fut  tout  eslessie. 

Adonc  fut  il  mult  couroucie, 
3620    que  de  venir  aveit  grouciö. 

Donc  a  au  bouvier  demande, 

se  il  li  a  rien  command^;  H.  „il  i  a" 

et  il  dist,  que  saintefiö 

est  cest  lieu  et  est  dedi^ 
3625    et  beneest  de  Dieu  le  pere, 

et  „vez  ci  l'autel  de  sa  mere,      H.  „Vautel  sa  mere" 

et  cest  est  de  la  Trinite, 

si  con  me  dist  pour  verite." 
Apres  Gasce  parier  ala 
3630    a  Rudolf  Frenel,  ~  s'avala,  — 

qui  ert  d'icel  lieu  chier  seigneur 

et  ert  du  pais  le  graigneur. 

Et  lui  a  conte  la  nouvele 

du  pelerin,  de  la  chapelc; 
3635    dez  autiex  et  dez  autrez  chosez 

et  du  tresor  toutez  parelosez, 

et  qu'o  son  otrei  veult  refere 

la  chapele,  s'a  Dieu  veult  plere.     H.  „sa  chapele" 

Et  celui  tantost  lui  otrie: 
3640    en  Fanour  la  vierge  Marie 

la  face,  pour  s'amour  aquerre! 

Bien  le  veut,  quant  c'est  sur  sa  terre.     H.  „veust" 


3609.  Blin  schreibt  „Tres  grant  feste  i  eust  out  sans  doute". 

3625.  für  „le  pere"  schreibt  Bl.  „le  savere". 

3630.  Rudolf-Freanel  (Radulfus  Fraxinellus,  Turulfi  filius):  Er  baute  das 
Schloss  La  Fert6-Frenel  im  Arrond.  Argentan,  Dep.  Orne. 

3640.  „en  l'annour"  wird  hier  wohl  zu  lesen  sein,  weil  bei  Ord.  steht  „in 
honore".    Blin  „l'amour". 


Das  altfrauzösische  Ebrulfuslebeu  871 

Donquez  a  ovrer  commencereut 

et  ilec  tant  pierre  troiiverent 
3645    qu'assez  en  out  a  tout  perfere; 

c'est  signe  qu'a  Dien  voulet  plere. 

Ilec  mult  de  sarquex  trouverent: 

pour  le  bien,  qu'ert  dedens,  bien  perent, 

qiie  grans  seignonrs  ileqnes  jurent; 
3650    pour  lez  nobleees,  qui  i  furent, 

ilec  mult  de  miraclez  vindrent, 

que  sages  fables  pas  ne  tindrent. 
Hardouin,  un  grant  Chevalier, 

entre  lez  pierres  du  moustier 
3655    vit  uue  grosse  et  mult  grant  pierre; 

et  tantost  il  l'envoia  querre 

et  en  fist  un  graut  äuge  fere, 

a  sez  chevaux  mult  necessaire. 

Quant  out  commencie  l'euvre  a  fere, 
3660    si  empira  mult  son  afere; 

quer  en  langour  cbai  mult  griefve, 

que  pas  sa  besongne  n'aehiefve. 

A  Touquete  ert  -v  cbevalier 

a  cel  temps,  Gonford,  qui  mult  chier 
3665    avet  Herdoin,  qui  en  songe 

oit  et  lui  dist;  sanz  mensonge, 

que  la  pierre  reportereit, 

ou  il  du  siecle  partireit.  H.  „partirent" 

Donc  fist  la  pierre  raporter 
3670    en  sa  cbarete  et  sei  porter 

dessus  la  pierre  a  Tegllse. 

Et  tout  einsi  en  cele  guise 

il  confessa  qu'aveit  mesprins 

et  fu  de  bien  fere  esprins;      H.  „et  fu  de  fere  bien" 
3675    et  out  santö  isnelement 

du  vouleir  a  eil  qui  ne  ment. 
Mout  de  miraclez  sont  venuz 

el  lieu,  que  n'ai  pas  retenuz. 


3657.  Des  Ord.  „aquarium"  gibt  der  Dichter  durch  „äuge"  (*alvea  für  alv[e]us) 
wieder. 

3663.  Touquete  (Talcheta)  heute  Touquette,  westlich  von  St.  Evroult,  can- 
tou  de  la  Ferte-Frenel,  Arrond.  Argentan,  Dep.  Orne.  Gonford  de  T.  (Gurafol- 
dus  de  Tolcheta). 

3666.  Blin:  „oit  (et  fu  dit  sans  inensonge)".  Diese  Verbesserung  der  Hs, 
ist  nicht  berechtigt.    Vgl.  Ord. 


gY2  Ferdinand  Danne 

Einseis  sont  mis  en  oubliance 
3680    et  aussi  par  la  transmuance 

dez  genz,  qui  pas  bien  ne  savoient 

escripre  et  auxi  n'avoient 

pas  si  graut  sens  ne  tel  memoire 

que  par  euer  peussent  l'istoire 
3685    retenir,  et  si  n'avoit  mie  H.  „auoient" 

mult  de  clers  en  cele  partie. 
Adonc  quant  Teglise  fut  fete 

en  bois,  en  la  montagne  estrete, 

tont  le  pais  en  out  grant  joie; 
3690    il  n'i  a  nul,  qui  dire  l'oie 

que  l'eglise  est  restablie 

el  non  de  la  virge  Marie; 

qui  joie  n'en  face  et  grant  feste. 

A  Restout,  qui  est  homme  honeste, 
3695    fu  donques  la  eure  ballie 

de  Gasce  et  Rodolf,  o  Taie  H.  „gasce  de" 

de  l'evesque,  en  qui  dyocise 

la  dite  eglise  estoit  assise.  H.  „iglise" 

L'evesque  d'Evreux  la  lui  baille; 
3700    quer  c'est  son  evesque  sanz  faille. 

A  icel  temps  estoit  tout  mestre 

Guillelme,  filz  Guereu;  pout  estre  H.  „Guille" 

qu'il  oit  a  aueun  vanter, 

que  Saint  Evroul  soulet  hanter 
3705    en  son  bois,  et  est  sa  fontaine, 

et  que  jadis  fu  son  demaine 

sur  le  ruissel  de  Charentonne, 

qui  le  grant  bois  tout  avironne, 

et  qu'i  a  une  vielle  eglise  H.  „et  quei  a" 

3710    Saint  Pere,  du  viel  temps  assise.    H.  „de  S.  Pere" 

Guillelme  adonc  airousement    H.  Guille  airousement" 

enquist  et  encerclia  briefment 


3681  flf.  Vgl.  Ord.  „.  .  .pro  penuria  seriptorum,  qiiibus  tunc  Neustria  maxime 
carebat". 

3688.  „en  bois,  en  la  montagne  estrete".  Pr^vost  meint,  es  handle  sich  hier 
sicher  um  die  Kirche  Notre-Dame-du-Bois  am  rechten  Ufer  der  Charentonne 
(vgl.  1675 flf.);  vgl.  Prevost  zu  Ord.  VI,  10,  p.  113. 

3699.  „Luxieux"  schreibt  Bl.  ohne  Anmerkung  trotz  „Evreux"  der  H.  und 
„quam  ab  episcopo  Ebroiceusi,    in    cuius    territorio  (basilica)  sita  est"  des  Ord. 

3702.  Guillelme,  filz  Guereu  (Guillelmus,  Geroii  filius).  (Näheres  darüber 
s.  Prevost  zu  Ord.  III.  p.  15,  I.  p.  181). 


Das  altfrauzösisclie  Ebrulfusleben  873 

et  tiouva  le  lieu  bieu  honeste 

a  telz  genS;  qiü  n'ont  pas  grant  feste 
3715    de  couverser  ovec  le  moude. 

Le  lieu  loa  et  dit  qu'abonde 

ilee  mult  bien  esperitel, 

ne  saveit  pas  que  fust  itel. 

Adonqnes  Restoiit  demanda 
3720    et  Eingran  et  leur  commanda 

ilee  la  garde  de  Teglise;  H.  „ilecques" 

ilec  facent  le  Dieu  servise! 

Et  assez  reute  leur  donna 

a  Eschaufour,  ou  foisonna 
3725    en  mult  de  biens  et  de  richeces 

et  en  mult  de  tresgraus  noblesces. 
Apres  avint  comme  Viel  conte,  H.  „com" 

en  son  tiers  livre  eu  fet  raconte, 

que  le  dit  Guillelme  et  sez  freres  H.  „qui  le" 

3730    et  sez  nevouz  apres  non  gueres  „Guille" 

le  couvent  ilec  restorerent 

et  l'abbäie  ilec  fonderent. 

"xii-  moiues  adonques  prindrent 

a  Jameges,  qui  ilec  vindrent. 
3735    Si  i  firent  le  Dieu  servise, 

fei  comme  leur  rieulle  devise, 

et  vesquirent  mult  uoblement, 

mult  humblemeut  et  saintement. 

Come  Veglise  de  Saint  Evroul  fut  tvove^  et  restaurez. 

Eu  Tau  de  l'Incaruacion 
3740    mil  ii*  inicion  H.  „Ivii'" 


3719.  Blin:    „Adonc    o  Restout  demaina  Engran";    es   heisst:     „Adonques 
Restout  demanda  et  Eingran"  .  .  .  Eiugran  (Ingerannus). 
3724.  Orderic.  „de  redditibus  Escalfou".  — 

3733.  Die  Zahl  12  steht  nicht  bei  Ord. 

3734.  Jumeges  (Gemmeticum)  heute  Jumifeges  (Seine-Införieure)  auf  einer 
Halbinsel,  nahe  am  rechten  Ufer  der  Seine,  27  km  westlich  von  Reuen  gelegen 
(1000  Einw.).  Man  sieht  noch  die  Ruinen  der  alten  Benediktinerabtei,  die  654 
von  St.  Philbert  gegründet  wurde.  Aus  ihr  sind  zahlreiche  berühmte  Männer 
hervorgegangen,  St.  Hugo,  Thierry  und  vor  allem  der  grosse  Historiker  Guillel- 
mus  Calculus  (Guillaume  de  Jumifeges),  der  im  12.  Jahrh.  seine  berühmte  Nor- 
mannengeschichte schrieb,  die  heute  für  uns  eine  Hauptquelle  bildet.  U.  a. 
schöpften  Wace  und  Benoit  de  St.  Maure  aus  ihr. 

3740,  Irrtümlich  schreibt  der  Kopist  57  für  51  des  Oid.  Nach  Pr6vo8t  zu 
Ord.  IV,  10,  p.  114  war  es  am  3.  Oktober  1050,    wo  man  Thierry  de  Matouville 


^74  Ferdinand  Danne 

donc  restauret  on  l'abbaie  H.  „de  rest." 

de  Saint  Evroiil  en  Normendie: 

Tyerri  en  fu  abbe  premier. 

A  Jumeges  eil  Chevalier 
3745    le  prinstrent,  con  est  dit  devant. 

Et  il  ala  mult  eelevant 

le  lieu  et  la  religion 

et  vesqui  en  devocion. 

Par  -vii"  ans  gouverna  le  lieu  H.  „'viii'" 

3750    si  qu'il  plut  au  monde  et  a  Dieu 

et  soustint  le  nouvel  couvent 

et  leur  ensengna  moult  souvent 

la  rielle  et  la  condicion 

d'ordre  et  de  religion. 
3755    Apres  le  fez  lui  ennuia 

et  lui  semble,  trop  ennui  a 

a  servir  a  cest  mauves  monde; 

qui  i  sert,  ue  puet  estre  monde. 

Adonc  renonca  a  l'osfice, 
3760    de  son  gre,  non  pour  aucun  vice. 

Pourquoy  furent  touz  courouciez: 

Maurille^,  qui  donc  ert  crociez 

de  Röeu,  et  Hue  ensement, 

qui  avoit  le  gouverneraent 
3765    de  Luxies  de  l'evesquiö. 

Tierri  s'est  a  lui  adrecie.  H.  „c'est  a" 

Tierri  lessa  le  terrien 

et  se  print  au  celestien ; 

et  qui  Jerusalem  celestre 
3770    desirout  voier,  le  terrestre 

voier  cuida  et  i  mist  paine 

et  ala,  c'est  chose  certaine, 

juqu'a  Cypre,  plus  ne  passa 

en  avant:  ilec  trespassa 
3775    de  cest  siecle  et  fu  enterre, 

pour  ce  que  longues  out  erre, 


4 


(zwischen  Ronen  und  Neufchätel  gelegen),  nach  St.  Evroult  berief.  Er  ver- 
waltete die  Abtei  bis  zum  29.  August  1057;  also  nicht  8  Jahre,  wie  es 
V.  3749  heisst. 

3760.  0.  sagt  nur  „ultro  deposuit". 

3762.  Maurille,  crociez  de  Roen,  (Maurilius  Kotomagensis)  crociez  (cruciger) 
=  eveque  (Blin). 

3765.  Hue  de  Luxies  (Hugo  Lexoviensis)   L.  dep.  Calvados,  heute  Lisieux. 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  875 

dedens  une  mult  bele  eglise, 

ou  ert  un  coiivent  a  devise 

de  moines  mult  bien  ordenö, 
3780    qui  se  sont  grandement  penc, 

pour  ce  qiie  il  virent  boneste  H.  „ce  quil" 

peisonne,  si  en  firent  feste; 

et  l'ont  ileques  enterrc, 

devant  l'autel  Tont  enserre 
3785    Saint  Nicholas,  le  bon  prodommc; 

et  ileques  Ten  le  renomme 

et  tient  pour  saint,  quer  bien  souvent 

fet  miraeles  en  cel  couvent. 

Adonc  lez  moines  dolens  furent 
3790    d'Oiiche,  qui  pas  leur  pere  n'eureut;     H.  „uurent" 

en  mult  de  guise  labouroient,         H.  „labouraient" 

comme  miez  avoir  le  pourroient; 

mez  pas  leur  vouleir  n'aeomplirent, 

mez  reliques  ailleurs  cuillirent 
3795    en  mult  de  Heus,  en  mult  de  guises, 

et  en  leur  moustier  lez  ont  mises. 
Fouques,  prevost  de  l'abbeie, 

qui  fu  puis  abbe  sanz  boidie 

du  moustier  Saint-Pierre-sur-Dive, 
3800    fu  envoie  par  cause  vive 

de  Guillelme,  roy  d'Engleterre,  H.  „Guille^' 

le  Bastart,  en  Brie  requerre  H.  „le  querre" 

Berte  eontesse,  pour  message 

porter  segre;  lors,  comme  sage, 
3805    d'uu  dez  chapelains  la  eontesse, 

qui  Normant  ert,  out  donc  pramesse, 


3784.  Blin :  „devant  l'autel  tout  enserrS". 

3788.  Ortl.  Vit.  fügt  die  Grabschrift  (12  Hexameter)  bei,  die  unser  Dichter 
nicht  einmal  erwähnt. 

3797.  Fouques,  prevost  (Fulco  praepositus,  postea  Divensis  abbas),  vgl. 
St.  Pierre-sur-Dive. 

3801.  Guillelme,  roy  d'Engleterre  (Gnillelmus  Nothus,  rex  Anglorum), 
Wilhelm  L,  der  Bastard  und  der  Eroberer,  war  1027  geboren.  1066  errang  er  den 
glänzenden  Sieg  über  Harold  bei  Hastings  und  eroberte  England.    1087  starb  er. 

3802.  Brie  (Brigia)  d.  i.  die  kleine  Landschaft  La  Brie  mit  der  Hauptstadt 
Meaux  im  Ü6p.  Seine  et  Marne. 

3803.  Berthe  eontesse  (Bertha  comitissa).  Nach  Prevost  ist  dies  nicht  die 
bekannte  Berthe  von  Champagne,  sondern  wohl  deren  Schwägerin,  Tochter  von 
Herbert  Eveille-chien,  erst  verheiratet  mit  Thibaud  von  Champagne,  dann  mit 
Azzon,  Marquis  von  Ligurien. 


876  Ferdinand  Danne 

—  quer  prive  ert  de  l'abbele 

Saint-Aile-de-Rebez-en-Brie,  — 

qu'uDe  dent  de  son  saint  areit; 
3810    eil  dist  qiie  grant  gr6  le  sareit. 

AdoDC  fist  tant  ce  chapelein 

et  parla  tant  au  chapitain  H.  „chapelain" 

que  une  dent  lui  a  donnee. 

Et  il  l'a  tautost  presentee 
3815    a  Fouques,  le  devant  dit  meine, 

et  il  tantost  sanz  nul  essoinne 

la  poita  a  son  abbeie; 

liee  en  fu  la  compagnie 

dez  moines,  et  en  fönt  grant  feste 
3820    et  Font  mise  en  lieu  mult  honeste. 

Un  roy  Lois  adonc  reneit 

qu'un  chanoine  a  Paris  avoit,  H.  „c'um" 

Joubert  out  non,  un  os  aveit 

de  l'eschine  del  saint;  s'aveit 
3825    volente  de  s'en  delivrer. 

Un  chapelein  lui  fist  livrer; 

au  rei  Henri  qu'ert  lors  de  France 

emble  l'out  et  par  aliance 

d'amour  le  lui  avoit  donne. 
3830    Mez  eil  l'aveit  mult  resonne; 

pour  aucunes  chosez  certaines 

a  delivrer  s'en  a  mis  paines 

et  a  mande  Fouque,  "i"  prestre 

de  Maule,  qui  saveit  son  estre, 
3835    quant  si  dist,  que  il  se  penast      H.  „quant  ci  dist 

et  feist  tant  qu'il  amenast  quil" 

le  priour,  qui  estoit  de  Maule,  H.  „ert" 

tout  en  pez  et  sanz  point  d'escanle,     H.  „destanle" 


3812,  Blin  schreibt  chapitain  für  „chapelain"  H.  =  chef  de  maison,  abbe, 
dem  ich  nicht  zu  widersprechen  wage. 

3821.  Lois  (Ludovicus)  Louis  VL,  der  Dicke  (3.  August  1108  bis  1.  August 
1137). 

3833.  Fouque  de  Maule  (Fulco  Manliae  presbyter). 

3838.  Blin  schreibt  escaule  (scala):  „sanz  point  d'escaule,  saus  pointe  de 
bataillou,  appele  autrefois  escliiele,  c'est-a-dire  sans  bruit".  — Vgl.  aber  Gode- 
froy  D.  „escaudre"  bezw.  „escaule",  was  „scandale"  bedeutet.  Demnach  ist 
„sanz  point  d'escanle"  gleich  „sans  aucun  scaudale".  Ord.  schreibt  ja  auch 
„Manliae". 


t)as  altfranzösische  Ebrulfusleben 


877 


dam  Guillelme  de  Monstereul.  H.  „Guille" 

3840    Quant  vint,  si  lui  a  dit  le  veul, 

Lez  reliques  lui  a  donuees 

et  velt,  qu'eles  soient  portees 

tantost  —  ce  dist  —  en  s'abbeie. 

Donc  lez  priut  et  ne  tarda  mie, 
3845    en  chemin  se  mist  sauz  demouie. 

Bien  lui  avint  en  icel  houre, 

quant  lez  reliques  en  porta ;  H.  „emporta" 

quer  le  saint  le  reconforta. 

En  chemin  print  en  sa  viande 
3850    venin;  si  convient,  qu'il  s'espande 

parmi  son  corps  en  chevaucbant; 

quer  il  s'aloit  mult  avanehant. 

Quant  le  venin  au  euer  senti,' 

qui  ja  pres  lui  ert  desmenti, 
3855    d'angoisse  a  Dieu  s'ecria: 

„Merci"  et  granment  lui  pria 

que  Saint  Evroul  par  sez  merites 

lui  dont  de  sez  maus  estre  quites.  H,  „donc" 

Adoncques  le  veniu  geta 
3860    par  la  bouche  et  si  regreta 

Saint  Evroul    et  le  mercia, 

et  fut  tout  sain  et  mult  pria 

a  Dieu,  que  conduire  le  deingne,       H.  „Dieu  que" 

que  de  l'erre  pas  ne  refraingne. 
3865    Adqnc  a  son  cbemin  tenu, 

a  l'abbäie  est  venu. 

Lez  reliques  leur  a  livrees, 

et  eulz  lez  ont  bien  aournees  H.  „aourees" 

et  si  lez  ont  en  argeut  mises, 
3870    et  puis  ont  este  mult  requises 

de  genz  o  grant  devocion 

du  siecle  et  de  religion. 
L'an  lors  de  rincarnacion 

mil  Cent  et  trente  indicion,  H.  „dicion" 

3875    quant  l'abbe  Guerin,  qui  estoit 


3839.  Guillelme    de    Monstereul    (de   Mosterolo),    G.  de  Montreuil  war  der 
3.  Prior  von  M.  (nordöstlich  von  Paris). 

3852.  für  avanehant  schreibt  Blin:  avauchant. 

8860.  regreta  =  invoquer. 

3868.  Bl.  schreibt  für  „aournees  (schmücken)  aour6es". 


878 


Ferdinand  Dannö 


septiesme  abbe  et  mult  s'estoit 
d'aler  a  Rebez  demente, 
et  mult  en  ert  entalente, 
qu'il  avoit  öi  plusours  dire 

3880    que  deme  le  corps  du  bon  sire 
Saint  Evroul  fu  jadis  porte 
la,  s'a  sez  moines  enorte 
et  enquis  eulz,  que  Ten  doit  fere, 
et  leur  dist  que  beet  a  fere, 

3885    deust  travaillier  et  mettre  paine. 
Donc  einsque  issist  la  sepmaine, 
s'est  mis  au  chemin  vistement. 
Deus  moines  o  lui  soulement, 
Endes  de  Moustereul  ensemble 

3890    dan  Guerin  de  Ses,  ce  me  semble, 
alerent  en  sa  compagnie. 
Au  premier  bien  ne  leur  vint  mie, 
quer  dan  Nöel,  qui  ert  abbe, 
ausent  fu,  si  furent  gäbe. 

3895    Et  la  volente  du  couvent 

n'ert  pas  bonne,  mez  par  couvent 
entr'elz  fet  lez  ont  refusez 
et  comme  ennemis  refusez. 
Et  ceulz  meismes  du  pais 

3900    lez  ont  malement  enbaiz 
de  menaces  et  de  paroles; 
mes  eulz  n'ont  pas  pensees  folgs, 
mez  grant  desir  pour  pourchacier 
ce  pourquoy  lez  voelent  chacier. 

3905    Adonc  l'abbö  Guerin  pour  querre 
l'abb^  Noel  a  prins  son  erre 
tout  seul,  et  ses  -ii*  compagnons 
lessa  ovec  lez  feulz  gaignons, 
qui  au  premier  mult  lez  douterent. 

3910    Mez  entr'elz  si  bei  se  porterent 


H.  „sia' 


H.  „quiessist" 


H.  „se  me  s.' 


H. 


„premier' 


3880.  Ich  lese:  „que  dem6  le  corps  du  bon  sire",  Ord.  „ubi  medietatem 
corporis  St.  Ebr.  esse  audierat".    Blin  „que  d'anqui  li  cors  du  bon  sire  .  .  ." 

3884.  Blin  schreibt:  „et  lor  dit  qu'a  icele  affere  veult  travailler  et 
mettre  paine".    Ord.  gibt  uns  über  diese  Stelle  keine  Auskunft. 

3890.  Guerin  de  Ses  (Guarinus  Sagiensis). 

3893.  Noel  (Natalis,  Kesbacensis  abbas)  1133,  war  Kanzler  von  Frankreich 
1140,  starb  1145  zu  Cluny. 


Das  altfranzööische  Ebrulfusleben  879 

et  0  eulz  si  bei  se  bouterent 

que  trestouz  lez  amolierent, 

et  furent  bons  amis  ensemble 

et  s'entraruerent,  ce  leur  semble.  H.  „se  leur" 

3915    L'abbe  Guerin  tout  soul  erra 

et  dit,  que  tant  Nöel  querra 

l'abbe  que  il  le  trouvera. 

Taut  erra,  que  il  repera 

a  la  court  au  conte  Thiebaut. 
3920    La  treuve  Noel  lie  et  baut 

eufin;  adonc  hü  revela 

qu'il  quert,  et  pas  ne  lui  cela; 

mez  que  il  ert,  ne  dist  il  mie. 

Quant  eil  out  la  parole  öie, 
3925    si  dit  qu'il  vet  a  Clerevaux, 

sa  gent  o  lui  et  sez  chevaux, 

et  s'il  veult  ovec  lui  venir, 

bien  le  veult  ovec  lui  tenir. 
A  Clerevaux  ensemble  alerent; 
3930    lez  moines  bei  lez  apelerent. 

Don  Bernart  qui  abbe  esloit 

quitrent,  qui  alongnie  s'estoit 

un  poi;  si  Tont  tantost  trouve; 

il  fut  uns  boms  mult  esprouve 
3935    en  bien  et  en  sainte  eseripture, 

et  meuout  vie  sainte  et  pure. 

0  lui  parlent  et  questions 

lui  fönt;  et  lui  respontions 

leur  fet  a  ce  que  demanderent; 
3940    quer  sens  et  clergie  en  lui  erent. 

L'abbe  Guerin  dist  sa  requeste 

qu'el  lui  sembia  bonne  et  honeste; 

pour  lui  abbe  Noel  pria. 

En  couvent  lettres  envoia 
3945    de  prieres  mult  amiables,  H.  „preres" 

que  eulz  lui  fussent  favorables, 

et  facent  sa  petition 

pour  l'amour  de  religion. 


3919.  Thiebaut  (Teobaldus)  IL,  der  Grosse,  Graf  von  Champagne,  residierte 
zu  Rugni  bei  Tonnerre  (Yonne). 

3925.  Clerevaux  (Claras  valles),  Clairvaux  im  Arrond.  Bar-sur-Aube.  Dep. 
Aube.  1114  gründete  Bernhard  die  berühmte  Abtei.  Vgl.  dazu  die  Bemerkung 
von  Prövost  a.  a.  0,  p.  117. 


ggQ  Ferdiuand  Dannö 

Donc  ne  sont  pas  plus  sejournez 

3950    llec,  ainz  s'en  sont  retournez; 

eusemble  donc  leur  chemin  tiennent 
et  a  Rebez  tout  droit  reviennent. 
L'abbö  Guerin  lors  a  trouve 
sez  moines,  qui  se  sont  proiive 

3955    vers  le  couvent;  quer  eulz  lez  aiment 
et  leur  amis  souvent  lez  elaiment. 
L'abbe  Guerin  leur  dist  s'entente, 
lez  lettres  au  couvent  presentC; 
que  dam  Bernart  pour  lui  envoie; 

3960    eulz  lez  recevent  a  grant  joie. 

Eulz  lez  prinstrent  et  si  lez  virent 
et  sa  volente  acomplirent. 
AdoDC  de  la  volonte  Dieu 
erent  venuz  en  icel  Heu 

3965    deus  evesques  qui  lez  prierent 
et  Tabbe  Guerin  mult  aiderent: 
Tun  de  PariS;  de  Meaux  esteit 
l'autre;  cbascun  s'entremeteit 
de  aider  lez  moines  d'Ouche, 

3970    et  chascun  prie  de  sa  bouche 
devotement  et  bien  souvent 
l'abbe  et  trestout  le  couvent, 
que  par  dou^our  de  charite 
soient  de  pitie  excite, 

3975    et  leur  facent  tost  leur  requeste; 
quer  ele  est  juste  et  honeste. 
Donc  se  sont  a  ce  otrie 
et  ont  un  jour  senefic, 
qu'en  monstrera  mult  de  reliques 

3980    de  mult  de  sains  mult  autentiques. 
Et  donc  le  peuple  de  la  terre 
veudra  ilec  pour  eulz  requerre, 
et  aront  la  beneichon 


3954.  Orderic,  berichtet  hier  Näheres  über  die  beiden  Mönche,  was  der 
Dichter  jedoch  nicht  berücksichtigt. 

3967.  Etienne  de  Paris  (Stephanus  Parisiensis),  war  1106/19  Kanzler  von 
Frankreich,  1124  Bischof  von  Paris,  starb  1142.  Burchard  hiess  der  Bischof  von 
Meaux  (Burchardus  Meldensis  episc),  von  dem  hier  die  Rede  ist;  er  war  Bischof 
von  Meaux  1120—1134,  wo  er  starb. 

3969.  Nur  wenn  man  liest:  „de  aider  lez  moines  d'Ouche",  erhält  man  einen 
Achtsilbner. 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben 


881 


de  Dieu,  et  la  maleichon 

3985    a  Tennemi  eschiveront. 

Et  ceulz  d'Ouche  si  s'eu  irout 
0  ce  qu'estoieot  venuz  querre 
liez  et  bans  tantost  en  leur  terre, 
Donc  furent  en  bonne  esperanee; 

3990    mez  l'abbe  Nöel  fist  miiance 
du  coDseil  et  dist  aiitre  chosC; 
et  dist  que  ce  pas  fere  n'ose 
Sans  le  eongie  et  l'oidenance 
au  conte  Tiebaut,  qui  eu  France 

3995    n'estoit  pas  eu  cele  seson; 
ale  fut  par  bonne  reson 
a  son  oncle,  le  roy  de  France. 
Lors  envoient  par  bonne  esperanee 
dam  Endes,  un  dez  moines  d'Ouche, 

4000    qui  0  le  conte  bouche  a  boucbe 
pareust  et  sa  requeste  die; 
adonc  Ende  ne  tarda  mie. 
A  Vernon,  ou  le  roy  estoit 
et  du  realme  ilec  tretoit, 

4005    s'en  vint  et  i  trouva  le  conte, 
Primes  va  au  roy  et  lui  conte 
la  cause,  pour  quoy  11  venoit 
et  pourquoy  il  mult  se  peneit 
et  son  abbe,  d'avoir  s'il  puisse 

4010    aucun  os  de  braz  ou  de  cuisse 
de  Saint  Evroul,  son  avoue; 
quer  a  ce  s'est  pie^'a  voue. 
Si  prie  au  roy  par  charite, 
que  il  pas  ne  l'ait  eu  vite, 

4015    mez  au  conte,  son  nevou,  prie 
qu'il  otroit,  qu'aucune  partie 
dez  reliques  puissent  avoir. 
Au  conte  fet  donc  assavoir 
le  roy  la  supplicacion 

4020    du  moine  o  grant  devocion 
et  lui  prie,  qu'il  lui  otrie 


H.  „Dieu  et" 

H.  „douche  sen" 

H,  „baus  en" 


H.  „Endes" 


H.  „ilec  trestoit" 
H.  „et  il" 


H.  „a  ce  cest" 


H.  „que  auc." 


H.  „qui  lui" 


3998.  ist  um  eine  Silbe  zu  lang  und  lässt  sich  auf  keine  angängige  Weise 
verbessern.    Der  Kopist  hat  hier  nichts  verschuldet.    Vgl.  4347. 
4000.  Ord.  sagt  nur:  „Odo  Uticensis  ad  coraitem  mittitur". 
4003.  Vernon-sur-Seine  (Vernonum)  Stadt  des  Arrond.  Evreux.  (Dep.  Eure). 

Romanisclie  Foi'schungen  XXXII.  56 


ggg  t^erdinand  Danne 

ce  que  le  moine  lui  supplie. 

Adonc  le  conte  au  roy  s'acorde 

et  la  supplicacion  recorde 
4025    a  celui  qui  de  la  viande 

devant  lui  sert,  et  tantost  mande 

a  l'abbe  de  Rebez  ensemble 

et  au  couvent,  —  si  com  me  semble  — 

que  bien  veult  et  que  bien  otrie, 
4030    que  de  leur  reliques  partie 

dongent  a  ceulz  qui  tant  lez  prient: 

lez  moines  d'Ouche ;  quer  eulz  dient, 

que  ceulz  dient  qu'eulz  ont  leliquez      H.  „que  eulz" 

de  Saint  Evroul  mult  autentiquez.    H.  „de  leur  Saint 
4035    Adonques  au  chemin  se  meltent  mult" 

Endes,  Andren,  et  s'entremestent 

de  cheminer;  et  l'escuier 

Andren  qui  estoit  messagier, 

si  ne  vint  pas  cele  journee 
4040    a  Rebez,  qu'en  fist  la  monstree 

des  reliques;  eins  s'entourna 

en  un  chatel,  ou  sejouvna 

un  poi  de  temps,  que  Ten  apele 

Colnmniers,  une  vile  bele. 
4045    La  vint  l'abbe  Guerin  a  lui, 

l'abbe  d'Ouche  et  mena  o  lui 

Guerin  de  Ses  et  un  Andren, 

qu'ert  moine  du  devant  dit  lieu. 

Quant  Andren  lez  vit,  l'escuier 
4050    beau  lez  regnt  et  va  prier,      H.  „beau  lez  ressut" 

que  notre  Seigneur  ponr  lui  prient ; 

volentiers  le  feront,  ce  dient. 

Lors  leur  a  dit  quüec  l'envoie 

le  conte  et  que  bien  s'otroie 


4025.  „celui,  qui  de  la  viande  . .  ."  Andreas  hiess  der  Mann  (Andreas  dapi- 
ferus).    Blin  setzt  ohne  siclitbaren  Grund  „Andren"  für  „celui"  in  den  Text. 

4047.  Hier  handelt  es  sich  um  einen  anderen  alsV.4025,  Andren  de  Columniers 
(Andreas Columbensis).  Was  Prevost  vermutete,  macht  unser  Dichter  zur  Tatsache: 
Andren  war  Mönch  von  Coulombs  und  stammte  wohl  aus  Coulommiers  (Colum- 
baria)  d.  i.  Coulommiers  en  Brie,  zwei  Meilen  von  Rebais  entfernt,  jedoch  nicht, 
wie  Pr6vost  fälschlich  anmerkt,  an  demselben  Flusse  wie  diese  Stadt  (Pr6v. 
zu  Ord.  t.  VI,  10,  p.  110),  Rebais  liegt  nämlich  an  einem  Nebenflusse  des  Gr. 
Morin,  der  zur  Marne  fliesst.     Coulommiers  aber  liegt  am  Grd.  Morin. 


i)as  altfranzöeische  Ebriilfusleben  883 

4055    que  dez  reliquez,  pouiquoy  prient, 

assez  bonne  partie  aieut,  H.  „partle  assez" 

et  que  a  ce  est  mes8agier 

envoie  plege  ce  mestier. 

Quant  Guerin  Tot,  si  fu  muH  lie, 
4060    a  Rebez  est  tost  reperie 

et  monstre  a  l'abbe  rotriance 

et  si  lui  prie  qu'il  l'avance. 

Quant  Nöel  oit  ces  nouveles, 

qu'il  ne  cuidout  pas  oir  teles 
4065    que  Ten  lui  mande  par  Audreu, 

si  se  repenti  de  Tenvieu, 

qu'a  fet  aus  moines,  et  leur  queste 

pour  acomplir  tantost  s'apreste. 

Le  priouv  adonques  apele, 
4070    le  mandement  pas  lui  ne  cele.  H.  „sele" 

Le  priour,  qu'ot  non  Amalri, 

qui  de  ce  point  ne  fu  marri; 

le  couvent  fet  matin  lever; 

quer  ceulz  ne  veult  nient  plus  grever. 
4075    Si  sont  alez  touz  a  l'eglise, 

procession  en  bele  guise 

ont  fet  et  vont  au  secretaire, 

ou  erent  tuit  li  saintuaire. 

Si  ont  tost  ouverte  la  chasse, 
4080    qui  ert  d'argent  et  assez  basse, 

ou  lez  reliques  reposoient 

de  Saint  Evroul,  que  eulz  gardoient. 

Si  en  ont  Iret  hors  le  bras  destre 

et  une  boete,  ou  deivent  estre 
4085    mout  dez  menuez  ossemenz.  H.  „ossement" 

Si  ont  donue  moult  doucenient 

a  l'abbe  et  aus  moines  d'Ouche. 


4055.  Blin  schreibt:  „que  eil  des  reliques  receussent  bonne  partie,  assez  eu 
eussenf^.  Die  Handschrift  überliefert:  „que  dez  reliquez,  pourquoy  prient,  bonne 
partie  assez  aient".    Wenn  der  Reim  auch  nicht  rein  ist,  so  ist  doch  der  Sinn  klar. 

4066.  Ord. :  „poenitentia  motus  quod  Uticenses  vexaverat". 

4071.  Amalri  (Amalricue). 

4078.  Blin  schreibt  „ou  est  tenuz  le  sanctuaire".  —  Aber  der  Wortlaut 
des  Man.  ist:  „oa  erent  tuit  li  saintuaire".  Der  Schreiber  hat  hier,  wie  er  es 
auch  sonst  wohl  tut,  den  Wortlaut  des  Archetypus  unverändert  gelassen.  Ord. 
sagt  nur:  „conventus  ...  ad  sacravium  vadit". 

56* 


834  Ferdinand  Danne 

Adonc  grant  joie  au  euer  leur  touchC; 

et  eu  ont  mercie  souvent 
4090    l'abbe  Nöel  et  le  couvent. 

Congie  prengnent  et  s'en  revieonent; 

a  saint-Evroul  leur  cherain  tiennent. 
Kaiendes  de  juing  jour  septiesme 

Guerin  a  Saint  Evroul  apriesme. 
4095    Conlre  lui  va  de  gent  grant  nombre 

tant  que  le  chemin  tont  encombre. 

Lez  reliquez  o  mult  grant  joie 

recevent  priant,  que  Dieu  oie     H.  „recevent  et  prient" 

leur  prieres  par  lez  merites 
4100    de  Saint  Evroul  et  face  quitez 

de  leur  pechiez  par  soue  grace, 

et  leur  mesfez  trestouz  esface! 

Mult  de  maladez,  quant  le  sourent, 

de  lointeing  pais  i  acourent, 
4105    et  quant  eulz  ont  fet  leur  prieres, 

touz  sainz  s'en  recourent  arrieres; 

par  lez  prieres  du  saint  homme 

leur  fet  Dieu  grace,  e'est  la  somme. 

Et  ceulz  qui  au  pais  demeureut, 
4110    mult  souvent  au  moustier  aqueurent; 

et  sante  leur  donne  lors  Dieu, 

qu'elz  viennent  adourer  en  lieu 

Dieu  et  le  saint  devotement. 

Sains  et  liez  s'en  revont  briement: 
4115    Dieu  mercient  et  le  saint  prient 

et  grjindement  en  lui  se  fient. 
Un  miracle  d'un  homme  lai 

ne  vel  pas  plus  mettre  en  delai, 

qui  en  Corbonneis  demourout, 


4093.  VII.  Kai.  jimii,  d.  i.  am  26.  Mai  1130. 

4113.  Blin  setzt  für  das  handschriftliche  „en  lieu  Dieu  et  le  saint"  —  „es 
liex  ou  gist  le  saint",  sagt  in  der  Anmerkung  ,,es  Hex"  erfordere  ein  Relativ  oder 
ein  Ortsadverbium.  M.  E.  trifft  das  nicht  zu;  der  Satz  ist  klar  und  verständ- 
lich. Wenn  Bl.  weiter  meint,  „Dieu"  sei  eine  unnütze  Wiederholung,  so  könnte  er 
damit  recht  haben.  Aber  derartige  „unnütze"  Wiederholungen  finden  sich  in 
übergrosser  Anzahl  in  unserer  Dichtung  wie  in  anderen  altfranzösischen. 

4119.  Corbonneis  (Corboniensis  pagus)  pays  de  Corbon,  ville  ancienne, 
situöe  prfes  de  Mortagne  (Orue),  qui  donnait  son  nom  ä  la  contree  voisine. 
(Blin), 


Das  altfranzösische  Ebriilfusleben  885 

4120    qui  en  jeunesce  devourout 

et  tolet  leur  biens  par  rapine 

aus  veisiDS;  mez  grace  divine 

tost  apres  si  le  chastia. 

Gefroi  out  nou,  se  maria; 
4125    Hildebiirge  a  prise  a  faine, 

qui  estoit  mult  tresbonne  dame, 

Si  l'amonesla  mult  souvent 

et  lui  metoit  bien  en  couvent 

que,  se  il  n'amendeit  sa  viC; 
4130    que  bien  ne  la  finereit  mie. 

Tant  lui  a  dit  et  preeschie 

que  lez  maus  dont  ert  entechiö  H.  „donc  ert" 

a  lessiez  et  va  labourer 

de  ses  malus,  pour  soi  procurer 
4135     sa  vie  a  lui  et  a  sa  fame. 

Et  il  a  prins  uouvele  game;  H.  „et  a" 

quer  de  ce  que  il  aquereit 

de  son  labour,  il  reteueit 

pour  lui  et  sa  fame  partie, 
4140    et  l'autre  si  estoit  partie 

aus  povres  g-ens  et  au  clergie, 

et  aus  moines,  qui  herbergi^ 

estoient  pres  ou  demoureit; 

si  que  poi  pour  lui  retenoit. 
4145    Un  jour  viut  pour  fraternite 

a  Saint-Evroul  querre,  excit6 

de  bleu,  et  l'en  lui  otria, 

et  il  pas  ne  s'entr'oublia: 

bien  la  garda  toute  sa  vie 
4150    et  lez  freres  n'oblie  mie. 

Aus  festes  des  sains  mult  souvent 

visitout  mult  bien  le  couvent 

et  leur  aportoit  de  ses  biens 

pains  et  vius;  n'en  failloit  de  riens. 
4155    Un  temps  avint  un  poi  merri; 

deus  ans  ainz  que  le  roi  Herri 

mourut,  avint  une  aventurC;, 

qui  sembla  a  mult  de  gens  dure. 

La  nuit  dez  Innoeens  chairent 


4159.  La  nuit  dez  Innoeens  (nocte  Natalis  Innocentium)  das  ist  die  Nacht 
des  Donnerstags,  28.  Dezember  1133  (Prevost).  Am  folgenden  Tage  war  das 
Fest  des  hl.  Ebriilfus.    Nach  Blin  ist  das  eine  „date  anglonormande".  (!) 


ggß  Ferdinand  Danne 

4160    tant  de  neis,  qui  trestout  emplirent 

le  pais,  si  ne  souvient  mie  H.  „et  s." 

a  nul  homme  qui  soit  en  vie, 

que  il  ouques  tant  en  veist 

ne  que  dire  a  nul  öist, 
4165    que  tant  fust  9a  ja  en  arriere.    H.  „ca  en  arriere" 

Chemin  cave  ne  grant  chariere 

n'i  remest,  ne  tres  grant  valee, 

qui  ne  seit  aus  grans  mons  planee; 

bestes  et  oiseaus  mult  tua 
4170    et  hommes  mors  souz  soi  rua; 

de  mesons,  moustiers  et  chapeles 

estoupa  lez  huis;  onques  teles 

ne  furent  veues  sur  (erre. 

Giefroy  n'oblia  pas  son  erre. 
4175    Comme  il  soulet  eucor  uagueres 

aus  festes  visiter  ses  freres, 

onc  pour  le  noal  temps  nel  lessa, 

ne  sa  volente  ne  cessa. 

Eins  a  ehargie  sur  sa  jument 
4180    vin  assez  et  pain  de  forment.  H.  „asez" 

Son  filz  üvecques  soi  mena 

et  d'errer  forment  se  pena; 

quer  il  voulet  estre  a  la  feste 

de  Saint  Evroul,  qu'est  mult  honeste. 
4185    Juqu'a  Rille  s'en  est  venu, 

ilec  angoisse  l'a  tenu; 

quer  grant  et  parfonde  fut  Teve, 

si  n'i  osa  mettre  son  eve, 

ne  comment  passer  ne  saveit; 
4190    quer  pont  ne  planche  n'i  avoit. 


4 


4166.  chemin  ist  mehr  der  Fussweg,  chariere,  wo  eine  charrette  fahren 
kann.  Der  Dichter  tibertreibt  nicht  hier.  —  Ord.  „Montes  et  valles  coaequavit". 
Blins  Änderung  4165  in :  „que  tant  fust  ch6u  ariere"  ist  nicht  angebracht,  desgl. 
nicht  die  Schreibung  4167:  „voirement  n'est-il  granz  val6e". 

4180.  pain  de  forment  (panibus  simiiagineis).  Prövost  zu  Ord.  VI.  121 
sagt:  „pain  de  fleur  de  farine  de  froment.  Des  pains  de  ce  genre  etaient  alors 
un  grand  luxe". 

4185.  Kille  (La  Risle)  (Risela)  mündet  in  die  Bucht  der  Seine.  Geoffroi 
(Goisfredus)  überschritt  nach  Pr6vost  diesen  Fluss  nach  Saint  Hilaire  oder 
Sainte  Colombe,  um  von  dort  nach  Eschaufour  zu  gelangen. 

4188.  Blin  schreibt:  „si  n'i  osa  mettre  sans  neve";  dem  Sinne  und  der 
H.  gemäss  ist  „si  n'i  osa  mettre  son  eve  (equa)", 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  887 

Angoessous  fu;  si  pria  Dieu, 

que  il  peust  passer  cel  lieu. 

La  pitie  Dieu  ilec  prouva ; 

quer  soudement  il  se  trouva 
4195    de  l'autre  part  de  la  riviere. 

Mez  quant  il  vit  son  filz  arriere 

et  sa  jumeut  o  ee  qu'il  porte, 

trop  malement  se  desconforte. 

Adone  le  filz,  qui  o'estoit  mie 
4200    de  si  grant  fei,  pas  ne  s'oblie; 

eu  Teve  se  met  maintenant, 

la  jument  en  sa  main  tenant 

juqu'au  nombril,  et  passe  quite 

a  son  pere  par  sa  merite. 
4205    Et  le  bon  pain  blanc  de  frument 

qui  estoit  dessus  la  jument, 

qui  en  Teve  trestout  mouilla,  H,  „moulla" 

onc  ne  tant  ne  quant  se  souilla.    H.  „onques  ne"  „soulla'' 

Donc  est  venu  a  l'abbeie 
4210    Gefroy  et  grandement  mercie, 

et  puis  si  ne  demoura  gueres 

que  pain  et  vin  donna  aus  freres;      H.  „que  le  pein 

et  leur  a  conte  la  maniere  et  le  vin" 

comment  il  passa  la  riviere 
4215    et  lez  neis  a  bien  eschivees 

et  lez  periz  des  grans  cavees. 

Par  lez  merites  du  Saint  pere 

Saint  Evroul  vout  tout  ce  Dieu  fere. 

Le  peuple,  qui  la  fu  venu 
4220    a  la  feste  grant  et  menu, 

quant  le  miracle  out  öi, 

mult  en  furent  touz  esjöi 

et  Dieu  louerent  mult  souvent 

et  Saint  Evroul  mult  doucement, 
4225    pour  qui  Dieu  fet  tant  de  merveilles. 

Mult  en  fet,  qui  ne  sont  pareilles 

a  cestes,  ainz  plus  merveillables, 

et  cliascuu  jour,  —  ne  sont  pas  fables.  — 

L'abbe  Guerin  adone  estoit, 
4230    et  pour  ce  que  Dieu  tant  presleit 

de  grace  a  icel  Gieffroi, 

qui  fermement  ert  en  la  foi, 

il  l'ama  mult  et  conforta 


38g  Ferdinand  Danue 

et  rault  grant  honuour  Im  porta. 
4235    Et  le  prodom  toute  sa  vie  H.  „prodomme" 

hoDDOura  touz  jours  l'abbaie. 

Lez  miracles  souvent  avienneut 

en  lieu;  ce  sevent  qui  la  viennent. 

Lez  hors  du  sens  i  vont  souvent; 
4240    et  quaut  leur  a  fet  le  couvent, 

comme  est  en  lieu  aeoustume, 

eil  qui  viennent  tout  enfume 

et  orz  et  vils  et  mal  tretiez,  H.  „treciez" 

s'eu  revont  touz  sainz  et  hetiez 
4245    par  lez  prieres  du  Saint  homme. 

Or  prion  dieu,  que  aussi  comme 

sante  empetre  aus  maladies,  H,  „au  maladies" 

sante  doint  a  nos  foles  vies 

et  grace  doint  et  tel  memoire 
4250    que  veier  le  puisson  en  gloire. 

Un  autre  en  truis,  que  ne  veil  tere, 

ains  le  veil  ci  apres  retrere. 

L'an  mil  de  rincarnacion 

nouvante  "ii-  Tindiction 
4255    quinzesme,  que  le  roi  Henri, 

filz  Guillelme,  dont  je  m'enri,         H.  „Guille  donc" 

quant  me  souvieut  bien  de  sa  vie, 

qu'out  a  souffrir  par  tricherie,     H.  „quant  a  souffris?" 

qui  filz  fu  deu  roy  le  menour  .  .  . 
4260    qui  bien  en  sareit  la  tenour, 

il  trouveret  bien  la  maniere, 

comment  il  fut  boute  arriere 

et  vil  tenu  une  grant  piece. 

Mez  avant  qu'en  errour  euehieee, 
4265    dirai  eon  bors  de  l'heritage         H.  „de  leheritage" 


4234.  Aus  der  weiteren  Darstellung  des  Ord.  wählt  unser  Dichter  nur  noch 
Hb.  VIII,  19;  (siehe  V.  4251  flf.).  VV.  4235-4250  hat  er  ohne  Anlehnung  an 
seine  Quelle  verfasst. 

4251.  Man  kann  lesen :  „Un  autre  entniis  que  ue  veil  tere,  ains  le  veil  ci 
apres  retrere"  und  „un  autre  entrins  que  ne  veil  tere  .  .  ."  Blin  „un  autres 
entreins    que    ne".      Die    erste  Schreibung   scheint   mir  am  angemessensten.  — 

4252.  Vgl.  hierzu  die  Einl.  p.  752.  —  Ord.  schreibt  (VIII,  19):  „Anno  ab 
incavnatione  Domini  M"XC"IP,  indictione  XV»,  Henricus,  Guillelmi  regis  filius, 
Danfroutem  oppidum  auxilio  Dei  suifragioque  amicorum  obtinuit  et  inde  fortiter 
hereditarium  jus  calumniari  sategit.". 

4258.  Vgl.  V.  3384. 


Das  altfrauzösiscbe  Ebrulfusleben 


889 


fut  par  v  ans  com  hom  sauvage 

et  lequist  Bretons  et  Franeeis 

et  lez  trouva  bons  et  courteis;  H.  „boueus" 

et  tres  bou  couseil  lui  donnereut 
4270    et  le  soustindrent  et  gaiderent;      H.  „soustrindrent" 

et  puis  0  ce  que  Dieu  a  mis 

aide  en  lui  et  sez  amis, 

qui  a  ce  ont  miilt  bien  ouvre, 

Danfront  a  mult  tost  recouvre, 
4275    et  comme  son  droit  lieritage 

le  chaleuga  et  tint  s'eu  sage.  H.  „sou  sage" 

En  la  parfin  lez  Danfronteis 

en  ont  pitie;  a  granz  nobleis  H.  „grant" 

lui  manderent,  qu'il  ert  en  France, 
4280    que  il  viengne  sanz  demourance;  — 

et  il  vint;  et  euiz  le  receurent 

honnestement  si  comme  il  durent. 

Et  Robert  de  Belesme  osterent, 

en  qui  egre  dangier  eulz  erent, 
4285    et  firent  Henri  tout  leur  mestre; 

et  il  tantost  acreut  son  estre 

et  asembla  chevalerie 

et  vers  le  duc  de  Normeudie, 

Robert,  son  frere,  qui  cbacie 
4290    l'aveit,  s'il  puet,  ert  ponrchacie 

comment  de  lui  vengö  sera; 

si  puet,  il  en  espletera. 

Son  ost  maine  en  la  Normendie 

et  art  villes,  ne  se  faint  mie 
4295    de  fere  mal ;  et  sa  mesnie, 

qui  sont  touz  i)lain8  de  desverie, 

aussi  fönt  mal  en  toutez  guises; 

et  si  ont  dez  gens  au  duc  prises 

et  mis  en  prisou  durement. 
4300    Entre  lez  autres  Rualent, 

un  dez  hommes  Saint-Evroul,  prinstrent 

et  durement  en  prison  mistrent 


4274.  Danfrout  (heute  Domfiout),  Stadt  im  Dep.  Orne  (ca.  5000  Einw,). 
4283.  Robert  de  Belesme  (Rodbertus  de  Belesmo).  — 

4289  ff.  Ord.:    ,,llle  vero  coutra  Rodbeitum,  Normanniae  coraitem,    viriliter 
arma  sumpsit,  incendiis  et  rapinis  expulsionis  injuriam  viudicavit  .  .  ." 
4300.  Rualent  (Rualedum,  de  terra  S.  Ebrulfi). 


390  Ferdinand  Daune 

a  Dan  front,  o  un  trope  d'autres; 

et  batus  fureut  comme  viautres, 
4305    et  menerent  vie  mult  dure. 

Un  jour  avint  par  aventurC;  — 

yver  esteit;  —  qu'en  icel  lieu 

sist  Rualent  jouste  le  feu 

et  Saint  Evroul  piia  forment 
4310    qu'il  le  gestat  de  tel  torment; 

et  plouia  et  dit,  con  saveit, 

que  leaument  servi  l'aveit 

toute  sa  vie;  maintenant 

qu'out  ce  dit,  par  la  main  tenaut 
4315    le  prist  uns  hom;  qu'il  soumelloit, 

ne  sout  si  doimoit  ou  veilloit.  H.  „soit" 

11  ert  lasse;  si  le  mena; 

et  il  s'eveille  et  se  pena 

d'aler  o  lui;  done  se  trouva 
4320    tout  sain;  esvellie  le  prouva; 

quer  avant  prouvev  ne  peust 

du  lieu  pour  pour  qu'il  eust;  H.  „pour  pouir" 

quer  jus  de  sa  jument  chai, 

qiiant  pris  fut  et  fort  envai. 
4325    Si  se  douleit  mult  durement, 

qu'il  avoit  geu  durement; 

adouc  pensa,  en  quel  maniere 

pourreit  issir;  quer  sanz  lumiere 

esteit  et  si  mult  se  douta, 
4330    que  eil  qui  ilec  le  bouta, 

ne  le  trouvast  et  le  preist 

et  qu'arriere  ne  le  meist. 

Et  si  aveit  mult  bien  veu, 

que  il  au  mielz  qu'aveit  peu 
4335    aveit  lez  huis  mult  bien  fermez, 

quant  leens  lez  out  enfermez. 

Toutes  voies  un  poi  s'avance 

et  out  en  Dieu  mult  grant  fiance 

et  a  un  huis  petit,  qu'aveit 
4340    celui  ferm6,  —  veu  l'aveit,  — 


4322.  Die  Handschrift  überliefert  „pouir"  —  wohl  nicht  verdorben  aus 
„poour"  oder  „povair".  —  Nach  Godefroy  ist  das  Wort  nicht  klar;  er  gibt 
keine  Bedeutung,  wohl  aber  einen  Beleg:  „De  lances  pour  pouir  et  de  haces 
autant.    (Geste  du  duc  de  Bourg.  6038  Chron.  belg.)" 


Das  altfranzösische  Ebrul fasleben  891 

qui  devers  le  courtil  ouvreit, 

s'en  va,  pour  savoir  s^il  pourroit 

passer  par  la;  l'uis  a  tenu; 

adonc  lui  est  bien  avenu; 
4345    quer  tost  de  l'uis  la  fermeure 

chai  a  terie  o  sa  serrure;  H.  „seure" 

outre  passe;  quant  vint  a  l'issue 

du  courtil,  si  a  donc  veue 

de  Chevaliers  grant  compagnie. 
4350    Donc  tendi  sez  bras  et  „las!"  crie, 

„Saint  Evroul,  daignes  me  mener 

et  a  sauvetö  assener"! 

Einsi  comme  ert  nuz  piez  et  nu 

fors  d'un  viel  drap  assez  menu, 
4355    parmi  ceus  est  outre  passez 

qui  ilec  erent  amassez; 

ne  point  passer  outre  ne  virent, 

ne  riens  ne  distrent,  ne  ne  firent. 

Donc  apert  chascun,  si  n'est  foul, 
4360    que  Dieu  ouvra  pour  saint  Evroul, 

que  celui  aveit  reclamö, 

que  il  avoit  touz  jours  ame. 

Si  cou  s'en  aleit,  si  regarde, 

qu'apres  lui  vient,  —  pas  ne  se  tarde,  — 
4365    le  Chevalier  qui  prins  l'aveit. 

Adonc  le  bons  hons  ne  saveit, 

qu'i  peust  fere  ne  ou  tourner, 

que  ilec  ne  puet  il  sejourner. 

II  a  bien  pres  de  lui  veu 
4370    une  tasse  de  bois;  meu 

s'est  d'ilec  et  en  bois  se  boute; 

le  Chevalier  passe,  qui  doute, 

et  ne  l'a  point  aperceu;  H.  „et  i  ne  la" 

mez  il  a  pres  d'ilec  veu 
4375    bouviers,  qui  leur  labour  fesoient; 

il  leur  demande,  s'il  avoient  H.  „sil  lav." 


4346.  „serrure",  nicht  „seure"  dürfte  wohl  zu  schreiben  sein. 

4347.  Wie  auch  Blin  meint,  ist  es  wahrscheinlich,  dass  der  Dichter  hier 
schrieb  „trespasse"  trotz  4355  und  4357.  —  Man  könnte  jedoch  —  und  damit 
wäre  der  V.  geheilt  —  auch  schreiben:  „outre  passe  et  (für  quant  der  H.)  vint 
a  l'issue  ..."    Vgl.  4383. 


g92  Ferdinaud  Daune 

veii  "r  tel  home  fuiaut, 

et  leur  dist,  comme  en  deduiant, 

que  "iü"  solz  a  eil  donnereit 
4380    qui  romme  lui  ensaignereit. 

Mez  eulz  Dien  du  leur  euer  douterent,    H.  „du  euer" 

si  que  pas  ne  lui  ensaignerent. 

Le  ehevalier  outre  est  passe,     H.  „est  outrepasse" 

et  romme;  tout  mat  et  quasse 
4385    de  pouour,  s'en  va  euz  en  l'oure 

en  son  pais,  pas  ne  demoure, 

0  Taide  Dieu,  qu'il  pria, 

et  Saint  Evroul,  ou  s'afia, 

et  vesqui  puis  mult  longuement      H.  „et  vesqui  puis 
4390    et  raconta  certainement,  longuement" 

que  ainsi  lui  ert  avenu. 

Et  pour  ce  Tai  je  retenu 

et  escript;  quer  il  ert  proudomrae 
4394    et  n'en  vousist  mentir  pour  Romme. 
Expliciunt  miraeula  sancti  Ebrulfi. 
Qui  me  scripsit  et  beue  servabit, 
Sit  benedictus  in  secula  seculorum. 
Amen. 


Literatur. 

1.  Andreseu   IL,     Über  die  von    Benoit  in    seiner  norm.  Chronik   benutzten 

Quellen  nud  insbesondere  über  sein  Verhältnis  zu  Dudo,  W.  v.  Juraiöges 
und  Wace.  (Rom.  Forsch.  I.  327  flf.  u.  II.  477  ff.) 

2.  Andres  en  H.,  Waces  Roman  de  Rou,  Heilbronn  1877. 

3.  Blin,  Vies  des  saiuts  du  diocöse  de  Seez,  Laigle  1873. 

4.  Blin,  La  vie  de  saint  Evroult  (Bulletin  de  la  Soci6t6  hiatorique  et  arch6o- 

logique   de  l'Orne,    t.  VI.  1). 

5.  Burgass  E.,    Darstellung   des   Dialekts    im    13.  sei.  in  den  Departements 

Seine-Inf6rieure  und  Eure  (Haute  Normandie)  auf  Grund  von  Urkunden 
unter  gleichzeitiger  Vergleichung  mit  dem  heutigen  Patois.  Halle  1889. 
(Diss.). 

6.  Busch  E.,   Laut-   und  Formenlehre    der   Anglonormannischen  Sprache    des 

14.  Jahrhunderts.    Greifswald  1887.    (Diss.) 

7.  Fritz  R.,  Über  Verfasser  und  Quellen  der   altfranz.  Estoire  de  S.  Aedward 

le  Rei,  Heidelberg  1910.    (Diss.) 

8.  Küppers  Alb.,    Über  die  Volkssprache    des  13.  Jahrhunderts    in  Calvados 

und  Orne  unter  Hinzuziehung  des  heute  dort  gebräuchlichen  Patois.  Halle 
1889.    (Diss.) 

9.  Mabillon,  Acta  sanctorum  ordinis  sancti  Benedicti  1668,  I,  354 ff. 

10.  Metzke    E.,    Der  Dialekt  von  Ile    de  France    im    13.  und  14.  Jahrhundert, 
(Herrigs  Archiv  für  das  Stud.  der  n.  Spr.  u.  Lit.  64.  65.  1880-81.) 


Das  altfranzösische  Ebrulfusleben  893 

11.  Meyer    P.,    Les    Idgendes    hagiographiques   en    fran^ais.    (Eist.  litt,  de  la 

France  t.  XXXIII,  1906,  p.  328.) 

12.  Michel  Francisque,  Chronique  des  ducs  de  Normandie.    Paris  1836. 

13.  Pohl  Th.,    Untersuchung   der  Reime    iu    Maistre  Waces   Roman  de  Rou  et 

des  Ducs  de  Normandie.    (Rom.  Forsch.  I,  322  ff.) 

14.  Pope  Mildr.  K.,    Etüde  sur    la  langue  de  Fifere  Angier.    Oxford  und  Paris 

(ohne  Jahresangabe). 

15.  Prevost,     Ordericus   Vitalis,    historia   ecclesiastica.      Edit.    erschienen   in 

Societö  de  l'histoire  de  France  1845  —  (mit  einer  Preface  von  L.  Delisle). 

16.  Rolfs  W.,  Die  Adgarlegenden  (Rom.  Forsch.  I). 

17.  Suchier  H.,  Die  französische  Sprache  und  ihre  Mundarte«.  (Grob.  Grundr.  I.) 

18.  Suchier  H.,  Reimpredigt  (Bibl.  Norm.  I). 

19.  Tob  1er  Ad.,  Vom  französischen  Versbau  alter  und  neuer  Zeit.  Leipzig  1910. 

5.  Auflage. 

20.  Trigan  Charles,  Histoire  eccl^siastique  de  la  province  de  Normandie  avec 

les  observations  critiques  et  historiques.     1759. 

21.  Zeitschr.  f.  rom.  Phil.  XIII.  353fif.  Eggert,  Entwickelung  der  normannischen 

Mundart  im  D6p.  de  la  Manche  und  auf  den  Inseln  Guernesey  und  Jersey. 

Berichtigungen. 

Seite  749  Zeile  1  von  unten  lies  Soc.  statt  soc. 

751  „      3     „         „        „     Soc.      „     soc. 

„  751  „  17     „     oben      „     V.  179 ff.  statt  V.  180. 

„  752  „  26     „         „         „     V.  2604  ff.   „       V.  2605. 

„  754  „  10     „         „  „     p.  766ff.      „       p.  23ff. 

„  755  „       4     „         „  „V.  71  ff-.       „       V.  70ft-. 

„  758  „      2     „     unten     „     Soc.  statt  soc. 

„  760  „  11     „         „         „     212       „       213. 

„  761  „      9     „     oben  „    314      „      315. 

„  761  „  10     „        „  ist  1421  ceste  euvre  zu  tilgen. 

„  761  „  19     „         „  lies     236  statt  237. 

„  761  „  18     „     unten     „     2727     „     2730. 

„  761  „       1     „         „         „     3626     „     2285. 

„  762  „      4    „     oben      „     bezw.  „     bew. 

„  762  „      5     „        „  ist  reine  vor  1619  zu  setzen. 

„  763  „       9     „     unten  lies  1657  statt  1655. 

„  764  „       8     „         „         „     quienlz  statt  quieulx. 

„  764  „  11     „         „  ist  hinter  veoir  einzufügen  V.  2359  u.  oft. 

„  764  „  20     „     oben  lies  260,  194  statt  261,  195. 

„  765  „  14    „     unten     „     p.  764  statt  p.  21. 

„  766  „       6     „         „         „     Danfrout  statt  Damfront. 

„  767  „  21     „         „         „     963  ft'.  statt  973  ff. 

„  768  „  11     „        „        „     Espee     „      Espee. 

„  768  „  12     „        „        „     prouvee  statt  prouvee. 

„  778  „      3     „        „        „    getö  statt  gete. 

„  782  „  20     „         „  ist   [C.  Blin]  zu  tilgen. 

„  782  „      2     „        „         n     —  a  könnte  .  .  u.  s.  w.  zu  tilgen. 

„  785  V.  616  lies  la  statt  lä. 

„  791  V.  827  Anm.  lies  Saint-Evroul    de   Montfort  statt  Saint-Evroul-de-M, 

„  796  V.  1007  lies  H.  „creinez"  oder  „creniez". 

„  799  V.  1105  Anm.  ist  3107  zu  tilgen. 

-  803  Z.  2  von  unten  lies  Soc.  statt  soc. 


Zum  „Stamm"  barr. 

Von 
G.  Baist. 

Embarazo:  Ein  von  Meyer-Lübke  963  verzeichnetes  französisches 
harras  „Hindernis"  existiert  überhaupt  nicht.  Das  nur  Fierabras  4080 
belegte  provenz.  barras  ist  allerdings  nach  Ausweis  der  französischen 
Vorlage  eine  grosse  barre  von  Eichenholz.  Mit  diesem  isolierten 
Wort  kann  aber  das  evident  hierher  gehörige  von  Diez  und  den 
Folgenden  übersehene  portug.  barago  „Schlinge  des  Henkers",  baraga 
„Rockenband",  ,^corda  de  lago  de  cagar  veados'-',  nicht  identisch  sein, 
bei  Sta  Rosa  belegt  aus  dem  Jahr  1126  in  peia  aut  in  baraza,  1136 
in  madeiro  aut  in  barraza  vom  Wildfang.  Imbarazzare  und  embar- 
rasser  kommen  aus  dem  Spanischen ,  wo  heute  das  im  Portugiesischen 
erhaltene  Simplex  verloren  ist,  aber  im  16.  Jahrh.  noch  im  übertragenen 
Sinn  gebraucht  war*).  Über  das  wir  weiter  rückwärts  nichts  wissen. 
Denn  die  aus  Sousa  von  Dozy  übernommene  Identifizierung  des  portug. 
Wortes  mit  arab.  maras  Strick  verbietet  der  Anlaut. 

Barraca  wird  vom  spanischen  Kriegswesen  aus  europäisch  in  der 
Bedeutung  der  Lagerhütte,  vereinzelt  in  Frankreich  um  1500,  all- 
gemeiner erst  um  1600.  In  Spanien  selbst  ist  es  ursprünglich  un- 
kastilisch,  wie  ja  Covarrubias  ausdrücklich  sagt  „las  chogas  que  los 
pescadores  tienen  orilla  del  mar  que  por  este  nombre  los  llaman  en 
Valencia;  und  wie  aus  dem  Artikel  der  Akademie  noch  herausklingt: 
„vivienda  rüstica,  propia  de  la  hiierta  de  Murcia,  de  base  o  planta 
cuadrilonga,  formada  por  cuatro  paredes  de  adobes  con  techo  de  canas 
que  remata  en  dngulo,  cubiertas  ambas  pendientes  con  mantos  de  albar- 
din  sobrepuestos^^ .  In  jener  Gegend  ist  seit  1479  der  Ortsname  Bar- 
racas  (Madoz)  bei  Castellon  de  la  Plana  belegt,  noch  weiter  zurück 
(Marsh  bei  Murray)  Valencia  1249  concedimus  vobis  .  .  .  habentibus 
baracquas  sive  (und)  patua^)  aut  loca  determinata  ad  aedificandum,  und 
ib.  1276  barraques  de   tapits  e  vanoves^). 


1)  Victor  1609  hat  baraga  emharassement,  hrouillis,  las  Casas  1591  haraza 
imbroglio,  impedimento;  Franciosini  1638  barax  impedimento,  sturbo  zeigt  bereits 
Vermischung  mit  barajar. 

2)  Unklar  ob  =:  mlat.  pactuum  oder  patulum. 

3)  „Bettbehang"  nach  Labernia. 


Zum  „Stamm"  barr  895 

Dozy  hat  an  noidafrikanische  Herknuft  gedacht,  weil  derpereDan 
in  seiner  Hisfoire  de  Barbarie  dort  die  Zelte  so  nennen  zu  hören  meinte, 
und  hat  es  mit  barga  des  Pedro  de  Alcuhl  in  Zusammenhang  gebracht. 
Aber  es  hat  das  niemand  wieder  gehört,  \\uA.}tnQ  ^^casapfAiuena  pagiza'"'' 
der  Mauren  wird  von  Simouet  mit  Recht  als  Hispanismus  angesehen. 
Barga  „kleines  Haus  mit  Strohdach'  steht  als  alt  im  spanischen  und 
portugiesischen  Wörterbuch,  kommt  in  beiden  aus  dem  Glossar  zu 
Berganga,  wird  durch  die  nordspanischen  Ortsnamen  La  Barga,  Bar- 
gas etc.  gesichert,  ist  im  übrigen  ganz  dunkel.  —  Ich  selbst  habe  auf 
Grund  jener  Definition  der  Akademie  an  barro  gedacht  (s.  b.  Kluge); 
die  Lehmhütte  müsste  dann  die  Beziehung  zum  Material  schon  im 
13.  Jahrh.  verloren  haben.  „Barracas'-^  hatte  Covarrubias  gemeint,  „de 
las  barras  o  latas  sobre  que  estan  armadas'-^  man  würde  das  kaum  so 
genannt  haben.  Ital.  trabacca^  das  übrigens  mit  lat.  trabs  (it.  trave) 
nichts  zu  tun  haben  kann '),  klingt  an,  heisst  aber  bei  ziemlich  frühem 
Auftreten  (Boccaccio  etc.)  nur  Zelt,  und  eine  Beziehung  lässt  sich  nicht 
konstruieren.  Weiter  hat  Covarrubias  an  pana  gedacht,  und  b  für  p 
liesse  sich  in  der  Tat  aus  maurischer  Rückübertragung  lautlich  ver- 
stehen; es  wäre  auch  gerade  in  diesen  Landschaften  ein  sonst  fehlen- 
der Arabismus  verständlich.  Nur  müssen  wir  nicht  vergessen,  dass 
wir  die  Endung  weder  spanisch,  noch  italienisch,  noch  arabisch  werden 
erklären  können.  Es  bleibt  das  Wort  demnach  von  der  Ausgangsstelle 
rückwärts  dunkel  und  gehört  ziemlich  sicher  nicht  zu  barra. 

Baril  hat  in  der  Überlieferung  seinen  Schwerpunkt  in  Nordfrank- 
reich, zeigt  dort  (gleich  barisci  und  bareuil)  seit  den  Q  L  R  mit  seltener 
Mehrschreibung  einfaches  r,  wie  in  Italien,  während  Provence  und 
Spanien  ihm  rr  geben;  so  aber  auch  das  Karolingerlatein,  Capit.  de 
Villis  68:  der  Iudex  soll  für  den  Versand  bonos  barridos  ferro  ligatos 
bereit  halten,  keine  buttes  ex  coriis.  Schon  von  Menage  als  barridus 
zitiert,  später  vergessen.  Bedeutungsgleiches  provenzalisches  barral 
(es  ist  nicht  spanisch,  höchstens  in  Aragon  gekannt,  altfr.  auch  baral) 
hat  wenigstens  in  seiner  Heimat  stets  rr.  Barrique.,  überall  ein  grosses 
Fass,  zuerst  Ende  des  15.  Jahrh.  in  Südfrankreich  belegt,  wäre  nach 
R.  Stephanus  gaskonisch,  und  damit  mag  er  sehr  wohl  recht  haben, 
denn  im  Spanischen,  wohin  die  Endung  an  sich  passen  würde,  wird  es 
noch  vom  Dicc.  Aut.  als  Seemannswort  bezeichnet  und  es  scheint  sich 
durch  den  englischen  Weinhaudel  verbreitet  zu  haben.  Larramendi  hält 
baskisch  barvik  natürlich    für  indigen.     Möglich  dass  das  prov.  barral 


1)  So  wenig  als  franz.  tref  i.  d.  B.  Zelt:  begrifflich  ist  das  nicht  zu  machen 
und  bei  prov.  trap  lautlich  auch  nicht;  auch  zu  der  germanischen  Erklärung 
stimmt  trap  schlecht. 


896  ^'  ßaist 

und  franz.  16.  Jahrh.  bar  rot  Handelsvarianten  zu  baril  sind,  das  gas- 
konische  ganz  verschieden  und  prcähistorisch  mit  spau.  portug.  barriga 
zusammengehört.  Sie  mit  barre  zu  verbinden  fehlt  jede  Berech- 
tigung. 

Barricade.  Die  Ansicht  der  früheren  Zeiten  und  noch  von  Diez 
und  Littre  war,  dass  das  Wort  von  barrique  gebildet  sei;  der  Dict.  gen. 
holt  das  französische  von  dem  italienischen,  sagt  nicht  barricare  aus 
barra,  aber  meint  es,  Körting  meint  es  und  sagt  es,  diesem  folgt 
Meyer-Lübke,  ohne  es  selbst  zu  merken.  Wer  Recht  hat  zeigt  gleich 
der  zweite  der  Belege  bei  Godefroy  Compl.  (aus  Pare).  „t(n  gros  corps 
de  garde  rempare  de  carrettes  et  palissades,  tomies  et  tonneaux  et  bar- 
riquades  remplies  de  ierre  pour  servir  de  gabions'-' ;  vgl.  ebenda  barrique 
und  barriquer.  Die  alten  Lexikographen  wussten  genau,  was  sie  sagten: 
,^barriques  ou  autre  chose  qii'on  met  aux  avenues  des  rues  pour  les  d4- 
fendre''^  Richelet,  ,^copia  de  barricas  juntas  para  formar  cubierto"' 
Dicc.  Aut.  u.  8.  w.  ^Es  voz  francesa'-^  sagt  der  letztgenannte,  der  Be- 
leg aus  Coloma  (E.  d.  16.  Jahrh.)  „comenzaban  los  franceses  a  bajar 
cubiertos  de  cestones  y  barricadas^^  genügt  für  sich  allein,  um  die  Ver- 
kehrtheit der  Übersetzung  „Verrammlung"  oder  „Verhau"  zu  kenn- 
zeichnen. Die  südfranzösische  Bildung  ist  im  16.  Jahrh.  nach  dem 
Norden  gekommen,  tritt  dann  in  Italien  zunächst  auf  der  Galeere  auf 
(1614  Pantero-Pantera),  Duez  verzeichnet  1660  barricare  barriquer  und 
barricata  barricade. 

Embargar,  ]}roy.  embarc,  span.  e/wiar^o  ist  spanisch  portugiesisch 
zwar  seit  dem  13.  Jahrh.  üblich,  macht  aber  doch  durchaus  den  Ein- 
druck der  Entlehnung  aus  dem  Provenzalischen,  da  es  rechtswörtlich 
ist  ohne  mittellateinische  Vergangenheit.  Weiter  scheint  es  sich  zu 
altfranz.  embargier  desbargier  zu  stellen,  die  einmal  im  St.  Eloi  zwischen 
henken  und  rädern  stehen.  Damit  wird  auch  hier  die  Beziehung  zu 
barra  fraglich,  bei  allen  vorausgehenden  ist  sie  ganz  oder  fast  aus- 
geschlossen. Es  war  natürlich,  dass  Diez  diese  Dinge  zunächst  einmal 
zusammenstellte,  es  schien  zweckmässig  sie  miteinander  zu  behandeln, 
einmal,  weil  sie,  wenn  wir  von  dem  nur  für  Körting  verdaulichen  baril 
absehen,  ein  Menschenalter  ungestört  beieinander  geblieben  sind,  dann 
aber  auch,  weil  die  Scheidung  dunkler  Gleichkläuge  ein  etymologisches 
Ergebnis  ist,  und  als  solches  festgehalten  werden  soll. 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der 
altfranzösischen  Literatur. 

Von 
Walter  Becker. 


Einleitung. 

Der  Hinabstieg  himmlischer  und  sterblicher  Wesen  in  die  Tiefen 
der  Unterwelt  ist  ein  uraltes  Sagenmotiv.  Schon  die  altindische 
Literatur^)  bietet  Parallelen  zu  den  abendländischen  Erzählungen  in  den 
Sagen  von  Naciketas  und  Bhrgu.  Nach  altbabyionischer  Anschauung 
besucht  die  Göttin  Istar-Veuus  die  Unterwelt,  „das  Land  ohne  Heim- 
kehr", und  wird  lange  hinter  siebenfachen  Toren  gefangen  gehalten. 
Odysseus,  Orpheus,  Aeneas  folgen  in  der  langen  Reihe  der  „Wissenden". 

Fahrt  zur  Hölle  war  ein  willkommener  Gegenstand  auch  für 
mittelalterliche  Phantasie.  Paulus,  St.  Patricius,  St.  ßrandan  dürfen 
ihre  Greuel  schauen.  Visionen,  wie  sie  dem  „Songe  d'enfer"  des  Raoul 
de  Houdenc  und  Dantes  „Divina  Commedia"  zugrunde  liegen,  ent- 
springen anderen  Ideenkreisen  und  Zwecken:  sie  wollen  ein  Spiegel, 
ein  Gegenbild  dieser  unserer  Welt  sein. 

Die  moderne  Forschung  hat  allen  diesen  Legenden  die  grösste 
Beachtung  geschenkt.  Reiches  Material  über  ihre  Quellen  und  Ent- 
wicklung ist  vorhanden.  Aber  eine  hat  sie  bis  jetzt  nur  summarisch 
und  im  Zusammenhang  mit  anderen  Motiven  behandelt :  die  Sage  von 
der  Höllenfahrt  Christi.  Wie  beliebt  war  aber  im  Mittelalter  und  wie 
verquickt  mit  der  ganzen  Literatur  und  religiösen  Überzeugung  der 
Gedanke  einer  Hinabfahrt  des  Herrn,  einer  Knechtung  der  Höllen- 
mächte! Er  gehörte  zum  Erbgut  kirchlicher  und  literarischer  Tradi- 
tion*) der  gesamten  Christenheit  und  hat  noch  bis  in  die  Neuzeit')  nach- 
gewirkt. 


1)  S.  Studien  zur  vergl.  Lit.-Gesch.  VIII,  p.  123. 

2)  Vgl.  R.  P.  Wülcker,  „Das  Ev.  Nie.  in  der  abendländischen  Literatur". 
Paderborn  1872. 

3)  Man  denke  nur  an  „die  poetischen  Gedanken  über  die  Höllenfahrt 
J-Chr."  des  jugendlichen  Goethe,  der  unter  Veränderung  des  alten  Motivs  die 
Höllenfahrt  mit  dem  jüngsten  Gericht  identifiziert. 

Romanisclie  Forschungen  XXXII,  57 


898 


Walter  Becker 


Auch  die  bildende  Kunst*)  liebt  das  Motiv.  In  zahllosen  Minia- 
turen, in  zyklischen  Darstellungen  der  Passion  —  sei  es  in  Wand- 
gemälden oder  Glasmalereien,  sei  es  in  den  Skulpturen  von  Portal  und 
Altar  —  immer  kehrt  die  Szene  wieder,  wie  Christus  Adam  und  die 
anderen  Gerechten  aus  der  erstürmten  Hölle  führt. 

Die  Legende  von  der  Höllenfahrt  Christi  hat  ihre  feste  Form 
in  dem  apokryphen  Evangelium  Nicodemi,  Pars  H''),  gefunden.  Von 
da  aus  ist  sie  in  epischer  oder  dramatischer  Form  in  die  Literaturen 
des  Abendlandes  gedrungen.  Fast  immer  ist  sie  mit  der  Passion  zu 
einem  Ganzen  verwoben.  Nur  im  ältesten  englischen  Mysterium 
„The  Harrowing  of  Hell"  (Ende  13.  Jahrhunderts)  bildet  sie  ein  für 
sich  bestehendes  SpieP). 

Die  ersten  Spuren  des  Ev.  Nie.  begegnen  in  der  ags.  Literatur: 
ein  fälschlich  dem  Cynewulf  zugeschriebenes  Gedicht  aus  dem  8.  Jahr- 
hundert —  fragmentarisch  in  137  Versen  erhalten  —  schildert  Christi 
Eindringen  in  die  Hölle  (nicht  wie  gewöhnlich  in  die  Vorhölle,  den 
Limbus).  Cynewulf  selbst  erwähnt  die  Sage  im  H.  Teil  seines  „Crist" 
(in  den  Hymnen  Vers  440 — 778). 

Im  übrigen  verweise  ich  auf  Wülcker  und  hebe  nur  noch  her- 
vor, dass  auch  Dante*)  das  Motiv  vom  Aufenthalt  der  Altväter  im 
Limbus  verwertet  hat. 

Mancherlei  Faktoren  mögen  bei  Entstehung  und  Verbreitung  der 
Sage  mitgewirkt  haben.  Die  rein  verstandesmässige  Erwägung,  dass 
Christi  Geist  zwischen  Tod  und  Auferstehung  irgendwo  sich  aufgehalten 
haben  muss,  dass  manche  Stelle  der  Bibel  auf  einen  Aufenthalt 
in  der  Hölle  hinweist,  lasse  ich  hier  beiseite.  Andere  Momente  psycho- 
logischer Art  sind  von  Bedeutung,  Erstens:  das  religiöse.  Man  empfand 
die  Notwendigkeit,  den  Sieg  Christi,  der  zu  Lebzeiten  über  Tod  und 
Teufel  triumphiert  hatte,  auch  realistisch  auf  die  Hölle  auszudehnen. 
Erst  mit  dem  Augenblicke  stand  der  Erlöser  in  vollkommener,  gött- 
licher Glorie  da. 

Zweitens  kommt  das  Gerechtigkeitsgefühl  hinzu.  Es  erschien  un- 
gerecht,   dass  alle  Frommen,    die  vor  Christi  Zeit  gelebt  hatten,  ohne 


1)  In  der  Malerei  der  neueren  und  neuesten  Zeit  ist  die  Höllenfahrt  Christi 
in  ununterbrochener  Folge  behandelt  worden;  so  von  Giovanni  di  Fiesole  (Fresken 
zu  San  Marco-Floreuz  und  in  der  Akademie-Florenz),  von  Mantegna  u.  a.  Dürers 
ethisch-tiefe  Darstellungen  lassen  sich  der  ästhetischen  Auffassung  des  Angelo 
di  Cosimo  gegenüberstellen.  Cornelius  und  J.  Ritter  von  Führich  haben  sich 
noch  im  19.  Jahrhundert  an  dem  Stoif  versucht. 

2)  „Evangelia  apocrypha"  ed.  C.  de  Tischendorf,  Lipsiae  1876. 

3)  Ursprünglich  selbständig  ist  auch  das  kurze  frz.  Gedicht  der  Jong- 
leurs (s.  u.). 

4)  Dante,  „Divina  Commedia",  Inferno  IV,  Vs.  49  ff. 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    899 

ihre  Schuld  ewiger  Verdammnis  anheimfallen  sollten.  Durch  den 
Neuerer  Christus  selbst  wird  so  eine  Vermittlung  des  Alten  und  Neuen 
Bundes  bewirkt. 

Im  späteren  Mysterium  kam  dem  „Prophetenspiel"  eine  ähnliche 
Rolle  zu.  Es  bedeutet  (als  Einleitung  des  Weihnachtsspiels)  eine  Ver- 
schmelzung der  alten  und  neuen  Heilsgeschichte. 

In  dritter  Linie  hat  nicht  zum  mindesten  der  hohe  poetische  Ge- 
halt der  Sage  zum  Erfolge  verholfen. 

Endlich  hat  als  viertes  Moment,  namentlich  in  der  Zeit  der  grossen 
Mysterien,  der  Geschmack  an  grausigen  Schreckensszenen  der  Hölle, 
der  Kitzel  des  „Gruseins"  beim  Schauen  unterirdischer  Geheimnisse 
ausschlaggebend  gewirkt. 


Allgemeiner  Plan  der  Untersuchung. 

In  der  altfranzösischen  Literatur  findet  sich  der  Niederschlag  der 
Christi-Höllenfahrts-Sage  in  religiös-didaktischen  (gereimten  und  pro- 
saischen), in  dramatischen  und  selbst  ganz  profanen  Denkmälern. 
Als  einzelne  Episode  der  Passion  fügt  sie  sich  in  den  grossen  Kahmen 
organisch  ein.  So  ist  die  Tatsache  erklärt,  dass  sie  sich  in  der  afrz. 
Literatur  nie  isoliert  behandelt  findet  (doch  vgl.  das  Jongleurgedicht). 
Kam  ihr  ja  doch  auch  im  Vergleich  zu  dem  grossen  Heilswerke  der 
Erlösung  nur  eine  sekundäre  Bedeutung  zu. 

Die  nachfolgende  Untersuchung  erstreckt  sich  auf  das  ganze  Ge- 
biet der  afrz.  Literatur.  Innerhalb  der  einzelnen  Dichtungsgattungen 
geht  sie  chronologisch  vor. 

Die  religiös-didaktische  Poesie  kennt  drei  mehr  oder  weniger  freie 
„Übersetzungen"  des  Ev.  Nie,  ferner  ein  sehr  verbreitetes  Jougleur- 
gedicht  über  unsern  Stoff"  aus  dem  13.  Jahrhundert.  Die  Abhängigkeit 
und  das  Verhältnis  der  zahlreichen  Hss.  sind  noch  nicht  ganz  geklärt. 
Ein  gereimtes  „Credo"  erinnert  endlich  an  die  Befreiung  der  „Freunde" 
Christi.  Wenn  ich  manchmal  auf  theologisches  Gebiet  übergegriffen  habe, 
so  brachte  es  der  Gegenstand  und  vor  allem  die  Quellengeschichte 
(Evangelisten,  Ev.  Nie,  Patristik,  Dogma)  mit  sich. 

Die  Prosaübersetzungen  des  Ev.  Nie.  haben  kaum  literarisches 
Interesse  und  werden  nur  kurz  gestreift. 

In  der  profanen  Literatur  finden  sich  manche  Anklänge  an  unsere 
Sage  in  dem  Graalzyklus. 

Für  die  dramatische  Literatur  ist  die  Höllenfahrt  Christi  ein  un- 
entbehrlicher Bestandteil.  Der  Entwicklungsgang  aus  der  Liturgie 
heraus  lässt  sich  nicht  so  klar  darlegen  wie  etwa  bei  der  Auferstehungs-, 
Marien-,  Apostelszene,  aber  immerhin  bietet  die  Liturgie  auch  für  uns 
reiche  Keime  wie  die  nächtliche  Osterprozession,  Hymnen  u.  s.  w. 

57-* 


900  Walter  Becker 

Kaum  ein  bedeutendes  Mysterium  vom  Leben  und  Sterben  des 
Herrn  lässt  die  Höllenfahrtsszene  aus.  Die  Grundlage  der  Behandlung 
bilden  immer  das  Ev.  Nie.,  Pars  II,  oder  dessen  Nacherzählungen  im 
„Speculum  historiale",  in  der  „Legenda  aurea"  u.  ä.  Werken.  —  Doch 
auch  andere  Faktoren  sind  von  Bedeutung  gewesen  für  die  Entwick- 
lung der  Szene,  Faktoren,  die  auf  Entstehung  und  Ausbildung  der 
Mysterien  überhaupt  ein  Licht  werfen.  So  ist  es  nicht  schwer,  aus 
unserer  Szene  Rückschlüsse  auf  die  Abfassungszeit  des  ganzen  Myste- 
riums zu  machen,  auf  die  Bildung  des  Verfassers,  auf  seine  Quellen, 
auf  Kulturverhältuisse  seiner  Zeit.  Z.  B.  ist  in  der  halb  epischen,  halb 
dramatischen  „Fassion  d'Autun"  der  Einfluss  des  lehrhaften  Gedichtes 
der  Jongleurs  zuerkennen.  Scholastische  Gelehrsamkeit  ^)  offenbart  sich 
in  der  Szene  der  „Resurrection  de  Saiute-Genevieve".  In  derselben 
Szene,  weit  mehr  aber  noch  in  der  zeitlich  folgenden  der  „Passion  de 
Semur"  stossen  wir  auf  deutliche  Spuren  der  Osterprozession  und 
liturgischen  Gesänge  —  ein  überzeugendes  Beispiel  des  liturgischen 
Ursprungs  der  Mysterien  überhaupt. 

Bedeutend  grösseren  Umfang  nimmt  die  Szene  in  den  grossen 
Mysterien  des  Eustache  Mercadö,  Arnoul  Greban  und  Jean  Michel  an. 
Abhängigkeit  dieser  Szenen  voneinander,  nach  Inhalt  und  Form, 
ist  das  eine  charakteristische  Merkmal.  Selbst  wörtliche  Übereinstim- 
mungen kommen  vor.  Das  andere  charakteristische  Merkmal  betrifft 
Greban  allein:  trotz  aller  Abhängigkeit  von  seinen  Vorgängern  leuchtet 
bei  ihm  das  Gemüt  des  wahren  Dichters  durch. 

Mit  der  Ausdehnung  und  dramatischen  Vervollkommnung  nimmt 
auf  der  andern  Seite  die  Erhabenheit  der  Szene  ab.  Groteske,  sati- 
rische und  krass  realistische  Züge  dringen  ein  und  nehmen  allmählich 
überhand.  Man  merkt  es:  das  Wesentliche  sind  dem  Publikum  nun- 
mehr die  „diableries"  und  die  Darstellung  der  Höllengreuel. 

Im  Laufe  der  Abhandlung  hat  sich  gelegentlich  Anlass  gefunden, 
auf  den  Zusammenhang  der  Höllenfahrtsszene  mit  dem  alten  Propheten- 
spiel, der  Auferstehung  und  der  Himmelfahrt  hinzuweisen. 

im  Anhange  habe  ich  versucht,  ein  kurzes  Bild  der  Inszenierung 
der  Höllenfahrt  Christi  auf  der  mittelalterlichen  Bühne  zu  geben,  vor- 
wiegend an  der  Hand  der  Bühnenanweisungen,    welche  die  fälschlich 


1)  In  wie  grossem  Masse  die  Mysterienverfasser  von  theologischen  Trak- 
taten abhängig  sind,  hat  Roy  gezeigt  in  ,,Le  Mystöre  de  la  Passion  en  France 
du  XIV«  au  XVIe  sifecle",  Dijon-Paris,  o.  J.,  passim.  Hauptquellen  bilden  die 
„Catena  aurea",  die  „Summa  theologiae"  des  Thomas  von  Aquino,  die  „Postillen" 
des  Nicolas  de  Lire.  Mit  Ausdehnung  auf  die  bildende  Kunst  zeigte  dasselbe 
von  den  „Meditationes"  des  hl.  Bonaventura  Male  in  „Le  renouvellement  de 
l'art  par  les  Myst^res  a  la   flu  du  m.-ä"   (in  Gaz.  d.  b.  arts,  3.  S.  XXXI,  1904). 


Die  Sage  vou  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    901 

dem  Jean  Michel  zugeschriebene  „Resurrection"   enthält.      Doch   sind 
auch  die  früheren  Mysterien  berücksichtigt  worden. 


Teil  I. 

Die  Höllenfahrt  Christi  in  der  religiös-didaktischen 

Literatur. 

A.  In  der  poetischen. 

Die  „Passion"  des  10.  Jahrhunderts. 

Den  ersten  nachweisbaren  Niederschlag  der  Legende  von  Christi 
Höllenfahrt  in  der  afrz.  Literatur  bietet  die  Clermonter  „Passion  du 
Christ"  aus  dem  10.  Jahrhundert  (Hs.  189  zu  Clermont-Ferrand).  Mög- 
lich, dass  die  kurze  in  129  Quatrains  uns  erhaltene  Erzählung  vom 
Leiden  Christi  nur  einen  Teil  bildete  einer  umfassenden  Lebensbeschrei- 
bung. Für  uns  ist  es  lediglich  von  Wichtigkeit  festzustellen,  dass  der 
geistliche  Verfasser  neben  dem  Ev.  Matth.  uud  Job.  auch  die  apo- 
kryphe Quelle  des  Ev.  Nie.  *)  benutzt  hat,  wie  Str.  94—97  beweisen. 

Str.  94:  Nach  der  Hinabfahrt  zur  Hölle  besiegte  J.-Chr.  dort 
„fort  Sathanan".  Durch  seinen  eigenen  Tod  hat  er  diesen  für  immer 
vernichtet. 

Str.  95:  Der  erste  Mensch  und  seine  Kinder,  die  kleinen  und 
die  grossen,  schmachteten  dort  seit  langen  Jahren  wegen  der  Sünde 
Adams. 

Str.  96—97:  Eeflexion  des  Dichters  über  die  Erlösung  aus 'Höllen- 
qualen und  Einführung  ins  Paradies. 

Ohne  Zweifel  hat  das  Ev.  Nie.  dem  Dichter  vorgeschwebt  (gegen 
Wülcker'*)):  der  Triumphziig  zur  Hölle,  der  Untergang  Satans, 
„li  om  primers  et  soi  eufiant",  die  Erwähnung  des  Paradieses,  das  ist 
die  gemeinsame  Grundidee  in  beiden  Werken.  Zugegeben  muss  werden, 
dass  sich  wegen  der  Kürze  und  unbestimmten  Ausdrucksweise  aus 
unserer  Stelle  ganz  Sicheres  nicht  schliessen  lässt. 

Von  dogmatischer  Bedeutung  ist  die  Erwähnung  der  „petit"  (95  c), 
von  denen  das  Ev.  Nie.  nicht  spricht.  Die  Frage,  ob  die  erbsündlich 
geborenen  und  vor  der  Taufe  gestorbenen  Kinder  auch  des  Heils  teil- 
haftig wurden,   hatte  in   der  Patristik  wiederholt  Anlass  zu  Meinungs- 


1)  Auch  andere  legendarische  Züge  hat  er  mitverwoben,  z.  B.  die  Legende 
vom  nahtlosen  Rock. 

2)  Wülcker  a.  a.  0.  p.  24. 


902  Walter  Becker 

Verschiedenheiten    gegeben  (s.u.  p.  12,   A.  3).     Der  geistliehe  Dichter 
betont  offenbar  mit  Absicht  seine  liberale  Auffassung. 

Bei  der  naiven  und  unpoetischen  Darstellung  unseres  Textes  kann 
von  literarischem  Werte  kaum  die  Rede  sein;  nur  war  es  nötig,  unsere 
Legende  hier  als  erstes  Glied  einer  langen  Kette  —  mehr  als  ein 
unumgängliches  Denkmal  denn  als  ästhetisch  zu  bewertendes  Erzeug- 
nis —  näher  zu  betrachten.  — 

11.  und  12.  Jahrhundert. 

Eine  für  unseren  Stoff  unfruchtbare  Zeit!  Eine  „Passion"')  aus 
dem  Ende  des  12.  Jahrhunderts,  welche  dem  Titel  nach  die  Höllen- 
fahrt zu  behandeln  verspricht,  bringt  sie  in  Wirklichkeit  nicht. 

Ganz  abgesehen  von  den  verloren  gegangenen  literarischen  Denk- 
mälern dieser  Epoche,  ist  es  immer  noch  erstaunlich,  dass  die  Produk- 
tion an  religiösen  Gedichten  so  gering  ist  in  einer  Zeit,  wo  doch 
religiöse  Überzeugung  der  Angelpunkt  des  Lebens  ist.  Wenn  aber 
Übersetzungen  und  Paraphrasen  der  Bibel,  Behandlungen  religiöser 
und  legendarischer  Motive')  der  Mehrzahl  nach  erst  jüngeren  Datums 
sind,  liegt  das  daran,  dass  die  Kirche  vorerst  solche  Bestrebungen 
durchaus  missbilligle.  „Elle  [l'Eglise]  pense  pour  eux  [les  hommes] 
et  ne  leur  permettait  pas  de  penser  sans  elle"^). 

13.  Jahrhundert. 

Über  die  Schwelle  vom  12.  zum  13.  Jahrhundert  müssen  wir  hiu- 
Uberschreiten,  um  zahlreiche,  erwünschte  Belege  für  die  Verbreitung 
der  Sage  von  Christi  Höllenfahrt  zu  finden. 

Vor  der  Betrachtung  der  uns  zunächst  interessierenden  drei  ^Über- 
setzungen" des  Ev.  Nie.  ist  es  angebracht,  den  Begriff  der  mittelalter- 
lichen „Übersetzung"  zu  definieren.  Für  den,  der  die  Art  kennt,  mit 
welcher  mittelalterliche  Übersetzer  ihre  Originale  behandelten,  ist  es 
nichts  Neues,  dass  das  Wort  „Übersetzung"  cum  grano  salis  zu  ver- 
stehen ist.  Nach  Gutdünken  werden  Änderungen  vorgenommen,  Zu- 
taten gemacht,  Stellen  gestrichen,  ja  der  Sinn  dem  Milieu  und  der  An- 
schauung der  jeweiligen  Zeit  angepasst.  „C'est  l'individu  qui  triomphe"  *), 
Dies  erklärt   sich   aus  dem    mangelnden    historischen  Sinn  des  Mittel- 


1)  Vgl.  Wülcker  a.  a.  0.  p.  24. 

2)  Ein  gereimter  Bericht  über  die  Genesis,  Psalmeu,  das  Hohelied,  Buch 
Hiob  und  die  gereimte  „Bible"  des  Herman  de  Valenciennes  —  das  sind  im 
grossen  Ganzen  die  spärlichen  Überreste  unserer  Dichtungsgattung  aus  dieser  Zeit. 

3)  J.  Bonnard,  „Les  Traductions  de  la  Bible  en  vers  fran^ais  au  m.  ä." 
Paris  1884,  p.  2. 

4)  ib.  p.  I. 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    903 

alters.    Mau  besitzt  uicht  genügend  Abstraktionsvermögen,  um  objektiv 
denken  und  urteilen  zu  können. 

„Roman  de  Resurrection"  des  Andre  de  Coutances. 

Wie  weit  entfernt  gerade  die  beste  der  drei  gereimten  „Über- 
setzungen" des  Ev.  Nie.*),  der  „Roman  de  Resurrection"  des  Andre  de 
Coutances,  von  einer  einfachen  Übersetzung  ist,  wird  gezeigt  werden 
(Hs.  im  Brit.  Mus.,  N.  Add.  10289,  fol.  64  — fol.  81^).  Adlige  Ab- 
stammung des  Verfassers,  gediegene  Erziehung,  Kenntnis  des  Alter- 
tums, Beschäftigung  mit  der  leichten  lyrischen  Muse  lassen  eine  freiere, 
schwungvolle  Behandlung  der  Vorlage  erwarten.  Seine  lateinischen 
Kenntnisse  verwertet  er  gerne,  vgl.  die  lat.  Citate  nach  dem  Ev.  Nie, 
Pars  n,  lat.  A,  cap.  VIII. 

Von  dem  2040  achtsilbige  Verse  zählenden  Gedicht  entfallen  fast 
1000  (Vs.  947—1862)  auf  die  Höllenfahrt,  die  den  Kern  des  Ganzen 
ausmacht.  Das  andere  bildet  nur  den  Rahmen,  doch  sei  es  für  den 
Zusammenhang  kurz  wiedergegeben: 

Die  Auferstehung  Christi  verursacht  Aufregung  und  Schrecken  im 
jüdischen  Synedrium.  Caiphas,  Anna,  kurz  „li  felon  juif",  folgen  dem 
Rat  des  klugen  Nicodenms,  den  Joseph  von  Arimathia  holen  zu  lassen. 
Josephs  Bericht  über  seine  wunderbare  Befreiung  aus  dem  Kerker  ver- 
anlasst sie,  auch  noch  Leotinus'  und  Carinus'  (Leucius  und  Karinus  im 
Ev.  Nie),  Bestätigung  zu  hören.  Die  aus  dem  Grabe  erstandenen 
Zwillingssöhne  des  Simeon  kommen.  Aber  nicht  Beschwörung,  sondern 
erst  das  Kreuzeszeichen,  das  man  über  ihrer  Zunge  macht,  kann  ihre 
Stimme*)  lösen.  Voneinander  getrennt  schreiben  sie  folgendes  nieder 
(Vs.  947 ff.,  Beginn  der  Höllenfahrt): 

Mit  den  Patriarchen  und  Propheten  sassen  wir  in  der  Hölle,  als 
plötzlich  eine  wunderbare  Klarheit  die  Dunkelheit  durchstrahlte.  Adam, 
der  Vater  des  Menschengeschlechts,  und  alle  Insassen  der  „orrible 
marche  d'enfer"  jubelten  dem  Lichte  entgegen:  „König  der  Ehren,  dein 
Glanz  steigt  zu  uns  hernieder".  (Vs.  947—992).  — 

1)  „Trois  Versions  rimees  de  l'Evangile  de  Nicodöme",  pp.  G.  Paris - 
A.  Bos,  in  Soc.  des.  a.  T.  fr.  1885  (s.  a.  Herrigs  Archiv,  Bd.  64). 

2)  Im  Mittelalter  ist  der  Glaube  weit  verbreitet,  die  von  den  Toten  Auf- 
erstandenen seien  stumra,  auch  sei  das  Lachen  für  immer  in  ihnen  erstorben. 
So  ergeht  es  dem  Lazarus  (in  der  „Passion  de  Sainte-Genevi^ve").  Auch  St. 
Patricius,  der  die  Greuel  der  Hölle  geschaut,  lacht  nie  mehr: 

„Ki  de  cel  liu  revenuz  est 

Nule  riens  james  ne  li  plest 

En  cest  siecle,  ne  james  jur 

Ne  rira  mes,  adez  an  plur; 

E  gemissent  li  maus  ki  sunt 

E  les  pechies  ke  les  gens  funt."   (Roy  a.  a.  0.  p.  48*.) 


904 


Walter  Becker 


Und  Jesaias  erhöhte  deu  Jubel  durch  seine  Weissagungen  (s.  Je- 
saias  9,  2),  undSimeon,  dessen  Augen  den  Herrn  im  Tenopel  geschaut 
hatten  (s.  Luk.  2,  25—28),  meldete  die  Ankunft  des  Erlösers  (Vs.  993 
bis  1044).  — 

Allgemein  wurde  der  Jubel,  als  Johannes  der  Täufer  ^)  (in  seiner 
Eigenschaft  als  Vorläufer  des  Herrn)  —  „uns  qui  hermite  resembla"  — 
die  frohe  Botschaft  bestätigte.  (Vs.  1045—66).  — 

Und  Seth  erzählte,  als  Adam  krank  darnieder  lag,  habe  er  ihn 
entsandt,  um  Öl  vom  Baume  der  Barmherzigkeit  aus  dem  Paradiese 
zu  holen.  Der  Erzengel  Michael  aber  habe  ihm  deu  Eingang  verwehrt 
mit  der  Prophezeiung,  dass  in  5500  Jahren  Gottes  Sohn,  das  ,.milde 
Öl  der  Welt",  Adam  und  das  ganze  „umain  lignage"  befreien  werde. 
(Vs.  1067—1154). 

Satan  bemerkt  den  ausbrechenden  Jubel,  schöpft  Verdacht  und 
gebietet  Enfer,  sich  zum  Empfang  des  Widersachers  bereit  zu  halten, 
der  sich  rühme,  Gottes  Sohn  zu  sein.  Wie  hasst  er  ihn,  der  seinen 
Klauen  so  manchen  Blinden,  Tauben  sowie  mit  Siechtum  und  Krank- 
heit Beladenen  entrissen  hat!  Enfer  ist  argwöhnischer  und  weniger 
zuversichtlich  als  Satan.  Er  ahnt  Böses.  Umsonst:  Satan  bleibt  an- 
massend  und  siegesgewiss  bis  zur  Verblendung;  hat  er  doch  auf  Erden 
seines  Feindes  Untergang  ins  Werk  gesetzt: 

„Je  l'ai  fait  en  un  fust  estendre 

Et  vilment  comme  larion  pendie, 

Et  li  ai  fait  durs  cloiis  d'acier 

Es  paumes  et  es  piez  fichier; 

Fei  0  eissil  li  destemprai, 

De  quai  en  la  croiz  l'abevrai; 

Apres  fis  ea  son  saue  baignier 

La  lance  d'un  mien  Chevalier."  (Vs.  1253 ff.) 

Immer  lauter  wird  der  Streit  der  zwei  Teufel.  Enfer  gerät  in  Wut 
und  schreit: 

„  .  .  .  Satan  mauv6s, 
Ennemi  de  joie  et  de  pes, 
Horriblete,  honte  et  puor, 


Je  voi  bien  tot  apertement 

Que  destruiz  et  honiz  nos  as."  (Vs.  1267  flf.) 

Auch  die  Erinnerung  an  Christi  Wundertaten  wie  die  Auferweckung 
des  Lazarus  vermag  Satan  nicht  von  der  Göttlichkeit  des  Kommenden 
zu  überzeugen  (Vs.  1155—1360).  — 


1)  „II  baptiza  moi  et  je  lui"  läset  Andre   den  Johannes  sagen  (Vs.  1060). 
Job.  d.  T.  muss  er  selbst  von  Christus  getauft  werden! 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    905 

Mitten  durch  diesen  ungeberdigeu  Streit  ertönt  plötzlich  wie  Donner- 
schlag eine  Stimme: 

„  ,  .  .  Orribles  bestes, 
Princes  d'enfer  qui  leenz  estes, 
Ovrez  vos  portes,  quer  ci  vient 
Por  quoi  ovrir  les  vos  covient; 
Ovrez  tost,  si  i  entrera 
Li  reis  de  gloire,  et  en  merra 
Tos  les  sainz  que  il  a  raienz". 

(Vs.  1369  ff.) 

Grosser  Aufruhr  in  der  Hölle  und  leidenschaftliche  Vorwürfe  Eofers 
Satan  gegenüber,  der  von  seinem  Thron  gestürzt  wird.  Eufer  lässt  die 
Höllentore  verbarrikadieren  und  ruft  das  Höllenvolk  herbei: 
„Mes  fures,  mes  orribletös, 
Levez  tost  sus,  clöez  vos  portes 
Qui  d'enfer  sont  reddes  et  fortes; 
Ces  gonz  et  ces  toroiz  fermez, 

Et  ceenz  vos  tenez  serrez".  (Vs.  1394ff.) 

(Vs.  1361—1402).  — 

Die  Donnerstimme  erhöht  die  Freude  der  Gerechten  und  ihren  Mut. 
Als  die  Stimme  sich  zum  zweitenmal  vernehmen  lässt,  wollen  sie  Enfer 
zur  Öffnung  der  Pforten  zwingen. 

„Qu!  est  eil  roi  de  gloire?" 
fragt  Enfer  und  erhält  von  David  die  Antwort,  dass  es  der  König  ist, 
der  die  Macht  der  Hölle  brechen  wird.  (Vs.  1403—1482.) 

Die  Schilderung  des  höllischen  Heeres,  das  schreckensbleich  und 
wie  gelähmt  untätig  verharrt,  ist  ausserordentlich  malerisch: 

„Es  vos  enfer  tot  commeu: 

Li  deable  sont  esmeu 

Des  paroles  que  il  öirent, 

Et  de  la  clarte  s'esblöirent; 

Parmi  enfer  ullent  et  braent 

Et  vers  les  teniebres  se  traient. 

Tuit  füirent  a  la  clartß 

Et  se  mistrent  en  la  nert6. 

Mort,  qui  estoit  gonfauonniere 

Et  d'enfer  portout  la  baniere 

De  poor  devint  pale  et  tristre 

Et  trestuit  li  autre  menistre, 

Les  fures,  les  orribletez 

Et  les  autres  maleurtez 

D'angoisse,  de  poor  trerablerent."  (Vs.  1483—1497.) 

Der  Herr  der  Ehren  hält  von  Engeln  umgeben  seinen  Einzug. 
Alles  weicht  ihm. 

-II  fist  d'enfer  sa  volontö." 


906  Walter  Becker 

Er  stürzt  Mort  in  den  Höllenschlund;  dann  überliefert  er  Satan 
dem  Enfer  und  : 

„lier  l'a  feit  mout  estroit 

0  chaiennes  ardanz  de  fer."  (Vs.  1525—47.) 

Bei  diesem  Anbück  bricht  ein  wütender  Sturm  der  höllischen  „le- 
gions"  gegen  Satan  los,  ihren  Herrn  und  Meister,  der  sie  so  schändlich 
ins  Unglück  gestürzt  hat.  (Vs.  1548 — 1625.)  — 

Jesus  Christus  schreitet  nun  zur  positiven  Aufgabe  seines  Werkes: 
zur  Erlösung  der  Gerechten.  „Li  douz  mestre"  ergreift  Adam  bei  der 
Rechten  und  nimmt  die  Anbetung  der  Gläubigen  entgegen,  die  um  ihn 
knieen.  In  langsamer  Prozession  und  unter  Absingen  von  Psalmen  und 
Hymnen  verlässt  man  die  Hölle.  Jesus  und  Adam  führen  den  Zug 
zum  irdischen  Paradies.  Am  Eingangstor  nimmt  sie  Erzengel  Michael 
in  Empfang,  dem  Christus  die  weitere  Fürsorge  überlässt.  (Vs.  1626 
bis  1748.) 

Es  folgen  noch  zwei  Sagenmotive:  Elias  und  Henoch,  die  erst  im 
Kampf  mit  dem  Antichrist  sterben  sollen,  kommen  den  Gerechten  ent- 
gegen und  begrüssen  sie;  ferner  wandelt  auch  schon  im  Paradiese 
Dismas,  der  gute  Schacher,  sein  Kreuz  auf  dem  Rücken.  — 

Der  Schluss  des  Gedichtes  ist  ohne  Belang  für  uns,  er  ergänzt  den 
Rahmen:  wörtliche  Übereinstimmung  der  Berichte  des  Leotinus  und 
Carinus;  Bestürzung  der  Juden;  Rechtfertigungsbrief  des  Pilatus  an 
Kaiser  Claudius  (Vs.  1863-2040).  - 

Das  Ev.  Nie.  hat  ausschliesslich  der  Bearbeitung  Andres  zugrunde 
gelegen,  vgl.  des  Verfassers  eigene  Angabe: 

„  ...  je  veil  tretier  uiie  estoirc 
Que  j'ai  de  son  fil  Jhesus  Crist, 
Si  com  Nichodenius  l'eserist."  (Vs.  78 — 80.) 

Die  Stellen,  die  dem  kanonischen  Text  der  Bibel  entlehnt  zu  sein 
scheinen,  finden  sich  auch  fast  ausnahmslos  im  Ev.  Nie,  z.  B.  die 
Prophezeiung  des  Jesaias:  ,,Le  pueple  qui  seeit  —  En  teniebres 
et  languissoit",  Vs.  1001  ff.  (Jesaias  2,  9  und  Ev.  Nie,  Pars  II,  lat.  A, 
cap.Il);  der  Bericht  Simons,  Vs.  1011-44  (Luk.  2,25-28  und  Ev. 
Nie,  cap.Il);  der  Bericht  Johannes'  des  Täufers,  Vs.  1045—66 
(Matth.  3,  17  und  Ev.  Nie,  cap.Il);  das  Wechselgespräch  zwischen 
Christus,  den  Teufeln  und  den  Propheten  (Ps.  24:  „Tollite  portas, 
principes  vestras  .  .  ."  und  Ev.  Nie,  cap.  V);  endlich  die  Psalmen 
(p.  124— 126):  „Domine  clamavi"  (Ps.  29  und  Ev.  Nie,  cap.  VIII),  „Can- 
tate  Domino"  (Ps.  97  und  Ev.  Nie,  cap.  VIII). 

Bevor  ich  auf  einen  Vergleich  zwischen  Andre  und  seiner  Quelle 
eingehe,  muss  ich  einige  erläuternde  Erklärungen  über  die  schon  mehr- 
fach zitierte  Quelle  (das  Ev.  Nie)  geben.  Das  Ev.  Nie  besteht  aus 
zwei  ursprünglich  getrennten  Teilen: 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfrauzösischen  Literatur    907 

a)  den  Gesta  Pilati,  oder  dem  eigentlichen  Ev.  Nie. 

b)  dem  Descensus  Christi  ad  Inferos. 

Der  I.Teil  enthält  in  cap.  I— XVI  die  Passion,  der  2.  in  cap.  XVII 
bis  XXVII  (und  mit  späterer  Hinzufiigung  bis  cap.  XXIX)  den  Bericht 
des  Leucius  und  Karinus  über  die  Höllenfahrt  Christi.  Dieser  Descen- 
sus beruht  auf  einer  unter  dem  Namen  des  „Leucius  Carinus"  ver- 
breiteten gnostischen  Schrift.  Ausser  den  griechischen  Redaktionen 
besitzen  wir  zwei  lateinische  (beide  in  mehreren  Codices),  die  kaum 
voneinander  abweichen.  Sie  seien  mit  Tischendorf  ^)  A  und  B  genannt. 
Wo  es  nicht  ausdrücklich  anders  bemerkt  wird,  ist  in  folgendem  immer 
von  lat.  A  die  Rede,  dem  das  Mittelalter  den  Vorzug  gibt. 

Der  Titel  „Ev.  Nie."  führt  in  Versuchung,  Nieodemus  selbst,  das 
Mitglied  des  Synedriums  und  den  heimlichen  Schüler  des  Herrn,  für 
den  Verfasser  zu  halten,  und  der  Prolog,  der  ihn  als  solchen  beglau- 
bigt, könnte  uns  bestärken.  Aber  Tischendorf^)  zeigt,  dass  diese  An- 
nahme irrig  ist:  der  Prolog  ist  spätere  Zutat,  und  der  Name  „Ev.  Nie." 
stammt  erst  aus  der  Zeit  Karls  d.  Gr.  —  Der  Name  ist  vielmehr  zu 
erklären  aus  der  vielfach  geübten  Manier  des  Mittelalters,  einem  Werke 
den  Namen  des  darin  vorkommenden  Haupthelden  zum  Verfasser  zu 
geben  (besonders  in  den  Gesta  Pilati  spielt  Nie.  eine  wesentliche  Rolle). 
Das  trug  zur  grösseren  Glaubwürdigkeit  der  Erzählung  bei.  — 

Über  den  Ursprung  des  Descensus  herrschen  Meinungsverschieden- 
heiten in  theologischen  Fachkreisen.  Ich  gehe  kurz  darauf  ein,  da  sie 
zugleich  ein  Licht  werfen  auf  die  Überlieferung  des  Ev.  Nie.  Maury») 
sieht  im  Descensus  eine  Kompilation  aus  Werken  der  Kirchenväter,  die 
mit  grosser  Vorliebe  die  Höllenfahrt  zum  Gegenstand  ihrer  Betrach- 
tungen gemacht  haben  (besonders  Irenäus  [115—202],  Origenes, 
Epiphanias,  Eusebius  von  Alexandrien,  Tertullian,  Ambrosius,  Firmius 
Maternus  und  Augustin*)  in  seinem  „Serm.  de  tempore"  CLX  [alias  137], 
endlich  Gregor  d.  Gr.).  Und  in  der  Tat,  der  überraschendsten  Paral- 
lelen zwischen  den  Schriften  der  Kirchenväter  und  dem  Descensus  sind 
viele.  Man  findet  im  Descensus^)  „expose,  presque  avec  les  memes 
paroles,  le  dogme  de  la  descenle  de  J.-Chr.  aux  enfers;  c'est  le  meme 
langage,  ce  sont  les  memes  figures  oratoires;  seulement  dans  notre 
apocryphe,  le  tableau  s'est  agrandi,  a  pris  des  proportiones  plus  fortes 
et  le  cote  allegorique  a  fait  completement  place  ä  l'interpretation  lit- 
terale". 


1)  Tischendorf  a.  a.  0.  p.  LXXV,  LXXVII. 

2)  ib.  p.  LVIIIss. 

3)  Maury,  A.:    „Nouvelles  Recherches  .  .  .  d'Ev.  de   Nie."    (in  „Mem.  d.  1. 
soc.  des  Antiq.  d.  1.  Fr."  XX,  1850,  p.  351  ff.). 

4)  Migne:  Patrol.  lat.  Op.  Aug.  V,  2,  col.  2059 ss. 

5)  Maury  a.  a.  0.  p.  351. 


908  Walter  Becker 

Ich  hebe  nur  einige  der  wichtigsten  Übereinstimmungen  hervor: 
die  wunderbare  Khirheit,  welche  die  Hölle  erhellt;  der  dramatische 
Dialog  zwischen  Inferus  und  Satan  (bei  Eusebius  von  Alexandrien  in 
fast  wörtlicher  Übereinstimmung  mit  dem  Ev.  Nie);  der  Jubel  der 
Propheten  und  der  Schrecken  der  Dämonen;  die  Sprengung  der  Höllen- 
tore; die  Befreiung  Adams  und  seiner  Nachkommen,  —  Tischendorf ^) 
und  Lipsius*)  behaupten  —  gegen  Maury  —  die  Priorität  des  Des- 
census^)  den  Schriften  der  Kirchenväter  gegenüber.  Als  Nichtfachmann 
bin  ich  nicht  in  der  Lage,  die  Frage  zu  entscheiden,  neige  aber  der 
folgenden  Meinung  Lipsius'  zu:  Nach  ihm  ist  der  Verfasser  des  Des- 
census  Leucius  Carinus,  gnostischer  Schriftsteller  und  berüchtigter 
Fälscher  aus  dem  Beginn  des  2.  Jahrhunderts.  Irrtümlicherweise  gab 
man  später  den  zwei  Söhnen  Simons  diese  Namen.  Gerade  zu  der 
Idee  eines  Triumphes  Christi  über  die  Schatten   der  Hölle   gibt   es    in 


1)  Tisch,  a.  a.  0.  p.  LXVIII. 

2)  Lipsius,  R.  A,,  „Die  Pilatus-Acten  kritisch  untersucht",  Kiel  1886, 
p.  40iT. 

3)  Eine  kurze  Betrachtung  über  das  Dogma  von  der  Höllenfahrt  Christi 
führt  uns  bis  in  die  Anfänge  des  Christentums  zurück.  Bemerkt  sei  nur,  dass 
nach  der  ursprünglichen  Auffassung  nur  Christi  Geist  zur  Unterwelt  fährt,  ohne 
den  Gerechten  das  Heil  zu  bringen.  Folgende  Stellen  des  N.  T.,  mehr  oder 
weniger  in  theologischen  Kreisen  augefochten,  deuten  auf  die  Höllenfahrt  hin : 
Petrusbrief  I,  Vs.  18 ff.  (die  Auslegung  ist  von  dem  Sinn  abhängig,  den  man 
dem  Ausdruck  m'svfiara  unterlegt);  Luk.  23,  43:  „Heute  noch  wirst  du  mit  mir 
im  Paradiese  sein"  (jiaQdSsioog  bezeichnet  nach  jüdischem  Sprachgebrauch  die 
Vorhölle,  den  Aufenthaltsort  der  Gerechten);  Epheser  4,  81f. ;  Ap. -Gesch.  2,  27 
bis  31;  Matth.  12,  40;  Rom.  10,  7;  Phil.  2,  10;  Kol.  2,15;  Offenb.  Job.  1,  18.— 
Aber  schon  bei  den  Kirchenvätern  dringt  die  Auffassung  durch,  dass  Christus 
die  Hölle  besiegt  hat.  Die  ältesten  Spuren  des  Dogmas  lassen  sich  auf  dem 
Konzil  von  Sirmium  nachweisen.  Im  Apostolikum  ist  das  „Niedergefahren  zur 
Hölle"  seit  dem  8.  Jahrhundert  fest.  Wohlverstanden  betont  das  Dogma  nicht 
den  Triumph  Christi,  aber  die  katholische  Kirche  möchte  es  in  diesem  Sinne 
auslegen.  Auch  Luther  hat  mit  seiner  realistischen  Vorstellungskraft  den  Passus 
so  interpretiert,  dass  Christus  mit  den  finsteren  Höllenmächten  einen  erbitterten 
Kampf  bestanden  hat.  —  Andererseits  ist  nach  Überzeugung  eines  Teils  der 
reformierten  Kirche  dieser  Satz  nur  der  Ausdruck  des  äussersten,  schmerzlichen 
Leidens  Christi.  — 

Eine  andere  dogmatische  Streitfrage  war  es,  ob  das  Heil  nur  den  Ge- 
rechten des  alten  Bundes  oder  auch  andern  zu  teil  geworden  ist.  Morgenländi- 
sche, freiere  Überzeugung  stand  der  rigoristischen  des  Abendlandes  gegenüber, 
die  nur  die  Befreiung  des  „limbus  patrum"  zuliess  und  sogar  den  „limbus  in- 
fantium"  (der  ohne  Taufe  gestorbenen  Kinder)  ausschloss  (so  Conf.  orthod.. 
Augustin,  Gregor).  Dadurch  wird  auch  z.  B,  in  der  dem  Jean  Michel  fälschlich 
zugeschriebenen  „Resurrection"  die  Handlungsweise  Christi  dogmatisch  be- 
gründet. 


t)ie  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    909 

deu  gnostischen  Problemen  genaue  Analogien,  z.B.  bei  Marcion').  Der 
Demiurg  der  Marcioniten  entspricht  ungefähr  dem  Satan  der  Christen. 
Beide  lassen  J.  Chr.  kreuzigen  in  dem  Wahne,  es  sei  nur  ein  gewöhn- 
licher Sterblicher.  —  Andererseits  widerspricht  es  der  marcionitischen 
Auffassung,  dass  Christus  nur  die  Gerechten  befreit.  Bei  Marcion  werden 
gerade  die  von  Demiurg  verfolgten  Sodomiter,  Ägypter,  Kain  u.  s.  w. 
des  Heils  teilhaftig.  — 

Dem  Gnostizismus  verwandte  Zlige  sind  noch  die  Sage  vom  Baum 
des  Lebens  und  dem  daraus  fliessenden  Ol  der  Barmherzigkeit  (vgl. 
Ev.  Nie,  Pars  II,  cap.  III),  das  Gespräch  Michaels  und  Seths  am  Tor 
des  Paradieses,  die  Vorstellung  eines  provisorischen  Paradieses,  das 
vom  himmlischen  bis  zum  jüngsten  Gericht  getrennt  ist. 

Die  Uridee  der  Höllenfahrt  im  Gnostizismus  ist  abstrakt.  Der 
Descensus  symbolisiert  den  Triumph  des  Lichtes  über  die  Finsternis, 
den  ewigen  Kampf  des  guten  mit  dem  bösen  Prinzip.  Wer  dächte  nicht 
an  Ormuzd  und  Ahriman  der  persischen  Religion,  an  germanischen 
Mythus?  Gutes  und  Böses,  Leben  und  Sterben,  Licht  und  Finsternis: 
der  Kern  eines  jeden  Mythus!  Poetisch  verklärt  gibt  das  Ev.  Nie, 
Pars  H,  cap.  II  (s.  a.  Jesaias  9,  2)  deu  Gedanken  wieder:  „Nos  autem 
cum  essemus  cum  omnibus  patribus  nostris  positi  in  profundo  in  caligine 
tenebrarum,  subito  factus  est  aureus  solis  calorpurpureaqueregalis  lux". 

Sonst  aber  hat  die  symbolisch  gnostische  Auffassung  im  Ev.  Nie. 
eine  starke  Wandlung  zum  Wörtlichen,  Realistischen  erfahren. 

Andre  übergeht  keinen  Zug  seines  Originals,  doch  spinnt  er  die 
Reden  aus  und  gestaltet  die  Handlung  lebhafter.  So  sind  die  Weis- 
sagungen des  Erzengel  Michael  (in  der  Szene  mit  Seth)  bedeutend  er- 
weitert, namentlich  die  Worte,  die  auf  die  Höllenfahrt  hinweisen 
(Vs.  1001  ff.);  so  betont  er  wiederholt  die  Tatsache,  dass  nur  die  Ge- 
rechten erlöst  werden: 

„Les  boens  mist  iiors,  lessa  las  maus" 

(Vs.  2040,  vgl.  a.  1641/3); 

so  gibt  er  dem  Streite  zwischen  Satan  und  Enfer  Zusätze  (Vs.  1267  ff.). 
Und  bei  solchen  Zusätzen  geht  dann  und  wann  die  Phantasie  mit  ihm 
durch,  und  der  logische  Faden  wird  durchgerissen,  denn  die  Verse  1592  ff. 
einerseits  und  IGll,  1614,  1642,  2040  andererseits  widersprechen  sich: 
die  Hölle  ist  vollständig  entvölkert  und  doch  bleiben  die  Sünder  in 
der  Hölle!  — 

Wie  seine  Quelle,  so  kennt  Andre  auch  nur  typische  Vertreter  des 
guten  oder  bösen  Prinzips.  Individuelle  Züge  zeigt  nur  der  leichtgläubige, 
anmassende,  naive  Satan.  Fast  komisch  mutet  die  Redeweise  der  Teufel 
an,    wenn  sie  sich  der  biblischen  Terminologie   bedienen,   so  wenn    es 


1)  Vgl.  Baur,  „Christliche  Gnosis",  1835,  p.  273  ff. 


910  Walter  Becker 

heisst:  „Ita  nunc  scio,  salvator  est  generis  humani"  (Ev.  Nie,  Pars  11^ 
cap.  IV).     Ein  guter  Christ  kann  nicht  christlicher  reden! 

Über  Christi  Person  lässt  sich  nicht  viel  sagen.  Nicht  als  ob  sie 
in  den  Hintergrund  träte,  im  Gegenteil,  sie  beherrscht  die  ganze  Szene. 
Aber  seine  einzige  Eigenschaft  ist  Maiestas  divina.  Wenn  der  Glanz 
seiner  Persönlichkeit  durch  die  leidensvolle  Rolle  des  „Schmerzensmannes" 
verblasst,  so  ist  die  Höllenfahrt  ein  geeignetes  Gegengewicht.  Hier  ist 
Christus  der  Triumphator.  Vollendete  Göttlichkeit  spricht  aus  seinem 
Handeln,  aus  seinen  wenigen  Worten.  Selbst  später,  als  in  den  Mysterien 
die  Szene  grosse  Dimensionen  angenommen  hat,  behält  Christus  seine 
stille  Grösse  bei.  Seine  Worte  bleiben  auf  ein  Mindestmass  beschränkt. 

Vor  allem  charakteristisch  für  den  französischen  Dichter  des 
13.  Jahrhunderts  sind  die  realistischen  Ausschmückungen.  Einige  wenige 
finden  wir  schon  im  Keime  im  Ev.  Nie,  so  wenn  es  von  den  Höllen- 
toren heisst:  „claudite  portas  crudeles  vestras  et  vectes  ferreos  sup- 
ponite"  (Pars  II,  cap.  V);  es  bedarf  aber  erst  der  mittelalterlichen 
Phantasie  eines  Andre,  um  dem  Bilde  der  Hölle  mit  ihren  unheimlichen 
Gestalten  Leben  und  Form  zu  verleihen.  „Seiner  Engel  grosse  Schar" 
lässt  er  mit  Christus  in  die  Unterwelt  hinabsteigen.  Vollständige  Dunkel- 
heit herrscht  hier: 

„Entra  onques  mes  en  ta  porte 

Lumiere  iiule  ne  clarte?"  (Vs.  1272/3.) 

Zwei  Teile  bilden  die  Hölle:  die  Vorhölle  (=Limbu8)  und  die  tiefe 
Hölle  (=  bas-enfer).  Die  Vorhölle  ist  eine  Art  „gute  Stube".  Die 
Heiligen  und  Gerechten  sind  dort  gefesselt,  anscheinend  ohne  besondere 
Qualen  zu  erleiden.  Folgender  Prozess  hat  sich  im  Lauf  der  Jahr- 
hunderte in  der  Auffassung  vom  Los  der  Gerechten  vollzogen :  Die 
Uridee  ist,  dass  sie  nur  moralische  Qualen  leiden.  Sie  dürfen,  von 
Dunkelheit  umgeben,  das  Antlitz  Gottes  nicht  schauen.  Mehr  und  mehr 
bildet  sich  im  Mittelalter  —  jedoch  sehr  schwankend  —  die  Vorstellung 
von  körperlichen  Qualen  heraus. 

Die  „Passion  du  Christ'  des  10.  Jahrhunderts  lässt  die  Gerechten 
nur  schmachten'),  doch  schon  im  Passionsgedicht  der  Jongleurs 
spricht  Adam  von  seinen  „unerhörten  Schmerzen".  So  überträgt  man 
die  Vorstellungen  von  der  eigentlichen  Hölle  allmählich  auf  die  Vorhölle, 
doch  nur  zum  Teil;  denn  die  Gerechten  haben  immer  eine  bevorzugte 
Stellung  vor  den  Sündern.  Auch  der  Limbus-Turm  der  Mysterien  er- 
innert an  die  Unterscheidung :  er  ist  vollständig  von  der  Hölle  getrennt. 


1)  So  auch  bei  Dante: 

„Non  avea  pianto,  ma'che  dl  sospiri 

Che  l'aura  eterna  facevan  tremare: 

E  ciö  avennia  di  duol  senza  martiri  ..." 

(Div.  Commedia  IV,  26  ff.) 


t)ie  Sage  von  der  Höllenfcahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    911 

Dass  die  Gerechten  hier  aber  auch  Qualen  irgendwelcher  Art  ausstehen, 
beweisen  ihre  Klagen,  beweist  auch  die  Abbildung*)  der  Passionsbühne 
von  Valenciennes:  aus  dem  Linibus-Turm  dringen  Qualen  und  Feuer 
hervor. 

Andre  erwähnt  folgende  Gerechten  mit  Namen :  Carinus  und  Leotinus 
(Ev.  Nie:  Leucius)^  Adam,  Symeon,  Johan  Bautiste,  Ysaie,  David,  Seth. 
Zusammenfassend  sagt  er  oft:  „tuit  11  saint".  Er  erwähnt  nicht  aus- 
drücklich Habacuc  und  Michaeas  (des  Ev.  Nie). 

Die  zerstreuten  Angaben  über  das  „bas-enfer"  sind  unbestimmt. 
Satan  und  Mort  werden  durch  Christus  „eu  abisme"  gestürzt.  Wir 
haben  uns  einen  klaffenden  Abgrund  zu  denken,  in  dem  die  Sünder 
gemartert  werden  (vgl.  Vs.  1613-15,  1642-43). 

Die  Bezeichnungen  für  die  ganze  Hölle  sind  mannigfach,  doch 
meist  allgemein  gehalten:  „l'orribie  marche  d'enfer"  (Vs.  966),  „crtiel 
ostel"  (Vs.  988)  u.  s.  w. 

Ein  mächtiges  Tor  bildet  den  Eingang  zur  Hölle  (s.  a.  Ev.  Nie, 

Pars  n,   cap.  V).     Bei    der  x\nkunft    des  Herrn   wird   es  mit  eisernen 

Riegeln    geschlossen.     Die  Vorstellung  von   dem  Höllentor   und  seiner 

Sprengung  durch  Christus  ist  eine  der  wesentlichsten  Grundlagen  der 

Höllenfahrt.     Es  ist  dasselbe  Tor,  welches  in  Dantes  Versen  ewig  lebt: 

„Per  me  si  va  nella  cittä  dolente: 

Per  me  si  va  nell'eterno  dolore: 

Per  me  si  va  tra  la  perduta  gente. 


Lasciate  ogni  speranza,  voi  ch'entrate." 

(Div.  Commedia  III,  Vs.  Iff.) 

Die  Torwölbuug  und  die  am  Boden  liegenden  Torflügel  sind  auch 
ein  immer  wiederkehrendes  Motiv  der  Hölleufahrtsdarstellung  in  der 
bildenden  Kunst  (in  der  byzantinischen  Kunst  sind  nach  dem  „griechischen 
Malerhandbuch"  fallende  Schlüssel  und  Riegel  unerlässliche  Attribute).  — 

Überraschende  Ähnlichkeit  mit  diesem  Tormotiv  (und  auch  mit 
anderen  Vorstellungen)  zeigt  das  altbabylonische  Epos^)  der  Istar- Venus. 
Auch  hier  hat  die  Unterwelt  je  nach  dem  sittlichen  Tun  verschiedene 
Abteilungen  für  Gute  und  Böse  (vgl.  Scheol  und  Gehenna,  Hades  und 
Tartarus!);  auch  hier  verschliessen  Tore  den  Eingang  zum  Hades;  es 
sind  ihrer  sieben,  mit  Riegeln  und  Schlössern  befestigt. 

Bei  der  Eintrittszene  der  Istar-Venus  glauben  wir  Christi  Donner- 
stimme des  Ev.  Nie.  zu  hören,  wenn  es  heisst'): 

12.  Istar  wie  sie  anlangt  am  Tor  des  Landes  ohne  Heimkehr,  des 
fernen,  — 


1)  S.  Petit  de  Julie  vi  11  e,  „Histoire  .  .  .  ",  II,  chap.  VIII. 

2)  E.  Scb rader,  „Die  Höllenfahrt  der  Istar",  Giessen  1874, 

3)  Ib.  Vs.  12  ff. 


912  Walter  Becker 

13.  Dem  Wächter  des  Tores  das  Gebot  sie  zurief, 

14.  Dem  Wächter  des  Wassers:  „Offne  deine  Pforte, 

15.  Offne  deine  Pforte;  denn  traun!  eintreten  will  ich! 

16.  Wenn  du  nicht  öffnest  die  Pforte,  und  ich  nicht  kann  eintreten, 

17.  so  zertrümmere  ich  die  Pforte,  zerbreche  den  Riegel, 

18.  zertrümmere  die  Schwelle,  zerschlage  die  Tore." 

Ein  Theologe  könnte  vielleicht  feststellen,  ob  hier  babylonisch- 
assyrische Vorstellungen  durch  Vermittelung  des  Judentums  zum  Christen- 
tum gelangt  sind. 

Die  teuflische  Bevölkerung  der  Hölle  bildet  eine  ganze  „Hierarchie", 
wenn  das  Wort  hier  am  Platze  ist,  mit  Satan  an  der  Spitze,  der  in- 
mitten der  Hölle  throot  (vgl.  Vs.  1391).  Sein  Name  ist  auch  „Beizebub", 
„prince  de  dampnacion".  Seine  Untertanen,  „qui  parmi  enfer  ullent  et 
braent",  reden  ihn  mit  den  gröbsten  Schmähworten  an: 

„Beelzbub,  chaitif,  doleros, 

Sor  tote  rien  uialeuros, 

Orribletö,  puor,  ordure, 

Eschar  de  tote  criature 

Plein  de  tote  maleurtö  .  .  ."  (Vs.  1555  fr.) 

„Enfer",  die  Verkörperung  der  Hölle,  spielt  nebst  Satan  die  Haupt- 
rolle. Ihm  wird  der  gefesselte  Satan  zur  ewigen  Haft  überliefert.  Mort 
ist  in  dem  streitbaren  Heere  „gonfanonniere  et  conuestable".  Die  übrige 
Menge  der  Teufel  wird  zusammengefasst  in  den  Worten : 

„trestuit  li  autre  menistre,  les  fures,  les  orribletez  et  les  autres 
maleurtez"  (Vs.  1494 ff.)  und  „totes  les  pöestez"  i^Vs.  1352).  Das  Ev. 
Nie.  erwähnt  ausser  Satan,  Inferus,  Mors  die  „Officia  impia"  (cap.  IV), 
„(cum)  crudelibus  ministris"  (cap.  VI),  „omnes  legiones  daemonum"  (ib.). 

Wir  sehen,  Andre  schildert  ein  Milieu  voll  Kraft  und  Leben.  Dass 
im  Grunde  sein  Werk  nicht  original  ist,  vergessen  wir  ganz.  Und  wir 
vergessen  es  mit  Recht,  denn  mittelalterliche  Literatur  ist  durchaus 
nicht  nach  dem  modernen  Gesichtspunkte  der  Origiüalität  zu  bewerten. 
Molieres  Spruch:  ,,Je  prends  mon  bieu  oü  je  le  trouve"  gilt  für  jene 
Zeiten  in  noch  viel  grösserem  Masse.  Sind  doch  häufig  ganze  Stellen, 
die  man  für  typisch  mittelalterlich  hält,  Übersetzungen  oder  Bearbeitungen 
lateinischer  Originale  (Bonnard). 

Die  beiden  anderen  gereimten  Übersetzungen  des  Ev.  Nie. 

Es  erübrigt  sich,  auf  die  beiden  anderen  gereimten  Übersetzungen 
des  Ev.  Nie.  einzugehen,  in  denen  die  Höllenfahrt  unter  strenger  An- 
lehnung an  die  Quelle  wiedergegeben  ist.  Beide  haben  erbaulichen 
Zweck  (s.  Näheres  bei  G.  Paris-Bos^)). 

1)  A.  a.  0.,  Traduction  A  und  C. 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    913 

Popularisierung  der  Höllenfahrt  durch  lateinische  Werke. 

Zur  Verbreitung  und  Popularisierung  der  Hölleufuhrtssage  bat  in 
hobem  Masse  beigetragen  die  Wiedergabe  der  Szene  (etwas  gekürzt, 
sonst  aber  getreu  nacb  dem  Ev.  Nie.)  in: 

1.  dem  „Speculum  bistoriale"*)  (um  1250)  des  Dominikaners  und 
GUnstlings  Louis  IX.  Vincentius  Bellovacensis  (über  VII,  cap.  LIX—  LXI) ; 

2.  der  „Legenda  aurea"  -)  des  Genuenser  Biscbofs  Jakobus  a  Voragine 
(cap.  54  „De  resurrectione  Domini").  Er  scbickt  der  Höllenfahrt  eine 
kurze  Wiedergabe  des  „Serm.  de  temp."  (137)  Augustins  voraus,  der 
von  Einfluss  auf  die  dramatische  Gestaltung  unserer  Szene  ist; 

3.  den  „Meditationes",  dem  heiligen  Bonaventura  fälschlich  zu- 
geschrieben (cap.  85),  die  besonders  Jauchzen,  Jubel  und  Lobgesänge 
der  heiligen  Väter  hervorheben,  sonst  aber  Handlung  und  Milieu- 
schilderung vernachlässigen.  — 

Auf  andere  Szenen  der  Mysterien  haben  die  „Meditatioues"  hervor- 
ragenden Einfluss  ausgeübt  und  durch  die  Mysterien  auf  die  Kunst  ^). 
Ihre  eindringliche,  volkstümliche  Sprache,  ihre  ausschmückenden  Bilder 
gehen  zum  Herzen  und  regen  die  Phantasie  an.  — 

Eine  kurze,  in  mehreren  Sätzen  gehaltene  Paraphrase  der  Höllen- 
fahrt Christi  findet  sich  im  „Lebensbaum"*)  des  Bonaventura.  Hier  wird 
nach  Art  der  so  beliebten  „Biblia  pauperum"  ^)  das  Werk  Christi  mit 
Samsons  Heldentaten  in  Parallele  gesetzt. 

Zu  der  eben  genannten  Kategorie  von  W^erken  gehört  eigentlich 
nicht  der  sog.  „Belial"  *)  des  Jakobus  de  Teramo,  auch  fällt  er  in 
spätere  Zeit  (um  1400).  Er  ist  ein  in  juristischer  Form  gehaltener 
Prozess'')  des  Teufels  gegen  Jesum,  der  seine  Hölle  zerstört  hat.  —  Ich 
führe  das  Werk  hier  an,  ist  es  doch  ein  weiterer  Beweis  von  der  Be- 
liebtheit des  Stofles  der  Höllenfahrt.  In  enger  Anlehnung  an  das  Ev. 
Nie.  nimmt  Jakobus  die  Höllenfahrt  Christi  zum  Ausgangspunkt  seiner 
Ausführungen.    Charakteristisch  ist  der  kriegerische  Geist*),  der  seine 

1)  Ins  Französische  übersetzt  durch  Jean  de  Vigny  um  1320  (lat.  Druck 
von  1494). 

2)  Ins  Französische  übersetzt  durch  Jean  de  Vigny  und  Jean  Belet.  — 
„Legenda  aurea",  ed.  Th.  Graesse,  Lipsiae  1850. 

3)  Die  Geburt  Jesu,  der  Abschied  von  seiner  Mutter  Maria,  die  Kreuz- 
annagelung,  „Fietä"  und  manche  andere  Szene  verdanken  ihre  realistische  Aus- 
malung den  „Meditationes"  (s.  Male:  „Le  renouvellement  .  .  ,",  p.  104). 

4)  „Lebensbaum"  aus  dem  Lat.  des  heiligen  B.,  Freib.,  Herder,  1886,  p.4Gf. 
(s.  a.  Detzel  „Christi.  Ikonographie"  I,  p.  464). 

5)  „Biblia  pauperum",  ed.  Laib-Schwarz,  1867,  tab.  13. 

6)  Jakobi  de  Teramo  „Belial"  („Compendium  .  .  ."),  Aug.  1472. 

7)  Vgl.  den  Prozess  „Advocacie  N.  D.  (s.  u.  p.  23). 

8)  Sehr  wahrscheinlich  hat  ihn  dabei  die  szenische  Darstellung  beeinflusst 
(s.  u.  p.  67). 

Romanische  Forschungen  XXXII.  58 


914  Walter  Becker 

Nacherzähluög  belebt.  So  heisst  es  gegen  Anfang:  „  ...  et  qui 
[Christus]  temporal!  raorte  superatus  fortibus  viribus  angelorum  et 
arehangelo  celestium  exercituum  invictus  et  in  vietore  vexillum  in  manum 
tenens.  et  sicut  potens  in  proelio  mox  descendit  ad  inferos  etc.  .  .  ." 
„et  in  albo  vexillo  cruce  rubente  per  muros  et  turres  ex  timore 
praecipitat  .  .  ." 

Im  einzelnen  ist  für  die  Höllenfahrt  unmöglich  zu  entscheiden,  in- 
wiefern die  französischen  Dichter  auf  das  Ev.  Nie.  direkt  oder  auf 
dessen  Bearbeitungen  zurückgreifen,  zumal  die  Bearbeitungen  sich  ziem- 
lich streng  an  das  Ev.  Nie.  halten.  Von  Wichtigkeit  ist  aber,  dass  die 
„Legenda  aurea",  das  „Speculum  historiale",  die  „Meditationes"  u.  s.  w. 
Werke  von  kultureller  Bedeutung  sind.  Dadurch,  dass  sie  Gemeingut 
wenigstens  aller  Gebildeten  werden,  wird  der  alte  traditionelle  Stoff 
zu  neuem  Leben  erweckt.  Man  wird  ihre  Rolle  erst  ganz  zu  würdigen 
wissen,  wenn  man  sie  mit  der  heutigen  Romanliteratur  vergleicht.  Was 
der  modernen  Welt  der  Roman,  das  ist  der  mittelalterlichen  die  religiöse 
und  legendarische  Erzählung  (wie  sie  vor  allem  in  jenen  Sammelwerken 
anzutreffen  sind). 

Das  Jongleurgedicht  über  die  Höllenfahrt  Christi. 

Geistliche  Dichter  und  weltliche  Jongleurs  verarbeiteten  die  Stoffe 
zu  episch-religiösen  Gedichten.  Eine  ungemein  regsame  Tätigkeit 
herrschte  überall.  Als  eifrige  Kolporteure  trugen  die  Jongleurs  —  und 
der  niedere  Schlag  ihrer  Zunft:  die  Bänkelsänger  —  die  Stoffe  von  Ort 
zu  Ort,  die  so  auch  dem  des  Lesens  unkundigen  Publikum  vermittelt 
wurden.  Im  14.  und  15.  Jahrhundert  standen  die  religiös-legendarischen 
Gedichte  ebenso  auf  dem  Programm  der  Jongleurs  wie  die  chausons 
ae  geste.  Über  den  rohen  Geschmack  der  Zeit  braucht  kein  frommes 
Gemüt  mehr  in  Klagen  ^)  auszubrechen.  Christi  Passion  hat  den  Kämpfen 
Rolands  und  Oliviers  den  Rang  abgelaufen. 

Um  Jesu  und  Marias  Leben  bildete  sich  ein  ganzer  Zyklus  von 
Legenden.  Paul  Meyer '^j  glaubt  in  dem  bis  jetzt  wenig  gesichteten 
Material  fünf  ursprünglich  selbständige  Gedichte  zu  erkennen,  die  in 
den  erhaltenen  Hss.  zu  einem  grossen  Gedicht  verschmolzen  sind.  Ihren 
ersten  Anfängen  nach  gehen  sie  ins  12.  und  13.  Jahrhundert  zurück. 
Folgende  fünf  Kreise  sind  zu  einem  verwachsen: 

1.  Die  Legende  vom  heiligen  Fanuel,  der  die  Geschichte  der  heiligen 
Anna  und  die  Geburt  der  Jungfrau  Maria  folgt. 

2.  Die  Geschichte  Marias  und  Jesu. 

3.  Die  Passion. 


1)  Vgl.  Roy  a.a.O.  p.  27*/28*  und  Stengel,  „Mitteilungen  aus  franz.  Hss. 
der  Tuviuer  Univ.-Bibl." 

2)  Romania  XVI,  p.  222. 


t)ie  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    915 

4.  Die  Höllenfahrt  Christi  und  die  Auferstehung. 

5.  Die  Himmelfahrt. 

Wir  wenden  uns  nun  wieder  der  Höllenfahrt  zu.  Auch  mir  erscheint 
es  ziemlich  sicher,  dass  sie  (in  Verbindung  mit  der  Auferstehung)  ur- 
sprünglich ein  unabhängiges  Stück  des  Repertoires  der  Jongleurs  gebildet 
hat.  Dies  geht  rein  äusserlich  aus  der  Art  der  Einfügung  in  den 
Rahmen  der  Passion  hervor,  es  geht  auch  mit  einiger  Wahrscheinlichkeit 
aus  der  Erwägung  hervor,  dass  die  Passion  ursprünglich  ohne  apo- 
kryphe Quellen  verarbeitet  worden  ist.  Und  hier  ist  wieder  die  Quelle 
das  Ev.  Nie.,  wie  unten  gezeigt  werden  wird. 

In  verschiedenen  Hss.  beginnt  der  Jongleur  mit  einer  Einleitung, 
die  auf  das  Kommende  als  auf  etwas  Neues  aufmerksam  macht: 

„Or  entendez  selon  l'escrit"  (Hs.  Arsenal  5201). 

„Or  entendez  tuit  por  amor"        (Hs.  Grenoble  1137), 

In  elf  Hss/)  ist  uns  das  Jongleurgedicht  über  die  Passion  und 
damit  gleichzeitig  das  über  die  Höllenfahrt  erhalten.  Die  Hüllenfahrt 
nimmt  einen  je  nach  der  Hs.  mehr  oder  weniger  grossen  Platz  zwischen 
der  eigentlichen  Passion  und  der  Auferstehung  ein.  Nur  die  Texte  von 
Grenoble  1137  und  Arsenal  5201  —  und  diese  auch  fragmentarisch  — 
sind  von  Paul  Meyer  ^)  mitgeteilt  worden. 

Die  Stelle,  an  der  die  Höllenfahrt  an  die  Passion  angeknüpft  ist, 
lässt  sich  noch  erkennen,  doch  recht  geschickt  ist  der  Übergang  z.  B. 
ausgemerzt  in  der  Hs.  Grenoble  1137: 

„Lora  enclina  son  chief  Jhesu, 

Son  esperit  en  est  issu 

En  enfer  en  est  venu  droit 

Pour  ses  amis  que  taut  amoit  .  .  ." 

Den  besten  Beweis  für  die  ursprüngliche  Trennung  von  Passion  und 
Höllenfahrt  liefert  die  Hs.  Arsenal  5201.  Die  Passion  hat  soeben  mit 
kurzer  Erwähnung  der  Auferstehung,  Höllenfahrt  (Vs.  1760—8)  und 
Himmelfahrt  geschlossen  und  wird  durch  folgende  Verse  ausdrücklich 
als  beendet  erklärt:      „QuI  vit  et  regne  et  regnera 

In  seculorum  secula  Amen." 
Doch  nun  erst  beginnt  die  eigentliche  Höllenfahrt  mit  der  Überschrift: 
„C'est  11  parole  que  dit  a  la  porte  d'enfer"  (vgl.  a.  das  ms.  24301  bei 
Koy').  — 

Ich  gebe  den  Inhalt  des  Jongleurgedichtes  in  Prosa  nach  der  Hs. 
Arsenal  5201*)  wieder: 

1)  S.  Romania  XVI,  p.  47.  Bonnard  erwähnt  auch  elf,  z.T.  aber  andere! 

2)  Romania  XVI,  p.  228/29  und  ib.  p.  51/53  (Höllenfahrt). 

3)  Roy  sc.  a.  0.  p.  36*. 

4)  S.  a.  eine  verlorene  Hs. :  „Not.  et  Extr.  des  mss.  d.  1.  B.  N.",  XXX,  1, 
p.  54—55;  und  eine  verkürzte  Lesart  in  Waces  „Conception  N.  D."  (s.  Rom,  XVI, 
244/5). 

58* 


916  Walter  Becker 

„Hört  die  Worte  nach  der  Schrift,  die  unser  Herr  gesprochen,  als 
er  an  den  Toren  der  Hölle  angehalten.  Er  rief:  „Offnet  eure  Tore,  ihr 
bösen  Teufel,  der  Tag  eures  Unterganges  ist  da!  Von  höllischen  Qualen 
will  ich  meine  Freunde  befreien.  Mit  meinem  Blute  habe  ich  euch  los- 
gekauft, kommt  allC;  die  ich  schon  lange  geliebt!'  Schrecken  bemächtigte 
sich  Adams  und  aller  anderen,  als  sie  Gottes  Stimme  vernahmen. 
Schreckensbleich  ergriff  auch  „la  male  gent"  die  Flucht.  In  grosser 
Pein  war  da  die  ganze  Hölle.  Als  Gott  der  Vater  sah,  dass  keine  Seele 
entweichen  konnte,  brach  er  die  Tore  und  die  Riegel,  die  Stangen  und 
die  Schlösser.  Gottsohn  trat  in  die  Hölle  ein  und  befreite  daraus  Eva 
und  ihre  Söhne  und  Adam,  Noah,  Abraham,  Moses,  Aaron,  David,  den 
König,  Salomon,  Zacharias,  Jesaias,  Hesekiel,  Jeremias,  die  heilige  Isa- 
bella, die  heilige  Sarah  und  seine  Propheten  ^.qu'il  ama".  — 

„Meine  Lieben",  sagte  er  „für  euch  bin  ich  ans  Kreuz  geschlagen, 
für  euch  bin  ich  zur  Hölle  herabgestiegen,  die  ihr  nun  verlassen  sollt".  — 

Welche  Wonne  empfand  Adam  beim  Anblick  des  Herrn  und  bei 
dessen  Worten !  Er  erinnerte  sich  des  Paradieses,  vergoss  heisse  Tränen 
und  flehte  den  Herrn  um  Verzeihung  an :  „0  Herr,  Du  kommst  zur 
rechten  Stunde.  Lange  Jahre  hindurch  habe  ich  meine  Schuld  gebüsst. 
Tag  und  Nacht  habe  ich  unerhörte  Schmerzen  ertragen  und  laut  ge- 
stöhnt. Längst  wäre  ich  gestorben,  aber  zu  stark  litt  ich!  Demütig 
flehe  ich  Dich  an:  Vergib  mir  mein  Verbrechen!  Ich  folgte  nur  Evas 
Rat.    Durch  sie  bin  ich  von  Dir  gestossen  worden."  — 

Eva,  traurigen  und  hässiichen  Angesichts,  hielt  sich  im  Hinter- 
gründe .  .  ." 

Hier  bricht  der  von  Paul  Meyer  mitgeteilte  Text  der  Arsenal-Hs. 
5201  ab.  Der  Rest  der  Szene  ist  aus  dem  „roman  de  Fauuel"  zu  er- 
gänzen, der  in  dieser  Evaszene  (nach  Paul  Meyer)  eng  verwandt  mit 
der  Hs.  Arsenal  5201  ist  (s.  u.  p.  24). 

Bemerkenswert  ist  noch,  dass  sich  die  Lesart  derHs.  Grenoble  1137 
erheblich  von  allen  anderen  unterscheidet,  so  dass  man  an  ein  un- 
abhäugiges  Gedicht  glauben  möchte.  Aber  unzweifelhaft  gehen  Arsenal 
und  Grenoble  (samt  den  andern  oben  erwähnten  Hss.)  auf  ein  Original 
zurück,  wie  textliche  Anklänge  und  Übereinstimmungen  zeigen: 

Arsenal  5201:  Grenoble  1137: 

Vs.  3:  Quant  en  enfer  fut  droiz  venuz.  15.  En  enfer  en  est  venus  droit. 

4r  Devant  la  porte  s'est  restuz.  17.  Devaot  la  porte  en  est  venus. 

6:  A  haute  voiz  s'eat  ecriez.  19.  Ains  s'escria  a  haute  vois. 

7/8:  „Ovrez,  dist  il,  mauvaise  gent  25/26.  „Ouvres  la  porte,  male  gent. 

Hui  en  cest  jor  saroiz  dolaut."  Hui  en  cest  jor  serez  dolent." 

18/19:  Quant  il  la  voiz  Deu  entandirent  29/30:  Quant  il  ont  la  voiz  Dieu  oie 

Fuiant  s'an  vont  tuit  esmarri.  Chascuns  de  paor  torne  en  fuie. 

21:  Paor  orent  la  male  gent.  27.  Li  deables  graut  paor  ont. 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    917 

23/24:  Et  qnant  Dex  li  peres  ce  voit  43/44.  Dien  vit  qu'il  nes  ouverront  pas 

Que  d'enfer  nule  gent  n'itroit.  Les  portes,  li  mal  Sathenas. 

25/26:   Les  huis  pegoie  et  les  verreax,  46/48.  Toutes  les  portes  derompi 

Les  sarräures  et  les  posteax.  Et  froissa  toutes  les  closturez 

D'enfer  et  les  grans  sereurez. 

29/31:  Quant  Dex  dedanz  enfer  entra,  49/51.  Et  puis  dedens  enfer  entra; 

Ses  amis  toz  en  delivra.  Mout  de  ses  amis  il  trouva 

Eve  et  ses  fiz  et  Adam.  Eve  et  Adam  qui  longuement  .  .  . 

39:  „La  moie  genz",  fait  Jhesu,  59.  „La  moie  gent",  dist  Jhesucrist. 

Die  Höllenfahrt')  der  Jongleurs  ist  nach  dem  Ev.  Nie.  verfasst, 
wie  die  Übereinstimmung  der  wesentlichen  Tatsachen  zeigt:  Christus 
steigt  zur  Hölle  (vgl.  Ev.  Nie.,  Pars  H,  cap.  H)  —  verursacht  dort 
allgemeinen  Aufruhr  durch  seinen  Ruf:  „Ouvrez  les  portes  .  .  ."  (cap.  V) 
—  sprengt  die  verriegelten  Tore  und  tritt  ein  (cap.  V)  —  wendet  sich 
an  seine  Freunde,  vorzüglich  au  Adam,  der  ihm  für  sein  Kommen  dankt 
(cap.  VIH)  —  und  führt  sie  ins  Paradies  (cap.  IX). 

Im  Vergleich  zum  Ev.  Nie.  und  zur  Übersetzung  des  Andre  de 
Coutances  ist  unser  Gedicht  bedeutend  verkürzt.  Arsenal  5201  zählt 
72  Verse  (+  Eva-Episode),  Grenoble  1137  60  Verse. 

Auch  inhaltlich  sind  hier  und  da  Unterschiede  zwischen  Ev.  Nie. 
und  Jongleurgedicht.  Hier  steigen  wir  mit  Jesu  zur  Hölle  hinab;  im 
Ev.  Nie.  werden  wir  von  Anfang  an  ins  Innere  geführt.  Da  der  Dichter 
mit  Christus  selbst  handelnd  vorgeht,  sind  als  überflüssig  weggelassen 
der  Charakter  einer  Rahmenerzählung  und  damit  die  Personen  des 
Carinus  und  Leucius,  ferner  die  Ankündigung  Simons,  Johannes'  des 
Täufers,  die  Sage  vom  Ol  der  Barmherzigkeit  fSeth),  der  lebhafte  Dialog 
zwischen  Enfer  und  Satan.  — 

Warum  auch  die  Bestrafung  der  Teufel  durch  Christus  weggelassen 
ist,  leuchtet  nicht  ein.  Dem  Dichter  fehlt  offenbar  das  Verständnis  für 
dramatische  Wirkung.  Und  damit  komme  ich  zur  Kritik  des  Gedichtes. 
Der  literarische  Wert  ist  nicht  bedeutend.  Es  verrät  zu  deutlich  die 
Spuren  wiederholter  Umarbeitungen.  Als  Vortragende  und  Dichter  zu- 
gleich tragen  die  Jongleurs  kein  Bedenken,  an  die  ursprüngliche  Form 
zu  rühren.  Unser  Gedicht  mit  seiner  unfesten  Form  charakterisiert  die 
Tätigkeit  der  Jongleurs  in  typischer  Weise:  es  fehlt  ihm  an  fester 
Komposition,  es  fehlt  ihm  dagegen  nicht  an  Wiederholungen  und  stereo- 
typen Wendungen.    Hier  einige  der  Wiederholungen: 


1)  Einen  besonderen  Typ  repräsentiert  das  ms.  Hamilton  (Mus.  Fitzwilliam, 
Cambr.).  Nach  den  32  Versen,  die  Rom.  XXV,  p.  522  veröffentlicht  sind,  tritt 
vor  allem  die  Liebe  Christi  zu  seinen  „Freunden"  in  der  Hölle  in  den  Vorder- 
grund. 


9j^8  Walter  Becker 


Arsenal  5201: 
Vs.  11/12:  De  moD  sanc  les  ai  racbetez      40/41:  De  mon  sanc  voi  ai  rachetez 

Issez  cai  fors!  plus  n'i  estez!"  Issez  §ai  fors;  plus  n'i  estez." 

15:  Adanz  öi  la  voiz  Jhesu.  45:  Adanz  öit  la  voiz  Jhesu. 

Grenoble  1137: 
Vs.  30:  Chascuns  de  paor  torne  en  fuie 
32:  Ains  commencerent  a  füir 
42:  De  paor  tretous  s'en  fouirent. 

Nicht  literarischer  Wert,  etwas  ganz  Anderes  oifenbart  sich  aus  dem 
Jongleurgedicht  über  die  Höllenfahrt.  Hier  weht  der  Geist  der  Kirche. 
Religiöse  Tendenz  und  Dogma  haben  ihm  ihr  Siegel  aufgedrückt.  Es 
wurde  schon  betont,  dass  die  Kirche  anfänglich  dieser  Art  profaner 
religiöser  Stoffe  feindlich  gegenüber  stand,  aber  scharfsichtig  genug  er- 
kannte sie  bald  den  ungeheuren  Vorteil,  den  sie  aus  der  Tätigkeit  der 
Jongleurs  ziehen  konnte.  Konnte  sie  eifrigere  Diener  und  Förderer 
ihrer  Lehren  haben? 

Im  Rahmen  unseres  kleinen  Gedichtes  stossen  wir  wiederholt  auf 
dogmatisch-tendenziöse  Stellen,  z.  B.  vom  Sündenfall,  von  der  Erbsünde 
(vgl.  die  Unterhaltung  zwischen  Christus,  Adam  und  Eva,  besonders 
Hs.  Arsenal  5201,  Vs.SOff.);  von  der  moralischen  Unfreiheit  des  Menschen, 
von  der  Notwendigkeit  der  göttlichen  Gnade,  vom  Heilswerke  des  Er- 
lösers (Arsenal  Vs.  40/41,  11,  44;  Grenoble  Vs.  20 ff,  37),  von  den 
Qualen  der  Hölle. 

Wohl  war  sich  die  Kirche  dessen  bewusst: 

„Die  Hölle  ist  der  beste  Prediger  der  Christenheit  —  man  fürchtet  sie ') ! " 

Was  war  die  ganze  Passion  der  Jongleurs  im  Grunde  anderes  als 
ein  ausgesponnener  Predigtzyklus  über  die  Passion,  ausgesponnen  be- 
sonders mit  Hilfe  der  durch  Roy  nachgewiesenen  Quellen.  Die  Grenze 
zwischen  sermon  und  literarischem  Erzeugnis  ist  verwischt;  nicht  zu 
verwundern  bei  dem  tief  didaktisch  moralisierenden  Charakter  eines 
grossen  Teils  der  mittelalterlichen  Literatur.  Wenn  aber  die  enge  An- 
lehnung der  Jongleur-Höllenfahrt  an  das  Ev.  Nie.  oben  gezeigt  wurde, 
so  ist  andererseits  auch  eine  enge  Beziehung  zu  den  Passionspredigten 
möglich,  die  neben  dem  Ev.  Nie.  auch  auf  Augustin  (Serm.  de  temp.  137) 
und  die  ganze  Patvistik  zurückgehen. 

Wie  die  Fäden  durcheinanderlaufen,  erhellt  auch  z.  B.  aus  dem 
„sermon",  der  die  „Resurrection  de  Sainte-Genevieve"  einleitet,  einer 
gereimten  Passionspredigt  mit  den  typischen  Ausdrücken  der  Jong- 
leurs. — 


1)  Chr.  D.  Grabbe  „Don  Juan  und  Faust«  A.  I,  Sz.  2  [Faust]. 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    919 

Ein  ganz  verwandter  sermon  ist  der  Prolog  zu  „AdvocacieN.-D."*). 
In  folgenden  Versen  wird  der  Höllenfahrt  Erwähnung  getan: 
„Et  les  portes  d'enfer  brisa 
Donc  tous  ses  amis  hors  mis  a 
Et  adonc  fu  Tumain  lignage 
Absouz  du  premerain  servage  .  .  ." 

Eine  ähnliche  Stelle  in  „Li  ver  del  Jüise",  einer  Reimpredigt  des 
13.  Jahrhunderts.  Christus  spricht  am  Tage  des  jüngsten  Gerichtes  von 
seinen  Leiden: 

„mes  cors  fat  consumeiz,  s'en  alat  raes  espirs, 
enz  el  pavfunt  enfer  por  vos  anmes  garir, 
les  miens  en  jetai  fors,  c'un  sol  n'i  relenki, 
el  si  laissai  infer  trosk'  ad  jor  del  jüis." 

Dass  sermon  und  Jongleurgedieht  in  der  uns  bekannten  Form  auch 
in  England  Verbreitung  fanden,  geht  aus  dem  Prolog  des  ersten,  in 
englischer  Sprache  verfassten  Mysteriums  „The  Harrowing  of  Hell" 
hervor;  es  heisst  da,  nachdem  von  Adam  und  Eva  und  den  Propheten 
gesprochen  ist  und  der  Passion  Christi: 

„He  nam  him  J)e  rihte  wei 

Unto  helle  for  sojje  to  sei; 

])o  he  cam  i)er,  J)o  seide  he, 

Asse  I  shal  nou  teile  t)e."  (Vs.  39—42). 

Poetische  Gestaltung  hat  das  Gedicht  der  Jongleurs  über  die 
Höllenfahrt  Christi  in  dem  zweiten  Teil  des  „Roman  de  saint  Fanuel"^) 
(A.  13.  J.)  erhalten.  Mau  kennt  die  Sage  von  Fanucl,  dem  Vater  der 
hl.  Anna,  der  an  seinem  Schenke!  ein  Messer  reinigte,  mit  dem  er  einen 
Apfel  durchschnitten,  und  der  dann  aus  dem  Schenkel  heraus  eine 
„molt  gentile  demoisele",  d.  h.  die  hl.  Anna,  gebar!  — Eine  bekannnte 
Legende  des  Mittelalters  (s.  a.  Fauuel  Vs.  438 tf.  u.  passim). 

Von  Quelle  und  Einfügung  in  den  Rahmen  der  Passion  gilt  das- 
selbe wie  beim  Gedichte  der  Jongleurs,  nur  mit  der  Einschränkung,  dass 
im  „Fanuel"  die  Höllenfahrt  nach  der  Passion  stattfindet. 

Das  Verhältnis  des  „Fanuel"  zu  der  grossen  Passion  der  Jongleurs 
ist  nach  Paul  Meyer')  wahrscheinlich  so,  dass  der  „Fanuel"  eine  Be- 
arbeitung des  Jongleurtextes  darstellt.  — 

Was  die  Höllenfahrtsszene  angeht,  so  steht  auch  sie  meiner  An- 
sicht nach  —  trotz  bedeutsamer  Unterschiede  —  der  Jongleur-Höllen- 


1)  „Adv.  N.  D.  ou  la  Vierge  Marie  plaidaut  contre  le  Diable"  (Ged.  aus  dem 
14.  Jahrhundert),  s.  extraits  d'un  ms.  d.  1.  Bibl.  d'Evreux  par  Alph.  Chassant, 
Paris-Aubry  1855. 

2)  „Li  Romanz  de  saint  Fanuel",  pp.  E.  Chabaneau,  Paris  1889;  und 
E.  d.  1.  r.  1880,  1885  (Hs.  Montpellier). 

3)  Romania  XVI,  p.  48. 


920  Walter  Becker 

fahrt  nahe.  Es  hat  ganz  den  Anschein,  dass  ein  mit  poetischer  Kraft 
begabter  Dichter  das  ihm  bekannte,  etwas  trockene  Gereimsei  der 
Jongleurs  in  neue  Form  gebracht  hat.  So  ist  hier  der  Vorgang  in 
gedrängter  Kürze  inhaltlich  wirkungsvoll  und  mit  kraftvoller  Sprache 
wiedergegeben.  Wiederholungen  sind  nach  Möglichkeit  ausgeschaltet. 
Auch  dass  der  Dichter  zwei  der  dramatischsten  Momente  des  Ev.  Nie. 
nicht  vergessen  hat  (wie  es  das  Gedicht  der  Jongleurs  tut),  spricht 
sehr  zu  seinen  Gunsten;  nämlich 

1.  die  Vernichtung  Satans: 

„Donc  saisi  Sathenas  Jhesus 
Desous  ees  pies  l'abati  jus" 

(Fanuel,  Vs.  3334/5  und  Ev.  Nie,  Pars  11,  cap.  VI); 

2.  das  wunderbare  Licht,  das  von  Jesus  ausgehend,  die  Hölle 
durchstrahlt  (Fanuel,  Vs.  3340  und  Ev.  Nie,  Pars  U,  cap.  II). 

Wie  weit  sich  der  Dichter  trotz  seiner  Individualität  von  der  tradi- 
tionellen Fassung  des  Jougleurgedichtes  bat  beeinflussen  lassen,  zeigen 
die  Verse  Fanuel  3337  und  Arsenal  9—10,  ferner  Fanuel  15  und  45 
und  Arsenal  3347. 

Ausserdem  ist  die  Evaszene  dem  Fanuel  und  der  Arsenal-Hs.  ge- 
mein (Vs.  3357—88).  Dem  Ev.  Nie.  fehlt  sie  gänzlich.  Im  Fanuel 
nimmt  sie  fast  ein  Viertel  der  ganzen  Höllenfahrt  ein.  Ihr  Inhalt  ist 
kurz  folgender: 

Eva,  von  moralischen  und  körperlichen  Schmerzen  zermartert,  hält 
sich  hinter  Adam  zurück,  als  dieser  im  Gespräch  mit  Christus  ihr  die 
Schuld  am  Sündenfall  zuschreibt: 

,,Si  graut  bonte  a  de  son  pechi6 

Que  derriere  Adam  s'est  muchi6; 

Mex  aime  a  soufrir  la  doulor 

Qne  la  honte  de  sou  segnor."  (Vs.  3373  ff.) 

Ein  in  seiner  psj^chologischen  Feinheit  überraschend  treffender  Zug ! 
Christus  erbarmt  sich  ihres  Jammers  und  verzeiht: 

„Donc  prist  Adam  par  la  main  destre 

Et  Eve  prist  par  la  senestre."  (Vs.  3387/8.) 

Evas  Rolle  ist  die  des  schwachen,  sündigen  Weibes  (vgl.  a.  V8.3367ff.)- 
Die  Szene  wirft  ein  helles  Licht  auf  die  Beurteilung  des  Weibes  durch 
die  Kirche  im  Mittelalter,  „L'Eglise*)  craint  les  ruses  de  celle  qui 
perdit  le  genre  humain".  Weib,  Schwachheit,  Sünde  —  ist  der  Ideengang. 

Auch  die  Erwähnung  des  Fegefeuers  verdient  Beachtung: 

„El  feu  estoit  11  premiers  hom 

C'on  apele  pargation".  (Vs.  3349/50,  vgl.  3394.) 


1)  A.  France,  „Jardin  d'Epicure",  p,  10/11. 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  iu  der  altfranzösischen  Literatur    921 

Der  Dichter  spricht  offenbar  als  Kind  seiner  Zeit;  denn  gerade  im 
13.  Jahrhundert  nimmt  die  Lehre  vom  Fegefeuer  feste  Form  und  Ge- 
stalt an,  besonders  auf  Grund  der  Lehren  des  Thomas  von  Aquino. 

Nach  Chabaueau  existiert  die  zweite  Hälfte  des  „Fauuel"  (die 
Passion)  auch  gesondert  von  der  ersten  für  sich,  aber  mit  vielen  text- 
lichen Abweichungen  in  den  Hss.  B.N.  1533  (13.  Jahrb.),  1768  (14.  Jahrb.), 
Berne  634,  Arras  139\  von  denen  die  erste  Hs.*)  die  umfassendste  ist. 
Die  Höllenfahrt  folgt  auf  die  Passion  (fol.  28v— 29r).  —  Derselbe  Text 
scheint  vorzuliegen  in  der  Hs.")  I,  1114  der  Univ.-Bibl.  Turin  und  ist 
dort  in  die  „Bible"  des  Herman  de  Valenciennes  eingefügt. 

Die  Sage  von  Procula,  der  Frau  des  Pilatus,  ist  in  die  Hs.  B.  N. 
1533  (nach  Chabaneau)  eingefügt.  Beelzebub,  der  den  Herabstieg 
Christi  zur  Hölle  fürchtet,  erscheint  der  Procula  im  Traum  und  flösst 
ihr  den  Gedanken  ein,  ihren  Gemahl  von  der  Verurteilung  Christi  ab- 
zubringen. Die  Mysterien  behandeln  die  Szene  mit  allem  Realismus. 
Ausgangspunkt  der  Sage  ist  Matth.  27,  19. 

Mehrere  Tatsachen  sprechen  dafür,  dass  das  Höllenfahrtsgedicht 
der  Jongleurs  (-1-  „Fanuel")  unter  gewissem  Einfluss  des  liturgischen 
Dramas  gestanden  hat.  Diese  Annahme  scheint  im  ersten  Augenblick 
befremdend,  da  doch  das  Drama  selbst  noch  in  den  Kinderschuhen 
steckt.  Und  mehr  noch:  der  umgekehrte  Einfluss,  nämlich  der  von 
nichtdramatischer  Literatur  (insbesondere  Jongleurpassion)  auf  das 
frühe  Drama  ist  vorhanden  und  von  Koy'')  mit  zwingenden  Gründen 
bewiesen  worden. 

Und  doch,  auch  die  Annahme  einer  entgegengesetzten  Strömung 
(Drama  zu  episch-religiöser  Literatur)  entbehrt  nicht  gewisser  Stütz- 
punkte. Ob  für  die  ganze  Passion  Belege  zu  finden  wären,  weiss  ich 
nicht.  Die  Höllenfahrt  liefert  folgendes :  Zuerst  gibt  das  „surrexi" 
während  der  Engelszene  (Fanuel,  Vs.  3324)  zu  denken.  So  beginnen 
zwei  Antiphone,  die  Christus  in  dem  liturgischen  Auferstehungsspiel 
singt,  nach  dem  er  von  den  Engeln  zum  Leben  erweckt  ist,  nämlich 
„Resurrexi  postquam  factus  homo  .  .  ."  (Tutilo)  und  „Resurrexi  et 
adhuc  tecum  sum."  — 

Ferner  ruft  der  Vers  3325  („Fanuel"): 
„Adonc  issi  del  monumeut" 
mit  aller  Lebhaftigkeit  das  Hervortreten*)  Christi  aus  dem  Grabe  vor 


1)  Vgl.  Bonnard  a.  a.  0.  p.  227-3L 

2)  Vgl.  Stengel  a.  a.  0.  p.  20—22  und  Bonnard  a.  a.  0.  p.  231/2. 

3)  Koy  a.  a.  0.  passim. 

4)  Wie  diese  Szene  auf  die  bildende  Kunst  eingewirkt  hat,  ist  von  Wilhelm 
Meyer  (aus  Speyer)  in  seiner  inhaltreichen  Abhandlung  gezeigt  worden:  „Wie 
ist  die  Auferstehung  Christi  dargestellt  worden?"  (Nachr.  v.  d.  k.  Ges.  d.  Wiss. 
zu  Gott.  1903,  phil.-hiöt.  Kl.,  Heft  2.) 


922  Walter  Becker 

Augen,  wie  es  mit  grossem  Realismus  im  Osterspiel  dargestellt  wurde 
(in  den  Hss.  Grenoble  und  Arsenal  ist  diese  Szene  ohne  Anklang  an 
das  Drama).  — 

Endlieh  sehe  ich  einen  Einfluss  des  liturgischen  Dramas  in  Vs.  45 
der  Hs.  Grenoble: 

„De  sa  crois  "üj"  cox  il  feri". 
Das  entspricht  ganz  dem  Vorgang   in  der  nächtlichen  Osterprozession 
(Keim    der   dramatischen    Höllenfahrtsszene),    im    Verlauf    deren   der 
Priester  (=  Christus)   dreimal   gegen   die  Kirchenlür   klopft,   die    das 
Höllentor  vorstellt. 

Den  kirchlichen  Spielen  und  Feiern  wohnte  jeder  Dichter,  jeder 
Jongleur,  jeder  „homme  de  lettres"  des  Mittelalters  bei.  Ist  es  nicht 
zu  natürlich,  dass  er  sich  bei  seiner  dichterischen  Tätigkeit  des  Ge- 
sehenen erinnerte  und  besonders  dramatische  Momente  verwertete?  — 

Die  Höllenfahrt  als  wesentliches  Attribut  Christi. 

Wie  innig  verbunden  der  Gedanke  der  Höllenfahrt  mit  dem  Namen 
Christi  ist,  geht  daraus  hervor,  dass  häufig  in  religiösen  Gedichten  bei 
Erwähnung  Christi  ein  kurzes  Bild  der  Höllenfahrt  als  wesentliches 
Merkmal  angefügt  wird,  mag  es  in  den  Zusammenhang  passen  oder 
nicht.  Charakteristisch  für  diesen  Gebrauch  sind  z.B.  die  Verse  388  ff. 

des  „Fanuel": 

Jhesu  qu'en  enfer  entra 
Qiii,  voyant  toz  les  sathenas, 
Brisa  enfer  et  les  portax 
Si  en  geta  les  iunocenz. 
Adan  no  pere  et  ses  enfanz 
Qui  es  tormeuz  d'enfer  estoient 
Et  les  granz  peiues  enduroient." 
Im  Fanuel   kommt  noch   eine  Stelle  mit  den    für   unsere  Legende 
typischen  Ausdrücken  vor.    Aber  die  Idee  ist  geändert:  die  Vorgänge, 
die  sich  im  Ev,  Nie.  aus  Anlass  der  Höllenfahrt  abspielen,  werden  hier 
mit  der  Geburt  Christi  verbunden: 

„Mult  par  fi;  grande  la  clartez 
Quant  nostre  sire  Dex  fu  nez. 
Droit  en  enfer,  jusqu'en  abisme 
Vint  la  clarte  du  roi  liautisme." 

Ein  gereimtes  Credo. 

Zum  Schluss  sei  noch  ein  gereimtes  Credo')  erwähnt,  das  auch 
die  Befreiung  der  Gerechten  hervorhebt: 


1)  S.   Paul  Meyer,   Bull.  d.  1.  Soc.    des  A.  T.  fr.,   1880,    n.  1,  p.  39  und 
Bonnard  a.  a.  0.  p.  144. 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  iu  der  altfrauzösischen  Literatur    923 


„crucifi'ez,  morz  et  euseveliz; 

A  enfer  descendi,  si  ea  traist  ses  amia, 

Et  au  tierg  jor  resuscita  toz  vis." 

B.  In  der  prosaischen  Literatur. 

Die  Höllenfahrt  Christi  allein  ist  als  selbständiges  Prosadenkmal 
in  der  afrz.  Literatur  nicht  vorhanden. 

Das  Ev,  Nie.  (Gesta  Pilati  +  Descensus)  ist  mehrere  Male  über- 
setzt^) worden.  Als  reine  Übersetzungen  haben  diese  Werke  kein 
Interesse  für  uns. 

Ein  Leben  Christi  folgt  auch  auf  den  „Lancelot"  in  der  Hs.  409 
der  B.  N.  (14.  J.).  Hierin  wird  —  offenbar  in  Prosa  —  die  Höllenfahrt*) 
erzählt. 

Jean  d'Outremeuse  ^)  hat  den  ganzen  zweiten  Teil  des  „Fanuel" 
in  seinen  „Myreur  des  hystors"  eingeschoben  —  in  Prosa,  und  hat  mit 
dem  Rahmen    der   Passion    dann    auch    die   Höllenfahrt   übernommen. 


Teil  n. 

Die  HöUenfahrt  Christi  in  der  profanen  Literatur. 

Auch  die  profane  Literatur  hat  sich  den  poetischen  Gedanken  einer 
Höllenfahrt  Christi  zu  eigen  gemacht  und  ihn  mehrere  Male  in  den 
Zyklus  vom  heiligen  Graal  verwoben.  Im  „Joseph  d'Arimathie"  *),  den 
Robert  de  Boron  im  Anfang  des  13.  Jahrhunderts  für  den  Grafen 
Gautier  de  Montbeliard  verfasste,  findet  sich  zu  Beginn  eine  Anspie- 
lung allgemeinen  Charakters  auf  die  Personen,  die  in  die  Hölle  ge- 
fahren sind:  Adam,  Eva,  Abraham,  Jesaias,  Jeremias.  Das  Lösegeld 
wurde  diesen  „bonnes  genz"  durch  unsern  Herrn  Jesu  Christo  gebracht 
(„Saint-Graal",  Vers  593 ff.). 

Zu  Anfang  seines  „Merlin"^)  (Fragment  von  500  Versen)  bewegt 
sich  Boron  in  Ausdrücken,  die  ihm  das  Jongleurgedicht  und  der  Pas- 
sionssermon geliefert  haben  müssen: 


1)  Ich  verweise  auf  Wülcker  a.  a.  0.  p.  27/8. 

2)  S.  G.  Cohen,  „Histoire  de  la  Mise  en  scene  dans  le  Theätre  religieux 
du  m.  ä,"  (in  Ac.  roy.  de  Belg.  Cl.  des  lettres.  Mem.  N.  S.  1.  1906,  p.  123  u. 
Min.  pl.  V). 

3)  Vgl.  R.  d.  1.  r.  1888,  p.  363  und  Chabaneau  a.  a.  0.  p.  106. 

4)  S.  ,,Le  Roman  du  Saint-Graal",  pp.  Fr.  Michel,  Bordeaux  1841  (s.  a. 
Soc.  des  A.  T.  fr.  20  Einl.  u.  ib.  23  I). 

5)  Ib.  Vs.  3515«.;  s.  a.  Wülcker  a.  a.  0.  p.  24/5. 


924  Walter  Becker 

„Mout  fu  li  Ennemis  courciez 
Qaant  Enfer  fu  ainsi  brisiez; 
Car  Jhesus  de  moit  suscita, 
En  Enfer  vint  et  le  brisa. 
Adam  et  Eve  en  ha  git6, 
Ki  la  furent  en  grant  viutö, 
0  lui  en  mena  ses  amis 
Lassus  au  ciel,  en  Paradis." 

Die  Fortsetzung-  beweist  aber,  dass  der  Dichter  auch  an  der  direkten 
Quelle  des  Ev.  Nie.')  geschöpft  hat: 

,. Quant  Deable  ce  aper^urent, 
Ausi  com  tout  enragi  furent ; 
Mout  durement  se  merveillerent 
Et  pour  ce  tout  s'  atropelerent, 
Et  disoient:  .,Qui  est  eist  hon 
Qui  ha  teu  vertu  et  tel  non? 
Car  noa  fermetez  ha  brisiees, 
Les  portes  d'Enfer  depeciees  .  .  ." 


(vgl.  Ev.  Nie,  Pars  II,  cap.  VI). 


„Perceforest." 

Erwähnenswert  ist  noch  ein  Prosaroman,  der  zur  Beliebtheit  des 
Ev.  Nie.  und  damit  auch  der  Höllenfahrt  beigetragen  hat:  der  „Perce- 
forest"').  Der  Priester  Natael,  welcher  seinen  König  Arfaran  begleitet; 
erzählt  den  heidnischen  Königen  Gadiffer  von  Schottland  und  Perce- 
forest  von  England  die  Passion  Christi.  Der  Verfasser  des  Romans 
legt  dem  Priester  den  Bericht  des  Ev.  Nie.  ohne  Änderungen  in  den 
Mund.  Die  Höllenfahrt  endet  schon  mit  dem  Dialoge  Satans  und 
Enfers,  ohne  dass  Christus  selbst  in  der  Hölle  erscheint.  Aber  die 
Schlussworte  lassen  auf  die  Rettung  der  Gefangenen  schliessen:  „  ...  et 
le  dieu  tout  puissant  par  leurs  prieres  les  traict  hors  de  moy." 


1)  Das  beweisen  auch  Anklänge  an  das  Ev.  Nie.  in  der  Ratsversammlung 
der  erzürnten  Teufel.  Um  die  verlorene  Menschheit  wieder  in  ihre  Gewalt  zu 
bekommen,  sinnen  die  Teufel  den  Plan  aus:  Einer  von  ihnen  näheit  sich  einem 
unschuldigen  jungen  Mädchen  im  Schlaf.  Ihr  Kind  ist  Merlin,  in  seiner  Doppel- 
natur eine  Vereinigung  der  elterlichen  Naturen  darstellend. 

2)  Ausg.  von  1532  (Egidius  Gormontibus)-,  in  vol.  VI,  cap.  66,  fol.  120b  bis 
121b  ist  die  Höllenfahrt  erzählt  (Exemplar  der  Bibl.  Göttingen).  —  S.  a. 
Wülcker  a.  a.  0.  p.  28, 


l)ie  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    925 

Teil  III. 
Die  Höllenfahrt  Christi  in  der  dramatischen  Literatur. 

Der  „Descensus  Christi  ad  Inferos"  wirkt  schon  wie  ein  drama- 
tischer Anhang  des  Ev.  Nie.  Und  dass  dieser  Stoff  wie  geschaffen  zur 
Dramatisierung  ist,  haben  Kirche  und  Mysteriendichter  des  Mittelalters 
erkannt. 

Das  mittelalterliche  Drama  entwickelt  sich  aus  den  liturgischen 
Feiern.  Einführung  von  Sequenzen  und  Tropen  bedeutet  den  ersten 
Schritt  zur  dramatischen  Gestaltung  der  Liturgie.  St.  Gallen  gibt  den 
Austoss,  aber  es  bestätigt  sich  immer  mehr,  dass  das  Kloster  saint 
Martial  zu  Limoges  „für  Frankreich  etwas  Ähnliches  war  wie  St.  Gallen 
für  Deutschland"  i). 

In  der  dritten  Stufe  der  Entwicklung  des  liturgischen  Spiels  (Ein- 
teilung nach  Lange ^))  findet  sich  zum  erstenmal  eine  direkte  Erwäh- 
nung der  Befreiung  der  Heiligen;  in  der  Hs.  Orleans,  fol.  120  aus  dem 
13.  Jahrhundert  (bei  Lange),  wie  überhaupt  dieses  Orleaner  Spiel  einen 
verhältnismässig  entwickelten  Typus  aufweist,  z.  B.  in  den  Hymnen 
u.  8.  w.    Die  drei  Marien  kehren  soeben  vom  Grabe  Christi  zurück: 

„Item  prima  dicat:  Kesurrexit  hodie  rex  angelorum. 

Secunda:  Ducitur  de  tenebris  turba  piorum. 

Tertia:  Keseratur  aditus  regus  coelorum." 

Niemals  hat  die  Höllenfahrtsszene  in  der  liturgischen  Feier  eine 
feste  Form  besessen  wie  z.  B.  der  Weihuachtstropus  der  Hirten  und 
die  Szene  der  drei  Marien.  Sie  wird  verschieden  an  den  verschiedenen 
Orten  dargestellt  (vgl.  Wilh.  Meyer').  Das  katholische  Ritual  bietet 
eine  Menge  Möglichkeiten  zu  ihrer  Darstellung,  vor  allem  die  be- 
rühmte Antiphone,  die  unter  dem  Namen  „Canticum  triumphale"  be- 
kannt ist.  Es  wird  in  der  Morgenmesse  des  Ostersonntags  nach  dem 
dritten  Responsorium  und  vor  dem  „Te  deum  laudamus"  eingeschoben. 
Seiner  Wichtigkeit  wegen  gebe  ich  es  in  extenso  wieder: 

„Cum  rex  gloriae  Christus  infernum  debellaturus  intraret  et  chorus 
angelicus  ante  faciem  eius  portas  principum  tolli  praeciperet,  Sanc- 
torum  populus  qui  tenebatur  in  morte  captivus,  voce  lachrymabili  cla- 
maverunt: 

Advenisti,  desiderabilis,  quem  exspectabamus  in  tenebris,  ut  educeres 
hac  nocte  vinculatos  de  claustris. 


1)  G.  M.  Dreves  (S.  J.):    „Analecta   hymnica   medii   aevi".      VII:     »Die 
Prosen  der  Abtei  St.  Martial  zu  Limoges",  Leipzig  1889,  p.  3. 

2)  C.  Lange,  „Die  lateinischen  Osterfeiern",  München  1887. 

3)  Wilhelm  Meyer,  ,, Fragments  Burana"  (in  Festschrift   zur   Feier   des 
löOjähr.  Bestehens  der  kgl.  Ges.  d.  Wiss.  z.  Gott.),  Berlin  1901. 


926  Walter  Becker 

Te  nostra  vocabant  suspiria. 

Te  larga  requirebant  lamenta: 

Tu  factus  es  spes  desperatis,  magna  consolatio  in  tormentis." 

Das  „Canticum  triumphale"^)  beruht  auf  dem  „Serm.  de  temp." 
(137);  der  dem  Augustin  zugeschrieben  wird;  eine  Wiederholung 
ist  auch,  wie  gesagt,  in  der  „Legenda  aurea"  zu  finden.  Teilweise 
kann  auch  das  Ev.  Nie,  Pars  II,  cap.  VIII  als  Grundlage  gedient 
haben.  — 

Weiter  finden  zur  Darstellung  der  Höllenszene  Verwendung  die 
Schlussverse  des  Ps.  24  (schon  im  Ev.  Nie,  Pars  II,  cap.  V  wirkungs- 
voll verwandt;  in  der  Osterprozession  s.  u.  p.  32): 

„Attollite  portas,  principes,  vestras  .  .  .  ," 

Hier  nimmt  saint  Martial  den  ersten  Rang  ein.  BeiDreves*)  finde 
ich  nicht  weniger  als  drei  Prosen,  die  ausschliesslich  die  Höllenfahrt 
Christi  behandeln,  ausserdem  noch  in  den  Prosen  56,  57,  58  ff.  mannig- 
fache Anspielungen.  Die  Prose  Nr.  54:  „In  Resurrectione  DN",  die 
wirkungsvollste,  gibt  ein  ausserordentlich  malerisches  Bild  von  Christus, 
der  die  Hölle  sprengt,  mit  göttlicher  Glorie  das  Dunkel  durchdringt 
und  die  Sehnsucht  der  Gefangenen  erfüllt.     Ich  gebe  sie  ganz  wieder: 

1.  Clara  gaudia, 
festa  pascbalia 

2  a.  Congaudet  coetus  2  b.  Dulce  decautans 

per  omnia  AUeloja. 

3  a.  In  qua  Christus  per  crucem  3  b.  A  protoplasto  quotquot 

redemit  animas  Inferno  in  hoc  saeculo  progenitae 

deditas,  fuerant; 

4  a.  Patriarcharum  4  b.  Detinebantur 

omniumque  simul  claustra  tartarea 

prophetarum  mortis 

regum  pontificum  cruore  retrusae 

5  a.  Donec  victor  mortis  5  b.  Cum  crucis  trophaeo 

dominus  omnium  infernum  penetrans 

atque  sanctus  sanctorum,  abegit  claustra  saeva. 

6  a.  Quis  es,  daemones  6  b.  Fugans  tenebras 

ululant,  fulgurat 

crucifer,  qui  nostra  theatralis  horror 

ut  Dens  rutilans 

solvis  vincula  cuncta?  lumlne  perlustrata. 

1)  H.A.Daniel,  „Thesaurus  hymnologicus",  Lipsiae  1841/56,  vol.II,  p.  315. 
A.  J.  Rambach,  „Anthologie  christlicher  Gesänge",  1817,  Bd.  I,  p.  69.  G. 
Milchsack,  „Die  Oster- und  Passionsspiele  I.  Die  lat.  Osterfeiern".  Wolfenbüttel 
1880,  p.  130. 

2)  Dreves  a.  a.  0.  p.  65 f,  Nr.  53:  „In  Oct.  Paschae" :  1.  0  beata  .  .  .; 
p.  66  f.,  Nr.  54:  „In  Res.  DN"  :  1.  Clara  gaudia  .  .  .;  p.  73,  Nr.  60:  „In  Res. 
DN«:  la.  Coelica  ... 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  jiltfranzösischen  Literatur    927 


7  a.  Clamabant  sancti: 

advenisti, 

0  jam  Domine,  regnm 

rex,  ave, 

8  a.  Tunc  Jesus  cum  laeta 

sanctorum  gloria 
processit 
nostra  vita, 


7  b.  Quem  olira  vates 

praecinere, 

jam  nos  salva,  redemptor, 

rex  Christel 

8  b.  Cui  psallere  laudes 

sub  omni  cardine 
nou  cessat 
omnis  aetas. 


9.  Decantans  Alleluja. 
Der  Dichter  läset  Christus  mit  „crucis  trophaeo"  in  die  Hölle  driiigeo. 
Das  Ev.  Nie.  hat  ihm    dieses  Bild    nicht    gegeben,    aber   die    bildende 
Kunst  stellt  den  HöllenstUrmer  immer  mit  Kreuzesbanner  dar. 

Wie  gross  allerorts  der  Reichtum  der  auf  die  Höllenfahrt  bezüglichen 
Hymnen  usw.  ist,  geht  auch  aus  den  Sammlungen  von  Kehrein')  und 
Mone")  hervor;  hier  sind  es  allerdings  nur  einzelne  Verse  in  den  Auf- 
erstehungsliedern, welche  auf  die  Höllenfahrt  hinweisen,  so  bei  Kehrein: 
p.  80,  Nr.  82,  Vs.  9;  ib.,  p.  86,  Nr.  90,  Str.  6;  ib.,  p.  88,  Nr.  92,  Vs.  15: 
Jam  Victor  Christus  baratro  populo,  mortis  principe  vinculato  ab  inferis 
pompa  regreditur  nobili,"  (Notker  Balbulus);  Mone:  I,  p.  190,  Nr.  141, 
Vs.  5  ff.:  „Cum  rex  ille  fortissimus  mortis  confractis  viribus,  pede  con- 
culcans  tartara  solvit  catena  miseras."  (Ev.  Nie,  Pars  II,  cap.  VI: 
„conculcans  mortem  .  .  .");  ib.  p.  186,  Nr.  140,  Vs.  9tf.: 

„Surrexit  enim  dominus  ab  inferis, 

devicta  morte  cum  triumpho  rediit, 

Victor  iniquum  gpoliavit  tartarum, 

claustra  gehennae  fregit  et  cyrographum 

mortis  cruore  diluit  rosifluo." 

Christi  Sieg  über  die  Hölle  ist  auch  in  einer  Reihe  ^)  von  Antiphonen 
dargestellt  worden  durch  den  Mönch  Hartker  von  St.  Gallen. 

Greifbare  Gestalt  gewinnt  die  Darstellung  der  Höllenfahrt  in  der 
Prozession,  die  zum  Gedächtnis  der  Auferstehung  Christi  in  der  Oster- 
nacht veranstaltet  wird.  Diese  Prozession,  welche  den  siegreichen 
Einzug  Christi  in  die  Unterwelt  symbolisiert,  wird  von  bedeuten- 
dem Einfluss  auf  die  Mysterien  werden.  Direkte  Belege  des  Vor- 
kommens der  Prozession  in  Frankreich  habe  ich  bei  Du  Möril,  Cousse- 
maker.  Lange,  Milchsack  nicht  gefunden.  Sie  ist  nur  für  Süddeutsch- 
land*) bestimmt  bezeugt.  Doch  bei  dem  durchaus  internationalen 
Charakter  der  liturgischen  Gebräuche  und  Feiern  ist  es  unzweifelhaft, 


1)  J.  Kehrein,  „Lateinische  Sequenzen  des  Mittelalters",  Mainz  1873. 

2)  F.  J.  Mone,  „Lateinische  Hymnen  des  Mittelalters"  L  Freiburg  1.  B.  18.53. 

3)  S.  Wilhelm  Meyer,  „Fragm.  Bar.",  p.  61. 

4)  R.  Fronin g,    „Das  Drama  des  Mittelalters"  L  Stuttgart  1891  (Kürsch- 
ners DNL.  Bd.  14,  1  und  2).    S.  den  Artikel  über  die  ersten  Passionsdramen. 


9^g  Walter  Becker 

dass  sie  in  Frankreich  in  ganz  derselben  Weise  veranstaltet  worden  ist'). 
Milchsack  teilt  p.  127  eine  Prozession  (allerdings  jüngeren  Datums,  und 
p.  135  eine  kürzere)  mit,  nach  dem  Ordo  Augustensisl  (1487)  2.  Comme- 
moratioDominiceResurrectionis    Ich  gebe  die  uns  angehendeStelle  wieder: 

8.  .  .  .  Aspergatur,  thurificetur  sacramentum  et  crucifixum  et  deinde 
deportetur  ad  altare  sacramentum,  velatum  tarnen,  et  circa  finem 
pulsuum,  vel  sub  ultimo  pulsu  per  dominum  episcopum,  pontificalibus 
preter  dalmaticas  et  casulam  indutum,  in  cappa  vel  pluviali;  vel  per 
sacerdotem,  indutum  alba  et  cappa,  portetar  solemniter,  sequendo  pro. 
cessionem  per  ambitum  vel  cimiterium  et  submissa  voce  cantetiir: 

9.^)  Cum  rex  glorie  [Christus  infernum  debellaturus  intraret  etc.  . . .] 
usque  ad  ultimam  ianuam,  que  claudatur,  et  dummodo  officiator 
pervenerit  ad  eam,  cantet  antiphonam: 

10.')  Tollite  portas,  principes,  veslras,  et  elevamini  porte  eternales. 

Chorus:    Et  introibit  rex  glorie. 

Episcopusprimo  ad  antiphonam  pulset  semel  cum  baculo,  sed  officiator 
cum  pede  ad  ianuam.  Levita  junior,  vel  alius  in  ßgura  diaboli  grossa 
voce  querat: 

11.  Quis  est  iste  rex  glorie? 
Chorus  respoudeat: 

12.  Dominus  fortis  et   potens,   dominus   potens  in  prelio. 
Secundo  dominus  episcopus,  sive  officiatur  cantet  antiphonam: 

13.  Tollite  [portas  ....],  ut  supra,  modicum  altius  incipiendo  et 
pulsando  duabus  vicibus  sub  antiphona  ad  ianuam  clausam,  choro 
respondente:  [Et  introibit  rex  gloriej.  et  levita  querente: 

[14.  Quis  est  iste  rex  glorie  ?J  et  c  h  o  r  o  iterum  respondente,  ut  supra : 
[15.  Dominus  fortis  et  potens,  dominus  potens  in  prelio]. 
Tercio  dominus  episcopus,  sive  officiator  cantet  predictam  anti- 
phonam, iterum  modicum  altius  incipiendo  et  pulsando  ter  sub  antiphona : 
[16.  Tollite  portas  etc.  .  .  . 
Chorus:   Et  introibit  rex   glorie]-   et  diaconus  [sc.  levita)  dicat: 

17.  Quis  est  iste  rex  glorie? 

Chorus  respondeat  sab  priori  melodia: 

18.  Dominus  virtutum  iste  est  rex  glorie.  Aperiatur  ianua  et  cir- 
cumeundo  novum  chorum  cum  antiphona: 


1)  Lange  hat  in  Zs.  f.  d.  A.  XXIX,  p.  249  u.  255  zwei  weitere  Prozessionen 
mitgeteilt.  Die  erste  insbesondere  (aus  einer  Bamberger  Agende  von  1587) 
scheint  den  umgekehrten  Einfluss  von  selten  des  Dramas  erlitten  zu  haben. 
(S.  a.  Wilhelm  Meyer,  „Fragm.Bnr.",p.44,  A.l ;  vgl.  dazu  die  dramatische  Szene 
bei  Hoeynck:  „Geschichte  der  kirchlichen  Liturgie  des  Bistums  Augsburg". 
Augsburg  1889). 

2)  Vgl.  das  „Canticum  triumphale". 

3)  Vgl.  Ps.  94  und  Ev.  Nie,  Pars  II,  cap.  V. 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    929 

19.  Cum  rex  glorie  etc.  .  .  .  altius  cantando,  quam  prius,  fiat  pro- 
cessio  ad  altare  plebani. 

Es  bedarf  kaum  einer  Erklärung  hierzu.  Der  e|)i8copus  oder 
officiator  stellt  Christum  vor,  der  levita  den  Teufel,  der  Chor  vertritt 
die  Engel,  die  den  Heiland  zur  Unterwelt  begleiten.  —  Die  Prozession 
zieht  unter  feierlicher  Absingung  des  „Canticum  triumphale"  über  den 
Kirchhof  zur  äusseren  Kirchentür,  wo  das  dramatische  AVechselgespräch 
zwischen  den  Aussenstehenden  und  dem  innen  sich  befindlichen  „Teufel" 
stattfindet.  Nach  ein-,  zwei-,  dreimaligem  Klopfen,  von  anfangs  leiser, 
dann  immer  gebietenderer  Stimme')  des  Bischofs  begleitet  —  wobei  der 
„Teufel"  mit  rauher  Stimme  antwortet  —  öffnet  sich  die  Kirchentür, 
bezw.  das  „Höllentor".    Die  Hölle  ist  bezwungen. 

Die  zweite  Periode  des  geistlichen  Dramas. 

In  der  zweiten  Periode^)  des  geistlichen  Dramas  vollzieht  sich  eine 
wichtige  innere  und  äussere  Änderung :  Das  Spiel  wird  aus  der  Kirche 
verlegt,  Laienelemente  beteiligen  sich,  der  religiöse  Charakter  nimmt  ab. 
Ein  Typ  dieser  Zeit  ist  in  der  agn.  „Resurrection"^)  erhalten  (An- 
fang des  13.  Jahrb.;  Fragment  von  366  Versen),  die  leider  nach  der 
Grablegung  abbricht,  aber  der  Prolog  besagt,  dass  der  Hinabstieg 
Christi  zum  Limbus  und  die  Prozession  der  Propheten  und  Patriarchen 
zum  Paradies  dargestellt  werden*): 

„Enfer  seit  mis  de  cele  part 

Es  mansions  de  l'altre  part 

E  puis  le  ciel  .  .  .  .«  (Vs.  9—11). 

Die  dritte  Periode  des  geistlichen  Dramas:  Die  Mysterien. 

Nicht  übermässig  gross  ist  der  Kaum,  den  die  Höllenfahrtsszene 
in  den  grossen  zyklischen  Mysterien  des  14.  und  15.  Jahrh.  bean. 
sprucht,  aber  es  ist  eine  Szene  voll  dramatischer  Kraft.  Wenn  Cohen») 
sagt:  „toute  la  scene  de  Jesus  aux  enfers  est,  dans  ses  moindres  details, 
empruntee  ä  l'Evangile  apocryphe  de  Nicodöme  qu'il  suffit  de  versifier 
et  de  dialoguer  completement  pour  le  transformer  en  un  mystere  du 
XV  siecle",  so  schiesst  er  mit  seiner  Behauptung  meines  Erachtens  weit 


1)  Vgl.  die  Donnerstimme  des  Ev.  Nie. 

2)  Einteilung   nach   Stimm ing:    Vorlesung   über   afrz.   Didaktik,    Lyrik, 
Drama,  Prosa,    (Göttingen,  1908/9.) 

8)    Hgg.    von   Mo  n  ra  e  rquö- M  i  ch  e  1   in  „Le   Thöätre   fr.    au    m.    ä." 
Paris  1839. 

4)  Eine  in  den  primitiven  Spielen  beliebte  Art  der  Lokalitäten- Aufzählung, 
die  oft  nötig  war,  um  das  „Angedeutete"  der  Szenerie  verständlich  zu  machen. 

5)  G.  Cohen  a.  a.  0.  p.  98. 

Romanische  Forschnngen  XXXII.  59 


930  Walter  Becker 

über  das  Ziel  hinaus.  Es  ist  schon  gesagt:  das  Ev.  Nie.  bildet  aller- 
dings die  Grundlage  und  gibt  die  immer  wiederkehrenden  Motive. 
Daneben  aber  geben  andere  Faktoren,  wie  Einfügungen,  Variationen, 
Beziehungen  der  Dichter  untereinander,  Einfluss  der  liturgischen  Feiern, 
Individualität  der  Dichter,  Zeitströmuug,  Volksgeschmack  der  Szene 
ein  stetig  wechselndes  Gepräge. 

Wie  in  der  religiösen  Epik,  so  ist  auch  im  Drama  die  Höllenfahrt 
Christi  immer  mit  der  Auferstehung  verbunden.  Entweder*)  geht  sie 
der  Auferstehungsszene  voraus  oder  sie  folgt  ihr  unmittelbar.  „Hinab- 
gefahren zur  Hölle,  am  dritten  Tage  wieder  auterstanden  von  den 
Toten",  lehrt  das  Credo.  Trotzdem  sind  sich  im  Mittelalter  die  kirch- 
lich-gelehrten Kreise  nicht  eins,  die  Dichter  sind  es  noch  weniger. 

Mit  der  Frage  nach  der  Szenenfolge  ist  die  identisch,  ob  Körper 
oder  Geist  Christi  zur  Hölle  fährt;  denn  erfolgt  zuerst  die  Auferstehung, 
so  fährt  ja  der  leibliche  Christus  zur  Hölle;  erfolgt  aber  zuerst  die 
Höllenfahrt,  so  bleibt  sein  Körper  im  Grabe  und  Christi  Geist  allein 
fährt  zur  Unterwelt. 

Das  Ev.  Nie.  lässt  Christum  zuerst  seinen  „Descensus"  machen 
und  zwar  „in  forma  hominis"  (cap.  V);  dann  iolgt  die  Auferstehung 
(vgl.  cap.  I:  „Non  solus  resurrexit").  Beim  Drama  kommen  Schwierig- 
keiten hinzu,  die  Prosa  und  Epik  nicht  kennen:  nämlich  das  Erscheinen 
eines  Geistes  auf  oflener  Bühne.  Die  ersten  Mysteriendichter  zögern 
daher  offenbar  aus  Wahrscheiulichkeitsrücksichten,  die  Seele  Christi  ohne 
Körper  auf  die  Bühne  zu  bringen.  Darum  lässt  der  Verfasser  der 
„Passion  d'Autun"'*)  vorher  den  Heiland  durch  die  Engel  erwecken: 

„Lj^eve  toy  sus,  ma  joye  .  .  ." 
(p.  44*j,  dann  steigt  Christus  zum  Limbus  hinab.  —  Dieselbe  Szenenfolge 
beobachten  die  „Passion  de  Sainte-Genevieve"')   und  die  „Resurrection 
de  Sainte-Genevieve"'). 

Die  späteren  Dichter  zeigen  weniger  Ängstlichkeit:  Die  Seele 
Jesu-Christi  („l'ame"  oder  „l'esperit")  übernimmt  alle  Eigenschaften  des 
Körpers :  sie  geht,  spricht,  handelt.  So  verlegen  sie  denn  die  Höllen- 
fahrt vor  die  Auferstehung,  z.B.  spricht  die  Seele  in  der  „Passion  de 
Semur"*): 

„Je  veux  arrier  mon  corps  reprendie".  (Vs.  8819.) 


1)  In  den  deutschen  Spielen  hat  mit  Ausnahme  der  „Frankfurter  Rolle"  die 
Auferstehung  vor  der  Höllenfahrt  statt.  (Vgl.  Wilhelm  Meyer,  „Fragm.  Bur.", 
p.  62;  Froning  a.  a.  0.  I,  p.  363/4;  II,  819  ff.;  E.  Zimmermann,  „Das  Als- 
felder Passionsspiel  und  die  Wetterauer  Spielgruppe".    Diss.  Gott.  1909,  p.  116. 

2)  Roy  a.  a.  0.  p.  40*  ff. 

3)  Jubiual,  „Mysteres  inedits  du  XVe  siöcle",  II,  Paris  1837;  p.  290 ff. 
und  332  ff. 

4)  Roy  a.  a.  0.  p.  169  ff". 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    931 

Ähnlich  bei  Eustache  Mercade^: 

,,Je  veul  reparier  niaintenant 

A  mon  Corps  et  lui  rendre  vie."  (Vs.  1247/8). 

Das  Gespräch  der  Teufel  bei  Arnoul  Grebau*)  lässt  auch  keine 
Zweifel  über  des  Dichters  Absicht: 

Lucifer:  „.  .  .  l' esprit  de  Jhesus. 

Nous  a  desrobes  sus  et  jus.  — 

Lucifer:  Et  son  corps? 

Sathan:  11  est  au  tombeau."  (Vs.  28949/50  u.  28966.) 

In  der  dem  Jean  Michel^)  zugeschriebenen  „Resurrection"  gibt  die 
Seele  wieder  selbst  ihren  Charakter  an: 

„Mon  Corps  qui  gist  maintenant  mort". 

Dass  diese  Art  die  Seele  darzustellen,  selbst  zu  jener  Zeit  be- 
fremdend gewirkt  hat,  geht  aus  dem  Prolog  der  „Resurrection"  hervor, 
in  dem  der  acteur  um  Verzeihung  bittet,  dem  Geist  Christi  eine  körper- 
liche Existenz  verliehen  zuhaben,  da  er  doch  unsichtbar  sei:  „Comment 
les  [esprits]  rendre  sensibles  aux  „simples",  sans  les  leur  faire  voir?" 
Petit  de  Julleville*)  fügt  mit  Recht  die  ironische  Bemerkung  hinzu: 
„Peut-etre  la  chose  n'eüt  eile  pas  ete  plus  aisee,  meme  si  Ton  avait  eu 
atfaire  aux  ,sages'-'  (II,  p.  396). 

Dass  aber  trotz  dieser  Bedenken  der  realistische  Materialismus  bis 
auf  die  Spitze  getrieben  wird,  geht  aus  folgenden  Versen  hervor,  in 
denen  der  Engel  Michael  die  Seele  Christi  bittet,  den  im  Grabe  ruhenden 
Leichnam  besuchen  zu  dürfen : 

„Ma  dame  [!],  vous  nous  donnerez, 
S'il  vous  piaist,  en  ceste  presence, 
Gracieulx  congö,  et  licence 
D'aller  vostre  corps  visiter." 

Der  Behandlung  der  Mysterien  stelle  ich  zwei  Punkte  voran. 

Auch  auf  die  Mysterien  bezieht  sich,  was  oben  (p.  14)  über  die 
Rolle  gesagt  ist,  welche  Christus  spielt:  er  redet  verhältnismässig  wenig. 
Doch  spielt  er  darum  durchaus  keine  „passive"  Rolle,  wie  Mall  ^)  meint. 
Mall  gibt  dem  Christus  in  „The  Harrowiug  of  Hell",  der  mit  dem  Teufel 


1)  „Le  Mystere  de  la  Passion  .  .  .  d'Arras"  [Eustache  Mercad^],  pp.  J.  M. 
Richard,  Paris  1893. 

2)  Arnoul  Greban,  „Le  Mystöre  de  la  Passion",  pp.  G.  Paris  -  G.  Raynaud, 
Paris  1878. 

3)  Jean  Michel[?J,     „Le  Mystöre    de  la  Resurrection"  (Parfait:    „Histoire 
du  Theätre  fr.",  vol.  II;  s.  a.  P.  Paris:  „Acad.  d'Inscr.  et  B.  L.",  1861. 

4)  Petit  de  Julleville,  „Les  Mysteres",  Paris  1880,  2  vol. 

5)  „The  Harrowing  of  Hell",  herausgeg.  von  Mall,  Berlin  1871,  p.  541. 

59* 


932  Walter  Becker 

um  sein  Recht  streitet,  den  Vorzug.  Meiner  Empfindung  nach  verliert 
er  gerade  an  Grösse  durch  diesen  Streit, 

Vom  Prophetenspiel  konstatiert  Marius  Sepet  in  seiner  Studie  „Les 
Prophetes  da  Christ",  dass  es  in  der  fünften  Stufe  ^)  seiner  Entwicklung 
eine  wesentliche  Veränderung  erfahren  hat:  schon  seit  dem  12.  Jahrhundert 
und  besonders  im  15.  Jahrhundert  wird  es  als  Einleitung  der  „Nativite 
N.-S."  aufgeführt.  Ferner  treten  die  Propheten  im  Limbus  auf:  „la 
8c6ne  meme  des  Prophetes  reparait  sous  une  nouvelle  forme  dans  le 
drame  de  Rouen,  Adam,  Eve,  Abraham  et  Jacob  enfermes  dans  les 
limbes  des  Peres  s'entretiennent  du  Redempteur  promis  et  de  l'heure 
ardemment  desiree  de  sa  venue." 

Warum  nun  die  Propheten  in  der  Vor  hölle  ihre  V^'^eissagungen  vor- 
bringen, hatSepet  nicht  betont.  Hier  (z.  B.  „Nativitö  N.-S."  Jubinal, 
p.  22 ff.,  p.  44ff. :  Isaie,  Daniel;  „Passion  de  Semur",  Vs.  4186 ff.: 
Adam,  Abraham,  David,  Johannes  Batiste;  Greban,  Anfang  der  1«' 
Journ6e,  Vs.  1741  ff.:  Adam,  Evc,  Ysaie,  Ezechiel,  Jheremye,  David) 
liegt  der  Einfluss  der  Höllenfahrtsszene  auf  der  Hand.  Bei  der  Höllen- 
fahrt Christi  war  man  gewöhnt,  die  Altväter  und  Propheten  im  Limbus 
zu  sehen  und  ihre  Prophezeiungen  und  Klagen  zu  hören.  So  lässt  man 
sie  jetzt  vom  Anfang  des  Passionszyklus  an  in  der  Vorhölle  auftreten. 

—  Ein  Übergangstyp  ist  zu  sehen  in  dem  „Jeu  d'Adam"'^),  wo  erst  die 
Propheten  auf  Erden  weissagen  und  dann  von  Satan  in  die  Hölle  ge- 
schleift werden.  — 

Jetzt,  wo  die  Propheten  in  der  Vorhölle  sitzen,  ändert  sich  auch 
der  Charakter  ihrer  Reden:  die  Prophezeiungen  sind  mit  Klagen  und 
Bitten  vermischt  —  und  beziehen  sich  nicht  mehr  allein  auf  die  Geburt 
Christi,  sondern  auch  im  engeren  Sinne  auf  die  Höllenfahrt,  die  Szenen 
nach  der  Geburt  natürlich  nur  noch  auf  das  Kommen  Christi  zur  Hölle. 

—  Auch  in  der  Auswahl  der  Personen  des  Prophetenspiels  lässt  sich 
eine  Anpassung  an  die  Höllenfahrt  nachweisen:  Salomon,  Sybilla, 
Balaam,  Augustin  (Einfluss  der  Augustinerpredigt:  „Vos  inquam  .  .  .") 
scheiden  aus  und  die  Personen  werden  an  die  Tradition  (nach  dem  Ev. 
Nie.)  angeglichen. 

Dergestalt  ist  eine  richtige  Verschmelzung  von  Prophetenspiel  und 
Höllenfahrt  hergestellt,  eine  Verschmelzung,  die  eine  Art  einigendes 
Band  um  den  grossen  Passionszyklus  schlingt. 


1)  Bibl.  de  l'Ec.  des  Chartes  XXXVIII,  p.  413  f. 

2)  „Adarasspiel",    herausgeg.   von  Dr.  K.  Grass,    Halle  a.  S.  1891,   p.  44 
(in  Rom.  Bibl.  6). 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  iu  der  altfranzösischen  Literatur    933 


Die  „Passion  d'Autun". 

Im  ältesten  uns  bekannten  französischen  Mysterium,  der  „Passion 
d'Aiitun"  ')  (Ende  des  13.  Jahrhunderts),  unterscheidet  sich  die  Höllenfahrt 
Christi  nicht  wesentlich  von  dem  Gedicht  der  Jongleurs,  sov7ohl  was 
Formals  auch  Inhalt  angeht.  Bei  dem  halb-epischen,  halb  dramatischen 
Charakter  der  „Passion  d'Autun"  (vgl.  „Harrowing  of  Hell"  !)  könnte 
man  schwanken,  welcher  Gattung  es  zuzuweisen  sei.  —  Epische  Ein- 
lagen sind  keine  Seltenheit,  so  z.  B.  die  folgende,  welche  die  Höllen- 
fahrt inhaltlich  vorwegnimmt: 

„Et  puls  tout  droit  il  descenda 

Es  enfers,  et  la  trova 

Adam  et  toute  la  lignie, 

Aussy  grande  compagnie 

De  prophete  et  de  chrestien  [!] 

Qui  sa  venue  la  actendoien."  (Roy,  p.  48*.) 

Der  epische  Charakter  des  Mysteriums  tritt  um  so  mehr  hervor, 
als  die  erzählenden  Verse  mit  dem  Dialog  reimen.  (Im  Katalog  der 
B.  N.  trägt  das  ms.  n.  a.  fr.  4085  die  Bemerkung:  „Passion  dialoguöe".) 

Die  volkstümlichen  Passionsgedichte ^)  der  Jongleurs  haben  die 
„Passion  d'Autun"  iu  hohem  Masse  beeintlusst.  Gerade  an  Hand  der 
Höllenfahrt  ist  es  wieder  möglich,  enge  Beziehungen  zwischen  Epik 
und  Dramatik  nachzuweisen.  So  weit  gehen  die  Übereinstimmungen 
zwischen  Jongleurgedicht  und  Mysterium,  dass  mehrere  Verse  in  dem 
Textfragment,  das  Bedier')  gibt,  direkt  dem  epischen  Gedicht  der 
Jongleurs  entlehnt  zu  sein  scheinen: 

Passion  der  Jongleurs  Passion  d'Autun. 

(Arsenal  5201). 

Adam : 

„Merci!  sire,  se  vos  volez,  Sire  rois,  la  vostre  merci, 

De  mon  forfait  merci  te  quier,  —  —  —  — 

Mais  ce  fit  Eve  raa  moillier  Por  ce  que  menjai  de  la  pome, 

Que  je  crois  ..."  Je  fui  deceu  par  ma  ferne". 

(Vs.  68flf.)  (Vs.  2,  6—7.) 


1)  Vgl.  ausser  Roy  auch  Romania  XXIV,  p.  86 — 94,  wo  B6dier  das 
Fragment  einer  Hs.  veröffentlicht,  das  den  Text  des  Autunmysteriums  ver- 
vollständigt. 

2)  Eine  ganze  Anzahl  von  Legenden  der  „Passion  des  Jongleurs"  erscheinen 
wieder  in  dem  Mysterium  von  Autun  (vgl.  Roy,  a.  a.  0.  p.  40*);  so  z.  B.  die 
Abenteuer  Johannes'  und  Petrus'  bei  Pilatus:  die  Sage  vom  Schmied  und  von 
seiner  Frau,  die  an  Stelle  ihres  Mannes  die  Nägel  des  Kreuzes  schmiedet;  die 
Sage  von  der  heiligen  Veronika  u.  a.  m. 

3)  Romania  XIV,  p.  87/8. 


934  Walter  Becker 

Auch  der  ganze  GedankeDgang-  dieser  Szene  zwischen  Christus 
und  Adam  ist  derselbe.  Adam,  der  das  Ende  seiner  Leiden  nahen 
sieht,  empfängt  den  Erlöser  mit  Freudenrufen: 

ib.:  ib.: 

„[Adam]  fu  liez  quant  l'ot  veu!  „Lon  tens  ai  ceanz  demorö! 

(Vs.  46.) 


Tant  ai  ceanz  et  nuit  et  jor  Or  sui  joanz:  tu  es  11  sire 

Dolors  et  cris  et  piain  et  plor."  Qui  me  trera  de  cest  martire." 

Eine  weitere  Vergleichung  ist  mir  leider  nicht  möglich,  da  die  von 
Roy')  angekündigte  Veröffentlichung  der  „Passion  d'Autun"  meines 
Wissens  noch  nicht  erfolgt  ist.  Für  den  Gesamtcharakter  der  Szene 
muss  ich  mich  darauf  beschränken,  die  kurze  Inhaltsaugabe  Roys 
wiederzugeben  (nach  dem  ms.  B.  N.  n.  a.  fr.  4085,  fol.  172r*' — 175 v"j: 
„Jösus  ressuscite  aussitot  du  tombeau  et  promet  ä  son  P6re  d'aller 
delivrer  ses  amis.  „Le  Roy  de  gloire"  descend  en  effet  aux  enfers  dont 
les  „ennemis"  ou  les  diables  defendent  en  vain  les  portes;  il  re^oit  les 
benedictions  d'Adam  et  emmfene  ses  amis  au  paradis"  (p.  44*). 

Bei  der  Benützung  des  Ev.  Nie.  hat  der  Dichter  ein  bekanntes  Motiv 
verwertet.  Im  Ev.  Nie,  Pars  II,  cap.  III  (vgl.  Andre  de  Coutances, 
Vs.  1149)  prophezeit  der  Erzengel  Michael  dem  Seth  an  den  Toren  des 
Paradieses,  Adam  müsse  5500  Jahre  im  Limbus  warten,  bis  ihm  das 
„Ol  der  Barmherzigkeit"  zuteil  werden  werde.  Die  „Passion  d'Autun" 
legt  darum  dem  Adam  folgende  Klageworte  in  den  Mund: 

„•iiir  m  anz  ai  estö  ci, 
•III*  C  et  •iiii*  toz  compliz." 

Bedier'*)  hat  recht,  wenn  er  dem  Verfasser  einen  Rechenfehler 
nachweist!  Mit  Eusebius  hat  man  5232  Jahre  von  Erschaffung  der  Welt 
bis  zum  Tode  Adams  zu  zählen.  Zieht  man  nun  von  dieser  Zahl  die 
930  Lebensjahre  Adams  ab,  so  erhält  man  4302  Jahre  und  nicht  4304, 
wie  unser  Verfasser  (so  auch  Dante:  4302  Jahre). 

Die  Motive  des  Ev.  Nie. 

Ein  Schema  der  einzelnen  dramatischen  Motive  des  Ev.  Nie,  Pars  II 
(Descensus)  wird  dadurch  gerechtfertigt,  dass  jeder  Mysterienverfasser 
je  nach  Geschmack  und  Erfordernis  seine  Auswahl  getroffen  hat.  Folgende 
Momente  treten  besonders  hervor: 

1.  Die  himmlische  Klarheit,  welche  die  Hölle  bei  der  Ankunft 
Christi  durchstrahlt  (cap.  II:  aureus  solis  calor  purpureaque  regalis  lux). 

2.  Die  Prophezeiungen  Jesaias',  Johannes'  des  Täufers  und  Simeons 
(cap.  II). 


1)  Roy  a.  a.  0.  p.  55*,  n.  1. 

2)  B6äier  a.  a.  0.  p.  86—94. 


Die  Sage  vou  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    935 

3.  Die  Sage  vom  Öle  der  Barmherzigkeit  (Seth,  cap.  III). 

4.  Der  dramatisclie  Dialog  zwischen  Satan  und  luferiis  über  die 
Göttlichkeit  ihres  Gegners  (cap.  IV). 

5.  Ankunft  Christi  vor  den  Höllentoreu  und  der  zweimal  wieder- 
holte Donnerriif:  „Tollite  portas  .  .  ." 

6.  Aufruhr  in  der  Unterwelt.  Verteidigungsmassregeln  der  Teufel 
und  Barrikadierung  der  Tore. 

Frohlocken  der  Proitheten  und  Patriarehen  und  ihr  Drängen^  die 
Tore  zu  öffnen  (cap.  V). 

7.  Siegreicher  Einzug  Christi.    Lösung  der  Fesseln  (cap.  V). 

8.  Anrede  der  Hölle  an  ihren  Bezwinger:  „Quis  es  tu  qui  .  .  ." 
(sechsmal  wiederholt;  cap.  VI). 

9.  Der  Umschwung  des  Dramas:  „Tunc  rex  gloriae  maiestate  sua 
conculcans  niorlem  et  comprehendeus  Satan  principem  tradidit  inferi 
potestati,  et  attraxit  Adam  ad  suam  claritatem  (cap.  VI). 

10.  Vorwürfe  der  Hölle  Satan  gegenüber  und  Verfluchungen  (cap.  VII). 

11.  Das  Heilswerk  Christi:  „Et  extendens  dominus  manum  suam 
dixit:  „Venite  ad  me,  saneti  omues  qui  habetis  imaginem  etsimilitudinem 
meam"  (cap.  VIII). 

12.  Bevorzugte  Rolle  Adams:  „  .  .  .  tenens  autem  dominus  manum 
dexteram  Adae  dixit  ad  eum:  ,Pax  tibi  .  .  .'"  (cap.  VIII). 

13.  Huldigungen  „geuibus  advoluti": 

a)  Adams:  „Exaltabo  .  .  ."c 

b)  omues  saneti:  „Advenisti"  (cap.  VIII). 

14.  Prozession  zum  Paradies  („dominus  .  .  .  tenens  dexteram  Adae 
ascendit  ab  infeiis;  et  omnes  saneti  secuti  sunt  eum"). 

Lobgesänge  der  Erlösten:  Davids,  Habakuks,  Michaeas  (cap.VIII). 

15.  Einführung  ins  Paradies:  „Dominus  autem  tenens  manum  Adae 
tradidit  Michaeli  archangelo :  et  omues  saneti  sequebantur  Michaelem 
archangelum,  et  introduxit  omnes  in  paradisi  gratiam  gloriosam"  (cap.  IX). 

16.  Elias,  Henoch  und  der  gute  Schacher  im  Paradies. 

Motiv  1  nehme  ich  vorweg.  Das  dramatische  Motiv  der  himmlischen 
Klarheit  fehlt  zu  Eingang  der  Hölleufahrtsszene  in  den  Mysterien,  mit 
Ausnahme  der  dem  Jean  Michel  zugeschriebenen  „Resurrection",  in 
welcher  nach  der  Bühnenanweisung  bei  dem  Kommen  Christi  „torches 
et  faloz  ardaus"  angezündet  werden  sollen.  Textlich  gibt  auch  sie 
keine  Anspielung. 

Möglich,  dass  man  teils  aus  bühnentechnischen  Gründen  das  Motiv 
unterdrückt  hat.  An  seine  Stelle  treten  gemeinhin  als  Einleitung  der 
Szene  die  Beratschlagungen  der  Teufel  oder  die  vertrauensvollen  oder 
klagenden  Gebete  der  Gerechten,  die  ihre  Befreiung  vorausahnen. 

Mercade  findet  einen  geschickten  Übergang  zu  der  Höllenfahrts- 
szene.   Er  lässt   statt   des  Lichtstrahls    den  Gefangeneu   die  Erlösung 


936  Walter  Becker 

durch  den  Engel  Gabriel  mitteilen  und  lehnt  sich  offenbar  hierin  an 
eine  Szene  an,  die  ihm  die  „Nativite  de  Sainte-Genevieve"  (Jub.  EI, 
p.  46/7)  bietet. 

Die  Mysterien  von  „Sainte-Genevieve". 

Zweimal  ist  die  Höllenfahrt  Christi  in  dem  aus  vier  Spielen:  „Nati- 
vite  N.-S.,  Geu  des  trois  Rois,  Passion  N.-S.,  Resurrection  N.-S."  zu- 
sammengesetzten Mysterienzyklus  von  Sainte-Genevieve  (15.  Jahrhundert) 
behandelt  worden;  das  einemal  in  200  Versen  in  der  „Passion  N.-S.", 
das  andere  in  der  „Resurrection  N.-S.",  deren  vierten  Teil  (ungefähr 
400  Verse)  es  fast  ausmacht. 

a)  „Passion  de  Sainte-Genevieve". 

Im  Grunde  ist  hier  die  Höllenfahrt  Christi  nur  eine  ungeschickte 
Versifikation  gewisser  Partien  des  Ev.  Nie,  denn  von  dramatischer 
Handlung  ist  nichts  zu  spüren  In  ihrer  Art  als  ein  auf  der  Bühne 
gesprochener  Dialog  erinnert  die  Szene  noch  lebhaft  an  die  „Passion 
d'Autun". 

Wie  der  Verfasser  in  talentloser  und  wenig  origineller  Weise  seiner 
Quelle,  dem  Ev.  Nie,  gefolgt  ist,  lässt  sich  auf  Schritt  und  Tritt  ver- 
folgen. Ziemlich  unvermittelt  reiht  sich  unsere  Szene  an  die  der  Grab- 
wächter an,  wenn  man  von  den  lange  vorher  (unmittelbar  nach  dem 
Tode  des  Herrn  [Jub.  II,  p.  253])  gesprochenen  Worten  und  der  Gabriel- 
szene in  „Nativit^  N.-S."  (Jub.  II,  p.  46/7)  absieht.  Sie  beginnt  mit 
einer  Unterhaltung  Sathans  und  Beelzebus',  die  fast  Wort  für  Wort 
mit  dem  Dialog  zwischen  Satan  und  Inferus  (Ev.  Nie,  Pars  II,  cap.  IV; 
s.  Motiv  4!)  übereinstimmt.    Nur  einige  Parallelen  als  Beweis: 

Ev.  Nie,  Pars  II.  Passion  de  Sainte-Genevifeve. 

„[Jesus]  est  homo  tiraens  mortem  et      „Jhesu  est  hons  qui  a  doubtee  la  mort 
dicens  Tristis   est   aniraa    mea   usque      II  dist  s'ame  troublee  jnsques  a  mort 
ad  mortem.     Et  per  multa  adversatus       Estoit,  et  adversaires 
est  mihi  male  faciens"  (cap.  IV,  1).  M'  a  est6  en  tous  mes  affaires" 

(Jub.  II,  p.  290). 

ib.  ib. 

„Lignum  praeparavi   ad    crucifigen-      ',11  a  estö  crucefiez  par  moy" 
dum  eum."  (J'ib.  II,  p.290). 

Indessen  hat  der  Verfasser  den  selbstbewussten  Ton,  der  aus  den 
Worten  Satans  im  Ev.  Nie.  spricht,  offenbar  nicht  verstanden ;  denn  er 
legt  gleich  darauf  Satan   die  wenig  logische  Äusserung  in  den  Mund: 
„II  vuidera  tout  cest  estage*) 
Sy  com  je  pens  en  mon  courage". 

1)  „estage"   hier   in   der  bühnentechnischen  Bedeutung  des  Mittelalters  = 
„mansion",  ein  Haus  oder  eine  Örtlichkeit  der  Bühne. 


Die  Sage  vou  der  Hölleufahrt  Christi  iu  der  altfranzösischen  Literatur    937 

Sehen  wir  uns  das  Werk  des  „nachempfindenden"  Dichters 
weiter  an: 

ib.  ib. 

„Quis  est  iste  Jesus,  qui  per  verbum      „Qui  est  ce  Jhesu  qui  fait  vivre 
suum  mortuos  a    me   traxit   sine   pre-      Par  sa  parole  seulement 
eibus  .  .  ."  (cap.  IV,  3).  Las  mors?    Dy,  je  le  te  deraant. 

Et  non  pour  quant  par  aventure  .  .  ." 
(Jub.  II,  p.  291.) 

Die  Zufüguug  des  Dichters  (von  „Dy  ..."  an)  ist  nur  Phrase. 

„Forsitan  ipse    qui  Lazarum  quatri-  „C'est  eil  qui  de  la  charte  obscure 

duanum  foetentem  et  dissolutum  etc. ...  De  seens  le  ladre  getta  .  .  ." 
inferus  dixit   ad  eum   Coniuro   te  per 

virtutas  tuas  et  meas  ne  perducas  eum  B:  „Par  tes  vertns  je  te  conjur 
ad  me."                                            (ib)  Que  tu  ne  m'amenes  mie."     (ib.) 

Die  grosse  Szene  der  Ankunft  Christi  vor  der  Hölle  (Motive  5—6) 
hat  der  Dichter  etwas  freier  behandelt,  sicherlich  nicht  zum  Besten 
der  dramatischen  Wirkung.  Im  Augenblick  der  höchsten  Spannung 
bringen  David,  Jesaias,  Johannes  der  Täufer  in  schlecht  angebrachter 
Weise  ihre  Prophezeiungen  vor,  die  mit  einigen  Variationen  aus  dem 
Ev.  Nie,  cap.  IT,  genommen  sind.  Im  Ev.  Nie.  gehen  sie  der  Ankunft 
Christi  voraus,  sind  also  am  Platze.  Das  „Aperi  portas  tuas"  der  Ge- 
rechten im  Ev.  Nie.  während  des  Wartens  Christi  dient  als  retar- 
dierendes Moment  zur  Erhöhung  der  Spannung.  — 

Im  Gegensatz  zum  Ev.  Nie.  nimmt  in  der  „Passion  de  Sainte-Gene- 
vieve"  Sathan  die  Verteidigung  in  die  Hand,  nicht  Beelzebus  (=  Inferus)  : 

Ev.  Nie.  Passion  de  Sainte-Geneviöve. 

Inferus:  Sathan: 

„Claudite  portas  crudeles  vestras  . . ."  ,,Fay  que  eil  huis  soient  verroule . .  .'' 

(cap.  V.)  (Jub.  II,  p.  292.) 

Der  Dialog  zwischen  Inferus  und  David  des  Ev.  Nie.,  Pars  II, 
cap.  V,  3  wird  im  Mysterium  von  Beelzebus  (=  Inferus)  und  Abacuc 
gesprochen: 

B:  „Qui  est  ce  roy  de  gloire?  dictes" 

A:  „C'est  le  sire  puissant  et  fors."  (Jub.  II,  p.  294.) 

Gott- Sohn  tritt  ein,  bricht  die  Ketten  (Motiv  7): 

„Non  pas  une  seule,  mais  toutes", 

wiederum  nur  ein  trivialer  Zusatz  des  Dichters.  — 

Die  Anrede  Sathans  an  Christum,  seine  Fesselung,  Beelzebus'  Vor- 
würfe (Jub.  II,  p.  394/5)  sind  stark  gekürzt  nach  Ev.  Nie,  Pars  II, 
cap.  VI/VIl  wiedergegeben  (vgl.  Motive  8—10). 


938  Walter  Becker 

In  der  folgenden  Szene  wirken  einige  zwar  unwesentliche,  aber 
nicht  unglückliche  Zusätze  besser  als  die  früheren.  Sathan  bittet  in 
aller  Unterwürfigkeit  um  Gnade: 

„Jhesu,  tu  es  moult  amiable  .  .  ."  (Jub.  II,  p.  295); 

aber  umsonst.     Christus  überliefert  ihn  dem  höllischen  Feuer: 

,,Car  je  vueil  que  tous  jours  mais  arde."  (Jub.  II,  p.  296.)  — 

Der  Schluss  der  Höllenfahrt  ist  bei  offenbarer  Anlehnung  an  Ev. 
Nie.  (cap.  VIII/IX  und  Motive  11 — 15)  beträchtlich  gekürzt:  nämlich 
die  Szene  mit  Adam  (+  Eva)  und  den  anderen  Gerechten,  der  Zug 
ins  Paradies  (Jub.  II,  p.  296/7): 

„Regardez  tous  se  il  a  cy 

Beau  Heu:  je  le  vous  abandonne. 

Mon  pere  a  chascun  de  vous  donne 

•I-  lieu  tout  pour  l'amour  de  moy", 

spricht  Christus  mit  Hinweis  auf  das  Paradies.  Man  vergleiche  mit 
dieser  Szene  die  Skulpturdarstellung  am  Portal  zu  Reims  0,  wo  Jesus  auch 
den  Gerechten  den  Himmel  mit  dem  Finger  zeigt  (abweichend  von 
der  sonst  typischen  Darstellung  in  der  bildenden  Kunst,  wie  Jesus 
Adam  bei  der  Hand  ergreift).  Dem  bildenden  Künstler  muss  das  sze- 
nische Bild  vor  Augen  geschwebt  haben:  ein  Beitrag  zu  der  Wechsel- 
wirkung von  Mysterien  und  bildender  Kunst.  — 

Die  Gesamtheit  der  „Sainte-Genevieve"-Mysterien  zeigt  Abhängig- 
keit^) von  der  epischen  „Passion"  der  Jongleurs;  auch  unsere  Szene 
lässt  in  einigen  inhaltlichen  und  sprachlichen  Anklängen  Einfluss  ver- 
muten. Die  Worte  Adams  und  Evas  (Jub.  II,  p.  297)  erinnern  stark 
an  die  Arsenal-Hs.,  Vs.  51  flf.  (und  „Fanuel",  Vs.  3367 ff.),  doch  mögen 
diese  Übereinstimmungen  in  der  Gleichheit  der  behandelten  Stoffe  ihre 
Ursache  haben.  Immerhin  lassen  Ähnlichkeiten  im  Ausdruck  fast  mit 
Bestimmtheit    auf  Einfluss  des   Jongleurgedichtes    schliessen  (und   des 

,:Fanuel"): 

Fanuel:  Passion  de  Sainte-Genevi^ve:       ^ 

(Jesus  führt  die  Seinen): 

„Ses  mist  en  parmenable  vie"  „Droit  en  la  vie  pardurable." 

[les  prophetes]  (Vs.  3462).  (Jub.  II,  p.  292.) 

Hs.  Grenoble  1137:  ib. 

„Gar  je  veul  avoir  mes  amis."  «Gar  j'en  vueil  oster  mes  amis.'* 

ib.  (Jub.  II,  p.  295.) 

„Venez  o  moy  en  paradis."  „Yenez  o  moy  beneure." 

(Jub.  II,  p.  296.) 

Hs.  Arsenal  5201.  ib. 

,Jssez  gai  fors!  plus  n'i  estez!"  „Issez  hors  trcstuit  de  cest  estre." 

(Vs.  12  und  42.)  (Jub.  II,  p.  296.) 


1)  Vgl.  „Revue  de  l'Art  chrötien",  1907,  p.  324. 

2)  S.  a.  Romania  XIV,  p.  497  u.  R.  d.  1.  r.  1888,  p.  363. 


Die  Sage  vou  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    939 

b)  „Resurrection  de  Sainte-Genevifeve." 

Die  Höllenfahrtsszeue  in  der  „Resurrection  de  Sainte-Genevieve" 
springt  am  meisten  von  allen  aus  dem  traditonellen  Rahmen  hinaus. 
Das  Ev.  Nie.  liefert  hier  zwar  auch  die  Grundidee:  Zerstörung  der 
Hölle  und  Befreiung  der  Altväter,  aber  alle  Einzelheiten  verdankt  die 
Szene  der  originalen  Konzeption  des  Dichters.  Ausserdem  macht  sich 
der  Einfluss  der  nächtlichen  Osterprozession  geltend.  — 

Die  Originalität  tritt  besonders  hervor  in  der  scholastischen,  manch- 
mal mystischen  Gelehrsamkeit,  der  moralisierenden  Tendenz  und  der 
lyrischen  Ader  des  Verfassers  —  also  gedanklieh  steht  die  Szene  un- 
endlich über  derjenigen  der  ,,Passion"^). 

Schon  die  Art  der  unmittelbaren  Anknüpfung  der  Höllenfahrt  Christi 
an  die  Schöpfung  der  Welt  und  an  den  Sündenfall  ist  bezeichnend. 
Nach  Petit  de  Julleville  -)  ist  das  ganze  Vorspiel  (Schöpfung,  Süuden- 
fall)  spätere  Interpolation.  Mir  scheint  aber  gerade,  dass  diese  Szenen- 
anordnung charakteristisch  für  den  moralphilosophischen  Dichter  ist. 
Die  Welt  ist  geschaffen  und  mit  ihr  entsteht  die  Sünde.  Adams  erste 
Sünde  lastet  auf  dem  ganzen  Menschengeschlecht.  Nun  führt  uns  der 
Dichter  den  Sündenfall  vor  un(f  seine  verhängnisvollen  Folgen.  Wir 
sehen  die  ganze  „lignee  humainc"  in  der  Hölle  schmachten  und  der 
Stunde  der  Erlösung  entgegenbangen.  Der  Ideengang  des  Dichters 
scheint  mir  wohl  überlegt  zu  sein. 

Der  tiefempfundene  Eingang  der  Höllenszeue  entstammt  inhaltlich 
der  Gedankenwelt  des  Verfassers.  Es  sind  Klagen  und  Reflexionen 
Adams,  Evas,  Johannes'  des  Täufers  und  Noahs  über  ihr  Unglück. 
Äusserliche  Anregung  könnte  gegeben  haben  Ev.  Nie ,  Pars  II,  cap.  II 
(s.  Motiv  2). 

Ein  ähnliches  Verhältnis  besteht  zwischen  dem  folgenden  Abschnitt 
(Jub.Il,  p.  334 ff.)  und  seinem  Vorbild  Ev.  Nie.  Pars  II,  cap.  IV  (Motiv  4): 
äusserliche  Uebereinstimmung,  aber  inhaltlich  gänzliche  Verschiedenheit. 
Der  alte  Dialog  des  Ev.  Nie.  hat  den  Zweck,  Christi  Göttlichkeit  zu 
beweisen  —  überflüssiges  Unternehmen  im  15.  Jahrhundert !  Unser 
Dichter  ersetzt  den  Dialog  der  Teufel  durch  eine  philosophische  Ab- 
handlung über  Lucifer  und  den  Sturz  der  Engel  (vgl.  2.  Petri2, 4). 
Belgibus  und  Belias,  die  Teufel  selbst,  entwickeln  das  System.  Er- 
zürnt über  das  Stöhnen  und  Beten  der  Gerechten,  „qui  remplirout 
encoir  les  cieux,  de  quoy  nous  a  hors  beute  Diex'',  geben  sich  Belgibus 


1)  Dieser  Unterschied  gilt  nicht  nur  für  unsere  Szene.  Im  ganzen  „Sainte- 
Genevieve"-Zyklus  stehen  sich  zwei  Gruppen  gegenüber:  die  mehr  naive  „Pas- 
sion" und  auf  der  anderen  Seite  die  „Nativit6",  das  „Geu  des  trois  Rois"  die 
„Resurrection"  mit  Szenen  voll  Kraft  und  Tiefe. 

2)  „Les  Myst^res"  ...  II,  p.  393. 


940  Walter  Becker 

(„premier  deable")  und  BeJias  gegenseitig  das  Versprechen,  niemals  „sy 
orde  chose"  entkommen  zu  lassen.  Haben  doch  diese  menschlichen 
Wesen  kein  Recht  auf  die  „himmlischen  Sitze": 

„ou  nous  fusmes  assis  jadis. 

Chascun  de  nous  plus  der  estoit 

•IX*  foys  que  ly  solaux  n'estoit, 

Et  Luxcifer  nostre  bon  mestre 

•IX"  foys  de  nous  estoit  son  estre; 

Et  l'orgueil  et  intencion 

Qu'il  vouloit  mestre  en  action, 

Estre  vouloit  semblable  a  Dieu. 


Et  pour  ce  Dieu  le  trabucha 

Et  en  s'abisme  le  ficha 

Et  nous  aussy  qui  le  suismes; 

Nomm6  est  menistre  de  feu 
Et  tuit  sommes  cy  compaignon 
Que  tous  avons  commission 
De  Dieu,  qui  est  noz  souverains 

De  teinpter  toute  creature  .  .  ."  (Jub.  II,  p.  335.) 

Belgibus  ahnt  ans  den  Reden  der  Propheten  und  „I*  Jehan",  dass 
Gott-Sohn  von  einer  Jungfrau  geboren  und  dass  durch  ihn  seine  Macht 
zerstört  werden  wird. 

Der  dramatische  Höhepunkt  der  Szene:  Christus  vor  den  Toren 
(Jub.  II,  p.  338  ff.)  ist  nach  zwei  Gesichtspunkten  hin  zu  betrachten 
Im  Monolog^)  Christi,  „levant  du  tumbel",  macht  sich  der  didaktische 
Geschmack  des  Verfassers  stark  fühlbar.  Der  Auferstandene  führt 
lang  und  breit  aus,  er  wolle  seine  Freunde  herausführen  „d'une  partie 
qui  limbe  est  appelee  et  dicte",  und  entwickelt  dabei  die  Idee  des 
Heilswerkes.  Hier  geht  die  scholastische  Terminologie  ins  Mystische 
über  und  erinnert  an  das  Dogma  der  griechisch-orthodoxen  Kirche,  nach 
dem  die  „mit  der  Göttlichkeit  verschmolzene  menschliche  Seele  Christi" 

zur  Hölle  fährt: 

„Acompliray  ce  que  j'ay  empris. 
Quant  mon  pere  glorefiß 
Apr6s  mort  m'a  vivifie 
Le  Corps  ou  mon  vray  esperit 
Conjointement  le  resprit 

1)  Man  beachte  die  Anklänge  des  Monologes  an  das  Gedicht  der  Jong- 
leurs, z.  B. 

„Droit  en  enfer  aler  m'estuet  ..." 
Schon  oben  ist  von  dem  predigtartigen  Prolog  der  Mysterien  gesprochen  worden. 
Sein  liturgischer  Ursprung  ist    offenbar.     Über  seine  Zusammenhänge   mit   den 
Jongleurgedichten  s.  o.  p.  22/23.    Im  Prolog  der  „Resurrection"  (Jub.  II,  p.  316) 
Erwähnung  der  Höllenfahrt. 


Die  Sage  von  äer  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    941 

Par  la  vivification 

De  la  glorification 

Divine  qui  finer  ne  puet, 

Droit  en  enfer  aler  m'estuet , . ."  (Jub.  II,  p.  338.) 

Der  andere  bemerkenswerte  Zug  ist,  dass  sich  Spuren  der  nächt- 
lichen Osterprozession  nachweisen  lassen;  erstens  in  den  Bühnen- 
anweisungen, z.B.  „Cy  voise  Dieu  en  enfer  et  lez  ames  chantent:  Veni 
Creator  Spiritus  et  S.  Jehan  commance"  (Jub.  11,  p.  339).  Auch  die 
Osterprozession  über  den  Kirchhof  zu  dem  Höllentor  (Kirchentor)  voll- 
zieht sich  unter  Absingung  des  „Canticum  triumj>hale"  (s.  o.  p.  31—33). 
Zweitens  scheint  der  Dialog  zwischen  Gott-Sohn  und  den  Teufeln 
in  seiner  kurzen,  lateinischen  Form  unmittelbar  von  der  Prozession  in 
unsere  Szene  übergegangen  zu  sein: 

Dieu  le  Filz: 
„Atolite  portas  .  . ." 
Lez  Diables: 
„Qui  es  iste  rex  gloriae?"  (Jub.  II,  p.  339.) 

Genaues  über  die  Sprengung  der  Tore  erfahren  wir  nicht.  Der 
Verfasser,  der  sich  um  äussere  dramatische  Effekte  nicht  sorgt,  lässt 
Christum  nur  bemerken: 

„Les  portes  de  ceste  niaison 

Vueil  brisier  sanz  arrestoison"  (Jub.  II,  p.  339). 

Die  Teufel  verlassen  ihre  Behausung. 

Der  Dichter  setzt  sein  Verfahren  fort,  nämlicl  unter  Beibehaltung 
des  äusseren  Motivrahmens  des  Ev.  Nie ,  den  betreffenden  Personen  ganz 
andere  Reden  in  den  Mund  zu  legen.  Die  Verzweiflungsrufe  der  Hölle 
im  Ev.  Nie,  Pars  U,  cap.  VI  (Motiv  8)  verwandeln  sich  in  unerwartete 
Unterwürfigkeit  —  in  dramatischer  Hinsicht  eine  schwache  Lösung, 
aber  eine  Lösung,  die  der  Auffassung  des  Verfassers  entspricht,  nach 
der  selbst  die  Dämonen  in  Gott  ihren  „souverain'*  sehen  (Jub.  H, 
p.  340  f.). 

Schmähungen  des  Inferus'  und  die  Bestrafung  der  Teufel  fehlen 
gänzlich!  (S.    Ev.  Nie,  Pars  H,  cap.  VH  und  Motive  9—10.) 

Durch  die  Worte  Jesu  an  seine  ,,cousins"  Adam,  Eve,  Abraham, 
David,  Noel,  S.  Jehan  schimmert  auch  wieder  ein  scholastischen  Vor- 
stellungen entspringendes  Bild: 

„Regardez  sur  quel  parchemin 
Vostre  delivrance  est  escripte." 

(Cy  monstre  Dieu  ces  plaies)    (Jub.  II,  p.  341.) 

Auch  erinnern  die  Anspielungen  an  Sündenfall  und  Erlösung  an 
das  Jongleurgedicht.  — 

Fortsetzung  der  originalen  Methode  des  Dichters  in  den  Huldigungen 
und   Lobpreisungen   der  Gerechten   (Jub.  H,   p.  393  ff.).    Im  Ev.  Nie., 


9^2  Walter  Becker 

Pars.  II,  cap.  Vlll:  Psalmen  und  Paraphrasen  biblischer  Texte;  hier: 
Danksagungen  und  Reflexionen  in  erhabener  Sprache  über  den  Kuhm 
des  „Eternel  roy  puissant  et  fin  sanz  commencement  et  sanz  fin",  über 
menschliche  Sünde  und  göttliche  Gnade. 

Vollendete  Sorglosigkeit  hinsichtlich  dramatischer  Wirkung  offen- 
bart sich  noch  einmal  darin,  dass  des  Aufbruchs  aus  der  Hölle  und 
des  Einzugs  ins  Paradies  nur  ganz  kurz  Erwähnung  getan  wird  (Motive 
14-15): 

Dieu:  „En  gloire,  en  gloire,  eu  repos, 

Vous  metray  cy " 

Die  Hymne  „Gloria  in  excelsis"  deutet  den  Gang  zum  Paradiese 
an  (Jub.  II,  p.  394  f.). 

Eine  Art  Epilog  schliesst  die  Szene.  In  massvoll  ernstem,  für 
unseren  Verfasser  charakteristischem  Ton  schildert  er  die  Ratlosigkeit 
und  Verzweiflung  der  Teufel  (Jub.  II,  p.  345  f.). 

Der  Dichter  ist  ein  Mann  von  starkem,  sittlichem  Empfinden.  Sein 
Gerechtigkeitsgefühl  lässt  ihn  sogar  von  dem  „droit  infernal"  sprechen, 
das  Christus  verletzt. 

„Die  Hölle  selbst  hat  ihre  Rechte?"*)  fragen  wir  erstaunt  mit  Faust. 
Von  der  Moral  zur  Satire  ist  nur  ein  Schritt,  und  der  Verfasser  tut 
ihn.     Seine  Angriffe,    die   im  Munde   eines  Teufels   um  so    beissender 
klingen,  richten  sich  gegen  das  Laster: 

Belgibus:  „Cez  gloutoiis  et  cez  orguilleixx, 

Cez  desperans,  cez  euvTeux 
Qui  remplis  sont  de  convoitise, 
Ceulx  qui  luxuie  art  et  atise 
Et  cez  faulx  jures  rechiniez, 

Ne  les  avons  nous  mie  gaigniez  ?"      (Jub.  II,  p.  337/8.) 
gegen  die  allgemeine  Verderbnis  und  Unaufrichtigkeit; 
Belias:  „Je  voy  le  monde  bestouruer 

Ne  plus  ne  sgay  quel  part  tourner. 
Au  monde  n'a  que  descevance, 
Dieu  va  contre  son  ordenance.  [!] 
Son  dit  ne  vault  une  escorce. 


Verit6  est  au  siede  mortel."  (Jub.  II,  p.  346.) 

„Passion  de  Semur." 

Die  Höllenfahrtsszene  in  der  „Passion  de  Semur"  (2.  Tag.  Vs.  8425 

bis   8780)    ist    ein   Übergangstyp,    wie   das    ganze  Mysterium'),   das 


1)  Faust  I,  Studierzimmer.  Bei  Goethe  hat  „Rechte"  allerdings   den  Sinn 
von  „Vorschriften,  Bestimmungen". 

2)  Vgl.  Roy  a.  a.  0.  p.  73*  ff. 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfrauzösischen  Literatur     943 

uns  zuerst  Aulkläruiig  über  die  so  wenig-  bekannte  Zeit  gegeben  bat, 
welcbe  den  grossen  Mysterien  des  15.  und  16.  Jabrb.  vorangebt.  Die 
„Passion"  ist  vor  Mitte  des  15.  Jabrbunderts  verfasst  (die  einzige  Hs.  1488 
zu  Semur  geschrieben).  —  Wenn  auch  durch  Roy*)  noch  starke  Ab- 
hängigkeit des  ganzen  Mysteriums  von  der  „Passion  de  Sainte-Genevieve" 
erwiesen  ist  (Verlauf  der  Handlung,  gemeinsame  Legenden,  textliche 
Uebereinstimmungen),  so  sind  doch  Behandlung  und  Auffassung  des 
Stoffes  wesentlich  anders. 

Der  Fortschritt  tritt  auch  wieder  im  engen  Rahmen  der  Höllen- 
fahrtsszene deutlich  zu  Tage:  das  Bild  ist  erweitert,  die  dramatische 
Handlung  entwickelt,  das  Realistische  betont  und  mit  den  „diableries"") 
fängt  das  komische,  groteske  Element  an,  den  ernsten  Grundton  der 
Szene  zu  übertönen.  Uebrigens  ist  ja  schon  das  Ev.  Nie,  Pars  H,  mit 
seinen  Teufelszeneu  ein  idealer  Boden,  auf  dem  die  Saat  dann  im  Mittel- 
alter aufgekeimt  ist. 

Ob  die  Einführung  des  komisch-grotesken  Elementes  in  die  Mysterien 
einen  Fortschritt  bedeutet,  wer  möchte  es  entscheiden?  Sicherlich  hat 
der  Missbrauch  des  Komiseben  und  des  Burlesken  schliesslich  dem 
religiösen  Drama  mit  den  Todesstoss  gegeben.  Aber  manche  Keime  sind 
aus  dieser  Vermischung  des  Ernsten  mit  dem  Scherzhaften,  des  Er- 
habenen mit  dem  Grotesken  für  das  spätere  Lustspiel  entsprossen  (z.  B. 
Moliöre,  Romantik). 

Aus  vier  Quellen  ist  im  wesentlichen  die  Höllenfahrtsszene  in  der 
„Passion  de  Semur"  geschöpft:  aus  dem  Ev.  Nie,  der  „Passion  de 
Sainte-Genevi6ve"  (und  vielleicht  der,;Resurrectioü"),  der  Osterprozession 
und  dem  Anteil  der  „diableries'".  — 

Wegen  der  toben  gezeigten)  oft  wörtlichen  Übereinstimmung  der 
beiden  Quellen:  Ev.  Nie.  und  „Passion  de  Sainte  Geuevieve^'  ist  es 
unmöglich,  sie  scharf  in  der  ,, Passion  de  Semur"  zu  trennen. 

Vor  allem  im  Anfang  der  Höllenfahrtsszene  macht  sich  in  der 
Anordnung  der  Motive  ein  Einfluss  der  „Passion  de  Sainte-Genevieve" 
bemerkbar.  Unter  unmittelbarer  Anknüpfung  an  die  GrabbUterszene 
(wie  in  der  „Passion  de  Sainte-Genevieve")  beginnt  die  Szene  auch  (wie 
die  Vorlage)  mit  dem  Rat  der  Teufel  (Vs.  8425-505).  In  der  Ein- 
führung der  Auferweckung  Christi  durch  die  Engel  und  in  dem  Auf- 
treten des  guten  Schachers  (Vs.  8506 — 83)  weicht  der  Dichter  allerdings 
von  seinem  Vorbild  ab,  mit  gutem  Grunde;  denn  abgesehen  von  der 
dramatischen  Wirkung  der  Erscheinung  der  Engel  in  der  Auferstehung, 
bietet  das  Motiv  eine  geschickte  Hinleituug  zu  der  Hauptszene  vor  den 
Höllentoren. 


1)  Roy  a.  a.  0.  p.  87  ff. 

2)  „Diableries"  sind  im  Mittelalter  auch  besondere  Spiele,  meist  von  4  Teufeln ; 
daher  heute  noch  „faire  le  diable  ä  quatre". 


944 


Walter  Becker 


Das  nun  Folgende  verrät  wieder  stark  die  Abhängigkeit  von  der 
„Passion  de  Sainte-Genevieve",  erhält  aber  durch  einige  Änderungen 
bedeutend  eindrucksvolleren  Charakter.  So  ist  jetzt  der  Dialog  zwischen 
Christus  und  den  Teufeln  (Vs.  8584— 612)  von  dramatischer  Knappheit. 
Die  Handlung-  wird  nicht  wie  in  der  Vorlage  durch  Prophezeiungen 
aufgehalten  (mit  Ausnahme  der  des  David).  Die  Bestrafung  „Morts" 
einerseits  (Vs.  8613—17)  und  die  Fesselung  Sathans  andererseits  (Vs. 
8717 — 35)  rahmen  geschickt  die  Lobpreisungen  Adams  und  der 
„saints"  ein.  — 

Textliche  Übereinstimmungen  zwischen  den  beiden  Passionen  lassen 
sich  schwer  feststellen.  Der  Dichter  der  „Passion  de  Semur '  klammert 
sich  nicht  an  den  ihm  vorliegenden  Ausdruck  an.  Trotzdem  kann  man 
ihm  (wenigstens  mit  einiger  Wahrscheinlichkeit)  nachweisen,  wie  er 
kopiert: 

„Passion  de  Sainte-Geneviöve.*' 

Sathan : 
„Or  sommes  nous  trestuit  en  guerre. 
Ceens  nous  convient  enfermer, 
Nos  portes  et  nos  huis  fermer, 
En  nostre  enfer  appareillier, 
Car  Jhesu  nous  veult  traveillier. 


II  le  nous  convient  recevoir 
Jhesu  est  hons  qui  a  doubtee  la  mort." 
(Jub.  II,  p.  290.) 
ib. 
David: 
„Je  le  prophetizö  jadis 
Qu'  il  nous  menoit  en  paradis." 

(Jub.  II,  p.  293.) 


,, Passion  de  S6mur." 
Sathan: 
„Jhesu  y  est  quil  nous  fait  guerre, 
—    —    —    —    —    —     (Vs.  8429) 

Car  ce   n'est  ungs   hons    quil    nous 

doubte 
Et  mout  grandement  nous  redoubte. 
Et,  tu,  Enfer,  saiches  de  voir 
Qu'  il  le  te  covyent  recepvoir, 
Soies  tout  prest  et  t'  appareille." 

(Vs.  8483  ff.) 
ib. 
David : 
„Avec  ly  nous  en  menera 
En  sa  gloire  de  paradix 
II  fut  prophetise  jadix." 

(Vs.  8605—7.) 


Weniger  beweisende  Parallelen  sind: 

ib.  ib.,  Vs.  8498/9. 

Beelz.  (zu  Sathan): 

„Que  tu  m'  amenes  .  .  .  etc." 
(Jub.  II,  p.  291.) 
ib.  ib.,  Vs.  8494/5. 

Beelz.  (zu  Sathan): 

„Et  sces-tu  .  .  .  etc." 

(Jub.  II,  p.  292.) 
ib.  ib.,  Vs.  8584/6. 

Dieu :    „Princes  d'  enfer  .  .  .  etc." 
(Jub.  II,  p.  292.) 
ib.  ib.,  Vs.  8727/8. 

Dieu  (zu  Sathan): 

„Mais  en  enfer  .  .  .  etc." 

(Jub.  II,  p.  295). 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    Ö45 

ib.  ib.,  Vs.  8738  ff. 

Dieu  (zu  den  Gerechten): 

„Regardez  tous  .  .  .  etc." 

(Jub.  II,  p.  297.) 

Bei  den  Dankesworten  der  Erlösten  (Vs.  8624—91)  iiiuss  unser 
Verfasser  die  entsprechende  Stelle  aus  der  „Resurrection  de  Sainte- 
Genevieve"  (Jub.  II,  p.  342—4)  vor  Augen  gehabt  haben.  Der  sich 
ähnelnde  Inhalt  der  Szenen,  derselbe  lyrisch-erhabene  Charakter  sprechen 
für  diese  Annahme.  Jeder  Gerettete  (in  der  „Resurrection":  S.  Jehan, 
Adam,  Eve,  Nöel;  in  der  „Passion  de  Semur":  Adam,  Anima  Johannis 
Batiste,  A.  Moisy,  A.  Yssaie,  A.  Danielis,  A.  Jeremie)  trägt  ungefähr 
denselben  Spruch  vor,  der  vom  Tod  des  „glorieux  roi  des  cieux",  von 
seiner  Höllenfahrt,  von  den  früheren  Qualen  und  jetzigen  Glücks-  und 
Dankesgefühlen  der  Seelen  handelt.  In  der  „Passion  de  Semur"  fügt 
jede  Anima  hinzu: 

„Moy  qui  suis  l'ame  de  .  .  .", 

primitive  Art  im  dramatischen  Spiel,  sich  dem  Publikum  vorzu- 
stellen. — 

Die  direkte  Benützung  des  Ev.  Nie.  durch  den  Verfasser  der 
„Passion  de  Semur'*  stellt  man  am  besten  an  dem  Vorhandensein  von 
Motiven  fest,  die  in  der  „Passion  de  Sainte-Genevieve"  fehlen,  also  von 
dort  nicht  übernommen  sein  können.  Da  ist  zu  nennen  die  Erzählung 
Sathans  inmitten  seiner  Helfershelfer,  wie  er  Jesum  mit  „trois  gros 
cloux"  hat  kreuzigen  lassen  (Ev.  Nie,  Pars  II,  cap.  IV^  und  „Semur", 
Vs.  8430 — 46);  dann  die  Worte  Davids:  „C  est  le  Dieu  de  puissant 
victoire  ..."  („Semur'-,  Vs.  8599—611),  welche  eine  Paraphrase  von 
Ev.  Nie,  Pars  H,  cap.  Vg  sind;  ferner  die  lateinischen  Zitate  Johannis: 
„Agnus  Dei  etc."  (Ev.  Nie,  Pars  U,  cap.  II3  und  „Semur'",  Vs.  8635  ff.); 
der  Anruf  Inferus'  an  Christum,  den  Überwinder,  hier  aber  von  Sathan 
gesprochen  (Ev.  Nie,  Pars  II,  cap.  VI  und  „Semur",  Vs.  8692—726);  end- 
lich Inferus'  Schmähungen  gegen  Sathan  (Ev.  Nie,  Pars  II,  cap.  VII), 
welche  in  der  „Passion  de  Semur"  aber  erst  nach  dem  Aufbruch 
der  Gerechten  losbrechen  (Vs.  8744—58).  — 

Das  dritte  bedeutungsvolle  Element  der  Szene  ist  besonders  für 
die  Inszenierung  und  die  Gesänge  von  Wichtigkeit.  Ich  nehme  in  diesem 
Falle  schon  die  Inszenierung  vorweg,  da  sich  an  ihr  die  dramatische 
Fortentwicklung  der  Hölleufahrtsszene  gut  zeigen  lässt.  Der  Ausgangs- 
punkt der  Darstellung  ist  Matth.  28,  2—3:  „Und  siehe,  es  geschah  ein 
grosses  Erdbeben...".  Die  Bühnenanweisung  lautet:  „Tunc  descendant 
Angeli  de  paradiso  et  veniant  ad  monumentum,  et  dicat  Michael  ad  monu- 
mentum,  genu  flexo  . . .''  (p.  169).  —  Michael  weckt  Christum  auf  und  erinnert 
ihn  an  sein  Heilswerk.  „Tunc  exiat  Anima  Christi  de  quodam  lacu  id  est 
sepulcro''   (p.  169).     Diese  Szene   ist    hervorgegangen   aus   dem    alteo 

Romanische  Forschungen  XXXII.  6Q 


946  Walter  Becker 

liturgischen  Osterspiel.  Engel,  in  weissen  Gewändern,  weckten  Christum 
auf,  indem  sie  Antiphone^)  sangen,  wie:  „Exsurge,  quare  obdormis, 
domine?"  —  „Exsurge  et  ne  repellas  in  finem'^  Der  Herr  erhob  sich 
und  antwortete*):  „Resurrexi  postquara  factus  homo,  tua  jussa  paterna 
peregi"  (Tutilo)  oder  „Ego  dormivi  et  somnium  cepi  etc." ')  — 

Hierauf  wird  Christus  mit  den  königlichen  Abzeichen  versehen  und 
gekrönt:  „Tunc  coronetur".  In  den  deutschen  Spielen  wird  er  mit  den 
„vestibus  triumphalibus"  umgeben. 

Es  folgt  die  eingeschobene  Schächerszene,  welche  auf  Ev.  Nie, 
Pars  H,  lat.  B,  cap.  VH,  beruht. 

Der  Augenblick  des  Aufbruchs  zur  Hölle  ist  da:  „Jhesus  roy  veult 
faire  guerre  a  l'ennemy''  (Vs.  8580),  Jesus  mit  den  Engeln  zieht  zur 
Unterwelt,  deren  Höllenrachen  ihm  auf  der  rechten  Seite  der  Bühne 
entgegenstarrt:  „Modo  ferat  [Cherubim]  crucem  ante  Animam  Christi, 
et  ante  eam  Michael,  et  Raphael  Stent,  unus  ad  dexteram,  alter  ad 
sinistram  cum  torcis  ardentibus,  et  cantant  himnum:  ,,Vexilla  Regia 
prodeunt"  in  eundo  ad  infernum".  Also  ein  feierlicher  Zug  nach  Art 
der  nächtlichen  Osterprozessiou,  nur  dass  hier  im  dramatischen  Spiel 
die  Antiphone:  „Vexilla  regis  .  .  ."  statt  des  „Canticum  triumphale'' 
gesungen  wird.  Auch  die  Szene  vor  den  Höllentoren  ist  bezeichnend. 
Dreimal  wiederholt  Christus  seine  Aufforderung  in  der  „Passion  de 
Semur"  (Vs.  8584  ff.,  8595  ff.,  8612),  während  die  Teufel  dreimal  ant- 
worten. Dreimal  klopft  auch  der  dranssen  Einlass  begehrende  Bischof 
bei  der  Prozession  gegen  die  Kirchentür,  und  bei  jedem  Schlage  ant- 
wortet der  innen  stehende  „Teufel".  — 

Die  Altväter  im  Limbus  stimmen  Wechselgesänge  au,  die  auch  der 
Liturgie  entstammen.  Adam  fordert  sie  auf  „grant  hoire"  zu  singen. 
, .Prima  et  secunda  Anima,  scilicet  David  et  Ysaias  dicat: 

„Kirie  leison". 

Tercia,  scilicet  Moise,  respondeat: 

„Qui  passurus  advenisti*)  propter  uos, 
Christe  leison." 


1)  Fron  in  g  a.  a.  0.  I,  p.  35. 

2)  Wilmotte  in  „Bull.  d.  1.  Classe  des  Lettres  de  l'Ao.  royale  de  Belg." 
1901,  p.  725. 

3)  Froning  a.  a.  0.  p.  32. 

4)  Vgl.  die  liturgische  Antiphone:  „Advenisti,  desiderabilis  .  .  .",  welche 
so  in  die  deutschen  Mysterien  aufgenommen  ist,  wie  überhaupt  unsere  Szene 
im  deutschen  Drama  noch  mehr  den  liturgischen  Ursprung  verrät  als  im  fran- 
zösischen; vgl.  z.  B.  im  „Alsfelder  Passionsspiel"  (Froning):  „Tunc  Salvator 
cum  angelis  faeit  processionem  ad  infernum  cantando:  Cum  rex  gloriae 
etc.  usque  „Advenisti".  —  Deinde  anime  infernales  cantant:  Advenisti  usqne 
te  nostra  .  .  .  etc." 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    947 

Prima  et  secunda,  et  Moise  iterum,  dicat; 

„Vita  in  ligno,  moriteur  Infernus, 
Et  Mors  lugens  spoliateur." 

Johannes,  Daniel,  Jeremias : 

„Kirie  leison."  (p.  171.) 

Die  Hölleutore  geben  Christo  nach:  „Modo  cadant  porte  inferni. — 
Mors,  seilicet  quartus  Diabolus,  cadat  ad  terrani;  Dens  ponat  pedem 
suum  dextrum  super  Collum  ejus,  et  dicat  . .  ."  (p.  171).  Diese  An- 
weisung entspricht  dem  Text  B  des  Ev.  Nie,  Pars  U,  cap.  VIII:  ^pe- 
demque  suum  sauctum  ei  posuit  in  gutture." 

Nach  der  Befreiung  der  Altväter  und  Propheten  behandelt  die 
nächste  Bühnenanweisung  den  Zug  aus  der  Hölle  zum  Paradiese:  „Modo 
eant  in  paradiso,  hoc  ordiue:  primo  Cherubin  cum  cruce,  secundo 
Anima  Christi,  Michael  et  Raphael,  unus  ad  dexteram,  alter  ad  sinistram, 
cum  cereis  ardentibus,  tertio  Adam  et.  due  Auime,  prima  Anima  una 
ad  dexteram,  altera  ad  sinistram  ...  Et  sie  asceudant  in  paradiso 
terrestre,  et  Anima  Christi  sedeat  in  quadam  cathedra,  et  alii  sedeant 
ad  pedes  ejus,  exceptis  Angelis  qui  stabunt  hinc  et  inde"  (p,  173). 

Es  folgen  Lobgesang  der  Engel  und  Krönung  der  Gerechten  im 
irdischen  Paradiese:  „Et  Michael  Coronet  alios  de  capellis  roseis" 
(p.  175).  Noch  ganz  im  Sinne  des  alten  liturgischen  Osterspiels  ist 
folgende  Anweisung:  „Michael  vertat  se  ad  populum  et  dicat:  Chan- 
tons, chantons,  en  melodie  .  .  ."  (p.  174).  — 

Christus  kehrt  zur  Erde  zurück,  „son  corps  reprendre",  tritt  heim- 
lich in  sein  Grab,    und  dann   erst  erfolgt  die  eigentliche  Auferstehung. 

Der  Dichter  der  „Passion  deSemur'^  schätzt  Teufelsszenen  und  realisti- 
sche Ausmalung  des  Schaurigen,  und  das  Publikum  des  15.  Jahrhunderts 
schätzt  solche  Zutaten  nicht  minder.  —  Das  Höllenpersonal  hat  sich  in 
unserer  Szene  um  einige  Mitglieder  vermehrt.  Neben  Sathan,  Inferus. 
Mors  (wie  im  Ev.  Nie.)  treten  auf:  Baucibus,  Desroy,  Lucifert  uud  die 
allegorische  Gestalt  Tempest  mit  ,.sei!t  Chevaliers  bien  appris."  Ihre 
lächerlich-prahlerischen  Reden  vor  der  Ankunft  Cbristi  finden  im  Ev. 
Nie,  Pars  II,  cap.  IV  nur  ein  schwaches  Vorbild  (Vs  8447  81).  Die 
Einzelheiten  entstammen  der  Phantasie  des  Dichters.  Die  Teufel 
brennen  vor  Begierde,  Christum  zu  martern.  Jetzt  ist  es  ihnen  schon 
eine  Wonne,  sich  die  grausamen  Qualen  aufzuzählen,  die  er  erdulden 
soll:  Baucibus  (zu  Sathan): 

„Sire,  l'ame  me  soit  rendue! 
Sire,  que  j'en  ay  cy  grant  joye ! 
Je  la  tourneray  en  la  roye, 
Je  la  uiectray  ou  piiis  d'enfert, 

60* 


948  Walter  Becker 

Je  la  vous  lieray  de  fert, 

En  gresle,  en  froidure,  en  tempeste 

Je  ly  feray  trop  male  feste, 

Je  la  tempteray  fortement.  ..."  (Vs.  8447 flf.) 

Dantescher  Geist  weht  durch  die  Schilderung  dieser  und  besonders 
der  folgenden  Schreckensszenen: 
Desroy  (zu  Sathan): 

„Sire,  baill6s  la  moy  en  mon  demaine, 

Je  ly  feray  souffrir  tel  painne, 

Tant  de  torment,  tant  de  martire 

Que  langue  ne  le  pourroit  dire. 

Je  le  pendray  de  cloux  ardans, 

Je  ly  aracheray  les  dans, 

Je  le  vous  randray  conffondu, 

Je  le  mectray  en  plonc  fondu, 

En  pugnaissie  et  en  ordure, 

Je  ly  feray  tant  de  laidure, 

C'onques  ame  n'an  souffrit  tant."  (Vs.  8458  ff.) 

Das  komische  Element  zeigt  sich  auch  schon,  wenn  auch  noch 
schüchtern,  in  den  Schmähungen  gegen  Sathan  (Vers  8744-80;  vgl. 
Motiv  10),als    Inferus  zetert: 

„Hee!  Sathanas,  tresvil,  tresors, 


Tu  nous  as  bien  le  dos  frotte. 

Trestout  chiö,  plux  vil  que  boe, 

Tu  nous  as  bien  faict  la  baboe."  (Vs.  8747  ff.) 

„Passion"  des  Eustache  Mercade  d'Arras. 

Die  „Passion"  des  Eustache  Mercade  (f  1440)  ist  das  erste  fran- 
zösische Mysterium  grossen  Stils.  Das  Riesenwerk  von  25000  Versen, 
welches  alle  späteren  Mysterienverfasser  für  ihre  Passionsdarstellungen 
beeinflusst  hat,  erfordert  nicht  weniger  als  112  Spieler  für  seine  vier 
Spieltage.  Wie  das  Ganze,  so  ist  auch  die  Episode  der  Höllenfahrt 
Christi  zu  bis  dahin  unerhörten  Dimensionen  angewachsen.  Sie  um- 
fasst  die  Verse  17557—729,  18059—231.  20300-21253.  Also  nicht 
mehr  eine  in  sich  geschlossene  Szene  haben  wir  vor  uns,  sondern  eine 
Zerlegung  in  dramatische  Episoden:  die  Höllenfahrt  selbst  wird  durch 
zwei  Episoden  in  der  Unterwelt  vorbereitet. 

In  der  ersten  Szene  (Vs.  17557 — 729)  kommt  Cerberus  schnurstracks 
von  der  Kreuzigung  Christi.  Sein  Bericht  ist  geeignet,  den  Höllen- 
beherrschern böse  Ahnungen  einzuflössen.  Als  er  und  Sathan  die 
Seele  des  frommen  Schachers  haben  entführen  wollen,  hat  es  der 
Engel  Michael  ihnen  verwehrt  mit  den  Worten,  nicht  nur  diese  Seele 
werde  gerettet,  sondern  die  ganze  Hölle  werde  durch  einen  Menschen 
geleert  werden.  — 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    949 

Der  Sturm  bricht  in  der  nächsten  Szene  los  (Vs.  18059—231.) 
Unter  fürchterlichem  Wutgeheul  bringt  Sathan  die  Bestätigung  des 
nahenden  Unheils  von  seiner  Erdfahrt  mit.  Lucifer  sucht  ihn  zu  tadeln^ 
er  habe  die  Seele  des  gefährlichen  Gegners  abfangen  müssen: 

„Tu  as  ouvr6  mauvaisement."  (Vs.  18091.) 

Und  damit  ist  Mercade  mitten  in  seinem  Elemente,  hat  er  doch 
eine  ausgesprochene  Vorliebe  für  die  „diableries",  denen  er  613  Verse 
auf  1300  der  ganzen  Höllenfahrt  einräumt.  Listig  versteht  es  Sathan, 
sich  noch  einmal  aus  der  Schlinge  zu  ziehen.  An  Ausreden  fehlt  es 
ihm  nicht.  Er  hat  alles  versucht,  um  den  Tod  Christi  zu  verhindern. 
Er  ist  der  Frau  des  „prevot"')  erschienen  (vgl.  die  Szene  Vs.  14176ff.); 
er  hat  Christum  zu  Herodes  führen  wollen,  und  endlich  hat  er  Pilatus 
selbst  versucht  („temptö").  — 

Lucifer  ist  zufrieden  gestellt  und  lässt  die  Hölle  verbarrikadieren: 

„Fnrnissiez  tres  bien  no  infer, 

Fren)ez  le  a  barrieres  de  fer 

Et  as  chaines  de  fer  ardans, 

Aux  portes  soiez  bien  gaitans, 

Qu'il  n'y  ait  fenestre  ou  pertuis 

Qui  ne  soit  pourveus  et  furnis 

De  culuvres  et  de  canons  [!], 

Et  se  de  la  pourre  n'avons 

Prendez  sorcieres  et  sorciers  . . ."  (Vs.  18165ff.) 

Wenn  diese  Verse  nur  eine  —  ausgeschmückte  —  Nachahmung 
von  Ev.  Nie,  Pars  II,  cap.  V  (vgl.  Motiv  6)  sind,  so  bringt  die  Folge 
dagegen  Neues.  Mercade  lässt  der  Satire  die  Zügel  schiessen.  Laster 
und  Lächerlichkeiten  werden  unbarmherzig  vorgenommen.  Ein  gut 
Stück  Kulturbild  —  allerdings  wenig  erfreulicher  Art  —  entrollt  sich 
vor  unseren  Augen: 

Lucifer:  „Prendez  sorcieres  et  sorciers, 
Faux  convoiteux,  faulx  usuriers, 
Larrons,  murdreux,  faulx  advocas 
Qui  contre  droit  et  par  nefas 
Ont  acquis  ceans  l'heritaige, 
Prendez,  mettez  les  au  potage, 
Car  de  telz  gens  est  bien  raison 
Qu'on  face  pourre  de  canon, 
Prendez  l'avoir  de  convoiteux 


Car  oncques  ne  voulrent  donner 
Une  aulmosne  as  povres  gens, 
Tant  fussent  nuds  et  indigens, 
Prendez  cros,  kennes,  tatiffös 


1)  D.  h.  des  Pilatus.     Vgl.  hierzu   die  Sage   der  Procula   in    der  Passion 
der  Jongleurs,  welche  Meradö  und  Greban  verwerten. 


950  Walter  Becker 

Et  plusieurs  aultres  affiques, 
DoDt  les  femmes  se  vont  parant. 
Faictes  ent  feu  der  et  ardant  .  , 


Prenclez  les  grans  estas  aussi, 
Chapperons,  cottes  a  ces  bours, 


Prendez  yvrognes  et  gloutons, 
Riiez  les  ans,  nous  le  voulons, 
Mettez  avec  eulx  les  brouvetz 
Qu'ilz  ont  mengiez  aux  cabaretz"  etc.  (Vs.  18173flf.) 

Die  eigentliche  Höllenfahrtsszene  vereinigt  viele  Züge,  welche  ihr 
die  Tradition  des  Ev-  Nie.  und  die  früheren  Passionen  liefern,  wenn- 
gleich durch  Anhäufung  der  „Teufeleien"  und  Umstellung  und  Ände- 
rung von  Motiven  das  Bild  geändert  ist  (Vs.  20300—21253). 

Gabriel  verkündet  dem  „humain  lignage"  die  nahe  Erlösung.  Diese 
Ankündigung  vertritt  den  himmlischen  Lichtstrahl  des  Ev.  Nie.  (s.  o. 
p.  39  f.).  Die  Einführung  der  Engelstimme  „empres  les  portes  d'infer" 
hat  eine  weitere  Änderung  zur  Folge:  nämlich  die  inhaltliche  Umwand- 
lung der  Reden  der  Propheten  und  Patriarchen.  Die  Klagen  und  Bitten 
der  „Resurrection  de  8aiute-Genevieve"  (die  häufig  Mercades  Vorbild 
gewesen  ist)  weichen  hier  zuversichtlicher  und  siegesfroher  Überzeugung 
nahenden  Heils: 

Adam:  „Resjöissons-nous,  mes  amis, 

NöuB  serons  temprement  remis 

Oll  lieii  de  paradis  terrestre."  (Vs.  20338—40.) 

Abhängigkeit  von  der  „Resurrection  de  Sainte-Genevieve^'  zeigt 
sich  auch  in  den  Beratschlagungen  der  Teufel  (Mercade,  Vs.  20529— 46 
und  „R6s",  Jub.  II,  p.  334)  und  in  den  Worten  Sathans  über  die  ge- 
fallenen Engel  (Mercade,  Vs.  20633-56  und  „Res",  Jub.  H,  p.  334— 6), 
mit  der  Einschränkung,  dass  Mercades  Darstellung  bedeutend  realisti- 
scher ist.      So  höhnt  z.  B.  Sathan    über  die   frohlockenden  Propheten: 

„Que  voiis  fault-il,  gent  maleuree? 

Avez  V0U8  la  feve  trouvee 

Que  vous  menez  teile  ruychon?"  (Vs,  20540—2.) 

Direkte  Beziehungen  zwischen  Mercade  einerseits  und  der  „Passion 
de  Sainte-Genevifeve"  oder  „Semur"  andererseits  kann  ich  für  die  Höllen- 
fahrtsszene nicht  nachweisen.  Allenfalls  klingt  Adams  Aufforderung, 
sich  über  das  kommende  Heil  zu  freuen  (Mercade,  Vs.  20934/5)  an  die 
Verse  8588/9  der  „Passion  de  Semur"  an. 

Alle  anderen  Anklänge  sind  wahrscheinlich  wieder  dem  Umstände 
zuzuschreiben,  dass  für  alle  Passionen  die  gemeinsame  Grundlage  das 
Ev.  Nie.  ist.  Eine  kurze  Aufzählung  der  durch  Mercade  dem  Ev.  Nie. 
entlehnten  Motive  mag  genügen: 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    951 

Die  PropliezeiiiDgen ')  Jesaias',  Simeons,  Johannes'  des  Täufers, 
Vs.  20363—451  (Ev.  Nie,  Pars  ü,  cap.  II;  s.  Motiv  2); 

die  Legende  vom  ,,Ö1  der  Barmherzigkeit'',  Vs.  20452—522  (Ev. 
Nie,  Pars  II,  cap.  III;  s.  Motiv  3); 

die  Anschauung,  dass  Sathan  den  Heiland  hat  kreuzig;en  lassen, 
Vs.  20771  ff.  (Ev.  Nie,  Pars  H,  cap.  IV); 

der  Dialog  zwischen  Christo  und  den  Teufeln,  Vs.  20899  ff.  (Ev. 
Nie.,  Pars  II,  cap.  V,  s.  Motiv  6); 

Apostrophe  Lucifers  an  Jesus,  Vs.  20956—93  (Ev.  Nie,  Pars  11, 
cap.  VI,  s.  Motiv  8;  die  Verse  20986— 93  sind  Ev.  Nie,  Pars  II,  cap.  IV 
entlehnt); 

die  Bestrafung  Sathans  und  Lucifers,  Vs.  21 007  ff.  (Ev,  Nie,  Pars  II, 
cap.  VI;  s.  Motiv  9); 

der  freundliche  Empfang  der  Gerechten  durch  Christus;  Dank- 
sagungen; Vs.  21030  21115  (Ev.  Nie,  Pars  U,  cap.  VII- VIII;  s. 
Motive  11—13); 

die  Einführung;*)  ins  Paradies,  Vs.  21116— 253  (Ev.  Nie,  Pars  U, 
cap.  IX  und  X;  s.  Motive  14—16). 

Die  Worte  Christi  an  die  Erlösten  im  Paradiese  (Vs.  21213-50) 
sind  dem  Ev.  Nie  fremd,  haben  aber  in  den  früheren  Passionen  ihre 
ersten  Ansätze.  Lyrischer  Schwung  zeichnet  sie  aus.  Schon  das 
Versmass,  Achtsilbler  mit  Viersilblern  vermischt,  weist  auf  beabsichtigten 
Effekt  hin: 

„Ca  Heu  est  nommö  paradis 
Dont  vous  fustes  privez  jadis, 
C'est  le  fleur  de  toute  leesse 
Qu  vous  n'avrez  jamais  tristesse 

Ne  desplaisir"  etc.  (Vs.  21216—20.) 

Liturgischen  Charakter  weist  die  Szene  noch  in  den  gemeinschaftlichen 
Hymnen  (p.  242—3)  auf,  welche  teils  dem  Ev.Nie  (cap.  VIII:  Exaltabo 
te  Domine"  . , .,  „Advenisti  redemptor  noster",  „Cantate  Domino  canti- 
cum  novum")  entnommen  sind,  teils  wohl  —  in  ihrem  Charakter  als 
Chorgesäuge  —  Reminiszenzen  an  die  Osterprozession  darstellen. 

Die  Teufelsszenen,  eines  der  wesentlichen  Elemente  bei  Mercade, 
wie  schon  oben  hervorgehoben  ist,  verdienen  auf  ihren  Inhalt  und  Geist 
hin  betrachtet  zu  werden. 

Die  eigentliche  Höllenfahrtsszene  beginnt  mit  der  „revue  des 
diables",  einem  sehr  beliebten  Spiel  der  mittelalterlichen  Bühne.  Häss- 


1)  In  ihnen    sind  auch  noch  Reminiszenzen   des    alten  Prophetenspiels   zu 
sehen  (s.  o.,  p.  36). 

2)  Samt  der  Episode  des  Dismas   (des  guten  Schachers),  des  Henoch  und 
Elias. 


952  Walter  Becker 

liehe  Ungeheuer  tummeln   sich  in  und  ausser  der  Hölle.    Auf  Lucifers 
Geheiss  strömen  sie  alle  herbei: 

„Diables,  diables  diables  raaudis, 

Diables  dampnös,  diables  noircis."         (Vs.  20529—30.) 
Ein  anderesraal  befiehlt  er  Sathan,  „la  grant  assemblee  des  diables 
a   une   hüee"    zu    machen   (Vs.  20801/2).      Brüllend    ertönt   Sathans 

Kommando : 

„Haha!  haha!  haha!  haha! 
Hors  ca,  de  par  le  diable,  ga! 


Cerbere,  Astaroth,  Bnrgibus 

Diables  cou^s,  diables  cornus, 

Venez  ga  tous,  diables  d'infer."  (Vs.  20810  flf.) 

Ein  drittes  Mal  fragt  Lucifer  nach  dem  Rest  seiner  Mannschaft, 
nach  „Urbant,  Tantalus,  Bufar,  Nazar  et  Fernagus,  Erroiiillart,  Kifflart 
et  Dentart,  Fouant,  Zaroes  et  Frougnart,  Gombaut  le  maistre  des 
diablesses"  (Vs.  20882  ff.). 

Ein  buntes  Gewimmel  von  Namen,  teils  der  klassischen  Mythologie, 
teils  der  Bibel  entlehnt  oder  auch  —  mit  sinnvoller  oder  sinnloser 
Bedeutung  —  selbst  gebildet.  Grobe  Beleidigungen,  fürchterliche 
Drohungen,  das  ist  der  Verkehrston  untereinander;  Lucifer: 

„Venez  avant,  faulse  merdaille"  (Vs.  20531  flf.). 

Die  Teufel  antworten  ihrem  Obersten  ganz  in  derselben  Weise. 

Die  Einfachheit  der  alten  religiösen  Spiele  und  frühen  Mysterien 
liegt  weit  hinter  uns.  Das  Volk  will  sich  amüsieren.  Mit  Gefühlen, 
aus  Freude  und  Schrecken  gemischt,  folgt  es  dem  grotesken  Spiel  der 
Teufel,  das  in  Wut  und  Streit  (vgl.  Grebau,  Vs.  20591  tf.),  oft  auch 
in  einer  wüsten  Schlägerei  auf  der  Bühne,  erst  die  allseitig  befriedigende 
Lösung  findet.  Wie  schon  betont,  bietet  das  Ev.  Nie.  bereits  Keime  zu 
solchen  Szenen;  dort  rühmt  sich  Sathan  seiner  Heldentat,  der  Kreuzigung 
Christi,  und  zieht  sich  die  bittersten  Vorwürfe  Inferus'  zu.  Bei  Mercade 
sind  die  Gegensätze  realistisch  verschärft.  Sathans  Prahlereien  ver- 
wandeln sich  in  ebenso  viele  drohende  Anklagen  seiner  Genossen  (s. 
schon  die  Szene  Vs.  18059  ff.).  Eine  gründliche  Tracht  Prügel  ist  die 
Folge;  vgl.  Cerberes  Worte  an  Sathan: 

„Tu  seras  plus  battu  que  plastre 

Sur  teste,  sur  dos  et  sur  bras  .  .  ."  (Vs.  20681  flf.) 

und  Sathans  Schmerzensrufe  post  eventum: 

„Ahors!  j'ay  la  teste  espautree! 

Larrons,  murdreux,  tenez  vos  quoys".  (Vs.  20785/6.) 

Sathan  selbst  nimmt  ein  böses  Ende.  Christus  stürzt  ihn  in  das 
„parfont  d'infer".  Der  arme  Teufel!  Fast  könnte  man  Mitleid  mit 
dem  betrogenen  Betrüger   haben.    Doch  das  mittelalterliche  Publikum 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    953 

empfindet  Schadenfreude  und  wohltuende  Befreiung  von  innerer  Spannung 
und  Angst  bei  diesem  Anblick.  In  allen  möglichen  Variationen  kehrt 
das  Thema  vom  „betrogenen  Teufel''  in  den  mittelalterlichen  Literaturen 
wieder. 

Eine  Nebenfigur  hat  Sathan  in  dem  prahlerischen  Flachault,  der 
in  bramarbasierendem  Tone  schreit: 

„Tons  11  diables  se  puissent  pendre 

Tout  au  plus  haut  gibet  d'infer, 

S'il  vient,  se  d'un  gravet  de  fer 

Je  ne  lui  eft'oudre  la  pance".  (Vs.  20851 — 54). 

Doch  sein  Mut  und  sein  Eisenhaken  helfen  ihm  nichts:  Christus 
schlägt  die  Hölleutore  nieder  und  sperrt  das  ganze  Gezücht  auf  ewig 
in  seine  eigene  Hölle  ein. 

„Passion"  des  Arnoul  Greban. 

Wenn  der  gelehrte  Dichter  Arnoul  Greban  sich  rühmt,  kein  ;,apo- 
cryphe'^  in  sein  „Mystere  de  la  Passion",  das  Meisterwerk  aller  Passionen 
(verfasst  1452),  aufgenommen  zu  haben,  so  dürfen  wir  ihn  nicht  beim 
Worte  nehmen.  Wir  wissen  und  Greban  wusste  es  nicht  minder,  dass 
die  ganze  Höllenfahrtsszene  apokryphen i)  Ursprungs  ist. 

Greban  geht  häufig  auf  die  ursprüngliche  Quelle,  das  Ev.  Nie,  zu- 
rück, wie  z.  B.  das  lateinische  Zitat  in  der  Rede  S.  Jehan  Baptistes 
zeigt:  „Agnus  Dei  ...  tu  tollis  peccata  mundi",  Vs.  26306/8  (vgl.  Ev. 
Nie,  Pars  H,  cap.  Hg),  wie  auch  die  Szene  „Attolite  portas  .  .  ."  zeigt. 
In  diesem,  auf  seine  einfachste,  lateinische  Form  reduzierten  Wechsel- 
gespräch zwischen  Christo  und  den  Seelen  des  Limbus  macht  sich  auch 
wohl  noch  Einfluss  der  Osterprozession  geltend.  Auch  die  Bühnenan- 
weisung „Tcy  doivent  cheoir  les  portes  quand  Jhesus  frappera  sa 
croix  encontre"  (Greban,  p.  342)  erinnert  an  das  Klopfen  des  Bischofs 
gegen  die  Kirchentür. 

Das  Hauptcharakteristikum  für  Grebans  Quellen  ist  seine  Abhängigkeit 
von  Mercade.  Das  Verhältnis  zu  dessen  „Passion"  im  ganzen  ist  von 
Roy  ^)  und  Richard*)  kurz  behandelt  worden.  Eine  Bemerkung  Richards 
allgemeiner  Art  hebt  zutreffend  die  Schwierigkeiten  solcher  Abhängig- 
keitsuntersuchungen hervor,  auf  die  wir  auch  schon  gestossen  sind: 
„L'identite  des  sitiiations  et  des  sentiments  resultant  de  dounees  fournies 
par  les  memes  sources,  devait  amener  eutre  ces  drames  des  approche- 
ments   forces,    des   concordances  de  pensöes,   peut-etre    d'expression". 


1)  Die   Verwendung    anderer    apokrypher   Legenden    weist  Roy  a.  a.  0. 
p.  276  nach, 

2)  Roy  a.  a.  0.  p.  276. 

3)  Richard  a.  a.  0.  p.  XII/XIII. 


954  Walter  Becker 

Ausser  den  drei  anDähernden,  textlichen  Übereinstimmungen,  welche 
Richard  für  andere  Szenen  aufführt,  möchte  ich  für  die  Höllenfahrts- 
szene zwei  Parallelen  erwähnen,  die  allerdings  auch  nicht  ganz  über- 
zeugend sind: 

Mercadö:  Greban: 

Jhesns  zu  den  diables:  L'Esperit  Jhesus  zu  Sathan; 

„  .  .  .  et  si  en  menray  „longtemps  as  icy  detenue 

Malgre  vous  tout  rbumain  lignage  humaine  lignee  enfermee, 

Que  vous  tenez  en  vo  servage  .  .  ."  qui  par  moy  sera  deffermee 

(Vs,  20915 — 17.)  maugre  toy  sans  riens  empescher". 

(Vs.  26262—65.) 
ib.  ib. 

Jhesus:  L'Esperit  Jhesus: 

„Adam  ma  paix  soit  en  tous  temps  „Adam,  amis,  paix  aoit  o  toy 

Sur  toy  et  sur  tous  tes  enfans."  et  tous  tes  filz  justes  et  bons". 

(Vs.  21038/9.)  (Vs.  26283/4.) 

doch  vgl.  auch  Ev.  Nie,  Pars  II,  cap.  VIII. 

Wenn  Greban  auch  in  der  Hüllenfahrtsszene  auf  Mercade  fusst,  so 
wird  der  Mangel  an  Originalität  durch  sein  reiches  dramatisches  Talent 
in  der  Behandlung  des  Stoffes  wieder  wett  gemacht.  Was  epischen 
Charakter  bei  seinem  Vorgänger  hat,  wird  bei  Greban  dramatische 
Episode,  z  B.  Sathans  Lauern  am  Kreuze  Christi  (Vs.  25026— 65);  sein 
Versuch,  Christi  Seele  zu  fangen  (Vs.  26006—19).  — 

Die  Höllenfahrtsszene  selbst  zeigt  straffe  und  wohldurchdachte 
Komposition  und  vermeidet  die  ermüdenden  Längen  Mercadös.  Un- 
wesentliches ist  ausgelassen,  z.  B.  die  Sage  vom  „Ol  der  Barmherzig- 
keit" (lang  und  breit  behandelt  bei  Mercade,  Vs.  20452—522). 

Folgende  Motive  verwendet  Greban  für  die  engere  Höllenfahrts- 
szene, die  nur  aus  202  Versen  besteht:  Verteidigungsmassregeln  der 
Teufel;  Christus  vor  den  Toren  und  Dialog'):  „Altolite  portas  .  .  ."• 
—  Einzug  in  die  Hölle  und  Bestrafung  der  Teufel.  —  Lobgesänge 
der  Befreiten")  —  Verzweiflung  der  Dämonen  (vgl.  die  Motive  5—7, 
9-15). 


1)  Eine  unlogische  Änderung  lässt  Greban  dadurch  eintreten,  dass  er  die 
aus  dem  Ev.  Nie.  und  allen  französischen  Passionen  bekannte  Frage  der  Teufel: 
„Quis  est  iste  rex  gloriae '?"  den  „Arnes  du  Limbe"  in  den  Mund  legt.  Diese 
aus  fingierter  Unwissenheit  gestellte  Frage  darf  nur  von  dem  Teufel  ausgesprochen 
werden.  — 

2)  Es  sind:  Adam,  Eve,  S.  Jehan  Baptiste,  David,  Ysaie,  Ezechiel,  Jhe- 
remie. 

Bei  Mercade:  Adam,  Eve,  S.  Jehau  Baptiste,  Ysaye,  Jheremie,  David  und 
Symeon,  Seth.  — 

Einige  Personen  kehren  in  den  französischen  Passionen  immer  wieder: 
Adam,  Eva,  Johannes  d.  T.,  David,  Jesaias.    Im  übrigen  lässt  die  Bezeichnung 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösiscben  Literatur    955 

Den  endgültigen  Abschlnss  hat  die  Höllenfahrt  Christi  bei  Greban 
in  der  Himmelfahrt,  an  welcher  auch  die  Patriarchen^)  teilnehmen 
(Vs.  32785—947,  Bühnenanweisung  p.  433,  Vs.  33252—88).  Nach  den 
früher  dem  Bonaventura  zugeschriebenen  ,.Meditationes"'^)  (ca]).  97)  fährt 
Christus  mit  den  Patriarchen  gen  Himmel,  öffnet  das  Tor  des  Paradieses, 
kniet  vor  Gott  nieder  und  übergibt  ihm  die  Patriarchen,  seine  Freunde. 
In  dieser  Form  ist  die  Szene  in  die  Mysterien  eingedrungen,  und  vom 
Mysterium  hat  das  Motiv  in  etwas  veränderter  Gestalt  seinen  Weg  in 
die  bildende  Kunst  gefunden  (s.  u.  p.  71  A.  1  u.  4). 

Die  eigentliche  Überlegenheit  Grebans  seinen  sämtlichen  Vorgängern 
gegenüber  ist  innerlicher  Art:  die  Überzeugung  einer  in  ihrer  Art 
grossartigen  Weltanschauung,  die  auch  im  Rahmen  unserer  Höllenfahrts- 
szene zum  Ausdruck  kommt.  Der  Philosoph  der  „Resurrection  de 
Sainte-Genevieve"  kommt  ihm  darin  am  nächsten.  In  den  Klagen 
Adams  und  Evas  hat  sich  Greban  auch  inhaltlich  an  diesen  (Jub.  II, 
p.  332)  angeschlossen.  Gott- Vater  selbst  sieht  vom  Thron  des  himm- 
lischen Paradieses  herab  die  Leiden  des  „gendre  humain  ou  limbe 
forclos  et  latent"  und  sendet  seinen  Engel  Michael  als  Verkünder  des 
nahenden  Heils  hinab  (Vs.  23204—41).  Vom  Himmel  zur  Hölle  geht 
die  Handlung.  Die  Gefangenen')  vernehmen  hier  die  tröstende  Stimme, 
ohne  dass  die  Zuschauer  den  Engel  sehen  und  hören.  Aus  der  Hölle 
wird  der  Zuschauer  zur  Erde  geführt,  wo  Sathan,  der  Höllenbote,  schon 
bei  dem  Gedanken  frohlockt,  das  seinen  Ränken  Christus  bald  zum 
Opfer  fällt: 

„J'ay  tout  gaignö,  j'ay  tont  gaigne".  (Vs.  23342—59.) 

Von  dort  kehrt  er  zur  Hölle  zurück,  um  unmittelbar  darauf  auf 
der  Erde  in  Proculas  Schlafzimmer  zu  erscheinen,  auf  Lucifers  Geheiss. 
So  spinnen  sich  unaufhörlich  die  Fäden  durch  die  drei  Reiche  mittel- 
alterlicher Weltanschauung:  durch  Himmel,  Hölle  und  Erde. 

Niemand  hatte  vor  Greban  die  dramatische  Kunst  in  solchem  Masse 
beherrscht,  niemand  hatte  seinem  Werke  solche  Tiefe  gegeben.  Eine 
beabsichtigte  Wirkung  ist  auch  in  der  unmittelbaren  Anreihung  der 
Höllenfahrt  Christi  an  die  schmerzensreiche  Kreuziguugsszene  zu  sehen. 
Eben  noch   schwerstes  Leiden,  jetzt  höchster  Triumph.     Damit  nimmt 


des  Ev.  Nie,  Pars  II,  cap.  III  und  passim:  „patriarchae  omiies  et  prophetae" 
und  ,,omne8  sancti"  der  Phantasie  grossen  Spielraum.  Mit  Namen  erwähnt  das 
Ev.  Nie:  Adam,  Seth,  Simeon,  Leucius  und  Karinus,  Jesaias,  David,  Michaeas, 
Habacuc. 

1)  S.  a.  im  Anhang  die  Inszenierung  der  dem  Jean  Michel  zugeschriebenen 
„Resurrection". 

2)  S.  Male  a.  a.  0.  p.  104. 

3)  Greban   liebt   lyrische  Einlagen,    s.  z.  B.    den  Lobgesang   der  Seelen: 
„Menons  feste  .  .  ."  (Vs.  23254  flf.) 


956  Walter  Becker 

unsere  Szene  eine  aussergewöhnliche  Stellung  ein,  nämlich  noch  vor 
der  GrabhUter-  und  Longinusszene^).  Von  neuem  ziehen  wir  mit  Christo 
zur  Hölle,  wo  unser  kleines  Drama  mit  der  Befreiung  der  Gerechten 
und  Knechtung  der  Teufel  sein  Ende  erreicht.  Ewige  Gerechtigkeit 
und  Gnade  triumphieren.  —  Trotz  ihrer  Erhabenheit  kann  man  Grebans 
Weltanschauung  doch  nicht  im  wahrsten  Sinne  sittlich  nennen. 
Fatalistische  Gewalten  spielen  eine  zu  grosse  Rolle,  die  Selbstbestim- 
mung des  Menschen  leidet  darunter.  —  Doch  was  Innigkeit  der  Emp- 
findung augeht,  so  weht  schon  eine  Vorahnung  Dürerschen  Geistes 
durch  Grebans  Szene.  Wahre  Tiefe  und  reine  Menschlichkeit  hat  Dürer 
selbst  erst  (in  seineu  beiden  Holzschnittpassionen  und  in  der  Kupfer- 
stichpassiou)  hineingetragen.  Trotz  der  göttlichen  Glorie  spricht  aus 
Haltung  und  Miene  des  sich  niederbeugenden  Erlösers  ein  so  tief 
empfundenes,  menschliches  Erbarmen,  wie  es  nur  ein  Künstler  wie 
Dürer  ausdrücken  kann.  Auch  bilden  hinter  Christo  Adam  und  Eva, 
aneinandergeschmiegt,  Blick  in  Blick  versenkt,  eine  wohltuende  Gruppe 
des  Friedens;  für  Beschuldigungsszenen,  wie  sie  der  „Fanuel"  bietet 
(s.  0.  p.  24),  hat  das  menschliche  Empfinden  Dürers  keinen  Platz. 

Beziehungen  zwischen  den  Teufelsszeuen  der  einzelnen  Dichter 
suchen  zu  wollen,  wäre  fruchtlose  Arbeit.  Die  ernsten  Motive,  welche 
das  Ev.  Nie.  liefert,  lassen  sich  natürlich  immer  feststellen.  So  ent- 
spricht die  Szene  zwischen  Lucifer  und  seinen  Untertanen  (Vs.  23270 
bis  334)  dem  alten  Dialog  zwischen  Satan  und  Inferus;  aber  ein 
anderer  Ton  spricht  jetzt  aus  den  Reden,  so  wenn  Fergalus  prahlerisch 

schreit: 

„Je  ne  le  crains  pas  deux  deniers".  (Vs.  23324.) 

Die  anderen  Teufelsszenen  sind  durch  Tradition,  persönlichen  und 
Zeitgeschmack  bestimmt.  Groteske  und  realistische  Züge  nehmen  mehr 
und  mehr  zu. 

Ein  wunderbarer  Realismus  spricht  aus  der  Szene,  wie  Sathan  um 
Christi  Kreuz  schleicht,  um  die  Seele  zu  fangen.  Sieht  mau  ihn  nicht 
gierig  lauern,  als  er  seinen  Plan  entwickelt: 

„  .  .  .  me  tendray  icy  reppost 

autour  de  ceste  croix  maudite 

pour  veoir  la  fin  et  la  conduite 

que  ce  Jhesus  cy  sortira-, 

et  quand  son  ame  partira, 

se  je  puis  asseoir  aus  ma  pate, 

eile  s'en  vendra  lasse  et  matte 

avec  moy  au  puis  tenebreux".  (Vs.  25058—65.) 


1)  Longinus  wird  durch  das  aus  Christi  Seitenwunde  tropfende  Blut  wieder 
sehend. 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    957 

Nach  dem  Abzug  der  befreiten  Patriarchen  und  Propheten  gibt 
Greban  eine  Szene  voll  massloser,  teuflischer  Wut  (nach  dem  bedeutend 
gemässigteren  Vorbild  des  Ev.  Nie,  Pars  II,  cap.  VII).  Aber  —  höchst 
bezeichnend  —  es  schleicht  sich  in  diese  Szene  der  höchsten,  ent- 
fesselten Leidenschaft  die  reinste  Possenreisserei,  wenn  Lucifer  sich  an 
Sathan  verendet: 

„Passe  9a,  Sathan. 
Sathan: 

Je  ne  puis: 
le  haiilt  braire  ne  vous  y  vault: 
Je  suis  tii6  ou  peu  s'en  fault; 
plus  ne  remue  pie  ne  teste. 

Lucifer: 
Dragon')  pourry,  puante  beste, 
serpent  hideux,  vieulx  cocodrille, 
ta  sobstance  puant  et  ville 
ne  mourra  pas  si  doulcement: 
vien  tost. 

Sathan: 
Je  ne  puis  aultrement, 
encore  vois  je  trop  en  haste. 
Lucifer : 
Pourquoy  ? 

Sathan: 
Je  cloche  d'une  pate: 
a  peu  me  puis  je  remouvoir. 
Helas! 

Lucifer: 
Fergalus,  dit  il  voir? 
cloche  il  si  fort  qu'il  va  haant? 

Fergnlas : 
Nennin,  nies  il  fait  le  trnant, 
si  tres  bien  que  c'est  grand  piti6."  (Vs.  26  379—94.) 

Am  Ende  der  Höllenfahrtsszene  fügt  Greban  ein  den  früheren  Pas- 
sionen^) fremdes  Motiv  hinzu.  Um  der  entvölkerten  Hölle  wieder  neue 
Bewohner  zuzuführen,  wird  Sathan  entsandt,  die  Seelen  der  beiden 
Schacher  zu  holen.  Dieses  Herbeischleppen*)  einzelner  „armer  Seelen'' 
ist  ein  beliebtes  Spiel  der  mittelalterlicher  Bühne. 


1)  Vgl.  die  bei  Mercade  (s.  0.  p.  56)  gegebene  Bemerkung  über  die  Unter- 
haltungsart der  Teufel. 

2)  Mit  Ausnahme  der  „Passion  de  S6mur'',  in  der  das  Motiv  durch  die 
Worte  des  „Tempest"  angedeutet  ist.  (Vs.  8760  if.) 

3)  Bekannt  sind  die  Szenen  auf  der  mittelalterlichen  Bühne,  in  denen  die 
Satire  trimphiert.  Wohlbekannte  Typen  der  Stadt,  der  Wucherer,  der  Geizige, 
der  Heuchler  u.  s.  w.  werden  von  den  Teufeln  in  die  Hölle  gezerrt. 


958  Walter  Becker 


Passion^  des  Jean  Michel. 


Da  mir  der  ganze  Text  der  HöUenfahrtsszene  iu  der  Jean  Michel- 
schen  „Passion"  nicht  vorliegt,  muss  ich  mich  auf  einige  kurze  Be- 
merkungen beschränken;  und  kann  es  auch,  da  die  ganze  „Passion" 
(und  mit  ihr  unsere  Szene)  durchaus  nichts  Neues  bietet,  sondern  nur 
eine,  wenn  auch  ausserordentlich  belieble  Umarbeitung  des  Greban- 
schen  Werkes  ist.  Die  Szene  ^j  vor  den  Höllentoren  entspricht  fast 
wörtlich  der  bei  Greban.  Doch  hat  Jean  Michel  nicht  die  Inkonsequenz 
Grebans,  vielmehr  lässt  er  im  Anschluss  an  die  alte  Tradition  die 
Frage:  „Qui  est  ce  roy  dont  uous  exortes?"  durch  die  Teufel  und  nicht 
durch  die  „Arnes  du  Limbe"  stellen.  Burlesk-komische  Züge^j  sind 
bei  ihm  auch  oft  zur  Hauptsache  geworden. 

Die  dem  Jean  Michel  irrtümlich  zugeschriebene  „Resurrection". 

Die  Linibusszene  in  der  dem  Jean  MicheP)  fälschlich  zuge- 
schriebenen „Kesurrection"  weicht  nach  den  mir  zugänglichen  Aus- 
zügen*) etwas  von  der  bekannten  Gestaltung  ab.  Die  Verwendung  ein- 
zelner Motive  aus  dem  sonst  weniger  benutzten  Text  B  des  Ev.  Nie., 
Pars  U  ist  für  uns  von  Interesse:  der  Hinabstieg  des  guten  Schachers 
mit  Christo  zur  Hölle  (vgl.  Text  B,  cap.  YH)  und  die  Fesselung  und 
der  Sturz  Sathans  in  den  „puits  denfer"  (vgl.  Text  B,  cap.  VIH:  „eum 
elisit  in  tartarum"). 

Die  Einzelheiten  der  Inszenierung  sind  im  Anhang  behandelt. 

Eine  im  Grunde  unwesentliche  Änderung  hat  ihren  Anlass  in  In- 
szenierungsrücksichten. Christus  verharrt  im  Limbus  „tant  que  ceux 
qui  s'ensuivent  (Cayphas  und  les  Juifs)  aient  parle." 

Die  Höllenfahrt  Christi  im  Mysterium  des  16.  Jahrhunderts. 

Das  Schicksal  unserer  Legende  im  16.  Jahrhundert  ist  für  die 
vorliegende  Studie  nicht  von  grossem  Interesse,  ganz  abgesehen  davon, 
dass  mir  die  betreffenden  Texte  nicht  vorliegen. 

Die  innere  Entwicklung  der  Höllenfahrtsszene  ist  abgeschlossen, 
wie  die  der  ganzen  Passion.  Sind  doch  die  Passionen  des  16.  Jahr- 
hunderts nur  Verschmelzungen  und  Umarbeitungen  der  Werke  Mercades, 
Grebans  und  Jean  Michels.  Grosses  Kompilationstalent,  Mangel  an 
Originalität;  Entartung  im  Stoff  geben  dem  sterbenden  religiösen  Drama 
das  Gepräge.    Man  glaubt,  einen  nie  erreichten  Höhepunkt  erklommen 


1)  S.  die  Auszüge  bei  Wülker  a.  a.  0.  p.  93/4. 

2)  S.  Roinania  XXXV,  p.  374  und  Roy  a.  a.  0.  p.  295 flf. 

3)  S.  darüber  Roj^  a.  a.  0.  p.  271  imdMaccon  (in  Bull,  du  Biblioph.  1898, 
p.  329  ff.),  dazu  Romania  XXVII,  p.  623. 

4)  Parfait  a.  a.  0.  vol.  II  undP.Paris  (in  Ac.  d.  J.  etB.L.  V,  p.  103flF.). 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    959 

ZU  haben  —  und  lebt  von  der  Grösse  vergangener  Zeiten.  Äusserer 
Glanz,  innerer  Verfall ;  auch  hier  ist  die  Kunst  ein  Spiegel  des  Lebens. 
Der  Parlamentsbeschluss  von  1548  verbietet  endlich  die  Aufführung 
der  Mysterien,  weil  sie  das  Geheiligte  profanieren.  Schon  lange  haben 
sie  —  und  das  Beispiel  der  Hölieufahrtsszene  hat  es  gelehrt  —  ihren 
ernsten  und  würdevollen  Charakter  verloren. 

In  folgendem  gebe  ich  eine  kurze  Übersicht  der  Mysterien;  in 
welche  die  Höllenfahrtsszene  eingeflochten  gewesen  ist: 

1.  ms.  de  Troyes  2282,  das  einen  grossen  biblischen  Zyklus  ent- 
hält, ausserdem  das  Werk  Grebans  (Petit  de  JuUeville  „Les  Mystferes" 
n,  p.  411  ff.). 

2.  ms.  B.  N.  904,  enthält  Creatlon,  Passion,  Resurrection;  fol.  213/4: 
Limbus  (Petit  de  JuUeville  II,  p.  418  ff.). 

3.  Die  zwei  verschiedenen  Passionen  von  Valenciennes: 

a)  ms.  421.  Bibl.  Valenc;  Passion  in  20  Tagen,  am  15.  Tage  die 
Höllenfahrt  Christ  (Petit  de  JuUeville  II,  p.  428 ff.). 

b)  ms.  B.  N.;  25  Tage  (Petit  de  JuUeville  U,  422  ff.). 

4.  Eine  grosse  Passion  von  1507,  in  Paris  aufgeführt.  Sie  ist 
eine  Verschmelzung  der  Texte  Grebans  und  Jean  Michels. 

5.  Nicht  als  dramatische  Szene,  sondern  als  epischen  Nachklang 
verwertet  der  Verfasser  des  „Mystere  des  Actes  des  Apotres"*)  die 
Höllenfahrt  Christi.  Am  ersten  Spieltage  sind  alle  Teufel  zum  Hat 
vereinigt.    Lucifer  erinnert  sie  an  den  Triumphzug  Christi  in  die  Hölle: 

,,De  nos  infers  vint  les  portes  briser 

Et  tellenaent  par  force  debriser 

Qne  maulgrö  vous  il  en  mena  les  peres 

Ja  de  long  temps  euclos  eu  noz  repaires 

Et  enfermez  aux  manoirs  infernaulx 

Des  deux  larrons  .  .  . 

L'ung  nous  osta  .  .  .'*  (fol.  IV.) 


8chlu88. 

Vom  reinen  Symbolismus  der  gnostischen  Lehre  ist  die  Höllenfahrt 
Christi  ausgegangen.  Die  Auffassung^)  von  ihr  hat  im  Lauf  der  Jahrhunderte 
eine  völlige,  innere  Umwandlung  erfahren.  Schon  die  Kirchenväter 
geben  der  gnostischen  Erzählung  vielfach  eine  wörtliche  Deutung.    Die 


1)  „Mystere  des  Actes  des  Apötres",  Paris  1537. 

2)  Einen  analogen  Verlauf  nimmt  die  Darstellung  der  Höllenfahrt  Christi 
in  der  bildenden  Kunst;  ich  kann  nur  kurz  darauf  eingehen.  In  den  frühesten 
Darstellungen   sehwebt  Christus    in    der  Mandorla,   mit    dem   Kreuzbanner  be- 


960  Walter  Becker 

■»• 

Dichter  des  Mittelalters  schreiten  auf  dieser  Bahn  fort  und  schmücken 
die  Sage  mit  allem^  der  mittelalterlichen  Phantasie  zu  Gebote  stehen- 
dem Realismus  aus.  Symbolischen  Charakter  trägt  aber  noch  die  nächt- 
liche Osterprozession  der  Kirche.  Im  Mysterium  dagegen  verschwindet') 
alles  Symbolische.  Die  Bühnendarstellung  richtet  sich  an  Auge  und 
Ohr  der  Zuschauer.  Am  besten  tritt  der  Realismus  in  der  Inszenierung 
zutage.    Hier  hat  er  seinen  Höhepunkt  erreicht  (s.  Anhang!). 

Wenn  Sainte-Beuve  *)  dem  alten  französischen  Theater  vorwirft,  es 
biete  keine  dramatische  Schönheit  irgend  welcher  Art,  so  genügt  allein 
die  Höllenfahrt,  um  seine  Behauptung  zu  entkräftigen.  Im  Gegenteil, 
die  dramatische  Kunst  steht  auf  einer  verhältnismässig  hohen  Stufe, 
wenn  auch  der  naive  Realismus  oft  unserm  modernen  Empfinden  nicht 
mehr  entspricht. 

Der  wirkliche  —  innere  —  Fehler  des  mittelalterlichen  Theaters 
liegt  anderswo :  es  ist  der  Mangel  an  Idealismus,  Welch  elendes  Ge- 
schöpf ist  der  Mensch!  Ränke  der  Teufel,  göttliche  Gnade,  das  sind 
die  Pole,  zwischen  denen  sein  Leben  haltlos  hin-  und  herschwankt. 


waffnet,  zu  den  seiner  harrenden  Gerechten  hinab.  Diese  transzendentale 
Auffassung  weicht  bald  einer  mehr  realistischen:  Christus  beugt  sich  zu  Adam, 
dem  Anführer  der  Patriarchen,  hernieder  und  fasst  seine  Hand.  Er  tritt  die 
Tore  der  Hölle  —  und  oft  auch  den  Teufel  —  mit  Füssen.  Beispiele  sind 
zahlreich.  — 

Ein  neuer  Typ  ist  der  Höllenrachen  der  französisch-englischen  Miniaturen 
des  12,  und  13.  Jahrhunderts.  Um  dieselbe  Zeit  auch  wird  die  Hölle  als  Burg 
oder  Felsenhöhle  dargestellt. 

Auch  scholastisch-mystische  Züge  mischeu  sich  ein :  Der  untere  Arm  des 
„lebenden  Kreuzes"  hämmert  auf  die  Hölle  los  (s,  P,  Weber.  ,, Geistliches  Schau- 
spiel und  kirchliche  Kunst",  Stuttgart  1894,  p,  116tf.), 

Realistische  Details  mehren  sich  von  nun  an:  spukhafte  Teufelsgestalten, 
Öfen,  in  denen  Seelen  schmoren  u.  s.  w.  Komische  Züge  treten  hinzu:  der  Teufel 
liegt  jämmerlich  gequetscht  unter  dem  Tore,  oder  er  sucht  einen  der  Gerechten 
festzuhalten;  des  Teufels  Grossmutter,  ein  scheussliches  Ungeheuer  mit  Hänge- 
brüsten, erscheint.  — 

An  der  Hand  der  Höllenfahrt  Christi  Hessen  sich  interessante  Schlag- 
lichter auf  das  schwierige  Problem  der  Beeinflussung  der  darstellenden  Künste 
durch  die  Mysterien  werfen  (vgl.  die  Abhandlungen  von  Meyer  und  Male),  doch 
muss  eine  solche  Untersuchung  einem  Kunsthistoriker  überlassen  werden. 

1)  Die  Kreuzigung  und  Auferstehung  müssen  eine  ähnliche  Umwandlung 
erleiden  (s.  Cohen  a.  a.  0.  p.  272). 

2)  Sainte-Beuve,  „Tableau  de  la  poösie  frgse,  au  XVI«  siöcle",  p.  182. 


II 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    961 

Anhang. 
Die  Inszenierung  der  Höllenfahrt  Christi. 

Wie  die  Inszenieruug  die  causa  movens  des  mittelalterlichen 
Mysterientbeaters  ist,  wie  ihr  der  materialistische  Sinn  des  Mittelalters 
zu  erstaunlicher  Höhe  verhilft  —  auf  Kosten  des  Reichtums  an  innerer 
Handlung  und  psychologischer  Motivierung  —  das  hat  Cohen  glänzend 
dargetan. 

Geheimnisse,  Rätsel  gibt  es  für  die  mittelalterliche  Bühne  nicht 
mehr.  Die  Greuel  der  Hölle,  die  Wonnen  des  Paradieses,  das  wechsel- 
volle irdische  Leben  inmitten,  alles  zeigt  sie  dem  Zuschauer  wie  in 
einem  grossen  Gemälde^).  Die  Räumlichkeiten  der  Bühne,  die  „man 
sions"  oder  „estages"*),  sind  alle  nebeneinander  sichtbar,  nach  vorne 
geöffnet;  oft  laufen  sogar  zwei  Handlungen  gleichzeitig  parallel  neben- 
einander her.  Auf  dem  „champ",  dem  grossen  Bühnenraum  vor  den 
„mausions",  ziehen  die  Darsteller  von  eiuer  Ortlichkeit  zur  anderen. 
Tritt  ein  Schauspieler  für  eine  Zeit  ausser  Tätigkeit,  so  begibt  er  sich 
in  seine  „mansion"  und  zieht  den  Vorhang  vor. 

Die  Hölle')  befindet  sich  auf  der  vorderen  Bühne*),  dem  „champ", 

1)  Die  Bretter  bedeuten   für  ihn  im  wahrsten  Sinne  des  Wortes  die  Welt. 

2)  „Tout  cest  estage"  (=  Hölle)  in  Passion  de  Sainte-Gen.  Jub.  II,  p.  290. 

3)  Im  Vergleich  zu  der  „Resurrection"  bieten  die  anderen  Mysterien  nicht 
viele  Anhaltspunkte  für  unseren  Zweck  :  hier  und  da  einige  Bühnenanweisungen; 
das  andere  muss  man  aus  dem  Texte  schliessen.  Und  da  ist  natürlich  grösste 
Vorsicht  geboten;  weiss  man  doch  nicht,  was  in  Wirklichkeit  dargestellt  wird 
und  was  der  Phantasie  des  Dichters  entspringt.  — 

Die  „portes"  und  die  „huis"  der  Hölle  spielen  eine  grosse  Rolle  Passion 
de  Sainte-Gen.  Jub.  H,  p.  290.  —  Mercad6  20875  ff.  —  Greban  26230  ff. 

Dass  die  Gerechten  im  „limbe"  schmachten,  wird  wiederholt  betont:  In  der 
Res.  de  Sainte-Gen.  bricht  Christus  auf  „devers  une  partie  qui  limbe  est  appellee 
et  dicte"  (Jub.  II,  p.  329).  Eine  Bübnenanweisung  bei  Greban  (p.  303)  bezeichnet 
den  Aufenthaltsort  Adams  und  seiner  Gefährten  als  „limbe".  Der  Limbus  nimmt 
einen  besonderen  Platz  neben  der  Hölle  ein  (s.  u.  p.  69f.).  — 

Ferner  ist  die  Rede  vom  „parfont  d'infer"  (Mercad6  21012),  in  dem  die  Teufel 
durch  Christo  eingeschlossen  werden.  Anspielung  auf  diesen  Teil  der  Hölle  bei 
Greban:  „il  demeure  encore  a  foison 

de  dampnös  en  notre  maison 

au  fons  de  nostre  enffer  la  bas."  (Vs.  26364ff.) 

Mercade  spricht  vom  „donjon  principal"  (20892).  — 
Die  Namen  der  Hölle  sind  teils  recht  bezeichnend: 
Palais  diabolicque  (Mercadö  20898). 
Chartre  hideux  (Greban  25052). 
Puis  tenebreux  (ib.  25066). 
Fontaine  de  Tartarus  (ib.  26358)  etc. 

4)  S.  die  Darstellung  der  Passionsbühne  von  Valenciennes  bei  Petit  de 
JuUeville.  „Histoire  .  .  .",  II,  chap.  VIII. 

Romanische  Forschungen  XXXII.  Q\ 


902  Walter  Becker 

vom  Zuschauer  aus  gesehen  rechts.  Ein  lebendiges  Bild  entwirft 
Cohen  von  ihr:  Ein  Festungsturm,  ein  „puits",  in  das  Sathan  gestürzt 
wird  (gleich  dem  „pit"  der  englischen  Bühne),  und  ein  grosser  Eingang 
in  Gestalt  eines  ungeheuren  Rachens').  Manchmal  wird  der  Eingang 
mit  „chappe  d'Hellequin"  (<  Arlequin)  bezeichnet.  Der  Schlund  öffnet 
und  schliesst  sich  unaufhörlich,  speit  Teufel  aus  und  nimmt  zurück- 
kehrende wieder  in  sich  auf.  Feuer  und  Rauch  dringen  aus  der  Unter- 
welt hervor  und  aus  der  Tiefe  hört  man  Schreckens-  und  Schmerzens- 
schreie  der  gemarterten  Seelen. 

Über  dem  Eingang  ist  das  „parloir",  auf  dem  die  Dämonen  ihre 
tobenden  Versammlungen  abhalten. 

Das  Innere  der  Hölle  ist  dem  Publikum  nicht  deutlich  sichtbar. 
Durch  die  vergitterten  Fenster  hindurch  sieht  es  nur  ein  buntes  Ge- 
wimmel von  Teufeln,  welche  in  Kesseln,  Töpfen,  Pfannen  die  ver- 
dammten Seelen  schmoren  oder  sie  mit  anderen  Marterwerkzeugen 
bearbeiten.  —  Das  Äussere*)  der  Teufel,  welche  auch  oft  das  Höllen- 
innere verlassen,  ist  schreckenerregend.  Rabelais  (Buch  IV  ,j)  hat  uns 
eine  groteske  Beschreibung  dieser  Ausgeburten  mittelalterlicher  Phantasie 
hinterlassen. 

Über  den  Limbus  s.  u.  p.  965  f. 

Selbstverständlich  ist  die  Hölle  nicht  immer  auf  dieselbe  Weise 
dargestellt  worden.  Einen  festen  Typ  gibt  es  nicht.  In  den  ersten 
Zeiten  hat  man  sich  auf  die  einfachste  Ausstattung,  oft  nur  auf  An- 
deutungen beschränkt.  In  einem  deutschen  Spiele  sitzt  Lucifer  in  einer 
Tonne,  welche  den  „puits"  vorstellt! 

Übrigens  sind  wir  in  der  glücklichen  Lage,  genaue  Angaben  über 
Hölle  (und  Paradies)  zu  haben,  während  die  anderen  Lokalitäten  der 
Bühne  in  den  Bühnenanweisungen  recht  kurz  wegkommen.  Bedürfen 
ja  auch  „temple,  palais,  Nazareth,  Jerusalem  u.s.  w."  (bis  zu  22!)  nicht 
der  gleichen  Ausstattung  wie  Hölle  und  Paradies. 

Diese  kurze  Skizze  mittelalterlicher  Inszenierung  mag  genügen 
zur  Orientierung  über  die  nun  folgenden  Einzelheiten  der  Höllenfahrts- 
szene. 


1)  Der  Ausgangspunkt  der  Darstellung   ist  Jesaias  5,  14  u.  Hiob  40,  20. 

2)  Zu  den  Namen  vgl.    die  „revue"   bei  Mercadö  20812 flf.,    20882 ff.;  (s.  o. 
p.  55f.) 

Der  Text  der  Höllenfahrtszene  liefert  folgende  —  wenige  —  Anspielungen 
auf  das  Äussere  der  Teufel: 

„Diables  couös,  diables  cornus"  (Mercade  20815); 

Lucifer  tritt  ein:  „dans  sa  fumee"  (Greban  28877); 

Sathan  hinkt,  denn  er  hat:  „pie  a  boulle"  (ib.  25056); 

er  sitzt  auf  seiner  „pate"  (ib.  25063); 

er  hinkt  „d'ane  pate"  (ib.  26389); 

Astaroth  schwört:  „par  mon  crochet"  (ib.  24522). 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    963 

Die  Inszenierung  der  Höllenfahrt  Christi. 

Ich  halte  mich  vor  allem  an  die  ausführlichen  Bühnenanweisungen 
der  fälschlich  dem  Jean  Michel  zugeschriebeneu  „Resurrection".  Wir 
werden  sehen,  dass  der  allgemeine  Plan  der  Hülle  von  dem  Typ,  den 
Cohen  gibt,  beträchtlich  abweicht.  Die  „Resurrection"  bietet  eine  Fülle 
von  Einzelheiten.  In  ihr  haben  wir  die  Inszenierung  par  excellence 
vor  uns. 

Die  spärlicheren  Anhaltspunkte  aus  den  andern  Mysterien  gebe  ich 
in  Fussnoten  (mit  Ausnahme  der  „Passion  de  Semur",  welche  schon 
oben  p.  945  ff.  vorweggenommen  worden  ist). 

Religiös-erbauliche  Werke  wie  die  „Meditationes"  u.  a.  m.  haben  oft 
in  ausserordentlich  fördernder  Weise  auf  die  Mysterien  eingewirkt.  Im 
„Belial"  des  Jakobus  de  Teramo  scheint  mir  die  umgekehrte  Wirkung 
stattgefunden  zu  haben ;  bietet  er  doch  zu  Anfang  ein  getreues  Spiegel- 
bild der  szenischen  Vorgänge,  wie  Christus  von  Engeln  begleitet,  mit 
dem  Kreuzbanner  bewaffnet,  —  „vexillum  in  manu  tenens"  — ,  zur  Hölle*) 
hinzieht  und  dann  „in  albo  vexillo  cruce  rubente"  den  Sturm  gegen  die 
Höllentore  beginnt.  Die  Reinheit  ihrer  Seelen  tut  sich  schon  äusserlich 
durch  weisse  Gewänder^)  kund.  — 

Die  Dämonen  sehen  ihren  Feind  heranrücken.  Es  gilt  den  Ver- 
zweiflungskampf! Sie  rüsten  sich  zur  energischen  Verteidigung:  „Tous 
les  diables,  excepte  Sathan,  viennent  tous  a  l'entree  d'Enfer;  et  lors 
comme  espovantez  feront  signes  amiratifz  en  mettant  Coullevrines, 
Arbalestes  et  Canons  par  maniere  de  deffence'):  et  eulx  estans  sur  le 


1)  In  der  Passion  de  Sainte-Gen.  lässt  sich  aus  dem  Texte  schliessen, 
wie  Christus  zur  Hölle  steigt.  Pinceguerre,  einer  der  Grabhüter,  sagt  nach 
Christi  Auferstehung: 

„Mais  je  vois  •!•  blanc  home  la 

Qui  SU8  son  col  une  crois  porte".     (Jub.  H,  p.  288.) 
Folgende  Bühnenanweisungen  beziehen  sich  auf  den  Beginn  der  Höllenfahrt: 
Bös.  de  Sainte-Gen.:  „Cy  voise  Dieu  en  enfer  ..."    (Jub.  II,  p.  339.) 
Mercade:  „Cy  vient  Jhesus  en  esperit  querir  ses  amis  et  les  delivrer  hors 
d'lnfer«  (p.  241). 

2)  Die  guten  Seelen  tragen  in  den  Mysterien  weisse  (seltener  auch  rote) 
Gewänder,  so  Christus  und  die  Engel,  die  Erzväter  und  Propheten  im  Llmbus 
(vgl.  „celestial  vestements",  Mercad6  21158).  Die  „schwarzen"  Seelen  sind  auch 
äusserlich  durch  schwarze  Kleider  gekennzeichnet  (gelegentlich  auch  durch 
rote),  z.  B.  der  böse  Schacher. 

3)  Bühnenanweisungen  fehlen  in  den  anderen  Mysterien.  Dem  Text  nach 
zu  schliessen,  hat  die  Verteidigung  einen  ähnlichen,  kriegerischen  Charakter.  Sie 
besteht  zumeist  darin,  dass  die  Teufel  Fenster  und  Tore  schliessen  und  nach 
allen  Regeln  der  Kriegskunst  verriegeln;  so  z.  B.  Passion  de  Sainte-Gen., 
Jub.  II,  p.  290. 

61* 


gg^  Walter  Becker 

Portal,  TAme  de  Jesu-Christ,  accompaignee  de  quatre  Aoges,  et  de 
rAme  du  bon  larron,  viendra  aux  Portes  d'Enfer');  trainant  apres  eile 
Sathan  enchesne  d'une  chesne-"  („Eesurrection",  Parfait  II,  p.  476). 

Unglücksfälle'^)  sind  bei  solchen  „Artillerie"-  und  Kampfszenen 
keine  Seltenheit.  — 

Aller  Widerstand  ist  vergebens.    Christus  sprengt^)  die  Tore  wie 

Mercadö:  Lucifer: 

„Fault  tout  barrer  comment  qu'il  soit",  (20804.) 

Cerbere: 
„Je  viens  de  fermer  no  hucquiet, 
Et  s'ay  abaissiet  la  barriere, 
Et  tout  clö8  devant  et  derriere 

Tant  que  nous  soromes  bien  asseur."  (20875  ff.) 

Dass  ein  „Bollwerk  unter  dem  Hauptturm"  hergerichtet  wird  (20890fif.),  ist 
wohl  nur  zur  Erhöhung  der  Einbildungskraft  da.  — 

Lucifer: 
„Furnissiez  tres  bien  no  infer, 
Fremez  le  a  barrieres  de  fer, 
Et  as  chaines  de  fer  ardans, 
Aux  portes  soiez  bien  gaitans, 
Quil  n'y  ait  fenestre  ou  pertuis 
Qai  ne  soit  pourveus  et  furnia 

De  culuvres  et  de  canons."  (181ß5ff,) 

Die  letzten  Verse  stimmen  mit  der  Bühnenanweisung  der„R68urrection"  überein. 
Greban:  Lucifer: 

„barrez  nos  huis  a  gros  verrous, 

tenez  nos  portes  bien  fermees  .  .  ."  (24510  f.) 

Lucifer : 
„Sus!  deables,  horrible  commun, 
serrez  ces  portes  a  puissance, 
bendez  verroux  en  habondance, 
chargez  barres  plus  d'ung  millier"  .  .  .  (26230  ff.) 

1)  Der  Höllenrachen  wird  in  den  sonst  so  ausführlichen  Bühnenanweisungen 
der  „R6surrection"  merkwürdigerweise  nicht  erwähnt.  Er  spielt  aber  eine  Haupt- 
rolle z.  B.  in  der  grossen  „monstre"  (Schauzug)  von  Bourges  (vgl.  Cohen  a.  a.  0. 
p.  95fif.).  —  Dass  er  ein  uuerlässliches  Requisit  des  Höilenapparates  ist,  geht 
auch  aus  den  zahlreichen,  bildlichen  und  plastischen  Darstellungen  gerade  in  der 
französischen  Kunst  hervor  (vgl.  dazu  A.  Haseloff:  „Eine  thüringisch-sächsische 
Malerschule  des  13.  Jahrhunderts"  in  Stud.  z.  d.  Kunstgeschichte  1897,  Heft  9, 
p.  158 ff.;  und  Male:  „l'Art  religieux  en  France"  (Xllle  s.),  p.  261  ff.). 

2)  S.  Cohen  a.  a.  0.  p.  160/1  und  240/1. 

3)  Die  Sprengung  der  Tore  und  Vernichtung  der  Teufel  gibt  den  anderen 
Mysterien  Veranlassung  zu  folgenden  Anweisungen: 

R6s.  de  Sainte-Gen.:  „Les  diables  yssent  hors  d'enfer"  (Jub.  II,  p.  340). 
Mercadö:    „Cy   abat  Jhesus   les  portes  d'infer    et    le  grant  diable  aussi 
et  passe  sur  lui  [vgl.  auch  Vs.  21011  ff.]  et  trait  ses  amis  hors  d'infer"  (p.  242). 
„Adonc  les  [diables]  enclot  en  enfer"  (p.  242). 


J 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    965 

durch  ein  Wunder.  „ley  Tarne  de  Jhesns  et  les  dictes  anges  lYent 
Satban  piez  et  malus  et  puls  le  mettent  sur  la  marche  du  puls  d'enfer" 
(Cohen  a.  a.  0.  p.  94).  Diese  Fesselung  Sathans  hat  überraschende 
Ähnlichkeit  mit  Text  lat.  B  des  Ev,  Nie,  cap.  VIll.  Auch  mag  die 
Vorstellung  von  den  „vinculis  aeternis"  (Ep.  Judae,  Vs.  G)  mitgewirkt 
haben.  — 

Die  Bestrafung  Sathans  vollzieht  sich  auf  folgende  Weise:  „Notez 
que  l'Ame  de  Jesus  jecte  Sathan  au  Puis,  et  crie  moult  horriblement. 
Et  icellui  Puis  doit  estre  edifie  jouxte  le  pallour  [=  parloir]  de  dessus 
le  Portal  d'Enfer,  entre  icellui  Portal  et  la  Tour  du  Limbe  pardevers 
le  champ  du  Jeu;  pour  mieulx  estre  veu.  Et  doit  estre  faict  ledict 
Puis  en  teile  maniere,  qu'il  ressemble  par  dehors  estre  massonne  de 
pierres  noires  de  taille.  Et  si  doit  estre  si  large,  qu'il  puisse  avoir 
separacion  entre  les  deux  par  lies:  en  l'une  desquelles  soit  fait  feu 
de  souffre,  ou  autrement  saillant  continuellement  hors  dudit  Puis.  Et 
doit  estre  fait  par  soufflez  ou  autrement,  subtilement  qu'on  ne  s'apper- 
goive.  Et  en  l'autre  partie  du  Puis,  en  laquelle  sera  gecte  Sathan, 
n'aura  point  de  feu,  et  s'en  istra  ledit  Sathan  par  une  fenestre  qui  sera 
faicte  par  devers  Enfer,  assez  bas.  Et  aprös  qu'il  aura  este  gectö, 
ledit  feu  doit  gecter  plus  grande  flambe  que  paravant.  Et  doit  on 
tirer  aucuns  Canons  en  ce  faisant,  et  avoir  tonneaux  pleins  de  pierres, 
et  d'autres  choses,  que  Ton  doit  faire  tourner,  aiTin  qu'ilz  fassent  la 
plus  horrible  noise^),  et  tempeste  que  l'on  pourroit  faire,  apres  lesquelles 
choses  ainsi  faictes,  silence  doit  estre  imposee."  („Resurrection",  Par- 
fait,  II,  p.  477  n.  f.) 

Nachdem  Christus  Sathan  samt  seinen  Helfershelfern  (s.  deren 
Namen  Parfait  II,  p.  478)  unschädlich  gemacht  hat,  schreitet  er  zum 
Limbus.  Auch  zu  dieser  Szene  gibt  die  „Resurrection"  interessante 
Anweisungen:  ,,Notez  que  le  Limbe  doit  estre  au  coste  du  Parlöer 
qui  est  sur  le  Portal  d'Enfer,  et  plus  hault  que  ledict  Parlöer, 
en  une  habitacion,  qui  doit  estre  en  la  fasson  d'une  grosse 
Tour  quarree,  environnee  de  rez  et  de  filez,  ou  d'autre  chose  clere, 
afin  que  parmi  les  Assistans  puissent  voir  les  Ames  qui  seront,  quant 
l'Ame  de  Jesus  aura  rompu  ladicte  porte,  et  sera  entree  dedens.  Mais 
paravant  la  venue  de  Tarne  de  Jesus  en  Enfer,  ladicte  Tour  doit  estre 
garnie  tout  a  Tenviron  par  dehors  de  rideaux  de  toille  noire,  qui 
couvriront  par  dehors  lesdits  retz  et  filetz,  et  empescheront  qu'on  ne 
voye,  jusques  a  Tentree  de  ladicte  Ame  de  Jesus;  et  lors,  a  sa  venue, 


Greban:    „Icy  doivent  cheoir  les  portes  quand  Jhesus   frappera  sa  croix 
encontre"  (p.  342).  —  Verurteilung  der  Teufel  s.  Vs.  26273 ff. 

1)  Die  „noise",  ein  „Höllenlärm"  der  schlimmsten  Art,  gehört  unbedingt 
zu  diesen  Szenen;  vgl.  a.  Greban:  Jesus  führt  die  Seelen  aus  dem  Limbus  tort, 
„taudis  fönt  grant  tempeste  les  diables  en  enfer"  (p.  343). 


966  Walter  Becker 

seront  iceulx  ridaux  subtilement  lirez  a  coste,  tellement  que  les  Assistans 
pourront  veoir  dedens  la  Tour. 

Et  nolez  que  a  la  venue  de  TAme  de  Jesus,  doit  avoir  plusieurs 
torches  et  falotz  ardans  dedens  ladicteTour,  en  quelque  Heu  qu'on  ne 
les  puisse  veoir,  qui  feront  grande  clarte".  — 

Mit  peiDlich-uraständlicher  Genauigkeit  gibt  also  die  ,,R6surrection" 
alle  Einzelheiten  über  den  massigen,  viereckigen  Limbusturm,  der  das 
„Parlöer"  über  dem  Höllenportal  noch  überragen  soll.  Vor  der  Ankunft 
Christi  ist  der  Turm  mit  schwarzen  Vorhängen  umhüllt,  die  nach  der 
Sprengung  der  Limbustore  plötzlich  weggezogen  werden.  Durch  durch- 
sichtige Netze  sehen  jetzt  die  Zuschauer  die  innen  sitzenden  Propheten 
und  Patriarchen. 

Die  Resurrection  erwähnt  nicht,  dass  die  —  weissgekleideten  oder 
auch  nackten  —  Gefangenen  des  Limbus'  nur  von  den  Hüften')  an 
aufwärts  für  das  Publikum  sichtbar  sind.  —  Im  Augenblicke  des  Ein- 
tritts Christi  flammen  Fackeln  im  Innern  auf,  aber  so,  dass  man  sie 
selbst  nicht  sieht,  sondern  nur  ihren  hellen  Lichtschein.  Man  gibt  damit 
das  purpurfarbene,  wunderbare  Licht  wieder,  von  welchem  das  Ev. 
Nie,  Pars  II,  cap.  II  erzählt.  Christus  zieht  die  Erzväter  und  Propheten 
aus  dem  Limbus  heraus  und  ausser  ihnen  „Judich,  Hester,  Anne  Mere 
de  N.-D.,  quatre  Innocens,  Joseph  Mary  de  la  Sainte  Vierge,  Carin  et 
Leoncinus."  („Resurrection",  Parfait  U,  478  n.  g.)  Die  beiden  letzten 
(Karinus  und  Leucius)  erzählen,  wie  bekannt,  im  Ev.  Nie,  Pars  H,  die 
Höllenfahrt  Christi  und  ihre  Befreiung.  Interessant  ist  hier  ihre  Er- 
wähnung; man  erkennt  die  alte  Tradition.  Die  anderen  Personen,  „Judich" 
usw.,  sind  willkürlich  hinzugefügt. 

Hinter  dem  Limbusturm  dringt  aus  dem  nicht  sichtbaren  „Ort  der 
Verdammten"  fürchterliches  Jammergeschrei  vieler  Seelen,  unter 
denen  sich  besonders  eine  mit  einer  „bonne  voix  et  grosse"  als  Führerin 
hervortut.  Christus  hört  ihr  Flehen  nicht,  sie  sind  gerichtet^)! 

Zwei  Orte  noch  harren  des  Besuches  Christi:  die  „Chartre  du 
Purgatoire"  und  der  „Limbe  des  Enfants",  zwei  unterirdische 
Verliesse  „au  dessoubz  du  Limbe  des  Peres,  a  coste."  Christus  befreit 
zehn  Seelen  aus  dem  Fegefeuer,  das  künstlich  durch  „eaue  de  vie" 
erzeugt  wird;  dagegen  verlässt  Christus  den  „Limbe  des  Enfants" 
wieder,  ohne  sich  durch  die  Bitten  und  das  Flehen  der  Kleinen  rühren 
zu  lassen.  Vgl.  dazu  die  strenge  abendländische  Auffassung  über  die 
Erlösung  der  erbsündlich  belasteten  Kinder  (s.  o.  p.901  f.  u.  908  A.3).  Dass 
Christi  Hartherzigkeit  in  dogmatischen  Lebren  ihren  Grund  hat,  ahnt 
wohl  keiner  der  Zuschauer  mehr. 


1)  S.  das  Bild  der  „Passion  de  Valenciennes"   bei  Petit   de  Julie  ville 
„Histoire  .  .  .",  II,  chap.  VIII. 

2)  Vgl.  a.  Greban  26364 ff. 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    967 

Am  folgenden  Tage*)  ziehen  Christus,  die  Engel  und  die  Befreiten, 
einander  an  den  Händen  haltend,  in  langem  Zuge  quer  über  die  Szene 
hin  zum  irdischen  Paradiese 2),  einem  blühenden  Garten.  Am  Tore 
empfängt  sie  der  Engel  Seraphim  „0  vestemens  de  rouge,  tenant 
une  epee  toute  nue  en  sa  main".  Hier  halten  sich  die  Propheten 
und  Patriarchen  bis  zur  Himmelfahrt  Christi,  an  der  sie  auch  teil- 
nehmen, auf. 

Da  das  himmlische  Paradies  sich  auf  einer  die  Szene  überragenden 
Erhöhung  befindet*),  so  gibt  der  Aufstieg*)  Veranlassung  zu  einem 
„clou"  ^)  mittelalterlicher  Bühnentechnik :  Christus  und  die  Engel 
werden  von  einem  Balken  hochgehoben.  Gleichzeitig  steigen  mit 
Christo  zum  Himmel  empor  die  Patriarchen  und  Propheten  —  in  Ge- 
stalt von  51  Papierpuppen,  welche  täuschend  nachgeahmt  und  an  dem 
Gewand  Christi  befestigt  sind:  „Les  deux  filz  Symeon  ressuscites 
et  les  quarante  neuf  qu'il  menera  monteront  secretement  en  paradis 
par  voye  sans  qu'on  les  voye  mais  leurs  statures  de  papier  ou  de  par- 
chemin  bien  contreffaictes  jusquez  au  dit  uombre  cinquante  et  un  person- 
nages  seront  atachez  a  la  robe  de  Jesus  et  tirez  aniont." 


1)  Die  Miniaturmalerei  hat  dieses  Motiv  aufgenommen.  Jesus  mit  den 
Patriarchen  in  langer  Prozession  erscheint  seiner  Mutter.  (In  dem  Evangeliar 
des  Cölestins  d'Amiens  16.  Jahrh.;    vgl.  Gaz.  d.  b.  arts,  1904  I,  p.  228  Ai-) 

2)  Kes.  deSainte-Gen. ;  Dieu: 

„Or  entrez  .  .  ."  (Jub.  II,  p.  342.) 

„En  gloire  .  .  ."  (ib.  p.  344.) 

Passion  de  Sainte-Gen.;  Dieu: 

„Regardez  tous  se  il  a  cy 

Beau  lieu;  .  .  ."  (ib.  p.  297.) 

Mercade:  .  .  .  „et  dist  Jhesus  al  hnmain  linage  en  menant  hors." 
(p.  242.) 

ib.:  „Cy  en  maine  Jhesus  l'humain  linage  en  paradis  terrestre  ..." 
(p.  242.) 

ib.:  „Cy  montre  Jhesus  al  humain  linage  le  paradis  terrestre  et  leur  dist." 
(p.  245.) 

Greban:  L'Esperit  Jhesus  „prent  Adam  par  la  main."  (p.  342.) 
ib.:    „icy   les  en  maine  Jhesus   hors   d'enfer  et  les   met  en  quelque    lieu 
determine  .  .  ."  (p.  343.) 

3)  Vgl.  z.  B.  Mercad6  17712. 

4)  Vgl.  zur  Himmelfahrt  auch  die  Bühnenanweisung  bei  Greban: 

„Icy  monte  Jhesus  ou  ciel  avecques  aucuns  angles  et  lors  se  doivent  les 
patriarches  absconser."    (p.  433.) 

5)  Dieser  szenische  Vorgang  verfehlt  seine  Wirkung  nicht.  Er  dringt  in 
die  bildende  Kunst  ein,  vgl.  die  Darstellung  auf  dem  Kirchenfenster  von  St. 
Evreux  (Male,  in  Gaz.  d.  b.  arts,  1904  I,  p.  278). 


968  Walter  Becker 

Literatur. 


Allgemeinen  Charakters. 

Benutzt  wurden  die  Werke  über  französische  Literatur: 
von  H.  P.  Junker,  Petit  de  Julleville,  Lanson; 

über  mittelalterliche  französische  Literatur: 
von  G.  Paris,  A.  Stimming  (Vorlesung);  die  „Histoire  litteraire  de  la  France"; 

ferner  an  wissenschaftlichen  Zeitschriften  und  Publikationen: 
Herrigs  Archiv,  Notices  et    extraits  des  mss.  fr.,    Revue    des  Langues  romanes, 

Romania,  Soci6t6  des  anciens  Textes  fr.,  Zs.  für  deutsches  Altertum; 

ferner  an  Enzyklopädien,  Lexiken  etc. : 
La  Grande  Encyclopedie,    Grundriss    der    rom.    Philologie,    Katholisches   Real- 
lexikon   ed.  Wetzer    und    Weite,    Protestantische    Realenzyklopädie    ed. 

Herzog,  Godefroy,  Körting. 

Ferner  die  Handbücher  für  kirchliche  Kunst: 
von  Bergner,  Detzel,  Kraus,  Otte. 

An  Kunst-Zeitschriften: 
Gazette  des  beaux  Arts,  Revue  de  l'Art  chr6tien. 

Speziellen  Charakters. 
L  Texte: 

„Advocacie  N.  D.  ou    la  Vierge  Marie   plaidant   contre   le    Diable",    pp.  Alph. 

Chassant,  Paris-Aubry  1855. 
Daniel,  H.  A.,  „Thesaurus  hymnologicus"   (Bd.  II).     Lipsiae  1841—56. 
Dreves,  G.  M.  (S.  J.),    „Analecta  hymnica  medii  aevii",    VII.     „Die  Prosen  der 

Abtei  St.  Martini  zu  Limoges".    Leipzig  1889. 
„Evangelia  apoerypha"  ed.  C.  de  Tischendorf.    Lipsiae  1876. 
„L'Evangile    de   Nicodfeuie,    trois  Versions   rim6es    de  .  .  .",    pp.    G.  Paris,  et 

A.  Bos,  Paris  1885   (Soc.  d.  a.  T.  fr.  1885,    s.  a.  Herrigs  Archiv,    Bd.  64, 

p.  159  ff.). 
„Fanuel,  li  Romanz  de  saint  .  .  .",  pp.  C.  Chabaneau.    Paris  1889    (s.  a.  Revue 

des  langues  rom.  1880,  1885). 
Froning,  R.,  „Das  Drama  des  Mittelalters  L"  Stuttgart  1891  (D.  N.  L.  14,  1  u.  2). 
„Graal,  le  Roman  de  Saint  —  ...",  pp.  Fr.  Michel.    Bordeaux  1841  (s.  a.  Soc. 

d.  a.  T.  fr.,  23,  I). 
Greban,    Arnoul,    „Le  Mystöre   de    la   Passion",    pp.  G.  Paris    et    G.  Raynaud. 

Paris  1878. 
Jakobi  de  Teramo,  „Belial"  (Compendium  .  .  .),  Aug.  1472. 
„Jeu  d'Adam"  (=  „Adamsspiel"),  hgg.  Dr.  K.  Grass,     Halle  a/S.  1891  (in  Rom. 

Bibl.  6). 
Jubinal,  „Mystßres  inödits  du  XVe  siöcle".    Paris  1837,  Bd.  IL 
Kehrein,  J.,  „Lateinische  Sequenzen  des  Mittelalters".     Mainz  1873. 
„Das  Leben  Christi"  [Meditationes   Vitae    Christi].      Aus    dem    Latein,    2  Bde. 

Wien  1836. 
„Legenda  aurea",  ed.  Th.  Graesse.    Lipsiae  1850, 
Mall,  „The  Harrowing  of  Hell«.    Berlin  1871. 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    969 

Meyer,   Paul,   in  Romania  XVT,  p.  51—53,  228—29.    (Jongleurgedicht    über  die 

Höllenfahrt  Christi). 
Migne,  „Patrologia  latina".     Parisiis  1844—65. 

Mone,  F.  J.,  „Lateinische  Hymnen  des  Mittelalters",  Bd.  L     Freiburg  i/Br.  1853. 
„Mystöre  des  Actes  des  Apötres".    Paris  1537. 
„Le  Mystere  de  la  Passion  .  .  .  d'Arras"  [Eustache  Mercadö],  pp.  J.-M.  Kichard. 

Paris  1893. 
„Le  Mystfere  de  la  Resurrectiou"    [früher  dem  Jean  Michel    zugeschrieben]    (in 

Parfait:  „Histoire  du  Thöätre  fr.",  Bd.  II;  s.  a.  P.  Paris  in  Ac.  d.  Inscr. 

et  B.  L.   1861). 
„La  Passion  d'Autuu"  s.  Roy. 
„La  Passion  de  Sainte-Genevifeve"  s.  Jubinal. 
„La  Passion  de  S6mur"  s.  Roj'. 
„La  Passion  J.-C",    hgg.  Diez,  Fr.  „Zwei  altromanische  Gedichte",     Bonn  1852 

(s.  a.  G.  Paris,  Rom.  H,  p.  295 ff.). 
„Perceforest",  vol.  VI,  cap.  66;  1532  (Egidius  Gormontibus). 
.,La  Rösurrection  de  Sainte-Genevi6ve"  s.  Jubinal. 
„La  R6surrection  du  .Sauvcur"    [agn]    in  Monmerque   et  Michel  „Le  Th^ätre  fr. 

au  moyen  äge".    Paris  1839. 
Roy,  E.,    „Le  Mystöre    de    la  Passion  en  France  du  Xl\^  au  XVIe  s.".    Dijon- 

Paris  s.  a.  [1903]. 
Rambach,  A.  J.,  „Anthologie  christlicher  Gesänge",  Bd.  I,  1817. 
Schrader,  E.,  „Die  Höllenfahrt  der  Istar".     Giessen  1874. 
„Specnlum  historiale"  des  Vincentius  Bellovacensis,  1494. 

II.  Abhandlungen. 
Baur,  „Christliche  Gnosis",  1835. 

Bonnard,  J.,  „Les  Traductions  de  la  Bible  en  vers  fr.  au  moyen  age",   Paris  1884. 
Cohen,  G.,  „Histoire  de  la  Mise  en  scene  dans  le  Thöätre  religieux  fr.  du  moyen 

äge"  (in  Ac.  roy.  de  Belg.     Cl,  de  lettres.     Mömoires  N.  S.  1.  1906). 
Gautier,    L.,    „Histoire    de    la  Poesie  liturgique    au    moyen  age.    Les  Tropes." 

Paris  1886. 
Haseloff,  A.,    „Eine  thüringisch-sächsische  Malerschule   des    13.    Jahrhunderts" 

(in  Studien  zur  deutschen  Kunstgesch.  1897,  Heft  9). 
Hoeynck,  „Geschichte  der  kirchlichen  Liturgie  des  Bisthums  Augsburg".   Augs- 
burg 1889. 
Lange,  C,  „Die  lateinischen  Osterfeiern".     München  1887. 
Lipsius,  R.  A.,   „Die  Pilatus-Acten  kritisch  untersucht".    Kiel  1886. 
Male,  E.,  „Le  renouvellement  de  l'art  par  les  Mysteres  ä  la  fin  du  moyen  äge"  (in 

Gaz.  d.  b.  arts  8,  S.  XXXI,  1904). 
Male,  E.,  „L'art  religieux  en  France"  (Xllle  s).  Paris  1898. 
Maury,  A.,  „Nouvelles  rccherches  sur  l'ßpoque  .  .  .   d'Ev.    de  Nie.    (in  M^m.  de 

la  soc.  des  Antiq.  de  la  Fr.  XX,  1850). 
Meyer,  Wilhelm    (aus  Speyer),    „Fragmenta  Burana"    (in  „Festschrift  zur  Feier 

des  150jähr.  Bestehens  der  Kgl.  Ges.  d.  Wiss.  zu  Göttingen").  Berlin  1901. 
Ders.,  „Wie  ist  die  Auferstehung  Christi  dargestellt  worden?"     (in  Nachrichten 

von  der  Kgl.  Ges.  d.  Wies,  zu  Göttingen.     1903,  phil.-hist.  Kl.,  Heft  2). 
Milchsack,  G.,  „Die  Oster-  und  Passionsspiele.   I.  Die  lateinischen  Osterfeiern". 

Wolfenbüttel  1880. 


970  Walter  Becker 

Petit  de  Julleville,  L.,  „Les  Mysteres",  2  Bde.    Paris  1880. 

Roskoff,  G.,  „Geschichte  des  Teufels",  2  Bde.     Leipzig  1869. 

Sepet,  M,   „Les  Prophfetes  du  Christ"    (in  Bibl.  de  l'Ec.  des  Chartes  XXXVIII). 

Stengel,  E.,  „Mittheilungen  aus  fr.  Hss.  der  Turiner  Univ.-Bibl."     Halle  1873. 

Weber,  P.,  „Geistliches  Schauspiel  und  kirchliche  Kunst".     Stuttgart  1874. 

Wölflflin,  H.,  „Die  Kunst  Albrecht  Dürers".    München  1905. 

Wülcker,    R.,    „Das   Evangelium  Nicoderai    in   der   abendländischen  Literatur". 

Paderborn  1872. 
Zimmermann,  E.,  „Das  Alsfelder  Passionsspiel  und  die  Wetterauer  Spielgruppe". 

Diss.  Göttingen  1909. 


Inhalt. 

Seite 

Einleitung 897—899 

Allgemeiner  Plan  der  Untersuchung       899—901 

Teil  I.  Die  Höllenfahrt  Christi  in  der  religiös-didaktischen 

Literatur 901—923 

A.  In  der  poetischen         901—923 

Die  „Passion«  des  10.  Jahrhunderts 901—902 

11.  und  12.  Jahrhundert:  Unfruchtbare  Zeit  ....  902 
13.  Jahrhundert:  Begriff  „Übersetzung".  —  „Roman 
deRösurrection"  des  Andr6  de  Coutances;  Inhalt:  Leo- 
tinus  undCarinus;  Wunderbare  Klarheit;  Prophezeiungen; 
„Öl  der  Barmherzigkeit"  •,  Dialog  zwischen  Satan  und 
Enfer;  Christi  Donnerstimme;  Aufruhr;  das  höllische 
Heer;  Eintritt  Christi;  Bestrafung  der  Teufel;  Wut  der 
Hölle;    Befreiung  der  Gerechten;     Anbetung;     Zug  zum 

Paradies;  Elias,  Henoch,  Dismas 902—906 

Quelle:  Ev.  Nie;  Descensus  Christi  ad  Inferos:  Titel; 
Ursprung;  Maurys  Theorie;  Parallelen  zu  den  Kirchen- 
vätern; Tischendorf,  Lipsins:  Gnostischer  Ursprung; 
Dogma;     Verfasser;       Gnostische    Züge:      Uridee    der 

Höllenfahrt 906-909 

Vergleich  zwischen  dem  „Roman  de  R^s."  und  dem 
Ev.  Nie;  Typen;  die  Person  Christi;  das  Milieu  der 
Hölle;  Vorhölle  (=  Limbus) ;  Los  der  Gerechten;  bas- 
enfer;    das    Höllentor;      „Höllenfahrt    der   Istar";     die 

Teufel;  „Originalität"  im  Mittelalter 909—912 

Zwei  andere  gereimte  Übersetzungen  des  Ev.  Nie.    912 
Popularisierung    der    Höllenfahrt   Christi    durch 
lateinische  Werke:  „Speculum  bistoriale",  „Legenda 
aurea",  „Meditationes",  Bonaventura,  „Beüal";  Bedeutung 

dieser  Werke 913-914 

Religiöse  Gedichte  der  Jongleurs 914 


Die  Sage  von  der  Höllenfahrt  Christi  in  der  altfranzösischen  Literatur    971 

Seite 

Das  Jongleur  gedieht  über  die  Höllenfahrt 
Christi:  Verschmelzung  mit  der  Passion;^  Inhalt;  Ver- 
gleich der  Texte;  Quelle:  Ev.  Nie:  Wert;  kirchlich - 
dogmatischer  Geist;  Predigt  und  religiöse  Literatur; 
„Advocacie  N.-D";  „Li  ver  del  Jüise" ;  „The  Harrowing 
of  Hell":  —  „Fanuel";  Eva-Szene;  Fegefeuer;  andere 
Hss.;    Procula-Sage;   möglicher  Eiufluss  des  liturgischen 

Dramas  auf  das  Jongleurgcdicht 914 — 922 

Höllenfahrt  als  wesentlic  hes  Attribut  Christi  .    .    922 

Ein  gereimtes  Credo 922—923 

B.  In  der  prosaischen  Literatur 923 

Teil  II.    Die  Höllenfahrt  Christi  in  der  profanen  Literatur 

„Joseph  d'Arimathie";  „Merlin";   „Perceforest"       ....     923—924 

Teil  III.  Die  Höllenfahrt  Christi  in  der  dramatischen  Literatur    925—959 

A.  In  der  ersten  Periode 

Erste  Erwähnung;  unfeste  Form;  „Canticum  triumphale"; 
Sequenzen  und  Hymnen;  die  nächtliche  Osterprozession.     925 — 929 

B.  In  der  zweiten  Periode 

Die  agn.  „Resurrection" 929 

C.  In  der  dritten  Periode 929—959 

Charakteristik  unserer  Szene;  Szenenfolge  der  Höllenfahrt 

und  Auferstehung  (Seele  und  Körper  Christi);    die  Rolle 

Christi;    Prophetenspiel  und  Höllenfahrt 929—932 

„Passion  d'Autun":  Typischer  Charakter ;  Beeinflussung 
durch  das  Jongleurgedicht;  r6sume;  Legende  von  den 
4302  Leidensjahren  Adams 933—934 

Die  Motive  des  Ev.  Nie,  Pars  II 934—936 

Das  Motiv  der  himmlischen  Klarheit   in  den  Mysterien  .     935—936 

„Passion  de  Sainte -Genevieve":  Charakter;  Ver- 
gleich mit  dem  Ev.  Nie.;  Eintritt  ins  Paradies:  Mysterium 
und   bildende   Kunst;    Einfluss  des  Jongleurgedichtes    .    936 — 938 

„R6surrection  de  S  ainte-Gene  viöve."  Allgemeiner 
Charakter;  Anknüpfung  an  Sündenfall;  Originalität  des 
Dichters;  Verhältnis  zum  Ev.  Nie.;  Sturz  der  Engel; 
didaktische  Tendenz;  Mystik;  Einfluss  der  Osterprozession; 
geringes  dramatisches  Talent;  Schluss  der  Szene;  Moral 
und  Satire 939—942 

„Passion  de  S6mur. "  Übergangstyp;  Fortschritt  der 
Entwicklung;  das  komisch-groteske  Element;  vier  wesent- 
liche Elemente  der  Höllenfahrtsszene;  Ev.  Nie.  und 
„Passion  de  Sainte-Genevieve"  in  unserer  Szene;  die 
„Resurrection  de  Sainte-Genevieve";  die  Osterprozession; 
„diableries" 942—948 

„Passion"  des  Eustache  Mercade  d'Arras.  Umfang 
und  Charakter  unserer  Szene;  Preambulum;  Vorliebe  für 
Teufelsszenen;    Kulturbild   in    Form   einer   Satire;    die 


972  Walter  Becker 

Seite 

engere  Höllenfahrtsszene;  Einfluss  der  „Resurrection  de 
Sainte-Geneviöve"  und  der  anderen  Passionen ;  Motive 
des  Ev.  Nie;  Schlnssworte  Christi;  liturgische  Reminis- 
zenzen ;  Teufelsszenen;  „revue";  Verkehrston;  Schlägereien ; 
Geschmack  des  Publikums;  der  „betrogene  Teufel";  der 
„prahlerische  Teufel" 948—953 

„Passion"  desArnoul  Greban.  Das  Ev.  Nie;  die 
üsterprozession ;  Mercadß  und  Greban ;  dramatisches 
Talent;  Himmelfahrt  Christi  und  der  Patriarchen  und 
Propheten;  innere  Vorzüge  der  Szene  bei  Greban;  seine 
Weltanschauung;  Szenenfolge;  Greban  und  Dürer;  „di- 
ableries";  neues  Motiv:  Herbeischleppung  „armer  Seelen"     953—957 

„Passion"  des  Jean  Michel.     Michel  und  Greban  .     .     958 

„Rfesurre  c  ti  on"  (irrtümlich  dem  Jean  Michel  zuge- 
schrieben).    Motive  aus  Ev.  Nie.,  Pars  H,  lat.  B    .     .     .    958 

Die  Höllenfahrt  Christi  in  den  Mysterien  des 
16.  Jahrhunderts.  Allgemeine  Charakteristik;  Über- 
sicht;   epischer  Nachklang  in  den  „Actes  des  Apötres"    958 — 959 

Schluss.  Vom  Symbolismus  zum  Realismus;  Christi 
Höllenfahrt  in  der  bildenden  Kunst;  dramatische  Kraft 
im  Mysterium;  Mangel  an  Idealismus 959 — 960 

Anhang.  Die  Inszenierung  der  Höllenfahrt 
Christi.  Welt  und  Bühne;  die  Hölle;  unsere  Szene  in 
der  „Resurrection"  und  in  den  anderen  Mysterien;  „Belial", 
ein  Spiegelbild  der  szenischen  Vorgänge  ;  Verteidigung  der 
Hölle;  Höllentore;  Fesselung  Sathans;  Puis  d'Enfer; 
Limbusturm;  Erläuterung  der  Limbuszene;  Ort  der 
Verdammten;  Chartre  du  Purgatoire ;  Limbe  des  En- 
fants;    Zug  zum  Paradies;     die  Himmelfahrt,  ein  ,,clou" 

der  Bühnenkunst 961—967 

Literatur 968-970 


Sonets 

da 
C.  Bardola. 


Decleranza. 

A  scopo,  cha  la  successiun  Ventura  possa  resentir  ils  celebers 
merits  da  tschertas  ouvras  edittas,  e  fats  eroics,  ha  scriptur  quitras 
voglü  bonorar  ils  editturs  resp.  scripturs,  e  'Is  acturs  da  quellas  tras 
sequaints  Sonets,  anuvand  allura  a  quels  eir  aileh  oters,  eun  resenti- 
maints  naorals  per  la  vita. 

Vua  6.  Scbner  1912. 

1.    AI  p.  m.  trapassä,  ma  immortal  poet,  meis  snppost  präceptor 
1ie\^^  Martinas  ex  Martinis  da  Ramosch. 

Seba  eu  tscbantscbar  sa  boz,  o  bain  o  mal  Ladin, 
Schi  stov'eu  ingrazebar,  qiie  sgür  il  plü  a  Tai, 
Cbi'm  hast  ellectrisä,  a  lejer  da  per  niai, 
T'as  ouvras  graud  scriptur,  per  chant  e  pled  Divin. 

Las  qualas  ün  sto  dir  ,,La  basa  dal  Romantsch" 
Tant  Philomel  'il  vers,  co  TAbifs  dat  a  gllim; 
Chi  boz  amo'l  coneuorS;  per  spiert  zelant  e  fin 
Po'n  far,  e  eultivar  cun  verva  e  cun  scblantsch. 

Gia  sur  duos  seculs  sun,  cha  Tu  esch  nella  tomba, 
E  pur  T'as  ouvras  fan,  tuot  boz  amo  plasebair; 
See  füfs  a  qui  preschaint,  a  nofs  revair  Ti'ombra; 

La  quala,  cun  sonora,  Tia  vuscb  riainta, 
Our  dal  lontan  clamefs,  a  tuot  fand  a  savair: 
Attent  signuors  attent,  cha  Philomela  chanta! 


974 

2.    AI  p.  m.  trapassä  ma  immortal  poet  ReT»*»  Giovaüi  Batt. 
Frizzoui  da  Cellerina. 

Sulet  la  Biblia  det  a  Tai  directiun, 
Pro  classic  vers,  in  Tias  ouvras  dattas; 
Chi  bod  duos  seculS;  sco  clinöd  sun  stattas, 
Nel  culto  Keformä  —  a  pro  devotiun.  — 

Mossand  il  pled  a  niis,  prezifs  sco  stat  favlä, 
Sainz'  investir  a  quel  —  tin'  otr'  ideja;  — 
Percio,  a'T  port  eu  hoz  —  ii  crauz  d'urbeja  — 
Chi  qua  poet  esch  degn,  dad  esser  honorä. 

In  lingua  netta  —  Jambo  e  Corea  — 
Uni  Dactilue,  hast  Teis  chant  ornä; 
Pro  figural   -   stupenda  melodia  — 

Chi'l  cour  e'l  spiert  sustegna  elevä; 

Clin  schvol  celest,  scons  disch  T'a  poesia, 

Per  ans  unir,  —  nel  lö  desiderä. 

3.  AI  p.  m.  trapassä,  ma  immortal  poet  Sig^  Zacharias  Pallioppi 

da  Cellerina. 

Co  admiresch  eu  Tia  poesia  — 
Teis  classic  vers  e  metric  majestus! 
Co  m'instupischa  Tia  fantasia  — 
Tuot  natural  e  netta  —  da  vapurs  — ! 

Co  rest  eu  fraid,  lejaud  Teis  Variante, 
Tras  tuot  ils  peeis  contschaints,  nel  mond  poet! 
E  CO  am  s-choda  que,  vezzand  T'a  spranza, 
Stin  Un  avgnir,  da  quaid  repos  eilet! 

Oh  grand  esch  Tu,  poet  dell'  Oengiadina! 
E  grandas  sun  T'as  ouvras  dat  a  nus, 
Qua  cultivand  T'a  lingua  —  la  Ladina  — 

In  classic  möd  profuond  e  majestus; 
Chi  tuot,  sco'l  schvol  celest  da  rondolina, 
S'adozza  vers  il  tschel,  —  quel  lö  bramufs  — . 

4.  AI  contschaint  poet  S'ig^  Giovaüi  Mathis  da  Cellerina. 

Arschaiva  meis  salüds  poet  per  Teis  vers-in, 
Schabain  cha  quel  talvouttas  eir  zoppaja, 
Ma'l  cour  e  verva,  saimper  bön  manaja, 
Fand  ressentir  il  fat,  tras  pled  e  spiert  sublim. 


I 


975 

Lapro  ais  dutsch  la  tschern'  e  dutsch  FexpressiiiD, 
Chi'  declamand,  indutscba  svels  la  lingua; 
Staat  nel  Romantsch  Teis  pur  Ladiu  s'diBtingua, 
Scöl  vegl  soDor  Tinguach,  dals  trapassads  babiins ; 

Qual  da  Martin'  a  Segl,  s'ha  conservä  sonor, 
Nel  conversar,  nel  scriver,  vers  e  prosa  — 
Egual  SCO  tuot  las  fluors  lur  genuin  colur. 

Perciö,  contin'usche,  sün  quella  basa, 
Chi  svefis  eleiv'il  cour  dal  patriot  leetur; 
Lejand  gugent  T'a  clera  püra  frasa. 

6.    AI  celeber  editiir    della    Chrestomathie    Rätho    roinantscha, 
Sig^  Professor  D»"  Casper  Decurtins  da  Truns. 

Relscbaiv'ils  grats  salüds,  celeber  editur, 

Per  la  coUecziun  uscbe  voluminusa; 

In  registrand  tscbert  tocs,  onr  d'ogni  bun  scriptur, 

Sco  classic  monumaint,  da  lingua  amurusa. 

Pero,  non  sul  quist  far,  ozzet  il  figl  Griscbun, 
Seis  stiidis  l'ban  dozza,  plü  bod  in  sa  vallada; 
Servind  sco  guidatur,  contin  eir  al  Chantun, 
Cun  sabi  seis  cussaigl  e  penetrant  ögliada. 

Usche,  ch'el  svefs  amo,  nels  meglders  ans  da  vita, 
Subit  qua  guit  tscberuU  Ciissglier  nazional; 
11  post  ch'el  occupet,  trent'  aus  e  plü  la  gitta, 

Rendant  quatras  honur,  a  seis  pajais  natal; 
E  finalmg  clamä  sün  ün  plü  ot  proceder, 
Ha  banduna'l  politic  e  munta'l  catheder. 

6.     Copgiä  dal  fögl  d'Oeng.     Nr.  42.  dals  21.  Oct.  911. 
AI  contsehaint  C.  Bardola  in  Vna. 

Dal  grand  scriptur  Martinus  ex  Martinis 
Hast  Tu  survgnieu,  sco'ns  disch  instrucziuns^), 
Stüdgiand  sias  ouvras  Philomel  e'l  Abiss, 
Per  ans  orner  in  sequit  cun  Tieus  duns. 

Non  sul  in  prosa,  ma  eir  sün  la  rima, 
A'T  best  ris-chö,  a  satisfacziun; 
Sco  pUr  sü'l  metrik,  per  cha  l'Engiadina 
Pofs  as  guarnir,  sper  otra  natiun. 


')  Yide  fögl  d'Eng.  del  p.  p.  April. 


976 

A'ns  dant  allur,  las  „Strias"  e  la  „Lupa" 

„L'Epiphania"  e  la  „Chalavaina" 

Uni'l  „Tschanuff";  sco  dramag  da  plaschair. 

Perque,  contin'usche  sün  quella  basa, 

Cun  Tia  püra,  genuina  frasa, 

A  pro  dlvertimaint  e  bei  giodair.  Giov.  Mathis. 

7.    Copgiä  dal  l'ögl  Nr.  62.   dals  30.  Dec.  911.    A  nofs  Nestors 
ladins,  G.  Mathis  e  C.  Bardola. 

Per  quant  eir,  cha  vieplü's  perfeezionescha 
L'art  d'Esculap,  e  milli  preparats 
Per  tuots  maloms  pussibels  s'anunziescha; 
Istefs,  da  quels  amo  non's  han  chaltads, 

Chi  tgnessan  sü  da  Cronos  la  grand  prescha! 
Be  sti'il  Parnass  s'vezz  ailcb  priveligiadß, 
Chi  sau  ingio  quel  magic  Nectar  crescha, 
Chi  sfid  il  grisch  e  l'alb  d'ottas  etadsl 

Barba  Giovanes  'vains  a  Cellerina 
E  sper  Tschanufif  Bardola  senior: 
Chi  sa,  8cha  quels  ans  defsan  la  masdina? 

Sperains  da  bain!  In  ogni  möd  da  cour, 

Giavüschar  'luius  amo  blers,  buns,  bels  dis, 

A  nofs  poets  Bardola  e  Mathis!  Chasp.  Poo. 

8,    Resposta.    AI  Signor  Chasper  Poo  Tri  est  e. 

II  letterä  poet  mett'in  donianda, 
Diversas  chosas,  chi  al  stan  sü'I  pet; 
Sperand,  cha  ün  dels  duos  fors'  al  responda, 
Sur  Esculap  e  Cronos  cler  e  net? 

Sco  pur,  ingio  quel  magic  Nectar  crescha, 
Chi  sfid'il  grisch  e  Talb  d'ottas  etads; 
E  vit'  humana  bain  reficiescha, 
Sper  otras  tantas  bunas  qualitads? 

Ch'El  vegna  pur  dimen'in  Oengiadina, 
E  baiv'il  magic  Nectar  sUn  nofs  munts, 
Quist  ais  la  megldra  buna  medicina, 

A  tuots  maloms  possibels  per  far  fruut! 
Allur  a'L  dain  il  man  sün  lunga  vita, 
E'L  grattulain  da  cour  pro  ogni  gitta! 


I 


Sonets  977 

9.    Fat  eroic,  nella  gnerra  dellas  gialinas  1475.    AI  yalorus 
guerrier  Gnaglielm  Barth  da  Ramosch. 

AI  chastelan  da  Naiiders  e  seis  drama, 
Hast  TU  Clin  spiert  e  bratsch  eroic  traversä; 
Cur  quel,  dals  da  Chade,  a  scopo  trama, 
Pe'l  carnaval  als  dumandeiv'ün  gial  chastra. 

Da  nus?  disch  Tu:  Ne  gial  ne  pur  gialina! 
Que  ais  schapür  dovair,  dals  sciavs  e  teis  vasals; 
Slin  que,  cun  rotschas  fin  Ramosch  feslina, 
Dschand:  Per  desdrUer  tuot,  las  rafsas  e'ls  scufsals. 

11  comandant,  ün  Joan  Martin  —  fand  beffa 

A'T  clama  —  Mütscha,  mütscha  Barth  Guaglielm, 

Uschgliö,  la  vit'a't  euosta,  sehild  e  heim! 

Tu  qua  sfidä,  sUn  Diou  mettand  T'a  spranza! 
L'hast  atterrä,  in  mod  chi  fa  terrur; 
Clamand:  „Morir  pols  eu,  ma  cun  honur"! 

10.    AI  nobel  flgl  Grischun  mordriti  dj.  24.  Sehner  1639. 
Georg  Jenatsch  da  Samaden. 

Unguott'  a  Tai  stramainta  per  la  patria, 
Ne  sforz,  ne  privels  fan  a  Tai  guinchir; 
Schi,  svefs  il  credo  sto  a  que  servir, 
Per  metter  nel  Grischun  toccanta  sboria. 

Servind  a  potentads  cun  quella  mera, 
D'havair  nel  bsögn  ün  di  dad  eis  succuors, 
Non  tscherchas  TU  daners,  ne  hast'  a  Tai  honurs; 
Ma  non  T'gradind,  schi  volvast  la  bandera. 

Svefs,  barratand  la  chanzla  cun  la  spada, 
Esch  tandem  arrivä  a  tuots  Teis  plans; 
Ma  tradimaint  pro  feista  preparada, 

Qua  a  conjur'esch  TU  crodä  nels  maus 
E  mordriji  a  Cuoir'in  chasa  Fausch; 
0  Rhätia  di'm,  co't  has  qua  deportada? 

11.    II  sehvilnp  del  spiert,  nella  Tit'humana. 

L'human  non  sta  salda  ne  ferm  ün  momaint, 
Percio,  ch'ün  as  sdaisd'e  festina; 
Sch'el  sdouvla  e's  mouva,  schi  va'l  inavant, 
Nun  brich,  inavo  quel  chamiua. 

Romanische  Forschungen  XXXII,  62 


978  C.  Bardola 

II  sabi,  chi's  craja  bastaut  seis  savair, 
Cnpida  e  dorem'  in  poltruna ; 
Seis  spiert  dvainta  muff,  chi  culpisch'  il  podair, 
Ch'EI  moura  contschaint  sco'  na  nulla. 

II  sfrign  nella  vita  impuon'  a  pensav; 

A't  sdaisda  dimen'e  refletta: 

A't  sdouvla  e't  smouva,  raa  non  cupidar 

E  tegna  l'ögliada  qua  netta; 

L'intera  t'a  vita  per  ir  inavant  — 

Siand,  ch'ün  svefs  moura  contin  imprendant. 

12.     La  vit'huniana.    Fensnm  als  Sig^*  theologs. 
11s  dids  del  human  sun  fixads  diferent, 
Seis  auns  sun  dombrads  in  nasclientscba: 
Pro'ls  blers  bnst'ils  üners,  pro'ls  oters  —  fin  tsebient. 
Refletta  human  t'a  partenza! 

Tuot  oter  Un  quinfa  dals  archi   -     antics, 
Chi  seculs  plU  seculs  viveivan, 
Eu  pens,  cba  da  seri'ans  servau  quels  dits, 
Sco  quel,  cha  la  bos-cba  favleva. 

Siand,  cba  tuots  asters,  la  glün'e'l  solai, 

Eir  lefs  temps,  sco  boz  cbaminevan; 

Sü'is  quals,  eir  ils  arcbis  a  que  ch'ün  po  vair, 

Lur  dids  e  lur  anns  calculevan; 

U  pUr  —  cba  natura  buman'as  vefs  vout  — 

II  chC;  non  ais  facil  a  crajer  que  tuot. 

13.  Provorbial:  L'h'uman  ais  il  faTgor  da  sia  fortüna. 

Mincb'üu  ais  uad  pro  ailch  exeptuä, 
Scha  la  fortüna  voi,  ch'el  tscherna  quella  brantscba, 
Schi  fa'l  [irogrefs  iiüens  e  vain  da  tuot  stima, 
Sco  „non  plus  ultra"  nell'  humauitä. 

II  Pharmacist,  chi  as  prepar'  unguents, 
Quel  po  spüdar  in  terr'  e  far  laudrour'na  lozza; 
Douvrar  allura  quella  franc  pro  seis  pazients 
Chi  sgür  non  falla  ün,  da  tuot  ils  tschients 

Intant,  cha  quel  modest  as  tscbern'  in  sbaigl 
Ün  otra  brantscba  —  a  resparm  u  a  cba])rizzi  — 
El  reista  qua  modest,  ma  sainza  minim  sehlantscb. 


( 


Sonets  979 

Refletta  tu  !a  tseliern'in  seis  detaigl, 

LoDtan  da  paschiims,  ßuperb'e  vaun  güdizzi, 

Schi  ponst  allui'  eir  tu,  sgiir  far  \\n  buu  bilantscb. 

14.     Vox  populis  vox  Dei.    Vusch  del  pövel,  vusch  da  Diou. 

Kefletta  lectur  qui  c  g-uarda  che  schflatscb, 
Chi  segna  —  maskra  d'ironia  — ; 
La  bos  cb'as  tscheriiet,  sco  seis  raig  il  spinatscb 
Per  dar  als  humans  plü  fadia. 

Ils  stadis,  cbi  seguan  a  quist  ornamaint, 
Sustegnan  quatras  la  nöblia ; 
Quais  maDgiaa  la  frütta  del  hom  inozaint 
E  laschau  las  spinas  sco  früa. 

T'inchüra  perque,  da  nou  dar  our  da  iiiaa, 

Sulet  be  ad  tin  la  pussanza; 

E  neir  brich  a  plus,  quals  insembel  s'aftau, 

Paraints  u  amis  —  a  balantscha; 
Uscbgliö,  poderast  tii  üd  di  a't  sgrattar, 
Perche,  be  il  public        uou  soula  fallar. 

15.    II  nom  del  hom. 

II  nom  ais  pesaiit  plü  co  l'aur  e  l'argient, 

Refletta  l'a  vita  intera; 

Ün  sbaigl  inozaiat,  fiogia  porta  il  veut, 

Siir'onr  ils  coufins  e  la  sfera. 

Perciö,  schi  t'adüsa  a  bain  reflettar, 

Teis  pleds  e  discuors  fats  —  sti'l  seri; 

Svefs  spafs  ha  seis  limits  i)er  nou  surpalsar, 

E  güir  controlla  sco  miseri. 

Tant  plü  SUD  ils  fats,  eun  sabgüda  fat  bun, 

Üu  scorü;  Chi  relascba  ün  maccal; 

II  quäl,  non  as  lava  cu'l  meglder  sabuu, 

Perqiie  non  surfar  gnanc'ün  taccal; 

Accio,  ogni  di  possast  dir  a  teis  nom, 

Nel  spafs  e  nel  seri,  eir  eu  sun  ün  hom. 

16.    La  povertä. 

La  povertä  ais  ün  flagel, 
Chi  pressa  e  rabatta; 
Cur  ch'ella  tocc'il  finanziel, 
Schi  l'hom  battü  as  chatta. 

62* 


980  C«  Bardola,  Sonets 

Pero,  plü  greiv  battü  ais  quel, 
U  deprimi  dafatta; 
Cur  las  fa  vair  spirituel, 
Pro  seis  amis  u  schlatta. 

Perciö,  accuorra'l  in  agüd, 
Cun  tuot  qiie  ch'ais  possibel; 
Tscherchand  pe'I  pover  seis  salüd, 

Pro  ogni  mez  fattibel. 
Quist  ais  dovair  da  charitä, 
....    Reflett'e  fa! 

17.    11  chanfar  del  cnc  nella  tardira  prümavaira  1911. 

11  cuc  quel  ais  ün  mez  striuu, 
Chi  our  dal  god  qui  chanta 
E's  allegrar  palainta, 
Cha  prlimavaira  vegn'a  sprun. 

Fiogiä  nel  März  clameiv'el  pro: 
II  temp's  fä  bun,  pur  craja, 
Eu  di  que  sainza  baja; 
Süd  la  lavur  'sfat  ladavo. 

Pero,  subit  gnit  naiv  e  fraid; 
Sü'l  ehe  Sar  Din's  filainta 
E'l  pover  cuc  'sresainta, 

E  disch  tuot  frane:  Eu  he  fallä, 
Mo  oters  cucs  in  quantitä, 
Sun  ultra  mai,  chi  chantan. 


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Bd.  32 


Romanische  Forschungen 


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